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«Sur les traces de cheikha

Tetma» de Mina Kassar

Ode à

l'insoumise !

Confection des listes

de candidatures

Pénurie

de militants,

pléthore

de clients

De nouveaux partis qui cherchent des têtes

de listes par voie de presse. D’autres qui

parachutent de vieux militants faute de

nouveaux. Des derniers qui n’arrivent pas à

éjecter de vieux ministres pour rajeunir

leurs listes. D’autres, enfin, qui cherchent

des femmes pour se distinguer dans un

monde «sans hommes»., sont les quatre cas

d’école à retenir de l’élaboration des listes

de candidatures. > Lire pages 2 et 3

Comme son personnage, le film est sans

concession, habité par une colère douce mais

pénétrante, d'un franc-parler enviable et

d'une puissance narrative qui complète et

sublime la beauté de cette artiste battante,

appelée Tetma ! > Page 22

24 heures à Chbaïta

Mokhtar

Une vie de...

camionneurs

Avant de démarrer et après les vérifications

d’usage du moteur, niveau d’huile et d’eau, il

jette un dernier coup d’œil sur les pneus et

vérifie même la roue de secours.…

> Pages 11 et 12

Leur mort non élucidée

Trois enfants

retrouvés pendus

à Tizi Ouzou

Au moment où la localité d'Aghribs dans la

daira d'Azeffoun n'arrive pas à se remettre de

la disparition tragique d'un enfant âgé de 11

ans, la wilaya vient d'enregistrer deux autres

cas similaires : deux enfants en bas âge

retrouvés pendus. > Page 9

Quotidien national - Mercredi 21 mars 2012 - N°1166 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406


2 > A L A U N E

LE LIEN

Salim H.

Le casse-tête

des listes

A moins d'une semaine de la

clôture du dépôt des dossiers

de candidatures comptant

pour les prochaines

législatives, les partis

politiques et candidats

indépendants s'attellent à

apporter les dernières

retouches à leurs listes. En

sus, de la difficulté de réunir

le «quota» de femmes requis

par liste de candidatures, les

partis en lice sont confrontés

au casse-tête des têtes de

listes. Certaines formations

sont même en bute à une

grogne interne, des dizaines

de cadres et militants

mécontents, menaçant de

déposer leurs démissions.

C'est le cas du plus vieux

parti de l'opposition, où le

rappel d'anciens cadres du

parti, disparus de la

circulation depuis des années

et qui subitement sont

«parachutés» comme têtes de

listes. Cela au moment où des

militants dévoués qui ont tout

donné aux partis sont

carrément mis à l'écart. Au

parti du FLN, la dissidence n'a

pas manqué de peser sur

l'opération de confection des

listes de candidatures.

Certains ministres et

membres du bureau politique,

se voyant exclus des listes de

candidatures seraient, à en

croire des sources sûres,

tentés par une aventure sous

la coupe des redresseurs, en

qualité de candidats

indépendants. Pour le

Rassemblement national

démocratique, l'heure est à

l'innovation, en faveur de

l'inscription des femmes en

tête de listes, dans au moins

quatre wilayas du pays. Idem

pour les formations islamistes

de l'«Allian- ce verte», qui aux

dernières informations,

seraient parvenues à

s'entendre sur la répartition

des têtes de listes en fonction

de l'implantation des trois

partis à travers le pays et de

leurs chances de figurer en

bonne place. Par ailleurs, la

magouille n'est pas à écarter

dans l'élaboration des listes

de candidatures, puisque

d'après certaines

indiscrétions, la loi de la

«chakara» a été érigée en

critère de candidature dans

certaines formations

nouvellement agréées. Ainsi,

des hommes d'affaires, des

commerçants et autres

notables auront l'opportunité

de figurer en tête de listes,

avec en contrepartie leur

contribution financière à la

campagne électorale. En

somme, à la guerre comme à

la guerre et comme la fin

justifie les moyens, chaque

formation politique tente à

tout prix de proposer des

candidats nouveaux, sachant

que les députés

autoproclamés et qui pour la

plupart comptent plusieurs

mandats, sont discrédités aux

yeux de la population.

Le RND a reconduit ses deux députés en tête de liste

Le FFS mise gros, le PT

choisit une femme à Tizi

Le RND a décidé de reconduire sur la liste de Tizi Ouzou son tandem de députés, Tayeb

Mokadem et Chabane, dit Azwaw, Belgacem, classés respectivement premier et deuxième.

Ce choix n'est aucunement une surprise.

Les deux noms sont les seuls à même de

garantir au parti d'Ahmed Ouyahia une

part honorable de sièges à la députation

dans la wilaya de Tizi Ouzou, après que

ceux ci aient prouvé, durant la mandature qui

s'achève, leur présence aux côtés des citoyens.

Il est à noter que le tête de liste de ce parti brigue

sa troisième mandature, alors que le

second en est à sa deuxième. Pour la liste FLN,

c'est l'ancien numéro deux qui remonte pour y

conduire la liste. Il s'agit du Mouhafed, Saïd

Lakhdari classé derrière l'ex-ministre de

l'Habitat et ancien wali de Tizi Ouzou,

Mohamed Nadir Hamimid en 2007. La candidature

en tête de liste de ce dernier, lors de la

dernière élection, a été très mal perçue par

tout le monde. Ce qui aurait amené

Belkhadem à revoir sa stratégie pour cette fois

ci. Louisa Hanoune, elle, a jeté son dévolu

pour la liste de Tizi Ouzou sur une femme

pour conduire les élections législatives. Il s'agit

de Mme Nadia Boudarene-Yefsah, directrice

de la résidence universitaire filles Didouche-

Mourad, ex-ILE. Elle est suivie en seconde

position par Mohamed Meziani qui briguera

pour la seconde fois consécutive. Arezki

Allileche, directeur d'école à Draâ-El-Mizan,

est positionné troisième sur la liste du PT,

suivi par une femme dont le nom n'est pas

dévoilé. Le Mouvement populaire algérien

de classement des

candidats sur la liste du

L'ordre

Front des forces socialistes

(FFS) dans la wilaya Béjaïa, n'a

pas été du goût de tous les militants

du parti de cette wilaya où le

FFS a été toujours majoritaire

depuis l'instauration du multipartisme

en 1989. Les mécontents

reprochent à la commission chargée

du recueil des candidatures

d'avoir choisi certains candidats

inconnus de la base militante du

vieux parti de l'opposition.

Certains de ces candidats d'après

un cadre local du parti, n'ont pas

de lien organique local avec le

FFS. Ce même cadre s'interroge

également sur les critères de sélection

suivis par la commission

Amine B./D. News

d'Amara Benyounès a jeté son dévolu sur un

transfuge du FFS pour conduire sa liste à Tizi

Ouzou. Il s'agit de l'ancien maire de la ville,

Chérif Aït-Ahmed, parent très proche du chef

du plus vieux parti de l'opposition.

Néanmoins, ce choix a suscité une vague de

mécontentement parmi les fidèles du MPA qui

se sont sympathisés avec le parti dès 2004, à la

création de l'UDR. L'ANR a sollicité le

concours d'un journaliste pour conduire sa

liste, un ancien délégué du mouvement des

Archs, détenu en 2002. Mustapha Mazouzi qui

s'est initialement lancé sur une liste d'indépendants

dénommée « Initiative citoyenne »,

est secondé, dans un ordre non précisé, par

Mme Boubrit ex-directrice du lycée El-

Khansa, actuellement à la retraite, et par un

autre journaliste, Aomar Moussi. Le parti

fondé par Rédha Malek parraine ainsi cette

liste faite d'une mosaïque de noms qui, pour

certains d'entre eux, ne sont pas méconnus de

la scène publique locale. Le Front de l'Algérie

nouvelle, FAN, récemment agréé, sera conduit

par un transfuge du FLN qui a brigué le mandat

controversé à l'APN entre 2002 et 2007. Il

s'agit de Rabah Lahoumane, pas très connu à

Tizi-Ouzou si ce n'est dans son village natal

d'Akerrou, dans la daïra d'Azeffoun. Mais ce

qui passionne le plus est la liste du Front des

forces socialistes qui présentera une liste

chargée à cet effet. L'absence du

premier fédéral sur la liste du

parti dans la wilaya de Béjaïa a

surpris plus d'un. Ce dernier

avait, pourtant, bel et bien déposé

son dossier de candidature, et

rempli tous les critères fixés par le

secrétariat national, dont le

diplôme universitaire, l'ancienneté

dans le parti et une longue

expérience militante. Il a réussi à

avoir la majorité des voix lors de

l'élection du dernier conseil fédéral.

Contacté par nos soins, un

cadre du parti qui s'exprimait

sous couvert de l'anonymat nous

a affirmé que les portes du

recours sont ouvertes à ceux qui

estiment que le classement fait

par la commission est injuste. Ce

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

conduite par des noms qui ne sont pas des

moindres sur la scène politique locale et nationale.

Si le fraichement ex- premier secrétaire

national du parti, Karim Tabou est convaincu

par sa direction d'y prendre part en seconde

place, la liste FFS de Tizi-Ouzou sera menée

par l'inamovible militant Rachid Halet, l'un

des plus anciens cadre du parti, ayant fait ses

jours dans la prison de Berouaghia, près de

Médéa, en 1980 en compagnie des 23 autres

détenus du printemps berbère. Le choix porté

sur cette ancienne tête pensante du MCB

(Mouvement culturel berbère) au temps de sa

forte gloire, est motivé notamment par son

charisme qui fait consensus au sein des militants

et sympathisants du parti, entre les pour

et les contres de la participation du FFS à ces

élections. L'auteur de la stratégie politique du

FFS étalée à la base militante du parti depuis sa

déclaration de participer aux législatives,

Moussa Tamadartaza, en l'occurrence, est

classé troisième sur la liste du plus vieux parti

de l'opposition, suivi par une femme candidate

dont le nom n'est toujours pas dévoilé.

Ali Laskri, lui, conduira la liste du parti à

Boumerdès alors que Arezki Darguini, enseignant

à l'université de Sétif, la conduira à

Bejaïa suivi de Chaffa Bouaïche, secrétaire

national à l'information.

M.A.T.

Fédération FFS de Béjaïa

La liste de candidatures divise les militants

même cadre ajoute que les élections

législatives prochaines ne

sont pas la dernière échéance

électorale à laquelle prend part le

FFS. «D'autres rendez-vous électoraux

attendent le parti, nous ne

pouvons pas répondre à toute la

demande», a-t-il dit. L'autre surprise

de cette liste est l'absence de

l'actuel président de l'APW de

Béjaïa, Hamid Ferhat parmi les

candidats. Néanmoins, d'après

notre source, ce dernier sera le

candidat du plus vieux parti de

l'opposition lors des sénatoriales

prochaines qui auront lieu juste

après les élections municipales du

mois de novembre. On peut ajouter

également à ces deux surprises,

le classement de l'homme de terrain

Khaled Tazaghart en 4e position,

qui ne reflète pas son poids

politique et qui a intégré le parti

depuis les années de l'université.

Depuis, il prenait part à toutes les

activités qu'organise le FFS à

Béjaïa, voire en Algérie. Pour rappel,

Khaled Tazaghrt a échappé au

lynchage lors des élections municipales

de 2002, dans la ville d'El

Kseur, où des partisans du

Mouvement des Aârch avaient

empêché par la force le parti de

tenir son meeting. Notons que la

commission chargée des candidatures

a reçu 80 dossiers des militants

du parti ainsi que des cadres

locaux voulant être portés sur la

liste du FFS.

Younès Saâdi


A L A U N E

3

Tête de liste, têtes dures, tête ailleurs

Pénurie de militants,

bousculade de clients

Premières révélations des élections du 10 mai prochain: il y a pénurie de militants, abondance de clients.

Quatre cas d’école : de

nouveaux partis qui

cherchent des têtes de

listes par voie de

presse. D’autres qui parachutent

de vieux militants faute de nouveaux.

Des derniers qui n’arrivent

pas à éjecter de vieux ministres

pour rajeunir leurs listes.

D’autres, enfin, qui cherchent des

femmes pour se distinguer dans

un monde «sans hommes».

Premières révélations des élections

du 10 mai prochain : il y a

pénurie de militants, abondance

de clients. On a longtemps discouru

sur la crise du «politique»

en Algérie et la dépolitisation de

la société. Dans le cas des émeutes

cycliques depuis une décennie, la

crise frôle la tragédie : l’Etat, à

force de «déboisement» et de

contrôle strict du politique et des

libertés civiles, a fini par ne plus

avoir d’interlocuteurs légitimes

pour désamorcer les tensions

locales et les protestations en boucle.

La trop floue «société civile»

est désormais un fantôme de

l’époque de Zeroual et l’Etat

recours, le plus souvent, aux autorités

religieuses et tribales pour

«dialoguer», faute d’autres légitimités.

La cause ? Pas besoin d’être

grand sociologue pour le conclure

: destruction massive des institutions

productrices de leaders et

déstructuration des mécanismes

des représentativités. Pour les

émeutes seulement ? Non, pour

tous le reste : gestion des mosquées,

des stades, des équipes de

foot, des syndicats, des universités

et aujourd’hui… des élections.

La crise est résumable en une

phrase : «pénurie de militants». A

quelques mois d’élections lourdes

de sens international et d’attente

de légitimation vis-à-vis de la

communauté internationale,

l’évidence est là : les vieux partis

de soutien peinent à trouver des

figures jeunes pour «prouver»

leur politique de changement, les

partis opposants à trouver des

figures nouvelles et les nouveaux

partis à trouver des militants, tout

simplement. La clientélisation

excessive de la société a détruit les

mécanismes de promotion de

figures consensuelles et représentatives.

C’est la facture des années

1990 et des politiques de l’état

d’urgence des deux dernières

décennies. La rareté du militant

est donc la découverte «sinistre»

de cette année post-Printemps

arabe : on peut mobiliser des

observateurs étrangers, «travailler»

l’abstention, garantir la propreté

et la crédibilité, il manque

aujourd’hui autant de bons candidats

que d’électeurs convaincus.

Le syndrome frappe autant les

vieux partis de soutien qui attirent

trop de clients qui piègent

l’image de marque du FLN, RND

entre autres, que les partis opposants

dévitalisés et désertés par la

revendication sociale et politique

après des années d’abstention et

de liberté sous-surveillance. C’est

l’équation qui impose, dans le

reste du monde arabe, la scène

paradoxale d’un islamisme en

conquête dans des sociétés souspolitisées

paradoxalement au

point de n’être mobilisables que

par la corruption ou le populisme.

La question est sans

réponse : comment rajeunir le

«politique» dans une société qui a

été dépolitisée et avec des jeunes

qui refusent de faire la «politique»

comme on le leur a appris depuis

trente ans ?

K. Derraz

Choix des candidats

Surprise au RND et changement

de méthode au FLN

Le début officiel de la campagne pour

les élections législatives est fixé pour

le 15 avril. D'ici-là, les états-majors

des formations politiques engagées dans le

scrutin devront «ficeler» leurs listes. Un

exercice qui est loin d'être de tout repos.

Pour ce qui est des «nouveautés» 2012,

c'est au FLN que revient le prix de l'innovation.

Le parti majoritaire de l'actuelle APN,

a décidé de ne pas présenter de ministres

ou de membres du Comité central aux prochaines

législatives du 10 mai. Une décision

qui vient rompre avec une tradition marquée

par des «parachutages» dorées et autre

méthode peu «orthodoxe» comme la

«Chkara». Lors de son dernier point de

presse, le secrétaire général du parti,

Abdelaziz Belkhadem, avait déclaré qu'il ne

savait pas ce que c'est (Chkara ndlr). Une

décision, si l'on croit certaines sources

généralement bien informées, qui serait

motivée par le souci de préserver le parti

d'autres dissidences internes. La «manière»

avec laquelle furent désignée les listes en

2007 avait provoqué un grand malaise au

sein de la base militante, qui s'est sentie

exclue au profit «d'opportunistes».

Le FLN devrait finaliser les listes à présenter

aujourd'hui-même. Les instances en

charge ont reçu plus de 3 400 dossiers de

candidature. La sélection se fera après

étude de ces dossiers. Du côté du RND,

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

autre parti de l'ex-Alliance présidentielle, il

semblerait que l'on se dirige vers une

«mini-révolution». Le parti de l'actuel

Premier ministre, marquerait les esprits et

sa singularité en désignant au moins trois

candidates en tête de liste dans trois grandes

villes du pays, selon les informations

dont nous disposons. «Le RND a défendu,

contrairement aux autres formations politiques,

le quota de 30% de femmes au sein

des institutions élues. La désignation de

femmes en tête des listes électorales s'inscrit

dans la continuité de sa politique

interne», nous confie-t-on. En décembre

2011, Seddik Chihab, vice-président de

l'APN et membre du bureau national du

RND déclarait à propos du quota des femmes

revu à la baisse sur proposition du

FLN, son parti «a défendu bec et ongles le

principe du quota de 30%. Le FLN a voulu

peser de son poids compte tenu de sa position

majoritaire, et en son sein, il y avait

beaucoup d'hommes qui se voyaient menacer

par les femmes». Révélant qu'Ouyahia

avait «défendu le quota des 30% jusqu'à la

dernière minute». Une position politique

qui devrait se traduire sur les listes du parti.

Du côté des partis islamistes, les ténors de

l'Alliance de l'Algérie Verte ont annoncé

avant-hier que plus de 80% des listes sont

finalisés.

Y. C.


4 > A C T U

Observateurs européens

Pas de facilités

exceptionnelles

Le secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale à l'étranger

a affirmé, hier sur les ondes de la Radio Chaine III, que la mission

européenne d'observation des prochaines élections législatives ne

bénéficiera pas de facilités exceptionnelles.

APOLITIQUE

Campagne pour

le boycott

Jamais une élection n'a suscité

autant de consensus et d'unanimité

entre les différents

acteurs politiques sur la nécessité

d'une participation populaire

massive. Depuis l'adoption des

différentes lois nées du processus

de réforme engagées l'an dernier,

les appels à un raz-de-marée électoral

le 10 mai prochain ne cessent

de claironner en tous lieux et

en tout temps sur l'étendue de ce

vaste pays. Pouvoirs publics et

classe politique n'ont pas ménagé

leurs efforts pour appeler les

Algériens à faire du prochain

scrutin un nouveau rendez-vous

avec l'histoire. Tous les moyens

ont été réunis pour mieux faire

passer le message. Médias, publics

et privés, écrits et audiovisuels,

meetings et rassemblements, les

SMS de l'intérieur, les appels

répétés du président de la

République, des différents ministres

et personnalités politiques,

sportives et religieuses, tous les

espaces sont exploités, mosquées,

universités… et jusqu'à l'ambassadeur

US qui s'est mis de la partie

pour appeler les Algériens à

aller exprimer leur avis en masse.

Mais aussi, et surtout, les différentes

mesures d'apaisement et de

facilitations des procédures administratives

en tous genres prises

LE CHIFFRE

ces derniers temps. Cependant,

force est de constater que dans la

pratique, tout plaide pour le

contraire et tend à exaspérer le

citoyen et à l'inciter à l'abstention.

La production industrielle de

sigles labellisés ministère de

l'Intérieur, faisant office de partis

politiques, le recyclage d'anciennes

figures usées, les accusations

de népotisme, de corruption, de

trafic d'influence, de vente aux

enchères de places sur les listes

électorales servies au quotidien

dans la presse et sur les plateaux

de télévision à chaque émission, la

course acharnée et le nomadisme

politique auquel s'adonnent certains

individus sans scrupules qui

étalent au grand jour leurs motivations,

pas toujours saines et

innocentes, les vagues de mécontentement

que suscite la publication

des listes… toutes ces pratiques

que le citoyen voit et côtoie

au quotidien, risquent de le rendre

frileux et répulsif envers cette

meute qui se dispute sa voix…

Les pouvoirs publics, en premier

lieu, soucieux de réussir leur

scrutin, et la classe politique, en

second, soucieuse, elle, d'assurer

sa survie sont-ils conscients de

l'œuvre qu'ils sont en train d'accomplir

?

Samy B.

49

Au terme de l’opération d’octroi des agréments aux

nouvelles formations politiques, le nombre de partis

atteindra au 14 avril, veille du début de la campgane

officielle les 48. Un chiffre qui pourait changer après

l’annonce des résultats. Sait-on jamais !

LES GENS

Alger et Bruxelles ont,

dans ce cadre, signé

hier un mémorandum

sur cette mission d'observation,

la première du genre

pour l'Union européenne en

Algérie. « Le mémorandum

concilie deux principes : Le premier

est le respect de la souveraineté

nationale et donc, à travers

cela, le respect de la législation

nationale. Ensuite, il y a le libre

accès à l'information et la liberté

de circulation des observateurs »,

déclare Halim Benatallah.

Par ailleurs, selon ce dernier

les ONG américaines, Fondation

Carter et National Democratic

Institute (NDI, proches du parti

démocrate) ont également

confirmé leur présence en Algérie

pour superviser le scrutin. « Nous

sommes en phase de préparation.

Aujourd'hui, nous avons un plancher

de 500 observateurs. Au fur

et à mesure que les ONG américaines

vont déterminer le nombre

de leurs observateurs, on pourra

arriver à 600. Ce qui est déjà de

bon augure et un franc succès

dans la mesure où l'appel du président

de la République a été compris

à l'étranger », a-t-il soutenu.

A propos du refus par les autorités

canadiennes d'autoriser le déroulement

de la campagne électorale

sur leur territoire, M. Benattalah a

reconnu l'existence d'une « ambiguïté

constructive » concernant la

difficulté qu'a la communauté

algérienne au Canada sur le vote.

« Les autorités canadiennes ont

compris le souhait d'accorder le

droit à notre communauté de

voter le jour des législatives dans

les locaux diplomatiques et

consulaires. Par respect à la souveraineté

canadienne, il n'y aura pas

de campagne sur le territoire de ce

pays », a-t-il affirmé.

Mohamed B.

El Hachemi Sahnouni

L'ex-membre

fondateur du parti

dissous, El

Hachemi

Sahnouni, est sorti

de son mutisme à

l'occasion des

élections

législatives du 10

mai prochain.

Invité par nos

confrères d'El

Bilad, le cheikh

s'en est d'abord

pris à ses anciens

camarades, Abassi

et Belhadj,

considérant leurs

appels au boycott

comme «non

avenu». Il s'en est

pris ensuite aux

partis démocrates

qu'il accuse de

«faillite politique,

construisant leurs

stratégies

électorales sur un

discours antiislamiste».

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


Code des marchés publics

Des experts recommandent

l’assouplissement

des procédures

Les dernières modifications apportées au code des marchés publics sont

intervenues pour clarifier et préciser certaines de ses dispositions, assouplir les

procédures et enrichir la réglementation, ont affirmé hier à Alger des experts.

Selon M. Nacerredine Lezzar, qui

s'exprimait à l'occasion d'une

journée d'information sur la nouvelle

réglementation des marchés

publics, organisée par la Chambre algérienne

de commerce et d'industrie, s'il y a

multiplication de procédures, c'est par ce

que "la matière est diverse et complexe".

"Ce code va s'appliquer indistinctement

aux contrats de travaux, de prestation,

d'études, d'import ou d'export. Un texte

Le prestigieux Think tank

américain Brookings institution

considère, dans une

analyse consacrée à la question

du Sahara occidental que le

Maroc devrait faire preuve de

''sagesse'' et de poursuivre le

processus démocratique en

acceptant le droit à l'autodétermination

du peuple sahraoui.

S'interrogeant si le Sahara occidental

connaîtra, un jour, son

''Printemps arabe'', ce Think

tank de la capitale fédérale américaine

souligne que si le Maroc

est admiré par les touristes occidentaux,

''ces derniers ne

connaissent que peu de choses

sur les rapports de ce pays avec

le peuple sahraoui, rapports

assimilés à une sombre et suppurante

plaie''.

Dans une rétrospective pour

expliquer le bien-fondé des

revendications du Front

de cette envergure ne peut pas ne pas être

ambigüe", a-t-il dit pour justifier les

amendements apportés, à chaque fois, à

ce texte réglementaire. Le code des marchés

publics mis en place en octobre 2010

par le décret présidentiel n° 10-236, a

connu une évolution en 2012, la troisième

en 15 mois, avec la publication au Journal

officiel en janvier dernier du décret présidentiel

n°12-23 modifiant et complétant

le décret de 2010 portant réglementation

Sahara occidental

Brookings appelle le Maroc à faire

preuve de «sagesse»

> Strobe Talbott,

president de

Brookings Institution.

Polisario, Brookings institution

tient à préciser qu'avant sa colonisation

par les Espagnols en

1884, ''le Sahara occidental

n'avait jamais connu l'autorité

d'un souverain au-dessus de

celle de la tribu''. En rappelant

la résistance armée lancée par

les Sahraouis au début des

années 1970, suite à la répression

perpétrée par les troupes

espagnoles, le Think tank américain

souligne que ne voulant

pas se laisser entraîner dans une

guerre, l'Espagne a annoncé un

référendum pour l'autodétermination

du peuple sahraoui

qui devait se tenir en 1976 et

coïncider avec son retrait.

Cependant, soutient Brookings,

des marchés publics. Cet avocat d'affaires

a plaidé pour la spécificité des textes

réglementaires suivant leur secteur d'application,

préconisant de passer à "une

législation sectorielle" et à "une spécialisation

de plus en plus accrue". ll a relevé la

possibilité d'une nouvelle révision du

code des marchés publics pour l'adapter

aux nouvelles exigences liées à son application.

R. A.

l'Espagne a violé cet accord

conclu avec les Sahraouis en

signant les accords de Madrid

de 1975 prévoyant le transfert

de l'administration du Sahara

occidental au Maroc et à la

Mauritanie (qui s'était retirée

du Sahara occidental en 1979),

en échange de droits de pêche le

long de la côte.

Durant plusieurs années, le

Maroc ''a encouragé les colons

marocains d'occuper les terres

du Sahara occidental, en les y

attirant avec des salaires double,

les exonérations fiscales et le

logement subventionné''.

Grâce à ces avantages accordés,

indique Brookings, ''les

colons marocains représentent

actuellement plus de la moitié

de la population au Sahara occidental

où le taux de chômage

est des plus élevés'' chez la

population autochtone.

> A C T U

Communiqué

5

Importations algériennes

Baisse de plus de 6%

Les importations de l'Algérie ont atteint 6,7

milliards de dollars durant les deux

premiers mois de l'année 2012, contre 7,15

mds usd durant le même période de 2011,

soit une baisse de 6,4%. Cette baisse est

due, selon les explications des Douanes,

essentiellement à la chute des importations

des biens d'équipements industriels et

agricoles avec respectivement -28,36% et -

41,79%. Les importations des biens

d'équipements industriels, qui représentent

plus de 30% des importations global, ont

totalisé 2,01 mds usd durant janvier et

février derniers contre 2,81 mds usd à la

même période de l'année écoulée,

enregistrant ainsi une baisse de

28,36%.Quant aux biens d'équipements

agricoles, ils sont passés de 67 millions usd

à 39 millions usd, en baisse de 41,79%,

selon les chiffres provisoires du Centre

national de l'informatique et des

statistiques des Douanes. Par ailleurs, le

Cnis relève une hausse des exportations

algériennes de 16,7% durant la période de

référence passant ainsi de 11,24 mds usd à

13,13 mds usd.

Sommet arabe

de Baghdad

Début aujourd’hui

des réunions

préparatoires

La réunion du conseil économique et social

de la Ligue arabe se tiend aujourd’hui au

siège de la Ligue en présence des hauts

responsables et des experts pour préparer

l'ordre du jour à soumettre au sommet

arabe prévu le 29 mars à Baghdad. Selon

le secrétaire général adjoint de la Ligue

arabe aux affaires économiques, M.

Mohamed Ibrahim Touijri, le conseil

économique et social est chargé de

préparer le dossier économique et social

devant être soumis au sommet de

Baghdad. Ce dossier porte sur plusieurs

stratégies dont "la stratégie touristique

arabe et les mécanismes de sa mise en

oeuvre", "la stratégie de la sécurité

hydrique dans le monde arabe et les défis

du développement durable" et "la

stratégie arabe de lutte contre les

catastrophes". Touijri a ajouté que le

dossier économique porte sur la

préparation de la conférence arabe sur les

objectifs du millénaire pour le

développement prévue cette année et la

déclaration de la quatriéme conférence

arabe de haut niveau sur les droits de

l'Enfant tenue en 2010 au Maroc.La

réunion devrait par ailleurs procéder à

l'évaluation de la mise en œuvre des

décisions des sommets socio-économiques

de la Ligue arabe tenus à Koweït (2009) et

à Charm Al-Cheikh (2011) et la préparation

du sommet arabe pour le développement

prévu à Riyad l'année prochaine.

La Direction nationale du Parti

socialiste des travailleurs (PST),

conformément à l’article 27 des

status du parti, a procédé à l’élection

de M. Mahloud Rechidi, membre de

la direction national et responsable

des relations publiques au

secrétariat national, en qualité de

secrétaire général du parti jusqu’à la

tenue du congrès national du parti

courant 2012, et ce, suite au retrait

de M. Salhi Chawki du poste de

secrétaire général, le 18 Mars 2012.

PST

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


6 > A C T U

Foire

internationale

du Caire

Une dizaine

d'entreprises

algériennes

présentes

Une dizaine d'entreprises

algériennes prennent

part à la 45e édition de la foire

internationale du Caire qui a

ouvert ses portes dimanche

dernier. Le ministre égyptien de

l'Industrie et du Commerce

extérieur, Mahmoud Aïssa, qui a

inauguré la foire, a visité le

stand algérien et salué la

participation algérienne à cette

manifestation économique, à

laquelle prennent part 16 pays

arabes et étrangers.Par rapport

aux années précédentes, la

participation de l'Algérie à cette

manifestation est meilleure,

tant pour la qualité que pour le

nombre des participants. Les

entreprises algériennes

présentes à cette foire relèvent

notamment du secteur privé

(agroalimentaire, parfums et

cosmétiques, produits

d'emballages et autres).

La Foire internationale du Caire

enregistre une plus grande

participation des entreprises

locales et étrangères

comparativement à l'année

dernière. Cette manifestation

constitue le plus important

évènement économique qui se

tient en Egypte après les

évènements du 25 janvier 2011.

LES GENS

Benmeradi

Mohamed

Le ministre de l’Industrie, de la

PME et de la Promotion de

l’investissement a appelé hier à

Alger toutes les compétences

algériennes, partout à travers le

monde, à contribuer au

développement de l’économie

nationale. "Je saisis cette

opportunité pour lancer un

appel à toutes les algériennes

et à tous les Algériens pour

apporter leurs compétences et

contribuer au développement

de notre pays", a-t-il indiqué

dans une allocution prononcée

au Forum de partenariat

avec la diaspora algérienne aux

Etats-Unis.

Le ministre s’est dit convaincu

que ce forum, premier du genre,

constituera "le point de départ

d’une collaboration étroite entre

l’Algérie et ses enfants installés

à l’étranger dont la population

avoisine les 7 millions de

personnes, parmi lesquelles 1,5

million disposent d’un niveau

universitaire". "A travers votre

réussite et vos références, vous

êtes la fierté de l’Algérie et

aussi de son école qui vous a

dispensée la formation de base,

et dans biens

des cas la formation

universitaire", a-t-il souligné.

Accès aux postes de hauts fonctionnaires des finances

Djoudi met en place

un nouveau système

Le ministère des Finances compte instaurer un nouveau mécanisme de sélection de ses

hauts fonctionnaires, basé sur la compétition entre plusieurs candidats et rompre ainsi

avec "l'actuelle pratique de la candidature unique", a-t-on annoncé hier à Ben Aknoun.

La nouvelle procédure de sélection se fera

ainsi en recourant à des "mécanismes

adéquats et transparents" et privilégiera

"l'appel à candidature interne, par voie

d'Intranet et d'affichage dans les locaux, ou par

l'appel à candidature externe par voie

d'Internet et de publicité, par le biais de la

presse", selon une source du ministère qui a

requis l'anonymat.

La source n'a cependant pas précisé la date

d'entrée en vigueur de la nouvelle procédure.

La Direction des ressources humaines, après

avis du responsable de la structure concernée,

et en fonction de la taille des effectifs cadres de

cette structure ou de la spécificité du poste à

pourvoir, recueillera les candidatures qu'elle

soumettra à l'examen et au classement selon

"des critères préétablis", selon la même source.

Les candidats seront présentés à l'évaluation

d'un panel composé de responsables du ministère,

mis en place à cet effet. Les dossiers des

candidats retenus, accompagnés des fiches de

synthèse contenant l'évaluation opérée, sont

enfin soumis à l'appréciation et accord du

ministre des Finances lui même. Cette démarche

s'inscrit dans le cadre de la "normalisation"

du processus de nomination aux fonctions

supérieurs de l'Etat et devrait se substituer à

l'actuelle pratique qui présente, estime la

même source, "l'inconvénient majeure de rendre

l'évaluation des potentiels opérée insuffisante".

Basée sur le principe de la "mise en

compétition" des postes supérieurs au ministère,

aussi bien au niveau central qu'au niveau

des services extérieurs, cette réforme s'attachera

à "promouvoir l'éthique dans le secteur

et à instaurer une certaine transparence" dans

l'accès à ces postes, indique-t-on.La DRH, en

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

collaboration avec l'ensemble des structures du

ministère se chargera, dans un premier temps,

de la constitution d'un "vivier" des futurs

cadres "sur la base de candidatures parvenues

et des évaluations opérées par le panel d'examen

et d'évaluation mis en place. Avec la mise

en place escomptée du "fichier ministériel de

compétences", qui permettra, avance la même

source, d'approfondir la connaissance du personnel

d'encadrement du secteur, la nouvelle

procédure facilitera, à terme, l'émergence d'un

système de "gestion prévisionnelle des emplois

et des compétences". L'instauration d'un "plan

de relève" pour "les postes clés ou à risque" est

l'autre réalisation attendue de la mise en oeuvre

du nouveau mécanisme de sélection des

hauts cadres du ministère des Finances, a-t-on

ajouté.

B. Mohamed

Problèmes de visas en Europe

Benatallah évoque un vent de xénophobie

La campagne électorale des présidentielles

en France est marquée, ces derniers mois,

par de nombreux dérapages qui visent les

musulmans. Des dérapages que M. Halim

Benatallah, secrétaire d'Etat chargé de la communauté

algérienne à l'étranger, assimile à un

vent de xénophobie qui souffle sur l'Europe.

Avec la France, le problème concerne la décision

des autorités françaises d'obliger les

Algériens à justifier, par un document de

voyage, leur retour au pays après un séjour en

France (un cachet est apposé sur le passeport

après convocation aux consulats). « Nous avons

publié un communiqué de deux lignes mettant

en relief deux aspects. Le premier est l'intégrité

Droit de réponse

Cher Monsieur,

En réponse à votre article sur la Fondation

Friedrich Ebert en Algérie, publié sur Algérie

News samedi, le 25 février 2012, je vous

informe que la Fondation Friedrich Ebert (FES)

a fermé son bureau en Algérie temporairement,

pour deux mois seulement, et ce

exclusivement pour des raisons internes.

du passeport algérien, le second est la dignité

du citoyen algérien. En retour, nous avons eu 34

lignes de justifications portant sur la discrimination.

Nos partenaires sont allés sur un autre

terrain qui n'était pas le nôtre. La question reste

en l'état. Nous allons poursuivre les discussions

à ce sujet », a précisé M. Benatallah. Selon le

secrétaire d'Etat, les services consulaires s'attribuent

des prérogatives policières. Benatallah a

également annoncé l'existence de négociations,

temporairement suspendues, avec l'Espagne et

l'Italie sur l'allègement des procédures d'obtention

de visas pour les Algériens. Les décisions

qui seront prises par Madrid et Rome seront

toutefois tributaires de l'aval de Bruxelles. Alger

Les employés de la FES Algérie n’ont pas été

libérés, mais sont en congé jusqu’au 22 avril

2012 et vont reprendre leur travail au moment

de la réouverture de la FES, fin avril 2012. C’est

vrai qu’une prolongation de mon visa actuel,

qui expire aujourd’hui, n’était pas possible.

En attendant un réglement définitif pour mon

installation permanente en Algérie (sujet d’une

communication continue entre les institutions

a également fait des propositions similaires à la

Belgique et au Royaume-Uni. « Nous avons

reçu un signal positif. Benatallah a également

évoqué le cas de non-renouvellement des permis

de séjour pour les Algériens résidant aux

Émirats arabes unis. « Nous avons été alertés

par un certain nombre de nos concitoyens qui

séjournent depuis longtemps aux Émirats du

fait de non-renouvellement de leurs cartes de

séjour. Nous avons demandé à l'ambassadeur

de fournir des éclaircissements à ce sujet et de

régler ces cas dans le cadre de la bonne atmosphère

qui règne entre les deux pays », a-t-il souligné.

R. A.

concernées), le bureau de la FES en Algérie

sera géré par Tunis. Mes bagages n’ont été, à

aucun moment, bloqués par les autorités

algériennes. Merci de bien vouloir publier cette

rectification dans les meilleurs délais.

Anna Maria Kellner

Fondation Friedrich Ebert

Représentante résidente en Algérie.


C A P I T A L

7

Consommation du médicament générique

Les Algériens toujours réticents

Plusieurs pharmaciens se plaignent, ces derniers temps, du mécontentement des citoyens concernant le

médicament générique.

Certains affirment qu’ils

ont du mal à convaincre

les clients à acheter le

générique. D’autres

indiquent que la majorité des

citoyens repartent bredouilles,

espérant trouver les médicaments

originaux, de l’importation, chez

d’autres pharmaciens. Cette situation

est de plus en plus fréquente

surtout depuis que le gouvernement

a interdit l’importation des

médicaments produits localement.

Pourtant, les chiffres disent

le contraire. En trois ans seulement,

la consommation de médicaments

génériques en Algérie

touche déjà plus de 30% des

patients traités, «une tendance qui

devrait s’accentuer» du fait de

l’importance des investissements

en cours dans ce secteur. Cette

tendance devrait se développer, en

outre, grâce à la veille sectorielle

«conséquente» de la part de la

tutelle qui interdit successivement

l’importation de listes de médicaments

au fur et à mesure que leurs

équivalents génériques sont produits

en Algérie. Un médicament

moins cher, un médicament sûr et

efficace… La promotion de la production

locale du médicament

repose justement sur le développement

de l’industrie du générique.

Les «bonnes pratiques de fabrication»

coûtent néanmoins «cher»

aux laboratoires. Et il n’est pas évident

de s’assurer, au moins dans le

court terme, d’un rapport qualitéprix

motivant pour développer

cette filière en Algérie.

Le marché du médicament en

2011 par les chiffres, selon les statistiques

obtenues auprès du

ministère de la Santé, de la

Population et de la Réforme hospitalière,

la part du marché des

médicaments fabriqués localement

a atteint un peu plus de 660

millions d’euros en 2011 dont

84,4% des génériques d’une valeur

de 552 millions d’euros et près de

110 millions d’euros de princeps.

La nomenclature nationale des

médicaments compte 5 684 médicaments

pour 1 027 DCI (dénomination

commune internationale)

dont 71% sont des génériques.

Les fabricants locaux produisent

1 489 médicaments, soit

26%. On conditionne aussi 651

médicaments, soit 11,5%. Le

nombre d’unités de production

agréées au 31 décembre 2011 était

de 107 dans la fabrication et de 18

dans le conditionnement. Les

médicaments importés en 2011

sont au nombre de 3 544 d’une

valeur totale de près d’un milliard

d’euros (987,3 millions d’euros)

dont 811 millions d’euros pour

des princeps et 176 millions d’euros

pour des génériques. L’Etat

projette, d’ici à 2014, de couvrir au

moins 70% des besoins nationaux

par la production locale. En 2011,

la part de la production locale

dans le marché du médicament a

atteint 43% dont 31,8% de médicaments

génériques fabriqués, 5%

de médicaments génériques

conditionnés et 6,3% de princeps

fabriqués ou conditionnés.

Comparativement à 2010, la fabrication

locale a augmenté de 70%,

soit une production supplémentaire

d’une valeur de près de 300

millions d’euros. De même que la

facture globale du médicament a

augmenté de 18,6% par rapport à

2010, soit de 327 millions d’euros.

Fatiha Amalou-Aïd

Accompagnement des promoteurs de PME

L’ANPT se lance dans la

création des incubateurs

nationale pour la

promotion et le développement

des parcs de tech-

L’Agence

nologies se lance dans la création

des incubateurs chargés de l’accompagnement

des promoteurs de

petites et moyennes entreprises

(PME).

Ces incubateurs constitueront

un espace d’accueil et d’accompagnement

des promoteurs de PME

ayant moins de cinq années d’existence,

des diplômés d’universités et

innovateurs dans le domaine des

technologies de l’information et de

la communication.

Inscrite dans le cadre de la mise

en œuvre de la stratégie électronique

soutenue par le ministère des

Postes et Technologies de l’information

et de la Communication,

cette nouvelle structure s’assigne

comme objectifs l’encouragement

des recherches à même de permettre

aux innovateurs dans le

domaine des NTIC de mettre en

application leurs projets et conceptions

créatrices d’emplois.

Créée en 2010 à Sidi Abdallah

(Alger), l’ANPT regroupe 58 promoteurs

de projets innovateurs en

TIC, en plus d’une quinzaine de

petites entreprises de moins de 5

ans d’âge. L’ ANPT est l’instrument

de l’Etat en matière de

conception et de mise en œuvre

d’une politique nationale de développement

des parcs technologiques

.De ce fait, l’ANPT est chargée

d’élaborer et de proposer les éléments

d'une stratégie nationale en

matière de promotion et de développement

des parcs technologiques

; de concevoir et de mettre en

place les parcs technologiques destinés

au renforcement des capacités

nationales en vue d'assurer le

développement des technologies

de l'information et de la communication

et contribuer au développement

économique et social ; de

réaliser ou de faire réaliser les

infrastructures des parcs technologiques.

Son objectif étant également

de mettre en synergie les institutions

nationales de formation

supérieure et de recherche, de

développement industriel ainsi que

les institutions utilisatrices des

technologies de l'information et de

la communication pour des programmes

de développement des

parcs technologiques et d'assurer,

en liaison avec les institutions

concernées, la mise en œuvre, le

suivi et l'évaluation des engagements

découlant des obligations de

l'Etat en matière d'accords régionaux

et internationaux dans le

cadre des activités des parcs technologiques.

F.A.A.

BOOM

Total a signé un accord avec le groupe China Petrochemical Corp

(Sinopec) pour l'exploration et la production de gaz de schiste en

Chine. Total poursuit également des négociations pour pouvoir

commercialiser, en Chine, du pétrole et des produits dérivés du

pétrole issus d'une raffinerie du sud du pays mais «les modalités

de cet accord restent encore à finaliser». La Chine, qui ne produit

aujourd'hui quasiment pas de gaz de schiste, espère parvenir à 60

ou 100 milliards de mètres cubes de gaz par an d'ici à 2020. Pour

atteindre cet objectif, qu'il juge ambitieux, Total estime que les

autorités chinoises devront «rapidement» donner les autorisations

nécessaires.

CRASH

Rusal, le numéro un mondial de l'aluminium, a annoncé lundi une

baisse de 92% de son bénéfice net annuel, conséquence d'une

lourde dépréciation de sa participation dans le groupe minier

Norilsk Nickel, en pleine bataille d'influence entre oligarques sur sa

stratégie financière. Le groupe russe a expliqué s'attendre à voir les

cours de l'aluminium rester sous pression à court terme après la

chute de la fin 2011, en raison de la volatilité des marchés mondiaux

et d'un excès de stocks. Et ceci même si la demande s'annonce

solide en 2012, soutenue par les perspectives de croissance dans

les pays en développement.

CHIFFRE

1,7 million

Près d’un million et 700 mille touristes algériens préfèrent passer

leurs vacances à l’étranger en dépit des différentes potentialités

touristiques que recèle le pays.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


En l’espace de 48 heures

Trois enfants retrouvés

pendus à Tizi Ouzou

Deux autres découvertes macabres

viennent d'ébranler une autre localité,

Tizi Rached, 20 kilomètres à l'est

du chef-lieu de la wilaya. Deux

enfants ont été retrouvés pendus hier aprèsmidi

dans deux endroits différents de la commune,

a-t-on appris de sources locales. Le premier,

âgé de 12 ans, a été découvert pendu à

l'intérieur d'une maison inhabitée au village

Ikharbane alors que le second, âgé de 11 ans,

du village Ivahlal s'est pendu dans sa chambre

à l'aide d'une ceinture.

Les corps des deux chérubins ont été transférés

à la morgue pour les besoins d'autopsie

afin de déterminer les circonstances exactes de

la mort. Les services de sécurité, de leur côté,

ont ouvert une enquête. Avant-hier, c'est T.

Mohamed, en 5 e année primaire, qui aurait

mis fin à ses jours par pendaison selon notre

source, cet enfant devait subir les examens de

passage au collège à la fin de cette année scolaire.

Mais serait-ce la seule explication ? Selon le

récit rapporté par plusieurs sources, le petit

Mohamed avait raccompagné sa mère, comme

de coutume à la maison. En cours de route, il

lui demande de faire un tour au stade de village

avant de rentrer à la maison. Après une

longue attente, les parents sont partis à sa

recherche.

Vers 20 heures, il a été retrouvé pendu à un

olivier à l'aide d'une cordelette. Cela s'est passé

à 200 mètres de chez lui. L'annonce de cette

mauvaise nouvelle a jeté de l'émoi et surtout

suscité des interrogations au sein du village.

Que se passe-t-il pour que des écoliers se donnent

avec une manière déconcertante la mort ?

De l'inquiétude, de l'émoi mais surtout des

interrogations.

Certes le phénomène du suicide est courant

dans la wilaya, mais il touche surtout les

adultes de la gent masculine. Arrivé à ce stade,

c'est la cote d'alerte. C'est toute la société qui

est interpellée, les pouvoirs publics et les spécialistes

en la matière devront se pencher sur

cette question. Car il est difficile de déduire

facilement des conclusions, selon lesquelles

ces écoliers ont des tendances suicidaires. En

2011, pas moins de quarante-sept personnes

se sont suicidées par pendaison sur le territoire

de la wilaya de Tizi Ouzou.

Le nombre d'hommes qui se sont donné la

mort au cours de l'année dernière est élevé par

rapport à celui des femmes. Les chiffres indiquent

qu'ils sont trente-neuf hommes à avoir

mis un terme à leur vie contre huit femmes.

Malgré les efforts fournis par les autorités et

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

> P R O X I M I T E

Au moment où la localité d'Aghribs dans la daira d'Azeffoun n'arrive pas à se remettre de

la disparition tragique d'un enfant âgé de 11 ans, la wilaya vient d'enregistrer deux autres

cas similaires : deux enfants en bas âge retrouvés pendus.

Sit-in devant le siège de la wilaya

Les demandeurs de logements

maintiennent la pression

Après la première action opérée dans

la daïra de Draâ Ben Khedda, une

dizaine de demandeurs de logements

sociaux, dans la majorité des jeunes,

ont organisé hier matin un sit-in devant la

wilaya. Ils réclament des garanties sur les

attributions de logements sociaux et une

audience avec le premier responsable de la

wilaya, après que les démarches auprès de

la daïra ont échoué. Le désaccord sur le

nombre de personnes devant composer la

délégation a soulevé l'ire des protestataires

qui se sont assis à même le sol en signe de

protestation.

Afin qu'il n'y aura pas d'entourloupettes,

les citoyens ont exigé de l'administration

de procéder à la délivrance de réservations

de décisions pour les projets de l'habitat

programmés au niveau de la daïra de

Draâ Ben Khedda. Sur les 150 logements

sociaux achevés, il y a des années, douze

ont été squattés par les citoyens. En 2007, la

les services concernés, ces derniers ne sont pas

parvenus à endiguer ce phénomène, qui touchait

jusque-là les adultes.

Comparativement à l'année 2010, le nombre

de suicides enregistrés dans la wilaya a

baissé de manière sensible. En 2010, les services

de la Protection civile ont recen

soixante-quatre suicidés dont dix femmes. Ces

chiffres n'incluent pas bien sûr les tentatives

de suicide ainsi que les suicides non répertoriés

pour une raison ou une autre.

Massinissa Boudaoud

commission de la daïra a reçu pas moins de

6 000 demandes, dont 1 200 ont été sélectionnés

comme étant des «nécessiteux».

Cependant, les citoyens ne croient plus ni

aux promesses ni aux arguments des autorités

locales de Draâ Ben Khedda au vu des

expériences antérieures. Car, «la distribution

de logements ou de lots de terrain par

le passé profitent toujours aux mêmes personnes»,

s'indignent-ils, notant qu'une

véritable mafia du foncier et de logement

BALDATI

9

Batna

13 nouveaux

lycées

Treize nouveaux lycées totalisant

11.000 places pédagogiques

seront opérationnels à la rentrée

scolaire de septembre prochain

dans la wilaya de Batna, a indiqué

le directeur de l'Education. Ces

nouveaux lycées qui porteront à

75 le nombre d’établissements du

palier secondaire, prévus pour la

plupart en zones rurales

éloignées, disposeront tous de

cantines offrant un total 2.600

repas/jour aux élèves inscrits en

régime interne et en demipension,

a-t-il précisé à l'APS.Les

effectifs de ce palier, forts cette

année de 48 538 élèves,

augmenteront de 9 462 lycéens

lors de la prochaine rentrée

scolaire qui verra le nombre

moyen d'élèves par classe ramené

à 35, selon les services de la

direction de l'éducation. Pour faire

face à l'augmentation prévisible

du nombre d’élèves provenant du

cycle moyen, il sera procédé, au

chef-lieu de la wilaya, à la

réouverture du lycée des "Frères-

Omrani" et à la récupération des

locaux de l'ex-Institut

technologique Larbi-Tebessi, a-ton

noté de même source.

Béchar

Journées

médicochirurgicales

:

une quarantaine

d ’ i nterventions

effectuées

Une quarantaine d’opérations

chirurgicales ont été effectuées

dans le cadre des quatrièmes

Journées médico-chirurgicales qui

se tiennent depuis dimanche à

Béchar. Ces journées, marquées

par la participation de 81

spécialistes exerçant dans les

secteurs public et privé, ont

permis de réaliser ces opérations

chirurgicales dans différentes

pathologies, au profit des malades

des établissements hospitaliers

des dairas de Béni-Abbès, Abadla

et Béchar. S’étalant sur trois

jours, ces journées ont porté aussi

sur la présentation de

conférences-débats sur divers

thèmes médicaux, sur des sujets

relatifs aux dispositifs nationaux

de prévention et de lutte contre

les maladies chroniques, et sur le

renforcement en moyens humains

et équipements médicaux des

structures hospitalières de la

wilaya de Béchar.

sévit au su et au vu de l'administration. La

daïra de Draâ Ben Khedda a bénéficié, rappelle-t-on,

d'un programme ambitieux,

devant être lancé au cours de cette année,

selon le rapport de la direction du logement

et des équipements publics de la

wilaya de Tizi Ouzou (DLEP). Il s'agit entre

autres, de 1 000 unités de différents types,

dont celui ayant trait au programme présidentiel.

B. T.


dclg

é

a a e

Analyses &

Décryptages

La rédaction d'Algérie News propose une

nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au

décryptage de l'actualité qui nous concerne

et qui nous entoure.

Nous lançons un appel à tous ceux et toutes

celles qui veulent y contribuer à travers des

articles ou des propositions. Vos contributions

seront les bienvenues.

Contact : ayachinews@yahoo.fr

11

Paranoïde

Indépendance

préventive

Par Sarah Haidar

24 heures à Chbaita Mokhtar

Une vie de...

camionneurs

Reportage réalisé par

Boudjemaâ Medjkoun

Onze heures du soir, à la sortie

de la ville de Chbaita

Mokhtar, sur le bord de la

route menant vers Dréan et

Guelma. Après une petite pause de 3

heures, Mokrane, tout juste réveillé,

met en marche le moteur de son

Sachman. Après une bonne soupe

aux abats, il s’assoupit durant 1 heure

et demie dans la cabine de son

camion. «Ce n’est pas suffisant, mais,

c’est toujours ça !». Ce soir, il devra

se rendre à Chelghoum Laïd pour

ramener un chargement de gravier

3/8 qu’il devra livrer le lendemain

soir au plus tard pour un client habituel.

Il ne connaît pas bien la route,

mais, son collègue, Mohand lui indique

le plan (sur une feuille ) et les

repères à prendre… « Ça ira, je me

retrouverai, je t’appellerai quand je

sortirai de l’autoroute ». Il n’est pas

trop motivé d’y aller, mais « c’est ça

le boulot ! J’en ai l’habitude »

regrette-t-il, presque. La journée, il a

fait la queue toute la matinée et

jusqu’à 15 heures au port de Annaba

pour un chargement d’ether … Il

comptait faire deux chargements,

mais, au final, il n’en a fait qu’un seul.

« Il y avait du monde à cause de la

fermeture temporaire de la mine d’El

Ouenza » explique-t-il. Le temps des

vaches maigres commence à pointer

son nez. « Ça ralentit un peu…il y a

beaucoup qui rentrent chez eux ces

jours-ci ». Cela fait une année et

demie qu’il travaille comme chauffeur

et le métier n’a plus de secret ou

de surprises pour lui. « Dans ce

métier, on est comme un soldat, tu es

mobilisé jour et nuit » lâche-t-il.

"Parfois, c'est mieux de faire la route

la nuit même si c'est dangereux, mais,

c'est fluide, alors que la circulation de

la journée suffit à vous rendre

malade". Depuis, pratiquement toutes

les routes de l’Est du pays lui sont

devenues familières. Guelma, Souk

Ahras, Constantine, Chelghoum

Laïd, El Kala, Tebessa, Mila… toutes

les villes l'ont vu passer. « Cette carrière,

je n'y jamais été... il y en a tellement

dans cette région et on ne

peut pas toutes les connaître" se justifie-t-il.

Lire la suite en page 12

A l'école, l'Histoire de l'Algérie

colonisée et libre est enseignée avec

des pincettes, mais surtout des œillères,

en ce sens où ne sont permises

que la glorification compulsive et

gorgée de démagogie et l'omission

culottée de certains faits que les élèves apprendraient beaucoup

plus tard, s'ils auront la chance d'écouter d'autres voix

que celle de leur institutrice formatée.

L'Histoire, c'est le sourire pénétrant de Ben Mhidi alors

qu'il se faisait accompagner par les paras vers sa dernière

cellule, c'est le cadavre glorieux d'Amirouche dont l'inertie

n'a cependant pas réussi à rassurer ces soldats encore terrifiés

par le Loup de l'Akfadou, c'est Ali La Pointe et Hassiba

Ben Bouali accueillant la mort à bras ouverts pour s'éviter la

reddition… Mais l'Histoire, c'est aussi ces mots implacables

et tristes de Ben Mhidi qui désirait mourir avant l'indépendance

pour ne pas assister à la course baveuse vers le pouvoir

; l'Histoire, c'est ces mains velues et traîtresses s'abattant

sur Abane Ramdane pour faire taire son engagement

pour une Algérie moderne, c'est le massacre de Melouza, la

cravate de Krim Belkacem…

Et lorsqu'on arrive à cinquante ans d'indépendance, le

moins que l'on puisse espérer est de voir cette Histoire enfin

libérée des combines politiciennes, de la lutte des clans, de

l'intoxication idéologique. On veut aimer ce pays comme on

aime un être cher, avec ses horreurs et sa beauté, ses vices et

sa vertu… Parce qu'aucune vérité cruelle ne peut nous ôter

cette passion sanguine que l'on porte au sourire de Ben

M’hidi, au regard scintillant d'Amirouche, au courage

impossible de La Pointe… Mais il se trouve que cette

Histoire reste parmi les outils préférés du paternalisme algérien

: nous sommes, semble-t-il, des gamins incapables de

supporter le poids de leur passé, trop fragiles et trop bêtes

pour comprendre qu'une guerre de Libération ne se fait pas

dans le coton et ne sent pas toujours le mimosa ! Nous sommes

donc condamnés à écouter les histoires au lieu de

l'Histoire, à accourir vers les chaînes de télévision françaises

pour subir leur version unilatérale, ou alors à se désintéresser

complètement de cette guerre qui ne cesse de nous mentir

et qui ne changera rien à la couleur de l'affront vécu

après la chère libération…

Mais souvent, l'Histoire se raconte à travers le chant

funèbre des calomnies et des polémiques. Des ouvrages

controversés sont, alors, la seule alternative aux manuels

scolaires et aux discours figés comme une flaque de sang

coagulé. On verra des charognards tenter vainement d'assouvir

leur haine sur la mémoire bafouée des défunts leaders,

des hommes qui ont passé la guerre en vacances salir

l'héritage de ceux qui ont dû attendre d'échouer six pieds

sous terre pour enfin se reposer, des querelles mémorielles

entre un chef de zone dont on connaît les talents de «vendeur»

et une femme estropiée par le combat qu'il accusera

de n'avoir jamais porté les armes, des «intellos» dont le seul

talent consiste à flageller régulièrement Albert Camus, à

défaut de produire une pensée aussi intemporelle que la

sienne, un ministère qui promet une célébration magistrale

et fantomatique et qui, entre-temps, s'occupe surtout de

dresser des barrages de contrôle aux films «suspects» dont il

s'évertuera à interdire l'accès à l'écran…

L'Histoire ne s'écrit toujours pas, elle se gueule dans le

seul but de solder ses comptes personnels. Dans tout cela, le

cinquantenaire de l'Indépendance n'aura été qu'un simple

chiffre rond que l'on oubliera vite dans l'attente d'une véritable

réconciliation avec le passé et avec nous-mêmes… Ce

chiffre qui symbolise aussi la peine de prison écopée par la

Vérité qui devra attendre encore longtemps avant sa libération.

Notre libération !

S. H.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


12 dclg

é a a e

Décryptage

Analyses &

Décryptages

24 heures à Chbaïta Mokhtar

Une vie de... camionneurs

Les crevaisons, un casse tête

«chinois»

Avant de démarrer et après les vérifications

d’usage du moteur, niveau d’huile et

d’eau, notamment, il jette un dernier coup

d’œil sur les pneus et vérifie même la roue

de secours.

« Tomber en panne en pleine nuit, ce

n’est vraiment pas ce qui manque ». Les

pannes récurrentes ? Les crevaisons. « C’est

vraiment la galère quand tu as un pneu

crevé… surtout avec la charge ! ». Cela

arrive, hélas, fréquemment, à cause de la

densité de l’activité, les pneus s’usent. « Il

faudrait mettre des chenilles » lance-t-il à

ses collègues qui l’aident à vérifier l’état du

camion avec lui. Que l’on soit propriétaire

du camion ou juste chauffeur, une panne

quelconque ou un pneu qui éclate est toujours

mal vécu. « Souvent, ça éclate à cause

de la chaleur et la surcharge, surtout... ce

sont des produits chinois, que veux-tu !»

Parfois, les choses se gâtent si un goujon est

foré ou si la roue de secours n'est pas en bon

état, mais, heureusement qu'il y a "la solidarité

entre nous... tu ne peux pas laisser

quelqu'un en panne sur le bord de la route...

je ne connais pas tous les chauffeurs qui travaillent

ici à Annaba, mais, parfois, c'est à

l'occasion d'une panne qu'on fait connaissance".

Un pneu coûte entre 25 000 et

35 000 DA et " et jusqu'à 50 000 pour un

Bridgestone". Mohand, qui vient d’apprendre

au téléphone, en fin de journée, que son

frère a crevé sur le chemin du retour de

Skikda, affirme avoir acheté « pour 45 millions

de pneus il y a à peine 3 mois ».

« Ce n’est vraiment pas une affaire ce

travail ! » ronchonne-t-il. «Cela fait près de

deux mois que je ne suis pas rentré chez moi

et je vis au quotidien avec le problème des

pneus crevés et des pannes récurrentes...

c'est fatiguant tout ça». Il se préparait à rentrer

chez lui le lendemain, mais voilà...

Les retraits de permis

et les amendes… la hantise

L'autre problème qui rend la vie dure

pour ces voyageurs de nuit, les services de

sécurité, gendarmerie et police, qui sévissent

contre eux. C’est au chat et à la souris qu’ils

jouent avec eux . « Wellah bezzaf ! » soupire

Fateh, surnommé « le bull », qui vient

tout juste de se faire retirer son permis par

un policier.

« Depuis 6 heures du matin, je n’ai rien

mangé, je me suis arrêté pour prendre un

sandwich et je me retrouve avec une amende

de 2 000 DA que je dois payer aprèsdemain

au plus tard pour récupérer mon

permis ! ». Une colère visible monte en lui.

Il lance une flopée d’injures contre «eddoula

hadhi » (Cet Etat). « En un mois, je me suis

fait retirer mon permis 3 fois » affirme

pour sa part Tariq, son collègue. « On dirait

«La plupart des chauffeurs viennent

d'autres régions du pays, et la

majorité d'entre eux de Kabylie,

particulièrement, on dirait qu'ils ne

nous aiment pas, waqila».

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

qu’ils n’ont que ça à faire ... Wellah, je me

demande s'ils ne sont pas là uniquement

pour nous emmerder et nous rendre la vie

dure ». L'autre fois, "je me suis fait retirer

mon permis pour quelques poussières sur la

plaque d'immatriculation... je conduis un

camion, je vais de chantier en chantier et il

me demande de garder brillante la plaque

d'immatriculation... on dirait que je

conduis une Mercedes... Une autre fois, c'est

pour "une ampoule de veilleuse qui ne fonctionne

pas... et ça s'est passé à midi... je lui ai

proposé de la changer sur place, il n'a rien

voulu comprendre... ils nous font passer au

contrôle technique à chaque fois " ironise-til.

Certains dénoncent, même, un acharnement

"raciste" chez certains policiers et gendarmes.

« Pas tous, il faut le dire, mais, il y

en a certains, je mettrai ma main au feu

qu’ils le font par racisme ! » affirme Fateh.

"Sinon, comment expliquer que la première

question qu'il te pose quand il t'arrête est de

savoir d'où tu viens ? La plupart des chauffeurs

viennent d'autres régions du pays, et la

majorité d'entre eux de Kabylie, particulièrement,

on dirait qu'ils ne nous aiment pas,

waqila".

«Chez Bacha»

«Elli ma aandouch wine yetaacha, idji

aand Bacha ». Cette petite baraque de fortune,

avec une salle à trois tables et un téléviseur

allumé en permanence, transformée

en «Fast-Food», sur le bord de la route à la

sortie de la ville de Chbaita Mokhtar, constitue

le point de ralliement de

la plupart des camionneurs

de la région. "Tout le monde

passe par ici" affirment-ils. Ils

connaissent tous le propriétaire

qui leur rend « beaucoup

de services » et leur

garde leurs "commissions".

Certains le préviennent

même au téléphone pour leur préparer un

repas et exiger des brochettes bien grillées à

mettre sur le barbecue toujours fumant

devant la porte de la boutique ou un morceau

de viande saignante... Ils se servent

d’eux-mêmes, parfois, quand El Bacha est

occupé... "Ici, on se sent vraiment à l'aise...

on peut y venir à toute heure, sans déranger

personne... et à tout moment, on est servi...

et on mange toujours à sa faim...c'est rare de

trouver un endroit pareil" reconnait

Mohand. "ya lekbayli, raki mlih" lui lance

Nabil, noceur invétéré et intarissable surnommé

le "boucher", à cause de son

métier... Enfin, ancien métier, car, depuis

quelques mois, des choses se sont passées et

il a plaqué sa "profession". Depuis, il travaille

chez Bacha, "un ami d'enfance". Et

c'est lui qui tient pratiquement la boutique.

Avec son accent bônois, il raconte le quotidien

de ces chauffeurs qu'il voit aller et venir

au quotidien. "hadou khawti, wach biki"

(C'est mes frères)... El Bacha, lui, est

constamment occupé entre ses va et vien. "Il

faut ramener cela, puis ceci...il y a toujours

quelque chose qui manque". Et enfin, Ramy,

la vingtaine, qui n'a pas grand chose à faire,

mais qui est toujours là... tout aussi serviable.

Le chèque...

C’est le sésame qui fait oublier la dureté

et la fatigue vécue au quotidien. Mais, voilà,

parfois, pour l’avoir, « il faut encore suer »

soupire Tahar. Il vient d’arriver de Béjaia. Il

a deux camions qu’il loue à une société de

sous-traitance qui travaille à El Hadjar.

Cartable en main, une pile de bons dans

l'autre, il se dirige vers le bureau du comptable

de la société de sous-traitance. " Salam

aalikoum a l'hadj"... "Laaslama a lekbayli,

djiti bkhir aalik". Il lui pose sa pile de bons

qui représentent 2 mois de travail. "On n'est

pas payé au mois, mais, dès qu'il y a un bon

paquet de bons, on peut les facturer et se

faire payer". Après un passage au crible de

tous les bons, El Hadj sort le chèque... mais,

petit couac... il est libellé au nom de son

frère... la dernière facture était pourtant à

son nom, mais, par habitude, El Hadj l'avait

libellé au profit de son frère... Que faire ?

"Pas moyen de le changer, le trésorier est à

Alger à la foire de l'automobile... il faut revenir

la semaine prochaine...je ne peux rien

vous garantir avant la fin de la semaine... je

ne sais pas quand il va rentrer" s'excuse-t-il.

Faut savoir faire contre mauvaise fortune

bon coeur, parfois...

B. M.


14 dclg

é a a e

Kiosque international

Analyses &

Décryptages

Les Etats-Unis

ont fourni 600 000

grenades lacrymogènes

à Israël

David Elkins,

The Electronic Intifada / Etats-Unis

Libye

L’OTAN veut

faire oublier

ses crimes

Boris Youtchnkov,

Kommersant/ Russie

a omis d’enquêter

sur plusieurs dizaines

de morts parmi les

L’OTAN

civils au cours de ses

sept mois de campagne militaire en

Libye, a déclaré Amnesty

International. L’OTAN a exprimé

ses «regrets» pour les victimes civiles,

mais n’a pris aucune mesure

pour ouvrir une enquête.

«Il est profondément décevant

que plus de quatre mois après la fin

de la campagne militaire, les victimes

et les proches des personnes

tuées par des frappes aériennes de

l’OTAN restent dans l’ignorance de

ce qui s’est passé et de qui était responsable

», a déclaré ce lundi

Donatella Rovera, Conseillère principale

à Amnesty international.

Elle a souligné que si l’OTAN est

vraiment vouée à la protection des

civils, alors elle ne peut pas simplement

«écarter la mort de dizaines

de civils avec une vague déclaration

de regrets».

30 000 tués

Le ministre de la Santé du

Conseil national de transition

libyen estime que environ 30 000

personnes ont été tués pendant le

conflit.

Amnesty International a lancé le

5 mars un appel à l’OTAN , l’exhortant

à mener une enquête approfondie

sur les décès de civils recensés

par l’ONG. En outre, Amnesty a

demandé que les conclusions de

toute enquête ultérieure soient rendues

publiques et que les familles

des victimes soient indemnisées.

Amnesty a déclaré que l’OTAN

n’avait même pas essayé de contacter

les familles des victimes tuées

dans les frappes aériennes.

La réaction de l’OTAN communiquée

le 15 mars, ne tient pas

compte des cas de victimes civiles

soulevés par Amnesty

International, et se contente de

cette déclaration : « Alors que

l’OTAN a fait tout son possible

pour minimiser les risques pour les

civils, dans une opération militaire

complexe où le risque ne peut pas

être réduit à zéro, l’OTAN regrette

profondément tout dommage pouvant

avoir été causé par ses frappes

aériennes. » Amnesty a publié ce

lundi ses conclusions dans un rapport

intitulé « La Libye : Les victimes

oubliées de frappes de l’OTAN

». Le document décrit les résultats

des enquêtes de l’ONG sur nombre

de victimes civiles des frappes de

l’OTAN, en soulignant à plusieurs

reprises que « des précautions

insuffisantes ont été prises dans des

attaques contre des combattants

dans des zones habitées ».

L’enquête cite 55 civils et en donne

les noms, dont des femmes et des

enfants qui ont été tués lors des

frappes aériennes sur Tripoli,

Zlitan, Majer, Syrte et Brega.

En outre, l’ONG n’a trouvé

aucune preuve indiquant que les

maisons ciblées par les attaques

étaient utilisées à des fins militaires.

Alors que l’ONG veut bien

croire que l’OTAN ait pris des précautions

pour éviter les victimes

civiles, elle a souligné le fait que

cela ne la dispense pas de mener

des enquêtes complètes.

L’objet de l’enquête devrait établir

si le droit international a été

violé pendant les frappes aériennes.

Au cours de ses sept mois de

campagne de bombardements, qui

s’est terminée dans le renversement

du colonel Kadhafi, l’OTAN a mené

environ 9600 opérations de frappes

aériennes qui ont détruit 5900

cibles.

Les forces de la coalition ont

commencé leur campagne en Libye

en mars 2005, prétendant avoir la

responsabilité de protéger les civils

menacés dans la guerre civile

libyenne. La campagne a impliqué

19 pays différents, dont la France, le

Royaume-Uni et les États-Unis.

Un nouveau document politique publié cette

semaine par la Campagne US «Pour en finir

avec l’occupation israélienne», démontre

un certain nombre de cas au cours de la dernière

décennie où des armes et munitions produites et

financées par les Etats-Unis ont été utilisées pour

tuer des citoyens palestiniens et étatsuniens désarmés.

«L’aide militaire à Israël est une politique gérée

en pilotage automatique et elle doit être reconsidérée»

selon une déclaration de Josh Ruebner, directeur

adjoint de l’organisation et auteur du récent

document. «Les armes étatsuniennes fournies à

Israël aux frais du contribuable rendent les Etats-

Unis complices des violations par Israël des droits

humains des Palestiniens qui vivent depuis 44

années sous occupation israélienne en Cisjordanie,

à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza; cela signifie

l’échec de la politique étrangère américaine

visant à arrêter l’expansion des colonies israéliennes,

à faire cesser l’occupation militaire israélienne

et à établir une paix israélo-palestinienne juste et

durable » argumente Ruebner. Entre 2000 et 2009,

les Etats-Unis ont transféré plus de 670 millions

d’armes, de séries de munitions et d’équipements

correspondants » selon le document.

La loi des Etats-Unis violée

Au cours de la même période, «Israël a tué au

moins 2.969 Palestiniens désarmés, y compris 1.128

enfants, souvent avec des armes US, en violation du

’Foreign Assistance Act’ et du ’Arms Export Control

Act’». La loi sur l’assistance étrangère signée en 1961

stipule: «aucune assistance sécuritaire ne peut être

fournie à aucun pays dont le gouvernement est

engagé dans un processus régulier de graves violations

des droits de l’homme internationalement

reconnus». Plusieurs administrations des Etats-Unis

ont sanctionné ou bloqué des subventions à des

pays comme Israël, qui violent des lois telles que le

Foreign Assistance Act. Mais selon le document, les

enquêtes et investigations officielles sur l’aide militaire

US à Israël ces dernières décennies ont dû

affronter la résistance croissante de divers groupes

tant dans le gouvernement américain qu’à l’extérieur.

Bien que des systèmes d’armes plus coûteux,

comme les chars et les avions, constituent le plus

gros des contrats d’achat conclus entre le gouvernement

israélien et des fabricants étatsuniens, de petits

achats d’armes et de munitions sont crédités du plus

grand nombre de morts.

Des balles étatsuniennes

qui tuent

Le document administre la preuve que l’armée

israélienne charge beaucoup de ses fusils avec des

grenades lacrymogènes à grande vitesse et des balles

en caoutchouc fabriquées aux Etats-Unis - responsables

de morts fréquentes dans toute la

Cisjordanie. «De l’année fiscale 2000 à 2009, le

Département d’Etat a autorisé - sur fonds publics -

la fourniture de plus de 595.000 grenades lacrymogènes

et autres équipements de «contrôle antiémeute»

aux militaires israéliens, pour une valeur

de plus de 20,5 millions de dollars» selon le document.

Dans une «lettre d’intention», les USA promettaient

30 millions de dollars d’assistance militaire

à Israël entre 2009 et 2018 - une augmentation

de 25% de l’aide militaire annuelle moyenne des

années précédentes. Israël recevra approximativement

3,1 milliards de dollars en aide militaire étatsunienne

pour l’année fiscale 2012. Prononçant une

conférence au ’Palestine Center’ à Washington le 6

mars dernier, Ruebner arguait qu’indépendamment

de la contradiction apparente avec les promesses

étatsuniennes de protéger les droits de l’homme de

chacun, l’aide militaire à Israël met en péril les intérêts

stratégiques des USA dans la région. Elle soustrait

aussi aux programmes intérieurs US des revenus

fiscaux tellement nécessaires, et contribue à un

processus de feedback qui conditionne la réalisation

des objectifs US déclarés dans la région - comme un

règlement négocié avec deux Etats - à davantage

encore d’aide militaire qui, en retour, sert à poursuivre

l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de

Gaza. Citant des données obtenues pour le Service

des revenus intérieurs US et le Bureau de recensement,

le document situe la quantité d’aide militaire

US dans un contexte plus large.

Handicap

«Avec le même montant que celui fourni chaque

année par les Etats-Unis pour financer des armes à

Israël, le gouvernement fédéral pourrait subventionner

des aides au logement à 350 000 familles à

faible revenu, ou la formation à des métiers «verts»

à 500 000 travailleurs au chômage, ou encore des

programmes d’apprentissage de la lecture à 900.000

élèves marginalisés, sans parler des soins médicaux

de base à 24 millions de personnes privés d’assurance-maladie

» argumente le document. «Loin de

constituer un bénéfice stratégique pour les Etats-

Unis, [l’aide militaire à Israël] est un handicap politique,

économique et stratégique» dit Ruebner. La

publication du document coïncidait avec la

Conférence à Washington, début mars, du Comité

américain pour les Affaires publiques d’Israël,

l’AIPAC ( American Israel Public Affairs

Committee), où le lobby sioniste présentait les discours

de hauts responsables du gouvernement US, y

compris le Président Barack Obama. Au cours de la

Conférence, le secrétaire d’état à la Défense Leon

Panetta a réaffirmé l’engagement sécuritaire étatsunien

en faveur d’Israël, y compris le financement

d’une défense anti-missile et des systèmes d’aviation

de chasse. « Ceci est engagement sûr, c’est à dire

que les Etats-Unis fourniront tout le soutien nécessaire

afin qu’Israël puisse maintenir sa supériorité

militaire sur tout pays ou coalition de pays, voire

d’acteurs non étatiques» a dit Panetta. Lundi les

représentants au Congrès Eric Cantor et Steny

Hoyer ont introduit une législation qui « étend

l’autorité d’Israël à effectuer des achats conformément

au programme de financement militaire extérieur»,

et ont demandé au Président de faire rapport

au Congrès sur « les actions pour améliorer le processus

relatif à l’achat par Israël d’avions F-35 destinées

à améliorer l’efficacité des dépenses et la livraison

dans les temps» «Aujourd’hui, mon ami chef de

file démocrate Steny Hoyer et moi-même présentons

une législation pour réaffirmer notre engagement

durable en faveur de la relation stratégique

USA-Israël et pour assurer que les menaces contre la

sécurité israélienne et américaine recevront une

réponse des plus sévères» déclarait Cantor. «C’est

un engagement qui reflète les valeurs communes de

nos peuples et l’intérêt partagé pour la préservation

d’une stabilité au Moyen-Orient ... Pour nous rappeler

que le soutien à Israël n’est pas et ne sera

jamais une question partisane», a ajouté le congressiste

Hoyer.

Ruebner insiste sur différentes démarches que les

juristes américains pourraient entreprendre pour

prévenir d’autres violations des droits de l’homme,

en particulier la promulgation de lois qui conditionneraient

l’aide militaire étatsunienne au gel de

la construction des colonies en Cisjordanie et à la

levée du blocus de la bande de Gaza.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


Kiosque international

«Ici Tel-Aviv»

Les Iraniens parlent

aux Iraniens

dclg

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a a

Analyses &

Décryptages

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15

Safia Kaddafi,

«desperate

housewife»

en Algérie

Youssef Aït Akdim, Jeune Afrique / Maroc

Jorges.W-AFP,

L’Orient Le Jour/ Liban

Radisin, une radio iranienne

qui émet 24 heures

sur 24 en persan à

partir d’Israël, a pour

objectif d’informer les Iraniens sur

ce qui se passe vraiment dans le

monde. «Netanyahu, America...

Atomi Irani... Terror... Dictator,

Ahmadinejad» : le message de

Kami Yitzhakyan est facile à deviner

lorsqu’il lit les informations de

Radisin, une radio iranienne qui

émet 24 heures sur 24 en persan à

partir d’Israël. «Notre objectif,

c’est que les Iraniens sachent vraiment

ce qui se passe ici en Israël, et

aussi chez eux. Le régime de

Téhéran leur cache la vérité»,

explique M. Yitzhakyan à la veille

du nouvel an iranien. Né en Iran et

immigré en Israël il y a 25 ans, il

est l’un des 35 journalistes et présentateurs

bénévoles de cette

antenne. Après un bulletin d’informations

d’une heure sur l’actualité

politique en Israël, à travers le

monde mais surtout en Iran, des

commentateurs sont invités à

décortiquer les évènements.

Ensuite, c’est l’heure de « Peivad

» (Unité en persan): un programme

entier consacré à l’Iran.

Trois heures durant, pages d’histoire,

faits politiques, culturels et

artistiques se succèdent, entrecoupés

de quelques annonces publicitaires.

Musique et chansons iraniennes

en continu complètent le

tout. À 73 ans, Vida Leevim est

l’une des « stars » de l’antenne.

Auteur d’ouvrages consacrés à la

gastronomie iranienne, elle fait

recette avec des plats traditionnels

« introuvables » sur les médias

iraniens. «Le jour viendra où je

pourrais visiter la rue où j’ai

grandi en Iran», espère-t-elle.

Radisin émet sur Internet. C’est sa

force, car la République islamique

ne peut pas se couper du satellite

américain Galaxy à partir duquel

ses émissions sont captées.

Impossible de les brouiller. En

outre, beaucoup de stations libres

les retransmettent. Résultat : une

audience en hausse. De temps à

autre, un interlocuteur se risque à

appeler « de quelque part en

Iran». Mais la plupart des interventions

en direct proviennent

Mais la plupart des interventions en direct

proviennent surtout des États-Unis,

de France, d’Allemagne et évidemment

d’Israël.

surtout des États-Unis, de France,

d’Allemagne et évidemment

d’Israël. L’État hébreu compte 300

000 ressortissants d’origine iranienne,

dont des personnalités

comme l’ex-ministre de la Défense

Shaoul Mofaz, l’ex-chef d’étatmajor

Dan Haloutz ou la chanteuse

Rita, qui vient d’obtenir un

Disque d’or avec un album entièrement

en persan. Les studios de

Radisin ne paient pas de mine.

Installés dans un petit centre commercial

de la périphérie de Tel-

Aviv, ils jouxtent une agence

immobilière et des laboratoires de

dialyse. Un minuscule salon d’accueil

et un studio-son attenant,

équipé d’une batterie de micros et

d’ordinateurs, font l’affaire.

Patron de Radisin, Amir Shaï,

âgé de 42 ans, rend volontiers

hommage à « l’œuvre immense»

accomplie par Ménashé Amir, un

vétéran qui anime depuis plusieurs

décennies une émission hebdomadaire

d’une heure et demie en persan

à la radio publique israélienne.

« Créée en 2009, Radisin est totalement

indépendante. Nous ne

recevons aucune subvention du

gouvernement (israélien). Le

régime iranien sait que c’est beaucoup

plus dangereux pour lui »,

estime Amir Shaï. « J’ai été élevé

en Iran, et je connais très bien le

peuple iranien, hospitalier et épris

de paix (...). Les Iraniens aspirent à

la démocratie et à la liberté. Ils

croulent sous la dictature et savent

que le prix à payer pour le programme

nucléaire du régime, c’est

le chômage, la pauvreté et la vie

chère», ajoute-t-il. Même point de

vue pour Elie Ran, technicien du

son, l’œil fixé sur sa console et ses

amplificateurs.

Cet Iranien de la troisième

génération, né en Israël, qui s’exprime

parfaitement en persan,

assure « vouloir lutter contre les

idées reçues, refléter la réalité en

Israël et en Iran afin de servir de

relais à tous les Iraniens à travers le

monde».

Hier, dans un message spécial

diffusé sur le programme en perse

de la radio publique israélienne, en

prévision du nouvel an, le président

Shimon Pérès a « souhaité au

peuple iranien une bonne année et

(...) qu’il se débarrasse d’un régime

dictatorial (qui fabrique) des missiles

nucléaires ».

Rester aux côtés du fantasque et redoutable Mouammar

Kaddafi pendant quarante ans, Safia l'a fait. En silence

et en donnant au "Guide" libyen sept enfants.

L'infirmière devenue milliardaire se trouve à présent à Alger

avec les survivants d'une famille emportée par le vent de

l'Histoire.La légende veut que Mouammar Kaddafi rencontre

l'infirmière Safia Farkash en 1971, au cours de sa convalescence

après une appendicite. Ils se marient la même année et

leur premier enfant naît en 1972. Seif el-Islam supplantera

son aîné Mohamed, fils de Fatiha, la première épouse du

«Guide» libyen. Avec sa deuxième épouse, Mouammar aura

six autres enfants : Saadi, Moatassim, Hannibal, Aïcha, Seif el-

Arab et Khamis.

Née en 1952 à El-Baïda au sein de la tribu des Braassa de

Cyrénaïque, Safia a été propulsée dans un monde de pouvoir

et d'argent sans jamais se départir de son rôle de femme au

foyer. Dans ses Mémoires, Des personnes autour de Kaddafi

(parues en janvier aux éd. Madarek), l'ex-ministre des

Affaires étrangères Abderrahmane Chalgham raconte comment

Safia a essayé d'arranger sans succès le mariage de sa

fille Aïcha avec Khaled, le fils de Khouildi Hamidi, longtemps

commandant des renseignements militaires.

En digne membre du clan, elle a malgré tout profité de sa

position pour se lancer dans les affaires. Sa compagnie

aérienne, Buraq Air, avait obtenu un quasi-monopole sur le

transport vers La Mecque. Pourtant, Safia n'en profitait pas

pour faire le tour du monde : son jet privé servait uniquement

aux trajets internes. En 2008, elle est élue vice-présidente de

l'organisation africaine des premières dames sans avoir jamais

mis les pieds à une réunion. Car Mme Kaddafi pèse plusieurs

tonnes d'or. Sa fortune, estimée à plus de 22 milliards d'euros,

a d'ailleurs été placée sous la surveillance du comité des

sanctions du Conseil de sécurité après le déclenchement de la

guerre en Libye.

Une influence politique négligeable

En revanche, l'influence politique de Safia sur son fantasque

et instable mari était notoirement négligeable. Une

exception : elle avait l'oreille de Mouammar pour obtenir

l'avancement de ses proches. Son frère Abouchaaria avait

ainsi hérité du poste de directeur des communications de la

sécurité extérieure. Pour mieux raffermir les liens des gens de

la tente, Fatima Farkash, sa soeur, a été mariée à Abdallah

Senoussi, l'homme des basses oeuvres du régime. Elle était la

première dame, mais pas la seule. Depuis la chute du régime,

Tripoli bruit de découvertes sur les multiples relations extraconjugales

du « Frère Guide ». Safia au grand coeur a même

donné le nom de sa mère à la petite Hana, fille adoptive devenue

célèbre en 1986 comme victime « virtuelle » d'un bombardement

américain. Or, à en croire la rumeur, Hana serait

en fait la fille de Mouammar et d'une de ses favorites, Houda

Ben Amer. Depuis son exil, après la chute de Tripoli en août

2011, Safia Farkash doit ruminer son destin de « desperate

housewife » dans la luxueuse résidence d'État mise à sa disposition

près d'Alger.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E

Syrie

HRW accuse

l'opposition d'exactions

Des groupes armés d'opposants syriens ont enlevé, torturé et exécuté des membres des

forces de sécurité, accuse, hier l'organisation Human Rights Watch.

"

Les méthodes brutales

du gouvernement

syrien ne peuvent justifier

les abus de la

part des groupes d'opposition

armés", écrit Sarah Leah

Whitson, directrice de HRW

pour le Proche-Orient, dans une

lettre ouverte aux mouvements

d'opposition, dont le Conseil

national syrien (CNS). HRW

s'appuie sur des dizaines de

vidéos postées sur le site YouTube

dans lesquelles on peut voir des

membres des forces de sécurité,

ou des sympathisants présumés

du gouvernement, se soumettre à

des aveux, obtenus apparemment

Sur le FIL

HRW s'appuie

sur des dizaines

de vidéos postées

sur le site YouTube

dans lesquelles on

peut voir des

membres des forces

de sécurité.

sous la contrainte. Dix-huit de

ces documents montrent ainsi

des détenus portant des traces de

coups ou d'abus physiques. HRW

précise que certains actes semblaient

viser des musulmans chiites

ou des membres de la minorité

alaouite, à laquelle appartient

Bachar al Assad. Par ailleurs, des

rebelles syriens engagés contre les

forces du président Bachar al

Assad ont quitté, hier Daïr az

Zour, grande ville de l'Est soumise

depuis deux jours à une

offensive de l'armée, ce qui marque

un nouveau revers pour l'insurrection

armée. Les troupes

gouvernementales ont également

bombardé des quartiers d'habitation

dans les villes de Hama et

Homs (centre-ouest) et à Rastan,

faisant dix morts selon des militants

d'opposition qui signalent

aussi la mort d'un soldat lors

d'une attaque contre un point de

contrôle dans le Sud. Les rebelles,

équipés d'armes légères, qui font

face aux armes lourdes des forces

pro-Assad, ont déjà dû quitter

plusieurs centres urbains ces dernières

semaines, à Homs et Idlib.

Les opposants ont par ailleurs

libéré un général capturé la

semaine dernière dans le faubourg

damascène de Douma en

échange de prisonniers et des

corps de rebelles et de civils aux

mains de la police, a déclaré une

source proche de l'opposition.

Selon les Nations unies, la répression

du soulèvement contre

Bachar al Assad a fait plus de

8.000 morts en un an.

Les autorités syriennes parlent

de plus de 2.000 membres des

forces de sécurité tués par des

groupes "terroristes". La France

espère amener mardi le Conseil

de sécurité des Nations unies à

exprimer un soutien unanime

aux efforts de l'émissaire de

l'Onu et de la Ligue arabe Kofi

Annan pour obtenir un arrêt des

violences. Par ailleurs, la Russie

est prête à soutenir une déclaration

du Conseil de sécurité de

l'ONU appuyant la mission en

Syrie de Kofi Annan à condition

que celle-ci ne constitue pas un

«ultimatum», a déclaré mardi le

ministre russe des Affaires étrangères,

Sergueï Lavrov. «Nous

sommes prêts à soutenir la mission

de l'envoyé spécial de l'ONU

et de la Ligue arabe Kofi Annan et

les propositions faites au gouvernement

et à l'opposition syriens.

Nous sommes prêts à soutenir ses

propositions au Conseil de sécurité

de l'ONU, et pas seulement

dans une déclaration, mais dans

une résolution», a déclaré Sergueï

Lavrov lors d'une conférence de

presse.

R. I.

LES GENS

Chenouda III

Les obsèques du patriarche de

l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte,

Chenouda III ont eu lieu, hier au

Caire, dans la grande cathédrale

Saint Marc pleine à craquer de

fidèles, de religieux et d'officiels.

Chenouda III, qui dirigeait la plus

importante Eglise chrétienne du

Moyen-Orient depuis quatre

décennies, est décédé samedi à

l'âge de 88 ans à la suite d'une

attaque cardiaque qui s'est

ajoutée à d'autres graves

problèmes de santé. Des milliers

de personnes étaient également

massées à l'extérieur de la

cathédrale, brandissant des

portraits du patriarche disparu,

principale figure d'une

communauté inquiète face à la

montée de l'islamisme et des

tensions interconfessionnelles. A

l'intérieur, de nombreuses

personnalités coptes comme le

magnat des télécoms Naguib

Sawiris ou le ministre du

Tourisme Mounir Fakhry Abdel

Nour, côtoyaient le président du

Parlement, l'islamiste Saad

Katatni. Le Conseil militaire au

pouvoir depuis la chute de Hosni

Moubarak l'an dernier était aussi

représenté, de même que le corps

diplomatique, avec notamment

l'ambassadrice des Etats-Unis

Anne Patterson.

Irak

Au moins 43 morts

dans 16 attentats

Une voiture piégée a explosé, hier à proximité du

ministère des Affaires étrangères à Baghdad, selon

des sources dans cette administration et au

ministère de l'Intérieur, peu après une série

d'attentats qui ont fait au moins 43 morts à travers

l'Irak. L'explosion près du ministère s'est produite

vers 10h15 (08h15 heure française) et a fait 6

blessés, selon un premier bilan donné par le

ministère de l'Intérieur. Cette série d'attaques

intervient le jour du 9ème anniversaire de l'invasion

américaine de l'Irak, et un peu plus d'une semaine

avant la tenue prévue d'un sommet de la Ligue arabe

à Bagdad.L'attentat le plus meurtrier a eu lieu dans

la ville sainte chiite de Kerbala, où deux explosions

ont fait au moins 13 morts et 48 blessés. A Kirkouk,

dans le nord du pays, une voiture piégée a tué sept

personnes et en a blessé 30 autres près d'un

commissariat. A Mahmoudia, dans le Sud, une

voiture piégée visant une patrouille de police a fait

trois morts et douze blessés.

Duel Romney-Santorum

Nouvelle étape

dans l'Illinois

Le favori de la course à l'investiture républicaine pour la

présidentielle, Mitt Romney, va tenter de confirmer son

statut, hier dans le l'Illinois. Et de mettre fin aux

déconvenues, après des défaites dans le sud des Etats-

Unis au profit de Rick Santorum. La machine de guerre de

Mitt Romney, avec son organisation huilée et son argent

qui coule à flots, n'a pas réussi jusqu'ici à infliger un K.O.

à Rick Santorum. Pire, elle a pris l'eau la semaine dernière

dans le Sud, l'Alabama et le Mississippi revenant à son

rival. Mais après une nette victoire ce samedi dans le petit

Etat associé de Porto-Rico, "Mitt Romney se dirige vers

une victoire écrasante dans l'Illinois", prédisait lundi

l'institut de sondages Public Policy Polling pour qui le

candidat modéré devance de 15 points Rick Santorum

dans les intentions de vote. Une victoire de Mitt Romney

dans l'Etat industriel de l'Illinois, l'ancien fief de Barack

Obama, lui donnerait un nouvel élan, ce "momentum" que

les commentateurs américains jugent si crucial, en vue des

consultations en Louisiane le 24 mars ainsi que dans le

Maryland et à Washington, la capitale fédérale, le 3 avril.

RDC

Violations graves des droits

de l'homme

Des membres des forces de défense et de sécurité en

République démocratique du Congo (RDC) ont commis de

«graves violations» des droits de l'homme, comprenant des

tueries et des détentions arbitraires, lors des violences

électorales de fin 2011, selon un rapport publié, hier par l'ONU.

Au moins 33 personnes ont été tuées, dont 22 par balles,

tandis qu'au moins 83 ont été blessées, dont 61 par balles, par

des membres des forces de défense et de sécurité, entre le 26

novembre et le 25 décembre 2011, selon le rapport du Bureau

conjoint des Nations unies aux droits de l'homme. Au moins 16

autres personnes sont portées disparues, selon les

enquêteurs qui ont concentré leurs investigations à Kinshasa.

Les enquêteurs de l'ONU ont par ailleurs documen

l'arrestation d'au moins 265 civils, «dont la majorité aurait été

maintenue en détention de manière illégale et/ou arbitraire,

pour la plupart en raison de leur appartenance, réelle ou

présumée, à un parti de l'opposition ou pour leur

appartenance à la province d'origine du candidat M. Etienne

Tshisekedi, ou à des provinces dans lesquelles il bénéficie

d'un soutien important».

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B

Tunisie

Les ambitions

utopiques du

gouvernement Jabali

Le gouvernement tunisien table sur une croissance de 3,5 en 2012, grâce à la reprise du

tourisme, de l’agriculture et des industries exportatrices, et sur la création de près de

100.000 emplois. Prévisions ambitieuses et irréalistes, selon certains experts.

Le ministre chargé des

Dossiers économiques et

sociaux, Ridha Saïdi, a

annoncé, dans un entretien

à l’agence TAP, que «le gouvernement

présentera, fin mars

2012, dans le cadre de l’examen de

la loi de finances complémentaire,

un programme économique et

social cohérent», à l’Assemblée

nationale constituante. «A travers

ce programme, élaboré en concertation

avec toutes les parties sociales

(Ugtt, Utica) et des experts, le

gouvernement cherche à garantir

un développement régional équilibré,

à impulser l’emploi, à améliorer

la croissance etàrenforcer

l’investissement», a expliqué le

ministre. L’annonce de ce programme

intervient à un moment

où le gouvernement fait l’objet de

critiques pour son retard à présenter

un programme économique

permettant de sortir le pays de

l’état de récession économique et

aider les investisseurs à avoir plus

de visibilité en ce qui concerne la

stabilité du pays et l’amélioration

du climat des affaires.Le gouvernement

s’attend, à travers ce programme,

à un taux de croissance

LES GENS

Victoria Nuland

Les Etats-Unis ont estimé lundi que l'arrestation à

Nouakchott, en Mauritanie, de Abdallah al-

Senoussi, ex-chef libyen des services des

renseignements, constituait une "étape cruciale"

pour que le régime Kadhafi rende des comptes

après 40 ans de dictature. L'arrestation de Abdallah

al-Senoussi représente une étape cruciale pour que

justice soit rendue", a déclaré à des journalistes la

porte-parole du département d'Etat, Victoria

Nuland. "Il a été accusé de crimes contre l'humanité

et d'actes de terrorisme. Et la communauté

internationale a été très claire sur le fait qu'il devait

rendre des comptes", a ajouté la porte-parole.

"Nous souhaitons qu'il soit traduit devant la

justice".

du Pib de 3,5% en 2012 contre un

taux négatif de -1,8% en 2011. Il

calcule cette performance sur la

base d’une éventuelle relance du

tourisme, d’un rendement agricole

positif et d’un rétablissement

de l’activité du secteur des phosphates.

Sur le plan touristique,

tout demeure tributaire de la

récupération des marchés émetteurs.

Le ministre a relevé, à ce

sujet, que «la partie allemande a

promis, récemment, un coup de

pousse au tourisme tunisien, en

marge de la visite effectuée, en

mars 2012, par le chef du gouvernement

en Allemagne». Il a précisé

que les opérateurs touristiques

allemands ont exprimé leur

volonté d’œuvrer à doubler le

nombre des touristes allemands

visitant la Tunisie, par rapport à

2011, en le portant à 500.000 cette

année et à 1 million au cours des

Quatre syndicats

marocains du secteur

de la santé

ont appelé à une grève

préventive aujourd’hui

dans tous les services

sanitaires, hospitaliers,

administratifs et centraux

à l'exception des urgences

et les services de réanimation,

indique-t-on lundi

de source syndicale.

Les syndicats entendent,

ainsi, protester

contre "le nombre croissant

des poursuites et

jugements contre des

fonctionnaires de la santé,

dont un jugement prononcé

la semaine dernière

à l'encontre d'une infirmière

travaillant dans le

service de maternité à

Ouarzazate (sud) qui a été

condamnée à 4 mois de

prisonferme et une

amende de 50 millions de

centimes pour avoir commis

une faute professionnelle

présumée en 2009",

rapporte le journal "Al

Mounataf". Les quatre

syndicats sont affiliés à la

Confédération démocratique

du travail (CDT), la

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

prochaines années, son niveau de

2000-2001.

Le gouvernement actuel mise

aussi sur un retour à la normale des

flux touristiques de provenance

d’Algérie, suite à la campagne de

promotion lancée sur ce marché et

soutenue par le gouvernement

algérien. Ces facteurs, a souligné le

ministre, sont de nature à aider le

secteur à réaliser un taux de croissance

de 3% en 2012.

Maroc

Le secteur de la santé

en grève

Fédération démocratique

du travail (FDT), l'Union

générale des travailleurs

du Maroc (UGTM) et

l'Union nationale du travail

au Maroc (UNTM).

17

Royaume-Uni

Retour des deux

journalistes

détenus en Libye

Les deux journalistes britanniques

arrêtés le 21 février en Libye et

libérés dimanche sont rentrés au

Royaume-Uni, a-t-on appris hier

auprès du ministère britannique

des Affaires étrangères."Nous

pouvons confirmer que les deux

citoyens britanniques sont rentrés

au Royaume-Uni. Nous sommes

heureux qu'ils soient réunis avec

leur famille", a déclaré à l'AFP un

porte-parole du ministère.Nicholas

Davies et Gareth Montgomery-

Johnson travaillent pour la chaîne

iranienne anglophone Press TV. Le

chef de la milice de Misrata (200

km à l'est de Tripoli) qui les avait

arrêtés le 21 février, Faraj Swehli,

avait déclaré que les deux reporters

faisaient l'objet d'une enquête pour

entrée illégale dans le pays et

espionnage.

Selon lui, ils avaient été surpris en

train de filmer une zone sensible de

la capitale la nuit. "Leur

comportement et leurs

déplacements dans la capitale

étaient suspects depuis le début,

alors nous les avons surveillés."

Le ministère libyen de l'Intérieur a

décidé de leur libération "quand il

est devenu évident qu'ils n'avaient

commis aucun crime", avait

expliqué ce week-end le viceministre

libyen de l'Intérieur, Omar

Al-Khadhraoui.

Tunisie

L’insécurité

progresse

Selon un communiqué publié lundi,

les unités de la Garde nationale

parlent de 5.529 interpellations,

dont 1.419 personnes arrêtées.

3.701 individus ont été laissés

libres et 409 ont pris la fuite et ils

font actuellement l’objet de

poursuite. Dans le communiqué, on

apprend aussi que 904 délinquants

ont été arrêtés pour violence, 321

pour agressions sur des enfants

dans les familles, 221 pour atteinte

à la morale, 59 personnes pour

trafic de stupéfiants, 1.210 pour

petits et grands vols, 499 pour

atteinte à des biens publics et

privés, 278 pour avoir semé

l’insécurité sur voie publique et 103

impliquées dans des délits

économiques. Pour rappel,

comparés au bilan des années

précédentes, les chiffres de la

délinquence et de la criminalité

sont en hausse.

Mauritanie

Le général Ahmed

Ould Bekrine

hospitalisé

à Paris

Le directeur général de la Sûreté

nationale mauritanienne, le Général

Ahmed Ould Bekrine, a quitté

Nouakchott avant hier à destination

de Paris "pour des soins

médicaux", a confié à Alakhbar une

source bien informée.

"L'état de santé de Ould Bekrine

n'est pas inquiétant, alors qu'il

devra subir une intervention

chirurgicale dans une semaine en

France", a ajouté la source. Le

général Ahmed Ould Bekrine,

nommé le 18 janvier au poste de

Directeur général de la Sûreté

nationale, est ex chef d’état major

de la Gendarmerie et ancien

membre du Haut Conseil d’Etat

(HCE). Oud Bekrine fut secrétaire

général du ministère de la défense.


18 > S P O R T S

Ligue 1

professionnelle

ESS-CRB, ASO-

USMH et

JSMB-ASK

reportés

Le match ES Sétif - CR

Belouizdad de la 23e journée

du championnat d'Algérie de

Ligue 1 de football, prévue

samedi, a été reporté à une

date ultérieure, a indiqué la

Ligue de football professionnel

(LFP) sur son site. Ce report a

été décidé en raison de la

participation de l'ESS,

dimanche, aux seizièmes de

finale de la Coupe de la

Confédération africaine de

football, à l'extérieur contre les

Tanzaniens du FC Simba. La LFP

a, par ailleurs, renvoyé au mardi

27 mars les matches ASO Chlef

- USM El-Harrach et JSM Béjaïa

- AS Khroub en raison de la

participation, des locaux, aux

seizièmes de finale de la Ligue

des champions d'Afrique. L'ASO

accueillera vendredi au stade

Boumezrag le Vita Club de

Kinshasa (République

démocratique du Congo) à

partir de 19h00, tandis que la

JSM Béjaïa reçoit les Ivoiriens

de l'AFAD Djékanou, vendredi à

16h00. En raison de

l'indisponibilité du stade de

l'Unité maghrébine vendredi, le

match MO Béjaïa - MSP Batna

de la 24e journée de la Ligue 2

a été décalé à samedi à 15h00.

Les autres matches de la 23e

journée de Ligue 1 se

dérouleront samedi, tandis que

ceux de la 24e journée de Ligue

2 se joueront vendredi.

RC Kouba

Lyes Teldja

renforce le staff

technique

Le staff technique du RC Kouba

(Ligue 2/ Algérie) de football a

été renforcé par l'arrivée de

Lyes Teldja pour épauler

l'entraîneur en chef Rachid

Hamada, a-t-on appris lundi

auprès du président du club

banlieusard de la capitale,

Sofiane Mecheri. "Nous avons

désigné Teldja, un ancien du

club, pour aider Hamada dans

sa mission. Nous souhaitons

que son apport sera précieux

pour le RCK, surtout dans cette

conjoncture difficile que nous

traversons", a indiqué à l'APS,

le premier responsable du club

koubéen. C'est à la demande de

l'entraîneur Rachid Hamada

que les dirigeants koubéens ont

fait appel à Teldja, l'ancien

gardien de but du RCK durant

les années 70. Hamada, qui

avait été promu au poste

d'entraîneur en chef après le

départ de Hakim Boufennara, il

y a quelques semaines, a même

menacé de rendre le tablier si

les dirigeants ne renforcent pas

la barre technique par un

assistant. Le RCK est entré dans

la zone des relégables après sa

défaite à domicile contre l'ES

Mostaganem (0-1) vendredi

dernier pour le compte de la

23e journée du championnat de

Ligue deux professionnel. Le

Raed occupe la 14e place avec

25 points, soit à une longueur

du premier club non relégable

l'AB Merouana, alors que la

direction du club avait fixé

l'accession comme objectif

avant le début de cet exercice.

EN : Vahid Halilhodzic,

« Je ne peux pas

garantir à

Mais je sais aussi qu'un

jour, nous perdrons.

Cela me permettra de

savoir ce que ce

groupe a dans le ventre, de voir

quelle est sa réaction face à

l'échec. » Concernant l'état psychologique

de l'équipe qu'il a

repris après la déroute de

Marrakech, le Bosnien confesse

qu'il a douté. « Au mois d'août,

lors du premier rassemblement à

Marcoussis, je me suis demandé si

j'allais rester. J'ai trouvé un groupe

psychologiquement atteint, et pas

Ziani

une place

de titulaire»

Le sélectionneur national revient sur son début de parcours avec l'équipe d'Algérie, et attend

de son groupe une montée en puissance pour les trois rencontres de juin. Interrogé par le site

jeuneafrique.com, sur son bilan depuis sa prise de fonction Vahid Halilhodzic souligne :

« Il est évidemment positif pour une équipe de gagner.

seulement à cause de la défaite au

Maroc. Les joueurs, devenus des

héros après la qualification pour la

Coupe du Monde 2010, ont pour

certains très mal vécu les critiques

après le tournoi. » Halilodzic sans

langue de bois pointe la faiblesse

des championnat du golfe en soulignant

par là même le cas Ziani «

Avec Sofiane Feghouli et Ryad

Boudebouz, il y a beaucoup de

concurrence, et Karim Ziani doit

l'accepter. Quand on convoque un

joueur de ce niveau, ce n'est pas

pour le mettre sur le banc. Et je ne

sélectionneur de

l'équipe nationale algérienne

de football, L'ancien

Rabah Saâdane a été honoré

lundi à Guelma, en marge des

journées pédagogiques de formation

organisées au profit de 102

jeunes entraîneurs venus de 6

wilayas de l'est du pays. Au cours

de cette rencontre pédagogique

qui se poursuivra à la maison de

jeunes Salah-Boubnider jusqu'à

mercredi prochain, Rabah

Saâdane a été au centre d'un

vibrant hommage qui lui a été

rendu à l'occasion de la distinction

qui vient de lui être décernée

par l' l'Académie internationale

des technologies du sport

(AITS), dont le siège est à

Goteborg, en Suède. Abelghani

Naâmane, secrétaire général

adjoint de l'AITS, a expliqué que

cette distinction a été attribuée à

Saâdane " en reconnaissance de

ses efforts exceptionnels pour

faire évoluer les techniques d'entraînement

au niveau arabe, et en

récompense des résultats enregistrés

par les Verts sous sa houlette

de Saâdane". Rabah

Saâdane, Azzedine Aït-Djoudi et

Kamel Mouassa ont donné à

cette occasion des conférences

sur leurs expériences respectives

en matière d'entraînement, au

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012

Distinction

Rabah Saâdane honoré

à Guelma

cours de cette rencontre qui

s'inscrit dans le cadre de la préparation

de la 2 e phase du stage

de formation devant être lancée

incessamment en vue de l'obtention

du diplôme d'entraîneur

''FAF 1''.

peux pas garantir à Ziani une place

de titulaire (…) Vous savez comme

moi que le championnat du Qatar

n'est pas d'un très haut niveau.

Moi, j'ai besoin de former un

groupe, et il faut faire des choix.

J'attends d'un joueur comme

Boudebouz qu'il prenne davantage

ses responsabilités.

Les jeunes plein de talent,

comme Feghouli ou Cadamuro,

font partie d'une génération qui

peut jouer ensemble pendant sept

ou huit ans, peut-être plus. » Enfin

il revient sur ses conditions de travail

en Algérie en pointant notamment

l'omniprésence de la presse «

(…) je reçois parfois des appels à

minuit trente. Mais les Algériens

sont passionnés de foot, alors, il

faut l'accepter. J'ai la chance que

Mohamed Raouraoua, le président

de la fédération, soit ambitieux et

qu'il me soutienne. Je passe par

ailleurs beaucoup de temps sur

place, pour aller voir des matches

du championnat, et trouver des

joueurs susceptibles d'intégrer la

sélection. Je fais tout pour réussir…

».

ASO Chlef - Vita

Club (RDC),

Medouar

prudent

L'ASO Chlef aura pour

adversaire en 1/16e de finale

de la Champions League

africaine les Congolais de l'AS

Vita Club. Les deux équipes

s'affronteront ce vendredi au

stade Boumezrag à Chlef à

partir de 19 heures. Le club de

Kinshasa a signé une

qualification difficile et a failli

être sorti par l'Athletico

Olympic (Rwanda). En effet, à

l'aller les Kinois l'avaient

largement emporté à domicile

(5-0) avant de s'incliner (1-4)

lors de la manche retour. Le

patron de l'ASO, Abdelkrim

Medouar sait qu'une

éventuelle qualification passe

par une victoire confortable à

domicile face à une équipe

congolaise rompue aux

compétitions africaines. «Le

Vita Club est un habitué des

compétitions africaines, et je

m'attends à ce que notre

missions soit très difficile.

Nous sommes tenus de réaliser

un très bon résultat chez nous

afin d'être à l'abri de toute

mauvaise surprise au match

retour», expliquera-t-il à l'APS.


M É D I A S N E T

Un rapport révèle

Internet, la cinquième

puissance économique

du monde

Si internet était un pays, il serait en passe de devenir la cinquième puissance économique

du monde en 2016, seulement devancé par les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Inde, et

devant l'Allemagne, selon une étude du cabinet de stratégie Boston Consulting Group.

Dans quatre ans, il y

aura 3 milliards d'internautes

dans le

monde, contre 1,9

milliard en 2010, et l'économie

internet devrait représenter

4.200 milliards de dollars dans

les pays du G20, contre 2.300

milliards de dollars en 2010, prédit

BCG dans ce rapport publié

lundi.Cet essor est porté par

deux tendances de fond: l'accès à

internet sur appareils portables,

et l'internet "social", où la navigation

est largement guidée par

affinités: "dans le monde en

développement en particulier,

beaucoup de consommateurs

vont directement au social",

explique cette étude, fruit de

trois ans d'enquêtes menées

dans une cinquantaine de pays.

Parmi les pays du G20, le

Royaume-Uni est largement en

tête pour ce qui est de la contribution

d'internet à l'économie

globale du pays: internet devrait

représenter en 2016 12,4% du

produit intérieur brut (PIB), faisant

bien mieux que la Corée du

Sud, 2e, (8%), l'Europe des 27 en

général (5,7%), les Etats-Unis

(5,4%), le Canada (3,6%) ou la

France (3,4%). En Chine, où la

population d'internautes

explose, internet devrait représenter

6,9% du PIB. BCG note

enfin qu'internet est un atout

pour les entreprises: "Dans plusieurs

pays, dont la Chine,

l'Allemagne, la Turquie et la

France, les petites et moyennes

entreprises qui ont des relations

actives avec les consommateurs

sur internet ont vu leurs ventes

progresser plus vite que celles

des entreprises avec peu ou pas

de présence sur internet, avec

une différence représentant

jusqu'à 22 points de pourcentage",

selon BCG. "En encourageant

les entreprises à se mettre

à internet, les pays peuvent améliorer

leur perspectives en termes

de concurrence et de croissance",

a conclu un co-auteur du

rapport, Paul Zwillenberg, associé

chez BCG.

19

Assignation

à comparaître

L’Estonie pourrait

recourir

à Facebook

et Twitter

Le ministère estonien de la Justice

a demandé au Parlement

d'adopter des amendements qui

permettront aux tribunaux

d'utiliser Facebook et Twitter pour

assigner les gens à comparaître en

justice, a-t-on appris lundi auprès

du ministère.«Une des principales

raisons de la lenteur des

procédures judiciaires en Estonie

est la livraison très lente de

documents aux personnes

concernées», a indiqué à l'AFP Priit

Talv, le porte-parole du ministère

de la Justice.

«Environ un tiers de tous les cas

au civil restent constamment en

phase de livraison des documents.

Avec les nouvelles mesures, que

nous comptons lancer en janvier

2013, nous voulons étendre les

moyens électroniques à la

disposition des tribunaux, pour

livrer ces documents», a-t-il ajouté.

Selon le projet de loi, une

personne contactée par un tribunal

via courrier électronique, Facebook

ou Twitter, recevra une note

contenant un lien qui la conduira à

son dossier au tribunal. Une

assignation ne sera considérée

comme délivrée que si la personne

a utilisé le lien en question et

visité le site du tribunal grâce à la

carte d'identité électronique dont

dispose tout Estonien adulte.

Après cinquante ans de

domination soviétique, jusqu'en

1991, l'Estonie, qui a rejoint

l'Union européenne en 2004 et

l'euro le 1er janvier 2011, est

devenue un champion des hautes

technologies, ce qui lui a valu le

surnom d'«E-stonie».

Tablette numérique

L'avenir est au

modèle de plus

de 7 pouces

La taille de l'écran d'une tablette numérique semble

être le critère déterminant du succès ou non d'un

modèle. Selon l'analyste NDP, les tablettes de plus de 7

pouces intéresseront d'ici 2016 plus les acheteurs que celles

de dimensions inférieures. Grâce au succès de l'iPad, les

tablettes de 9,7 pouces à 11 pouces représenteront 65% des

ventes mondiales. NPD prévoit une hausse des ventes des

modèles compris entre 7 et 8,5 pouces, du fait de la forte

demande enregistrée pour la tablette d'Amazon, la Kindle

Fire, mais aussi pour la gamme Galaxy Tab de Samsung. A

contrario, les tablettes numériques dont la taille est inférieure

à 7 pouces verront leurs ventes décliner d'ici 2016,

prédit l'analyste.

SUISSE

France

Google lance une

bibliothèque en ligne

Google devrait prochainement mettre en

ligne sa boutique en ligne de livres

électroniques. Selon Livre Hebdo, repris

par le site de La Tribune, cette plateforme

serait disponible depuis Google Play, le

nouveau portail de contenus de la forme

américaine. Le site se base sur un email

envoyé par Google aux éditeurs français.

Ces éditeurs, dont la plupart est déjà

partenaire avec Google sur Google

Recherche de Livres (les extraits de livres

sous droits d’auteur et textes tombés dans

le domaine public), pourraient signer un

avenant au contrat existant, offrant la

possibilité de commercialiser leurs ebooks

sur la boutique en ligne de Google.

Toujours selon Livre Hebdo, la firme de

Mountain View empocherait jusqu’à 48%

de marge sur chaque vente effectuée

directement sur Google Play. Google n’a

pas encore officialisé la nouvelle.

La presse écrite perd des lecteurs

au profit du net

La presse écrite reste bien implantée mais son audience s'érode, en

particulier pour les magazines, constate la nouvelle enquête de la

REMP. "24 Heures", "La Liberté", "Le Nouvelliste" et surtout

"L'Agefi" regagnent des lecteurs. En revanche "Le Matin" en perd. Le

leader des quotidiens généralistes romands reste "20 minutes" depuis

quelques années. Le tabloïd gratuit rassemble en moyenne 474'000

lecteurs, en hausse de 13'000 (+2,8%), a indiqué mardi à Zurich

l'institut Recherches et études des médias publicitaires (REMP) après

une enquête d'un an close à fin septembre dernier. "Le Matin" et "24

Heures" complètent le trio de tête des gazettes préférées des

Romands. L'étude constate que le journal orange a perdu 6000

lecteurs (-2,3% à 260'000), tandis que son confrère vaudois progresse

de 18'000 fidèles (+8,1% à 241'000).

Apple

Les actionnaires

rémunérés

Apple, l'une

des entreprises

les plus

riches au monde, a

annoncé lundi

qu'elle allait recommencer

à rémunérer

ses actionnaires en

leur versant des

dividendes et en

rachetant des

actions, cinq mois

après la disparition

de son fondateur

Steve Jobs.Au total,

le groupe californien

prévoit de

dépenser 45 milliards

de dollars sur

trois ans, dont environ

10 milliards de

dollars par an en

dividendes et 10

milliards de dollars de rachat

d'actions. Comme l'a souligné la

direction, cela laisse une marge

confortable pour faire tourner

l'entreprise, qui avait environ 98

milliards de dollars de liquidités à

la fin 2011 et en génère encore

beaucoup: 16 milliards de dollars

de flux de trésorerie pour la

période octobre-décembre 2011,

et près de 9 milliards de dollars

pour le trimestre précédent.

"Même avec (les dividendes et

rachats d'actions), nous pouvons

garder un trésor de guerre pour

des opportunités stratégiques et

avons plein de liquidités pour

mener nos affaires", a souligné le

directeur général Tim Cook.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


S E L E C T I O N

Obsessed

Ce soir sur MBC2

> T É L É V I S I O N

LES

GENS

Alexandre Ruiz

21

Jane

Ce soir sur Arte

En 1795, la famille du révérend Austen n'a qu'une préoccupation :

trouver à Jane, qui va avoir 20 ans, un bon parti afin de la marier au

plus vite. Mais Jane est une passionnée qui n'imagine pas un seul

instant épouser un homme qu'elle n'aime pas. Dotée d'une

intelligence et d'une créativité surprenantes pour son siècle, elle

montre de plus un indéniable talent pour l'écriture. Refusant de

céder aux injonctions de son père, Jane multiplie les effronteries.

C'est alors qu'elle croise le chemin d'un jeune homme peu banal,

Tom Lefroy. Sous le charme, celui-ci tente de montrer à Jane que

rien ne pourra jamais entraver son talent d'écrivain...

Dans les yeux d'Olivier

Ce soir sur France 2

Un homme, heureux dans son couple et dans sa carrière, voit sa

vie basculer le jour où une intérimaire commence à le suivre

partout...

Paris-SG / Lyon

Ce soir sur France3

Le Paris Saint-Germain,

finaliste malheureux en 2011

face aux Lillois de Rudi Garcia

qui l'avaient emporté dans les

ultimes instants de la rencontre

sur un but de Ludovic Obraniak,

semble bien décidé à aller au

bout cette saison. Avec une

équipe largement remaniée, les

joueurs de Carlo Ancelotti

comptent sur les recrues Sirigu,

Pastore, Thiago Motta ou encore Diego Lugano, mais aussi les

anciens comme Nêné ou Christophe Jallet pour prendre le meilleur

sur l'Olympique Lyonnais de Rémi Garde. Les Gones se sont

défaits des Girondins de Bordeaux au tour précédent, après les

prolongations et des buts inscrits par Gomis et Briand. Les

Lyonnais se souviendront sans doute que lors de leur dernière

victoire en finale de Coupe de France, en 2008, ils avaient battu le

PSG. ATTENTION : risque de prolongation et, éventuellement, de

tirs au but, en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire.

A quelques semaines du lancement de ses

deux chaînes sportives en France , Al

Jazeera poursuit ses préparatifs. Alors que

le groupe qatari devrait avoir une offre très

forte dès son lancement, en retransmettant

en exclusivité l'intégralité de l'Euro 2012 ,

Al Jazeera a recruté de nouveaux

journalistes sportifs.

Ainsi, après Christophe Josse et Darren

Tulett notamment, Al Jazeera vient de

signer avec Alexandre Ruiz selon Le

Parisien . Ancien de Canal+, Europe 1 et

France 3, ce journaliste sportif a animé

pendant plusieurs années "Jour de foot"

sur la chaîne cryptée. Selon L'Equipe , Al

Jazeera a également débauché Rodolphe

Pires de Canal+ où il officiait en tant que

spécialiste rugby.

World Invasion : Battle Los Angeles

Ce soir sur canal+

Les amours interdites Quelles difficultés rencontrent les couples qui

transgressent les traditions et les préjugés ? Noir et blanc,

musulman et catholique, riche et pauvre, cousin et cousine, prêtre

et paroissienne, ils sont de plus en plus nombreux à assumer leur

choix de vivre leur amour malgré les regards réprobateurs. Plusieurs

couples expliquent comment ils vivent cette différence au quotidien.

Retour sur : Les schizophrènes Deux ans après les avoir rencontrés

lors d'un premier reportage, Olivier rend visite aux jeunes

schizophrènes qui avaient accepté de témoigner. Que sont-ils

devenus ? Où en sont-ils dans leur combat contre cette maladie qui

porte lourdement atteinte à leur socialisation ?

Au camp de Pendleton, une

base militaire près de Los

Angeles, le sergent-chef

Michael Nantz a perdu tous ses

hommes lors de sa dernière

mission et n'aspire qu'à une

chose : retourner à la vie civile.

Mais l'arrivée imminente d'une

pluie de météorite mobilise les

militaires et le sergent-chef

doit chaperonner un souslieutenant

inexpérimenté,

William Martinez, dans sa

première opération sur le

terrain. Michael Nantz ne sait

pas du tout contre qui lui et

ses hommes sont censés se

battre. Ce qui est certain, c'est

que ce mystérieux ennemi

semble vouloir tout détruire

sur son passage. Très vite, les

météorites annoncées

s'avèrent être des

extraterrestres...

28, rue Ahmed Boualem Khalfi

ex-Burdeau, Alger centre

Quotidien d'informations générales

Edité par EURL Express News au

capital de 100.000 DA

RC : 0962805B03

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ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


22 > C U L T U R E

AGENDA

CULTUREL

Espace Nadi

El Anka

Jeudi 22 mars à 20h00,

concert Rock avec le

groupe Armonia.

Samedi 24 mars à

15h00, concert Hip Hop

avec X’rem.

Espace

Casbah

Samedi 24 mars à

18h00, récitale

Andalous des

associations

Abderrahmane Thaalibi

et Mezghenna.

Salle El

Mouggar

Samedi 24 mars 2012 à

18h00 : Concert avec

l'artiste Kamélia Nour à

l'occasion de la sortie

de son nouvel album.

Salle Atlas

Mercredi 21 mars 2012

à 10h00 :

Représentation

théâtrale intitulée

«Nouzha fil Ghaba» par

l'Association «El

Moudja Ezarqa» du

Centre culturel Ibn

Badis de

Mohammedia.Texte et

mise en scène Touati

Sayeh.

CCF

Mercredi 21 mars,

projection de

“National1”

de Henri-Jacques

Bourgeas, (France, 52’,

2011). En présence du

réalisateur et de

Chawki Amari. Un

voyage en compagnie

de Chawki Amari,

journaliste et

romancier.

Jeudi 22 mars, concert

de musique avec

Tcheka: chant &

guitare ; Lucio Vieira :

basse, chœurs ;

Marcos Alves :

percussions. A la salle

Cosmos. Dans la

famille des artistes

capverdiens dont la

carrière possède une

dimension

internationale, à

l'instar de Cesaria

Evora, Tcheka occupe

une place singulière

quasi paradoxale, à la

fois à l’avant-garde

mais aussi un peu en

retrait.

«Sur les traces de cheikha Tetma» de Mina Kassar

Ode à l'insoumise !

Comme son personnage, le film est sans concession, habité par une colère douce mais

pénétrante, d'un franc-parler enviable et d'une puissance narrative qui complète et sublime

la beauté de cette artiste battante, appelée Tetma !

De notre envoyée spéciale

à Tlemcen : Sarah Haidar

Mina Kassar nous propose

un voyage dans

ces temps obscurs, et

pas tout à fait révolus,

où une femme pouvait être

malmenée, excommuniée et exilée

pour le seul tort d'être libre. Il ne

s'agit pas de n'importe quelle

femme : c'est cheikha Tetma, la

déesse du hawzi et de l'andalou,

qui a dû goûter aux pires supplices

avant de s'imposer comme

l'une des plus grandes artistes du

XX e siècle.

Le film est non seulement une

ode à une chanteuse insoumise

mais aussi un pamphlet d'une

juste violence contre le conservatisme

aveugle et la misogynie érigée

en code d'honneur ! Il a également

le mérite de revisiter le parcours

semé d'embûches d'une

artiste algérienne dont beaucoup

ne connaissent que le nom. «Sur

les traces de cheikha Tetma»

emprunte donc le chemin de la

biographie sociologique et physique

de la diva née en 1891 dans

une famille déchirée. Le divorce

de ses parents était, cependant,

l'un des facteurs providentiels

dans sa réussite car ses oncles

maternels, chez qui elle vivait,

étaient tous des artistes et, de surcroît,

entièrement affranchis des

traditions machistes. Le documentaire,

sobrement muni de

reconstitution, retrace la première

rencontre de Tetma avec la musique,

lors d'une «gaâda» de fqirates

qui chantaient le hawfi. Ce genre

ne la quittera plus et elle en chantera

les plus beaux textes, à l'instar

de ceux de Mendaci, Ben Sahla,

Ben Msaïeb et Bentriki.

La chanteuse Amina Keraja se

charge d'interpréter certains titres

de son aînée, tantôt accompagnée

d'un orchestre, tantôt a capella.

Mais rien ne vaut ces extraits originaux,

choisis soigneusement

par la réalisatrice, pour illustrer

chaque étape du parcours de la

cheikha. En 1919, alors qu'elle se

faisait une réputation d'interprète

surdouée, cheikha Tetma sera

contrainte à l'exil, par décret du

cadi Abou Bakr Chouaib, chauffé

à blanc par les pétitions des notables

de Tlemcen, scandalisés à la

vue de cette jeune femme trônant,

au milieu d'un orchestre masculin,

sur les places publiques de la

ville. Elle s'installera, durant cinq

longues années, à Fès avant de

revenir, plus déterminée et plus

insoumise que jamais. Les interviews,

intelligemment employées

dans le documentaire, ont le

mérite de faire parler d'autres

voix que celles que l'on retrouve

dans la plupart des autres films.

Mina Kassar questionnera des

dames de la famille de Tetma, qui

témoigneront des tourments

vécus par l'artiste, et qui chanteront

même quelques-uns de ses

plus beaux «istikhbar». Du côté

historique et musical, on notera

l'intervention de Mme Ben

Mansour qui souligne la double

valeur de l'artiste, en cela qu'elle

fut une grande chanteuse mais

aussi une féministe avant l'heure.

Le jeune universitaire, Salim El

Hassar, dira pour sa part qu'elle a

considérablement enrichi la

musique andalouse avec son jeu

singulier sur la kwitra et l'alto.

Son père, Ben Ali Al Hassar ainsi

que le chercheur Athmane

Tadjnant, s'accordent, quant à

eux, à trancher que Tetma a payé

cher sa liberté, «dans une société

fermée et régie par les fouqahaâ»

où elle était considérée comme

«une hérétique» !

Le documentaire plonge dans

ce voyage épique où l'artiste réussit

à s'imposer et à ouvrir la voie à

d'autres qui, sans elle, n'auraient

sans doute pas pu pénétrer l'espace

public, à l'image de Meriem

Fekay et Fadhila Dziria. Son

influence touchera même un

géant de l'andalou, qui n'est autre

qu'Abdelkrim Dali, dont certains

morceaux renvoient inéluctablement

au style de Tetma.

Tout au long de ces 60 minutes

de documentaire, rythmées par la

voix off magistrale d'Inaâm

Bayoudh et celle, indescriptible,

de la cheikha, on appréciera

notamment ces photographies

d'archives où le regard de Tetma

nous éblouit, tant il regorge d'une

puissance esthétique sans pareille

et semble être adressé à tous ceux

qui ont voulu l'exciser symboliquement.

Salué par un youyou interminable,

«Sur les traces de cheikha

Tetma» de Mina Kassar séduit

autant par sa maîtrise technique

et narrative que par sa couleur

engagée qui le rend à la fois

coriace et triste.

S. H.

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


C U L T U R E 23

Musique symphonique

L'orchestre Algérie-

France fait sa première

musicale à Paris

L'orchestre symphonique Algérie-France a fait avant-hier soir à Paris sa première musicale, placée

sous le signe de l'amitié entre les deux pays en ce cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie.

Sous la houlette d'Amine

Kouider, artiste de

l'Unesco pour la paix,

l'ensemble a déroulé un

répertoire « métissé », allant de la

musique arabo-andalouse à des

airs populaires algériens en passant

par des extraits de Georges

Bizet, dont la célébrissime

Carmen, et la Suite algérienne de

Camille Saint-Saens.

Accompagnée de sa troupe

Amedyez, Rachid Brahim-

Djelloul a, d'une voix chaude,

réinterprété la Nouba Zidane, une

des douze formes musicales

connues de l'art arabo-andalou.

Dans un registre plus rythmé, une

Rihla égayera le public nombreux

de la prestigieuse Salle Gaveau de

Hommage à cheikh Namous

Les « maîtres » en concert à Tizi

à cheikh Namous, un

maître de la chanson chaâbie, organisé

par la direction de la culture de L’hommage

la wilaya de Tizi Ouzou et l’association "Les

amis de la rampe Arezki Louni" d’Alger, se

poursuivera ce soir. Hier, l’hommage a débuté

par un entretien direct avec cheikh Namous,

animé par Lounes Aït Aouidia, président de

l’association "Les amis de la rampe Louni

Arezki". Ce soir,de grandes figures du chaâbi à

savoir, Abdelkader Chercham, Mehdi

Tamache, Nacer Mokdad, Kamel Fardjallah et

Kanouni Boualem, animeront un gala-témoignage

en hommage au grand virtuose du

banjo.

Une exposition permanente sur la vie et

l’œuvre de ce chanteur a été ouverte au public

durant les deux jours de cette activité. Cheikh

Namous, de son vrai nom Mohamed Rachidi,

est né le 14 mai 1920 à la Casbah d’Alger.

Après des études à l’école de l’ex rampe Vallée

(actuelle rampe Louni Arezki), il travailla

Paris. Ce voyage festif au cœur de

l'Algérie est un panorama de

chansons populaires à succès dont

Ya Rayah de Dahmane El

Harrachi, Echtah a Taous, morceau

musical traditionnel kabyle,

Goumari, une mélodie célèbre de

la musique du désert, et l'Oranaise

Ya Zina, qui a fait la réputation de

la troupe « Raina Rai ». Côté

patrimoine musical français,

l'Orchestre a présenté Carmen,

cette jeune femme à la fois envoûtante

et inaccessible mise en scène

par Bizet. Ce rôle est merveilleusement

campé par la Mezzosoprane

Sarah Laulan que le Tenor

Pierre Vaello tenta "vainement" de

séduire. L'ensemble franco-algérien

a, par la suite, interprété,

comme livreur, receveur de bus, puis bagagiste.

Afin de concrétiser sa passion pour la

chanson il économisa de l’argent et s’offrit un

banjo (son premier instrument de musique)

pour la somme de 400 francs de l’époque, un

instrument qu’il maîtrisera vite pour devenir

Suite algérienne de Camille Saint-

Saens, un compositeur inspiré,

lors d'une cure de repos à Blida à

la fin du XIX e siècle, par le doux

climat de la campagne qui le fait

reprendre ses forces… Pour le chef

d'orchestre, Amine Kouider, il

s'agit, à travers cet ensemble musical,

de faire en sorte que ce dernier

s'inscrive dans la durée et, qu'audelà

de la célébration du cinquantenaire

de l'indépendance de

l'Algérie, il puisse être un "pont"

entre les deux pays."Le rapprochement

entre les peuples algérien et

français est une réalité entre les

musiciens des deux pays et leurs

répertoires. Le dialogue entre les

cultures est représenté par la multitude

et la diversité des instruments

dont ils jouent à commencer

par la debourka et en arrivant

à la contre basse", a-t-il indiqué à

l'APS. L'Orchestre Symphonique

Algérie-France (OSAF) est constitué

d'une cinquantaine de musiciens

professionnels. Créé à Paris

le 4 octobre 2011, il se décline

comme une association culturelle

qui se donne pour principales

missions de réunir des artistes

professionnels algériens et français,

de nationalité ou d'origine,

pour réaliser des concerts et des

manifestations culturelles tant en

Algérie qu'en France, et de participer

aux cérémonies du cinquant

ième anniv e r saire de

l'Indépendance de ll'Algérie.

R.C.

"le virtuose du Banjo", de l’avis de grands

musiciens qui l’ont côtoyé. Son banjo en

main, il entame son parcours artistique dans

l’orchestre de Abderrahmane Sridek, avant de

rencontrer d’autres artistes de renom dont

Sananou, Aziouez Lebhiri, Abderrahmane

Zerdi, El Hadj M’rizek, El Hadj Menouer et

autres. Après l’indépendance, cheikh Namous

brillera comme accompagnateur, au banjo, de

Boudjemaa El Ankis, Amar El Achab et

Dahmane El Harrachi, dont il dit qu’il l’a

"lancé dans le banjo". Mais de toutes ces rencontres,

c’est celle avec El Hadj El Anka qui

l’aura le plus marqué puisqu’il dira qu’elle

représentait pour lui "l’apothéose".

Il intégrera la chaîne II de la Radio nationale

où il sera chef d’orchestre de musique

kabyle. A ce titre, il verra défiler les Cherifa,

Yamina, Djida, Djamila, Taleb Rabah, Abdiche

Belaïd, Akli Yahiatène et Arab Ouzelague,

notamment.

Y. C. / R. C.

El-Bayadh

Une trentaine

d’artistes au

Salon régional

des arts

plastiques

Une trentaine de plasticiens,

issus de dix sept wilayas du

pays, prennent part à la sixième

édition du Salon régional des

arts plastiques dont le coup

d’envoi a été donné lundi à la

maison de la Culture Mohamed

Belkhir d’El-Bayadh. Près de 28

tableaux réalisés par les

participants seront évalués par

un jury composé de spécialistes,

lors d’un concours prévu en

marge du Salon, a indiqué le

chef de service de l’animation

culturelle à la maison de la

Culture d’El-Bayadh.Les

participants devront aussi

marquer leur passage dans la

wilaya par la réalisation

collective d’une fresque murale

dans la ville d’El-Bayadh, à

l'occasion du cinquantenaire de

la double fête de

l'indépendance et de la

jeunesse, ont indiqué les

organisateurs.Le programme de

ce Salon prévoit, par ailleurs,

des communications animées

par des enseignants de l’Institut

des Beaux arts d’Oran, en plus

de l’organisation d’un atelier de

formation pour amateurs sur la

sculpture sur argile, a signalé le

Directeur de la maison de la

Culture.

Sidi Bel-Abbès

Le théâtre

rouvrira ses

portes en avril

prochain

Le théâtre régional de Sidi Bel-

Abbès rouvrira ses portes le 8

avril prochain après des travaux

de modernisation de ses

équipements, a-t-on appris de

son directeur. Cette

infrastructure a été fermée

durant neuf mois pour cause de

travaux de modernisation des

équipements de sonorisation,

d’éclairage et de climatisation, a

rappelé son directeur, Ahcène

Assous.

Pour la reprise de ses activités,

le théâtre abritera le Festival

régional de théâtre

professionnel, prévu du 8 au 14

avril prochain. Concernant la

sixiéme édition du Festival

culturel du théâtre amateur dont

il est le commissaire, M. Assous

a indiqué que cette

manifestation verra la

participation de neuf troupes

issues des wilayas de l'ouest du

pays.Les trois meilleures

troupes seront retenues pour

participer au festival national du

théâtre amateur.

En marge de la compétition, des

troupes théâtrales de Sidi Bel

Abbes et d’Oran donneront des

représentations au niveau de

différents établissements de la

wilaya, à l’instar du CHU, de la

maison de personnes âgées, du

centre de rééducation de la

commune de Hassi Dahou et

quelques cités universitaires et

autres maisons de jeunes. Le

directeur du Théâtre régional de

Sidi Bel-Abbès a, par ailleurs,

confié que la soirée de clôture

du festival sera animée par la

troupe relevant de son

établissement qui présentera

son dernier travail "Rachmoun".

ALGERIE NEWS Mercredi 21 mars 2012


Les lettres du mont Koukou

Il était une fois Kasdi Merbah

Par Nadir Bacha

durant les premiers jours où le

journaliste algérien pouvait finalement

citer dans sa couverture anodine

un ministre sans y adjoindre C'était

lisiblement devant les prénoms de celui-ci et son

patronyme, «membre du Comité central - ou du

Bureau politique - du Parti du Front de libération

nationale» au moment où Mouloud

Hamrouche alors chef du gouvernement, membre

du Bureau…ah ! Pardon, excusez le réflexe

de la réminiscence ! Était en train de décider

pour la formule de rémunération des professionnels

de la corporation désireux de s'établir

en privé.

La majorité des confrères gardaient en secret

de mirifiques titres de quotidien ou de magazine.

Ce qui faisait dire au subtile Ahmed Halli

discutant avec Ameziane Ferhani avec l'humour

de l'un et de l'autre, «tout le monde est gazé

chez-nous», en parlant du journal El Moudjahed.

Tellement pressé de sortir le premier, plus

d'un ne firent pas attention au plagiat international

des intitulés mais les pus intelligents optèrent

à la turque, le mot en langue nationale traduit

dans les caractères latins.

Pour ma part, avec femme et trois enfants en

bas âge dans une chambre, j'ai préféré empoché

la somme des trois années de salaire et me rabattre

plutôt dans le financement d'un pas de porte

à cent lieues de la capitale. En intégrant presque

clandestinement, un hebdomadaire alors sur le

point de voir le jour aujourd'hui transformé en

quotidien, et en titre aussi, et malheureusement

distribué sous forme de tract dans la rue.

Puis le temps d'un sommeil paradoxal,

Mouloud Hamrouche céda sa place à Kasdi

Merbah, celui qui nous en faisait voir de toutes

les couleurs du prisme concoctées dans la

pénombre de la Sécurité militaire.

On dormait rarement la nuit pour traiter à la

boule Le Chroniqueur et on se cassait les reins

pour aller le tirer à Oran depuis son siège à

Médéa. Où les habitants attendaient d'arrachepied

la venue de Abassi Madani, leader du Front

islamique du salut, qui allait faire son raz-demarée

électoral au premier tour des législatives

après la main basse sur les communes, pour faire

de leur cité la capitale de l'Algérie.

Ensuite, le temps d'un deuxième roupillon

paradoxal, dans une aube glaciale au dehors

enneigé, Abdelkrim Lakhdar-Ezzine m'appelle

au téléphone pour me dire, mot à mot : «Chadli

Bendjdid, kaput !»

Ma cadette à l'époque, Sarra, avait un emplâtre

au bras qui l'empêchait de bien dormir. Sur le

giron de sa maman, celle-ci me dit : «Qu'est-ce

qui va se passer maintenant ?»

Le lendemain à la première heure dans le

bureau de Brahim Djeffel, le wali, j'ai posé la

même question. L'enfant de Kouba me répondit,

si j'ai bonne mémoire, : «Je ne sais pas si ça vient

de son propre chef ou d'un groupe à sa tête les

godasses, là, prépare-toi, d'ores et déjà pour couvrir

une sale guerre !»

Entre-temps et après son épisode de «hna

ymout Kaci» au lendemain de son limogeage du

gouvernement, Kasdi Merbah, qui ne voulait

vraiment pas desserrer des dents sur les affaires

officielles, avait-il créé un parti, le Mouvement

pour la justice et la démocratie, en se retournant

frontalement contre ses pairs de l'armée et surtout

du renseignement. Mais attendez.

Ça faisait belle lurette que je ne m'étais pas

rendu chez mes parents à Bouzaréah, on se parlait

de nos nouvelles au téléphone. Mais mon

père était bien souffrant qui demandait après ses

enfants - il mourut trois années après.

Lakhdar-Ezzine dans la Honda Accord me

dépose à Chevalley parce qu'il avait une urgence

à régler à la Bna, on lui avait retiré de l'argent de

son compte à partir de son chéquier. Il ne suspecta

personne de particulier mais un jeune rouquin

plein d'amabilité et de bon vouloir rodait

jusqu'au bouclage dans la salle de rédaction. Il

faisait la prière caloté et blousé le vendredi mais

Puis le temps

d'un sommeil

paradoxal,

Mouloud

Hamrouche

céda sa place

à Kasdi

Merbah, celui

qui nous en

faisait voir de

toutes les

couleurs du

prisme

concoctées

dans la

pénombre

de la Sécurité

militaire.

je l'avais maintes fois surpris à la Citadelle, cet

espèce de «no man's land» libertin entre Blida

et Médéa, sifflant des Krohnenbourg. Il est

actuellement dans le sillage du célébrissime

Mohamed Sifaoui qui selon un piratage dans

un mur de Facebook, il attend une consécration

officielle et définitive sur le plateau de

Michel Denisot. Mohamed Sifaoui qui vint au

Chroniqueur tenter du «Abdelkader el Mali»

durant la candidature de celui-ci en 1999

après s'être fait asseoir sur le goulot d'une

bouteille de Mouzaïa parce qu'un agent de

Mohamed Mediene, le sous-lieutenant Farid,

qui l'utilisait comme simple informateur, avait

trouvé dans sa ceinture un Beretta quinze

coups qui ne lui avait pas été octroyé par l'armée

- c'est lui qui nous l'a raconté au 37, rue

Didouche Mourad après avoir fait un abandon

de poste au journal mais obtenu d'un

groupuscule argenté fondu dans la campagne

présidentielle le visa et l'argent du voyage

pour la France en vue d'une mission secrète

d’une «grande importance médiatique». Je ne

savais pas comment croire Dahmane

Mahmoudi qui venait parmi nous après la

défection de l'Hebdo Libéré qui l'appelait le

«mythomane agité capable de se laisser se suspecter

agent quadruple surinfiltré de la CIA,

du Sdece, du M16 et du DRS». Bref. Ce même

Farid est venu en personne dans le bar que je

fréquentais pour, avec le tact de l'agent qui sait

que vous savez qui il est mais qui vous parle

du match de la JSK contre l'Usma, avertir de la

versatilité de l'apprenti James Bond.

J'arrive à Bouzaréah avant de faire un tour

par le pharmacien du quartier qui vendait ses

fruits et légumes sans ordonnance. En oblique

sur ma gauche à quelques pas, debout devant

la villa des voisins depuis plus de trente ans,

Kasdi Merbah discutait avec un homme en

costume, lunettes à écailles sombres, son

visage me disait quelque chose mais c'était la

présence de l'ancien chef du gouvernement

dans «le quarter», à l'aise dans son espace de

gratification, qui a suscité ma curiosité.

Nous échangeâmes un regard et il esquissa

un sourire. Il m'avait reconnu parce que

j'avais fait des entretiens avec lui. En tant que

ministre de l'Agriculture, puis comme celui de

l'Industrie et enfin pendant qu'il était patron

de la Chefferie du gouvernement, à propos du

«nouveau» statut de la presse. Mais son élégant

compagnon, immiscé dans les salamalecs,

m'appela par mon prénom, ce qui me

conforta dans le déjà vu de sa gueule. C'était

un parent de Rachid Kaci, un confrère et ami.

Et il ne se trouvait pas cette saloperie du

«bouteillement» professionnel pour que je

laissasse de côté les belles oranges de mon

cher papa pour accepter un café dans la somptueuse

enceinte qui était en vérité le siège du

Majd, son parti.

Nous restâmes seuls dans son bureau par

une sollicitation de Si Abdellah que je n'avais

pas remarquée. Contre toute attente, il me

posa une question avec un sourire qui vous

donne l'impression qu'il passe votre regard

dans un Irm. «Vous avez écrit dans El

Mounqid ?», qu'il me dit d'une voix familière

comme s'il m'avait demandé si j'ai vu Les «Dix

Commandements» de Cecil B. de Mille. Le

journal dont il parlait était l'organe du FIS de

Abassi Madani et de Ali Benhadj qui étaient

frontalement, à l'époque, opposés au régime

des militaires et de la pensée de l'ex-parti unique

encore au pouvoir. Je lui répondis pourquoi

il ne m'a pas interrogé sur le fait que

j'avais aussi écrit dans la République des communistes,

dans Libre Algérie du FIS, dans

l'Avenir du RCD et même dans Libre Plume de

l'Association jeunesse progrès. Kasdi Merbah

ajouta : «Ce n'est pas une réponse à ma question

mais ce sont des questions intéressantes.»

Il n'alla pas par trente-six chemins tout de

suite après pour me demander de réfléchir sur

la possibilité de devenir l'attaché de presse de

son parti. Je lui fis savoir que j'étais un journaliste

de reportage et que je ne me voyais pas en

costume, encore moins sans ma canadienne,

mon béret basque et deux bons ricards derrière

le gosier. L'héritier de Abdeltif Boussouf

esquissa un sourire et je suis sorti en lui souhaitant

la réussite pour sa formation politique

avant d'aller rejoindre l'apothicaire maraîcher

dans le seuil de sa bicoque qui avait déjà sur

moi un redressement de sourcils apte à décapsuler

les flacons les plus retords. N. B.

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