Guide pratique de la maison positive - Tomas Mikulas

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Guide pratique de la maison positive - Tomas Mikulas

maison positive

N°16 Le guide pratique de

LA MAISON POSITIVE

Énergies naturelles • Structure bois • Isolation • Chauffage • Bioclimatisme • Solutions économiques

Vers le zéro énergie !

Nouveaux P 48

chauffe-eaux :

de 50 à 80 %

d’économie !

Avant/après

3 rénovations

thermiques

réussies

P 66

3,50 €

1 an offert pour expérimenter

le confort de demain

P 18

Recherche famille

pour test de maison positive et de voiture électrique

Le bois massif

prêt pour 2020

P 34 P 22

à DÉCOUVRIR !

hABITAT PARTICIPATIF :

Une véritable alternative

pour l’achat

Indispensable

Toutes les aides

financières et

crédits d’impôt

+ 30 % de surface avant 2016 ?

pour tous les PC et extensions de logement

P 14

P 86

L 18314 - 16 - F: 3,50 - RD


édito

L’époque des Pics !

M

oins d’un logement sur cinq mis à la vente

ou en location est classé dans les trois

meilleures catégories du DPE et 0,8 %

seulement à la lettre A ! Pour les 80 % classés

de D à G, la vague polaire de février a été sévèrement

ressentie. Les ventes d’appareils mobiles

de chauffage ont explosé pour pallier les défauts

d’isolation. Toutes les chaudières étaient poussées

à fond à un moment où, coïncidence malencontreuse,

le prix des énergies atteignait des

sommets… Alors qu’une baisse de température

de 1° entraîne un accroissement de la consommation

de 2 300 mégawatts, EDF a dépassé tous

ses pics de production. La facture de ce pic de

froid sera, quant à elle, bien lourde !

Le pic des objets ?

Cet épisode hivernal vient accentuer encore la

nécessité d’investir dans des ressources plus économiques.

Un mouvement qui se mesure déjà

dans nos pays développés. Lors des dix dernières

années, la Grande-Bretagne a moins consommée :

- 4 % dans la construction, - 18 % pour le papier,

moins d’eau, de nourriture, de trajet, de textile,

d’engrais, de déchet, d’énergie primaire (- 3 %).

Elle connaissait pourtant une augmentation de la

population et du PIB. Cette tendance émerge aussi

bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Ainsi, les

USA auraient atteint le Pic de la viande en 2004,

avec 84 kg par personne contre 78 kg en 2011.

Entre 2000 et 2011, l’énergie consommée par les

ménages a baissé de 15 % en France, en Suède et

aux Pays-Bas. La croissance économique ne serait

donc plus synonyme de gaspillage des ressources

et d’augmentation de la pollution. Baptisé pic des

objets, il existerait un point de basculement à partir

duquel on investit dans des ressources plus efficaces.

Un pic que nous aurions déjà dépassé !

50 à 80 % en moins

Les économies d’énergie dans l’habitat s’inscrivent

donc dans ce grand mouvement.

Parmi ces travaux, nous abordons dans ces pages

le chauffe-eau qui prend une place prépondérante.

Le rendement des nouvelles installations privilégiant

les systèmes solaires ou thermodynamiques

est époustouflant, avec des gains de 50 à 80 %

sur les anciennes factures.

Confort thermique

Le confort thermique est une sensation physique

complexe. On s’aperçoit qu’en connaître les

mécanismes physiologiques permet de trouver

des solutions d’agencement, d’isolation ou de

mode de chauffage bien plus appropriés et efficaces

que de pousser la puissance du chauffage.

On pourra aussi, quand Nest traversera l’Atlantique,

utiliser le premier thermostat intelligent. Un

modèle de simplicité et de performance qui relèguera

tous les autres appareils de régulation au

rang d’insupportables antiquités.

+ 30 % pour 3 ans

Depuis le 6 mars et pour les trois prochaines

années, le Cœfficient d’Occupation des Sols est

augmenté de 30 %. Des projets de surface habitable

bien plus grands sur les mêmes parcelles, des

possibilités d’extensions en largeur et en hauteur

ouvertes à toutes les constructions anciennes…

Cette mesure gouvernementale semblerait

promise à un beau succès et devrait relancer

fortement la construction si elle augmentait de

près d’un tiers la surface du bâti existant ! Mais ne

risque t’elle pas d’être entravée par les multiples

zones classées et les prérogatives des communes

qui restent les ultimes décisionnaires pour la délivrance

des permis de construire ?

Écohabitat-participatif.fr

L’habitat participatif est une forme d’acquisition

immobilière anecdotique en France, alors qu’il

connaît un franc succès en Suisse, Autriche, Allemagne,

en Europe du Nord comme en Amérique

depuis près de 50 ans. Le principe est simple : plusieurs

familles se regroupent autour d’un projet et

s’accordent sur certains éléments de mode de vie.

Ils vont investir financièrement en concevant un

ensemble immobilier selon leurs besoins et leurs

aspirations de fonctionnement. Économie, écologie,

qualité de vie, mutualisation de services…

Chaque groupe est libre de se constituer autour

des objectifs quantitatifs et qualitatifs qu’il se fixe,

du découpage parcellaire d’un lotissement de

maisons individuelles à la réalisation d’un immeuble

de quelques étages et dizaines de logements.

Mais les aspects financiers, juridiques et organisationnels

restent à formaliser et à promouvoir dans

l’hexagone. Un projet auquel, modestement, nous

entendons contribuer en favorisant la communication

dans nos pages et par un site d’échange sur

Internet, car il présente une véritable alternative

pour tendre vers un habitat moderne, confortable

et économe.

Christophe Faure

3


sommaire

Le prix des énergies

Page 6

La météo des énergies

renouvelables Page 8

Un début d’année 2012 marqué

par la vague de froid.

Agenda Page 12

Les événements des prochaines

semaines.

Événement Page 14

Après avoir rendu compte des exemples

danois, allemand et suédois, nous attendions

avec impatience la Model Home

2020 de Velux pour la France. Un vrai

prototype de maison positive qu’une

famille devra tester et donc habiter gratuitement

pendant un an.

CONCEPTION-STRUCTURE

Ma j o r a t i o n d e 30 %

d e s d r o i t s à c o n s t r u i r e …

Page 18

En promulguant une loi permettant d’augmenter

de 30 % le coefficient d’occupation

des sols (COS), le gouvernement a

suscité de multiples réactions, espoirs et

oppositions.

In é d i t : l e s j a r d i n s s u s p e n d u s

d e « Ba b y l o n i a » ! Page 22

Comment vivrons-nous demain ? Deux

grandes pistes se dessinent pour penser

la ville autrement : les écoquartiers et

l’habitat participatif. L’agence d’architecture

Cr&on nous confie les fruits de ses

réflexions sur ces deux concepts, réunis

dans son projet de « village vertical ».

La n o t i o n d e p a r t a g e Page 28

Stéphane Maupin est un trublion dans

le monde de l’architecture. Ingénieur des

ponts et chaussés, enseignant, Chevalier

des Arts et Lettres, lauréat Villa Médicis,

cet architecte cumule les distinctions

internationales. On ne l’attendait donc

pas sur un projet HLM au coeur de Paris.

Le b o i s m a s s i f p r ê t

p o u r 2020 Page 34

C’est en 2020 que tous les logements

neufs devront présenter un bilan positif

en énergie. Chez Honka, leader mondial

des systèmes constructifs en bois

massif, la première maison labellisée

BBC marque une étape décisive sur la

voie de la performance !

Un e s e u l e d i r e c t i o n : l e s u d !

Page 42

Pour construire à haute efficience énergétique,

l’orientation au sud est la solution

la plus efficace et la moins onéreuse.

Dans un contexte parcellaire complexe et

au prix de quelques contorsions, cette

maison a obtenu le label Minergie P.

CHAUFFAGE

In f o s Page 46

Actualités et produits.

L’e a u c h a u d e s a n i t a i r e :

1 r e d é p e n s e d’é n e r g i e

d e l a m a i s o n ? Page 48

Avec une isolation thermique de plus en

plus performante, les consommations

de chauffage vont fortement diminuer. Il

n’en ira pas de même pour l’eau chaude

sanitaire. Pourtant, si les volumes d’eau

chaude augmentent avec la qualité du

confort des logements, il est aisé d’en

diminuer le prix.

Co n f o r t t h e r m i q u e : a g i r

p o u r s o n 6 e s e n s ! Page 56

L’homme est une merveilleuse machine

capable de maintenir en permanence

sa température à 37. Mais connaître les

clefs de ce sixième sens, notre « sens

thermique », aide à concevoir et rénover

un habitat qui favorise notre confort et

ménage notre corps !

ISOLATION

In f o s Page 64

Actualités et produits.

Ré n o v a t i o n t h e r m i q u ePage 66

Des exemples concrets, en chiffres et en

détails de trois projets très différents : un

immeuble, un appartement et une maison.

ÉCONOMIE

In f o s Page 72

Actualités et produits.

Va l o r i s e r c e s é c o n o m i e s

d’é n e r g i e ? Page 74

Savez-vous qu’en signant l’attestation de

fin de travaux à votre artisan ou votre fournisseur

d’énergie pour des opérations de

rénovation thermique, vous lui cédez vos

kW cumac, des unités de compte monnayables

dans un certificat d’économie

d’énergie ?

Le t h e r m o s t a t i n t e l l i g e n t

Page 80

Inventé aux USA, le thermostat intelligent

ne devrait pas tarder à traverser l’Atlantique

tant il révolutionne la régulation

thermique.

Réglementations

et législation Page 86

Depuis le 1 er janvier 2012, de nombreuses

modifications sont entrées en

vigueur. La grande tendance est à la

baisse des aides !

Aides par région Page 90

Les aides par équipement et par région.

Le Guide pratique de la maison positive – 157 cours Berriat – 38000 Grenoble

Tél. : 04 76 70 93 84 – Fax : 04 76 70 93 22 – www.guide-maison-positive.com

Rédacteur en chef : Christophe Faure (9321). Rédacteur en chef adjoint : Vincent Girardet (9384) • Publicité : Le Guide pratique de la maison positive

est régie par Profil 18/30 – 134 bis, rue du Point-du-Jour – 92517 Boulogne cedex – Tél. : 01 46 94 84 24 – Fax : 01 46 94 00 98. Régie Profil,

Directeur commercial : Thierry Remond, Directrices de clientèle : Virginie Collot, Mélanie Lochen • N°16 avril-mai 2012 • Ventes en kiosque :

A. M. E. Conseil en marketing presse et gestion de la vente au numéro – 4, rue de Jarente – 75004 Paris. Numéro vert : 0 800 590 593 • Le Guide

pratique de la maison positive est une publication de la Sarl Éditions de Beauregard au capital de 309,90 €. Durée 99 ans, à compter du 4 novembre

1993. Siège social : 157, cours Berriat – 38 000 Grenoble – France. RCS Grenoble B 392 930 103. Directeur de la publication : Christophe Faure. Dépôt

légal : 1 er trimestre 2008 • Maquette, prépresse : – contact@elypss.fr – www.elypss.fr • Impression : Grafiche Mazzucchelli – Bergame

(Italie). Imprimé en Italie/Printed in Italy • Diffusion MLP • Commission paritaire : en cours • La reproduction, même partielle, de tous les articles

parus dans Le Guide pratique de la maison positive est interdite.

4


ÉNERGIE

Indice des prix pour un chauffage d’appoint

Le prix des énergies

V

ague de froid, croissance en Chine, rumeur

de guerre au Moyen-Orient ou incertitude

politique… Il y a toujours une bonne raison

pour justifier les augmentations du prix de l’énergie.

Et cet hiver, les arguments n’ont pas manqué

pour expliquer des croissances vertigineuses !

L’épisode de grand froid montre l’ampleur de

notre dépendance aux énergies fossiles. Entre le

20 janvier et le 20 février, le prix des 1 000 litres de

fioul est passé de 900 euros à plus de 1 000 euros en

moyenne nationale. Il était déjà de 860 euros début

octobre 2011, date à laquelle il affichait une augmentation

de 23 % sur les douze derniers mois !

L’électricité et le gaz naturel sont soumis à des

tarifs réglementés et augmentent par pallier avec

l’accord du gouvernement. Mais le rythme des

paliers et la hauteur des marches s’intensifient.

La norme utilisée pour comparer l’électrique, le

gaz, le fioul et le bois est le kWh PCI. 1 kWh correspond

à l’énergie consommée par un appareil

de 1 000 W (la puissance d’un fer à repasser)

pendant 1 heure. Il s’établit en Pouvoir Calorifique

Inférieur (PCI) : c’est l'énergie libérée par la combustion

d'une quantité donnée de combustible, à

l'exclusion de l'énergie qui a servi à vaporiser l'eau

de la réaction de combustion, qui est considérée

comme perdue.

Cet indicateur ne prend pas pour autant en compte

le rendement de l’installation. Entre une vieille

chaudière au fioul et un équipement neuf au gaz à

basse condensation, pour un même logement, les

consommations seront très différentes. Il ne prend

pas non plus en compte, le coût de l’investissement,

ni de l’entretien.

Pour le bois de chauffage, l’indicateur de prix

retenu est celui du granulé en vrac pour le chauffage

automatique, et en sac pour un chauffage

d’appoint car il présente un PCI constant. Le

bois en bûche ou déchiqueté est plus difficile à

apprécier car son pouvoir calorifique varie selon

les essences et le taux d’humidité du bois. Néanmoins,

on peut estimer qu’il est deux fois moins

cher que le granulé, mais l’approvisionnement du

foyer n’est pas automatique.

Enfin, les deux champions hors palmarès sont :

– les combustibles liquides pour chauffage d’appoint

véritablement hors de prix ;

– le solaire, la seule énergie qui ne coûte rien !

Pouvoir calorifique du bois de chauffage selon l’essence

Évolution des prix pour un chauffage automatique

Pouvoir calorifique du bois selon le taux d’humidité

6 7


Météo DES ENR

Un début d’année 2012

marqué par la vague de froid

Si les moyennes saisonnières sont finalement assez proches de la normale, ce

terme de « moyenne » ne rend pas compte des amplitudes inhabituelles enregistrées

cet hiver. Des températures très douces en décembre et janvier. Une

vague de froid redoutable les quinze premiers jours de février, puis de nouveau

une hausse. Au final, décembre est 2° supérieur à la moyenne, janvier 1,5° avec

un record de chaleur depuis 1947, et février - 3,9° par rapport à la moyenne, au

2 e après 1956.

M

ais le froid n’empêche pas un ensoleillement

généreux tout l’hiver, notamment en

février. Pour le Nord et le Nord-Est de la

France, les Pays de Loire et le pourtour méditerranéen,

les durées d’ensoleillement ont été de 20 à

40 % supérieures à la normale.

Conséquence immédiate et logique du grand froid,

la consommation énergétique a notablement augmenté

durant ces deux mois. La consommation

électrique surtout, notamment pour permettre aux

gens de se chauffer. En effet, les consommations

de pointe sont très sensibles aux basses températures

: le Réseau de Transport d'Électricité (RTE)

estime le gradient thermique à 2 300 MW/°C en

hiver.

Ainsi, mercredi 8 février 2012 à 19h, la consommation

d'électricité en France a atteint un maximum

historique de 101 700 MW. C’est à cette heure-ci

que tout le monde rentre chez soi et monte le

chauffage, allume le four, la télévision et les autres

appareils domestiques. Le précédent record de

consommation datait du 15 décembre 2010 avec

96 710 MW.

BILAN JANVIER-FÉVRIER 2012

ÉOLIEN

Journée record le 5 janvier

• Production nette nationale :

2 455 119 MWh cumulés

• Équivalent logements : 4,9 millions

de logements en moyenne par jour

• Équivalent régions : Rhône-Alpes et Provence

Alpes Côte d’Azur ou Bretagne, Aquitaine et Provence

Alpes Côte d’Azur.

Rappelons-nous, il y avait dans le même temps

beaucoup de vent, qui rendait les températures

ressenties encore plus glaciales, mais qui permettait

aux éoliennes de produire de l’électricité. Ainsi,

le 7 février, 6 877 330 logements ont pu être alimenté

par ce pic de production éolien.

SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE

Journée record le 28 février

avec une couverture à 139 %

• % de couverture : 63 % (moyenne nationale)

• kg de CO 2

évités* : 132 kg cumulés en moyenne

par installation.

• Ville la plus productrice : Marseille avec 105 %

de couverture.

• Ville la moins productrice : Caen avec 38 % de

couverture.

L’anticyclone très puissant sur le nord-ouest de la

Russie a apporté de l'air continental de plus en

plus froid. Après la neige, le ciel s’est dégagé et les

journées très ensoleillées ont permis de bonnes

productions d’énergie solaire, notamment durant

le mois de février.

SOLAIRE THERMIQUE

Record le 28 février

avec un taux de couverture de 105 %

• % de couverture : 56 % (moyenne nationale)

• kWh évités : 168 kWh cumulés en moyenne par

installation.

• ou m 3

de gaz évités : 18 m 3 cumulés en moyenne

par installation.

• ou litres de fioul évités : 22 l cumulés en moyenne

par installation.

Malgré le soleil, le froid a créé beaucoup de déperditions

thermiques au niveau des capteurs sur les

toits. La fin du mois de février fut beaucoup plus

propice au solaire thermique.

*Le calcul des kg de CO2 2

évités est effectué

sur la base du contenu CO 2

moyen du kWh

européen.

CARTE DE LA MÉTÉO DES ÉNERGIES RENOUVELABLES PAR SEMAINE

Mi-janvier (16 au 22 janvier),

un bon ensoleillement sur les rives

de la Méditerranée et une forte progression

de l’éolien, avec une production pour

près de 6 millions de logements.

Avec la participation de : Hespul

Hespul est une association qui œuvre depuis 1992 pour le développement des énergies

renouvelables et l’efficacité énergétique. Cette structure compte une trentaine de salariés

qui oeuvrent dans le photovoltaïque, l’éco-urbanisme, l’éducation à l’énergie et l’accompagnement

de projets. La météo des énergies renouvelables s’inscrit dans un programme

européen « energiz ‘air ». www.meteo-renouvelable.fr

8 9


météo des enr

Du 6 au 12 février, en pleine vague de froid,

le soleil reste de la partie avec une très bonne

production photovoltaïque. Mais les basses

températures nuisent au rendement

du solaire thermique.

Du 20 au 26 février, renversement

de situation et ambiance printanière

avec un fort niveau d’ensoleillement

qui permet d’atteindre l’autonomie

pour le chauffe-eau thermique

sur la moitié sud de la France.

Tout le monde peut devenir

producteur d’énergie renouvelable

pour peu qu’il dispose

d’une façade, d’un toit

ou d’un bout de jardin pour

installer un panneau thermique,

un panneau photovoltaïque

ou une petite éolienne.

Mais si ces ressources sont

gratuites, les rendements

sont conditionnés par les

aléas climatiques. La France

bénéficie d’une situation

géographique favorable.

Et, grâce aux données relevées

par RTE pour l’éolien

et par satellite pour l’ensoleillement

quotidien, l’association

Hespul nous fournit

désormais un bulletin météo

très clair de l’importance des

énergies renouvelables et de

son potentiel.

10


agenda

MARS 2011

Du 21 au 22 – Lyon (69)

Proxima Cité

13 e édition du Rendez-vous

National des collectivités locales

et de leur partenaires. L’évènement

est dédié aux rencontres

professionnelles autours des

thématiques des espaces verts,

l'aménagement urbain, les

équipements sportifs, la voirie,

l'environnement, l'énergie, le

bâtiment, l'éclairage.

Du 21 au 28

Magny-les-Hameaux (78)

Exposition « L'énergie »

L’énergie c’est la vie ! Cette

sélection de photographies

nous interroge sur les enjeux

environnementaux et sociaux

d’aujourd’hui qui feront le

monde de demain. Réalisée par

l’association Good Planet/Yann

Arthus-Bertrand. Lieu : Maison

de l'Environnement.

Du 22 au 25 – St Étienne (42)

Salon Bois Énergie

Le Salon Bois Énergie rassemble

la gamme la plus complète

d'équipements de chauffage,

de types de combustibles et

de filières d'approvisionnement.

Que cela soit pour chauffer

votre maison, votre entreprise

ou votre collectivité locale, des

experts seront là pour mettre à

votre disposition leur expertise,

leur expérience et leurs équipements

modernes de chauffage

au bois. www.boisenergie.com

Du 23 au 26 – Namur (Bel.)

Bois & Habitat

Vous souhaitez construire,

rénover ou aménager en bois ?

Durant ce salon, les professionnels

de la filière bois se mobiliseront

pour apporter des solutions

concrètes à toutes vos questions.

www.bois-habitat.be

Le 28 – Paris (75)


Réaliser BBC-Effinergie

Une formation ayant pour objectif

de sensibiliser les acteurs

du bâtiment aux enjeux de la

maîtrise de l’énergie, acquérir

les notions de base de la

conception à la mise en œuvre

d’un bâtiment basse énergie et

permettre de hiérarchiser les

actions.
 www.formation-architecte.com

Du 30 au 1 er avril – St Gervais

les-Bains (74)

Salon Énergie Montagne et

Éco Habitat

Salon de la maîtrise en milieu

Alpin. Particuliers et Professionnels,

venez découvrir des solutions

innovantes et écologiques

adaptées à l'habitat de notre

région montagnarde ! Lieu :

Espace Mont-Blanc. www.energie-montagne.org

AVRIL

1 er avril 2012

Salon de l'habitat écologique

8 e Salon de l'habitat écologique

dédié à quatre pôles :

Construction, rénovation, décoration,

aménagement. Exposants,

expositions, animation

enfants, conférences. Défi de

la récup : piles, téléphone cartouche

d'encre. Lieu : Espace

polyvalent. Contacts : Gwenvaël

Le Nezet – 04 75 60 64 73

Du 3 au 5 – Paris (75)

Le salon des Énergies

Renouvelables

Leader en France, EnR est le

salon reconnu de toutes les

énergies renouvelables : éolien,

solaire, géothermie, hydroélectricité,

biocarburant… En partenariat

avec le Syndicat des

Energies Renouvelables (SER)

et l'Ademe, EnR 2012 souhaite

apporter des solutions concrètes.

Lieu : Porte de Versailles.

www.bepositive-events.com

Du 3 au 5 – Paris (75)

Bluebat, le salon de la performance

du bâtiment et de la

construction durable. À l'heure

de la RT 2012, en anticipation

de la RT 2020, construction performante

et EnR sont indissociables.

Bluebat ouvre les portes

de 10 ans de croissance dans

le bâtiment, en neuf comme

en rénovation. Lieu : Porte de

Versailles.

Du 13 au 16 – Strasbourg (67)

Le Salon de L’habitat

Près de 200 exposants présenteront

les nouvelles tendances

dans les domaines de l’habitat et

de la construction bois. Au programme

: conférences, expositions

et démonstrations.
À noter

la quatrième édition du Palmarès

Régional Maisons Bois.
www.

maisonsdeprintemps.com

Du 20 au 22 – Biarritz (64)

Avrilexpo

Avec ses 250 exposants, Avrilexpo

est le rendez-vous du Pays

Basque et des Landes pour tous

ceux qui veulent concrétiser au

printemps leurs projets pour leur

Maison et leurs Loisirs.

Habitat, Éco-Habitat : De la

maison bois, en passant par

les matériaux isolants, et les

solutions écologiques de rénovation…

Les énergies renouvelables

sont également à

l’honneur avec des solutions en

solaire, photovoltaïque, géothermie,

éolienne.

12


ÉvÉnement

Recherche famille pour test

de maison positive en énergie

et voiture électrique

Durée du séjour : un an, prix : zéro euro.

Annonce sérieuse !

Après avoir rendu compte des exemples danois, allemand et suédois, nous

attendions avec impatience la Model Home 2020 pour la France. Enfin, un vrai

prototype de maison positive ! Enfin, une réponse globale, où la qualité des

espaces de vie importe tout autant que la performance technique. Enfin, un vrai

test public !

Photos : Adam Mørk

En région parisienne (91), l’architecture

de cette maison est constitué de trois volumes

modulables, très bien isolés.

V

elux, le célèbre fabricant danois de fenêtres

de toit, s’est engagé dans un vaste projet :

le Model Home 2020. Six maisons différentes

sont testées en Europe pour répondre à une vision

de l’habitat du futur. Chaque projet doit avoir un

impact climatique neutre pour relever le défi énergétique

et le défi environnemental. Il doit aussi

répondre un niveau élevé de confort de vie et

satisfaire des exigences de climat intérieur sain.

Danemark

Nous avions déjà évoqué dans ces pages

la première réalisation, sorti de terre en

2009, à Aarhus au Danemark. Cette

demeure a ensuite été testée durant un

an par une famille avec trois enfants en

bas âge, dont les consommations énergétiques

et les comportements ont été

suivis à la loupe. Le but est de permettre

aux familles de contrôler la lumière,

la chaleur et l'énergie de leur maison,

tout en fournissant des chiffres complets

sur la consommation énergétique. L’expérience

avait été très séduisante pour les résidents.

« Nous en avons apprécié chaque minute et nous

avons déjà quelques idées sur la manière dont

nous pourrons laisser entrer plus de lumière dans

notre propre maison familiale traditionnelle ». Sur

un écran dans le hall, la famille a suivi dans le

détail les besoins énergétiques et la production

de la maison. « C’est devenu une sorte de défi

Dans le garage, une voiture 100 % électrique

pour obtenir un bilan énergétique et carbone positif

sur l’habitat et les déplacements.

S’inscrire

Pour vivre dans la maison Air et Lumière durant un

an, les postulants doivent remplir quelques critères

: une famille de 4 personnes avec 2 enfants de

3 à 15 ans, soucieuse de l’environnement et sensibilisée

aux projets de développement durable.

Elle doit posséder de bonnes qualités de communication,

être familiarisée avec les réseaux sociaux

et maîtriser l’anglais, compte tenu du caractère

international du projet. Elle bénéficiera du logement

à titre gracieux (hors charges) et d’une berline

5 places 100 % électrique (Nissan Leaf élue

« voiture de l’année 2011 »). Les candidatures

seront ouvertes du 15 mars au 30 avril 2012. Une

première sélection par le jury de quatre familles

s’effectuera début juin qui visiteront la maison

avant le choix final. Entrée prévue au 1 er septembre

2012. Modalité et dossier de candidature sur

internet. www.maisonairetlumiere.fr/candidature.

14

15


ÉvÉnement

Pour Velux, la luminosité est un gage de qualité de vie.

Ici, 33 % de la surface habitable est vitrée, contre 16,7 %

minimum exigés à partir du 1 er janvier 2013 (RT 2012).

135 m 2 habitables, entièrement équipés, pour une famille avec

deux enfants prête à tester la demeure du futur pour un an.

familial et je pense que nous pourrions économiser

encore plus d'énergie que ce que nous avons

déjà fait ».

33 % de vitrage Velux (Ve pour ventilation et lux

pour lumière en latin) recherche donc une famille

prête à vivre l’expérience d’un habitat du futur pour

sa maison de 135 m 2 sur un double niveau, située

à Verrières-le-Buisson (91). Avec son logiciel de

simulation des niveaux de lumière pour optimiser

les apports naturels en luminosité et chauffage

solaire, la maison offre une surface vitrée de 33 %

par rapport à la surface habitable. Bien au-de

des 16,7 % exigés pour la prochaine RT2012.

La toiture est considérée comme « la 5 e façade

active », dotée de pentes intelligentes et différentes

pour optimiser le rendement des capteurs solaires

thermiques et des tuiles photovoltaïques,

Modulaire

La maison a été dessinée par Nomade Architecte,

elle est composée de trois volumes de base

accolés, aux formes diverses et complémentaires,

permettant d’imaginer des variantes pour s’adapter

à d’autres sites, environnements et matériaux.

La simple prise en compte du type et du nombre

de modules, permettra d’adapter ce logement

en habitat simple ou groupé en milieu urbain. La

Cette luminosité est aussi synonyme d’apports thermiques directs

dès le premier rayon de soleil. Pour éviter la surchauffe,

la ventilation naturelle est gérée par l’ouverture automatisée

selon les conditions météorologiques.

Avec sa production

d’eau chaude

sanitaire et

d’électricité solaire

et ses très faibles

consommations

de chauffage,

la maison air et

lumière devrait

présenter un bilan

énergétique positif :

Produire plus

qu’elle n’utilise !

qualité de l’air est assurée par

un système hybride de ventilation

: une VMC double flux en

hiver et une ventilation naturelle

en été activée par un système

d’ouverture automatisée des

baies verticales et fenêtres de

toit.

Habitat durable

La maison Air et Lumière

devrait offrir un niveau de performance

énergétique largement

positif avec un bilan

émission de carbone tout aussi

remarquable. Et, pour contribuer

à promouvoir un mode de

vie durable intégrant aussi les aspects de mobilité,

un véhicule 100 % électrique est mis à disposition

pour la durée du séjour. Grâce aux équipements

de pilotage et aux différents instruments de

mesure installés dans la demeure, nous devrions

pouvoir suivre les relevés de consommation et de

production d’énergie quotidien par l’intermédiaire

de sites et réseaux sociaux sur internet. Affaire à

suivre donc !

Les critères du projet Model Home 2020

Les six maisons que Velux construit dans cinq pays

européens sont conçues et construites par des architectes

et des entreprises locaux. Elles doivent être

habitées pendant un an par une famille pour mesurer

la qualité de vie, la qualité de l’air et les consommations

d’énergie. Pour préparer l’habitat durable de

demain, chaque projet doit répondre aux exigences

suivantes :

• Consommation d’énergie réduite, selon

les prévisions européennes les plus exigeantes.

• Enveloppe dynamique permettant de réguler

la transmission de chaleur nuit/jour, été/hiver.

• Conception architecturale optimisée pour limiter

la surchauffe estivale et utiliser les apports

solaires directs.

• Labels énergétiques les plus performants

pour tous les appareils.

• Contrôle automatisé de la performance

énergétique et démonstration des gains obtenus

grâce à la domotique.

Velux : La toiture est appelée « 5 e façade active ». Par un jeu

de pentes et d’orientations précisément calculées, elle optimise

la luminosité naturelle des pièces, elle supporte les panneaux

solaires photovoltaïques et thermiques et, par un jeu de commandes

automatisées des ouvertures des fenêtres de toit, elle régule

la qualité de l’air et ventile la demeure.

• Informations sur l’énergie incorporée dans

tous les matériaux utilisés et le niveau

de neutralité en CO 2

.

• Autonomie énergétique grâce aux énergies

renouvelables.

• Apport de lumière naturelle maximale

toute l’année.

• Informations sur les niveaux de lumière naturelle

élevés et leur intérêt pour la santé et le bien-être.

• Répartition intelligente des fenêtres.

• Climat intérieur sain.

• Contrôle automatique de la ventilation naturelle,

la ventilation mécanique ne vient

qu’en complément.

• Favoriser la convection naturelle entre

les positions basses et hautes des fenêtres.

• Matériaux sains, avec une longue durée de vie

et une évaluation environnementale selon

le cycle de vie.

16 17


architecture

Majoration de 30 %

des droits à construire :

Une blague ?

En promulguant une loi permettant d’augmenter de 30 % le cœfficient d’occupation

des sols (COS) pour les permis de construire et déclarations de travaux

déposés avant le 1 er janvier 2016 sur tout logement neuf et ancien, le gouvernement

a suscité de multiples réactions, espoirs et oppositions.

D

’un coup d’un seul, depuis le 6 mars et pour

trois ans, on peut construire la petite extension

rêvée, rajouter un étage sur l’immeuble

pour financer les travaux de copropriété, ou revoir

son projet avec 30 % de surface habitable de

plus pour construire la maison sur ce petit terrain

que l’on venait d’acquérir ! Et les promoteurs de

flairer l’aubaine d’un ou deux niveaux ajoutés

sur chaque immeuble. Sur un terrain de 500 m 2

avec un COS de 0,2, on peut passer de 100 m 2 à

130 m 2 (500 x 0,2 x 1,3). Dans une zone pavillonnaire,

où le plan local d'urbanisme (PLU) fixe la

hauteur maximale autorisée à 9 mètres, une augmentation

de 30 % porte la hauteur maximale à

11,7 m. Une bien belle affaire donc, qui doit relancer

l’activité dans le bâtiment dans le neuf comme

La possibilité de construire jusqu’à 30 %

de surface supplémentaire offerte

jusqu’au 1 er janvier 2016 est une belle

opportunité.

dans l’ancien et faire baisser le prix de l’immobilier

(mais peut-être pas celui du foncier !).

Le décret du 29 décembre

L’ampleur de cette mesure a pourtant été rapidement

revue à la baisse. Car, elle fait suite à un

décret entré en vigueur le 1 er mars 2012, portant

sur le calcul des surfaces habitables. Désormais

appelé « surface de plancher », elle unifie les

anciennes SHON et SHOB. Elle devrait permettre

de gagner de l’ordre de 10 %, car elle ne pénalise

plus l’isolation qui augmente l’épaisseur des murs

au détriment des surfaces habitables. Mais, pour

l’obtention du permis de construite, le décret inclut

la notion d’emprise au sol, c’est à dire tout ce qui

dépasse du bâtiment . Le calcul de l’emprise au sol

comprend les débords de toiture (jusqu’à 80 cm

en montagne), les garages sous abris, les pergolas,

les terrasses couvertes... Autant de mètres

carrés qui viennent réduire la surface du logement

en maison individuelle. Selon la configuration du

projet, il faudrait obtenir un permis de construire

de 110, 120 ou 130 m 2 d’emprise au sol pour bénéficier

de 100 m 2 habitables. Ces 30 % supplémentaires

sur le COS ne feraient donc que rétablir la

situation antérieure. Par contre, ce nouveau calcul

de surface génère quelques subtilités en terme

d’imposition. La Taxe Locale d’Équipement (TLE)

et la taxe du CAUE disparaissent au profit de la

Taxe d’Aménagement qui est calculée sur les nouvelles

surfaces d’emprise au sol, garage et poulailler

compris !

Les architectes

La nouvelle définition de la surface de plancher

avec emprise au sol, plus extensive car elle est

calculée par « projection vertical de la construction,

tous débords et surplombs inclus », allait

rendre le recours obligatoire à l’architecte plus fréquent,

car les 170 m 2 sont plus rapidement atteints.

Levée de bouclier des promoteurs immobiliers qui

ont pour habitude de construire en dessous des

170 m 2 afin d’éviter les honoraires des architectes.

Ajouter un ou deux niveaux sur tous les immeubles anciens peut

susciter beaucoup de convoitises. Et permettre de développer

très rapidement une nouvelle offre de logements urbains.

Architecte : J. Monestier à Bordeaux.

Ils trouvent vite une oreille attentive au gouvernement

et obtiennent que les surfaces de garage

accolé, auvents, porches, débords de toiture,

loggia… soient exclues de l’emprise au sol dans le

cas précis des maisons individuelles de plain-pied.

Protestation des architectes qui demandent que le

seuil de recours à leurs prestations soit abaissé

à 150 m 2 habitable pour compenser la perte de

surface liée au nouveau calcul. Depuis, le Conseil

National de l’Ordre des Architectes est, selon son

président Lionel Carli « entré en résistance » qui

ajoute : « Cette marge en sus ne pourra pas être

utilisée partout et n’importe comment, autrement

on court au désastre architectural et urbain ».

Les zones classées

Cette majoration de 30 % exclue toutes les zones

classées pour la protection des monuments historiques,

les sites naturels, les zones littoral, montagne,

non constructibles, inondables... Elle ne peut

pas modifier les servitudes d’utilité publique et de

passage. Elle ne peut pas aller non plus à l’en-

18

19


architecture

Pas avant décembre 2012

À Granville, cette surélévation associe surface habitable

et panneaux solaires. Bénéfices : intégration des énergies

renouvelables financés par les nouvelles surfaces et diminution

des charges de copropriété.

contre des Plans locaux d’Urbanisme (PLU) ou

équivalent (POS ou PAZ) pour le respect des alignements,

des hauteurs, des distances entre habitation

et voie publique. Dans les lotissements ou

groupes d’habitation, si ces 30 % contreviennent

aux règlements de la copropriété, il faut obtenir

l’accord de tous les copropriétaires. Ce texte

devrait être accompagné de détails d’applications,

car si l’on augmente par la taille d’un immeuble

de 30 % sans l’accompagner du nombre équivalent

de places de stationnement, cela posera

problème.

40 m 2 sans permis

Depuis le 1 er janvier, la surface maximale des

extensions réalisables sans permis de construire

est passée de 20 à 40 m 2 . Si la surface totale du

bâti reste inférieure à 170 m 2 , elle est soumise

à une simple autorisation de travaux. Au-delà,

architecte et permis de construire sont obligatoires.

D’autre part, les modifications d’un volume

avec percement ou agrandissement d’un mur

extérieur ne nécessitent plus de permis quelle que

soit la surface créée.

Selon le principe « Qui ne dit mot consent », toutes

les communes avec PLU, POS ou PAZ (80 % de

la population) ont neuf mois si elles veulent s’opposer

à cette disposition. Elle doivent alors organiser

une consultation publique des habitants. Mais,

si rien n’est fait dans ce délai, la majoration des

droits à construire s’appliquera automatiquement.

Entre la date de vote de la loi, sa promulgation, et

les choix de la commune après consultation, ces

30 % pourront s’appliquer à partir de décembre

2012. Ensuite, majorée ou pas, la surface nouvelle

ne dérogera pas à l’obtention du permis de

construire, ni évitera les recours de la municipalité

et les contentieux de voisinage.

Conclusion provisoire…

Est ce que ces 30 % de majoration de COS ouvriront

réellement de nouvelles possibilités de densification

et d’amélioration de l’habitat ? L’entrée en

vigueur au 1 er mars du nouveau mode de calcul

des surfaces relativise déjà beaucoup la portée

de ce décret en maison individuelle neuve. Pour

La nouvelle surface de plancher

Depuis le 1 er janvier 2012, les notions de surface

hors œuvre brute (SHOB) et de surface hors œuvre

nette (SHON) sont remplacées par une définition

unique de la surface de plancher. Il s’agit de la

« somme des surfaces de plancher closes et couvertes,

sous une hauteur de plafond supérieure

à 1,80 mètre, calculé à partir du nu intérieur des

façades du bâtiment », déduction faite de certaines

surfaces (vides, trémies, combles, aires de

stationnement, de stockage des déchets, etc.).

On ne tient plus compte de l’épaisseur des murs,

afin de ne pas pénaliser les efforts d’isolation par

l’intérieur ou l’extérieur des bâtiments. Mais on

introduit une nouvelle notion – l’emprise au sol –

pour l’obtention du permis de construire. Pourtant

censé simplifié la compréhension avec un

seul calcul, une distinction vient déjà d’apparaître

entre la surface de plancher des constructions et

la surface de plancher fiscale. Dans la première,

on peut déduire les trémies et les vides. Dans la

seconde, même les aires de stationnement sont

comptabilisées pour être soumis à la nouvelle

Taxe d’Aménagement…

Ces 30 % de majoration des droits à construire

s’entendent en surface au sol comme en hauteur

de construction.

L’extension est souvent un moyen de s’adapter

aux évolutions de la famille.

l’habitat collectif et les extensions,

ce décret des 30 % reste soumis à

de nombreuses règles d’urbanisme

existantes, et surtout à l’accord de

la commune, ultime décisionnaire

sur son territoire. Ce n’est donc pas

avant plusieurs mois qu’on pourra

mesurer la popularité de cette opération.

Enfin, ces 30 % de surface

supplémentaires ne sont pas synonymes

de 30 % de logements en

plus, car il faut pouvoir en financer

l’achat.

20 21


ÉCOHABITAT PARTICIPATIF

INEDIT !

Habitat participatif

pour les jardins suspendus

de « Babylonia » !

Comment vivrons-nous demain ? Est-ce que le mode d’organisation de nos villes

et de nos logements ne doit pas emprunter de nouvelles voies pour répondre

aux exigences d’un monde durable ? Deux grandes pistes se dessinent pour

penser la ville autrement : les écoquartiers et l’habitat participatif. L’agence d’architecture

Cr&on nous confie les fruits de ses réflexions sur ces deux concepts,

réunis dans son projet de « village vertical ».

Baptisé « Babylonia » en référence aux jardins suspendus de la 7 e merveille du monde, cet immeuble comportera 26 logements

disposant chacun d’un prolongement extérieur intime.

U

n écoquartier est une opération d’aménagement

durable exemplaire, répondant à des

critères définis par le Ministère du Développement

Durable pour améliorer notre qualité de

vie, tout en l’adaptant aux enjeux de demain :

« Préserver nos ressources et nos paysages, tout

en préparant les conditions de la création d’une

offre de logements adaptée aux besoins ». En

2011, 394 projets ont postulé au second appel à

projet « écoquartiers », dont près de 90 proviennent

de communes de moins de 2 000 habitants,

et environ 180 dossiers de communes de 2 000 à

20 000 habitants. Un écoquartier n’est donc pas

synonyme de mégapole urbaine. Il s’entend aussi

pour définir une petite zone pavillonnaire dans

un village ou la restructuration d’un ancien local

industriel en logement, selon une volonté écologique

affichée.

Empreinte écologique

Un écoquartier est un ensemble qui s'inscrit dans

un objectif de développement durable et de réduction

de l'empreinte écologique, associés à une

implication forte des habitants. Les grands axes

sont :

– Une réduction des consommations énergétiques.

– Une meilleure gestion des déplacements avec

limitation de la voiture et incitation à l'utilisation

de transports doux (transports en commun, vélo,

marche à pied).

– Une réduction des consommations d'eau (les

eaux pluviales sont récupérées et utilisées pour

arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique

ou alimenter l'eau des toilettes).

– La limitation de la production de déchets favoriser

la biodiversité.

Qualité de vie

Pour Jean-Philippe Charron et Thierry Rampillon

de Cr&on : « Les enquêtes d’opinion auprès des

français sur le logement placent régulièrement en

tête de liste de leurs attentes, les espaces extérieurs,

plébiscitant ainsi la maison individuelle.

Parallèlement, la lutte contre l’étalement urbain,

prône la densification des villes et le recours

au logement collectif. Une part de plus en plus

importante de la population vit donc en ville, en

appartements, dans des typologies de logement

qui ne permettent pas de répondre à l’envie de

ces extensions extérieures, sources d’une réelle

qualité de vie ».

BBC

Face à ce paradoxe, les deux architectes proposent

des projets qui lient la volonté de produire du

logement collectif en ville et celle de répondre aux

attentes du public et aux nouveaux usages qui en

découlent. Le projet Babylonia, développé sur le

site de l’Isle d’Abeau avec le promoteur Bremond,

est issu de ces intentions. Il traite dans le même

temps les nouvelles ambitions issues du Grenelle

de l’Environnement sur les économies d’énergie et

l’obtention d’un niveau de performance thermique

de type BBC (Bâtiment Basse Consommation).

Les jardins de Babylone

Ce projet propose un immeuble collectif de

26 logements, dans lequel la surface des séjours

est doublée d’une terrasse de surface équivalente,

en relation directe par le biais d’une large

baie vitrée. Cette terrasse offre un lieu appropriable,

extérieur au logement, une terrasse « jardinable

» dont les usages peuvent s’accorder aux

envies concrètes des usagers. L’ensemble séjourterrasse,

espace extérieur-intérieur investi différemment

selon la saison, constitue une véritable

pièce à vivre de 50 m 2 , de plain-pied.

Double hauteur

Afin de préserver l’intimité de ces espaces extérieurs

et la lumière naturelle des pièces qu’ils prolongent,

les terrasses sont implantées en quinconce d’un

étage sur l’autre. Elles bénéficient ainsi d’une double

hauteur et ne génèrent pas de masque sur les pièces

de l’étage inférieur, ouvertes sur l’autre façade. Parallèlement,

la lecture des terrasses en quinconce, présente

qu’un étage sur deux sur chaque façade, offre

une perception de l’échelle du bâtiment réduite à la

moitié du nombre de ses niveaux.

Performance technique

Le système constructif est basé sur :

– Une structure porteuse en béton limitée à l’enveloppe,

aux murs séparatifs entre logements et

aux gaines verticales des circulations et fluides.

L’absence de murs de refends intérieurs facilite

la flexibilité des espaces et l’adaptation des programmes

à leurs destinataires.

– La structure béton et l’isolation par l’extérieur

font de l’inertie du bâtiment un outil efficace de

confort et d’économie d’énergie permettant d’atteindre

une performance énergétique de niveau

BBC (bâtiment basse consommation consommant

moins de 50 kWh/m 2 /an).

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ÉCOHABITAT PARTICIPATIF

L’engagement

du « Guide Pratique de la Maison Positive »

« Babylonia » nous a séduit par l’intelligence de sa conception, par la maîtrise technique

de ses architectes, par sa reproductibilité sans uniformité, par la promesse de qualité de vie qu’offre

un logement doté d’un jardin suspendu, nous avons adhéré à ce projet au-dede notre simple mission

journalistique.

L’habitat participatif nous semble présenter une véritable alternative pour l’acquisition d’un logement,

mais dans un contexte où tout est à bâtir sous ses aspects financiers, juridiques et organisationnels,

il nous paraît nécessaire de médiatiser les initiatives locales diffuses pour favoriser l’émergence

d’une volonté « politique », selon sa définition étymologique de « science des affaires de la Cité ».

La constitution d’un groupe de familles autour d’un projet collectif doit passer par un système

d’information et d’échange pour rencontrer et choisir ses futurs partenaires parmi la plus large collectivité.

Autant de motivations qui nous engagent à élargir notre rôle de diffusion et d’échanges d’informations.

En plus des pages de ce magazine, nous consacrons désormais un forum internet qui présente

les évolutions du concept « Babylonia » et s’ouvre à tous les projets d’écohabitat participatif.

Il va permettre à tous de débattre, d’échanger et de se réunir pour créer son propre collectif.

Car, du nombre naîtra la dynamique !

Rendez-vous sur www.ecohabitat-participatif.fr

« Babylonia » répondra au minimum au niveau BBC,

mais cette structure se prête à des performances plus poussées,

jusqu’au BEPOS (positif en énergie). Chaque logement disposera

d’un espace intérieur-extérieur de 50 m 2 de plain-pied.

Seuls les murs périphériques sont porteurs. Ce qui permet

d’agencer le cloisonnement intérieur selon ses besoins.

– Une enveloppe très performante au plan thermique

contenant les espaces intérieurs.

– La structure porteuse est indépendante pour les

terrasses. Elle permet une accessibilité totale,

sans seuil, et une absence totale de pont thermique

dans le bâti.

– L’alliance d’une peau d’enveloppe variable et

d’une architecture libre des terrasses permet de

proposer de multiples variantes.

Reproduire et adapter

Ce schéma structurel et thermique performant est

reproductible sans difficulté. L’architecture du bâtiment

se nourrit du contexte ou de thématiques

particulières car l’image de l’immeuble est singularisée

par la peau de l’enveloppe isolante et le

traitement architectural des terrasses. Ce concept

du « jardin de ville», initié à l’Isle d’Abeau, a depuis

été développé sur d’autres sites montrant à la fois

la forte valeur d’usage des terrasses, l’efficacité du

dispositif en terme constructif et énergétique, et sa

capacité à répondre aux caractères des sites sur

lesquels ils s’implantent.

Habitat participatif

L’idée de ce « village vertical » peut constituer la

base d’une réalisation en habitat participatif. Quelques

chiffres pour situer le problème actuel : En

dix ans, le coût du logement a augmenté de 107 %

tandis que les revenus ne progressaient que de

17 %. Et les 2/3 des logements neufs livrés ces

dernières années s’inscrivaient dans des programmes

de défiscalisation pour les investissements

dans le parc locatif (loi Scellier). L’habitat participatif

offre une voie nouvelle en France, alors qu’il

est déjà bien développé en Europe, en Suisse, en

Allemagne, et dans les pays scandinaves notamment,

où ce type de propriété bénéficie de statuts

juridiques spécifiques.

Collectif

L’habitat participatif, « cohousing », a été inventé

en 1964 au Danemark, avant de s’étendre aux

États-Unis, au Canada et en Australie. Le principe

est simple : plusieurs personnes ou familles

se regroupent autour d’un projet pour lequel ils

s’accordent sur certains éléments de mode de

vie. Ils vont investir financièrement pour devenir

propriétaires de leur logement en concevant collectivement

un ensemble selon leurs besoins et

leurs aspirations de fonctionnement. Ils sont donc

associés depuis la conception jusqu’à la gestion

du bien immobilier. Ils peuvent bénéficier d’équipements

performants, optimiser l’utilisation des

espaces, mutualiser des parties communes pour

des ateliers, des buanderies, des salles de jeux

pour enfants ou des chambres d’amis… ou limiter

la mutualisation au minimum. Chaque groupe est

libre de choisir ses membres et de définir ses

objectifs. Il peut s’agir d’un ensemble de maisons

individuelles, d’un immeuble neuf, ou de la transformation

d’un local industriel en logement. Tout

est possible, dans le lieu, la forme et le mode de

fonctionnement.

Éco…nomique !

Dans le processus de construction d’un habitat

participatif, les économies de coût sont potentiellement

importantes. De nombreux équipements

techniques et des espaces sont partagés.

Par rapport à un immeuble collectif classique, il

n’y a pas non plus de frais de commercialisation

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ÉCOHABITAT PARTICIPATIF

Autour d’un noyau en béton fortement isolé,

le principe constructif autorise la plus grande liberté

esthétique grâce à une peau extérieure libre

et une structure porteuse des terrasses

indépendante du noyau.

La disposition des terrasses en quinconce

préserve la luminosité de tous les logements

et réduit l’impression de hauteur du bâti.

(10 à 15 %), ni de marges additionnelles de multiples

intervenants. Les choix techniques porteront

sur des éléments « utiles » à la communauté :

des matériaux de qualité, des énergies renouvelables,

des espaces bien agencés plutôt que du

« tape à l’œil » destiné à faciliter les opérations

de vente. Car, ce bien immobilier ne peut pas

être une source de revenus pour des propriétaires

non-résidents, ce qui favorise généralement la

spéculation.

Qualité de vie

Mais ce n’est là qu’un des aspects d’un projet participatif.

Car, pouvoir choisir l’agencement précis

de son espace privatif loin de la standardisation et

l’uniformisation, apporter sa réponse aux aspects

environnementaux et énergétiques ou mutualiser

des espaces et de services communs, c’est privilégier

une qualité de vie riche, en accord avec

ses aspirations et dans une certaine convivialité

de voisinage.

L’habitant au centre

Chez Cr&on, « Babylonia » est un projet conçu

dans cette logique. Il place l’habitant au centre

d’une démarche nouvelle : Vivre dans un écoquartier

avec un bâtiment à haute performance

énergétique, qui offre une grande liberté d’agencement

intérieur et un « jardin de ville » pour chacun.

L’échelle du projet, avec un nombre de logements

restreint et une grande adaptabilité esthétique de

l’enveloppe extérieure, permet de répondre à de

multiples situations urbaines. Elle permet aussi

d’envisager parfaitement un mode d’habitat participatif,

dûment encadré par une équipe de professionnels

chevronnés pour la construction.

L’évocation des « jardins suspendus de Babylone »,

l’une des sept merveilles du monde antique, ajoute

encore à la magie de ce concept novateur.

« Babylonia »

Architectes : Jean-Philippe Charron

et Thierry Rampillon, Cr&on, Grenoble (38)

« Bonne énergie »

Les architectes Jean-Philippe Charron et Thierry Rampillon, réunis au sein de l’agence Cr&on, ont signé le

premier immeuble de bureau à énergie positive en France. À Grenoble « Bonne énergie » est un bâtiment

de cinq étages et 1 900 m 2 livrés en 2010, dont la production d’énergie est supérieure à la consommation.

Pour le chauffage et la ventilation, les besoins ne sont que de 10 kWhep/m 2 /Shon/an. Parmi les particularités

de la construction, on relève une isolation thermique renforcée, une forte luminosité naturelle avec 22 %

de surface vitrée en triple épaisseur et un système particulier de « bouchon thermique » intérieur qui vient

se loger dans les cadres de fenêtres la nuit. La journée, des stores automatisés régulent les apports solaires

directs. Pompe à chaleur en géothermie profonde, vmc double flux, 380 m 2 de panneaux photovoltaïques…

Initié cinq ans plus tôt, à une époque où les attentes étaient moins prégnantes et les solutions techniques

novatrices, cet immeuble marque une étape importante vers la performance du bâti.

L’agence d’architecture occupe un étage entier de sa réalisation. Et Jean-Philippe Charon est aujourd’hui un

utilisateur ravi. « L’usage du bâtiment nous permet de redécouvrir une citoyenneté active. Mon action individuelle

sert l’objectif collectif ». Il est aussi stimulé par la nouvelle façon de travailler qu’exigent les bâtiments

très performants. « La méthode de conception change, on ne peut plus concevoir comme il y a 20 ans, de

manière successive : l’architecte, puis les bureaux d’études. Aujourd’hui, on conçoit en simultané, en dialoguant

». Par exemple, l’orientation a été dictée par la meilleure disposition pour les panneaux photovoltaïques.

Côté chantier, il a eu le sentiment de retrouver la solidarité indispensable à la réussite d’un tel projet.

Une convivialité que les occupants retrouvent aujourd’hui au dernier étage de l’immeuble sur les grandes

terrasses couvertes qui leur sont offertes pour une petite pause dans la journée ou un cocktail en soirée.

« Bonne énergie est le premier immeuble de bureaux à énergie positive en France. Il offre aussi la convivialité d’une grande terrasse

sommitale en espace de détente pour les résidents ».

26 27


architecture

La notion de partage

Stéphane Maupin est un trublion dans le monde de l’architecture. Ingénieur des

ponts et chaussés, enseignant, Chevalier des Arts et Lettres, lauréat Villa Médicis,

cet architecte, passé par les agences de Ruddy Ricciotti, Marc Mimram

et Philippe Starck, cumule les distinctions internationales de Venise à Tokyo,

Sao-Paulo ou New-York. On ne l’attendait donc pas sur un projet HLM au cœur

de Paris.

L

Photos : Cécile Spetet

ivré fin janvier 2012 dans le XVII e arrondissement,

le « M building » est un immeuble aux

formes atypiques de 20 logements. Dans une

rue étroite, Stéphane Maupin a imaginé ce bâtiment

entièrement baigné de lumière et communautaire.

Ce nouvel espace original propose une

cascade de toitures parisiennes, une succession

Coté rue, une forme en M,

avec des façades classiques d’enduit blanc.

Une cascade de cabanes pour vingt appartements

avec terrasse privative pour chacun !

Stéphane

Maupin

28

29


architecture

de terrasses suspendues qui seront pour les habitants

de véritables pièces supplémentaires, larges

et confortables.

Lopin de terre

En refusant l’orientation frontale sur la rue, le bâtiment

crée un réel sentiment d’intimité résidentielle.

Le but ? Rapprocher les voisins, créer un espace

partagé dans lequel l’autre n’est plus un étranger,

un vrai village au cœur de la ville ! Comment est née

cette forme en M ? Le commanditaire, l’OPAC, souhaitait

une toiture végétale. « Quitte à végétaliser,

Comme un pied de nez à la ville bien propre et droite,

le cœur de l’immeuble propose le désordre

et la diversité, avec des volumes couverts

d’acier galva.

L’architecte aime à évoquer une rue napolitaine

ou une favella pour définir le « bricolage » central.

Les appartements sont agencés en duplex avec vues traversantes.

Ils bénéficient tous d’une luminosité naturelle rare en ville.

30

31


architecture

autant que le toit s’écroule pour que tout le monde

en profite, qu’au moins les habitants aient chacun

droit à un lopin de terre ».

Cabane

Entre les contraintes de pentes de toit à 45°, de

façades classiques en enduit blanc sur les rues et

l’interdiction d’ouvrir des vues principales sur les

lieux de sépulture, Stéphane Maupin a pu trouver

un espace de liberté au cœur du bâtiment. Il en

a joué comme un pied de nez à la ville, avec une

cascade de « cabanes » en acier galva, des canisses,

de gros pots de fleurs et des cheminements

extérieurs. Une composition en « favella » ou « rue

napolitaine » pour que règne le bricolage, l’incohérence

et la liberté. Avec quelques lampions multicolores

tendus, on imagine aisément l’ambiance

de village un soir d’été. En duplex et traversant,

les logements bénéficient du confort thermique

d’un ensemble classé Très Haute Performance

Environnementale (THPE).

Terrasses et coursives extérieures vont

favoriser une ambiance communautaire.

Plans : Une toiture-terrasse végétalisée qui se serait affaissé

en son centre pour laisser place à des logements en cascade,

lumineux et tournés les uns vers les autres. Une manière astucieuse

et élégante de répondre aux contraintes du site, entre deux rues

et proche d’un cimetière pour lequel le Code Civil interdit toute vue

principale sur un lieu de sépulture.

Architectes : Stéphane Maupin et Nicolas

Hugon (Stéphane Maupin architecture+design)

Surface : 1 800 m² Coût : 2,5 M€

32

33


architecture

Le bois massif prêt

pour 2020

C’est en 2020 que tous les logements neufs devront présenter un bilan positif en

énergie. Chez Honka, leader mondial des systèmes constructifs en bois massif,

la première maison labellisée BBC marque une étape décisive sur la voie de la

performance ! Les consommations de chauffage le prouvent !

La structure en bois massif est doublée d’un isolant de fibre

et d’un bardage en sapin brossé thermo-chauffé qui lui assure son

imputrescibilité. L’assemblage d’angles débordant si caractéristique

des structures en bois empilé disparaît derrière l’habillage isolant.

Dans un environnement verdoyant, la construction est installée à la rupture de pente, avec un grand balcon plein sud, qui ménage

de belles vues. Première maison en bois massif labellisée BBC, ses consommations d’énergie sont très modestes. 10 euros par mois

pour le chauffage, 7 euros par mois pour l’eau chaude !

S

i l’empilage de rondins de bois est l’un des

plus vieux modes de construction sur terre et

qu’il fait toujours preuve de ses incroyables

capacités isolantes dans toutes les régions froides

de la planète. Les systèmes en bois massif empilés

sont soumis à des phénomènes de tassement,

dus aux charges qui compressent le matériau et à

la rétractabilité naturelle du bois. Tous les spécialistes

du bois massif maîtrisent sans souci cette

« contrainte » naturelle et anticipent ces mouvements

pour éviter les problèmes constructifs.

Ils assurent le bon fonctionnement des portes,

fenêtres et escaliers avec des montages sur glissière,

des tuyauteries souples et des isolants

compressibles.

Mixité

Mais, dans le cas de construction « mixte » où il

s’agit d’accoler des murs en béton ou en brique

avec des murs en madriers empilés, les deux

parties du bâtiment n’évoluent pas de la même

façon. Honka a mis au point une paroi non-tassante

pour faciliter la réalisation de ce type d’ouvrage.

Cette innovation permet de combiner les modes

de construction en bois, bois massif, ossature bois

et poteau-poutre et d’associer d’autres matériaux

de construction comme la pierre, l’acier, le verre.

La famille des bois reconstitués

Cette paroi est réalisée en bois massif reconstitué

(BMR). Baptisée Fusion, elle fait l’objet d’un

brevet qui protège plusieurs années de recherche.

Une innovation qui vient enrichir la grande famille

des matériaux fabriqués à base de bois, où l’on

trouve déjà :

– les panneaux de laine de cellulose, du bois

défibré utilisé en isolation ;

– les panneaux de fibres à moyenne (MDF) ou

haute densité (HDF) pour le mobilier, les planchers,

l’agencement ;

– les panneaux d’agglomérés avec des particules

non orientées, pour des revêtements intérieurs,

des étagères, des supports de couverture ;

des panneaux de particules orientées (OSB)

utilisés en construction pour leur grande résistance

mécanique ;

Une architecture compacte, avec des formes très contemporaines

et des débords de toit volumineux surlignés d’un habillage

en zinc. Le constructeur finlandais Honka, leader mondial

de la construction en madriers et rondins empilés offre désormais

une image radicalement moderne et performante, bien loin

du chalet dans la forêt.

Fabrication écologique

L’entreprise finlandaise est soucieuse de l’environnement.

Elle n’utilise que des bois de provenance

certifiée par une bonne gestion forestière

et une replantation. En fabriquant des rondins

et madriers plutôt que du ciment, on économise

50 % d’énergie. La colle utilisée dans les maisons

en bois massif est écologique. Les produits

d’entretien industriel utilisés dans l’usine sont

non polluants. La production est sans déchets

car une partie des chutes et résidus, tels que la

sciure, les copeaux et tout morceau de bois ne

pouvant être utilisé pour les maisons est recyclé

en composants pour litières animales, cartons,

nids d’oiseaux. L’autre partie est utilisée pour produire

l’énergie de l’usine.

des panneaux de contreplaqué, avec leurs fines

feuilles de bois déroulé, collées en couches croisées

sur plusieurs épaisseurs ;

des panneaux de bois massif contrecollé. Des

assemblages de plusieurs épaisseurs de planches

en panneaux de très grande surface, utiles

pour former des planchers ou des pans de murs

complets ;

34 35


architecture

sur sa longueur. Un madrier de bois massif ainsi

reconstitué n’est plus tassant, car le pli central

résiste à la compression. Associé à un isolant en

fibre de bois, cela permet d’unir les qualités traditionnelles

du bois empilé (robustesse, confort,

air ambiant optimal du bâti, hygrométrie stable,

régulation de l’humidité) : avec les hautes performances

(thermique, déphasage) de cet isolant,

dans un matériau disponible en deux épaisseurs :

128 et 204 mm, plus 160 mm d’isolant. Des critères

écologiques en conservant toutes les qualités

propres à la construction en bois massif.

Première

La première maison Honka Fusion a été labellisée

Effinergie BBC le 3 novembre 2010 dans la région

lyonnaise. L’architecture est contemporaine, avec

un toit plat de plain-pied et un bardage vertical, sur

Avec ses 45 m 2 , l’espace de jour se prolonge

jusqu’au balcon par une grande baie vitrée dans

de belles tonalités de couleur crème et gris.

Dix madriers empilés suffisent à cloisonner le volume,

l’isoler thermiquement et phoniquement, et à porter

la toiture. Il s’agit ici de madriers sans tassement

grâce à un pli central à fibre verticale.

Une cloison vitrée maintient le contact visuel

et sonore entre la cuisine et le séjour.

Toutes les menuiseries sont à triple vitrage

et en pin sylvestre, prépeintes en atelier.

des poutres de lamellé-collé, constitués de

lamelles collées dans le même sens pour réaliser

des portées de grandes dimensions à forte

résistance mécanique et des formes courbes ;

des poutres en lamibois constituées de placages

minces de bois ;

– les poutres contrecollées obtenus par collage

de deux ou plusieurs lames épaisses de bois

massif.

Pli vertical

Chez Honka, le bois massif reconstitué est novateur.

Il s’agit de trois lames de bois (appelés plis),

de forte épaisseur (4 à 7 cm chacune), assemblées

par une colle écologique spécifique, et dont

le pli central est placé verticalement. Car, si le bois

connaît un tassement sur son épaisseur, il ne se

compresse pas dans le sens vertical de la fibre,

Performances

Les 142 m 2 habitables de cette demeure de plainpied

se répartissent en une partie jour, avec cuisine

et salon de 45 m 2 , et une partie nuit avec trois

chambres et deux salles de bains. À l’avant, une

terrasse de 50 m 2 est suspendue dans la pente. La

structure de construction, en murs de madriers en

pin Sylvestre Honka Fusion de 142 mm est complétée

par 160 mm d’isolant en fibre de bois et

un bardage à pose vertical. En toiture-terrasse,

240 mm d’isolants sont protégés par une membrane

d’étanchéité EPDM collée à froid. La charpente

est dimensionnée pour recevoir, à terme, la

couche de terre nécessaire à une végétalisation et

l’installation de panneaux solaires. Des menuiseries

triple vitrage en pin du Nord viennent compléter

l’enveloppe thermique. Côté énergie, une

pompe à chaleur air/eau de 8 kWh de puissance

alimente le plancher chauffant et la production

d’eau chaude sanitaire. La consommation est

de 53,2 kWh/ep/m 2 /an. Les eaux de pluie sont

récupérées dans une cuve de 8 m 3 . La première

année complète, les frais étaient 127 euros pour

le chauffage et de 84 euros pour la production

d’eau chaude. En zone climatique H1c, la maison

a obtenu le label Bâtiment Basse Consommation

(BBC) qui préfigure la Réglementation Thermique

2012, et la lettre A au DPE. Le prix final est

de l’ordre de 2 000 € TTC/m 2 , pour cette maison

livrée clef en main avec ses terrasses et balcons.

36 37


architecture

142 m 2 de surface habitable. Les murs ne contiennent

pas de pare-vapeur. Ils sont naturellement

respirants. Le bois massif laisse circuler librement

la vapeur d’eau des murs à l’air libre et vice-versa.

Le dossier a été validé par Promotelec après les

résultats du test d’étanchéité à l’air. La maison est

préparée pour devenir, avant l'échéance de 2020,

Bepos (bâtiment à énergie positive) par l'adjonction

de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques

et par végétalisation de la toiture.

Lignes épurées

Avec une isolation extérieure, les assemblages

traditionnels des madriers sont invisibles,

puisque le bardage couvre l’isolant et les angles.

Dans l’une des trois chambres de cette demeure de 142 m 2 , on peut

remarquer les lignes caractéristiques des assemblages à mi-bois

pour les madriers empilés. Le bois est simplement lasuré. En bois

massif empilé, on distingue le madrier à la forme plane, du rondin

à la forme arrondie et de la fuste, le tronc d’arbre brut, juste écorcé.

Les deux salles de bains présentent des jeux de couleur et de matière très différentes. Mais elles affichent une modernité bien éloignée

de l’image traditionnelle du chalet.

Avec trois côtés vitrés, la cuisine a bénéficié de toutes les attentions pour en faire la pièce la plus lumineuse et accueillante de la maison.

Ce qui donne à la maison, cette enveloppe très

lisse et épurée dans sa forme. Ici, l’habillage des

façades se caractérise par des lames de 180 mm

en sapin brossé et thermo chauffé. Le bois subit

un traitement à haute température pour le stabiliser

et le rendre imputrescible et indéformable.

Le traitement modifie les qualités intrinsèques du

bois pour le préserver des attaques d'insectes et

empêcher les champignons de se développer.

Ainsi traité, il est parfait pour un emploi en extérieur.

D’autre part, n’étant soumis à aucun bain

chimique, il peut être éventuellement recyclé en

fin de vie.

Loin du chalet

Grâce à ses angles de croisement courts limitant

l’emprise au sol, cette paroi offre une technicité

qui lui permet de s’intégrer dans des sites

urbains et dans une architecture contemporaine.

En se mariant aisément avec d’autres systèmes

constructifs, elle se prête à toutes les lignes

expressives ou minimalistes. À noter que le revêtement

extérieur s’adapte selon l’architecture locale,

les envies ou le budget. Un crépi ou tout autre

bardage peut être choisi. On est donc désormais

bien loin de la cabane en rondin dans les forêts

nordiques ou du chalet de montagne.

38 39


Architecture

Une seule direction : le sud !

Pour construire à haute efficience énergétique, l’orientation au Sud est la solution

la plus efficace et la moins onéreuse. Dans un contexte parcellaire complexe et

au prix de quelques contorsions, cette maison a obtenu le label Minergie P.

grâce à son architecture atypique.

F

ruit du fractionnement d’une grande propriété

avec manoir ancien près de Lausanne, le

découpage parcelaire libérait un terrain de

forme étrange : en triangle, avec un resserrement

central et un accès bas en pente. L’architecte

Tomas Mikulas va s’emparer de cette morphologie

particulière pour proposer un projet qui optimise les

apports solaires. La forme de base de la maison

est le trapèze, avec un axe de symétrie nord-sud.

La grande face du trapèze s’ouvre largement vers

le sud et le soleil. Elle contient ainsi de grandes

baies vitrées et les panneaux solaires thermiques

sur le toit. Les faces latérales, rabattues vers

l’arrière, possèdent des ouvertures de dimension

plus réduite. En face nord, une ouverture circulaire

unique éclaire la cage d’escaliers et donne un

point de vue vers l’arrière du jardin. À l’avant, une

double terrasse oblique suit la limite ouest de la

parcelle et couvre un portique d’entrée, le garage

ainsi qu’une cave.

Trois chambres avec mezzanine

L’habitation s’organise sur quatre niveaux avec, en

bas, le garage, la cave extérieure, l’entrée de la

villa, une salle de jeux partiellement enterrée et

les locaux de service (chaufferie, buanderie, cave).

Béton gris clair pour la partie semi-enterrée, crépi gris foncé

sur structure bois à l’étage médian et bardage de mélèze pré-grisé

pour la partie supérieure de cette maison singulière.

Abondance de verre en baies et fenêtres,

mais aussi en garde-corps extérieur

et intérieur.

C’est à l’arrière que l’on perçoit

le mieux la composition en trapèze.

Une façade nord uniquement ouverte

d’un oculus sur la montée d’escalier,

des faces latérales rabattues vers

l’arrière avec de petites ouvertures.

Et une large partie sud qui optimise

l’ensoleillement avec de grandes baies

et des panneaux solaires sur le toit.

À l’étage principal, les espaces

de séjour, avec cuisine, salle à

manger, salon et, sur l’arrière,

des zones de service (cellier et

WC visiteurs). Les baies vitrées

coulissantes donnent accès à la

terrasse sud revêtue de lames

de bois. À l’étage supérieur, trois

chambres en duplex. Chacune

comprend une galerie supérieure servant de

bureau ou d’espace de jeux pour les enfants. Les

espaces sanitaires et le dressing se trouvent sur la

partie arrière, sous les mezzanines.

30 cm d’isolant

Coté technique, la maison est protégée par

plus de 30 cm d’isolation thermique, que ce

soit dans les parties en béton contre terre ou

dans l’ossature bois des étages supérieurs. Elle

est chauffée par une pompe à chaleur (PAC)

avec sonde géothermique, même si la majeure

partie de l’année, ce chauffage est pratiquement

inutile, car la structure solaire passive remplit son

rôle et permet de capter l’énergie nécessaire à

l’intersaison. Le chauffage est assuré à 100 % par

la PAC. Elle fournit aussi 55 % des besoins en eau

chaude sanitaire. La différence est apportée par

les panneaux solaires pour 36 % et l’électricité,

en ultime recours, pour 9 %. Cette construction

possède une ventilation douce à double flux pour

assurer un renouvellement permanent de l’air. L’air

frais est amené par un puits canadien ceinturant la

moitié de la maison et qui permet de préchauffer

l’air en hiver et de le rafraîchir en été en le faisant

passer dans des conduites enterrées.

42

43


Architecture

Minergie P.

Les fondations semi-enterrées en béton sont isolées par 30 cm

de polystyrène. Le décaissement est mis à profit pour installer

un puits canadien qui ceinture la maison et permet de préchauffer

l’air entrant par la vmc double flux.

À l’intérieur, des matériaux sobres et contemporains ont été retenus.

Le bois est présent par l’expression de la structure des planchers

supérieurs (solivage) qui est gardé visible. La tonalité générale

est dans les gris clairs, beiges ou anthracite. Seuls les espaces

de circulation sont soulignés par une couleur rouge qui dynamise

l’expression spatiale.

L’organisation de la partie nuit est très intéressante. Les trois

chambres sont en duplex, elles disposent toutes d’une mezzanine.

Minergie Passif est un label de certification de

bâtiments sains et écologiques, d’origine suisse. Il

correspond aux critères du Passiv Haus allemand

et du Bâtiment à Basse Consommation (BBC)

français, mais il est considéré comme le plus

strict au niveau européen. Il est proposé dans

l’hexagone pour valider un haut niveau de

performance. Le bâtiment entier est considéré

comme un système intégral, avec l’enveloppe

du bâtiment et les installations techniques, dont

la qualité est mesurée par la consommation

d’énergie. Il prend aussi en compte les appareils

électroménagers (classe A minimum). Les

principales exigences sont :

– énergies renouvelables solaires

– étanchéité à l’air

– isolation thermique entre 20 et 35 cm

– triple vitrage

– distribution de chaleur par air possible

– appareils électroménagers de classe A

– vmc double flux

– besoin de puissance thermique maximale

pour l’installation de chauffage : 10 W/m 2

(avec vmc)

– consommation d’énergie : 30 kWh/ep/m 2 /an

sans modulation d’altitude

Préfabriqués en atelier,les étages supérieurs sont à ossature

bois avec 30 cm d’isolant naturel. L’étanchéité à l’air entre

les modules de murs et les menuiseries a été contrôlée

par un test blower-door.

Confort

Parmi les autres équipements techniques,

citons une installation de domotique, l’aspirateur

centralisé ainsi qu’un réservoir de récupération

de l’eau de pluie, tous des éléments favorables

au confort des habitants, mais qui ont aussi

été retenus dans un souci de préservation de

l’environnement. La maison a passé avec succès

le test d'étanchéité à l'air (BlowerDoor) exigé par

le label Minergie P. Le test fut effectué au moment

la maison était fermée, mais avant la réalisation

des finitions intérieures et la pose de l’isolation

périphérique, ceci pour permettre d’éventuelles

corrections tant que les structures principales sont

facilement accessibles.

Architecte : Tomas Mikulas – Maracon, Suisse.

La cheminée à foyer fermé est équipée d’un récupérateur de chaleur.

Garage et caves sont

dissociés du bâti principal

qui se développe

sur quatre niveaux.

Les trois chambres

disposent

d’une mezzanine

sous les toits.

Le séjour s’ouvre

sur la terrasse au sud.

Les pièces de service forment

un tampon côté nord.

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Chauffage

Infos

GF SERVIVES

Chaudière multi-combustible de

245 kW de puissance acceptant

sciure, copeaux, granulés,

coquille de noix, elle est dotée

d’un échangeur de chaleur, d’un

foyer en acier réfractaire avec

enduit et pierre de Silice. Alimentée

par vis sans fin accessible

sur toute sa longueur (G50).

Modulation de puissance automatique

en fonction du rendement

de combustion par sonde

lambda. Pupitre de commande

programmable ou en service

continu. Allumage électrique

automatique par ventilation d’air

chaud soufflé.

RAVELLI ECOTECK

HRV 135 est un thermopoêle de

17 kW, équipé d'une soufflerie

et d'échangeurs en acier inox,

destiné à chauffer la pièce principale.

Son rendement est de

plus de 90 %. Son habillage, en

acier ou en céramique, est disponible

en différentes couleurs.

En plus que chauffer l'eau pour

les radiateurs, Riviera a un ventilateur

qui lui permet de chauffer

l'air par diffusion : cette caractéristique

en fait une source de

chaleur particulièrement riche et

de grande polyvalence.

QAITO 2.5

Simple et d'un élégant design

ce nouveau mode de chauffage

est capable d'offrir à une pièce

à vivre les 2 ou 3 °C de température

supplémentaires pour

affronter les trop fraîches soirées

de printemps ou d'automne. L'ingéniosité

et l'utilité du Qaïto 2.5,

inventé en 2010, lui a valu la

médaille d'or 2011 du Concours

Lépine. Qaïto 2.5 se pose tout

simplement dans un foyer fermé,

un insert ou un poêle à bois, où

il brûlera dans son propre foyer

2,5 litres de pellets. Energie

renouvelable, écologique et

économique les pellets procurent

une combustion de 5 kW

au kilo, sans odeur ni fumée, et

épargnent bien des corvées de

bois. Qualité supplémentaire,

et non superflue, Qaïto 2.5 est

100 % « made in France » !

PERGE

Gervanne est un hydro-pôele à

granulés de 17 kW de dimensions

compactes. Il est proposé

en 3 coloris. Il est équipé d'un

écran de contrôle simple d'utilisation

et d'une lecture aisée.

Celui-ci permet d'accéder aux

fonctions de confort indispensable

au client ainsi qu'au paramètre

de réglage nécessaire

à l'installateur pour l'adapter

aux exigences de l'installation.

L'hydro-poêle Gervanne offre

une véritable solution de chauffage

central à granulés avec un

rendement exceptionnel (jusqu'à

97,8 %) et des émissions de

CO 2

de 0,04 % et émissions

de poussières extrêmement

réduites.

FONTE FLAMME

Dans le souci d'allier performance

et compétitivité, Fonte Flamme

lance sa nouvelle gamme de

Foyers avec le 700 Flashvision

et le 775 Spécialvision. Succédant

à l'ancienne, elle en hérite

sa robustesse, ses parois en

fonte épaisse, sa qualité de fabrication,

ses 2 clapets qui facilitent

l'allumage et permettent un

parfait contrôle de la puissance

de chauffe, sa grande vision du

feu et sa vitre pyrolyse autonettoyante.

Ces critères se sont vus

renforcer grâce à deux ans de

recherche et développement.

En effet, les principes de combustion

ont beaucoup évolués

(2 brevets ont été déposés)

afin de répondre aux exigences

et besoins environnementaux

actuels.

HASE

Avec une puissance de 2 à 5 kW,

le poêle Merida a été conçu pour

les habitations modernes à faible

consommation d’énergie. Ici le

modèle Merida en édition spéciale

Lave avec son corps en

acier noir, un habillage en céramique

spéciale, lisse et satinée

faite à la main. Hauteur : 135,5 cm

– Largeur : 37 cm – Profondeur :

41 cm – Puissance : 4 kW (adapté

BBC) – Rendement : 80 % –

Console tournante à 180°.

HERZ

La chaudière Herz BioFire est une

réponse aux gros projets grâce à

sa possibilité de fonctionner en

cascade permettant de réaliser

des projets jusqu’à 2 000 kW.

Parmi ses atouts citons sa sonde

Lambda. Intégrée, elle contrôle

en permanence les gaz de combustion,

il est possible d’atteindre

en permanence de parfaites

valeurs de combustion et de

faibles valeurs d’émissions. La

sonde Lambda corrige la quantité

de combustible nécessaire

ainsi que la quantité d’air secondaire

afin de toujours

obtenir la

Herz

plus propre des combustions,

et ce également en fonctionnement

à puissance réduite. Il en

résulte une baisse des besoins

en combustible et une diminution

des valeurs d’émissions, même

avec des qualités de combustible

différentes.

BRISACH

En 2012, Brisach devient le

premier réseau conventionné par

Qualit’ENR pour dispenser la formation

: appareils bois indépendants.

Le centre de formation de

Brisach situé à Sainte Maxime

est le premier de la profession à

être conventionné par Qualit’ENR

pour dispenser une formation

« appareils bois indépendants »

reconnue pour demander la qualification

Qualibois. Choisir un

installateur Qualibois permet au

consommateur de s’assurer que :

– Son installateur a suivi une formation

rigoureuse en matière

de connaissances, de maintenance,

de pratiques techniques

et de sécurité sur les produits

Brisach.

– L’installateur dispose de toutes

les assurances nécessaires.

– Il est éligible à certaines aides

financières accordées par les

pouvoirs publics pour une installation

réalisée par un professionnel

Qualibois.

FLAMME VERTE

Depuis 2010, les industriels

signataires de la charte Flamme

Verte « appareils indépendants »,

encouragés par l’Ademe, se sont

engagés à faire contrôler leurs

appareils de chauffage au bois

les mieux vendus sur le marché

français par un organisme indépendant,

Certita*. Les premiers

résultats viennent d’être publiés.

Désormais chaque année, de

manière aléatoire, Certita sélectionne

les appareils Flamme

Verte les plus représentatifs du

marché pour les soumettre à

des tests, réalisés par des laboratoires

notifiés. À cette occasion,

il est possible qu’un équipement

perde son label Flamme Verte

ou qu’en revanche si les performances

se révèlent supérieures

à celles affichées sur l’appareil,

ce dernier intègre la classe

d’étoiles supérieure. La première

série de contrôles a donné les

résultats suivants : sur douze

appareils testés, neuf, qui étaient

conformes aux critères affichés,

conservent leur classe d’origine,

deux gagnent une étoile, et un

appareil se trouve rétrogradé en

classe 4 étoiles.

46 47


Chauffage

L’eau chaude sanitaire :

1 re dépense d’énergie

de la maison ?

Avec une isolation thermique de plus en plus performante, les consommations

de chauffage vont fortement diminuer dans les années à venir. Mais il n’en ira pas

de même pour l’eau chaude sanitaire qui pourrait atteindre jusqu’à 50 % du coût

des dépenses énergétiques. Pourtant, si les volumes d’eau chaude augmentent

avec la qualité du confort des logements, il est aisé d’en diminuer le prix.

D

evant la multitude de solutions techniques,

un petit inventaire s’impose. Le salon

« Interclima+elec », dédié à l’efficacité énergétique

et aux énergies renouvelables pour les

spécialistes du génie climatique et du génie électrique,

qui s’est déroulé à Paris en Février nous

offrait l’occasion de découvrir les grandes tendances

et les innovations d’une filière dynamique et

en pleine mutation. Avec près de 550 000 chauffe-eau

installés par an, l’offre est d’une grande

diversité. Rien que pour le chauffe-eau thermodynamique,

qui ne représente de 2 % du marché, on

relevait 79 modèles sous 34 marques différentes !

L’eau chaude sanitaire peut être produite par une

chaudière, un chauffe-eau instantané ou à accumulation,

avec des énergies fossiles, électriques

ou renouvelables, avec une pompe à chaleur, un

système thermodynamique air/eau, à condensation

ou solaire. On voit même apparaître le couplage de

la production d’eau chaude avec la ventilation.

Quels besoins ?

Pour s’y retrouver, la première étape est un état des

lieux du logement à rénover ou à construire pour

aborder les grandes questions qui vont déterminer

le choix final. Le mode de vie, le nombre d’habitants

et de salles de bains permettra d’établir le

volume d’eau nécessaire et surtout l’ampleur des

pics de consommation. Ensuite, intervient la configuration

des espaces avec la possibilité d’installer

un équipement volumineux (ballon), de développer

un réseau de tuyaux discret ou pas. Quant à

la source d’énergie, il faut analyser la possibilité

d’installer des capteurs solaires thermiques sur un

toit, un balcon ou une façade, de se raccorder à

un réseau de gaz urbain ou d’utiliser les énergies

Chaudière murale gaz à condensation

avec la modulation la plus basse du

marché. La Condens 7 500 W bénéficie

de la technologie condensation

permettant d’utiliser la quasi totalité

de la chaleur fournie par la combustion,

y compris la chaleur latente présente

dans la vapeur d’eau. Le rapport

de modulation est exceptionnel, de 0,9

à 9 kW, avec un rendement de 109 %.

Elle garantit au consommateur plus

de 30 % d’économies par an par

rapport à une chaudière classique.

La chaudière distribue de très petites quantités de chaleur sans

jamais s’arrêter ce qui limite au maximum le nombre de cycles de

fonctionnement augmentant ainsi la longévité des composants. En

phase avec les exigences des labels réglementaires (RT 2012) avec

une consommation énergétique de moins de 50 kWh/m 2 ainsi qu’une

réduction des émissions polluantes NOx et CO 2

pour le respect de

l’environnement. Poids : 52 kg. Bosch Thermotechnologie.

Les chauffe-eau thermodynamiques Aquanex

de Chaffoteaux s’adaptent à toutes les

configurations. Ils sont aussi faciles à installer

qu’un chauffe-eau électrique. Aquanext prend

les calories, soit dans l’air ambiant d’une pièce

non chauffée (garage, buanderie), soit dans

l’air extérieur. Caractéristiques techniques :

8h temps de chauffe record même à - 5°, 70 %

d’économies d’énergie par rapport à

un chauffe-eau électrique classique,

32 % d’économies sur un tarif

électrique avec un fonctionnement

uniquement en heures creuses,

COP de 3,3 à 7°C, jusqu’à 549 litres

d’eau chaude disponible à 40°.

Chaffoteaux Aquanext split.

employées pour le chauffage. La qualité du dimensionnement

de l’installation est décisive pour

garantir la performance attendue. Si, elle est inférieure

aux besoins, il est toujours désagréable de

La solution mixte de Clipsol est unique sur le marché.

Elle permet de produire à la fois de l’eau chaude, du chauffage

et de l’électricité.

• Pratique : un seul capteur sur le toit, une seule déclaration

de travaux, une seule intervention de l’installateur pour un temps

de montage réduit (3 à 4 jours).

• Confortable : de l’eau chaude gratuite, immédiatement disponible

et abondante.

• Économique : un gain de 50 à 80 % sur la facture d’eau chaude.

• Gain annuel jusqu’à 1 600 € en revendant sa production

d’électricité au réseau.

• Optimisation du crédit d’impôt.

• Esthétique : intégration architecturale parfaite grâce à une trame

identique des parties thermiques et photovoltaïques.

• Aucune tuyauterie visible sur la toiture.

En neuf comme en rénovation.

finir une douche à l’eau froide. Si elle est supérieure,

ce sont des milliers de litres d’eau de trop

qui seront maintenus à haute température durant

des années.

Les aides financières

Plusieurs équipements bénéficient de crédits d’impôts

au titre du développement durable. Inclus ou

non dans un bouquet de travaux de rénovation, le

montant peut aller de 15 à 34 % du prix du matériel

(hors main d’œuvre) pour les pompes à chaleur et

les installations au bois. Mention spéciale pour le

solaire thermique qui bénéficie du crédit d’impôt

jusqu’à 40 % limité à 1 000 euros par m 2 de capteur

solaire et des aides directes par beaucoup de collectivités

locales ( voir toutes les aides recensées

dans nos pages « Aides financières »).

Les règles

Les normes de production de cette eau chaude sont

précises. Elles doivent répondre à l’arrêté du 23 juin

1978 qui fixe le seuil maximum de température

Longévité

La durée de vie d’un chauffe-eau dépend de la

qualité de l’eau, qui dépend de deux critères : le

degré TH et la présence de nitrates, chlorures et

sulfates.

• Le degré TH. L’eau est dure (de 15 à 50 °f)

ou entartrante lorsqu’elle contient beaucoup

de magnésium et de calcium. Ce qui est bénéfique

pour la protection de la cuve. Lorsque ces

éléments sont peu présents, ou complètement

absents, elle est douce (0 à 14 °f). Dans ce cas,

elle est agressive pour la cuve du chauffe-eau.

• La quantité de nitrates, chlorures et sulfates.

Ces éléments accentuent la corrosion des

métaux. L’eau est alors très agressive pour la cuve

de l’appareil.

La nouvelle gamme des chaudières

Modulens De Dietrich représente

la solution idéale pour l’habitat BBC

en matière de chauffage et d’eau

chaude sanitaire. La technique

de la condensation limite la quantité

d’énergie utilisée, le brûleur à gaz

modulant réduit au maximum les rejets

polluants et la toute nouvelle régulation

est très performante. De plus, Modulens

offre la possibilité de coupler

sa chaudière à condensation avec

le solaire pour faire encore plus

d’économies. Esthétique, sobre

et moderne, équipée d’une porte

verrouillée pour une sécurité électrique

optimale. La régulation Diematic

iSystem offre une parfaite ergonomie

de programmation. Jusqu’à 30 %

d’économies par rapport à une chaudière ancienne génération.

Échangeur monobloc ultra réactif de 15 kW, 25 kW ou 35 kW,

en aluminium, à très haut rendement annuel d’exploitation jusqu’à

109 %. Il permet un réchauffage de l’eau encore plus rapide avec un

débit jusqu’à 25,5 litres par minute. Modulation de la puissance de

22 à 100 % grâce aux brûleurs modulants. Environnement préservé

grâce aux faibles rejets de gaz polluants en NOx (< 20 mg/kWh) et en

CO (< 15 mg/kWh). Modulens est classée 4****CE. Ballon solaire

220 litres à coupler à la chaudière pour réaliser un système multiénergies.

En neuf et rénovation. De Dietrich Thermique Modulens.

de l’eau aux points de puisage (au robinet) : inférieur

à 60°. On pourrait penser qu’une température

plus élevée dans les ballons de stockage

serait intéressante, mais, ce n’est pas le cas, car

elle favorise l’entartrage qui réduit les performances

de l’appareil. En dessous de 55°, le danger

48 49


Chauffage

À la fois économique et écologique,

la chaudière gaz au sol

à condensation Twineo

est une solution de chauffage

et de production d’eau chaude

performante. Elle trouve

sa place dans les espaces les plus

réduits grâce à ses dimensions

très compactes. À l’aise dans un

logement BBC, elle résout

à la perfection l’équation : baisse

des factures d’énergie + réduction

des émissions de gaz à effet de

serre. De plus, Twineo peut produire

de l’eau chaude gratuitement en y associant des panneaux solaires.

Neuf et rénovation. De Dietrich Twineo.

Chaudière murale gaz

à condensation avec pompe

à chaleur intégrée air/eau.

Solution biénergie monobloc,

sans unité extérieure, aux mêmes

dimensions qu’une chaudière

à gaz. Le principe : la pompe

à chaleur n’est mise en service que

si son rendement est strictement

supérieur à celui de la chaudière

à condensation, elle même

modulant de 20 à 100 % de sa

charge. La régulation du système

calcule ce rendement en temps

réel en intégrant les relevés

de température effectués par des sondes placées à l’extérieur ainsi

que sur le circuit de distribution de l’eau chaude. Une innovation

centrée sur la réduction d’émission de CO 2

et la réduction

de la consommation de l’énergie primaire (de 10 à 20 %).

Ce générateur optimisé permet des gains supplémentaires

par rapport à une chaudière à condensation de dernière génération

(10 à 20 %). Puissance de 4 à 24 kW. Pompe à chaleur : COP

de 3,5. Poids : 80 Kg, Neuf et rénovation. ELM Blanc Mégalis

Condens Hybride.

provient d’une prolifération bactérienne notamment

la légionnelle. Elle s’installe dans les installations

d’eau chaude sanitaire avec une température

inférieure à 55°. En dessous de 19-20°, la bactérie

est présente en faible concentration. Elle prolifère

entre 25 et 45°, dans les eaux stagnantes. Certains

chauffe-eau possèdent un dispositif particulier,

qui porte l’eau à très haute température durant

quelques minutes pour éliminer les bactéries à un

rythme régulier.

Sans ballon

Ces chauffe-eau sans stockage doivent produire

de façon continue, à la température souhaitée et

dans les quantités nécessaires l’eau chaude sanitaire.

Ils réclament pour cela une forte puissance.

Ils fonctionnent automatiquement, avec un faible

encombrement et un faible poids. Ils sont soit à

gaz, soit électrique. Pas de stockage de l’eau,

donc pas risque de légionnelle. Pas non plus de

perte de chaleur par l'enveloppe d'un ballon.

• Le chauffe-eau instantané électrique : Le

système ne fonctionne qu’au soutirage, c’està-dire

en continu lors du passage de l’eau dans

l’appareil. Le débit dépend de la puissance de

l’installation. Ce système est très courant dans de

nombreux pays, mais très peu distribué en France,

car il est incompatible avec la politique tarifaire

d'EDF. Quand la puissance instantanée dépasse

les 15 kW, elle rend l'abonnement au compteur

prohibitif. Le chauffe-eau électrique instantané est

donc réservé aux faibles usages ou aux points de

puisage isolés. Très faible encombrement (jusqu’à

9 x 16 cm) et petit prix (à partir de 150 euros).

• Le chauffe-eau gaz instantané : Pas de

contrainte de stockage, de déperdition, ni de

lai de mise en route, et certains n’ont même

pas besoin d’être raccordés à un conduit de cheminée.

Il est avantageux si l’appareil possède un

allumage automatique du brûleur sans veilleuse.

Mais il peut être contraignant si le brûleur s’éteint

quand on ne fait couler qu’un mince filet d’eau. Le

débit est généralement compris entre 5 et 17 litres

par minute.

Les générateurs à accumulation

La deuxième famille de production d’eau chaude

domestique est la plus développée et la plus

variée. L’eau est chauffée et maintenue à température

dans un réservoir calorifugé qui doit posséder

une contenance élevée, un excellent débit aux

heures de pointe et de faibles pertes à l’arrêt.

Une centrale pour quatre fonctions ! Centrale

thermodynamique monobloc « air et eau »

pour le chauffage, la ventilation double flux,

le rafraîchissement et la production d’Eau

Chaude Sanitaire . Le confort toute l’année

avec des économies d’énergie procurées

par un COP élevé (par - 7°C extérieur :

4,6 en mode chauffage et de 5,0 en mode

ECS.). Qualité d’air par filtration efficace.

Pas de recyclage pour un confort

hygrométrique. Régulation pièce par pièce.

Silencieux : isolation phonique renforcée,

niveau acoustique < 35 dB(A). Compacité :

système monobloc, pas d’unité extérieure,

faible encombrement au sol. Neuf et rénovation. Certification

Qualité : Norme NF pompe à chaleur, Label EHPA, Certification

Eco-label. Hora Twin’R 4en1.

Basé sur la technologie à double tubes sous vide par filtre optique,

ce système est jusqu’à cinq fois plus performant que le capteur

plan ou que des tubes sous vide à caloducs. La durée de vie est

supérieure à 20 ans, les tubes résistent à des impacts de grêlons

de 25 mm. De plus, en cas de problème, il n’est pas nécessaire

d’avoir recours à une intervention lourde de démontage, les tubes

sous vide sont interchangeables facilement. Les collecteurs

à tubes sous vide (isolation par le vide et donc suppression

des ponts thermiques) assurent un bon fonctionnement dans toutes

les gammes de température et offrent un excellent rendement

en hiver. Performance d’absorption thermique de 19,63 KJ/K/m 2 ,

Cette technologie permet une parfaite intégration dans l’architecture

des bâtiments grâce à sa grande liberté d’installation. En effet,

les panneaux solaires thermiques à tubes sous vide peuvent être

installés à la fois en toiture, en façade, sur un toit terrasse, au sol.

Neuf et rénovation. Imex CGI.

Solution multi-énergies : Pompe

à chaleur air/eau, production d’eau

chaude et option solaire dans

un seul appareil compact. Utilisation

en priorité de l’énergie gratuite

de l’air et du soleil. Pompe à chaleur

air/eau Inverter. Fusion du module

hydraulique de la PAC et du ballon

d’eau chaude sanitaire avec échangeur

solaire intégré. De 6 à 8 kW, option

solaire intégrée de série, réversible.

Volume d’accumulateur 300 litres.

Adapté au neuf. Rotex France – HPSU

compact 308.

• L’électrique à accumulation

ou cumulus. Il permet de disposer d’un

grand volume d’eau chaude à chaleur constante.

Le faible investissement (de 150 à 750 euros TTC)

est contrarié par un coût de fonctionnement élevé

s’il n’est pas installé sur un compteur heures pleines-heures

creuses (40 % moins cher). Mais,

mal dimensionné, il peut tomber en panne d’eau

Le système solaire Thermodynamique Solar PST garantit

jusqu’à 100 % de la production d’eau chaude sanitaire tout

au long de l’année, de jour comme de nuit, en captant la chaleur

ambiante du soleil, de la pluie et du vent, et ce, sans élément

énergétique d’appui. Il est composé d’un panneau solaire,

d’un bloc thermodynamique et d’un accumulateur d’une capacité

de 250 litres. À l’intérieur du panneau, circule un liquide réfrigérant

écologique qui capte la chaleur environnementale et la transmet

à l’eau contenue dans l’accumulateur, permettant ainsi la production

d’eau chaude sanitaire jusqu’à 50°C. Grâce à des économies allant

jusqu’à 80 % sur la facture énergétique et un crédit d’impôt

sur les chauffe-eau solaires, il offre un amortissement rapide.

Le panneau solaire (8 kg, 2 mètres sur 80 cm pour une épaisseur

de 20 mm) est facilement maniable et peut être installé sur

de multiples surfaces à des inclinaisons de 0°à 90°. Solar PST.

chaude si tout le monde prend un bain… Il existe

des versions qui peuvent être relancées manuellement

en heure pleine (1 euro pour 150 litres).

Silencieux, sans combustion, il peut être installé

n’importe ou dans la maison. Selon l’agressivité

de l’eau, on choisira un thermoplongeur, une

résistance directement au contact de l’eau, ou un

stéatite, une résistance protégée par un fourreau

émaillé.

• Le ballon de stockage intégré dans une chaudière

à gaz. Souple d’utilisation, peu encombrant,

Système solaire combiné pour le chauffage et la production d’eau

chaude. Disponible en 4 tailles de 800 à 2 000 litres de stockage

et de 10 à 25 m 2 de surface de capteurs.

Taux de couverture solaire : Chauffage

jusqu’à 50 %, eau chaude sanitaire

jusqu’à 80 %. Le module d’eau

chaude intelligent FWMi

offre un confort accru sans

risque de développement

de légionelles tout en

maximisant les apports

solaires au ballon.

Capteurs solaires certifiés

SolarKeymark et/ou Avis

Technique CSTB. Neuf et

rénovation. Sonnenkraft Confort.

50 51


Chauffage

Vidanger un chauffe-eau

Plus le calcaire se dépose à l’intérieur du chauffe-eau

et plus le chauffe-eau a besoin d’énergie

pour porter l’eau à la même température. Il faut

donc le vidanger pour éliminer le calcaire tous les

deux à trois ans. Couper l’alimentation en énergie

du chauffe-eau, gaz ou électricité, et l’arrivée

d’eau froide pour le vider totalement. Raccorder la

vanne de vidange (présente sur tous les modèles)

à des récipients ou des points d’évacuation. Puis

ouvrir les robinets d’eau chaude des douches,

baignoires et lavabos, pour accélérer la vidange.

Enfin, ouvrir la vanne de vidange du chauffe-eau

pour vider complètement la cuve et évacuer les

dépôts calcaires. Effectuer ensuite le remplissage

complet avant de remettre en marche la source de

chaleur.

70 % d’économie sur la facture

d’eau chaude et un retour

sur investissement de 4 ans avec

Nuos d’ Ariston. Le bon calcul :

Consommation annuelle d’une

famille de 4 personnes : 3 850 kWh

• Facture électrique annuelle

en tarif de nuit avec un chauffe-eau

électrique : 344 €

• Prix moyen d’un chauffe-eau

électrique 300 l en rénovation

(TVA 5,5 %) : 1 070 €

• Prix moyen d’un Nuos 250 l en

rénovation (TVA 5,5 %) sans gaine :

3 112 €

• Prix moyen de Nuos après crédit

d’impôt de 36 % : 1 992 €

• Différence de prix entre Nuos

et un chauffe-eau électrique : 922 €

• Économies de fonctionnement

avec Nuos (70 % d’économies

sur 344 €) : 241 €

• Durée d’amortissement : 922 €/241 € = 4 ans

• Coût annuel de fonctionnement en tarif de nuit : 103 €

mais l’usure du brûleur entre eau chaude et chauffage

est plus rapide. Ce type de chaudières est

d’un coût élevé (2 500 euros).

• Le ballon préparateur d’eau chaude indépendant

avec serpentin couplé à une chaudière au

fioul ou au bois ou un poêle à bois. L’appoint électrique

est nécessaire pour bénéficier d’eau chaude

quand le chauffage est arrêté, plusieurs mois par

an. Si la régulation est aisée avec le fioul, le brûleur

au bois doit être constamment alimenté.

Un design unique !

Waterslim est le premier

chauffe-eau plat. Il peut

se placer dans une salle

de bains ou dans une cuisine

avec élégance.

Des dimensions réduites :

21 cm de profondeur

et 60 cm de largeur qui

permettent un gain de place

de près d’1 m². Performant,

il est au prix de 790 euros

TTC pour une capacité

de 170 litres. Waterslim.

• Ballon préparateur avec serpentin couplé

à un système de géothermie. Consommation

d’électricité limitée, crédit d’impôt à l’installation,

compatibilité avec les capteurs solaires, une géothermie

de bonne qualité permet d’alimenter correctement

un ballon d’eau chaude.

Le chauffe-eau à énergie

thermodynamique

Système technique le plus récent basé sur une

pompe à chaleur qui va récupérer les calories

de l’air pour chauffer l’eau sanitaire. La pompe à

chaleur air/eau (PAC) fonctionne par cycle frigorifique

à compression électrique. Le niveau de performance

est lié à la source de calories utilisée. Et

là… tout est possible : Air ambiant, air extérieur,

air extrait par VMC, sol, circuit hydraulique sous

toiture métallique, sous panneau photovoltaïque,

sous tuile de verre… Avec un chauffe-eau thermodynamique

autonome, les économies d’énergie

peuvent atteindre jusqu’à 70 % par rapport à

une version ancienne et couvrir jusqu’à 70 % des

besoins en eau chaude sanitaire. Cette solution

écologique nécessite néanmoins un complément,

le plus souvent électrique. Autre aspect, en récupérant

les calories sur l’air ambiant du logement,

les appareils ont un effet déshumidificateur.

Le chauffe-eau solaire individuel

(CESI)

Très utilisé dans les pays chauds depuis fort longtemps,

sous nos latitudes et avec notre niveau d’ensoleillement,

il convient de le considérer comme

un élément à associer à d’autres sources d’énergie,

car s’il permet de répondre au minimum aux

2/3 de l’eau chaude sanitaire, il ne peut pas fournir

100 % des besoins. Le chauffe-eau solaire individuel

doit donc faire partie d’une réflexion complète

qui inclue le mode de chauffage du logement.

Chauffe-eau électrique

instantané de Dafi.

La solution la moins

onéreuse et la

moins encombrante.

160 euros et quelques

cm 3 . Pour de faibles

usages, car le tarif

heures pleines EDF

rend vite le coût

prohibitif.

Petit volume et petite capacité.

Un chauffe-eau de 10 à 50 litres pour être

placé juste à coté du point de puisage

dans une pièce éloignée du chauffe-eau

principal sans recourir à une longue

tuyauterie. Thermor.

C’est vrai dans le neuf, mais c‘est tout aussi valide

dans l’ancien où il convient de bien étudier la

manière d’utiliser le système existant pour produire

l’appoint. Car de multiples combinaisons

sont possibles. Enfin, c’est le seul à bénéficier

d’une énergie totalement gratuite, propre, inépuisable

et adaptable à toute autre source d’énergie.

Selon les modèles, le prix d’un chauffe-eau

solaire équipé de 3 à 5 m 2 de capteurs et d’un

ballon de 200 à 300 litres (trois à quatre personnes),

est compris entre 3 800 € et 5 500 € TTC,

pose incluse.

La technique

Le chauffe-eau solaire est composé de deux éléments

principaux : le capteur solaire et le réservoir

ou ballon de stockage. Il existe deux grands types

de capteurs :

– Les plans vitrés dans lesquels un fluide caloporteur

(eau ou antigel) circule dans un absorbeur

à l’intérieur d’un caisson dont une face est vitrée

et les autres isolées pour créer un effet de serre

à l’intérieur.

– Les collecteurs à tube sous vide, où le fluide

caloporteur circule dans plusieurs tubes à

double paroi sous vide. Le vide est le meilleur

isolant thermique. Ces tubes peuvent être garnis

d’un revêtement interne pour accroître encore

leurs performances en empêchant le rayonnement.

De 5 à 15 cm de diamètre, ils peuvent

capter plus de 95 % de l’énergie, car leur forme

arrondie leur permet d’être exposée plus de

six heures par jour aux rayons. Ils offrent aussi

un meilleur rendement à température élevée.

Trois gammes de CESI

• Le monobloc : Le capteur et le ballon forment un

seul composant, avec un branchement pour l’arrivée

d’eau froide et le départ d’eau chaude. Cette

solution est la moins onéreuse et la plus utilisée

dans de nombreux pays. Ces contraintes sont des

pertes thermiques importantes par un ballon qui

reste à l’extérieur, et des aspects esthétiques qui

sont difficiles à intégrer dans l’architecture.

• Le thermosiphon : Le ballon est placé plus haut

que le capteur, mais dans un lieu protégé. L’eau

chauffée s’élève naturellement jusqu’au ballon,

sans pompe. C’est le principe du thermosiphon. Le

fonctionnement est simple, avec un faible risque

de panne, des coûts restreints et de bonnes performances

dans les régions ensoleillées, mais la

disposition des deux équipements et la qualité

du réseau de plomberie sont déterminantes pour

obtenir une bonne circulation.

• La circulation forcée. Une pompe et un système

de régulation permettent d’installer les capteurs

et le ballon dans toutes les configurations possibles.

L’équipement est aussi muni d’un vase d’expansion

pour compenser la dilatation du fluide.

La circulation forcée du fluide par la pompe offre

Chauffe-eau thermodynamique avec pompe à chaleur air/eau

qui récupère les calories de la Ventilation Mécanique Contrôlée

sur l’air extrait. Thermor.

52 53


Chauffage

Mais, si cela marche bien en hiver, en été, quand

le chauffage est arrêté, il faut compléter avec une

troisième source d’énergie, l’électricité. L’appoint

peut aussi être réalisé en série quand on possède

déjà un chauffe-eau électrique. L’installation comprend

deux ballons reliés entre eux. L’eau chaude

du capteur solaire peut servir directement ou transiter

par le chauffe-eau électrique en préchauffant

l’eau et inversement.

Les systèmes thermodynamiques intègrent une pompe à chaleur

qui prélève les calories sur l’air ambiant, l’air extérieur, l’air extrait,

le sol ou par des systèmes solaires de circulation d’eau

sous les toits.

les meilleurs rendements, car le débit plus élevé

du fluide caloporteur permet de limiter les déperditions

thermiques et de récupérer des calories,

même avec des températures plus basses. Plus

cher, mais plus efficace, ce système permet aussi

de résoudre les contraintes de configuration des

bâtiments et l’éloignement entre capteur et ballon

de stockage.

Liaison entre solaire et chaudière

À moins d’installer de très gros réservoirs très bien

isolés capables de stocker l’eau chaude durant

toutes les journées sans soleil, il convient de

coupler le chauffe-eau solaire à un autre système

de chauffage. Selon le potentiel de l’installation, il

peut s’agir d’un chauffage d’appoint placé directement

à la sortie du ballon et qui se déclenche automatiquement

si l’eau est trop froide. Une chaudière

instantanée à gaz ou électrique peut faire l’affaire.

L’appoint peut aussi être fourni par une chaudière

à gaz à condensation. Le ballon est muni de deux

échangeurs (serpentins) et d’un système de régulation

et de programmation complexe pour tirer le

meilleur parti des apports solaires.

À l’identique du précédent système, une chaudière

à fioul ou à bois peut compléter les apports solaires,

avec un deuxième échangeur dans le ballon.

Le chauffe-eau solaire par thermosiphon est d’un fonctionnement

très simple et d’un prix très modeste. Placé sur le toit, les capteurs

chauffent l’eau qui s’élève en partie haute de la cuve qui, par

gravité, alimente les points de puisage. Pas de système électrique,

ni de régulation complexe. Faible coût et excellent rendement dans

les pays chauds. En région tempérée, les déperditions thermiques

du ballon placé en extérieur sont très importantes.

Multi-fonction, multi-énergie

Dans la course à la basse consommation, toutes

les calories sont bonnes à prendre ! Et l’eau

chaude sanitaire devient le centre des préoccupations

pour limiter l’usage des énergies fossiles.

L’heure est à la mixité des énergies et des

fonctions. Car, si le solaire et la pompe à chaleur

offrent d’excellents rendements quand les conditions

météo s’y prêtent, il y a toujours des périodes

sans soleil et de grand froid. Parce que l’autonomie

n’est donc pas possible à 100 %, on devra

toujours recourir à d’autres sources d’énergie. Ces

couplages sur le système de chauffage ou sur la

VMC sont désormais régulés par des instruments

de mesure qui pilotent les apports de chaque

énergie. Avec le juste dimensionnement de l’installation

aux besoins, le pilotage optimisé sera

la clef de faibles consommations d’énergie sans

pour autant renoncer au confort.

54


Conception

Confort thermique :

agir pour son 6 e sens !

L’homme est une merveilleuse machine dotée de capteurs thermiques et d’instruments

de régulation capables de maintenir en permanence sa température

à 37°, quelles que soient les conditions environnementales. Mais connaître les

clefs de ce sixième sens, notre « sens thermique », aide à concevoir et rénover

un habitat qui favorise notre confort et ménage notre corps !

L

Touaregs

es notions de bien-être thermique sont complexes.

Elles relèvent de multiples facteurs

psychologiques, socioculturels, physiques et

biologiques. Entre l’Inuit et le Touareg, entre l’adolescent

et sa grand-mère, ceux qui dorment la

fenêtre ouverte ou fermée, le ressenti thermique

est notablement différent. Néanmoins, il existe des

éléments quantifiables pour favoriser ce bien-être,

et des solutions plus rationnelles et économiques

que d’augmenter la consommation d’énergie.

Hypothalamus

Notre centre de thermorégulation tient de la taille

d’une amande au centre du cerveau. L’hypothalamus

reçoit les informations des récepteurs répartis

à la surface du corps et en interne. Il analyse

la température en permanence et la compare à la

valeur de consigne d’environ 37°. Puis, il envoie

les messages d’intervention. Lorsque la température

du corps est supérieure, la transpiration

va permettre d’obtenir la valeur désirée grâce à

l’évaporation. Les pores de la peau vont se dilater

afin de favoriser les échanges de chaleur avec

Inuits

l'extérieur. Lorsque la température est trop basse,

les frissons produisent de l’énergie par contraction,

l’oxydation cellulaire s’accélère pour libérer

de la chaleur, et les pores se contractent pour

limiter les pertes.

Équilibre dynamique

Ainsi, notre métabolisme travaille en permanence

pour maintenir cet équilibre dynamique autour

de 37°. Sachant que la chaleur va toujours du

plus chaud vers le plus froid et que nous vivons

la plupart du temps dans un environnement où

la température d’ambiance est inférieure à celle

de notre corps, nous cédons constamment de la

chaleur. Ces pertes sont de plusieurs ordres :

– Par conduction. L’échange de chaleur se produit

par un contact direct. Le cas le plus classique

est le carrelage

au sol qui refroidit

les pieds nus.

Mais l’inverse

marche aussi :

l’eau chaude du

bain se transmet

directement au

corps.

– Par convection. C’est un échange entre le corps

et l’air ambiant. Quand l’air est inférieur à 37°, il

se réchauffe au contact de la peau, il absorbe

l’énergie du corps et l’éloigne par un mouvement

ascendant. Plus l’écart de température est

élevé, plus les pertes sont importantes. Et elles

sont accentuées par la vitesse de circulation de

l’air. Des effets bien connus : « la petite brise

rafraîchissante estivale » ou « un vent du nord

frigorifiant en hiver ».

– Par rayonnement. Cette notion est la plus complexe,

car son effet est invisible. De fait, le rayonnement

est complètement sous-estimé alors

qu’il est pourtant déterminant pour notre confort.

Notre corps agit comme une ampoule électrique

mais qui, au lieu d’éclairer, diffuse de la

chaleur aux parois environnantes. Il s’agit d’un

transfert thermique de nature électromécanique,

par rayonnement infrarouge. Cette énergie

se propage en ligne droite jusqu’à ce qu’elle

soit absorbée ou renvoyée par un solide. On

peut faire l’analogie avec le soleil qui dégage

sa chaleur par un rayonnement capable de traverser

le vide de l’Univers. Cet effet radiant s’interrompt

dès lors qu’on passe à l’ombre, mais

il réapparaît si le rayon est envoyé par jeu de

miroir dans un endroit sombre, par exemple.

Chacun connaît aussi l’effet « froid dans le dos »

ressenti quand on est face à un feu dans une

cheminée. Il en va de même pour notre corps

qui émet un rayonnement invisible qui peut se

perdre dans des parois dites froides qui l’absorbent.

Mais ce rayonnement peut aussi lui est

renvoyé par des parois plus chaudes et d’autres

qui lui fournissent même de l’énergie. Ce mode

de propagation de la chaleur est à la base du

fonctionnement du radiateur dit « radiant ».

– Par évaporation. L’eau

absorbe les calories quand

elle passe de l’état liquide

à l’état gazeux. Notre

corps évacue l’eau par la

respiration et par la transpiration,

qui, en s’évaporant,

représente une perte

de chaleur qui rafraîchit la

surface de la peau.

– Par ingestion. Une partie des pertes thermiques

du corps humain est consommée pour

réchauffer la nourriture et les liquides ingérés.

D’où l’intérêt de manger froid en été, et chaud

en hiver…

Parois froide et chaude

Pour tester l’impact du rayonnement sur le ressenti

thermique, l’université de technologie du

Massachusset a fait entrer un groupe de personnes

dans une pièce chauffée avec de l’air à 40° et

des parois refroidies à 10°. La première impression

de chaleur a rapidement laissé place à un

sentiment d’inconfort et de refroidissement. Puis,

les personnes sont entrées dans une pièce avec

un air froid à 10°, mais avec des parois chauffées

à 40°. Les occupants ont très rapidement eu

chaud. De conclure qu’une paroi froide absorbe la

chaleur rayonnée par le corps et produit un refroidissement

même avec une température ambiante

élevée, tandis que les murs chauds rayonnent leur

énergie et réchauffent les corps. Une autre étude a

révélé que la température perçue comme confortable

est de 1,4° de moins quand la pièce est meublée

par rapport à la même pièce vide !

Les proportions

Si le corps est soumis à ces cinq grands types

de pertes thermiques, elles n’agissent pas toutes

dans les mêmes proportions. L’ingestion ne représente

que 6 % en moyenne des pertes et la

conduction est négligeable (1 %) dès lors qu’on

est habillé (contact direct avec le sol, une chaise,

une table…). Un quart des pertes est dû à la transpiration

et la respiration. Par contre, la convection

avec l’air ambiant représente un tiers des déperditions.

Enfin, un dernier tiers de pertes est lié au

rayonnement vers des parois froides. L’air ambiant

et le rayonnement représentent près de 70 % du

bilan thermique, ce sont donc les deux facteurs

essentiels de notre confort thermique.

Les paramètres du confort thermique

À l’extérieur, l’amplitude des variations thermiques

peut être très importante. Seuls l’intensité

des activités physiques et l’habillement permettent

d’agir pour préserver nos 37° d’équilibre.

L’une des fonctions primordiales de nos habitats

est de créer un microclimat stable qui minimise

les échanges thermiques. Il permet au corps

de conserver plus aisément son équilibre. Nous

sommes alors dans une zone dite de confort

thermique où les variations de sensation sont

faibles, car elles répondent à un ensemble de

paramètres :

56 57


Conception

– Notre métabolisme s’adapte aux échanges thermiques

d’un corps au repos par rapport à un

corps en activité plus ou moins intense. Cette

régulation naturelle est le premier paramètre du

confort.

– L’habillement offre une résistance thermique

aux échanges entre la peau et l’environnement,

que l’on module selon les besoins. Il protège du

refroidissement convectif.

– La température ambiante de l’air (T°a). L’air

chaud, plus léger, s’élève. Il a tendance à se

stratifier en couches horizontales. Une différence

de température de plus de 3° entre les

pieds et la tête est perçue de façon désagréable

par nos capteurs.

– La température des parois du volume habité (T°p).

Il s’agit d’une température rayonnante moyenne,

c’est-à-dire une moyenne des températures des

surfaces qui nous entourent et avec lesquelles

nous échangeons de la chaleur par rayonnement

infrarouge (murs, fenêtres, radiateurs…).

Dans une habitation, les échanges radiatifs

représentent 60 % du total des pertes et des

gains de chaleur du corps.

– L’humidité relative de l’air. L’idéal est une hygrométrie

comprise entre 40 et 60 %. Trop importante,

l’humidité de l’air atténue l’effet isolant de

nos vêtements en hiver et limite l’évaporation de

notre transpiration en été. Ainsi, une température

de 24° et une humidité de 80 % (après la

pluie) entraîne une impression de moiteur, car

Le bois est un matériau qui possède une faible effusivité. Il monte

très vite en température et son contact est perçu comme « chaud ».

Au travail

Selon l’activité et le type de travail, l’agence nationale

pour l’amélioration des conditions de travail

préconise des températures de confort différentes :

Type de travail

dentaire assis 21 à 23°

Physique léger assis 19°

Physique léger 18°

debout

Physique soutenu 17°

debout

Physique intense 15 à 16°

T° recommandée

la peau ne peut pas évaporer l’eau de transpiration

et donc se rafraîchir. Par contre, une température

de 24° avec une humidité relative de

18 % (climat estival méditerranéen) permet de

refroidir la peau par l’évaporation de l’eau de

transpiration.

– La vitesse de l’air : elle doit être comprise entre

0,1 et 0,15 m/s. Au-delà, cela favorise l’évaporation

de la transpiration et provoque une sensation

de courant d’air désagréable en hiver, plus

appréciable en été. Dans un logement fermé, la

vitesse est normalement inférieure à 0,2 m/s,n

sans impact sur le confort. À titre de comparaison

: se promener à la vitesse de 1 km/h produit

sur le corps un déplacement de l'air de 0,3 m/s.

L’équation

On a longtemps considéré que la notion de confort

se limitait à un air ambiant entre 19 et 21° pour

les personnes légèrement actives dans un logement.

Elle est plus proche des 22-24° pour des

personnes âgées ou au repos. La Réglementation

Thermique 2012 imposera des valeurs de consommation

d’énergie sur la base d’une température de

consigne de 19°.

Pour autant, la température de confort ressenti (ou

température opérative) ne peut se limiter à ce seul

indicateur bien trop imparfait. Pour une approche

plus conforme à la réalité, on trouve l’équation suivante

: (T°air + T°parois)/2. Par exemple, si l’air

ambiant est à 20°, mais les murs ne sont qu’à 16°,

la température ressentie est de 18°.

58


Conception

Vie de château

L’exemple le plus flagrant est la visite d’une église

ou d’un vieux château aux épais murs de pierre.

Même par un été agréable, l’inconfort sera manifeste,

car, avec des murs à 14°, il faudra un air au

minimum à 25° pour dégager une sensation de

confort supérieure à 19°. À l’échelle d’un logement,

les yeux bandés, on peut localiser une fenêtre de

piètre qualité, car son rayonnement froid est vite

identifié par nos capteurs corporels. Les sensations

de froid ou de surchauffe proviennent souvent

Le « grille-pain »

d'échanges excessifs par rayonnement entre le

corps et des parois chaudes ou froides. Les études

le montrent, il est plus confortable de vivre dans

une pièce à 19° pour l’air mais avec des murs à 15°

que dans un volume à 24° et des murs à 10°. Il

reste néanmoins qu’au-dede 3° d’écart entre les

parois et l’air environnant, les différences de température

sont suffisamment marquées pour que notre

corps perçoive déjà une sensation inconfortable.

Tendre vers l’harmonie

La recette du confort thermique réside donc dans

une température homogène, au moins équivalente

pour le volume d'air et les parois d'une pièce. Pour

une sensation optimale, on recommande même

que la température de l’air soit de 1 à 3° inférieure

à la température rayonnante moyenne des murs.

Pour cela, il faut limiter la stratification de l'air,

éviter les surfaces trop froides et les émetteurs

de chaleur trop chauds, harmoniser la températures

des parois du sol et du plafond. Il convient

aussi de privilégier la chaleur par rayonnement,

plus stable et homogène, que par convection d’air

chaud. D’autant que cela se traduit aussi sur le

coût : 1° de moins pour l’air ambiant se traduit en

7 % de moins sur la facture de chauffage. En effet,

les calories contenues dans l’air sont beaucoup

plus volatiles. Elles ont tendance à s’échapper

par la ventilation, les défauts d’étanchéité, et se

Développé dans les années 70, le convecteur électrique est un mode de chauffage particulièrement inconfortable

mais très répandu. La résistance électrique, placée en bas d’un caisson métallique, atteint des températures

très élevées (plus de 300°). L’air froid entre par le bas du radiateur. Au contact de la résistance, il

s’échauffe rapidement jusqu’à plus de 100°. Par phénomène de convection, il s’élève donc très vite jusqu’au

plafond où il assèche complètement l’air. C’est donc un système qui stratifie les couches d’air, avec des

écarts de température très importants

entre le haut et le bas du

volume, qui ne produit aucun

rayonnement capable de chauffer

les parois et les corps, et qui

fait tomber le taux d’hygrométrie

de l’air bien en dessous des

40 à 60 % de confort. Avec une

consommation d’énergie importante,

le convecteur électrique est

donc un appareil de chauffage à

bannir dans un logement confortable

et économe.

Effet paroi froide

dans de vieux murs de pierre.

De gauche à droite

La convection stratifie l’air en couches.

Avec la convection, l’air, à 21-23° ne pénètre pas un corps à 30-32°.

Le rayonnement, entre 40 et 80° assure un transfert direct de température.

stratifier sur la hauteur. Au contraire des calories

stockées dans les parois qui sont plus stables, car

elles bénéficient de l’inertie du matériau.

La complexité des échanges thermiques.

L’isolation

Plus les parois sont froides, plus il faut augmenter

la température de l’air pour conserver la même

sensation de confort. La fonction de l’isolation est

donc d’influer sur la température des parois pour

stabiliser les écarts de température entre intérieur

et extérieur, entre le jour et la nuit, entre l’hiver et

l’été. Elle doit aussi homogénéiser la température

dans le volume, sachant que les vitrages et les

murs opaques n’ont pas toujours les mêmes coefficients

d’isolation, que l’air chaud monte et l’air

froid descend, qu’une mauvaise étanchéité à l’air

et des ponts thermiques viennent amoindrir la performance

de l’enveloppe isolante.

La pierre, la faïence ou l’acier absorbent longuement les calories

avant de se réchauffer. Quand il faut 1H20 pour augmenter de

la température du bois, il faut 5H30 pour atteindre le même résultat

avec de la faïence.

Vitrage à basse émissivité

Le rayonnement calorifique des objets terrestres

est émis à une longueur d’onde plus élevée

que ceux qui composent le spectre solaire. Il

est donc possible de laisser pénétrer l’énergie

solaire (à courte longueur d’onde) à travers un

vitrage tout en empêchant la chaleur (à grande

longueur d’onde) de quitter ce local. La couche

« basse émissivité » est, en général, une couche

métallique placée à l’intérieur du double vitrage.

Elle bloque une partie du transfert de chaleur par

rayonnement, diminuant ainsi le flux total de chaleur

au travers de la fenêtre.

La chaleur

Le transfert d'énergie par chaleur se réalise généralement

par une combinaison de plusieurs modes.

Par exemple, un système de chauffage central

combine la convection pour chauffer le fluide

dans la chaudière, la conduction pour chauffer les

parois du radiateur et la convection pour chauffer

l'air autour du radiateur. Dans le cas du chauffage

d'un solide par radiation (radiateur radiant), la

transmission de chaleur est une combinaison de

radiation et de conduction. Une fenêtre ensoleillée

chauffe par rayonnement solaire direct la pièce,

mais le transfert de chaleur s’effectue aussi dans

l’air derrière la fenêtre, par convection naturelle.

Bon ou pas ?

Selon les spécialistes, il faut environ 50 % d'émission

de chaleur par radiation pour éliminer les murs

froids et la différence de température entre l'air et

les parois. Pour les transferts d’énergie les moins

confortables, on trouve le foyer fermé et l’insert avec

soufflerie d’air chaud, tout comme le convecteur

60 61


Conception

Le bois pour les pays froids.

La pierre pour les pays chauds.

électrique de base, car ils ne chauffent que l’air

qu’ils assèchent et stratifient en couches horizontales.

Le pire étant atteint avec les radiateurs soufflants

qui doivent compenser le mouvement d’air

refroidissant qu’ils créent par une surproduction de

chaleur ! Avec les radiateurs électriques radiants,

15 à 40 % de la chaleur est diffusée par rayonnement,

ce qui améliore le confort, car la température

des éléments en contact avec l’air est peu élevée et

continue. L’optimum est atteint avec les planchers et

plafonds rayonnants qui présentent l’avantage de diffuser

une chaleur en quasi-totalité par rayonnement

avec peu de phénomène de convection. Enfin, le

choix de l’emplacement d’un émetteur radiant dans

une pièce doit être fait avec soin. Dans une moindre

mesure, l’hygrométrie et la vitesse de l’air viennent

participer à l’équilibre thermique. Aujourd’hui, l’étanchéité

à l’air et le système de ventilation permettent

de réguler l’humidité relative de l’air.

La décoration et les revêtements

Une expérience américaine a révélé que la température

perçue comme confortable est de 1,4° inférieure

quand une pièce est meublée par rapport

à la même pièce vide ! Les couleurs chaudes, la

vue sur une cheminée, la lumière, donnent une

impression de chaleur. À l’inverse, l’ombre, les

couleurs froides ou un panorama sur l’eau accentuent

une impression de fraîcheur. Mais, au-de

de ce ressenti d’ordre psychologique ou culturel,

il est une notion parfaitement mesurable qui participe

pleinement au confort : l’effusivité.

Effusivité thermique

C’est la rapidité avec laquelle un matériau absorbe

les calories. Plus l’effusivité est élevé plus le matériau

absorbe de calories sans se réchauffer. Plus

elle est faible, plus le matériau monte vite en

température. Par exemple, si l'on pose la main

sur du bois et de l'acier de même température,

l'acier paraîtra plus froid car son effusivité est de

14 000 J/K/m 2 /s1/2 et celle de la peau 400. La température

alors ressentie par les capteurs de la peau

est 20,47°. Par contre, pour le bois d'effusivité de

l'ordre de 400 également, la température ressentie

est de 28,5°. Le bois est vécu comme une matière

« chaude », alors que sa température est la même

que celle de la pièce, à 20° par exemple.

Pratiquement, l’effusivité possède un impact

majeur sur le ressenti thermique par l’intermédiaire

des matériaux de parement intérieur. Dans

une pièce en tout point identique, pour augmenter

de 5 à 10° sa température de surface, il faut :

– 10 minutes pour le liège ;

– 1h20 pour un bois tendre ;

– 5h30 pour de la faïence.

Il n’est donc pas étonnant de trouver beaucoup de

bois dans les aménagements intérieurs dans les

régions nordiques et les montagnes. Grâce à sa

rapidité pour monter en température, il permet de

consommer moins d’énergie et de bénéficier très

vite d’une ambiance chaleureuse. On peut donc

privilégier une ambiance chaude dans une salle

de bains où l’on se trouve souvent peu vêtus grâce

à des habillages de bois. À l’inverse, marbre, carrelage

et faïence sont privilégiés dans les demeures

sous des climats méditerranéens, car ils

retardent l’échauffement en surface. Ils procurent

un rayonnement plus frais qui permet de supporter

les températures élevées de l’air ambiant. Des

principes de base qui, comme celui de ne pas

placer un meuble devant un radiant, permettent

d’équilibrer le confort thermique d’un logement

sans se précipiter sur le thermostat pour augmenter

la température.

62


isolation

Infos

JACKON INSULATION

Jackon Insulation propose un

produit, spécialement conçu

pour les dalles de maisons

passives et BBC, qui permet

de diminuer de manière sûre

les ponts thermiques et dont la

pose s’effectue aussi aisément

qu’un assemblage de Lego : le

système d’isolation périphérique

Jackodur Atlas. Jackodur Atlas

se pose dans la zone périphérique

sous les dalles de répartition

de charge des fondations

(radier). Celles-ci sont des éléments

porteurs, qui absorbent

et retransmettent au terrain la

charge propre de la construction,

sans que des fondations superficielles

soient nécessaires. La

physique du bâtiment exige

que l’isolation thermique soit

posée en une couche unique,

afin d’éviter une augmentation

de l’absorption hydrique, qui

dégraderait sa résistance thermique.

Le système d’isolation

périphérique est constitué d’éléments

Jackodur KF en polystyrène

extrudé (XPS) à la norme

EN 13164, dont Jackon Insulation

peut se prévaloir d’être

l’unique fabricant pour des épaisseurs

allant jusqu’à 320 mm. Sa

forte résistance à la compression

lui permet de supporter des

charges importantes. Il constitue

par conséquent un isolant thermique

particulièrement adéquat

sous dallage. Jackodur KF est

parfaitement plan, stable dans

le temps et présente des tolérances

fines même dans les

fortes épaisseurs. Hydrophobe

et imputrescible, il est parfaitement

approprié au contact direct

avec le sol. Le système Jackodur

Atlas est composé d’éléments

latéraux, d’angles, de surface

et de coffrages en polystyrène

extrudé. Les rainures des surfaces

et les feuillures alternées

des arêtes s’ajustent parfaitement

les unes aux autres, générant

cet effet « Lego ». Grâce

à ce système d’emboîtement

breveté, les erreurs de pose et

les ponts thermiques sont évités

et le montage monocouche

conforme est garanti.

HOMATHERM

Les panneaux flexibles en fibres

de bois holzFlex ® de Homatherm

cumulent tous les atouts d'une

matière première naturelle :

en complément d'une isolation

thermique optimale, leur structure

perspirante absorbe les

crêtes d'humidité sans dégrader

la conductivité. Grâce à un

optimum de flexibilité et de stabilité,

les panneaux holzFlex ® s'intercalent

entre les chevrons, les

montants ou profils sans nécessiter

de fixation complémentaire.

Ils s'accommodent de toutes les

irrégularités qui sont le propre

des travaux de rénovation.

CHANVRIBLOC

Isolation chanvribloc sur une

structure poteaux-poutres de

maison en bois. Chanvribloc

est un bloc de béton de chanvre

(chaux chanvre) très isolant

utilisé pour la construction

neuve de maisons écologiques,

maisons BBC... sans aucune

isolation complémentaire. Il est

utilisé en cloisons et convient

parfaitement en rénovation pour

l'isolation thermique par l’extérieur

(ITE) ou classiquement par

l’intérieur.

URSA

Ursa propose six nouvelles références

PureOne dont 3 sont

dédiées à l’isolation de maisons

de plus en plus sollicitées : les

maisons Basse Consommation

à ossature bois. L’heure de la

construction est aujourd’hui à la

Basse Consommation et l’isolation

figure parmi les principales

solutions permettant d’atteindre

cet objectif. Les 3 nouvelles références

PureOne, MOB & Basse

Consommation s’inscrivent dans

cette dynamique.

AGEKA

Gutex Thermoflat, proposé chez

Ageka, est un produit en fibre

de bois qui convient à tous les

types de toits plats. Les panneaux

peuvent être posés sur

une base en bois, en métal

ou en béton, qu’il s’agisse de

travaux de construction ou de

rénovation.

PAVATEX

La nouvelle géométrie de profil

augmente l’étanchéité des joints

des éléments d’isolation Pavatherm-Plus

et des panneaux de

sous-toiture Isolair/Isoroof. La

nouvelle géométrie de profil des

éléments d’isolation Pavatherm-

Plus et des panneaux de soustoiture

Isolair/Isoroof accroît la

stabilité des arêtes ainsi que la

solidité et l’étanchéité des panneaux

isolants.

ACTIS

Depuis octobre 2011 un isolant

mince réfléchissant, le Triso-

Super 12 d’Actis, bénéficie du

premier avis technique BIPS-

0105 délivré par l’organisme certificateur

anglais BM Trada. Les

avis techniques de ce dernier

sont reconnus en France. Cette

certification a été faite sur la

base de tests en conditions

réelles d’utilisation.

ISONAT-BUITEX

Isonat FiberWood est constitué

à plus de 98 % de fibres de

bois, matériau à forte inertie et

aux capacités de régulation de

vapeur d’eau importantes. Les

nombreuses cellules d’air contenues

dans la fibre de bois garantissent

un fort pouvoir d’isolation

thermique et phonique, tout en

restant 100 % naturel.
En isolation

thermique, le bois est un

régulateur de température à forte

inertie. En matière d’hygro-régulation,

la fibre de bois préserve

l’habitation des problématiques

de condensation, en régulant à

la fois la diffusion et l’absorption

de vapeur d’eau.

SOPREMA

Ce chalet, signé par La Pessière,

possède le nouvel écran

de sous-toiture Stratherm ® de

Soprema. Ses caractéristiques

aérauliques participent à l’étanchéité

à l’air des bâtiments et

autorisent une pose directe au

contact de l’isolant traditionnel.

TECHNICHANVRE

Laine de Chanvre Technilaine ®

de Technichanvre pour l’isolation

thermique et acoustique en fibres

de chanvre. Composition : 85 %

de fibres de chanvre issues de

cultures françaises 15 % de liant

bi-composant stable, non émissif.

Parfaitement adaptée à l’ossature

bois, la laine de chanvre est un

isolant obtenu par « effilochage »

et « expansion » des fibres de

chanvre. Par son procédé de

fabrication exclusivement mécanique,

l’isolant Technilaine est un

matériau à écobilan très positif.

THERMOWALL

Pose de l’isolant Thermowall

Gutex proposé chez Ageka. Il

s’agit d’un système d’isolation

thermique extérieure de façade,

conçu et agréé pour les structures

en bois et maçonnées sans

ventilation. Le panneau support

d’enduit en bois permet de

conserver la maison à température

ambiante.

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Rénovation thermique

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Rénovation thermique

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Rénovation thermique

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Économie

Infos

TECHNAL

Lumeal de Technal est un coulissant

à ouvrant caché dont le

design exclusif est au service

de la performance. Ce coulissant

permet d’atteindre des

performances thermiques sans

précédent sur un coulissant

aluminium : jusqu’à 1,2 Uw,

et acoustique, jusqu’à 37 dB

(Ra,Tr) Avec sa très faible perméabilité

à l’air 0,52 m 3 /h/m 2 à

4 Pa, ce coulissant est une réelle

réponse au projet. BBC. DTA en

cours auprès du CSTB.

EBERLE CONTROLS

La société spécialiste des systèmes

de régulation de température,

a ainsi obtenu la note A

du nouveau label TELL (Thermostatic

Efficiency Label) pour

l’efficacité énergétique de sa

tête thermostatique de radiateur

TRV4. Ce label européen de

classification des robinets thermostatiques

permet désormais

de choisir facilement les produits

qui consomment le moins.

Remplie de liquide, elle réagit

rapidement aux changements

de température pour minimiser

la consommation d'énergie.

AMCC

Les solutions rénovation

d’AMCC. Il devient indispensable

de réaménager son lieux

de vie et de s’assurer de la performance

de ces menuiseries.

AMCC, spécialiste de la rénovation

et du neuf, propose une

solution simple ! Garder le cadre

existant et poser une nouvelle

fenêtre fixée sur le dormant. Évidement,

il faut veiller à ce que

l’ancienne menuiserie ait été

posée dans les règles de l’art

et, en bon état. Une solution

qui limite les travaux de raccord

intérieur et qui permet d’installer

des fenêtres à très hautes

performances thermiques. Pour

s’adapter à tous les cas particuliers,

AMCC propose des ailettes

de rénovations de 27, 40 et

60 mm qui garantissent un clair

de vitrage maximum.

GRAF DISTRIBUTION

Les cuves à enterrer extra-plates

Platine de 1 500 à 7 500 L

sont dédiées à la récupération,

l’utilisation et la rétention des

eaux pluviales. Faciles et

rapides à poser (sans engin

de terrassement) et peu onéreuses

grâce à une profondeur

d’enfouissement réduite, elles

s’adaptent aux situations difficiles

(terrain avec nappe phréatique

et roches). Utilisables en

jardin ou en habitat, elles s'installent

en aérien ou en enterré.

VELUX France

Store anti-chaleur télécommandé

pour fenêtre-coupole

Velux. Il arrête les rayons du

soleil tout en laissant entrer la

lumière. Un produit unique pour

les toits plats : c'est une véritable

protection contre la chaleur.

Installé entre le

double vitrage et la coupole, la

toile arrête les rayons du soleil

avant qu’ils n’entrent dans la

pièce. Ouverture simple : télécommandée.

Installation rapide

et sans fil : store à énergie

solaire. Certification en cours.

GRANDEUR NATURE

VERANDAS

Spécifiques aux vérandas aluminium,

ces spots LED sont

extra-plats et étroits, ils font

50mm de diamètre, s’intègrent

parfaitement dans les chevrons.

Les spots LED Grandeur

Nature sont à haut rendement

en lumière chaude, à intensité

variable, pour une consommation

de seulement 7 watt, donc

très économiques et écologiques.

Les spots sont équipés

d’un

système d’auto protection : en

cas de surchauffe, l’intensité

lumineuse du spot se régule. Ils

sont garantis 3 ans.

DYSON

La technologie Air Multiplier

consiste à créer un jet d’air circulaire

qui entraîne l’air environnant,

et amplifie son volume par

15 à 18. Les ventilateurs Air Multiplier

génèrent un souffle d’air

doux et régulier. Ils sont sans

danger (pas de pales tranchantes),

faciles à nettoyer, faciles à

incliner et disposent d'un variateur

d'intensité. Ils consomment

au maximum 65 W : c’est 97 %

moins d’énergie qu’un climatiseur

mobile de 2 950 W. Garanti

2 ans.

EMERAUDE ENERGY

Lynx Wattseeker Outil innovant

de mesure des consommations

électriques par usage, ce

produit offre une solution d’efficacité

énergétique à coût maîtrisé.

Il permet la synthèse des

usages électriques à partir d’un

capteur unique en temps réel.

Cet outil permet de numériser

et de visualiser les données

de sous-comptage de l’énergie

électrique sur un site, ainsi que

les indicateurs de qualité des

installations électriques.

LEGRAND

Legrand propose l'offre domotique

My Home qui permet de

mettre en œuvre au travers des

technologies BUS/SCS et Radio/

Zigbee ® les solutions d'automatismes

pour la maison. Le

système domotique My Home

utilisant la technologie BUS

est particulièrement adapté à

la construction neuve lorsque

l'installation requiert de nombreux

points de commande (30

et plus). La technologie Radio

est, elle, parfaitement adaptée

pour la rénovation et/ou l'amélioration

de l'existant, en complément

d'une installation BUS.

Ces produits haut de gamme

offrent un panorama de fonctions

très étendu : scénarisation

de l'éclairage, gestion des

ouvrants, gestion de la température,

mais aussi alarme intrusion,

portier, diffusion sonore,

détection technique.

SIEMENS

SyncoLiving est un système

de gestion complet avec un

grand choix de composants

permettant de régler et de commander

par exemple les équipements

de chauffage, de

ventilation, d’éclairage et de

volets en fonction des besoins.

Le système permet également

de relever et de gérer facilement

la consommation d’énergie de

chauffage, de refroidissement,

d’eau chaude et froide, de gaz,

d’électricité. En outre, grâce à

une gestion des pièces individuelles,

on améliore le DPE.

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Économie

Valoriser ces économies

d’énergie ?

Savez-vous qu’en signant l’attestation de fin de travaux à votre artisan ou votre

fournisseur d’énergie pour des opérations de rénovation thermique, vous lui

dez vos kW cumac, des unités de compte monnayables dans un certificat

d’économie d’énergie ?

D

epuis 2005, les fournisseurs d’énergie doivent

respecter un programme d’économies pour

limiter la pollution. En fonction des quotas

qu’ils leur ont été imposés, ils peuvent réaliser des

travaux pour réduire leur consommation ou compenser

en achetant des Certificats d’Économie

d’Énergie (C2E) émis par des entreprises ou des

particuliers qui ont réalisé des travaux réduisant

leur consommation. L’unité de mesure est le kWh

cumac (cumulé actualisé). Il représente les kWh

économisés durant la vie conventionnelle d’un

équipement, corrigés d’un coefficient d’actualisation

annuelle de 4 %. Par exemple, un congélateur

de classe A+, permettant d’économiser 50 kWh

par an pendant une durée de vie de 10 ans, se

verra attribuer 420 kWh cumac. Ces unités d’énergie

sont regroupées dans des Certificats d’économie

d’énergie (C2E).

345 TéraWatts

Les entreprises contraintes à économiser sont soumises

à de fortes amendes en cas de non-respect

de leurs quotas. Du 1 er juillet 2006 au 1 er juillet 2009,

la surtaxe réclamée par l’État était de 0,02 euros/

kWh cumac. Mais les « obligés » sont parvenus à

économiser les 54 TéraWatt cumac qui leur étaient

imposés pour ne pas payer cette taxe représentant

plus d’un milliard d’euros (1 TéraWatt = 1 000 millions

de kW). Ils rachetaient les certificats à un

prix inférieur à l’amende, entre 0 et 0,02 euros.

Dans un premier temps, les « obligés » étaient peu

nombreux : EDF, GDF, Véolia, Total, Primagaz…

Il s’agissait de grandes entreprises de production

d’énergie. Mais, en 2011, plus de 2 000 distributeurs

de fioul domestique et une quarantaine

de vendeurs de carburants automobiles, notamment

les chaînes d’hypermarchés, Auchan et

Leclerc en tête, se sont vus imposés des quotas

de pollution. Tout ce beau monde convoite donc

les travaux d’économie d’énergie réalisés par les

particuliers et les entreprises pour éviter de

payer les amendes. Avec d’autant plus d’ardeur

que le gouvernement leur a fixé le volume de

345 TéraWatt cumac, dont 90 pour les nouveaux

obligés, les distributeurs de produits pétroliers.

Autant dire que la chasse devient difficile.

200 travaux

Désormais, l’abondance « d’obligés » et les

volumes à économiser rendent les règles du jeu

plus claires et les coûts d’achat plus élevés. Pour

être monnayable, un Certificat d’Économie d’Énergie

doit représenter un million de kW cumac.

Ce chiffre est hors de portée pour le particulier qui

change son installation, mais pas pour les artisans

et les entreprises du secteur qui accumulent discrètement

les kW cumac de leurs clients en C2E

pour les revendre à leur seul profit. On a vu aussi

fleurir des sociétés d’intermédiaires qui se chargent

de collecter les kW cumac des sociétés de

HLM, des collectivités locales ou des entreprises

et les commercialisent en prélevant une rémunération.

L’État a défini plus de 200 travaux ou équipements

économiques pour l’environnement. On y

trouve l’ampoule électrique, le réfrigérateur ou le

lave-linge A+, tout comme de nombreux travaux du

logement pour le chauffage et l’isolation, avec les

niveaux de performances requis et leur valorisation

en kWh cumac. Chaque type d’équipement fait

l’objet d’une fiche éditée par le Ministère de l’Environnement

pour mesurer sa valeur. Selon ces critères,

il est donc aisé de connaître les kW cumac

générés par des travaux d’amélioration de l’habitat

ou d’achat d’équipement plus performants.

Monnayer

Reste ensuite à les monnayer auprès des producteurs

et distributeurs d’énergie. On peut classer les

« obligés » qui cherchent à collecter des C2E dans

le secteur de l’habitat en grandes catégories :

– Ceux qui négocient les kW cumac directement

avec le particulier. C’est le cas de Primagaz,

Total, Auchan ou Leclerc qui proposent différentes

sortes de primes, de bons d’achat, d’avoirs

sur des factures de combustible ou des prêts à

taux d’intérêt privilégiés.

– Ceux qui rachètent les kW cumac aux artisans.

C’est la stratégie d’EDF ou de GDF Suez. Ils ont

créé des réseaux d’artisans agréés « Bleu Ciel »

ou « Dolce Vita » à qui ils fournissent les contacts

de clients qu’ils ont prospectés en échange de la

récupération des C2E. Pour le particulier, l’offre

se limite souvent à un diagnostic gratuit…

– Ceux qui coupent la poire en deux ! C’est le

cas des négoces de matériaux Gedimat qui

reversent une prime pour 2/3 au client et 1/3 à

l’artisan.

Négocier

Avec cette nouvelle concurrence sur le marché

des certificats d’économie d’énergie, le propriétaire

doit prendre en compte deux éléments :

– il n’y a pas de grille tarifaire précise et légale. On

trouve ainsi une chaudière à condensation pour

une maison de 110 m 2 , valorisé à 396 € chez

Auchan ou Leclerc, mais à 250 € chez Véolia.

Le m 2 d’isolant de comble peut aller de 5 € à 6 €

selon l’obligé ;

– les obligés « incitent » les particuliers à réaliser

les travaux les mieux dotés en kW cumac,

même si ce n’est pas la réponse la plus appropriée

aux besoins. Par exemple changer de

chaudière alors que l’ancienne est encore performante,

plutôt qu’installer une régulation ou

isoler les circuits de distribution. Ainsi, Leclerc

ou Auchan n’offrent des compensations que

pour une quinzaine de travaux sur la centaine

d’opérations possible, Gedimat n’a retenu que

quatre grandes familles de travaux…

Avant d’engager des travaux, la meilleure solution

est de faire établir un diagnostic précis et indépendant.

Puis, de demander la quantité de kW cumac

que la rénovation sera susceptible de produire.

Les exemples de fiches ci-joints montrent que les

kW cumac sont partout et en belle quantité. Ces

arguments chiffrés qui ne laisseront pas insensibles

les professionnels, adeptes du bon d’achat

ou pas… Négociez donc vos kW cumac avant de

signer votre attestation de fin de chantier !

74 75


Économie

Liste des opérations

standardisées

Les opérations d’économie font l’objet de

fiches réglementaires qui définissent les

conditions de délivrance et le montant des

kW cumac obtenus. Pour chacune, nous

précisons le numéro de référence de l’opération

dans le cadre des Certificats d’Économie

d’Énergie. Fiches disponibles auprès

du Ministère de l’écologie, du Développement

Durable, des Transports et du Logement

(internet).

Enveloppe :

Isolation de combles ou de toitures :

BAR-EN-01

Isolation des murs : BAR-EN-02

Isolation d’un plancher : BAR-EN-03

Fenêtre ou porte-fenêtre complète avec vitrage

isolant : BAR-EN-04

Isolation des toitures terrasses : BAR-RN-05

Isolation de combles ou de toitures (DOM) :

BAR-EN-06

Isolation des murs (DOM) : BAR-EN-07

Fermeture isolante : BAR-EN-08

Réduction des apports solaires par la toiture

(France d’Outre-mer) : BAR-EN-09

Thermique :

Chauffe-eau solaire individuel

(France métropolitaine) : BAR-TH-01

Chauffe-eau solaire en logement collectif

(France métropolitaine) : BAR-TH-02

Pompe à chaleur de type eau/eau : BAR-TH-03

Pompe à chaleur de type air/eau : BAR-TH-04

Chaudière individuelle de type condensation :

BAR-TH-06

Chaudière collective de type condensation :

BAR-TH-07

Chaudière collective de type condensation

avec contrat assurant le maintien du rendement

énergétique de la chaudière : BAR-TH-07-SE

Chaudière individuelle de type basse température :

BAR-TH-08

Chaudière collective de type basse température :

BAR-TH-09

Chaudière collective de type basse température

avec contrat assurant le maintien du rendement

énergétique de la chaudière : BAR-TH-09-SE

Radiateur à chaleur douce pour un chauffage central

à combustible : BAR-TH-10

Régulation par sonde de température extérieure :

BAR-TH-11

Appareil indépendant de chauffage au bois :

BAR-TH-12

Chaudière biomasse individuel : BAR-TH-13

Chaufferie biomasse : BAR-TH-14

Chaufferie biomasse avec contrat assurant

le maintien du rendement énergétique

de la chaudière : BAR-TH-14-SE

Isolation d’un réseau hydraulique de chauffage :

BAR-TH-15

Plancher chauffant à eau basse température :

BAR-TH-16

Robinet thermostatique : BAR-TH-17

Programmateur d’intermittence pour un chauffage

individuel à combustible : BAR-TH-18

Programmateur d’intermittence pour un chauffage

collectif à combustible : BAR-TH-19

Fiche robinet thermostatique.

76 77


Économie

Programmateur d’intermittence centralisé

pour un chauffage électrique : BAR-TH-20

Système de comptage individuel d’énergie

de chauffage : BAR-TH-21

Récupérateur de chaleur à condensation :

BAR-TH-22

Optimiseur de relance en chauffage collectif :

BAR-TH-23

Chauffe-eau solaire individuel (DOM) : BAR-TH-24

Ventilation mécanique contrôlée double flux :

BAR-TH-25

Ventilation mécanique contrôlée, simple flux

autoréglable : BAR-TH-26

Ventilation mécanique contrôlée, simple flux

hygroréglable : BAR-TH-27

Plancher rayonnant électrique, plafond rayonnant

plâtre, avec dispositif de réglage automatique :

BAR-TH-28

Pompe à chaleur de type air/air : BAR-TH-29

Surperformance énergétique pour un bâtiment

neuf avec label de haute performance énergétique :

BAR-TH-30

Isolation d’un réseau d’eau chaude sanitaire :

BAR-TH-31

Caisson de ventilation mécanique contrôlée (VMC)

à consommation réduite : BAR-TH-32

Ventilation naturelle hygrorèglable : BAR-TH-34

Chauffe-eau solaire en logement collectif (DOM) :

BAR-TH-35

Programmateur d’intermittence pour un chauffage

individuel avec pompe à chaleur existant :

BAR-TH-36

Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau

de chaleur alimenté par des énergies renouvelables

ou de récupération : BAR-TH-37

Mini-cogénération sans obligation d’achat :

BAR-TH-38

Pompe équipée d’un système de variation

électronique de vitesse : BAR-TH-39

Circulateur à rotor noyé de classe A : BAR-TH-40

Climatiseur de classe A (DOM) : BAR-TH-41

Accumulateur d’eau chaude à condensation :

BAR-TH-42

Système solaire combiné : BAR-TH-43

Chaudière individuelle de type micro-génération

à moteur Stirling : BAR-TH-44

Rénovation globale d’un bâtiment résidentiel :

BAR-TH-45

Système de production d’eau chaude sanitaire

collective de type pompe à chaleur sur capteur

solaire non vitré : BAR-TH-46

Systèmes hydro-économes (DOM) : BAR-TH-47

Chauffe-eau thermodynamique individuel

à accumulation : BAR-TH-48

Système hydro-économe (France métropolitaine) :

BAR-TH-49

Pompe à chaleur collective à absorption de type

air/eau ou eau/eau : BAR-TH-50

Chaudière de type basse température couplée

à une ventilation mécanique contrôlée pilotée

par la chaudière : BAR-TH-51

Chauffe-eau électrique à accumulation

de catégorie C : BAR-TH-52

Chauffe-eau thermodynamique individuel

à accumulation (France d’outre-mer) : BAR-TH-53

Équipement :

Lampe de classe A pour la métropole : BAR-EQ-01

Lave-linge domestique de classe A+ : BAR-EQ-02

Appareil de froid domestique de classe A+ :

BAR-EQ-03

Luminaire avec ballast électronique pour parties

communes : BAR-EQ-04

Bloc autonome d’éclairage à faible consommation

pour parties communes : BAR-EQ-05

Coupe-veille automatique : BAR-EQ-06

Services :

Formation des acteurs professionnels du secteur

du bâtiment aux économies d’énergie : BAR-SE-01

Ingénierie d’accompagnement des entreprises

et artisans du bâtiment pour réaliser les objectifs

énergétiques du Grenelle de l’environnement :

BAR-SE-02

Contrat de performance énergétique (CPE) :

BAR-SE-03

Rééquilibrage d’une installation collective

de chauffage à eau chaude du secteur résidentiel :

BAR-SE-04.

Fiche chaudière individuelle de type condensation.

78 79


Économie

Le thermostat intelligent

Tout le monde a été confronté à un réglage de chauffage récalcitrant, peu

fiable ou au mode d’emploi incompréhensible, mais dont on accepte, faute

de mieux et un peu dépité, les conséquences. C’est pourtant ici que réside un

gisement important d’économie d’énergie. Inventé aux USA, le thermostat intelligent

ne devrait pas tarder à traverser l’Atlantique tant il révolutionne la régulation

thermique.

D

u temps où la cheminée, le poêle à bois, à

charbon ou à mazout étaient les seuls générateurs

de chauffage dans les habitations,

leur efficacité énergétique n’était pas bonne. Mais

les gaspillages de calories étaient bien moins

importants qu’on pourrait le penser. En effet, l’utilisation

de ces énergies nécessitait un transport

et un approvisionnement du foyer à la main. Afin

de limiter la manutention, l’énergie n’était consommée

qu’en cas de besoins réels.

Ergonomie désastreuse

Avec les évolutions technologiques, le transport

et la consommation des énergies sont désormais

invisibles et sans effort physique. La relation

entre la consommation et l’usage a disparu. Les

moyens de réglage sont de plus en plus sophistiqués,

soit disants plus fins et plus flexibles. En

fait, ils se révèlent complexes à comprendre et

manœuvrer. Pour les thermostats les plus perfectionnés,

il faut saisir des données de température

sur des plannings préréglés à l’avance, sans

possibilité d’adaptation. Bien qu’ils disposent de

plusieurs scénarios de programmation, ce sont

toujours les deux ou trois mêmes qui sont utilisés.

Pénalisés par une installation dans un lieu peu

accessible ou peu pratique (rarement à côté de

la porte d’entrée), des modes de lecture complexes,

l’absence de choix simples (présent, absent,

arrêt) compréhensibles par les adultes comme

les enfants, les thermostats ne comportent aucun

système d’alerte d’une consommation excessive.

Ils « oublient » aussi de mentionner la quantité

d’énergie consommée ainsi que son coût direct…

Un bilan s’impose : nous avons perdu notre capacité

à avoir un comportement économe actif. Mais

la régulation automatisée est peu claire, pas assez

efficace, et dotée d’une ergonomie désastreuse.

250 $ (180 €), capable d’économiser 20 à 30 % de

la consommation de chauffage-climatisation dans

une maison !

Enfantin

L’appareil est d’une belle élégance accrochée au

mur, et d’une simplicité de fonctionnement enfantine.

Cet objet rond se pilote avec une bague

extérieure tournant pour augmenter ou réduire

la température désirée au degré près. Il indique

alors sur son écran tactile central, le temps

qu’il va falloir pour atteindre cette température :

Des indications simples

et claires. « 4 % d’économie

d’énergie hier. Absence ».

Pour tout réglage, une molette.

On la fait tourner jusqu’à la température

souhaitée. Nest indique alors le temps

d’attente pour porter la maison

à ce niveau de chaleur.

Ici, dans 20 minutes.

Les couleurs indiquent si

l’installation produit de la chaleur,

de la climatisation ou est à l’arrêt.

Nest : Simple, clair et esthétique. Une petite feuille verte indique

qu’on fait des économies.

50 millions de $

Autant d’imperfections qui n’ont pas échappé à

Tony Fadell. Cet informaticien californien était

pourtant décidé à prendre sa retraite anticipée.

Après avoir fait fortune chez Apple où il avait participé

à la conception de rien moins que l’Ipod et

les trois première versions de l’Iphone, il quitta

la Silicon Valley pour s’installer au vert avec sa

femme et ses jeunes enfants dans les montagnes,

près du lac Tahoe. Mais, Tony Fadell fut vite

confronté aux fonctionnements des thermostats

de sa maison de campagne. Chers, peu pratiques,

peu lisibles, peu informatifs… En un seul mot :

« Emm…dant ». Pour ce brillant ingénieur, il était

évident qu’on devait pouvoir faire mieux. La suite

est typiquement américaine. Il y a deux ans, il crée

une start-up, décroche 50 millions de dollars chez

des investisseurs (Google, Al Gore…) et embauche

une centaine d’ingénieurs. En novembre

dernier, il présentait Nest : un thermostat vendu

Prix

Du plus simple au plus sophistiqué, les prix des thermostats s’échelonnent de quelques euros à 1 250 euros

par exemple pour une régulation sans fil dans six pièces (Delta Dore). Chez Honeywell, une régulation sans

fil à programmation hebdomadaire est à 217 euros. Les 250 $ (180 €) du Nest sembleraient compétitifs,

notamment si 20 à 30 % de calories sont réellement économisées. On attendra donc la version européenne

(en degré Celsius et 220 volts). L’installation d’un Nest en remplacement d’un thermostat classique ne nécessite

pas l’intervention d’un spécialiste.

59,90 euros chez Castorama. 40 euros pour Conrad. Le haut de gamme chez Honeywell.

80 81


Économie

« 21° dans 7 minutes » par exemple. Une information

destinée à ne pas confondre le thermostat

avec un accélérateur, sur lequel on indique une

température très élevée uniquement pour atteindre

rapidement celle que l’on souhaite réellement...

Mais qu’on oublie ensuite de ramener à la valeur

attendue !

Un nid intelligent

Attention, le « nid » est très intelligent ! Nest est

doté de capteurs de température intérieure et

extérieure, du taux d’humidité, de luminosité et de

deux détecteurs de présence, ainsi qu’une interface

pour le pilotage des appareils de chauffage et

de climatisation. Dès

la première mise en

Tony Fadell.

service, les logiciels

internes vont enregistrer

le mode de vie,

les heures de départ

et d’arrivée, et les

comportements des

habitants en fonction

de leurs demandes en

chaleur ou fraîcheur

Une installation simple en remplacement du précédent thermostat.

selon les jours de la semaine, de l’année, selon les

conditions climatiques extérieures... Nest va ainsi

s’enrichir en permanence de toutes les données

recueillies pour pouvoir piloter l’installation en affinant

continuellement les réglages. Par exemple, il

saura identifier qu’en rentrant le dimanche en fin

de journée en hiver, vous voulez une température

de 22° dans votre salon ou que le mercredi aprèsmidi,

parce que les enfants sont à la maison, leurs

chambres doivent rester chaudes. Nest sait réduire

Ce n’est pas bien !

Hager.

Relevé sur un modèle Hager, les consignes

suivantes :

Modification simple. Touche menu pour :

– forçage température (manu),

– réglage des T° de consigne,

– mode arrêt,

– accès à la programmation,

– accès aux réglages...

Voici le genre d’outils qui, avec un vocabulaire,

des pictogrammes et des combinaisons de touches

et d’écrans successifs, mets le consommateur

en position d’infériorité intellectuelle.

L’emploi de termes professionnels, de symboles

ésotériques, de manipulations complexes pour

programmer un réglage qui sera figé quelles que

soient les conditions climatiques et de présence,

découragent vite l’utilisateur. Il va se contenter

d’une ou deux variantes alors qu’il dispose de

toute une palette de combinaisons. Pas de quoi

affoler les concepteurs qui savent pourtant qu’un

bon usage de leurs appareils de régulation permettrait

des économies d’énergie très importantes.

Le coté intuitif et simple d’utilisation de Nest

devrait donc connaître un large succès si certains

fabricants ne changent pas leurs pratiques.

la température dès que la maison est vide et préparer

le retour des habitants pour qu’ils retrouvent

le confort désiré à la bonne heure. Il affiche une

petite feuille verte quand la température réclamée

permet de réaliser des économies.

Algorythmes

Derrière son apparente simplicité tout comme son

fonctionnement très intuitif hérité des produits

Apple, Nest relève de prouesses d’intelligence

artificielle. Grâce à des algorithmes complexes, il

va adapter la production de chaleur et de climatisation

aux besoins réels des occupants, donc

permettre de vraies économies tout au long de

l’année. Mais, pour les habitants, il est toujours

facile de reprendre la main sur le programme en

tournant juste la molette de ce beau thermostat qui

ne se cache pas. Tony Fadell a aussi développé

Le détecteur de présence coupe le chauffage

en l’absence des occupants.

des applications pour smart phone, ordinateur et

site internet, qui permettent de piloter l’installation

à distance, de mesurer ses consommations, de

comparer les économies réalisées, le nombre de

fois où le thermostat a été réglé…

Comment vivez vous ?

On est donc désormais bien loin de la programmation

manuelle de plannings préréglés et de

scénarios préétablis. On est aussi bien loin d’un

modèle économique où ce sont les fabricants qui

imposent leurs propres outils de régulation. Nest

ouvre la porte à des outils intelligents, directement

proposés aux consommateurs (pas disponible en

Europe pour le moment) à installer soi-même. S’ils

sont calculés sur des standards de consommation

américain, ces 20 à 30 % d’économie ne laisseront

pas insensibles tous ceux qui sont confrontés

au problème du réglage de leur installation de

chauffage. La promesse de dépenser les calories

uniquement quand on est à son domicile, grâce

à un détecteur de présence, est déjà, en soi,

une bonne idée ! Nest marque aussi une approche

totalement différente de la régulation thermique.

C’est fini l’époque où l’on devait comprendre

comment fonctionnait un thermostat. Désormais,

c’est le thermostat qui comprend comment vous

vivez ! Qui dit mieux ?

Nest, le thermostat qui apprend tout seul comment vous vivez !

Nest est connecté à internet pour un pilotage à distance

par ordinateur ou téléphone portable. Il offre aussi des statistiques

précis de consommation d’énergie.

Thermostat

Cet appareil sert à réguler une température. Il a

été inventé par Albert Butz en 1886 qui a donné

naissance à la société Honeywell. Il permettait

de commander une trappe d’arrivée d’air sur une

chaudière à charbon. En 1906, Honeywell développait

déjà un thermostat associé à une horloge,

d’où la naissance du thermostat à horloge.

Historiquement un thermostat a longtemps été

constitué d’un système à bilame qui ouvrait un

circuit électrique quand la chaleur atteignait un

certain stade et fermait ce circuit dès que l’on descendait

en dessous de cette même température.

Aujourd’hui, les modèles électroniques détectent

les variations de température à l’aide d’un thermistor,

c’est-à-dire une résistance qui varie en

fonction de la température. (wikipedia).

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aides

Aides financières et crédits

d’impôts : C’est le bouquet !

D

epuis le 1 er janvier 2012, de

nombreuses modifications

sont entrées en vigueur. La

grande tendance est à la baisse

des aides (de l’ordre de 15 %),

et à l’augmentation de la TVA

(de 5,5 à 7 %) et des critères

d’éligibilité. Enfin, il faut désormais

constituer un « bouquet

de travaux » pour optimiser le

montant des aides.

Le logement est au cœur des

politiques d’économie d’énergie

et de développement durable. Il

fait l’objet de nombreuses réglementations

techniques et de dispositifs

d’incitations financières,

tant au niveau national qu’aux

différents échelons des collectivités

territoriales, commune, communauté

urbaine, département,

région. Ce véritable dédale est

aussi constamment modifié, au

point d’en devenir si complexe

qu’il est presque illisible pour

le particulier. Ce dernier s’en

remet alors à la « science » de

spécialistes en tout genre, ceux

qui vendent autant des équipements

d’économie d’énergie,

des travaux de rénovation que

du crédit d’impôt ! Avec bien des

déconvenues à la clef.

Avantages « absorbés »

Par quel processus décisionnaire

mystérieux, tel matériel sera

beaucoup aidé financièrement

alors que tel autre se verra infliger

des normes techniques très

restrictives ? Panneaux photovoltaïques

et pompes à chaleur air/

air ont ainsi connu leur moment

de gloire avant d’être lourdement

pénalisés, avec des effets de

« bulle spéculative » dignes des

meilleurs polars financiers. Les

crédits d’impôt étant basés uniquement

sur des travaux réalisés

par des professionnels agréés,

nombreux d’entre eux en ont

profité pour augmenter leur tarif

et « absorber » une bonne partie

des avantages financiers.

Amortissement

Force est de constater que le

cumul des aides financières

directes et des crédits d’impôt

sont des dispositifs qui permettent

d’espérer un retour sur

investissement dans des délais

raisonnables pour certains

types de travaux. Ils équilibrent

les « chances » de chaque solution.

Ils rendraient presque compétitif

l’achat d’une chaudière au

fioul face à l’isolation thermique

des combles ! Incontournables

donc ! Mais, avec les dernières

augmentations du prix des énergies,

les motivations fiscales

ne doivent être rangées qu’au

deuxième rang quand on entreprend

des éco-travaux. Priorité

doit demeurer à la baisse de la

consommation d’énergie.

Facteur 4

Le logement représente plus de

40 % de l’énergie consommée,

près de 240 kWh par m 2 , 2 tonnes

de CO 2

par an et par habitant, et

une facture de 2 200 euros en

L’exemple belge

moyenne par foyer. L’objectif est

« le facteur 4 » : une division

par quatre de la consommation

d’énergie domestique pour

atteindre 50 kWh par m 2 avant

2050. Cette politique se traduit

concrètement par deux grands

trains de mesures : des réglementations

thermiques de plus

en plus contraignantes et des

aides financières incitatives.

Les réglementations

thermiques (RT)

Toute construction neuve doit

répondre aux exigences de la

RT 2005, encore en vigueur. La

RT 2010 qui, à force de se faire

désirée a finalement été rebaptisée

RT 2012, n’entrera en application

qu’au 1 er janvier 2013 pour

l’habitat résidentiel. Mais elle est

déjà active pour les bâtiments

publics et tertiaires privés. La

RT 2012 impose des performances

20 % inférieures à celles de

la RT 2005.

Le DPE

Pour les 30 millions d’habitations

déjà construites, la réglementation

impose le Diagnostic de Performance

Énergétique (DPE) qui

doit être fourni lors de toute transaction.

Le bilan de ce DPE peut

En région wallonne et à Bruxelles, les particuliers peuvent réaliser

eux-mêmes leurs travaux tout en bénéficiant d’écoprêts et de primes.

Si les incitations sont un peu moins élevées pour les autoconstructeurs

qu’avec les professionnels, cela a permis de limiter les hausses

de tarif des entreprises. Autres particularités : la priorité est données

aux isolants sur les appareils de chauffage, les isolants naturels

bénéficient de déduction d’impôt supplémentaire, les écoprêts sont

proportionnels aux revenus et favorisent les moins de 35 ans et les

familles avec enfants.

être amélioré par des travaux

d’isolation et de modification des

systèmes de chauffage.

Le Crédit d’Impôt

pour le Développement Durable

En contrepartie des exigences

fixées par les Réglementations

Thermiques, l’État a mis en place

de nombreuses mesures financières

d’accompagnement sous

forme de crédit d’impôt. Le crédit

d’impôt en faveur du Développement

Durable (CIDD) permet aux

ménages de déduire de l’impôt

sur le revenu une partie des

dépenses réalisées pour certains

travaux d’amélioration énergétique

portant sur une résidence

principale. Le crédit d'impôt

concerne les dépenses d'acquisition

de certains équipements

fournis par les entreprises ayant

réalisé les travaux et faisant

l'objet d'une facture. Il porte sur le

prix TTC. En 2012, le montant des

dépenses ouvrant droit au crédit

d’impôt est limité à 8 000 euros

pour une personne, 16 000 euros

pour un couple. En cas d’aide

supplémentaire d’une collectivité

locale, il faut la retrancher

au montant des dépenses. Autre

bémol d’importance : le crédit

d’impôt s’entend sur l’ensemble

des investissements cumulés sur

cinq années consécutives.

Distinctions entre logement

collectif et maison individuelle.

Pour la maison individuelle, le

CIDD n’est accessible qu’en procédant

à un bouquet de travaux.

En logement collectif, il est encore

possible d’obtenir un CIDD pour

un seul type de travaux, mais le

taux est plus faible. Les travaux

d’économie d’énergie en résidence

secondaire ne sont pas

éligibles aux crédits d’impôt. Avec

le bouquet de travaux, le gouvernement

entend favoriser la mise

Les caractéristiques techniques

au 1 er janvier 2012

Les équipements doivent répondre à des niveaux de performances

minimums pour obtenir les crédits d’impôt qui ne sont obtenus que

sur présentation des factures avec le descriptif précis, la fourniture et

la pose par un professionnel agréé. Les crédits ne concernent que le

montant TTC de l’équipement. La pose est exclue, sauf pour l’isolation

thermique des parois opaques.

Matériaux d’isolation thermique des parois opaques :

– Plancher bas sur sous-sol : R ≥ 3 m² K/W

– Toiture-terrasse : R ≥ 4,5 m² K/W

– Planchers de combles perdus : R ≥ 7 m² K/W

– Rampants de toiture et plafonds de combles : R ≥ 6 m² K/W

– Isolation des murs ext. en façade ou en pignon : R ≥ 3,7 m² K/W

Matériaux d’isolation des parois vitrées :

– Fenêtres ou portes-fenêtres PVC. : Uw ≤ 1,4 W/m².K

– Fenêtres ou portes-fenêtres bois :Uw ≤ 1,6 W/m².K

– Fenêtres ou portes-fenêtres métalliques : Uw ≤ 1,8 W/m².K

– Fenêtres ou portes-fenêtres mixtes : Uw ≤ 1,3 W/m².K

et Sw ≥ 0,3 ou Uw ≤ 1,7 W/m².K et Sw ≥ 0,36

– Fenêtres de toiture : Uw ≤ 1,5 W/m².K et Sw ≤ 0,36

– Doubles fenêtres avec un double vitrage renforcé : Ug ≤ 1,8 W/m².K

– Volets isolants : R ≥ 0,22 m².K/W

– Vitres : Ug ≤ 1,1 W/m².K

Matériaux d’isolation des portes d’entrée donnant sur l’extérieur :

Ud ≤ 1,7 W/m².K

Calorifugeage d’une installation de production de chaleur

ou d’eau chaude sanitaire : R ≥ 1,2 m² K/W

Chauffe-eau solaire individuel et système solaire combiné :

certif. CSTBat ou Solar Keymark ou équivalente.

Chauffage ou production d’eau chaude au bois ou autres

biomasses : Monoxyde de carbone (E) ≤ à 0,3 %.

Rendement énergétique : (h) ≥ 70 %.

Chauffage ou production d’eau chaude au bois ou autres

biomasses : Chaudières à chargement manuel : rendement ≥ 80%.

Chaudières à chargement automatique : rendement ≥ 85%

Pompes à chaleur géothermique : COP ≥ 3,4

Pompes à chaleur thermodynamiques pour production d’eau chaude

sanitaire (hors air/air) : COP > 2,3

en place d’une logique complète

de rénovation, touchant à la fois

la production d’énergie et l’isolation.

Avec des exigences de

performance renforcés pour les

matériels, les consommateurs

vont mesurer rapidement l’impact

de leurs travaux.

Le bouquet

Le bouquet de travaux est

constitué par le choix d’au moins

deux catégories de travaux

parmi la liste des six catégories

suivantes :

– Matériaux d’isolation thermique

des parois vitrées (fenêtres,

porte fenêtres, vitrages

de remplacement à isolation

renforcée, fenêtres en toiture

et double fenêtres).

– Matériaux d’isolation thermique

des parois opaques en

vue de l’isolation des murs.

86 87


aides

– Matériaux d’isolation thermique

des parois opaques en

vue de l’isolation des toitures.

– Chaudière ou équipement de

chauffage de production d’eau

chaude fonctionnant au bois

ou autre biomasse.

– Équipement de production

d’eau chaude sanitaire, utilisant

une source d’énergie

renouvelable.

– Chaudière à condensation,

chaudière à micro-cogénération

gaz, équipement de production

d’énergie utilisant une

source d’énergie renouvelable

ou pompe à chaleur.

L’exonération de taxe foncière

Dans le neuf ou l’ancien, les collectivités

locales peuvent choisir

d’exonérer de taxe foncière à

concurrence de 50 ou 100 %

les logements ayant procédés

à des dépenses d’équipemement

ouvrant droits au CIDD.

Cette exonération d’une durée

de 5 ans, porte sur les dépenses

dont le montant annuel a été

supérieur à 10 000 € ou supérieur

à 15 000 € pour les trois

dernières années. Cette exonération

s’applique aussi pour

les logements titulaires du label

« BBC » pour une une durée de

5 ans.

Actuellement en kiosque

Tous les crédits d’impôt pour le développement durable (CIDD) en 2012

Investissements

Taux pour une action

Taux majoré pour

un bouquet de travaux

Chaudières à condensation 10 % 18 %

Chaudières à micro-cogénération gaz 17 % 26 %

Matériaux d’isolation thermique et coût

de la main d’oeuvre pour parois opaques

Matériaux d’isolationthermique

pour parois vitrées

Matériaux d’isolation thermique pour

les portes d’entrée donnant sur l’extérieur

Appareils de régulation

et de programmation des équipements

de chauffage

0 % en maison individuelle

10 % en collectif

0 % en maison individuelle

10 % en collectif

15 % 23 %

18 %

15 % 0

Matériaux de calorifugeage 15 % 0

Equipements de production d’énergie

utilisant éolienne ou hydraulique

32 % 40 %

Equipements de production d’énergie

utilisant l’énergie solaire thermique

32 %

40 % limité à 1 000 € TTC

par m² de capteur solaire

Panneaux photovoltaïques

11 % limité à 3 200 € TTC

par kWc installé

0

Appareils de chauffage au bois

ou biomasse

15 % 23 %

Pompes à chaleur air/eau pour production

de chaleur

15 % 23 %

Pompes à chaleur à capteur enterrés 26 % 34 %

Pompes à chaleur thermodynamiques 26 % 34 %

Raccordement à un réseau de chaleur

à énergies renouvelables ou cogénération

15 % 0

DPE non obligatoire 32 % 0

0

88


aides

Toutes les aides financières des collectivités locales pour l’amélioration de l’habitat et les économies d’énergie chez le particulier. Mise à jour au 1 er mars 2012

ALSACE

Solaire thermique

Région CESI-SSC :Aide forfaitaire

de 400 € sur la main d’œuvre

(sous conditions de ressources).

Collectivités CESI :

– Beblenheim, C té de Com de

l’Uffried : 100 €

– Entzheim, Eschau, Scherwiller :

150 €

– Plobsheim : 170 €

– C té de Com du pays de

Wissembourg, Niederbronnles-bains,

Rixheim, Zillisheim :

200 €

– Riedisheim : 225 € (50 % aide

Alsace)

– Schiltigheim, Illkirsh, Haguenau,

C té Urbaine de Strasbourg :

300 €

– C té d’Agglo de Colmar : 450 €

– Kaysersberg : 10 % (max 450 €)

– Mulhouse : 15 % (dans

l’existant)

Collectivités SSC :

Haguenau : 300 €

Fournisseurs d’énergie :

– Gaz de Strasbourg : 20 €/m² +

10 €/m²

– Électricité de Strasbourg : 400 €

– Vialis : 200 €

Solaire photovoltaïque

– Apash-le-Haut : 150 €

– Guewenheim : 450 € si intégrés

toiture, 300 € non intégrés.

– Scherwiller : 150 €

– Kaysersberg : 10 % (max

1 000 €)

– Mulhouse : 15 %(dans l’existant)

Bois-énergie

Conseil Régional : Prime

forfaitaire applicable sur la

main d’œuvre, pour une

installation bois énergie dans

une construction neuve ou en

remplacement de chaudière

(sous conditions de ressources).

Poêle à bois à alimentation

automatique : 300 € de prime.

Chaudière bois à alimentation

automatique (plaquettes ou

granulés) : 1 500 € de prime.

Collectivités :

– C té de Com de l’Uffried : 100 €

– Aspach-le-Haut, Scherwiller :

150 €

– Illzach : 200 €

– Guewenheim : 450 € (plaquettes

uniquement)

– Kaysersberg : 10 % (max 1 500 €)

– Mulhouse : 15 % (dans l’existant)

Pompes à chaleur

Électricité de Strasbourg : soutien

non lié aux ressources, qui se

monte à 400 € pour les PAC eau/

eau dans le cas de maisons

individuelles neuves et, de verser,

en cas de rénovation, 600 € par

installation eau/eau,

Contacts : Région Alsace –

Service Environnement :

03 88 15 69 17

Ademe Alsace : 03 88 15 46 46

Collectivités :

AQUITAINE

Solaire thermique

– C té de Com de Soule-Xiberoa :

300 € pour un CESI.

– Ville de Libourne : 300 € (2 à

7 m²) pour un CESI

– C té de Communes de Lacq :

600 € à 700 € pour un CESI et

700 à 900 € pour un SSC.

Solaire photovoltaïque

– C té de Communes de Lacq :

500 € en plus d’une installation

solaire thermique.

Bois-énergie : pas d’aide.

Pompes à chaleur : pas d’aide.

Contacts : Région Aquitaine –

Service Environnement :

05 57 57 84 04

Ademe Aquitaine : 05 56 33 80 00

AUVERGNE

Solaire thermique

Conseil Régional pour CESI

Chèque Énergie Auvergne :

– 460 € si revenu fiscal de

référence ≤ plafonds n°« 1 »

– 960 € si revenir fiscal de

référence ≤ plafonds n°« 2 »

Matériel Enerplan exigé et surface

minimum de l’absorbeur de 2 m²

Conseil régional pour SSC

Chèque Énergie Auvergne :

– 950 € si revenu fiscal de

référence ≤ plafonds n°« 1 »

– 1 450 € si revenir fiscal de

référence ≤ plafonds n°« 2 »

Matériel Enerplan exigé et surface

minimum de l’asorbeur de 7 m 3

CESI

– CG Allier : 460 €

– CG Cantal : 460 €

– CG Puy de Dôme : 400 € si

revenu fiscal de référence

≤ plafonds n°« 1 »

SSC

– CG Allier : 950 €

– CG Cantal : 950 €

– CG Puy de Dôme : 800 € si

revenu fiscal de référence

≤ plafonds n°« 1 »

Solaire photovoltaïque Pas d’aide.

Bois-énergie

Conseil Régional :

Chèque Région : 1 000 € sur

les chaudières automatiques

à granulés et 1 500 € sur les

chaudières automatiques à

plaquettes, sous condition de

ressources (majorée de 500 €

sous condition de ressources).

Collectivités :

– Allier, Puy-de-Dôme : Chaudière

automatique à plaquettes

ou à granulés = 10 % de

l’investissement (après

délibération)

– Cantal : 1 000 € sur les

chaudières automatiques à

granulés et 1 500 € sur les

chaudières automatiques à

plaquettes, sous condition de

ressources (majorée de 500 €

sous condition de ressources).

– Haute-Loire : installation de

chaudière automatique à

plaquettes ou à granulés :

1 500 € pour le bois déchiqueté

(plaquettes). 800 € pour les

granulés.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts : Région Auvergne –

Service Environnement :

04 73 31 85 85

Ademe Auvergne : 04 73 31 52 80

BOURGOGNE

Solaire thermique

CESI

– Auxerre : 100 €/m² (max 500 €)

– Beaune : 2 à 3 m² : 450 €, 3

à 5 m² : 600 €, 5 à 7 m² et > :

750 €

– Chalon-sur-Saône : 200 €/m²

(max 2 000 €)

– Gevrey-Chambertin : 400 €

– Fontaine-lès-Dijon : 2 à 3 m² :

450 €, 3 à 5 m² : 600 €, 5 à

7 m² : 740 €

– Longvic : 400 €

– St Apollinaire : 400 €

– Semur-en-Auxois « Lotissement

Mont-Drejet III » : 1 200 €

– Sennecey-lès-Dijon : 4 % du

matériel, plafonnée à 500 €

– Talant : 400 €

– Cluny : 100 €

– Le Breuil : 200 € (limité à

10 opérations/an ; CESI& SSC

confondus)

– Moroges : 150 €

SSC

– CG Saône-et-Loire : 500 €

(capteurs plans > 10 m², sous

vide > 6 m²)

– Auxerre : 100 €/m²

(max 1 500 €)

– Beaune : 2 à 3 m² : 450 €, 3

à 5 m² : 600 €, 5 à 7 m² et > :

750 €

– Chalon-sur-Saône : 200 €/m²

(max 3 500 €)

– Gevrey-Chambertin : 500 €

– Fontaine-lès-Dijon : 740 € +

260 € si intégration

– Longvic : 600 € + 200 € si

intégré bâti

– S t -Apollinaire : 500 €

– Semur-en-Auxois « Lotissement

Mont-Drejet III » : 2 000 €

– Sennecey-lès-Dijon : 4 % du

matériel, plafonné à 500 €

– Talant : 800 €

– Cluny : 100 €

– Le-Breuil : 200 € (limité à 10

opérations/an ; CESI & SSC

confondus)

– Moroges : 300 €

Solaire photovotaïque

Collectivités :

– CG Saône-et-Loire : 700 €

– Auxerre : 200 €/m² (max

1 000 €)

– Beaune : 2 à 3 m² : 450 €, 3

à 5 m² : 600 €, 5 à 7 m² et > :

750 €

– Longvic : 1 €/kWh sur la base

de 1 000 kWh/kWc installé –

max 800 €

– Chalon-sur-Saône : 200 €/m²

(max 3 500 €)

– Cluny : 100 €

– Moroges : 300 €

Bois-énergie

– CG Saône-et-Loire : 700 € pour

l’acquisition de chaudières

automatisées à plaquettes

forestières.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts : Région Bourgogne –

Service Environnement :

03 80 44 33 00

Ademe Bourgogne :

03 80 76 89 76

BRETAGNE

Solaire thermique

Conseil Régional :

CESI : 305 € de 2 à 3 m², 460 €

de 3 à 5 m², 610 € de 5 à 7 m²

SSC : Aide de 1 150 € + 760 € si

intégration au bâti.

Collectivités :

– CG Côtes-d’Armor : 500 € pour

un CESI et 1 000 € pour un

SSC

– Carhaix : 60 €/m² (max 420 €)

pour un CESI, 600 € pour un

SSC

– Cap L’Orient Agglomération :

60 €/m² pour un CESI, 600 €

pour un SSC (résidence

occupée ou louée à titre

principale)

– Lorient, Quéven, Plœmeur,

Guidel : 60 €/m² pour un CESI,

600 € pour un SSC (résidence

occupée ou louée à titre

principale)

– Locquirec, S t -Domineuc : 300 €

– Plougastel-Daoulas, Guilers :

50 €/m² dans la limite de 6 m²

pour un CESI et 20 m² pour un

SSC

Solaire photovoltaïque Pas d’aide.

Bois-énergie

Conseil Régional : Plan bois

énergie pour les agriculteurs,

subventions pour l’installation de

chaudières automatiques à bois

déchiqueté pour le chauffage

domestique, à savoir :

– 1 500 € pour le chauffage d’une

maison

– 2 000 € pour le chauffage d’une

maison et d’un bâtiment annexe

(salle de traite)

– 2 500 € dans le cas de réseau

de chaleur enterré entre

plusieurs maisons

Collectivités :

– Cap l’Orient Agglomération :

600 € (résidence occupée ou

louée à titre principale)

– Lorient, Quéven, Plœmeur,

Guidel : 600 € (rés. occupée

ou louée à titre principale)

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :Région Bretagne –

Service Environnement :

02 99 27 10 10

Ademe Bretagne : 02 99 85 87 00

CENTRE

Solaire thermique

Région : CESI, prêt à taux zéro

Isolaris’ Centre : 5 000 € pour

les propriétaires individuels

(2 000 € pour les copropriétaires).

Matériel de marque Ô Solaire

exigé, possédant un numéro de

certification CST Bat ou Solar

Keymark.

SSC Prêt à taux zéro Isolaris’

Centre : 10 000 € pour les

propriétaires individuels.

Matériel de marque Ô Solaire

exigé, possédant un numéro de

certification CST Bat ou Solar

Keymark.

Collectivités :

CESI

– Bourges Plus (sur la main

d’œuvre) : 690 € de 2 à 3 m² de

panneaux, 920 € de 3 à 5 m² de

panneaux, 1 150 € de 5 à 7 m²

de panneaux

– Saint Amand Montrond : 1 000 €

pour les installations utilisant les

énergies renouvelables.

– Vierzon : 300 € pour

installations utilisant les

énergies renouvelables.

– OPAH du Pays Berry Saint-

Amandois : aide de 50 % d’un

montant de travaux plafonnée

à 1 500 €.

– OPAH de la C té d’Agglode

Castelroussine : majoration

de 15 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie

– OPAH de la C té de Com de

Bonnevalais : majoration

de 20 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie.

90 91


aides

Toutes les aides financières des collectivités locales pour l’amélioration de l’habitat et les économies d’énergie chez le particulier. Mise à jour au 1 er mars 2012

SSC

– Bourges Plus : sur la main

d’œuvre.Aide de base : 920 €.

Supplément de 110 € en cas

d’intégration au bâti (toiture)

au sens de l’avis technique

du CSTB. Autre supplément

de 610 € pour les systèmes

d’efficacité prouvée couvrant

25 % des consommations

thermiques.

– Saint Amand Montrond : 1 000 €

pour installations utilisant les

énergies renouvelables.

– Vierzon : 300 € pour

installations utilisant les

énergies renouvelables.

– OPAH du Pays Berry Saint-

Amandois : aide de 80 % d’un

montant de travaux plafonnée

à 1 500 €.

– OPAH de la C té d’Agglo de

Castelroussine : majoration

de 15 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie

– OPAH de la C té de Com de

Bonnevalais : majoration

de 20 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie.

Solaire photovoltaïque

– Saint Amand Montrond : 1 000 €

par installation

– Vierzon : 50 €/m² plafonné à

500 € par installation

– OPAH de la C té d’Agglo de

Castelroussine : majoration

de 15 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie

– OPAH de la C té de Com de

Bonnevalais : majoration

de 20 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie.

Bois-énergie

– CG 41 Loir-et-Cher : 3 000 €

pour une chaudière bois

automatique aux plaquettes

forestières

– S t -Amand-Montrond : 1 000 €

par installation

– Vierzon : 300 € par installation.

OPAH de la Cté d’Agglo de

Castelroussine avec majoration

de 15 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie.

– OPAH du Pays Berry Saint-

Amandois : Aide de 80 % d’un

montant de travaux plafonné à

1 500 €

– OPAH de la C té de Com de

Bonnevalais : majoration

de 20 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie.

Pompes à chaleur

Conseil Régional : Prêt à taux

zéro Isolaris’ Centre : 15 000 €

pour une PAC géothermale

sur nappe et sonde verticale

uniquement, dotée d’un COP

≥ 3,3 et référencée NF PAC.

Collectivités – pompes à chaleur

géothermales :

– S t -Amand-Montrond : 1 000 €

par installation

– Vierzon : 300 € par installation

– OPAH du Pays Berry Saint-

Amandois : Aide de 80 % d’un

montant de travaux plafonné à

1 500 €

– OPAH de la Cté d’Agglo de

Castelroussine : majoration

de 15 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie

– OPAH de la C té de Com de

Bonnevalais : majoration

de 20 % des plafonds de

ressources ANAH pour les

travaux liés à l’énergie

Contacts : Région Centre –

Direction de l’environnement :

02 38 70 34 41

Ademe Centre : 02 38 24 00 00

CHAMPAGNE-

ARDENNES

Solaire thermique

Conseil Régional – CESI :

Aide forfaitaire de 600 €.

SSC : Aide forfaitaire de 1 200 €.

Collectivités

– C té de Com des Crêtes

Préardennaises : 60 €/m²

uniquement pour le CESI dans

le cadre d’une OPATB

– Pays Sedannais : 60 €/m²

plafonné à 450 € pour un CESI

et 1 000 € pour un SSC

– C té de Com des 3 cantons :

60 €/m² dans le cadre d’une

OPAH

Solaire photovoltaïque Pas d’aide.

Bois-énergie Pas d’aide.

Contacts :

Région Champagne-Ardenne –

Direction de l’Aménagement

du Territoire : 03 26 70 31 31

Ademe Champagne-Ardenne :

03 26 69 20 96

CORSE

Solaire thermique

Collectivités locales CESI

Collectivité territoriale de Corse

+ EDF (pour un ballon de 300 l) :

– 600 € < à 4 m²

– 1 000 € ≥ à 4 m²

+ 150 € si éléments séparés

Solaire photovoltaïque

Collectivité territoriale de Corse :

2 €/Wc (max 3 kWc) plafonné à

6 000 €

Bois-énergie Pas d’aide.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :ADEC : 04 95 50 91 26

adec.corse.fr

Ademe Corse : 04 95 10 58 58

FRANCHE-COMTÉ

Solaire thermique

– Besançon : 300 € pour un CESI

uniquement

– Foussemagne : 150 € pour un

CESI et 300 € pour un SSC

– Port sur Saône : 50 % de la

main d’œuvre (plafonnée à

500 €)

– Villiers-sur-port : 1 000 €

Solaire photovoltaïque

– Foussemagne : 300 €

– Port sur Saône : prise en charge

des frais de raccordement au

réseau dans la limite de 500 €

Bois-énergie

– CG Doubs (chaudière

automatique) : 40 % du montant

de la main d’œuvre, plafonnées

à 2 000 € TTC pour le granulé

et 2 500€ TTC pour le bois

déchiqueté.

– CG Belfort : 40 % du montant

de la main d’œuvre, plafonnée

à 1 500 € pour les chaudières

automatiques au bois

déchiqueté ou à granulés.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :Région Franche-Comté

– Service Énergie :

03 81 61 61 61

Ademe Franche-Comté :

03 81 25 50 00

ÎLE-DE-FRANCE

Solaire thermique

Conseil Régional : Aide de 800 €

sur la main d’oeuvre pour un

chauffe-eau solaire individuel, sous

conditions de ressources et de

matériel (référencé par Enerplan).

Collectivités :

– CG Val d’Oise : « chèque

énergie verte » de 500 € soumis

à des conditions de ressources,

matériel Ô solaire référencé

Enerplan.

– Grand Paris Seine Ouest : forfait

de 800 €, matériel Ô solaire

référencé Enerplan.

– C té d’Agglo des Hauts de

Bièvre : 50 % HT sur main

d’oeuvre (max 750 €), matériel

CSTB ou Solar Keymark.

– Montreuil : particuliers : 30 %

du montant HT de la main

d’œuvre, plafonnée à 450 €.

Copropriétés : 10 % du montant

HT de la main d’oeuvre,

plafonnée à 9 000 €

– Pantin : 150 € TTC/m² sur la

main d’œuvre de l’installation,

plafonné à 1 000 €

Solaire photovoltaïque

Conseil Régional : Aide de 750 €

sur la main d’œuvre pour des

capteurs solaires photovoltaïques,

sous conditions de ressources et

de matériel (norme EN 61215 ou

NF EN 61646).

Collectivités :

– Grand Paris Seine Ouest : forfait

500 € pour un matériel certifié

EN61215 ou NF EN61646.

– C té d’Agglo des Hauts de Bièvre :

50 % HT de la main d’œuvre

(max 750 €), système conforme

aux normes EN 61215 ou NF

EN 61646.

Bois-énergie

– CG Val d’Oise : « chèque

énergie verte » de 1 500 €

soumis à des conditions de

ressources, pour l’installation

d’une chaudière bois

automatique labéllisée Flamme

Verte.

– Grand Paris Seine Ouest :

500 € pour un poêle (rendement

minimal 75 %), 900 € pour une

chaudière bois automatique

hors bûches (rendement

minimal 80 %).

Pompes à chaleur

Conseil Régional : Aide de

1 300 € sur la main d’œuvre

pour une pompe à chaleur

géothermale sur nappe ou

à capteurs verticaux ou

horizontaux, sous conditions de

ressources et de performance

énergétique (COP ≥ 4).

Collectivités :

– Grand Paris Seine Ouest :

forfait de 800 € pour les PAC

géothermales, sur nappes,

à capteurs verticaux ou

horizontaux (COP ≥ 3,5).

– Val d’Oise : « chèque énergie

verte » de 1 500 € soumis à

des conditions de ressource,

pour l’installation d’une pompe

à chaleur air/eau (cop ≥ 2,7 à

- 7°C) ou géothermale (COP

≥ 3,3).

Contacts :

Région Île-de-France – Direction

Environnement : 01 53 85 76 52

Ademe Île de France :

01 49 01 45 47

C té d’Agglo Arc de Seine (92) :

0800 10 10 21

LANGUEDOC-

ROUSSILLON

Solaire thermique

CESI

– CG Pyrénées-Orientales : 200 €

– C té d’Agglo Narbonne : 650 €

– C té de Communes Piémont

d’Alaric : 500 €

– Clapiers : 150 € si foyer

≤ 2 personnes ; 300 € si ≥ à

3 personnes (plafond de

ressource > de 30 % au plafond

Prêt Taux Zéro)

– Prades (66) : 250 €

– Pignan : 200 €

SSC

– C té d’Agglo Narbonne : 650 €

– C té de Communes Piémont

d’Alaric : 500 €

Solaire photovoltaïque

– C té d’Agglo Narbonne : 650 €

– C té de Com Piémont d’Alaric :

0,5 €/Wc (max 3 000 €)

Bois-énergie

C té d’Agglo Narbonne : 650 € par

équipement (chaudières, insert

bois) sur la main d’œuvre.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts : Région Languedoc-

Roussillon – Direction de

l’environnement : 04 67 22 80 00

Ademe Languedoc-Roussillon :

04 67 99 89 79

LORRAINE

Solaire thermique Pas d’aide.

Solaire photovoltaïque

Région : 1 €/Wc dans la limite

de 3 000 € ou 2 000 € selon

classement.

– Kerbach, Spicherem : 100 €/

kWc jusqu’à 3 kW

– C té de Maizières-les-Metz :

200 €

– C té de Foulquemont : 150 €

– Frouard : 10 % du montant TTC

limité à 300 €

– Troblaine : 150 €

– C té de Moselle et Madon : 250 €

– C té du Pays de la Haute-

Vezouze : 5 % du coût (400 €

max)

– C té du bassin de Pompey : 10 %

du coût (max 900 €)

– C té des Pays du Sel et du

Vermois, du Saintois 50 %

(Plafond 1 000 €)

– Eloyes : 100 €/kWc (limité à

300 €)

Bois énergie Pas d’aide.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Éolien

Région : 30 % du coût limité à

4 500 €

– Frouard : 10 % du montant TTC

limité à 300 €

– C té du Pays de la Haute-

Vezouze : 5 % du coût (400 €

max)

– C té du bassin de Pompey : 10 %

du coût (max 900 €)

92

93


aides

Toutes les aides financières des collectivités locales pour l’amélioration de l’habitat et les économies d’énergie chez le particulier. Mise à jour au 1 er mars 2012

Récupération eau de pluie

Région : 800 €

– Frouard : 10 % du montant TTC

limité à 300 €

– C té du Pays de la Haute-

Vezouze : 5 % du coût (400 €

max)

– C té du bassin de Pompey : 10 %

du coût (max 900 €)

DPE

– Forbach : 100 €

– Cté de Mortagne : 70 % du coût

des études thermiques.

Contacts :

Région Lorraine – Service

Environnement : 03 87 33 60 00

Ademe Lorraine : 03 87 20 02 90

MIDI-PYRÉNÉES

Solaire thermique

Conseil Régional – CESI : « Éco-

Chèque Midi-Pyrénées » allant de

250 € à 500 €, selon les revenus

du foyer demandeur.

Collectivités CESI :

– C té de Com du Bassin

Decazeville-Aubin : 200 €

– C té de Com de Pamiers : 60 €/

m² (limité à 5 m² de capteurs)

– C té de Com du Canton de

Saverdun : 60 €/m² (max

1 200 €)

– CMTR : 300 €

– Alvignac : 300 €

SSC

– C té de Com de Pamiers : 60 €/

m² (limité à 5 m² de capteurs).

– C té de Com du Canton de

Saverdun : 60 €/m² (max

1 200 €).

Solaire photovoltaïque Pas aide.

Bois-énergie Pas aide.

Pompes à chaleur Pas aide.

Contacts : Région Midi-Pyrénées

– Service Énergie : 05 61 33 50

50

Ademe Midi Pyrénées : 05 62 24

35 36

NORD-PAS-DE-

CALAIS

Solaire thermique

Région :

CESI : Aide forfaitaire de 1 200 €,

SSC : Aide forfaitaire de 3 600 €.

Collectivités :

– C té d’Agglo Artois Comm : 100 €/


– C té d’Agglo Hénin-Carvin : 500 €

– C té d’Agglo Porte du Hainaut :

300 à 500 € pour un CESI

uniquement

– C té Urbaine Dunkerque : 400 à

1 000 €

– C té de communes Flandres Lys :

300 à 1 000 € pour un CESI et

700 à 1 500 € pour un SSC

– Bondues : 250 €

– Douai : 400 € pour un CESI et

500 € pour un SSC

– Estrun : 300 € pou un CESI et

1 000€ pour un SSC

– Fâches-Thumesnil : 75 à 105 €/


– Harnes : 300 €

– La Madeleine : 500 €

– Lesquin : 75 €/m² (max 6 m²)

– Liévin : 50 €/m² (max 15 m²)

– Lille, Lomme, Hellemmes :

100 €/m² (max 10 000 €)

– Loos-en-Gohelle : 50 €/m² (max

15 m²)

– Marcq-en-Barœul : 300 €

– Mons en Baroeul : 100 €/m²

– Mouvaux : 350 € pou un CESI

et 400 € pour un SSC

– Orchies : 200 € pour un CESI et

500 € pour un SSC

– Phalempin : 150 € pour un CESI

uniquement

– Rieulay : 300 €

– Ronchin : 200 à 800 € pour un

CESI uniquement

– Roubaix : 100 €/m²

– S t -André : 25 % plafond à 500 €

– Verquin : 50 €/m²

– Villeneuve d’Ascq : 350 € pour

un CESI et 500 € pour un SSC

Solaire photovoltaïque

Région : 1 €/Wc (max 3 kWc) soit

un montant maxmal de 3 000 €.

Collectivités :

– C té d’Agglo Artois Comm : 1,5 €/

Wc (< 2 kWc)

– C té de communes Flandres Lys :

1 €/Wc

– C té d’Agglo Hénin-Carvin : 500 €

si 15 m² minimum de panneaux

installés

– Bondues : 500 €

– Estrun : 1 €/Wc (max 2 kWc)

– Fâches-Thumesnil : 1 à 1,35 €/

Wc

– Harnes : 300 €

– Lesquin : 1 €/Wc (max 2 000 €)

– Liévin : 1,5 €/Wc (max 2 000 €)

– Lille, Lomme, Hellemmes :

1,2 €/Wc (max 3 000 €)

– Loos-en-Gohelle : 1,2 €/Wc

(max 2 400 €)

– Marcq-en-Barœul : 1 €/Wc (max

2 000 €)

– Mouvaux : 400 €

– Rieulay : 300 €

– Roubaix : 1 €/Wc

– S t -André : 25 % plafond à 500 €

– Villeneuve-d’Ascq : 0,4 €/Wc

(< 2 kWc)

Bois-énergie

– Orchies, C té d’Agglo Artois

Comm : 500 € par chaudière

au bois

– C té d’Agglo Hénin-Carvin :

500 € si chaudière bois avec

rendement énergétique ≥ 80 %

pour un équipement manuel

et ≥ 85 % pour un équipement

automatique.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts : Région Nord-Pasde-Calais

– Direction Générale

Aménagement Durable

& Solidarité : 03 28 82 82 82

Ademe Nord-Pas-de-Calais :

03 27 95 89 70

NORMANDIE (basse)

Solaire thermique

Région – CESI : Chèque écoénergie

de 750 € pour une

surface de 3 à 4 m² de capteurs.

SSC : Chèque éco-énergie :

1 250 € pour une surface de 3 à

4 m² de capteurs.

Collectivités :

– Caen : 300 € uniquement pour

un CESI

– Coutance : 300 € uniquement

pour un CESI

– Hérouville S t -Clair : 800 €

– Arromanche les Bains,

Asnelles, Banville, Bazenville,

Courseulles/Mer, Crepon,

Graye/Mer, Meuvaines,

S t Come-de-Fresne, S te Croix/

Mer, Ver/Mer : 400 €

Solaire photovoltaïque

– Hérouville S t Clair : 800 €

(valide si éligible à l’aide

Région)

Bois-énergie

Conseil Régional :

Chèque éco-énergie

– 700 € pour les poêles (sous

condition de ressources)

– 1 000 € ou 1 250 € pour les

chaudières bois avec ballon

de stockage obligatoire (sous

condition de ressources)

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :Région Basse-

Normandie – Mission

Environnement : 02 31 06 98 98

Ademe Basse-Normandie :

02 31 46 81 00

NORMANDIE (haute)

Solaire thermique

Conseil Régional : Nouvelles

aides existantes dans le cadre

d’un chèque énergie.

Collectivités :

– CG de Seine Maritime : Aide à

l’Habitat Durable = 1 300 € sous

conditions de ressources

– C té d’Agglo des Portes de l’Eure

(CAPE) : 500 € pour un CESI et

800 € pour un SSC sur la main

d’œuvre

– Grand Quevilly : 15 % du coût

total TTC (max 1 000 € pour

une habitation individuelle et

150 € pour un appartement).

– Petit Couronne : 500 € sous

réserve de l’obtention préalable

de l’aide de la Région Haute-

Normandie.

Solaire photovoltaïque

– CAPE : 800 € sur main d’œuvre

– Petit Couronne : 750 € sous

réserve de l’obtention préalable

de l’aide de la Région Haute-

Normandie.

Bois énergie

CG Seine Maritime : Aide à

l’Habitat Durable = 20 % du coût

total TTC sous conditions de

ressources (maxi 2 000 € pour

une chaudière bois, maxi 600 €

pour un poêle à bois, foyer fermé,

insert, bloc ou foyer polyflam et

cuisinière bois).

Pompe à chaleur

– CG Seine Maritime : Aide à

l’habitat durable = 20 % du

coût total TTC pour une PAC

géothermique à capteurs

enterrés ou Eau/Eau dont

le COP ≥ 3,3 (certifiée

EUROVENT ou avis technique

CSTB, max 2 300 €).

– ARI 76 = 25 % du coût total TTC

sous conditions de ressources,

pour une PAC Air/Eau en

remplacement d’une installation

de chauffage de + de 10 ans

(max 2 000 €).

Aide majorée à 30 % TTC (max

4 500 €) sous conditions de

ressources.

– M t S t -Aignan : 50 % de la TFPB

– Petit Couronne : 750 € pour

une PAC Air/Eau ou à capteurs

enterrés sous réserve de

l’obtention préalable de l’aide

de l’ANAH(certifiée Eurovent ou

avis technique CSTB).

Contacts :Région Haute-

Normandie – Services

Environnement : 02 32 76 86 06

Ademe Haute-Normandie : 02 35

62 24 42

PAYS DE LOIRE

Solaire thermique

Région CESI & SSC : Résidence

principale < 200 m² : 30 % du

montant TTC (min 1 000 € max

5 000 €) Capteurs solaires :

Certification CSTBat, Solar

Keymark ou équivalent.

Collectivités :

CESI

– CG Maine-et-Loire : 750 €

(ressources inférieures ai

plafond PAS logements neufs :

niveau énergétique classe B)

– CG Vendée : 500 € pour une

maison de + de 15 ans, sur

plafond de ressources

– C té d’Agglo Angers Loire

Métropole : 600 € si éligile au

PTZ, si non 500 €

– C té de Com des Herbiers : 50 %

(max 200 à 400 €)

– C té de Com du Pays Yonnais :

700 € dans le neuf, 800 € pour

une maison de + de 20 ans

– C té de Com du Pays de

Pouzauges : 50 % (max 200 à

400 €)

– C té de Com Rocheservière :

25 % (min 1 600 € de travaux)

plafonnées à 700 €

– Aizenay : 100 €/m² (max 300 €)

– Angers-Loire Métropole : 600 €

– Angouillé : 300 €

– Carquefou : 300 €

– Chateaubriant : 400 €

– Fontenay-le-Comte : 200 €

– Foussais-Payré : 150 €

– Saumur, Bagneux, Dampierre

sur Loire, St Hilaire St Florent,

St Lambert-des-Levées : 5 % du

montant total des travaux (max

250 €)

SSC

– C té de Com des Herbiers : 50 %

(max 400 €)

– C té de Com Vie et Boulogne :

1 000 €

– Andouillé : 300 €

– Angers-Loire métropole : 600 €

Solaire thermique

– C té de Com des Herbiers : 50 %

(max 200 à 400 €)

– Aizenay : 100 €/m² (max 300 €)

– Fontenay-le-Comte : 200 €

– Saumur, Bagneux, Dampierre

sur Loire, S t Hilaire S t Florent,

St Lambert des Levées : 5 % du

montant total des travaux (max

500 €)

Bois énergie

Conseil Régional

Chaudière, poêle, foyer fermé,

insert en résidence principale

< 200 m² : 30 % du montant

TTC (min 1 000 € max 5 000 €),

installation : Certifiée norme

NF EN 303.5, classe 3 soit un

rendement ≥ 70 %.
Chaudière

individuelle automatique à bois

déchiqueté : 2 000 €, certifiée

norme EN 303.5 (classe 2).




Autres collectivités

– CG Maine et Loire : 2 000 € par

chaudière bois automatique

pour un logement neuf doté

d’un niveau énergétique de

classe B, ou un logement

ancien avec un gain

énergétique de 40 kWh m².an


– C té de Com des Herbiers : 50 %

des frais de pose (maxi 400 €)

– C té de Com du Pays de

Pouzauges : 50 % des frais de

pose (maxi 200 à 400 €) pour

un poêle de masse ou une

chaudière bois

– C té de Com du Pays Yonnais :

700 € dans le neuf ou 800 €

94

95


aides

Toutes les aides financières des collectivités locales pour l’amélioration de l’habitat et les économies d’énergie chez le particulier. Mise à jour au 1 er mars 2012

dans une maison de + de

20 ans, pour une chaudière bois

ou un poêle à inertie bois


– Cté de Com Rocheservière :

25 % du coût des travaux (min

1 600 € de travaux), plafonnée

à 700 € pour une chaudière

bois


– Saumur, Bagneux, Dampierre

sur Loire, S t Hilaire-S t Florent,

S t Lambert-des-Levées : 5 % du

montant total des travaux (maxi

250 €)

Pompes à chaleur

– CG Maine et Loire (PAC

géothermique) : 50 % sur la

main d’œuvre (max 1 500 €)

pour un logement neuf doté

d’un niveau énergétique

classe B, ou un logement

ancien avec un gain

énergétique de 40 kWh/m².an.

– C té de Com des Herbiers :

50 % sur la pose de PAC

géothermique ou air/eau (max

400 €)

– C té de Com du Pays Yonnais :

700 € dans le neuf ou 800 €

dans une maison de +

de 20 ans, pour une PAC

géothermique ou air/eau.

– C té de Com Rocheservière :

25 % du coût des travaux (min

1 600 € de travaux) plafonnée

à 700 € pour une PAC (sauf

air/air).

– Saumur, Bagneux, Dampierre

sur Loire, S t Hilaire S t Florent,

St Lambert des Levées : 5 % du

montant total des travaux (max

250 € pour l’aérothermie et max

500 € pour la géothermie).

Contacts :Particuliers :

Espaces Info Énergie : 0810 036

038

Conseil Régional, service

Environnement : 02 28 20 54 16

Autres maîtres d’ouvrage : Ademe

Pays de la Loire : 02 40 35 68 00

PICARDIE

Solaire thermique

Conseil Régional : CESI 230 €/m²

pour une installation de 2 à 7 m²

de capteurs plans. 380 €/m² pour

une installation de 2 à 4 m² de

capteurs tubes sous vide.

SSC : 2 300 € pour une surface

minimale de 10 m² en capteurs

plans, 6 m² en capteurs sous vide,

avec une prime complémentaire

de 750 € pour une intégration des

capteurs en toiture.

Solaire photovoltaïque Pas d’aide.

Bois-énergie Pas d’aide.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :Région Picardie –

Service Environnement : 03 22

97 38 89

Ademe Picardie : 03 22 45 18 90

POITOU-CHARENTE

Solaire thermique

Conseil Régional :

CESI : Aide forfaitaire de 500 €

si coût ≤ 1 300 € HT/m². Aide

forfaitaire de 400 € si coût

compris entre 1 300 € et 1 500 €

HT/m²

SSC : Aide forfaitaire de

1 500 € sur la main d’œuvre

et construction neuve. Sous

conditions de ressources et

résidence principale uniquement.

Collectivités CESI :

– C té d’Agglo de La Rochelle :

500 €

– Delta Sèvres Argent : 300 €

Solaire photovoltaïque

Conseil Régional

≤ 3 kWc, sous conditions de

ressources et installation sur

résidence principale :

– Maîtrise de l’énergie standard :

1 000 € (conso électrique

annuelle comprise entre 3 500 et

6 660 kWh).


– Maîtrise de l’énergie

exemplaire : 2 000 € (conso

électrique annuelle comprise

entre < 3 500 kWh). *Bonus de

500 € pour le remplacement d’un

chauffe-eau électrique par un

chauffe-eau solaire.

Bois-énergie

Conseil Régional : 1 400 €

pour les poêles hydrauliques/

chaudières individuelles. 2 000 €

pour les chaudières à granulés.

40 % du coût des travaux (max

4 500 €) pour les chaudières

à bois déchiqueté avec silo de

stockage annexe. 300 € pour

les poêles Flamme Verte dans

une construction BBC. Sous

conditions de ressources et

résidence principale uniquement.

Pompes à chaleur Pas d’aide.

Contacts :Région Poitou-

Charentes – Service

Environnement : 05 49 55 77 00

Ademe Poitou-Charentes :05 49

50 12 12

PROVENCE-ALPES-

COTE D’AZUR

Solaire thermique

CESI :

– CG Alpes de Hte Provence :

350 €

– CG Alpes-Maritimes : 400 €

matériel Enerplan exigé

– CG 84 : 350 €

– C té du pays d’Aubagne : 400€

– C té de Pays d’Aix : 350 €

– Gémenos : 10 % HT plafonné

à 500 €

– Guillestre (05) : 150 €

– Orange : 350 €

– Fréjus : 200 €

– Le Cannet : 800 €

– Cagnes-sur-Mer : 350 €

SSC

– CG Alpes de H te -Provence :

1 200 € (plancher chauffant

uniquement)

– CG Alpes-Maritimes : 400 €

(matériel Enerplan exigé)

– CG des Hautes Alpes : 1 200 €

– C té du pays d’Aubagne : 1 150 €

– C té de Pays d’Aix : 500 €

– Gémenos : 10 % HT plafonné

à 500 €

– Guillestre (05) : 400 €

– Le Cannet : 800 €

Solaire photovoltaïque

– CG Alpes-Maritimes : 800 €

(matériel Conforme NF EN 61

215 ou NF D 61 646)

– Gémenos : 10 % HT (max

500 €)

– Le Cannet : 800 € (vérifier

auprès de la commune)

Bois-énergie

– CG Alpes de H te Provence :

1 200 € pour les chaudières à

plaquettes ou granulés de bois

– CG Alpes Maritimes : 1 200 €

pour une chaudière bois

> 300 kW

– C té du Pays d’Aix : Chaudière

automatique ou pas : 10 % du

coût global max 1 500 €, poêle

à bois à alimentation manuelle :

10 % du coût global max 250 €.

Poêle à bois relié à un réseau

de diffuseur : 10 % du coût

global max 500 €

– CG des Hautes Alpes : 20 % du

montant de l’installation pour

les chaudières bois flamme

verte (ou assimilées) (bûches,

granulés ou plaquettes), max

1 200 €.

Pompes à chaleur

– CG Alpes de H te Provence :

1 200 € pour un système de

chauffage par géothermie

– CG Hautes Alpes : PAC

géothermiques basse

température = 600 € si capteurs

horizontaux, 1 000 € si capteurs

verticaux.

Contacts :

Région Provence-Alpes-Côte

d’Azur – Service Environnement :

04 91 57 50 57

Ademe Provence-Alpes-Côte

d’Azur : 04 91 32 84 44

RHÔNE-ALPES

Solaire thermique

Conseil Régional :

CESI : Chèque énergie de 300 €.

SSC Chèque énergie de 1 000 €.

Collectivités CESI :

– CG Rhône, CG Savoie : 500 €

– CG Savoie : 500 €

– CA Grand Roanne, Firminy :

200 € à 400 € sous conditions

de ressources

– Aime : 30 % (max 150 €)

– Aigueblanche, Châteauneuf :

150 €

– Aix-les-Bains : 70 €/m² (max

350 €)

– Albens, Chignin, St Badolph,

St Pierre d’Albigny : 30 % (max

300 €)

– Albertville : 60 €/m²

– Annecy : 20 % du coût de

l’installation (max 1 500 €)

– Apremont, C té de Com

Chautagne, C té de Com cœur

de Maurienne, C té de Com

Maurienne Galibier, C té de Com

la Rochette Val Gelon, Dardilly,

Feyzin, Jacob Bellecombette,

Laissaud, Lanslebourg, La

Motte Servolex, Les Mollettes,

Solaize, S t Étienne-de-Cuines,

S t Hélène-du-Lac : 300 €

– Bassens, Champagny en

Vanoise, Chassieu, La Ravoire,

Meylan, Modane, Moutiers,

Queige, St Alban Leysse, S te

Marie-de-Cuines, Venthon,

Yenne, S t Paul-Trois-Chateaux,

Chaussan, Grézieu-la-Varenne,

Messimy : 200 €

– Barberaz : 30 % (max 200 €)

– Barby, Cruet, Gilly sur Isère,

Montagnole, Mouxy, Randens,

Rognaix, S t Alban-des-Villards,

Termignon, Verel-Pragondran :

150 €

– Chambéry : 60 €/m²

– Chanaz : 225 €

– Cognin, Montailleur : 20 % (max

150 €)

– C té de Com du Pays-de-Gex :

80 €/m² (max 400 €)

– Grézy-sur-Aix, Le Bourget du

Lac : 30 €/m² (max 150 €)

– Mognard, S t François-de-Sales :

100 €

– Montmélian : 500 €

– Montvalezan : 30 €/m²

– S t Martin-de-Belleville : 300 à

500 €

– S t Rémi-de-Maurienne : 75 €

– Ugine : 30 % (max 350 €)

– Le Chambon-Feugerolles, La

Ricamarie : 20 % sur la main

d’œuvre (max 500 €)

Syndicat mixte des Pays du

Forez : 5 000 € à 9 000 € si

respect des 7 points d’une

réhabilitation performante

Collectivités SSC :

– CG Rhône : 500 €

– CG Savoie : 1 200 €

– Aime : 30 % (max 150 €)

– Aigueblanche : 250 €

– Aix-les-Bains : 70 €/m² max

560€

– Albens, Chignin, S t Badolph,

S t Pierre-d’Albigny : 30 % (max

300 €)

– Albertville : 60 €/m²

– Annecy : 20 % du coût de

l’installation (max 1 500 €)

– Apremont, Barby, Bassens,

Gilly-sur-Isère, Jacob

Bellecombette, Laissaud,

Lanslebourg, La Motte Servolex,

La Ravoire, Les Mollettes,

Queige, S t Alban Leysse, S t

Hélène-du-Lac, Termignon,

Yenne : 300 €

– Barberaz : 30 % (max 200 €)

– Chambéry : 60 €/m²

– Champagny-en-Vanoise, S te

Marie-de-Cuines, Venthon :

200 €

– Chanaz : 330 €

– Châteauneuf, Cruet,

Montagnole, Randens, Rognaix,

Vere-Pragondran : 150 €

– Cognin : 20 % (maxi 150 €)

– C té de Com cœur de Maurienne,

C té de Com Maurienne Galibier,

C té de Com la-Rochette-Val-

Gelon, S t Étienne-de-Cuines :

600 €

– C té de Com du Pays de Gex :

80 €/m² plafonnée à 960 €

– Dardilly, Solaize : 1 000 €

– Feysin, Meylan, Modane ;

Mouxy : 500 €

– Grézy-sur-Aix : 30 €/m² max

150 €

– Le Bourget-du-Lac : 30 €/m²

(max 300 €)

– Le Chambon-Feugerolles, la

Ricamarie : 20 % sur la main

d’œuvre (maxi 500 €)

– Mognard, S t François-de-Sales :

100-€

– Montailleur : 20 % (max 250 €)

– Montmélian : 1 150 €

– Montvalezan : 30 €/m²

– Moutiers, S t Alban-des-Villards :

400 €

– S t Martin-de-Belleville : 600 à

1 000 €

– S t Rémi-de-Maurienne : 75 €

– Ugine : 30 % (max 500 €)

Solaire photovoltaïque

– CG Rhône : 0,5 €/kWh la 1 re

année (max 500 €)

– Aime : 30 % (maxi 150 €)

– Aix-les-Bains : 520 €

– Albens : 30 % (max 300 €)

– Annecy : 20 % du coût de

l’installation (réalisé par un

installateur QualiPV ; max

1 500 €)

– Albertville, Apremont,

Châteauneuf, Dardilly, Jacob

Bellecombette, Lanslebourg, La

Motte-Servolex, Montmélian,

Queige, S t Hélène-du-Lac : 300 €

96

97


aides

– Barberaz : 30 % (max 200 €)

– Chambery : forfait 500 €

– Chanaz : 350 €

– Cognin : 20 % (max 150 €)

– C té Com cœur de Maurienne,

C té Com Maurienne Galibier, C té

Com la-Rochette-Val-Gelon, S t

Étienne-de-Cuines : 600 €

– La Ravoire, Moutiers, S t Albandes-Villards

: 400 €

– Modane, S t Alban-Leysse, S te

Marie-de-Cuines, Venthon,

Chaussan : 200 €

– Mognard, S t François de Sales,

S t Verand : 100 €

– Cruet, Montagnole, Rognaix,

Termignon, Verel-Pragondran :

150 €

– Meylan, Mouxy : 500 €

– S t Jean-de-Belleville : 10 €/m²

max 100 €

– S t Martin-de-Belleville : 400 à

600 €

– S t Rémi-de-Maurienne : 75 €

Bois-énergie

– Conseil Régional : Chèque

énergie de 1 000 € pour les

chaudières automatiques à

granulés ou plaquettes.

– CG Isère : 2 000 € pour une

installation de chaudière

bois automatique « bois

déchiqueté » (ou plaquettes).

675 € pour l’installation

d’un poêle à granulés (sous

conditions de ressources).

– CG Rhône : aide « énergie » de

1 000 € pour une chaudière bois

auto granulés ou plaquettes, ou

Carnet d’adresses

Recherche famille pour test

de maison

S’inscrire sur le site de Velux :

www.maisonairetlumiere.fr/

candidature

Habitat participatif

et Babylonia

Architectes : Jean-Philippe

Charron et Thierry Rampillon –

Cr&on

56, boulevard Gambetta

38000 Grenoble

Tél. : 04 76 56 24 04

www.charon-rampillon.com

chaudière bois bûche à hydroaccumulation.

– CG Savoie : 1 000 € pour

l’installation d’une chaudière

automatique au bois granulés

– C té de Com Feurs en Forez et

collines du Matin : 200 € pour

une chaudière auto, bois bûche

hydro ou poêle granulés

– Dardilly, Solaize : 1 000 €

– Firminy : 200 € à 400 € sous

conditions de ressources

– La Ricamarie, Le Chambon-

Feugerolles : 20 % sur la main

d’œuvre (max 500 €)

Pompes à chaleur :

– CG Rhône : 1 000 € pour le

forage d’une PAC géothermique

– La Ricamarie, Le Chambon-

Feugerolles : 20 % sur la main

d’œuvre (max 500 €)

Contacts :

Région Rhône-Alpes – Dir. de

l’Env. et l’énergie : 04 72 59 40 00

Ademe Rhône-Alpes :

04 72 83 46 00

DOM-TOM

Guadeloupe

Solaire thermique Pas d’aide.

Solaire photovoltaïque Pas d’aide.

Contact :

Ademe Guade. : 05 90 26 78 05

Guyane

Solaire thermique

Région – CESI : 300 €/m² max

(en partenariat avec EDF).

Forum du guide pratique

de la maison positive

www.ecohabitat-participatif.fr

La notion de partage

Architectes : Stéphane Maupin

et Nicolas Hugon – architecture

& design

171, rue de la Convention

75015 Paris

Tél. : 01 44 26 06 25

Contact@stephanemaupin.com

Solaire photovoltaïque

Conseil Régional :

Électrification rurale (site isolé)

avec defiscalisation : (plafonné à

1,8 kWc pour les particuliers, et

3 kWc pour les professionnels)

– Assiette éligible Région/FEDER

: 4 €/Wc

– Aide EDF : 2,17 €/Wc

Contacts :

Ademe Guyane : 05 94 31 73 60

Martinique

Solaire thermique

Fournisseur d’Énergie CESI

EDF : 200 €/unité (référence

200 litres).

Solaire photovoltaïque

Conseil Régional :Électrification

rurale (site isolé) :

Ademe+FEDER : 4 €/Wc

ou FACE+Ademe à 95 %

Contacts :

Ademe Martinique :

05 96 63 51 42

EIE : 05 96 59 19 60

La Réunion

Solaire thermique

Fournisseur d’Énergie

CESI : EDF : 217 €/unité

(référence 300 litres).

Solaire photovoltaïque

Conseil Régional : Électrification

rurale (site isolé) : Aide FACE

(79 %) + complément Ademe

(16 %).

Contacts :

Ademe Réunion : 02 62 71 11 30

Une seule direction : le Sud

Tomas Mikulas – Architecte

EPFL-SIA

Route de Semsales 16

CH – 1613 Maracon -Suisse

Tél. +4121 653 06 74

www.mikulas.ch

Le bois massif prêt pour 2020

Honka France

68, rue Cassiopée

74650 Chavanod

Tél. : 06 76 23 35 84

www.honka.fr

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