Points saillants du forum de discussion en ligne de l'initiative ...

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Points saillants du forum de discussion en ligne de l'initiative ...

Points saillants du forum de discussion en ligne de l'initiative People that Deliver : “Developing a

Sustainable Workforce to Successfully Manage Health Supply Chains” (Développer une main-d'œuvre

viable pour assurer une gestion de qualité des chaînes d’approvisionnement de la santé).

Antécédents

À titre de préparation à la conférence Global Positioning and Harmonization qui se tiendra à Genève

(Suisse) en juin 2011, l'initiative "People that Deliver" et l'OMS/RHR ont tenu un forum de discussion en

ligne, pendant une semaine (du 16 au 20 mai), réunissant des logisticiens de la santé du monde entier.

Le but de ce forum consistait à échanger, débattre et mieux comprendre les problèmes et les difficultés

ayant trait à l'excellence de la main-d'œuvre dans la gestion des chaînes d’approvisionnement de la

santé publique. Cette communauté sera le lieu virtuel du suivi de la conférence de juin 2011.

Méthodologie

Knowledge Gateway (http://knowledge-gateway.org) est la plateforme de communication virtuelle

appuyant ces débats. Plus de 300.000 personnes se servent de Knowledge Gateway, c'est donc le plus

grand outil de communication du monde sur la santé et le développement.

Une communauté distincte a été créée pour tenir ce débat

(http://my.ibpinitiative.org/peoplethatdeliver); ses membres ont été recrutés par le biais de la

communauté de praticiens de l'International Association of Public Health Logisticians (IAPHL),

i+solutions et des serveurs de liste d'anciens élèves de niveau doctorat, et la communauté en ligne Drug

Information Exchange for Pacific Island Countries (DIEFPIC) online community, entre autres. L'OMS/RHR

et les membres de l'initiative People that Deliver ont apporté leur appui dans le domaine de la

planification, animation et rédaction des débats à partir de la méthodologie développée par l'initiative

Implementing Best Practices (IBP) in Reproductive Health. Une brève série de question sur un thème

donné a été postée en ligne pour la communauté, tous les jours, et les réponses ont été synthétisées

dans un résumé quotidien et re-diffusées à la communauté. Pendant la semaine, les questions ont reçu

44 réponses séparées, venant de différents pays du monde. Tous les jours, un expert thématique a été

invité pour présenter ses connaissances et stimuler les débats, et commenter les réponses.

Jour 1 : points saillants Qui gère la chaîne d'approvisionnement ? (Expert et commentateur : Andrew

Brown, professeur adjoint de pharmacie de l'University of Canberra, Australie)

La grande gamme de cadres et de systèmes représentés dans le monde indique que les

systèmes de chaînes d’approvisionnement sont spécifiques aux pays et reflètent la disponibilité

des ressources, des effectifs et des différentes parties prenantes actuels prenant part à leur

développement. Ils vont des systèmes semi-autonomes aux systèmes spécialisés, dotés

d'effectifs dédiés, jusqu'auxsystème utilisant toutes sortes de soins et d'autres cadres prenant

même part à d'autres activités.

Les expériences des pays présentent toutes sortes de démarches dans le domaine de la

formation préalable à l'emploi et en cours d'emploi, selon les impératifs locaux. Les participants

ont indiqué que l'éducation et la formation en logistique et en gestion des chaînes

d’approvisionnement des médicaments doivent être renforcées pour garantir que des cadres

performants possèdent les compétences nécessaires pour être efficaces dans leurs fonctions.

Les questions de formation ont été soulignées à titre de défi important, en outre du

financement. Dans les pays où la formation est lacunaire ou insatisfaisante, la voie d'avenir

proposée est une éducation et une formation fondées sur les compétences spécifiques selon les

besoins du pays, correspondant aux besoins spécifiques des cadres travaillant dans cette

activité.


Exemple de programme : Un répondant de Tanzanie explique les difficultés au niveau de l'établissement. "La

majorité des effectifs travaillant dans les produits n'ont pas d'antécédents pharmaceutiques. Une bonne gestion

des produits est un défi majeur qui entraîne souvent des ruptures de stocks, des produits périmés, des sur-stocks,

etc. La formation en cours d'emploi et une supervision positive sont essentielles pour renforcer les capacités. Le

manque de ressources humaines est un autre défi. Selon de sondages récents, il n'y a que 700 pharmaciens en

Tanzanie (population : 40 millions d'habitants).

Question à étudier plus avant : Un participant du Liberia demande : "Peut-on facilement évaluer les effets de la

mise en oeuvre d'un plan-cadre d'une chaîne d’approvisionnement sur la prestation des services médicaux dans les

pays dénués de ressources?”

Jour 2 : points saillants Améliorer les compétences et les aptitudes des responsables des chaînes

d’approvisionnement (Expert et commentateur: Gregory Roche, Conseiller technique principal du projet

DELIVER de l'USAID, géré par John Snow, Inc.)

Il nous faut regarder au-dede la formation qui n'est pas la seule démarche pour améliorer la

performance individuelle.

Des solutions appliquées localement peuvent être appliquées dans d'autres contextes pour

permettre d'améliorer la performance individuelle et avoir des répercussions sur la performance

de la chaîne d’approvisionnement.

Toutes les solutions ne doivent pas forcément être grandes consommatrices de ressources.

Les responsables des chaînes d’approvisionnement peuvent adopter une démarche de système

pour améliorer la performance individuelle et savoir que cette performance ne s'appuie pas

uniquement sur la conception technique, ni sur les opérations de la chaîne

d’approvisionnement.

Il nous faut prévoir, au moment de la conception et de la mise en oeuvre du système logistique,

les capacités et les compétences de ceux qui en seront chargés.

Exemple de programme : Un participant de l'Ouganda estime que pour améliorer les compétences et les capacités

des responsables des chaînes d'approvisionnement, l'organisation devrait d'abord s'occuper de reconnaître une

performance de qualité pour la récompenser. Le but devrait être de motiver une performance améliorée au lieu de

châtier une régression de la performance.

Question à étudier plus avant : Un participant du Soudan indique que les effectifs n'ont bien souvent pas ne seraitce

qu'une description de poste. Dans ce contexte, comment l'employé peut-il avoir de bons résultats s'il ne

comprend pas clairement ce que l'on attend de lui ?

Jour 3 : points saillants Politiques ou activités novatrices qui ont mené à une amélioration des

capacités de ressources humaines pour la gestion des chaînes d’approvisionnement (Experts et

commentateurs: Francis Aboagye-Nyame, directeur de projet pour le programme de renforcement des systèmes

pharmaceutiques, Management Sciences for Health (MSH), et Gail Naimoli, directrice de l'unité de renforcement

des capacités et de l'amélioration de la performance du Center for Pharmaceutical Management chez

Management Sciences for Health (MSH))

Le renforcement des capacités des ressources humaines pour la gestion des chaînes

d’approvisionnement reste un élément critique pour s'assurer de résultats positifs des soins.

L'adoption de nouvelles politiques et la mise en oeuvre de nouvelles activités sont des éléments

importants des stratégies d'ensemble du renforcement des capacités conçues pour renforcer la

gestion des chaînes d’approvisionnement et contribuer à une amélioration de l'efficacité et de la

pérennité des services de santé.

La performance des personnes est nettement influencée par les institutions dans lesquelles elles

travaillent, le renforcement des capacités doit donc prendre pour point de mire l'identification

des besoins institutionnels et individuels pour y pourvoir.

Les institutions doivent être "capables" de fournir des structures, des systèmes et des

définitions de rôles dont les personnes et les groupes ont besoin pour fonctionner efficacement.

Il est important de noter qu'il existe en général un décalage entre l'adoption d'une politique, sa


mise en oeuvre et son impact ultérieur sur le système. Les activités de renforcement des

capacités doivent donc être planifiées en prévoyant ce différé.

La formation en soi ne renforce pas toujours les capacités. La formation doit viser la résolution

de problèmes spécifiques et doit se faire avec des méthodologies appropriées. Sans un

renforcement des capacités institutionnelles, une définition claire et la prestation d'outils

appropriés, la formation en soi ne donnera pas les résultats prévus.

Exemple de programme : Un participant indique qu'au Kenya, une formation en gestion de l'approvisionnement en

médicaments a été offerte au départ à titre de programme autonome, puis intégrée dans le cursus de formation

des universités, et enfin offerte par télé-enseignement.

Jour 4 : points saillants Conserver les bons effectifs efficaces (Expert et commentateur : Steven Harsono,

directeur de chaîne d’approvisionnement, Clinton Health Access Initiative (CHAI) en Indonésie)

L'identification de résultats de qualité peut jouer un rôle important dans la motivation des

personnels. Le secteur de la santé ne reconnaît souvent pas naturellement les responsables des

chaînes d’approvisionnement qui contribuent à l'amélioration des soins aux patients. Les

responsables des chaînes d’approvisionnement qui règlent les problèmes de dédouanement et

qui se chargent d'apurer les inventaires saluent des réussites d'un type différent : mettre de

l'ordre dans le désordre, réduire la complexité, améliorer la performance et améliorer

l'efficacité.

Une autre forme de motivation serait de créer des opportunités pour les collaborateurs des

chaînes d’approvisionnement pour qu'ils rencontrent les médecins, les infirmières et les patients

qui dépendent d'une chaîne d’approvisionnement opérante.

Le MdS pourrait, pour développer et conserver des personnels compétents, créer une voie

professionnelle sélective pour les professionnels des chaînes d’approvisionnement. Cela ne

signifie pas nécessairement des salaires plus élevés, ce qui serait difficile si les salaires

dépendent de normes ou de barèmes institutionnels. En revanche, il pourrait s'agir de

rassembler un groupe sélectionné de professionnels des chaînes d’approvisionnement,

reconnus dans le cadre d'une initiative du MdS visant à renforcer la chaîne

d’approvisionnement. Ce groupe choisi pourrait faire office de réseau de professionnels

partageant la même vision au sein du MdS pour résoudre ensemble les défis.

Des descriptions de postes dédiées pourraient nettement contribuer à motiver et à retenir les

effectifs car elles marqueraient leur professionnalisme.

Exemple de programme : Un participant du Liberia suggère de créer une stratégie comprenant des incitations

financières et autres, par ex. des conditions de vie améliorées : "En fait, nous avons vu que l'amélioration des

conditions de travail et d'existence des professionnels de la santé est plus efficace qu'une augmentation des

salaires". Il indique également qu'il s'est agi de la prestation de logements pour les effectifs dans les zones rurales

et d'établissements scolaires pour les enfants des agents de santé.

Jour 5 : points saillants Externalisation dans le secteur privé (Expert et commentateur : Jay Swaminathan,

professeur émérite Glaxo de commerce mondial à la faculté Kenan-Flagler Business, University of North Carolina,

Chapel Hill)

Les chaînes d’approvisionnement mondiales n'opèrent pas à leur potentiel intégral. Il existe de

nombreuses opportunités d'amélioration : détermination des buts, communication

interpersonnelle, productivité accrue et réduction des déchets, prévention des goulets

d'étranglement et de la bureaucratie, stratégies rentables deduction des pertes,

normalisation et procédures saines.

Dans la plupart des organisations, le degré de connaissances sur les meilleures pratiques

actuelles de la chaîne d’approvisionnement est bas. Dans certaines situations extrêmes, elles ne

savent même pas ce que GCA (Gestion de la Chaine d’Approvisionnement) signifie.


Ce manque d'information et d'autonomisation aux échelons inférieurs des chaînes

d’approvisionnement entrave la performance des chaînes d’approvisionnement mondiales de la

santé.

Les incitations pour améliorer la chaîne d’approvisionnement sont absentes pour plusieurs

raisons, notamment : manque de motivation, corruption, manque de collaboration, manque de

concurrence ou processus enrégimentés.

L'incapacité à retenir les meilleures aptitudes entrave aussi la performance des chaînes

d’approvisionnement mondiales. Il est important d'informer les hauts responsables publics

(notamment en Afrique) de la gestion des chaînes d’approvisionnement. Ce qui entraînerait une

meilleure adhésion et une amélioration d'ensemble de la gestion des chaînes

d’approvisionnement.

Question à étudier plus avant : Plusieurs questions sont apparues dans ce débat : Quels types d'activités, dans

quelles régions, devraient être externalisées ? Quelle devrait être le moment de cette externalisation ? Comment

une entente donnant-donnant, entre les secteurs public et privé, peut-elle être agencée dans ces situations ?

Comment éviter une recrudescence de corruption en résultat de cette externalisation ? Comment peut-on produire,

de façon créative, une concurrence dans les chaînes d’approvisionnement de la santé ?

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