07.03.2015 Views

Fr-08-09-2013 - Algérie news quotidien national d'information

Fr-08-09-2013 - Algérie news quotidien national d'information

Fr-08-09-2013 - Algérie news quotidien national d'information

SHOW MORE
SHOW LESS

Create successful ePaper yourself

Turn your PDF publications into a flip-book with our unique Google optimized e-Paper software.

www.algerie<strong>news</strong>.info - www.facebook.com/algerie<strong>news</strong>.dz<br />

L’ex-déténu<br />

de Guantanamo libéré<br />

Nabil Hadj Arab<br />

va demander<br />

un visa pour<br />

la <strong>Fr</strong>ance<br />

Nabil Hadj Arab, ancien détenu algérien<br />

de la base américaine de<br />

Guantanamo, qui avait été remis aux<br />

autorités algériennes fin août, a été<br />

libéré vendredi, a annoncé son avocat<br />

à l’agence Reuters. > Page 5<br />

Egypte<br />

Une bombe<br />

désamorcée sur<br />

une voie ferrée<br />

Le cycle de la violence prend de<br />

nouvelles formes. Après la confrontation<br />

politique, l'heure est à la<br />

confrontation armée. L'attentat<br />

déjoué hier aurait pu faire un carnage.<br />

> Page 5<br />

Préscolaire<br />

Le palier<br />

précaire<br />

Voulue comme l'une des réformes phares de<br />

l'école algérienne, beaucoup d'enfants âgés<br />

entre quatre et cinq ans ne pourront pas<br />

rejoindre les bancs de l'école aujourd'hui<br />

faute de places. Les parents se rabattent sur<br />

les établissements privés ou les mosquées.<br />

> Lire pages 2 et 3<br />

Syrie<br />

Obama ne lâche<br />

pas prise<br />

Le président américain a demandé<br />

aux membres du Congrès américain<br />

de ne pas rester aveugles devant<br />

l'usage d'armes chimiques par le<br />

régime syrien. > Page 16<br />

Sila-<strong>2013</strong><br />

Tendance<br />

«franchie»<br />

à Alger !<br />

Il n’y a évidemment pas lieu d’évoquer<br />

une rentrée littéraire en<br />

<strong>Algérie</strong>, bien que le flux éditorial<br />

atteigne des pics considérables à la<br />

veille du Salon inter<strong>national</strong> du livre<br />

d’Alger (Sila). > Page 23<br />

Sécurité dans les usines<br />

et les entrepôts de stockage<br />

Des certificats<br />

de conformité<br />

ignorés<br />

L’usine de Chéraga où s’est déclenché un incendie, n’avait aucun<br />

certificat de conformité en matière de sécurité et de risques liés<br />

aux incendies. > Page 4<br />

Quotidien <strong>national</strong> - Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong> - N°1611 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406


2 > A L A U N E<br />

LE LIEN<br />

Yacine Chabi<br />

Inégalité<br />

scolaire<br />

«L’<strong>Algérie</strong> doit investir dans le<br />

préscolaire». Ce n'est pas une<br />

déclaration d'un officiel algérien<br />

ni d'un pédagogue ou un<br />

syndicaliste du secteur. C'est la<br />

recommandation faite par le<br />

représentant du Fonds des<br />

Nations unies pour l'enfance,<br />

plus connu sous le diminutif<br />

«Unicef», à l'occasion d'une<br />

visite en <strong>Algérie</strong> effectuée en juin<br />

dernier. Thomas Davin,<br />

représentant de l'instance<br />

onusienne en <strong>Algérie</strong> est allé très<br />

loin pour soutenir sa<br />

recommandation. Pour lui, le<br />

préscolaire n'est pas juste un<br />

«palier» de plus dans le système<br />

éducatif ni des crèches ou des<br />

garderies dissimulées,<br />

permettant aux parents de<br />

«caser» leurs enfants en bas âges<br />

durant la journée. Le préscolaire,<br />

selon l'expert, est une affaire<br />

économique. Il déclare lors de<br />

son passage au Forum de nos<br />

confrères de Liberté : « Un dinar<br />

investi dans le préscolaire peut<br />

rapporter de 8 à 17 dinars de<br />

retour sur l’investissement.»<br />

Davin n'a pas inventé l'équation.<br />

Il s'appuie sur des statistiques et<br />

des études réalisées dans une<br />

quarantaine de pays à travers le<br />

monde. Les enfants préscolarisés<br />

de 3 à 5 ans ont plus de chances<br />

de réussir leurs études que<br />

d’autres. Les pédopsychologies<br />

de l'Unicef affirment que «si<br />

l’enfant est scolarisé dès l’âge de<br />

3 ans, il peut aller plus loin dans<br />

ses études». L'importance de ce<br />

palier de scolarité n'est plus à<br />

démontrer. Depuis son<br />

introduction en <strong>Algérie</strong>, il n'a<br />

jamais bénéficié d'une attention<br />

particulière. Les parents ont du<br />

mal à faire inscrire leurs enfants<br />

et les enseignants ne bénéficient<br />

d'aucune formation spécialisée.<br />

Pis encore, les chiffres officiels<br />

sur le nombre d'enfants<br />

scolarisés avancés dernièrement<br />

par le ministère de l'Education<br />

lors de la rencontre d'évaluation<br />

des préparatifs de la rentrée<br />

<strong>2013</strong>/2014 n'incluent pas le<br />

préscolaire!<br />

Ils seraient 250 000 enfants à<br />

inscrire en préscolaire pour cette<br />

rentrée. La surcharge des classes,<br />

surtout dans les écoles primaires,<br />

a poussé les responsables de<br />

l'Education <strong>national</strong>e à faire<br />

appel aux mosquées ! Dans les<br />

grandes agglomérations,<br />

certaines communes n'offrent<br />

aucune nouvelle place<br />

pédagogique pour cette rentrée.<br />

Pour les parents, c’est un vrai<br />

cauchemar. Sur le plan éthique,<br />

ce déficit en place pédagogique<br />

soulève entre autres l’inégalité<br />

des chances en matière<br />

d’enseignement. Si l’on se réfère<br />

aux experts de l’Unicef, un enfant<br />

préscolarisé à plus de chance de<br />

réussir sa scolarité «normale»<br />

qu’un enfant exclu faute de place<br />

du préscolaire. Rendu obligatoire<br />

depuis 20<strong>09</strong>, le préscolaire est<br />

sur la voie de devenir facultatif.<br />

Les mauvaises langues affirment<br />

que l’actuel ministre ignore ce<br />

palier vu qu’il est le fruit des<br />

réformes de son prédécesseur !<br />

Du côté des écoles privées, les<br />

inscriptions ont été clôturées au<br />

mois de mai.<br />

Inscription en préscolaire<br />

Un casse-tête chinois<br />

pour les parents<br />

La généralisation du préscolaire en <strong>Algérie</strong>, n'est pas pour demain. Ainsi, pour inscrire un<br />

enfant en âge requis en préscolaire dans un établissement public, il faut jouer des coudes<br />

et des coups de pouce. Un phénomène qui se généralise dans les grandes villes du pays.<br />

«<br />

Il y a quatre écoles primaires dans le voisinage.<br />

Chacune dispose d'une classe<br />

préscolaire. Pour la deuxième année<br />

consécutive, je n'ai pas pu inscrire mon<br />

enfant. Il a cinq ans. L'année prochaine, il entre<br />

en première année primaire sans avoir fait de<br />

préscolaire. Ce n'est pas juste. Une directrice<br />

m'avait orienté vers la mosquée…. », clame ,<br />

hier, un parent habitant Alger-Centre.<br />

Pourtant, le premier responsable du secteur,<br />

Abdelatif Baba-Ahmed, a indiqué, la semaine<br />

dernière, en marge de la Conférence <strong>national</strong>e<br />

des directeurs de l'Education, tenue au lycée des<br />

mathématiques de Kouba, que 424 794 enfants<br />

seront en préscolaire cette année. Le premier responsable<br />

du secteur n'a pas évoqué le déficit en<br />

classes pour ce palier. « Entre la réalité et le discours<br />

officiel, il y a un fossé. Je me suis présenté<br />

chez une dizaine d'établissements scolaires pour<br />

faire inscrire mon petit enfant âgé de cinq ans en<br />

préscolaire, mais sans résultat. Tantôt on m'invoque<br />

la surcharge des classes, tantôt le manque de<br />

classes et des fois même on me dit qu'à cinq ans,<br />

c'est déjà trop tard. J'ai trouvé une place en<br />

dehors de la commune mais la résidence pose<br />

problème. J'ai dû l'inscrire dans une école privée.<br />

Je dois le prendre chaque matin. Il passera au<br />

moins trois heures par jour dans les bouchons de<br />

la capitale. Ce n'est pas juste », s’indigne un<br />

autre parent d'élève très remonté.<br />

Ali Touiret, professeur en sciences de l'éducation<br />

«Le déficit peut se répercuter<br />

sur le système»<br />

Dans cet entretien, le professeur au<br />

département de psychologie et<br />

sciences de l'éducation à l'université<br />

d'Alger 2, Ali Taouinet, a affirmé que<br />

l'inexistence de classes du<br />

préscolaire qui s'annonce durant<br />

cette rentrée scolaire se répercute<br />

négativement sur la politique de<br />

l'enseignement du pays. A savoir que<br />

Touiret n'a pas remis en cause la<br />

qualité des cours assurés au niveau<br />

des mosquées au profit des élèves du<br />

préscolaire, mais selon lui, il est<br />

vraiment indispensable d'assurer la<br />

formation des Cheikhs en<br />

psychologie de l'enfant et dans la<br />

pédagogie scolaire. Puisque selon lui,<br />

si cette formation sera assurée, les<br />

résultats de ces cours au niveau des<br />

mosquées seront meilleurs que les<br />

cours du préscolaire scolaire.<br />

<strong>Algérie</strong> News : Le préscolaire est obligatoire<br />

depuis 20<strong>09</strong>. Il fut l'une des réformes importantes<br />

du système éducatif. Quels ont été les<br />

objectifs d'une telle mesure ?<br />

A.Taouinet : Le préscolaire ou « classes préparatoires<br />

» a été introduit dans la nouvelle loi<br />

de 20<strong>08</strong> portant l'orientation sur l'éducation<br />

<strong>national</strong>e et qui a fixé les dispositions fondamentales<br />

régissant le système éducatif <strong>national</strong>,<br />

et venu compléter l'ordonnance N°76-<br />

35 du 16 avril 1976, qui a été le cadre de référence<br />

de l'éducation et la formation en <strong>Algérie</strong>.<br />

Le préscolaire a été créé pour établir l'égalité<br />

des chances dans l'éducation pour tous les<br />

enfants quels que soient leur origine ou statut<br />

social.<br />

Il faut savoir qu'avant 20<strong>08</strong>, seuls des établissements<br />

scolaires privés assuraient l'enseignement<br />

préscolaire. C'est-à-dire seulement<br />

les enfants issus des couches sociales favorisées<br />

qui bénéficiaient de cet enseignement. Mais<br />

aujourd'hui, tous les élèves algériens âgés entre<br />

4 à 5 ans peuvent bénéficier de cet enseignement.<br />

Sur le plan pédagogique, le préscolaire a<br />

pour mission de préparer l'enfant à accéder au<br />

cycle primaire. L'enfant peut se familiariser<br />

avec un milieu qui lui est étranger et peut<br />

apprendre sans contrainte d'évaluation et dans<br />

un cadre moins rigoureux. Les enfants qui ont<br />

la chance de suivre correctement une ou deux<br />

années de préscolaire accèdent non seulement<br />

à des connaissances précoces, mais surtout<br />

aux disciplines d'éveil tels que le sport, le dessin,<br />

les travaux manuels, la musique. Cela crée<br />

chez l'enfant un enthousiasme et une prédisposition<br />

à l'apprentissage. C'est le premier<br />

contact social de l'enfant en dehors de la cellule<br />

familiale.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong><br />

La mosquée, une alternative !<br />

Ainsi, beaucoup de parents sont dans l'incapacité<br />

d'inscrire leurs enfants au moment où le<br />

préscolaire est obligatoire depuis 20<strong>09</strong>. Devant<br />

la règle mathématique et le déficit en offre, la loi<br />

est ainsi violée et les droits des citoyens ignorés.<br />

Résignés, des parents se sont rabattus sur les<br />

mosquées. Et là encore, ce n'est pas gagné<br />

d'avance. Lors de la prière du vendredi, un<br />

imam d'une mosquée de la capitale a fait appel<br />

aux fidèles pour inscrire leurs petits enfants<br />

pour suivre des cours coraniques. « Les inscriptions<br />

sont ouvertes à partir du dimanche<br />

(aujourd'hui, Ndlr), de 8h00 du matin jusqu'à<br />

16h00. Les places sont très limitées, 40 places<br />

pour les filles et le même nombre pour les garçons.<br />

Les parents doivent être munis soit d'un<br />

extrait de naissance, ou d'un livret de famille<br />

afin de pouvoir inscrire leurs enfants», souligne<br />

un imam, avant d'ajouter que «les enfants qui<br />

ont moins de quatre ans sont automatiquement<br />

refusés. Aucune explication n’a été donnée, et<br />

notre interlocuteur a préféré de mettre fin la<br />

discussion. «S'il vous plaît je ne veux pas m’étaler<br />

sur ce sujet, car tout est clair », fulmine-t-il.<br />

Pas d'enseignement mais<br />

du gardiennage<br />

L a mosquée... une alternative ? Peut-être,<br />

mais à condition que le programme soit<br />

conforme à celui du ministère de l'Education<br />

<strong>national</strong>e. Là aussi, les avis des parents divergent.<br />

D'un côté, on estime que la mosquée ne peut pas<br />

se substituer à l'école, de l'autre, certains parents<br />

veulent seulement voir leurs enfants apprendre à<br />

lire et à écrire avant d'intégrer l'école. «Quelques<br />

imams de mœurs douteuses ont souillé la réputation<br />

de ces institutions qu’il est difficile de<br />

confier ses enfants. Au moins dans l l’école républicaine<br />

les responsabilités sont définies», nous<br />

confie une jeune maman.<br />

Yahia Maouchi<br />

A l'heure actuelle, le déficit en classes au<br />

niveau des grandes villes exclut un grand<br />

nombre d'enfants du préscoalire. Est-ce déjà<br />

un échec moins de cinq ans après son lancement<br />

?<br />

Sincèrement, il est vraiment regrettable<br />

qu'à la veille de la rentrée scolaire prévue pour<br />

demain (aujourd'hui, Ndlr) de constater que<br />

des enfants ne peuvent être scolarisés en raison<br />

d'un manque de classes.<br />

En tant que spécialiste de l'éducation <strong>national</strong>e,<br />

et vu les avantages du préscolaire précités,<br />

je pense que l'inexistence des classes spéciales<br />

pour le préscolaire aura un impact négatif<br />

sur la politique de l'éducation du pays. Et<br />

même, il y aura des répercussions néfastes sur<br />

le cursus scolaire de l'enfant. Ce manque de<br />

classes va se répercuter sur l'avenir scolaire des<br />

enfants. Cette situation va créer cette inégalité<br />

des chances que le préscolaire doit normalement<br />

éradiquer. Inscrire des enfants en cours<br />

coraniques faute de places dans les écoles n'est<br />

pas une solution. Malgré la bonne volonté, ce<br />

n'est pas une solution. L'école reste l'école.<br />

Justement, dans les grandes villes, les mosquées<br />

sont appelées à la rescousse. Est-ce que<br />

les écoles coraniques proposent les mêmes<br />

programmes que le préscolaire ?<br />

Sincèrement, je n'en ai aucune idée. Je sais<br />

que les parents, faute de places pédagogiques<br />

s'orientent vers les classes des mosquées, mais<br />

de là à dire que c'est le même programme, je<br />

ne peux pas m'avancer là-dessus. Ce dont je<br />

suis sûr en revanche, c'est que les enseignants<br />

au niveau des mosquées ne bénéficient d'aucune<br />

formation spécialisée pour assurer les<br />

mêmes enseignements et cursus scolaire. Le<br />

préscolaire n'est pas un palier supplétif ou<br />

facultatif. C'est de lui dont dépend l'avenir<br />

scolaire de l'enfant. Je m'explique. Si les<br />

enfants perçoivent une bonne éducation avec<br />

des bases solides, ils réussiront mieux leur scolarité.<br />

Cela est prouvé.<br />

Que préconisez-vous donc de faire ?<br />

Il faut mettre les moyens qu'il faut.<br />

Construire de nouvelles écoles et prévoir des<br />

classes pour le préscolaire. Il ne suffit pas de<br />

décréter un nouveau pallier dans l'enseignement,<br />

il faut y mettre les moyens nécessaires.<br />

Propos recueillis par<br />

Zohra Chender


A L A U N E<br />

3<br />

Benbouzid l'avait décrété obligatoire<br />

Le préscolaire, parent pauvre<br />

du système<br />

C'est l'une des mesures phares des réformes de Benbouzid. Dès 2005, et à l'occasion d'une journée d'étude,<br />

l'ex-ministre de l'Education <strong>national</strong>e avait annoncé que l'enseignement préscolaire allait être obligatoire dès 20<strong>09</strong>.<br />

préscolaire<br />

faisait partie de la<br />

«réforme de l'enseigne-<br />

L'enseignement<br />

primaire». Entre<br />

2005 et 20<strong>09</strong>, l'Etat a mobilisé 325<br />

milliards de centimes pour le projet.<br />

Objectif assigné, intégrer les<br />

enfants âgés de quatre ans dans le<br />

système scolaire. Le préscolaire<br />

existait auparavant comme une<br />

structure organisée à part entière,<br />

mais ce n’est que le 20 avril 2002, a<br />

expliqué le ministre, qu’une décision<br />

du Conseil des ministres est<br />

prise sur la généralisation de l’éducation<br />

préscolaire d’une manière<br />

progressive, dans la limite des<br />

moyens du pays, aux enfants âgés<br />

de 5 ans. La promulgation de l’ordonnance<br />

n°03/<strong>09</strong> du 13 août 2003<br />

a également ouvert ce créneau à<br />

l’investissement privé. En 2005, le<br />

taux de prise en charge du préscolaire<br />

ne dépassait pas les 13%.<br />

Objectif fixé pour 20<strong>09</strong>, prendre en<br />

charge 80% de l’effectif global du<br />

préscolaire, qui sera de 630 000 élèves.<br />

Dès lors, le préscolaire est présenté<br />

par les spécialistes comme<br />

étant le rempart contre la déperdition<br />

scolaire. Sa mise en place et sa<br />

généralisation posent problème. Le<br />

manque de classes dans les grandes<br />

agglomérations a réduit le taux<br />

d'inscription. Selon un rapport<br />

officiel, seuls 72% des enfants en<br />

âge de s'inscrire en préscolaire sont<br />

parvenus l’être en 2011. A partir de<br />

là, les disparités de niveau entre<br />

enfants scolarisés ayant passé par<br />

les classes «préparatoires ou préscolaires»<br />

et enfants scolarisés en première<br />

année primaire sans passer<br />

par le préscolaire apparaissent au<br />

grand jour. Une étude <strong>national</strong>e<br />

réalisée en 2010 sur un échantillon<br />

d’enfants ayant suivi un programme<br />

préparatoire de 20<strong>08</strong> à<br />

2010 par le ministère de<br />

l’Education fait état de l’efficacité<br />

de cette classe. Autrement dit


4 > A C T U<br />

Il plaide pour des<br />

réformes profondes<br />

Le FAN appelle à<br />

préserver l’unité<br />

<strong>national</strong>e<br />

Le président du <strong>Fr</strong>ont de l’<strong>Algérie</strong> nouvelle<br />

(FAN), Djamel Benabdesalam, a souligné,<br />

hier à Mostaganem, la nécessité «de<br />

préserver l’unité <strong>national</strong>e» et de<br />

«développer la conscience politique du<br />

citoyen». Présidant la cérémonie<br />

d’installation de la commission de wilaya<br />

chargée de la restructuration du parti, le<br />

président du FAN a appelé à «des réformes<br />

politiques profondes et constitutionnelles»<br />

et à «la préservation de l’Etat».<br />

Benabdeslam a également rappelé que 21<br />

commissions de wilaya ont été d’ores et<br />

déjà installées. «L’opération se poursuivra<br />

dans les deux prochaines semaines pour<br />

toucher toutes les wilayas du pays», a<br />

ajouté le même orateur, qui a indiqué que<br />

l’objectif est d’assurer une présence du parti<br />

dans les 1 541 communes du pays et ce,<br />

avant le 31 décembre prochain. «La<br />

prochaine étape sera celle de la formation<br />

du militant», a indiqué en outre le premier<br />

responsable du FAN. Dans ce sens, il a<br />

soutenu que sa formation politique «n’est<br />

pas un parti des échéances électorales mais<br />

une école dont la mission est de sensibiliser<br />

le citoyen et le former sur les plans<br />

politique, moral, intellectuel et culturel afin<br />

qu’il devienne un citoyen intègre, puis un<br />

militant, puis un homme politique et un<br />

homme d’Etat». Benabdeslam a ajouté que<br />

son parti «vise un projet politique, social et<br />

économique à la hauteur des sacrifices des<br />

chouhada». «Ce projet vise à mettre en<br />

place des partis <strong>national</strong>istes, responsables<br />

et forts qui se relayent par la voie des<br />

élections et du choix du peuple», a-t-il<br />

ajouté.<br />

R. A.<br />

Carte <strong>national</strong>e du<br />

journaliste professionnel<br />

La rencontre du<br />

Centre, le 26<br />

septembre<br />

Le ministre de la Communication, Mohamed<br />

Saïd, a indiqué hier qu’une rencontre aura<br />

lieu le 26 septembre courant à Alger entre<br />

des représentants de son ministère et les<br />

journalistes des wilayas du centre du pays à<br />

l’effet de discuter sur le projet de la carte<br />

<strong>national</strong>e du journaliste professionnel et<br />

d’autres questions intéressant le secteur.<br />

«Une rencontre se tiendra avec les<br />

journalistes du centre du pays le jeudi 26<br />

septembre à Alger dans le cadre du débat<br />

sur la carte <strong>national</strong>e du journaliste<br />

professionnel», a précisé le ministre en<br />

marge de la conférence de presse qu’il a<br />

animée en sa qualité de président du Parti<br />

de la liberté et la justice (PLJ). «Tous les<br />

journalistes exerçant dans les wilayas du<br />

Centre sont invités à participer à cette<br />

rencontre qui se déroulera à la salle Atlas<br />

(Bab El Oued) afin de discuter du projet de<br />

la carte du journaliste professionnel et<br />

définir les conditions d’éligibilité à sa<br />

délivrance ainsi que d’autres questions<br />

intéressant la profession de journaliste», a<br />

ajouté le ministre. La nouvelle mouture du<br />

projet de texte fixant les conditions<br />

d’éligibilité à la délivrance de la carte<br />

<strong>national</strong>e du journaliste professionnel sera<br />

publiée dimanche 8 septembre sur le site<br />

Internet du ministère de la Communication,<br />

avait indiqué un communiqué du ministère<br />

publié jeudi dernier. A cet effet «trois<br />

rencontres régionales auront lieu le 19<br />

septembre respectivement à Oran (pour les<br />

journalistes de l’Ouest), à Constantine (Est)<br />

et Ouargla (Sud), ajoute le communiqué qui<br />

a souligné que les journalistes du centre du<br />

pays se retrouveront, quant à eux, pour une<br />

réunion similaire le 26 septembre à Alger<br />

avec la participation, à chaque fois, des<br />

membres de la Commission consultative<br />

indépendante chargée de la préparation de<br />

l’avant-projet du texte définissant les<br />

conditions d’éligibilité à la délivrance de la<br />

carte <strong>national</strong>e du journaliste professionnel.<br />

Sécurité dans les usines et les entrepôts de stockage<br />

Des certificats<br />

de conformité ignorés<br />

L’usine où s’est déclenché un incendie, n’avait aucun certificat de conformité en<br />

matière de sécurité et de risques liés aux incendies.<br />

Le non-respect des normes<br />

en matière de<br />

sécurité et de prévention<br />

dans des édifices<br />

et installations industrielles<br />

pose un vrai problème. Le pays<br />

vient de connaître une série<br />

d’incendies dans des entrepôts<br />

de stockage. Certains contenaient<br />

des produits chimiques<br />

dangereux et auraient pu provoquer<br />

des catatstrophes.<br />

La plupart des usines ne respectent<br />

pas les normes de sécurité.<br />

C’est un constat établi par<br />

les services de la Protection<br />

civile. A titre d’exemple, l’entrepôt<br />

de produits cosmétiques<br />

et l’unité de fabrication de<br />

chaises en plastique à Chéraga,<br />

qui devait être opérationnelle<br />

une semaine après l’incendie<br />

n’était pas assurée. «Pis encore,<br />

aucun dispositif anti-incendie<br />

n’était aussi opérationnel», a<br />

affirmé un responsable de la<br />

Protection civile. Selon lui, le<br />

patron de cette entreprise n’a<br />

pas formulé de demande pour<br />

obtenir le certificat de conformité<br />

délivré par les services de<br />

la Protection civile. Et d’ajouter<br />

que le récent incendie, qui a<br />

ravagé les deux usines de<br />

Chéraga, est directement lié au<br />

non-respect des normes de<br />

sécurité. C’est le cas d’ailleurs<br />

de plusieurs entreprises en<br />

<strong>Algérie</strong>. Il citera encore l’entrepôt<br />

de stockage de produits de<br />

peinture à El Hamiz, qui n’a<br />

pas été aussi assuré et qui ne<br />

possède pas de certificat de<br />

conformité. Selon lui, les premiers<br />

éléments de l’enquête sur<br />

l’incendie d’El Hamiz ont<br />

révélé le non-respect des normes<br />

en vigueur en matière de<br />

stockage des produits inflammables,<br />

à l’origine de l’incendie.<br />

Le rapport d’expertise établi<br />

par la Protection civile, sur<br />

Réhabilitation de Ketchaoua<br />

Les Turcs intéressés<br />

La Turquie est prête à<br />

aider à la réhabilitation<br />

de la mosquée<br />

Ketchaoua d’Alger, a proposé<br />

hier, l’Agence turque<br />

de la coopération et de la<br />

coordination, indique le<br />

ministère de l’Habitat et<br />

de la Construction.<br />

Abdelmadjid Tebboune a<br />

reçu au siège de son<br />

département ministériel<br />

une importante délégation<br />

de l’Agence, conduite<br />

par Cihat Bagdat, indique<br />

samedi un communiqué<br />

du ministère de l’Habitat.<br />

Cette rencontre qui s’inscrit dans le<br />

cadre de la coopération entre les deux pays<br />

et visant à consolider les liens d’amitié<br />

les sinistres, prouve que ces<br />

entreprises ne possèdent pas de<br />

certificats de conformité établis<br />

par leur service. Sur place, les<br />

enquêteurs ont constaté qu’il n’<br />

y a aucun moyen de lutte<br />

contre les incendies et surtout<br />

l’absence totale du système<br />

d’alerte. D’ailleurs, «l’alerte sur<br />

l’incendie de Chéraga a été<br />

donnée par un citoyen qui a<br />

remarqué une fumée et non<br />

par les propriétaires des unités<br />

de production», a-t-il affirmé.<br />

Ce qui démontre l’absence de<br />

service de sécurité à l’usine.<br />

Selon lui, la Protection civile<br />

fait partie de la commission qui<br />

délivre des permis pour tout<br />

type de construction qu'elle<br />

soit à usage d'habitation,<br />

industriel, commercial ou<br />

autre. De plus, la Protection<br />

civile intervient pour délivrer<br />

des certificats de conformité<br />

aux normes de la prévention et<br />

de la sécurité. Normalement,<br />

après l'approbation du permis<br />

de construire, le maître de l'ouvrage,<br />

par le biais d'un bureau<br />

d'études spécialisé, élabore des<br />

études de sécurité des différents<br />

systèmes, conformément<br />

à la notice de sécurité de l'ouvrage<br />

validé par les services de<br />

la Protection civile lors de<br />

l'examen du dossier du permis<br />

de construire.<br />

Ces dossiers sont transmis à<br />

la Protection civile pour avis et<br />

approbation, puis à l'entreprise<br />

qui sera chargée d'appliquer les<br />

mesures et les orientations prises<br />

avec l'obligation d'appliquer<br />

strictement les mesures<br />

dictées par l'étude. Mais malheureusement,<br />

ce n’est pas le<br />

cas pour certains responsables<br />

et patrons qui préfèrent se passer<br />

de ce document. Par contre,<br />

un entrepôt loué par deux<br />

sociétés privées en électroménagers<br />

(Condor et Géant) situé<br />

dans l’enceinte de l’Entreprise<br />

<strong>national</strong>e d'approvisionnement<br />

en bois et dérivés (Enab),<br />

dans la zone industrielle de<br />

Bordj Bou-Arréridj, qui ont été<br />

ravagés par les flammes la<br />

semaine dernière, possède un<br />

certificat de conformité en<br />

bonne et due forme, a affirmé<br />

le responsable de la Protection<br />

civile. Etant en règle, ce dernier,<br />

n’aura pas de difficultés de<br />

dédommagement par les assurances.<br />

Par contre, les autres risquent<br />

de ne pas être remboursés<br />

parce qu’ils ne possèdent<br />

pas de certificats de conformité<br />

qui seront associés dans le dossier<br />

des services de sécurité.<br />

«L’enquête sera menée par les<br />

services de sécurité, mais la<br />

Protection civile est une partie<br />

prenante dans cette commission,<br />

parce que le dernier mot<br />

lui revient, et c’est à la<br />

Protection civile de faire un<br />

dernier rapport, par rapport<br />

justement à la sécurité au sein<br />

d’une entreprise. Une usine qui<br />

entre les deux peuples, a concerné notamment<br />

la réhabilitation de la mosquée<br />

Ketchaoua, selon les normes qui prennent<br />

ne possède pas de certificat de<br />

conformité délivré par nos services,<br />

ne peut en aucun cas prétendre<br />

à un remboursement<br />

des assurances, a expliqué un<br />

cadre de la Protection civile.<br />

Juste à titre d’exemple, les<br />

dégâts de l’incendie qui a<br />

ravagé l’entrepôt de produits<br />

cosmétiques et l’unité de fabrication<br />

de chaises en plastique à<br />

Chéraga, sur les hauteurs<br />

d’Alger, sont estimés à quelque<br />

550 millions de dinars, selon<br />

les services de sécurité. Les<br />

dégâts sont estimés à 150 millions<br />

de dinars pour l’unité de<br />

fabrication de chaises où s’est<br />

déclenché l’incendie, et de 400<br />

millions de dinars pour l’entrepôt<br />

de produits cosmétiques,<br />

selon les mêmes services. Par<br />

rapport aux dégâts au niveau<br />

de l’entrepôt loué par deux<br />

sociétés privées en électroménagers<br />

de Condor et Géant, sis<br />

dans la zone industrielle de<br />

Bordj Bou-Arréridj, ils sont<br />

estimés à plus de 270 milliards<br />

de centimes.<br />

Mohammed Zerrouki<br />

en considération l’aspect historique<br />

de cette construction<br />

ancienne, ajoute-t-on. La partie<br />

turque a exprimé un intérêt particulier<br />

lié aux spécificités du<br />

réaménagement du site de<br />

Ketchaoua qui nécessite la préservation<br />

du cachet historique de<br />

cette mosquée, précise-t-on de<br />

même source. La délégation turque<br />

a exprimé la disponibilité de<br />

la Turquie à contribuer à la réhabilitation<br />

de la mosquée de<br />

Ketchaoua sans contrepartie, soit<br />

sans incidence financière pour<br />

l’Etat algérien. De son côté,<br />

Tebboune s’est félicité de cette initiative<br />

qui traduit les «bonnes relations<br />

existantes» entre l’<strong>Algérie</strong> et la Turquie.<br />

M. B.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


A C T U<br />

5<br />

L’ex-déténu de Guantanamo libéré<br />

Nabil Hadj Arab va demander<br />

un visa pour la <strong>Fr</strong>ance<br />

Nabil Hadj Arab, ancien détenu algérien de la base<br />

américaine de Guantanamo qui avait été remis aux<br />

autorités algériennes fin août, a été libéré vendredi, a<br />

annoncé son avocat à l’agence Reuters.<br />

Cette libération est considérée<br />

par Joseph Breham, l’avocat de<br />

Nabil en <strong>Fr</strong>ance, comme «une<br />

très bonne nouvelle».<br />

L'<strong>Algérie</strong>n de 33 ans, qui, selon son avocat,<br />

souhaite désormais rentrer en<br />

<strong>Fr</strong>ance, où vit toute sa famille, a été mis<br />

en examen et placé sous un contrôle<br />

judiciaire «très léger», a-t-il précisé. «On<br />

est extrêmement satisfait», a dit vendredi<br />

à Reuters Me Joseph Breham.<br />

«Maintenant que son évidente innocence<br />

a été reconnue, nous espérons que<br />

la <strong>Fr</strong>ance l'acceptera enfin sur son territoire»,<br />

a-t-il ajouté.<br />

Son avocat, ainsi que plusieurs associations<br />

de défense des droits de<br />

l'homme, rencontreront lundi et mardi<br />

des responsables des ministères français<br />

de la Défense et des Affaires étrangères<br />

pour demander qu'un visa lui soit<br />

accordé. «Une deuxième procédure<br />

commence avec les autorités françaises<br />

pour qu’il puisse rentrer en <strong>Fr</strong>ance. Il n’a<br />

aucune famille en <strong>Algérie</strong>», précise l’avocat.<br />

Arrêté en 2001 en Afghanistan,<br />

Nabil Hadjarab, détenu pendant onze<br />

ans dans le camp de détention américain<br />

situé sur la base navale de Guantanamo,<br />

à Cuba, avait été déclaré libérable à deux<br />

reprises par les autorités américaines et<br />

aucune charge n'avait été retenue contre<br />

Après l’attentat contre le ministre égyptien de l’Intérieur<br />

Une bombe désamorcée<br />

sur une voie ferrée<br />

l’escalade de la violence en<br />

Egypte, deux jours après que ce<br />

C’est<br />

pays eut enregistré un attentat<br />

contre son ministre de l’Intérieur, les artificiers<br />

ont désamorcé hier une autre bombe<br />

sur une voie ferrée, pays en proie à des violences<br />

meurtrières depuis que l'armée avait<br />

destitué le président islamiste Mohamed<br />

Morsi et réprime dans le sang les manifestations<br />

de ses partisans. Dans le même temps,<br />

l'armée a affirmé avoir lancé une nouvelle<br />

offensive aérienne et terrestre dans la péninsule<br />

du Sinaï (nord-est), bombardant des<br />

repaires de combattants islamistes. L’engin<br />

explosif, deux obus de mortier et une grenade<br />

reliés à un système de détonation, a été<br />

neutralisé par les démineurs de l'armée sur<br />

la voie ferrée qui relie la ville de Suez à celle<br />

d'Ismaïlia (nord), le long du canal de Suez,<br />

ont indiqué des responsables des forces de<br />

sécurité. L'engin visait, selon eux, un train<br />

qui devait passer là à 6h00 du matin, mais<br />

des habitants du village d'Abou Aref l'ont<br />

aperçu et immédiatement appelé l'armée.<br />

Hier, également, des inconnus ont lancé une<br />

grenade, sans faire de blessés, sur un commissariat<br />

de police dans un quartier populaire<br />

du Caire, selon des responsables de la<br />

sécurité. Jeudi, le ministre de l'Intérieur<br />

Mohammed Ibrahim avait échappé à un<br />

attentat à la voiture piégée au Caire et aussitôt<br />

mis en garde contre une vague de terrorisme.<br />

Le ministre est l'un des principaux<br />

maîtres d'œuvre de la sanglante campagne<br />

lui. Le 22 août, les autorités algériennes<br />

avaient donné leurs accord aux<br />

Américains suite à une demanbde d’extradition<br />

de deux détenus de<br />

Guantanamo. «Les autorités algériennes<br />

ont émis un avis sans objection à la<br />

demande américaine de rapatriement<br />

vers l’<strong>Algérie</strong>, le 28 août <strong>2013</strong>, de deux<br />

ressortissants algériens, les nommés<br />

Hadj Arab Nabil et Mouati Said Ahmed<br />

Sayab, détenus à la base navale de<br />

Guantanamo», a précisé la CNCPPDH.<br />

«Sur la base des engagements convenus<br />

avec la partie américaine depuis<br />

2007, et en conformité avec la pratique<br />

utilisée lors des treize transferts précédents<br />

de ce type, la prise en charge de ces<br />

ressortissants tant par les services spécialisés<br />

que par les instances judiciaires<br />

compétentes, est mise en oeuvre en<br />

application des procédures légales en<br />

vigueur en la matière», a expliqué la<br />

même source.<br />

Les autorités n’ont donné aucune<br />

indication sur le nombre d’<strong>Algérie</strong>ns<br />

encore détenus, s’il en reste, à<br />

Guantanamo. Selon des chiffres américains,<br />

un total de 779 hommes sont passés<br />

par les prisons de Guantanamo et<br />

166, dont les deux <strong>Algérie</strong>ns qui doivent<br />

être rapatriés, s’y trouvent encore.<br />

Y. C.<br />

de répression des manifestations pro-Morsi<br />

depuis que l'armée et la police ont ouvert<br />

massivement le feu le 14 août sur deux rassemblements<br />

de partisans du président<br />

déchu au Caire, tuant des centaines de<br />

manifestants. Un millier de personnes a été<br />

tué dans la semaine qui a suivi, des manifestants<br />

pro-Morsi pour l'immense majorité, et<br />

l'armée et la police ont arrêté plus de 2.000<br />

membres des <strong>Fr</strong>ères musulmans, la confrérie<br />

islamiste de M. Morsi qui avait largement<br />

remporté les dernières législatives de<br />

2012. Les <strong>Fr</strong>ères continuent d'appeler à des<br />

manifestations pacifiques mais ne mobilisent<br />

plus guère, décimés ou désorganisés par<br />

l'emprisonnement de quasiment tous leurs<br />

leaders. La confrérie est accusée, depuis la<br />

destitution et l'arrestation de M. Morsi par<br />

l'armée le 3 juillet, d'actes de terrorisme par<br />

le nouveau gouvernement mis en place par<br />

les militaires. Des experts ont prévenu que<br />

des mouvements islamistes estimant que<br />

l'élection démocratique des <strong>Fr</strong>ères musulmans<br />

et de M. Morsi en 2012 a été volée,<br />

pourraient se radicaliser rapidement et lancer<br />

une campagne d'attentats. M. Morsi doit<br />

être prochainement jugé notamment pour<br />

incitation au meurtre de manifestants.<br />

L'armée a mené en revanche plusieurs frappes<br />

aériennes visant des combattants islamistes<br />

dans leurs bastions de la péninsule<br />

du Sinaï et déployé des blindés autour de<br />

leurs repaires présumés à Sheikh Zuwayid et<br />

près de la frontière avec le territoire palestinien<br />

de Gaza. Les opérations militaires ont<br />

redoublé d'intensité ces dernières semaines<br />

depuis que les attaques visant les forces de<br />

l'ordre ont connu une recrudescence dans le<br />

Sinaï après la répression sanglante des<br />

manifestations pro-Morsi. Les autorités<br />

affirment régulièrement tuer de nombreux<br />

terroristes dans des frappes dans le Sinaï,<br />

mais il est impossible de vérifier la véracité<br />

de ces informations, les zones visées étant<br />

interdites d'accès par les militaires.<br />

Yanis Ramy<br />

Qualité de l’eau dans<br />

les établissements<br />

Une campagne<br />

sera lancée à Oran<br />

Une campagne de contrôle de la<br />

qualité de l’eau sera lancée cette<br />

semaine par la société de l’eau et<br />

de l’assainissement d’Oran (Seor),<br />

à travers tous les établissements<br />

scolaires de la wilaya d’Oran, a-t-on<br />

appris auprès de cet organisme.<br />

Cette campagne en milieu scolaire<br />

est inscrite en prévision de la<br />

nouvelle année scolaire <strong>2013</strong>-2014.<br />

Elle touchera tous les<br />

établissements scolaires de la<br />

wilaya d’Oran aussi bien le<br />

primaire, le moyen, que le<br />

secondaire, a-t-on indiqué de même<br />

source. L’opération, indique la<br />

SEOR, consiste au prélèvement<br />

d’échantillons d’eau stockée dans<br />

les réservoirs de ces<br />

établissements pour les besoins<br />

d’analyses bactériologiques et<br />

physico-chimiques afin de s’assurer<br />

de sa «potabilité» et qu’elle «ne<br />

soit pas porteuse de risque de<br />

contamination» pour la santé des<br />

enfants scolarisés. Les<br />

responsables de ces<br />

établissements scolaires recevront<br />

les bulletins d’analyses<br />

d’échantillons prélevés, avec des<br />

consignes relatives à la<br />

préservation de la qualité de l’eau,<br />

outre, une assistance technique<br />

pour le nettoyage et la désinfection<br />

des installations internes de<br />

stockage d’eau de ces<br />

établissements, a-t-on ajouté de<br />

même source. R. A.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


6 > A C T U<br />

Noyades<br />

au Centre<br />

26 décès sur<br />

les plages<br />

Vingt-six personnes ont<br />

trouvé la mort par noyade<br />

au niveau des plages du<br />

Centre du pays depuis le<br />

début de la saison estivale,<br />

selon un bilan du plan<br />

Delphine du<br />

commandement régional de<br />

la Gendarmerie <strong>national</strong>e<br />

de la 1 re Région militaire.<br />

Sept morts ont été<br />

enregistrés dans les plages<br />

de la wilaya de Boumerdès,<br />

douze à Alger et Tipasa et<br />

sept autres victimes dans<br />

les wilayas de Tizi Ouzou et<br />

Chlef, a précisé jeudi le chef<br />

de service de la police<br />

judiciaire (PJ) au<br />

commandement régional<br />

centre de la Gendarmerie<br />

<strong>national</strong>e, le lieutenantcolonel<br />

Benzadi Smaïl.<br />

Concernant les accidents<br />

causés par les jet-skis, il a<br />

indiqué que six cas ont été<br />

enregistrés, causant la mort<br />

d’un estivant à Alger. Le<br />

commandement régional<br />

Centre de la Gendarmerie<br />

<strong>national</strong>e a mobilisé 10 000<br />

éléments pour garantir la<br />

réussite du plan Delphine<br />

dans cinq wilayas côtières<br />

s’étendant de Chlef à Tizi<br />

Ouzou, a rappelé le même<br />

responsable, ajoutant que<br />

la mise en œuvre de ce plan<br />

a nécessité plus de 75 000<br />

randonnées (pédestres, par<br />

véhicules ou à motos). Les<br />

services de la sécurité<br />

routière du même corps de<br />

sécurité ont enregistré près<br />

de 32 000 infractions au<br />

code de la route, qui ont<br />

conduit au retrait de 11 634<br />

permis de conduire durant<br />

la même période, a encore<br />

indiqué le lieutenantcolonel<br />

Benzadi.<br />

Biskra<br />

Electrification<br />

par énergie<br />

solaire<br />

Le conservateur des forêts<br />

de la wilaya de Biskra, M.<br />

Abdellatif Chikouche, a<br />

annoncé que quatre-vingts<br />

habitations rurales dans<br />

cette wilaya seront<br />

prochainement électrifiées<br />

au moyen de l’énergie<br />

solaire. L’opération qui<br />

vient d’être lancée, est<br />

inscrite dans le cadre du<br />

programme <strong>national</strong> de<br />

renouveau rural, initié par<br />

le ministère de l’Agriculture<br />

et de développement rural.<br />

Cette action se fera à titre<br />

gracieux, en faveur des<br />

familles des régions rurales<br />

des communes de Ras El-<br />

Miaâd, d’Ech-Chaïba et de<br />

Besbes, qui bénéficieront<br />

de conseils relatifs à<br />

l’utilisation de ces<br />

équipements solaires, selon<br />

le même responsable. Ce<br />

projet vise l’amélioration<br />

des conditions de vie de la<br />

population rurale et la lutte<br />

contre l'exode rural, a-t-il<br />

ajouté, faisant savoir que<br />

cette action sera élargie<br />

pour toucher 600 autres<br />

familles, relevant de<br />

plusieurs communes de la<br />

wilaya.<br />

Demande sur la formation touristique<br />

Près de 35 000 places<br />

pédagogiques à l’horizon 2015<br />

«<br />

L<br />

a<br />

demande de la formation<br />

touristique,<br />

sans cesse croissante,<br />

devrait atteindre près<br />

de 35000 places pédagogiques à<br />

l’horizon 2015", a précisé Mme<br />

Kirat. Selon la responsable, le<br />

ministère a décidé de «consacrer<br />

5 % des programmes de formation<br />

à la gestion (Management) , 10 %<br />

à l’accueil, 25 % à l’hébergement<br />

et aux prestations y afférentes,<br />

45 % à l’art culinaire et 15 % à<br />

d’autres prestations touristiques».<br />

Mme Kirat a par ailleurs relevé les<br />

«lacunes enregistrées en matière<br />

de formation touristique et l’incapacité<br />

de satisfaire la forte<br />

demande en raison de l’évolution<br />

et de la diversité de l’emploi dans<br />

le secteur touristique».<br />

Concernant l’offre, la directrice de<br />

la formation au ministère du<br />

Tourisme et de l’Artisanat, Saliha<br />

Nacer Bey, a indiqué que le secteur<br />

dispose actuellement de quatre<br />

instituts de formation d’une<br />

«capacité d’accueil de 880 places<br />

Filière industrielle de l’eau<br />

Deux projets de partenariat signés à Alger<br />

Deux projets de partenariat<br />

dans le domaine de la<br />

filière industrielle de l’eau<br />

et de l’épuration seront signés<br />

aujourd’hui par le ministre de<br />

l’Industrie, de la PME et de la<br />

Promotion des investissements,<br />

Cherif Rahmani, et celui des<br />

Ressources en eau, Hocine Necib,<br />

annonce, samedi le ministère de<br />

l’industrie. Ces projets concernent<br />

«le domaine de la filière industrielle<br />

de l’eau et de l’épuration»,<br />

indique un communiqué du<br />

MIPPI, selon lequel ce partenariat<br />

s’insère «dans le cadre de la mise<br />

en œuvre de la politique industrielle».<br />

Le premier projet entre<br />

l’Entreprise «pompes et vannes»<br />

(POVAL) de Berrouaghia, relevant<br />

La demande sur la formation touristique devrait<br />

atteindre, à l’horizon 2015, près de 35 000<br />

places pédagogiques, a indiqué Kirat Karima,<br />

sous-directrice de la formation et du suivi<br />

pédagogique au ministère du Tourisme et de<br />

l’Artisanat.<br />

pédagogiques», ajoutant que «plus<br />

de 9000 étudiants ont été formés<br />

au niveau de ces établissements».<br />

1 391 étudiants (34 promotions)<br />

ont été formés à l’Ecole <strong>national</strong>e<br />

supérieure de tourisme, dont 54<br />

durant l’année 2012-<strong>2013</strong>, a rappelé<br />

la responsable. 4 419 étudiants<br />

ont été formés à l’Institut<br />

<strong>national</strong> d’hôtellerie et de tourisme<br />

Tizi Ouzou et à l’annexe de<br />

Tlemcen (dont 125 durant l’année<br />

2012-<strong>2013</strong>) et plus de 3 500 techniciens<br />

(40 promotions) ont suivi<br />

une formation à l’Institut <strong>national</strong><br />

d’hôtellerie et de tourisme de<br />

Boussaâda dont 117 durant la<br />

même année, a-t-elle ajouté. En<br />

application de la nouvelle carte de<br />

la formation touristique, il a été<br />

procédé à l’élargissement des spécialités<br />

de ces écoles, a indiqué<br />

Mme Nacer Bey. Ainsi, l’institut<br />

<strong>national</strong> des techniques hôtelières<br />

et de tourisme (INTHT) de Tizi<br />

Ouzou et le centre d’hôtellerie et<br />

de tourisme de Boussaâda ont été<br />

promus en instituts nationaux<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong><br />

de la SGP Equipag, et l’Office<br />

<strong>national</strong> d’assainissement (ONA)<br />

porte sur la réalisation d’une station<br />

d’épuration des eaux usées.<br />

L’ONA se chargera des études de<br />

conception et du génie civil de la<br />

d’hôtellerie et de tourisme pour<br />

former des techniciens et des techniciens<br />

supérieurs dans différentes<br />

spécialités. La responsable a évoqué<br />

en outre un projet de réalisation<br />

de deux écoles <strong>national</strong>es<br />

supérieures de tourisme, l’une à<br />

Tipaza avec une capacité d’accueil<br />

de 1 200 places pédagogiques et<br />

l’autre à Aïn Temouchent avec une<br />

capacité d’accueil de 400 places<br />

pédagogiques. Outre le recyclage<br />

de la main-d’œuvre disponible, le<br />

secteur aura besoin de près de<br />

30 000 nouveaux employés qualifiés<br />

à l’horizon 2014, en raison du<br />

nombre de lits qui seront réceptionnés<br />

à l’horizon de cette<br />

échéance. La politique du secteur<br />

repose sur le programme de formation<br />

initiale, ainsi que sur le<br />

recyclage et la mise à niveau du<br />

personnel pour l’amélioration des<br />

prestations touristiques. A cet<br />

effet, Mme Nacer Bey a souligné<br />

«la place du système de formation<br />

dans la valorisation des ressources<br />

humaines dans le secteur du tourisme,<br />

qui constituent un investissement<br />

stratégique pour prendre<br />

en charge les besoins du développement<br />

touristique et relever les<br />

défis liés à la mise à niveau et aux<br />

exigences du marché du travail».<br />

En raison de «la demande croissante»<br />

sur la formation touristique,<br />

le ministère recourt, pour la<br />

mise en œuvre de ses programmes<br />

de formation, aux établissements<br />

du secteur et aux centres relevant<br />

du secteur de la formation et de<br />

l’enseignement professionnels,<br />

dans le cadre de la convention de<br />

partenariat signée entre les deux<br />

ministères. Cette responsable a<br />

rappelé en revanche «les nouvelles<br />

mesures prises, après l’adoption<br />

par le gouvernement de la nouvelle<br />

carte de la formation touristique<br />

visant à assurer une répartition<br />

géographique harmonieuse<br />

des formations selon les pôles touristiques<br />

et l’amélioration des<br />

prestations, en vue de satisfaire les<br />

exigences des clients».<br />

Mohamed B.<br />

station, alors que Poval assurera la<br />

fourniture et la pose des équipements.<br />

Le second projet, entre Poval et<br />

l’<strong>Algérie</strong>nne des eaux (ADE),<br />

porte sur la sous traitance de pièces<br />

spécifiques et dispositifs au<br />

profit de l’ADE (vannes, tubulures<br />

de conduites d’eau,...). L’ADE élaborera<br />

le schéma de la pièce ou du<br />

dispositif de branchement, et<br />

assurera les travaux de pose, alors<br />

que Poval se chargera de la confection<br />

et de la réalisation de pièces<br />

spécifiques au profit de<br />

l’<strong>Algérie</strong>nne des eaux (ADE).<br />

Poval assurera également la formation<br />

des agents de l’ADE et de<br />

l’ONA dans la maintenance des<br />

équipements hydrauliques.


Compétitivité<br />

L’<strong>Algérie</strong> à la 100 e place<br />

en Afrique<br />

> C A P I T A L<br />

BOOM<br />

7<br />

L’<strong>Algérie</strong> est classée à la 100 e position en matière de compétitivité, selon le rapport global<br />

sur la compétitivité, publié avant-hier, par le Forum économique mondial, l'organisateur<br />

de la réunion annuelle de Davos.<br />

du Sud, la première puissance<br />

économique du continent,<br />

arrive à la 53<br />

L’Afrique e place sur 148 pays<br />

étudiés. Le Maroc perd sept places<br />

et se retrouve à la 77 e position, derrière le<br />

Rwanda (66 e ) et le Botswana (74 e ). Ils sont<br />

suivis par la Tunisie (83 e ), la Namibie (90 e ), la<br />

Zambie (93 e ), le Kenya (96 e ). Dans ce palmarès,<br />

les pays du Printemps arabe reculent en<br />

raison notamment de l’instabilité politique.<br />

Absente du classement de l’année dernière,<br />

en raison d'un changement structurel important<br />

dans les données, qui a rendu les comparaisons<br />

avec les années passées difficiles, la<br />

Tunisie le réintègre pour l’année <strong>2013</strong>/2014<br />

et perd 43 places par rapport à l’an précédent.<br />

Le berceau de la «révolte arabe» était<br />

classé à la 32 e et première en Afrique lors du<br />

classement 2010/2011, et 40 e lors du classement<br />

2011-2012. La Libye passe, quant à elle,<br />

de la 106 e à la 1<strong>08</strong> e place. L’Egypte, 118 e ,<br />

poursuit son recul et perd 11 places par rapport<br />

à l’indice de l’année dernière. A l'échelle<br />

mondiale, la Suisse occupe, comme l'an dernier,<br />

la première marche du podium, suivie<br />

par Singapour. Sur la troisième marche du<br />

podium, apparaît, comme en 2012, la<br />

Finlande. L'Allemagne et les Etats-Unis se<br />

classent respectivement 4 e et 5 e de ces éditions<br />

<strong>2013</strong>. Les grands pays émergents ont<br />

encore d’importants efforts à fournir pour<br />

améliorer leur compétitivité selon les critères<br />

du Forum économique mondial. S’attribuant<br />

la vingt-neuvième place, la Chine est en tête<br />

des Brics, devant l'Afrique du Sud (53 e ), le<br />

Brésil (56 e , en recul de huit places), l'Inde<br />

(60 e ) et la Russie (64 e ). Établi grâce au croisement<br />

de 100 indicateurs économiques, le<br />

rapport du World Economic Forum se base<br />

sur 12 «piliers» de compétitivité : l’environnement<br />

institutionnel, les infrastructures, la<br />

stabilité macroéconomique, le système de<br />

santé et le système éducatif de base, l’enseignement<br />

supérieur et la formation professionnelle,<br />

le fonctionnement efficient des<br />

marchés de produits et de services, l’efficience<br />

et la flexibilité du marché du travail,<br />

les marchés financiers sophistiqués, l’agilité<br />

technologique, la taille du marché, l'organisation<br />

intra et inter-entreprises.<br />

F. A-A.<br />

17 e édition du salon Ecomondo-<strong>2013</strong><br />

La date des inscriptions prolongée<br />

jusqu’au 20 septembre<br />

La date limite d'inscription<br />

pour une participation au<br />

Salon italien Ecomondo a<br />

été prorogé jusqu’au 20 du mois<br />

en cours, indique les organisateurs<br />

qui ont fait appel à des<br />

sociétés algériennes, désirant<br />

prendre part à cet événement économique,<br />

notamment celle qui<br />

activent dans les secteurs spécifiques.<br />

Aussi, il est rappelé que les<br />

entreprises retenues après sélection<br />

des candidatures (une quinzaine<br />

au maximum) bénéficieront<br />

des modalités suivantes :<br />

3 nuits en hôtel 4 étoiles avec petit<br />

déjeuner, pour une personne<br />

(une éventuelle deuxième personne<br />

paie la différence), transfert<br />

de et vers l'aéroport d'arrivée<br />

et de départ (Bologne, Forlì,<br />

Ancône ou Rimini), transfert de<br />

l'hôtel à l'exposition et vice-versa.<br />

Des interprètes pour les réunions<br />

B2B si nécessaire (si l'entrepreneur<br />

ne parle pas anglais). Les<br />

sociétés qui n'assisteront pas au<br />

moins à 10 réunions B2B ne<br />

bénéficieront pas du paiement de<br />

l'hôtel (une feuille de présence à<br />

signer par chaque société italienne<br />

rencontrée sera distribuée<br />

à l'occasion du B2B). Notons que<br />

ce salon est considéré comme une<br />

des plus importantes plates-formes<br />

méditerranéennes dans le<br />

domaine de la valorisation et du<br />

recyclage des déchets ainsi que<br />

pour l’industrie du futur « green<br />

economy ».<br />

Les expositions porteront<br />

essentiellement sur les secteurs du<br />

recyclage et de la valorisation des<br />

déchets, le traitement des eaux<br />

usées industrielles et domestiques,<br />

l’industrie chimique et la<br />

biomasse, l’assainissement des<br />

sites, sols et sédiments contaminés<br />

et le traitement de la pollution<br />

de l’air. Les entreprises pouvant<br />

postuler à une participation<br />

au salon doivent activer dans un<br />

des secteurs de la chimie pharmaceutique<br />

; de la transformation<br />

des métaux, du pétrole et du gaz ;<br />

du traitement des eaux ; de l’air et<br />

des déchets et du recyclage des<br />

matières plastiques ( caoutchouc,<br />

papier, carton et bois...)<br />

L'industrie automobile américaine<br />

devrait avoir a enregistré en août<br />

son meilleur mois depuis la<br />

récession de 2007-20<strong>09</strong> avec une<br />

progression attendue des ventes de<br />

voitures de 17%, confortant le<br />

scénario d'une accélération de la<br />

reprise aux Etats-Unis. Les ventes<br />

de voitures en cumul annualisé et<br />

en données corrigées des variations<br />

saisonnières dépasseront les 16<br />

millions d'unités, ont dit plusieurs<br />

constructeurs, retrouvant leur<br />

niveau de novembre 2007. Le<br />

niveau des ventes en cumul<br />

annualisé a atteint 16,3 millions<br />

d'unités selon General Motors, un<br />

chiffre bien supérieur aux 15,8<br />

millions attendus en moyenne par<br />

les 45 analystes interrogés par<br />

Thomson Reuters. Les ventes de<br />

voitures neuves sont soutenues par<br />

la baisse du coût des crédits auto et<br />

par un besoin de renouvellement du<br />

parc dont l'âge moyen dépasse 11<br />

ans, a expliqué Ken Czubay,<br />

responsables de ventes de Ford<br />

Motor.<br />

CRASH<br />

Toyota a annoncé le rappel<br />

d'environ 200 000 SUV dans le<br />

monde, parmi lesquels la Lexus<br />

RX400h, en raison d'un<br />

dysfonctionnement de l'inverseur<br />

du système hybride. Séparément, le<br />

constructeur japonais rappelle en<br />

atelier environ 169 000 véhicules,<br />

parmi lesquels les Lexus GS350 et<br />

IS350, du fait d'un problème<br />

d'assemblage du moteur. Dans les<br />

deux cas, aucun accident n'a été<br />

signalé à la suite des<br />

dysfonctionnements, a souligné<br />

Shino Yamada, porte-parole de<br />

Toyota. Le premier rappel concerne<br />

141.000 véhicules en Amérique du<br />

Nord, 37.000 en Europe et 15.000<br />

au Japon. Les modèles rappelés<br />

sont les Lexus RX400h sortis<br />

d'usine entre mars 2005 et juin<br />

2001 et les Highlander construits<br />

entre février 2005 et mai 2007. Le<br />

second rappel porte sur 106 000<br />

véhicules en Amérique du Nord et<br />

59 000 au Japon.<br />

CHIFFRE<br />

117 millions<br />

de dollars<br />

Le prix de la licence 3G pour les 3<br />

opérateurs réunis est d’environ 117<br />

millions de dollars.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


8 > P U B L I C I T E<br />

<strong>Algérie</strong> News <strong>08</strong>-<strong>09</strong>-<strong>2013</strong><br />

Offre<br />

d’emploi<br />

Cherche coiffeuse<br />

qualifiée.<br />

Lieu «Lido»<br />

Bordj El-Kiffan.<br />

Tél :<br />

0553-28-60-81<br />

Demande<br />

d’emploi<br />

H 58 ans présentable,<br />

instruit, sérieux et<br />

véhiculé cherche emploi.<br />

prêt à étudier toute<br />

proposition.<br />

Tél : 0559-37-18-81<br />

Mouhoub Ahmed<br />

Anep 540 302<br />

Code : 2184- Etude de maître Kaddour Merad - Notaire 04, rue El Bekri El-Biar Alger<br />

SARL «SDB Import-Export». Siège social : Chéraga (Alger) 40, Route de Aïn Benian, Section 02, Ilot de propriété<br />

n°382. Capital social : 200.000,00 DA.<br />

Constitution<br />

Aux termes d’un acte reçu en l’étude, les 25 juillet et 06 août <strong>2013</strong>, en cours d’enregistrement : Il a été constituée une SARL par<br />

1° - Djillali Hamid. - 2° Et M.Boudmagh Rachid, Dénomination : SARL «SDB Import-Export».<br />

Objet Social : Code (404003), - Import-export des vieux fers, métaux, tessons,débris de verre et brocanterie, Code (406103), -<br />

Import-export d’articles en caoutchouc et en plastique déstinés à tous usages - Code (406301), - Import-export des produits cosmétiques<br />

et produits d’hygiène corporelle. - Code (4<strong>08</strong>201). - Import-export de matériels et produits liés au domaine électroménager.<br />

- Code (4<strong>08</strong>3<strong>09</strong>). - Import-export de matériels et produits liés au domaine photographique et cinématographique. - Code<br />

(4<strong>08</strong>407). - Import-export de tous matériels et équipements liés au domaine de l’électricité et l’électronique. - Code (4<strong>09</strong>006). -<br />

Import-export d’articles en papier à usage sanitaire ou domestique. - Code (4<strong>08</strong>301), - Import-export de matériels et produits liés<br />

au domaine informatique et bureautique. - Code (410311). - Import-export de tous matériels machines, pièces détachées et accessoires<br />

de réfrigération, de congélation de climatisation, de brulerie et de cuisson. - Code (4<strong>09</strong>002). - Import-export de tout équipement,<br />

appareils et articles sanitaires en céramiques et autres matières et articles de chauffages et de plomberie en toute<br />

matière. - Code (304104). - Commerce de gros du bois, du liège et produits dérives - Code (403201). - Importations des matériels<br />

et produits liés au domaine de l’énergie, Code (4<strong>09</strong>001). - Import-export des matériels et produits liés au domaine de la quincaillerie,<br />

droguerie, articles de ménage, et tout article d’hygiène et d’entretien domestique et professionnel, Code (410101), Importexport<br />

d’articles et mobiliers à usage domestique et de bureau, Code (4<strong>09</strong>004), Import-export d’outils et outillages mécaniques,<br />

électromécaniques, électriques et électroniques, Code (405105), Import-export d’atricles d’habillement et accessoires pour vêtements,<br />

Code (410105), Import-export de la lustrerie et articles de décoration d’intérieur, et généralement toutes les opérations<br />

pouvant se rattacher à l’objet social.<br />

Siège social : Chéraga (Alger), 40, Route de Aïn Bénian, Section 02, Ilot de Propriété n°382 - Durée : 99 ans. Capital social :<br />

200.000,00 DA, chacune attribuées aux Associés en propirtion de leurs approts respectifs, effectuées en numéraires.<br />

Gérant : M. Djillali Hamid. Co-Gérant : M. Boudmagh Rachid, tous deux Associés, avec faculté d’agir ensemble ou séparément, et<br />

ce, pour une durée illimitée.<br />

Commissaire aux comptes : M. Amer Ouali Kaci, ayant son cabinet à Draria (Alger), 01, Rue du stade, à compter de l’année <strong>2013</strong><br />

Expédition dudit acte, sera déposée au CNRC de la wilaya d’Alger.<br />

Pour Avis, le notaire<br />

Demande<br />

d’emploi<br />

J.H 30 ans Magister en<br />

science économique + Ing<br />

d'état en Planification 3<br />

ans d’expérience. Maîtrise<br />

<strong>Fr</strong>ançais et Arabe. Cherche<br />

emploi dans<br />

l’enseignement (Institut ou<br />

école privés).<br />

Tél : 0552-22-27-85<br />

Demande<br />

d’emploi<br />

J.H. âgé de 24 ans ,<br />

Master en finances et<br />

économie + Manager en<br />

HSE avec expérience<br />

cherche emploi.<br />

Email :<br />

fahemstatisticien@gmail.com<br />

Tél : 0560-58-69-99<br />

Code : 2184- Etude de maître Kaddour Merad -<br />

Notaire 04, rue El-Bekri El-Biar Alger<br />

SARL Jassim Achit Kemali» Siège social :<br />

El Biar (Alger), 03, rue Dar El-Naâma n°20.<br />

Capital social : 20.000.000,00 DA.<br />

Dissolution anticipée<br />

Aux termes d’un acte reçu en l’étude, le 21<br />

août <strong>2013</strong>, en cours d’enregistrement ; la<br />

société susnommée a été dissoute par<br />

anticipation à compter rétroactivement du<br />

20 août <strong>2013</strong>.<br />

Monsieur Achit Sid-Ali, gérantassocié, a<br />

été désigné en sa qualité de Liquidateur<br />

de cette société, avec les pouvoirs les plus<br />

étendus, la Liquidation se fera au siège<br />

social, sis à El-Biar (Alger), 03, Rue Dar El-<br />

Naâma n°20.<br />

Les oppositions s’il y a lieu, seront faites<br />

dans les délais légaux.<br />

Expédition dudit acte, sera déposée au<br />

CNRC de la wilaya d’Alger.<br />

Pour avis le notaire<br />

Demande<br />

d’emploi<br />

J H 27 ans. Ingénieur en<br />

électrotechnique, option<br />

machine électrique, ayant<br />

une année d’expérience<br />

comme chargé de<br />

maintenance chez BMI<br />

groupe.<br />

Cheche emploi.<br />

Tél : 0777-37-70-63<br />

email : demeth@gmail.com<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


C O U P S D E P R O J E C T E U R<br />

ILS ONT OSÉ LE DIRE En hausse<br />

Hocine Necib<br />

9<br />

><br />

Merzak Allouache<br />

«Il y a un fantasme de la période dite<br />

socialiste de l'<strong>Algérie</strong>. Les jeunes ont l'air<br />

de penser que c'était le paradis dans tous<br />

les domaines. Loin de là... la mal vie<br />

existait déjà ainsi que la corruption, le<br />

régionalisme, l'obscurantisme...»<br />

Mohamed Djawad<br />

Darif<br />

«Nous savons reconnaître un crime quand<br />

il y en a un. L'Holocauste fut une atrocité<br />

de la Seconde Guerre mondiale. Chez<br />

nous, celui qui l'a toujours nié est parti.»<br />

Le monde de l’insolite<br />

Mohamed Amine<br />

Hadj-Saïd<br />

«Il faut reconnaitre qu’actuellement,<br />

l'<strong>Algérie</strong> n'est pas une destination<br />

touristique. Nous avons un grand retard à<br />

rattraper sur nos voisins. Pour l'instant,<br />

nous sommes en phase de construction et<br />

de valorisation de nos potentiels.»<br />

><br />

Le ministre des Ressources en eau vient<br />

d'annoncer une très bonne nouvelle pour<br />

les agglomérations dites à «fort risques<br />

d'inondations». Elles pourront désormais<br />

profiter des cartes satellites dites de<br />

prévisions. Une première qui peut sauver<br />

des vies en cas de fortes précipitations.<br />

Aboubakr<br />

Benbouzid<br />

Son nom revient au-devant de l'actualité.<br />

L'ex-ministre de l'Education <strong>national</strong>e<br />

semble être un prétendant sérieux à la<br />

succession de Ahmed Ouyahia à la tête<br />

du RND.<br />

En baisse<br />

Abderrezak Mokri<br />

La belle erreur<br />

Une famille des Bouches-du-Rhône a<br />

gagné 6 millions d'euros lors d'un<br />

tirage du Loto en août grâce à une<br />

«erreur» du père qui n'a pas coché les<br />

numéros habituels, a déclaré vendredi<br />

la <strong>Fr</strong>ançaise des Jeux. A la place de la<br />

combinaison jouée depuis des années<br />

et correspondant aux dates de<br />

naissance des membres de la famille,<br />

il a coché le 14 et le 25, ce qui leur a<br />

permis de remporter le jackpot qu'ils<br />

viennent d'encaisser. Les parents, en<br />

vacances au moment du gain, ont<br />

préféré, pour ne pas perdre le reçu de<br />

jeu gagnant, acheter un short «avec<br />

poche à fermeture éclair» qu'ils se<br />

sont partagé à tour de rôle pour être<br />

sûr d'avoir toujours sur eux ce<br />

précieux petit bout de papier.<br />

Les promesses<br />

de Hollande mises<br />

en vente<br />

La stèle aux promesses non tenues de<br />

<strong>Fr</strong>ançois Hollande aux ouvriers de<br />

Florange, qui avait été retirée fin août<br />

du site de ventes aux enchères eBay, a<br />

finalement été vendue pour 3 000 euros<br />

à un entrepreneur lorrain, a-t-on<br />

annoncé hier auprès du syndicat FO.<br />

L'acquéreur «fera connaître son identité<br />

et ses motivations le 16 septembre lors<br />

de la récupération de la stèle au local<br />

syndical de Florange», a indiqué à<br />

Reuters <strong>Fr</strong>édéric Weber, l'un des<br />

responsables du syndicat. «Quand<br />

eBay a retiré l'annonce, on a eu une<br />

dizaine de contacts dont trois sérieux»,<br />

a précisé le délégué syndical. «Deux<br />

personnes voulaient l'acheter 3 000<br />

euros, l'une qui voulait l'utiliser à des<br />

fins politiques et un chef d'entreprise<br />

lorrain qui voudrait la faire vivre dans<br />

un autre combat», a-t-il ajouté.<br />

Le retard, une<br />

maladie chronique<br />

D'aussi loin qu'il se souvienne, Jim<br />

Dunbar, 57 ans, n'a jamais été en<br />

mesure d'arriver à ses rendez-vous à<br />

temps. Ses amis et sa famille ont<br />

toujours pensé qu'il trouvait des<br />

excuses, mais après la consultation<br />

d'un médecin récemment, Jim a été<br />

diagnostiqué avec un retard chronique<br />

et incurable. Depuis qu'il a cinq ans,<br />

impossible d'arriver à l'heure à l'école,<br />

ses matches de football et même de se<br />

pointer à temps pour attraper son train<br />

lors de ses départs en vacances.<br />

><br />

Le patron du MSP a fait de la lutte contre<br />

la corruption son cheval de bataille. Cela<br />

dit, un sénateur issu du MSP dans l'une<br />

des wilayas du Sud est impliqué dans<br />

une trentaine d'affaires de corruption.<br />

Mokri devrait donner l'exemple en<br />

commençant par purger les rangs de son<br />

parti des corrompus.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


10 > P U B L I C I T E<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


dclg<br />

é<br />

a a e<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

La rédaction d'<strong>Algérie</strong> News propose une<br />

nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au<br />

décryptage de l'actualité qui nous concerne<br />

et qui nous entoure.<br />

Nous lançons un appel à tous ceux et toutes<br />

celles qui veulent y contribuer à travers des<br />

articles ou des propositions. Vos contributions<br />

seront les bienvenues.<br />

Contact : ayachi<strong>news</strong>@yahoo.fr<br />

11<br />

Chronique<br />

des deux rives<br />

Misr : Oum el dounya<br />

et ses énigmes<br />

Abdelmadjid Kaouah<br />

(3 e partie)<br />

Tewfik Salah ou les<br />

dupes des longs<br />

jours arabes<br />

La Jordanie et le Maroc (2 e partie)<br />

Les voltigeurs<br />

de pointe de<br />

la diplomatie<br />

occidentale<br />

Par René Naba<br />

Le mandat d’arrêt lancé le 14 décembre<br />

20<strong>09</strong> par la justice britannique à l’encontre<br />

de M me Tzipi Livni pour sa responsabilité<br />

dans la guerre de destruction israélienne<br />

de Gaza a retenti comme un désaveu du<br />

Maroc pour l’accueil que le Royaume avait<br />

réservé en novembre de la même année à<br />

l’ancien ministre israélien des Affaires<br />

Un géant du cinéma arabe vient de disparaître<br />

dans une extrême discrétion. On a peu évoqué<br />

dans les médias le décès de l’Egyptien Tewfik<br />

Saleh. Et pour cause, l’Egypte, en ce 18 août <strong>2013</strong>,<br />

avait versé dans les manifestations de rue, la violence,<br />

le sang et la mort. Tewfik Saleh dans des<br />

films allégoriques avait mis à nu sur grand écran les «maladies<br />

infantiles» du Monde arabe. En premier lieu dans cette Egypte<br />

mythifiée se donnait à voir comme le cœur battant d’un panarabisme<br />

révolutionnaire. Mythe et réalité que Tewfik Saleh a disséqués<br />

à travers plusieurs films : dès 1955 avec Darb al-mahabil, (la ruelle<br />

des fous), coécrit par Naguib Mahfouzt, Al Sayyid Bulti, Le Passage<br />

de maître Bulti (1967), et, plus particulièrement, Al-<br />

Moutamarridoune en 1968 (Les révoltés). Entre son premier film et<br />

les suivants, il devra attendre bien des années.<br />

A cette époque Nasser était au faite<br />

de sa popularité. Mais la censure n’en<br />

était pas moins tatillonne. Elle veillait<br />

à ce qu’il ne soit pas porté ombrage au<br />

triomphalisme révolutionnaire en<br />

vigueur. Avec courte vue et suspicion.<br />

Il arrivait que Nasser en personne<br />

visionnât les films, singulièrement<br />

ceux de de Tewfik Salah. Lors d'une<br />

rencontre des feux ciné-clubs algériens,<br />

invité, le cinéaste nous expliqua<br />

comment il contourna la censure<br />

contre son adaptation de Yaumiyat<br />

Na'ib fi l'aryaf (1968) de Tewfik El-<br />

Hakim. Son film visait à montrer les<br />

limites de la réforme agraire initiée<br />

par Nasser en s’appuyant sur un récitréquisitoire<br />

contre la misère humaine<br />

et la corruption dans la campagne<br />

égyptienne des années 1940 ! Cette<br />

précision n’intervenait que dans le<br />

post-générique. Le spectateur n’y faisant<br />

guère attention, et sortira de la<br />

Le film raconte<br />

l’attentat<br />

organisé en<br />

1959, par le parti<br />

Baas contre le<br />

président Abdel<br />

Karim Kassem<br />

projection convaincu que le film évoquait le présent. Ainsi, Tewfik<br />

Saleh aura affaire à la censure et la bureaucratie à plusieurs reprises,<br />

y compris pour son chef-d’œuvre sur la question palestinienne<br />

«Les dupes», d’après l’écrivain palestinien Ghassan Kanafani (son<br />

livre intitulé : Des hommes sous le soleil). Et pour cause : nous sommes<br />

aux antipodes de la représentation à la fois mélodramatique et<br />

unanimiste de la question palestinienne. Ici, plusieurs qu’ailleurs,<br />

Tewfik Saleh s’écarte du pathos du cinéma égyptien et livre un<br />

regard empreint de scepticisme qui ne sera guère démenti depuis la<br />

sortie du film en 1973. Al-Makhdu'un (Les dupes), est aujourd’hui<br />

unanimement considéré comme un chef d’œuvre qui a longtemps<br />

été escamoté dans le Monde arabe et en Occident. Le film ne sera<br />

projeté en <strong>Fr</strong>ance qu’en 2006 à l’Institut du monde arabe…Tewfik<br />

Salah a dû s’exiler pour s’installer en Irak où il enseigna l'art cinématographique.<br />

Ce qui le conduira en 1980 à réaliser -sous pression<br />

- Al-Ayyam al-tawila (les longs jours) d’après le roman de l’Irakien<br />

Abdel Amir Mu 'alla. Pour la petite histoire, le film fut produit par<br />

Terence Young qui signa les premiers James Bond. Le film raconte<br />

l’attentat organisé en 1959, par le parti Baas contre le président<br />

Abdel Karim Kassem. Bien entendu, le héros de cette péripétie n’est<br />

autre que Saddam Hussein.<br />

(Suite de la page 13)<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


12 dclg<br />

é a a e<br />

Décryptage<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

Un camouflet d’autant plus cinglant<br />

que le souverain chérifien,<br />

le roi Mohamad VI préside le<br />

comité «Al-Qods», le comité<br />

chargé de préserver les Lieux<br />

saints musulmans de Jérusalem, une ville en<br />

voie de judaïsation rampante et quasiment<br />

annexée par Israël. Le laxisme traditionnel<br />

marocain à l’égard d’Israël, à contre-courant<br />

de la position officielle arabe, est généralement<br />

expliqué par les rapports historiques qu’entretient<br />

la dynastie alaouite avec le judaïsme<br />

marocain. Une étude de M. Abraham Sarfaty<br />

sur la problématique du judaïsme marocain et<br />

son rapport au sionisme fait ressortir cette<br />

tendance. Cette étude, unique en son genre,<br />

parue dans la revue Souffles numéro spécial 15,<br />

3 e trimestre 1969 et toujours d’actualité. La<br />

revue Souffles (Anfas : en arabe) est née en<br />

1966 au Maroc à l’issue d’une rencontre de<br />

quelques poètes qui sentaient l’urgence d’une<br />

tribune et d’un renouveau poétique et politique.<br />

Mais, très vite, elle cristallisa autour d’elle<br />

toutes les énergies créatrices<br />

marocaines : peintres, cinéastes, hommes de<br />

théâtre, chercheurs, penseurs hommes de<br />

théâtre, pour finir par devenir un carrefour de<br />

création et de réflexion pour les nouvelles<br />

générations marocaines avides de libérer leur<br />

pays, de lui restituer une identité, de lui offrir<br />

un futur. Souffles a été lue à travers tout le<br />

tiers-monde. Tout au long de son existence,<br />

elle s’est également ouverte aux cultures des<br />

autres pays du Maghreb et de ceux du tiersmonde.<br />

Interdite en 1972, Elle est restée longtemps<br />

introuvable. Trop peu de bibliothèques<br />

peuvent la proposer à leurs lecteurs ou aux<br />

chercheurs, que ce soit au Maghreb, en <strong>Fr</strong>ance<br />

ou ailleurs. Et pourtant cette revue est incontournable<br />

pour qui veut travailler sur la littérature<br />

maghrébine, sur les problèmes de la<br />

culture <strong>national</strong>e et de la décolonisation culturelle.<br />

Né en 1942 à Fès, la capitale spirituelle et<br />

culturelle du Maroc, Abdelatif Laâbi, prix<br />

Goncourt de la Poésie 20<strong>09</strong>, compagnon de<br />

détention de Abraham Sarfaty, est un des cofondateurs<br />

de cette revue. Après des études à<br />

l’université, à Rabat, à la section des lettres<br />

françaises, il participe en 1963, à la création du<br />

Théâtre universitaire marocain et enseigne<br />

alors le français dans un lycée de Rabat. En<br />

1966, débute la revue Souffles où collaborent<br />

plusieurs intellectuels marocains de gauche et<br />

notamment Tahar Ben Jelloun, Mohammed<br />

Khaïr-Eddine et Moustafa Nissaboury. Cette<br />

revue, qui comptera vingt-deux numéros en<br />

français et huit en arabe sous le nom d’Anfas,<br />

a eu une grande influence sur la formation de<br />

l’intelligentsia marocaine de gauche. Abdelatif<br />

Laâbi est titulaire des insignes de Docteur<br />

honoris causa de l’université Rennes 2 Haute<br />

Bretagne.<br />

Abraham Sarfaty, la<br />

problématique du judaïsme<br />

marocain et le sionisme<br />

La Jordanie et le Maroc (1 re partie)<br />

Les voltigeurs de po<br />

de la diplomatie<br />

occidentale<br />

Né à Casablanca (Maroc), en 1926,<br />

Abraham Sarfaty, issu d’une famille juive de<br />

Tanger, est un indépendantiste marocain qui<br />

s’illustra par son double emprisonnement tant<br />

sous le protectorat français que sous le règne<br />

du roi Hassan II et son témoignage sur ce qu’il<br />

y a vécu. Militant communiste marocain dès<br />

1944, il s’engage ardemment pour l’indépendance<br />

de son pays, ce qui lui vaut d’être emprisonné<br />

en 1950, et placé en résidence surveillée<br />

en 1956. Ingénieur des mines de formation, il<br />

participe ensuite à la mise en place des institutions<br />

de l’État marocain, à des postes plus<br />

techniques que politiques, dont celle de l’enseignement<br />

à l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs.<br />

En 1970, il rompt avec un parti communiste<br />

marocain qu’il juge sclérosé et fonde<br />

l’organisation d’extrême gauche Ila A Amame<br />

(en avant) (actuelle La Voie démocratique, Annahj<br />

Ad-dimoukrati).<br />

Arrêté et torturé par le régime de Hassan II<br />

en 1972, il entre ensuite dans la clandestinité.<br />

Sa nouvelle arrestation en 1974, durera<br />

jusqu’en septembre 1991, date à laquelle<br />

Sarfaty est privé de sa <strong>national</strong>ité marocaine<br />

en raison de sa position à l’égard de la « marocanité<br />

» du Sahara. En soutenant l’autodétermination<br />

du peuple sahraoui, il a été expulsé<br />

du territoire marocain après avoir purgé dixsept<br />

ans de prison ferme. En septembre 1999,<br />

il est autorisé par le nouveau roi Mohamad VI<br />

à rentrer au Maroc et sa <strong>national</strong>ité marocaine<br />

reconnue officiellement.<br />

Abraham Sarfaty tout comme le mathématicien<br />

Sion Assidon ou Ilan Halévy, représentant<br />

de l’OLP auprès de l’Inter<strong>national</strong>e socialiste,<br />

sont des Juifs séfarades qui ne se reconnaissent<br />

pas dans le sionisme, comme par le<br />

passé le communiste égyptien Henri Curien,<br />

ou plus récemment comme les membres de<br />

l’Union juive française pour la paix.<br />

On me dira, on m’a dit, pourquoi,<br />

aujourd’hui, se préoccuper encore du<br />

judaïsme marocain ? Laissons se réduire à sa<br />

plus simple expression, par les départs, cette<br />

communauté, les quelques irréductibles (a) ne<br />

poseront alors plus de problème.<br />

En fait, cette étude vise le judaïsme marocain<br />

dans son entier, celui qui subsiste ici, celui<br />

qui, est dispersé et déraciné en Occident, celui<br />

qui s’est trouvé transplanté dans un Etat dont<br />

le nom était si chargé de symbole pour tout<br />

juif et qui y découvre, actuellement, que sous<br />

ce nom se cache une entreprise de prolétarisation,<br />

d’anéantissement culturel et une aventure<br />

militariste et raciste<br />

Cette entreprise qui a ainsi mystifié le<br />

judaïsme marocain, dans le cadre d’une mystification<br />

générale du judaïsme, a couronné<br />

l’œuvre coloniale de déracinement commencée<br />

il y a un siècle.<br />

A travers la synthèse de ce processus, nous<br />

voulons faire partager notre conviction, qui<br />

n’a été que renforcée par l’étude des documents<br />

tant du passé que du présent, que la<br />

prise de conscience de cette mystification est<br />

inéluctable, que le judaïsme dans le monde<br />

arabe, prisonnier du sionisme, prendra<br />

conscience de sa solidarité profonde avec la<br />

révolution arabe et contribuera ainsi à faire<br />

éclater la dernière entreprise historique du<br />

capitalisme à enfermer les juifs dans un ghetto,<br />

et quel ghetto… à l’échelle mondiale<br />

Pour contribuer à cette prise de conscience,<br />

la recherche rigoureuse de la vérité est indispensable.<br />

L’auteur de ces lignes ne prétend pas<br />

y être plus apte que d’autres. Mais l’appui sur<br />

les critères et les principes du socialisme scientifique<br />

peut permettre d’échapper, autant que<br />

faire se peut, au subjectivisme. Ce qui ne veut<br />

pas dire que cette démarche ne doive pas tenir<br />

compte, au contraire, des facteurs super structurels,<br />

de culture, d’idéologie, de religion. Mais<br />

l’histoire même du sionisme montre, par ses<br />

impasses qui se dessinent et se développent,<br />

que l’on ne peut isoler et déformer indéfiniment<br />

ces facteurs<br />

Par ailleurs, nous nous efforcerons, dans<br />

cette étude, de citer le moins de noms possible.<br />

Non que l’Histoire n’ait un jour à régler ses<br />

comptes avec certains.<br />

L’heure en sonnera lorsque les chemins<br />

d’une nouvelle symbiose judéo arabe seront<br />

retrouvés. Mais nous n’hésiterons pas à fustiger<br />

ceux qui continuent aujourd’hui, y compris<br />

au sein de l’Etat sioniste, leur travail de<br />

mensonge.<br />

Pour accélérer cette prise de conscience, le<br />

mouvement <strong>national</strong> doit, en ce qui le<br />

concerne, critiquer ses propres démarches de<br />

<strong>national</strong>isme bourgeois plus ou moins tenté<br />

d’interpréter le sionisme comme un phénomène<br />

isolé et lié aux seuls facteurs religieux<br />

Dans le Monde arabe, El Fath a montré la voie<br />

et dès avant juin 1967. Saluons le fait, lourd d<br />

conséquences pour l’avenir, que les homme<br />

politiques qui furent longtemps seuls, ici, à s<br />

placer sur ce terrain soient maintenant rejoint<br />

par l’ensemble des organisations <strong>national</strong>es.<br />

reste à en faire une réalité dans la vie quot<br />

dienne, à retrouver ainsi et à reconstruire l<br />

réalité <strong>national</strong>e.<br />

Le judaïsme avant son<br />

déracinement<br />

Précisons : le déracinement n’est pas daté<br />

C’est un processus. Aujourd’hui, ce qui sub<br />

siste du judaïsme marocain, ici, vit replié su<br />

lui-même, de plus en plus concentré su<br />

Casablanca, ville typique du déracinemen<br />

Mais l’époque de communautés florissantes e<br />

vivantes est encore toute récente. Les fêtes de<br />

mellahs de Fès, de Sefrou, de Salé, et bien d’au<br />

tres, la symbiose des communautés de l’Atla<br />

et du Sud, éclataient encore il y a dix an<br />

Malgré un siècle d’effort colonial relayé e<br />

développé par le sionisme! Sur ce passé, tout<br />

été dit, et pourtant, tout reste à dire. Les obser<br />

vateurs sont tous partis de la référence occ<br />

dentale. Colonisateurs ou sionistes, pou<br />

déformer, le plus souvent sciemment, ce passé<br />

Patriotes ou simplement observateurs plu<br />

objectifs, pour le situer dans une impasse his<br />

torique, présenté, certes, comme un «âg<br />

d’or», mais sans raccord, autre que sentimen<br />

tal, avec l’avenir. Seule la remise en cause de l<br />

référence occidentale et l’élaboration d’un<br />

perspective d’avenir spécifique, dont l’entre<br />

prise prend corps dans le monde arabe depu<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


Décryptage<br />

13<br />

.<br />

,<br />

e<br />

s<br />

e<br />

s<br />

Il<br />

i-<br />

a<br />

.<br />

-<br />

r<br />

r<br />

t.<br />

t<br />

s<br />

-<br />

s<br />

s.<br />

t<br />

a<br />

-<br />

i-<br />

r<br />

.<br />

s<br />

-<br />

e<br />

-<br />

a<br />

e<br />

-<br />

is<br />

inte<br />

juin 1967, permettent de resituer ce passé, de<br />

le vivifier et le raccorder à l’avenir. Ceci étant,<br />

il faut tout de même balayer le mensonge colonial<br />

et sioniste, et avec lui, les menteurs André<br />

Chouraqui, qui fut secrétaire général de<br />

l’Alliance israélite universelle, consacra plusieurs<br />

ouvrages au judaïsme nord-africain et<br />

marocain. Sous couvert de l’objectivité juridique,<br />

l’un de ses ouvrages permettait au journal<br />

sioniste «Noar», qui empoisonna la jeunesse<br />

juive marocaine de 1945 à 1952, de proclamer<br />

en janvier 1951, que, grâce à la <strong>Fr</strong>ance, «le juif<br />

a été libéré de l’arbitraire sans limite qui le<br />

maintenait livré au bon plaisir de ses maîtres.»<br />

Que pensent, non pas M. Chouraqui qui se<br />

trouve bien placé dans l’Etat sioniste, mais<br />

ceux qu’il a contribué à tromper, s’ils se souviennent<br />

d’une conférence du vice-président<br />

de l’Alliance, en 1947, déclarant que si celle-ci<br />

désirait un foyer juif pour les survivants du<br />

nazisme, elle «se pose également la question de<br />

savoir quel sera l’avenir de la Palestine. Elle ne<br />

saurait répondre de manière certaine, mais sa<br />

conviction est que cela «s’arrangera». Car, soulignait<br />

l’orateur, «le contraire serait une véritable<br />

catastrophe» (Noar, n° 9, mai 1947).<br />

Revenons à cet «arbitraire». Curieux arbitraire<br />

qui permettait à des communautés isolées<br />

dans les montagnes et dans le Sud de se<br />

perpétuer au cours des siècles, intactes, avec<br />

leurs coutumes, leurs biens et leurs droits.<br />

La symbiose judéo-arabe n’a pas été seulement<br />

celle d’une éclatante civilisation, de cette<br />

civilisation qui a fait écrire à un auteur juif<br />

contemporain: «L’Islam est fait de la chair et<br />

des os du judaïsme. Il est pour ainsi dire une<br />

refonte et un élargissement de celui-ci, exactement<br />

comme la langue arabe est très étroitement<br />

apparentée à la langue hébraïque.<br />

Le judaïsme a pu par conséquent puiser<br />

dans cette civilisation ambiante, et en même<br />

temps préserver son indépendance et son intégrité<br />

beaucoup plus facilement que dans la<br />

société hellénistique d’Alexandrie ou dans le<br />

monde moderne. …Jamais le judaïsme ne s’est<br />

trouvé dans des relations si étroites et dans un<br />

état de symbiose si fécond que dans la civilisation<br />

médiévale de l’islam arabe». (1)<br />

Si la culture judéo arabe connut le recul de<br />

tout le monde arabe encerclé par l’expansion<br />

du capitalisme, la vie <strong>quotidien</strong>ne des communautés<br />

poursuivait cette symbiose.<br />

Là, il faut éclairer le statut de «dhimmi», de<br />

protégé. Deux communautés coexistaient,<br />

toutes deux basées sur une conception totale<br />

de l’homme, totalement inséré dans sa communauté.<br />

Les structures mises au point organisaient<br />

cette coexistence, dans le respect<br />

mutuel, avec toutefois et effectivement, une<br />

différence: la communauté dominante, la<br />

musulmane, avait la responsabilité de l’Etat,<br />

ou de la tribu, sur le plan politique et militaire,<br />

cette responsabilité incluant le respect de la<br />

communauté minoritaire. Bien sûr, la reconstruction<br />

de la symbiose judéo-arabe devra<br />

bannir toute discrimination de toute sorte, y<br />

compris politique. Mais nullement dans la<br />

conception mécaniste d’une laïcité stérilisée à<br />

l’occidentale. Palestine laïque, rejetant<br />

l’Occident pour participer à la construction<br />

du monde arabe, n’a de sens et de perspective<br />

que dans la conception de «l’Etat démocratique»<br />

dont parlait Marx dans sa «Question<br />

juive» et non de «l’Etat politique» de la démocratie<br />

bourgeoise. (b) Par rapport à la réalité<br />

historique dont nous avons situé le schéma, les<br />

historiens de la colonisation ou de l’assimilation<br />

coloniale, des idéologues du Contrôle<br />

civil (c) à ceux qu’un fils de la grande colonisation<br />

appelait, avec ce mépris raciste caractéristique,<br />

des «éléments avancés, ambitieux et<br />

inquiétants» (3) de la communauté juive, ont<br />

recherché les textes à l’appui de leurs thèses<br />

coloniales et isolé les excès, dus à tel aventurier<br />

local, ou à tel souverain assoiffé de violence, en<br />

oubliant, comme cet ouvrage d’un ancien<br />

Président de la Communauté israélite de<br />

Casablanca, (4) que ces excès s’étendaient<br />

aussi aux musulmans, en oubliant que le peuple<br />

musulman lui-même réprouvait ces excès.<br />

(d)<br />

Mais comment prouver que telle thèse est<br />

plus vraie que l’autre? En opposant des textes<br />

à d’autres textes, des faits nécessairement isolés<br />

par le processus même de la recherche historique<br />

à d’autres faits isolés ? Non pas.<br />

Les juifs marocains qui ont vécu cette symbiose,<br />

leurs enfants que l’organisation sioniste<br />

a pu, culturellement et idéologiquement, isoler<br />

de la nation, pourront, les yeux décillés par la<br />

réalité du sionisme, refaire surgir les faits<br />

concrets, la vie <strong>quotidien</strong>ne dominante, l’amitié<br />

profonde. Aux personnes de bonne foi qui<br />

n’ont pas vécu cette amitié, nous demanderons<br />

de réfléchir sur la signification de quelques<br />

données concrètes:<br />

Les sources du statut de «dhimmi», beaucoup<br />

plus que par les textes juridiques, sont<br />

éclairées par l’analyse de la réalité concrète,<br />

avant qu’elle ne soit déformée par les structures<br />

capitalistiques et par la colonisation, ou<br />

détruite par le sionisme. Tel était le cas des<br />

communautés rurales, où vivait environ 25%<br />

du judaïsme marocain, dispersées dans les<br />

régions montagneuses du Sud, le Haut Atlas, et<br />

les plateaux présahariens.<br />

Dans ces douars, les relations entre juifs et<br />

musulmans s’étaient développées sans entrave<br />

extérieure, dans le cadre culturel de ces communautés<br />

rurales. L’une des rares études sur<br />

cette réalité porte sur le droit coutumier des<br />

tribus du Tafilalet.<br />

Elle montre que, si chaque juif de ces vieilles<br />

communautés paysannes recherchait, non<br />

un «seigneur», comme on l’a prétendu, ni «un<br />

protecteur, ni exactement un tuteur, mais un<br />

«répondant» au sens entier du terme», (5)<br />

c’était pour des raisons bien précises liées aux<br />

coutumes juridiques des deux communautés.<br />

Le recours en justice, particulièrement, était<br />

basé sur la prestation de serment, pour le juif à<br />

l’intérieur de la synagogue, pour le musulman<br />

devant le cadi. En cas de conflit entre juif et<br />

musulman, le répondant musulman du juif<br />

prêtait serment devant le Cadi en lieu et place<br />

du juif. Ce répondant se considérait tenu de<br />

prendre les armes pour défendre ou venger le<br />

juif en cas de crime.<br />

Ceci n’empêchait pas les juifs, au même<br />

titre que les musulmans, de pouvoir «louer,<br />

acheter ou vendre des biens meubles et<br />

immeubles, locaux d’habitation ou terrains de<br />

culture sis dans la tribu.» Ils disposaient même<br />

parfois, en outre, d’un droit de préemption<br />

«dans le cas d’une aliénation consentie par un<br />

de leurs parents juifs.»<br />

Ainsi s’organisait la vie de ces deux communautés,<br />

dans ces structures «pré capitalistes»,<br />

où, pour reprendre la phrase de Marx, « la<br />

production était organisée pour l’homme, et<br />

non l’homme pour la production.» Des voyageurs<br />

européens juifs, attachés encore au<br />

contenu humain du judaïsme et non aliénés à<br />

la culture occidentale, découvraient aussi dans<br />

la vie des communautés urbaines, imprégnées<br />

des mêmes bases culturelles, de la même symbiose<br />

fraternelle avec la communauté musulmane,<br />

le sentiment de «plénitude» et comprenaient<br />

alors la «nostalgie du mellah». (6)<br />

Cette vie était à la fois close et en symbiose<br />

avec la communauté musulmane. Ce n’était<br />

pas le ghetto encerclé par un monde hostile.<br />

Aux faits déjà donnés, ajoutons le rappel,<br />

entre autres, et qui subsistent encore, des<br />

manifestations d’amitié et d’affection des<br />

musulmans aux juifs lors des fêtes religieuses,<br />

notamment des cadeaux les soirs de<br />

Mimouna, le fait, relevé avec étonnement par<br />

les observateurs européens, de la vénération<br />

par les musulmans des saints juifs.<br />

Chronique<br />

des deux rives<br />

> Suite de la page 11<br />

L’attentat raté, le futur maître de<br />

Baghdad aurait trouvé refuge dans<br />

une ferme au bord de l’Euphrate.<br />

Ironie de l’histoire : c’est là qu’il sera<br />

débusqué en 2003… Dans « Les longs<br />

jours », Saddam est incarné par le<br />

chef de sa garde présidentielle,<br />

Saddam Kamel qui lui ressemblait<br />

physiquement et qui deviendra son<br />

gendre. Après sa fuite en Jordanie, en<br />

compagnie de son frère Hussein<br />

Kamel, le film fut retiré illico presto<br />

des écrans irakiens. Les deux frères<br />

finirent tués après un retour négocié<br />

à Baghdad… Un véritable scénario<br />

shakespearien. Au moment où Tewfiq<br />

Saleh réalisait ce film à la gloire de<br />

Saddam, ce dernier était en odeur de<br />

sainteté en Occident et dans le monde<br />

arbe face à un Iran qui entendait<br />

exporter sa révolution islamique. Plus<br />

d’une monarchie et de pseudo républiques<br />

arabes étaient reconnaissants<br />

de les protéger du « péril chiite ».<br />

Mais plus tard, on lui reprochera au<br />

cinéaste exilé d’avoir cédé aux sirènes<br />

d’un dictateur … La politique a ses<br />

coups de théâtre comme au<br />

cinéma..Le film est peu connu. Le<br />

procès en sorcellerie dressé contre le<br />

réalisateur égyptien est pour beaucoup<br />

dan son effacement du paysage<br />

cinématographique. On ne lui<br />

connaît guère d’autre film après « Les<br />

longs jours »… .Un titre emblématique<br />

pour son propre destin.<br />

Tewfik Saleh a rejoint Youcef<br />

Chahine disparu en 20<strong>08</strong>. Tous deux<br />

sont nés à Alexandrie, de familles<br />

cultivées. Tewfik Saleh était marié<br />

avec une Palestinienne. Ils furent en<br />

quelque sorte d’amicaux rivaux,<br />

représentant chacun une facette<br />

d’une époque dominée par un nassérisme<br />

triomphant dont il avait une<br />

approche nuancée. Chahine a pour<br />

sa part réalisé une superproduction à<br />

la gloire de Sahah Eddine Al Ayoubi<br />

où les contempteurs ont reconnu l’effigie<br />

de Nasser. ..Mais la carrière de<br />

Chaine fut plus longue et plus prolifique.<br />

Il plut beaucoup en <strong>Fr</strong>ance où il<br />

trouva aide et admiration. Tewfik<br />

Saleh n’eut pas cette chance. Son<br />

œuvre était trop radicale pour être<br />

probablement au goût germanopratin<br />

et correspondre à l’alchimie cannoise.<br />

Le Festival de Carthage-2012<br />

rendit fort opportunément un<br />

ultime hommage à l’inclassable<br />

Tewfik Salah. Le Festival de Hergla en<br />

cours lui aussi dédié un hommage. Je<br />

garde personnellement un souvenir<br />

ému de lui, mélange d’aristocrate et<br />

d’intellectuel révolutionnaire<br />

comme on en fait plus... Durant une<br />

semaine à la rencontre des ciné-clubs<br />

à Tixeraïne (en 1974 ?) j’ai pu le<br />

côtoyer, lui poser en aparté questions<br />

et interrogations auxquelles il répondait<br />

avec élégance et précision. Il me<br />

souvient d’une question posée par<br />

l’ami Ali Ghanem à propos d’ Ismail<br />

Yassine, une sorte de Fernandel égyptien<br />

.Il eut un sourire généreux. Je<br />

l’ai vu sourire mais aussi avoir quasiment<br />

des larmes lors d’une projection<br />

au Mouggar. La copie de son film<br />

était dans un piètre état.<br />

D’autres que moi doivent se souvenir<br />

de ces moments inoubliables où<br />

les plus grands cinéastes du monde<br />

faisaient le voyage d’Alger. Tewfik<br />

Saleh nous a quittés mais ses films<br />

demeurent.<br />

A. K.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


14 dclg<br />

é a a e<br />

Kiosque inter<strong>national</strong><br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

EDITO<br />

5 300<br />

milliards<br />

au soleil<br />

L’apprentissage<br />

de la démocratie<br />

Amina Hassan Khalil, Ahram<br />

Hebdo<br />

Guillaume Maujean, Les Echos<br />

Les chiffres donnent le tournis.<br />

Chaque jour, plus de 5.300 milliards<br />

de dollars sont échangés sur<br />

le marché des devises, le plus grand de<br />

tous les marchés. C'est dix fois plus que<br />

sur les Bourses mondiales. Plus de deux<br />

années de PIB en <strong>Fr</strong>ance. En quinze ans,<br />

nous montre l'enquête de référence<br />

publiée hier par la BRI, la banque des<br />

banques centrales, les volumes négociés<br />

sur les différentes paires de monnaies<br />

ont été multipliés par 3,5. Une ascension<br />

spectaculaire, qui touche tous les instruments<br />

: les marchés au comptant, les<br />

contrats d'échanges de devises, les<br />

options… De plus en plus d'acteurs participent<br />

aux transactions, au-delà des<br />

grandes banques de marché : des entreprises,<br />

des fonds de pension, des spécialistes<br />

du trading algorithmique capables<br />

d'intervenir à la milliseconde près, des<br />

particuliers toujours plus nombreux à<br />

oser se frotter aux professionnels. Et tout<br />

indique que la valse vertigineuse des<br />

devises va encore s'accélérer ces prochaines<br />

années. L'expansion inter<strong>national</strong>e<br />

de la monnaie chinoise devrait même<br />

faire entrer le marché des changes dans<br />

une nouvelle dimension. Le yuan vient<br />

d'intégrer le Top 10 des monnaies les<br />

plus traitées, avec une part de marché<br />

encore relativement faible. Mais quand il<br />

sera pleinement convertible, le dollaryuan<br />

et l'euro-yuan seront des parités<br />

très actives, à la mesure du poids de la<br />

Chine dans le commerce mondial. En<br />

attendant, c'est le billet vert qui règne<br />

sans partage sur la planète monétaire : 9<br />

transactions sur 10 se font en dollars, et<br />

le suspense entourant les intentions de la<br />

Réserve fédérale sur ses injections mensuelles<br />

de liquidités devrait encore susciter<br />

beaucoup d'attention sur la monnaie<br />

américaine. Le yen a pris du poids ; il<br />

faut dire que dans la « guerre des changes<br />

» mondiale, les autorités japonaises<br />

n'ont pas ménagé leurs efforts pour<br />

déprécier - avec succès - leur devise.<br />

Quant à l'euro, avec 1 transaction sur 3,<br />

il est en perte de vitesse. Il conserve, certes,<br />

le deuxième rang derrière le dollar.<br />

Mais depuis sa création, jamais sa part de<br />

marché n'avait été aussi basse dans les<br />

échanges de devises. C'est l'une des<br />

conséquences de la crise des dettes souveraines,<br />

qui a contribué à diminuer le<br />

poids de l'euro dans les réserves de<br />

change mondiales. Mais on peut aussi y<br />

voir une bonne nouvelle : la monnaie<br />

unique attire moins les spéculateurs<br />

parce qu'elle est la moins volatile des<br />

grandes devises. Les contempteurs de<br />

l'euro devraient se réjouir de cette stabilité,<br />

au lieu de fustiger l'incapacité de la<br />

BCE à faire baisser une monnaie souvent<br />

jugée surévaluée.<br />

Un des documentaires<br />

marquants du festival<br />

fut Common Enemy<br />

(Espagne, Tunisie) de<br />

Jaime Otero, en<br />

diapason avec l’actualité<br />

brûlante. Il se passe au<br />

moment des premières<br />

élections libres en<br />

Tunisie.<br />

Le film présente la vision des protagonistes<br />

qui ont participé au<br />

Printemps arabe, un événement<br />

sans précédent depuis 55 ans, où<br />

des changements imminents vont modifier<br />

l’aspect social du pays, même si le parti<br />

islamiste d’Ennahda remporte la victoire.<br />

Le film interroge le rapport au langage, au<br />

mouvement social des islamistes et des<br />

sécularistes. Comment les deux sphères<br />

travaillent-elles l’appar?tenance et l’exclusion<br />

à leurs groupes, en étant acteurs avec<br />

des cultures et des stratégies différentes ?<br />

Sous l’angle de la subjectivité de la campagne<br />

d’Ennahda, l’auteur nous propose<br />

un récit histo?rique visant à définir depuis<br />

quand et sous quelle forme ce parti fait<br />

parler de lui, de sa légitimité et de son identité<br />

hégémonique. Les activistes de ce parti,<br />

selon le point de vue d’un journaliste d’une<br />

télévision publique tunisienne, ne faisaient<br />

pas partie de la mobilisation <strong>national</strong>e,<br />

partie de la ville de Sidi Bouzid, pour renverser<br />

le régime de Ben Ali. Ils étaient tous<br />

en exil. C’est depuis le retour de<br />

Ghannouchi, leur leader, de son exil à<br />

Londres, qu’ils cultivent un son de cloche<br />

identifiant le vote des islamistes au triomphe<br />

des valeurs de l’islam. Le programme<br />

de Ghannouchi est clair : régenter l’espace<br />

domestique en priorité, sacrifiant les choix<br />

économiques et politiques.<br />

« Le port du voile est obligatoire pour<br />

les femmes. Il faut s’intéresser à la famille et<br />

au mariage des jeunes le plus tôt possible »,<br />

dit-il. Son camp a misé sur le registre émotionnel.<br />

Neuf jours avant le début du vote,<br />

ses disciples ont mené une bataille contre<br />

les libertés publiques et d’expression. A<br />

l’occasion de la projection du film iranien,<br />

Persepolis, à la télévision indépendante<br />

Nessma, qui critique l’en?doctrinement<br />

religieux pour éduquer le peuple à la vigilance<br />

et au jugement, les islamistes ont<br />

mené une campagne contre le directeur de<br />

la chaîne, demandant sa démission. Les<br />

bâtons, les drapeaux noirs d’Al-Qaëda et le<br />

déchaînement des manifes?tants ont fait<br />

monter la colère des plus fanatiques jusqu’à<br />

la mise à feu de la maison de Nabil Karoui,<br />

directeur de la chaîne Nessma. « On est<br />

passé de la terreur intellectuelle sous Ben<br />

Ali, à la terreur physique qui est pire sous le<br />

discours hégémonique des islamistes »,<br />

déplore Nabil Karoui.<br />

Soulèvement<br />

Les sécularistes, rangés pour la plupart<br />

sous l’égide de Najib Chebbi, leader du<br />

parti démocratique progressiste, parlaient<br />

dans leurs campagnes du développement<br />

de l’industrie, de la mobilisation de l’aide<br />

inter<strong>national</strong>e et de la conception d’une<br />

nouvelle Constitution garantissant les<br />

droits et les libertés publiques et civiques.<br />

D’un côté, on avait donc un discours identitaire<br />

hégémonique, de l’autre un discours<br />

modéré, accentuant les enjeux d’avenir.<br />

Cependant, qui reconnaît<br />

la légitimité des<br />

acteurs et de leurs programmes<br />

? C’est le peuple.<br />

La clé est donc dans<br />

la diversité et le pluralisme<br />

des publics, comme<br />

le souligne Siham, directrice<br />

de la Radio indépendante<br />

Kalima. De<br />

même, des membres de<br />

la population, désabusés,<br />

ont évoqué l’importance<br />

d’un rôle à attribuer aux<br />

jeunes, fiers de leurs réalisations<br />

à Sidi Bouzid, fief de la révolution.<br />

Par ailleurs, le film explore les différents<br />

champs et espaces de communication et<br />

d’expression, où se négocient les rapports<br />

de pouvoir et les nouvelles légitimités,<br />

radios libres, télévisions indépendantes, y<br />

compris la rue.<br />

Cependant, il était illusoire d’imaginer<br />

Le fin mot du film<br />

est qu’explorer<br />

toutes les<br />

possibilités,<br />

expérimenter<br />

différentes options<br />

c’est faire<br />

l’Histoire, c’est<br />

construire ensemble.<br />

que l’étouffement prolongé de la vie politique,<br />

du débat contradictoire, sous Ben Ali,<br />

ne pèserait pas sur les premiers scrutins.<br />

Dans de tels cas, les électeurs confirment<br />

souvent l’influence des<br />

forces sociales ou institutionnelles<br />

des mieux<br />

structurés (les grandes<br />

familles, l’armée) ou celle<br />

des groupes organisés qui<br />

ont maillé leurs réseaux<br />

clandestins pour échapper<br />

à la répression,<br />

comme ce fut le cas des<br />

activistes d’Ennahda en<br />

Tunisie, et des <strong>Fr</strong>ères<br />

musulmans en Egypte.<br />

Les nouveaux dirigeants<br />

ont sacrifié ces<br />

choix au profit de la conquête du pouvoir.<br />

Résultat, des manifestations géantes organisées<br />

par une coalition hétéroclite ont pris<br />

de nouveau le chemin de la rue, aussi bien<br />

en Egypte qu’en Tunisie. Le fin mot du film<br />

est qu’explorer toutes les possibilités, expérimenter<br />

différentes options c’est faire<br />

l’Histoire, c’est construire ensemble.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


Kiosque inter<strong>national</strong> dclg<br />

é<br />

a a<br />

Analyses &<br />

Décryptages<br />

e<br />

15<br />

FOOTBALL<br />

Les Fennecs ont-ils été<br />

drogués dans les années 1980?<br />

Farid Allilat, Jeune Afrique<br />

Dans les années<br />

1980, ils ont fait les<br />

beaux jours de<br />

l'équipe <strong>national</strong>e<br />

de football.<br />

Aujourd'hui, au<br />

moins neuf<br />

anciens Fennecs<br />

ont des enfants<br />

handicapés.<br />

Conséquence de<br />

traitements qui<br />

leur ont été<br />

administrés ?<br />

Après trois années<br />

de combat, ils n'ont<br />

toujours pas de<br />

réponse des<br />

autorités.<br />

Lorsque Mohamed Kaci-<br />

Saïd, 55 ans, évoque son<br />

calvaire, il passe de la rage<br />

à l'abattement. L'ancien<br />

footballeur inter<strong>national</strong> algérien,<br />

qui a participé en 1986 au<br />

Mondial au Mexique, est le père<br />

de Madina, 27 ans, née handicapée<br />

physique et mentale. "J'étais si<br />

choqué à sa naissance que j'ai<br />

refusé durant quatre ans d'avoir<br />

d'autres enfants, soupire-t-il.<br />

Entre les soins, la prise en charge<br />

et les médicaments au <strong>quotidien</strong>,<br />

nous n'avons plus de vie. C'est<br />

tellement pénible que ma fille me<br />

dit parfois : "Papa, j'ai envie de<br />

mourir parce que je ne supporte<br />

pas de vous voir souffrir, toi et<br />

maman...""<br />

Pour Kaci-Saïd, qui a aussi<br />

perdu un bébé dix jours après sa<br />

naissance, les déficiences mentales<br />

de Madina ne sont ni une<br />

"volonté de Dieu" ni la conséquence<br />

d'une maladie héréditaire.<br />

Kabyle, marié (depuis 1983) à une<br />

femme d'origine turque - ce qui<br />

écarte tout soupçon de consanguinité<br />

-, il a mené des recherches<br />

au sein de sa famille et de sa bellefamille<br />

pour trouver des antécédents<br />

de handicap : nulle trace. Le<br />

mal dont souffre sa fille a donc,<br />

selon lui, pour origine les traitements<br />

qu'il prenait quand il<br />

jouait en équipe <strong>national</strong>e. "Des<br />

médecins russes nous gavaient de<br />

pilules pour nous permettre -<br />

expliquaient-ils - de récupérer de<br />

nos efforts, affirme-t-il à Jeune<br />

Afrique. Aujourd'hui, je suis<br />

convaincu que nous étions des<br />

cobayes, avec des terrains de foot<br />

pour laboratoires. Aussi, nous<br />

voudrions savoir si nous avons été<br />

dopés et pourquoi nos enfants<br />

sont malades."<br />

Car Mohamed Kaci-Saïd n'est<br />

pas le seul inter<strong>national</strong> algérien à<br />

avoir engendré des enfants souffrant<br />

de graves handicaps. C'est le<br />

cas d'au moins huit autres<br />

joueurs de la sélection des années<br />

1980, dont les attaquants Djamel<br />

Menad et Tedj Bensaoula, les<br />

défenseurs Mohamed Chaïb et<br />

Mustapha Kouici, le milieu de terrain<br />

Salah Larbès ou le gardien de<br />

but Mehdi Cerbah. Et la liste ne se<br />

limite pas aux footballeurs. Elle<br />

comprend également de nombreux<br />

sportifs (judokas, athlètes,<br />

handballeurs, etc.) de cette génération<br />

passés par l'Institut des<br />

sciences et de la technologie du<br />

sport (ISTS) de Ben Aknoun, sur<br />

les hauteurs d'Alger, où enseignaient<br />

alors des ressortissants du<br />

bloc soviétique.<br />

Des comprimés de<br />

différentes<br />

couleurs, censés<br />

améliorer les<br />

performances<br />

Certes, rien ne permet d'établir<br />

un lien entre les handicaps<br />

des enfants et les substances<br />

administrées à leurs parents, tout<br />

comme il est difficile pour la<br />

science de statuer sur les soupçons<br />

de dopage trente ans après<br />

les faits. Mais les témoignages des<br />

joueurs, les déclarations contradictoires<br />

de l'un des médecins<br />

incriminés, le nombre élevé (près<br />

d'une quinzaine) d'enfants déficients<br />

ainsi que les ressemblances<br />

frappantes avec des cas de dopage<br />

avérés dans les anciennes républiques<br />

d'Europe de l'Est laissent<br />

perplexe.<br />

C'est en 1980 que Mohamed<br />

Kaci-Saïd, alors âgé de 22 ans,<br />

connaît sa première sélection. À<br />

l'époque, l'équipe <strong>national</strong>e est<br />

dirigée par le Yougoslave Zdravko<br />

Rajkov, qui s'est attaché, trois<br />

mois après sa nomination, les services<br />

du Russe Sacha Tourdiev,<br />

professeur de biochimie à l'ISTS<br />

de Ben Aknoun. Kaci-Saïd<br />

raconte : "Tourdiev nous donnait<br />

des comprimés de différentes<br />

couleurs. Nous les prenions uniquement<br />

lors de nos stages [avec<br />

la sélection], jamais en club. Le<br />

matin, tout le monde y avait<br />

droit. Il nous expliquait que ces<br />

pilules étaient sans danger, destinées<br />

à améliorer nos performances."<br />

Rapidement, Tourdiev met à<br />

l'écart Rachid Hanifi, médecin de<br />

l'équipe <strong>national</strong>e algérienne<br />

entre 1979 et 1981, en lui dissimulant<br />

les dossiers médicaux des<br />

joueurs. "Je soupçonnais des techniques<br />

d'évaluation douteuses,<br />

mais je ne pouvais rien faire dès<br />

lors que je n'avais plus accès aux<br />

dossiers, souligne Hanifi, qui<br />

nous reçoit dans son bureau.<br />

Lorsque j'ai signalé ces anomalies<br />

à la hiérarchie et au ministère des<br />

Sports, on m'a demandé de tolérer<br />

cette façon de faire. Ne pouvant<br />

l'accepter, j'ai démissionné.<br />

Qu'ont-ils fait après ? Je ne saurais<br />

le dire, mais ces handicaps<br />

sont pour le moins troublants."<br />

La prescription des pilules disparaît<br />

en mars 1982, dès l'arrivée<br />

à la tête de l'équipe de<br />

Mahieddine Khalef. "Avec lui,<br />

plus aucun comprimé n'a été<br />

délivré aux joueurs, mis à part les<br />

médicaments habituels", soutient<br />

Mohamed Chaïb. Kaci-Saïd<br />

acquiesce : "Les pilules ont disparu<br />

avec le départ du Russe.<br />

Comme par enchantement."<br />

Tourdiev dopait-il les joueurs à<br />

l'insu du staff algérien ? Menait-il<br />

des expérimentations clandestines<br />

? Mahieddine Khalef est catégorique<br />

: "Le dopage existait dans<br />

les pays de l'Est, mais pas en<br />

<strong>Algérie</strong>, affirmait-il en novembre<br />

2011. Tout était strictement<br />

contrôlé par le Centre <strong>national</strong> de<br />

médecine du sport."<br />

Sauf que les pilules reviennent<br />

avec le Russe Guennadi Rogov,<br />

nommé sélectionneur en octobre<br />

1986. Cette fois-ci, Tourdiev cède<br />

la place à Aleksander Tabarchouk,<br />

dit Sacha. Professeur de biochimie<br />

à l'ISTS, Tabarchouk parle un<br />

français approximatif et traîne<br />

une réputation peu flatteuse à<br />

l'Institut. "Il était réservé et dispensait<br />

ses cours avec l'aide d'un<br />

interprète. Calculateur, il monnayait<br />

parfois les notes des examens<br />

en réclamant des étudiantes<br />

quelques faveurs", confie l'une de<br />

ses élèves, qui a requis l'anonymat<br />

et s'étonne : "Je ne comprends pas<br />

comment un prof de biochimie<br />

peut s'occuper de la santé des<br />

internationaux algériens."<br />

"Des vitamines<br />

françaises, du<br />

magnésium..."<br />

Dès le premier stage des<br />

Fennecs de l'ère Rogov, les<br />

fameux comprimés bleus, jaunes,<br />

rouges et verts réapparaissent.<br />

Toujours enveloppés dans des<br />

sachets en plastique, jamais<br />

accompagnés d'étiquettes, de<br />

prescriptions ou de notices.<br />

"Sacha pouvait nous réveiller<br />

même à 6 heures du matin pour<br />

nous demander de les prendre",<br />

lâche Kaci-Saïd. Alors buteur de<br />

l'équipe <strong>national</strong>e - et<br />

aujourd'hui père de Rima, 19 ans,<br />

handicapée mentale et physique -<br />

, Djamel Menad "[se souvient]<br />

très bien de ce médecin russe qui<br />

[leur] donnait des pilules jaunes<br />

qu'[ils prenaient], à l'époque,<br />

sans savoir quoi que ce soit". "Je<br />

trouvais leur forme un peu<br />

bizarre, note-t-il, mais comme le<br />

médecin insistait sur le fait que<br />

c'était de simples vitamines, du<br />

magnésium, on les prenait." Un<br />

jour, l'inter<strong>national</strong> Réda<br />

Abdouche en demande l'origine<br />

au Russe ; gêné, celui-ci rétorque :<br />

"Ce sont des vitamines que j'ai<br />

ramenées à la hâte..."<br />

Aujourd'hui âgé de 72 ans, installé<br />

dans son Oural natal,<br />

Aleksander Tabarchouk ne nie<br />

pas l'usage des comprimés mais<br />

soutient qu'il n'y avait que des<br />

vitamines - "des vitamines françaises",<br />

précise-t-il - et des "nutriments<br />

pour enfants". Où se procurait-il<br />

ces derniers ? En<br />

Hollande, confiait-il au site algérien<br />

DZ Foot en novembre 2011.<br />

"J'ai donné deux ou trois sortes de<br />

vitamines françaises, ajoutait-il,<br />

évasif, un mois plus tard sur la<br />

chaîne de télévision <strong>Fr</strong>ance 2. J'ai<br />

aussi utilisé des vitamines suisses,<br />

du Supradyn et d'autres, toutes<br />

achetées par la fédération algérienne."<br />

"J'aimerais bien que Sacha<br />

Tabarchouk vienne s'expliquer en<br />

<strong>Algérie</strong>, soupire Kaci-Saïd. Il dit<br />

que ce sont des médicaments<br />

pour nourrissons, mais nous<br />

n'étions pas des nourrissons,<br />

nous étions des athlètes de haut<br />

niveau. Et dire qu'à l'institut de<br />

Ben Aknoun ce médecin faisait<br />

des expériences sur les animaux !<br />

Pour lui, nous étions des rats de<br />

laboratoire."<br />

Trois ans après avoir éclaté,<br />

l'affaire, dont la presse avait fait<br />

ses choux gras, semble reléguée<br />

aux oubliettes. Mohamed Chaïb<br />

et son épouse ont effectué des<br />

analyses en <strong>Fr</strong>ance et consulté un<br />

spécialiste. Diagnostic de ce dernier<br />

: il n'y a aucune raison qu'ils<br />

engendrent des enfants handicapés.<br />

"Cherchez du côté de vos<br />

médecins russes." Sous la pression<br />

des parents, certains des<br />

enfants affectés ont été admis<br />

dans un hôpital proche d'Alger<br />

pour une série d'examens. Après<br />

analyses, les spécialistes ont<br />

conclu à l'impossibilité de lier<br />

leurs handicaps aux substances<br />

ingurgitées par leurs pères trente<br />

ans plus tôt.<br />

Pas de soutient du<br />

gouvernement<br />

À l'instar de Kaci-Saïd, les<br />

anciens sportifs déplorent l'attitude<br />

des autorités. "Je ne veux pas<br />

entendre parler de ce dossier",<br />

aurait tranché, lapidaire, l'ancien<br />

ministre de la Jeunesse et des<br />

Sports Hachemi Djiar lorsqu'il en<br />

eut vent. Son successeur,<br />

Mohamed Tahmi, a bien reçu<br />

Menad, Chaïb et Kaci-Saïd, mais<br />

il leur a recommandé de "ne plus<br />

ébruiter l'affaire", s'engageant "à<br />

ce que les parents et les enfants<br />

soient pris en charge". Plusieurs<br />

mois après cette promesse, le dossier<br />

est bloqué dans les méandres<br />

de l'administration. Au ministère,<br />

on répond qu'il suit son cours,<br />

sans plus de précisions. L'avocat<br />

des ex-mondialistes, Mourad<br />

Boutadjine, dénonce, lui, la mauvaise<br />

foi des responsables et<br />

menace de porter l'affaire en justice.<br />

Révolté, Kaci-Saïd assure que<br />

les parents sont livrés à euxmêmes<br />

: "Aucune prise en charge<br />

de l'État, pas d'aide. Nous comptons<br />

sur nous-mêmes, la famille<br />

et la solidarité des <strong>Algérie</strong>ns. Si on<br />

me donne le choix entre la santé<br />

de ma fille et la Coupe du monde,<br />

je choisis ma fille. C'est pour cela<br />

que nous n'allons pas nous taire."<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E<br />

Les<br />

gens<br />

«<br />

Le pape <strong>Fr</strong>ançois<br />

A l'initiative de l'Eglise catholique, une journée de jeûne et de prière est organisée samedi dans le<br />

monde entier contre toute intervention armée en Syrie. Une grande veillée est prévue samedi soir<br />

sur la place Saint-Pierre à Rome en compagnie du pape <strong>Fr</strong>ançois. «Que s'élève fortement sur toute<br />

la terre le cri de la paix !", a lancé le pape argentin en appelant avec force les 1,2 milliard de<br />

catholiques, les autres chrétiens, les fidèles des autres religions ainsi que les athées à se<br />

rassembler contre la guerre en Syrie. «La paix est un bien qui dépasse toute barrière parce qu'elle<br />

est un bien de toute l'humanité», a encore tweeté le pape vendredi. La veillée de prière sur la<br />

place Saint-Pierre aura lieu de 19h00 à 23h00. Le pape, présent pendant les quatre heures, s'y<br />

exprimera d'ailleurs brièvement. Temps de silence et de prière alterneront.<br />

Syrie<br />

Obama ne lâche pas prise<br />

Le président américain, Barack Obama, a demandé aux membres du Congrès américain de<br />

ne pas rester aveugle devant l'usage d'armes chimiques par le régime syrien, hier dans son<br />

allocution hebdomadaire à la radio.<br />

On ne peut pas rester<br />

aveugle devant<br />

les images de Syrie<br />

que nous avons<br />

vues. (...) C'est pourquoi je<br />

demande aux membres du<br />

Congrès, des deux partis, de s'unir<br />

et d'agir pour promouvoir le<br />

monde dans lequel nous voulons<br />

vivre, le monde que nous voulons<br />

laisser à nos enfants et aux futures<br />

générations», a déclaré le président<br />

américain qui cherche à<br />

obtenir l'accord du Congrès pour<br />

des frappes en Syrie. Il faut dire<br />

que la diplomatie américain a<br />

multiplié les sorties médiatiques<br />

et les contacts depuis le Sommet<br />

du G20. Le secrétaire d'Etat américain<br />

John Kerry est arrivé avanthier<br />

soir à Vilnius pour une brève<br />

tournée en Europe afin de tenter<br />

de convaincre ses homologues de<br />

l'UE du bien-fondé du projet de<br />

frappes sur la Syrie. L'avion de M.<br />

Kerry, dont c'est le 14e voyage en<br />

Nigeria<br />

nigériane a affirmé hier avoir<br />

tué une cinquantaine de combattants<br />

L'armée<br />

islamistes de Boko Haram, en représailles<br />

à une attaque contre des civils dans le<br />

nord-est du pays. Les soldats ont poursuivi les<br />

terroristes jusqu'à leur camp, appuyés par des<br />

moyens aériens, et quelque 50 insurgés ont été<br />

tués dans la fusillade, a déclaré le porte-parole<br />

militaire de la zone, Sagir Musa, à la presse,<br />

dans la ville de Maiduguri (Etat de Borno,<br />

nord-est). Les troupes poursuivent le reste des<br />

terroristes en bloquant toustes les voies par lesquelles<br />

ils pourraient s'enfuir, a ajouté le porteparole.<br />

Cette opération s'est déroulée dans<br />

l'Etat de Borno, fief historique de Borko<br />

six mois, a atterri à minuit<br />

(21H00 GMT) dans la capitale<br />

lituanienne où a lieu depuis vendredi<br />

une réunion des ministres<br />

des Affaires étrangères de 28 pays<br />

de l'Union européenne, a constaté<br />

un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.<br />

Il doit rencontrer ses<br />

homologues lors d'une session<br />

informelle samedi matin, selon le<br />

département d'Etat. M. Kerry, très<br />

en pointe depuis deux semaines<br />

sur la crise syrienne, tentera d'accroître<br />

le soutien inter<strong>national</strong> au<br />

projet du président Barack<br />

Obama de frappes militaires<br />

ciblées et limitées contre la Syrie,<br />

après l'attaque aux armes chimiques<br />

du 21 août imputée au<br />

régime de Bachar al-Assad. Mais<br />

la plupart des pays européens sont<br />

réticents devant la perspective de<br />

cette opération armée, qui se<br />

ferait sans l'aval de l'ONU. Un responsable<br />

du département d'Etat<br />

accompagant son ministre a dit<br />

tabler sur des discussions précises<br />

et circonstanciées entre M. Kerry<br />

et les 28 ministres européens.<br />

Mais il y a des divisions au sein de<br />

l'UE, a pointé le diplomate américain.<br />

Aux yeux de Washington, la<br />

voie des Nations unies est bloquée<br />

et la communauté inter<strong>national</strong>e<br />

doit donc agir en dehors de ce<br />

cadre. Parmi les pays européens<br />

alliés des Etats-Unis dans la crise<br />

syrienne, le responsable a cité le<br />

Danemark et la Bosnie et salué la<br />

<strong>Fr</strong>ance qui a dit vouloir se joindre<br />

à une riposte inter<strong>national</strong>e. Il<br />

s'est félicité d'une coopération<br />

très étroite avec les <strong>Fr</strong>ançais<br />

depuis le début de la révolution<br />

syrienne en 2011. M. Kerry discutera<br />

aussi avec ses homologues<br />

européens de l'Egypte et des négociations<br />

directes en cours entre les<br />

Israéliens et les Palestiniens, selon<br />

le département d'Etat. Sur le terrain<br />

la situation n’est guère<br />

réjouissante. Un bateau de pêche<br />

avec à son bord 300 Syriens et<br />

Afghans a été arraisonné avanthier<br />

soir par les gardes-côtes italiens.<br />

Ces derniers ont transporté<br />

les demandeurs d'asile jusqu'en<br />

Sicile. L'embarcation transportant<br />

les demandeurs d'asile avait été<br />

repérée à environ 30 milles nautiques<br />

au sud-est du port sicilien de<br />

Syracuse où abordent un nombre<br />

croissant de réfugiés syriens<br />

depuis quelques semaines. Un<br />

hélicoptère des gardes-côtes a<br />

d'abord largué des bouteilles<br />

d'eau potable pour les occupants<br />

du bateau dont plusieurs souffraient<br />

de déshydratation. Les<br />

demandeurs d'asile ont ensuite été<br />

transbordés sur deux navires des<br />

gardes-côtes qui les ont emmenés<br />

en Sicile. Des milliers de Syriens<br />

fuyant la guerre civile sont arrivés<br />

cette année en Italie après avoir<br />

souvent transité par l'Egypte et la<br />

Turquie.<br />

Synthèse Y. R.<br />

L'armée affirme avoir tué 50 islamistes<br />

Haram, où l'armée combat les insurgés depuis<br />

quatre ans. Jeudi, des hommes armés soupçonnés<br />

d'appartenir à Boko Haram avaient tué<br />

quinze personnes en ouvrant le feu sur le marché<br />

de la ville de Gajiran (nord-est), selon les<br />

témoignages d'habitants. Boko Haram rejette<br />

tout dialogue avec le gouvernement et affirme<br />

combattre pour la création d'un Etat islamique<br />

dans le nord du Nigeria. Depuis la mi-mai, l'armée<br />

mène une vaste offensive dans cette région<br />

placée sous état d'urgence, pour tenter de mettre<br />

fin à l'insurrection islamiste. Les violences<br />

de Boko Haram et leur répression souvent brutale<br />

ont fait plus de 3 600 morts depuis 20<strong>09</strong><br />

selon l'ONG Human Rights Watch.<br />

Sur le fil<br />

Japon<br />

Quatre navires des<br />

garde-côtes chinois sont<br />

entrés vendredi dans les<br />

eaux territoriales d'îles<br />

situées en mer de Chine<br />

orientale, au coeur d'une<br />

dispute entre Tokyo et<br />

Pékin, ont rapporté<br />

samedi des médias<br />

japonais et chinois. Les<br />

navires sont entrés vers<br />

20H15 locales (11H15<br />

GMT) dans les eaux de<br />

l'île de Uotsurijima, une<br />

des cinq îles de<br />

l'archipel des Senkaku<br />

administrées par le<br />

Japon mais revendiquées<br />

par la Chine sous le nom<br />

de Diaoyu, a indiqué<br />

l'agence japonaise Jiji<br />

Press. Les garde-côtes<br />

sont restés environ deux<br />

heures avant de repartir,<br />

a-t-elle ajouté. Une flotte<br />

de quatre navires de<br />

garde-côtes chinois a<br />

patrouillé vendredi dans<br />

les eaux territoriales<br />

entourant l'archipel des<br />

Diaoyu, a rapporté de<br />

son côté l'agence<br />

officielle Chine nouvelle,<br />

se référant à<br />

l'Administration<br />

océanique d'Etat (SOA).<br />

Australie<br />

La télévision publique<br />

australienne ABC a<br />

annoncé samedi la<br />

victoire aux élections<br />

<strong>national</strong>es de<br />

l'opposition<br />

conservatrice menée par<br />

Tony Abbott, qui devrait<br />

donc succéder au<br />

travailliste Kevin Rudd à<br />

la tête de l'Australie. La<br />

coalition (dominée par<br />

les conservateurs) est<br />

déjà assurée d'avoir<br />

remporté 74 sièges. A<br />

partir de là, ils vont avoir<br />

la majorité. Je pense que<br />

nous pouvons dire que<br />

le gouvernement a<br />

perdu, a déclaré Antony<br />

Green, le spécialiste des<br />

élections de la chaîne de<br />

télévision. ABC prévoit<br />

que la coalition dominée<br />

par le parti d'opposition,<br />

le parti libéral, aura 90<br />

sièges, contre 58 pour<br />

les travaillistes du<br />

Premier ministre sortant<br />

Kevin Rudd. Les deux<br />

sièges restants iront aux<br />

formations<br />

indépendantes.<br />

Guatemala<br />

Un puissant séisme de<br />

6,3 de magnitude sur<br />

l'échelle ouverte de<br />

Richter a secoué dans la<br />

nuit de vendredi à<br />

samedi le Guatemala et<br />

le Salvador limitrophe, a<br />

annoncé l'observatoire<br />

sismologique à San<br />

Salvador. L'épicentre de<br />

la secousse, enregistrée<br />

à 18H13 (00H13 GMT), a<br />

été localisé sur la côte<br />

pacifique du Guatemala,<br />

entre les frontières du<br />

Guatemala et du<br />

Mexique, a indiqué à<br />

l'AFP un porte-parole de<br />

l'observatoire. Les<br />

services géologiques<br />

américains ont quant à<br />

eux fait état d'une<br />

secousse de 6,5 sur la<br />

magnitude du moment.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B<br />

Assassinats politiques en Tunisie<br />

Un avocat proche de<br />

Hollande s’implique<br />

Les gens<br />

Hassen Chalghoumi<br />

17<br />

L'opposition a appelé à une nouvelle manifestation hier à Tunis, date<br />

des célébrations du 40 e jour après la mort du député Mohamed Brahmi,<br />

tué par balles devant son domicile, le 25 juillet.<br />

L’agresseur de l’imam de<br />

Drancy a été condamné à un<br />

mois et seize jours de prison<br />

avec sursis par un tribunal de<br />

Tunis, a appris jeudi l'AFP<br />

auprès d'une source judiciaire.<br />

«Le tribunal cantonal de Tunis a<br />

rendu son jugement le 3<br />

septembre et l'a condamné à<br />

un mois et seize jours de prison<br />

avec sursis», a indiqué cette<br />

source. Il a identifié l'accusé,<br />

qui dispose des <strong>national</strong>ités<br />

française et tunisienne, comme<br />

Mohamed Karim Ben Khaled<br />

Ayed Khlifa. Il a été condamné<br />

pour coups et blessures et<br />

diffamation.<br />

Six mois auparavant, le 6 février, l'opposant de<br />

gauche Chokri Belaïd avait été lui aussi assassiné<br />

dans des circonstances similaires. Ces<br />

deux meurtres, qui ont ébranlé le pouvoir<br />

dominé par les islamistes du parti Ennahda et plongé<br />

la Tunisie dans une crise profonde, sont liés, selon la<br />

police tunisienne, qui a désigné les auteurs présumés,<br />

des partisans d'Ansar Al-Chari’a. Basma Khalfaoui,<br />

veuve de Chokri Belaïd a toujours remis en cause la<br />

version officielle. Pour elle, on veut éloigner l’enquête<br />

sur les véritables commanditaires des deux assassinats<br />

politiques. Elle vient de décider de faire appel à l'avocat<br />

français Jean-Pierre Mignard, un spécialiste du<br />

droit pénal, engagé au Parti socialiste et proche de<br />

<strong>Fr</strong>ançois Hollande. De retour dans son cabinet parisien,<br />

vendredi, au lendemain d'un déplacement à<br />

Tunis, ce dernier dénonce sur les colonnes du journal<br />

Le Monde «une affaire extrêmement grave traitée de<br />

manière banale». «S'il s'agit d'une même entreprise<br />

terroriste criminelle, il faut réunir les procédures et<br />

ouvrir une information judiciaire commune, exposet-il.<br />

Or, les juges travaillent dans leur coin et chacun, à<br />

part le parquet, ne voit qu'un bout des dossiers.» «Ou<br />

bien, poursuit-il, la justice n'est-elle là que pour mettre<br />

un coup de tampon sur ce que dit la police ?»<br />

M e<br />

Mignard cite pour exemple les déclarations du<br />

ministère de l'intérieur, selon lequel la même arme, un<br />

9-mm, aurait été utilisée dans les deux assassinats.<br />

«Mais le dossier du juge d'instruction ne contient<br />

aucune expertise balistique !», s'étonne l'avocat. Le 13<br />

mai, le magistrat chargé de l'enquête a bien envoyé<br />

une demande d'expertise à un laboratoire néerlandais,<br />

mais ce dernier n'aurait officiellement pas rendu ses<br />

conclusions, au motif que la peine de mort n'a pas été<br />

abolie en Tunisie.<br />

Y.C/ Agences<br />

Mauritanie<br />

Tensions chez les réfugiés<br />

maliens<br />

Analphabétisme<br />

La Maroc manipule<br />

ses chiffres!<br />

Plus de 70 000 réfugiés maliens<br />

vivent dans le camp<br />

mauritanien de M'bera depuis<br />

des mois. Un camp immense<br />

qui a connu, depuis son<br />

ouverture en 2012, des<br />

relations tendues et<br />

conflictuelles entre les<br />

populations civiles et le Haut<br />

Commissariat aux réfugiés<br />

(HCR) chargé de la gestion du<br />

camp. Jeudi dernier, une<br />

altercation a eu lieu entre des<br />

réfugiés cherchant à se faire<br />

enregistrer et les agents<br />

chargés de cette opération.<br />

Selon des témoins, un agent a<br />

manqué de respect à un couple<br />

de personnes âgées. En<br />

réaction, selon le HCR, des<br />

stocks de vivres ont été pillés.<br />

Le préfet adjoint de Bassiknou,<br />

la commune voisine, a reçu une<br />

délégation des réfugiés avanthier.<br />

Ces derniers ont exprimé<br />

leur ras-le-bol devant le<br />

comportement de certains<br />

agents du HCR. Mohamed ag<br />

Malha a assisté à cette réunion<br />

et confirme ce sentiment de<br />

colère chez les réfugiés.<br />

Les derniers chiffres officiels sur l'analphabétisme<br />

au Maroc viennent d'être publiés et révèlent une<br />

importante baisse de 28% en dix ans. Certains<br />

médias locaux ont relevé la contradiction des taux<br />

avancés. Le nombre de personne au Maroc qui ne<br />

savent ni lire ni écrire, a fortement reculé ces dernières<br />

années, à en croire en tout cas, les chiffres officiels.<br />

Estimé à 43% en 2004, le taux d’analphabétisme est<br />

passé à 28% de la population âgée de plus de 10 ans,<br />

d’après les résultats de l’enquête <strong>national</strong>e réalisée par<br />

la Direction de la lutte contre l'analphabétisme<br />

(DLCA) relevant du ministère de l'Education <strong>national</strong>e,<br />

rapporte la MAP. Cependant, comme la majorité<br />

des statistiques officielles sur des informations à portée<br />

inter<strong>national</strong>es, on note encore des incohérences<br />

qui laissent perplexe. En effet, le Haut-Commissariat<br />

au plan (HCP) a parlé d’un taux de 39,7%, quand<br />

dans sa loi de Finances 2012, le ministère des Finances<br />

indiquait qu’en 2010, le taux d’analphabétisme au<br />

Maroc était de 30%. Aujourd’hui, le ministère de<br />

l’Education <strong>national</strong>e affirme qu’il est de 28%. Cela<br />

insinuerait que le recul de l’analphabétisme n’a été<br />

que de 2% entre 2010 et 2012.<br />

Or, s’il faut considérer que le nombre de bénéficiaires<br />

des programmes du ministère a «progressivement»<br />

augmenté au fil des ans, comme le fait croire le département<br />

d’El Ouafa, on se rend compte que les choses<br />

ne sont pas très claires.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong><br />

Nouvelle autoroute côtière libyenne<br />

Deux entreprises italiennes<br />

s’affrontent<br />

Le projet de construction de la<br />

nouvelle autoroute côtière<br />

libyenne allant de Marj à<br />

Emsaâd à la frontière<br />

égyptienne ravive les tensions<br />

entre deux groupes de<br />

construction italiens. Salini<br />

Impregilo et Emaco Group/CMB<br />

JV ont fait une offre respective<br />

de 963 millions d’euros et 945<br />

millions d’euros pour réaliser le<br />

premier lot d’une longueur de<br />

400 km. Salini Impregilo a été<br />

déclaré adjudicataire par Ras<br />

Ejder-Emssad Expressway<br />

Projet Management qui gère ce<br />

dossier en association avec le<br />

Premier ministre libyen et la<br />

Banque centrale. Les parties les<br />

plus importantes du projet<br />

comprennent la construction de<br />

12 ponts de 2,2 kilomètres de<br />

longueur, 8 aires de service et 6<br />

aires de stationnement. Le<br />

gouvernement italien soutient<br />

ce contrat par l’apport d’un<br />

cautionnement d'exécution de<br />

2% du montant du contrat et un<br />

préfinancement de 15% des<br />

montants des travaux. Emaco &<br />

CMB JV tente de dénoncer en<br />

justice le choix de Salini<br />

Impregilo et se positionne déjà<br />

sur le deuxième lot du contrat<br />

qui prévoit la construction d’un<br />

tronçon allant de Misrata et la<br />

frontière tunisienne.


18<br />

> S P O R T S<br />

Après l’Allemagne<br />

L’Espagne et la<br />

Belgique tout près<br />

de l’objectif<br />

L'Espagne et la Belgique ont fait<br />

vendredi un grand pas vers la Coupe du<br />

monde 2014, tout comme l'Allemagne<br />

qui a vu Miroslav Klose égaler avec un<br />

68 e but en sélection le vieux record de<br />

Gerd Müller. L'Italie est également très<br />

bien partie pour aller au Brésil<br />

directement, de même que les Pays-<br />

Bas malgré un nul (2-2) arraché en<br />

Estonie, alors que l'Angleterre a pris<br />

les commandes d'un groupe toujours<br />

très serré. Les Espagnols, champions<br />

d'Europe et du monde en titre, sont<br />

allés l'emporter (2-0) en Finlande,<br />

faisant bien moins de cas de leur<br />

adversaire qu'au match aller, quand ils<br />

avaient été contraints au nul chez eux.<br />

Un but de Jordi Alba, un autre d'Alvaro<br />

Negredo et l'Espagne a conforté son<br />

avance en tête du groupe I. Elle a<br />

désormais une marge de trois points<br />

sur la <strong>Fr</strong>ance, tenue en échec en<br />

Géorgie, avec deux matches à domicile<br />

à disputer le mois prochain. La<br />

Belgique et sa génération très<br />

prometteuse, qui avait donné du fil à<br />

retordre aux Bleus il y a moins d'un<br />

mois, est également en passe de se<br />

qualifier pour le Mondial après avoir<br />

battu l'Ecosse chez elle (2-0). Les<br />

Diables rouges ont cinq points<br />

d'avance sur la Croatie, qui est allée<br />

faire match nul (1-1) en Serbie, avec<br />

trois matches encore à disputer. La<br />

Croatie possède une telle marge sur<br />

ses poursuivants qu'elle est quasiment<br />

assurée, si elle ne ravit pas la tête du<br />

groupe, d'aller en barrages. Si<br />

Cristiano Ronaldo a inscrit un triplé qui<br />

a sorti le Portugal d'un mauvais pas en<br />

lui permettant de s'imposer (4-2) en<br />

Irlande du Nord et garder la tête du<br />

groupe F devant la Russie (4-1) face au<br />

Luxembourg), l'homme du soir se<br />

nomme Miroslav Klose.<br />

Emmanuel Rivière<br />

Le rêve d’un Bleu<br />

Emmanuel Rivière, actuel meilleur<br />

buteur du championnat de <strong>Fr</strong>ance, se<br />

dit prêt à relever les défis proposés par<br />

son club, Monaco, et aussi réaliser son<br />

rêve de rejoindre l'équipe de <strong>Fr</strong>ance.<br />

Inter<strong>national</strong> dans ses jeunes années,<br />

des moins de 17 ans aux Espoirs,<br />

l'attaquant âgé de 23 ans a déjà inscrit<br />

cinq buts avec son club leader de la<br />

Ligue 1.<br />

Vendredi, lors d'une conférence de<br />

presse, il s'est dit sensible aux propos<br />

de Didier Deschamps, le sélectionneur<br />

de l'équipe de <strong>Fr</strong>ance, qui a dit suivre<br />

son évolution.<br />

«Il a dit qu'il me suivait et que je devais<br />

continuer à travailler. C'est exactement<br />

le discours que je me tiens en ce<br />

moment, car je sais que rien ne viendra<br />

facilement», dit-il. «L'équipe de <strong>Fr</strong>ance,<br />

tout joueur rêve d'en porter un jour le<br />

maillot et c'est mon cas.»<br />

Sachant que cette consécration ne<br />

viendra qu'à force de travail,<br />

Emmanuel Rivière n'entend pas brûler<br />

les étapes.<br />

«Mon objectif premier, c'est de bien<br />

travailler avec mon club et de gagner<br />

du temps de jeu (...) Je dois m'investir<br />

à 100% et grandir avec le club», dit le<br />

joueur, arrivé de Toulouse en janvier<br />

dernier dans un club qui visait alors la<br />

remontée dans l'élite.<br />

Monaco a retrouvé la L1 et se montre à<br />

la hauteur de ses ambitions affichées,<br />

ce qu'espère faire Rivière à plus ou<br />

moins long terme.<br />

«Si je travaille bien, ça viendra... Ou<br />

peut-être pas. Je suis jeune encore, je<br />

ne me suis pas fixé de limite d'âge<br />

pour mes objectifs et je travaille<br />

sereinement pour que ça paie. Ma<br />

place n'est pas offerte, je sais qu'il faut<br />

que je travaille pour ça car je suis<br />

conscient que mon jeu n'est pas<br />

complet», dit-il.<br />

Championnat Ligue 2<br />

Tlemcen s’installe<br />

en tête<br />

Le Widad de Tlemcen a pris les commandes du championnat d’<strong>Algérie</strong> de Ligue 2 de<br />

football à la faveur de sa victoire en déplacement contre l’USM Annaba (1-0) et la défaite<br />

de l’ex-leader, l’O Médéa, sur le terrain du CA Batna sur le même score, vendredi lors de<br />

la troisième journée.<br />

Il aura fallu attendre la 3 e journée pour<br />

voir le CAB, un des prétendants à l’accession,<br />

empocher sa 1re victoire de la<br />

saison. Les Batnéens ont fait d’une<br />

pierre deux coups : ils ont fait chuter le désormais<br />

ancien leader et ont lancé définitivement<br />

leur saison grâce à une réalisation de<br />

Djerboû à la 63e minute de jeu. De son côté,<br />

le WAT, en tête du classement pour la 1re<br />

fois de la saison, a réalisé une excellente<br />

opération en allant damer le pion à<br />

l’USMAn chez elle, mettant en péril le poste<br />

de l’entraîneur annabi Abdelkrim Latrèche<br />

dont l’équipe est lanterne rouge avec un<br />

petit point sur neuf possibles. A Sidi Bel-<br />

Abbès, l’USMBA n’a pas fait dans le détail,<br />

remportant haut la main son derby de<br />

l’Ouest contre l’ASM Oran 4 buts à 1 avec<br />

un triplé du très toujours remuant Hocine<br />

Achiou (34 ans) qui en est à sa 6 e réalisation<br />

depuis le début de la saison. Achiou a<br />

construit son capital buts grâce à 4 penalties<br />

dont 2 réussis vendredi contre l’ASMO et<br />

son ex-gardien inter<strong>national</strong> Hichem<br />

Mezaïr qui ont pris l’eau de toutes parts. Par<br />

ailleurs, le NA Husseïn-Dey et l’USM Blida<br />

ont remporté leurs premiers succès en<br />

venant à bout "difficilement" de deux promus,<br />

respectivement l’USMM Hadjout et<br />

l’US Chaouia sur le même score de 1 à 0. Si<br />

l’USMMH et l’USC sont tombés, ce n’est<br />

pas le cas du 3 e promu, l’A Boussaâda,<br />

auteur d’un précieux nul (0-0) à Saïda<br />

contre le Mouloudia local, portant à trois<br />

matches sa série d’invincibilité (1 victoire et<br />

2 nuls). Comme le CAB, l’autre club de<br />

de <strong>Fr</strong>ance est restée muette<br />

vendredi soir en Géorgie d'où elle a<br />

L'équipe<br />

ramené un piètre nul (0-0) en<br />

match de qualification pour la Coupe du<br />

monde qui la condamne de façon quasi certaine<br />

à passer par les barrages, perspective<br />

peu réjouissante après cinq matches sans<br />

marquer. Malgré plusieurs occasions nettes<br />

dans les dix dernières minutes, les Bleus<br />

n'ont pas su inscrire de but. Sur la plus<br />

grande partie de la rencontre, ils ont donné<br />

l'impression de ne pas savoir comment s'y<br />

prendre face à un hôte bien en place. «On a<br />

fait beaucoup de bonnes choses, on a eu les<br />

occasions, après on n'a pas trouvé le chemin<br />

du but. Sur la fin de match, on a eu les plus<br />

grosses opportunités mais pour gagner un<br />

match il faut qu'on marque», a résumé<br />

Batna, le MSPB, s’est également imposé<br />

vendredi (1-0), à l’extérieur contre l’AS<br />

Khroub qui essuie à l’occasion sa 2 e défaite<br />

d’affilée en championnat et dont le joueur<br />

Hafidh a raté un penalty qu’il a tiré à deux<br />

reprises, le manquant à chaque fois. Enfin,<br />

l’AB Merouana, où l’entraîneur Amine<br />

Ghimouz est sur la sellette, a été accrochée<br />

Mondial<br />

La <strong>Fr</strong>ance erre sans but<br />

Didier Deschamps.<br />

Ce résultat laisse la <strong>Fr</strong>ance à<br />

la deuxième place de son<br />

groupe avec 11 points, à trois<br />

longueurs de l'Espagne, avant<br />

un autre déplacement en<br />

Biélorussie mardi et la réception<br />

de la Finlande mi-octobre.<br />

Puisque l'Espagne ne laissera<br />

probablement pas quatre<br />

points en route, les Bleus<br />

auront sans doute à négocier<br />

en novembre une confrontation<br />

avec une équipe d'un<br />

autre calibre que la Géorgie. La<br />

première place «semblait compliquée<br />

de toutes façons. On prend un point<br />

de plus, on avance petitement. Ce n'est pas<br />

le score qu'on était venu chercher. En face,<br />

on avait une équipe très défensive qui n'a<br />

rien lâché», a repris le sélectionneur. Durant<br />

près de 80 minutes, les Bleus ont proposé un<br />

brouillon de match. La faute à des Géorgiens<br />

bien organisés, agressifs en défense et dangereux<br />

sur leurs occasions de contre, mais la<br />

faute surtout à leurs propres approximations.<br />

En première période, seule l'activité<br />

de <strong>Fr</strong>anck Ribéry et celle de Josuha<br />

Guilavogui au milieu de terrain ont donné<br />

un peu de vie au jeu français. Ribéry, qui<br />

avait appelé ses coéquipiers à oser davantage,<br />

à se libérer dans leurs initiatives, fut le<br />

seul membre du quatuor offensif à provoquer<br />

et gagner quelque duel.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong><br />

«at-home» par l’ES Mostaganem (2-2) et n’a<br />

été sauvée que par un doublé de<br />

Boukhenchouche. Trois équipes n’ont pas<br />

encore gagné le moindre match à l’issue de<br />

la 3 e journée, à savoir le MC Saïda (14 e , 2<br />

nuls et 1 défaite), l’USMAn (15e, 1 nul et 2<br />

défaites) et l’ABM (16 e , 1 nul et 2 défaites).<br />

R.S.<br />

Les gens<br />

Rafik Djebbour<br />

L’attaquant inter<strong>national</strong> algérien de<br />

l’Olympiakos Le Pirée (Grèce), Rafik Zoheïr<br />

Djebbour, a annoncé vendredi son départ<br />

sous forme de prêt au Sivasspor,<br />

pensionnaire de la Süper Lig turque de<br />

football. «En route pour un nouveau<br />

challenge : fier et heureux de rejoindre<br />

Sivassporkubulu et le championnat turc», a<br />

écrit Djebbour sur son compte twitter<br />

officiel. Djebbour, 29 ans, avait trouvé lundi<br />

un accord avec l’Olympiakos pour faire<br />

homologuer une prolongation de contrat de<br />

trois saisons, soit jusqu’en juin 2016<br />

négociée en janvier dernier.<br />

Le meilleur buteur du championnat grec en<br />

2012-<strong>2013</strong>, qui a négocié également avec<br />

les Turcs de Besiktas, bénéficie d’une<br />

clause dans son contrat lui permettant de<br />

rallier éventuellement en janvier un club<br />

disposé à payer à l’Olympiakos sa clause<br />

de départ. L’attaquant des Verts évoluait<br />

dans le championnat grec depuis 2005,<br />

inscrivant 39 buts en deux saisons au profit<br />

de l’Olympiakos.


Fukushima<br />

Google propose<br />

une visite virtuelle<br />

de la zone sinistrée<br />

Google a publié de nouvelles vues de rues des villes et des villages du nordest<br />

du Japon abandonnés après l’accident nucléaire de Fukushima en mars<br />

2011, sur la plate-forme Mirai no kioku.<br />

> M E D I A N E T<br />

Les gens<br />

Barack Obama<br />

Le président américain,<br />

Barack Obama, s'est<br />

engagé à ouvrir une<br />

enquête sur l'espionnage<br />

dont auraient été victimes<br />

ses homologues du Brésil<br />

et du Mexique de la part<br />

des Etats-Unis. La<br />

présidente brésilienne<br />

Dilma Rousseff a dit<br />

attendre d'ici mercredi des<br />

explications complètes de<br />

Barack Obama à ses<br />

interrogations sur le<br />

programme de surveillance<br />

américain, avant de<br />

confirmer ou non sa visite<br />

fin octobre à Washington.<br />

Les révélations de l'ancien<br />

consultant de l'Agence de<br />

la sécurité <strong>national</strong>e (NSA)<br />

Apple<br />

Offensive en Chine<br />

et au Japon<br />

19<br />

Edward Snowden ont<br />

montré que le Brésil était<br />

l'un des principaux pays<br />

visés par le programme de<br />

surveillance de la NSA, aux<br />

côtés de la Chine, la Russie,<br />

l'Iran et le Pakistan. Selon<br />

la chaîne brésilienne TV<br />

Globo, les Etats-Unis ont<br />

notamment espionné les<br />

communications de Dilma<br />

Rousseff et de son<br />

homologue mexicain<br />

Enrique Pena Nieto, lorsque<br />

ce dernier n'était encore<br />

que candidat à la<br />

présidence de son pays.<br />

Barack Obama les a<br />

rencontrés tous les deux en<br />

marge du sommet du G20<br />

en Russie jeudi et vendredi.<br />

«<br />

Mirai no kioku ».<br />

Littéralement<br />

«Mémoires pour<br />

l’avenir». C’est le<br />

nom qui a été retenu par Google, qui<br />

offre grâce à son outil de géolocalisation<br />

« Street View » un site regroupant<br />

des images de 12 agglomérations<br />

désertées de la préfecture de<br />

Fukushima, dont les cités de Futaba et<br />

Okuma, à la frontière desquelles se<br />

trouve la centrale ravagée Fukushima<br />

Daiichi. Ces zones sont désignées par<br />

les autorités comme inhabitables<br />

pour des années en raison des niveaux<br />

élevés de radioactivité. Google a également<br />

publié des photos des zones<br />

évacuées d’Iitate, Katsurao,<br />

Kawauchi, Naraha, Hirono et<br />

Minamisoma, toutes dans la préfecture<br />

de Fukushima. Il ajoutera prochainement<br />

des photos de Kawamata,<br />

Tamura et Tomioka, « les prises de<br />

vues étant en cours », selon un porteparole<br />

de Google.<br />

Les nouvelles vues montres des<br />

maisons effondrées, des routes défoncées<br />

et autres dégâts provoqués par le<br />

tremblement de terre et le tsunami<br />

dans Futaba, à proximité du complexe<br />

atomique.<br />

Le groupe américain utilise pour<br />

ce faire un véhicule spécial géolocalisé<br />

équipé d’une caméra, sous de strictes<br />

conditions de réalisation pour protéger<br />

ses personnels de la radioactivité<br />

ambiante.<br />

Les nouvelles vues peuvent en partie<br />

être comparées avec celles des<br />

mêmes lieux avant le drame.<br />

Google avait inauguré cette balade<br />

virtuelle dans les villes-fantômes en<br />

mars dernier avec la visite de la cité<br />

évacuée de Namie, effectuée à la<br />

demande des autorités locales.<br />

Données privées<br />

Yahoo! refuse 2 %<br />

des demandes américaines<br />

Dans son premier rapport dit de transparence, le<br />

moteur de recherche indique avoir reçu 29 000<br />

demandes d information sur ses utilisateurs. Sur la<br />

sellette depuis le début de l’affaire Prism, les géants du net<br />

jouent officiellement la carte de la transparence. Mais le<br />

détail des chiffres qu’ils livrent désormais, par souci de<br />

clarté, donne à réfléchir. Yahoo! a ainsi indiqué vendredi<br />

avoir reçu depuis le début de l’année pas moins de 29 000<br />

demandes d’informations sur ses utilisateurs. Parmi elles,<br />

12 444 émanent des autorités américaines, précise-t-il<br />

dans son premier rapport dit de «transparence» pourtant<br />

sur le premier semestre. 37% des demandes américaines<br />

ont été totalement satisfaites, a-t-il précisé. Dans 55% des<br />

cas, Yahoo fournit des informations «sans contenu» tel que<br />

les noms ou encore de la géolocalisation. 6 % des requêtes<br />

échouent à fournir une quelconque information. Et 2 %<br />

seulement sont éconduites. Ces chiffres comprennent tous<br />

types de demandes de données, précise Yahoo, qu’elles<br />

proviennent des autorités judiciaires ou des autorités<br />

chargées de la sécurité <strong>national</strong>e américaine en vertu de la<br />

loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) et NSL<br />

(National Security Letters). Le gouvernement américain<br />

«nous interdit de révéler des détails supplémentaires sur le<br />

nombre de demandes», précise encore la société.<br />

Les autres demandes d’informations proviennent de 15<br />

pays ou territoires. Yahoo! cite l’Australie, Hong Kong,<br />

l’Inde, la Nouvelle-Zélande, Taïwan, la <strong>Fr</strong>ance,<br />

l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, la Grande-Bretagne ou<br />

encore le Brésil. C’est beaucoup moins que Facebook, qui<br />

avait indiqué fin août que plus de 70 Etats avaient<br />

demandé des renseignements sur ses utilisateurs au premier<br />

semestre <strong>2013</strong>.<br />

La marque américaine<br />

organise une conférence de<br />

presse à Pékin le lendemain<br />

de sa présentation, le 10<br />

septembre. Apple pourrait<br />

annoncer un partenariat avec<br />

le premier opérateur China<br />

Mobile. Au Japon, NTT<br />

Docomo, pourrait lui aussi<br />

proposer le nouvel iPhone. A<br />

la peine sur le marché<br />

chinois, Apple va-t-il réussir à<br />

redresser la barre à<br />

l’occasion du lancement de<br />

son prochain iPhone, dont Il<br />

est la présentation mondiale<br />

est prévue le 10 septembre?<br />

C’est ce que souhaitent sans<br />

ElMouhim.net.<br />

Site d’information algérien<br />

en arabe<br />

Il existe des sites<br />

d’information arabophones<br />

reliés à un titre de presse<br />

écrite ou de télévision.<br />

Mais une source<br />

d’information, complète,<br />

uniquement sur le web,<br />

manquait au paysage<br />

algérien. C’est ainsi<br />

qu’<strong>Algérie</strong> Focus lance dès<br />

aujourd’hui dimanche<br />

ElMouhim.net.<br />

ElMouhim.net se veut être<br />

un média différent. Et il<br />

l’est. Mélange d’agrégateur<br />

doute les dirigeants d’Apple<br />

et ce que croient pouvoir<br />

affirmer un certain nombre<br />

d’analystes et d’experts.<br />

Certains éléments semblent<br />

en tous cas concorder. Tout<br />

d’abord, en plus d’avoir<br />

convié les journalistes le 10<br />

septembre à Cuppertino en<br />

Californie, Apple a également<br />

décidé d’organiser un autre<br />

évènement destinée à la<br />

presse .... le lendemain à<br />

Pékin. Un carton d’invitation<br />

en tout point similaire à celui<br />

du 10 septembre a en effet<br />

été envoyé à la presse<br />

chinoise.<br />

et de média participatif, il<br />

propose l’essentiel de<br />

l’information éclatée sur les<br />

autres sites arabes, ainsi<br />

que des contributions<br />

d’internautes et d’expert.<br />

Mais ce n’est pas tout : la<br />

rédaction a aussi vocation à<br />

produire du contenu inédit.<br />

Notamment des<br />

décryptages de la société<br />

algérienne. Ainsi,<br />

ElMouhim.net se propose<br />

de faire le tour de<br />

l’actualité en six rubriques.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


S E L E C T I O N<br />

Le Guetteur<br />

Ce soir sur Canal+<br />

Le commissaire Mattei<br />

tente d'oublier la mort<br />

de son fils en se<br />

consacrant à son travail,<br />

qui consiste<br />

actuellement à mettre<br />

fin aux agissements<br />

d'une bande de<br />

braqueurs de banques.<br />

Alors que ses hommes<br />

et lui sont sur le point<br />

de les capturer, un<br />

tireur d'élite, posté sur<br />

un toit à proximité,<br />

ouvre le feu. En<br />

quelques instants, il<br />

décime les policiers et<br />

permet aux malfaiteurs de prendre la fuite. Vincent, le tireur, est<br />

bientôt arrêté, dénoncé par un anonyme. Mattei l'interroge avant<br />

de l'expédier derrière les barreaux. Mais Vincent s'échappe. Ayant<br />

compris qu'il a été trahi par un membre de son équipe. il va tenter<br />

de le retrouver. Mattei le suit...<br />

Déjà vu<br />

Ce soir sur TF1<br />

A La Nouvelle-<br />

Orléans, un soir de<br />

mardi gras, un<br />

ferry explose,<br />

causant la mort de<br />

500 personnes.<br />

Doug Carlin, un<br />

policier spécialiste<br />

en explosifs,<br />

trouve le corps<br />

d'une femme,<br />

Claire Kuchever,<br />

non loin de<br />

l'épave. Les<br />

premières analyses<br />

sont formelles :<br />

l'heure de sa mort<br />

ne correspond pas<br />

à celle de<br />

l'explosion. Le FBI propose à Doug de mener l'enquête. Par<br />

l'entremise de l'agent Pryzwarra, il découvre un moyen<br />

révolutionnaire d'investigation. Il s'agit d'un système permettant<br />

de remonter dans le temps et de pouvoir visionner le passé. Il<br />

décide de suivre les faits et gestes de Claire Kuchever, quelques<br />

jours avant l'explosion...<br />

Capital<br />

Ce soir sur M6<br />

La vérité sur nos vêtements<br />

discount<br />

Les ateliers textile du Bangladesh, l'un des pays les plus<br />

pauvres au monde, fournissent depuis quelques années les<br />

marques occidentales de prêt-à-porter discount. Si cette<br />

industrie est profitable économiquement au pays, les marques<br />

ont bien du mal à contrôler les conditions de travail imposées<br />

aux employés.<br />

Les dessous de la pizza à 3 euros<br />

Pour réussir le tour de force de proposer des pizzas à moins de<br />

3 euros, les industriels se livrent à un tour de force pas toujours<br />

très appétissant en utilisant des produits de substitution,<br />

notamment pour la mozzarella.<br />

Coiffeurs low cost : comment ils<br />

coupent les prix en quatre<br />

De nouvelles enseignes proposent de vous refaire une beauté<br />

en deux temps trois mouvements, pour moins de 10 euros. Pour<br />

le coiffeur, c'est presque du travail à la chaîne.<br />

> T É L É V I S I O N<br />

Les gens<br />

Christine Ockrent<br />

21<br />

La compagne de Bernard Kouchner va<br />

intégrer l'équipe de Bruce Toussaint. Elle<br />

commentera les questions de politique<br />

inter<strong>national</strong>e. La journaliste Christine<br />

Ockrent, ex-directrice générale déléguée<br />

de l’Audiovisuel extérieur de <strong>Fr</strong>ance (AEF),<br />

va rejoindre la matinale d’i-Télé animée<br />

par Bruce Toussaint, a annoncé mercredi la<br />

chaîne d’information en continu. La<br />

compagne de Bernard Kouchner y<br />

commentera les questions de politique<br />

inter<strong>national</strong>e.<br />

Echo-logis<br />

Ce soir sur <strong>Fr</strong>ance 5<br />

L'eau est<br />

essentielle pour<br />

le bien-être et la<br />

survie de<br />

l'humanité. Mais<br />

comment peuton<br />

prendre en<br />

compte cet<br />

élément vital<br />

dans les<br />

constructions<br />

vertes ? Et<br />

comment peuton<br />

l'utiliser,<br />

puisqu'elle est<br />

une source<br />

d'énergie propre ? Cet épisode part à la découverte d'une<br />

architecture durable qui a choisi de privilégier le respect<br />

de l'eau. Ainsi, dans la baie de Somme, Tibo Dubois a<br />

choisi d'effectuer un retour aux sources de son enfance<br />

en bâtissant une maison écologique, en recréant un<br />

paysage et en favorisant un écosystème autour de l'eau.<br />

Le quartier d'Eva Lanxmeer aux Pays-Bas est exemplaire<br />

de la coexistence fructueuse entre espèces vivantes.<br />

Showtime<br />

Ce soir sur MBC2<br />

Le lieutenant Mitch Preston,<br />

un vétéran de la police de<br />

Los Angeles, ne souhaite<br />

qu'une chose : continuer à<br />

exercer son métier en paix,<br />

comme il le fait depuis plus<br />

de vingt ans. Pour l'agent<br />

Trey Sellars, la police n'est<br />

en revanche qu'une étape<br />

sur le chemin du<br />

vedettariat.<br />

Une nuit, ce comédien<br />

frustré sabote par excès de<br />

zèle l'aboutissement d'une<br />

enquête de plusieurs mois<br />

qui devait permettre à Mitch d'appréhender de dangereux<br />

trafiquants d'armes. Une équipe de télévision,<br />

malencontreusement alertée par Trey, est là pour filmer<br />

leur rencontre pour le moins inattendue. Chase Renzi, une<br />

ambitieuse productrice, saute sur l'occasion et force<br />

Mitch à être la star de son prochain reality-show télévisé,<br />

destiné à redorer le blason du LAPD. Il aura pour<br />

partenaire Trey, un coéquipier noir, qui garantira charme,<br />

tchatche et humour.<br />

Un espion à Pékin<br />

Ce soir sur Arte<br />

En 1964, à l'âge de 20<br />

ans, Bernard<br />

Boursicot, un<br />

comptable, accepte<br />

un poste à<br />

l'ambassade de<br />

<strong>Fr</strong>ance en Chine. C'est<br />

là qu'il fait la<br />

connaissance de Shi<br />

Pei Pu, un chanteur de<br />

l'Opéra de Pékin qui<br />

ne joue que des rôles<br />

féminins. Celui-ci, se<br />

faisant passer pour<br />

une femme, parvient à<br />

séduire le jeune<br />

comptable. Quelques années plus tard, arrêté(e) par les<br />

gardes rouges de la Révolution culturelle, Shi Pei Pu échappe<br />

à la sanction en promettant d'enseigner à son compagnon les<br />

préceptes de l'idéologie maoïste. Pour protéger celle qu'il<br />

aime, le petit fonctionnaire accepte de livrer des documents<br />

confidentiels aux autorités chinoises. Une double vie qu'il<br />

mènera jusqu'en 1983, avant d'être démasqué par le<br />

commissaire Nart et condamné à six ans de prison.<br />

28, rue Ahmed Boualem Khalfi<br />

ex-Burdeau, Alger centre<br />

Quotidien <strong>d'information</strong>s générales<br />

Edité par EURL Express News au<br />

capital de 100.000 DA<br />

RC : <strong>09</strong>62805B03<br />

Siège social : Maison de la Presse<br />

Tahar Djaout, 1 rue Bachir Attar, Place<br />

du Premier Mai, Alger…<br />

MANAGER GENERAL<br />

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION<br />

Hamida Ayachi<br />

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION<br />

Chabi Yacine<br />

SECRETAIRE GENERAL DE LA<br />

RÉDACTION<br />

Massinissa Boudaoud<br />

MAIL<br />

redactio<strong>news</strong>@yahoo.fr<br />

REDACTION<br />

Tél : 021 637 018<br />

SITE<br />

www.algerie<strong>news</strong>.info<br />

REDACTION EN CHEF<br />

Tél/Fax : 021 637 016<br />

ADMINISTRATION<br />

Tél : 021 663 880<br />

Fax : 021 663 879<br />

PUBLICITÉ/MARKETING<br />

Tél / Fax : 021 663 693<br />

ANEP : 1, av. Pasteur, Alger.<br />

Tèl : 021 737 678 / 021 737 128<br />

Fax : 021 739 559<br />

IMPRESSION<br />

Centre SIA<br />

DIFFUSION<br />

Express News<br />

Tél/Fax : 021 298 300<br />

Les manuscrits, photos et tous autres documents<br />

transmis à la rédaction, non publiés ne sont pas<br />

rendus et ne peuvent faire l'objet de quelque<br />

réclamation.<br />

Copyright : La reproduction de tout article est<br />

interdite sans l'accord de l'Administration.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


22 P R O M O<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


C U L T U R E<br />

23<br />

AGENDA<br />

CULTUREL<br />

Salle Algéria<br />

Jusqu’au 8 septembre à 16h00 : Projection<br />

de «The burn legacy» de Tony Gilroy.<br />

Filmathèque Zinet<br />

Jeudi 12 septembre à 21h : Projection du<br />

film «Submarine» de Richard Ayoade, dans<br />

le cadre du ciné-club Chrysalide.<br />

Box 24<br />

Sila-<strong>2013</strong><br />

Tendance «franchie»<br />

à Alger !<br />

Il n’y a évidemment pas lieu d’évoquer une rentrée littéraire en <strong>Algérie</strong>, bien que le flux<br />

éditorial atteigne des pics considérables à la veille du Salon inter<strong>national</strong> du livre<br />

d’Alger (Sila).<br />

Les paramètres d’une rentrée littéraire<br />

étant absents du paysage éditorial et<br />

livresque algérien, il s’agit donc d’un<br />

certain nombre de parutions dont la<br />

plupart seront visibles à partir du 31 septembre<br />

à l’occasion du 18 e Sila qui se poursuivra<br />

jusqu’au 9 octobre. La part de fiction<br />

semble reculer cette année à la faveur d’une<br />

mode littéraire qui assoit son hégémonie<br />

dans l’univers éditorial français et contamine<br />

également les tendances en <strong>Algérie</strong> : le<br />

recours à des personnalités célèbres de<br />

l’Histoire ou de la littérature qui deviennent<br />

des personnages soumis à une réinvention<br />

relativement fictionnelle. Cette démarche<br />

obéit généralement à des occasions bien précises<br />

: par exemple, l’année <strong>2013</strong> marque le<br />

centenaire de la naissance d’Albert Camus.<br />

Ce type de commémoration est devenu, en<br />

<strong>Fr</strong>ance, un créneau juteux où prolifèrent,<br />

hormis les biographies ou les essais, des productions<br />

littéraires revisitant l’écrivain en<br />

question. Ainsi, en <strong>Algérie</strong>, deux romanciers<br />

vont se pencher sur l’auteur de l’Etranger,<br />

par le biais de la fiction : Kamel Daoud et<br />

Salim Bachi qui dialogueront, chacun d’un<br />

point de vue différent, avec un Camus revu<br />

à l’aune de ses pérégrinations tant littéraires<br />

que personnelles. Daoud, auteur notamment<br />

de « La préface du nègre », sera présent<br />

au stand des Editions Barzakh avec<br />

«Meursault contre-enquête». Un roman où<br />

le célèbre personnage controversé de Camus<br />

se fera raconter par un autre que lui !<br />

«L’Etranger» nous dit que Meursault, assailli<br />

par un soleil de plomb et des errances existentielles,<br />

tirera sur un Arabe innocent puis<br />

sera condamné pour n’avoir pas pleuré la<br />

mort de sa mère. Kamel Daoud raconte une<br />

toute autre version, dite par le frère de<br />

l’Arabe, qui commence ainsi son récit<br />

« Mma (ma mère, ndlr) est encore vivante ».<br />

Quant à Salim Bachi, son roman «Le<br />

dernier été d’un jeune homme», qui va<br />

paraître chez Flammarion en <strong>Fr</strong>ance et<br />

Barzakh en <strong>Algérie</strong>, est plus proche de la<br />

biographie ciblée. Il raconte la traversée de<br />

l’Atlantique entreprise par Camus lors de<br />

son voyage au Brésil. «En 1949, pas<br />

encore quadragénaire et déjà très célèbre,<br />

Albert Camus se rend au Brésil. Lors de la<br />

traversée, il se sent très faible physiquement,<br />

ce qui lui rappelle les années de<br />

tuberculose et le choc de la maladie pour le<br />

prometteur footballeur qu’il était en<br />

<strong>Algérie</strong>. Cette croisée des chemins est aussi<br />

l’occasion pour Camus de faire de nouvelles<br />

rencontres et de revenir sur sa trajectoire<br />

exceptionnelle et imbriquée dans une histoire<br />

<strong>Fr</strong>ançaise complexe… C’est avec toute<br />

la poésie d’une langue habitée par l’auteur<br />

de ‘’La peste " que Salim Bachi évoque un<br />

Camus intime. On découvre blessures, faiblesse<br />

physique, chagrins d’amour et difficultés<br />

de prises de positions, derrière les<br />

succès littéraires et la volonté de fer. Le souvenir<br />

se fait étrangement chronologique,<br />

sur un long fil de première partie de vie où<br />

l’on découvre un Camus homme à femmes,<br />

à commencer par sa tante qui l’a choyé et a<br />

identité complexe. Côté politique, le massacre<br />

de Sétif a déjà eu lieu, mai 1949 est une<br />

date suffisamment reculée dans le 20ème<br />

siècle pour que l’intellectuel ne soit qu’une<br />

esquisse derrière l’homme en train de<br />

maturer. Un roman qui célèbre joliment les<br />

100 ans qu’aurait eu Albert Camus, le 7<br />

novembre prochain», lit-on sur le quatrième<br />

de couverture. Le roman est aussi<br />

devenu le terrain des retour sur l’Histoire.<br />

C’est ce que va nous proposer, du côté arabophone,<br />

l’écrivain et journaliste Hamid<br />

Abdelkader dont le roman « Tawabil el<br />

Madina » (Les épices de la Cité) à paraître<br />

chez Dar El Hikma, retrace le destin de la<br />

bourgeoisie algérienne au lendemain de<br />

l’indépendance, «à travers l’assassinat d’une<br />

dame nommée Djennat Skander, par un<br />

nouveau venu en ville Barhoum<br />

Bousselman, et l’exil de son père Saïd<br />

Skander voulant se soustraire à la persécution<br />

de la classe bourgeoise suite au choix<br />

socialiste et les griefs du Pouvoir d’Alger à<br />

l’encontre de cette frange sociale».<br />

Pas très loin, on retrouve la saga du<br />

franco-algérien Sabri Louatah «Les sauvages»<br />

qui seront réédités par les Éditions<br />

Chihab qui publiera également le nouveau<br />

roman de Rachid Mokhtari «Mauvais<br />

sang».<br />

Les Éditions Achab nous feront découvrir<br />

le nouveau livre de l’universitaire et<br />

chercheur français Lionel Galand : «Regard<br />

sur le berbère». Cet ancien professeur à<br />

l’Institut des langues et civilisations orientales<br />

(INALCO) de Paris et spécialiste de la<br />

linguistique berbère, «invite à jeter sur l’ensemble<br />

linguistique berbère une succession<br />

de regards qui, tout en faisant le tour du<br />

panorama, ne se porteront pas partout avec<br />

la même insistance. Ils s’attarderont sur les<br />

aspects du paysage le plus cher à l’auteur,<br />

sur les parlers les mieux documentés et sur<br />

les problèmes qui ont le plus compté pour<br />

lui».<br />

Du côté de Dalimen, un livre d'Asma<br />

Guenifi, militante à «Ni putes ni soumises»,<br />

paraîtra au cours de ce mois. «Je ne pardonne<br />

pas aux assassins de mon frère» est<br />

un récit subjectif des années noires en<br />

<strong>Algérie</strong>, où le frère de l’auteure a été assassiné<br />

en 1994 par un groupe terroriste.<br />

S. H.<br />

Samedi 14 septembre à 17h : Vernissage de<br />

l’exposition collective « Jiti l’3annaba »<br />

avec Bilel Ayad, Fouad Bouatba, Lamine<br />

Sakri, Ahmed Soukehal, Hachem Dhea<br />

eddine, Mounir Gouri et Atef Berredjem.<br />

Centre culturel<br />

Mustapha-Kateb<br />

Jusqu’au 10 septembre : Exposition de<br />

peinture avec Kanani Eusebe.<br />

Bureau<br />

de la LADDH<br />

Exposition de photographies intitulée<br />

« <strong>Algérie</strong> 1998-<strong>2013</strong> : les familles des<br />

disparus en images ».<br />

Salle El-Mouggar<br />

Jusqu’au 14 septembre : « Camping à la<br />

ferme » de Jean-Pierre Sinapi.<br />

Palais de la culture<br />

de Tlemcen<br />

- Jusqu’au 15 septembre : Festival Lire en<br />

fête.<br />

- Lundi 16 septembre à 19h : Concert de<br />

l’orchestre « Pasdeloup » sous la direction<br />

du violoniste Patrice Fontanarosa.<br />

Institut français<br />

d’Alger<br />

Le 21 septembre à 14h30 : Conférence<br />

intitulée «Traduire Saint Augustin», animée<br />

par <strong>Fr</strong>édéric Boyer, écrivain et traducteur.<br />

Palais de la culture<br />

Moufdi-Zakaria<br />

Lundi 16 septembre à 19h : Concert de<br />

l’orchestre « Pasdeloup » sous la direction<br />

du violoniste Patrice Fontanarosa.<br />

ALGERIE NEWS Dimanche 8 septembre <strong>2013</strong>


70 e Mostra de Venise<br />

«Les Terrasses»<br />

de Allouache...<br />

sous un ciel si sombre…<br />

Après « Normal » (2011) et « Le Repenti » (2012), Merzak Allouache a enchaîné avec « Les<br />

Terrasses », film « puzzle », qui enchevêtre cinq histoires dans cinq quartiers d’Alger :<br />

La Casbah, Bab el Oued, Notre-Dame d’Afrique, Telemly et Belcourt.<br />

Merzak Allouache<br />

La jeunesse<br />

évoquée<br />

De notre envoyée spéciale<br />

Dominique Lorraine<br />

Des morceaux de vie, rythmés par<br />

les cinq appels à la prière, et qui<br />

se solderont au petit matin suivant,<br />

par une véritable hécatombe<br />

: cinq victimes !<br />

Sur ces terrasses algéroises, Allouache<br />

expose un échantillon de situations plus<br />

noires les unes que les autres... : une jeune<br />

fille battue par son frère, un «prédicateurminute»,<br />

qui manipule des jeunes, dont<br />

l’un des plus zélés disciples est aussi un dealer<br />

qui a mis son quartier sous sa coupe tout<br />

en songeant à s’étendre sur les quartiers<br />

voisins.<br />

Un charlatan qui désenvoute des femmes<br />

en mal de sensations intimes, un fou<br />

enfermé comme un chien dans une cage et<br />

qui passe son temps à ressasser des exploits<br />

supposés vécus durant la guerre de<br />

Libération <strong>national</strong>e, dans La Casbah, à une<br />

petite fille.<br />

Une femme âgée qui vit avec sa fille<br />

mutique et son petit-fils drogué (né du viol<br />

de la jeune mère par les terroristes), un<br />

alcoolique, de jeunes musiciens désespérés<br />

qui n’ont pas d’autres lieux pour répéter, et<br />

pour finir ce sombre tableau, un homme<br />

d’affaires, sans scrupules, qui fait torturer<br />

son frère, afin de lui extorquer la signature<br />

qui ferait de lui le seul propriétaire de cette<br />

immense bâtisse en chantier.<br />

Au fil de la journée et jusqu’à la nuit, les<br />

évènements vont s’écouler en s’accélérant.<br />

Dramatiquement. La jeune fille battue<br />

finira par se jeter dans le vide, sans doute<br />

frustrée de ne pas pouvoir vivre pleinement<br />

sa passion pour la musicienne du groupe<br />

d’artistes qui répétaient sur la terrasse d’en<br />

face. Les sbires de l’«homme d’affaires »<br />

assassinent trois journalistes venus filmer la<br />

baie d’Alger de la terrasse de l’immeuble<br />

inhabité. Au final, le frère «récalcitrant »<br />

mourra asphyxié, n’ayant, apparemment,<br />

pas survécu à l’épreuve de la bassine d’eau<br />

(comme du temps de Massu et de ses paras,<br />

durant la Bataille d’Alger). La jeune femme,<br />

mutique, tuera à l’aide d’une cocotteminute,<br />

le propriétaire venu leur signifier<br />

Petite histoire de Venise (7)<br />

À propos de Burano<br />

petite île terriblement surpeuplée<br />

où les femmes font de la dentelle merveilleuse<br />

et les hommes des bambini. »<br />

«Une<br />

Ernest Hemingway<br />

L'île de Burano, située au nord de la lagune, doit<br />

sa réputation à sa dentelle. Ses fines broderies à l'aiguille<br />

au « point de Venise », ont été aussitôt considérées<br />

comme les plus belles du monde. Elles passèrent<br />

en <strong>Fr</strong>ance sous le nom de «dentelle d'Alençon».<br />

Colbert, ministre de Louis XIV avait fait venir des<br />

dentellières de Burano à Alençon pour assurer en<br />

<strong>Fr</strong>ance une production de cet art délicat. Leurs dessins<br />

raffinés ravissaient les cours princières et royales.<br />

Louis XIV s'en était épris et en portait même sur<br />

ses cols. Ce très ancien métier fut cependant oublié,<br />

du fait notamment de la concurrence française et ne<br />

reprit vie qu'au XIXe siècle. La légende veut qu'il<br />

aura fallu trouver une dentellière très âgée qui sut se<br />

souvenir du fameux point à l'aiguille (punto in<br />

aria), pour que la dentelle de Burano soit encore là<br />

aujourd’hui.<br />

leur expulsion de la terrasse de la famille, de<br />

l’immeuble qu’ils ont squatté. Bilan total :<br />

cinq morts.<br />

Les plans d’ensemble d’Alger montrent<br />

une ville délabrée, des immeubles décatis,<br />

des terrasses encombrées.<br />

Même la beauté de la baie d’Alger, filmée<br />

de nuit, n’apporte pas l’apaisement nécessaire.<br />

La mer à proximité n’apporte que<br />

bruits de vagues et humidité, bien loin de<br />

ville blanche de Niemeyer.<br />

Sombre tableau d’un Alger actuel, aussi<br />

oxydé que presque agonisant et dont ces<br />

cinq terrasses en sont la triste métaphore.<br />

«Il n’y a pas d’espoir dans mon film, car<br />

je suis pessimiste sur la situation en<br />

<strong>Algérie</strong>», lâchera Merzak Allouache, lors de<br />

la conférence de presse<br />

Ses personnages n’ont apparemment<br />

hélas pas bénéficié de cette main protectrice<br />

(khamsa) qui aurait pu sauver ce qui est à<br />

sauver, c'est-à-dire l’essentiel de ce qui se<br />

fait, un pays, l’espoir, malgré le… désespoir<br />

irréfutable !<br />

D. L.<br />

«Alger est construite sur des<br />

collines. On voit facilement les<br />

terrasses qui ont toujours joué un<br />

rôle dans cette ville. J'avais envie<br />

de travailler sur cette perspective<br />

de hauteur pour parler des<br />

problèmes de la société<br />

algérienne», a expliqué à l'AFP<br />

Merzak Allouache. «Depuis<br />

quelques temps, les choses se sont<br />

aggravées. On n'en est pas arrivé à<br />

la situation égyptienne où les gens<br />

habitent dans les cimetières mais<br />

on squatte les terrasses, il y a des<br />

bidonvilles», poursuit-il.<br />

«Je travaille depuis longtemps sur<br />

cette société, très malade des<br />

années de terrorisme et de violence<br />

absolue. Depuis 1999, une espèce<br />

d'amnésie s'est installée. On ne<br />

parle plus de ce qui est arrivé, on le<br />

refoule», analyse-t-il. Dans le film,<br />

la religion, omniprésente, contraste<br />

violemment avec les problèmes<br />

<strong>quotidien</strong>s des gens. Le réalisateur<br />

met en scène ses outrances et ses<br />

déviances, à travers un prédicateur,<br />

incapable d'empathie, qui abuse de<br />

l'ignorance des fidèles et en<br />

particulier de celle d'une femme.<br />

«On a l'impression que les appels à<br />

la prière ne servent à rien, qu'ils<br />

sont juste là comme une ambiance<br />

sonore parmi les autres bruits»,<br />

constate le réalisateur.<br />

«Les Terrasses» parle aussi de la<br />

jeunesse qui rêve de musique et de<br />

jours meilleurs. «Dans cette<br />

mégapole, souligne Merzak<br />

Allouache, 80% des habitants sont<br />

des jeunes, au chômage,<br />

complètement perdus, qui vivotent.<br />

Mon film parle de cette +malvie+,<br />

des inégalités flagrantes, dans un<br />

pays riche grâce au pétrole». «Les<br />

jeunes revendiquent de plus en<br />

plus, et leurs revendications<br />

s'expriment par la violence. Il y a<br />

des émeutes mais elles sont<br />

motivées par des problèmes<br />

sociaux, le logement, les coupures<br />

d'eau, la malvie», ajoute l'auteur<br />

de «Harragas» (20<strong>09</strong>), l'exil<br />

désespéré de jeunes quittant<br />

l'<strong>Algérie</strong> en barques pour l'Europe.<br />

«L'<strong>Algérie</strong> a subi une telle violence,<br />

et surtout une violence qui l'a<br />

isolée, sans soutien de ses voisins,<br />

qu'aujourd'hui les <strong>Algérie</strong>ns<br />

observent avec une certaine<br />

neutralité ce qui se passe dans le<br />

monde arabe, en ayant l'impression<br />

de l'avoir déjà vécu», souligne le<br />

réalisateur. «La société algérienne<br />

doit évoluer, elle a besoin de<br />

changements démocratiques qui ne<br />

peuvent se faire qu'avec un débat<br />

démocratique», ajoute celui qui dit<br />

«ne pas concevoir de faire un film<br />

sur son pays sans évoquer sa<br />

réalité».

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!