dep.visitMuseon cg13 - Musée départemental Arles antique

arles.antique.cg13.fr

dep.visitMuseon cg13 - Musée départemental Arles antique

L’architecture et les collections

Le musée départemental Arles antique a été inauguré en 1995

face aux vestiges du cirque romain.

Le projet architectural d’Henri Ciriani, résolument moderne, est adapté

aux missions fondamentales d’un musée archéologique :

• La transmission et la présentation des collections au public ;

• La conservation et la restauration avec un atelier de conservation et

de restauration de mosaïques et un laboratoire d’archéologie ;

• L’accueil des différents publics (visites, ateliers, stages).

Le plan triangulaire du bâtiment incarne symboliquement ces trois

fonctions.

Sont rassemblés dans un même lieu les objets archéologiques découverts

sur le sol arlésien et aux alentours, témoins des origines antiques de

la Provence.

Le musée se visite selon deux principes :

• Un parcours chronologique allant de la Préhistoire, 2 500 av. J.-C.

(l’entrée) à la fin de l’Antiquité, VI e siècle (la sortie) ;

• Un parcours thématique correspondant aux caractéristiques des

collections du musée (la vie quotidienne, le commerce,

l’économie, la parure…).

Les terrasses offrent un point de vue privilégié

sur le site du cirque romain et sur la

forme triangu laire du musée.

Hortus, jardin d’inspiration romaine

Du musée à la ville

1 Les cryptoportiques

Accès : place de l’hôtel de ville par le hall de la mairie.

A voir : les galeries souterraines en forme de U.

2 Le forum

Accès : place du Forum.

A voir : deux colonnes et fragment de fronton dans la façade de l’hôtel

Nord-Pinus.

3 Le théâtre antique

Accès : rue de la Calade.

A voir : l’orchestra, une partie des gradins,

deux colonnes et de nombreux éléments

archi tecturaux ainsi que la tour de Roland.

4 L’amphithéâtre

Accès : rond-point des Arènes

A voir : les gradins, le podium, les deux

niveaux d’arcades et les trois tours

médiévales.

5 Le cirque 6 l’obélisque

Accès : suivre l’itinéraire du musée

départemental Arles antique, presqu’île du

cir que romain.

A voir : les vestiges du cirque sont en

partie recouverts, seules les fondations

de la partie arrondie sont visibles.

L’obélisque qui décorait la spina orne

depuis 1675 la place de la République.

1

2 3

4 7

Musée départemental

Arles antique

Hortus

5

Cirque romain

Horaires, tarifs des monuments d’Arles

Pour tout renseignement, contacter :

Office de Tourisme d’Arles

Esplanade Charles de Gaulle

BP 21 - 13633 Arles cedex

Tél. : 04 90 18 41 20

Thermes de Constantin

8

Cryptoportiques 1

2 Place du Forum

6

Obélisque

5 6

www.tourisme.ville-arles.fr

www.patrimoine.ville-arles.fr

4

Amphithéâtre

3

Théâtre

antique

St-Blaise et

St-Jean-de-Moustiers

10

9 Tour des Mourgues

Ë

Vers l’hypogée du Castelet

et la meunerie de Barbegal

Localisation des sites

Une si proche

Antiquité...

Situé à côté du musée, il représente

plus de 7000 m 2 d’espaces verts

Ouvert tous les jours sauf le mardi

Octobre à mars : 10h à 18h

Avril à septembre : 10h à 21h

Fermé les 1 er janvier, 1 er mai,

1 er novembre et 25 décembre.

Entrée libre

Informations pratiques

n Horaires d’ouverture

Tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi

Fermeture les 1 er janvier, 1 er mai, 1 er novembre et 25 décembre

n Tarifs des collections permanentes

Plein tarif : 6 € - Tarif réduit : 4,50€

Gratuité pour tous les publics le premier dimanche de chaque mois

Gratuit pour les moins de 18 ans

n Groupes : uniquement sur réservation

À partir de 10 personnes

Tél. : 04 90 18 89 08

n Accès depuis le centre-ville

Véhicules : direction « musée départemental Arles antique »

(parking gratuit)

Piétons : itinéraire « Cirque romain - IRPA » (20 mn depuis la place du Forum)

CONSEIL GÉNÉRAL DES BOUCHES-DU-RHÔNE

Direction de la Culture - BP 22513 - Place de la Joliette - 13566 Marseille cedex 2

www.cg13.fr

Musée départemental Arles antique

Presqu’île-du-cirque-romain - BP 205 – 13635 Arles cedex

Tél. : 04 90 18 88 88 - Fax : 04 90 18 88 93

info.mdaa@cg13.fr - www.arles-antique.cg13.fr

7 La nécropole des Alyscamps

Accès : avenue des Alyscamps

A voir : l’une des plus belles nécropoles

chrétiennes avec une allée de

sarcophages menant à l’église Saint-

Honorat.

8 Les thermes de Constantin

Accès : rue du Grand Prieuré

A voir : la grande salle des bains chauds et son abside, les hypocaustes,

les fourneaux souterrains ainsi que les vestiges des salles tièdes.

9 Le rempart augustéen et la tour des Mourgues

Accès : le long du boulevard Émile-Combes jusqu’au boulevard des Lices

A voir : l’enceinte augustéenne en grand appareil, reprise au Moyen-Âge,

reste partiellement visible du côté est. Elle se termine à l’angle sud-est par la

tour des Mourgues qui doit son nom au monastère de moniales fondé par

l’évêque Césaire au début du VI e siècle.

10 L’église Saint-Jean-de-Moustiers et l’église Saint-Blaise

Accès : rue du Grand-Couvent, les deux églises sont visibles de l’extérieur

A voir : le quartier de l’Hauture a abrité un ensemble de chapelles, églises et

monastère dès l’Antiquité tardive.

La chapelle Saint-Jean-de-Moustiers conserve une abside semi-circulaire,

ornée de pilastres cannelés et de chapiteaux corinthiens. L’église Saint-Blaise

présente aujourd’hui une architecture remaniée entre le XII e et le XIV e siècle.

8 9 10

- 2 500 Les hypogées d’Arles

Début VI e s.

av. J.-C.

Fondation d’un

comptoir économique

grec à Arles

-46 Arles colonie romaine

- 12/10 Construction du forum

et du théâtre

90 Construction de

l’amphithéâtre

149/150 Construction du cirque

313 Installation d’un atelier

monétaire

Début IV e s. Construction des

thermes de Constantin

407 Transfert de la

Préfecture du Prétoire

des Gaules

536 La Provence franque

ANTIQUITÉ TARDIVE HAUT-EMPIRE PROTOHISTOIRE PRÉHISTOIRE

Les Alyscamps

7

Repères chronologiques

- 6 000 Néolithique

- 1 800 Âge du cuivre

- 1 200 Âge du bronze

- 700 Âge du fer

- 600 Fondation de Marseille par

les Grecs

-58 César part à la conquête

de la Gaule

-27 Auguste établit l’empire

69 Dynastie des Flaviens

98 Dynastie des Antonins

313 Constantin autorise

la religion chrétienne

392 Théodose interdit

les cultes païens

476 Chute de l’Empire romain

d’Occident

cg13.fr

Bienvenue au musée

départemental Arles antique


Les collections permanentes en quelques objets

La visite

1 2 4 9 10 11 12 13

20 23 24 26

27

Poignard en cuivre

Âge du cuivre

long. 25,5 cm

Fragment de coupe attique

3 e quart du VI e s. av. J.-C.

long. 4,1 cm

Bouclier votif

26 av. J.-C. - haut. 110 cm

Chapiteau corinthien

II e s. - haut. 64 cm

Autel aux Cygnes

Fin I er s. av. J.-C.

haut. 85 cm

Bas-relief des Amours auriges (détail)

Haut-Empire - haut. 56,5 cm

Gladiateur en bronze

Fin I er s. - haut. 19 cm

Amphore

Fin II e - début I er av. J.-C.

haut. 96 cm

Bouteille en forme

de grappe de raisin

I er - II e s. - haut. 18,2 cm

Faune en bronze

I er s. av. J.-C.

haut. 51 cm

Mosaïque de l’Aiôn (détail)

Fin II e s.

long. 770 cm - larg. 768 cm

Sarcophage de la Remise

de la Loi (détail)

Fin du IV e s. - long. 220 cm

Boucle de saint Césaire

VI e s. - haut. 5 cm

1

La Préhistoiree

Les témoignages les plus anciens du pays d’Arles, malheureusement

assez fugaces, remontent au Paléolithique et proviennent

de la plaine de la Crau.

Le premier ensemble préhistorique d’importance, mis au jour dans

la région des Alpilles, date de la fin de l’époque néolithique. Ce sont

des sépultures mégalithiques appelées hypogées qui se composent

de galeries et de chambres funéraires souterraines.

Le mobilier archéologique retrouvé est caractéristique de la fin de la

période néolithique et du début de l’Âge du cuivre (2 500 à

1 800 av. J.–C.) : pointes de flèche en silex, bijoux, céramiques et

outils en métal.

2

La Protohistoiree

En 600 avant J.-C., la fondation de Marseille par les Grecs de

Phocée marque un changement important en Provence.

Des échanges commerciaux et culturels s’établissent entre les Celtoligures

et les nouveaux arrivants comme l’indiquent les découvertes

à Arles de céramiques grecques à figures rouges et à figures noires.

Des Grecs s’installent dans la ville indigène créée dès le début du VI e

siècle av. J.-C. En témoigne un quartier composé de rues et d’habitats

au tracé régulier, découvert sous le parking des Lices, ex-site du jardin

d’hiver. Il est abandonné au début du II e siècle av. J.-C.

3

8

La cité romainee

La cité l 4 La romanisation l La société l 6 L’armée

3 5

7 L’enceinte l 8 Les arcs de triomphe

En 46 av. J.-C., Jules César, pour remercier Arles de son aide dans

sa lutte contre Marseille, alliée de Pompée, y installe les vétérans

de la VI e légion. Arelate (« l’habitat près des marais ») est élevée

au rang de colonie.

Les travaux d’aménagement commencent réellement sous Auguste :

une ville à l’ima ge de Rome se développe. Une maquette générale

de la ville présente l’espace urbain au IV e siècle. Là figurent les plans

d’urbanisme d’époque augustéenne (l’enceinte, les arcs de triomphe,

le cardo, le decumanus, le forum, le théâtre), d’époque flavienne

(l’amphithéâtre), d’époque antonine (le cirque, le pont de bateaux)

et d’époque constantinienne (les thermes).

Le Clipeus Virtutis, bouclier votif d’Auguste, les portraits impériaux,

les stèles des magistrats municipaux, des prêtres et des soldats attestent

de la profondeur et de la rapidité de la romanisation du pouvoir

local et de l’organisation sociale de la cité.

9

Le forume

Le forum d’Arles, centre politique, économique et religieux, est

construit vers 20 av. J.-C. par Auguste puis agrandi sous Tibère

au I er siècle. Une dernière partie est ajoutée à l’époque de

Constantin au IV e siècle.

La particularité de ce forum, situé au cœur de la ville, est de reposer,

à flanc de colline, sur des fondations appelées cryptoportiques. Ce

sont des soubassements semi-enterrés au sud et découverts au nord

qui permettent la construction d’une place plane. Ces doubles galeries

aux finitions soignées sont toujours visibles, ainsi que quelques éléments

architecturaux du décor du forum (colonnes, chapiteaux…).

Un portique à colonnade entourait cette place rectangulaire d’en -

viron 3 000 m 2 .

13

10 Le théâtree

18 L’économiee

Construit à la fin du I er siècle av. J.-C. sous l’empereur Auguste, le

théâtre d’Arles, prévu pour contenir jusqu’à 10 000 spectateurs,

s’inscrit dans le premier plan d’urbanisme de la ville.

L’accès aux gradins se faisait par des escaliers, des galeries latérales et

des vomitoires. Les musiciens prenaient place dans l’orchestra séparée

de la scène par le rideau et son mécanisme. Le mur de scène était

richement décoré de colonnes et de niches dans lesquelles prenaient

place des statues.

Parmi les éléments découverts figurent l’autel aux cygnes, la

statue monumentale d’Auguste, la Vénus maintenant au

Louvre et les danseuses. Le théâtre servit de carrière de

pierre dès le début du Moyen-Âge.

11

Le cirquee

Il mesure 450 m de long et 101 m de large

pour une capa cité de 20 000 spectateurs.

En raison d’un sol marécageux, le cirque repose

sur 28 000 pieux de chêne et de pin, dont

l’analyse en laboratoire a permis de déterminer

la date de coupe, les années 148 à

149 de notre ère, sous le règne de l’empereur

Antonin.

Les courses de chars se déroulaient

sur une vaste piste, séparée en deux

par un mur (la spina) décoré de

sculp tures, avec un obélisque ins -

26

tallé au début du IV e siècle et qui

orne aujourd’hui la place de la

Répu bli que face à l’Hôtel de

ville.

12

L’amphithéâtree

27

L’amphithéâtre est érigé lors de l’agrandissement de la cité à la fin

du I er siècle.

Il comporte une enceinte extérieure composée de deux étages d’arcades

et de gradins pouvant recevoir 20 000 spectateurs protégés du soleil

par un velum (toile tendue). Les combats de gladiateurs et les chasses

d’animaux exotiques se déroulaient dans l’arène, recouverte de sable.

Dès le VIII e siècle, il devient une véritable forteresse avec la construction

de tours défensives, donnant aux arènes d’Arles leur physionomie si

caractéristique.

1

2

25

3

Le commerce l L’industrie l L’élevage l La navigation

13 14 15 16

24

Les voies de communication l

17 18

23

13

19

22

L’eau

Desservie par d’importantes voies de communication terres -

tres (Via Aure lia, Domitia, Agrippa), et par un réseau fluvial

(Rhône) et maritime (mer Méditerranée), la cité se trouvait

au cœur d’un système d’échanges et de redistribution.

La céramique, les amphores provenant d’Italie, d’Afrique,

d’Espagne et les lingots de métal venant de l’Occident

romain illustrent ces échanges.

En Camargue et en Crau se pratiquait l’élevage

extensif comme en témoignent les vestiges des bergeries

; l’olivier, la vigne et le blé étaient cultivés

dans de grands domai nes agricoles.

La meunerie hydraulique de Barbegal pouvait

traiter de grandes quantités de blé et produire

jusqu’à 4,5 tonnes de farine par jour. L’eau

était acheminée à la meunerie comme à

Arles par des aqueducs se poursuivant par

22 un système de tuyau terie en plomb.

17

9

16

6

20

21

4

14

La vie quotidiennee

5

Préhistoire

Protohistoire

Haut-Empire

Antiquité tardive

L’artisanat l La maison l La santé l La parure

19 20 21 22

18

19

15

11

12

Une série de vitrines évoque le cadre de vie des Romains à partir

d’objets du quotidien retrouvés en fouille tels que des clefs, des

dés, des osselets, des aiguilles, etc.

Deux vitrines sont consacrées à la vaisselle de table. Elle pouvait être en

argile (vases, coupes, bols vernis et décorés), en argent, en bronze (cas -

seroles, poêles, plats) ou en verre (bouteilles, gobelets, flacons…).

Une vitrine placée sous les auspices d’Esculape, dieu de la médecine, pré -

sente les problèmes de santé de nos ancêtres, alors qu’une autre offre

quelques-uns des ornements dont aimaient à se parer les belles Romaines.

10

8

7

23

Les dieux et les hérose

Arles, colonie romaine, adopte la religion de l’Empire.

La mythologie et la diversité des cultes (culte public des grands

dieux du panthéon, culte impérial et culte privé ou familial) sont rendues

grâce aux autels, stèles et sculptures de divinités comme

Minerve, Médée ou le faune en bronze.

La diffusion des religions orientales à Arles est favorisée par le caractère

cosmopolite de son port. De nombreux cultes sont présents comme

en témoignent l’autel de la déesse Cybèle (originaire de Phrygie) ou

la représentation de Mithra (originaire de Perse).

24

La mosaïquee

Le musée possède un ensemble de mosaïques provenant en

grande majorité du quartier de Trinquetaille, sur la rive droite du

Rhône où se dressaient plusieurs riches villas romaines. Elles

offrent un aperçu de deux techniques de mosaïque.

L’opus tessellatum, qui utilise des tesselles (petits cubes de pierre

taillés, d’environ 1 cm de côté). L’un d’eux ornait le triclinium (salle

à manger) d’une des maisons. Son décor représente le dieu Aiôn

tenant la roue du zodiaque encadré de Néréides, d’animaux marins

et des quatre saisons. Dionysos en cortège accueille les convives,

alors que le tapis géométrique autour indique l’emplacement des

banquettes.

L’opus sectile, retrouvé dans une maison mitoyenne de celle de

l’Aiôn, est réalisé à l’aide de plaques de marbre et d’autres pierres

dures taillées selon diverses formes géométriques (carrés, rectangles,

losanges, hexagones, etc.).

25

26

Les rites funérairese

25 Les nécropoles d’Arles l 26 L’art funéraire

La vitrine des urnes cinéraires en céramique, en verre, en plomb et en

pierre présente le rite de la crémation, le plus pratiqué jusqu’au

I er siècle.

L’inhumation, qui commence à s’imposer au début du II e siècle pour

devenir peu à peu exclusive, varie selon le statut social des défunts :

de la pleine terre pour les plus démunis aux sarcophages en pierre

pour les plus riches.

L’allée bordée de sarcophages évoque la mise en scène des sarcophages

réalisée par les frères Minimes au XVIII e siècle dans la nécropole

des Alyscamps. D’abord païenne, la nécropole devient un haut

lieu de spiritualité chrétienne autour de la tombe du martyr Genest.

Cette exceptionnelle collection de sarcophages païens et chrétiens

reflète la richesse de la société arlésienne du II e siècle au V e siècle. Le

mur rouge présente des stèles, inscriptions funéraires et quelques

fragments de sarcophages, témoignages des croyances antiques.

27

L’Antiquité tardivee

Arles devient à la fin du IV e siècle un centre politique et religieux

important.

Le pouvoir administratif et politique est transféré de Trèves à Arles.

Une basilique est construite contre le rempart sud-est et plus tard (au

V e siècle) dans le centre de la ville.

Au VI e siècle, la cité chrétienne rayonne sur l’ensemble de la Gaule

grâce à l’évêque Césaire d’Arles. Sa boucle de ceinture en ivoire qui

appartient à un ensemble reliquaire important, clôt cette visite. Avec

la mort de l’évêque prend fin l’Arles antique, qui laisse place à la

royauté franque en 536.

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