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Annotations effets indésirables

Les effets indésirables mentionnés dans ce document font référence à des pourcentages moyens retrouvés dans la monographie de chacun des médicaments. Ces

pourcentages s’appliquent habituellement à une association d’antirétroviraux et non seulement à l’antirétroviral cité. De plus, les effets indésirables peuvent être rapportés

chez des populations différentes, par exemple chez des patients à un stade plus avancé de la maladie et donc plus à risque d’effets indésirables. Ces pourcentages peuvent

donc varier grandement d’un individu à l’autre, selon le stade de la maladie et les combinaisons choisies.

1. Acidose lactique. Certains antirétroviraux à risque de toxicité mitochondriale

peuvent être responsables d'un effet indésirable appelé acidose lactique, très rare

(0,85 cas/1000 patients) avec risque de mortalité de 50 % surtout lorsque les

lactates sanguins sont > 10 mmol. Les symptômes sont initialement insidieux et non

spécifiques tels que nausées, anorexie, douleurs abdominales, vomissements, perte

de poids et fatigue. Les symptômes peuvent ensuite progresser rapidement et le

patient peut présenter de la tachycardie, tachypnée, hyperventilation, jaunisse,

douleurs musculaires, confusion et détresse respiratoire. Certains patients peuvent

présenter une atteinte multiorganique avec insuffisance hépatique, pancréatite,

encéphalopathie.

Facteurs de risque : association Stavudine + Didanosine. La Stavudine, la

Zidovudine et la Didanosine sont les antirétroviraux les plus à risque de toxicité

mitochondriale. L’utilisation prolongée des INTI, le sexe féminin, l’obésité, la

grossesse, l’association Didanosine + Ribavirine sont également des facteurs de

risque.

Traitement : cesser tous les antirétroviraux et initier un traitement de soutien.

L’utilisation de la thiamine et de la riboflavine IV peut également être envisagée.

On recommande de reprendre le traitement lorsque les lactates sont revenus à la

normale et cette fois avec des INTI moins à risque de toxicité mitochondriale tels

que Abacavir, Ténofovir, Lamivudine et Emtricitabine.

2. Pancréatite. Recommander au patient d'aviser rapidement le médecin s'il a des

douleurs abdominales accompagnées de nausées et de vomissements. Une

augmentation des taux d'amylase et de lipase de 3 à 5 fois au-dessus de la limite

supérieure à la normale peut également suggérer une pancréatite. Le médicament

doit être cessé définitivement après un diagnostic de pancréatite et ne jamais être

réintroduit.

3. Neuropathie périphérique. Recommander au patient d'aviser le médecin s'il

a des engourdissements, picotements, sensation de brûlure, douleur ou faiblesse

aux mains ou aux pieds.

4. Anémie. Recommander au patient d'aviser rapidement le médecin s'il présente

de la fatigue, de la faiblesse inhabituelle, s'il est essoufflé et s'il observe qu'il a la

peau ou le dessous des ongles plus pâle.

5. Hépatite. Bien que certains problèmes de foie ne causent aucun symptôme, les

plus fréquents comprennent : perte d'appétit, nausées/vomissements, diarrhée ou

selles pâles et/ou grasses, augmentation du volume du foie, douleur abdominale,

sensation de fatigue ou de faiblesse, urine foncée, jaunisse (peau et yeux de teinte

jaune), démangeaisons intenses.

6. Myopathie. Recommander au patient d'aviser le médecin s'il ressent une grande

faiblesse musculaire.

7. Néphrolithiase. Si le patient présente une douleur au dos/au flanc, une dysurie

ou s'il constate la présence de sang dans les urines, il faut lui recommander

d'augmenter sa consommation de liquides et ensuite de consulter rapidement son

médecin.

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