n° 22 - Amiens

amiens.fr

n° 22 - Amiens

SOLIDARITÉ

Cuisine et pédagogie

au généreux menu

du pique-nique.

RESSOURCE

La sécheresse sévit :

raison de plus pour

préserver l’eau.

P.10 P.11

Amiensforum

juin 2011 // n° 22

www.amiens.fr

Le magazine de la ville d’Amiens

LE DOSSIER P.12

Cet été

destination Amiens

INFOS PRATIQUES

COMMENT ET POURQUOI INSCRIRE SON ENFANT À LA CANTINE P.30


2 SOMMAIRE-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:29 Page2

Sommaire

juin 2011

Actualités

Des logements adaptés au grand âge . . . . . . . . . . . . .4

Un local pour les jeunes d’Elbeuf . . . . . . . . . . . . . . . .4

Une greffe pour la vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4

Enrichir les projets de la ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5

Une centaine de fêtes entre voisins . . . . . . . . . . . . . .5

L’OPH d’Amiens investit 300 M€ . . . . . . . . . . . . . . . . .6

« Des locataires de tous les quartiers » . . . . . . . . . . . .6

« On ne réglemente pas pour enquiquiner

la population » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7

Papier jeté, prune récoltée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7

Bientôt le service archéo ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7

Des filles punchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8

Le Paris de Saint-Maurice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8

Les jeunes contre l’homophobie . . . . . . . . . . . . . . . . .9

À Amiens, l’Europe des femmes au travail . . . . . . .10

Les gastronomes ont la parole . . . . . . . . . . . . . . . . . .10

Se mettre au vert

Préservons l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11

Le dossier

Cet été, destination Amiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12

Opinions

Tribune des partis politiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20

DÉMOCRATIE LOCALE

Enrichir les projets

de la ville

LE DOSSIER

P.5 P.7

STATIONNEMENT

Cet été,

destination Amiens

« On ne réglemente

pas pour enquiquiner

la population »

Notre histoire, nos quartiers : Colvert-Berlioz

Du Pigeonnier aux grands ensembles . . . . . . . . . . .22

Le marché du Colvert : le plus beau d'Amiens . . . .24

Quelques noms de rues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24

Ils font Amiens

Il ne brasse pas du vent ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25

Marin d’ici . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26

John Jean, traqueur de failles . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27

Envie de…

Le Logis du Roy et la Maison du Sagittaire

unis pour le meilleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28

Trois questions à… Jean-Louis Maniaque . . . . . . . .29

SE METTRE AU VERT

NOTRE HISTOIRE, NOS QUARTIERS

P.12

Comment faire ?

Inscrire son enfant à la cantine . . . . . . . . . . . . . . . . .30

À vos agendas

Rendez-vous de la démocratie près de chez vous . .31

Permanences des élus. Agenda de la Métropole . .31

Amiens aime les artistes........................................32

Préservons l’eau

ILS FONT AMIENS

Du Pigeonnier

aux grands ensembles

P.11 P.22

ENVIE DE…

TOUTES LES INFORMATIONS UTILES SUR

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Amiensforum – BP 2720 80027 – Amiens Cedex – Fax 03 22 97 12 12 – Direction de la publication : Annick

Carbonnier – Rédaction en chef : Claire Moreau-Shirbon – Rédaction : Antoine Caux, Jean-Christophe Fouquet,

Ingrid Lemaire et Lysiane Voisin – Secrétariat de rédaction : Vincent Gross – Photo : Jean-Marie Faucillon, Laurent

Rousselin, Coline Bergeon, Pierre Mabire – Iconographie et photo : Sébastien Coquille – Ont collaboré à ce

numéro : Coline Bergeon, Pierre Mabire. – Merci aux services des données

cartographiques –Conception et réalisation : miz’enpage – Impression : Léonce Deprez

à Ruitz 62620. Amiensforum est une publication mensuelle de la ville d’Amiens. Pour

réagir à un article : initiale du prénom.nom du journaliste@amiens-metropole.com –

Si vous ne recevez pas Amiensforum, appelez le 03 22 97 42 98

Il ne brasse

pas du vent !

P.25

Le Logis du Roy et

la Maison du Sagittaire

unis pour le meilleur

P.28

2

Amiensforum | juin 2011


3 EDITO-BAT_AMIENS.FORUM 13/07/11 12:46 Page3

Édito

Sachons apprécier et partager

les richesses d’Amiens

Lorsque l’on se promène dans

Amiens, on s’étonne encore,

parfois, que parviennent à nos

oreilles des bribes de conversations

en anglais, en allemand

ou autres langues étrangères. Les rangs

serrés des touristes qui se déplacent en

belle image dont bénéficie Amiens : son

patrimoine, son environnement naturel

privilégié, la diversité de l’offre touristique.

Toute cette richesse, c’est d’abord aux

Amiénois qu’elle appartient. Mais chacun

de nous doit prendre conscience aussi que

l’attractivité de la ville représente une

groupes, attentifs à leur guide, nous sont

devenus familiers. Mais qu’est-ce donc qui

les attire, si nombreux, dans notre ville ?

Notre magnifique cathédrale, à elle seule,

n’explique pas cet engouement. Et l’on se

surprend à poser un nouveau regard sur

notre lieu de vie, à redécouvrir sa beauté,

le charme de ses attraits, la qualité de vie

dont nous bénéficions. En ces mois d’été,

c’est une atmosphère de fête qui nous enveloppe

de toutes parts : fête dans la ville,

fête de la musique, fête dans les quartiers,

foire de la Saint-Jean, Amiens-les Bains,

sans oublier la mise en scène, par les artistes,

des hortillonnages, notre patrimoine

naturel le plus exceptionnel. « Fiers d’être

Amiénois », c’est un slogan que je reprends

volontiers et dont je souhaite qu’il soit le

plus largement partagé par les habitants

parfois un peu sceptiques, voire critiques.

Les élus et les services s’emploient à mettre

en valeur tout ce qui contribue à cette

Amiens s’affirme comme

une destination de choix

pour le tourisme urbain.

source de développement économique très

importante et qui doit encore s’accroître.

Tourisme familial, tourisme de proximité

pour les groupes, tourisme fluvial, culturel,

ou tourisme d’affaires qui n’en est qu’à

ses débuts, Amiens s’affirme comme une

destination de choix pour ce tourisme urbain

que nous devons conforter en sachant

accueillir les visiteurs dans une ville

que chacun aura à cœur de garder propre,

soignée. Et également en affutant, par

exemple, nos capacités en langues étrangères.

C’est cela aussi s’ouvrir aux autres.

GILLES DEMAILLY - MAIRE D’AMIENS

juin 2011 | Amiensforum 3


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:25 Page4

Actualités

VITE

DIT

Nous avons suivi un chemin semé

d’embuches mais nous avons toujours

avancé avec notre cœur.

Rachid Hamdane, président de l’AC Amiens, après la victoire de

son équipe contre Saint-Omer (3-0), le 4 juin, qui envoie le club en

CFA pour la première fois de son histoire.

4

JEUNESSE

UN LOCAL POUR LES JEUNES

D’ELBEUF

Un nouveau local complémentaire du Point info

jeunesse a ouvert dans le quartier Elbeuf, au 9,

rue Antoine de Saint-Just. Objectif : organiser des

rencontres avec les jeunes pour connaître leurs

attentes et les informer sur les dispositifs mis en

place par la ville tels que, les Mardis cinéma, les

Week-ends de la mobilité, les chantiers jeunes…

Les permanences s’y tiennent les mercredis de

14 h à 17 h 30, et les jeudis de 16 h à 18 h.

INFORMATION

03 22 33 07 52

y.yahiaoui@amiens-metropole.fr

SENIORS

DES LOGEMENTS

ADAPTÉS AU GRAND ÂGE

C’est une première à Amiens, un nouveau concept

en France. À l’automne 2012, 41 logements individuels

totalement adaptés aux personnes âgées

verront le jour sur le mail Roger-Salengro. Une solution

alternative à la maison de retraite qui permet

aux seniors de conserver une autonomie à domicile.

En effet, les appartements sont équipés d’une

douche à l’italienne accessible en fauteuil roulant,

de systèmes d’alarme et de téléalarme, de fibres

optiques pour connecter des appareils médicaux…

La moitié des logements seront vendus à un investisseur

privé ou social, l’autre partie est destinée à

des particuliers. Ces derniers peuvent bénéficier

d’une aide financière de la Ville de 6 000 €. La

commercialisation devrait débuter cet été.

L. V.

cœur-de-vie@orange.fr

Une greffe pour la vie

SANTÉ

Àl’occasion de la Journée

nationale du don d’organes

et de la greffe, rappel

de l’utilité de la carte de donneur

et du don de sang de cordon

placentaire.

C’EST DÉCIDÉ, JE REMPLIS MA CARTE

DE DONNEUR

La décision a été mûrement réfléchie

: vous acceptez de donner vos

organes et tissus après votre

décès. Pour que cet acte citoyen,

altruiste et gratuit soit connu, il

faut remplir sa carte de donneur

et la porter sur soi. Cette carte

n’ayant cependant aucune valeur

légale, il est primordial d’informer

son entourage de sa volonté. Car

avant tout prélèvement, les

équipes médicales consultent la

famille qui pourrait s’y opposer si

elle n’est pas préparée. Quatre organes

au maximum parmi reins,

foie, cœur, poumons, pancréas et

cornées peuvent être prélevés si

des patients en attente de greffe

sont identifiés.

VITAL, MAIS MOINS CONNU :

LE DON DE SANG PLACENTAIRE

Les cellules souches prélevées

dans le sang du cordon placentaire,

juste après un accouchement,

sont des greffes cruciales

pour les patients atteints de maladies

du sang. Car ces cellules

sont vierges et peuvent donc être

greffées à tout patient. C’est là un

acte indolore pour l’enfant et sa

mère. « Le don de sang de cordon peut

donner de nouvelles perspectives

d’avenir à la médecine régénérative.

Hélas, Amiens, ne fait pas encore partie

des neufs établissements français

habilités à effectuer le prélèvement de

ces précieuses cellules, déplore Guillaume

Bonnet, élu en charge de la

santé. La ville doit se positionner

comme centre régional de référence

dans la santé. »

Ingrid Lemaire

SENSIBILISATION ET INFORMATION

SUR LE DON D’ORGANES ET DE TISSUS

• Jusqu’au 27 juin : information sur les bus Amétis

• Les 20, 21 et 22 juin, de 14 h à 16 h, à la Maison prévention santé : questions

santé avec les associations et structures de quartier, avec France Adot 80

• Mercredi 22 juin : point info en centre-ville avec France Adot 80 et étudiants

de l’institut de formation en soins infirmiers

• Samedi 25 juin : sensibilisation dans les bus Amétis

Amiensforum | juin 2011


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 10/06/11 15:47 Page5

Le festival a très tôt eu la réputation de

mettre les auteurs et tous les publics à

l’aise. C’est pour ça qu’il a grandi et est

devenu ce qu’il est, un moment majeur.

CONVIVIALITÉ

Pascal Mériaux, directeur d’On a marché sur la bulle, organisateur des

16 e rendez-vous de la BD d’Amiens qui se sont déroulés les 4 et 5 juin.

Les nouveaux conseils

d’habitants seront

opérationnels en septembre.

Enrichir

les projets de la ville

DÉMOCRATIE LOCALE

Quatre conseillers témoignent. À l’heure où les quatre conseils

des habitants d’Amiens s’apprêtent à renouveler leurs membres,

pour deux années d’implication dans la vie publique…

UNE CENTAINE

DE FÊTES ENTRE VOISINS

Pari gagné pour la fête des voisins qui a

encore pris de l’ampleur cette année.

Une centaine de rendez-vous ont été

recensés en mairie, contre une quarantaine

en 2009. Bravo aux habitants des

faubourgs où l’événement fonctionne

toujours très bien et aux bailleurs qui

participent de plus en plus. Bonne

ambiance également à la résidence

Hélène-Lockert où des animations

avaient été prévues dès 15 h.

N’hésitez pas à envoyer vos photos à

l’adresse democratielocale@amiensmetropole.com.

Elles seront publiées

sur le site amiens.fr

Lorsque j’ai été tiré au sort, j’ai

saisi l’occasion de m’intéresser à la

vie civile, témoigne Didier,

58 ans, membre du conseil des habitants

du secteur Ouest. J’ai appris nombre

de choses sur le fonctionnement d’une

ville. Je souhaite bien entendu poursuivre

l’aventure. Devenir peut-être un “guide”

pour les nouveaux habitants tirés au sort.»

Assister un nouveau membre dans la

démarche, c’est aussi l’idée de Bruno

Farcy, 44 ans qui renvoie sa candidature

pour le secteur Est. « On nous

donne l’occasion de nous impliquer dans la

vie démocratique. Ce serait dommage de

ne pas en profiter, indique-t-il. Même si

nous ne pouvons pas tout révolutionner,

notre participation est constructive.»

« Grâce à ces conseils, j’ai redécouvert

Amiens. Du coup, je suis également les balades

urbaines. Mais je laisserai ma place

à d’autres », explique Chantal Ponchel,

51 ans, habitante de l’Est de la ville.

Séverine Sauvé, 32 ans, s’est portée

volontaire pour le Sud d’Amiens et renouvelle

sa candidature. « Ce sont des

moments d’échanges intéressants et fructueux.

On devient même les porte-parole

auprès des autres habitants. »

Ingrid Lemaire

LES CONSEILS DES HABITANTS VERSION 2011-2012

28 habitants par secteur sont tirés au sort : 23 sur les listes électorales françaises,

un sur les listes européennes et quatre à partir d’une liste de volontaires non-inscrits.

• Les ex-membres peuvent de nouveau participer.

• Absence des élus. Seuls participent les quatre conseillers municipaux délégués

sur chaque secteur et un référent de l’équipe de démocratie locale. Ils seront

les porte-parole auprès des élus.

• Les conseils des habitants se réunissent au moins cinq fois dans l’année.

juin 2011 | Amiensforum 5


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:25 Page6

Actualités

L’OPH D’AMIENS

INVESTIT 300 M€

Le Paris

de Saint-Maurice

LOGEMENT

Remarqué pour sa bonne gestion

par la mission interministérielle

d’inspection du logement social,

l’office public de l’habitat d’Amiens

poursuit ses investissements. Il engage

300 M€, sur la période 2011-

2015, afin de construire de

nouveaux logements, en réhabiliter

d’anciens et en détruire d’obsolètes.

Pour atteindre ses objectifs, le bailleur,

en insuffisance de fonds propres,

a besoin de 47,3 M€. Il s’est

inscrit au dispositif de prévention de

la caisse de garantie du logement

social qui pourra lui apporter un

maximum de 10,8 M€ jusqu’en

2015. Le reste du financement vient

des collectivités : 5,9 M€ d’Amiens

Métropole, 9,2 M€ de la Région et

2,3 M€ du Département. Quant à la

Ville d’Amiens, elle compte participer

à hauteur de 19,1 M€.

J.-C. F.

6

LES CHIFFRES DE L’OPHA

• Un parc de 13 265 logements,

dont 40 % en zone urbaine sensible.

• Des logements de 34 ans

en moyenne.

• 7 311 locataires bénéficiaires

de l’APL, soit 58,5 % d’entre eux.

Ce qui représente 40 % des loyers.

• 33,5 % des familles ont un revenu

mensuel inférieur à 400 €.

• Loyer mensuel moyen : 410 € pour

65 m 2 .

• 358 logements construits en 2008

et 2009, contre 85 par an

de 2000 à 2007.

• 2 926 constructions ou réhabilitations

sont prévues de 2010 à 2015,

ainsi que 871 destructions.

• 25,5 M€ de gros travaux planifiés

de 2011 à 2013, pour 8 000

logements concernés.

Est-ce qu’on verra des stars ? »,

« Papa va m’acheter des habits

parisiens ! » 7 h, le mercredi

18 mai, rue Saint-Maurice : une centaine

d’habitants du quartier attend

impatiemment l’arrivée des autocars.

« Ma fille n’a jamais vu la tour Eiffel

», confie Sandra avant de monter

dans le bus. « Moi, je ne suis pas retournée

à Paris depuis un voyage scolaire au

zoo de Vincennes. C’est une bonne occasion

de sortir en famille », ajoute une

Je me suis amusé

comme un gosse à la

Cité des sciences. C’est

mieux que de rester chez soi,

le mercredi.

autre maman. Sur le trajet, l’ambiance

est à la blague, à l’émerveillement

: une vraie colonie de vacances.

« C’est la première fois que nous organisons

une telle excursion, explique Clémence

Boulfroy, médiatrice au centre

culturel Léo-Lagrange. Cette sortie,

organisée pour toutes les générations, notamment

grâce au soutien du contrat urbain

de cohésion sociale et du comité de

MALINS, LES CHANTIERS JEUNES !

Parmi les accompagnateurs qui encadraient

cette sortie à Paris : cinq jeunes de 16 à 25 ans.

«Ils ont pris part à toute l’organisation du voyage

et à la réunion bilan qui a suivi, explique Abed

Hennouni, animateur au service Jeunesse. Il s’agit

là d’un chantier jeunes de 25 h pour lequel ils recevront

175 €. » Ce dispositif mis en place par la

Ville, dans le cadre de son plan éducatif global,

permet à des jeunes de financer un projet de formation

(permis de conduire, brevet d’État…) ou

CHANTIERS JEUNES DE 16 À 25 ANS

0 800 811 011 (n° vert)

quartier, est le fruit d’un travail en réseau

avec nos partenaires. » Parmi eux, l’association

Mission Possible et le service

Jeunesse d’Amiens Métropole

qui, depuis la rentrée 2010, mettent

en place des actions de proximité.

Après les embouteillages, piquenique

sous un soleil radieux à

La Villette. Puis le groupe part à l’assaut

de la Cité des sciences : la cité

des enfants pour les plus jeunes accompagnés

de leurs parents. Pour les

ados, une exposition sur les sciences

et la fiction. Vers 14 h, direction le

champ de Mars. « Je l’imaginais plus petite,

c’est très beau », sourit Manon, 12

ans, aux pieds de la tour Eiffel. Une

petite collation, et le groupe se disperse

avec quartier libre. Shopping,

détente à la terrasse d’un café ou sur

les pelouses alentour avant de reprendre

la route la tête pleine de souvenirs

! « 3 € par personne, on aurait eu

tort de s’en priver, s’exclame Franck de

retour à Amiens. Je me suis amusé

comme un gosse à la Cité des sciences.

C’est bien mieux que de rester chez soi le

mercredi ! »

Coline Bergeon

de loisirs (vacances, stages, acquisition de matériel…).

Après validation de leur dossier, les participants

effectuent un travail d’utilité publique :

action humanitaire ou de prévention, rénovation…

Ce dispositif formateur fait entre 200 et

250 heureux chaque année. « Grâce à cela, je

vais pouvoir financer mon départ au Canada, se

réjouit Grégoire, 19 ans. Je viens d’être accepté

dans une école de lutherie. »

Coline Bergeon

Amiensforum | juin 2011


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:26 Page7

STATIONNEMENT

Les Belges ont leur franc-parler.

Laurent Rousseau, chef de projet

au cabinet d’étude Égis-Mobilité,

est venu, avec le sien, disséquer

le stationnement à Amiens. Ce

sujet trop souvent “polémique”

méritait bien une mise au clair.

PROPRETÉ

PAPIER JETÉ,

PRUNE RÉCOLTÉE

« On ne réglemente pas

pour enquiquiner la population »

15 % DE LA SURFACE DU CENTRE-VILLE EST

UTILISÉE POUR DU STATIONNEMENT

« Une voiture ne roule que 10 % de son temps.

C’est-à-dire qu’elle reste 90 % de sa vie garée.

Or, un véhicule occupe 10 m2 au sol. Quand on

a 1 000 voitures en plus dans une ville, on perd

donc un hectare d’espace public. » En comparant

avec d’autres villes, le technicien rassure

: « la situation d’Amiens n’est vraiment

pas apocalyptique. Déjà, un véhicule sur deux

dispose d’un garage privatif dans le centre-ville !

Les parkings souterrains sont utilisés à moins de

80 %. Il y a donc de la réserve ».

« En augmentant le contrôle, on va augmenter

le nombre de places disponibles ».

DEUX VÉHICULES SUR TROIS NE PAYENT PAS

Seulement 30 % des automobilistes s’acquittent

du petit ticket. « Les gens disent :

c’est cher, mais personne ne sait vraiment combien

ça coûte. En réalité, ce qui gêne, ce n’est

pas forcément le prix, c’est le fait de devoir

payer, d’avoir de la monnaie, d’aller à l’horodateur

puis de revenir à son véhicule. Mais d’ici

une dizaine d’années, on va arriver à de nouvelles

modalités de paiement plus simples ».

Papiers et mégots de cigarette jetés à

terre, sacs poubelle déposés n’importe

où, déjections canines qui “décorent” le

trottoir… Face à la progression des

gestes d’incivilité constatés partout en

France par l’association des villes pour

la propreté urbaine (AVPU), la municipalité

amiénoise réagit : 28 agents, des

encadrants d’équipes de nettoiement,

vont être assermentés pour verbaliser

ces gestes inciviques. Cette mesure,

plébiscitée lors des visites de proximité

avec les comités de quartier, doit être

opérationnelle début 2012. Mise en

place dans de nombreuses villes, la verbalisation

se révèle efficace sans pour

autant être la solution miracle. Car,

comme le dit Serge Raïs, l’adjoint au

maire en charge de la voirie : « la propreté

est l’affaire de tous ».

A. C.

LA ROTATION, UN ENJEU ÉCONOMIQUE

« On refait l’espace public, non pas pour le plaisir

des yeux, mais pour le valoriser économiquement.

Les règles de stationnement ne servent

pas à enquiquiner la population. C’est un enjeu

urbain et économique. Quand deux véhicules

La contrainte

de stationnement

est moins mal perçue

si elle est accompagnée

d’une offre en site propre.

restent sur une même place toute une journée,

cela veut dire que deux personnes viennent en

ville. Si on réglemente et que huit voitures viennent

se garer sur ces mêmes places à tour de

rôle, c’est autant de personnes en plus qui viennent

enrichir le centre-ville. » Or, problème à

Amiens : « Le taux de rotation est très faible

avec deux, voire trois véhicules par place sur une

journée et seulement 3 % des places qui voient

plus de cinq véhicules s’y garer par jour ». Pour

Laurent Rousseau, il n’y a pas de secret :

DE NOUVELLES HABITUDES À PRENDRE

« En général, les élus sont frileux pour modifier

le stationnement parce que ce sont souvent des

“em…” (sic). Chaque habitant veut pouvoir se

garer devant chez lui, puis devant son boulanger,

devant son bureau…» Mais la somme de

nos besoins et de nos envies n’est pas égale

à l’intérêt général. « Prenez un Parisien, il se

gare forcément à 400 ou 500 m de chez lui. Notons

que plus une voiture est garée loin de son

domicile, moins on l’utilise… Les comportements

changent déjà. Il faut entre 6 et 12 ans. »

PROPOSER UN TRANSPORT EN COMMUN

ATTRACTIF

« La contrainte de stationnement est “moins mal

perçue” si elle est accompagnée d’une offre de

transport en commun en site propre. Et on l’a

constaté à Bruxelles. Quand les gens arrivent en

ville en bus ou en tram, ils y consomment plus.

La voiture offre forcément la tentation d’aller

vers les centres commerciaux extérieurs. »

Propos recueillis par Antoine Caux

BIENTÔT

LE SERVICE ARCHÉO ?

La procédure de validation par l’État

de la création du service d’archéologie

préventive d’Amiens Métropole

est en cours. La nouvelle devrait

tomber avant la fin du mois de juin,

et, en cas de réponse positive au

dossier d’agrément, les recrutements

s’opérer à partir du mois

d’août. Ce service permettra d’accélérer

certains projets d’aménagements

et de valoriser le sous-sol

d’Amiens et de la Métropole.

juin 2011 | Amiensforum 7


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:27 Page8

Actualités

SPORT

« Des locataires

de tous les quartiers »

8

DES FILLES PUNCHY

Même la Fondation de France a remarqué

l’initiative du CSC Etouvie. « On

aime bien la boxe. On aime bien la

danse. Mais faire les deux, c’est encore

mieux ! » Alice, Mimouna et Kadou,

avec sept autres jeunes filles de 15 à

18 ans d’Amiens Nord, d’Étouvie ou

d’ailleurs, se retrouvent tous les mercredis

après-midi pour deux heures de

boxe chorégraphiée au CSC. Depuis

octobre dernier, et jusqu’en décembre

2011. Elles sont “coachées“ par

Bouziane Oudji, champion de France

de boxe française et anglaise, de l’ALC

boxe française d’Étouvie. « Avec lui, on

a créé les pas, on a cherché la musique…

Ce ne serait pas avec Bouziane,

on ne le ferait pas ! »,

s’enthousiasment les trois amies, qui

devaient se produire lors de la fête du

quartier d’Étouvie le 12 juin. Un enthousiasme

qui paye : le projet, soutenu

par la Fondation de France, vient

de recevoir le Laurier régional 2011 de

la Fondation, avec 2 000 € à la clef

pour le CSC. « Ce projet fut pour elles

une bulle d’air. Elles sont rayonnantes

et joyeuses », se réjouit Ghislaine

Roche, directrice du CSC. « Ce serait

bien de continuer, espère de son côté

le trio. On a encore beaucoup de

choses à apprendre ! »

J.-C. F.

LOGEMENT

Notre ancien immeuble

était vétuste. Ce nouveau

logement correspond

totalement à nos attentes.

Une vue panoramique sur Amiens, sur

les hortillonnages et la tour Perret, une

terrasse de 74 m 2 , de l’espace et de la lumière…

Le nouvel appartement de Vincent,

38 ans, moniteur d’auto-école, est

tout simplement magnifique. Le 11 avril,

avec sa famille, il a emménagé au Clos

de l’Avre, cette nouvelle résidence de

100 logements, inaugurée le 20 mai, au

275 rue Dejean. « Auparavant, nous résidions

rue de Cagny. Nous cherchions un

appartement plus grand car notre fille entre en

6 e . Il fallait qu’elle ait sa chambre et un bureau

pour ses devoirs. Là c’est encore plus beau que

ce que j’espérais », poursuit Vincent. Situé

à proximité des hortillonnages et de la

gare, cet ambitieux programme immobilier

réalisé en partenariat – Ville, Métropole,

État, Région, Département, promoteur

privé – fait naître un peu plus de

mixité sociale en centre-ville. Le projet

mêlant à la fois de l’investissement privé

et de l’habitat social. 50 appartements

appartiennent en effet au bailleur OPH.

Les loyers y sont modérés : 280 à 640 €

par mois. Cinq familles originaires des

UN PROMOTEUR PRIVÉ

À LA FIBRE SOCIALE

quartiers en rénovation urbaine ont

d’ailleurs été relogées ici. À l’image de

Bichana, 32 ans, téléconseillère, qui vient

du quartier Fafet-Brossolette : « Notre

ancien immeuble était vétuste. Il ne paraissait

jamais propre même si le gardien faisait le ménage.

Et puis, nous souhaitions nous rapprocher

de l’école des enfants située en centre-ville.

Ce nouveau logement correspond totalement

à mes attentes. En plus, nous avons un

balcon ! ». Enthousiaste, le maire Gilles

Demailly se réjouit de ce site « qui rassemble

des locataires de tous les quartiers

d’Amiens ». Rien dans l’architecture, ne

distingue l’habitat privé de l’habitat social.

Si ce n’est sur les toits du bâtiment

de l’OPH, où les élus ont demandé l’installation

de panneaux solaires pour la

production d’eau chaude. « Nous devons

offrir aux habitants un large choix de logements,

a déclaré Isabelle Graux, maire

adjointe chargée du logement. C’est pourquoi

nous souhaitons créer de l’habitat social

dans tous les quartiers. » L’investissement

total de 6,46 millions d’euros par

l’ensemble des partenaires, est

prometteur. Particulièrement dans un

secteur en pleine mutation comme

Gare-la-Vallée, qui réunira, à terme, de

l’activité économique, du logement et

des espaces verts.

Lysiane Voisin

Le promoteur Akerys s’engage aux côtés des

collectivités dans la mixité sociale en créant

des programmes immobiliers qui mêlent

deux types de ventes : les appartements

destinés à des propriétaires privés (ici, 50

logements) et ceux proposés aux bailleurs

sociaux (ici 50 logements OPH). « Notre vocation

est de répondre au problème du logement

en France, en proposant de l’habitat

abordable économiquement, à tous », précise

Philippe Sorret, président du groupe.

Présent dans toute la France, Akerys compte

55 000 propriétaires investisseurs, 120 000

locataires et 850 résidences sur le territoire.

Amiensforum | juin 2011


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:27 Page9

Avec les jeunes,

contre l’homophobie

DISCRIMINATIONS

Que retenez-vous de cette intervention

? » Dans la salle, les

classes du lycée Montaigne

réagissent : « C’est le père qui a besoin

d’un psychiatre ». « Il faut accepter son

enfant comme il est.» Le 17 mai, journée

mondiale de lutte contre l’homophobie,

la compagnie du Théâtre

de l’Opprimé présentait un spectacle

sur l’homosexualité aux élèves. Un

moyen pour la Ville de les sensibiliser

à la question de manière pédagogique

et ludique. Sur scène, un enfant

interprété par un élève, apprend

à ses parents qu’il est homosexuel.

Les frères et sœurs, des rôles également

proposés aux jeunes, le défendent.

Les scènes se succèdent, les

élèves improvisent et sont applaudis

par les élus. « Vous nous offrez une belle

image de la jeunesse, tolérante et ouverte.

Quel espoir pour l’évolution de la société

», a commenté le proviseur du

lycée. Gilles Demailly a également

félicité les jeunes : « Merci pour ces

exemples de débat, de fraternité et d’intelligence

».

Lysiane Voisin

MONTPELLIER REÇOIT LA PALME

Lors de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie le 17 mai, Gilles Demailly a transmis

la palme Idaho (International day against homophobia) à Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

Cette année, le comité Idaho a souhaité valoriser les initiatives menées dans cette ville. Récemment,

Hélène Mandroux a en effet célébré symboliquement le mariage d’homosexuels en

couple depuis trente ans.

juin 2011 | Amiensforum 9


4-10 ACTU-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:27 Page10

Actualités

À AMIENS,

L’EUROPE DES FEMMES

AU TRAVAIL

Une journée

au bord de l’eau

SOLIDARITÉ

Avec le Centre communal d’action sociale et les associations du

quartier Elbeuf, une centaine d’Amiénois se sont retrouvés,

le 8 juin, à la pisciculture de Prouzel à Fossemanant.

Clarisse, 41 ans, maman de quatre

enfants, prépare des brochettes.

C’est sa première sortie

depuis des années. « Je suis là sans mes enfants

car c’est ma journée », avoue-t-elle.

Nathalie, Sandrine et Aurore, d’Elbeuf profitent

du soleil en surveillant les enfants.

« Mon fils Bastien est heureux. Ça nous fait vraiment

du bien car on ne sort pas beaucoup »,

confie Aurore. Sur une table, foison de

salades, radis, courgettes et choux cueillis

la veille. Marie-Hélène Parmentier,

maraîchère dans sa ferme pédagogique

des hortillonnages à Amiens, explique,

avec la diététicienne Madame Samier

comment, avec une râpe à carottes,

préparer de bons légumes assaisonnés.

Marina, 12 ans, s’en donne à cœur joie.

Plus loin, on taquine la truite bientôt

au menu. Les randonneurs partis aux

alentours avec lectures concoctées par

l’association le Cardan sont de retour. Brochettes

de fruits frais, salades composées,

légumes à cuire au barbecue préparés par

tous, complètent le déjeuner. On se régale.

« Pour le Centre communal d’action sociale

d’Amiens (CCAS), cette sortie est un outil d’insertion

et de valorisation, explique Pascaline

Annoot, élue en charge de la solidarité. Se

rassembler autour de la cuisine est une manière

de rompre l’isolement, de partager, d’oublier ses

soucis. La confection d’un repas festif et équilibré

est pédagogique.» Les ateliers culinaires

du CCAS, portent leurs fruits. Des participantes

se retrouvent pour cuisiner entre

copines leurs légumes frais achetés à

la ferme pédagogique.

Ingrid Lemaire

VISITER LE PATRIMOINE AVEC LE CCAS

EMPLOI

Des représentants de sept villes européennes

étaient à l’hôtel de ville le

13 mai. Une date clé pour la mission

égalité qui accueillait, dans le cadre

du projet Weed (Women enterprise

and employment in local development),

les représentants d’Alzira et de

Santiago-de-Compostela en Espagne,

de Celje en Slovénie, de Crotone et

d’Enna en Italie, de Karvina en République

tchèque et d’Umea en Suède.

Chaque ville venait proposer des initiatives

pour combattre les difficultés

d’insertion des femmes dans le salariat

ou l’entreprenariat. Soutenir les

projets innovants, informer sur les

dispositifs d’aide et d’accompagnement,

favoriser l’accès au crédit, sensibiliser

les jeunes à la culture

d’entreprise, faire connaître des sociétés

dirigées par des femmes, réduire

les écarts de salaires entre les

femmes et les hommes… Les idées se

sont succédé dans toutes les langues

ce jour-là. « La lutte contre les discriminations

est un axe majeur de notre

politique. Il est temps que les femmes

occupent la place qui leur revient de

droit dans le monde économique, a affirmé

Gilles Demailly. Inventons de

nouveaux outils pour vaincre cette injustice

sociale. » À la suite à cette

conférence, un programme d’actions

sera établi en 2012.

Lysiane Voisin

10

Le CCAS d’Amiens redouble d’attention envers

les plus démunis. Outre ses opérations

«petit déjeuner» dans les quartiers et les

ateliers culinaires en compagnie d’un chef

amiénois (le 29 juin, à Étouvie), des visites

du patrimoine sont organisées pour les bénéficiaires

des aides du CCAS. Les 22 et 23

LES GASTRONOMES

ONT LA PAROLE

juin, en soirée, un guide et la troupe du

Théâtre du Sagittaire mèneront donc la visite

de l’hôtel particulier Bouctot-Vagnier.

RENSEIGNEMENTS

03 22 97 41 54

Associant des membres du CCAS, de la

société Sodexo, chargée des menus, et

des personnes âgées, une commission,

présidée par l’élue Karine Messager, examine

à la loupe les repas livrés au domicile

des aînés. Une soupe trop salée, des

haricots pas assez cuits, un manque de

vinaigrette... chaque mois, tout est analysé

avec minutie. Marcel Daumal, 90

ans, fait partie de cette commission depuis

quatre mois. En s’appuyant sur les

réclamations des usagers transmises par

les livreurs, par téléphone, ou via un

questionnaire, il améliore, avec ses collègues,

la qualité des menus. « Je goûte les

plats chez moi et je constate qu’ils sont beaucoup

plus

variés désormais.

Actuellement,

nous

travaillons sur le pain. Les repas du lundi sont

en effet servis le vendredi, ce qui pose des problèmes

pour la livraison du pain qui se dessèche

trop vite. » Autres souhaits récemment

exaucés : la création d’un plat de

frites et la mise en place d’un nouvel étiquetage,

plus lisible, des produits. Une

quinzaine d’observations sont ainsi

comptabilisées chaque mois et 300 repas

sont livrés chaque jour.

Lysiane Voisin

Amiensforum | juin 2011


11 VERT BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:23 Page11

Se mettre au vert

Il faut préserver et

économiser l’eau.

D’autant plus en cette

année de sécheresse.

Panorama des

initiatives prises à

Amiens, notamment

dans la basse vallée de

la Selle, réserve

précieuse d’eau potable.

Préservons

l’eau

Fait rare en Picardie, on

a rangé le parapluie.

Depuis plusieurs mois,

pas une goutte de

pluie n’était tombée

sur la région. Des conditions météo

optimales pour les balades

mais qui assèchent de manière

préoccupante les terres et nos réserves

d’eau potable. Outre l’arrêté

préfectoral de sécheresse pris le

17 mai (lire encadré), Amiens se mobilise

pour conserver, à court et à

long termes, cette précieuse ressource.

Une réunion d’information

sur la basse vallée de la Selle était

par exemple organisée le 17 mai.

Tous les publics étaient invités à la

présentation d’un état des

lieux de ce territoire qui

fournit les deux tiers de

l’eau potable d’Amiens

Métropole. Répartition

des surfaces cultivées,

des forêts, des zones

urbanisées et des

cours d’eau, analyse

des sols etc. Le diagnostic

rend compte

des caractéris-

LE CHIFFRE

1 000

Boire de l’eau du robinet est 1 000 fois

plus écologique que de consommer

l’eau d’une bouteille… à recycler.

tiques du secteur. Et permettra

dans un deuxième temps (début

2012), grâce à l’élaboration d’un

programme d’actions, de lutter

contre toutes les pollutions possibles.

Notamment celles causées

par l’utilisation de produits phytosanitaires

ou de pollutions dues au

dysfonctionnement du réseau

d’assainissement. « Tout le monde

est concerné. Services techniques, jardiniers,

industriels, agriculteurs…

Chacun peut être à l’origine d’un rejet

apparemment anodin qui, progressivement,

dégrade la qualité des rivières et

Chacun peut être à

l’origine d’un rejet

apparemment anodin…

des eaux souterraines », souligne-ton

au service de l’eau. Le plan

d’actions est à venir mais déjà des

évidences s’imposent : limiter,

donc, l’utilisation de produits phytosanitaires,

sensibiliser tous les

publics, améliorer l’assainissement

et le réseau de récupération

d’eaux usées, supprimer les branchements

en plomb, combattre

les décharges sauvages. De bonne

qualité, soumise à des normes

strictes, 100 à 200 fois moins chère

que l’eau en bouteille, riche en sels

minéraux (calcium, sodium, magnésium…),

l’eau du robinet a

vraiment toutes les qualités pour

être choyée.

Lysiane Voisin

Comme tous les cours d’eau, la Selle est sous haute surveillance.

Le lavage des véhicules est autourisé uniquement dans les stations

équipées de systèmes de recyclage de l’eau.

AMIENS EN ÉTAT D’ALERTE

Un arrêté préfectoral de sécheresse a été publié

dans la Somme le 17 mai dernier. Amiens et la vallée

de la Selle sont en état d’alerte. « Pour préserver

les milieux aquatiques tout en assurant dans de

bonnes conditions, les différents usages de l’eau.

En priorité : l’alimentation en eau potable et la défense

contre l’incendie. Les dispositions prévues

sont prescrites à titre provisoire jusqu’au 31 décembre

2011 », précise l’arrêté. Plusieurs mesures de

restriction d’eau sont donc préconisées partout

dans la Somme. Le premier palier, le seuil de vigilance,

incite par exemple les collectivités à limiter

l’arrosage des terrains de sport et des massifs de

fleurs ; à informer les particuliers sur les économies

d’eau ; à renforcer les recherches de fuites sur les

réseaux d’eau potable… Les mesures du seuil

d’alerte sont encore plus sévères : interdiction d’arroser

les pelouses implantées depuis plus d’un an,

les espaces verts publics et privés, les arbustes ; de

laver les véhicules hors des stations munies d’un

système de recyclage ; de vidanger les piscines

communales hormis pour des problèmes sanitaires.

Le remplissage des piscines privées est interdit,

sauf pour celles de moins de 20 m 3 . Le

nettoyage des chaussées est également limité et on

récupère davantage l’eau de pluie…

juin 2011 | Amiensforum 11


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:19 Page12

Le dossier

Cet été,

destination Amie

12

Amiensforum | juin 2011


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:19 Page13

iens

L’été se profile et

n’oublie personne. Ni

les habitants, ni les

touristes. La ville attire

et séduit. On y vient, on

y reste, on y revient, on

y est bien. Des

animations gratuites

tout l’été, un

programme intense de

visites. Qui a dit qu’on

s’ennuyait l’été ?

Un matin de mai au

pied de la cathédrale.

En terrasse,

café serré pour

Georges et tasse

de thé pour Cathy. Originaire de

Mons, ce couple de retraités

belges a maintenant ses habitudes

à Amiens. Car l’étape en

capitale picarde, sur le chemin

de Caen où réside leur aînée, est

devenue « obligatoire », selon madame.

« La première fois, on avait

choisi d’y faire halte car notre neveu

nous avait tellement parlé des couleurs

sur la cathédrale… », raconte

monsieur. La deuxième fois, en

plus de la colorisation, ils ont

tenté les hortillonnages. Et à

chaque passage, à chaque nuit

passée dans un hôtel amiénois,

la découverte de la ville se peaufine.

« On reviendra peut-être pour le

marché de Noël. » Cathy, Georges

et leurs compatriotes belges sont

la première clientèle étrangère à

Amiens (30 %) avec plus de

3 000 demandes de renseignements

à l’office de tourisme sur

les quatre premiers mois de l’année

2011 (1) . Sur cette période,

quelque 2 300 familles anglaises,

1 880 néerlandaises, 900 australiennes,

320 américaines ont

poussé la porte de l’office. Les

touristes aiment Amiens et

Amiens, Ville d’art et d’histoire,

choie les touristes. Des brochures

et un site Internet traduits

en plusieurs langues, un

système de parking bus au port

d’aval avec une maison de repos

juin 2011 | Amiensforum 13


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:19 Page14

Le dossier

pour les chauffeurs. Et une présence

sur tous les grands salons

de tourisme, voulue par Jacques

Goffinon, adjoint au maire en

charge des fêtes, animations et

cérémonies, et délégué au tourisme

à Amiens Métropole. « En

arrivant en 2008, je m’attendais à récupérer

une Rolls-Royce. Mais on

était dans une officine qui faisait du

ronron », juge-t-il. Selon lui, « il

faut aller chercher les touristes. À

Lille, à Londres, à Bruxelles… ».

S’appuyer sur la communication

à travers tous les supports. Et ne

pas compter exclusivement sur

le Net.

« RESTER AU MOINS 48 HEURES »

En partenariat avec les comités

régional et départemental du

tourisme et le club des hôteliers

(lire encadré page 15), l’office de

tourisme de la ville « vend du

Amiens », pour reprendre les

mots très clairs d’Amaury de

Francqueville, responsable clientèle,

qui fait venir chaque année

1 500 groupes de touristes en

ville. « On fait la promotion d’une

ville verte avec la nature et bleue avec

l’eau », dit-il. « Mon objectif, fixe

Jacques Goffinon, est que les gens

restent au moins 48 heures. Qu’ils

mangent, dorment, s’amusent,

s’émerveillent… Et qu’à leur tour, ils

fassent connaître la ville. » Amiens a

des arguments forts : un patrimoine

historique dont la cathédrale

qui fête, cette année, le 30 e

anniversaire de son classement

à l’Unesco, un patrimoine naturel

avec ses jardins sur l’eau,

l’empreinte de Jules Verne (avec

la Maison Jules-Verne) ou encore

« la compétence reconnue des guides,

souligne-t-on à l’office de tourisme.

Ce sont de très bons ambassadeurs

».

UN TOURISME DE PROXIMITÉ

Amiens a aussi un atout géographique.

Outre les Belges et les

Anglais, sa position attire les

Néerlandais (+14 % au printemps

dernier) et les Allemands (une

des nouvelles cibles recherchées).

« Aujourd’hui le transport

coûte cher, explique Amaury de

Francqueville. Pour les tours opérateurs

belges, on fait partie des desti-

14

HORTILLONNAGES :

L’ENCHANTEMENT

AU RENDEZ-VOUS

On loge à Blangy-Tronville

et on est arrivé ici tranquillement

par le chemin, le

long de la Somme. Que c’est paisible

et magnifique. C’est incroyable ce

calme en plein centre-ville. Je ne

connaissais vraiment pas ce type

d’agriculture. Je recommande cette

balade et cette ville !

Anthony, de Londres (Angleterre)

On avait vu un reportage consacré aux Hortillonnages

sur TF1 ou France 5. C’est vraiment

très agréable. Comme on rejoint des amis à

Calais, on a décidé de partir un jour plus tôt

pour venir ici. Ce n’est pas toujours la peine de faire

des milliers de kilomètres pour être dépaysés. En plus,

les gens sont charmants.

Georges et Martine, de Watterloo (Belgique)

Il y a dix ans, on avait 60 000 visiteurs.

Aujourd’hui, on tourne à 120 000 par an.

La visite des hortillonnages est devenue

une étape incontournable pour toute personne qui

s’arrête à Amiens. La clientèle étrangère représente

30 %, essentiellement des pays nordiques.

Jacques Leullier, président de l’association de

sauvegarde des hortillonnages

Amiensforum | juin 2011


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:20 Page15

nations privilégiées. » Le mois

d’avril, quasi estival, a amplifié le

phénomène. D’Île-de-France, de

Picardie, des Ardennes : Amiens

est une destination à la mode

avec 27 % de clientèle française

en plus par rapport à 2010. La cathédrale

(+ 8 %), ses tours

(+ 47 %), le parc zoologique

(+ 25 %) et les hortillonnages

(+ 47 %) ont été pris d’assaut. La

tendance est aux séjours de

proximité. L’office de tourisme

l’a bien saisi. « On a développé des

packages pour passer le week-end

idéal », présente la directrice adjointe,

Anne Dessery. Les “bons

plans” disponibles sur le site

Internet fin 2010, lors du marché

de Noël, nommés Parfums d’hiver,

propose un programme complet

et thématique : “Amiens en famille”

comprend les nuits d’hôtels

et la visite du zoo notamment,

” Week-end jardins”, la

découverte de différents lieux

paysagers… Du tourisme à la

carte qui n’oublie pas les

Amiénois. Beffroi, hôtel de ville,

citadelle, cimetière de la

Madeleine, Jardin archéologique

de Saint-Acheul, Jardin des

plantes… Tous ces lieux si

connus des habitants qu’ils finissent

par ne plus les voir se découvrent

cet été (lire le programme).

Alors levons la tête. On

peut être touriste dans sa ville.

Antoine Caux

1 - L’office de tourisme recense la nationalité de

chaque personne qui sollicite un renseignement

directement, sur le Net ou par téléphone.

information

Office du tourisme

d’Amiens Métropole

40, place Notre-Dame

03 22 71 60 50

juin 2011 | Amiensforum

DEUX QUESTIONS À…

Deux questions

à Yves Dauge,

sénateur d’Indreet-Loire,

conseiller

spécial auprès du

Centre du Patrimoine

mondial à l’Unesco.

Amiensforum: Les villes de taille moyenne

comme Amiens et qui ne sont pas forcément,

des stations balnéaires ont-elles un bel avenir

touristique ?

Yves Dauge : Bien sûr. La France a trop longtemps

négligé le tourisme urbain au profit de

la mer et de la campagne. Cette forme de

tourisme qui s’appuie sur les centres historiques

et le patrimoine, a pourtant de l’avenir.

L’Espagne et l’Italie sont en avance dans

ce domaine. Mais un tourisme urbain, cela

se structure, s’organise et dépend d’une politique

globale. Pour être attractif, un centre

urbain doit en effet offrir des espaces publics

de qualité, des zones piétonnes libérées de la

voiture, des animations, des hôtels et des

restaurants de qualité. Certaines villes en

France l’ont fait comme Nantes, Bordeaux,

Tours ou Chinon.

AF: Quelle est la place du tourisme dans

l’image d’une ville ?

Y. D. : Le tourisme est le résultat d’une politique

urbaine et culturelle de qualité. Il illustre

donc la culture ambitieuse d’une ville et met

en valeur son patrimoine. Amiens a beaucoup

d’atouts pour développer son attractivité.

Grâce à la cathédrale mais pas seulement. Il

faut diversifier les attraits touristiques. Les

hortillonnages, par exemple, sont uniques ! En

outre, le tourisme reflète le savoir-faire, le savoir-vivre

et l’accueil d’une région. La France

doit progresser dans ce domaine. Trop d’hôtels

manquent encore de charme. Il ne s’agit

pas de développer l’hôtellerie de luxe mais des

lieux d’hébergement simples, au mobilier de

qualité, où le personnel est compétent, aimable

et agréable..

Propos recueillis par Lysiane Voisin

LE PROGRAMME

DE L’ÉTÉ

17 – 19 juin : Fête dans la ville.

21 juin : Fête de la musique.

25 juin : fête du quartier Amiens nord.

24 – 26 juin : Hortillonnages Amiens

2011 : île de la Pépinière et île Robinson :

cirque et installations sonores (de

14 h 30 à 22 h), île aux Fagots : concerts

gratuits ou de 8 à 10 € (18 h).

24 juin – 15 octobre : Hortillonnages

Amiens 2011 : balade en barque au

départ du port à fumier à Camon.

29 juin – 3 juillet : Voyage au cœur de

l’été. Espace Dewailly. Animations,

spectacles, restauration

de tous les pays.

30 juin – 2 juillet : Hortillonnages

Amiens 2011 : lire page 16.

24 juin – 17 juillet : Foire Saint-Jean

(La Hotoie)

8 juillet : Feu de joie (La Hotoie)

9 juillet – 28 août : Amiens-les-

Bains (place Gambetta, de 11 h à 19 h)

13 juillet : Bal populaire (parvis de

l’hôtel de ville). Programme :

18 h : Louis Corchia (parvis de l’hôtel de

ville)

21 h 30 : Début de soirée, Jean-Pierre

Mader et Cookie Dingler

23 h 30 : orchestre Paradise

13 juillet : Feu d’artifice

(port d’aval) à 23 h.

27 août : bal de la Libération

(parvis de l’hôtel de ville) 17 h.

Danser ensemble au bal du

14 juillet : quel plaisir !

15


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:21 Page16

Le dossier

SAINT LEU,

ÇA COULE TOUT SEUL

PROMENADE

On croyait tout connaître d’Amiens.

C’était avant d’embarquer il y a deux

ans dans les bateaux de Saint-Leu.

Aujourd’hui encore, à fleur d’eau,

le quartier et la ville se révèlent

paisiblement différents.

Le “bien boire, bien manger et puis ne rien faire” de

Lafleur résonne comme une ode aux barques

de Saint-Leu. Tant à l’heure de la digestion, les

bateaux se révèlent le refuge parfait. Sur le lit

tranquille des canaux, j’avais décidé de flâner

en cet après-midi transpirant de soleil. Je recherchais

une cachette flottante. J’ai trouvé

un belvédère inédit, une fenêtre sur la ville

J’avais décidé de

flâner en cet aprèsmidi

transpirant

de soleil.

Les bateaux de Saint-Leu

Accueil au chalet pont de la Dodane. Mercredi,

jeudi et vendredi de 13 h à 17 h 30. Samedi et

dimanche de 10 h 30 à 18 h.

Adulte : 5 € (3-12 ans : 4 €).

jamais expérimentée.

Même

après

avoir vécu

six ans à

Saint-Leu, on redécouvre ce quartier des artisans

vu d’en bas, au ras d’eau. De là, les bruits

de la ville semblent loin. Le sens des rues se

chamboule. Et ma culture s’enrichit : « La maison

de la chasse et de la nature reprend l’architecture

de l’ancienne mûrisserie de bananes. Du coup, je

rappelle souvent aux gens que les bananes ne poussaient

pas dans les hortillonnages », ironise le batelier.

La question numéro 1 des touristes :

« Les canaux sont-ils profonds ? » « En moyenne 1

mètre 50 », renseigne le guide dont la visite

coule sur 35 minutes. Elle séduit, selon lui, « un

tiers d’étrangers et deux tiers de Français dont 50 %

de Picards ». Je suis de ceux-là. Tiens, revoilà le

quai Bélu. Dommage, c’est déjà fini.

Antoine Caux

(Pas d’illusion d’optique, vous avez peut-être déjà lu ces

mots repris du JDA n° 526)

06 20 77 66 55

16

UN AUTRE REGARD

SUR LES HORTILLONNAGES

« La manifestation nationale Imaginez

Maintenant, lancée en 2010 a disparu,

mais nous poursuivons le projet », se

réjouit Gilbert Fillinger, directeur de la

Maison de la culture. Le 24 juin

s’ouvrira donc la première édition de

Hortillonnages Amiens 2011, art, villes

et paysages : un temps fort pour

redécouvrir cet écrin de nature

métamorphosé par de jeunes artistes

français et européens. Comme l’an

dernier, les parcelles redessinées par

des paysagistes accueilleront les

visiteurs en barque jusqu’au

15 octobre. « Deux heures de balade

contre une heure trente l’an passé,

poursuit Gilbert Fillinger. Parmi les 14

jardins, six sont des œuvres pérennes

La cathédrale, les hortillonnages… Peut-être bien pour les

touristes, mais pour vous Amiénois, n’y aurait-il rien de

nouveau ? Détrompez-vous et suivez l’office du tourisme.

Chaque mercredi, 14 h 15, du 13 juillet au 31 août, on vous

entraîne en dehors des sentiers rebattus. Finie la balade

classique, place aux coulisses. « On ira dans la singerie au

zoo, cite en exemple Stéphanie Cadet. On emmène les gens

rencontrer un hortillon, qui parle de ses parcelles et de son

métier. Un spécialiste dit tout de la faune et de la flore… »

réalisées en 2010. De la même façon,

trois installations de plasticiens ont été

conservées et onze nouveaux projets

retenus. » Cette manifestation alliant

culture et développement durable

débutera par deux week-ends festifs.

Des performances musicales,

circassiennes et poétiques,

éphémères, investiront les jardins et

l’île de la Pépinière. L’île aux Fagots

accueillera concerts et pique-niques

bio. L’étang de Clermont s’illuminera

pour le feu de la Saint-Jean. Un

rendez-vous pour assister au lever

du soleil sur l’île Robinson est fixé le

26 juin à 5 h 45… De quoi se mettre

l’eau à la bouche.

C. B.

Du 24 au 26 juin, île de la Pépinière et île Robinson,

de 14 h 30 à 22 h : cirque et installations sonores.

Du 24 au 26 juin et du 30 juin au 2 juillet, île aux Fagots à partir de 18 h :

concerts gratuits ou de 8 à 10 €.

Du 24 juin au 15 octobre : balade en barque au départ

du port à fumier à Camon.

www.hortillonnagesamiens2011.com

ou Maison de la culture : 03 22 97 79 77

LE MERCREDI

POUR FAIRE LE TOURISTE

Les hortillonnages : 13 juillet

RDV à l’île aux Fagots (43 chemin de halage).

Le zoo et ses coulisses : 20 juillet et 17 août

RDV à l’entrée du zoo (allée de La Hotoie).

Le Jardin des plantes : 27 juillet et 24 août

RDV au Jardin des plantes

(60, av. du Jardin des plantes).

Saint-Leu, au fil de l’eau, au fil du bois : 3 août

RDV au théâtre des marionnettes (31, rue Édouard-David).

À la découverte des parcs et jardins d’Amiens à vélo : 10 août

RDV à bicyclette face à la tour Perret (place Alphonse-Fiquet).

Les jardins de Cadichon (dans les hortillonnages) : 31 août

RDV aux jardins situés 137 bis, chemin de halage.

Une des installations

de plasticiens lors de

la première édition

d’Hortillonnages Amiens.

Amiensforum | juin 2011


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:21 Page17

Les prévisions météo sont formelles :

VAGUES DE CHALEUR

EN PERSPECTIVE POUR CET ÉTÉ.

La plage d’Amiens-les-Bains et son ambiance

« mer de Chine » devraient donc faire le plein, et

son sable (chaud !), lui, le bonheur des pieds nus

du 9 juillet au 28 août. Piscine, toboggan,

trampoline, tables de ping-pong… Pendant

cinquante jours, la place Gambetta va vivre avec

les rires des enfants. « Ceux qui ne peuvent pas

partir en vacances ont le droit de s’amuser. C’est

donc à nous de leur apporter des animations.

Mais pas au rabais. » Jacques Goffinon, adjoint

au maire en charge des fêtes et cérémonies

l’affirme : « On pourrait faire Amiens-les-Bains à

moitié prix (l’opération coûte 70 000 €, ndlr).

Mais les gens doivent se sentir bien avec du

matériel entièrement neuf. On peut être

populaire et de qualité ». Populaire ? Vous avez

dit populaire. Le mot revient souvent dans la

bouche de l’élu, sans rien de péjoratif. En 2008, il

propose la renaissance d’un bal “populaire”,

justement, avant le feu d’artifice du 13 juillet. « À

l’exception du maire, avoue-t-il, tout le monde

m’a dit : “Ça ne marchera jamais” ou “C’est un

concept à bout de souffle”. » Qu’importe.

L’accordéon d’André Verchuren est venu. Et la

foule était au rendez-vous. Comme elle a dansé

avec Yvette Horner en 2009, puis goûté aux fruits

de la passion de Franky Vincent l’an passé. Le

succès populaire se confirme d’année en année.

« Je ne comprends pas pourquoi on avait stoppé

le bal pendant plus de dix ans. Il fallait refaire un

bal. Mais pas avec un orchestre à flonflons. » Le

13 juillet, les pros de la valse musette ont déjà

pris rendez-vous dans la cour de l’hôtel de ville

avec l’accordéon de Louis Corchia, « le dernier

des grands », souffle Jacques Goffinon. Les

nostalgiques des années 1980 n’auront pas

besoin de réviser leurs classiques avec la

présence de Jean-Pierre Mader (Au Macumba), le

groupe Début de Soirée (Et tu danses, danses,

danses, ce refrain qui te plaît…) et Cookie Dingler

(Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile. Être

une femme libérée, tu sais c’est pas si facile…),

avant l’ensemble Paradise et son ambiance

tropicale. Et comme cela ne semblait pas suffire :

un deuxième bal a fait son apparition l’an

dernier. Celui de la Libération qui célèbre

celle d’Amiens le 31 août 1944.

Ambiance big band, donc, le 27 août,

toujours dans la cour de l’hôtel de

ville. Alors est-ce parce qu’il a posé

ses premiers pas de journaliste à

Saint-Tropez pour

le quotidien régional

La Marseillaise, côtoyé

une bonne partie du gratin

« people » français et étranger

au café Sennequier Sénéquier

au milieu des années 1970, que

Jacques Goffinon aime la fête ?

Il sourit : « À la radio, à la télé, dans

la presse, tout est noir ou gris, et souvent

négatif. Allez ! On peut au moins passer

un bon moment sympa, gratis et sans prise

de tête ! C’est déjà la crise, les gens n’ont pas

besoin d’être punis deux fois ».

Antoine Caux

juin 2011 | Amiensforum 17


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:22 Page18

Le dossier

LES TRAVAILLEURS

DE L’OMBRE

IL EST PLUTÔT À CHEVAL

SUR LES VISITES

Ils montent et démontent les podiums. Installent et désinstallent

l’électricité, les barrières, les tribunes. Sans la

trentaine d’agents du service “Fêtes et événements”, pas

de fêtes ni d’événements. Un travail dans l’ombre mais

indispensable pour les 900 rendez-vous annuels, petits

ou grandioses, où ils sont sollicités. Manifestations sportives,

réunions publiques, élections, fêtes des écoles… Pas

de temps mort dans le calendrier, ni dans les journées.

« Pour la course l’Amiénoise, on arrive sur place à 5 h du matin,

expose Philippe Delhomel, infatigable chef du service.

Sitôt l’épreuve finie, il faut tout remballer. » Et à 18 h, ce sera

place nette. « Sur les lieux, il faut, par moments, improviser, à

condition de respecter les normes de sécurité, glisse le responsable.

Mais le métier est intéressant car il n’est pas répétitif. Les

gars ne sont pas de simples poseurs de barrières ! » Installé

actuellement à La Vallée, rue Alcide-Huber, le service

“Fêtes et événements” déménagera à l’automne rue

Alexandre-Dumas dans des locaux mieux adaptés et

plus agréables.

Antoine Caux

LE CAMPANILE EN FÉVRIER

109 chambres en centre-ville. Après l’ouverture de

l’hôtel Mercure en 2009, et avant la résidence

hôtelière et ses 150 F2 boulevard d’Alsace-Lorraine

prévue pour février 2013, c’est l’un des plus gros

projets hôteliers d’Amiens. L’hôtel Campanile situé

derrière la gare doit accueillir ses premiers clients

pour la deuxième quinzaine de février 2012.

18

« Amiens est une ville paisible. » C’est le commentaire qui revient le

plus aux oreilles d’Alain Dupont. Peu d’Amiénois connaissent son

nom, mais tout le monde connaît sa calèche qui, depuis 21 ans, a

procuré, pour 6 €, un itinérant belvédère sur la ville à 150 000

personnes. Cet ancien cadre à La Poste, retraité depuis quatre ans,

fils de maréchal-ferrant, en a eu l’idée en allant un jour à Bruges.

Aujourd’hui, lui et ses « cinq paires de cobs normands et de

boulonnais » sont les derniers de la région. « Il faut un an pour

former un cheval, raconte-t-il. La ville est vraiment un univers

hostile pour eux. » Les calèches de Samarobriva, ce sont près de

200 sorties sur l’année et une moyenne de 110 groupes par an.

Et c’est tous les jours, sauf le lundi en juillet et en août.

Antoine Caux

Calèches de Samarobriva : 03 22 71 60 50 - 03 22 93 79 28

Le chiffre

4C’est le nombre d’étoiles du Marotte. Cet hôtel de

charme doit ouvrir au printemps 2012 au 3 de la rue

Marotte. L’établissement de neuf chambres de 32 m 2 ,

trois suites de 70 m 2 et un appartement, sera chauffé

et climatisé à partir de chaudières à granulés de bois et

vise une clientèle exigeante qui ne trouvait pas satisafaction dans

l’offre actuelle.

AMIENS EN UN CLIC

69 715. C’est le nombre de visiteurs du site Internet de l’office du

tourisme d’Amiens Métropole qui se conjugue aux 100000

connections par mois sur le site d’Amiens Métropole. Un chiffre en

augmentation de 35 % par rapport à l’an dernier. « Le Web est

stratégique. Aujourd’hui on prépare son voyage avec le moins de

“clics” possible », sourit Amaury de Francqueville de l’office de

tourisme.

1 000 000

C’est le nombre estimé de visiteurs qui ont arpenté en 2010

Parfums d’hiver, le marché de Noël ainsi rebaptisé depuis

2008, contre 600 000 en 2007. « Il y a 350 marchés de Noël

dans le nord de la France. Il fallait se démarquer, décrypte

Jacques Goffinon. On a été les premiers à changer le nom :

aujourd’hui, tout le monde nous copie : Saint-Quentin, Lille,

Rouen… » L’édition 2011, qui aura pour thème Jules Verne et

l’Île mystérieuse, devrait compter 130 chalets, soit 20 de plus,

à la demande des commerçants. Pour l’élu : « Plus il y a de

chalets, plus il y a d’animations, plus les gens viennent ».

FESTIVITÉS : L’ÉTÉ SERA SHOW

Le thermomètre grimpe et les animations gratuites vont encore

faire monter l’ambiance en ville. Farniente sur un transat ou descente

en toboggan sur la plage d’Amiens-les-Bains, danse lors

des bals des 13 juillet et 27 août. C’est sûr, l’été sera chaud.

Amiensforum | juin 2011


12-19 DOSSIER-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:22 Page19

VISITES

Aller dans les salons

internationaux promouvoir la

ville d’Amiens, fait partie des

missions importantes de

Jacques Goffinon (à droite).

TROIS QUESTIONS À…

L’image d’Amiens

est vraiment positive

Trois questions à Gérard Guéroult,

directeur du Novotel et président

du club hôtelier d’Amiens.

Amiensforum: Comment se

porte le tourisme à Amiens ?

Gérard Guéroult : Il y a de plus en

plus de demandes. Notamment

chez les Belges. On remarque

aussi que les Anglais reviennent.

Les clients passent en général

deux ou trois nuitées. L’activité

de semaine reste toutefois prépondérante.

Mais ça vient, ça

bouge. On arrive à un taux d’occupation

de 80 % en semaine et

50 % le week-end, alors qu’on a

longtemps été à 30 %.

AF: Comment expliquez-vous

cette évolution ?

G. G. : Grâce à un travail collectif.

Nous travaillons avec l’élu

Jacques Goffinon, l’office de

tourisme, les comités de tourisme

régional et départemental

et la chambre de commerce

pour développer le tourisme.

Notamment avec une présence

remarquée sur les salons internationaux.

Il faut communiquer.

Qu’on parle d’Amiens,

une belle ville avec de beaux

magasins. Quand j’ai pris les

rênes du club hôtelier, on parlait

de Lille et de Paris. Mais on

oubliait Amiens. On ne valorisait

pas toutes les activités disponibles.

On ne savait pas quoi

proposer à nos clients en matière

de sorties. Le musée, la

maison Jules-Verne… Même à

quelques kilomètres d’Amiens,

il y a des tas de choses à voir. Il

faut être actif. Connaître le

client. Lui faire des offres attractives.

Par exemple : on sait

les Australiens friands de chevaux.

Lorsqu’ils sont venus

pour célébrer l’Anzac day, nous

les avons emmenés à l’hippodrome.

Les Chinois, qui sont

l’avenir du tourisme, sont prêts

à venir à condition, comme le

dit un responsable chinois du

secteur, qu’on leur fasse des offres…

AF: On entend souvent dire

qu’il n’y a pas assez d’hôtels à

Amiens ?

G. G. : Sept hôtels et 700 chambres

environ, membres du club

hôtelier. En effet, ce n’est pas

assez. Je discutais encore récemment

aveÒc le président de

l’université sur les difficultés

d’organiser un congrès. On

manque de chambres. L’image

d’Amiens est aujourd’hui vraiment

positive. Les congressistes

sont prêts à venir. Les projets en

cours (lire encadrés) vont faire

évoluer les choses. Vous savez,

quand le restaurant Léon de

Bruxelles s’est installé à proximité

de mon établissement, on

a fait plus de couverts. Le

monde adore le monde.

L’arrivée de l’hôtel Mercure n’a

pas engendré de baisse pour les

autres hôtels. Bien au contraire.

Dans la restauration comme

dans l’hôtellerie, Plus plus il y a

d’offre, plus il y a de demande.

Propos recueillis par Antoine

Caux

LAISSEZ-VOUS CONTER AMIENS

Tout sur tout. Et pour tout le monde. Le service d’animation du

patrimoine d’Amiens Métropole se plie en quatre pour transmettre la

richesse de l’histoire de la ville. Voici donc, le programme de l’été.

Contact : 03 22 22 58 97 - patrimoine@amiens-metropole.com

La cathédrale

Visites guidées, à 16 h, sauf le samedi à 11 h (5,50 € / enfant 3 €).

Le vieil Amiens

Parcourez la ville et découvrez son histoire du mardi au dimanche

11 h, sauf le samedi 16 h. RDV à l’office de tourisme.

L’art gothique en pratique

Explorez tous les aspects de l’architecture gothique. Dimanche

24 juillet (polychromie) et dimanche 28 août (restaurations de la

cathédrale), à 15 h à l’office de tourisme (6 € / enfant 3,50 €).

Le beffroi

Dominez la ville depuis sa terrasse et plongez dans la vie

communale à l’époque médiévale. Dimanche 10 juillet et

dimanche 14 août. RDV à 11 h au pied du beffroi (5 € / enfant 3 €).

L’hôtel de ville

Visitez-le dimanche 26 juin, dimanche 24 juillet et dimanche

28 août. RDV 11 h à l’accueil de l’hôtel de ville (5 € / enfant 3 €).

La citadelle

À l’aube du projet d’implantation de l’université, découvrez ce lieu

chargé d’histoire. Dimanche 19 juin (gratuit), dimanche 17 juillet et

dimanche 21 août. RDV à 11 h à la citadelle (6 € / Enfant 3,50 €).

Le cimetière de la Madeleine

Il dévoile ses secrets dimanche 3 juillet et dimanche 7 août.

RDV 11 h à l’entrée, rue Saint-Maurice (6 € / enfant 3,50 €).

Le cirque Jules-Verne

Le lieu est un spectacle en soit. Lundi 27 juin, lundi 25 juillet et

lundi 22 août. RDV à 12 h 30 devant le cirque (6 € / enfant 3,50 €).

Un monument, un quartier

Le Zénith et les nouveaux enjeux de l’ouest amiénois. Dimanche

10 juillet, 15 h RDV devant le Zénith. (6 € / enfant 3,50 €).

L’église Sainte-Jeanne d’Arc et le faubourg de Beauvais. Dimanche

14 août, 15 h RDV devant l’église 240, route de Rouen (6 € /

enfant 3,50 €).

Une statue, un homme

Mercredi 13 juillet, 17 h 30 : Frédéric Petit. RDV devant la

bibliothèque Louis-Aragon, 50 rue de la République. Gratuit.

Mercredi 10 août : Elsa Von Carlberg (danseuse). RDV square Jules-

Boquet. Gratuit.

Le jardin archéologique de Saint-Acheul

Lundi 20 juin, lundis 4, 11 et 18 juillet et lundis 1 er , 8 et 15 août

(6 € / enfant : 3,50 €). RDV à 12 h 30, 10, rue Raymond-Gourdain.

Ateliers en famille : fabriquez des objets de la vie quotidienne,

glissez-vous dans la peau de vos ancêtres, les mercredis 10 h.

juin 2011 | Amiensforum 19


20-21 OPINIONS-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:17 Page20

Opinions

20

Jean-Claude Oger

Sécurité tranquillité

Notre ville n’échappe pas au débat sur la sécurité.

Non pas que l’on subisse de fortes

hausses, mais la demande des Amiénois est

plus pertinente désormais. Le sentiment d’insécurité

grandit, justifié ou pas. Il est nécessaire

de réfléchir sur la mise en place d’un

nouveau contrat de sécurité, de tranquillité

publique. L’État ne peut pas tout. Les différences

de territoires, de comportements nécessitent

une adaptation locale à la mise en

œuvre de la sécurité.

Le rôle de la police municipale est complémentaire

de celui de la police nationale sur

un territoire délimité, avec des missions définies

dans le cadre de la politique municipale

et du contrat local de sécurité. Il est évident

que les axes majeurs de son action sont

la proximité et la prévention, d’où l’importance

des moyens humains dont elle dispose.

La proximité. Pour agir en écoutant les habitants,

les intervenants locaux et rassurer

par la présence.

L’action préventive. Avec les partenaires locaux:

lutte contre les pratiques addictives, les

conduites à risques, la violence en milieux

scolaire et familial, conduite de projets en faveur

du civisme et de la citoyenneté.

La régulation. Accompagnement des pratiques

festives, par exemple au quartier

Saint-Leu.

C’est contre la production d’insécurité qu’il

faut lutter (isolement des personnes, urbanisme,

laisser-aller contre les trafics) et les

moyens techniques d’aujourd’hui sont nécessaires,

car même si ce ne sont pas des outils

miracles, il faut s’en servir. Ces caméras

sont d’ailleurs au service de la sécurité routière

puisque l’État en a installé sur certains

feux rouges. La vidéo surveillance est un

moyen pédagogique pour rassurer les

Amiénois.

Associer les Amiénois. Création d’un « office

de la tranquillité » avec un numéro gratuit

d’écoute 24 heures sur 24 pour régler les petits

problèmes et améliorer le civisme…

La transparence doit être de mise. Elle nous

permettra de progresser. Mais pour mettre

en œuvre cette volonté de sécurité, il faut

une nouvelle organisation politique plus métropolitaine,

pour travailler en réseau,

comme dans beaucoup d’agglomérations, où

une vice-présidence est dédiée à la sécurité,

et accompagnée par des conseillers délégués

à la prévention et à la délinquance.

Enfin, mieux comprendre comment peut

être employée une police municipale, dont le

maire est le premier responsable, en fonction

des moyens dont elle dispose, de son champ

d’intervention et de son organisation, est nécessaire.

L’attente de ses personnels est très

forte, en matière de formation, de rémunération.

Ils devront dans tous les cas être associés

à cette réflexion.

Jean-Claude Oger

Marie-Thérèse Thibaut

Frédéric Thorel

Frédéric Compagnon

Le Groupe Indépendant

Le groupe MPAA

Un certain malaise

Notre groupe l’avait déjà dénoncé: un certain

malaise règne dans les services de la mairie.

Et ceci n’est pas un secret puisque la presse

locale s’en fait régulièrement l’écho…

Maisons de retraite, police municipale ou

animateurs… Au point qu’un dossier spécialement

consacré à ce malaise général, a été

publié récemment dans cette même

presse…

Même les syndicats se plaignent unanimement

et dénoncent « une restructuration des services

municipaux et de la métropole ne prenant pas

suffisamment en compte l’être humain ». Le re-

maniement a commencé dès l’arrivée de la

nouvelle équipe municipale avec le démantèlement

de l’encadrement des services. Une

direction des services floue, des modifications

permanentes… La gestion des services

est à l’image de leur politique: manque de

concret, de clarté et une approche beaucoup

trop partisane et politicienne.

La seule volonté de changer ce qui était fait

avant, sans savoir pourquoi, sans savoir

comment, ne constitue ni un programme, ni

une politique. Cela reflète uniquement un

manque de vision positive et objective pour

Amiens.

Le groupe Mon Parti c’est Amiens-Avenir

espère vivement que ces problèmes se résolvent

rapidement, pour le bien-être des agents

qui souffrent quotidiennement de cette

situation. En attendant, toute notre ville en

pâtit car le manque de bonne gestion des services

entraîne un service public de moins

bonne qualité, et cela, nous pouvons le

constater tous les jours.

Une mairie ne se dirige pas avec des

dogmes ou des idées préconçues, mais avec

humanité!

Pour le groupe MPA-Avenir:

Isabelle Griffoin

Nedjma Ben Mokhtar

Johanna Bougon

Marc Foucault

Brigitte Fouré

Nathalie Le Clercq

Isabelle Mathieu

Bernard Némitz

NOTE DE LA RÉDACTION:

Ces textes sont des tribunes libres.

Ils émanent des groupes politiques et

sont publiés sous leur responsabilité.

Nous les publions dans Amiensforum,

in extenso, sous réserve de propos

diffamatoires, discriminatoires ou

insultants qu’ils pourraient contenir.

Amiensforum | juin 2011


20-21 OPINIONS-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:17 Page21

Serge Raïs, Hélène-Marie Luczak et Jacques Goffinon

La ville en fête…

La politique de la ville et la démocratie locale

se traduisent par une forte impulsion

du vivre ensemble, de la concertation et du

dialogue entre les habitants, les acteurs

associatifs et les élus. L’équipe municipale

met en exergue, depuis plus de trois ans,

une véritable dimension citoyenne à

Amiens. Cette impulsion se dessine au travers

des multiples manifestations mises

en œuvre dans la ville.

Pour exemple, la fête des voisins qui, cette

année, phosphore autour de cent points

festifs sur l’ensemble des quartiers

d’Amiens à l’initiative des habitants et des

Pascaline Annoot

Attention, ça va couper!

Charges trop élevées, appartements mal isolés,

marre d’avoir froid : comment lutter

contre la précarité énergétique? Devant la

montée grandissante de la précarité et l’augmentation,

sans précédent, du coût de l’énergie,

bon nombre de citoyens se trouvent dans

l’impossibilité matérielle de régler à temps

leurs factures d’électricité et de gaz.

Pour réduire la fracture énergétique, la municipalité,

qui en a fait une des priorités de

son mandat, s’engage résolument dans une

démarche sociale de développement durable:

en favorisant la construction de logements

sociaux à haute qualité environnementale,

en développant d’autres formes

d’énergie plus accessibles par exemple avec

acteurs locaux, auxquels il faut ajouter le

soutien des principaux bailleurs sociaux

(Opac, Sip, ICF Nord et Maison du Cil) qui

permettent de mettre en place des actions

dans des lieux où il est essentiel de retisser

du lien social.

De grands moments de rencontres,

d’échanges et de convivialité sont aussi déclinés

par les fêtes de quartiers qui rythment

chaque année nos mois de juin.

Toutes ces fêtes donnent le ton des

thèmes essentiels de la politique de la Ville

qui sont le « vivre ensemble » et la création

de lien social en valorisant les habitants.

Ces manifestations permettent à tous les

acteurs de la cité de s’impliquer et de mobiliser

leurs énergies pour la réussite de

ces moments festifs aux côtés des services

de la ville et de la métropole.

Le premier rendez-vous a eu lieu du 3 au

5 juin dans le quartier Philéas-Lebesgues.

Puis ont suivi La Délivrance (11 juin),

Pierre-Rollin (11 juin), et Étouvie (12 juin).

Amiens nord accueillera les festivités le

25 juin. Ces fêtes s’achèveront le 24 septembre

dans le quartier d’Elbeuf.

Tribune du Groupe Socrate (PS, PRG, MRC)

la création de réseaux de chaleur.

Grâce au combat de l'abbé Pierre, aucune

expulsion n'est possible en hiver du 1er novembre

au 15 mars. De la même manière,

cette mesure doit être mise en œuvre pour

les dettes liées à la fourniture d’énergie. EDF

et GDF, et à travers eux l'État actionnaire

majoritaire, doivent s'appliquer la règle de

la trêve hivernale. Actuellement, il existe

des aides et des dispositifs d'alerte, mais le

système démontre chaque année ses limites

et ses lacunes puisque de nombreux

foyers se trouvent privés, en plein hiver, du

droit à l'énergie.

Face à cette situation inconcevable au

XXI e siècle, le groupe des élus communistes et

citoyens plaide pour la reconstruction d’un

grand service public de l’énergie et soutient

avec force la proposition de loi de Marie-

Georges Buffet, députée communiste, interdisant

formellement les coupures de gaz ou

d'électricité en période hivernale, instituant,

par les fournisseurs d’énergie, un dispositif

« élargi » de tarifications sociales accessibles

automatiquement et de plein droit.

Retrouvez-nous sur: http://communistes-citoyens-amiens.elunet.fr

Groupe Communistes et Citoyens

« La démocratisation des pratiques sportives nécessite

d’importants moyens tant humains que matériels. »

Pour un projet sportif

métropolitain

Nous avons régulièrement appelé à une mise

à plat des financements consacrés à l’ASC,

pas par animosité contre le foot en particulier

mais parce que les sommes en jeu sont emblématiques

des moyens consacrés au sport

professionnel dans notre métropole. Nous tenons

à rappeler ici les priorités dégagées lors

des assises du sport en 2010 et celles énoncées

dans le programme de l’équipe Unis et

solidaires. Ces priorités annoncent clairement

notre volonté commune de prendre en

compte les enjeux d’éducation à la citoyenneté,

de solidarité et de santé que véhicule la

pratique sportive. Concrètement, cette ambition

suppose d’équilibrer les financements

entre sport professionnel et sport amateur.

La démocratisation des pratiques sportives

nécessite d’importants moyens tant humains

que matériels. Nous serons attentifs,

lors de la définition du projet sportif, à une

répartition plus équitable des moyens consacrés

au sport dans notre métropole.

Réorientation des financements de certaines

collectivités sur les compétences qui leur

sont propres, fin annoncée des emplois solidaires

: les clubs de proximité seront les premiers

touchés. C’est encore lors des débats

qui précéderont la définition du projet sportif

que nous devrons faire les choix politiques

en cohérence avec les priorités que nous

avons définies.

Groupe des élus Europe Écologie – Les Verts

www.elusvertsamiens.fr

twitter: elusvertsamiens

juin 2011 | Amiensforum 21


22-24 NHNQ-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:11 Page22

Notre histoire, nos quartiers

Ce nouveau quartier a vu

le jour à partir de 1959.

Les premières barres

en construction.

QUARTIER COLVERT-BERLIOZ

2011

1959

Du Pigeonnier

aux grands ensembles

Crise du logement,

expansion

économique,

développement de la

zone industrielle nord :

il fallut créer de

nouveaux espaces

d’habitation à caractère

social. Cela débute à

partir de 1959 avec le

Pigeonnier, en

prolongement

du quartier Saint-Pierre.

22

Trop souvent,

lorsqu’on évoque

le bombardement

d’Amiens

des 19 et 20 mai

1940 et l’incendie général qui

ravagea la cité pendant plus

d’un mois, on ne parle que des

belles constructions disparues.

Rarement des gens qui périrent

et des familles qui perdirent

tous leurs biens.

Après le 31 août 1944, lorsque

l’armée nazie fut chassée de la

ville, les nouveaux dirigeants

de la cité eurent à résoudre

l’immense problème du logement.

Une grande partie de la

population s’entassait dans des

baraquements disséminés partout.

Au début des années 1980,

certaines de ces constructions

« provisoires » étaient toujours

habitées. Comme à Saint-Roch,

par exemple, le long de l’esplanade

proche du monument

aux morts. Ou encore au parc

Saint-Pierre et à la Fosse-au-

Lait où ces demeures en bois et

sans grand confort subsistèrent

jusqu’aux débuts des années

1990. On disait alors:

« C’est du provisoire qui dure! ».

L’ÉNERGIE D’UN COMBAT

La crise du logement de l’aprèsguerre

frappa essentiellement les

L’un des signaux

remarquables de cet

Amiens des temps

modernes fut l’élévation

d’un château d’eau d’un

style élancé.

familles les plus modestes.

Priorité avait été donnée initialement

aux propriétaires qui purent

accéder au fonds d’indemnisation

des dommages de guerre.

Amiensforum | juin 2011


22-24 NHNQ-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:16 Page23

Le Septentrion, l’une

des pépinières d’entreprises

de la métropole

amiénoise.

La ferme du Pigeonnier,

telle qu’elle subsista

jusqu’en 1983.

2011

1983

2011

Le Triple Châton,

sculpture d’Aain Séchas,

installée sur le parvis

du Safran.

Il ne s’agit que

des premiers

immeubles collectifs

harmonieusement disposés

dans des espaces

de verdure à aménager.

Pour les non-propriétaires, il n’y

eut donc rien, sauf l’énergie d’un

combat qui reçut l’appui de

l’Abbé Pierre. Le célèbre fondateur

des Compagnons d’Emmaüs

se rendit à plusieurs reprises à

Amiens pour que la construction

de logements sociaux devienne la

priorité des priorités.

L’urgence était d’autant plus

grande que la zone industrielle

nord, dans cette période d’expansion

économique et de pleinemploi,

avait besoin de maind’œuvre.

Il fallait pouvoir donner

un toit aux salariés venus des

quatre coins de la Somme pour

faire tourner à plein régime les

nouvelles usines comme

Dunlop, le Carbone Lorraine,

Procter et Gamble, par exemple.

La remise debout du centre-ville

ne suffisait pas à loger tout

le monde. Il fallut donc conquérir

de nouveaux espaces.

L’extension urbaine fut lancée

dans le prolongement du quartier

Saint-Pierre. Pour cause

d’utilité publique, des terres agricoles

furent acquises, soit à

l’amiable, soit par procédure

d’expropriation. Le premier chantier

ouvrit en 1959 à l’emplacement

de la ferme du Pigeonnier,

route de Doullens. Le programme

comportait 5000 logements, avec

une première tranche de 680 appartements.

UN CHÂTEAU D’EAU

EN POIGNÉE DE SPAGHETTIS

La presse de l’époque n’eut pas

assez de mots pour faire l’éloge

de ce vaste projet urbain: « Il ne

s’agit que des premiers immeubles

collectifs harmonieusement disposés

dans des espaces de verdure à aménager

», écrivit un reporter du

Courrier Picard.

L’un des signaux remarquables

de cet Amiens des temps modernes

fut l’élévation d’un château

d’eau d’un style élancé. Ce

chantier fit écrire dans le périodique

diocésain La Croix de

Picardie, en février 1961: « Une poignée

de spaghettis a servi de modèle

aux architectes pour établir leurs

plans ». Exacte analyse: les architectes

s’étaient inspirés de dessins

publicitaires pour ce modèle

de pâtes. Le « style spaghetti » ne

réussit cependant pas à détrôner

le célèbre « style Nouille » des stations

de métro parisien!

Juin 2011 | Amiensforum 23


22-24 NHNQ-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:15 Page24

Notre histoire, nos quartiers

Le marché du dimanche matin au Colvert :

la saveur des épices et un plein de soleil dans

le cabas.

Cet élégant château n’était pas

seulement un réservoir de

400000 litres d’eau potable.

C’était aussi la cheminée de la

chaufferie collective. « Il fallait y

penser », s’exclama un autre journaliste

dans les pages locales du

Courrier Picard.

Elle est l’âme, la

mémoire d’un nouveau

quartier auquel elle a

donné sa terre et son nom

Ce même rédacteur, voyant les

bulldozers transformer les

champs de blé en parkings, les

maçons construire des barres et

des tours à l’emplacement des

étables et des granges, prit la défense

des derniers paysans amiénois.

« On ne cesse de construire. Les

fermiers ont dû partir. Écuries, charreteries,

bergeries, tout est abattu.

C’est l’histoire des familles paysannes

implantées aux portes

d’Amiens depuis des générations qui

est effacée au nom de l’intérêt général.

Il faut tout faire pour qu’un témoignage

de ce passé demeure. La

ferme du Pigeonnier devra rester debout,

même si ses terres ont disparu

sous l’asphalte et le béton. »

Le rédacteur ne cacha pas son opinion

très engagée: « Abattre la

ferme du Pigeonnier serait sacrilège. La

municipalité a donné des gages pour

qu’elle reste debout, bien qu’elle soit attaquée

de toute part, étouffée par les

nouveaux immeubles. C’est le dernier

monument faisant le lien, anachronique,

entre hier et demain. Elle est

l’âme, la mémoire d’un nouveau quartier

auquel elle a donné sa terre et son

nom. Habitants, surveillez bien votre

Pigeonnier. S’il disparaît, vous serez un

peu plus plongés dans l’anonymat ».

Plaidoirie vaine. En 1983, en

quelques minutes, les murs de

brique de la vieille ferme du

Pigeonnier ne résistèrent pas aux

mâchoires des pelleteuses venues

la dévorer. La raison l’avait

emporté sur la nostalgie.

Pierre Mabire

24

LE MARCHÉ DU COLVERT :

LE PLUS BEAU D'AMIENS

Le marché du dimanche matin, place du

Colvert et aux abords, est devenu le plus

grand et le plus beau d'Amiens. On y

trouve les couleurs et les saveurs ensoleillées

de la Méditerranée. Ce n'est pas un

hasard si le centre culturel Guynemer,

proche de là, lui fait référence avec son

nom d'épice, le Safran.

Des étals montent des effluves de cannelle,

cumin, coriandre et menthe fraîche.

La clientèle y vient souvent de loin pour

trouver les ingrédients de futurs tajines,

chorbas et couscous comme on en fait si

bien à Casablanca, Oran ou Sousse. Mais

RUE MAURICE-GARET

Cette artère qui relie les rues Winston-Churchill

et René-Coty porte le nom d'un avocat

amiénois, disparu en 1937. C'était un poète

picard qui publia ses œuvres dans une

revue confidentielle Fruits du pays. Il

présida les « Rosati picards ». C'est le père

de l'ancien sénateur Pierre Garet.

RUE DE L'ABBÉ-DUMONT

Allant de la rue René-Coty à la rue Lucien-

Lecointe, cet axe de

circulation porte le nom

d’un curé qui légua à

la ville d'Amiens des

tableaux et meubles

anciens pour le musée, ainsi que des livres

d'art pour la bibliothèque municipale.

RUE WINSTON-CHURCHILL

À l’instar de Clemenceau lors de la Première

aussi pour acheter du gigot à rôtir, des

pommes de terre à frites ou à purée, des

légumes des hortillonnages, du maroilles

et du camembert fermier. À chacun selon

ses goûts et préférences alimentaires.

Ce marché réalise un métissage de

cultures. On y parle picard et kabyle. La

mode jeans et Converse cohabite avec

celle de la djellaba et babouches. On n'y

fait pas qu'emplir son panier de légumes.

« Je viens à ce marché tous les dimanches,

dit cette Amiénoise de Saint-Leu. Dans mon

cabas, je repars avec le plein de soleil pour

toute la semaine. »

Guerre mondiale, l'ancien

Premier ministre de Grande-

Bretagne fut celui qui fit plier

Hitler en refusant tout

compromis avec le III e Reich.

CARREFOUR GEORGES-CLEMENCEAU

Cette plaque tournante du quartier est à la

croisée de l'avenue du Général-de-Gaulle,

de la route de Flesselles, de l'avenue de

l'Europe et de la rue Franklin-

Roosevelt. On lui donna le

nom du « Père la victoire »,

qui confia à Foch le commandement

général de toutes les

armées alliées pour vaincre

les Allemands. Amiens lui devait au moins

cela car la ville, malgré sa position en arrière

du front, fut bombardée sans relâche en

1918 et lui doit une stratégie de guerre qui

la sauva d'une nouvelle invasion.

Amiensforum | juin 2011


25-27 ILS FONT-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:08 Page25

Ils font Amiens

Il ne brasse pas du vent !

Professeur de cor,

Éric Brisse a fondé l’un

des premiers brass

bands français :

l’Orchestre de cuivres

d’Amiens. Il dirige avec

générosité cet

ensemble qui fait partie

du Conservatoire à

rayonnement régional.

Retour de tournée

Australienne.

Enfant, je partais en

Angleterre rendre visite

à des proches, se souvient

Éric Brisse. Je revois

encore les pochettes

des vinyles que mon père

achetait là-bas. Il y avait des tas de

cuivres magnifiques. Je rêvais que de

tels orchestres existent en France… »

Rêve réalisé. L’ancien élève du

conservatoire à rayonnement régional

d’Amiens y enseigne le cor

et dirige d’une main de maître

l’orchestre de cuivres qu’il a

fondé en 1989. Un vrai brass

band, 100 % cuivres, dans la pure

tradition britannique, et le

deuxième créé de ce côté-ci de la

Manche, après Orléans. « Il en

existe à présent une cinquantaine en

France, ajoute le directeur musical.

Beaucoup moins que les orchestres

d’harmonie composés de cuivres

et de bois. Cette originalité suscite la

curiosité du public. » L’intérêt d’un

brass band ? Le travail sur l’homogénéité

du son. Le fait de traiter

les instruments dans leur ensemble

et non en soliste. « Un peu

comme un orgue, sourit le professeur.

Ce n’est pas monotone. Le son

a une couleur très particulière. » En

2001, après une première tournée

en Australie, l’ensemble a

pris le nom d’Orchestre de cuivres

d’Amiens. L’OCA et sa trentaine

de membres ont grimpé les

échelons et remporté de nombreuses

distinctions dont quatre

fois le premier prix du championnat

national de brass bands.

« Nous sommes classés en division

d’Excellence, se réjouit Éric Brisse,

aussi à l’origine de ce concours.

Avec la Confédération musicale de

France, nous souhaitions que les orchestres

se rencontrent et progressent.

L’OCA est à une marche de la

Sous l’oreille attentive

d’Eric Brisse, l'OCA répète au

conservatoire jusqu'à trois

fois par semaine.

division d’Honneur ! » Ce beau succès

est le fruit d’un travail rigoureux.

Éric Brisse se démène pour

ses musiciens et ceux-ci le lui

rendent bien. L’ancien cor solo

de l’orchestre Colonne à Paris est

soucieux de leur offrir les meilleures

conditions possibles pour

jouer. « C’est ma passion, poursuitil.

J’y travaille jour et nuit. La musique

est un art éphémère mais la

Avec la

Confédération

musicale de France,

nous souhaitions que les

orchestres se rencontrent

et progressent.

préparation ne s’improvise pas. » Un

investissement que le corniste,

premier prix du Conservatoire

national supérieur de Paris, a appris

dès l’âge de 4 ans. « Mon père

était directeur de l’Harmonie de

Doullens… Mon frère est tuba solo à

l’Orchestre de Lille. Encore la passion

! » L’OCA donne une vingtaine

de concerts par an en

France et à l’étranger, dans de

prestigieux festivals comme

juin 2011 | Amiensforum 25


25-27 ILS FONT-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:09 Page26

Ils font Amiens

Saint-Riquier 2011 ! Musique festive

ou religieuse, variété… « Il

nous arrive aussi de jouer de la

techno : il y a des transcriptions intéressantes,

ajoute-t-il. L’important

c’est la qualité, le respect du compositeur.

» En avril, l’orchestre a été

invité par l’Australie méridionale

à participer aux cérémonies de

l’Anzac Day et concourir au

Il nous arrive aussi

de jouer de la

techno : il y a

des transcriptions

intéressantes,

l’important c’est la

qualité, le respect du

compositeur.

National band championships à

Adélaïde. Une première pour un

brass band européen et un baptême

réussi : l’OCA est arrivé

5 e sur 12 dans sa catégorie. Les

Amiénois se sont aussi prêtés à

une épreuve typiquement locale

: le défilé ! Tenues, ordre,

propreté des instruments : tout

est passé en revue pour cet exercice

délicat. « La plupart n’ont pas

fait leur service militaire, plaisante

Éric Brisse. Ils ont donc appris à

jouer en marchant au pas pour

affronter les meilleurs marching

bands australiens. Et nous sommes

arrivés 5 e sur 58, sous les yeux de

50 000 spectateurs ! » L’OCA a

donné des concerts, au South

australian museum, à la mairie

d’Adélaïde. « Un beau souvenir,

conclut-il. Le public est venu écouter

des chants de la Première Guerre

mondiale. Quand nous avons joué

Roses de Picardie, écrit il y a près

d’un siècle, nous entendions les

spectateurs de tous âges chanter les

paroles. Je doute que beaucoup de nos

compatriotes les connaissent. Ce sont

des moments de partage extraordinaires

et fédérateurs. L’orchestre,

c’est une famille. On aime la

musique pour tout ce qu’elle nous

apporte… »

Coline Bergeon

26

www.oca-brassband.com

Marin d’ici

La base nautique d’Argœuves est son port d’attache. François Joliveau,

président du club Amiens voile, est un marin d’Amiens.

Les hommes de la mer sont des

solitaires, ça n’empêche pas

François Joliveau d’être bavard.

Des yeux si bleus qu’on les croirait

bretons, un pull Tribord et

des mains d’ “homme”: ça respire le marin

même quand il n’est pas à bord de son

Optimist, occupé à initier les apprentis navigateurs.

Ce prof de sport, 53 ans, a vogué

sur l’océan Atlantique, la Méditerranée,

mais c’est à Amiens, sa ville natale, qu’il a

fini par jeter l’ancre. « Pas la peine d’habiter la

Bretagne, proclame-t-il. Ici, les opportunités de

naviguer sont nombreuses. Le département de la

Somme est lié à l’eau. Notre histoire aussi.

Regardez les hortillonnages, les barques à cornet

et ce geste délicat pour les manier. Les activités

nautiques ont une résonance historique… » Hop

hop hop, on est obligé de couper les élans

rhétoriques de celui qui baigna très vite dans

l’eau. « Mon grand-père pêchait au raccroc en

baie de Somme. Mon père inventait des embarcations

après guerre. » Les vacances familiales se

passent à Fort-Mahon. À la crise d’ado, son

père l’envoie à l’école de voile de Cayeuxsur-Mer.

Devenu moniteur, François reprend

le cercle amiénois de planches à voile.

Amiens voile est né. Alors Amiens, terre de

marins? « Bien sûr, convainc-t-il. Prenez l’amiral

Lejeune (qui a donné son nom au collège

où notre homme enseigne, ndlr). Un marin

méconnu qui a commencé matelot. » Il cite également

« Alain Bombard », qui vécut ici des

années et traversa l’Atlantique à bord d'un

pneumatique, « Jules Verne, l’un des premiers

plaisanciers »,

ou « Jean-Luc Van den Heede », un temps héros

maison, et son tour du monde contre les

courants dominants. « Hélas, reproche-t-il,

les retombées de son exploit sont passées à la

trappe pour la voile locale. » Malheureusement,

les marins sont souvent de passage. Pas

François Joliveau. Un marin bavard. Et fidèle.

Antoine Caux

AMIENS VOILE

Base nautique d’Argœuves

Ouvert tous les jours en juillet et août

06 08 78 84 41

Amiensforum | juin 2011


25-27 ILS FONT-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:09 Page27

Ils font Amiens

John Jean,

traqueur de failles

Il a fait de sa passion

son métier.

L’informaticien John

Jean s’est fait connaître

depuis que sa société,

Wargan, a corrigé des

erreurs dans le code

source de Facebook.

18, place de

l’Hôtel-de-

Ville. Sur

l’interphone,

un

nom de société: Wargan

Solutions. Au 2 e étage, face à la

mairie d’Amiens, les locaux

épurés de ces « hackers avec pignon

sur rue », comme les décrit

John Jean. Dans le coin salon,

deux guitares sèches. Un décor

simple. À l’instar du directeur

de Wargan, société informatique

de développement et de

sécurité. En T-shirt, jeans, baskets,

John Jean, 27 ans, s’est fait

un nom dans la profession des

chercheurs de failles informatiques.

C’est lui qui, en

avril 2010, a prouvé, par des

tests, que le réseau social mondial

Facebook était loin d’être

infaillible. Un hacker (comprendre

« voleur ») pouvait récupérer

des données personnelles à

l’insu des internautes. Grâce à

John Jean est un self-mademan

de l’informatique.

Nous faisons des tests

d’intrusion en analysant le

code des sites Internet ou

celui des serveurs. Puis, nous

prévenons les entreprises et leur

vendons nos solutions.

lui, Facebook a, depuis, rectifié

son code source. « Nous avons

choisi de travailler en ‘‘responsible

disclosure’’, c’est-à-dire en parfaite

transparence », contrairement

aux hackers. Simple et responsable.

Ainsi, pour dénicher les

failles, « nous faisons des tests

d’intrusion en analysant le code des

sites Internet ou celui des serveurs,

poursuit John. Puis, nous prévenons

les entreprises et leur vendons

nos solutions. » La communication

vient après, une fois les

failles corrigées… Simple, responsable

et malicieux. Et le résultat

est concluant. En sept

ans d’existence, sa société voit

son chiffre d’affaires augmen-

ter chaque année, « simplement

grâce au bouche à oreille », sourit

John.

SEPT ANS DÉJÀ !

John a 20 ans quand, en 2004,

avec un ami d’enfance, il se

lance, dans l’aventure Wargan.

Un nom inspiré d’un personnage

né sur le Net, dans sa jeunesse.

Dès ses 10-12 ans, le

jeune Amiénois découvre l’informatique.

« Je suis né avec le

Net, dit-il. Pour nous, c’est une

chance générationnelle! » Il n’a pas

cessé de s’y intéresser. Après

son bac, il entame des études

d’économie, à l’université de

Picardie Jules-Verne. « J’ai arrêté

au bout de deux ans, raconte

John. J’ai toujours été à l’aise avec

les maths, mais l’université me paraissait

trop théorique. » Comme

le mécanicien met les mains

dans le cambouis, John voulait

du concret. Bien lui en a pris.

Wargan s’est étoffée. Des amis

l’ont rejoint. Les uns connus au

lycée, d’autres à la maternelle.

« Nous sommes une bande de potes.

On s’éclate avec ce que l’on fait! » La

société est passée de deux à six

informaticiens. L’un travaille à

Lille, un deuxième à Paris. Un

troisième bientôt au Canada.

« L’Internet facilite le télétravail… »

Les trois autres, dont John, sont

au siège social, à Amiens. John

est catégorique: « C’est un choix

de vie. Je suis né à Amiens, et je

tiens à cette ville. Je ne voulais pas

imposer Paris à mes proches. Ici,

nous sommes bien, et la capitale

n’est qu’à une heure de train ».

Entre mails, déplacements à

Paris ou à l’étranger, John et

l’équipe de Wargan poursuivent

leur route, s’attaquant actuellement

à d’éventuelles failles d’un

autre réseau social… Mais nous

n’en saurons pas plus. « Je travaille

en ‘‘responsible disclosure’’ »,

rappelle-t-il. Le sujet est clos.

John replonge son regard sur

l’écran de son PC.

Vincent Gross

WARGAN SOLUTIONS

http://www.wargan.com

03 22 89 52 75

juin 2011 | Amiensforum 27


28-29 ENVIE DE-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:06 Page28

Envie de…

Le Logis du Roy

et la Maison du Sagittaire

unis pour le meilleur

APRÈS

Curiosité architecturale

nichée au cœur de la

ville, le Logis du Roy

a tout récemment

été rénové.

Au détour du square

Jules-Bocquet, face

au Palais de justice

et à deux pas de la

cathédrale, qui n’a

pas été surpris de découvrir le Logis

du Roy ? Cette bâtisse se compose

d’une tour polygonale de pierres

et briques, vestige d’un ensemble

beaucoup plus vaste construit au

début du XVI e siècle et d’un bâtiment

des années 1950, rehaussé

de l’ancienne façade Renaissance

ENVIE DE PROLONGER

LA DÉCOUVERTE

Amiens, Ville d’art et d’histoire, donne l’occasion de découvrir le patrimoine

avec une large programmation de visites. Celle intitulée Le vieil

Amiens qui parcourt les quartiers anciens avec un guide conférencier, fait

escale devant le Logis du Roy. Jusqu'au 30 juin, la visite se déroule le samedi

à 15 h. Du 1 er juillet au 31 août, du mardi au dimanche à 11 h, sauf le

samedi, où elle a lieu à 16 h. Du 1 er au 30 septembre, les samedis à 15 h.

(sauf le 17, en raison des Journées européennes du Patrimoine). Une visite

supplémentaire est programmée le dimanche 25 à 15 h.

28

de la Maison du Sagittaire.

L’histoire veut que François I er

ordonne, en 1517, de construire

un palais : ce sera l’hôtel des

Trois-cailloux, nommé Logis du

Roy en 1545 lorsqu’il devient la

résidence officielle des successifs

gouverneurs pour le roi. Les ducs

de Vendôme, prince de Condé,

duc de Nevers et Henri d’Orléans

y résident en cette qualité. Par

ailleurs, Marie de Médicis et

Anne d’Autriche conduisant

Henriette de France à son futur

époux Charles I er d’Angleterre,

s’y arrêtent en 1625. Y sont aussi

hébergés, Louis XIII lors du siège

d’Arras en 1640, et Louis XIV en

1647.

Le Logis du Roy et la

Maison du Sagittaire sont

destinés, depuis mai 2011,

aux colloques et

conférences .

Peu à peu abandonné, le Logis

devient inhabitable vers le milieu

du XVIII e siècle. Jardins et bâtiments

sont démantelés. Une

parcelle va ainsi à la société de

musique en 1748. Une autre partie

devient salle de spectacle en

1777… Lueur d’espoir et de vie le

5 août 1911 lorsque la société savante,

les Rosati Picards, fondée

La bâtisse se compose d’une

tour polygonale de pierres

et de briques, vestige

d’un ensemble construit

au XVI e siècle.

en 1894, (Albert Roze et Édouard

David en furent membres), acquiert

la tour et ses dépendances.

Les Rosati mettent tout

en œuvre pour préserver le Logis

du Roy inscrit à l’inventaire supplémentaire

des Monuments

historiques en 1926. En 1914, ils

y font d’importants travaux, hélas

ruinés lors des bombardements

de 1940. Les Monuments

historiques reconstituent alors

un bâtiment en utilisant les vestiges

de la tour polygonale et du

bâtiment carré, et proposent aux

Amiensforum | juin 2011


28-29 ENVIE DE-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:07 Page29

TROIS QUESTIONS À…

Jean-Louis Maniaque,

architecte de l’agence

Deprick et Maniaque, a

collaboré avec Vincent

Brunelle, architecte des

monuments historiques,

à la réhabilitation du

Logis du Roy.

juin 2011 | Amiensforum

AVANT

Rosati Picards d’y adjoindre la façade

de la Maison du Sagittaire

d’un rare luxe ornemental. Cette

Les Rosati Picards

font don du Logis aux

Bâtiments de France

en 1971.

propriété commerciale avait

été édifiée en 1593, rue des

Vergeaux, pour un marchand

drapier. Les bombardements de

1940 épargnent l’immeuble : sa

façade est classée Monument

historique en 1941. C’est ainsi

qu’en 1952, l’ancienne façade du

Sagittaire est déplacée square

Jules-Bocquet. Faute de moyens

pour son entretien, les Rosati

Picards font don du Logis du Roy

aux Bâtiments de France en

1971. L’institut d’art créé en 1974

à l’initiative de Paul Mayer, s’installe

ensuite au Logis du Roy

jusqu’en 2003. Enfin, grâce aux

tout derniers travaux de réhabilitation

et de restauration l’université

de Picardie Jules-Verne dispose,

depuis le 3 mai 2011, d’un

remarquable écrin destiné aux

colloques, internationaux, conférences

et événements culturels.

L’histoire continue.

■ Ingrid Lemaire

INFORMATION

Office de tourisme

d’Amiens Métropole

40, place Notre-Dame

03 22 71 60 50

http://www.amiens-tourisme.com

Amiensforum: Quel a été le défi technique pour la restauration

du Logis du Roy

Jean-Louis Maniaque : Intervenir dans ces lieux chargés d’histoire

est délicat car on découvre toujours des trésors cachés. Ici,

il y a eu plusieurs défis techniques. Pour l’accessibilité, il était

nécessaire de mettre sur un même niveau le sol de l’entrée

principale avec celui de la grande salle dite du Sagittaire. Il a

fallu baisser le niveau de plancher existant sans endommager

les magnifiques voûtes gothiques souterraines. Le vrai défi a été

d’intervenir avec réflexion et délicatesse sur la façade du Logis

du Roy, inscrit aux Monuments historiques, et sur la façade de

la Maison du Sagittaire, elle, classée aux Monuments historiques.

Un travail de recherche sur la manière de restaurer la

pierre rubéfiée par un incendie au cours de la Seconde Guerre

mondiale n’aurait pas pu se réaliser sans les échanges

constants avec les entreprises spécialisées dans la pierre de

taille et la restauration de sculptures.

A. F. : Est-ce la première fois que vous avez eu à restaurer un tel

lieu chargé d’histoire ?

J.-L. M. : De cette valeur, oui. L’intérêt de s’associer avec un architecte

comme Vincent Brunelle m’a permis de découvrir et

de partager la restauration des pierres, sculptures, vitraux et

peintures anciennes. À l’agence, nous sommes plutôt férus

d’architectures contemporaines… Il est très intéressant de

constater qu’un mobilier ancien peut parfaitement s’adapter à

un lieu contemporain, et inversement. L’architecture des années

1950 n’est pas dénuée d’intérêt. La réponse architecturale

a consisté à créer une fluidité agréable entre les différents espaces,

en laissant filtrer la lumière d’Est et d’Ouest.

A. F. : Qu’est ce qui vous a tout particulièrement plu dans ce projet ?

J.-L. M. : Son histoire, avec les Rosati Picards, mais aussi avec la

faculté des arts. Le plus drôle est le parcours de la façade

Renaissance de la maison du Sagittaire anciennement sise rue

des Vergeaux, qui s’est déplacée pour rendre visite à la façade

de style gothique flamboyant du Logis du Roy.

Le 3 juin, lors

de l’inauguration,

Jean-Louis Maniaque

commentait la réalisation

de la restauration

de ce site

prestigieux.

29


30 COMMENT FAIRE-MAQ2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:05 Page30

Comment faire ?

Par souci d’économie, les parents

doivent désormais inscrire leur(s)

enfant(s) à la cantine avant cette fin

d’année scolaire.

Inscrire son enfant

à la cantine

Nouveauté pour

la rentrée 2011 :

les écoliers qui

fréquenteront la

cantine en septembre

doivent s’inscrire dès

maintenant en mairie

de proximité.

Explications et mode

d’emploi.

194

inscriptions,

seulement,

au

26 mai. C’est peu quand on sait

que sur les 10 500 écoliers des

établissements publics amiénois,

COMMENT PAYER

LA CANTINE ?

Le règlement est à effectuer auprès

du prestataire Sogeres (Cuisine

centrale d’Amiens, rue Le Titien,

80 084 Amiens Cedex 2). Soit

directement sur place, soit par

courrier, soit lors de permanences

en mairie de proximité, soit par

téléphone au 03 22 52 07 60 grâce

au système de carte bleue à distance.

6 000 fréquentent en moyenne la

restauration scolaire. Pourtant,

tous ceux qui préfèrent déjeuner

à la cantine devront obligatoirement

s’inscrire d’ici la rentrée.

Un changement dans les habitudes

puisqu’auparavant, le système

considérait que tout enfant

inscrit à l’école était demi-pensionnaire.

Oui mais voilà : bonjour

les pertes ! « On ne pouvait

établir aucune prévision, explique

Christophe Demeyer, responsable

qualité en restauration scolaire

à la mairie. Quelquefois,

800 repas préparés pouvaient partir

à la poubelle. » Les nouvelles modalités

sont destinées à éviter ce

L’inscription

préalable est

vraiment

nécessaire puisqu’elle

permet le calcul du

quotient familial

individuel (QFI).

gâchis. Sur le formulaire à remplir

dans les mairies de proximité,

les parents doivent mentionner

le type de fréquentation :

régulière ou occasionnelle. Dans

Q.F.I.

JAMAIS

SANS MON QFI

Pas de calcul savant à

faire. Simplement des

papiers à apporter en

mairie de proximité

lors de l’inscription

pour savoir à combien

vous reviendra le prix

du repas. Munissezvous

donc, selon votre

situation, des trois

derniers bulletins

de salaires, de la

dernière notification

du Pôle emploi,

du dernier avis des

allocations familiales,

de l’attestation de la

pension alimentaire,

des justificatifs

de ressources de

tous les membres

du foyer.

le premier cas, il faut cocher les

jours où l’enfant va fréquenter la

cantine (ex : “lundi et jeudi” ou

“lundi, mardi et vendredi”…).

Dans le second cas, l’enfant sera

bien évidemment accueilli en

prévenant le matin mais le prix

du repas sera majoré de 20 %.

« Les parents auront la possibilité de

modifier le type et les jours de fréquentation

en se rendant à nouveau

en mairie », font savoir les services

de la ville. La modification sera

effective au retour des vacances

scolaires qui suit la demande.

« L’inscription préalable est vraiment

nécessaire puisqu’elle permet le calcul

du quotient familial individuel

(QFI) », argumente Marion

Lepresle, adjointe au maire en

charge de l’enfance, de l’éducation

et de la restauration scolaire.

Jusqu’à cette année, 15 % des familles

n’ont jamais calculé ce

quotient et payent donc le tarif

plein : 5,24 € le repas. Or, pour

l’élue, « cette inscription qui systématise

le calcul du QFI va nous permettre

la mise en place d’une tarification

individualisée et proportionnelle

aux revenus ».

■ Antoine Caux

30

Amiensforum | juin 2011


31 AGENDA-BAT_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:03 Page31

■ Dans vos agendas

DÉMOCRATIE

PARTICIPATIVE

LES RENDEZ-VOUS DE LA DÉMOCRATIE PRÈS DE CHEZ VOUS

APPEL À VOLONTAIRES

Chaque conseil d’habitants compte dans ses

rangs quatre personnes non inscrites sur les

listes électorales et tirées au sort à partir d’une

liste de volontaires. Les conseils d’habitants

Nord, Sud, Est et Ouest seront renouvelés en

septembre. Vous êtes étranger (hors Union européenne)

et vous n’avez pas le droit de vote en

France, vous désirez intégrer un conseil d’habitants

: envoyez vos candidatures avant début

septembre à democratielocale@amiens-metropole.com

ou par courrier à Mission démocratie

locale et vie associative, Mairie d’Amiens – BP

2720 – 80027 Amiens cedex 1

CONSEIL MUNICIPAL

Le jeudi 30 juin à 18h, salle des assemblées

CONSEILS D’HABITANTS

Les 18 et 19 juin, les conseils d’habitants

ET AUSSI DANS VOTRE VILLE

CONSEIL D’AMIENS MÉTROPOLE

Le mercredi 6 juillet à 18h, salle des assemblées

POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DE LA

PASSERELLE DU GRAND MARAIS

Le jeudi 23 juin à 17h30 au Grand Marais

RÉSEAU SOCIAL

Sud et Ouest, en voyage d’étude aux Pays-

Bas, réfléchissent à la politique de développement

durable de la métropole. Le 18 juin,

le conseil d’habitants Est fait le bilan de son

fonctionnement de 9h30 à 11h30 au lycée Robert-de-Luzarches.

Enfin le 25 juin, le conseil

d’habitants Nord se réunit salle Samarobriva

à l’Atrium de 9h15 à 11h15.

BALADE URBAINE

Elus et habitants se rencontrent

le samedi 2 juillet pour visiter l’île Sainte-Aragone,

de 9h à 14h.

GROUPES DE TRAVAIL

Des ateliers sont mis en place pour étudier le

futur aménagement de deux squares dans la

ZAC Paul-Claudel. Le second atelier, ouvert à

tous, a lieu le 22 juin de 18h à 20h à l’école

Châteaudun, 192 boulevard de Châteaudun.

AMIENS

POLYCHROMIES DE LA CATHÉDRALE

À partir du 15 juin, cahque soir à la tombée de la

nuit

FOIRE DE LA SAINT-JEAN

À partir du 24 juin, au parc de la Hotoie

SUIVEZ AMIENS SUR TWITTER

Connaître ou se faire rappeler, via un tweet sur son portable, la date et

l’heure d’une conférence, d’un spectacle, d’une balade urbaine, d’une

inauguration… c’est désormais possible. Il suffit de créer son compte

Twitter et de s’abonner aux flux venant de twitter.com/amiensville.

Vous voulez tout savoir sur l’Élysée, le ministère de la Santé, la Picardie,

France 2, France Bleu Picardie? Outre les infos pratiques du jour,

la Ville propose de suivre les actualités de plusieurs institutions, organismes,

particuliers… Alors, laissez-vous twitter.

LES ÉLUS À VOTRE ÉCOUTE

ANNOOT PASCALINE

Hôtel de ville.

Sur RDV au 03 22 97 40 83

mp.annoot-fermantel@amiens-metropole.com

BEUVAIN LAURENT

Mairie de proximité les Coursives

Les mardis de 10h à 12h

Local du comité de quartier Saint-Roch

Le mardi 5 juillet de 14h à 15h

Hôtel de ville

Tous les jours sur RDV au 03 22 97 42 74

Mairie de proximité Jules-Ferry

Les mercredis de 10h à 12h

l.beuvain@amiens-metropole.com

BONNET GUILLAUME

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 40 22

g.bonnet@amiens-metropole.com

BONTÉ THIERRY

Mairie de proximité Atrium

Tous les vendredis de 13h à 15h

t.bonte@amiens-metropole.com

BOULAFRAD MOHAMED

Mairie de proximité Atrium

Les mercredis 16 et 29 juin

de 10h30 à 12h

Mairie de proximité les Coursives

Le mercredi 22 juin de 10h30 à 12h

m.boulafrad@amiens-metropole.com

DAVID ALAIN

Mairie de proximité les Coursives

sur RDV au 03 22 97 40 38

Les mardis de 11h à 12h

a.david@amiens-metropole.com

DELEMOTTE BERNARD

Mairie de proximité Atrium

Les jeudis de 16h à 17h30

b.delemotte@amiens-metropole.com

DESJONQUÈRES ETIENNE

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 15 18

Les mardis

DOBREMELLE MICHEL

Mairie de proximité Pierre-Rollin

Les mercredis de 13h30 à 15h

m.dobremelle@amiens-metropole.com

FONTAINE LUCIEN

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 11 22

Le 17 juin

FOURÉ BRIGITTE

10, rue Jean-Calvin

Le jeudi de 9h à 12h

GOFFINON JACQUES

Hôtel de ville

Tous les jours sur RDV au 03 22 97 40 34

j.goffinon@amiens-metropole.com

GUELFAT FATIHA

Mairie de proximité Atrium

Les lundis de 12h à 13h30

f.guelfat@amiens-metropole.com

LESSARD JACQUES

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 40 36

LION-LEC MARYSE

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 41 13

m.lionlec@amiens-metropole.com

LIQUIER JEAN-FRANCOIS

Mairie de proximité Pierre-Rollin

Sur RDV. au 03 22 50 32 60

Les jeudis de 15h30 à 17h

jf.liquier@amiens-metropole.com

LOEW MARIA-HÉLÉNA

Hôtel de ville. Sur RDV au 03 22 97 42 74

mh.loew@amiens-metropole.com

MAISSE CÉDRIC

Mairie de proximité les Coursives

Les vendredis de 14h30 à 16h

c.maisse@amiens-metropole.com

MARSEILLE CÉCILE

Hôtel de ville

Tous les jours sur RDV au 03 22 97 42 74

c.marseille@amiens-metropole.com

OGER JEAN-CLAUDE

Hôtel de ville

Les jeudis à partir de 14h30

RAIS SERGE

Hôtel de ville

Sur RDV au 03 22 97 42 64

Les mercredis 22 et 29 juin de 10h à 11h

THIBAULT MARIE-THÉRÈSE

Mairie de proximité les Coursives

Le premier jeudi de chaque mois

de 16h30 à 17h30

VASSEUR JEAN-FRANCOIS

Mairie de proximité Jules-Ferry

Le samedi 18 juin de 10h à 12h

TOUTES LES INFORMATIONS UTILES SUR

WWW.AMIENS.FR

À NOTER :

Renseignements et ramassage des encombrants : 03 22 33 12 12

ADRESSES DES MAIRIES DE PROXIMITÉ

Hôtel de ville

03 22 97 40 40

Mairie de proximité

Jules-Ferry

166, chaussée Jules-Ferry

03 22 50 47 65

Mairie de proximité

Atrium

39, avenue de la Paix

03 22 66 10 20

Mairie de proximité

Pierre-Rollin

Rue du 8-Mai-1945

03 22 50 32 60

Mairie de proximité

Les Coursives

Place du Pays-d’Auge

03 22 97 43 00

Le numéro unique

pour trouver une

pharmacie de garde

en Picardie : 3237

juin 2011 | Amiensforum

31


32 ARTI-BAT2_AMIENS.FORUM 09/06/11 19:00 Page32

Amiens aime les artistes !


Deux ladies. Les Amiénois n’oublieront pas qu’ils doivent à Nisso Pelossof, disparu le 7 mai dernier, l’avenir sauvegardé

des hortillonnages. Avant, tout, Nisso était un artiste photographe. Voici Janine, sa femme adorée, (disparue

en 1987), telle qu’il l’a photographiée dans les années 1960 avec la chienne Lady, sur “la parcelle du bonheur”. Nisso

qualifiait ainsi son bout d’île qui devint, dès 1953, synonyme de douceur de vivre et de joyeux moments familiaux.

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