07.03.2015 Views

Fr-25-04-2013 - Algérie news quotidien national d'information

Fr-25-04-2013 - Algérie news quotidien national d'information

Fr-25-04-2013 - Algérie news quotidien national d'information

SHOW MORE
SHOW LESS

You also want an ePaper? Increase the reach of your titles

YUMPU automatically turns print PDFs into web optimized ePapers that Google loves.

www.algerie<strong>news</strong>.info - www.facebook.com/algerie<strong>news</strong>.dz<br />

Cannes <strong>2013</strong><br />

Une si belle absence<br />

L’année <strong>2013</strong> sera une très mauvaise année pour l’<strong>Algérie</strong>, pratiquement<br />

absente du Festival de Cannes, excepté du côté du Short Film Corner.<br />

> Pages 2 et 3<br />

Grève des transporteurs<br />

de Tizi Ouzou<br />

Au citoyen d'en<br />

payer les frais<br />

La guerre enclenchée, depuis plus d’une<br />

semaine, entre les transporteurs de Tizi<br />

Ouzou et les gestionnaires de la Sogral se<br />

poursuit et ne sera certainement pas sans<br />

conséquences. > Page 4<br />

A Laghouat<br />

Les jeunes<br />

parlent de Sellal<br />

Alors que le Premier ministre, Abdelmalek<br />

Sellal, est annoncé pour les prochains jours<br />

dans la wilaya de Laghouat, les jeunes chômeurs<br />

de cette ville ne comptent pas l’accueillir<br />

avec les honneurs. > Page 5<br />

Médecine spécialisée<br />

44 médecins<br />

affectés à El Tarf<br />

Le ministère de la Santé, de la Population et<br />

de la Réforme hospitalière poursuit sa politique<br />

pour pallier le manque de médecins<br />

spécialistes dans les wilayas du Sud et des<br />

Hauts-Plateaux. > Page 5<br />

<strong>Algérie</strong> News<br />

Multiplication inefficiente<br />

d’infrastructures hôtelières<br />

Sortir<br />

des bouisbouis !<br />

Des opérateurs privés s’investissent<br />

dans le domaine de l’infrastructure<br />

hôtelière. Cela doit-il suffire pour<br />

relancer un secteur moribond ?<br />

Pas si sûr ! Car, ce ne sont que des<br />

châteaux sans âme, incapables<br />

d’attirer la clientèle. La culture<br />

touristique toujours absente.<br />

> Pages 2 et 3<br />

Des hommes<br />

et des destins<br />

Henri Borgeaud<br />

vs Chakib Khelil<br />

Henri Borgeaud est d’origine suisse, naturalisé<br />

français dès 1915, à l’âge de ses vingt<br />

printemps. Chakib Khelil est, par contre, à<br />

la fois, algérien et américain...<br />

> Pages 11 à 13<br />

Quotidien <strong>national</strong> - Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong> - N°1497 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406


2 > A L A U N E<br />

LE LIEN<br />

Massinissa Boudaoud<br />

Sortir des<br />

bouisbouis !<br />

Des opérateurs privés<br />

s’investissent dans le domaine<br />

de l’infrastructure hôtelière. Cela<br />

doit-il suffire pour relancer un<br />

secteur moribond ? Pas si sûr !<br />

Car, ce ne sont que des châteaux<br />

sans âme, incapables d’attirer la<br />

clientèle. La beauté des sites et<br />

des paysages ne suffit pas<br />

également à faire débarquer le<br />

touriste étranger. Il y a un savoirfaire<br />

en la matière : de l’arrivée à<br />

l’aéroport jusqu’à l’hôtel où<br />

séjournera le pensionnaire, le<br />

client doit être roi. Dans cette<br />

filière, il y a aussi un secret de<br />

polichinelle. C’est la culture<br />

touristique et l’hospitalité des<br />

habitants. Lors de leur virée<br />

dans l’Ouest, les journalistes ont<br />

constaté de visu, comment les<br />

étrangers sont accueillis par les<br />

habitants. Un accueil pas du tout<br />

encourageant ! Et pourtant la<br />

situation n’a pas été toujours<br />

pareille. Avant que l’<strong>Algérie</strong><br />

bascule dans la décennie rouge<br />

l’<strong>Algérie</strong> était une destination<br />

appréciée sans que les pouvoirs<br />

publics dégagent des sommes<br />

colossales. Ce n’est pas le cas<br />

aujourd’hui, car le plus grand<br />

défi, ce n’est pas uniquement<br />

d’embellir les rues, les façades<br />

et de construire de nouveaux<br />

pôles touristiques, mais<br />

d’inculquer la culture touristique<br />

chez les citoyens. L’exercice<br />

n’est pas une sinécure, mais il<br />

demeure nécessaire, car<br />

l’économie rentière n’est pas<br />

pérenne. Lors des deuxièmes<br />

assises <strong>national</strong>es du tourisme,<br />

les officiels et les experts<br />

reconnaissent l’existence des<br />

lacunes relatives à la qualité et à<br />

la promotion du produit<br />

touristique, dans la mise en<br />

œuvre du schéma directeur de<br />

l’aménagement touristique<br />

(SDAT). Ils ont proposé la<br />

réorganisation des priorités pour<br />

les adapter aux défis, d’autant<br />

plus que la promotion de la<br />

destination <strong>Algérie</strong> constitue une<br />

priorité absolue pour le<br />

développement <strong>national</strong>. Il est<br />

aussi important de diversifier les<br />

outils de la promotion<br />

notamment en recourant aux<br />

nouvelles technologies, sachant<br />

que 60% des produits<br />

touristiques dans le monde se<br />

vendent par internet. Les<br />

autorités sont appelées à<br />

prendre les sites touristiques de<br />

chaque wilaya en considération,<br />

à préserver le foncier touristique<br />

et à éviter de copier les schémas<br />

touristiques d’autres pays. Si<br />

des Tunisiens sont fortement<br />

sollicités pour gérer des sites<br />

touristiques, c’est que dans le<br />

corps touristique algérien, il y a<br />

toujours une vie. Il est urgent de<br />

s’atteler sérieusement. Il y va de<br />

l’avenir des générations.<br />

Alors que le besoin de la région est flagrant<br />

Eden Bel-Abbès<br />

conforte les structures<br />

d’accueil<br />

Le secteur touristique en <strong>Algérie</strong> est consolidé par la mise en<br />

service d’un nouvel établissement du groupe Eden à la ville de<br />

Sidi Bel-Abbès. Situé à 2 km du centre-ville, l’hôtel dispose de 152<br />

chambres et suites en plus de salles de conférence qui peuvent<br />

ainsi diminuer le besoin de la ville dans les structures d’accueil.<br />

L’investissement dans le secteur<br />

touristique est un défi pour lequel le<br />

groupe Eden compte mettre la main<br />

à la poche afin de pallier le déficit en<br />

matière d’infrastructure hôtelière,<br />

qui est loin de répondre aux<br />

standards requis. Selon son P-DG, l<br />

e moment est venu pour saisir les<br />

opportunités offertes afin de relancer<br />

un secteur en léthargie, notamment<br />

dans les villes, disposant de<br />

potentiels.<br />

<strong>Algérie</strong> News : Pouvez-vous nous présenter la<br />

chaîne Eden ?<br />

Chérif Karim : La chaîne hôtelière Eden est<br />

composée de cinq établissements, en plus du<br />

village touristique éponyme, qui est un village<br />

arabo-andalou de cinquante-huit bungalows,<br />

réalisé en 1996. Nous possédons aussi à Oran<br />

l’Eden Phoenix et l’Eden Airport qui sont deux<br />

hôtels urbains situés à proximité de l’aéroport<br />

Es Senia, d’une capacité de 464 chambres, et<br />

respectivement de quatre et trois étoiles de<br />

gamme. Nous avons ouvert notre premier hôtel<br />

en 1990, et jusqu’à présent, nous sommes à six<br />

établissements dans les deux wilayas de l’Ouest.<br />

Nous sommes la première chaîne hôtelière privée<br />

<strong>national</strong>e. Cependant, en termes de capacité<br />

d’accueil, nous ne sommes pas classés en pole<br />

position.<br />

Al’occasion du lancement de cet hôtel, le<br />

groupe Eden a organisé dimanche dernier<br />

un Educator en faveur de la presse <strong>national</strong>e.<br />

Une occasion pour le groupe de faire<br />

découvrir l’ensemble de ses établissements, tout en<br />

nous faisant découvrir Oran et Sidi Bel-Abbès.<br />

Deux villes qui ont un grand potentiel touristique<br />

vu les sites historiques qu’elles possèdent et<br />

qui datent du seizième siècle. Les édifices culturels<br />

comme les théâtres sont un patrimoine qui leur<br />

donne un cachet d’une époque où la culture bat<br />

son plein.<br />

Le sanctuaire de Sidi el Djilali juste au-dessus<br />

de l’église Santa Cruz donne au visiteur une vue<br />

exceptionnelle sur la baie et la ville d’Oran. Les<br />

touristes, notamment les Pieds-noirs, ne manquent<br />

jamais l’occasion de visiter cette ville qui a<br />

servi, pour rappel, de base arrière aux forces de<br />

l’Otan à la Seconde Guerre mondiale.<br />

Cependant, malgré les facilitations que l’Etat<br />

met à la disposition des investisseurs, toutes ces<br />

capacités ne sont pas exploitées d’une manière<br />

adéquate pour faire de la ville une destination<br />

rêvée pour les touristes. Selon un spécialiste et<br />

guide touristique de la ville d’Oran «la culture touristique<br />

est presque absente chez les <strong>Algérie</strong>ns,<br />

c’est un obstacle qui doit être levé par la promotion<br />

du tourisme dans la région». Par ailleurs, malgré<br />

ses atouts, le manque d’infrastructures rend la<br />

ville d’Oran inaccessible, les hôtels affichent complet<br />

et les visiteurs sont obligés de réserver leur<br />

chambre bien avant leur arrivée à la ville. Un facteur<br />

qui rend les prix des séjours et des réservations<br />

trop chers loin des familles moyennes.<br />

Le tourisme d’affaires en force<br />

Si la clientèle touristique qui visite la ville<br />

d’Oran est hétérogène, « celle qui vient aux hôtels<br />

est généralement d’affaires » précise Hamza<br />

Amine, directeur général de l’hôtel Eden Phoenix<br />

d’Oran. En effet, avec la multipication des événements<br />

économiques (salon, foires, séminaires et<br />

conférence, etc.) organisés dans la ville d’Oran ces<br />

dernières années, les demandes sont en hausse.<br />

L’installation de nombreuses sociétés étrangères<br />

dans la ville constitue aussi un atout pour les établissements<br />

d’accueil d’hôtels qui sont appelés à<br />

fournir encore plus d’effort pour améliorer la<br />

qualité de l’accueil.<br />

Khelifa Litamine<br />

Chérif Karim, P-DG de la chaîne hôtelière «Eden»<br />

«Il faut inciter l’investissement touristique»<br />

Pourquoi avez-vous choisi la filière hôtelière ?<br />

C’est un choix économique après qu’on eut<br />

constaté un manque flagrant en la matière bien<br />

que notre famille ait commencé à investir dans<br />

le domaine industriel. Nous avions aussi<br />

constaté des possibilités et un potentiel non<br />

négligeable en tourisme. En fait, l’idée est venue<br />

d’un constat : on n’avait pas où loger nos invités<br />

étrangers, alors nous avons décidé de<br />

construire notre propre hôtel. Et c’était la première<br />

pierre édificatrice. Vingt-trois ans après,<br />

nous sommes arrivés à construire l’hôtel de Sidi<br />

Bel-Abbès, considéré comme un établissement<br />

hors-wilaya d’Oran. Pour répondre aux standards<br />

internationaux, il faut des investissements<br />

sérieux. En <strong>Algérie</strong>, il y a 1 350 hôtels à<br />

travers le territoire <strong>national</strong>, soit l’équivalent de<br />

93 000 lits exploitables. Or, en Tunisie ils sont à<br />

270 000 et 195 000 pour le Maroc. Donc le<br />

développent du secteur touristique passe<br />

d’abord par la multiplication des infrastructures<br />

d’hébergement. Il faut, à ce titre, mettre en<br />

place une politique d’incitation dans ce sens.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong><br />

D. News<br />

Leurs expériences<br />

vivement sollicitées<br />

Des Tunisiens<br />

pour gérer<br />

des hôtels<br />

algériens<br />

Ayant une expérience reconnue<br />

dans la gestion des établissements<br />

touristiques, les managers<br />

hôteliers tunisiens se font désirer dans<br />

plusieurs pays qui espèrent développer<br />

leur secteur touristique. En effet, suite<br />

à la crise qui secoue actuellement le<br />

secteur du tourisme en Tunisie notamment<br />

après la révolution, plusieurs établissements<br />

sont contraints de revoir<br />

leurs objectifs à la baisse. Aussi par là,<br />

ils sont obligés de céder leurs managers<br />

qu’ils n’arrivent plus à payer. Une<br />

occasion inouïe pour les hôtels algériens<br />

qui n’ont pas hésité à faire appel<br />

à ces compétences afin de les placer à la<br />

tête des établissements hôteliers et<br />

profiter ainsi de leur expérience dans<br />

le domaine. Le cas du groupe Eden<br />

spécialiste dans l’investissement touristique<br />

qui a recruté cette année, deux<br />

directeurs tunisiens pour gérer ces<br />

deux hôtels d’Oran et de Bel-Abbès.<br />

Pour son P-DG, karim Chérif, «cette<br />

stratégie nous permet d’acquérir un<br />

savoir-faire opérationnel et ainsi assurer<br />

une bonne formation dans la gestion<br />

à nos cadres». En effet, la formation<br />

dans le secteur de la gestion touristique<br />

connaît un déficit flagrant en<br />

<strong>Algérie</strong>, qui dispose d’à peine une<br />

école supérieure dans la formation<br />

managériale des établissements touristiques.<br />

K. L.<br />

Comptez-vous lancer d’autres investissements<br />

à l’intérieur ou au sud du pays ?<br />

C’est une piste exploitable, d’autant plus que<br />

l’hôtel de Sidi Bel-Abbès nous a permis de jauger<br />

nos capacités de déploiement en dehors de<br />

la ville d’Oran. Il nous a prodigué également de<br />

l’expérience. C’est pour cela que notre établissement<br />

s’attelle à lancer d’autres projets. Le premier<br />

à Annaba et le deuxième à Skikda. Le troisième<br />

pourrait, d’ici à la fin de l’année, voir le<br />

jour dans la wilaya de Aïn Témouchent.<br />

Mais dans le Sud algérien, nos hôtels ne sont<br />

pas spécifiés au tourisme saharien. Dans nos<br />

perspectives, nous envisageons de lancer un<br />

projet en Kabylie.<br />

Quel genre de clientèle vise votre chaîne ?<br />

Chaque hôtel de notre chaîne a sa clientèle<br />

spécifique. Eden Palace, par exemple, est dédié à<br />

une clientèle de plaisance, balnéaire et estivale.<br />

Quant à ceux de l’aéroport, ils sont destinés à la<br />

clientèle urbaine et passagère. Toutefois, nos<br />

hôtels ne se limitent pas seulement aux réservations<br />

aux clients bien indiqués. Il faut savoir<br />

aussi qu’actuellement, l’<strong>Algérie</strong> ne connaît pas<br />

un tourisme de masse, mais seulement deux<br />

types de tourisme, <strong>national</strong> et étranger.<br />

On constate un déficit en termes d’infrastructures<br />

hôtelières. Pensez-vous que cela a un<br />

impact négatif sur le climat des affaires en<br />

<strong>Algérie</strong> ?<br />

Il faut souligner qu’auparavant, l’investissement<br />

dans le domaine touristique n’est pas une<br />

sinécure à cause des contraintes bureaucratiques<br />

et des obstacles bancaires. L’investissement<br />

lui-même nécessite du courage et de la patience<br />

de la part des entrepreneurs, car le retour des<br />

capitaux investis s’effectue dans le long terme.<br />

Mais avec les nouvelles démarches d’accès au<br />

foncier dans le secteur du tourisme, devenues<br />

plus souples et les contrats de gré à gré offerts,<br />

l’exercice est devenu fort intéressant. Ce sontlà,<br />

les dernières mesures incitatives prises par la<br />

tutelle. C’est aussi un tremplin pour s’engager<br />

davantage dans ce secteur. Au niveau des crédits<br />

aussi, les banques commencent à nous offrir<br />

des crédits à long terme donc c’est mieux<br />

qu’avant et c’est encourageant pour les investisseurs.<br />

Entretien réalisé par Khelifa Litamine


A L A U N E<br />

3<br />

D. News<br />

Tourisme<br />

L’<strong>Algérie</strong> reste une destination<br />

inconnue<br />

En dépit des enveloppes budgétaires colossales allouées ces dernières années pour faire sortir le secteur<br />

du tourisme de sa léthargie chronique, beaucoup reste encore à faire.<br />

Le secteur du tourisme s’embourbe<br />

toujours dans une situation peu<br />

reluisante. Cinquante ans après l’indépendance,<br />

l’<strong>Algérie</strong> ne dispose<br />

toujours pas d’un parc hôtelier qui réponde<br />

aux normes inter<strong>national</strong>es. Ainsi en plus<br />

de la piètre qualité de service, les prix appliqués<br />

par les propriétaires de ces hôtels sont<br />

en deçà des bourses de la catégorie<br />

moyenne. Les infrastructures hôtelières en<br />

<strong>Algérie</strong> demeurent le talon d’Achille du secteur.<br />

Lors des 2 es Assises du tourisme organisées<br />

récemment à Alger, 85% des projets<br />

touristiques en construction se trouvent en<br />

dehors des Zones d’expansion touristiques<br />

<strong>Algérie</strong> News : Pourriez-vous nous<br />

présenter votre fédération ?<br />

Nedjah Boudjelloua : La<br />

Fédération <strong>national</strong>e des associations<br />

des agences de tourisme et de<br />

voyages est un interlocuteur incontournable<br />

vis-à-vis des pouvoirs<br />

publics. En dépit de ce grand rôle, il<br />

demeure que le dernier maillon de<br />

la chaîne touristique reste l’agent<br />

du voyage.<br />

Cependant, ce dernier a la<br />

lourde responsabilité de promouvoir<br />

sa production touristique et de<br />

la commercialiser. Quand je parle<br />

des voyagistes, je dirais que la situation<br />

est assez morose, nous avons<br />

des soucis de relance dès lors qu’on<br />

fait allusion aujourd’hui au développement<br />

du tourisme domestique.<br />

Pour cela, il faut améliorer<br />

l’environnement car il n’est pas<br />

propice aujourd’hui pour le développement<br />

du tourisme domestique<br />

en <strong>Algérie</strong><br />

Que faut-il faire pour rendre justement<br />

cet environnement favorable<br />

?<br />

Le tourisme est une affaire de<br />

tous. S’il n’y a pas un environnement<br />

propice, le tourisme ne<br />

pourra pas se développer.<br />

Aujourd’hui, nous parlons de la<br />

qualité des prestations, de la cherté<br />

du produit touristique alors que les<br />

professionnels n’arrivent pas à être<br />

à la hauteur. Il faut analyser<br />

aujourd’hui les besoins actuels du<br />

touriste algérien ou du touriste<br />

étranger pour adapter l’offre touristique.<br />

D’ailleurs, nous ne sommes<br />

pas aptes à écouter les besoins<br />

de la clientèle <strong>national</strong>e, qui a soif<br />

de vacances. L’<strong>Algérie</strong>n est un<br />

grand voyageur et un consommateur<br />

de vacances. Aujourd’hui, nous<br />

ne sommes pas capables de satisfaire<br />

la capacité hôtelière de par la<br />

cherté de nos infrastructures touristiques,<br />

publiques ou privées.<br />

Nous rencontrons également des<br />

problèmes de fiscalité. Le produit<br />

touristique est soumis à une TVA,<br />

alors qu’un voyage à l’étranger est<br />

hors champ d’application.<br />

Aujourd’hui, cela coûte au<br />

moins 7% moins cher de prendre<br />

de vacances à l’étranger que de se<br />

payer un séjour en <strong>Algérie</strong> à cause<br />

de la TVA. Nous voulons développer<br />

le tourisme interne et sommes<br />

en train de demander la défiscalisation<br />

des produits touristiques sur le<br />

marché <strong>national</strong>. Certes, la TVA a<br />

été révisée depuis 2009 à la baisse<br />

de 17% à 7% mais le produit reste<br />

peu accessible à la clientèle <strong>national</strong>e.<br />

On reproche souvent aux agences<br />

de voyages d’être un vecteur pour<br />

exporter vers l’extérieur que de<br />

ramener des touristes de l’étranger<br />

vers l’<strong>Algérie</strong>, votre commentaire<br />

?<br />

Ce n’est pas le seul souci de l’administration<br />

touristique<br />

aujourd’hui. C’est difficile de<br />

convaincre le citoyen algérien à<br />

consommer les vacances en <strong>Algérie</strong>.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong><br />

et pas moins de 98% de la surface foncière,<br />

destinée à ces zones, reste à ce jour inexploitée.<br />

Le ministre appelle à la révision et à<br />

l’amélioration des mécanismes de suivi et<br />

de financement des projets touristiques<br />

ainsi que l’allègement des lourdeurs administratives<br />

qui entravent la mise en œuvre<br />

du plan consacré au tourisme. En effet, sur<br />

les 713 projets ayant obtenu l’accord, soit<br />

l’équivalent de 82 000 lits et offrant 23 000<br />

postes d’emploi, 405 sont en phase de<br />

construction (près de 60% d’avancement),<br />

120 projets (12 000 lits et 6 000 postes<br />

d’emploi) ont été arrêtés faute de financement<br />

et 130 projets (15 000 lits et 7 000 postes<br />

d’emploi) sont encore à l’état embryonnaire,<br />

les travaux n’ayant pas été entamés<br />

pour absence de plans d’aménagement du<br />

territoire dans les Zones d’expansion touristique<br />

(ZET). L’<strong>Algérie</strong> disposait de 18 000<br />

lits dans les années 1980, un chiffre qui n’a<br />

guère changé notamment au niveau des<br />

structures publiques. Ce constat établi par<br />

le ministre du Tourisme et de l’Artisanat,<br />

Mohamed Benmeradi, témoigne de l’immense<br />

retard de l’<strong>Algérie</strong> dans le secteur<br />

touristique, 98% de la surface des ZET reste<br />

à ce jour inexploitée. En plus de ces lacunes,<br />

la culture du tourisme est quasiment<br />

absente, ce que n’a pas omis de signaler le<br />

Nedjah Boudjelloua, SG de la FNAT<br />

«Nous demandons la défiscalisation des produits<br />

touristiques sur le marché <strong>national</strong> »<br />

Alors qu’on n’arrive pas à capter<br />

une clientèle <strong>national</strong>e, comment<br />

voulez-vous attirer la clientèle<br />

étrangère ? Aujourd’hui, si on nous<br />

reproche pourquoi on a encouragé<br />

la clientèle <strong>national</strong>e vers la destination<br />

étrangère, je dirais que<br />

l’<strong>Algérie</strong>n aime voyager et le tourisme<br />

<strong>national</strong> ne lui offre pas ce<br />

qu’il désire avec un meilleur rapport<br />

qualité-prix. On nous reproche<br />

d’exploiter le produit religieux<br />

tels Hadj & Omra, je dirais que c’est<br />

l’administration qui s’en occupe.<br />

Sur 960 agences en <strong>Algérie</strong>, il y a<br />

moins de cinquante qui sont impliquées<br />

par l’opération Pélerinage.<br />

Qu’ils ne viennent pas nous dire<br />

aujourd’hui que les agences de<br />

voyages ne travaillent que le religieux.<br />

Le choix des agences qui participent<br />

à Omra et Hadj incombe<br />

aux ministères des Affaires religieuses<br />

et du Tourisme parce que le<br />

choix se fait à travers une association<br />

des deux tutelles, ministère des<br />

Affaires religieuses à travers l’Office<br />

ministre lui-même, lors d’une de ses sorties<br />

médiatiques. Cette situation serait due,<br />

selon certains experts en la matière, à la<br />

décennie noire. Enfin, parmi les autres<br />

freins qui empêchent le secteur de démarrer,<br />

figure le piètre service assuré par les<br />

agences de voyages qui se limitent seulement,<br />

selon le ministre, à l’exportation des<br />

touristes au lieu de promouvoir la destination<br />

<strong>Algérie</strong>. « Les agences se limitent à l’accompagnement<br />

de nos pèlerins à la Mecque<br />

alors qu’elles sont censées promouvoir la<br />

destination <strong>Algérie</strong> » déplore Oubache, un<br />

expert en tourisme.<br />

Yahia Maouchi<br />

Omra avec la participation de notre<br />

administration du tourisme. Nous,<br />

en tant que fédération, nous ne<br />

sommes pas très impliqués dans ce<br />

domaine. Notre grand souci est le<br />

tourisme local. Nous voulons que<br />

l’<strong>Algérie</strong> revienne sur le marché<br />

local et inter<strong>national</strong>.<br />

Comment promouvoir la destination<br />

<strong>Algérie</strong> ?<br />

La promotion de la destination<br />

<strong>Algérie</strong> relève de l’Office <strong>national</strong><br />

du tourisme. Nous, nous sommes<br />

impliqués dans l’offre touristique.<br />

Mais cette offre, quelle soit destinée<br />

à une clientèle locale ou étrangère,<br />

sans une communication institutionnelle,<br />

ne pourra se faire.<br />

Aujourd’hui, il y a un déficit en<br />

communication institutionnelle. Et<br />

ça, c’est le rôle des pouvoirs publics,<br />

notre rôle consiste à promouvoir<br />

notre produit, l’image de l’<strong>Algérie</strong>.<br />

Entretien réalisé par<br />

Yahia Maouchi


4 > A C T U<br />

Grève du personnel de<br />

l’enseignement supérieur<br />

Ben-Dahmane : « Le taux de<br />

suivi estimé à 80% »<br />

Les membres de la Fédération <strong>national</strong>e du personnel du<br />

secteur de l’enseignement supérieur (FNPES), affiliée au<br />

Snapap, entament aujourd’hui leur cinquième et dernier<br />

jour de leur grève <strong>national</strong>e. Selon les estimations du<br />

président de la FNPES, Chaïbi Ben-Dahmane, le taux de<br />

suivi a atteint, hier au quatrième jour de grève, 80% à<br />

l’échelle <strong>national</strong>e.<br />

Joint hier par téléphone, le président de FNPES, Ben-<br />

Dahmane Chaïbi a affirmé que la quasi-totalité des<br />

établissements universitaires, y compris les résidences<br />

universitaires, ont été paralysés, et ce, suite au<br />

mouvement de contestation déclenché par leur fédération<br />

depuis dimanche dernier. « Notre grève <strong>national</strong>e de cinq<br />

jours a causé la paralysie de la quasi-totalité des<br />

établissements universitaires. La preuve : Le taux de suivi<br />

de ce débrayage est estimé pour aujourd’hui (hier Ndlr) à<br />

80% à l’échelle <strong>national</strong>e », a-t-il dit. Selon le même<br />

interlocuteur, le pourcentage de suivi a atteint un taux<br />

record dans certaines wilayas. « Dans la wilaya de<br />

Béchar, nous avons enregistré aujourd’hui (hier Ndlr), un<br />

taux de suivi de 100%. Le même pourcentage a été<br />

enregistré dans les wilayas de Saïda, Khemis-Miliana,<br />

Blida, Chlef et Tizi Ouzou ». Avant d’ajouter : «Les wilayas<br />

où nous avons enregistré un taux estimé entre 70 et<br />

80% : Ouargla, Souk-Ahras, Alger, Bejaïa ». Ben-<br />

Dahmane a déclaré que leur débrayage a perturbé le<br />

secteur de l’enseignement supérieur. A la question de<br />

savoir si le département de Rachid Harraoubia a ouvert le<br />

processus du dialogue avec les protestataires, le même<br />

syndicaliste dira : « Au quatrième jour de notre<br />

débrayage, nous n’avons reçu aucune invitation au<br />

dialogue de la part du ministre. Ce secteur névralgique se<br />

trouve actuellement dans une situation critique. Nous<br />

sommes conscients que la seule victime de notre<br />

débrayage est l’étudiant. Mais le recours à la<br />

protestation est la seule solution pour arracher nos<br />

revendications légitimes », a-t-il insisté. Dans le même<br />

sillage, le même syndicaliste dira : « Si le département<br />

de Harraoubia continue à mener sa politique de fuite en<br />

avant quant à nos revendications, nous sommes<br />

déterminés à aller vers des grèves <strong>national</strong>es cycliques<br />

de trois jours par semaine. Pis encore, une grève illimitée<br />

jusqu’à la fin de l’année universitaire est même<br />

envisageable», a-t-il menacé. Le recours à l’action<br />

intersyndicale n’a pas été écarté par Chaïbi. « Nous<br />

allons tenir une réunion en étroite concertation avec le<br />

Conseil <strong>national</strong> des enseignants du supérieur (Cnes) afin<br />

de mener une action commune de contestation ». Avant<br />

d’ajouter : « Nous avons décidé de tenir une session<br />

extraordinaire du Conseil <strong>national</strong> de la fédération qui<br />

aura lieu à partir de dimanche prochain afin de<br />

déterminer la formule exacte de nos éventuels<br />

mouvements de grève », a-t-il précisé. Zohra Chender<br />

Commerce extérieur<br />

Des statistiques, plus<br />

régulières dès 2015<br />

Les données sur le commerce extérieur produites par le<br />

Centre <strong>national</strong> de l’informatique et des statistiques<br />

(Cnis) des Douanes deviendront plus régulières et seront<br />

communiquées un « temps record » grâce à l’application,<br />

dès 2015, d’un nouveau système informatique douanier<br />

centralisé, a-t-on appris hier auprès du centre. Cette<br />

gestion centralisée des opérations de dédouanement<br />

sera effective à travers la mise en œuvre, à l’horizon<br />

2015, de la nouvelle version du système d’information et<br />

de gestion automatisée des Douanes (Sigad-2) et<br />

conduira à moyen terme à une «industrialisation » des<br />

statistiques du commerce extérieur en <strong>Algérie</strong>, a indiqué<br />

le nouveau directeur du Cnis, Noureddine Allag. Après 20<br />

ans de gestion décentralisée du dédouanement, couplée<br />

à un traitement centralisé de l’information, une situation<br />

qui retardait et compliquait la tâche au CNIS, selon son<br />

directeur, les Douanes, ayant acquis une expérience<br />

avérée en matière d’applications informatiques<br />

spécifiques, vont enfin pouvoir passer à une gestion<br />

centralisée. « Avec le Sigad-2, qui changera peut être<br />

d’appellation, le port d’Alger par exemple, qui possède<br />

actuellement un serveur autonome, deviendra un simple<br />

poste de travail pour le Cnis», a-t-il dit. Grâce à ce<br />

système, la production des statistiques sur le commerce<br />

extérieur sera « très abondantes et à des périodicités très<br />

réduites », a-t-il prédit. « Et si une personne désire avoir<br />

une information statistique dans la journée, elle l’aura<br />

dans la journée », a-t-il encore promis. Actuellement le<br />

niveau le plus bas pour la production des statistiques du<br />

CNIS, qui représentent la source principale du commerce<br />

extérieur en <strong>Algérie</strong>, est d’un mois, des statistiques qui<br />

sont rendues publiques via la presse tous les trois mois.<br />

Ainsi, le centre se verra dans deux ou trois ans «<br />

extrapoler vers tous les besoins et vers tous les secteurs<br />

au niveau <strong>national</strong> et avec des temps records », selon son<br />

premier responsable. R. N.<br />

La grève des transporteurs de Tizi Ouzou se poursuit<br />

Au citoyen<br />

d'en payer les frais<br />

La guerre enclenchée depuis plus d’une semaine entre les responsables de<br />

l´Association des transporteurs des voyageurs de la Kabylie (ATVK) et les<br />

gestionnaires de la Société de gestion de la gare routière d´Alger (Sogral)<br />

s´amplifie et ne sera certainement pas sans conséquences.<br />

En effet, la décision prise d’une<br />

manière unilatérale par la<br />

Sogral, obligeant les voyageurs<br />

à payer leurs tickets<br />

dans les guichets, pomme de discorde<br />

entre les deux camps, risque de s’amplifier<br />

au grand dam des voyageurs. Les<br />

usagers seraient contraints d’en payer,<br />

encore une fois, les frais.<br />

Les opérateurs ont décidé, lors<br />

d’une réunion tenue hier à Tizi Ouzou,<br />

de poursuivre leur mouvement, et ce<br />

suite à l’échec des négociations avec le<br />

directeur général de Sogral, nous a<br />

déclaré hier M. Hamour, président de<br />

l’ATVK. Une situation qui mettra sans<br />

doute les usagers devant le fait accompli.<br />

Une fois de plus, le citoyen, éternelle<br />

victime, subit les conséquences<br />

des jeux de marchandage auxquels<br />

La facture des importations de<br />

l’<strong>Algérie</strong> en médicaments et<br />

en produits pharmaceutiques<br />

a atteint 416,7 millions de<br />

dollars au premier trimestre <strong>2013</strong>, en<br />

baisse de 13,6% par rapport à la même<br />

période en 2012 (482,6 millions de<br />

dollars), a-t-on appris hier auprès des<br />

Douanes. Les quantités de médicaments<br />

importées par contre ont enregistré<br />

une hausse de 9,6%, passant de<br />

7 440 tonnes durant le 1 er trimestre de<br />

l’année écoulée à 8 152 tonnes durant<br />

les trois premiers mois <strong>2013</strong>, précise le<br />

Centre <strong>national</strong> de l’informatique et<br />

des statistiques (Cnis) des Douanes.<br />

Ce recul de la facture des médicaments,<br />

après une hausse de plus de<br />

13% enregistré en 2012, s’explique<br />

notamment par des baisses en terme<br />

de valeur de près de 14% et de plus de<br />

18% respectivement des médicaments<br />

à usage humain et des produits parapharmaceutiques,<br />

relève l’organisme<br />

Facture d’importations de médicaments<br />

Un recul de plus de 13%<br />

enregistré<br />

des Douanes. La facture des médicaments<br />

à usage humain reste toujours<br />

la plus importante avec 397,8 millions<br />

USD, contre 461,4 millions USD<br />

durant la période de référence, enregistrant<br />

ainsi une baisse de 13,8%,<br />

selon le Cnis. Quant aux quantités<br />

importées, elles ont connu une légère<br />

hausse, passant de 7 <strong>04</strong>3 tonnes durant<br />

le 1 er trimestre 2012 à 7 707 tonnes à la<br />

même période de <strong>2013</strong>.<br />

Les produits parapharmaceutiques<br />

viennent en seconde position avec<br />

11,77 millions USD, contre 14,5 millions<br />

USD, soit une baisse de 18,8%,<br />

ajoute le centre. Pour les médicaments<br />

à usage vétérinaire, les achats de<br />

l’<strong>Algérie</strong> se sont établis durant les trois<br />

premiers mois <strong>2013</strong> à 7,2 millions<br />

USD contre 6,8 millions à la même<br />

période en 2012, en hausse de 5,6%,<br />

ajoute la même source. La facture des<br />

importations algériennes de produits<br />

pharmaceutiques avait atteint 2,23<br />

s'adonnent les transporteurs et leurs<br />

partenaires. Joint hier par téléphone,<br />

M. Hamour a affirmé que les transporteurs<br />

continueront à assurer la liaison<br />

Tizi Ouzou—Alger, le retour étant à<br />

vide. Selon lui, «la responsabilité de<br />

cette situation incombe aux responsables<br />

de Sogral». M. Hamour nous a<br />

révélé qu’une autre décision unilatérale<br />

a été prise avant-hier par la société.<br />

Cette dernière a décidé d’augmenter le<br />

prix du ticket d’accès au quai d’embarquement<br />

ou les voyageurs à 20 DA alors<br />

qu’il était de 10 DA. « Une décision qui<br />

confirme la déclaration des transporteurs,<br />

qui estiment que ce qui intéresse<br />

Sogral, c’est l’argent par n’importe quel<br />

moyen, y compris la violation de la<br />

réglementation», a indiqué M.<br />

Hamour. Selon lui, à travers cette décision,<br />

les responsables de la société de<br />

gestion veulent «monter les voyageurs<br />

contre les transporteurs». «Je tiens à<br />

signaler qu’aucune augmentation du<br />

prix du ticket n’a été décidée par les<br />

transporteurs, Sogral a décidé d’une<br />

manière unilatérale d’augmenter le<br />

prix du ticket d’embarquement», a-t-il<br />

affirmé. Ajoutant que «Sogral enfreint<br />

la loi, du moment qu’elle applique ces<br />

nouveaux tarifs sans aviser les concernés<br />

et sans respecter la convention établie<br />

par la législation». Une chose est<br />

sûre, on est devant une nouvelle action<br />

protestataire qui risque de s'inscrire<br />

dans la durée. Au simple citoyen d'en<br />

payer les frais, comme toujours,<br />

notamment, avec l’augmentation du<br />

prix du ticket d’accès par Sogral.<br />

Mohammed Zerrouki<br />

milliards de dollars en 2012, en hausse<br />

de 13,6% par rapport à l’année précédente,<br />

tirée par les médicaments à<br />

usage humain avec une valeur de 2,13<br />

milliards de dollars (+13,15%). En<br />

2012, le volume global des importations<br />

avait également connu une «<br />

forte hausse » de plus de 45%, totalisant<br />

plus de 35 500 tonnes. Le marché<br />

<strong>national</strong> du médicament représentait<br />

2,9 milliards de dollars, selon les estimations<br />

de l’Union <strong>national</strong>e des opérateurs<br />

de la pharmacie (Unop), dont<br />

1,85 milliard dollars d’importation et<br />

le reste de production locale, dont<br />

84% reviennent au secteur privé et<br />

16% au public.<br />

Afin de réduire la facture des<br />

importations, l’<strong>Algérie</strong> a fixé l’objectif<br />

de produire localement 70% de ses<br />

besoins en médicaments avec l’aide<br />

des laboratoires étrangers d’ici à la fin<br />

2015.<br />

Yanis Ramy<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


Les autorités locales font le tri des «pseudo représentants»<br />

A Laghouat, les jeunes<br />

parlent de Sellal<br />

Alors que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est annoncé pour les tout prochains jours,<br />

dans la wilaya de Laghouat, les jeunes chômeurs de cette ville ne comptent pas l’accueillir<br />

avec les honneurs.<br />

> A C T U<br />

5<br />

Le jugement a été<br />

prononcé par<br />

contumace<br />

Peine capitale<br />

pour<br />

Belmokhtar<br />

Selon des députés ayant<br />

préféré garder l’anonymat,<br />

la visite de Sellal<br />

dans la région sud du<br />

pays interviendra prochainement.<br />

L’objectif serait, encore une fois,<br />

de tenter de calmer la rue qui<br />

bouillonne depuis le mois de<br />

février dernier, à la suite de la<br />

marche empêchée des chômeurs<br />

de Ouargla vers la ville de Hassi<br />

Messaoud, à l’occasion du double<br />

anniversaire de la création de<br />

l’UGTA et de la <strong>national</strong>isation<br />

des hydrocarbures. Selon un<br />

membre actif du Comité <strong>national</strong><br />

de défense des droits des chômeurs<br />

(CNDDC), «les autorités<br />

locales ont déjà commencé à choisir<br />

et filtrer minutieusement les<br />

jeunes qui seront présentés<br />

comme étant représentants de la<br />

société civile dans la wilaya, pour<br />

prendre part au débat qui aura<br />

lieu avec le Premier ministre». Les<br />

jeunes de Laghouat, poursuit<br />

notre interlocuteur, ne sont pas<br />

aussi dupes pour tomber dans des<br />

pièges pareils, destinés à la<br />

consommation locale. «A moins<br />

que le Premier ministre ne vienne<br />

avec un projet d’usine, ou tout<br />

autre chose susceptible de créer<br />

réellement des emplois, je vous<br />

assure que tous les jeunes le boycotteront»,<br />

conclut le même militant.<br />

Après sa visite dans la wilaya<br />

de Béchar en mars dernier, où il<br />

avait reconnu la «légitimité» des<br />

revendications des chômeurs,<br />

Afin de combler le manque en médecine spécialisée<br />

44 médecins affectés à El-Tarf<br />

Sellal aura pour mission, cette<br />

fois-ci, de mettre à exécution son<br />

plan d’urgence et séduire les<br />

contestataires par la batterie de<br />

mesures décidées jusque-là par ses<br />

différents départements. Déjà,<br />

pour concrétiser ses engagements,<br />

deux décrets exécutifs publiés<br />

dans le Journal officiel<br />

n° 19 du 17 avril dernier, fixent les<br />

conditions et le niveau de l’aide<br />

apportée aux «jeunes promoteurs»<br />

et aux «chômeurs promoteurs»,<br />

âgés de plus de 30 ans. Ces<br />

derniers bénéficieront, selon les<br />

deux textes, d'une bonification<br />

des taux d'intérêt sur les crédits<br />

d'investissement pour la création<br />

ou l'extension d'activité, qui leur<br />

sont consentis par les banques et<br />

Le ministère de la Santé, de la<br />

Population et de la Réforme<br />

hospitalière poursuit sa<br />

politique palliative au manque de<br />

médecins spécialistes dans les<br />

wilayas du Sud et des Hauts-<br />

Plateaux. Selon le premier responsable<br />

de la santé, le renforcement<br />

de l’encadrement des hôpitaux de<br />

ces deux régions du pays, améliorera<br />

les services dispensés et permettra<br />

de réduire les taux de mortalité<br />

infantile et maternelle. Dans<br />

ce cadre, Abdelaziz Ziari avait<br />

annoncé avant-hier, lors d’une<br />

visite d’inspection dans cette<br />

wilaya, que quarante-quatre<br />

médecins spécialistes ont été<br />

affectés pour renforcer le secteur<br />

de la santé dans la wilaya d’El-<br />

Tarf.<br />

Ces médecins de différentes<br />

spécialités (gynécologie, chirurgie<br />

générale, traumatologie, radiologie,<br />

médecine interne, biologie et<br />

hématologie) sont venus remédier<br />

à la situation pour une prise en<br />

charge meilleure et effective des<br />

malades, affluant de différentes<br />

localités de la wilaya, a-t-il indiqué.<br />

Le seul scanner que possède<br />

l’Entreprise publique hospitalière<br />

d’El Kala (EPH), à l’arrêt depuis<br />

son installation en 2007, a été<br />

réparé et mis en service depuis<br />

avant-hier, avec l’affectation d’un<br />

radiologue pour son exploitation<br />

au grand bonheur des patients.<br />

Selon le directeur de l’EPH d’El-<br />

Kala, Kedadcha Yahia, cet équipement<br />

d’imagerie médicale n’a pu<br />

être exploité que sporadiquement<br />

en raison de l’absence d’un radiologue.<br />

Outre l’acquisition de nouveaux<br />

équipements pour le centre<br />

de transfusion sanguine, permettant<br />

la séparation du sang et la<br />

production de plaquettes, l’EPH<br />

d’El-Kala, qui a une capacité de<br />

<strong>25</strong>4 lits, est également doté de<br />

matériels de laboratoire.<br />

Lors de sa visite des établissements<br />

hospitaliers d’El-Kala, El -<br />

arf et Bouhadjar, le ministre a réitéré<br />

le renforcement du corps<br />

médical en moyens humains et<br />

matériels d’autant plus que plusieurs<br />

projets sont en voie de réa-<br />

établissements financiers. Cette<br />

bonification est fixée à 80% du<br />

taux débiteur appliqué par ces<br />

institutions financières, au titre<br />

des investissements réalisés dans<br />

les secteurs de l'agriculture, de la<br />

pêche, du bâtiment, des travaux<br />

publics et de l'hydraulique, ainsi<br />

que dans l'industrie de transformation.<br />

Cette bonification passe à<br />

60% au titre des investissements<br />

réalisés dans tous les autres secteurs<br />

d’activité. Lorsque les investissements,<br />

est-il mentionné dans<br />

les mêmes décrets, sont situés<br />

dans les wilayas des Hauts-<br />

Plateaux, les bonifications prévues<br />

ci-dessus sont portées respectivement<br />

à 95 et 80% du taux<br />

débiteur appliqué. Toutefois, lorsque<br />

les investissements sont situés<br />

dans les wilayas d’Adrar, Tindouf,<br />

Ghardaïa, Biskra, Béchar,<br />

Laghouat, Ouargla, IIlizi,<br />

Tamanrasset et d’El-Oued, les<br />

bonifications prévues ci-dessus<br />

sont portées à 100%.<br />

A cela s’ajoute l’opération<br />

séduction de la DGSN qui<br />

annonce le recrutement de 6 180<br />

jeunes, résidant dans les wilayas<br />

du Sud. Des postes seront ainsi<br />

ouverts dans différents grades et<br />

fonctions d’auxiliaires des services<br />

de la Sûreté <strong>national</strong>e, a<br />

annoncé le général-major<br />

Abdelghani Hamel, depuis<br />

Ouargla, avant-hier, à l’ouverture<br />

du Salon de l’emploi organisé par<br />

la DGSN. Toutefois, les jeunes<br />

chômeurs du Sud n’entendent pas<br />

baisser les bras suite à ces «simples<br />

décisions d’urgence», disentils.<br />

Le combat est loin d’être terminé,<br />

puisque des actions de protestation<br />

sont en vue. Reste à<br />

savoir s’il y a un mouvement en<br />

préparation avec lequel les jeunes<br />

de Laghouat comptent accueillir<br />

le Premier ministre comme ils<br />

l’ont déjà fait avec la délégation<br />

des parlementaires dépêchée par<br />

l’APN, lorsque ces derniers<br />

avaient été hués et refoulés publiquement.<br />

Sur ce, nos sources ne<br />

sont pas disposées à nous fournir<br />

plus de détails. Cela dit, une chose<br />

est sûre, Sellal ne sera pas accueilli<br />

avec des dattes et un verre de lait.<br />

Affaire à suivre…<br />

Aïssa Moussi<br />

lisation au moment où d’autres<br />

seront incessamment lancés afin<br />

de répondre à une demande<br />

constante en matière de soins.<br />

A l’hôpital du chef-lieu de<br />

wilaya, d’une capacité de 120 lits,<br />

M. Ziari, qui s’est enquis du fonctionnement<br />

du service d’anatomie<br />

pathologique (Anapath), avait<br />

suivi des explications détaillées du<br />

chef du service, le docteur Kadi<br />

Yacine, concernant «les dispositifs<br />

du Plan <strong>national</strong> de lutte contre le<br />

cancer» à El-Tarf.<br />

Lors de sa virée dans les unités<br />

d’industrie pharmaceutique<br />

(générique) (Biocare et Inpha-<br />

Medis), le ministre a insisté sur<br />

l’importance du respect de la<br />

cadence et de la qualité du produit<br />

pour prétendre aux mesures incitatives<br />

préconisées par l’Etat. A<br />

Besbes, le premier responsable du<br />

secteur a inspecté le chantier en<br />

cours pour la réalisation d’un<br />

hôpital de 240 lits. Cet ouvrage<br />

dont les travaux étaient à l’arrêt<br />

pour diverses contraintes, bénéficiera<br />

d’une enveloppe financière<br />

supplémentaire, dépassant le milliard<br />

de dinars. Ce projet, dont le<br />

taux d’avancement des travaux a<br />

atteint 82%, sera livré avant la fin<br />

2014, a-t-on affirmé. La même<br />

opération a été enregistrée par le<br />

département de Ziari dans la<br />

wilaya de Béchar, où on a créé<br />

quarante nouveaux postes budgétaires<br />

au profit des médecins spécialistes<br />

dans cette wilaya du sudouest<br />

algérien, a déclaré le ministre<br />

en marge de la visite de travail<br />

du Premier ministre dans cette<br />

wilaya.<br />

«Nous avons identifié un certain<br />

nombre de spécialités, y compris<br />

celles demandées par les établissements<br />

sanitaires de Béchar,<br />

pour essayer de pourvoir les postes<br />

y afférents. Il s’agit donc de<br />

quarante postes budgétaires<br />

ouverts aux médecins spécialistes<br />

dans le cadre du service civil», a<br />

déclaré Ziari. Ce dernier a indiqué<br />

que les médecins devraient être<br />

convaincus de leur choix, appelant<br />

les diplômés en médecine,<br />

natifs de ces régions, d’y revenir<br />

pour y exercer leur profession.<br />

Mohammed Zerrouki<br />

Mokhtar Belmokhtar et cinq<br />

autres terroristes ont été<br />

condamnés, mardi, par le<br />

tribunal criminel d’Alger à la<br />

peine capitale (par<br />

contumace), pour adhésion à<br />

un groupe terroriste et<br />

atteinte à la sécurité de l’Etat.<br />

Ils ont été notamment<br />

condamnés pour avoir<br />

appartenu au groupe<br />

terroriste qui activait dans le<br />

sud algérien et dans les pays<br />

du Sahel et qui avait planifié<br />

des attentats dans le sud<br />

algérien, dont celui de<br />

Tiguentourine (In Amenas). La<br />

peine capitale a été ainsi<br />

prononcée contre El-Hamel<br />

Ali, Bousanane Fayçal,<br />

Benchnab Youcef, Benchnab<br />

Mohamed, Makhloufi<br />

Mohamed Nabil et Mokhtar<br />

Belmokhtar. Le juge Omar<br />

Benkharchi a aussi prononcé<br />

des peines<br />

d’emprisonnement allant de<br />

cinq à treize ans de réclusion<br />

criminelle contre six autre<br />

accusés "présents" à<br />

l’audience. Treize ans de<br />

réclusion criminelle ont été<br />

prononcés contre Ramdane<br />

Bouaroua, Makhloufi<br />

Belkacem, Belkhir Benhamou<br />

et Namar Mohamed El-<br />

Houcine. L’accusé Abdelkader<br />

Hamdaoui a été, quant à lui,<br />

condamné à neuf ans de<br />

réclusion. Le tribunal criminel<br />

d’Alger a également<br />

condamné l’accusé Messaoud<br />

Mammeri à cinq ans de<br />

réclusion pour «non<br />

dénonciation d’un crime».<br />

Selon l’arrêt de renvoi, les<br />

accusés ont été reconnus<br />

également coupables de<br />

«détention de produits<br />

explosifs et transfert de<br />

munitions et d’armes de<br />

guerre dans le but de<br />

perpétrer des attentats<br />

criminels sur le territoire<br />

<strong>national</strong> ». Les services de la<br />

Sûreté <strong>national</strong>e avaient<br />

réussi, en 2011, à démanteler<br />

des cellules de soutien et de<br />

logistique relevant de<br />

groupes terroristes activant à<br />

l’intérieur et à l’extérieur du<br />

pays, et à faire échouer les<br />

plans criminels de groupes<br />

terroristes activant dans le<br />

sud algérien et dans les pays<br />

du Sahel. Il s’agit des<br />

groupes terroristes « « Tarik<br />

Ibn Ziad », dirigé par<br />

Abdelhamid Abou Zeid (de<br />

son vrai nom Gadhir Ahmed),<br />

et « Moulathamine », dirigé<br />

par Mokhtar Belmokhtar<br />

activant sous la bannière du<br />

Groupe salafiste pour la<br />

prédication et le combat<br />

(GSPC).<br />

Y. R.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


6 > A C T U<br />

Plan <strong>national</strong><br />

d’actions pour<br />

l ’ e nvironnement<br />

Lancement<br />

d’une nouvelle<br />

phase<br />

Une nouvelle phase du Plan<br />

<strong>national</strong> d’actions pour<br />

l’environnement et le<br />

développement durable<br />

(PNAEDD) sera lancée par le<br />

ministère de l’Aménagement du<br />

territoire, de l’Environnement et<br />

de la ville en partenariat avec<br />

l’Agence de coopération<br />

allemande GTZ, a indiqué<br />

mercredi un communiqué du<br />

ministère. Il s’agit d’une<br />

actualisation du PNAEDD qui se<br />

projettera sur la période 2012-<br />

2021 et qui se fixe comme<br />

objectif la mise en place d’un<br />

cadre stratégique nouveau de la<br />

politique environnemental de<br />

l’<strong>Algérie</strong>, ajoute la même source.<br />

Ce cadre stratégique rénové<br />

s’appuiera sur un préalable<br />

fondamental, à savoir l’évaluation<br />

« objective » des acquis et<br />

progrès accomplis dans le cadre<br />

de la mise en œuvre du PNAEDD<br />

2002-2011, lequel a posé les<br />

jalons fondamentaux d’un<br />

développement durable pour<br />

l’<strong>Algérie</strong>. La cérémonie officielle<br />

du coup d’envoi de cette<br />

opération aura lieu dimanche, à<br />

9h au siège du ministère, précise<br />

la même source.<br />

Accidents<br />

de la route<br />

71 morts<br />

et 1 028 blessés<br />

en une semaine<br />

71 personnes ont trouvé la mort<br />

et 1 028 autres ont été blessées<br />

dans 589 accidents de la route<br />

survenus à travers le territoire<br />

<strong>national</strong> durant la période allant<br />

du 16 au 22 avril <strong>2013</strong>, selon un<br />

bilan des services de la<br />

Gendarmerie <strong>national</strong>e rendu<br />

public mercredi. Concernant le<br />

nombre d’accidents, la wilaya de<br />

Sétif arrive en tête avec 26<br />

accidents, suivie des wilayas<br />

d’Oran et d’Oum El-Bouaghi avec<br />

23 accidents chacune et de la<br />

wilaya de Aïn Defla avec 22<br />

accidents, a précisé la même<br />

source. Les principales causes de<br />

ces accidents sont l’excès de<br />

vitesse, les dépassements<br />

dangereux, la négligence des<br />

piétons et le non-respect de la<br />

distance de sécurité.<br />

Attentat contre<br />

l’ambassade<br />

de <strong>Fr</strong>ance à Tripoli<br />

Alger condamne<br />

L’<strong>Algérie</strong> a condamné<br />

«fermement» hier, à travers une<br />

déclaration du porte-parole du<br />

ministère des Affaires étrangères,<br />

Amar Belani, l’attentat terroriste<br />

perpétré, mardi matin, contre<br />

l’ambassade de <strong>Fr</strong>ance à Tripoli.<br />

L’<strong>Algérie</strong> «dénonce avec la plus<br />

grande énergie les actes de<br />

violence contre les<br />

représentations diplomatiques»,<br />

a déclaré le porte-parole du MAE.<br />

« Nous réitérons notre soutien<br />

total au gouvernement libyen et<br />

aux efforts qu’il mène dans le<br />

cadre de la transition en vue de<br />

réaliser les aspirations légitimes<br />

du peuple libyen frère à la<br />

démocratie et à la prospérité», a-<br />

t-il ajouté.<br />

R. A.<br />

5 es Journées mines et carrières<br />

45 entreprises françaises<br />

présentes à Alger<br />

Plus d’une centaine d’entreprises, dont 45 françaises, participent aux « 5 es Journées<br />

mines et carrières », ouvertes mardi à Alger avec comme objectif de nouer des contrats<br />

de partenariat.<br />

Octroi de l’acte de propriété du foncier<br />

Les délais écourtés<br />

Le délai d’octroi de l’acte de propriété<br />

du foncier ou des biens destinés à l’investissement<br />

ne pourra plus dépasser<br />

les 15 jours dorénavant grâce à une instruction<br />

interministérielle visant à améliorer le<br />

climat des affaires en <strong>Algérie</strong>, a indiqué hier<br />

le directeur général des Domaines de l’Etat,<br />

Mohamed Himour.<br />

Cette instruction, qui veut que « l’acte de<br />

propriété des terrains ou des biens destinés<br />

à l’investissement soit délivré dans un délai<br />

n’excédant pas les 15 jours», entre dans le<br />

cadre du travail du comité interministériel<br />

chargé de l’amélioration du climat des affaires<br />

en <strong>Algérie</strong> et de son classement dans le<br />

Doing-business de la Banque mondiale, a<br />

fait savoir M. Himour sur les ondes de la<br />

radio <strong>national</strong>e. Le 10 mars dernier, un<br />

comité chargé de l’amélioration de l’environnement<br />

des affaires en <strong>Algérie</strong>, présidé<br />

de ces Journées « est<br />

de présenter aux entreprises<br />

françaises participantes le<br />

L’objectif<br />

potentiel du marché algérien<br />

ainsi que les opportunités d’investissement<br />

et de favoriser la création de partenariats<br />

commerciaux ou industriels », a expliqué<br />

Jean-Marie Pinel, président de la Chambre<br />

de commerce et d’industrie algéro-française<br />

(CCIAF), qui organise l’évènement.<br />

La rencontre permettra, selon la même<br />

source, « de faire rencontrer les professionnels<br />

du secteur et leur permettre d’échanger<br />

sur les nouvelles technologies, équipements<br />

et techniques utilisées » dans le domaine des<br />

mines et carrières. Pour atteindre ces objectifs,<br />

des rencontres d’affaires sont organisées<br />

durant ces journées, outre des ateliers<br />

thématiques sur des thèmes liés à l’exploitation,<br />

l’entretien et la sécurité des mines et<br />

carrières. Les thèmes choisis par les entreprises<br />

présentes obéissent aux besoins du<br />

marché « en termes de savoir-faire et de<br />

technologies», indique un document remis<br />

à la presse. Les responsables de la CCIAF<br />

ont affirmé qu’ils favorisent un rapprochement<br />

entre les entreprises car ils sont<br />

conscients « des nombreux projets d’infrastructures<br />

routières, ferroviaires aéroportuaires<br />

et portuaires» et « des besoins exprimés<br />

par les exploitants ». Certaines des<br />

entreprises présentes activent déjà dans<br />

diverses parties du pays, y compris dans le<br />

Sud, pour proposer leurs offres dans des<br />

domaines aussi variés que les équipements<br />

pour la construction, le forage et l’excavation<br />

des roches. Des solutions pour optimiser<br />

l’utilisation des granulats, sables et<br />

par le ministère de l’Industrie, de la PME et<br />

de la Promotion de l’investissement, a été<br />

installé. Le climat des affaires en <strong>Algérie</strong><br />

«reste peu favorable faute d’un cadre de<br />

coordination, de suivi et d’évaluation adéquat»,<br />

avait alors reconnu le ministre de<br />

l’Industrie, de la PME et de la Promotion de<br />

l’investissement, Chérif Rahmani, devant<br />

les membres de ce comité constitué notamment<br />

des représentants des ministères de<br />

l’Industrie, l’Habitat, les Finances, la Justice,<br />

le Travail et l’Emploi ainsi que des organisations<br />

patronales et de l’Union générale des<br />

travailleurs algériens (UGTA).<br />

L’<strong>Algérie</strong> a été classée 152 e dans le rapport<br />

Doing business <strong>2013</strong> de la Banque<br />

mondiale (150 e en 2012), mesurant le climat<br />

des affaires dans 185 économies mondiales.<br />

Les différentes organisations patronales et à<br />

leur tête le FCE, qui se plaignent toujours<br />

autres matériaux sont aussi proposées aux<br />

entreprises algériennes dont les responsables<br />

n’ont cessé de demander de plus amples<br />

informations à leurs collègues français lors<br />

des séances d’affaires et lors des ateliers.<br />

L’utilisation des explosifs et des pompes<br />

dans les carrières et mines ainsi que les solutions<br />

d’optimisation de l’utilisation des<br />

engins et installation à travers une plus<br />

grande automatisation ont été parmi les<br />

centres d’intérêt des participants à cet évènement.<br />

Parmi les innovations présentées,<br />

figurent les méthodes de retraitement des<br />

eaux de lavage ainsi que les procédures liées<br />

aux contrats de services, d’inspection et de<br />

garantie. L’édition 2012 a été marquée par la<br />

participation de 40 entreprises françaises et<br />

140 entreprises algériennes.<br />

Mohamed B.<br />

du climat des affaires en <strong>Algérie</strong>, même s’ils<br />

se montrent optimistes quant à l’approche<br />

«pragmatique» du gouvernement Sellal,<br />

pointent du doigt le problème du foncier en<br />

particulier. Ils contestent non seulement la<br />

difficulté d’accès au foncier mais également<br />

les lenteurs liées à la délivrance des actes de<br />

propriétés.<br />

Ils veulent aussi que l’acte de concession,<br />

qui a remplacé l’ancien régime de cession,<br />

soit accepté par les banques au même titre<br />

que la propriété en termes de garanties.<br />

Interrogé par ailleurs sur les personnes physiques<br />

qui n’ont pu avoir leurs actes de propriété<br />

de terrains qu’ils détiennent depuis<br />

20 ans, M. Himour a souligné que la régularisation<br />

de telles situations demande du<br />

temps car elle exige l’aval de plusieurs autorités.<br />

Yanis Ramy<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


Assurances<br />

De nouvelles mesures<br />

concernant la marge<br />

de solvabilité<br />

> C A P I T A L<br />

BOOM<br />

7<br />

A tout moment de l’année, la marge de solvabilité des sociétés d’assurance ou de<br />

réassurance, ne doit pas être inférieure à 20% des primes émises ou acceptées, nettes de<br />

taxes et d’annulations.<br />

ce qui ressort<br />

d’un décret exécutif<br />

récemment publié<br />

C’est<br />

dans le Journal officiel<br />

portant sur la définition de la<br />

marge de solvabilité des sociétés<br />

d’assurance. Pour les sociétés<br />

d’assurance dommages ou de<br />

réassurance, la marge de solvabilité<br />

a été fixée au moins égale à<br />

15% des provisions techniques.<br />

La solvabilité des sociétés d’assurance<br />

ou de réassurance est<br />

matérialisée par l’existence d’un<br />

supplément aux provisions techniques,<br />

appelé « marge de solvabilité<br />

». Ce supplément ou marge<br />

de solvabilité est constitué par le<br />

capital social ou le fonds d’établissement,<br />

libéré ; les réserves<br />

réglementées ou non réglementées<br />

; les provisions réglementées<br />

et le report à nouveau, débiteur<br />

ou créditeur ». Pour les branches<br />

d’assurance vie-décès, nuptialiténatalité<br />

et de capitalisation, la<br />

marge est fixée à la somme de :<br />

4% des provisions mathématiques<br />

et 0,3% des capitaux sous<br />

risque non négatifs. Le décret<br />

précise que « capitaux sous risque<br />

» est la différence entre le<br />

montant des capitaux assurés et<br />

le montant des provisions<br />

mathématiques. Pour les autres<br />

branches, le taux est défini à 15%<br />

des provisions techniques. La loi<br />

stipule en outre que lorsque la<br />

marge de solvabilité est inférieure<br />

au minimum requis la<br />

société d’assurance ou de réassurance<br />

est tenue, au plus tard,<br />

dans un délai de six (6) mois, au<br />

rétablissement de sa situation,<br />

soit par une augmentation de<br />

son capital social ou son fonds<br />

d’établissement, ou soit par un<br />

dépôt d’une caution au Trésor<br />

public. Le délai de six (6) mois,<br />

prend effet à compter de la date<br />

de notification, de l’insuffisance<br />

de la marge de solvabilité, par<br />

l’administration de contrôle, à la<br />

société d’assurance ou de réassurance<br />

concernée. Dans le cas de<br />

dépôt d’une caution, cette dernière<br />

est libérée, après rétablissement<br />

de la situation, par décision<br />

de la commission de supervision<br />

des assurances ». Par ailleurs, une<br />

autre loi publiée dans le journal<br />

officiel, stipule que les sociétés<br />

d’assurance doivent constituer et<br />

inscrire au passif de leur bilan les<br />

provisions réglementées. La provision<br />

de garantie est constituée<br />

pour renforcer la capacité de la<br />

société d’assurance à couvrir ses<br />

engagements envers les assurés<br />

ou bénéficiaires de contrats d’assurance.<br />

La provision de garantie<br />

est alimentée par un prélèvement<br />

de 1% du montant des primes ou<br />

cotisations émises ou acceptées<br />

au cours de l’exercice, nettes<br />

d’annulations et de taxes. Cette<br />

provision cesse d’être alimentée<br />

lorsque le total formé par cette<br />

provision et le capital social ou<br />

fonds d’établissement est égal au<br />

montant le plus élevé dégagé par<br />

l’un des ratios soient 5% du<br />

montant des provisions techniques<br />

; 7,5% du montant des primes<br />

ou cotisations émises ou<br />

acceptées, au cours du dernier<br />

exercice, nettes d’annulations et<br />

de taxes ou 10% de la moyenne<br />

annuelle du montant des sinistres<br />

réglés des trois derniers exercices.<br />

F.A.A<br />

Forums économiques<br />

L’<strong>Algérie</strong> participe à deux importants<br />

événements en Tunisie<br />

Près de 400 acteurs issus d'Afrique<br />

du Nord , du Moyen-Orient ou de<br />

l'Europe soient des dirigeants de<br />

petites et moyennes entreprises, responsables<br />

de filiales implantées localement, gestionnaires<br />

de fonds d’investissement<br />

investisseurs basés hors du Maghreb, ou<br />

bien décideurs des secteurs public et<br />

privé, prendront part à Euromed Capital<br />

Forum prévu le 30 Mai en Tunisie.<br />

L’objectif du forum étant de rapprocher<br />

les différents acteurs du Capital<br />

Investissement et partager leurs expériences<br />

Créer des passerelles professionnelles<br />

dans l’ensemble du Bassin Euro-méditerranéen<br />

Favoriser la croissance des entreprises<br />

du secteur privé et la création d’emplois<br />

en contribuant au développement<br />

du Capital Investissement dans la région<br />

Euromed. Il s’agit également d’accompagner<br />

le programme de privatisation des<br />

entreprises publiques, et participer ainsi<br />

au développement des marchés financiers<br />

des pays concernés. Offrir aux participants<br />

une plate-forme : - d’analyse et de<br />

réflexion, - d’échange et de networking, -<br />

d’action et d’opportunités d’affaires.<br />

Cet événement sera précédé par une<br />

autre rencontre d’une grande importance,<br />

dans le même pays, et qui concerne<br />

le premier forum de l'économie sociale et<br />

solidaire en Méditerranée. Près de 500<br />

participants de tous les pays de la<br />

Méditerranée, y compris de l’<strong>Algérie</strong><br />

prendront part à cette rencontre qui sera<br />

caractérisée par 70 initiatives entrepreneuriales<br />

exemplaires, 9 thématiques<br />

d’avenir, 50 partenaires publics et privés<br />

et ce pendant 3 jours d’échanges et d’engagements.<br />

STMicroelectronics vise une forte<br />

hausse de son chiffre d'affaires au<br />

second semestre grâce à la reprise<br />

du marché et à l'introduction de<br />

nouveaux produits dans l'imagerie<br />

et les capteurs, ce qui permet à<br />

l'action de signer la plus forte<br />

hausse du CAC 40 à la Bourse de<br />

Paris. Le fabricant franco-italien de<br />

semi-conducteurs constate pour<br />

l'instant une bonne tendance dans<br />

les réservations pour cette année y<br />

compris en Europe, et dans<br />

l'ensemble des secteurs industriels,<br />

a expliqué son PDG Carlo Bozotti<br />

lors d'une conférence téléphonique.<br />

"Le défi sera de voir si cette<br />

tendance sera tenable ou pas", a-til<br />

cependant noté, soulignant les<br />

difficultés liées à la conjoncture<br />

économique.<br />

CRASH<br />

L'environnement économique s'est<br />

encore dégradé au mois d'avril en<br />

<strong>Fr</strong>ance, faisant peser le risque d'une<br />

récession qui se prolongerait sur le<br />

deuxième trimestre, selon les<br />

données publiées par l'Insee.<br />

L'indicateur du climat des affaires,<br />

calculé d'après une enquête menée<br />

auprès des chefs d'entreprise, s'est<br />

ainsi replié de deux points pour<br />

retomber à 84, son plus bas niveau<br />

depuis août 2009. Il traduit<br />

notamment un décrochage de trois<br />

points dans l'industrie<br />

manufacturière, à 88, alors que 18<br />

économistes interrogés par Reuters<br />

l'attendaient en moyenne à 90,<br />

leurs estimations allant de 86 à 91.<br />

Pour les services, l'indicateur<br />

s'inscrit à 83, contre 84 en mars, et<br />

accuse un recul de sept points<br />

depuis le début de l'année.<br />

CHIFFRE<br />

<strong>25</strong><br />

Les taxes actuellement affectées<br />

aux collectivités locales avoisinent<br />

les <strong>25</strong> mais certaines d’entre elles,<br />

comme la Taxe foncière, demeurent<br />

« peu efficaces » en raison de<br />

plusieurs facteurs.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


8 > P U B L I C I T E<br />

<strong>Algérie</strong> News <strong>25</strong>-<strong>04</strong>-<strong>2013</strong> Anep 518 966 <strong>Algérie</strong> News <strong>25</strong>-<strong>04</strong>-<strong>2013</strong><br />

Anep 518 965<br />

-CODE 2184- -Etude de Maître Kaddour MERAD-<br />

-Notaire-O4,Rue El-Békri-El-Biar-ALGER-SPA GH Komatsu ,<br />

Siège social : 06 avenue du Colonel Amirouche, Alger, wilaya<br />

d'Alger , Capital Social 824.000.000 DA<br />

-DEPOT DE PROCES VERBAL DES DELIBERATIONS<br />

DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE-<br />

Aux termes d'un Acte reçu en l'Etude, le 10 FEVRIER et le 10 MARS <strong>2013</strong>, en<br />

cours d'Enregistrement : A été déposer un procès-verbal de la réunion de<br />

l’assemblée générale extraordinaire du <strong>25</strong> octobre 2012 , dont l’objet est :<br />

PREMIERE RESOLUTION :L'assemblée générale extraordinaire, après avoir<br />

pris connaissance de la volonté de désinvestissement de KOMATSU Ltd et<br />

compte tenu de l'impossibilité pour KOMATSU Ltd de transférer le produit<br />

de son retrait de GH Komatsu, prend acte de la décision de KOMATSU Ltd de<br />

se retirer du capital de GH Komatsu et consent à l'annulation de ses droits<br />

sociaux.<br />

DEUXIEME RESOLUTION : En conséquence de ce qui précède, l'assemblée<br />

générale extraordinaire, après avoir pris connaissance du rapport du conseil<br />

d'administration, ainsi que l'attestation du commissaire aux comptes<br />

Monsieur Abdelhakim Zemir daté du <strong>25</strong> Octobre 2012 décide sous réserve<br />

de l'absence d'opposition, la réduction du capital de la société GH Komatsu<br />

de 123.600.000 DA pour le ramener à 700.400.000 DA par voie de rachat<br />

d'actions détenues par KOMATSU Ltd, en vue de leur annulation, selon les<br />

modalités fixées par l'article 712 et 714 du Code de commerce.<br />

TROISIEME RESOLUTION : L'assemblée générale extraordinaire, mande le<br />

conseil d'administration à négocier, et dans un délai maximum de 6 mois à<br />

compter de ce jour, le montant du remboursement par la société GH<br />

Komatsu des actions détenues par Komatsu Ltd destinées à être annulées et<br />

ce, au titre de son retrait du capital de GH Komatsu, aux conditions qui<br />

seront fixées par les parties ultérieurement.<br />

QUATRIEME RESOLUTION : L'Assemblée Générale Extraordinaire confère<br />

tous pouvoirs à M. HASNAOUI Sefiane avec faculté de se substituer tout<br />

mandataire de son choix, à l'effet de faire accomplir toutes formalités de<br />

dépôt, notamment au Centre National du Registre du Commerce, et de publicité<br />

prévues par la législation en vigueur.<br />

Expédition dudit acte, sera déposée au C.N.R.C de la Wilaya d'Alger.<br />

Pour Avis-le Notaire.<br />

CODE 2184- -Etude de Maître Kaddour MERAD- -Notaire-<br />

O4,Rue El-Békri-El-Biar-ALGER-SPA GH Komatsu,<br />

Siège social : 06 avenue du Colonel Amirouche, Alger, wilaya d'Alger , Capital Social 824.000.000 DA.<br />

– DIMINUTION DU CAPITAL SOCIAL -<br />

Aux termes d'un Acte reçu en l'Etude, le 10 FEVRIER et le 10 MARS <strong>2013</strong>, en cours d'Enregistrement : les associés<br />

ont décidés la modification de la- dite société en modifiant l’article 6 et 7 de la manière suivante : suivant P.V de<br />

l’assemblée générale extraordinaire en date du <strong>25</strong> octobre 2012 et 10 janvier <strong>2013</strong> , et suivant attestation du<br />

commissaire aux comptes Mr ZEMIR Abdelhalim , ayant son siège à Bab El Oued(ALGER)12, Av Mohamed<br />

BOUKELLA, en date du <strong>25</strong> octobre 2012 le capital social qui été de 824.000.000,00 DA a été diminué à<br />

700.400.000 ,00 DA, suite au retrait de l’actionnaire KOMATSU Ltd à concurrence de 123.600.000 ,00 DA.<br />

Expédition dudit acte, sera déposée au C.N.R.C de la Wilaya d'Alger.<br />

Pour Avis-le Notaire.<br />

-CODE 2184-<br />

-Etude de Maître Kaddour MERAD-<br />

-Notaire-O4,Rue El-Békri-El-Biar-ALGER-SPA GH Komatsu ,<br />

Siège social : 06 avenue du Colonel Amirouche, Alger, wilaya d'Alger ,<br />

Capital Social 824.000.000 DA<br />

-DEPOT DE PROCES VERBAL DES DELIBERATIONS<br />

DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE-<br />

Aux termes d'un Acte reçu en l'Etude, le 10 FEVRIER et le 10 MARS <strong>2013</strong>, en cours<br />

d'Enregistrement : A été déposer un procès-verbal de la réunion de l’assemblée générale<br />

extraordinaire du <strong>25</strong> octobre 2012 , dont l’objet est :<br />

PREMIERE RESOLUTION :L'assemblée générale extraordinaire, après avoir pris<br />

connaissance de la volonté de désinvestissement de KOMATSU Ltd et compte tenu de<br />

l'impossibilité pour KOMATSU Ltd de transférer le produit de son retrait de GH<br />

Komatsu, prend acte de la décision de KOMATSU Ltd de se retirer du capital de GH<br />

Komatsu et consent à l'annulation de ses droits sociaux.<br />

DEUXIEME RESOLUTION : En conséquence de ce qui précède, l'assemblée générale<br />

extraordinaire, après avoir pris connaissance du rapport du conseil d'administration,<br />

ainsi que l'attestation du commissaire aux comptes Monsieur Abdelhakim Zemir daté<br />

du <strong>25</strong> Octobre 2012 décide sous réserve de l'absence d'opposition, la réduction du<br />

capital de la société GH Komatsu de 123.600.000 DA pour le ramener à 700.400.000<br />

DA par voie de rachat d'actions détenues par KOMATSU Ltd, en vue de leur annulation,<br />

selon les modalités fixées par l'article 712 et 714 du Code de commerce.<br />

TROISIEME RESOLUTION : L'assemblée générale extraordinaire, mande le conseil<br />

d'administration à négocier, et dans un délai maximum de 6 mois à compter de ce<br />

jour, le montant du remboursement par la société GH Komatsu des actions détenues<br />

par Komatsu Ltd destinées à être annulées et ce, au titre de son retrait du capital de<br />

GH Komatsu, aux conditions qui seront fixées par les parties ultérieurement.<br />

QUATRIEME RESOLUTION : L'Assemblée Générale Extraordinaire confère tous pouvoirs<br />

à M. HASNAOUI Sefiane avec faculté de se substituer tout mandataire de son<br />

choix, à l'effet de faire accomplir toutes formalités de dépôt, notamment au Centre<br />

National du Registre du Commerce, et de publicité prévues par la législation en<br />

vigueur.<br />

Expédition dudit acte, sera déposée au C.N.R.C de la Wilaya d'Alger.<br />

Pour Avis-le Notaire.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


C O U P S D E P R O J E C T E U R<br />

ILS ONT OSÉ LE DIRE En hausse<br />

9<br />

Abdelghani Hamel<br />

><br />

Lounis Hamitouche<br />

«Nous utilisons de plus en plus de lait<br />

frais dans nos préparations, même si cela<br />

n’est pas indiqué sur nos emballages, car<br />

nous disposons d’un stock important qui a<br />

été imprimé il y a longtemps», a déclaré<br />

Lounis Hamitouche. Notre objectif<br />

principal est d’être complètement<br />

autonome en matière de production de lait<br />

à l’horizon 2016. »<br />

Bencheikh El-Hocine<br />

Sami<br />

«Ensemble, contre le piratage. Nous<br />

sommes en règle. Nous avons adhéré aux<br />

deux traités relatifs aux droits d’auteur et<br />

droits voisins de Berne et Rome. Nous<br />

avons une très bonne législation. Il y a six<br />

mois, nous avons signé une convention<br />

avec la Direction générale de la Sûreté<br />

<strong>national</strong>e dans le cadre de la lutte contre le<br />

piratage…»<br />

Mustapha Benbada<br />

«Le nouveau projet de loi, modifiant et<br />

complétant la loi 08/<strong>04</strong> du 24 août 20<strong>04</strong><br />

relative aux conditions de l'exercice des<br />

activités commerciales vise à lutter contre<br />

le blanchiment d'argent et réduire ainsi le<br />

commerce informel en incitant les<br />

commerçants à déclarer leurs activités».<br />

Le Directeur général de la Sûreté<br />

<strong>national</strong>e annonce la création de plus de<br />

6 100 postes d’emploi. Cette opération<br />

d’envergure s’inscrit dans le cadre des<br />

mesures prises par l’Etat après<br />

l’installation des comités intersectoriels.<br />

L’objectif visé, c’est aussi d’absorber le<br />

chômage qui fait des ravages.<br />

Abdelatif<br />

Baba-Ahmed<br />

Le monde de l’insolite<br />

><br />

Un Indien arrêté<br />

pour avoir vendu<br />

un bébé<br />

La police dans le nord de l'Inde a<br />

annoncé mercredi avoir arrêté un<br />

homme de 47 ans qui avait scellé sur<br />

Facebook la vente de son petit-fils, un<br />

nourrisson, à un homme d'affaires pour<br />

640 euros. Feroz Khan, un habitant de<br />

Ludhiana, dans l'Etat du Pendjab, est<br />

accusé d'avoir enlevé son petit-fils peu<br />

après l'accouchement de sa fille ce<br />

mois-ci. Il a ensuite demandé l'aide de<br />

deux intérimaires travaillant à la<br />

maternité qui ont contacté l'acheteur<br />

sur Facebook et conclu la vente. « Tous<br />

les trois ont été arrêtés et nous allons<br />

interroger l'homme d'affaires qui a<br />

payé pour acheter le nourrisson» , a<br />

déclaré un responsable de la police de<br />

Ludhiana, Satish Malhotra. Cette ville<br />

est située à 300 km de Delhi. La police<br />

a retrouvé le bébé et l'a rendu à sa<br />

mère, une femme divorcée, qui avait<br />

déposé plainte contre son propre père.<br />

Les trois accusés sont poursuivis pour<br />

enlèvement. Ils comparaîtront en<br />

justice mercredi et s'ils sont déclarés<br />

coupables, ils encourent une peine<br />

d'emprisonnement de sept ans.<br />

Le président<br />

tchétchène règle sur<br />

le ring ses comptes<br />

Le président tchétchène Ramzan<br />

Kadyrov s'est vanté mardi d'avoir<br />

convoqué un de ses ministres sur le ring<br />

pour le punir de ses erreurs, montrant<br />

sur internet des photos de la scène que<br />

la télévision russe a par ailleurs filmée.<br />

M. Kadyrov a écrit sur le site Instagram<br />

qu'il avait ainsi eu une séance de boxe<br />

avec le ministre des Sports et de la<br />

Culture physique de Tchétchénie, la<br />

république caucasienne russe qu'il<br />

dirige, auquel il reprochait de mal<br />

entretenir le bâtiment abritant le siège<br />

de son ministère. La chaîne de télévision<br />

russe NTV a diffusé mardi une séquence<br />

dans laquelle on voit Ramzan Kadyrov<br />

sur le ring avec le ministre en question,<br />

Salambek Ismaïlov, en train de<br />

mollement se défendre avec ses poings<br />

face au président qui lui décoche des<br />

coups sur la figure. Le « match » s'est<br />

déroulé en deux rounds et en présence<br />

d'un arbitre, a précisé NTV. Le ministre a<br />

toutefois été autorisé à mettre un<br />

casque « parce qu'il devait aller au<br />

travail le lendemain », a raconté<br />

M. Kadyrov.<br />

Un morceau de<br />

sonde coincé<br />

dans les artères<br />

d'un Savoyard<br />

Nouredine Lameche, un Savoyard de<br />

50 ans, s'est fait retirer trois morceaux<br />

de sonde d'une longueur totale de 16<br />

cm qui avaient été oubliés dans ses<br />

artères lors d'un examen à l'hôpital<br />

d'Annecy, a-t-il indiqué à l'AFP mardi,<br />

confirmant une information du<br />

Dauphiné Libéré. Cet habitant<br />

d'Albertville (Savoie), pisteursecouriste<br />

à la station des Arcs, avait<br />

passé une coronographie (radio des<br />

artères) le 5 juillet 2012. « Au bout de<br />

deux ou trois mois, j'ai commencé à<br />

sentir des fourmillements dans le bras,<br />

des picotements dans le cerveau et<br />

j'avais aussi du mal à dormir. J'ai<br />

d'abord mis ça sur le compte de mon<br />

âge », a-t-il raconté. Il consulte<br />

finalement son médecin puis un<br />

spécialiste qui lui fait passer une<br />

échographie. "Et là, surprise! C'est<br />

quelque chose qu'il n'avait jamais vu<br />

auparavant : une sonde cassée en six<br />

morceaux », a expliqué M. Lameche.<br />

Risquant un accident vasculairecérébral<br />

(AVC) en raison de la<br />

formation de caillots de sang,<br />

M. Lameche est opéré le 11 avril au<br />

CHU de Lyon. Il se fait retirer trois<br />

morceaux de sonde de 3, 7 et 6 cm<br />

« légèrement plus fins que du fil de fer<br />

», décrit-il. Trois morceaux métalliques<br />

demeurent coincés dans son bras, son<br />

épaule et le bas de son cou, expliquet-il<br />

cependant. En accord avec ses<br />

médecins, il doit décider « dans deux<br />

ou trois mois » s'il peut se faire opérer<br />

à nouveau pour retirer le reste de la<br />

sonde.<br />

Le ministre de l’Education <strong>national</strong>e a<br />

procédé au limogeage du directeur de<br />

l’Institut <strong>national</strong> du personnel éducatif<br />

après qu’une enquête a dévoilé des<br />

irrégularités et des dépassements dans la<br />

gestion de cet institut et le déroulement<br />

des examens.<br />

En baisse<br />

Rachid Harraoubia<br />

Il semble que le ministre de<br />

l’Enseignement supérieur et de la<br />

Recherche scientifique n’arrive plus à<br />

gérer son département après la<br />

protestation des travailleurs, puis des<br />

enseignants, c’est au tout des étudiants<br />

de se faire entendre.<br />

Rachid Benaïssa<br />

On se demande en haut lieu, si le<br />

ministre de l’Agriculture et du<br />

Développement rural ne porte-t-il pas la<br />

malchance dans son secteur? Chaque<br />

fois qu’il fait de bonnes prévisions pour<br />

la production céréalière, le résultat est<br />

toujours le contraire.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


10 > P U B L I C I T E<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


dclg<br />

é<br />

a a e<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

La rédaction d'<strong>Algérie</strong> News propose une<br />

nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au<br />

décryptage de l'actualité qui nous concerne<br />

et qui nous entoure.<br />

Nous lançons un appel à tous ceux et toutes<br />

celles qui veulent y contribuer à travers des<br />

articles ou des propositions. Vos contributions<br />

seront les bienvenues.<br />

Contact : ayachi<strong>news</strong>@yahoo.fr<br />

11<br />

Des hommes et des destins<br />

Henri<br />

Borgeaud vs<br />

Chakib Khelil<br />

Par Slemnia Bendaoud<br />

Henri Borgeaud est d’origine suisse, naturalisé<br />

français dès 1915, à l’âge de ses vingt printemps.<br />

Chakib Khalil est, par contre, à la fois, algérien et<br />

américain, jouissant du privilège (ou de la contrainte<br />

?!) de la double <strong>national</strong>ité.<br />

Lire > pages 12 et 13<br />

L’œil du bijoutier<br />

Micro-Etats familiaux<br />

et walis-Bokassa<br />

Par : K.<br />

Derraz<br />

Le Drag<br />

de Mascara<br />

s’est tué<br />

dans son bureau. La version première<br />

insiste sur une dispute<br />

entre lui et le wali. La tension<br />

s’est soldée par la solution<br />

extrême : le directeur s’est donné<br />

la mort. Le wali, quant à lui, est<br />

relevé le soir même de ses fonctions.<br />

Fait divers <strong>national</strong> avec un<br />

retour sur la question des walis<br />

en <strong>Algérie</strong>, leur réseau, puissances,<br />

pouvoirs, abus et pourcentages.<br />

A Mascara ce fut l’émoi :<br />

après le meurtre, la colère mais<br />

pas seulement. Vers une heure du<br />

matin, c’est le wali qui sera relevé<br />

et suspendu par son ministre.<br />

Cela va calmer les esprits mais ne<br />

changera pas la donne : les walis<br />

en <strong>Algérie</strong> sont trop puissants,<br />

sans contre-pouvoirs, sans<br />

comptes à rendre réellement,<br />

investis de l’autorité d’un micro-<br />

Etat et dotés de budgets inconcevables.<br />

Le tableau étant celui<br />

d’un curieux paradoxe de l’Etat<br />

algérien : un Etat jacobin hyper<br />

centraliste mais qui s’accommode<br />

d’une décentralisation<br />

sauvage sous forme de puissances<br />

régaliennes consenties aux<br />

walis et à leur 48 Républiques.<br />

Des walis qui peuvent tout faire<br />

et défaire. Les assemblées de<br />

wilaya y peinent même à élever la<br />

voix et à obtenir la possibilité<br />

d’interpeller un wali sur ses actes<br />

et ses gestions depuis l’année<br />

passée, sans saisir par écrits le<br />

ministère de l’intérieur. Ne parlons<br />

pas alors de la société civile,<br />

des « corps de sécurité », de l’opinion.<br />

A terme, cela donnera cette<br />

cartographie de micro-républiques<br />

où un wali peut se permettre<br />

ce que ne se permettent pas<br />

des ministres à Alger : harceler<br />

des militants, faire pression sur<br />

des correspondants de journaux,<br />

saisir la justice par téléphone,<br />

mobiliser des policiers ou des<br />

gendarmes, bloquer des procédures,<br />

décréter, décider et payer<br />

ou refuser.<br />

Cela aboutira à ces faits surréalistes<br />

où des ministres n’arrivent<br />

pas à imposer leur décision<br />

ou s’imposer face à des walis. Et<br />

cela se traduira aussi par une<br />

note d’humour du peuple qui<br />

donne des surnoms aux walis dès<br />

leur nomination dans les villes :<br />

celui de Mascara était surnommé<br />

Bulldozer, un autre à l’Ouest<br />

s’appelle monsieur 5%, un autre<br />

est connu pour l’affection qu’il a<br />

pour les dos d’âne, marché exclusif<br />

donné à sa fille… Question<br />

de fond donc : qui nomme les<br />

walis ? D’où viennent-ils ? Et où<br />

se forment-ils ? Pour la première<br />

question, la nomination est l’autorité<br />

du ministre de l’Intérieur<br />

et du président de la République.<br />

Sauf que dans le réel, le réseau<br />

des walis est celui des véritables<br />

cartographies des puissances claniques<br />

et autres autorités de<br />

tutelles. Pour la seconde, les walis<br />

sont généralement les enfants invitro<br />

d’un réseau connu : délégués<br />

de sécurité ou chefs de daïra<br />

dans un patelin perdu, ensuite<br />

directeurs à l’exécutif, puis SG ou<br />

chefs de cabinet puis walis. Un<br />

circuit fermé, VIP, élitiste et<br />

autiste. Dernière question, celle<br />

A terme, cela<br />

donnera cette<br />

cartographie de<br />

micro-républiques<br />

où un wali peut se<br />

permettre ce que ne<br />

se permettent pas<br />

des ministres à<br />

Alger<br />

de la formation : là, c’est l’ENA.<br />

Unique comme un parti, discrète<br />

et sans concurrences. Les walis<br />

ont les formations idéologiques<br />

de l’Etat centralisateur : ils en<br />

reproduisent donc la culture et<br />

l’injonction de base. L’ENA n’est<br />

pas une école de management, de<br />

gestion, les walis s’y forment<br />

donc aux idées et au sacerdoce de<br />

la procédure, pas à l’entreprise,<br />

l’économie, les relations publiques,<br />

le management. On a des<br />

walis plus proches de la kasma et<br />

des luttes de clans, que de l’entreprise<br />

et de la logique de la plusvalue<br />

pour la wilaya. Ils sont<br />

donc soucieux des « réalisa<br />

tions », par des richesses créées.<br />

Du bilan, pas du compte. Le pays<br />

n’a pas encore réalisé l’urgence<br />

de construire des écoles de formation<br />

et de management autres<br />

que l’ENA pour sa haute administration.<br />

On n’a que l’ENA et<br />

ses méthodes dépassées et son<br />

centralisme démodé. A la fin de<br />

la chaîne ? Des cas de walis-<br />

Bokassa qui se multiplient dans<br />

le pays. Le cas de Mascara est un<br />

épiphénomène et ce n’est pas un<br />

fait divers.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


12 dclg<br />

é a a e<br />

Décryptage<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

Des hommes et des destins<br />

Henri Borgeaud<br />

vs Chakib Khelil<br />

Le premier est donc né en <strong>Algérie</strong>, en<br />

1895, sous sa <strong>national</strong>ité d’origine<br />

helvétique, avant même de devenir,<br />

dès l’âge adulte un sujet français. Le<br />

second naquit alors à Oujda, au<br />

Maroc, en 1939, au tout début de la Seconde<br />

Guerre mondiale, avant de vivre en <strong>Algérie</strong>,<br />

entre Tlemcen et Oran, débarquant, plus<br />

tard, dans la région du Texas, aux USA, et y<br />

obtenir sur place la <strong>national</strong>ité américaine.<br />

Les deux sont des personnalités politiques<br />

de poids et d’envergure considérables : l’un<br />

est devenu justement sénateur, au moment<br />

où l’autre sera nommé ministre de l’Energie,<br />

exerçant tous les deux en <strong>Algérie</strong>, leur seul<br />

point commun. Mais chacun d’eux avait son<br />

propre vice ou péché mignon.<br />

Le péché de l’Européen vivant en <strong>Algérie</strong><br />

est d’ordre purement politique, celui de<br />

l’<strong>Algérie</strong>n né et ayant longtemps travaillé à<br />

l’étranger avant de revenir au pays est de type<br />

foncièrement financier.<br />

Henri Borgeaud est très connu pour ses<br />

magnifiques et retentissants succès dans le<br />

domaine agronomique et économique, alors<br />

que Chakib Khelil l’est pour son titre d’expert<br />

inter<strong>national</strong> dans la branche des hydrocarbures.<br />

Par contre, la réputation du <strong>Fr</strong>ançais s’est<br />

faite tout autour du label du cépage de ce bon<br />

cru algérien, tandis que celle de l’algérien s’est<br />

réalisée au travers de ces scandales financiers<br />

à répétition avec des européens et américains<br />

(Canada).<br />

L’<strong>Algérie</strong>, leur pays commun, qui les<br />

assemble est celui qui les divise également. Et<br />

comment ! Henri Borgeaud y aura conquis et<br />

acquis le domaine de la Trappe, y érigeant<br />

cette grande verdure et belle nature.<br />

Chakib Khelil y aura fait passer le pays et<br />

Sonatrach à la trappe, lui soustrayant une très<br />

grosse fortune, spoliée à grande pompe au<br />

sein de son Sahara et au large de la<br />

Méditerranée. Ce paysage très vert de la côte<br />

ouest algéroise en est le témoin privilégié (à<br />

charge et à décharge) des efforts du premier,<br />

au moment où la Grande bleue avait assisté,<br />

bien médusée, submergée de ses hautes<br />

vagues, au transfert illégal par le second de<br />

toute cette fortune du brut qui est passée<br />

clandestinement vers l’autre rive et l’autre<br />

continent.<br />

Le problème est donc tout à fait récurrent<br />

et bien pertinent : les efforts du<br />

Métropolitain se sont tous concentrés sur le<br />

travail de cette terre, arrachée aux moissons<br />

de blé pour faire saouler de son cru les nombreux<br />

<strong>Fr</strong>ançais et quelques <strong>Algérie</strong>ns perdus<br />

entre cette catégorie d’indigènes et ces groupes<br />

d’Européens auxquels il procurait de la<br />

gène, les indisposant avec leur gêne !<br />

Les caprices de l’<strong>Algérie</strong>n ont, par contre,<br />

tous été consacrés à l’extraction effrénée de ce<br />

brut à coup de barils au vil prix, avec en sus<br />

ces commissions dissimulées en double-fond<br />

ou dans les tréfonds et fonds de cuves et citernes<br />

en partance pour l’étranger.<br />

Durant près de soixante ans, l’agronome<br />

aura réussi à planter près de sept cents hectares<br />

en vignobles sur une superficie de mille<br />

deux cents quatre-vingt-dix dont cinq cents<br />

destinés exclusivement au raisin de transformation.<br />

Durant plus de dix ans, le pétrolier aura<br />

dilapidé toutes les réserves fossiles du brut<br />

algérien, allant jusqu’à mettre la pression au<br />

travers d’un texte de loi voté par le Parlement<br />

dans la perspective d’un pompage soutenu,<br />

continu et sans précédent, susceptible de tarir<br />

cette énergie à très court terme.<br />

L’ingénieur des produits de la terre aimait<br />

beaucoup ces nourricières terres, devenues<br />

entre-temps bien fécondes, arrachées à ces<br />

dunes de sable qui faisaient avancer vers la<br />

mer le désert algérien.<br />

Le technicien des produits fossiles et énergétiques<br />

se moquait royalement de cette éthique<br />

de la profession pour piller tous ces trésors<br />

souterrains, au mépris de cette logique<br />

économique qui consistait à les réserver aux<br />

générations futures. Henri Borgeaud aura<br />

mis du cœur à l’ouvrage pour que toute cette<br />

verdure de vignobles, d’agrumes et de maraichages<br />

ceinture la zone ouest de la capitale,<br />

allant de Chéraga, à l’est, jusqu’à Zéralda, à<br />

l’ouest, pour se déporter et se prolonger, au<br />

sud, jusqu’à Mahelma, Ouled Fayet, Koléa et<br />

Douéra. Chakib Khelil aura, au contraire, usé<br />

de toute sa ruse et filouterie afin de s’accaparer<br />

tout ce liquide noirâtre qui coule dans les<br />

entrailles du sud du pays, faisant son unique<br />

richesse et assurant aux nombreux <strong>Algérie</strong>ns<br />

du nord du pays, à l’instar des autres régions<br />

très peu peuplées de la contrée, leur pain et<br />

leur dignité.<br />

A vrai dire, l’agronome suisse s’est longuement<br />

battu en faveur de cette terre d’adoption<br />

qui l’a vu naître et progressivement y<br />

grandir, travailler et beaucoup s’enrichir,<br />

jusqu’à devenir, un jour, un grand colon<br />

–bien féodal, pour certains- et tout honorable<br />

sénateur de l’<strong>Algérie</strong> d’avant son<br />

Indépendance.<br />

Ce qui nous pousse, à l’opposé, à conclure,<br />

d’un autre côté, que Chakib Khalil, cet<br />

<strong>Algérie</strong>n né au Maroc, est venu tout juste<br />

–exception faite de son bref passage au tout<br />

début des années soixante-dix du siècle dernier<br />

où il y est venu dans le cadre du programme<br />

«Valhyd» affranchi de ce problème<br />

relatif à la nature monétaire de ses prestations<br />

de service- comme autrefois, si ce n’est bien<br />

différemment, tenant compte de la méthode<br />

aujourd’hui utilisée, que pour se remplir les<br />

poches et y repartir en toute sécurité, laissant<br />

derrière lui tout un peuple inquiet de son<br />

sort, et une importante entreprise qui se<br />

retrouve à l’agonie, puisque délabrée, débridée<br />

et fortement laminée. Est-ce à dire pour<br />

autant que le pays de naissance est pour quelque<br />

chose dans l’itinéraire de l’un et de l’autre<br />

de des personnalités, si ce n’est pour l’essentiel<br />

dans les agissements et le comportement<br />

de l’un et de l’autre ?<br />

Et tout porte à croire que ce droit au sol<br />

aura été sans conteste bel et bien déterminant<br />

dans le façonnement de leurs destins respectifs<br />

: le premier, aimant beaucoup cette terre<br />

de grands guerriers, bien généreuse et grande<br />

nourricière de ses nombreux hôtes, aura vécu<br />

en dehors de ses murs juste deux petits mois<br />

avant de disparaître, soudainement emporté<br />

par un cancer vers sa dernière demeure ; tandis<br />

que le second court à grandes enjambées<br />

encore sur ce territoire qui s’étend de<br />

l’Europe jusqu’à l’Amérique, en quête d’une<br />

nouvelle patrie en remplacement de celle<br />

qu’il aura trahie et longtemps spoliée de ses<br />

richesses et nombreuses économies.<br />

Néanmoins, avant de partir à jamais de sa<br />

villa sur site, située en rase campagne, réveillé<br />

tôt le matin, au mois de mars 1963, par le préfet<br />

d’Alger assisté d’une armada de forces de<br />

sécurité qui lui intimèrent l’ordre de quitter<br />

les lieux dans un intervalle de deux heures<br />

seulement, Henri Borgeaud, resté fidèle à luimême<br />

et envers la morale humaine, a tenu à<br />

absolument régler la paie du mois à ses nombreux<br />

travailleurs, au moment où Chakib<br />

Khalil aura pris tout l’argent des <strong>Algérie</strong>ns,<br />

sans le moindre scrupule.<br />

Le premier aura laissé toute sa considérable<br />

fortune en <strong>Algérie</strong>, oubliant même d’emporter<br />

avec lui lors de son dernier voyage sa<br />

valise personnelle, s’en allant malgré lui,<br />

s’empêchant même de regarder autour et<br />

derrière lui, prononçant alors par dépit cette<br />

phrase lourde de sens et de conséquence :<br />

«Qu’ai-je fait pour mériter tout cela !»<br />

Le second nommé n’aura rien laissé de ce<br />

qui était ou n’était plus à lui, prenant le soin<br />

de vendre tout ce qu’il possédait au pays, au<br />

risque même de se faire attraper par les services<br />

de sécurité du pays concerné.<br />

Ce gros et bien renommé producteur<br />

mondial de ce bon vin et ses annexes de spiritueux<br />

aura donc été chassé de ses propres<br />

champs de vignes qu’il entretenait et exploitait<br />

plus d’un demi-siècle durant, laissant la<br />

place à la naissance d’une révolution agraire<br />

qui allait tout emporter ou saper de ce patrimo<br />

de<br />

sei<br />

dép<br />

spé<br />

pea<br />

bie<br />

la<br />

nœ<br />

tou<br />

grâ<br />

fon<br />

qu<br />

; ta<br />

de<br />

den<br />

cel<br />

lais<br />

for<br />

aut<br />

ric<br />

sus<br />

rév<br />

pro<br />

res<br />

agr<br />

for<br />

po<br />

pét<br />

dép<br />

ato<br />

ret<br />

de<br />

inc<br />

vol<br />

age<br />

de<br />

de<br />

cuv<br />

l’A<br />

sou<br />

po<br />

cet<br />

jus<br />

qu<br />

ven<br />

ma<br />

plu<br />

ber<br />

qu<br />

aim<br />

pa<br />

Di<br />

En<br />

im<br />

rai<br />

----<br />

(*)<br />

for<br />

de<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


Décryptage<br />

13<br />

La Dame de fer a laissé une grande emprunte<br />

L’économie<br />

thatchérisme<br />

ine de grand domaine et nombreux labels<br />

qualité, depuis longtemps reconnus au<br />

n du Vieux continent.<br />

Ce pillard en col blanc dont la renommée<br />

asse maintenant nos propres frontières,<br />

cialiste avéré des pots-de-vin et autres<br />

ux de banane, aura eu juste le temps de<br />

n ranger son arsenal et nombreux outils de<br />

vraie comédie, arrangeant au passage son<br />

ud de cravate et son look, espérant comme<br />

jours trouver encore ailleurs meilleure<br />

ce et plus d’espace à ses répétées farces.<br />

Les deux sont donc accusés de cumul de<br />

ctions : le <strong>Fr</strong>ançais d’adoption de politie<br />

avec ses affaires personnelles florissantes<br />

ndis que l’<strong>Algérie</strong>n d’origine des fonctions<br />

ministre de l’Energie avec celles de présit<br />

directeur général de Sonatrach.<br />

Ce qui constitue la vraie différence entre<br />

ui-ci et celui-là, c’est que l’un aura tout<br />

sé de tout ce qu’il possède comme biens,<br />

tune, trésor et amour ; à l’inverse de cet<br />

re qui aura tout pris à ce pauvre pays :<br />

hesses pétrolières et billets de banque en<br />

de son faramineux salaire.<br />

Tandis que celui-ci a été <strong>national</strong>isé par la<br />

olution agraire, celui-là aura largement<br />

fité de la <strong>national</strong>isation des hydrocarbu-<br />

. Le malheur est que ni la révolution<br />

aire n’a pu convenablement profité de la<br />

tune et savoir-faire du premier, ni le gros<br />

gnon de Sonatrach n’a pu échappé à l’apit<br />

vorace du second-nommé. De quoi<br />

osséder le pays de tous ses nombreux<br />

uts !<br />

Les deux se sont allés, sans même se<br />

ourner derrière eux : l’un pris de force et<br />

peine, et l’autre tout juste de peur d’y être<br />

arcéré. Le premier y avait oublié tout son<br />

umineux sac d’argent et ses nombreux<br />

nts, le second plutôt de crainte de ce ressac<br />

la justice algérienne après cette folle vague<br />

celle italienne et canadienne. La bonne<br />

ée du <strong>Fr</strong>ançais aura-t-elle réussi à saouler<br />

lgérien au point de nous prendre tous nos<br />

s ? Etions-nous, nous aussi, bien saouls<br />

ur nous faire avoir par un des nôtres de<br />

te bien ridicule façon ? Sinon avions-nous<br />

te manqué cependant de cette utile lucidité<br />

i avait différé notre toute nécessaire intertion<br />

au moment opportun ?<br />

L’après-Henri Borgeaud s’appelle désoris<br />

Bouchaoui. L’après Chakib Khalil est<br />

tôt synonyme de ce nouveau verbe «chaki-<br />

*», voulant dire tout juste corruption. Et<br />

e devient dans tout cela l’<strong>Algérie</strong> ?<br />

Qui est l’<strong>Algérie</strong>n exclu de son pays bien<br />

é et à fond laminé ? Et qui est l’étranger<br />

rti ou juste de retour vers les siens ?<br />

fficile d’y répondre en toute conscience !<br />

toute circonstance ! Tant la morale nous<br />

pose son choix, ses dogmes et sa force de<br />

sonnement !<br />

S. B.<br />

--------------------------------<br />

Nouveau concept ayant obtenu par la<br />

ce des choses ou de leur nature le sens<br />

détourner, corrompre,…<br />

Margaret Thatcher, nommée<br />

«The Iron Lady» (la Dame de<br />

fer), est née le 13 octobre<br />

19<strong>25</strong>, à Granthan-<br />

Lincolnshire en Angleterre.<br />

Elue Premier Ministre en 1979 et elle a été<br />

pendant 3 mandats successifs jusqu’à 1990.<br />

Thatcher a eu une très grande influence sur le<br />

pays, notamment à travers sa politique libéralisme<br />

de l’économie. Décédée le 8 avril dernier,<br />

la Dame de fer fait encore parler d’elle, et<br />

les britanniques ne sont pas prêts de l’oublier.<br />

Quelle était donc sa politique économique et<br />

quel impact a-t-elle eu sur le Royaume-Uni ?<br />

L’économie britannique<br />

d ’ avant Thatcher<br />

Suite aux problèmes économiques des<br />

années 1950, le Royaume-Uni a connu une<br />

perte de terrain face à ses voisins ; durant les<br />

années 1960, le taux de croissance était d’environ<br />

2,8% contre environ 5% en <strong>Fr</strong>ance et en<br />

Allemagne. Le déficit de la balance commerciale,<br />

de la balance des transactions courantes,<br />

endettement croissant et chute de la livre<br />

témoignaient des difficultés persistantes de<br />

l’économie britannique que le choc pétrolier<br />

de 1973 n’a fait qu’aggraver (le taux d’inflation<br />

était de <strong>25</strong>%) et le Royaume-Uni passe<br />

alors pour «L’homme malade de l’Europe». En<br />

1976, James Callaghan (le Premier Ministre de<br />

l’époque) était contraint de solliciter le Fonds<br />

monétaire inter<strong>national</strong> pour un montant de<br />

4 milliards de dollars en contrepartie d’une<br />

politique déflationniste de compression de la<br />

masse monétaire et d’une réduction des déficits<br />

publics. A la fin de 1978, les syndicats<br />

ayant soutenu James Callaghan refusent la<br />

limitation du salaire à 5% de la hausse des<br />

salaires et une grève de cinq mois a été entamée<br />

d’octobre 1978 à février 1979.<br />

L’arrivée de Margaret<br />

Thatcher<br />

C’est dans ce contexte que Margaret<br />

Thatcher, qui dirigeait les Tories- le partie<br />

conservateur- depuis 1975, fait compagne sur<br />

la stigmatisation du socialisme rampant avec<br />

pour thème «le déclin britannique» ; elle<br />

gagna 44% des voix contre 37% aux travaillistes.<br />

Inspirée par les travaux de Milton<br />

<strong>Fr</strong>iedman (prix Nobel d’économie en 1976),<br />

son programme était basé sur la réduction des<br />

dépenses publiques, l’augmentation des taux<br />

d’intérêt de la Banque d’Angleterre afin de<br />

comprimer l’inflation, la suppression de l’encadrement<br />

des salaires et des prix, la privatisation<br />

des entreprises et la dérégulation de la<br />

finance.<br />

Sans une dévaluation de la livre, la politique<br />

monétaire était combinée à un ralentissement<br />

de l’économie mondiale suite au<br />

deuxième choc pétrolier, ce qui engendra une<br />

chute de 10% de l’activité en 1980-1981 et une<br />

augmentation du taux de chômage allant de<br />

5% en 1979 à 11% en 1983. A partir de 1984,<br />

Thatcher a lancé une vague de privatisation de<br />

plusieurs entreprises de tous les secteurs (chemins<br />

de fer, gaz, télécommunications,…).<br />

Suite au «Big Bang» de 1986, marquant l’inter<strong>national</strong>isation<br />

de l’économie et de la<br />

finance britannique, la City s’impose comme<br />

une place boursière mondiale majeure.<br />

Réélue en 1987, pour un troisième mandat,<br />

Margaret Thatcher était dévouée par les<br />

conservateurs et se trouvait contrainte de<br />

déposer sa démission au profit de son protégé,<br />

John Major, en novembre 1990 ; en raison<br />

d’un retour à une situation commerciale déficitaire<br />

de 30 milliards de dollars, à une inflation<br />

de 10%, à un taux de chômage de 5,8%, à<br />

une diminution de la base industrielle au profit<br />

du secteur tertiaire, notamment la finance ;<br />

mais la principale de ces raisons était sa<br />

volonté d’instaurer une taxe locale identique<br />

pour tous (la poll tax), dans l’objectif de<br />

réformer la fiscalité des collectivités locales (à<br />

majorité travailliste).<br />

L’héritage de l’économie<br />

thatchériste<br />

La Dame de fer a profondément marqué<br />

l’économie britannique. Travaillistes ou<br />

conservateurs, la stratégie de tous ses successeurs,<br />

a été jugée à l’aune de son héritage. En<br />

effet, lorsque le travailliste Tony Blair s’installa<br />

au 10 Downing Street, en 1997, ni la libéralisation<br />

financière, ni les privatisations et<br />

encore moins les mesures flexibilisant le marché<br />

du travail n’ont été remises en cause ;<br />

celui-ci passe par une re<strong>national</strong>isation d’entreprises<br />

d’intérêt général en difficulté, une<br />

attitude moins isolée quant à la construction<br />

de l’Union européenne et par l’élévation du<br />

taux de croissance du pays en réinvestissant<br />

dans les services publics essentiels (santé, éducation,…).<br />

Le conservateur David Cameron<br />

(l’actuel premier ministre) n’échappe pas à la<br />

règle, avec sa politique économique marqué<br />

par un plan de rigueur drastique, laissant à<br />

croire qu’elle aura peut être les mêmes effets<br />

que celle adoptée par Margaret Thatcher.<br />

Margaret Thatcher, à la fois, la femme la<br />

plus aimée et la plus détestée du Royaume-<br />

Uni, a laissé une grande emprunte sur la politique<br />

économique du pays. Considérer sa<br />

politique comme une bénédiction ou une<br />

malédiction, le thatchérisme, notamment à<br />

travers la politique économique libérale, reste<br />

encore un sujet à débattre. Député travailliste,<br />

Peter Mandelson écrivit dans une tribune<br />

libre publiée le 10 juin 2002 dans The Times :<br />

«Nous sommes tous des thatchériens». «Nous<br />

sommes tous désormais des enfants de<br />

Thatcher», titrait ainsi The Daily Telegraph,<br />

proche des conservateurs. Un avis partagé par<br />

The Guardian (centre-gauche), selon lequel.<br />

«La Grande-Bretagne est plus thatchérienne<br />

que dans les années 1980», (publié sur l’AFP<br />

du 10 avril <strong>2013</strong>).<br />

Lynda Ouendi<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


14 dclg<br />

é a a e<br />

Kiosque inter<strong>national</strong><br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

Les Galériens<br />

Élie Fayad, L’Orient Le Jour<br />

Tout ce que la mouvance prosyrienne<br />

compte comme gratin<br />

politique au Liban s’est retrouvé<br />

dimanche représenté autour du<br />

président syrien Bachar el-Assad, au palais<br />

des Mouhajirine, à Damas.<br />

Une délégation d’une vingtaine de personnalités,<br />

représentant des formations<br />

regroupées sous le label du «<br />

Rassemblement des partis nationaux », un<br />

club qui tenait le haut du pavé à l’époque<br />

de la tutelle syrienne et qui a survécu, vaille<br />

que vaille, à l’essor de son clone, le 8 Mars,<br />

a ainsi été « longuement » reçue par M.<br />

Assad, à en croire le journal as-Safir.<br />

En soi, une telle information n’aurait<br />

pas mérité, pour ainsi dire, le prix de l’encre<br />

utilisée pour en rendre compte tant il<br />

est banal d’apprendre que le maître a reçu<br />

ses valets. Il n’empêche que le moment<br />

choisi pour cette nouvelle démonstration<br />

de vassalité – ou du moins du désir de vassalité<br />

– lui donne une signification, une<br />

portée qui doivent être relevées. Injuste,<br />

cette identification à de la vassalité ? Il suffit<br />

de jeter un coup d’œil sur la photo officielle<br />

de la rencontre distribuée par<br />

l’agence SANA pour se rendre compte du<br />

contraire. Les personnalités libanaises sont<br />

assises sur des sièges disposés face à face,<br />

des deux côtés du président Assad, en rangées<br />

très serrées de façon à ce que même<br />

ceux qui occupent les sièges les plus éloignés<br />

ne perdent rien de ses péroraisons.<br />

Lui trône au centre, l’aigle emblématique<br />

de son régime centré sur le mur juste audessus<br />

de sa tête. Il n’a pas besoin de faire<br />

d’efforts pour les toiser tous, alors qu’eux<br />

doivent tordre le cou pour le regarder : il<br />

est normal de porter son regard vers<br />

quelqu’un qui parle. Et, justement, pour<br />

pérorer, il pérore ! D’après le compte rendu<br />

d’as-Safir, il n’a fait que ça. Quant aux<br />

autres, de deux choses l’une, soit ils n’ont<br />

rien dit, se contentant de boire les paroles<br />

doctes du maître ; soit ils ont dit quelque<br />

chose, mais qui n’a pas été jugé suffisamment<br />

important pour être<br />

rapporté.Pourtant, il n’a pas été question<br />

que de la Syrie et de sa crise lors de cette<br />

audience. Si cela avait été le cas, on aurait<br />

compris que des auditeurs aussi complaisants<br />

se soient contentés d’entendre. Le<br />

Liban, la politique de son gouvernement, la<br />

façon dont il devrait être dirigé, l’orientation<br />

que devrait prendre sa diplomatie, la<br />

Louis de Courcy, La Croix<br />

beaucoup voir arriver sur mon<br />

bureau ces livres presque carrés à la<br />

J’aime<br />

couverture beige et aux pages de<br />

garde en carton marron foncé. Ce sont les<br />

livres qu’édite Sabine Wespieser, et qui<br />

fleurent bon l’authentique démarche d’une<br />

éditrice qui croit en ses auteurs, qu’elle<br />

découvre puis adopte par goût sincère bien<br />

plus que par souci de faire des coups. L’an<br />

dernier, je ne sais plus quand exactement,<br />

m’est ainsi parvenu « L’ombre des grenadiers<br />

». Je l’ai lu et tant aimé que je l’ai<br />

recommandé à mon entourage, à commencer<br />

par ma mère qui est une vieille<br />

dame de 95 ans aux goûts littéraires bien<br />

affirmés. J’avais un peu peur que cette histoire<br />

mettant en cause les rois catholiques<br />

d’Espagne ne heurte les convictions de<br />

cette Catalane, certes française, mais à la<br />

sensibilité toute hibérique. Car Tariq Ali,<br />

ecrivain d’extrême gauche, prend ici fait et<br />

cause pour une famille musulmane du<br />

XIVème siècle sur le point d’être décimée,<br />

repoussée définitivement en terre arabe<br />

par les bien-pensants chrétiens de l’époque,<br />

après sept siècles de présence sur la<br />

péninsule. Oui mais, me direz-vous, c’était<br />

bien les Arabes qui étaient là en situation<br />

de colonialistes. Sans doute. Mais la question<br />

n’est pas là: le plus important dans ce<br />

livre, c’est de sentir combien les musulmans<br />

de la dernière génération avant leur<br />

départ définitif se sentaient chez eux alors,<br />

ancrés là depuis longtemps, vivant en<br />

dérive « milicienne » de sa communauté<br />

sunnite, les personnalités chrétiennes dont<br />

il convient de saluer le rôle (Michel Aoun,<br />

Sleimane <strong>Fr</strong>angié et le patriarche Béchara<br />

Raï, qui « éclaire le chemin »), tout cela a<br />

été largement évoqué par le président<br />

syrien devant ses « invités » libanais, sans<br />

que ces derniers n’y trouvent apparemment<br />

à redire. Jusqu’à la politique de « distanciation<br />

» à l’égard de la guerre syrienne,<br />

que le Premier ministre sortant, Nagib<br />

Mikati, continue de défendre bec et ongles<br />

et dont s’est gaussé M. Assad. « C’est quoi<br />

cette politique, je ne la comprends pas.<br />

Cela veut-il dire que le Liban va se transférer<br />

en Afrique jusqu’à la fin de la crise<br />

syrienne avant de retourner à sa place normale<br />

? » Bien sûr qu’il ne peut pas la comprendre,<br />

cette politique. Son régime a-t-il<br />

jamais compris que le Liban puisse se permettre<br />

de s’émanciper de sa tutelle ? Même<br />

la neutralité lui est interdite !<br />

Certes, dans son long laïus, le président<br />

syrien n’a pas voulu s’en prendre au<br />

Premier ministre désigné, Tammam Salam,<br />

s’efforçant même de lui trouver quelque<br />

qualité, comme par exemple son appartenance<br />

à « une vieille famille politiquement<br />

chevronnée », mais il a osé se muer en donneur<br />

de leçons à l’adresse des puissances<br />

qui entendent exercer leur influence au<br />

Liban en pensant clairement à l’Arabie<br />

saoudite. « Le Liban n’est pas une société<br />

anonyme dont les employés sont nommés<br />

ou licenciés de l’extérieur », a-t-il lancé,<br />

sans rire !<br />

S’il y en a un qui aurait dû rire (ou pleurer,<br />

c’est pareil) en entendant ces mots,<br />

c’est le représentant aouniste au sein de la<br />

délégation, l’ancien député Sélim Aoun.<br />

L’histoire ne dira rien de sa prestation lors<br />

de cette audience, mais le député CPL<br />

Nabil Nicolas dira, lui, quelque chose : «<br />

Notre participation dans le cadre du<br />

Rassemblement des partis libanais à la rencontre<br />

avec le président Bachar el-Assad est<br />

un message de solidarité avec le peuple<br />

syrien... en tant que tout, et non pas avec<br />

un camp contre l’autre. » Ainsi, pour M.<br />

Nicolas, M. Assad continue d’incarner le<br />

peuple syrien « en tant que tout » !<br />

Mais il y a mieux : « Il n’a pas été question<br />

de politique ni de sujets polémiques<br />

au cours de la rencontre », assure M.<br />

Nicolas. Il ne croit pas si bien dire : les 60<br />

000 morts, en effet, ça n’est plus de la politique<br />

!<br />

Chronique litteraire : « L’ombre<br />

des grenadiers » de Tariq Ali<br />

bonne intelligence avec la communauté<br />

autochtone, profitant du même soleil, de la<br />

même terre, des mêmes fruits, du même<br />

ciel, des mêmes parfums. Et combien ce<br />

dut être un arrachement que d’être privé<br />

de toutes ces bonnes choses de la vie espagnole.<br />

Il aura fallu beaucoup de menaces puis<br />

de sang versé pour que se tourne cette page<br />

de l’histoire d’Espagne, et le livre n’épargne<br />

pas le lecteur de cette vérité. Les personnages,<br />

cela dit, sont magnifiques, même s’ils<br />

portent des noms arabes, ce qui a gêné<br />

quelque peu ma chère mère, tout simplement<br />

parce qu’elle avait du mal à ne pas<br />

confondre Ibn Zaydun, Zuhayr, Ibn Farid,<br />

Zubaida, al-Ma’ari, ou encore Ibn<br />

Wahab…<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


Kiosque inter<strong>national</strong> dclg<br />

é<br />

a a<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

e<br />

15<br />

USA. Vers l’abandon de la<br />

doctrine Carter-Brzezinski ?<br />

<strong>Fr</strong>ançoise Compoint, La Voix de la<br />

Russie<br />

Les USA commencent à se désintéresser<br />

du Moyen-Orient. Croyant<br />

pouvoir se procurer à long terme<br />

du gaz de schiste et du pétrole issu<br />

des sables bitumineux. Washington a<br />

maintenant trois soucis à l’esprit, trois<br />

objectifs qui, s’ils sont menés à bien, promettent<br />

au monde musulman une restructuration<br />

des plus sérieuses. Le premier<br />

objectif consiste à quitter l’Orient « en<br />

toute beauté ». Je dis bien en toute beauté,<br />

c’est-à-dire tête haute, ce qui apparaît particulièrement<br />

difficile vu l’échec américain<br />

en Syrie, vu l’état piteux de l’Irak et de la<br />

Lybie dont on ne parle plus … comme si<br />

ces deux pays n’avaient jamais existé, vu<br />

enfin l’enjeu fondamental que représente<br />

Israël, enfant capricieux, traditionnellement<br />

chouchouté par ses bienfaiteurs étasuniens<br />

et qui ne veut absolument pas<br />

entendre parler d’une Palestine indépendante<br />

ou d’un Jérusalem pluriconfessionnel.<br />

Le deuxième objectif consiste donc à<br />

reléguer cet Etat éternellement mineur aux<br />

soins d’une puissance qui voudrait bien<br />

prendre le relais.<br />

Troisième et dernier objectif de taille :<br />

faire face à la Chine qui se sent prête à tracer<br />

son propre pré carré, cela dans un style<br />

typiquement étasunien. Comment<br />

l’Amérique le souffrirait-elle alors que l’espace<br />

Pacifique lui appartiendrait au même<br />

titre que l’espace Atlantique ? On peine à se<br />

l’imaginer.<br />

Et pourtant, c’est un fait, la Chine<br />

entend contrôler toute une série d’îles du<br />

sud de la Mer de Chine, zones où abonderaient<br />

pétrole et gaz, zones revendiquées<br />

par d’autres Etats de la région Asie-<br />

Pacifique moins importants comme les<br />

Philippines. Son « péché » résiderait aussi<br />

dans sa volonté de procéder à un réarmement<br />

total, à commencer par l’aviation<br />

puisqu’elle vient de mettre en service son<br />

premier porte-avion et son premier J-20<br />

qui est un avion de chasse furtif. Un autre<br />

indicateur très significatif vient confirmer<br />

la thèse du réarmement puisque la Chine a<br />

augmenté d’un peu plus de 10 % ses<br />

dépenses militaires.<br />

On en conclut ainsi facilement à un<br />

danger d’ordre idéologique, le Pentagone<br />

ne voulant pas voir se former un bloc antagoniste<br />

digne de ce nom qui serait cimenté<br />

par la Chine et la Russie. Un autre aspect<br />

transparaît qui explique tout aussi bien les<br />

inquiétudes de Washington : la question de<br />

la dette. L’Amérique doit à la Chine la<br />

somme exorbitante de 1100 milliards, fait<br />

brandi comme argument infaillible par<br />

cette dernière dès que l’occasion est propice.<br />

Que faire ? Une guerre contre la<br />

Chine représenterait une véritable catastrophe,<br />

à tel point que M. Poutine a eu raison<br />

de répliquer à Angela Merkel qu’une<br />

éventuelle riposte chinoise de taille rendrait<br />

littéralement dérisoire la tragédie de<br />

Tchernobyl (« S’il arrive que la Chine se<br />

décide à frapper, les conséquences en<br />

seraient telles que Tchernobyl sera comparé<br />

à un conte pour enfants »). S’il en est<br />

ainsi – et il n’y a aucune raison d’être sceptique<br />

– les USA doivent adopter une tactique<br />

d’hypercontrôle sur l’axe Asie-<br />

Pacifique en renforçant, primo, leur présence<br />

militaire, cela via le continent<br />

Australien, secundo, en investissant de plus<br />

en plus dans les principaux secteurs de la<br />

région. Les circonstances changent, la stratégie<br />

aussi. Il s’agit maintenant pour les<br />

USA de prendre le pouls des évènements<br />

en maintenant une forte présence militaire<br />

là où ses intérêts sont en jeu tout en<br />

tâchant d’acheter ceux dont ces intérêts<br />

dépendent justement pour éviter leur partenariat<br />

et leur alliance avec la Russie. On<br />

s’écarte sensiblement de la méthode<br />

Carter-Brzezinski dont on a vu plus d’une<br />

fois les répercussions en Afghanistan, en<br />

Tchétchénie ainsi que dans les Balkans. On<br />

s’éloigne donc des manœuvres de déstabilisation<br />

sanglantes, ce qui rend relativement<br />

optimiste. Ceci dit, revenant à la<br />

question des deux premiers objectifs, il est<br />

clair que l’Amérique a tant du pain sur la<br />

planche en Chine qu’elle en a au Proche-<br />

Orient qu’elle essaye de quitter aussi efficacement<br />

qu’elle quitte l’Afghanistan. Dans<br />

l’idéal, un grand nombre de changements<br />

devrait se produire sur l’échiquier musulman<br />

si les USA arrivent entre autres à se<br />

mettre d’accord avec la Russie. Et oui, je dis<br />

bel et bien avec la Russie, puisque l’abandon<br />

de l’optique Carter équivaut à l’abandon<br />

de la pratique Petraeus et Clinton,<br />

profondément russophobe. Selon M.<br />

Meyssan, fondateur et rédacteur en chef du<br />

Réseau Voltaire, l’establishment américain,<br />

particulièrement hétérogène depuis l’ère<br />

Obama, compte à présent pas mal d’alliés<br />

de la Russie. Bien entendu, il est question<br />

d’alliances pragmatiques motivées par le<br />

souci d’en finir avec le conflit syrien en<br />

gardant Assad au pouvoir. Pour ce faire, il<br />

s’agirait pour la CIA de liquider les dirigeants<br />

de l’ASL, d’Al-Qaïda et du front Al-<br />

Nosra dont ils n’ont plus besoin. Un traité<br />

de paix devrait donc être signé avec la Syrie<br />

d’Assad suivie de l’annexion probable<br />

d’une certaine partie du nord du pays qui<br />

passerait en possession de la Turquie pour<br />

la récompenser de sa fidélité aux USA. Je<br />

doute qu’Assad puisse se réjouir d’une<br />

perspective de ce genre, surtout que ce voisin<br />

chahuteur et perfide, pressentant la fin<br />

de la campagne anti-Assad, se livre à cœur<br />

joie au pillage du patrimoine syrien.<br />

Et ensuite ? Ensuite, c’est la Russie, toujours<br />

dans l’idéal, qui devrait installer sa<br />

présence en Syrie, en mettant en œuvre des<br />

programmes humanitaires susceptibles de<br />

redresser un pays traumatisé depuis près<br />

de deux ans. Feignant faire un immense<br />

cadeau à la Russie, les USA gagneraient en<br />

fait sous deux aspects:<br />

- Ils détourneraient le regard du<br />

Kremlin de l’axe chinois, un peu dans le<br />

style « La Syrie, tu te la prends, mais la<br />

Chine, je me la garde pour moi ».<br />

- Qui dit Syrie, dit Israël et problématique<br />

palestinienne. La moitié de la population<br />

israélienne est russe, alors pourquoi<br />

ne pas reléguer cet enfant difficile à un pays<br />

qui ne lui est en somme pas étranger ? Les<br />

Palestiniens devraient alors se plier à une<br />

échéance extrêmement désagréable : se<br />

contentant du statut limité d’observatrice,<br />

une certaine Palestine finirait par fusionner<br />

avec la Jordanie et on n’en entendra<br />

plus parler. D’une façon analogue, les<br />

Palestiniens installés sur des territoires<br />

avoisinant Israël se verront obligés d’adopter<br />

la <strong>national</strong>ité de leur pays d’accueil.<br />

Vont-ils y consentir ? Cette question restera<br />

sans réponse jusqu’à ce qu’une nouvelle<br />

conférence de Madrid ne soit envisagée.<br />

Les pétromonarchies perdront leur statut<br />

privilégié, l’Arabie Saoudite devant<br />

éclater en cinq parties étant donné les<br />

contradictions internes qui déchirent sa<br />

monarchie et l’absence d’héritier légitime.<br />

Le Qatar restera quant à lui ce qu’il est<br />

actuellement : un organisme aux caractéristiques<br />

superficiellement étatiques au<br />

service du bloc atlantiste, fournisseur de<br />

provocateurs lorsqu’il le faut, exportateur<br />

de pétrole bon marché. De toute façon,<br />

l’émir a déjà su acheter une bonne partie<br />

des élites politiques françaises, ce qui se<br />

confirme par le fait qu’Al Jazeera sera très<br />

prochainement lancée sur le territoire<br />

français en français. Je vous laisse imaginer<br />

la suite, sachant qu’il y a islam et islam.<br />

Que voit-on finalement ? Les USA s’écartent<br />

des brasiers qu’ils ont eux-mêmes allumés<br />

en envisageant un contrôle diplomatique<br />

sur la Chine. La <strong>Fr</strong>ance est condamnée<br />

à assumer les fruits d’un partenariat trop<br />

poussé avec le Qatar qui pourrait conduire<br />

beaucoup trop loin si nos gouvernements<br />

ne se reprennent pas d’urgence. Notre pays<br />

n’étant pas un îlot isolé, on se représente<br />

fort bien que son malaise s’étendra tôt ou<br />

tard à l’échelle de l’UE. La Russie devrait<br />

revenir à l’état de bloc antagoniste qu’elle<br />

était à l’époque soviétique, de préférence<br />

suffisamment puissant pour maintenir un<br />

certain équilibre au Moyen-Orient mais<br />

détaché de l’axe Asie-Pacifique qui la rendrait<br />

hyperpuissante. On constate ainsi que<br />

l’abandon de la doctrine Carter-Brzezinski,<br />

extrêmement coûteuse et source d’échecs<br />

gravissimes, ne sous-entend pas l’abandon<br />

par les USA de leur manie de suprématie,<br />

cela même si le prix de l’entreprise pourrait<br />

frôler le danger d’une guerre nucléaire.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E<br />

Les gens<br />

Le pape <strong>Fr</strong>ançois a<br />

demandé la libération<br />

des deux prélats, affirmant<br />

que des nouvelles<br />

contradictoires circulaient à leur<br />

sujet et priant pour qu'ils<br />

reviennent vite dans leurs communautés.<br />

« Nous n'avons pas<br />

de nouvelles informations. Nous<br />

ne pouvons pas dire qu'ils ont<br />

été libérés», a indiqué le prêtre<br />

Ghassan Ward, du diocèse grec<br />

orthodoxe d'Alep, dans le nord<br />

de la Syrie. « Nous n'avons eu<br />

aucun contact avec Mgr<br />

Youhanna Ibrahim, évêque<br />

syriaque orthodoxe d'Alep, et<br />

Mgr Boulos Yazigi, évêque grec<br />

orthodoxe de la même ville », a-<br />

t-il poursuivi, indiquant que les<br />

efforts pour leur libération se<br />

poursuivaient. « Nous sommes<br />

très inquiets, a souligné le prêtre.<br />

« Un responsable au diocèse<br />

syriaque orthodoxe a également<br />

affirmé qu'il était sans nouvelle<br />

des deux prélats. « Mardi, l'association<br />

chrétienne l'œuvre<br />

d'Orient avait indiqué que les<br />

deux évêques orthodoxes enlevés<br />

avant-hier avaient été libérés<br />

vers 14H00 locales (13H00<br />

GMT), citant ses sources en<br />

Syrie, dans un communiqué<br />

rendu public.<br />

« L'association, dont le siège<br />

est à Paris et qui aide les Eglises<br />

en difficulté au Moyen-Orient, a<br />

finalement reconnu hier n'avoir<br />

aucune preuve tangible de la<br />

libération des deux évêques,<br />

affirmant avoir reçu dans la soirée<br />

une information qui la mettait<br />

en doute. La situation reste<br />

confuse, et on ne sait toujours<br />

pas par qui ils ont été enlevés, a<br />

indiqué Catherine Baumont,<br />

porte-parole de l'association.La<br />

Enrico Letta<br />

Le numéro deux du Parti démocrate italien, Enrico Letta, a été chargé mercredi<br />

22 avril de former le futur gouvernement par le président de la République,<br />

Giorgio Napolitano. A sa sortie du Quirinal, siège de la présidence italienne, le<br />

futur président du conseil a immédiatement appelé à un changement de<br />

direction dans les politiques européennes : « En Europe, les politiques<br />

d'austérité ne suffisent plus. Letta entamera dès jeudi les discussions pour<br />

former son équipe gouvernementale, qui devra allier forces de centre droit et<br />

de centre gauche, conformément au souhait exprimé lundi par le président<br />

Napolitano. Enrico Letta figurait parmi les favoris pressentis pour succéder à<br />

l'ancien président du conseil Mario Monti, aux côtés de l'ancien titulaire du<br />

poste Giuliano Amato et du maire de Florence Matteo Renzi.<br />

Crise syrienne<br />

Les évêques d'Alep toujours<br />

portés disparus<br />

Les deux évêques orthodoxes d'Alep enlevés en Syrie étaient toujours portés disparus<br />

mercredi après l'annonce de leur libération par une association chrétienne qui s'est<br />

ensuite rétractée ?<br />

Intervention française au Mali<br />

Une ONG américaine appelle<br />

à une solution politique<br />

inter<strong>national</strong>e Crisis<br />

Group (ICG) a affirmé à New<br />

L’ONG<br />

York que la situation au Mali<br />

ne doit pas être vue sous le seul angle<br />

de la lutte contre le terrorisme, mais<br />

dans sa globalité, tout en appelant le<br />

Conseil de sécurité à distinguer entre<br />

la mission de stabilisation politique<br />

du pays, qui relève du mandat onusien,<br />

et celle d’une « force parallèle »<br />

destinée à mener des opérations militaires<br />

offensives. C’est ce qu’a déclaré<br />

la directrice du programme Afrique<br />

de l’ICG, Comfort Ero, qui a présenté le rapport<br />

de cette ONG sur le Mali au cours d’une<br />

conférence de presse au siège de l’ONU. A ce<br />

propos, elle a soutenu que "dans la hiérarchie<br />

des causes de la crise malienne, la corruption<br />

et le laxisme dans la gouvernance viennent<br />

en effet loin devant un problème terroriste,<br />

touareg ou même Nord-Sud du pays». Alors<br />

que le Conseil de sécurité doit, dans les prochains<br />

jours, adopter une résolution relative<br />

à l’établissement d’une mission de stabilisation<br />

des Nations unies au Mali, Mme Ero a<br />

appelé cet organe de l’ONU à prendre en<br />

considération toutes les dimensions de la<br />

crise malienne. « La communauté inter<strong>national</strong>e<br />

doit exiger des Maliens qu’ils prennent<br />

leurs responsabilités », a-t-elle souligné.<br />

Le 3 avril dernier, le Conseil de sécurité a été<br />

saisi des deux options envisagées par le secrétaire<br />

général en vue de la transformation de<br />

la Mission inter<strong>national</strong>e de soutien au Mali<br />

sous conduite africaine (Misma), autorisée<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong><br />

Grèce a douté aussi de la libération<br />

effective des deux évêques.<br />

Plusieurs médias internationaux<br />

et grecs citant diverses sources<br />

font état de la libération de deux<br />

évêques. Jusqu'ici ces informations<br />

n'ont pas été officiellement<br />

confirmées, indique dans un<br />

communiqué le ministère des<br />

Affaires étrangères. Les deux<br />

prélats avaient été enlevés lundi<br />

à Kafar Dael, près d'Alep, alors<br />

qu'ils menaient une opération<br />

humanitaire, selon une source<br />

au sein des diocèses concernés.L'opposition<br />

syrienne a<br />

accusé hier Damas d'être derrière<br />

le rapt, affirmant que le<br />

pouvoir était furieux contre l'un<br />

des prélats qui a récemment<br />

émis des propos se démarquant<br />

du régime de Bachar al-<br />

Assad.??Selon l'opposition,<br />

l'évêque Yohanna Ibrahim avait<br />

déclaré que la pérennité des<br />

chrétiens en Syrie n'était pas liée<br />

à la pérennité du régime. La<br />

Coalition de l'opposition<br />

syrienne a indiqué que l'Armée<br />

syrienne libre (ASL), principale<br />

composante de la rébellion, avait<br />

démenti tout implication.<br />

D'après des sources dans les diocèses,<br />

une personne qui se trouvait<br />

avec les deux ecclésiastiques<br />

a affirmé que les ravisseurs<br />

s'étaient présentés comme des<br />

Tchétchènes. Les deux prélats<br />

ont été enlevés dans la région de<br />

l'ouest d'Alep, où est active une<br />

brigade formée de combattants<br />

originaires du Daguestan, république<br />

de la Fédération de Russie<br />

à l'est de la Tchétchènie, a<br />

affirmé de son côté Rami Abdel<br />

R ahmane, dire c t e ur de<br />

l'Observatoire syrien des droits<br />

de l'Homme (OSDH).<br />

par le Conseil dans sa résolution 2085,<br />

en opération de stabilisation et de<br />

maintien de la paix de l’ONU. Si la<br />

première option envisage une présence<br />

politique intégrée et multidimensionnelle<br />

des Nations unies aux<br />

côtés d’une force militaire placée sous<br />

conduite africaine, la seconde option,<br />

qui a la préférence du Mali et des pays<br />

de la Communauté économique des<br />

Etats de l’Afrique de l’Ouest<br />

(Cedeao), serait une mission de stabilisation<br />

intégrée et multidimensionnelle<br />

des Nations unies créée en vertu du<br />

Chapitre VII, et qui serait établie en complément<br />

d’une force parallèle, rappelle-t-on.<br />

Dans ce sens, la représentante de l’ICG a<br />

averti que "ni une présence prolongée de<br />

l’armée française, ni la transformation de la<br />

MISMA en une mission de stabilisation de<br />

l’ONU ne peuvent se substituer à l’immense<br />

chantier politique auquel doivent s’attaquer<br />

les autorités intérimaires, les acteurs politiques<br />

et la société civile du Mali".<br />

Sur le fil<br />

● Taïwan<br />

Taïwan a confirmé mercredi son<br />

premier cas importé de grippe<br />

aviaire H7N9, la souche<br />

responsable de la contamination<br />

d'une centaine de personnes en<br />

Chine, essentiellement dans le<br />

sud et l'est du pays, dont 22 sont<br />

décédées.Un homme de 53 ans<br />

qui travaillait dans la ville<br />

chinoise de Suzhou (est) a<br />

présenté des symptômes<br />

grippaux trois jours après son<br />

retour à Taipei, via Shanghaï, le 9<br />

avril, a annoncé le Centre de<br />

contrôle des maladies<br />

infectieuses de<br />

Taïwan.Hospitalisé depuis le 16<br />

avril, cet homme de médiocre<br />

condition physique, sujet à<br />

l'hypertension et souffrant d'une<br />

hépatite, se trouve depuis dans<br />

un état grave, selon un<br />

communiqué du centre.Il n'avait<br />

pas été en contact avec des<br />

volailles vivantes ou des oiseaux<br />

lors de son séjour en Chine et<br />

n'avait pas consommé de volaille<br />

insuffisamment cuite, ajoute ce<br />

communiqué.<br />

● Irak<br />

Quinze personnes ont été tuées<br />

hier dans des violences en Irak,<br />

dont 12 membres des forces de<br />

sécurité et hommes armés dans<br />

des attaques apparemment<br />

lancées en représailles à des<br />

affrontements meurtriers la<br />

veille, ont indiqué des<br />

responsables. Des affrontements<br />

entre forces de sécurité et<br />

manifestants près de Houweijah<br />

dans le nord de l'Irak ont fait 27<br />

morts et provoqué en représailles<br />

une série d'attaques qui ont fait<br />

à leur tour 27 morts mardi.??Les<br />

attaques de représailles se<br />

poursuivaient mercredi et ont fait<br />

12 morts, neuf membres des<br />

forces de sécurité et trois<br />

hommes armés.??Les heurts les<br />

plus meurtriers se sont produits<br />

à Souleimane Bek, au nord de<br />

Bagdad, où des hommes armés<br />

ont tué cinq soldats et blessé<br />

cinq autres, selon un haut officier<br />

de l'armée et un responsable<br />

administratif. ?<br />

● Espagne<br />

Les régions espagnoles des<br />

Canaries et de la Catalogne ont<br />

annoncé des mesures s'inspirant<br />

de celles déjà adoptées en<br />

Andalousie, pour réduire le<br />

nombre de logements vides et<br />

lutter contre le problème des<br />

expulsions en Espagne.??Le<br />

président du gouvernement<br />

régional des Canaries, Paulino<br />

Rivero, a annoncé mardi soir<br />

devant le parlement local un<br />

projet de loi visant à suspendre<br />

durant trois ans l'usufruit des<br />

banques sur les logements<br />

saisis, lorsque les familles<br />

concernées sont en situation de<br />

grande précarité.??Paulino<br />

Rivero, à la tête de la coalition<br />

<strong>national</strong>iste de centre droit qui<br />

dirige l'archipel depuis 1993, a<br />

également annoncé la création<br />

d'un registre des logements<br />

vides, des mesures pour inciter à<br />

la location et des sanctions<br />

contre les propriétaires<br />

institutionnels récalcitrants. Les<br />

propriétaires particuliers ne<br />

seront pas concernés, a-t-il<br />

assuré.??C'est une obligation<br />

politique et morale de chercher<br />

des réponses à l'un des aspects<br />

les plus douloureux de la crise,<br />

les expulsions, a-t-il commenté<br />

un peu plus tard, sur le réseau<br />

social Google+.??


Les gens<br />

Abdelilah Ben<br />

Kirane<br />

> N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B<br />

17<br />

Sahara occidental<br />

L’écho d’une cause<br />

Après les déclarations de la Maison-Blanche et le rapport des ONG américaines, la cause<br />

sahraouie trouve un écho retentissant à l’échelle planétaire.<br />

Le Premier ministre marocain,<br />

Abdelilah Ben Kirane, est arrivé mardi<br />

soir à Nouakchott pour participer aux<br />

travaux de la 7e session de la Haute<br />

commission mixte de coopération<br />

mauritano-marocaine. Dans une<br />

déclaration à l'aéroport de Nouakchott,<br />

Benkirane a affirmé « qu'il n'y a pas<br />

lieu de poser la question sur les<br />

relations mauritano-marocai nes ». Il<br />

s'agit, dit-il, de relations entre deux<br />

pays qui sont « unis par la fraternité, le<br />

bon voisinage, les intérêts communs et<br />

une solidarité historique et future sans<br />

équivoque ». Benkirane a affirmé que<br />

la tenue de la Haute commission mixte<br />

est une occasion pour réaffirmer le<br />

sens de tout cela et pour concrétiser un<br />

certain nombre de conventions entre<br />

les deux pays.<br />

Mauritanie<br />

Cinq passeurs de<br />

clandestins arrêtés<br />

La Gendarmerie mauritanienne a<br />

démantelé avant-hier un réseau de cinq<br />

passeurs qui introduisaient des<br />

immigrés clandestins en Mauritanie via<br />

le fleuve Sénégal, ont rapporté les<br />

médias mauritaniens. Les membres du<br />

réseau ont été arrêtés après qu’ils<br />

aient fait entrer quatre femmes<br />

accompagnées de leurs enfants en<br />

territoire mauritanien au niveau de<br />

Boghé (Sud). Les clandestins qui, après<br />

enquête de la gendarmerie, se sont<br />

révélés être des Guinéens et des<br />

Sénégalaisn qui ont été reconduits inextrémis<br />

à la frontière et les cinq<br />

passeurs, quant à eux, ont trouve le<br />

chemin de la prison de Aleg.<br />

Tunisie<br />

Don italien<br />

de 60 véhicules<br />

au ministère<br />

de l’intérieur<br />

Le ministère de l’Intérieur a reçu un<br />

don du gouvernement italien<br />

consistant en 60 véhicules mais aussi<br />

des camions et des bateaux. La remise<br />

du don a été effectuée au port de la<br />

Goulette et s’inscrit dans le cadre d’un<br />

programme de coopération pour lutter<br />

contre l’immigration clandestine. Le<br />

ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou<br />

a affirmé la mise en œuvre d’une<br />

stratégie pour couvrir les côtes<br />

tunisiennes notamment les principaux<br />

points de passage des clandestins. Il a<br />

par ailleurs ajouté que 4<strong>04</strong> réseaux<br />

d’immigration clandestine ont été<br />

démantelés entre 1998 et 2012 et<br />

soulignant l’expulsion de 17.000<br />

tunisiens en situation irrégulière.<br />

africain (UA)<br />

appelée à une "action<br />

rapide" pour organiser<br />

L’Union<br />

d’un référendum au<br />

Sahara occidental. Des diplomates<br />

africains ont appelé l’Union<br />

africaine (UA) à « une action<br />

rapide » pour l’organisation du<br />

référendum au Sahara<br />

Occidental », à la faveur d’une<br />

visite de travail effectuée par<br />

l’ambassadeur sahraoui en<br />

Ethiopie Lamine Aba Ali dans<br />

plusieurs chancelleries de pays<br />

africains accréditées dans la capitale<br />

éthiopienne, a rapporté hier<br />

l’agence de presse sahraouie<br />

(SPS). Selon la même source,<br />

cette visite a porté dans son<br />

ensemble sur les relations bilatérales<br />

et les moyens de les développer,<br />

les questions d’intérêt<br />

commun, ainsi que sur le rôle de<br />

l’Afrique dans le processus de<br />

décolonisation au Sahara<br />

Occidental, dernière colonie africaine.<br />

Les diplomates africains<br />

ont ainsi exprimé leur « profonde<br />

préoccupation » quant à la persistance<br />

de l’occupation de territoires<br />

du Sahara Occidental par<br />

le Maroc, et dénoncé les violations<br />

par le Maroc des droits du<br />

peuple sahraoui dont particulièrement<br />

son droit à l’autodétermination.<br />

Ils ont également réaffirmé<br />

leur soutien au droit de la<br />

République sahraouie à parachever<br />

sa souveraineté sur l’ensemble<br />

de son territoire <strong>national</strong>,<br />

ajoute SPS qui précise que la<br />

visite a été l’occasion pour le<br />

diplomate sahraoui d’informer<br />

ses pairs de l’évolution de la<br />

question sahraouie et des derniers<br />

développements de la situation<br />

dans les territoires occupés.<br />

Le Parti travailliste norvégien a<br />

appelé, au terme des travaux de<br />

son congrès tenu du 18 au 21<br />

avril, à une action "rapide" en<br />

faveur d’un règlement politique<br />

de la question sahraouie sur la<br />

base du respect du droit du peuple<br />

sahraoui à son autodétermination.<br />

Le parti a souligné, dans<br />

un communiqué repris par<br />

l’Agence de presse sahraouie<br />

(SPS), la nécessité d’intensifier<br />

les aides humanitaires en direction<br />

des réfugiés sahraouis et<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong><br />

l’élargissement du mandat de la<br />

Minurso au contrôle et à la protection<br />

des droits de l’homme<br />

dans la région. Il a également<br />

rappelé que « la Sahara occidental<br />

est toujours sous occupation<br />

marocaine » appelant à la libération<br />

« immédiate » de tous les<br />

prisonniers politiques sahraouis.<br />

Il s’est aussi engagé à garantir la<br />

reconnaissance par la Norvège du<br />

Sahara occidental en tant qu’Etat<br />

indépendant sur la base du Droit<br />

Maroc<br />

Le déficit du trésor s’aggrave<br />

à 22,9 milliards de DH<br />

Le déficit du Trésor marocain<br />

s’est aggravé à 22,9<br />

milliards de dirhams (1<br />

euro = 11 DH environ) à fin<br />

mars <strong>2013</strong> contre 2,7 Mds de DH<br />

un an auparavant, a indiqué<br />

mardi le ministère de l’Economie<br />

et des finances. A fin mars <strong>2013</strong>,<br />

l’état des charges et ressources du<br />

Trésor laisse apparaître une augmentation<br />

des dépenses ordinaires<br />

de 19,1% et une régression<br />

des recettes ordinaires de 3,6%<br />

par rapport à la même période de<br />

l’année précédente, dégageant un<br />

solde ordinaire négatif de 11,4<br />

Mds de DH contre un solde positif<br />

de 224,2 millions de DH, a<br />

précisé la Trésorerie générale du<br />

royaume (TGR) dans son dernier<br />

bulletin mensuel de statistiques<br />

des finances publiques. Selon la<br />

même source, les recettes ordinaires<br />

se sont établies à 49,52<br />

Mds en baisse de 3,6% par rapport<br />

à leur niveau de fin mars de<br />

l’année précédente, en raison de<br />

la régression de 5,7% des recettes<br />

fiscales et de la hausse de 30,4%<br />

des recettes non fiscales et de<br />

99,2% des recettes de certains<br />

comptes spéciaux du trésor<br />

(CST). Concernant les dépenses<br />

du budget général, elles ont<br />

atteint 78,8 Mds de DH à fin<br />

mars dernier, en hausse de<br />

14,7%, en glissement annuel en<br />

inter<strong>national</strong>. Le représentant du<br />

<strong>Fr</strong>ont Polisario, Limam Khallil, a<br />

assisté aux travaux du congrès du<br />

Parti travailliste norvégien et eu<br />

des entretiens avec les délégations<br />

d’autres représentants de<br />

partis conviés venus de Suède, du<br />

Soudan du Sud, de Malte,<br />

d’Egypte et de Palestine. Il a aussi<br />

rencontré plusieurs dirigeants<br />

norvégiens, dont le ministre des<br />

Affaires étrangères.<br />

Synthèse R. M.<br />

raison de la hausse de 19,8% des<br />

dépenses de fonctionnement et<br />

de 41,9% des dépenses d’investissement<br />

conjuguée à une baisse de<br />

20,2% des charges de la dette<br />

budgétisée. Les dépenses de fonctionnement<br />

se sont établies à<br />

55,3 Mds de DH, dont 26,1 Mds<br />

de DH ont concerné les traitements<br />

et salaires tandis que les<br />

charges de compensation ont<br />

augmenté de 50,3% s’établissant<br />

à 16,5 Mds contre 11 Mds de un<br />

an auparavant. Quant aux<br />

dépenses d’investissement du<br />

budget général, elles se sont établies<br />

à 12,6 Mds de DH à fin mars<br />

contre 8,9 Mds une année auparavant,<br />

soit une augmentation de<br />

41,9%, indique la même source.<br />

Le bulletin de la TRG souligne<br />

que compte tenu d’un besoin de<br />

financement de 28 Mds et d’un<br />

flux net négatif du financement<br />

extérieur de 2,3 Mds, le trésor a<br />

eu recours au financement intérieur<br />

pour un montant de 30,3<br />

Mds de DH. A cet effet, l’encours<br />

de la dette intérieure s’est établi à<br />

380,2 Mds de DH à fin mars dernier<br />

en augmentation de 6,1%<br />

par rapport à son niveau à fin<br />

décembre 2012, suite au recours<br />

du trésor au marché des adjudications<br />

pour un montant net de<br />

19 Mds de DH, relève la même<br />

source.


18<br />

> S P O R T S<br />

Les gens<br />

Belkacem Mellah<br />

Ligue des champions<br />

Le Bayern humilie le Barça<br />

Le secrétaire d’Etat chargé de la<br />

Jeunesse, Belkacem Mellah, a<br />

indiqué, mardi à Tiaret, que le<br />

programme de son département vise<br />

à réaliser, au niveau de chaque<br />

quartier, un stade de proximité doté<br />

d’une pelouse en gazon artificiel.M.<br />

Mellah a souligné lors d’une<br />

rencontre avec le mouvement<br />

associatif local que la gestion de ces<br />

stades sera confiée aux associations,<br />

permettant ainsi une exploitation<br />

efficace de ces structures. Tout en<br />

notant que l’<strong>Algérie</strong> détient la<br />

première place en Afrique en terme<br />

d’infrastructures de jeunes et de<br />

sports, il a affirmé l’intérêt<br />

qu’accorde l’Etat aux jeunes. Le<br />

secrétaire d’Etat a également<br />

souligné que le Premier ministre a<br />

donné une instruction au sujet de la<br />

gratuité du service internet au niveau<br />

des établissements de jeunes pour<br />

leur permettre l’utilisation des<br />

technologies de l’information et de la<br />

communication.<br />

Coupe de la<br />

Confédération<br />

Tirage au sort des<br />

8e de finale « bis »<br />

le 7 mai au Caire<br />

Le tirage au sort des 8ès de finale «<br />

bis » de la 10e édition de la Coupe de<br />

la Confédération aura lieu le 7 mai<br />

prochain au siège de la CAF au Caire,<br />

a indiqué mardi la Fédération<br />

algérienne de football (FAF). L’USM<br />

Alger, représentant algérien dans<br />

cette compétition avait fait match nul<br />

face à l’US Bitam (0-0) en match aller<br />

disputé vendredi dernier au stade<br />

Omar Hamadi. Le match retour se<br />

déroulera au Gabon entre le 3 et le 5<br />

mai prochain. En cas de qualification,<br />

l’USM Alger sera opposée à l’une des<br />

équipes éliminés en 8e de finale de la<br />

Ligue des champions. D’autre part, le<br />

tirage au sort des matches de<br />

groupes de la 17e édition de la Ligue<br />

des Champions et des matches de<br />

groupes de la 10e édition de la Coupe<br />

de la Confédération aura lieu le 14<br />

mai <strong>2013</strong> au siège de la CAF au Caire<br />

à 14H00. Les huit équipes éliminées<br />

en 1/8es de finales de la Ligue des<br />

Champions sont qualifiées d’office<br />

aux 1/8es de finales « bis » de la<br />

Coupe de la Confédération. Les huit<br />

équipes qualifiées pour les matches<br />

de groupe de La Ligue des<br />

Champions seront réparties en deux<br />

groupes de quatre.<br />

En humiliant mardi soir le FC Barcelone 4-0 à l'Allianz Arena, le Bayern Munich a fait<br />

apparaître au grand jour les failles des Catalans qui ont désormais une grosse semaine<br />

pour tenter d'y remédier avant la demi-finale retour de la Ligue des champions.<br />

Le Barça, tenu en<br />

échec deux fois de<br />

suite par le Paris<br />

Saint-Germain au<br />

tour précédent, a souvent<br />

eu la possession du ballon,<br />

comme ils en a l'habitude,<br />

mais cette domination<br />

est restée stérile face à<br />

des Allemands redoutables<br />

de maîtrise. Car les<br />

Bavarois ont donné pendant<br />

90 minutes une<br />

impression de puissance<br />

sous les yeux de 68 000<br />

spectateurs tout acquis à<br />

leur cause et se sont offert<br />

le luxe d'écraser une formation<br />

du Barça peu<br />

habituée à ce genre de<br />

camouflets. Ce sang-froid<br />

a payé par quatre fois, sur<br />

un doublé de Thomas<br />

Müller (<strong>25</strong>e, 82e), un but<br />

de Mario Gomez (49e) et<br />

un autre d'Arjen Robben<br />

(73e). Le FC Barcelone<br />

n'avait plus encaissé<br />

autant buts dans un<br />

match européen depuis<br />

une défaite 4-2 contre<br />

Chelsea en mars 2005. Et<br />

n'avait plus perdu 4-0 en<br />

Europe depuis un revers<br />

contre le Dynamo Kiev en<br />

novembre 1997. « Ils nous<br />

ont mis une raclée », a<br />

reconnu le défenseur central<br />

du Barça Gerard<br />

Piqué juste après le coup<br />

de sifflet final. « Nous<br />

allons essayer d'inverser la<br />

tendance au match retour<br />

(le 1er mai au Camp Nou)<br />

et faire un bon match<br />

pour les supporters », a-til<br />

ajouté, tout en reconnaissant<br />

la très nette supériorité<br />

des Allemands. «<br />

Ils étaient meilleurs et<br />

plus rapides que nous. Ce<br />

n'est pas la peine de parler<br />

de l'arbitre, nous n'avons<br />

aucune excuse.» Les<br />

Allemands ont ainsi lavé<br />

l'affront du 4-0 infligé par<br />

le Barça en quarts de<br />

finale aller de la même<br />

compétition il y a quatre<br />

ans. Ce faisant, le Bayern,<br />

déjà sacré champion<br />

d'Allemagne et qualifié<br />

pour la finale de sa Coupe<br />

<strong>national</strong>e, a confirmé le<br />

sentiment laissé par ses<br />

derniers matches de<br />

Bundesliga, notamment<br />

deux 6-1 d'affilée contre<br />

Wolfsburg et Hanovre 96.<br />

« Nous savions que nous<br />

pouvions jouer un bon<br />

match contre eux », a dit<br />

le Néerlandais Arjen<br />

Robben à la chaîne ITV. «<br />

Avant, tout le monde<br />

disait que c'était du 50/50,<br />

nous pouvons être très<br />

fiers."<br />

« Le Barça a régné sur<br />

l'Europe durant les cinq<br />

dernières années et nous<br />

les avons écrasés. Cela dit,<br />

restons calmes... Parce<br />

qu'il reste un deuxième<br />

match à jouer », a-t-il pris<br />

soin d'ajouter.<br />

Récemment, le Barça s'est<br />

montré un peu moins<br />

flambloyant qu'à son<br />

habitude mais a enregistré<br />

avant le match une nouvelle<br />

a priori excellente : le<br />

retour de Lionel Messi,<br />

qui traînait depuis début<br />

avril une blessure à la<br />

cuisse droite. Mais, privé<br />

de ballons, le quadruple<br />

Ballon d'or a longtemps<br />

promené son fantôme,<br />

souvent au petit trot, parfois<br />

la tête basse. Car la<br />

belle mécanique barcelonaise<br />

a tourné un peu à<br />

vide, faute de réussir à<br />

rentrer dans la moitié de<br />

terrain allemande et<br />

encore moins dans la surface<br />

de réparation<br />

adverse. <strong>Fr</strong>anck Ribéry et<br />

ses coéquipiers ont eu<br />

beaucoup moins de mal à<br />

venir inquiéter leurs visà-vis.<br />

Pour preuve, dès la<br />

deuxième minute de jeu,<br />

le Néerlandais Arjen<br />

Robben est allé tester les<br />

réflexes du gardien Victor<br />

Valdés.<br />

R. S.<br />

Finale Coupe d’<strong>Algérie</strong><br />

Les billets mis en vente à partir de dimanche<br />

de la vente des<br />

billets d’entrée au stade<br />

L’opération<br />

du 5 juillet d’Alger, pour<br />

la finale de la 49e édition de la<br />

Coupe d’<strong>Algérie</strong> de football, entre<br />

le MC Alger et l’USM Alger, prévue<br />

le 1er mai (16h00), débutera<br />

dimanche prochain, a indiqué<br />

mardi le directeur général de l’office<br />

du Complexe olympique<br />

(OCO), Youcef Kara. « La vente<br />

des billets débutera dimanche<br />

prochain, soit trois jours avant la<br />

finale, et cela uniquement au<br />

niveau des guichets du stade du<br />

5-Juillet. Il y aura 50 000 billets<br />

qui seront écoulés, et chaque<br />

équipe bénéficiera de <strong>25</strong> 000 », a<br />

indiqué le premier responsable de<br />

l’OCO, précisant que le prix de<br />

l’unité sera de 300 dinars. Le<br />

MCA a composté son ticket pour<br />

la finale aux dépens de l’ES Sétif<br />

(3-2), alors que l’USMA avait pris<br />

le meilleur sur le MC Oran (1-0).<br />

Appelé à évoquer le volet organisationnel<br />

ayant trait à ce rendezvous<br />

footballistique, Youcef Kara,<br />

a révélé que sa structure n’a « rien<br />

laissé au hasard ». « Nous sommes<br />

en train de préparer cet événement<br />

en laissant rien au hasard,<br />

Ligue 2<br />

La réception du stade de l’Arbaâ prévue<br />

pour août prochain<br />

Le RC Arbaâ, qui est sur le point d’accéder<br />

au championnat de Ligue 1 algérienne<br />

de football, devrait retourner à<br />

son stade à l’Arbaâ dès le début de la saison<br />

prochaine, vu que la réception de cette infrastructure<br />

est programmée pour août prochain,<br />

a-t-on appris mercredi auprès du président<br />

du club, Sid Ali Ouahsi. « On a reçu<br />

des assurances de la part des autorités locales<br />

pour la réouverture de notre stade dès le<br />

mois d’août prochain », a déclaré le responsable<br />

d’Ezzarga. Les protégés de l’entraîneur<br />

Samir Boudjaârane ont élu domicile au stade<br />

Omar Hamadi à Bologhine (Alger) tout au<br />

long de cet exercice, après la fermeture de<br />

leur stade, non-homologué par la Ligue de<br />

football professionnel (LFP), pour des travaux<br />

de réaménagement. « La nouvelle<br />

pelouse synthétique est déjà posée, alors que<br />

l’extension des tribunes est sur le point d’être<br />

achevée pour porter à 7000 places la capacité<br />

d’accueil des gradins », a précisé Ouahsi.<br />

notamment sur le plan technique.<br />

Nous allons nous réunir,<br />

avec les parties concernées, cet<br />

après-midi (mardi, ndlr), pour<br />

entériner la date du début de la<br />

vente des billets, et évoquer bien<br />

évidemment plusieurs points<br />

relatifs à cette finale », a ajouté le<br />

DG de l’OCO. Le MCA et<br />

l’USMA vont se rencontrer en<br />

finale de Dame Coupe pour la<br />

quatrième fois de leur histoire.<br />

Les Mouloudéens avaient toujours<br />

eu le dernier mot en l’emportant<br />

autant de fois.<br />

« J’espère que cette finale sera<br />

une grande fête que se soit sur le<br />

terrain, ou bien dans les gradins.<br />

De notre côté, nous n’allons pas<br />

lésiner sur les moyens pour<br />

garantir la réussite de ce grand<br />

événement », a-t-il conclu.<br />

Malgré le fait de recevoir ses adversaires loin<br />

de son stade fétiche, le RCA, promu cette saison<br />

en Ligue 2, fait sensation à deux journées<br />

de la fin du championnat. Il est pratiquement<br />

assuré de sa montée parmi l’élite en compagnie<br />

de l’autre promu, le CRB Aïn Fekroun<br />

(le leader), et le MO Béjaïa, son compagnon<br />

à la deuxième place. Lors de la prochaine<br />

journée, le RCA se rendra au Khroub, avant<br />

d’accueillir l’USM Annaba pour le compte de<br />

la 30e et dernière journée de la compétition.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


M E D I A N E T<br />

19<br />

Attentats de Boston<br />

La traque sur le web<br />

a été un echec<br />

«La traque est terminée. La terreur est terminée. La justice a vaincu. Le suspect est arrêté».<br />

Vendredi 19 avril, à 20h35, heure locale, la police de Boston annonce sur son compte Twitter<br />

la fin de l'incroyable chasse à l'homme qui a secoué la ville.<br />

la fin pour<br />

Dzhokar Tsarnaev,<br />

cet étudiant de 19 ans<br />

C'est<br />

d'origine tchétchène,<br />

suspecté d'être l'auteur, avec son<br />

frère Tamerlan, de l'attentat du<br />

marathon de Boston. Entre le<br />

lundi 15 avril, jour où les deux<br />

bombes ont explosé, et l'arrestation<br />

de Dzhokar Tsarnaev, s'est<br />

déroulé sur internet la plus grand<br />

traque jamais organisée. Les internautes<br />

se sont regroupés pour<br />

enquêter, dénicher et révéler qui<br />

étaient les auteurs de l'attentat.<br />

Une traque qui s'est révélée être un<br />

échec complet et... une opération<br />

dangereuse. Les enquêteurs amateurs<br />

du web les avaient surnommés<br />

"les deux frères aux sacs à<br />

dos". Il y avait aussi "le mec à la<br />

robe bleu", "pantalon déchiré" et<br />

"Monsieur Cardigan". Ces cinq<br />

"personnes d'intérêt" ont été repérées<br />

sur les photos du marathon de<br />

Boston. Elles évoluaient dans la<br />

foule avant l'explosion des deux<br />

bombes. Pour les utilisateurs des<br />

forums Reddit et 4Chan, ces cinq<br />

"suspects" avaient un comportement<br />

suspect. Les internautes pensaient<br />

être sur la bonne piste. Mais<br />

ils avaient tort. Et ces enquêteurs<br />

amateurs ont montré le côté sombre<br />

du crowdsourcing.Sur le<br />

forum Reddit, un utilisateur écrit :<br />

"Sac pointant vers le bas.<br />

Probablement lourd". Il accompagne<br />

son propos par des photos de<br />

deux hommes, l'un portant une<br />

casquette blanche, l'autre une casquette<br />

noire. Sur l'une des photos,<br />

un schéma tente de démontrer<br />

comment le sac à dos aurait pu<br />

contenir une cocotte-minute<br />

pleine d'explosifs. Pendant un<br />

Innovation<br />

Des tablettes régies par<br />

la pensée<br />

temps, les "deux frères aux sacs à<br />

dos" semblent être une des pistes<br />

les plus solides des internautes. Sur<br />

certaines photos, ces deux semblaient<br />

porter des sacs à dos correspondant<br />

aux images publiées<br />

par le FBI. Sur d'autres photos, ils<br />

ne les ont plus.Vendredi, alors que<br />

la traque des deux suspects de l’attentat<br />

de Boston se poursuivait<br />

dans la ville bouclée, les noms des<br />

suspects tombent : Tamerlan and<br />

Dzhokhar Tsarnaev, deux frères<br />

d’origine tchétchène. Plus tôt<br />

pourtant, Reddit avait accusé un<br />

autre homme : Sunil Tripathi. Cet<br />

étudiant d’origine indienne a disparu<br />

depuis le 16 mars. Agé de 22<br />

ans, il est scolarisé à l’université de<br />

Brown dans la ville de Providence<br />

(Etat de Rhode Island), à une centaine<br />

de kilomètres de Boston.<br />

Les gens<br />

Charles et David<br />

Koch<br />

Les deux milliardaires<br />

conservateurs, veulent mieux<br />

faire entendre leurs idées aux<br />

Etats Unis, d'où leur projet<br />

d'acheter un groupe journaux<br />

américains dont les très<br />

influents Los Angeles Times,<br />

Chicago Tribune, ou Baltimore<br />

Sun. Koch Industries (60 000<br />

employés dans près de 60<br />

pays, revenu annuel d'environ<br />

115 milliards de dollars), le<br />

groupe de Charles et David<br />

Koch, deux milliardaires<br />

conservateurs, cherche à faire<br />

passer ses idées dans le public<br />

et auprès des politiques. La<br />

mise en vente du groupe de<br />

presse Tribune (qui comprend 8<br />

journaux dont les Los Angeles<br />

Times, Chicago Tribune, et<br />

Baltimore Sun) lui paraît donc<br />

une bonne occasion. Citée par<br />

le New York Times, une<br />

personne qui a suivi un<br />

séminaire de Koch Industries,<br />

dans la plus huppée des<br />

stations américaines de ski,<br />

Aspen explique la stratégie<br />

présentée par les Koch:<br />

"Comment être sûr que notre<br />

voix est entendue ?" La<br />

réponse semble avoir été<br />

trouvée: acheter quelques<br />

grands journaux.<br />

News Corp<br />

Murdoch paye pour<br />

éviter la justice<br />

Il semblerait que Samsung veuille se<br />

séparer non seulement du clavier, mais<br />

aussi de l'écran tactile, à l'avenir, pour<br />

concevoir une tablette entièrement commandée<br />

par l'esprit. Mais le géant de l'informatique<br />

souligne que cette technologie<br />

est encore au stade embryonnaire. Ce projet<br />

est actuellement mené dans l'Emerging<br />

Technology Lab de la firme et Roozbeh<br />

Jafari, professeur assistant à l'université du<br />

Texas. Des recherches menées sur des<br />

sujets ont permis à ces derniers de lancer<br />

des applis sur une tablette, de choisir une<br />

chanson ou une playlist, d'envoyer un<br />

contact choisi dans un répertoire, mais<br />

aussi de mettre en route et d'éteindre leur<br />

appareil. Mais à en croire le MIT<br />

Technology Review, qui a été le premier à<br />

évoquer ce projet, il ne faut pas s'attendre<br />

à retrouver ces fonctionnalités dans la prochaine<br />

gamme de produits estampillés<br />

Samsung, il faudra savoir être patient. Afin<br />

de contrôler sa tablette uniquement par la<br />

pensée, les utilisateurs doivent actuellement<br />

porter un casque électroencéphalographiques<br />

(EEG) doté d'électrodes qui ne<br />

fonctionnent qu'en milieu humide, il faut<br />

donc s'enduire la tête de gel avant de l'enfiler.<br />

Et comme le note le professeur Jafari:<br />

«selon le nombre d'électrodes, cela peut<br />

prendre 45 minutes à mettre en place et le<br />

système n'est pas confortable.»<br />

Réseaux<br />

TweetDeck<br />

fermera<br />

le 7 mai<br />

TweetDeck a annoncé que<br />

son service allait s'arrêter<br />

sur les plateformes iOS,<br />

Android et Facebook dès le<br />

7 mai.TweetDeck, un<br />

tableau de bord<br />

permettant de suivre en<br />

temps réel les<br />

conversations sur Twitter<br />

et Facebook, a déjà<br />

annoncé en mars la fin de<br />

son service, mais sans<br />

préciser de date. Dès le 7<br />

mai, l'application<br />

TweetDeck cessera de<br />

fonctionner sous iOS,<br />

Android et Facebook, et ne<br />

sera plus proposée dans<br />

les app stores respectifs.<br />

Par contre, on pourra<br />

toujours utiliser les<br />

versions web de ce logiciel<br />

sur PC et Mac. TweetDeck,<br />

racheté en 2011 par<br />

Twitter, aimerait faire<br />

évoluer son service vers<br />

une application web et une<br />

application pour Chrome.<br />

Le groupe de médias de<br />

Rupert Murdoch News<br />

Corp (NWS) a conclu<br />

un accord de 139 millions de<br />

dollars avec des plaignants<br />

américains,<br />

dont<br />

Amalgamated Bank, pour<br />

mettre fin à des poursuites<br />

aux États-Unis concernant<br />

un scandale d'écoutes illégales<br />

au Royaume-Uni. News<br />

Corp et Amalgamated Bank,<br />

la banque du mouvement<br />

syndical américain, ont précisé<br />

dans des communiqués<br />

distincts que le groupe n'aurait<br />

pas à débourser cette<br />

somme lui-même car les faits<br />

reprochés couverts par cet<br />

accord, qui doit encore être<br />

validé par un juge du<br />

Delaware, bénéficiaient<br />

d'une couverture d'assurance.<br />

«Nous sommes fiers<br />

de cet accord historique, qui<br />

s'inscrit dans la démarche<br />

d'Amalgamated Bank depuis<br />

20 ans d'encourager les<br />

réformes au sein des entreprises<br />

pour en améliorer la<br />

gouvernance», a relevé son<br />

PDG Edward Grebow, cité<br />

dans un communiqué. Cet<br />

accord englobe plusieurs<br />

plaintes visant les dirigeants<br />

du groupe de médias qui<br />

avaient été déposées en 2011<br />

et 2012 par plusieurs actionnaires,<br />

avant d'être rassemblées<br />

en une action unique.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


20 > I M M O B I L I E R<br />

Agence immobilière Rahal<br />

Toutes Transactions Immobilières<br />

Agrée par Fnai & Cnrp Banque agrement n°305<br />

- VDS appart F3, surface : 70m 2 , 1 étage, à<br />

mercure 2 position, acte, prix : 1500u/nèg.<br />

- VDS appart F3, 1 étage, à bechdjerrag,<br />

participative, prix : 850u/nèg.<br />

- VDS appart F3, 1 étage, à Cité Zouaoui Sidi<br />

Moussa, pas de porta, prix : 420u/nèg.<br />

- VDS villa R+2, surface : 173m 2 , à beylot 2 rue<br />

Eucalyptus, papier tibre, 2 façades, RDC : cour<br />

+ F3, 1étage : F4 fini, 2 étage : dalle + terrasse,<br />

prix 1800u/nèg.<br />

- VDS carcasse, surfac : 165m 2 , à Khorchef<br />

cherarba, papier timbre, RDC + poteaux, prix<br />

650u/nèg.<br />

- VDS maisonnettre, surface : 1<strong>25</strong>m2, à lot moin<br />

Eucalyptus, acte, F3 + cour + garage 45m 2 , 8m<br />

de façades sur 22m 2 , réelle, prix : 1300u/nèg.<br />

- VDS villa R+1, surface : 350m 2 , acte + p/c, à<br />

tikesrain côté moufion d’Or, RDC : grande salon<br />

+ hammam + WC + suisine + garage pour 2<br />

voiture + jardin, 1étage : 5 chambre, prix :<br />

11000u/nèg.<br />

- VDS terrain 6000m2, papier timbre, à<br />

cherarba canada sotecom, prix : 2,8u/nèg.<br />

- VDS terrain 200m2, papier timner, à douéra<br />

prix : 450u.<br />

- VDS terrain 1 hectare, papier timbre, à<br />

Cherarba canada Khorchef, prix : 2,8u/nèg.<br />

- VDS douche de 11 cabines + salon de coiffure<br />

3 fautal, place marché meftah wilaya de Blida,<br />

acte prix : 650u/nèg.<br />

Lot Monin n°26 n°48 Eucalyptus - Alger<br />

Tél / Fax : 021-50-12-64 Tél : 0554-63-93-14 - Mob : 0661-15-88-18<br />

E-mail : Immorahal@yahoo.fr<br />

AGENCE IMMOBILIERE TRANSIKO<br />

02. RUE DUGUET (Vieux Kouba ) .ALGER<br />

TEL : 021-29-88-05 - MAIL : transiko@gmail.com<br />

EL ACHOUR<br />

Vente<br />

Appartement / F4 / 95 m 2 Prix :<br />

1520U<br />

OUED ROMANE, cité 100 logts :<br />

vend un F4, 1 er étage, sup.95m 2 ,<br />

propre,<br />

prix : 1520U/nég.<br />

BIRTOUTA<br />

Vente<br />

Terrain / 403 m 2 Prix : 920U<br />

DOUAR EL KAHLA : vend un terrain<br />

de 403m 2 , une façade, prix :<br />

920U/nég.<br />

KOUBA<br />

- Vente<br />

Villa / R+1 / 5 Pièces / 800 m 2<br />

Prix : 15000U<br />

- Vente<br />

Appartement / F3 / 75 m 2 Prix :<br />

1550U<br />

Vend une villa à démolir, R+1,<br />

sup.800m 2 , composée de 05 pièces<br />

avec jardin. prix : 15000U/nég.<br />

GARIDI 1 vend un f3 rdc .propre<br />

SIDI MOUSSA<br />

Vente<br />

Appartement / F5 / 105 m 2 Prix :<br />

1050U<br />

Avec garage<br />

- Vend un F5, rdc, sup.105m 2 , bien<br />

fini, avec un jardin de <strong>25</strong>0m 2 , avec<br />

arbre et garage. prix : 1050U /neg<br />

KOUBA<br />

- Loue un duplex de 350m 2<br />

Rdc : garage pour 2 voitures<br />

+grand salon +cuisine +sanitaire<br />

1er :5 pieces +sdb .<br />

2éme : 2piéces +sdb<br />

Jardin .chauffage centrale .meublé<br />

ou sans meuble.<br />

Prix : <strong>25</strong> millions sans meuble<br />

- Loue une villa à kouba composée<br />

de Rdc : garage pour 4 voitures<br />

1er : salon+cuisine.<br />

2éme : 3 pièces +sdb+toilette<br />

3éme : 4 pièces +toilette +douche<br />

Prix :15 millions /nég<br />

GUÉ DE CONSTANTINE :<br />

Loue un f2 80m 2 composeé de deux<br />

pieces cuisines sdb . Prix : 24000<br />

da<br />

*CHERCHE pour des clients très<br />

sérieux et en attente des appartements<br />

pour location et pour achat,<br />

les environs de Garidi I et II, coop.<br />

Sud et Nord, les Annassers, Kouba<br />

centre, Alger et Bab Ezzouar<br />

Agence immobilière Rahal<br />

Toutes Transactions Immobilières<br />

Agrée par Fnai & Cnrp Banque agrement n°305<br />

- VDS appart F3, sup : 56m 2 , à cité 1600<br />

logts Eucalyptus, RDC, prix : 550u/nèg.<br />

- VDS appart F4, 4 étage, à cité CNEP<br />

château rouge Eucalyptus, acte en cour,<br />

prix : 750u.<br />

- VDS villa R+1, sup : 130m 2 , à Saadlia<br />

Eucalyptus, papier timbre, RDC : F2 +<br />

Cuisine + sanitaire + WC + cour bien fini, 1<br />

étage : F4 + cuisine + hammam, prix :<br />

1100u/nèg.<br />

- VDS carcasse, à Ouled el Hadj coté akrad,<br />

papier timbre, prix : 950u/nèg.<br />

- VDS carcasse, sup : 165m2, à Khorchef<br />

cherarba, papier timbre, RDC + poteaux,<br />

prix : 650/nèg.<br />

- VDS terrain 650m 2 , à Cherarba papier<br />

timbre, prix 4u/m 2 nèg.<br />

- VDS terrain 600m 2 , papier timner, à<br />

Cherarba Canada Sotecom, prix :<br />

2,8u/nèg.<br />

- VDS terrain 1 hectare, à Cherarba Canada<br />

Khorchef, papier timbre prix : 2,8u/nèg.<br />

- VDS terrain 3 hectare, à Chebli coté<br />

Bouinan R+3, certaficat d’urbanisme, prix<br />

: 1,3u/m 2 nèg.<br />

Lot Monin n°26 n°48 Eucalyptus - Alger<br />

Tél / Fax : 021-50-12-64 Tél : 0554-63-93-14 - Mob : 0661-15-88-18<br />

E-mail : Immorahal@yahoo.fr<br />

Demande d’emploi<br />

J. H., monteur PAO/infographe, 5 ans<br />

d’expérience, journaux, magazines, revues,<br />

cherche emploie. Tél.: 0560 403 843<br />

J. F. 26 ans titulaire d’un diplôme de licence<br />

en information que Mathématique cherche<br />

emploi. N° Tél : 0553-09-76-46<br />

AVIS DE PERTE<br />

D'un cachet rectangulaire<br />

portant mention : EURL<br />

PAPILLON,<br />

croissanterie, pâtisserie.<br />

Route du Nouveau Stade<br />

Rouiba<br />

✔ Vous êtes des particuliers ! agences immobilières !<br />

✔ Vous voulez faire paraître une annonce<br />

gratuitement.<br />

Cela est possible !! Sur <strong>Algérie</strong> News<br />

Envoyez vos annonces par fax au 021 63.70.16 - ou par email : Baldati1@yahoo.fr.“profitez,<br />

IMMOBILIER<br />

Cherche Achat Appt d’un F2 ou<br />

F3 ou une petite maisonnette<br />

colonel le prix raisonnable.<br />

Tél : 0796-17-22-68<br />

0555-79-22-77<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


S E L E C T I O N<br />

Scandal<br />

Ce soir sur Canal+<br />

Valentine's Day<br />

Demain soir sur MBC2<br />

> T É L É V I S I O N<br />

LES<br />

GENS<br />

Naoëlle<br />

21<br />

Nancy Drake, la femme d'un pasteur respecté de tous, engage<br />

Olivia pour rechercher son mari, qui ne donne plus signe de vie.<br />

Peu après, l'équipe découvre son corps dans une chambre d'hôtel,<br />

couché sur celui d'une femme encore en vie. Sceptique sur la façon<br />

dont s'est achevé le procès de Quinn, Abby cherche à en savoir<br />

plus. A la Maison-Blanche, le Président et son bras droit, Cyrus<br />

Beene, doivent résoudre une crise de politique étrangère...<br />

Mission : Impossible 2<br />

Ce soir sur <strong>Fr</strong>ance 3<br />

L'agent secret<br />

Ethan Hunt, du MIF,<br />

recrute deux<br />

assistants, Luther<br />

Strickell et Billy<br />

Baird, ainsi qu'une<br />

cambrioleuse de<br />

charme, Nyah Hall,<br />

en vue d'une<br />

mission de la plus<br />

haute importance.<br />

Ayant intégré la<br />

belle dans son<br />

équipe - et<br />

accessoirement<br />

dans son lit -, il se<br />

lance à la poursuite de Sean Ambrose, un ex-membre du MIF, qui<br />

s'est emparé d'un terrible virus de synthèse, la Chimera, ainsi que<br />

de son antidote. Nyah, ancienne petite amie du criminel, est<br />

chargée de renouer avec lui pour connaître ses intentions, localiser<br />

les souches du virus et informer Ethan. Perspicace et soupçonneux,<br />

Ambrose ne tarde pas à percer ses desseins à jour. La situation,<br />

déjà délicate, prend une tournure dramatique...<br />

Les destins croisés de couples qui se séparent ou se retrouvent,<br />

de célibataires qui se rencontrent à Los Angeles, le jour de Saint-<br />

Valentin...<br />

Les fans de " Top Chef " ont été surpris<br />

avant- hier soir, déçus et même un peu<br />

énervés par l'attitude de Naoëlle tout au<br />

long de la soirée. Refusant de donner ses<br />

trucs à ses petits camarades - ce qu'on<br />

peut concevoir - mais le leur disant de<br />

manière bien maladroite, la jeune femme<br />

s'est aussi jetée sur des ingrédients pour<br />

empêcher ses concurrents de se les<br />

approprier, avant d'aller voler des têtes de<br />

crevettes sur le plan de travail de Yoni,<br />

sans que ni lui, ni Jean-Philippe, ni Florent<br />

ne s'en aperçoivent.<br />

Histoires du musée d'art<br />

islamique<br />

Ce soir sur <strong>Fr</strong>ance 5<br />

Voyage au musée<br />

d'Art Islamique<br />

du Qatar, dans<br />

les dédales de<br />

l'histoire<br />

orientale. Le<br />

monument, à<br />

travers les<br />

précieux objets<br />

qu'il renferme,<br />

conte l'histoire<br />

d'amour qui<br />

unissait Shah<br />

Jahad, un puissant roi Moghol du XVIIe siècle, et sa femme<br />

Mumtaz Mahal. Quand sa bien-aimée succomba à la<br />

naissance de leur quatorzième enfant, le roi lui dédia un<br />

pendentif en jade gravé de sourates du Coran. Le musée<br />

garde aussi le souvenir des aventures d'Azophi, l'auteur<br />

persan du «Livre des étoiles fixes», à l'origine de la<br />

découverte de la constellation «petit nuage». Il abrite<br />

également une petite boîte en ivoire, symbole de la<br />

complicité entre un riche khalife espagnol et sa courtisane.<br />

Ce soir (ou jamais !)<br />

Demain soir sur <strong>Fr</strong>ance 2<br />

<strong>Fr</strong>édéric Taddeï ne change pas ses habitudes : entouré<br />

d'une pléiade d'intellectuels de toutes disciplines et de<br />

tous bords, parfois rares en télévision, il laisse place au<br />

débat d'idées, donnant la parole à ses invités qui peuvent<br />

s'exprimer à loisir et sans intervention. Ensemble,<br />

écrivains, peintres, scientifiques ou encore comédiens<br />

analysent l'actualité sous l'angle de la culture, en direct<br />

et avec la liberté de ton habituelle. Du mariage pour tous<br />

au Printemps arabe, «Ce soir (ou jamais !)» donne un<br />

autre éclairage aux questions qui font l'actualité.<br />

Suicide Club<br />

Demain soir sur Arte<br />

A l'aube d'un jour nouveau, cinq personnes se retrouvent<br />

en haut d'un immeuble. Lothar, Gisela, Silvi, Mark et Fabian<br />

ne se connaissent pas, mais ils ont tous les cinq un objectif<br />

commun : sauter au plus vite de ce toit pour mettre un<br />

terme à une vie qui leur est devenue insupportable. Cette<br />

rencontre imprévue va repousser leur rendez-vous avec la<br />

Grande Faucheuse. Chacun, malgré son désespoir, va<br />

s'ouvrir aux autres. Et comme ils n'ont plus rien à perdre,<br />

ils vont se laisser peu à peu emporter par un vent de<br />

liberté...<br />

28, rue Ahmed Boualem Khalfi<br />

ex-Burdeau, Alger centre<br />

Quotidien <strong>d'information</strong>s générales<br />

Edité par EURL Express News au<br />

capital de 100.000 DA<br />

RC : 0962805B03<br />

Siège social : Maison de la Presse<br />

Tahar Djaout, 1 rue Bachir Attar, Place<br />

du Premier Mai, Alger…<br />

MANAGER GENERAL<br />

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION<br />

Hamida Ayachi<br />

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION<br />

Chabi Yacine<br />

SECRETAIRE GENERAL DE LA<br />

RÉDACTION<br />

Massinissa Boudaoud<br />

MAIL<br />

redactio<strong>news</strong>@yahoo.fr<br />

REDACTION<br />

Tél : 021 637 018<br />

SITE<br />

www.algerie<strong>news</strong>.info<br />

REDACTION EN CHEF<br />

Tél/Fax : 021 637 016<br />

ADMINISTRATION<br />

Tél : 021 663 880<br />

Fax : 021 663 879<br />

PUBLICITÉ/MARKETING<br />

Tél / Fax : 021 663 693<br />

ANEP : 1, av. Pasteur, Alger.<br />

Tèl : 021 737 678 / 021 737 128<br />

Fax : 021 739 559<br />

IMPRESSION<br />

Centre SIA<br />

DIFFUSION<br />

Express News<br />

Tél/Fax : 021 298 300<br />

Les manuscrits, photos et tous autres documents<br />

transmis à la rédaction, non publiés ne sont pas<br />

rendus et ne peuvent faire l'objet de quelque<br />

réclamation.<br />

Copyright : La reproduction de tout article est<br />

interdite sans l'accord de l'Administration.<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>


22<br />

> C U L T U R E<br />

Festival de Cannes <strong>2013</strong><br />

«Une si belle absence»<br />

L’année <strong>2013</strong> sera une très mauvaise année pour l’<strong>Algérie</strong>, pratiquement absente du<br />

Festival de Cannes excepté du côté du Short Film Corner.<br />

On pourrait aller beaucoup plus<br />

loin en clamant que le continent<br />

africain, hormis le Tchadien<br />

Mahamat Saleh-Haroun<br />

(«Grisgris», sélection officielle), ne sera<br />

aucunement représenté dans la «Quinzaine<br />

des réalisateurs», «Semaine de la critique» et<br />

«Un Certain regard». Triste état des lieux<br />

d’une cinématographie, paradoxalement<br />

glorifiée dans d’autres rendez-vous internationaux,<br />

mais mise à la porte du plus grand<br />

festival au monde. Que dire ? Que rajouter<br />

d’autre ? Avons-nous des films tellement<br />

médiocres qu’ils ne méritent pas d’être vus<br />

par les 5 000 journalistes cannois et le<br />

public ? Il faudrait pour cela questionner<br />

Thierry <strong>Fr</strong>émaux, Charles Tesson et<br />

Edouard Waintrop (respectivement délégué<br />

général de la Sélection officielle, Semaine de<br />

la critique et de la Quinzaine des réalisateurs),<br />

discuter avec l’ensemble des équipes<br />

de programmateurs, tirer des conclusions<br />

avant de sombrer dans l’extrapolation. Ce<br />

qui est certain, c’est une profonde curiosité<br />

matinée de tristesse qui nous emporte, surtout<br />

que nous connaissons quelques dizaines<br />

de cinéastes dont les films pouvaient se<br />

ranger dans la même case que les sélectionnés.<br />

C’est la règle du jeu. Passons !<br />

Hier et avant-hier, la Semaine de la critique<br />

et la Quinzaine des réalisateurs dévoilèrent<br />

leurs nouveaux titres. Du côté de la<br />

Semaine, que des visages inconnus, ce qui<br />

est une bonne nouvelle, tant Cannes sert<br />

avant tout de découvertes et non de resucées.<br />

On remarquera tout de même «Salvo»,<br />

premier long-métrage de fiction du binôme<br />

italien, Fabio Grassadonia et Antonio<br />

Piazza, déjà remarqué pour leur court,<br />

«Rita», en 2009, dont l’univers onirique<br />

avait fait sensation. Du côté de la Quinzaine,<br />

des noms familiers tels que Serge Bozon,<br />

« Retour à Montluc »<br />

Parmi les meilleurs documentaires<br />

nominés à Doha<br />

Yolande Moreau, Ari Folman, le toujours<br />

incroyable Jodorowski dont une nuit spéciale<br />

lui sera consacrée, Nadjari qui avait<br />

étonné, trois ans auparavant, avec son indispensable<br />

«Histoire du cinéma israélien», et<br />

Marcel Ophuls qui revient avec un «documentaire<br />

époustouflant, une leçon de<br />

cinéma, le premier film sélectionné» (dixit<br />

Edouard Waintrop). Au total, pas moins de<br />

21 longs métrages dont 7 premiers films,<br />

«une sélection où il y a des comédies, des<br />

films policiers, 2 films d'horreurs, 3 documentaires»<br />

(toujours Waintrop). Et point<br />

d’<strong>Algérie</strong>n. Pas de Merzak Allouache dont<br />

on espérait, peut-être, la présence avec son<br />

nouvel opus, «Les Terrasses». Lui qui avait<br />

été remarqué avec «Le Repenti». Ce fut l’année<br />

dernière. Une autre époque.<br />

Donc, pour dénicher des films algériens,<br />

faudra aller du côté du «Short Film<br />

Le film documentaire « Retour à<br />

Montluc » du journaliste algérien<br />

Mohamed Zaoui a été classé parmi les<br />

trois meilleurs films documentaires nominés<br />

sur les 26 longs métrages présentés au 9 e<br />

Festival inter<strong>national</strong> du film documentaire<br />

Al Jazeera qui vient de se dérouler à Doha<br />

(Qatar), a-t-on appris du réalisateur. « Si ce<br />

documentaire qui retrace le parcours carcéral<br />

dans les couloirs de la mort de Mustapha<br />

Boudina, ancien condamné à mort dans la<br />

prison de Montluc à Lyon (<strong>Fr</strong>ance) a été<br />

nominé pour le Prix du jury, c’est surtout<br />

pour saluer le travail de mémoire qu’il<br />

dévoile sur l’épreuve inhumaine vécue par<br />

ces militants algériens condamnés à la peine<br />

capitale par les autorités coloniales pour<br />

avoir porté les armes contre l’occupation de<br />

leur pays » a expliqué le réalisateur. « La projection<br />

du documentaire a permis au public<br />

de s’instruire sur des épisodes de l’histoire<br />

de la guerre de Libération <strong>national</strong>e et de<br />

connaître cette histoire douloureuse et sanglante<br />

qui s’est déroulée y compris dans les<br />

prisons en <strong>Algérie</strong> et en <strong>Fr</strong>ance », a ajouté<br />

Mohamed Zaoui<br />

Il a précisé que la prison de Montluc est<br />

aujourd’hui devenue un musée d’histoire<br />

consacré à la résistance (française) à l’occupation<br />

allemande mais qui occulte délibérément<br />

toute trace de la présence de ces<br />

anciens condamnés à morts sur ce sinistre<br />

lieu et par conséquent, de l’histoire de la<br />

guerre d’<strong>Algérie</strong>. Entre 1956 et 1962, quelque<br />

2 300 détenus arpentaient les couloirs<br />

de la mort en <strong>Fr</strong>ance et en <strong>Algérie</strong>. 217 ont<br />

été exécutés dont 208 guillotinés et le reste<br />

des détenus ont été empoisonnés ou brûlés<br />

vifs, selon les chiffres livrés par Mustapha<br />

Boudina. « C’est pour moi une expérience<br />

fantastique de participer pour la première<br />

fois à une compétition inter<strong>national</strong>e, qui en<br />

quelques années est devenue une référence<br />

en matière de festival documentaire », a<br />

confié Mohamed Zaoui qui considère qu’il<br />

lui importait plus de participer à cette compétition<br />

pour dévoiler un pan de l’histoire<br />

de la guerre d’<strong>Algérie</strong> à l’opinion inter<strong>national</strong>e<br />

que de décrocher une distinction qui<br />

est revenue à un des trois nominés,<br />

l’Allemand Fabian Daub pour « Une ville<br />

sur la rive ».<br />

Il s’est également dit, « sincèrement très<br />

flatté » de constater que ce documentaire sur<br />

lequel il a travaillé « pendant deux ans, sur<br />

fonds propres sans aucun autre financement,<br />

a pu sortir et se voir distingué par un<br />

jury inter<strong>national</strong> exigeant et très regardant<br />

sur l’aspect esthétique des productions ».<br />

« La reconnaissance par le jury du festival du<br />

documentaire « Retour à Montluc » au<br />

point de le classer parmi les trois meilleurs<br />

films nominés, est aussi pour moi une<br />

reconnaissance pour le travail de mémoire<br />

réalisé sur l’histoire de la guerre que le peuple<br />

algérien a menée pour son droit à l’autodétermination<br />

et dont l’opinion inter<strong>national</strong>e<br />

en ignore parfois des faits marquants",<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong><br />

Corner», immense laboratoire de films<br />

courts provenant du monde entier, dont<br />

les films sont accessibles sur demande,<br />

après que les producteurs aient payé les<br />

inscriptions. Sont donc visibles, «Le Fou<br />

du schiste» de Sofiane Bellali, «Aït<br />

Waâbane» de Said Rabah Bellili, «Dayen»<br />

de Abdelkader Salmi, «Tarzan, don<br />

Quichotte et nous» de Hassen Ferhani<br />

(dont nous avions dit le plus grand bien<br />

dans ces colonnes), «La Nuit» de Yanis<br />

Koussim et «L’Ile» d’Amin Sidi-<br />

Boumediene. On les découvrira (excepté<br />

«L’Ile», vu au Festival du film arabe<br />

d’Oran) sur un téléviseur, dans une salle<br />

aménagée, à défaut d’aller dans des salles<br />

de cinéma pour les voir…<br />

La suite ? Le 15 mai pour le lancement<br />

de la 66 e édition du Festival de Cannes…<br />

Samir Ardjoum<br />

a-t-il ajouté. Il a par ailleurs estimé être de<br />

son devoir de « rendre hommage à<br />

Mustapha Boudina qui, à travers le pèlerinage<br />

douloureux qu’il fit à la prison de<br />

Montluc, et les témoignages qu’il a apportés,<br />

a convaincu le jury sur les atrocités auxquelles<br />

ils étaient soumis lui et ses compagnons,<br />

dont 11 ont été guillotinés dans cette prison<br />

».<br />

Tout comme il a tenu à « saluer » le talent<br />

du jeune comédien Lies Kaouah « qui a si<br />

bien incarné le rôle de Mustapha Boudina<br />

dans sa jeunesse ». Dans « Retour à<br />

Montluc » Mustapha Boudina, président de<br />

l’Association <strong>national</strong>e des anciens condamnés<br />

à mort, deux fois condamné à la peine<br />

capitale par le tribunal militaire de Lyon et<br />

poursuivi pour une troisième accusation<br />

durant la guerre de libération <strong>national</strong>e<br />

revient sur les traces de son passé carcéral. Il<br />

apporte des témoignages édifiants à travers<br />

un récit poignant sur la crainte permanente<br />

vécue par le condamné à mort attendant<br />

l’aube fatale où le geôlier frappe lourdement<br />

à la porte de sa cellule pour le conduire à<br />

l’échafaud. Mohamed Zaoui a précisé que<br />

l’idée d’un documentaire sur le parcours<br />

carcéral de Mustapha Boudina et de ses<br />

compagnons de cellule, lui a été inspiré<br />

lorsqu’il a appris que cet ancien condamné à<br />

mort comptait accomplir un pèlerinage à<br />

Montluc où il a été détenu jusqu’au jour où<br />

il bénéficiera d’une amnistie le 11 mai 1962.<br />

Mohamed. B.<br />

<strong>Fr</strong>antz Fanon<br />

Sa bibliothèque<br />

personnelle dédiée<br />

au CNRPAH<br />

La famille Fanon a fait don de la bibliothèque<br />

personnelle de <strong>Fr</strong>antz Fanon au Centre<br />

<strong>national</strong> de recherches préhistoriques,<br />

anthropologiques et historiques (CNRPAH).<br />

Ce don remis, lors d’une cérémonie organisée<br />

au Palais de la Culture, par Olivier Fanon, fils<br />

de <strong>Fr</strong>antz Fanon, compte 1400 titres,<br />

27 magazines et une trentaine de<br />

contributions dans la presse signées par ce<br />

militant de la cause algérienne et de<br />

l’indépendance. « Cette documentation fut un<br />

support pour mon père dans ses études, ses<br />

recherches et son travail de praticien », a<br />

indiqué Olivier Fanon, ajoutant que le lot<br />

compte également des livres ayant nourrit le<br />

militantisme de <strong>Fr</strong>antz Fanon et son<br />

engagement pour l’indépendance de l’<strong>Algérie</strong><br />

». Ce don se veut également, a-t-il ajouté, «<br />

un hommage au combat de <strong>Fr</strong>antz Fanon en<br />

faveur de l’<strong>Algérie</strong> ». La ministre de la<br />

Culture, Khalida Toumi, présente à la<br />

cérémonie de remise du don, a salué la<br />

mémoire de <strong>Fr</strong>antz Fanon, ce militant<br />

martiniquais qui a épousé la cause<br />

algérienne. Elle a par ailleurs estimé que le<br />

patrimoine intellectuel de <strong>Fr</strong>antz Fanon<br />

contribuera à l’enrichissement du domaine<br />

de recherche sur l’histoire de l’<strong>Algérie</strong>, la<br />

médecine et la psychiatrie durant la période<br />

coloniale. La ministre a fait savoir que son<br />

département a entrepris depuis des mois des<br />

démarches auprès du ministère de la Santé,<br />

la wilaya de Blida et des responsables de<br />

l’hôpital psychiatrique de cette ville à l’effet<br />

d’ériger les endroits fréquentés par Fanon en<br />

lieu de mémoire consacré à cette<br />

personnalité. Olivier Fanon a annoncé que le<br />

dépôt officiel de la demande d’agrément de<br />

la fondation <strong>Fr</strong>antz Fanon aura lieu lors du<br />

colloque sur le militant de la cause<br />

algérienne, en juin prochain. <strong>Fr</strong>antz Fanon a<br />

rejoint les rangs du <strong>Fr</strong>ont de libération<br />

<strong>national</strong>e en 1955. Décédé en 1961, de suites<br />

d’une maladie, il est inhumé, conformément<br />

à sa volonté, en <strong>Algérie</strong>.<br />

R. A.<br />

Lecture dans les écoles<br />

La nécessité de créer<br />

des clubs<br />

Des chercheurs en bibliothéconomie<br />

participant au 3e Colloque <strong>national</strong> sur « le<br />

livre et les bibliothèques dans l’espace<br />

urbain : mutations et comportements »,<br />

ouvert mardi à Oran, ont mis l’accent sur la<br />

nécessité de créer des clubs de lecture dans<br />

les écoles. Dans ce cadre, le professeur Ouali<br />

Ahcene de l’université d’Oran a indiqué que<br />

de tels clubs permettront non seulement aux<br />

écoliers d’aimer davantage la lecture mais<br />

aussi d’étoffer les bibliothèques scolaires qui<br />

jouent un rôle important dans la<br />

concrétisation des objectifs éducatifs.<br />

Le professeur qui a présenté une<br />

communication sur « le rôle de la<br />

bibliothèque scolaire », a estimé que ces<br />

clubs doivent être diversifiés et englober<br />

toutes les spécialités (histoire, littérature,<br />

sciences, ...) afin de répondre aux aspirations<br />

de l’élève et lui permettre de développer ses<br />

capacités mentales.<br />

Il a en outre proposé l’organisation,<br />

à l’intérieur de ces clubs, des activités<br />

culturelles autour du livre et des concours<br />

liés à la lecture en plus de la programmation<br />

de visites aux bibliothèques publiques pour<br />

prendre connaissance de leur gestion et des<br />

dernières parutions. Pour sa part, Mme<br />

Boufedjine Zahra de l’université d’Alger a<br />

invité les familles à réserver une partie de<br />

leurs budgets à leurs enfants afin qu’ils<br />

puissent acquérir des livres et constituer une<br />

bibliothèque privée chez eux. Par ailleurs, le<br />

chercheur Malki Zoheir d’Oran a rappelé que<br />

la loi relative aux bibliothèques principales<br />

de lecture publique de 2007, amendée en<br />

2012, permet aux bibliothèques d’ouvrir des<br />

salles pour enfants dans le but de les<br />

encourager à lire. La direction de la culture<br />

d’Oran a, pour sa part, mis en exergue<br />

l’importance des festivals "lecture en fête"<br />

organisés annuellement par le ministère de la<br />

Culture à travers toutes les wilayas du pays.<br />

R. N.


P U B L I C I T E<br />

23<br />

<strong>Algérie</strong> News <strong>25</strong>-<strong>04</strong>-<strong>2013</strong><br />

Anep 519 331<br />

ALGERIE NEWS Jeudi <strong>25</strong> avril <strong>2013</strong>

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!