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Apprentissage des langues

en Algérie

Sinophones

par intérêt

De plus en plus d’Algériens apprennent la langue chinoise. Cet intérêt n’ est

pas uniquement expliqué par l’intensification des échanges commerciaux ou

la forte présence de la main-d’œuvre chinoise , chez ces apprenants on

trouve des profils qui veulent uniquement tisser des liens en chattant avec la

langue de Confucius, d’autres pour le business. > Lire pages 2 et 3

Gel de la Cnisel

Seddiki se

prononcera

jeudi

A mi-campagne électorale pour les

élections locales, le flou règne

toujours concernant le gel ou pas

des activités de la Cnisel.

> Page 5

Selon la Forem

50 000 enfants

maltraités

La Fédération nationale de la

recherche médicale (Forem) a

annoncé hier que le nombre

d’enfants maltraités en Algérie frôle

les 50 000.

> Page 4

Formation professionnelle

Quand le «mutisme» pousse

à la radicalisation

Rien ne va plus

dans le secteur de

la formation et de

l'enseignement

professionnels.

Les travailleurs en

colère, mais qui

ont jusque-là,

gardé leur sangfroid

et favorisé

les voies du

dialogue,

menacent de

hausser le ton et

de radicaliser leur

mouvement si…

> Page 5

Quotidien national - Mardi 20 novembre 2012 - N°1366 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406

Kahina/Algérie News


2 > A L A U N E

LE LIEN

Massinissa Boudaoud

«Chat» et

chinoiseries

Il y a du nouveau au marché

des langues en Algérie. La

constante sociolinguistique qui

veut faire de la langue

française, le seul parler préféré

des Algériens semble ébranlé

par d'autres langues. L'une

d'elle qui s'est imposée dans le

paysage linguistique, durant

ces dernières années, est le

chinois. La langue de l'Empire

du Milieu intéresse les

Algériens de différentes

tranches d'âges et de

spécialisation. Une virée dans

la capitale vous donnera un

aperçu de ce boom linguistique

chinois au point où la majorité

des écoles privées

d'enseignement ou de

formations proposent, via des

affiches, un perfectionnement

rapide dans cette langue,

moyennant des sommes plus

importantes que celles des

langues comme l'allemand ou

l'anglais car il est difficile de

trouver des «maîtres» bien que

les disciples se bousculent au

portillon. Les profils qui

prennent au sérieux la

formation viennent de

différents horizons. On y

trouve des étudiants pour des

besoins de connaissances et

des commerçants qui traitent

avec les Chinois. Cependant, il

faut signaler deux nouveaux

phénomènes. Le premier a

trait à la volonté de quelques

employés dans les entreprises

du bâtiment chinois ou de

partenariat qui apprennent

cette langue pour le transfert

du savoir-faire. Rusés, les

Chinois ne parlent que dans

leur langue quand il s'agit des

secrets des métiers. Le

seconde est une tendance

made in qui fait un tabac dans

les lycées. Les lycéennes

algériennes n'apprennent plus

l'anglais pour épater les

garçons, mais, tenez-vous bien

; le chinois pour jaser ! Au

delà de ces chinoiseries

exclusivement algériennes,

l'Empire du Milieu est

fortement présent en Algérie à

travers plus de 630

entreprises, qui explorent

différents domaines. La Chine

fait peur. Elle nous fascine et

nous impressionne à travers

l'ingéniosité de son peuple. Le

monde verra jaune dans un

avenir très proche. Il y a

quelques années, on l'a appelé

le géant somnolant. Ce colosse

s'est réveillé, il y a belle lurette,

il occupe les premières places

dans différents domaines. Il

est désormais la deuxième

puissance économique

mondiale. Le nombre de ses

ressortissants en Algérie frôle

les 100 000 personnes, leur

intégration s'est faite

sereinement. il est fort à parier

que la langue chinoise

détrônera l'anglais d'ici

quelques années !

Business, transfert technologique et études

Pourquoi les Algériens

apprennent le chinois

Il n'y a pas un coin à Alger-centre où on ne

trouve pas une affiche d'une école privée

annonçant l'ouverture d'une classe pour

apprendre la langue de Confucius.

Mais qui sont ces Algériens intéressés par

l'apprentissage d'une langue aussi

«compliquée » ? Pourquoi payer pour

apprendre une langue qui, de prime abord,

n'ouvre aucune perspective culturelle ? Nous

avons décidé d'aller à la rencontre de ces

apprenants. Reportage.

Reportage réalisé par

Hasna Zobiri

à la rue Hassiba-

Ben-Bouali, la Grande

Poste ou encore la

C'est

place Audin que se

trouvent ces écoles. Les affiches

sont soigneusement collées au

niveau des arrêts des bus universitaires,

des campus, mais aussi à

côté des plus célèbres cafétérias et

pizzérias de l'Algérois, ceux qui

connaissent un grand flux d'étudiants.

Les jeunes sont une «cible»

idéale pour ce genre de promotions.

Il paraît que le «nouveau

truc à la mode » est l'apprentissage

du chinois. Pour les écoles ayant

les moyens, des jeunes sont

embauchés pour la distribution de

flyers. Un simple clic sur la toile

(réseaux sociaux et forums de discussion),

on constate que de nombreux

internautes algériens,

notamment les plus jeunes, cherchent

des adresses d'écoles « performantes

» d'enseignement de

cette langue. C'est un jour de

semaine, les premières pluies

créent un embouteillage monstre

qui bloque la rue Hassiba. Les passants

marchant à petits pas sur les

trottoirs étroits ne peuvent pas

rater la grande affiche bleue. C'est

une école d'apprentissage des langues…

mais enseigne-t-elle le chinois,

s’est-on demandé ! Eh bien

oui, une autre petite plaque collée

à la porte de l'immeuble annonce

que les cours de chinois sont dispensés

dans cette école. On monte

les escaliers, l'école se trouve au

premier étage. La porte est ouverte,

on rentre et une dame, la quarantaine,

nous accueille avec un grand

sourire. Après les présentations

d'usage, elle commence à nous

dresser le profil des personnes qui

fréquentent l'établissement.

« Universal School est une école

qui enseigne les langues étrangères

depuis plus de six ans et la langue

chinoise depuis trois ans. Nous

comptons parmi nos étudiants des

personnes des deux sexes », nous

explique M me S. Houria, assistante

chargée des inscriptions.

La langue du commerce

Les premiers « clients » qui se

sont présentés pour apprendre le

chinois ont été des commerçants

« généralement ceux qui travaillent

dans l'import-export.

Certains ont même des bureaux

de liaison en Chine. Ils y vont fréquemment

pour le business. Pour

eux, apprendre le chinois est

indispensable et bénéfique pour

leurs relations de travail. Cette

catégorie se contente de l'apprentissage

phonétique, en mandarin,

la langue majoritaire en Chine qui

compte au moins trois mille dialectes

connus à ce jour.

Etudier en Chine

La deuxième catégorie de personnes

qui s'intéressent à cette

langue sont les étudiants, désireux

de poursuivre leur cursus universitaire

en Chine. « Il y a beaucoup

d'étudiants qui projettent de

poursuivre leurs études en Chine

et ceux qui veulent décrocher un

poste d'emploi dans des entreprises

chinoises installées en Algérie.

C'est une nouvelle tendance. Cela

prouve que la communauté chinoise

est bien ancrée dans notre

société », a-t-elle souligné.

Deuxième puissance économique

mondiale, la Chine compte chaque

année plus d'un million

d'étudiants étrangers, dont trente

mille Français qui préfèrent intégrer

les écoles d'ingénieurs dont

la qualité d'enseignement n'a rien

à envier aux plus prestigieuses

universités américaines.

Elargir son réseau

La troisième catégorie

d'Algériens intéressés sont les

lycéennes qui s'inscrivent dans les

cours de langue chinoise pour

pouvoir communiquer avec des

Chinois sur les réseaux sociaux,

notamment facebook et twitter. Il

faut savoir que face à un besoin

grandissant d'apprendre la langue

chinoise motivé par une forte

main-d'œuv re chinoise qui

s'adonne à toutes sortes d'activités

économiques dans pas moins

de 633 sociétés chinoises installées

sur le territoire national et les

déplacements fréquents des

importateurs algériens en Chine

pour la conclusion de transactions

avec leurs homologues

chinois, des cours de langue chinoise

sont désormais dispensés

par plusieurs écoles de langues

étrangères.

J'apprends le chinois

en cachette

L'école dispose de grandes pièces.

Dans l'une d'elle, nous avons

rencontré Mohcen et Chakib,

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

deux employés dans une entreprise

de bâtiment désireux d'apprendre

cette langue, pour pouvoir

comprendre leurs collègues

chinois.

« Cela fait deux ans que nous

bossons pour une entreprise

algéro-chinoise dans le BTPH et

nous rencontrons d'énormes problèmes

dans notre travail. Les

Chinois, en fait, ne nous expliquent

que des généralités lorsqu'il

s'agit de transfert de savoir-faire

et les détails,ils les expliquent en

langue chinoise (…) ce qui nous

pousse à apprendre cette langue,


A L A U N E

3

Présence chinoise en Afrique

Entre intégration et

communautarisme

mais en cachette, sans que nos

responsables le sachent », explique

Mohcen, la trentaine. Du côté

des enseignants, l'école dispose de

deux professeurs, l'une est chinoise,

la seconde est une

Algérienne qui a épousé un

Chinois.

Le chinois, c'est facile

Cette dernière estime que

contrairement à ce que les gens

pensent, l'apprentissage de la langue

chinoise n'est pas aussi difficile

qu'on l'imagine. « J'ai eu des

étudiants qui ont pu formuler des

phrases correctes au bout de la

première semaine alors que d'autres

ont appris quelques bribes de

chinois au bout de 24h seulement»,

a-t-elle soutenu. Pour ce

qui est du moment de la semaine

où la demande est importante sur

la langue chinoise, elle affirme

que c'est notamment le week-end.

« Sinon, il y a une forte demande

sur les cours du soir, sauf que les

enseignants ne sont pas disponibles

», précise-t-elle.

Nous quittons cette école et

nous nous dirigeons vers la place

Audin où se trouve une autre

école privée de langues étrangères.

Arrivée sur place, ce sont les

affiches qui nous orientent.

L'immeuble est là, nous montons

les escaliers. Certains étudiants

discutent, ils sont venus s'informer

sur les tarifs appliqués dans

cette école. On sonne, un jeune

homme nous ouvre la porte et

une dame nous accueille. Au

début, elle pense que nous voulions

nous informer sur les horaires

et tarifs, mais après présentation,

elle sourit. «L’école est

récente mais, vu notre emplacement

à proximité de la fac centrale

et en plein Alger-centre,

Les jeunes sont

une «cible» idéale

pour ce genre de

promotions.

Il paraît que le

«nouveau truc

à la mode » est

l'apprentissage

du chinois.

nous recevons beaucoup d'étudiants.

Interrogée sur les tarifs,

M me Salima affirme que l'école a

arrêté quatre niveaux. Chacun est

à 4 000 DA pour une durée de

deux mois, donc le cursus est à

16 000 DA. S'agissant des professeurs

qui prodiguent l’apprentissage,

notre interlocutrice souligne

que l'école a lourdement investi

dans la formation de son personnel.

D'ailleurs, deux professeurs,

qui ont suivi des études à Pékin,

sont chargés de préparer un programme

spécial de deux mois

pour débutants. Il est à noter que

même les institutions étatiques

commencent à s'impliquer dans

l'apprentissage du chinois en

Algérie. À titre d'exemple, la

Chambre de commerce et d'industrie

d'Oran (CCIO) a introduit

l'année dernière une nouvelle

formation relative à l'enseignement

de la langue chinoise. Pour

ce faire, un opérateur économique

chinois installé en Algérie s'est

chargé de l'enseignement de cette

langue au profit des jeunes désirant

apprendre cette langue ainsi

qu'aux universitaires et aux opérateurs

économiques ayant des

relations commerciales avec leurs

homologues chinois.

H. Z.

On estime entre vingt et

vingt-cinq mille les

Chinois présents en

Algérie. Pour ce qui est de leur

nombre en Afrique, aucune statistique

officielle n'est publiée.

Mais les estimations varient entre

750 000 et un million. Pour ce qui

est de leur intégration sociale, la

situation diffère d'un pays à un

autre. Un demi-siècle après la fin

de la parenthèse coloniale européenne,

les Chinois constituent

de loin la première communauté

étrangère sur le continent africain.

Certains n'hésitent pas à

parler de tsunami. Une chose est

sûre, leur nombre ne cesse d'augmenter,

au point que certains

s'inquiètent d'une véritable

«colonisation». Bien qu'en

Algérie ne soit pas le cas, dans

certains pays de l’Afrique noire,

les médias locaux révèlent l'existence

«d'une diaspora chinoise

qui s'installe durablement en

Afrique. Les hommes arrivent

d'abord seuls puis font venir femmes

et enfants. L'installation des

ressortissants chinois se fait par le

commerce, contrairement à

l'Algérie où elle a commencé par

les grands projets, pour finir elle

aussi vers le commerce et l'importation.

Socialement, les Chinois sont

fidèles à leurs traditions «communautaires».

Leur «localisation»

géographique est facile. A Alger,

Bab Ezzouar est en passe de devenir

un vrai Chinatown.

Contrairement aux pays

d'Afrique, rares sont les Chinois

qui franchissent le pas de l'alliance

par le mariage avec des

Algériennes. Le passage par la

conversion à la religion musulmane

rend les choses plus faciles.

Cette présence de plus en plus

visible s'accompagne d'incidents

violents opposant les Chinois aux

autochtones. Dernier exemple en

date, le Ghana. Pays paisible porté

par une des plus fortes croissances

économiques du continent. Le

pays avait déjà de l'or, du cacao,

du coton. Il exploite maintenant

le pétrole. La police ghanéenne a

lancé dernièrement une vaste

opération contre les étrangers

exploitant illégalement l'or dans

la région d'Ashanti (le centre du

pays), le cœur d'une des principales

régions de production aurifère

du continent. Une centaine de

Chinois ont été pris dans une raffle.

Un d'entre eux, qui tentait de

fuir, a été abattu par la police.

Pékin s'est immédiatement

emparé de l'affaire et les Chinois

ont été remis en liberté après

quelques jours de détention.

L'ambassadeur chinois à Accra

avait rencontré les autorités, soulignant

sa «vive préoccupation» et

demandant une «enquête approfondie

pour trouver le meurtrier

et indemniser la famille». Il avait

également tapé du poing sur la

table, exigeant que ce genre de

violences «ne devrait plus se répéter

au Ghana». Nul doute qu'il a

été entendu au plus haut niveau,

tant les investissements chinois

sont importants au Ghana. A

l'autre bout du continent, en

Zambie, des mineurs s'étaient

révoltés début août contre leurs

chefs chinois pour protester

contre l'absence d'un salaire

minimum, qui avait pourtant été

promis.

Mais Pékin a pris conscience

de la colère de la rue africaine et

met davantage l'accent sur la «responsabilité

sociale» de ses entreprises

en Afrique, faisant même

signer aux sociétés chinoises une

louable déclaration d'intention

pour «respecter les coutumes

locales, accélérer les transferts de

technologie, contribuer davantage

à l'impôt local et protéger

l'environnement». Si les autorités

trouvent leur compte dans la

«Chinafrique», c'est loin d'être le

cas des travailleurs africains, qui

ne reçoivent ni pots-de-vin ni

petits cadeaux. Mais seulement

des salaires de misère et des

conditions de travail proches de

l'esclavagisme. Les Occidentaux,

qui ont des choses à se faire pardonner

en Afrique, se sont

engouffré dans la brèche, dénonçant

ces dernières semaines à

mots couverts l'Empire du

Milieu. La semaine dernière, un

haut responsable chinois au

ministère de la Culture a recommandé

aux médias de «faire des

efforts pour promouvoir la culture

et la langue chinoises dans les

pays émergents et ne pas concentrer

ses efforts sur l'Occident».

L'héritage linguistique colonial

est mis à mal.

Y. C./Agences

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


4 > A C T U

Selon le Forem

50 000 enfants maltraités

en Algérie

A cet effet, le même orateur a appelé les autorités concernées à prendre en charge concrètement les doléances de

cette frange vulnérable.

La Fédération nationale de

la recherche médicale

(Forem) a annoncé hier

que le nombre d’enfants

maltraités en Algérie frôle les

50 000. Un phénomène encouragé

par l’absence de textes et de mesures

juridiques protégeant les chérubins.

Plus de 350 000 enfants

ont quitté l'école pour être versés

dans le monde du travail. La moitié

d'entre eux sont exploités dans

les boîtes de nuit. Près de 20 000

enfants ne bénéficient d'aucune

affection familiale ou même d'un

abri. C'est le constat du président

de la Fédération nationale de la

recherche médicale (Forem),

Mustapha Khiati, lors de la célébration

de la Journée internationale

des droits des enfants qui

s'est tenue, hier, à Alger.

La quasi-totalité des militants

des droits des enfants ont avoué

que faute de l'amendement de

l'article 125 de la loi n 84/11 du

code de la famille algérien, cette

frange vulnérable de la société ne

bénéficie d'aucune protection

juridique et se retrouve confrontée

à plusieurs difficultés, à savoir

l'exploitation dans le monde du

travail, le manque d'affection en

milieu familial et les violences

sexuelles à leur égard. Lors de son

allocution, Khiati a affirmé qu’annuellement

plus de 50 000 enfants

sont victimes de maltraitance

Crise malienne

Medelci réitère la position

algérienne

n’a pas changé de position

sur la question malienne, en

L'Algérie

réitèrant par la voix du ministre

des Affaires étrangères, Mourad Medelci,

l’urgence de trouver une solution politique.

S’exprimant sur les ondes de la

Chaîne I, le chef de la diplomatie algérienne

a indiqué que le dialogue demeure

la solution idoine pour mettre un terme à

la crise qui prévalait depuis plusieurs mois

au Mali, expliquant que la réappropriation

des institutions maliennes de leurs missions

est une condition irreversible pour

un règlement pacifique de la crise.

Le dialogue politique, a-t-il souligné,

“est le meilleur moyen pour y parvenir.

Alger ne veut pas une guerre à frontières,

et Medelci a été trés clair sur ce point. Une

guerre aura, analyse-t-il, des conséquences

catastrophiques sur toute la région», affirmant

que des pays comme la France, qui

ont plaidé pour une intervention ont

révisé leur position. Un revirement qui ne

peut être interprété que par la volonté

manifestée par le Mouvement national de

libération de l'Azawad (MNLA) et Ançar

Eddine de lâcher l’organisation terroriste

dénommée Al-Qaïda Maghreb islamique

et d’ouvrir les voies de dialogue avec les

autorités maliennes. Qu’en est-il du sort

dans notre pays. Il faut ajouter à

cela, enchaîne-t-il, l'absence d'une

orientation efficace à l'encontre

de cette frange livrée à elle-même.

En effet, plus de 20 000 enfants,

âgés entre 12 et 16 ans, sont présentés

devant les tribunaux. A cet

effet, le même orateur a appelé les

autorités concernées à prendre en

charge concrètement les doléances

de cette frange vulnérable.

Lors de son intervention,

Mohamed-Chérif Zerguine, militant

des droits de l'enfant, est

des otages algériens à Gao? Le chef de la

diplomatie algérienne répond que son

département ne dispose pas de nouvelles,

tout en formulant le vœu qu'ils soient en

bonne santé. Toutefois, le ministre algérien

se veut rassurant concernant la situation

de la communauté algérienne établie

en Syrie, signalant que des mesures ont été

prises pour faciliter le retour des membres

de la communauté algérienne qui souhaitent

revenir au pays. Il a dévoilé que près

d’une centaine de ressortissants ont regagné

le pays. Par ailleurs, la construction de

l’Union du Maghreb nécessite

d’abord,selon Medelci la stabilité des pays

de la région. Enfin l'invité de la Chaîne I, a

réitéré le soutien inconditionnel et total

de l'Algérie à la cause palestinienne.

Celui-ci, a estimé que la tribune des

Nations unies sera l'occasion pour le président

palestinien, Mahmoud Abbas de

mettre en exergue la réalité palestinienne

et de dévoiler la barbarie israélienne dans

la Bande de Ghaza qui se poursuit depuis

mercredi. Une barbarie qui a coûté déjà la

vie à une centaine de Palestiniens. «Des

aides seront prochainement envoyées aux

populations de Ghaza» conclut-il.

Yahia Maouchi

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

revenu sur les lacunes législatives

auxquelles sont confrontés les

enfants en kafala et ceux nés sous

X. Selon lui, cette frange n'est pas

seulement culpabilisée à foison

par la société, mais en plus, une

indifférence soutenue au niveau

Amine B./D. News

de la législation est entérinée

même après l'amendement

apporté par l'ordonnance modifiant

et complétant le code de la

famille du 27 février 2005.

«L'enfant de la kafala doit incarner

une garantie inviolable à l'endroit

de l'enfant makfoul mais ce

n'est pas le cas dans notre société.

Ces enfants sont soumis à plusieurs

difficultés, que ce soit pour

une scolarisation ou bien pour un

toit.

Alors comment voulez-vous

que ces enfants ne deviennent pas

des délinquants, s'est-il interrogé.

Pour une meilleure prise en

charge de ces enfants, Zerguine

demande, en premier lieu, la suppression

de l'attestation de naissance

délivrée par la Direction de

l'action sociale au profit des

enfants nés hors mariage. Il propose

également l'insertion d'une

nouvelle page dans le livret de

famille, intitulée «kafil-makfoul»

et d'y transcrire le nom concordant

de l'enfant makfoul pour les

enfants en kafala.

Cette page permettra, selon le

même orateur, d'avoir une kafala

définitive et non provisoire,

comme c'est le cas actuellement. Il

faut souligner que la quasi-totalité

des intervenants ont déploré

la situation des droits des enfants

dans le pays.

Zohra Chender

Salon international

des énergies

renouvelables 2012

Un événement virtuel

La deuxième édition du Salon international

des énergies renouvelables et de la maîtrise

d'énergie prévue hier et aujourd'hui au

Palais des expositions «Pins maritimes»

n'a finalement pas eu lieu. Pourtant, la

presse s’en est fait écho et des journalistes

se sont déplacés hier dans l'espoir de

couvrir un événement international. Au mois

d'octobre 2011, le Salon international des

énergies renouvelables et de la maîtrise

d'énergie (Sireme), a eu lieu à la Safex. Les

énergies renouvelables, enjeux

économiques planétaires, est un thème qui

intéresse pas mal d’entreprises ou

d'organismes spécialisés dans le domaine.

Cet évènement aurait coïncidé avec la mise

en œuvre d'un ambitieux programme de

développement de ce type d'énergie appelé

à contribuer à satisfaire une demande

énergétique nationale, en constante

croissance, soit 18%/an au courant de cette

dernière décennie. Une occasion d'en

savoir un peu plus sur les orientations

énergétiques de l'Algérie, au moment où

l'on opte pour la piste du gaz de schiste, et

laisser tomber la piste de l'énergie solaire.

Ce ne sera pas pour cette année. Au niveau

de la Safex, on affirme qu'un tel événement

n'est pas inscrit au programme annuel des

foires et salons. Le portail algérien des

énergies renouvelables, un site “sérieux” a

repris l'information en affirmant qu'un

Salon international aurait dû avoir lieu hier !

Khelifa Litamine


Protestation des travailleurs de la formation professionnelle

Quand le «mutisme»

pousse à la radicalisation

Rien ne va plus dans le secteur de la Formation et de l'enseignement professionnels. Les

travailleurs en colère, mais qui ont jusque-là gardé leur sang-froid et favorisé les voies du

dialogue, menacent de hausser le ton et de radicaliser leur mouvement si la tutelle ne répond

pas à leurs doléances. On parle déjà d'un sit-in ouvert, mais sans pour autant que cela soit

officiel. Le malaise est profond chez cette catégorie socioprofessionnelle.

> A C T U

5

Gel des

activités de la

Cnisel

Seddiki se

prononcera

jeudi

Reportage réalisé par : Aissa Moussi

Hier, ils étaient des dizaines de travailleurs,

dans leur majorité syndicalistes

représentants de différentes

wilayas du pays, à observer un sit-in

de protestation devant le département de

Mohamed Mebarki. A l'initiative de l'Union

nationale des personnels de l'enseignement et

de la formation professionnels (Unpefp), affiliée

au Syndicat national autonome des personnels

de l'administration publique (Snapap), les protestataires

ont tenu, par leur action, à dénoncer

« le mutisme » de la tutelle vis-à-vis de leur plateforme

de revendications. Les protestataires

que nous avons rencontrés hier semblent déterminés.

Dans l'indifférence totale des pouvoirs

publics, Omar Bouregda, secrétaire général de

l'Unpefp, s'indigne que « le ministre n'a même

pas daigné inviter les représentants des travailleurs

à lui soumettre la plateforme de revendications

». Sous l'œil vigilant des services de sécurité,

les protestataires ont brandi des pancartes

sur lesquelles on pouvait lire « Où est la prime

de soutien pédagogique ? », « Pour la révision

du statut particulier » et « Pour le dialogue et la

concertation. Non à l'exclusion et à la marginalisation

». Malgré les demandes d'audience

Safouane Guerfi

«Nos efforts ne sont pas appréciés»

Cet ingénieur d’Etat en génie climatique

de l’INSFP d’El-Khroub de Constantine

n’est qu’un échantillon illustrant la

situation déplorable des employés de la formation

professionnelle. Enseignant, il explique que

des centaines d’ingénieurs, comme lui, ont pris

la poodre d’escampette en quête des cieux plus

cléments. «Nous sommes classés à la catégorie

13, alors que nous sommes titulaires de diplômes

d’Etat. Il y a ceux, d’entre nous, qui sont

docteurs d’Etat, alors que nous n’avons même

pas droit aux promotions», s’est-il indigné.

Bien qu’ils soient compétents, ils sont condamnés

à passer leurs carrières avec des salaires dérisoires

qui ne dépassent pas les 30 000 DA. Plus,

adressées au ministère, aucune suite n'a été donnée

aux protestataires, indique notre interlocuteur,

et de regretter que « les portes du dialogues

soient toujours fermées ». Une sorte d'indifférence

qui fait sentir aux travailleurs, qu'ils ne

sont pas reconnus pour leurs efforts fournis.

« Le ministère a verrouillé

les portes du dialogue »

Les travailleurs dénoncent les lamentables

conditions dans lesquelles ils exercent et réclament

entre autres la révision du statut particulier

et du régime indemnitaire des corps techniques

et pédagogiques et des services commerciaux,

ainsi que l'institution d'une prime de

soutien pédagogique estimée à 15% du salaire à

l'instar des travailleurs du secteur de

l'Education nationale. Sur ce point, M.

Boureghda explique que «nous sommes des

enseignants à part entière qui assurent des cours

aux élèves. De ce fait, il n'y a pas lieu de nous

exclure de cette prime qui nous revient de

droit».

Les travailleurs exigent par ailleurs, la régularisation

de tous les contractuels dans leurs postes

respectifs ainsi que la révision du statut particulier

et du régime indemnitaire des corps

communs, ouvriers professionnels et chauffeurs.

Autre revendication qui constitue un cheval

de bataille pour les protestataires, c'est celle

relative à l'abrogation pure et simple de l'ordonnance

ministérielle du 06 juillet 2012, qui

«exclut abusivement le professeur de l'enseignement

et de la formation professionnels du droit

au poste de directeur de centre de formation »,

est-il mentionné dans le document de l'Unpefp.

Aussi, les travailleurs veulent renoncer au logement

de fonction, demandant son remplacement

par «des quotas de logements» à leur profil,

comme ils espèrent arracher l'harmonisation

et l'alignement des vacances avec celles du secteur

de l'Education. Il faut dire que ni la plateforme

de revendication déposée le 08 juillet

2009, ni la demande d'audience adressée le 1er

octobre 2012, encore moins le préavis de grève

notifié début novembre dernier, n'ont fait réagir

le ministère de la Formation et de l'enseignement

professionnels. C'est le silence radio !

Vers 13h 30, les protestataires ont mis fin à

leur action, sans avoir rencontré le ministre qui

était absent de son département. Bien que rien

ne soit décidé, notre interlocuteur insiste sur le

fait que leur combat se poursuivra jusqu'à l'ouverture

du dialogue et la satisfaction des revendications.

« Nous allons nous réunir prochainement

pour décider des suites à donner au mouvement

», nous a déclaré M. Boureghda.

A. M.

il ajoute que l’ensemble des ingénieurs travaille

dans des conditions à hauts risques, sous 380

voles sur le terrain. « Moi, personnellement, je

ne peux continuer à exercer dans des conditions

pareilles, car, je sens que nos diplômes ne valent

rien. Pour illustrer leurs capacités, cet ingénieur

souligne que des enseignants supervisent des

formations à des des étrangers , au moment ou

la tutelle ignore les efforts. Une situation inacceptable

pour Guerfi, qui interpelle le premier

responsable du département dela fomation aux

fins de revoir les conditions d’exercice des travailleurs

et à donner un nouveau souffle au secteur,

par la valorisation des compétences.

A. M.

H. Kahina/D. News.

A mi-campagne électorale

pour les élections locales,

le flou règne toujours

concernant le gel, ou pas,

des activités de la Cnisel.

Ce fut le cas hier où les

membres de la Cnisel

devaient prendre leur

décision finale de

suspendre leurs activités

ou de démissionner, à

l'issue d'une réunion qui

devait avoir lieu à Alger.

Une réunion qui a été

reportée pour jeudi

prochain. Rappelons qu'à

l'issue d'une journée

d'étude au profit des

membres des

commissions communales

et de wilaya d'Alger, la

commission d'Alger a

accordé, depuis samedi,

un délai de 48 heures au

ministère de l'Intérieur et

à la Chefferie du

gouvernement pour

répondre à leurs

doléances, sinon….rien.

Interrogé hier sur les

motifs de ce report,

Mohamed Sedikki, argue :

«Nous avons chargé nos

membres de préparer des

rapports détaillés sur les

conditions de leur travail

souvent catastrophiques.

Par la suite, il y aura une

réunion générale jeudi

pour étudier les

différentes propositions

de nos membres. Nous

prendrons la décision

finale de continuer ou de

remettre les clefs au

ministère de l'Intérieur »

nous a révélé, hier, notre

interlocuteur, joint par

téléphone. Une décision

qui ne surprend personne,

étant donné que ce genre

de reports est ''banalisé''

au sein d'une commission

qui ne jouit d’aucune

crédibilité. La même

commission avait gelé ses

activités plusieurs fois,

lors des élections

législatives du 10 mai

dernier, pour des motifs

globalement irrecevables

mais sans pour autant

avoir le courage de

remettre sa démission.

Yahia Maouchi

ALGERIE NEWS Mardi 19 novembre 2012


6 > A C T U

Premières assises

des cellules de

proximité et de

solidarité

Alger abrite

l'événement

Alger abritera les 19 et 20

décembre prochain, les

premières assises nationales

de cellules de proximité et de

solidarité, a-t-on appris d'un

communiqué parvenu à notre

rédaction. Organisé par

l’Agence de développement

social (ADS), ces assises visent

un redéploiement plus efficient

en matière de développement

social, au profit de la société

algérienne. Et pour préparer ces

assises nationales, des travaux

préliminaires ont commen

hier et se poursuivront

aujourd’hui dans les villes

d’Alger, Annaba et Oran. Ainsi,

trois principaux thèmes ont été

arrêtés et qui seront traités

dans le cadre de trois ateliers.

Il s’agit de la dynamique

sociale et la mise en synergie

des opportunités locales, les

outils d’évaluation de l’action

de proximité et enfin la veille

sociale et les mécanismes

d’alerte. Il faut savoir que

l’Agence de développement

social s’inscrit, depuis le

séminaire national d’octobre

2011, dans une nouvelle

optique de travail à même de

lui permettre d’atteindre les

objectifs qu’elle s’est assignée

à sa création. Composées d’un

sociologue, d’un psychologue,

d’un assistant social et d’un

médecin, les cellules de

proximité et de solidarité,

rappelons-le, assument un rôle

primordial dans le travail de

proximité sociale en direction

des populations défavorisées.

Hasna Z.

Trafic de

stupéfiants

Arrestation

de 3 personnes

en 48h

Les interpellations se

multiplient ces dernières

semaines quant au trafic de

drogue. Au bout de 48h

seulement, les services de la

Gendarmerie nationale ont

arrêté trois personnes dans

deux wilayas du pays. A

Tlemcen, les gendarmes de la

section de recherches ont

présenté hier devant le

procureur de la République

près le tribunal de Remchi,

deux personnes pour trafic de

stupéfiants. Les services de

l’ordre affirment que les

contrevenants étaient à bord

d’un véhicule qui transportait

plus de 10 quintaux de kif

traité. Les mêmes sources

précisent également que le

conducteur de cette

automotrice a réussi à prendre

la fuite pédestrement, tandis

que 2 de ses complices à bord

d’un autre véhicule, ont été

interpellés. Ces derniers ont

même été placés sous mandat

de dépôt. A Guelma, une

personne a été interpellée en

possession de 80 grammes de

kif traité, 220 comprimés de

psychotropes et un aérosol

lacrymogène.

H. Z.

Il menace de commettre un parricide

Procès d’un ex-détenu

de Guantanamo

Le tribunal criminel près la cour d’Alger examinera aujourd’hui le procès d’un ex-détenu de

Guantanamo accusé d’"appartenance à un groupe terroriste activant à l’étranger et faux et

usage de faux".

I

l

s ’agit de Sofiane

Hadarbache, qui a été

acquitté, lors de l’audience

du 4 novembre dernier. Ce

jugement avait fait l’objet d’un

pourvoi en cassation par le ministère

public, accepté par la Cour

suprême. Selon l’arrêt de renvoi,

les faits remontent à 1999, année

où l’accusé avait quitté l’Algérie à

destination de la France à la

recherche d’un emploi. En 2000, il

Selon le département de Ould Kablia

Pas de déficit budgétaire

dans les communes

se rendu en Grande-Bretagne,

puis a Peshawar au Pakistan avant

de se trouver en Afghanistan.

L’accusé a reconnu —selon la

même source— avoir été entraîné

à l’"utilisation d’armes de type

Kalachnikov par un dénommé

Mohamed El-Djazaïri", affirmant

que la question de constitution

d’un groupe armé ou le combat

contre quiconque ne lui avait

jamais été évoquée. Il a, en outre,

nié tout lien avec des groupes terroristes

aussi bien a l’intérieur

qu’à l’extérieur du pays, soulignant

que l’entraînement militaire

qu’il avait effectué n’"avait

duré que quelques heures et

s’était limité au maniement des

armes". En raison d’une blessure

contractée au niveau de la tête

suite à des éclats d’une bombe

dans un raid américain en

Afghanistan, l’accusé "souffre

Contrairement aux reproches des édiles

communaux et des politiques, les

communes de la Républiques présentent

une bonne santé financière. Selon une

dépêche APS, citant une source responsable

au ministère de l’Intérieur et des Collectivités

locales, “aucun déficit budgétaire n'a été

enregistré au niveau des communes au titre

de l'exercice 2012”.La situation des finances

locales, à la lumière de l'exploitation des

comptes administratifs pour l'exercice 2011

et la consolidation des budgets supplémentaires

pour l'exercice 2012 par les services du

ministère de l'Intérieur et des Collectivités

locales a permis de relever qu'aucune commune

n'a enregistré de déficit budgétaire au

titre de l'exercice 2012. Une information

confirmée par les services de la Direction des

finances locales (DFL).Selon la même direction,

les 1249 communes qui ont été déficitaires

en 1998 ont bénéficié d'une subvention de

8 milliards de dinars, pour atteindre 3 milliards

de dinars en 2009 pour 417 communes.

Ce nombre a atteint, par la suite, 14 communes

en 2010 avec une subvention de 134 millions

de dinars pour atteindre zéro (0) dinars

en 2011 et 2012.

Par ailleurs, la DFL a relevé que la wilaya

qui a été la plus touchée par ce problème est

Médéa. En effet, cette dernière qui est composée

de 64 communes a enregistré un déséquilibre

au niveau de 22 communes en 2009,

pour atteindre zéro (0) en 2011 et 2012.

Celle-ci a été suivie par la wilaya de Jijel avec

17 communes déficitaires sur les 28 à sa

charge en 2009, suivi de Tébessa avec 15 communes

sur les 28 existantes en 2009 puis

d'Illizi (2 sur 6 communes). Ces wilayas ont

enregistré, par la suite, en 2011 et 2012 zéro

déficit, ajoute les services du ministère de

l'Intérieur.

Cette résorption est due également grâce à

"la budgétisation des dotations de l'Etat et

des subventions du Fonds commun des col-

depuis lors de troubles mentaux

graves qui nécessitent son internement

dans un établissement

spécialisé".

"Depuis le retour de mon fils

de cette prison (Guantanamo), il

souffre d’excès de violence constituant

une menace pour touts du

fait de son comportement imprévisible

et violent", a déclaré le père

du présumé accusé.

Y. R.

lectivités locales, la prise en compte des excédents

de recettes dégagés par les comptes

administratifs des exercices antérieurs, la

révision du mode de calcul des dotations

attribuées aux collectivités locales dans le

cadre de la solidarité intercollectivités.

Mohamed. B.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


Investissement

La relance

du partenariat

public-privé s'impose

> C A P I T A L

BOOM

7

Les entreprises des pays du Maghreb, entre autres algériennes, se contentent

actuellement de simples contrats de gestion. La relance du partenariat public-privé

pourrait servir de tremplin à la reprise des investissements.

ce qui ressort

de la table-ronde

organisée dernièrement

à Marseille C'est

par la Ligue européenne de coopération

économique (LECE)

sous le thème : «Quels instruments

pour un développement

partagé entre les deux rives de la

Méditerranée». La rencontre a

connu la participation de chefs

d’entreprises, tel le Forum des

chefs d'entreprises FCE, plaidant

en faveur de la co-localisation

et du co-développement.

«Les investissements directs

étrangers sont insuffisants tant

en valeur qu’en qualité. Car

orientés vers le low-cost : câblages

automobiles, textile.

Plusieurs de ces investissements

ont migré vers l’Europe de

l’Est», c o nstate H ichem

Elloumi, président de la

Efficacité énergétique

Lancement d'un programme

de formation

Le Centre régional des

énergies nouvelles et

renouvelables et la maîtrise

de l’énergie (RCREEE),

lance un programme de formation

pour l’année 2013, qui

aspire à accueillir 12 stagiaires

en2013provenantdepays

membres du centre.

La formation se déroule sur

une période de 6 mois allant de

janvier à juin 2013 au Centre

régional des énergies renouvelables

et l’efficacité énergétique

(RECREE). Elle est destinée aux

nouveaux diplômés en génie de

l’environnement, en science

politique, en économie ou en

administration des affaires.

Le centre RCREEE a été

Commission économique de

l’Union tunisienne de l’industrie,

du commerce et de l’artisanat

(UTICA).

Un avis partagé par

Abdessamed Salah Eddine,

membre du Conseil exécutif du

Forum des chefs d’entreprises

(FCE) : «Les marchés de la rive

Sud peuvent constituer un

réservoir de compétitivité et de

croissance. A condition de bâtir

une alliance stratégique en élaborant

un programme de colocalisation

et de co-développement

où la valeur-ajoutée serait

partagée. Nous assistons depuis

dix ans à une désindustrialisation

de l’Algérie».

Par ailleurs, les participants

ont relevé que les quelques mois

écoulés après les révoltes arabes

ne suffisent pas à transformer

leurs économies.

Selon eux, la démocratie ne

s’installe pas du jour au lendemain.

Après la révolution des

œillets, le Portugal a mis cinq

ans pour se stabiliser, l’Espagne

sept ans après le régime de

Franco. Il faut du temps pour

retrouver un climat de

confiance. «La Méditerranée

constitue une opportunité et

non une menace. Nous sommes

devenus des militants de la

Méditerranée, car minoritaires.

Ce qui autrefois semblait une

évidence échappe aux hommes

politiques. La Méditerranée des

projets est à bout de souffle»

estiment-ils.

Synthèse F.A.A.

fondé dans le but de fournir une

base de connaissances fondée

sur la coopération régionale

dans le domaine de l’énergie

renouvelable et l’efficacité énergétique

dans la région arabe, où

les principaux objectifs énoncés

dans la Constitution sont de diffuser

et d’apliquer l’application

des politiques et des technologies

d’énergie renouvelable et

l’efficacité énergétique économiquement

viables ainsi que de

travailler à accroître la participation

des produits et services

pour les énergies renouvelables

et l’efficacité énergétique utilisées

dans les Etats membres et

exportés vers le marché mondial.

SAP a confirmé viser un chiffre d'affaires

de plus de 20 milliards d'euros d'ici

2015, l'éditeur de logiciels

professionnels allemand continuant à

gagner des parts de marché, a déclaré

vendredi Jim Hagemann Snabe, coprésident

du directoire du groupe.

«En 2010, nous avons mis au point une

stratégie visant à devenir une entreprise

de 20 milliards d'euros et un

engagement à dégager une marge de

35% d'ici 2015», a-t-il déclaré lors d'une

conférence des investisseurs organisée

par Morgan Stanley à Barcelone.

«S'agissant des ventes, nous sommes

en avance. Nous disons maintenant que

ce sera un peu plus que 20 milliards,

nous sommes en train de discuter de

combien sera ce plus, mais de toute

évidence, nous gagnons des parts de

marché et nous nous développons plus

vite que ce qui était initialement prévu»,

a ajouté Jim Hagemann Snabe.

CRASH

Le gouvernement japonais a, pour le

quatrième mois d'affilée, revu à la

baisse les perspectives économiques du

pays en novembre, la plus longue série

en la matière depuis la crise financière

de 2008-2009, qui suggère que la

troisième économie mondial retombe

inexorablement en récession.

La faiblesse des investissements des

entreprises est le principal facteur qui a

conduit Tokyo à se montrer plus

pessimiste, le gouvernement soulignant

la faiblesse persistante de l'économie en

raison des incertitudes entourant la crise

de la dette de la zone euro et du

ralentissement de l'activité à l'œuvre

en Chine.

CHIFFRE

500 millions

de DA

En 2011, les importations ont atteint

26 000 m3 de panneaux de fibres à

densité moyenne pour une valeur

de 500 millions de dinars.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


8 > P U B L I C I T E

Algérie News 20-11-2012 Anep 949 980

Algérie News 20-11-2012 Anep 950 017

Algérie News

Lot Entreprise

N° fiscal Montant TTC DA Délai d’exécution Note /100 Observation

Algérie News 20-11-2012 Anep 950 047

Algérie News 20-11-2012 Anep 949 765

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


C O U P S D E P R O J E C T E U R

ILS ONT OSÉ LE DIRE

Abdelmalek

Guenaïzia

9

En hausse

Le ministère de la Défense nationale

vient de lancer une grande opération de

régularisation vis-à-vis du Service

national et qui devrait toucher un demimillion

de personnes âgées de plus de

trente ans.

Mourad Medelci

>

>

Mohamed

Saïd Oubelaïd

«Il faut sérieusement réfléchir à délocaliser

la capitale vers le cœur du Grand Sahara.

Alger est menacée d'une attaque armée à

tout moment de la part des forces hostiles

qui reprochent à l'Algérie son soutien à la

cause palestinienne.»

Abdelkrim Abada

«La candidature de Abdelaziz Belkhadem à

l'élection présidentielle de 2014 constitue

un danger pour le pays. Il va en traîner le

pays vers le chaos lui qui a démontré son

incapacité à gérer les affaires de son

propre parti, comment pourra-t-il présider

un pays aussi important et grand que

l'Algérie ?»

Le monde de l’insolite

William Hague

«Si le gouvernement israélien décide

d'engager une opération militaire terrestre

à Ghaza, il faudrait s’attendre à une perte

de crédibilité : Israël perdra une grande

partie du soutien international, y compris

celui des pays amis.»

La diplomatie algérienne a réussi à se

faire entendre auprès des autorités

maliennes. Ces dernières ont décidé

d'entamer des négociations avec deux

groupes, Ançar Eddine et le MNLA. Deux

groupes qui avaient été présentés par

l'Algérie comme des dissidents mais pas

terroristes.

En baisse

Amel Bouchoucha

Un logo en cache

un autre

Les travailleurs de l'Etusa ont découvert à

leurs dépens que leurs tenues de travail

officielles n'étaient autres qu'un stock

non utilisé d'une autre entreprise

publique, Algérie Poste en l’occurrence.

L’acte a été interprété comme un signe de

mépris de la part de leur direction

génarle.

Pas de visite pour la

fin du monde

Le village français qui serait épargné par

la fin du monde annoncée par les Mayas,

ne sera pas accessible au public le 21

décembre. En effet, le préfet de Bugarach

a annoncé qu'un dispositif de sécurité

serait mis en place pour filtrer les

visiteurs. Il y a quelques jours, nous vous

parlions de Bugarach, ce village français

situé dans l'Aude, qui serait épargné par

l'Apocalypse Maya. Voilà que désormais

l'accès au pic et aux galeries souterraines

de Bugarach sera interdit le 21 décembre

prochain. Le préfet, Eric Freysselinard, a

annoncé ce vendredi vouloir éviter que

son village ne soit envahi par des

illuminés venus chercher un refuge

contre la fin du monde. Le site sera

également fermé trois jours avant

l'événement annoncé et deux jours après.

L'allaitement

n'est pas un jeu

Aux Etats-Unis, une poupée crée la

polémique depuis quelques jours. Ce

jouet fabriqué par une entreprise

espagnole est capable d'allaiter. Les

familles américaines sont choquées et

prétendent que leurs enfants «doivent

rester des enfants». Après les poupées

qui parlent, qui urinent, voici la toute

dernière création d'une marque

espagnole : cette poupée allaite. Le

principe est simple, l'enfant qui joue

avec la poupée est munie d'une sorte

de brassière ornée de deux

pâquerettes qui sont la métaphore des

tétons. Quand l'enfant l'enfile et

approche la «bouche» de la poupée

près d'une de ces deux pâquerettes qui

sont équipées de capteurs, le jouet

simule la succion allant même jusqu'au

mouvement des lèvres.

> >

L'héroïne de Dakirat El-Djassad fait

l'objet de vives critiques sur les réseaux

sociaux après son passage dans un Talk-

Show sur MBC ou elle a volontairement

parlé en dialecte libanais durant toute

l'émission.

Naguib Sawaris

Il semble bien que l'homme d'affaires

égyptien, ex-patron d'OTA est un

mauvais perdant. Après avoir vendu OTA

sans respecter le droit de préemption de

l'Etat algérien, il se retourne contre ce

même Etat pour réclamer une

indemnisation de cinq milliards de

dollars !

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


10 > P U B L I C I T E

Algérie News 20-11-2012 Anep 950 030

Demande

d’emploi

JH. 32 ans supérieur

HSE. Cherche emploi

dans une société

national ou privée ou

étrangère.

Tél : 07.95.75.67.71

05.58.39.96.59

Naissance

A Cérine

A l’occasion de la venue au

monde de son altesse royale

Cérine, jolie poupée princière,

née le 19 octobre dans le foyer

royal de leurs majestés Djamel

et Sabrina Mallek, Dr Salah

Mouhoubi présente ses sincères

félicitations au couple en

souhaitant un prompt un

prompt rétablissement à la

jeune maman, c’est-à-dire sa

fille.

Papy Salah

Code 2184

Etude de maître Kaddour Merad- Notaire

04, Rue El Bekri-El-Biar - Alger

SARL «SCMCC»

Siège social : Hydra, Alger, Rue Belkacem

Amani, Imm n°17/B

Capital social : 13.300.000,00 DA

Dissolution anticipée

Aux termes d’un acte reçu en l’étude, les 06

et 13 novembre 2012, en cours d’enregistrement,

la société susnommée a été dissoute

par anticipation à compter du 01 er

Août 2012.

Monsieur Ouridjel Mourad, associé, a été

désigné en sa qualité de liquidateur de cette

société, avec les pouvoirs les plus étendus.

La liquidation se fera au siège social, sis à

Hydra (Alger), Rue Belkacem Amani, Imm

n°17/B.

Les oppositions, s’il y a lieu, seront faites

dans les délais légaux.

Expédition dudit acte, sera déposée au

C.N.R.C de la wilaya d’Alger.

Pour avis, les notaire

Algérie News 20-11-2012 19-11-2012 Anep 949 653 765

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


dclg

é

a a e

Analyses &

Décryptages

La rédaction d'Algérie News propose une

nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au

décryptage de l'actualité qui nous concerne

et qui nous entoure.

Nous lançons un appel à tous ceux et toutes

celles qui veulent y contribuer à travers des

articles ou des propositions. Vos contributions

seront les bienvenues.

Contact : ayachinews@yahoo.fr

11

Ça va se savoir 14

De Gaulle, De Ghoul

et les immunisés

Massinissa Boudaoud

Le phénomène s'éteint

à petit feu

(suite et fin)

Al Jazeera,

la fin d'une

légende

Par René Naba

Omniprésent sur terre et dans les airs, l'Emir de

Qatar aura été incontestablement l'homme de

l'année 2011, plus fort que Mohamad Bouazizi,

dont l'immolation a déclenché le soulèvement

salvateur du Printemps arabe, réussissant le tour

de force de retourner en sa faveur le cours de la

révolution arabe.

> Suite pages 12 et 13

Les quotidiens Algérie News et Djazaïr News ne

cessent de dévoiler depuis plus d'une semaine des

scandales qui, sous d'autres cieux, auraient déstabilisé

toute la nation ; mobilisé toute les institutions de

l'Etat, enclenché des instructions et faisant réagir la

classe politique et la société civile. La justice devait

être à l'avant-garde de ce combat. Ce n'est pas le cas

chez nous. L'affaire passe comme un fait divers anodin, quand bien

même un fait divers, par nature journalistique soit fort intéressant. Elle

en a presque pris une dimension burlesque car certains plumards, à la

solde du mis en cause se sont précipités de défendre un ministre. Ils

veulent lui rendre service, en tentant de minimiser l'ampleur de l'arnaque,

en enfonçant l'événement dans la rubrique des chiens écrasés. Un

chroniqueur d'un journal arabophone s'est même interrogé sur le comment

qu'un journaliste, qu'il devance professionnellement, puisse avoir

un scoop alors que ses quarante années d'expérience n'ont servi qu'à

commettre des articles de bas de gamme. Et pourtant Saâd, cet expert

au nomadisme journalistique devrait être le premier à savoir que la

profession est aussi une passion qu'on forge au fil des années. La jalousie

qu'un aîné puisse avoir sur les prouesses d'un cadet est aussi légitime,

sauf que pour notre ami, il est plus facile de verser dans l'insulte

et l'injure que de reconnaître le professionnalisme d'un travail bien

accompli, en prenant d'abord le soin de vérifier la fiabilité des sources

puis de l'authenticité des pièces et

enfin de prendre attache avec la partie

incriminée. Le journalisme exige

aussi du talent, revendiqué souvent

par une certaine presse sans pouvoir

l'illustrer. Cette même presse qui fait

plus dans l'animation et le racolage.

Des journalistes qui s'agitent

comme des bateleurs de foire

croyant défendre un «Ghoul»,- et ce

n'est pas un euphémisme - ou un

Belkhadem au moment où l'on est

censé défendre l'argent du contribuable

contre les détournements et

les malversations. Si des documents

signés par des institutions républicaines

n'ont plus la force juridique,

un enregistrement sonore, toujours

online, révèle le vrai profil de celui

qu'on surnomme pompeusement

l'Erdogan algérien. Il a d'abord ten

de soudoyer notre journaliste en lui

proposant un poste au sein de sa formation

politique, le TAJ, avant de

Cette même presse

qui fait plus dans

l'animation et le

racolage. Des

journalistes qui

s'agitent comme des

bateleurs de foire

croyant défendre

un «Ghoul»,- et ce

n'est pas un

euphémisme - ou

un Belkhadem au

moment où l'on est

censé défendre

l'argent du

contribuable contre

les détournements

et les malversations.

lever le voile sur quelques secrets du dossier. Il imputera la responsabilité

politique de l'enveloppe financière au premier magistrat du pays,

alors que le pot aux roses a été découvert par son collègue dans l'équipe

gouvernementale. Djoudi a refusé d'apposer son visa sur l'affectation

d'un budget pour des travaux annexes, alors que des éléments de ces

travaux, comme les échangeurs, figuraient dans le projet initial, a qui

l'on a attribué 11,7 milliards de dollars. On se pose et on se repose la

question sur l'inertie de la justice à s'autosaisir. Le ministre est-il à ce

point immunisé pour qu'il soit intouchable ? Voilà un sujet qui

déchaîne les passions et enfle les débats. Il est à l'origine des conflits

sociaux, des protestations et des frustrations. L'injustice de la justice et

sa vision à géométrie variable a créée deux classes dans la société, celle

qui se voit lésée et celle qui se croit immunisée. Certains pensent que

Ghoul aurait des liens «linguistiques» avec l'homme du 19 Juin. Si ce

n'est la copule d'appartenance, la ressemblance serait quasi parfaite sur

le plan phonétique. Dans les actes, De Gaulle reste un grand homme

pour les Français et l'ennemi respecté des Algériens. Pour De Ghoul, les

Français ne le connaissent pas et les Algériens ne le «gobent» pas.

Intrinsèquement, de Ghoul veut être comme le général. Si De Gaulle

avait prononcé à Alger sa célèbre phrase : «Je vous ai compris», De

Ghoul a souvent prononcer le contraire de la fameuse sentence : «Je n'ai

rien compris». Il l’a déclaré devant le juge d'instruction, comme

témoin. Il l’a clamé devant la presse. Que dira-t-il devant le premier

magistrat du pays durant les auditions ? Et ça… ça va se savoir.

M. B.

ALGERIE NEWS

Mardi 20 novembre 2012œ


12 dclg

é a a e

décryptage

Analyses &

Décryptages

Le phénomène s'éteint à petit feu (suite et fin)

Al Jazeera, la fin d'une légende

Libye-Syrie : un coup fatal à

la crédibilité d'Al Jazeera et

du Qatar

Dans sa stratégie d'influence, ce micro-

Etat a jeté son dévolu sur la France, se

payant biens et personnes, un lot de son

personnel politique. L'amitié avec Nicolas

Sarkozy a d'ailleurs permis au président

français d'éradiquer toute sensibilité proarabe

au sein de l'administration préfectorale

et du dispositif audiovisuel français et la

promotion concomitante de personnalités

notoirement proisraéliennes. Il en est de

même sur le plan international.

La révolte libyenne donnera l'occasion

aux deux partenaires de se livrer un duo

diplomatique à projection militaire, qui

permettra à Nicolas Sarkozy de se refaire

une virginité politique après le calamiteux

Printemps arabe, et à l'Emir de Qatar de se

donner l'illusion de jouer dans la cour des

grands. La participation conjointe de la

France et du Qatar à l'instauration d'une

zone d'exclusion aérienne au-dessus de la

Libye, le 19 mars 2011, a permis au plus

proisraélien des dirigeants français de se

dédouaner aux yeux de l'opinion arabe de

son soutien aux anciens dictateurs déchus,

l'Egyptien Hosni Moubarak et le Tunisien

Zine El Abidine Ben Ali.

Le Qatar, lui, a payé au prix fort, sa participation

au châtiment de la Libye. En cautionnant

le dirigeant français de la Ve

République le plus honni du monde arabe,

son crédit en a été affecté. Son association à

ces manœuvres était en fait destinée à lui

donner satisfaction, en lui offrant l'occasion

de venger le directeur du service photo de la

chaîne transfrontière Al Jazeera, tué lors

d'une embuscade tendue par le clan Kadhafi

à Benghazi.

Tout au long de cette séquence, Al

Jazeera a observé une retenue à l'égard du

pays hôte, qu'elle n'a jamais interrogé ni sur

les implications diplomatiques et mercantiles

du duo aérien franco-qatariote au-dessus

de la Libye, quand bien même le Qatar a

confirmé ainsi sa vocation de base régionale

de l'armée américaine et de banque de

réserve occidentale, quand bien même il a

apporté sa caution à une opération occidentale,

soutenant partiellement son effort de

guerre en s'engageant indirectement à trouver

des ressources financières à l'effort de

guerre interlibyen.

Saluée comme un levier de la révolution

arabe, Al Jazeera a suscité la suspicion dans

sa couverture de la suite des évènements,

focalisant quasi exclusivement sur les régimes

séculiers, les Républiques arabes, particulièrement

la Syrie, occultant le Bahreïn.

Le syndrome Ahmad Chalabi

Réédition d'un scénario éculé, le dispositif

en vigueur à l'encontre de la Syrie a été

identique à celui mis en place à propos de

l'Irak, justifiant une fois de plus le constat de

Pierre Bourdieu sur «la circulation circulaire

de l'information», tant au Qatar, à travers

Al Jazeera, qu'en France, via le quotidien

Libération.

Ainsi Ahmad Ibrahim Hilal, responsable

de l'information sur la chaîne transfrontière

qatariote, a agi depuis les combats de Syrie,

il y a un an, en couple et en boucle avec son

propre frère Anas Al Abda, proche du courant

islamiste syrien et membre du CNT, au

diapason du tandem parisien formé par

Basma Kodmani, porte-parole du CNT et sa

sœur Hala Kodmani, animatrice de la cellule

oppositionnelle syrienne à Paris et chargée

de la chronique Syrie au quotidien français

Libération dans une fâcheuse confusion

des genres.

Ce dispositif, amplifié en France au

niveau arabophone par Radio Orient, la

radio du chef de l'opposition libanaise, Saâd

Hariri, qui plus est partie prenante du

conflit de Syrie - du jamais vu dans les annales

de la communication internationale- a

frappé de caducité le discours médiatique

occidental au même titre que le discours

officiel syrien, en ce qu'il est obéré par «le

syndrome Ahmad Chalabi» du nom de ce

transfuge irakien qui avait alimenté la presse

américaine des informations fallacieuses sur

l'arsenal irakien, via sa nièce journaliste en

poste dans l'une des principautés du Golfe,

implosant la crédibilité de l'employeur de la

journaliste vedette du New York Times,

Judith Miller, passée à la postérité comme

étant «l'arme de destruction massive de la

crédibilité du New York Times dans la

guerre d'Irak».

Sous l'apparence de l'indépendance et du

professionnalisme, Al Jazeera a épousé les

oscillations de la diplomatie qatariote,

d'abord enthousiaste à l'égard de l'élan

populaire arabe, plus réservée lorsque les

flammes de la contestation ont atteint les

rivages pétromonarchiques.

Al Jazeera s'est ainsi révélée fidèle à la

discrétion qu'elle avait observée auparavant

à propos de la présence sur son sol de la

mission commerciale israélienne. Pis

encore, elle occultera complètement le fait

significatif de la duplicité du Qatar, le

manège diplomatique de Nicolas Sarkozy, le

5 mai 2011, d'une rencontre secrète à

l'Elysée entre le Premier ministre israélien,

Benyamin Netanyahou, et son homologue

du Qatar, dans la foulée d'un entretien

direct de Nicolas Sarkozy avec son ami

israélien. L'honneur est sauf, pensait-elle, au

prix de quelques aménagements avec la

liberté d'expression.

A l'intention de la direction d'Al Jazeera

sur la visite secrète de l'Emir du Qatar en

Israël pour un complément d'information

de ses téléspectateurs : http://www.youtube.com/watch?v=nleBzEyzoV8

Signe d'un désaveu, sa couverture parcellaire

du soulèvement arabe provoquera une

cascade de démissions au sein de sa chaîne,

du jamais vu dans les annales de la communication

internationale, dont certaines des

figures emblématiques d' Al Jazeera, notamment

Ghassane Ben Jeddo, le populaire

directeur du bureau de Beyrouth, la

Syrienne Lona Al Chebl, le Libanais Sami

Kleib, auparavant, quatre présentatrices

vedettes de la station dont Joummana

Nammour, et dernier et non le moindre, la

présentatrice vedette de la chaîne, Imane

Ayyad, qui claquera la porte dénonçant le

rôle trouble de sa chaîne «fauteur de troubles

et de désordre» dans le monde arabe

(2).

En service commandé, le directeur de

l'Information, Waddah Khanfar, un islamiste,

gendre par alliance de l'ancien

Premier ministre jordanien Wasfi Tall, le

bourreau des Palestiniens lors du septembre

noir d'Amman en 1970, sera remercié, fusible

d'un «sale» boulot (3). Et le prédicateur

Youssef Qaradawi, la caution jurisprudentielle

des équipées atlantistes en terre arabe,

interdit de séjour en France, dommage collatéral

de l'affaire Mohamad Merah, le tueur

fou de Toulouse et de Montauban, en mars

2012, en pleine campagne présidentielle

française.

Dans la brèche ouverte de sa crédibilité

se sont engouffrés trois nouveaux vecteurs

aux ambitions redoutables : «Sky Arabia»,

dont le lancement est prévue, en mars 2012,

à Abou Dhabi, avec la collaboration de la

chaîne britannique Sky GB du magnat australien

Ruppert Murdoch, «Al Arab» du

prince Walid Ben Talal, depuis Manama en

collaboration avec la firme Bloomberg, ainsi

que la chaîne «Al Mayadine» de Ghassane

Ben Jeddo, l'ancien d'Al Jazeera.

Au vu de ce déferlement, le Golfe pétrolier

paraît être le théâtre tant d'une guerre

médiatique que psychologique. Mais, si

dans les pays occidentaux, les grands groupes

de communication sont adossés à des

conglomérats dépendant, dans une large

mesure, des commandes de l'Etat, les vecteurs

transnationaux arabes sont, eux, carrément

adossés à des bases militaires occidentales.

A l'exception d'«Al Mayadine», la chaîne

du dissident d'Al Jazeera, Ghassane Ben

Jeddo, qui «se refuse à être le porte-voix de

sinistres dirigeants corrompus, partisans

d'intervention étrangère contre leur propre

pays, ni le soufflet de l'incitation à la haine

confessionnelle», toutes les chaînes transfrontières

du Golfe sont, en effet, adossées à

des bases occidentales : Al Jazeera du Qatar

au Centcom, le commandement central

américain, Sky Arabyia d'Abou Dhabi, à la

base aéronavale française, «Al Arab» du

prince saoudien Walid à la base navale de

Manamma, quartier général de la Ve Flotte

américaine de l'Océan indien… une singularité

des pétromonarchies… sans doute la

marque de leur indépendance.

«Islam des lumières versus Islam des

ténèbres» dans ses diverses variantes est la

ritournelle favorite du Qatar pour masquer

son engagement. «La culture de la vie versus

la culture de la mort», «l'axe de la modération

contre l'axe de l'intolérance», dans la

même veine, se révéleront, en fin de compte,

comme autant de déclinaisons d'une même

face, celle qui exalte la logique de la vassalité

à l'ordre israélo-américain, face à la contestation

de la logique de la soumission.

Un enfumage conceptuel en ce que

«l'Islam des lumières» cautionnait le vicieux

protocole de validation d'un islam domestiqué

à l'ordre israélo-américain.

Arbre qui cache la forêt de la sujétion à

l'ordre occidental, Al Jazeera apparaît

quinze ans ans après son lancement comme

l'alibi stratégique suprême de la dynastie Al

Thani face à la mainmise américaine sur la

souveraineté du Qatar et sur les sources de

ses revenus, deux éléments qui hypothèquent

lourdement et durablement l'indépendance

d'un pays faussement présen

comme non-conformiste, mais qui remplit

toutefois pleinement sa mission de soupape

de sûreté au bellicisme américain à l'encontre

du monde arabe et musulman.

Promu désormais à la fonction de «lanceur

d'alerte» de la stratégie anti-arabe des

pays occidentaux, Al Jazeera a ainsi sinistré,

en l'espace d'un semestre, sa propre réputation

patiemment bâtie pendant quinze ans,

et, sabordé, du même coup, son monopole

des ondes panarabes. Par «le fait du prince»

et le fait de son maître.

Références

> 1-Le noyau originel de l'équipe d'Al

Jazeera a été constitué par des vétérans du

service arabe de la BBC TV réduit au chômage

du fait d'une rupture de contrat saoudien

avec la chaîne saoudienne orbit partenaire

de la chaîne arabophone anglaise.

Faisant une sérieuse entorse à sa politique

générale d'information, BBC a cédé à une

cour assidue de M. Khaled Ben Mohamad

Ben Abdel Rahman, patron du Holding Al-

Mawarid. Elle s'est associée avec ce proche

parent du Roi Fahd pour lancer la première

chaîne de télévision d'information continue

en langue arabe avec le label de la chaîne

britannique et les moyens de diffusion de la

firme saoudienne «Orbit». L'idylle, de courte

durée, 18 mois, se brisera sur le fracas des

récriminations réciproques entre deux

conceptions monarchiques apparemment

inconciliables.

Les Saoudiens ont d'abord imposé un prix

prohibitif du décodeur de l'ordre du dix

mille dollars, instaurant une sorte de

censure par l'argent, puis prenant ombrage

de l'hospitalité accordée par BBC TV à

l'opposant saoudien en exil à Londres,

Mohamad Al-Massari, un physicien très

populaire dans sa région d'origine, la

région pétrolière de Dammam, ont abrogé

le contrat, mettant sur le tapis près de deux

cents employés arabophones.

En guise d'épilogue à ce psychodrame

d'une alliance contre nature, l'opposant

saoudien sera finalement exilé vers les

Bahamas, le Royaume-Uni perdra dans la

foulée un contrat militaire de plusieurs

milliards de livres sterling et la firme Orbit

conduite à payer une pénalité de l'ordre de

cent millions de dollars pour rupture

abusive du contrat.

> 2- Pour le lecteur arabophone, ci-joint le

lien sur les manipulations d'Al Jazeera à propos

de la couverture des évènements de

Syrie. http://www.alakhbar.com/node/44875

Ainsi que la protestation du correspondant

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


décryptage

13

de la chaîne au Japon, le Syrien Fadi

Salameh, déplorant le recours quasi

systématique aux correspondances de

l'opposition syrienne dans la couverture des

évènements dont les approximations et les

intoxications ont entraîné de graves erreurs

d'appréciation et surtout l'assassinat de

plusieurs membres de de son village

http://www.al-akhbar.com/node/61099.

> 3- Waddah Khanfar, natif de Djénine a

épousé la nièce de Wasfi Tall, l'ancien Premier

ministre jordanien surnommé le «Boucher

d'Amman» pour sa répression des Palestiniens

lors du septembre noir jordanien (1970).

Deux reproches ont pesé sur la gestion de

huit ans à la tête d'Al Jazeera (2003-2011) :

sa volonté d'imposer un code vestimentaire

ultra strict aux présentatrices de la chaîne,

en conformité avec l'orthodoxie musulmane

la plus rigoureuse (ce qui a entraîné la

démission de quatre journalistes femmes),

ainsi que sa publication des documents

confidentiels sur les pourparlers israélopalestiniens

«The Palestine Paper»,

discréditant les négociateurs palestiniens ;

ce qui a conduit le chef des négociateurs

palestiniens, Saeb Oureikate, à réclamer sa

démission ; de même que l'Arabie Saoudite

effrayée par la crainte que la large couverture

des soulèvements arabes par la chaîne du

Qatar n'ait des répercussions sur la stabilité

des petromonarchies. Ancien journaliste de

la chaîne gouvernementale américaine

«Voice of America» a été propulsé à la

direction de la chaîne Al Jazeera par son ami

libyen, Mohammad Jibril, qui appartenait au

même courant islamiste que le Palestinien.

Propriétaire de JTrack, entreprise de média

training chargée de former les dirigeants du

monde arabe et d'Asie du Sud à la maîtrise

du langage médiatique, Mohamad Jibril a

exercé des responsabilités

gouvernementales au sein du Conseil

national de transition libyen, lors de

l'intervention atlantiste ayant entraîné la

chute de Kadhafi.

Scandale de l’autoroute Est-Ouest

Le dossier n’est pas clos

Les prédateurs ont-ils réussi à avoir la main haute sur les

rouages de l’appareil judiciaire en Algérie, au point d’influer

avec une facilité déconcertante, sur les dossiers sensibles et

explosifs, relatifs aux détournements et à la corruption, en

cours d’instruction auprès de la justice, pour les détourner ?

selon leur bon vouloir vers les sentiers perdus de l’invincibilité.

C’est la question lancinante que se pose sans cesse, le

citoyen, sans trouver d’échos à ses inquiètudes, ni réponse à son

désaroi.

A la longue et par lassitude, il a conclu désésperément, que

finalement, seul le rapport de force est pris en compte dans le

traitement des scandaleuses affaires de corruption et de malversations

dans notre pays.

Sinon, comment expliquer l’absence totale de toute réaction

adéquate des magistrats chargés de l’affaire autoroute Est-

Ouest devant la sortie médiatique du ministre Amar Ghoul,

imperturbable, avec une assurance qui laisse pantois tout un

chacun, en martelant hautainement à qui veut l’entendre :

«C’est une affaire classée !», en ce qui le concerne dans cette

affaire, malgré les faits qui pèsent lourdement sur son implication

directe et sans détours, et de surcroît, criardes par des

preuves et des documents avérés et authentiques, d’une extrême

gravité de sa présumée culpabilité !.

Et le plus déroutant dans cette série de révélations, riche en

rebondissements, le ministre de la République, en usurpant la

robe de ce dernier pour déclarer publiquement, en place et lieu

du magistrat Kamel Ghezal, chargé de l’affaire et du juge qui

instruit encore le dossier au niveau de la 9e Chambre près

Tribunal de Sidi M’hamed, par une miraculeuse spoliation de

fonction complaisante en avouant qu’il n’est nullement

concerné de près ou de loin par les toutes récentes révélations

et que, par conséquent, le dossier est clos.

En somme, il s’adjuge lui-même, sans vergogne ni retenue,

juge et partie, comme il est de tradition aux pays des borgnes.

Le silence inquiétant du procureur et l’inaction du magistrat

instructeur devant cette démonstration de force de Amar

Ghoul, piétinant leurs prérogatives légitimes et souveraines ne

sont-ils pas les prémices annonciatrices du dysfonctionnement

des structures de l’Etat et l’éclatement de ses institutions,

puisqu’on assiste à l’inversement des rôles par ces interférences

irresponsables dans les missions et les obligations de chacun.

A ce jour, le peuple assiste impuissant et désarmé au déluge

des habituels et insuportables silences des plus hautes autorités

devant ces dysfonctionnements et ces révélations continuelles

des scandales politico-financiers.

A croire qu’ils sont de simples faits divers banals à chasser au

chapitre des risques ordinaires de gestion, ne méritant aucune

attention particulière, comme par le passé, aux affaires de corruption

similaires largement médiatisées mais restées sans

suite, en misant sur le facteur temps pour qu’elles tombent dans

les oubliettes de la mémoire des Algériens et enterrées à jamais,

à l’image de Sonatrach, FNDRA, Khalifa, BCIA, BCR, terres

agricoles, la pêche,... dont le préjudice causé au Trésor public se

chiffre en dizaines de milliards d’euros, et dont les vrais commanditaires

de ces scabreux délits de corruption n’ont jamais

été inquiétés, et la réalité des faits le prouve jusqu’à preuve du

contraire.

Ils sont couverts d’aimables impunités et salutaire protection

pour leur éviter en toute quiètude et sécurité leur prise

dans les filets de la justice et les griffes de la loi.

A la fin de cette semaine, le président de la République va

s’adresser au peuple algérien, à l’occasion de l’ouverture de

l’année judiciaire.

Une cérémonie hautement symbolique, honorable et significative

au moment où l’Algérie traverse des turbulences de

moralité et des crises de confiance en ses institutions.

C’est une aubaine inespérée, qui tombe à pic pour le Premier

magistrat du pays, du moins il faut l’espérer, de se prononcer

enfin et éclairer l’opinion publique, en répondant à leur attente

et angoisse sur ces tragiques et honteuses affaires de corruption

qui frappent frontalement la crédibilité de l’Etat et menacent

inexorablement son effondrement et son éclatement.

Chemsedin Boudjedra

Moudjahid cadre et militant FLN

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ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


14 dclg

é a a e

Kiosque international

Analyses &

Décryptages

REPORTAGE

Pascale Breton,

La Presse / Canada

Pour répondre aux interdits

religieux de certaines communautés,

dont les musulmans,

des centres de la

petite enfance servent des repas halal

ou végétariens à tous les enfants.

La forte présence d'immigrants

dans certains quartiers de Montréal

a incité des services de garde à faire

de tels choix.

Au pavillon Henri-Bourassa du

CPE Ste-Gertrude, dans Montréal-

Nord, un enfant sur deux est de

confession musulmane. Le conseil

d'administration a adopté des directives

concernant l'alimentation. «À

moins d'un interdit religieux, le CPE

peut offrir à tous les enfants de la

nourriture halal ou kascher», peuton

lire dans le document de régie

interne adopté au printemps dernier.

Selon les cas, tous les enfants

mangent un repas halal, explique le

directeur général du CPE, Jean-

Claude Lavergne, rappelant que les

catholiques, pour leur part, n'ont

pas d'interdits. Ils peuvent manger

tant des repas halal que kascher.

L'idée fondamentale derrière

cette directive est l'intégration,

explique M. Lavergne. «On ne veut

pas ghettoïser aucun membre d'aucune

communauté. On ne veut pas

les inviter à se faire un CPE ou une

garderie distincts. On veut les intégrer,

on veut les côtoyer, on veut cheminer

avec tous nos enfants et pour

ce faire, on doit respecter les

Des repas

halal à la

garderie

contraintes imposées par l'exercice

d'une religion.»

Une question

économie

Il y a quelques années, le CPE facturait

1$ supplémentaire par jour à

ceux qui souhaitaient un repas halal.

Depuis que le ministère de la Famille

a resserré sa politique de surfacturation,

ce n'est plus permis.

Depuis 2007, un repas halal est

donc offert, sans frais supplémentaire,

dès que 10% ou plus de la

clientèle du CPE en fait la demande.

Comme on parle maintenant de

50% des enfants, il est plus économique

de servir un seul repas - halal - à

tous les enfants. Lorsque le porc est

au menu, deux repas différents sont

préparés, précise le directeur général.

Un peu plus loin, le CPE de

Montréal-Nord offre pour sa part un

menu exclusivement végétarien

depuis 2004.

«La décision n'a pas été prise en

raison des interdits religieux, mais

plutôt dans une volonté de découvrir

une alimentation méconnue»,

précise la directrice générale, Claire

Kanaan. Elle reconnaît toutefois que

cette directive facilite la tâche avec

les enfants musulmans qui souhaitent

manger halal.

Rien au ministère n'encadre les

directives alimentaires liées à des

interdits religieux, explique la porteparole,

Nadia Caron. Les repas doivent

simplement respecter le Guide

alimentaire canadien.

Une politique ministérielle interdit

toute activité ayant comme

objectif l'apprentissage d'une

croyance, d'un dogme ou d'une religion.

«Un CPE ou une garderie privée

subventionnée qui offre de la

viande halal ne veut pas dire nécessairement

qu'il enseigne un précepte

religieux», indique Mme Caron.

Très peu de plaintes

Depuis 2010, le ministère a reçu

cinq plaintes de parents qui souhaitaient

un accommodement raisonnable

permettant à leurs enfants de

manger des repas halal dans les services

de garde. À l'inverse, aucune

plainte n'a été formulée parce que

des repas halal étaient servis.

Le sujet peut soulever les passions.

L'important est d'informer la

clientèle dans les cas où des repas

exclusivement halal sont servis, croit

Stéphane Papi, juriste et chercheur à

l'Institut de recherche et d'études sur

le monde arabe et musulman d'Aixen-Provence.

«Le véritable enjeu me

semble être de «gérer» la diversité

culturelle en trouvant des solutions

pragmatiques, juridiquement fondées,

et non pas de la gommer, soit

en refusant les habitudes culturelles,

religieuses, en l'occurrence alimentaires,

qui ne correspondent pas à

celle de la majorité, ou en imposant

ces habitudes à la majorité à fortiori

si elle n'en est pas informée», croit

M. Papi.

DECRYPTAGE

Israël-Gaza :

l'escalade

Agnès Gruda

Récapitulons. Depuis un

an, les pluies de roquettes

se sont intensifiées sur le

sud d'Israël, voisin de la bande de

Gaza. Ces roquettes étaient lancées

parfois par le bras armé du

Hamas, le mouvement islamiste

qui contrôle ce territoire palestinien

enclavé à l'intérieur d'Israël.

Et parfois par des factions plus

radicales. Si elles n'ont tué personne,

du moins jusqu'aux trois victimes d'hier, c'est que

ces armes bricolées et approximatives s'abattent sur des

villes dotées d'un système de protection bien rodé. La

menace pèse lourdement sur la vie des gens qui vivent

dans cette région. La tension nerveuse est insupportable.

Mais il n'y a presque jamais de victimes.

Au cours des dernières semaines, cette tension a monté

d'un cran. Il y a eu encore plus de roquettes. Israël a

répondu par des attaques sporadiques contre Gaza.

Jusqu'à cette action d'éclat, mercredi: l'assassinat d'Ahmed

Jabari, chef de «l'armée» du Hamas. Et une campagne de

bombardements aériens qui, au moment d'écrire ces

lignes, avaient déjà fait une vingtaine de victimes, dont au

moins huit civils. Le Hamas a répliqué en tirant des missiles

de plus longue portée, qui ont frôlé Tel-Aviv: du jamais

vu depuis 20 ans. L'armée israélienne a rappelé 30 000

réservistes, ce qui fait planer l'ombre d'une intervention

terrestre. C'est un scénario familier, celui de l'escalade. Les

événements des derniers jours soulèvent une grande question:

pourquoi maintenant? Le journal israélien Haaretz

révèle que des négociations en vue d'un cessez-le-feu se

poursuivaient depuis quelques semaines et qu'Ahmed

Jabari y était associé. Pourquoi ne pas avoir donné une

chance à ces pourparlers? Quelle urgence y avait-il à lancer

les F-16 au-dessus de Gaza précisément cette semaine?

Eh bien, c'est en grande partie parce qu'il y aura des

élections en Israël dans deux mois. Et que le gouvernement

sortant estime qu'il se donne des chances de gains

politiques en faisant étalage de sa force.

Je ne suis pas la seule à le dire. Des tas de gens, en Israël,

évoquent ce calcul et rappellent que ce ne serait pas une

première. L'opération Raisins de la colère, contre le Liban

du Sud, a été déclenchée en avril 1996. Des élections ont

suivi en mai. Puis il y a eu Plomb durci, tragique offensive

contre la bande de Gaza, en décembre 2008. Quelques

semaines avant les élections de février 2009. Et maintenant,

il y a Pilier de défense...

«La plupart des politiciens présument qu'un programme

sécuritaire rendra service au Likoud et à

Nétanyahou», écrit le commentateur Yossi Verter dans le

journal Haaretz, en faisant référence au premier ministre

sortant et à son parti.

«S'il n'y avait pas eu d'élections, le gouvernement n'aurait

pas été aussi sensible aux complaintes des habitants du

sud du pays», opine le politicologue israélien Yossi Alpher.

«Les élections sont un facteur capital, le Likoud fait

campagne sur la question de la sécurité», souligne Rob

Blecher, expert de la région pour l'International Crisis

Group.

D'autres facteurs s'ajoutent peut-être à ce calcul assez

cynique, merci. En décembre, Mahmoud Abbas, président

de l'Autorité palestinienne, doit retourner devant l'ONU

demander une reconnaissance de l'État palestinien. «Ce

n'est pas anodin que le durcissement israélien survienne

précisément à ce moment», avance la politicologue Marie-

Joëlle Zahar. Une façon de saboter sa démarche, en quelque

sorte.

Des questions se posent aussi sur la stratégie du

Hamas. Pourquoi a-t-il intensifié ses attaques contre

Israël? Cherche-t-il à gagner des points parmi les

Palestiniens? À tirer le tapis sous les pieds de Mahmoud

Abbas, qui appartient au mouvement rival, et plus

modéré, du Fatah? Ou alors, essaie-t-il de tester l'amitié

des Frères musulmans qui dirigent la «nouvelle» Égypte?

Créer un terrain qui les brouillera définitivement avec

Israël?

Tout ça, ce ne sont que des conjectures. Une chose est

sûre: des calculs opportunistes se profilent en arrière-plan

d'une mécanique meurtrière qui, une fois lancée, sera difficile

à arrêter. Et qui risque de causer des dizaines, voire

des centaines de morts. C'est à pleurer.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


Tribune

Kiosque international dclg

é

a a

Analyses &

Décryptages

Les médias occidentaux

tuent par leur parti pris

israélien

e

15

Noam Chomsky,

Mediapart / France

La prose des médias

de révérence est à

gerber. A l’unisson

avec le feu

vert donné par Hollande à

Netanyahou lors de sa

visite en France : "tu peux

y aller !". Mais bien sûr, il

sont tous pour la paix, et

Hollande a même téléphoné

à Netanyahou pour

lui dire de "ne pas répondre

aux provocations"

(sic). Israël assassine des

bébés, des journalistes,

terrorise toute une population

sur un territoire qui

n’est pas le sien, et Le

Monde titre : "Gaza : un

problème pour Israël

depuis 64 ans" !!

Le bilan s’aloudit

d’heure en heure, tandis

que les dirigeants israéliens

multiplient les

menaces les plus terrifiantes

contre le peuple palestinien,

sous occupation. Et

que lit-on dans ces journaux

qui sont autant de

gauche que le nouveau

gouvernement français ?

Le Monde détient sans

doute le record de bassesse

et de lèche-fesses de l’occupant.

Dans son édition

Une vingtaine d’enfants ont été

assassinés en 4 jours, sur une

soixantaine de civils tués, et on

parle maintenant de près d’un

millier de blessés par Israël, qui

bombarde délibérément les

familles.

de ce week-end on peut y

lire que les résistants ont

"franchi une ligne rouge".

Le collabo de service écrit

textuellement : "On se

demande si le mouvement

islamiste qui contrôle la

bande de Gaza a décidé de

ruiner le bénéfice du relatif

statu quo qui perdurait

jusque là avec Israël, au

seul motif de venger la

mort d’Ahmed Jabari, son

chef militaire ?" ... un

"homme qui avait les

mains couvertes de

sang"...

L’occupant israélien ne

franchit jamais de lignes

rouges, c’est bien connu. Il

se contente de déchiqueter

et de calciner les bébés. Si

l’on devait assassiner tous

les Israéliens, qui ont du

sang sur les mais, ce serait

une belle hécatombe !

Une vingtaine d’enfants

ont été assassinés en

4 jours, sur une soixantaine

de civils tués, et on

parle maintenant de près

d’un millier de blessés par

Israël, qui bombarde délibérément

les familles.

Mais le même journal

aux ordres des commandos

de la mort écrit "Le

Hamas connait une sorte

d’ivresse politique nourrie

de sa proximité idéologique

avec les frères musulmans

désormais au pouvoir

au Caire"

Dans Libération,

Vincent Giret, n’est pas en

reste. Après avoir déclaré :

"Il faut répéter qu’Israël a

le doit inaliénable comme

tout état à la sécurité", les

Palestiniens, n’ayant eux

pas besoin de sécurité

puisqu’ils n’ont pas d’Etat,

n’est-ce pas, ce monsieur

qui fait honneur à la profession,

analyse ainsi les

bombardements : "C’est le

Hamas, qui en profite

pour torpiller la prochaine

candidature de

l’Autorité Palestinienne à

un statut d’Etat non

membre de l’ONU"

Et de nous asséner

qu’avec "L’Egypte travaillée

par l’islamisme",

"l’Iran menaçant", et "le

Hamas qui tient à exhiber

son nouvel arsenal de terreur

contre Israël", le pauvre

Israël ne sait plus où

donner de la tête.

Sans parler des sanctions

qu’Israël annonce

contre la terrible menace

d’une représentation de la

Palestine, en tant qu’observateur

à l’ONU.

Diantre, Israël est cerné !

Quant à "l’envoyée spéciale"

de Libé à Gaza, Aude

Marcovitch, elle n’est pas

allée sur place pour rien,

puisqu’elle a vu des

roquettes qui partent de

Gaza vers Israël, nous ditelle

comme premier élément

de son article. Cette

grande journaliste de terrain

indique par ailleurs

que "des tunnels soupçonnés

de servir à la fois de

cachettes pour les hauts

responsables du Hamas et

de bases de tir pour certaines

roquettes, ont été

ciblés"..

Ça valait tout de même

le coup d’avoir un envoyé

spécial à Gaza pour nous

raconter cela ! On ne sait

pas si Aude Marcovitch

faisait partie des journalistes

étrangers qui ont été

bombardés par Israel tandis

qu’ils se trouvaient

dans le tour des médias,

mais elle si elle en ressort

vivante, elle trouvera sans

doute une bonne explication

à cet autre attentat

"ciblé". Heureusement que

de moins en moins de

gens achètent cette presse

de caniveau, d’apologie de

crimes de guerre.

Netanyahou a besoin de

d’un bain de sans avant les

élections législatives.

Alors, on attend le 22 janvier,

en espèrant que cela

s’arrêtera au moment où

les Israéliens iront mettre

un bulletin dans l’urne

pour choisir entre

Netanyahou-Liberman ou

Lieberman-Netanyahou ?

Il faut aussi qu’Israël

teste ses nouvelles armes

anti-missiles, des joujoux

tout neufs et très performants,

dotés de noms plus

sympathiques les uns que

les autres ? Il parait que les

Etats-Unis qui les ont

financés sont très curieux

de voir ce que cela donne.

Noam Chomsky appelle

un chat un chat : "Ce n’est

pas une guerre, c’est un

massacre". "L’invasion et

le bombardement de Gaza

n’ont pas pour but de

détruire le Hamas. Ils

n’ont pas pour but d’arrêter

les tirs de roquettes sur

Israël. ils n’ont pas pour

but de parvenir à la paix.

Cette décision israélienne

de semer la mort et

la destruction à Gaza est

l’aboutissement d’une

entreprise de nettoyage

ethnique des Palestiniens

qui dure depuis des

décennies. Les armes

sophistiquées israéliennes

qui atteignent par air et

par mer des zones densément

peuplées, des camps

de réfugiés, des écoles des

immeubles d’habitation,

des mosquées, qui attaquent

une population qui

ne dispose ni de forces

aérienne ou navale, pas

d’équipements lourds, pas

d’armée, ne constituent

pas une guerre. Ce n’est

pas de la guerre, mais de

l’assassinat. Et quand les

Israéliens expliquent

qu’ils doivent se défendre

alors qu’ils sont dans des

territoires occupés, ils

s’agit de la défense d’un

occupant militaire face à

une population occupée et

opprimée. On ne peut

parler de défense quand

on occupe la terre de

quelqu’un d’autre.

Trouvez un autre mot !"

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E

La diplomatie n’arrive pas à stopper le massacre

Le bilan humain

s’alourdit à Ghaza

Au sixième jour de l’opération militaire lancée par Israël contre les groupes armés de

la Bande de Ghaza, dix-huit Palestiniens ont été tués hier. Fatah, Hamas et Jihad islamique

en Cisjordanie ont par ailleurs appelé à l’unité.

Les

gens

Au sixième jour de l’offensive

israélienne

contre la Bande de

ghaza, d’intenses tractations

se poursuivent pour parvenir

à une trêve. Au Caire, où un

responsable israélien s’est rendu

dimanche, le président égyptien

Mohamed Morsi a reçu les dirigeants

des deux principaux mouvements

de Ghaza, le chef en exil

du Hamas Khaled Mechaal et le

chef du Djihad islamique

Abdallah Challah, selon des sources

égyptiennes. Le ballet diplomatique

se poursuit également en

Israël et dans la Bande de Ghaza.

L’envoyé spécial du Quartette

pour le Proche-Orient, Tony

Blair, et le ministre allemand des

Affaires étrangères, Guido

Westerwelle, sont attendus lundi

à Jérusalem, au lendemain d’une

visite du ministre français des

Affaires étrangères, Laurent

Fabius. Côté palestinien, après le

Premier ministre égyptien et le

ministre tunisien des Affaires

étrangères, le secrétaire général

de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi,

doit se rendre aujourd’hui à

Ghaza à la tête d’une délégation

ministérielle. Le chef de la diplomatie

turque Ahmet Davutoglu

est également attendu mardi à

Ghaza, selon l’agence de presse

Anatolie. Le Premier ministre

israélien Benyamin Netanyahou a

prévenu dimanche que l’État

hébreu était prêt à «étendre significativemen

son opération militaire.

Israël a mobilisé des milliers

de réservistes et déployé d’importantes

forces à la frontière avec la

Bande de Ghaza. Compte tenu de

cette menace d’une offensive terrestre

israélienne, le temps semble

compté pour les tractations

en vue d’une trêve. «Les plans

pour un accord avec le Hamas

sont maintenant entrés dans

leurs 24 heures cruciales (...).

Maintenant il y a une course

contre la montre : entre la voie

d’une escalade militaire et celle

menant à un accord», a estimé

Alex Fishman, un expert militaire,

cité lundi par le quotidien

Yedioth Aharonot. Hier matin, les

bombardements ont fait dix

morts, dont un enfant de 5 ans et

deux jeunes femmes, ce qui porte

le bilan des violences à 90 morts -

87 Palestiniens et 3 Israéliens -

depuis le début mercredi de l’offensive

israélienne. Dans la nuit,

l’aviation israélienne a aussi totalement

détruit un bâtiment de la

police de la ville de Ghaza. «Pilier

de défense» est la plus vaste opération

israélienne contre Ghaza

depuis l’offensive dévastatrice de

décembre 2008-janvier 2009, qui

n’avait que temporairement fait

cesser les tirs de roquettes.

Israël perd la bataille

du web

44 millions. C’est le nombre

«de cyber-attaques détectées

contre les sites web du gouvernement»,

rapporte Israël, dimanche

18 novembre. Après le début de

son offensive sur la bande de

Ghaza, l’Etat hébreu est devenu la

cible du mouvement des

Anonymous. Les cyber-militants

dénoncent dans un communiqué

«le traitement barbare, brutal et

méprisable du peuple palestinien»

par l’armée israélienne,

Tsahal. «Le Guardian» précise

que 10 millions d’attaques ont

visé le seul site du président israélien.

Les Anonymous ont ainsi

lancé plus de 700 attaques contre

différents sites web d’institutions

publiques et privées pour protester

contre les raids israéliens. Le

groupe a même affirmé avoir

réussi à supprimer la base de

données de la Bank of Jerusalem

et bloqué le site du ministère des

Affaires étrangères. Dans un

autre communiqué, les cybermilitants

annoncent leur intention

de «frapper tout site internet

dont nous estimons qu’il fait partie

du cyberespace israélien en

représailles de la maltraitance du

peuple à Ghaza». Le groupe

revendique une défense «du peuple

palestinien oppressé», mais

aussi «la liberté pour la

Palestine».

R. I.

Ahmad Moaz

Al-Khatib

La nouvelle coalition de

l’opposition syrienne,

formée il y a une semaine à

Doha, sera basée en Égypte,

a annoncé lundi son

président Ahmad Moaz Al-

Khatib à l’agence officielle

égyptienne Mena. «Il a été

décidé que la Coalition

nationale syrienne aurait son

quartier général en Égypte»,

a déclaré Ahmad Moaz Al-

Khatib à l’agence après des

discussions avec le ministre

égyptien des Affaires

étrangères, Mohammed

Kamel Amr.

Sur le fil

Colombie

La guérilla colombienne des Farc a annoncé hier un cessez-le-feu

unilatéral de deux mois, au lancement à La Havane du dialogue de

paix avec le gouvernement colombien qui vise à mettre fin à près

d’un demi-siècle de conflit armé. «Le secrétariat (des Farc) ordonne

la fin des opérations militaires offensives contre la force publique»,

a affirmé Ivan Marquez, chef de la délégation des Forces armées

révolutionnaires de Colombie (Farc), à son arrivée au Palais des

convention de la capitale cubaine à 09H45 (14H45 GMT), quelques

minutes après les représentants du gouvernement colombien qui

n’ont, quant à eux, fait aucune déclaration.

RD Congo

Les tirs ont été échangés dans les quartiers de Munigi et

Mudga au nord et au nord-ouest de la capitale du Nord-

Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo,

a-t-on appris auprès de témoins. Ils ont provoqué une

panique dans la ville, les habitants cherchant à fuir vers le

sud et vers Gisenyi, le poste-frontière avec le Rwanda, a

constaté un photographe de l’AFP. Selon un membre de

l’hôpital Heal Africa, six blessés, dont certains grièvement,

ont été admis à la suite du bombardement par obus d’un

hôtel situé en périphérie. Un photographe de l’AFP a été

empêché par des militaires de s’approcher des zones de

combat alors que des tirs de kalachnikov se faisaient

entendre.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

Yémen

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi s’est

engagé hier devant le secrétaire général de l’ONU Ban

Ki-moon à faire réussir la transition politique dans son

pays, entamée il y a un an. «Je m’engage de nouveau à

organiser des élections législatives et présidentielle à la

date convenue» en février 2014, a déclaré M. Hadi lors

d’une cérémonie à Sanaâ à l’occasion du premier

anniversaire de l’accord sur la transition conclu le 23

novembre 2011. Il a exhorté les différents partis

politiques au Yémen à «surmonter leurs divergences»

et à faire montre «de cohésion et d’entente» pour

favoriser le dialogue national, en butte à des réserves

du Mouvement sudiste.


Les

gens

Quelques dizaines de personnes,

dont des militants du mouvement

du 20-Février, ont voulu se

rassembler en milieu d'aprèsmidi

devant le Parlement, mais la police a

rapidement empêché le cortège de se former,

faisant usage de la force. Présents, des représentants

de l'Association marocaine des

droits humains (AMDH), ainsi que des journalistes,

ont aussi été visés, selon la même

source. Les manifestants entendaient réclamer

une réduction du budget annuel

octroyé à la monarchie marocaine, faisant

valoir la conjoncture difficile, alors que le

projet de loi de finances 2013 est actuellement

à l'étude au Parlement. Nous voulions

assister à cette manifestation pour protester

contre l'énorme budget du Palais royal qui

s'élève à près de 2,6 milliards de dirhams

(234 millions d'euros) selon le (projet de)

budget 2013, tandis que ceux des secteurs

sociaux et culturels sont faibles, a déclaré la

présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi. Selon

elle, ce rassemblement ne gênait pas la circulation

et n'avait donc pas besoin d'autorisation.

Les forces de l'ordre ont réprimé, ce qui

> N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B

Reem Gibriel

Cette artiste et activiste libyenne estime qu’après la censure que

subissaient les jouranalistes et les artistes à l’ère de Mouammar Kadhafi,

il y a une nouvelle forme de censure, qui prend forme, c’est

l’autocensure.C'est un couple d'artistes. Elle est céramiste et son mari est

poète. Reem Gibriel et Khaled Mattawa ont vécu six ans aux États-Unis

avant de rentrer en Libye au début de l'année 2012. Débarassé de

Mouammar Kadhafi et de son emprise totalitaire, le pays se reconstruit et,

à leur façon, ils entendent y contribuer. Leur terrain d'action, la culture et

l'art, sous toutes ses formes. La fondation qu'ils ont créée, la Fondation

Arete, multiplie les initiatives pour faire émerger une authentique scène

culturelle libyenne.

Réduction du budget royal au Maroc

Un rassemblement de citoyens

empêché par la police

Les forces de l'ordre ont empêché avant-hier par la force la tenue d'une manifestation à

Rabat, dont le but était de réclamer une réduction du budget annuel octroyé à la

monarchie, arguant notamment du contexte économique difficile.

Mauritanie

Vers une

sécurisation

des locaux de

la Primature

Un important dispositif de

sécurité a été déployé hier

pour sécuriser les locaux de

la Primature pendant le sit-in

prévu de mouvements de

jeunes opposant au

régime.Cette décision a été

prise lors d'une réunion qui

a regroupé le Premier

ministre mauritanien, Molay

Ould Mohamed Lagdaf avec

les chefs d'état-major. Ce

dispositif aura pour mission

d'empêcher les manifestants

d'accéder à la Primature.

Moulaye Ould Mouhamed

Laghdaf s'est réuni avec les

chefs,de l'état-major de

l'Armée, ceux de la Garde et

de la Gendarmerie en plus

des ministres de l'Intérieur

et de la Défense. La réunion

a débattu de la situation

sécuritaire dans le pays, les

préparatifs pour la

commémoration de

l'indépendance et la fête de

l'Armée. C’est le premier

conclave depuis la blessure

du président mauritanien.

montre (...) qu'on refuse toujours la liberté

d'expression, a-t-elle estimé. Il s'agissait de

protester contre le budget exagéré du Palais

royal, qui est l'un des plus élevés parmi les

régimes monarchiques au monde, et plus

largement d'appeler à la séparation du pouvoir

et de l'argent, a ajouté un militant du

20-F, Hamza Mahfouz. Après des années de

Libye

La feuille de route

de Ali Zeydan

La sécurité, la reconstruction

du pays, le développement de

l'économie et la santé seront les

principales priorités du gouvernement

libyen, a annoncé le

Premier ministre, Ali Zeydan,

dans un discours prononcé à

l'occasion de son entrée en

fonction. Le Premier ministre a

notamment promis de s'atteler à

réconcilier les Libyens en préservant

la justice et le pardon,

sans négliger la protection des

droits des individus. A cet égard,

il a appelé toutes les forces

nationales, les chefs religieux,

les sages et les organisations de

la Société civile à participer activement

et efficacement à la réalisation

de la réconciliation

nationale. Il a par ailleurs assuré

que son gouvernement allait

très rapidement restaurer la

sécurité et la stabilité, en prenant

des mesures d'urgence

pour redynamiser et renforcer

les organes chargés de la sécurité

au ministère de l'Intérieur,

notamment la Police.

De même, a-t-il annoncé,

l'armée sera réformée en totalité.

Après avoir rendu un hommage

aux ex-rebelles qui ont

joué un rôle central dans la libération

du pays de l'injustice et

de la tyrannie, le Premier ministre

a affirmé que leur intégration

dans les structures civiles et

militaires figurait parmi ses

priorités. L'opportunité sera

offerte aux ex-rebelles pour

s'instruire et travailler afin de

participer à la construction du

pays, a encore promis Ali

Zeydan. Parlant de politique

étrangère, le Premier ministre a

réaffirmé la volonté de son gouvernement

de nouer des relations

solides et fructueuses avec

les pays frères et amis. Ces relations,

a-t-il, expliqué, seront

basées sur le respect mutuel et la

coopération pour renforcer la

paix et la sécurité au plan international,

tout en préservant

l'identité islamique, arabe et

africaine de la Libye qui, selon

lui, devra aussi se conformer

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

forte croissance (4-5%), le Maroc va devoir

se contenter d'une hausse inférieure à 3% en

2012. Ce ralentissement pèse sur les comptes

de l'Etat, alors que le déficit public a dépassé

6% l'an dernier. Le chômage des jeunes

atteint lui près de 30%, selon la Banque

mondiale, et les manifestations de jeunes

diplômés chômeurs sont fréquemment dispersées

par la force.

Jeudi dernier, plusieurs dizaines de journalistes

marocains s'étaient par ailleurs rassemblés

devant le ministère de la Justice à

Rabat pour protester contre la violence des

forces de l'ordre à l'égard de la presse. Ils

dénonçaient notamment des violences commises

en marge d'une manifestation du 20-

Février deux jours plus tôt à Casablanca, la

capitale économique. Interrogé sur le sujet,

le ministre de la Communication, Mustapha

El-Khalfi, porte-parole du gouvernement, a

promis des mesures pour éviter que de tels

actes contre la presse se reproduisent. Le

mouvement du 20-Février, né dans le

contexte du Printemps arabe, revendique des

réformes politiques profondes et une justice

sociale. R. M.

aux traités des Nations unies et

à tous les accords et conventions

internationaux. Il a également

indiqué que la Libye maintiendra

de solides liens avec

l'Afrique et que son rôle au

niveau du continent sera désormais

guidé par de nouveaux

principes fondés sur le respect

mutuel, la non-ingérence dans

les affaires des autres et la coopération

avec l'Union africaine.

Le nouveau Premier ministre

libyen a par ailleurs rendu hommage

aux dirigeants du Conseil

national de transition (CNT),

du gouvernement de transition

et du Bureau exécutif qui ont

dirigé le pays pendant la guerre

et après sa libération du régime

de Kadhafi. Le gouvernement de

Zeydan, rappelle-t-on, est

chargé d'expédier les affaires

courantes pendant une période

de 18 mois au cours de laquelle,

il élaborera une Constitution

pour le pays et organisera des

élections présidentielle et législatives.

17

Cession de 25% du

capital de Tunisiana

Deux offres

financières

retenues

Deux offres financières présentées

par deux fonds d'investissement

Libyo-Qatari et italo-luxembourgeois

pour l'acquisition de la part de l'Etat

tunisien dans le capital de

l'opérateur téléphonique Tunisiana,

ont été retenues a affirmé le ministre

des finances par intérim Slim

Besbes. «Les offres retenues ne

sont pas rentables et les prix

présentés par les deux

soumissionnaires sont de loin,

inférieurs, au prix référentiel fixé par

l'Etat. Par conséquent on leur a

demandé d'améliorer leurs offres

financières», a ajouté le responsable

lors d'une conférence de presse. Au

total huit offres ont été présentées

par des fonds d'investissement

mondiaux pour l'acquisition de la

part de l'Etat qui constitue environ

25% du capital de Tunisiana soit

environ 1 000 millions de dinars.

Besbes a fait savoir que les

évènements de l'ambassade

américaine survenus le 14

septembre 2012, ont eu un impact

sur l'opération de cession. Ainsi

parmi les huit offres présentées au

début, deux fonds américains ont

manifesté, par la suite, leur

désintérêt. Il a ajouté que l'opération

de cession demeure ouverte et ce

jusqu'à l'obtention d'une offre

financière à la hauteur de

l'entreprise cedée. « Le

gouvernement, a-t-il dit, s'est

engagé à ne pas céder les parts de

l'Etat dans les capitaux des

entreprises confisquées, à des prix

en dessous de leurs valeurs réelles

».Tunisiana, fait partie de plusieurs

dizaines d'entreprises qui

appartenaient en partie ou

entièrement à des proches à l'exprésident

Ben Ali. Elles ont été

confisquées par l'Etat après le 14

janvier 2011. Le 14 septembre 2012,

des Salafistes ont attaqué

l'ambassade des Etats Unis à Tunis,

pour protester contre une vidéo

islamophobe diffusée sur internet.

Tunisie

Un forum

sur la pauvreté

Un forum sur la pauvreté sera

organisé, du 19 au 21 novembre à

Dar Dhiafa à Carthage, à l'initiative

de la présidence de la République

tunisienne en collaboration avec le

Programme des nations pour le

développement (PNUD),

L'Organisation pour l'alimentation et

l'agriculture (FAO), le Fonds des

Nations unies pour l'enfance

(UNICEF) et le bureau international

du travail (BIT). La rencontre se

tiendra sous forme de forum ouvert

(Open Space Technology), un format

de conférence innovant fondé sur les

valeurs participatives et d'échanges

qui permet de susciter dynamisme,

engagement personnel, créativité,

partage et retours d'expériences,

précise un communiqué de la

présidence de la République. Les

intervenants proposeront à

l'audience une série de thèmes qui

seront votés par les participants.

Une fois le vote effectué, des cercles

de réflexion se formeront pour

discuter des thèmes choisis. Pour

chaque thème, des ateliers d'une

heure et demi seront organisés où

les participants échangeront et

discuteront dans un premier temps

(temps d'émergence), et produiront

dans un second temps des

conclusions et recommandations

(temps de convergence) qui seront

utilisées lors de la restitution finale.


18

> S P O R T S

Coupe d’Algérie

Le tirage au sort

le 26 novembre

Le tirage au sort des 32 es et 16es

de finale de la Coupe d’Algérie

de football (seniors messieurs)

aura lieu le lundi 26 novembre à

Alger, a-t-on appris auprès de la

Fédération algérienne de

football (FAF). A partir des 32 es

de finale, la compétition se

déroulera selon les règlements

en vigueur depuis la saison

précédente. Il est rappelé

notamment que le club qui sera

tiré au sort en premier recevra

sur son terrain. Les derniers

tours régionaux de qualification

pour les 32 es de finale se sont

déroulés vendredi et samedi. Il

reste cependant deux matches à

jouer dans la région de Saïda, à

savoir CRB Bougtob - NC

Maoussa et JSM Tiaret - MC

Saïda, ainsi qu’une affaire à

traiter à Batna concernant le

match arrêté entre l’AB Barika

et l’ES Bouakeul, pour connaître

tous les qualifiés au prochain

tour.

Les clubs

qualifiés pour

les 32 es de

finale

Les clubs qualifiés aux 32es de

finale de la Coupe d’Algérie de

football 2012-2013 (seniors

messieurs), répartis par région,

à l’issue des derniers tours

régionaux disputés vendredi et

samedi.Il reste cependant deux

matches à jouer dans la région

de Saïda, à savoir CRB Bougtob

- NC Maoussa et JSM Tiaret - MC

Saïda, ainsi qu’une affaire à

traiter à Batna concernant le

match arrêté entre l’AB Barika

et l’ES Bouakeul, pour pouvoir

connaître les 48 formations qui

accéderont aux 32 es de finale de

"Dame Coupe" auxquelles

s’ajouteront les 16 équipes de

Ligue 1.

Ligue 1 :

ASO Chlef, CA Batna, CABB

Arrèridj, CR Belouizdad, CS

Constantine, ES Sétif, JS

Kabylie, JS Saoura, JSM Béjaïa,

MC Alger, MC Oran, MCE Eulma,

USM Alger, USM Bel-Abbès,

USM Harrach, WA Tlemcen

Ligue 2 :

MO Béjaïa, NA Husseïn-Dey,

USM Blida, O Médéa, AS

Khroub, ASM Oran, ES

Mostaganem, USM Annaba,

MSP Batna, AB Merouana

Région Alger :

MB Bouira, Paradou AC, NARB

Réghaïa, JSM Chéraga, IB

Lakhdaria, CRB Dar Beïda

Région Ouargla :

MB Rouisset, NT Souf, IRB

Robah, NRB Touggourt

Région Blida :

WA Boufarik, CRB Boukadir, IB

Mouzaïa

Région Constantine :

CRB Aïn Fekroun, JSM Skikda, JJ

Azzaba, AS Aïn M’lila, USM Aïn

Beïda, US Chaouïa

Région Oran :

CRB Mazouna, RCB Oued Rhiou,

CRB Aïn El Turk, IRB El Kerma,

OM Arzew

Région Annaba :

WM Tébessa, Hamra Annaba,

IRB El-Hadjar, CS Hamma

Loulou

Région Batna :

US Doucen, WRB M’sila

Région Saïda :

WAB Tissesmsilt, CC Sig et GC

Mascara.

JS Kabylie

Rien ne va plus

Le club phare du Djurdjura traverse une autre crise aigue, qui risque de compromettre sa performance cette

saison. Des frictions et des prises de bec sont signalées chaque début d’un match. Côté départs et recrues :

Fabbro a quitté la barre technique, alors que Belkalem compte prendre le même chemin.

Le rachat de la société sportive

(SSPA) CS Constantine (ligue

1) par le groupe Tassili

Airlines sera "effectif " à partir du

mois de décembre prochain, a indiqué

le responsable des investissements

du club. Mohamed

Boulhabib a précisé que les deux

parties sont parvenues à un "accord

définitif’’ après des négociations

qui auront duré près de deux mois

et au terme desquelles Tassili

Airlines est devenu l’actionnaire

majoritaire de en rachetant 75% du

capital de la société sportive. Le

même responsable a ajouté que les

Violence dans les stades

25 % restants sont partagés entre le

club amateur (10%) et à part égales

entre les six actionnaires qui

avaient constitué la société au

départ (15%). Boulhabib a également

révélé qu’il a été convenu, en

plus de la gratuité du transport

aérien, d’autres avantages pour le

CSC qui bénéficiera notamment

d’un "un busines plan" à travers

plusieurs projets commerciaux

d’investissement. Le même dirigeant

a conclu en soulignant que

les salaires des joueurs et du staff

technique seront versés par Tassili

Airlines à partir du mois prochain.

Des peines plus sévères

Le ministre de la Jeunesse et des

Sports, Mohamed Tahmi a

annoncé que la nouvelle loi

du sport comporte des sanctions

allant jusqu’à la peine de prison

contre les incitateurs à la violence

en milieu sportif. Présidant une

rencontre avec des représentants

locaux du secteur, le ministre a indiqué

que cette nouvelle loi dont la

promulgation est prévue dans deux

mois comporte des mesures de

poursuite judiciaire à l’encontre des

personnes impliquées dans la violence

sous toutes ses formes, y compris

les déclarations incitant à ce

phénomène. Tahmi a ajouté que

cette loi, qui complète l’ancienne et

qui se trouve actuellement au

niveau secrétariat général du gouvernement,

accorde une place

importante à la prévention et à la

Le technicien italien Enrico

Fabbro, "remercié" à

l’amiable par la direction

de la JS Kabylie (Ligue 1

algérienne de football), s’est dit

"dégoûté" par la situation des

entraîneurs de football en Algérie,

et la manière avec laquelle ils sont

traités. "Je suis vraiment dégoûté

par la situation que vivent les

entraîneurs de football en Algérie,

qui ne peuvent pas travailler dans

la quiétude et sur lesquels on

exerce tout le temps une pression

insoutenable", a affirmé le désormais

ancien coach de la JSK, en

poste depuis juin dernier. La JSK a

concédé au stade du 24-février de

Bel-Abbès (11 e journée du championnat,

ndlr), sa deuxième

défaite de rang, après celle enregistrée

à domicile face au MC

Alger, ce qui a poussé le président

Moh-Chérif Hannachi à se séparer

à l’amiable avec Fabbro. Au terme

d’une réunion tenue dimanche

entre les deux hommes, il a été

officiellement mis fin à leur collaboration.

Fabbro est le 12 e entraîneur

de la Ligue 1 "poussé à la sortie",

depuis le début de la saison

2011-2012.

La décision a fait réagir le

défenseur international de la JS

Kabylie, Essaïd Belkalem, qui a

estimé que l'entraîneur italien

Enrico Fabbro n'était pas l'unique

responsable des mauvais résultats

concédés par le club.« Fabbro n'est

pas l'unique responsable des derniers

mauvais résultats, nous

CS Constantine

Racheté à 75 % par

Tassili Airlines

lutte contre la violence. Le ministre

a appelé les dirigeants des clubs

sportifs à contribuer à l’effort du

professionnalisme amorcé dans différentes

disciplines sportives et à

l’organisation du domaine sportif.

Il a ajouté, dans ce sens, qu’il est

question aujourd’hui de réfléchir à

élever le niveau de financement des

projets de réalisation de bases pour

les entraînements au profit des

clubs professionnels à hauteur de 80

à 100 pour cent à l’avenir, expliquant

que l’Etat soutiendra en

phase de démarrage les clubs qui

devront s’adapter aux exigences du

professionnalisme en investissant,

en créant des ressources et en

modernisant leur mode de gestion.

Tahmi a inspecté, lors de sa visite

dans la wilaya, un nombre de projets

et d’infrastructures relevant de

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

devons tous assumer nos responsabilités

: joueurs et direction. En

Algérie, c'est toujours l'entraîneur

qui paye les frais après chaque

faux pas », a affirmé le solide

défenseur des Canaris.« Après le

revers du MCA, nous aurions

aimé nous racheter face à

l'USMBA, mais malheureusement

ça n'a pas été le cas. Nous avons

encaissé un but sur un penalty qui

son secteur dont ceux réalisées dans

les environs du lac "Sidi M’Hamed

Benali" dans la commune d’Aïn

Trid qui abrite également des projets

d’espaces de loisirs et de détente

dont une plage artificielle. Plusieurs

opérations sont en cours de réalisation

dans cet espace naturel pittoresque,

qui s’étend sur une superficie

de plus de 74 hectares dont 17 ha

du lac d’une profondeur allant

jusqu’à 14 mètres. Elles portent

notamment sur l’aménagement

pour lancer des activités et sports

nautiques. Le centre régional de

préparation pour les sélections

nationales (7 hectares), dont le taux

d’avancement des travaux de réalisation

ont atteint près de 65%, comporte

différentes infrastructures

sportives, d’hébergement et de services.

n'était pas évident », a t-il souligné.

Appelé à justifier sa sortie,

intervenue à la 54 e minute du jeu,

Belkalem a révélé qu'il ne pouvait

pas continuer le match en raison

de « douleurs au niveau des

côtes ». « J'ai reçu un coup aux

côtes, chose qui m'a empêché de

bien respirer, j'ai aussitôt

demandé le changement, car je ne

pouvais pas continuer à jouer »,

précisant qu'il se sentait désormais

beaucoup mieux et « rien ne

pousse à s'alarmer ».

Commentant les dernières

informations parues dans la

presse, faisant état d'un différend

qui l'oppose à son président,

Belkalem n'a voulu trop s'étaler

sur le sujet. « Je suis là, et je n'ai

nullement l'intention de quitter le

club en janvier prochain. Je continuerai

la saison avec la JSK, et on

verra bien au terme du championnat

», a indiqué le défenseur

kabyle, précisant au passage qu'il a

reçu des contacts « comme n'importe

quel joueur ».

R. S.

Championnat

d’Afrique des

clubs champions

de handball

Skikda bat

Tanger

L’équipe masculine

algérienne de la JSE Skikda a

battu la formation

marocaine de l’IR Tanger

28-23 (mi-temps 12-8) pour

le compte de la 3è journée

du groupe A des 34 e

Championnats d’Afrique des

clubs champions de

handball (hommes et

dames) qui se déroulent du

15 au 25 novembre à Tanger

(nord du Maroc). Lors de ses

deux précédentes

rencontres, la JSE Skikda a

fait match nul, vendredi,

avec les Camerounais Forces

armées et Police (FAP) 24-24

(mi-temps 16-11) avant de

battre, samedi, la formation

rwandaise Police handball

club 51-27 (mi-temps 27-9).

Les Algériens rencontreront ,

pour leur quatrième match

dans le groupe A, les

Gabonais du Stade Mandji.

16 clubs masculins (trois

groupes) dont deux

représentants algériens, la

JSE Skikda (G. A) et l’O.El-

Oued (G. C) et 11 féminins

(deux groupes) prennent

part à la compétition. Pour

les qualifications aux quarts

de finales, chez les dames

(12 équipes, deux groupes),

les quatre premières équipes

de chaque groupe seront

qualifiées à l’issue du tour

préliminaire alors que chez

les hommes (16 équipes,

trois groupes) les deux

premières formations de

chaque groupe et les deux

meilleures troisièmes seront

qualifiées.


Appareils

Android

Google

renforce

la protection

Google réagit au problème

de sécurité pesant sur les

applications Android en

lançant un service de

vérification sous Android

4.2. Le système offrira un

diagnostic des risques

posés par une application,

qu'elle provienne du

Google Play Store ou d'un

autre site. Si danger il y a,

un message à l'écran

avertira l'utilisateur. Si

l'application contient

effectivement un virus,

Google bloquera

l'installation et les

utilisateurs se verront

expliquer pourquoi Google

interdit l'installation. La

fonctionnalité (qui renvoie

les données personnelles

de l'utilisateur Google,

ainsi que celles qui de

l'appareil lui-même, de

son système

d'exploitation et de son

adresse IP) fonctionne de

pair avec Google Play.

L'utilisateur doit donc

s'assurer que cette

application est bien

installée sur le

smartphone ou la tablette

s'il veut protéger ses

données. Certains

utilisateurs seront sans

doute frileux à l'idée de

partager ce type

d'information avec Google

simplement pour éviter un

risque potentiel, mais de

nombreux rapports

publiés ces 12 derniers

mois arrivent à la

conclusion que 75% des

virus touchant les

applications visaient

Android et que les

mesures de sécurité du

Google Play n'étaient pas

encore très robustes.

Produits électroniques

Conçus en Californie,

assemblés en Chine

En informatique, la Californie est l'épicentre du design, la Chine est le

cœur de la production et s'il n'en tient qu'à quelques entrepreneurs

québécois, la Baie-James pourrait fournir les piles nécessaires pour

alimenter leurs prochaines créations.

On savait la Baie-James

parcourue de cours

d'eau pouvant produire

de l'électricité. On savait

moins qu'elle était également un

des rares endroits dans le monde où

on peut trouver une forte concentration

des métaux qui donneront

vie à la prochaine génération de

téléphones, de tablettes, de voitures

électriques et même d'éoliennes et

de centrales solaires. Avec trois gisements

de lithium de calibre mondial,

la Baie-James pourra bientôt

stocker l'énergie qu'elle est déjà en

mesure de produire... «Le Québec

est un des cinq endroits dans le

monde où on trouve du lithium

convenant aux piles nécessaires à ce

type d'applications», explique Jean-

Internet Explorer 10

Une fonction

interactive

Le logiciel de Microsoft reprend l'avantage sur

Chrome de Google, Firefox de la fondation Mozilla

et Safari d'Apple. Avec Windows 8 et la tablette

Surface, commercialisés le 24 octobre, Microsoft a également

proposé une nouvelle version de son logiciel de navigation

pour le Web, Internet Explorer 10 (IE). En perte de

vitesse en France et dans le monde, à cause de la concurrence

accrue de Chrome (Google), Firefox (fondation

Mozilla) et Safari (Apple), le géant de Redmond (État de

Washington) a totalement repensé son logiciel. «Notre

objectif principal pour concevoir IE 10 a été d'apporter la

fonction tactile à Internet », explique Rob Mauceri, directeur

du développement du logiciel. De fait, quelques applications,

comme le jeu Contre-jour (Behind the Scenes),

qui avait été popularisé avec l'iPhone, permet de jouer en

direct, sur l'écran d'une tablette numérique équipée de

Windows 8. Le jeu n'est pas rapatrié en téléchargement sur

la tablette, mais en touchant l'écran, l'utilisateur interagit

de manière dynamique avec une page Web.

Sébastien Lavallée, PDG de Critical

Elements, qui compte bien exploiter

un de ces gisements de lithium près

d'Eastmain, dans le Nord québécois.

«Nos clients potentiels s'appellent

Apple, Panasonic, Toyota...» À

l'échelle mondiale, le marché du

lithium est en pleine explosion. Les

fabricants d'appareils électroniques

et d'automobiles en redemandent.

Des pays comme la Chine, qui

compte importer d'énormes accumulateurs

afin de stocker de l'énergie

produite à partir de sources

renouvelables comme le vent et le

soleil, font littéralement bondir la

valeur de projets comme ceux de

Critical Elements, de Canada

Lithium et de Nemaska Lithium,

toutes trois situées entre Val-d'Or et

France

Les médias

«massacrent» la

langue de Molière

L’instance va organiser mi-2013 un colloque

pour un état des lieux et faire en sorte que la

langue soit mieux respectée.

Multiplication des anglicismes, mauvaises

liaisons entre les mots, fautes d’accord et de

grammaire, confusion entre les locutions :

animateurs et journalistes des radios et des

télévisions ont quelquefois tendance à

oublier le bon usage de la langue française.

“La radio et la télévision ont un rôle normatif

en matière de français. Les Français

apprennent la langue presque autant à la

radio et à la télévision qu’à l’école”, explique

Patrice Gélinet, conseiller en charge du

respect de la langue française dans les

médias au sein du Conseil supérieur de

l’audiovisuel (CSA). “Les journalistes, qu’ils

le veuillent ou non, influencent le bon ou

mauvais usage de la langue”, ajoute-t-il,

interrogé par l’AFP. Dans sa dernière

publication sur le sujet, le CSA a mis en avant

deux incorrections fréquentes sur les

antennes. Il s’agit de l’accord du substantif

“personne” au masculin et la confusion entre

les locutions “près de” et “prêt à”. Quelques

exemples d’incorrections détectées dans des

journaux télévisés : “5 000 personnes sont

morts”, “plus de cent personnes étaient

présents”. Concernant “près de” et “prêt à”,

le CSA rappelle : “quand elle indique la

proximité dans le temps et devient synonyme

de ‘sur le point de’, la locution ‘près de’ est

confondue avec ‘prêt à’ qui signifie ‘disposé

à, ayant l’intention de, apprêté pour’".

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

> M E D I A N E T

Eastmain.Les premières piles au

lithium ont été commercialisées à

partir des années 90. Il s'en est

vendu pour 11 milliards de dollars

en 2010. Selon la firme Market

Research, ce total passera à 43 milliards

en 2020. M. Lavallée le sait. Il

souhaite non seulement exploiter

son gisement de lithium (dès 2015

si tout va bien), il espère aussi en

faire la transformation au Québec.

«C'est très rentable. Nous pensons

pouvoir créer 500 emplois à très

long terme. Notre rendement anticipé

est de 279 millions de dollars»,

assure-t-il, à condition que l'entreprise

ne se fasse pas racheter par

une rivale chinoise, australienne ou

même américaine... La Critical

Elements Corporation vaut 20,5

millions de dollars à la Bourse de

Toronto, dans un secteur où les

rachats se font à coups de plusieurs

centaines de millions de dollars. Ce

ne serait pas la première ni la dernière

société québécoise dans ce

créneau à subir un tel sort. La

société Phostech Lithium, de Saint-

Bruno, qui a récupéré des brevets

d'Hydro-Québec en vue de concevoir

des piles au lithium-phosphate

de fer très prometteuses, est depuis

peu la propriété de la société allemande

Süd-Chemie. Bathium, de

Boucherville, autre entreprise dérivée

de la société d'État, appartient

au groupe français Bolloré.

"

Stormfront", un

forum internet

antisémite

et prônant la "suprématie

blanche", a été

fermé par la police italienne,

et quatre personnes,

dont son idéologue

italien Daniele

Scarpino, ont été arrêtées,

a-t-on annoncé

vendredi de source

judiciaire. Les quatre

personnes arrêtées -Scarpino, un

habitant de Milan âgé de 24 ans,

fondateur du site incriminé, deux

autres collaborateurs, et un utilisateur

particulièrement virulentsont

accusées d'incitation à la

haine raciale et ethnique. Sur ce

site de "Stormfront", prendre

d'une quelconque manière la

défense des juifs et des musulmans,

de même que toute "offense

contre la religion chrétienne et les

cultes païens" entraînaient aussitôt

l'interdiction de s'exprimer.

"Stormfront" avait été déjà

Les gens

19

Steve Wozniak

A l'occasion d'une interview

accordée à Techcrunch, Steve

Wozniak qui avait fondé Apple

avec Steve Jobs en 1976, s'est dit

inquiet de voir que sa marque

favorite avait moins de mordant

ces derniers temps. Il trouve au

contraire Microsoft très innovant.

Avait-il en tête Windows 8,

Windows Phone 8 ou la tablette

hybride Surface en disant cela ? Il

semble que ce qu'il a le plus

retenu est une technologie de

reconnaissance vocale et de

traduction simultanée que

développe Microsoft. Pendant ce

temps, dit-il, Apple s'emploie

seulement à renouveller l'iPhone.

Et celui qu'on surnomme "Woz"

n'en est pas à sa première

déclaration dans ce sens. Il avait

déjà tenu des propos élogieux sur

l'interface de Windows Phone 8

en parlant d'une réincarnation de

Steve Jobs chez Microsoft.

Tout en rappellant qu'il s'inquiète

parce qu'il aime Apple, il souhaite

donc voir la marque se remettre à

innover, notamment sur la

reconnaissance vocale et Siri qui

aurait besoin d'un sérieux lifting

selon lui.

Italie

La police ferme

un forum

antisémite

dénoncé pour avoir publié des listes

de personnalités juives italiennes.

Il avait attaqué le ministre

italien de la Solidarité, Andrea

Riccardi, fondateur de la communauté

catholique de Sant'Egidio,

connue pour son engagement

anti-raciste.

A travers toute la péninsule,

des perquisitions ont été également

effectuées chez dix-sept

autres personnes, soupçonnées

d'avoir partagé et diffusé l'idéologie

raciste du site. Mais elles n'ont

pas été arrêtées.


20 > I M M O B I L I E R

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ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


S E L E C T I O N

Les pouvoirs extraordinaires

du corps humain

Ce soir sur France2

In the Valley of Elah

Ce soir sur MBC2

> T É L É V I S I O N

LES

GENS

Audrey Pulvar

21

Pour comprendre comment des hommes et des femmes repoussent

leurs limites physiques, Michel Cymes et Adriana Karembeu

détaillent leurs exploits. Pendant quatre jours, les animateurs

vivent, eux aussi, une expérience exceptionnelle. Ils testent leurs

limites au cours d'une ascension vers le sommet du Mont Blanc.

Parmi les performances analysées figure aussi Théo Sanson, qui

marche sur une ligne tendue à 200 mètres au-dessus du vide.

Iceman, quant à lui, figure dans le Livre des records comme étant

l'homme le plus résistant au froid. Il parcourt jusqu'à 22 kms, pieds

nus dans la neige, par moins 25°C. Guillaume Néry et Julien Gautier

tiennent respectivement 8 et 5 minutes sous l'eau sans respirer.

Bertrand Kron casse, à mains nues, des planches, des briques et

des noix de coco depuis quarante ans.

African Race

Ce soir sur TV5 Monde

Burkina Faso. Le jeune Élias construit une moto à base de pièces de

récupération collectées dans les décharges de sa région. Avec elle, il

compte entreprendre le grand voyage jusqu'à la capitale et

s'engager dans la course de sa vie !

De retour d'Irak pour sa première permission, Mike Deerfield

disparaît mystérieusement et est signalé comme déserteur. Son

père, Hank - un ancien membre de la Police Militaire - et sa mère

Joan se lancent à sa recherche avec le concours d'Emily Sanders,

officier de police de la juridiction du Nouveau-Mexique où Mike a

été aperçu pour la dernière fois. Face au silence et à l'hostilité

croissante des autorités militaires, Hank et Emily soupçonnent

bientôt un coup fourré. Les indices troublants s'accumulent, et la

vérité sur le séjour en Irak de Deerfield finit par éclater,

bouleversant à jamais la vie de Hank et ses croyances...

Général Ishiwara

Ce soir sur Arte

L’animatrice télé a annoncé ce dimanche à

l'AFP la fin de sa relation avec Arnaud

Montebourg. La journaliste, qui dirige le

magazine Les Inrockuptibles, était la

compagne du ministre du redressement

productif depuis début 2010 et avait dû à

plusieurs reprises renoncer à ses activités

professionnelles en raison de cette liaison.

Le motif de la rupture n'a pas été

immédiatement précisé et l'intéressée

s'est refuése à tout commentaire, que ce

soit dans la presse ou sur Twitter.

«C’est difficile à gérer pour moi parce que

je ne suis pas du sérail, j’ai grimpé les

échelons à la force du poignet, je me suis

construite toute ma vie sans compter sur

un homme. Etre réduite à ça, et

uniquement à ça. À chaque fois qu’on

parle de moi, c’est la compagne de

Montebourg. Tout cela est assez

insupportable», avait confié Audrey Pulvar

au Soir en octobre au sujet de sa situation.

Viol, double peine

Ce soir sur France5

Les enquêtes officielles font

état de 75 000 viols annuels,

soit 200 femmes chaque jour.

Malgré ces chiffres alarmants,

la loi du silence règne sur

cette abomination faite aux

femmes : silence des victimes,

silence de la société, silence

des agresseurs. Cinq femmes

osent pourtant témoigner dans

ce document. Eve avait 19 ans

quand elle a été violée par

trois inconnus dans une forêt du Nord de la France. A 21 ans,

Audrey a été violée par un inconnu dans son studio, Marion, elle,

par son cousin le jour de son mariage. Clotilde, après des années

de mariage, s'est résolue à porter plainte contre son époux.

Tétanisée par la peur, elle se prépare à affronter son ex-conjoint

devant une cour d'assises. Enfin Lisa, 22 ans, a été abusée par un

interne des urgences alors qu'elle était enceinte.

Personnalité excentrique et

brutale, petit-fils de samouraï,

théoricien de la «guerre finale»,

germaniste, bouddhiste,

fasciste, mais aussi

photographe, dessinateur et

cameraman, le général Kanji

Ishiwara avait un talent certain

pour théâtraliser sa vie. Il a ainsi

photographié et filmé son

quotidien, dans l'armée et dans

sa famille, permettant de situer

le monde de cette époque.

Ishiwara, à partir des années

1920, a tout fait pour mener son

pays sur le chemin de la

confrontation avec l'Amérique et

ses alliés. C'est lui qui, au début

des années 1930, a pris la tête

de l'armée japonaise lors de

l'invasion de la Mandchourie.

28, rue Ahmed Boualem Khalfi

ex-Burdeau, Alger centre

Quotidien d'informations générales

Edité par EURL Express News au

capital de 100.000 DA

RC : 0962805B03

Siège social : Maison de la Presse

Tahar Djaout, 1 rue Bachir Attar, Place

du Premier Mai, Alger…

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LA PUBLICATION Hamida Ayachi

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interdite sans l'accord de l'Administration.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012


22

> C U L T U R E

AGENDA

CULTUREL

Palais

de la culture

15 artistes exposent leurs meïdas à Oran

Esquisses autour d'un

objet anthologique

Cela fait longtemps que le croquis, pratique artistique à part entière, n'a pas fait l'objet

d'une exposition. Quinze artistes rattraperont le coup à partir de jeudi prochain à

l'institut français d'Oran où ils se réuniront autour d'une « Meïda » !

Jusqu'au 22 novembre : Festival

international de danse

contemporaine d'Alger. Ce soir à

18h : Spectacle de la troupe bulgare

« Sofia national opera and ballet

theatre ». A 18h30 : Le ballet « El

Amel d'Alger ». A 19h : La troupe

croate « Dance Company

Liberdance ». A 19h30 : La

compagnie américaine « Battery

Dance ».

IFA

Jusqu'au 17 décembre : Exposition

« Instant présent » de Souhila

Belbahar à l'Institut français d'Alger.

IFO

Jeudi 22 novembre à 17h : vernissage

de l'exposition collective « Meida

Design » à l'Institut français d'Oran.

Aïssa Messaoudi

Jeudi 22 novembre à 19h30 : Concert

du groupe espagnol « La troba Kung

Fu » au Centre culturel Aïssa

Messaoudi de la Radio nationale.

Box 24

Jusqu'au 22 novembre : Exposition

« Oilympics » de l'artiste Oussama

Tabti au 139 ter boulevard Krim

Belkacem, Telemly (5e étage,

ascenseur A).

MAMA

Jusqu'au 10 février 2013 : Exposition

« Traversée de la mémoire » de

Lazhar Hakkar.

La table basse qui a bercé l'enfance de

millions d'Algériens fera l'objet

d'une exposition collective, «Design

Meïda», à laquelle participeront

quinze artistes avec des croquis réalisés sur

différents supports. Nostalgique, cette rencontre

autour d'une meïda l'est probablement,

mais c'est surtout un travail plastique

de haute voltige qui prendra prétexte

sur cet objet anthologique de la culture

nord-africaine pour laisser libre cours à des

échappées créatrices, souvent fantasques.

Parmi les artistes participants, citons Denis

Martinez qui, dans son style riche en écritures

et en symboles berbères, nous surprendra

avec une conception atypique. En

effet, il sera question d'une approche espiègle

où la meïda sera représentée par des

pneus tirés d'un « tratco-m'zouaq » (tracteur

orné). Pour sa part, Zoubir Hellal propose

avec humour une « Meïda Halal-

Yadjouz » dont les pieds ne sont autres que

des bouteilles de vin et de limonade...

Toujours aussi décalés, les croquis de

Zineddine Bessaï proposent une miction

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

savoureuse entre l'épistémologie de la table

et celle de la faim en Afrique : on verra

donc des meïdas sous forme de visages

faméliques, d'autres entourées de fils barbelés,

d'autres encore reposant sur des pattes

de lion, etc.

Rachid Nacib, lui, opte pour le dépouillement

avec des tables semblables à des

taches d'huile aux couleurs ternes dispersées

sur un espace blanc… Beaucoup plus «

accomplie », la toile de Hamza Driouche

nous donne à voir une table à trois niveaux

baignée dans des couleurs chaudes...

Retour à la fantaisie avec Adam Selmati qui

imagine une table lumineuse avec des diodes

incrustés et une coque en verre. Elle

diffusera non seulement des graphismes

mais aussi de la musique !

Enfin, Cherif Medjeber, invité de l'exposition,

pour qui « la meïda est un stoïcisme

», nous transporte dans une atmosphère

saharienne avec un sofa qui peut

aussi faire office de table tandis que Karim

Sergoua, également commissaire de l'expo,

élabore des « meïdatte » succulentes dont le

Alger s'expose à Bruxelles

Photographies urbaines

photographique "Alger :

regards croisés", regroupant une

L’exposition

centaine de clichés pris par des photographes

algériens et européens, a été inaugurée

à Bruxelles et ce jusqu'au 30 novembre,

selon le site internet du centre d'information

relevant de l'UE. Intitulée "Alger :

regards croisés", l'exposition organisée par

le département européen d'aide au développement

avec le soutien de la délégation de

l'UE à Alger, regroupe des œuvres de 18

photographes talentueux avec l'objectif de

dévoiler le quotidien algérois sous toutes ses

facettes.

Prises, pour les unes, par des caméras

numériques sophistiqués et d'autres avec

des caméras traditionnelles, les photographies

exposées en couleurs ou en noir et

blanc mettent en valeur le patrimoine architectural

et humain d'Alger et rendent hommage

à la richesse culturelle algéroise. Des

sites historiques, tels que le mausolée de Sidi

Abderrahmane, la Grande mosquée et des

rues de La Casbah, semblent avoir attiré le

plus l'attention des photographes qui ont

voulu mettre en avant la succession des civilisations

et l'harmonie de l'architecture

mauresque.

D'autres paysages qui font la particularité

d'Alger, comme les moutons de l'Aïd qui

sont parés et préparés avant d'être immolés,

le bleu azur des plages d'Alger et des vieux

pratiquant leurs métiers sont également la

cible des objectifs. La même exposition a été

organisée en octobre 2011 à Alger au Palais

des Raïs (Bastion 23) en présence de la

ministre de la Culture, Khalida Toumi, de la

chef de la délégation de l'Union européenne

jeu de mots mais aussi la forme renvoient

aux dattes. L'affiche de l'exposition

« Design Meïda » a été réalisée par le talentueux

graphiste Mourad Krinah, connu

notamment pour ses planches «They

occupy Algiers» conçues pendant les manifestations

de janvier 2011 et qui seront visibles

prochainement au Mocada Museum

de New York.

Par ailleurs, l'originalité de cette exposition

vient indéniablement de son parti-pris

pour l'inachevé, une démarche qui rend

justice aux innombrables étapes façonnant

l'œuvre artistiques auxquelles le spectateur

s'intéresse rarement. En effet, si le croquis

fait généralement partie des grandes expositions

rétrospectives consacrées aux

grands peintres européens, il est très peu

présent dans les galeries algériennes.

« Meïda Design » semble nous dire que l'esquisse

peut aussi être appréciée comme une

œuvre artistique à part entière dont l'intérêt

réside justement dans son aspect brut,

provisoire…

S. H.

(UE) en Algérie, Laura Baeza, et des représentants

du corps diplomatique accrédité à

Alger. Baeza a indiqué que cette exposition

aspirait à rapprocher l'Europe de l'Algérie et

à avoir des regards "plus bienveillants et

compréhensifs les uns sur les autres et d'acceptation

mutuelle" et à faire connaître

l'Algérie à la société européenne.

Elle avait rappelé que cette exposition se

tiendrait en 2012 dans la capitale européenne,

Bruxelles, à l'occasion du cinquantenaire

de l'indépendance de l'Algérie. Ces

photos ont été prises par 10 photographes

algériens et 8 européens en novembre 2010

dans le cadre d'une résidence organisée au

profit des photographes à Dar Abdeltif à

Alger pour les exposer en 2011 dans la capitale

puis actuellement à Bruxelles.

R. C.


C U L T U R E 23

Festival international de danse contemporaine

Le corps, le passage du temps

et de l'Histoire

Dans un esprit commémoratif

du cinquantenaire de

l'indépendance et dans un

hommage artistique rendu à la

révolution algérienne, la maison

de la culture Mouloud-Mammeri

de Tizi Ouzou a présenté un

spectacle chorégraphique

interprété par une jeune

compagnie de danse

contemporaine. S'en est suivi la

prestation de la compagnie

cubaine « Retazos » où les

danseurs de la Havane ont

choisi d'articuler leur trame

chorégraphique autour du

temps.

Venues de Tizi Ouzou, quatre jeunes

danseuses, recouvertes d'un voile

immaculé, insufflent à la tragédie

algérienne une résonnance artistique

pour le moins inattendue. Dans un jeu

de lumière, qui trace avec une précision

presque chirurgicale les contours de leurs

formes généreuses, les danseuses arborent

une sensualité juvénile que les échos obscurs

des images de guerre défilant le long du

spectacle ne sauraient ternir. Les danseuses

jouent avec une volupté suggestive « scannée

»par les yeux aiguisés de la gent masculine

présente dans la salle du Palais de la

Culture. Pourtant les images apocalyptiques

des cadavres des révolutionnaires qui se

sont enchainées derrière elles finissent par

saper cette « euphorie charnelle » portée

gracieusement et parfois maladroitement

par ces belles danseuses.

Le second spectacle a été présenté par

une compagnie de danse contemporaine

cubaine « Danza Teatro Retazos ». A sa tête,

Isabelle Bustos, cette dernière est également

chorégraphe de la troupe. Née au Chili, la

danseuse a sillonné les pays d'Amérique

latine passant la majeure partie de sa vie en

Equateur puis décidant finalement de poser

ses bagages à Cuba. Créée en 1987, sa compagnie

affiche, dès le départ, son ambition,

celle de « révolutionner la danse traditionnelle».

Le choix du nom « Retazos » n'est

pas fortuit et après avoir visionné le spectacle

donné à l'occasion du festival de la danse

contemporaine, on comprend très vite l'importance

et la symbolique artistique porté

par « le fragment ». Isabelle Bustos voit en «

nos vies des morceaux d'autres vies, des

fragments de sentiments, d'émotions, de

pensées et de rêves ». Nous sommes, dit-elle

« un fragment d'un tout, et la forme sous

laquelle nous connectons ces fragments est

la façon dont évoluent nos vies ».

Ostensiblement avant-gardiste, la danse

façonnée par Bustos est une expression

artistique qui permet, selon l'artiste, de

véhiculer« cet étourdissement devant les

émotions, les sensations et les pensées qui

défilent pour former, petit à petit, une histoire

».

Investie pleinement dans la vie sociale et

culturelle de sa « Habana Vieja » dans

laquelle elle a élu domicile, Isabelle Bustos a

créé un festival annuel désormais inscrit

dans la tradition havanaise : le « Festival la

vieille Havane, la ville en mouvement » dans

lequel la danse s'inspire des vestiges de la

ville, en même temps qu'elle s'invite dans

« les parcs, les balcons, les escaliers et les

rues cubaines» pour sublimer ainsi l'ordinaire

d'une ville légendaire. La prestation «

étourdissante » offerte au public algérois

lors d'un spectacle chorégraphique fut

d'une fougue et d'une sensualité hors normes,

doublée d'une maitrise technique qui

font des « Retazos » une compagnie qui a

toute sa place au sein du paysage chorégraphique

international.

Quatre danseuses et deux danseurs font

leur entrée sur scène dans un grand

vacarme et d'interminables palabres qui

créent une oppression, une tension qui exacerbe

les sens. Dans une magnifique montée

en puissance, les morceaux de musique

s'enchainent dans un rythme crescendo. De

la cornemuse aux coups de grâce portés par

les sons graves de contrebasses en passant

par les rythmes tsiganes du jazz manouche,

ces séquences musicales sont symboles des

vicissitudes du temps, des quatre saisons qui

Investie pleinement dans la vie

sociale et culturelle de sa « Habana Vieja »

dans laquelle elle a élu domicile, Isabelle

Bustos a créé un festival annuel désormais

inscrit dans la tradition havanaise.

enfantent et réduisent la vie à néant.

Une mise en chair s'amorce entre les danseurs,

exécutant une sorte de rituel masochiste

dans lequel ces-mêmes danseurs

inapprivoisables brutalisent leur corps en se

frappant frénétiquement les jambes, le torse

et en réitérant sans cesse un mouvement de

la main vers la bouche. Prenant par

moment l'apparence de marionnettes,en

esquissant une gestuelle alerte et contrôlée,

les danseurs se transforment en mimes, le

visage figé et donnant une apparente illusion

gestuelle, soumise à une grande rigueur

technique.

La sensibilité du

spectateur est rudement

mise à

l'épreuve lorsque les

danseuses amorcent

des envols et des

chutes brutales. On

oublierait presque

qu'ils sont humains et soumis aux immuables

lois de la pesanteur tant leurs envolées

semblaient interminables.

Enfin « ces fragments » de vie auxquels

Isabelle Bustos semblent s'attacher prennent

forme et se matérialisent à travers des

bribes de papier dispersées frénétiquement

sur les planches. Les danseurs évoluent dans

ce décor « fragmenté », telles des feuilles

mortes ou une tempête de sable que le vent

remue et disperse dans une élégante effervescence.

Le temps d'un spectacle d'une trentaine

de minutes, la compagnie chorégraphique

cubaine réinvente notre rapport au corps, le

fragmentant, le déstabilisant, en lui faisant

parfois violence, le tout dans un rituel

esthétique remarquable. Le langage corporel

n'est plus ineffable, il sublime sa propre

poésie et travaille les différences et les libertés

individuelles.

M. B.

ALGERIE NEWS Mardi 20 novembre 2012

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