19.02.2015 Views

Presences électronique 2015 : Le programme !

Create successful ePaper yourself

Turn your PDF publications into a flip-book with our unique Google optimized e-Paper software.

Festival

2015 06+07+08 mars

concerts

gratuits

au CENTQUATRE-PARIS

5, rue Curial - Paris (19 e )

Riquet (ligne 7)

www.104.fr

inagrm.com


PARTENAIRES MÉDIA

Photo : Didier Allard 2013 ©Ina


Festival

2015 06+07+08 mars

Sur France Musique * , le regretté Bernard

Maris déclarait : “Il n’y a pas que le

marché et les marchands qui créent de la

valeur. La valeur, qui est un mot noble, est

aussi un mot qui appartient aux artistes,

aux créateurs, aux gens désintéressés

qui justement ne sont pas dans l’intérêt

comme le sont les marchands.”

Dans le même ordre d’idée, il est utile

de rappeler aussi que l’art expérimental

est par essence l’expression même

de la liberté de créer. Hors des lois du

marché, il s’agit de raconter le monde

d’une autre façon et, pour les musiciens,

d’expérimenter le mental et le corps

par la composition et la puissance

expressive du son. Afin que le dispositif

fonctionne pleinement, il est nécessaire

que l’auditeur soit acteur et fasse appel

à une qualité humaine fondamentale,

la curiosité. Réunir les conditions de ce

processus créatif, telle est justement

l’ambition du projet PRÉSENCES

électronique.

Le Groupe de Recherches Musicales de

l’Ina, dont l’existence est possible grâce

à la volonté de la puissance publique, est

précisément l’un de ces lieux préservés

où l’expérimentation musicale peut

s’épanouir.

Cette onzième édition de PRÉSENCES

électronique proposée par l’Ina, avec le

soutien fidèle et actif du Centquatre et de

Radio France, donnera à entendre en huit

concerts spatialisés les performances et

les œuvres de plus de vingt musiciens

venus de nombreux pays. Cette édition

internationale rassemble dans une

perspective historique des anciens qui

nous ont quittés récemment, comme

Ilhan Mimaroglu, Knud Viktor ou Bernard

Parmegiani, et les générations suivantes

actives et engagées. Tous sont des

artistes créateurs de valeur qui ont mis

au premier plan le désir d’explorer des

chemins inconnus mais aussi et surtout

l’espoir de partager avec le public une

aventure sonore et musicale différente.

L’Ina GRM et ses partenaires les

accompagnent pour réussir ce pari.

Christian Zanési,

directeur artistique du festival Ina GRM.

* Interview réalisée par Bruno Letort en 2007

(émission “Tapage Nocturne”).


Festival

2015 06+07+08 mars


VEN 06 MARS

19H (Salle 400)

Keith FULLERTON WHITMAN Performance

Ilhan MIMAROGLU (1926-2012) TRACT

21H (Nef Curial)

Vincent-Raphaël CARINOLA Cielo vivo

SUPER COLOR PALUNAR

(Lionel PALUN+Jérôme NOETINGER) Performance

Antoine CHESSEX Performance

Pete SWANSON Performance

PROGRAMME

SAM 07 MARS

16H (Salle 400)

Sophie AGNEL 375 (îles)

Frederick GALIAY+Jean-Sébastien MARIAGE Morphème # 1

18H (Salle 400)

Pionnières de la musique électronique par Carole RIEUSSEC

20H (Nef Curial)

Bernard PARMEGIANI Electrorythmes et Plus vite (films)

Bjarni GUNNARSON Ubieties

Ilpo VÄISÄNEN Performance

Holly HERNDON Performance

DIM 08 MARS

16H (Salle 400)

Knud VIKTOR (1924-2013) Symphonie du Lubéron

Esther VENROOY We Intersect On Empty Walls

18H (Salle 400)

Régis RENOUARD LARIVIÈRE Contrée

Benjamin THIGPEN pulse

20H (Nef Curial)

Thierry BALASSE Garlic

ZAVOLOKA+KOTRA Veer

Norbert MÖSLANG burst_log

Charles COHEN Performance

3


VEN 06 MARS 2015

Photo : Didier Allard ©Ina

VEN 06 MARS 19H (Salle 400)

Keith FULLERTON WHITMAN

Ilhan MIMAROGLU (1926-2012)

Keith FULLERTON WHITMAN

Vit à Cambridge, Massachusetts, États-Unis.

Sa pratique musicale se déploie sous deux

axes : soit le Live en solo, diffusé sur huit

canaux, où il mélange le numérique aux

synthétiseurs modulaires analogiques ; parfois

accompagné de vidéos en temps réel. Soit un

travail purement de studio.

Dans ses racines et références il intègre toute

l’histoire de la musique électronique : musique

concrète, minimalisme, informatique musicale,

psychédélisme et art sonore.

Il a édité une dizaine d’albums sous des labels

tels que Kranky, Mego, PAN, Carpark, and Planet

μ et apparaît souvent sur des compilations de

magazines spécialisés tels que Pitchfork ou The

Wire. Il a récemment reçu des commandes de

l’Ina GRM et Sonic Acts.

Keith a notamment collaboré avec Rhys

Chatham, Tony Conrad, Greg Davis, Deerhunter,

Lawrence English, Michael Karoli & Malcolm

Mooney (Can), Felix Kubin, Matmos, Benjamin

Nelson, Charlemagne Palestine, Terry Riley, Ben

Vida, Dick Raaijmakers and Conrad Schnitzler…

Il a aussi travaillé avec des compagnies de

danse telles que Andersson Dance Company, the

NYU New Music and Dance Ensemble et Merce

Cunningham Dance Studio.

Durant les 15 dernières années, il a donné plus

de 500 concerts et performances de diverses

natures (installations, colloques, master class…)

à travers le monde.

www.keithfullertonwhitman.com

Performance

Festival

2015

6


Photo : Güngör Mimaroglu - DR

VEN 06 MARS 2015

Ilhan MIMAROGLU (1926-2012)

Compositeur turc né à Istanbul en 1926, décédé

à New York en Juillet 2012. D’abord critique

musical dans son pays d’origine, il a vécu à

New York depuis 1955 et y a réalisé, dans les

studios de l’université Columbia Princeton, une

production électroacoustique abondante.

Il est un des rares compositeurs vivant aux

États-Unis à s’être investi entièrement dans la

musique pour bande magnétique et à en avoir

une conception engagée et personnelle, la

considérant comme un art analogue au cinéma,

qu’il oppose à la musique instrumentale plus

proche, elle, du théâtre. Dans une grande

partie de son oeuvre (Préludes - utilisés par

Fellini dans le Satyricon -, Études visuelles,

Hyperboles, Les Ailes du démon délirant, La

Ruche, Coucou Bazar), il joue surtout avec les

couleurs et les textures sonores, en plasticien

et en rythmicien séduisant, mais d’autres

productions se présentent comme de la musique

politique, de l’”agit-prop-music”, mêlant des

éléments de musique vocale et instrumentale

enregistrés (et écrits par l’auteur) à des sons

électroacoustiques et à des textes de Mao,

Allende, Che Guevara, etc., en une fusion

audacieuse : Sing me a song of Song My (1971)

Tract (1972-1974), To Kill a Sunrise (1974).

(D’après Michel Chion dans l’Encyclopédie

Larousse).

Nous sommes heureux de présenter au public

du festival une œuvre véritablement culte et

pourtant peu connue : “Tract”. Composée par

Mimaroglu au début des années 70, c’est-à-dire

dans la résonance de Mai 68, elle rassemble en

son sein à la fois l’art d’un grand compositeur et

l’esprit d’une époque où l’utopie était tangible.

Spatialisation : Keith FULLERTON WHITMAN.

TRACT (1972-1974) 35’04

TRACT, une composition de musique “agit-prop”

pour bande électromagnétique.

Tuly Sand, voix parlée - voix chantée.

Avec la participation de TOPSY TURVY MOON,

groupe de Pop musique, et d’Erdem Buri et Ilhan

Mimaroglu, récitants.

Mots reconstitués : texte de Mimaroglu et citations

de Bertold Brecht, J.B. Clement, Mahir Cayan,

Nazim Hikmet, Peter Kropotkin, Mao Tse Tung,

Karl Marx, Eugène Pottier.

TRACT a été composé et réalisé dans les studios

du Centre Américain à Paris et au Centre de

Musique Electronique de l’Université de

Columbia-Princeton, New York.

TRACT n’est pas une composition écrite pour

une voix de femme mais seulement pour Tuly

Sand. Etant donné l’étendue exceptionnelle

et expressive de sa voix, elle n’a subi aucune

modification électronique.

Cette œuvre, appelée par Ilhan Mimaroglu

“agit-prop music” (agitation-propagande) est une

œuvre socio-politico-musicale.

TRACT est principalement basée sur deux

langues : l’anglais et le français de telle sorte que

ce qui est dit en anglais est occasionnellement

répété en français et vice-versa.

En outre, une troisième langue, le turc, est

également employée, car le poème du grand

poète turc Nazim Hikmet se prête de manière

excellente, dans sa version originale, au

découpage musical du chant final.

Toute autre explication se trouve dans l’œuvre

même.

Festival

2015

7


VEN 06 MARS 2015

Photo : © DR

VEN 06 MARS 21H (Nef Curial)

Vincent-Raphaël CARINOLA

SUPER COLOR PALUNAR

(Lionel PALUN+Jérôme NOETINGER)

Antoine CHESSEX

Pete SWANSON

Vincent-Raphaël CARINOLA

Festival

2015

8

Il reçoit l’essentiel de sa formation musicale

auprès de Bertrand Dubedout au CNR de

Toulouse, puis au CNSMD de Lyon, dans la

classe de composition électroacoustique et

d’informatique musicale de Philippe Manoury

et Denis Lorrain.

Son travail de composition se développe à

travers une pluralité de formes et dispositifs

: œuvres instrumentales ou mixtes,

acousmatiques, installations, musiques de

scène, pour le web... Il reste très attaché au

lien de complicité tissé avec les interprètes :

Eric Porche, Claudio Bettinelli, Anne Mercier,

Nathalie Cornevin, Fabrice Jünger, Frédérique

Cambreling, les musiciens de l’Instant Donné,

Aleph... Ces oeuvres sont régulièrement

présentées en France et à l’étranger et ont

bénéficié de commandes de différents

organismes.

http://vr.carinola.free.fr

Cielo vivo

Œuvre créée le 20 mai 2006 à Radio France (salle

Olivier Messiaen). Commande de l’Ina-GRM.

Cielo vivo (Ciel vivant - ou Ciel vif) s’inspire

de quelques vers de F. Garcia Lorca qui se

trouvent dans le recueil “Poète à New York”.

Deux vers en particulier peuvent résumer ma

démarche dans cette pièce : “là-bas toutes

les formes gardent entrelacées/une unique

expression frénétique d’avance”. La pièce

est basée sur un travail de déphasages à

l’intérieur d’une pulsation soumise à des

légères variations de vitesse, les sons

“pulsés” étant eux mêmes en constante

évolution dans leur timbre, forme, hauteur ou

localisation spatiale. Cette trame se déploie

en une texture polyphonique d’apparence

stable mais en constante évolution. Quelques

figures, composées de sources sonores

ambiguës (voix? bruits? instruments?)

ponctuent la pièce. Cielo Vivo a été réalisée

dans les studios du Grame (Lyon).


Photo : © Super Color Palunar

VEN 06 MARS 2015

SUPER COLOR PALUNAR (Lionel PALUN+Jérôme NOETINGER)

Jérôme NOETINGER, électroacoustique.

Dirige Metamkine, catalogue de vente par

correspondance spécialisé dans les musiques

électroacoustiques et improvisées. Membre du

comité de rédaction du magazine trimestriel

Revue & Corrigée. Membre de l’équipe du 102

rue d’Alembert à Grenoble de 1989 à 1998 :

programmation cinéma et musique. Pratique

l’improvisation sur scène avec un dispositif

électroacoustique regroupant selon les envies,

magnétophones à bande, table de mixage,

synthétiseurs analogiques, haut-parleurs,

micros et électronique… Membre fondateur

de la Cellule d’Intervention Metamkine.

http://metamkine.free.fr/

Performance

Deux projections superposées, l’une créée par le

son, l’autre alimentée par un feedback vidéo de

la précédente. Le son génère de l’image. L’image

génère du son. Le téléviseur est amplificateur, la

caméra devient micro, le synthétiseur est source

de lumières, les micros la colorent et la table

de mixage brouille le tout. Et c’est un signal

électrique commun qui est le matériel du duo.

Une expérience distendue de sons dénaturés et

de couleurs craquées.

Lionel PALUN, vidéo.

Il a un parcours universitaire de physicien :

ingénieur de l’ENSPG (physique) et docteur de

l’UJF(nanoélectronique). Il a travaillé deux ans

comme enseignant chercheur à Grenoble au

LPCS (électronique). Après une rencontre avec la

danse contemporaine et en particulier le travail

de la Cie Pascoli, il bifurque vers une recherche

singulière autour du rapport entre l’image et

la scène, visant à faire de ce média un acteur

à part entière du spectacle, au même titre que

la danse, le texte, le son ou la lumière. Lionel

Palun est co-fondateur de l’association 720

Digital, membre de la collégiale du 102, membre

du comité de rédaction du magazine trimestriel

Revue & Corrigée et a été membre pendant 5

ans du conseil d’administration de CitéDanse.

Professionnel dans le spectacle vivant depuis

2001, il travaille l’image numérique sous ses

aspects les plus divers.

www.lionelpalun.com/

www.lionelpalun.com/supercolor/

Festival

9

2015


Festival

2015

VEN 06 MARS 2015

Photo : © DR

Antoine CHESSEX

Antoine Chessex est un compositeur,

performeur et artiste sonore suisse. Ses travaux

embrassent un large champ de pratiques et

comprennent autant des compositions pour

ensembles de musique contemporaine, des

installations sonores, des performances noise

et des projets transdisciplinaires. La musique

de Chessex est informée par l’exploration des

dimensions physiques du son et des espaces

et fait usage de “masses” sonores et de

denses accumulations de textures dissonantes

résultant en des structures ouvertes

caractérisées par l’intensité et la tension.

Depuis une quinzaine d’années, et en parallèle

de ses activités de compositeur, il continue

de développer une pratique originale de

la performance solo pour saxophone ténor

et dispositif électronique analogique. Ses

performances résultent en de monolithiques

blocs de fréquences sauvages, joués en

respiration circulaire et témoignant d’une

implication physique totale dans le son,

détournant radicalement le saxophone de sa

tradition bien tempérée. Au fil des années, les

pratiques artistiques de Chessex témoignent

d’un désir de dépassement des genres et des

catégories, interrogeant autant les codes

de la performance, de la composition ou de

l’improvisation et résultant en des activités

multiples et transversales.

www.soundimplant.com/achessex.html

Performance

10


Festival

2015

Photo : Christine Taylor © DR

VEN 06 MARS 2015

Pete SWANSON

Depuis le début des années 2000, Pete

Swanson a sorti un nombre incalculable

d’enregistrements sur CDRs, cassettes et

vinyles.

Avec son duo Yellow Swans, il a réuni, à travers

le monde un grand nombre de fans fascinés par

les rythmes bruyants, le son crissant de ce duo

ainsi que sa capacité a restituer un même son en

live que sur disque.

En tant qu’artiste solo sur des labels comme

Type ou Software Recordings, il continue à

explorer de nouveaux territoires sonores.

Quelque soit le genre qu’il explore, Swanson y

laisse sa propre marque indélébile.

Performance

http://soundcloud.com/pete-swans/

do-you-like-students

http://typerecords.com/releases/

man-with-potential-2

http://frontporchproductions.org/

artist/peteswanson

http://www.youtube.com/

watch?v=hKVAtsyyFZA

https://soundcloud.com/softwarelabel/

pete-swanson-life-ends-at-30

11


Festival

SAM 07 MARS 2015

Photos : Pierre Gondard ©DR

SAM 07 MARS 16H (Salle 400)

Sophie AGNEL

Frederick GALIAY+ Jean-Sébastien MARIAGE

Sophie AGNEL

2015

Après quelques années de recherche, le

piano de Sophie Agnel s’est stabilisé sur un

fil d’une infinie fragilité. Pour preuve, Sophie

Agnel passe la plupart de ses concerts debout,

penchée en équilibriste sur les entrailles de

son instrument, lui triturant les cordes pour

qu’il crache jusqu’à la dernière goutte de son.

Ce corps à corps, elle en maîtrise les moindres

recoins et le transfigure en un art intransigeant

et subtil. Et puis parfois, au milieu de ces

textures abstraites, une note. Pure. Comme

pour donner l’échelle, la profondeur de champ

et la mesure d’un univers sans concession mais

dont la beauté est omniprésente. Il faut certes

perdre quelques a priori sur ce que c’est que «

jouer du piano » et accepter que le clavier n’en

soit qu’une partie émergée. Ce n’est pas si

compliqué et une fois ce petit effort accompli, le

monde qui s’ouvre est sidérant. Les frottements

de cordes, les résonances, les effleurements

des étouffoirs, évoquent un paysage musical où

le temps suit un déroulement bien singulier et

où l’espace est rempli de sonorités inouïes. Un

voyage passionnant dans le piano moderne.

Adrien Chiquet.

http://sophieagnel.free.fr/

375 (îles)

Piano : Sophie Agnel

Live electronics : Wilfried Wendling

En collaboration avec La Muse en Circuit, Centre

National de Création Musicale.

A l’invitation de Sophie Agnel, Wilfried Wendling

a développé un dispositif de mise en espace

du piano sans son pré-enregistré ni traitement

spécifique.

Seul l’enregistrement en temps réel et le son

microphonique permettent de révéler la richesse

de l’univers de Sophie Agnel.

“Une île c’est d’abord une ombre sur l’horizon de

la mer. Une ombre qui grossit, s’étale, prend du

relief et des couleurs au rythme de l’approche,

puis à un moment , la silhouette se dessine et se

fige… L’espace se domine d’un coup d’oeil, c’est

une rencontre avec tous les possibles… Ou bien

l’à-pic vertigineux battu par la furie de la houle,

entouré par les têtes noires des roches bavantes

d’écume, qui rendent tout accès impossible…”

Olivier de Kersauson.

12


SAM 07 MARS 2015

Wilfried WENDLING

Wilfried qu’il soit metteur en scène, vidéaste,

compositeur ou performeur, Wilfried Wendling

explore le plus souvent les rencontres du

texte, de la musique et de la scène. Il a

dirigé plus d’une quinzaine de spectacles

transdisciplinaires représentés notamment au

Théâtre des Amandiers, à l’Odéon Théâtre de

l’Europe, au Théâtre de la Cité Internationale,

à l’Opéra comique ainsi que dans de très

nombreuses scènes nationales. Musicien

passionné par les musiques électroniques, il

développe ses propres instruments numériques

avec lesquels il rencontre de très nombreux

musiciens sur toutes les scènes musicales.

Compositeur associé à la Maison de la Poésie

de Paris de 2010 à 2012, il y réalise plus de 60

soirées croisant de nombreux poètes, musiciens,

comédiens et circassiens.

Wilfried Wendling dirige depuis 2013 la Muse en

Circuit, Centre National de Création Musicale.

www.w-w.fr

Festival

2015

Photo : Didier Allard ©Ina

13


Festival

2015

SAM 07 MARS 2015

Photo : Morgane Paoli ©DR

Photo : ©DR

Frederick GALIAY

Compositeur, conducteur et bassiste électrique,

il se définit par la poésie qu’il écrit.

Il y a une part de mystère. Du duo monumental

BIG (drum & bass) avec Edward Perraud, au trio

magique WINTER MASS, avec Sayoko et Jacques

Di Donato, Frederick Galiay monte de ces

orchestres qui bouleversent.

À l’instar de la peinture de Soulages, il sait

mettre en fusion et illuminer les univers les plus

sombres.

À la basse électrique, ses modes de jeux

sont issus d’une recherche poussée vers

l’élargissement des possibilités acoustiques,

timbrales ainsi que de l’ambitus traditionnel

de lʼinstrument. Son écriture instrumentale est

inclassable et reflète la liberté avec laquelle

Frederick Galiay aborde l’art.

http://www.inversus-doxa.fr/-Frederick-Galiay

Jean-Sébastien MARIAGE

Au delà de quelques illustres guitaristes

(amplifiés) qui ont marqué l’histoire du jazz, le

grand développement des qualités sonores de

la guitare électrique fut initié en majeure partie

par des guitaristes de rock, le plus souvent

aux travers d’expériences inconscientes et

non préméditées. Mais les possibilités que

ces musiciens ont révélées sont aujourd’hui

consciemment élargies par un grand nombre de

guitaristes d’avant-garde qui ne peuvent être

assimilés ni au rock, ni au jazz, ni vraiment aux

musiques électroniques, mais qui se trouvent au

centre du développement et des préoccupations

de toutes ces formes musicales, avec comme

point d’ancrage : l’improvisation. Jean-Marc

Montera, Stephan Wittwer et aujourd’hui Jean-

Sébastien Mariage font, entre autres, partie

de cette famille de musiciens qui perpétuent

le défrichage et qui d’une manière ou d’une

autre, au travers de nouvelles techniques ou de

nouveaux matériaux font évoluer l’instrument,

le transcendent, l’ouvrent à des sonorités

inattendues, à des musiques insoupçonnées.

De Hendrix à Bailey, la guitare électrique est

devenue un instrument susceptible d’une

remise en question d’idées préconçues sur la

nature réelle de la musique et du son et sur

ses véritables fonctions tant artistiques que

politiques.

14


Morphème # 1

Composition de Frederick Galiay pour guitare

électrique et dispositif électroacoustique.

Interprète associé :

Jean-Sébastien Mariage - Guitare.

Frederick Galiay - Mise en son.

Dans Morphème #1, j’ai délibérément omis

d’écrire quoi que ce soit concernant les

timbres à utiliser et les rythmes auxquels

jouer les hauteurs définies sur la partition.

Ayant écrit la forme, les nuances, hauteurs

et durées, déterminé que l’œuvre devait être

un continuum et que la guitare et le dispositif

électroacoustique devaient être considérés

comme un seul et unique instrument, je laissais

libre cours aux propositions d’interprétation de

l’instrumentiste.

Ce type de composition m’amène inévitablement

à une réflexion sur la place de l’interprète dans

la musique de notre temps.

Bien que je fus le seul à trancher pour telle

ou telle proposition, elles venaient bien du

musicien instrumentiste qui prend ici une

position qui se situe entre celle du compositeur

et celle de l’interprète au sens classique du

terme. Cet espace libre nécessite à mon avis des

interrogations même sur son statut.

Il ne s’agit plus ici du fameux duo compositeur et

interprète/improvisateur mais d’une troisième

catégorie de musicien qu’il convient de prendre

en compte et qui reste à définir.

La composition est envisagée comme un zoom

excessif d’une transitoire hyper ralentie : une

plongée microscopique dans le minuscule

espace qui sépare l’attaque du plectre sur la

corde de la guitare, de la résonance de celle-ci,

en élargissant ce laps de temps pour en extraire

les composantes spectrales.

Cette pièce a été conçue au GRM et créée au

festival Extension 2014.

Festival

2015

15


Festival

2015

SAM 07 MARS 2015

Photo : David Siebert ©DR

SAM 07 MARS 18H (Salle 400)

Carole RIEUSSEC

Carole Rieussec est artiste électroacoustique et

performeuse ; depuis 1986, elle compose avec

les bruits, les voix et les rythmiques du monde.

En 1990, elle rencontre J-Kristoff Camps dans

un septet de platine tourne disque, les arènes

du vinyle, ensemble ils forment le duo KRISTOFF

K.ROLL, labyrinthe sonore à entrées multiples.

http://kristoffk.roll.free.fr

Pionnières de la

musique électronique

Une interprétation de pièces de Laurie Spiegel,

Maryanne Amacher, Ruth Anderson, Delia

Derbyshire, Else Marie Pade.

La plasticité des sons électroniques et la

composition au féminin sont les deux axes de

ce concert.

16


Musique

mars > mai 2015

SALON DE MUSIQUE - DISPOSITIF LIVE IMMERSIF

WILFRIED* – MATRICE

21 et 22 mars

SOUL /ROCK

SLOW JOE & THE GINGER ACCIDENT

27 mars

WORLD / FR AFRO BRÉSILIEN

RIVIÈRE NOIRE

28 mars

SONIC PROTEST – WE HAVE AN ANCHOR

02 et 03 avril

KLOEB 104 - POP PSYCHÉDÉLIQUE

AQUASERGE

27 mai

Wilfried* © Nicolas Despis

01 53 35 50 00 / www.104.fr


SAM 07 MARS 2015

Photo : Laslo Ruszka 1967 © Ina

Photo : ©DR

SAM 07 MARS 20H (Nef Curial)

Bernard PARMEGIANI + Peter FOLDÉS

Bjarni GUNNARSON

Ilpo VÄISÄNEN

Holly HERNDON

Bernard PARMEGIANI (1927–2013)

Né en 1927, il a passé sa jeunesse “entre deux

pianos”, celui de sa mère et celui de son beaupère

: “J’étais effectivement pris entre deux

pianos, c’est le terme exact, car, d’un côté de ma

chambre, il y avait une pièce où mon beau-père,

pianiste virtuose, s’occupait des grands élèves

du Conservatoire qui étaient très avancés ; et

de l’autre côté, il y avait ma mère qui faisait

“dorémifasolasido” avec les petits auxquels

elle enseignait Scarlatti. C’est elle qui m’a fait

travailler pendant plusieurs années”.

En 1959, Bernard Parmegiani, alors ingénieur du

son à la Télévision française, rencontre Pierre

Schaeffer qui, peu de temps après, lui proposera

la même fonction au Groupe de Recherches

Musicales. Il y assiste alors I. Xenakis, L. Ferrari

et F.B. Mâche.

En 1962, il participe au “Concert collectif” qui

allait réunir dix compositeurs du GRM. Devy

Erlih,violoniste, ayant assisté à ce concert, lui

propose la composition d’une pièce pour violon

et bande. Ce fut Violostries créée en 1964.

Ce fut aussi le réel point de départ de son oeuvre

musicale qui, quarante ans après, comprend

plus de 80 opus auxquels s’ajouteront de

nombreuses musiques de films et de télévision,

musiques pour la danse, musiques de scène

et design sonore : génériques pour Paris Inter,

France Culture, Stade 2, France Musique, ainsi

que le Sonal de l’Aéroport de Roissy Charles de

Gaulle (1971-2005).

Festival

2015

18


Deux films du Service de

la Recherche de l’ORTF :

Electrorythmes 4’02

Réalisation : Peter Foldés.

Musique : Bernard Parmegiani (1968).

Court essai vidéographique où Peter FOLDÉS

transforme à sa manière grâce au trucage de

l’image électronique une chorégraphie moderne

d’Aulana PHARRIS.

La camera s’attarde sur la bouche, sur les yeux,

sur les mains de la danseuse qui s’agitent et

suit les courbes du corps qui se dédouble et

compose des formes quasi abstraites.

Un montage très riche et rapide donne à

ces images le rythme et la respiration d’une

musique qui provoque le vertige.

Ce court film destiné essentiellement à être

utilisé comme interlude pour la télévision est

avant tout un exercice de style susceptible

d’être monté en boucle et interrompu à tout

moment.

Plus vite 7’38

Réalisation : Peter Foldés.

Musique : Bernard Parmegiani (1968).

Un homme d’affaires et sa secrétaire se

déplacent à travers le monde ; pressés par le

temps, ils utilisent des moyens de locomotion

de plus en plus rapides.

De l’auto au hors bord, puis à l’avion et à la

fusée, les voici entraînés dans le tourbillon

accéléré de la vie moderne.

Ils essaient cependant de vivre au cours de leur

voyage : tout en conduisant son automobile,

il dicte, elle tape - il se rase, elle l’embrasse

- plus vite, toujours plus vite.

Nous apprenons bientôt vers quel but dérisoire

ils se hâtent.

Ce film réalisé grâce à une technique

d’animation particulière mêle le graphisme aux

découpages ; chaque dessin est le prolongement

de l’autre formant ainsi un enchaînement qui

renforce l’impression de vitesse.

Peter FOLDÉS

(Budapest 1924 / Paris 1977)

Etudie au Beaux-Arts de Budapest avant de

devoir fuir la Hongrie à cause de la guerre. Une

partie de sa famille s’installe à Londres où il

va commencer une carrière de peintre fin des

années 40.

Au début des années 1960, il s’installe en

France. Il rejoint le mouvement de La Nouvelle

Figuration, au sein duquel il joue un rôle

important en participant activement aux

expositions du groupe.

Comme nombre de peintres d’alors, il

s’intéresse parallèlement au cinéma d’animation.

Son premier court métrage date de 1952 :

Animated genesis a été réalisé en Angleterre.

Une fois arrivé à Paris, il rejoint le Service

de la Recherche où Pierre Schaeffer lui offre

la possibilité d’expérimenter les nouvelles

techniques d’animation au Groupe de

Recherches Images.

Ce qui conduit Foldés à demander tout

naturellement aux compositeurs du Groupe de

Recherches Musicales de réaliser la musique de

ses films. Il participe aussi à la célèbre émission

de télévision : Dim, Dam, Dom. Dans les années

70, il connaît une véritable notoriété en qualité

de vidéaste.

Enfin, en 1974, il obtient le prix du jury dans la

catégorie court métrage au Festival de Cannes

et une nomination aux Oscars pour son film :

La Faim.

Bernard Parmegiani réalisera la musique de

plusieurs des films Peter Foldés en particulier :

Plus Vite (1965), Electrorythmes (1966),

Je tu elles (1969), Narcissus (1971).

L’exigence requise pour réaliser la musique

d’un film d’animation fait naître entre Bernard

Parmegiani et Peter Foldés une amitié

qui reposait sur la conscience réciproque

de partager, outre le goût très vif pour la

métamorphose formelle, le sens du rythme et

une fantaisie souvent très nonsense qui les

faisaient rire ensemble de situations absurdes.

Filmographie principale, outre les titres déjà cités :

1964 : Un Appétit d’oiseau, court métrage

d’animation

1968 : La Belle cérébrale, court métrage

1971 : Metadata, court métrage d’animation

1974 : La Faim, court métrage d’animation

1977 : Rêve, court métrage d’animation

1977 : Visage, court métrage d’animation.

Festival

2015

SAM 07 MARS 2015

19


Festival

2015

SAM 07 MARS 2015

Photo : DR

Bjarni GUNNARSON

Bjarni a produit de nombreux LPs, EPs,

compilations et rééditions sur des labels tels

que Vertical, Form, Thule, Uni:form, Spezial

Material, Trachanik, Lamadaveclechien,

Shipwrec et 3LEAVES.

Il s’est produit partout en Europe et au Canada.

On peut trouver sa musique sur le CD “Safn

2006-2009”, édité en 2010 par le label belge

LMALC, son album le plus récent “Processes and

Potentials” (2013) est édité chez 3LEAVES.

Bjarni s’intéresse aux idées basées sur des

processus, aux sons mettant en avant l’activité

interne et le mouvement.

Ses compositions mettent au premier plan des

comportements, des actions, des structures

sonores fluides, des matériaux ou des formes

floues. C’est une musique sans frontières nettes.

Il a présenté sa musique à travers diverses

configurations telles que le système WFS à

Leiden (192 enceintes), celui de Berlin (832

enceintes), le système BEAST à Birmingham

(plus de 100 enceintes), à l’Ina GRM, ainsi que

plus récemment sur divers dispositifs 4 et 8

canaux.

Il a étudié la composition auprès de Gerard

Pape, Trevor Wishart, Agostino Di Scipio et

Curtis Roads au centre de musique CCMIX

(Centre de Création Musicale Iannis Xenakis) à

Paris et a complété un master avec Paul Berg,

Kees Tazelaar et Richard Barrett à l’Institut

de Sonologie de La Haye où il enseigne

désormais la composition algorythmique et la

programmation.

Actuellement, Bjarni travaille sur de nouvelles

compositions, des environnements génératifs et

du live electronic.

Il travaille aussi sur de nouveaux matériaux

avec son duo, existant de longue date, Einóma

et pour MGBG, un duo voix et électronique avec

Marie Guilleray.

www.bjarni-gunnarsson.net

Ubieties (2015)

La pièce a été composée pour huit groupes de

processus sonores.

Cette pièce présente plusieurs aires

d’activités sonores dans lesquelles certaines

caractéristiques singulières influencent la

manière dont les événements sonores se

déploient.

La musique s’envisage alors comme une

navigation entre différents moments en

perpétuels changements.

Il s’agit de choisir un point de départ depuis

lequel on essaye d’atteindre une autre position.

La façon dont le contact s’établit entre ces deux

points est toujours différente et dépend de

l’engagement des premiers points de rencontre…

Ubities a été composé pour l’exploration en live

de l’infinité de possibilités qui interagissent

durant toute sa durée.

20


Enseignement

& formation

professionnelle

Etude & conseil

VOUS

Recherche

VOUS êtes au cœur d’une entreprise unique au monde : l’Institut national

de l’audiovisuel. Que vous soyez professionnel, en entreprise ou dans une

collectivité, étudiant ou chercheur, vous trouverez au sein d’Ina EXPERT toutes

les ressources et les services d’expertise et de formation dédiés à l’audiovisuel

et au numérique. Marchez sur les pas de tous ceux qui ont fait l’audiovisuel

depuis plus de 40 ans, et le réinventent aujourd’hui. Vous êtes là où il faut.

ina-expert.com

EN CROISANT LE MEILLEUR

ON CONSTRUIT L’EXCELLENT


Festival

2015

SAM 07 MARS 2015

Photo : DR

Ilpo VÄISÄNEN

Né en 1963 à Kuopio.

Après des études en Céramique et Arts visuels

il forme le groupe Ultra3, puis Sin o avec les

membres d’ultra3 et Mika Vainio.

En 1992, il crée Panasonic, qui deviendra

Pan Sonic avec le même Mika Vainio.

Le groupe se produit à travers l’Europe, l’Asie,

l’Australie et les Amériques (entre autres

: Southbank et Barbican (Londres), Centre

Pompidou et Fondation Cartier (Paris) Walker Art

Center (Minneapolis), Volksbuhne (Berlin)).

Il a aussi notament collaboré avec Alan Vega, Fm

einheit, Charlemagne Palestine, Bruce Gilbert,

Keiji Haino, Masami Akita (Merzbow), Alter Ego,

Sunn o)))…

Il a aussi fait la musique de défilés de la marque

Comme des garçons et de la pièce “Alzheimer

2000 Toter trakt” d’Andreas Ammers et

F.M.Einheit.

Performance

22


Holly HERNDON

Holly Herndon est une artiste actuellement

basée à San Francisco, Californie.

Elle prépare un doctorat d’étude en Musique

informatique à l’Université de Stanford, tout en

faisant des performances et des expositions à

travers le monde.

Elle a déjà obtenu une maîtrise de musique

électronique au Mills College, avec les

professeurs John Bischoff, James Fei, Maggi

Payne et Fred Frith. Elle y remporta d’ailleurs

le prix Elizabeth Mills Crothers de la meilleure

compositrice en 2010 pour sa pièce générée par

la voix : “195”.

www.hollyherndon.com

Performance

Mat DRYHURST

Mat Dryhurst est un artiste dont la pratique

inclus le son, la vidéo, le texte et les logiciels.

Ses récents travaux explorent les technologies

d’avant-garde et le quotidien en tant

qu’expérience artistique.

Il a récemment créé des systèmes sonores

réactifs pour voitures électroniques, des

instruments et concepts pour la création

musicale adaptative liée à l’expérience du

quotidien, s’est exprimé à propos du potentiel

transformateur des cigarettes électroniques et

s’est produit à l’international lors de concerts et

d’expositions.

Il collabore régulièrement avec Holly Herndon,

la label berlinois PAN, le groupe de designer

Metahaven, le philospohe iranien Reza

Negarestani, le théoricien basé à Beyrouth

Brian Rogers et la compangie de design suédois

Semcon.

Il a été programmateur au Gray Area, an art

and technology non-profit de San Francisco

et participe régulièrement à des séminaires

et discussions autour du rôle de l’artiste dans

le développement foisonnant des nouvelles

technologies.

https://soundcloud.com/matdryhurst

Festival

2015

Photo : DR

SAM 07 MARS 2015

23


DIM 08 MARS 2015

Festival

2015

DIM 08 MARS 16H (Salle 400)

Knud VIKTOR

Esther VENROOY

Knud VIKTOR (1924-2013)

Né à Copenhague en 1924, Knud Viktor est un

pionnier de l’art sonore. Il a vécu en Provence

dans la montagne du Lubéron sur un site où il a

puisé tous les sons de son œuvre.

Bien avant Luc Ferrari, il s’est intéressé

au paysage sonore non comme matériau à

retravailler musicalement (à la différence de

Schaeffer et Henry) mais comme espace à

expérimenter humainement avec ses micros.

À son arrivée en Provence en 1961, il était

peintre. Comme Van Gogh, il cherchait

l’éblouissement de la lumière du midi. Et

certes, il a été subjugué par la lumière, mais

plus encore, fasciné par la vibration sonore qui

peuple les paysages. Ce fut une révélation. Au

point que, très vite, il décide de troquer ses

pinceaux contre des micros qu’il se fabrique luimême,

pour s’immerger dans l’écoute.

Cette quête l’entraîne dans une traque infinie.

Car dans la nature tout est son : garrigues,

buissons, chemins, arbres, gorges, ruisseaux

et cavités rocheuses lui révèlent des beautés

qui dépassent l’imagination. Knud Viktor

enregistre tout ce qui échappe à l’observation

humaine ordinaire : la vibration rythmique des

Photo : DR

rochers, l’érosion, les palabres des fourmis,

la conversation des frelons, les sons du lapin

endormi au fond de son terrier, l’ivresse de la

mouche de vinaigre.

Son micro est un révélateur, autant qu’un

aimant qui attire à lui la limaille du réel. C’est

un animal qui butine, fouine, fouille, scrute

partout où le son palpite. Mais il arrive aussi que

l’observateur soit lui-même observé. Et qu’un

dialogue se noue alors entre le preneur de son et

le monde qu’il observe.

Ses premières compositions s’intitulent

images sonores. Un titre-programme par lequel

s’affirme la singularité d’un travail dans lequel

la musique n’est plus l’enjeu principal : “Je ne

prétends pas faire de la musique, expliquet-il,

même si ce que j’entends dans la nature

est produit par des forces qui cherchent une

harmonie. En cueillant des sons qui organisent

des intensités sonores que je veux les plus

inattendues, les plus contrastantes, modulées,

dissonantes, j’essaye d’obtenir par le son, l’air,

la lumière, le vent, les pluies et aussi le roc, la

végétation rugueuse et parfumée du Lubéron…”

L’enjeu est une (possible) écoute première

du monde, que son travail ne cherche pas à

musicaliser mais à ouvrir en faisant sauter les

verrous qui d’ordinaire la recouvrent.

Dans ses compositions, il applique au

sonore des techniques de superposition ou

soustraction qui viennent de la peinture. Il étire

le temps pour faire entendre des sonorités

prisonnières de la trame des sons quotidiens.

Autant de démarches qui donnent corps à une

approche globale de l’écoute, à la croisée de

l’art et l’anthropologie, qui aura par la suite de

nombreux successeurs dans ce qui s’appellera

finalement l’art sonore.

Les apparitions de Knud Viktor sont rares, mais

elles laissent une profonde empreinte sur ses

auditeurs - le cinéaste François Truffaut fut l’un

d’eux - car rarement l’oreille humaine ne s’est

approchée de la nature avec une telle complicité.

Marc Jacquin.

Article publié dans Art Nord N° 11_2012

(Marc Jacquin est fondateur de Phonurgia Nova.

Il a créé au Musée Réattu d’Arles le premier

département d’art sonore dans un musée des

beaux-arts).

Symphonie du Lubéron

24


DIM 08 MARS 2015

Esther VENROOY

Esther Venrooy est une artiste travaillant dans

les domaines de la musique, du son et des

installations d’art.

Son champ musical s’étend de la musique

électronique pure à des combinaisons

d’improvisations entre électronique et

instruments traditionnels tels que le piano, les

percussions et le guqin.

Elle a créée des œuvres in-situ, ainsi que des

performances, des installations et des dessins.

Esther utilise des sons manipulés et des

techniques de collage. Elle est aussi fascinée

par les sons “d’objets trouvés” comme, par

exemple, les transmissions radiophoniques ou

satellitaires et les enregistrements fantômes.

Elle distille une poésie abstraite à partir des

aspects physiques et des qualités spatiales

du son.

En dehors de ses activités artistiques, Esther est

chargée de cours en musique du 20ème siècle,

arts de la performance et de l’expérimentation

aux Beaux Arts de Gand.

Elle y dirige aussi un atelier de techniques

mixtes.

Depuis 2009, elle poursuit une thèse de doctorat

sur la “topographie audio et la (re)construction

des espaces auditifs».

Dans ses recherches, elle explore l’expérience

auditive de l’espace et l’interaction entre les

sens auditifs et les environnements construits.

www.esthervenrooy.net

We Intersect On

Empty Walls

Extraits de “Okkulte Stimmen”.

Mediale Musik. Enregistrements de “unseen

Intelligences 1905-2007”.

Edited by Thomas Knoefel (3-CD-Box,

192 min. Berlin, 2007).

Festival

2015

Photo : DR

25


DIM 08 MARS 2015

Photo : René Pichet ©Ina

DIM 08 MARS 18H (Salle 400)

Régis RENOUARD LARIVIÈRE

Benjamin THIGPEN

Régis RENOUARD LARIVIÈRE

Festival

2015

Régis Renouard Larivière (3 décembre 1959,

Paris). Décide de se consacrer à la composition

acousmatique à la suite du stage Adac-GRM

qu’il suit, fin 1984, avec Jacques Lejeune et

Philippe Mion.

Il enseigne depuis 1990 : actuellement au

Conservatoire Erik Satie (Paris VII) et au

Conservatoire Royal de Mons (Belgique).

A écrit plusieurs textes consacrés à différents

compositeurs électroacoustiques, ainsi qu’aux

concepts schaeffériens. Sa pièce Futaie a obtenu

le prix Ars Electronica en 1996.

Il a également travaillé pour le cinématographe,

(Polichinelle de David Braun, 2007) et le théâtre

(Bethsabée d’Audrey Barrin, 2010).

Contrée 20’ (2012 - Commande de l’État)

À Philippe Mion.

Successivement, quatre parties enchaînées :

entrée et stance 1 - véhémence de l’air et stance

2 - grande allure.

A l’encontre des sonorités et de leurs

contrevenues s’embrase la Contrée. La musique

serait la réponse de l’air - le contre-air que

propage et dessine à la fois le feu de l’écoute. Ce

feu dont, comme en passant, parle Schaeffer à

la page 161 du Traité des Objets Musicaux :

“L’univers sonore ne serait comparable à

l’univers visuel que si, dans ce dernier, l’œil ne

percevait exclusivement que les flammes (…) de

combustions plus ou moins brèves.”

La contrée célèbre l’air au moyen de divers

aérages et de multiples ventilations — le rendant

palpable, si possible, dans son éclatante

insolidité donatrice.

Contrée constituera le dernier volet d’un

triptyque dont Sables (2011) sera le premier, et

Nil (en préparation) le second.

Elle est dédiée à Philippe Mion, aux oreilles

amicales duquel, et depuis tant d’années, sont

confiées mes musiques.

26


NOUVELLE

FORMULE

Chaque mois

en kiosque

et tous les jours

sur traxmag.fr


L 16717 - 177 - F: 4,95

- RD

2014 - 2015 : Meilleures années de tous les temps ?

NOUVELLE

FORMULE

FUTURE BROWN

*

MAROC • ÉGYPTE • TUNISIE • LIBAN • SYRIE • PALESTINE…

L’UNDERGROUND ARABE

FAIT SA RÉVOLUTION

* Monde arabe

N°179 - février 2015

L 16717 - 178 - F: 4,95 € - RD

Traxmag.fr

FUTURE BROWN

LA NOUVELLE PÉPITE DE WARP

et aussi :

Joey Bada$$, John Carpenter,

Sound Pellegrino, Bambounou, Run the Jewels


www.traxmag.fr

facebook/traxmag


DIM 08 MARS 2015

Photo : DR

Benjamin THIGPEN

Festival

2015

Nomade, américain de naissance, français

par naturalisation, vit actuellement entre la

France, la Belgique, l’Italie, la Suède et le

Canada. Après avoir quitté le conservatoire,

il a pris des diplômes en littérature anglaise

(Oberlin College), en littérature comparée

(UCLA) et en “Esthétiques technologies et

créations artistiques” (Université de Paris

8). Il a enseigné l’informatique musicale

pendant six ans à l’Ircam (Paris) et pendant

sept ans au Conservatoire de Cuneo

(Italie). Il est actuellement enseignant

d’informatique musicale, d’acoustique et de

psychoacoustique aux Arts2 (Belgique) ainsi

que réalisateur en informatique musicale.

Il est créateur de musique pour haut parleurs

: purement électroacoustique ; performance

live ; musiques interactives pour ordinateur

et instruments acoustiques. Il compose

souvent en multi-canal, en travaillant

l’espace comme paramètre compositionnel

primaire. Il compose au GRM (Paris), à

EMS (Stockholm) à VICC (Suède), au STEIM

(Amsterdam), à l’Espace Totem (Montréal),

chez lui, a l’aéroport et dans le train. Il

joue dans le duo Rust avec le compositeur

et inventeur d’instruments Jean-François

Laporte, ainsi que dans le Trio Bobine avec

le musicien électronique et compositeur

Stefano Bassanese et le clarinettiste Massimo

Carrozzo.

Il a sorti deux CD monographiques : divide by

zero (Sub Rosa, 2011) et human for scale (EMF

Media, 2005). Sa pièce thread zero fait partie

du CD An Anthology of Noise and Electronic

Music #7 (Sub Rosa, 2012).

Sa pensée musicale est axée sur l’énergie,

la densité, la complexité, l’impermanence,

l’intensité et la violence. Il pense que

la musique est une expérience vécue

viscéralement plutôt qu’un langage ; et il

considère qu’elle n’est pas l’art du son, mais

l’art de la transcendance du son.

www.benjaminthigpen.net

http://soundcloud.com/benjamin-thigpen

pulse (2015)

Quelques minuscules fragments d’un univers

qui pulse sans fin : surgissant, s’écoulant,

passant. Tout simplement... Comme des

nuages dans le ciel, des ondes dans la

mer, des branches dans le vent ; comme les

couleurs du soleil nordique qui changent sans

cesse.

Tous les sons proviennent d’un merveilleux

synthétiseur analogique datant des années

70 : le Buchla 200. J’ai composé cette

matière sonore en 2010 au studio EMS à

Stockholm, pendant une résidence d’un mois

consacrée entièrement à l’exploration de

l’instrument. Par la suite, il y a eu un long

processus, souvent interrompu, d’édition et

d’organisation des sons. La musique a été

finalement composée en décembre 2013 au

Visby International Centre for Composers

(Suède) et en décembre 2014 au GRM.

pulse i 8’49

pulse ii 9’02

pulse iii 7’07

28


DIM 08 MARS 20H (Nef Curial)

Thierry BALASSE

ZAVOLOKA+KOTRA

Norbert MÖSLANG

Charles COHEN

Thierry BALASSE

Vingt années d’expérience au service de la

création musicale et sonore pour le théâtre et

le disque, et quelques rencontres marquantes

ont conduit Thierry Balasse à développer un

travail d’écriture et d’improvisation sur le

sonore et le traitement électroacoustique,

aimant jouer avec les bruits, les percussions,

les synthétiseurs, les platines, les voix, le

traitement de la voix et des instruments, dans

un espace de diffusion adapté à chaque lieu de

représentation. Son parcours est jalonné de

rencontres essentielles, avec notamment Pierre

Henry, Cécile Maisonhaute, Bruno Abraham

Kremer, Vincent Dupont, Sylvain Kassap et

Eric Groleau (pour des duos) et la Muse en

circuit (Centre National de Création musicale)

dirigée par David Jisse, à travers une résidence

et un soutien à la production pendant 7 ans.

Thierry Balasse est directeur artistique de la

compagnie Inouïe et de la collection “Chut !”

de CD audio de l’école des loisirs.

http://inouie94.free.fr/INOUIE/accueil.html

Photo : Aude Paget ©Ina

Garlic (Création)

Pourquoi avez-vous décidé d’utiliser le

microphone comme instrument de scène ?

T.B. : J’ai une formation de technicien son et

j’ai décidé très vite que tous les appareils

techniques pourraient devenir des instruments

de musique, je l’ai fait de façon instinctive, à

l’époque je ne connaissais rien de la musique

électroacoustique.

Plus tard, après avoir exploité au maximum les

magnétophones puis les consoles analogiques

et numériques, le microphone s’est imposé lors

de mes premiers essais de concerts sous casque,

car il permet d’agir comme avec un microscope

:on peut emporter l’auditeur dans un autre

monde, dans l’infiniment petit. On le fait

depuis longtemps en studio, mais on s’y risque

rarement en concert.

Le problème du microphone, c’est le larsen...

Jusqu’au jour où on décide que le problème est

intéressant à utiliser ! Lors d’une répétition avec

le clarinettiste Sylvain Kassap, nous avons eu

un problème de larsen mais qui nous a paru

étrange, comme fluctuant... Et j’ai vite compris

qu’il y avait deux larsens qui se contrariaient.

J’ai donc essayé par la suite de provoquer

plusieurs larsens simultanés, ce qui m’a conduit

à “inventer” un “gant larsen”, munis de

microphones, que je manipule devant des hautparleurs

de différents types.

Pouvez-vous décrire le dispositif que vous

utilisez ?

T.B. : J’utilise donc un gant muni de trois

microphones, ils sont raccordés à une petite

console analogique, puis envoyés vers

différents systèmes d’amplification, parfois

en direct, parfois en traversant des effets

analogiques (chambre d’écho à bande, réverb

à ressort, pédale de volume, pédale wahwah,

etc...). Le dispositif mêle analogique et

numérique. Dans le cadre de la pièce “Garlic”,

dédiée à Laurent Dailleau, j’ajoute un Theremin

qui traverse un modulateur en anneau, une

réverbération à ressort et un filtre analogique,

et un synthétiseur analogique Minimoog.

DIM 08 MARS 2015

Festival

2015

29


DIM 08 MARS 2015

Festival

2015

30

ZAVOLOKA + KOTRA

Zavoloka est le nom de scène de Kateryna

Zavoloka, artiste sonore, compositrice

de musique électronique expérimentale,

interprète, improvisatrice et graphiste, résidant

à Kiev, en Urkraine.

Zavoloka explore principalement les synthèses

numériques et analogiques qu’elle mélange

avec des enregistrements d’anciennes chansons

folkloriques ukrainiennes et différents

instruments. Sa musique consiste en des

mise en mouvements du son intenses et des

combinaisons inattendues canalisées dans des

flux électroniques soigneusement contrôlés.

Elle collabore avec des artistes tels que Kotra,

AGF, Mark Clifford du groupe Seefeel, elle a

été invitée spéciale du spectacle audiovisuel

d’Aphex Twin, travaille fréquemment et joue en

direct avec l’artiste plasticienne Lætitia Morais

et a pris part à de nombreux projets d’art de

genres différents et des compilations audio.

Zavoloka est aussi graphiste pour le label de

musique expérimentale ukrainienne Kvitnu,

elle a été nominée trois fois en 2011 au Quartz

Electronic Music Awards.

En 2005, on lui a attribué une Mention

d’honneur du Prix Ars Electronica dans la

catégorie Musique Numérique et l’Art Sonore

pour son album “Plavyna”.

Zavoloka exécute des concerts régulièrement

et sa musique a été présentée dans divers

salles de concert, des clubs, des musées d’art

contemporain, des théâtres en plein air, et ce,

dans le monde entier. Elle a été jouée dans de

nombreux festivals à travers le monde, tels que

Présences électronique, Club Transmediale,

MadeiraDig, Unsound New York, Kvitnu Fest,

Being the Future…

www.zavoloka.com

Photo : Kvitnu ©DR

Kotra est le surnom et le principal projet

artistique de Dmytro Fedorenko, artiste sonore

ukrainien et producteur résidant dans la ville

de Kiev.

Durant de nombreuses années, il a exploré

ses limites de perception et celles du public,

testant les effets de la musique sur le corps et

l’esprit jusqu’aux points les plus extrêmes.

L’idée principale derrière les disques et les

live de Kotra est d’opérer une transformation

radicale à travers le son, considérant ce

dernier comme le plus puissant des outils de

communication.

En poussant extrêmement fort les fronts

sonores, Kotra offre une autre vision de la face

irritante et désorientante de la musique, dans

une perspective extra-esthétique.

En dehors de ses pièces extrêmes en solo,

Kotra explore le son au travers de nombreuses

collaborations musicales et audio-visuelles

avec des artistes tels que Zavoloka, Abs6,

Black Rain, Jeff Surak, Moljebka Pvlse,

Akuvido, Tenpoint, Marek Choloniewski, Jonas

Grushka, Kim Cascone, Andrey Kiritchenko,

Dunaewsky69, Andreas Berthling.

Depuis 1998, il présente ses idées radicales

dans de nombreux festivals internationaux en

Europe, Etats-Unis et Asie.

Dmytro Fedorenko dirige aussi le label Kvitnu,

est commissaire de projets artistiques, produit

des concerts et festivals tels les Kvitnu Fest

and Detali Zvuku, enseigne, présente des

master classes et participe à des projets en tant

que consultant indépendant.

www.dmytrofedorenko.com

Veer

Inspiration d’incessantes déformations et de

déplacements, aspiration à la variation et à

l’évolution.

Ordre sporadique des micro-évènements,

chaos élémentaire interne à la structure.

Amalgame formel d’instabilités et ordre strict.

Kotra et Zavoloka continuent d’explorer les

changements perpétuels et les transformations

sonores et compositionnelles : complexité des

microformes quasi aléatoires, changements

soudains de direction.

Forme de déviation, son du désordre et

composition de possibilités.

Risque.


DIM 08 MARS 2015

Norbert MÖSLANG

Co-fondateur du mythique et défunt Voice Crack,

pionnier dans le champ du circuit-bending et

des détournements technologiques, Norbert

Möslang poursuit aujourd’hui en solo un travail

sonore à partir de ses “cracked everyday

electronics”, proposant une approche inédite du

recyclage d’objets électroniques non musicaux.

http://homepage.swissonline.ch/bots/

burst_log

Festival

2015

Photo : Georg Gatsas © DR

31


Photo : Neal Santos © DR

Charles COHEN

Par Jordan Rothlein du webzine Resident Advisor :

La vie musicale de Charles Cohen tient dans une

valise bleue layette : le Buchla Music Easel, un

objet obscur créé par Donald Buchla, pionnier

des créateurs de synthétiseurs. Cet objet

s’exprime avec une voix à la texture complexe

qui se retrouve dans tous les enregistrements

de Cohen, dont certains sont apparus pour la

première fois l’année dernière à travers une

série d’éditions du label Morphine.

Pour Cohen, le son n’est rien d’autre que

participatif. Il a été inspiré par les tonalités

entendues dans la musique de Morton

Subotnick, mais ce sont Sun Ra et le pianiste

de free jazz Cecil Taylor qui ont façonné sa

perception de la musique électronique en tant

que performance live libre et flottante.

Son implication dans la scène musicale

d’avant-garde de Philadelphie, l’aida à ancrer sa

musique dans la communauté et la collaboration.

Cohen commença sa carrière en composant pour

des productions de théâtre et de danse, et en

travaillant comme sound designer à la Temple

University.

Plus il joua et plus il se dirigea vers

l’improvisation, délaissant la composition

traditionnelle et le travail de studio pour le free

jazz, la musique cosmique et la noise.

Aujourd’hui, son approche musicale est plutôt

intimement liée à celle de Pauline Oliveros, dont

les “écoutes profondes” dirige la sensibilité

plus vers l’inconscient que vers la technique.

A présent, il tourne avec une configuration

réduite à l’essentiel. Mise à part quelques boîtes

d’effets usées, sur scène ce sera simplement

Cohen et le Music Easel.

Charles Cohen tient à remercier

Morphine Records et Buchla Electronic Musical

Instruments.

Performance

Festival

2015

DIM 08 MARS 2015

32


NOUVEAU

BUNDLE

SPACES

DISPONIBLE

DÉBUT 2015

Les plugins GRM Tools - conçus et réalisés par

l’Ina GRM - sont le fruit de nombreuses années

d’expérimentations et de développement de logiciels

de traitement sonore.

De notoriété mondiale, ils sont utilisés

aussi bien par les musiciens, les compositeurs

et les designers sonores que par l’industrie

du cinéma, les studios de production musicale

et de jeux vidéo.

La troisième génération de GRM Tools

disponible sur store.inagrm.com


Festival

2015 06+07+08 mars

Toutes les créations sont mondiales

Coproduction Ina GRM / Le CENTQUATRE - PARIS / Radio France

Tous les concerts sont gratuits, entrée dans la limite des places disponibles

Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la ville de Paris

104.fr

Équipe Ina

Direction du département Recherche

Daniel Teruggi

Direction artistique

Christian Zanési et François Bonnet

Responsable technique

Philippe Dao

Régie technique

Emmanuel Richier, Renaud Bajeux,

Benjamin Miller, Jérôme Tuncer, Luca Bagnoli,

Paul Ramage, François Couderc

Création lumière

Pierre Gallais

Chargé de production

Jean-Baptiste Garcia

Communication

Marie Josiane Rouchon

Administration

Valérie Lallour, Valérie Gauffreteau

Accueil et vente

Elisabeth Perrin

Photographes

Aude Paget, Nicole Bouron-Flacinet,

Didier Allard, René Pichet

Accès au CENTQUATRE

5 rue Curial - Paris 19 e

RER :

lignes B et D - Gare du Nord

MÉTRO :

lignes 2, 5 - station Stalingrad

(bd de la Villette, sortie n° 2)

ligne 7 - stations Riquet

BUS :

ligne 54 - station Riquet ;

lignes 54, 60

- stations Crimée/Curial navette “la Traverse”

- stations Riquet ou Curial/Archereau

VÉLIB’ :

bornes rue d’Aubervilliers,

rue Curial, rue Riquet,

avenue de Flandre,

quai de la Seine,

rue Tanger, rue Pajol

VOITURE :

boulevard Périphérique,

sorties Porte d’Aubervilliers,

Porte de la Chapelle,

Porte de la Villette

Contacts presse

Ina :

Flavie Lecomte / 01 49 83 25 07

flecomte@ina.fr

Le CENTQUATRE :

Virginie Duval de Laguierce / 01 53 35 50 96

v.duval@104.fr

Contacts

Ina GRM

19 Avenue du Général Mangin 75016 Paris

Tél : 01 56 40 29 88 / Fax : 01 56 40 49 88

Email : grm@ina.fr

www.inagrm.com

Suivez toute l’actualité du GRM en vous abonnant

à la lettre d’infos Ina GRM :

http://www.inagrm.com/contact


Photo : Didier Allard © Ina

concerts

gratuits

au CENTQUATRE-PARIS

5, rue Curial - Paris (19 e )

Riquet (ligne 7)

www.104.fr

VEN 06 MARS

19H (Salle 400)

Keith FULLERTON WHITMAN

Ilhan MIMAROGLU (1926-2012)

21H (Nef Curial)

Vincent-Raphaël CARINOLA

SUPER COLOR PALUNAR

(Lionel PALUN+Jérome NOETINGER)

Antoine CHESSEX

Pete SWANSON

SAM 7 MARS

16H (Salle 400)

Sophie AGNEL

Frederick GALIAY+ Jean-Sébastien MARIAGE

18H (Salle 400)

Pionnières de la musique électronique

par Carole RIEUSSEC

20H (Nef Curial)

Bernard PARMEGIANI (1927-2013)

Bjarni GUNNARSON

Ilpo VÄISÄNEN

Holly HERNDON

DIM 8 MARS

16H (Salle 400)

Knud VIKTOR (1924-2013)

Esther VENROOY

18H (Salle 400)

Régis RENOUARD LARIVIÈRE

Benjamin THIGPEN

20H (Nef Curial)

Thierry BALASSE

ZAVOLOKA + KOTRA

Norbert MÖSLANG

Charles COHEN

Enseignement

Formation

Recherche

Etude et Conseil

inagrm.com

4, avenue de l’Europe

94366 Bry-sur-Marne Cedex - France

établissement public à caractère industriel et commercial

RCS Créteil 302 421 193 B

www.institut-national-audiovisuel.com

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!