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Le magazine du département de l’Oise

n° 10

OCTOBRE

2005

Crise de l’énergie

En route pour

les biocarburants

DOSSIER > P. 10

COLLÈGES

Visite d’un internat

nouvelle génération

> P. 16

CAMPAGNES

Comment sauver

les petites églises ?

> P. 19


L’ Oise Sommaire en action

> À la une - p.4

"Les Terres fortes"

La sucrerie de Crisolles,

dans le nord-est du

département fermée

dans les années 60, est à

l'origine de cette pièce de

théâtre qui voit le jour le

mois prochain, après des

années de travail.

> En bref - p.6

Une troisième Maison

du Conseil général, des

ascenseurs rénovés, le

succès des Journées du

patrimoine, une plante

dangereuse... Toute

l'actualité du mois.

> L’Oise

en action - p.16

Internat nouvelle

génération

Le collège Jean-Fernel, à

Clermont, accueille depuis

la rentrée une cinquantaine

d'internes. Reportage.

Respect pour les

séniors

Eviter la maltraitance des

personnes âgées, c'est

d'abord favoriser leur

bientraitance. Derrière

cette évidence se cache

une nouvelle approche des

services sociaux.

> Dossier - p.10

En route pour

l'énergie verte

Les biocarburants ont

de l'avenir en général, et

dans l'Oise en particulier,

où ils intéressent

agriculteurs, chercheurs,

consommateurs, et tous les

citoyens soucieux de léguer

à leurs enfants une planète

aux ressources préservées.

> Du nord

au sud - p.19

On n'abandonne

pas les églises

rurales

Pas évident, pour les

petites communes,

d'assumer la charge

d'entretien du patrimoine

religieux. Le Conseil

général leur vient en aide.

Dans les cantons

Retour sur la tournée

des 41 cantons de l'Oise

entamée par Yves Rome.

Ce mois ci : Grandvilliers.

> L’Oise

en tête - p.22

Ambassadeur

des rings

Président du comité

régional et vice-président

de la fédération nationale

de boxe, André Martin,

natif de Pierrefonds,

revient sur son parcours

et sur la place de la boxe

dans l'Oise.

> Ils font

l’Oise - p.24

Parmis ceux que 60 salue

ce mois-ci, les Isariens

Jean-Christophe Bette et

Vincent Durupt, médaillés

d'or à la récente Coupe du

monde d'aviron.

> Itinéraires

loisirs - p.26

En vélo dans la

nature

Promenade guidée du côté

de Warluis, sur un des

circuits de VTT qui permet

d'admirer la richesse

patrimoniale du Beauvaisis,

et le musée de l'aviation.

> Sports - p.28

Football : des filles

qui en imposent

Les Compiégnoises de

l'USCCO sont de retour en

D1 cette saison. L'occasion

de saluer le parcours d'un

club dynamique.

> Culture /

bons plans - p.30

Etonnements

d'automne

S'émouvoir à l'écoute

de contes pour petits

et grands, se cultiver à

l'occasion de la fête de

la science, entendre des

airs de guitare... Autant

d'occasion d'ouvrir son

esprit ce mois-ci.

> Agenda - p.32

Visites, fêtes, spectacles,

marches, expositions :

faites le plein d’idées.

> Tribunes

libres - p.35

« 60 » est une publication du Conseil général de l'Oise • 1, rue Cambry – 60024 Beauvais Cedex • Directeur de la publication : Yves Rome

• Directeur de la rédaction : Xavier Mahé • Conception : EuroRSCG C&O • Rédaction et réalisation : Anatome • Impression : Houdeville -

BP 410 - 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 320 000 exemplaires • Diffusion : La Poste • ISSN : 1770-9768 • Photo de couverture :

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal • Ont aussi participé à ce numéro : France Berlioz, Marie Lecoustey, Françoise Salgon, Martin Wolf.


Édito

L’Oise

a de l’énergie

L

es dérèglements climatiques

et économiques font

depuis plusieurs mois la

Une de l’actualité.

Les prix de l’énergie battent chaque

jour des records en même temps

que l’utilisation persistante

de ces énergies fossiles contribue

aux désordres météorologiques.

Des solutions à trouver

Nos concitoyens sont les premiers

à payer les effets négatifs de ces

dérèglements. Il serait judicieux

à cet égard que l’État assume

pleinement sa mission de solidarité

afin d’amortir les conséquences

désastreuses de cette crise sur le

pouvoir d’achat des ménages les plus

modestes et des classes moyennes.

Mais nous ressentons aussi toutes et

tous que notre mode de développement

est désormais à bout de souffle : une

économie de plus en plus erratique,

des injustices sociales grandissantes,

des pollutions destructrices, des

gaspillages toujours plus dispendieux...

Pour un développement

durable et concerté

Conscient de cette impasse, notre

département s’attache à promouvoir

un développement plus durable et

solidaire qui s’appuie, tout en les

respectant mieux, sur les formidables

ressources dont nous disposons. En

mettant en place aux côtés du Conseil

général, le Conseil du développement

durable de l’Oise (CDDO), nous

faisons le pari de l’intelligence

et de la démocratie avec les

représentants du monde économique,

social, syndical, associatif.

L’Oise innove

Cette recherche d’un développement

plus respectueux des ressources

se traduit également par le pari de

l’innovation que nous partageons

avec nos grandes écoles, l'Institut

supérieur d'agriculture de Beauvais

(ISAB), l'Université de Technologie

de Compiègne (UTC) et nos centres

de recherche, dont l'Institut national

de l'environnement industriel

et des risques(INERIS). Cette

démarche a d’ailleurs été consacrée

nationalement par la reconnaissance

d’un pôle de compétitivité agroressources

et de développement des

biocarburants dans lequel l’Oise est

particulièrement impliquée. La nature

que nous bafouons souvent vient

une nouvelle fois à notre secours.

L’énergie verte, parmi d’autres énergies

nouvelles, offre à nos agriculteurs

des débouchés prometteurs tout en

étant créatrice d’emplois nouveaux.

Ainsi, dans ce monde qui étouffe,

l’Oise a bel et bien de l’énergie,

celle de sa jeunesse d’abord, celle

de son intelligence ensuite, celle

enfin d’une nature généreuse et

d’une agro-industrie prometteuse.

PRÉSIDENT

DU CONSEIL GÉNÉRAL

60 - N°10 - Octobre 2005

Un mois

à votre service

2 SEPTEMBRE, MARSEILLE-EN-BEAUVAISIS.

AU COURS DE SA VISITE DE RENTRÉE

DES CLASSES DANS LE DÉPARTEMENT,

YVES ROME FAIT HALTE AU COLLÈGE

PHILÉAS-LEBESGUE POUR UN RAPIDE

COURS D’INSTRUCTION CIVIQUE.

22 SEPTEMBRE, BEAUVAIS. ALAIN

BLANCHARD, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL

GÉNÉRAL (À G.), ET HUGUES MOUSSY,

DIRECTEUR DE L’ÉDUCATION ET

DE LA JEUNESSE DES SERVICES

DÉPARTEMENTAUX, S’ADRESSENT AUX

PRINCIPAUX DES COLLÈGES DE L’OISE.

PL

P.L

3 SEPTEMBRE, CHANTILLY. YVES ROME

ET SON VICE-PRÉSIDENT JEAN-PAUL DOUET

HONORENT LA TOUTE PREMIÈRE FÊTE

DE LA CHASSE ET DE LA NATURE.

15 SEPTEMBRE, BEAUVAIS. LE CONSEIL DE

DÉVELOPPEMENT DURABLE DE L’OISE TIENT

SA SÉANCE PLÉNIÈRE DE RENTRÉE DANS

L’HÉMICYCLE DE L’HÔTEL DU DÉPARTEMENT.

PL PL

PL

3


À la une

SYLVIE BAILLON ET QUELQUES-UNS

DES COMÉDIENS AMATEURS,

LORS D’UNE RÉPÉTITION

DES « TERRES FORTES » À LA SALLE

COMMUNALE DE CRISOLLES,

EN AVRIL DERNIER.

4

60 - N°9 - Septembre 2005

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal


CRISOLLES, DÉBUT NOVEMBRE

Fortes terres

Au terme de plusieurs années de travail de mémoire, d’écriture et de

répétitions, le temps des représentations publiques est venu pour « Les Terres

fortes », une pièce de théâtre s’inspirant de l’histoire de la sucrerie de Crisolles.

«À

cette époque, les serpillières n’existaient

pas. Nous lavions le sol de l’usine avec

des toiles de jute. Parfois, les messieurs

nous faisaient des farces. Un jour, ils

avaient fixé ma toile au sol avec des clous. On riait

bien.» Joséphine, 73 ans, a des souvenirs précis,

et heureux, de ces années 50 où elle travaillait à la

sucrerie de Crisolles, petit village proche de Noyon.

Pour la première fois de son existence, Joséphine s’apprête

à monter sur scène. Elle fait partie de la troupe de théâtre

DR

qui interprétera, à partir du 4 novembre,

Les Terres fortes, une pièce ayant pour origine l’histoire

de cette sucrerie, qui a fermé ses portes en 1964. A

ses côtés, une bonne trentaine d’autres comédiens

et musiciens, enfants et adultes, tous amateurs.

Le texte de la pièce a été écrit dans le cadre d’un vaste

projet, Paroles de betteraves, « travail sur la mémoire

des gens du sucre » initié par l’association Souffler n’est

pas jouer. Des veillées au café du village, lancées il y a

deux ans, ont permis de recueillir les témoignages des

anciens de la sucrerie et de leurs proches. Un auteur,

Catherine Zambon, y a puisé son inspiration.

Son texte, au fil de sept « tableaux », montrera comme

autant de facettes de l’histoire de Crisolles. Mais

également, à travers l’exemple de ce village, il témoignera

de l’histoire d’une Picardie marquée par la culture de

la betterave, par l’industrie du sucre, par l’immigration

polonaise, par le sens de la fête, par la guerre aussi…

Pour Fabrice, 33 ans, professeur dans un lycée professionnel

du département et comédien des Terres fortes, c’est en

effet « un des rôles du théâtre que de parler des gens, et de

parler de notre histoire autrement que dans les livres ».

BENOÎT MOUGNE

CONTACT

Les 4, 5 et 6 novembre à 20h30

à la forge de Crisolles. Réservations

et renseignements 03 22 92 19 32

DR

DR

Témoignage

“SYLVIE BAILLON, METTEUR EN SCÈNE DES « TERRES FORTES »

« C’est une prise de parole

collective, le travail de

chœur sera très important.

La musique aussi. Il y aura

une fanfare, avec un hélicon,

un trombone, une caisse

claire, un saxophone, des

clarinettes… […] C’est la

deuxième fois que je dirige

des comédiens amateurs. En

60 - N°10 - Octobre 2005

termes d’exigence, pour moi,

ça ne change rien. Et ce que

j’aime beaucoup, c’est leur

enthousiasme. »

5


En bref

6

POMPIERS

À grand renfort d’effectifs

Avec 67 nouveaux sapeurs,

contre une trentaine par an

habituellement, le Service

départemental d’incendie

et de secours a connu en

2005 un recrutement d’une

ampleur inédite, imposé par

la croissance significative de la

population du département et

le nombre élevé d’usines

à risque, type Seveso notamment. L’Oise compte ainsi aujourd’hui

570 pompiers professionnels, épaulés de 3 000 volontaires.

Accueillies le 5 septembre à Creil, ces recrues âgées de 23 ans en

moyenne, dont 22 Isariens, suivront d’abord une formation de quatre

mois, axée notamment sur les incendies, avant d’être affectées, au

mérite, dans les centres de secours, à Agnetz, Formerie ou Liancourt. ■

SÉCURITÉ

Un nouveau patron pour

les gendarmes de l’Oise

Le colonel Michel Pidoux a pris, le 31 août,

la fonction de directeur du groupement de

gendarmerie de l’Oise, succédant à Francis

Lacoste. À 43 ans, il poursuit ainsi une carrière

passée par l’Argentine d’où il revient après trois années comme

attaché de sécurité intérieure auprès de l’ambassade de France à

Buenos Aires. Pour son premier poste à la tête d’un telle structure

départementale, il aura désormais à gérer, depuis la caserne de

Beauvais, les 47 brigades réparties dans les 41 cantons isariens. ■

DR

VIE ASSOCIATIVE

Bénévoles

et volontaires à l’honneur

Philippe Lobgeois

En cette rentrée où chacun rejoint qui un club de gym ou un atelier

théâtre, qui une organisation de solidarité, le Conseil général

souhaite valoriser l’engagement associatif, première forme d’action

citoyenne et fertile terrain de lien social. Ainsi les responsables et

membres associatifs sont invités à une journée de rencontre, table

ronde et discussions le 29 octobre, à l’Hôtel du Département.Yves

Rome y rendra hommage à tous les bénévoles et volontaires qui

concourent à faire vivre villes et campagnes isariennnes. ■

CONTACT

03 44 06 60 60

60 - N°10 - Octobre 2005

télex

> COOPÉRATION

L’Isab polyglotte

Fort d’une politique dynamique d’ouverture

internationale, l’Institut supérieur d’agriculture

de Beauvais accueille en cette rentrée

des étudiants du Mexique, du Brésil, de la

Chine ou du Liban, après 40 jeunes de l’Université

d’agriculture de Tokyo venus début

septembre découvrir «La France des jardins

et de la gastronomie». Nouveauté, un partenariat

avec le Conseil général a permis un

échange avec Madagascar : une enseignante

de l’École supérieure des sciences agronomiques

de Tananarive et deux étudiants se

forment durant quatre mois, enrichissant le

campus de leur culture.

> CHASSEURS

Bientôt

une nouvelle maison

Après la première pierre posée au printemps,

la future demeure de la fédération départementale

des chasseurs de l’Oise voit ses murs, dessinés

par l’architecte Bruno Pingeot, s’élever

à Agnetz. Pour une ouverture prévue début

2006. Et très attendue tant les trois pièces sans

parking de Laigneville sont inadaptées. Sur

une surface de 400 m 2 avec un vaste terrain,

les locaux, où s’activera la vingtaine de permanents

de la fédération, offriront un lieu de

formation, d’information et de sensibilisation

à la nature.

> VIE ASSOCIATIVE

La flamme

bleue du souvenir

Avec à leur tête Jean Basuyau, ancien chasseur

du bataillon « La Garde » et militaire

d’Algérie, les Diables bleus de l’Oise, créés

en 2004 à Beauvais, regroupent les chasseurs

à pied, alpins, mécanisés, anciens

combattants ou issus de la conscription, avec

pour mission entraide, visite aux malades,

lien entre les générations, maintien des traditions

des chasseurs. Dans cet esprit, ils

perpétuent vivante la mémoire de ceux qui

ont combattu, par leur présence aux diverses

commémorations officielles.

CONTACT 03 44 82 35 92


En bref

À VOTRE SERVICE

Une troisième Maison

du Conseil général

A

près Ressons-sur-Matz et Thourotte, c’est au

tour de Creil d’ouvrir sa Maison du Conseil

général. Et de recevoir en ces murs fraîchement

peints particuliers, acteurs associatifs, élus en quête

d’une information juridique, de renseignements sur

les aides au logement ou les services de transport,

et les subventions départementales. A la disposition

des associations, un espace ressource, avec matériel

informatique et lieu de réunions. Pour tous, borne

internet, documentation administrative et culturelle,

permanences spécialisées, et surtout, des agents

à l’écoute.

La Maison de Creil (adaptée aux personnes

handicapées) est ouverte du mardi au vendredi de 10 h

à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h, le jeudi jusqu’à 20 h, et le

samedi de 9 h à 13 heures. ■

CONTACT

voir infos pratiques en p. 34

JOURNÉES 2005

Fans de patrimoine

P

ar milliers, les

Isariens ont

profité des Journées

du patrimoine 2005,

et des dizaines de sites

qui leur avaient ouvert

leurs portes les 17 et

18 septembre. Outre

la découverte ou la

redécouverte des fleurons

architecturaux les plus

célèbres, de multiples

initiatives locales

offraient un choix très

vaste aux curieux. De

nombreuses associations

s’étaient mobilisées,

à l’instar des Amis du

château d’Hénonville,

qui proposait aux

visiteurs de découvrir

les formidables

volumes d’un bâtiment

exceptionnel, et de

prendre connaissance des

projets de restauration

en cours. Le Conseil

général, de son côté,

avait mis l’accent

sur un patrimoine

vivant. Le très solennel

hémicycle de l’Hôtel

du Département, tout

comme les jardins du

Musée départemental,

accueillaient ainsi des

créations de danse

contemporaine.

CREIL, 15 RUE VICTOR-HUGO : QUAND L’INSTITUTION DÉPARTEMENTALE

SE RAPPROCHE DES HABITANTS.

LE CHÂTEAU DE HÉNONVILLE, DANS LE SUD DU DÉPARTEMENT.

Habituellement

inaccessibles, les

coulisses des Archives

avaient également ouvert

leurs portes. Quant

au parc départemental

60 - N°10 - Octobre 2005

Jean-Jacques Rousseau,

à Ermenonville, il

a tout simplement

battu, le dimanche,

son record annuel de

fréquentation. ■

BM

7

Philippe Lobgeois / Le bar Floréal


En bref

QUALITÉ DE VIE

Quand les ascenseurs

font peau neuve

L

e Conseil général donne un coup d’accélérateur

à la mise aux normes des cabines d’ascenseur,

dans le cadre de la loi qui oblige, depuis fin 2003, les

propriétaires de logements sociaux à redoubler de

vigilance en matière de sécurité. «Nous ne voulons

pas risquer d’accidents graves. Il faut faire vite pour

assurer une plus grande sécurité aux locataires»,

explique André Vantomme, vice-président du Conseil

général chargé du logement et président de l’Opac

60. Concrètement, le Département participera à la

rénovation des 476 cabines des HLM de l’Oise, pour

un budget de 455 000 euros en 2005. C’est ainsi

que l’Opac – entre autres bailleurs – mène un vaste

programme de travaux. Au menu, le remplacement des

portes battantes par des portes palières coulissantes

ne s’ouvrant qu’une fois l’étage atteint, des systèmes

de détection de passage évitant aux personnes de se

faire coincer par les portes, des limitateurs de vitesse

en descente, ou des boutons d’appel à 90 cm de

hauteur adaptés aux personnes handicapées. Sont déjà

concernés 164 logements du quartier Argentine et

224 du quartier Saint-Lucien de Beauvais, où les

chantiers sont en cours, ainsi que l’immeuble C8

de la rue du Valois à Thourotte. ■

CHANGEMENT DES PORTES D’ASCENSEUR, TOUR A1, RUE JEAN-JAURÈS À BEAUVAIS.

Opac 60

8

ÉCONOMIE

Managers et futurs managers en congrès

CCI de l’Oise

A

vec pour slogan

«La maîtrise

de la transmission

d’entreprise», les

Écoles et Clubs des

Managers, implantés

dans toute la France,

proposent une formation

active de douze

mois aux repreneurs

et développeurs

d’entreprise, les

aidant à affirmer un

projet cohérent auprès

d’experts. Les 16 et

17 septembre, le réseau

national a réuni quelque

300 de ses membres dans

le département, autour

du thème « Les cinq sens

du manager ».

Au programme,

conférence-débat au

Cinespace de Beauvais,

déjeuner au Conseil

général en compagnie

d’Yves Rome, atelier

à Senlis et, le samedi,

60 - N°10 - Octobre 2005

matinée de réflexion

suivie d’un moment

festif à la Mer de

sable. Une occasion

féconde d’échanges

et de promotion du

terroir picard comme du

dynamisme économique

de l’Oise. ■


télex

> RÉSISTANCE

Un témoin s’est éteint

«C’est assez difficile de rendre compte de l’entreprise

de déshumanisation que fut la déportation,

mais [il est ] important d’expliquer que la

liberté est chère, parce qu’on ne s’en rend pas

compte quand on l’a.» Ainsi s’exprimait dans nos

colonnes, à l’occasion du 60 e anniversaire de la

Libération, Ernest Biette, résistant déporté qui

est décédé le 30 août à 87 ans. Il s’était très tôt

impliqué dans le combat politique et syndical

avant d’entrer en résistance, et de connaître

l’horreur de Dachau. Il avait fait du combat pour

la dignité et la justice la raison de sa vie, notamment

comme compagnon de route du PCF.

> CINÉMA

Le court dure longtemps

Du 10 septembre au 10 octobre, quatorze salles

de cinéma isariennes passaient à l’heure du

court, dans le cadre du festival trimestriel de

l’association Fairecourt/Atelier 142. Chaque

programmation, axée sur une thématique, la

Suisse cette fois-ci, compte dix à douze films,

français ou étrangers, fictions, animations ou

documentaires. Prochaine séance de courts

en décembre.

CONTACT

03 44 15 17 44 / www.atelier142.net

> APPEL POUR KEVIN, 16 ANS

SOS moelle osseuse

Kevin a 16 ans, il habite Crèvecœur-le-Grand.

Quand il n’est pas à l’hôpital pour sa chimiothérapie.

Il souffre de leucémie, un cancer que

souvent seule une greffe de moelle osseuse

(prélevée sous anesthésie générale) permet de

guérir. Mais la compatibilité donneur-receveur

est très faible. D’où la nécessité que le plus

grand nombre de personnes s’inscrive sur le

fichier de don volontaire : il suffit d’être âgé de

18 à 50 ans, en bonne santé, et d’accepter une

prise de sang.

CONTACT

Centre hospitalier de Beauvais

03 44 11 21 21

France greffe de moelle : www.fgm.fr

SENLIS EN SEPTEMBRE

Rendez-vous réussis

Par milliers, les

visiteurs ont afflué

à Senlis les 24 et

25 septembre, pour

la 18 e édition des

Rendez-vous de

septembre. Comme

à l’accoutumée, le

centre-ville avait été

réservé aux piétons,

leur permettant

d’accéder en toute

liberté aux nombreux

lieux publics et privés – souvent classés – qui leur étaient ouverts

pour l’occasion. Parmi les images qui auront marqué les esprits

cette année, l’installation d’un arbre géant de Pierre Fabre à l’entrée

de la biennale d’art contemporain. Le son multiforme, aussi,

des 45 artisans d’art au travail dans l’église Saint-Pierre. Et les

traditionnelles animations de rue, parmi lesquelles le fameux défilé

de vénerie (notre photo). Prochain rendez-vous dans deux ans. ■

NATURE

Berce du Caucase :

attention, danger

Sous son air de fleur des champs, la

berce du Caucase, grande ombellifère

aux pétales blancs (jusqu’à 3,5 m) des

talus, berges ou terrains vagues, est une

plante toxique, hautement allergisante,

provoquant de graves brûlures par simple

contact. Cette plante dite «invasive»,

c’est-à-dire proliférant dans un milieu

autre que le sien jusqu’à perturber

l’environnement, a déjà été localisée

dans les environs d’Amiens et au sud

de l’Aisne. Face à ce danger écologique,

chacun est appelé à participer à la

campagne de repérage lancée par le

Conservatoire botanique national de

Bailleul en observant les alentours, et en

évitant de semer cette variété dans son jardin. Une fiche informative

est téléchargeable sur : www.picardie.environnement.gouv.fr (rubrique

« l’environnement en Picardie »).■

DR

> CONTACT

Nicolas Borel : 03 22 89 69 78 / n.borel@cbnbl.org

60 - N°10 - Octobre 2005

Ville de Senlis

9


Dossier > Biocarburants

En route

vers

l’énergie verte

Une facture de transports ou

de chauffage moins élevée,

la pollution réduite, des

débouchés supplémentaires

pour les produits agricoles,

des projets de recherche

passionnants, des emplois

en plus… Les biocarburants

cumulent les avantages. L’Oise

l’a bien compris, et compte jouer

pleinement sa carte dans leur

développement.

DOSSIER RÉDIGÉ PAR NATHALIE JALLAGEAS


Les urgences

de l’ess

Hervé Dez / Le bar Crédit Floréal : Éric Facon / Le bar Floréal

Que sont les biocarburants ? Quelle

place occupent-ils dans notre

département ? Pourquoi et comment

favoriser leur production et leur

utilisation ? Explications.

L

e biocarburant est une énergie dite renouvelable.

Autrement dit, une énergie qui peut être produite sans

jamais s’épuiser puisqu’elle provient de ressources ou

d’éléments naturels. On la dit également non polluante.

Il existe plusieurs types de carburants verts, fabriqués de

différentes façons. Mais ils proviennent tous de la transformation

de plantes en énergie liquide. On transforme ainsi

les betteraves, les pommes de terre, le maïs ou la canne à

sucre en alcool. Le produit ainsi obtenu s’appelle éthanol :

il peut être utilisé à 100 % en remplacement de l’essence.

> EN QUELQUES MOTS

Biocarburant : liquide d’origine végétale capable de brûler

pour fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement d’un

moteur.

Biomasse : terme qui s’applique aux produits organiques

végétaux et animaux utilisés à des fins énergétiques ou

agronomiques.

Diester (contraction de Diesel et ester) : nom donné en

France au biocarburant issu d’huiles végétales.

Énergie fossile : forme d’énergie chimique contenue dans

des matériaux du sous-sol, les différents types d’énergie

fossiles sont le pétrole, le charbon et le gaz naturel.

Énergie renouvelable : Énergie qui peut être produite

sans jamais s’épuiser, toujours à partir de ressources et

d’éléments naturels.

Éthanol (alcool éthylique) : alcool provenant de la transformation

de betteraves, de pommes de terre, de maïs ou

de canne à sucre, qui peut être utilisé à 100% en remplacement

de l’essence.

AVEC L’AUGMENTATION DES PRIX À LA POMPE, LES SOURCES D’ÉNERGIE ALTERNATIVE SONT

PLUS QUE JAMAIS D’ACTUALITÉ.

Et puis à partir d’oléagineux comme le colza ou encore le

tournesol, on fabrique des huiles ou un produit plus abouti

appelé ester. Après plusieurs opérations industrielles, on

obtient ce que l’on appelle le diester (ou biodiesel) qui vient

en remplacement du gazole.

L’épuisement des ressources pétrolières, l’envol du prix du

baril et la pollution, sont autant de raisons qui nous poussent

aujourd’hui à réfléchir sérieusement à la question des énergies

renouvelables. Et les biocarburants n’ont jamais fait couler

autant d’encre ! « On est à la croisée des chemins, estime

Bertrand Brassens, président de la commission des finances

du Conseil général. Il y a enfin une prise de conscience de

la société, maintenant il faut que l’ensemble des décideurs

apporte un soutien fort et durable à tous ceux qui œuvrent

pour l’environnement. Il est temps de comprendre que

notre terre est fragile. C’est le sens de notre engagement

en faveur du pôle de compétitivité agro-ressources. »

Dans l’Oise, le développement durable est devenu un

concept auquel une bonne partie de la population adhère.

« Si notre civilisation a un échec, c’est bien celui de l’environnement.

Les pollutions se développent, les ressources

naturelles s’épuisent, poursuit Bertrand Brassens, avant de

citer Saint-Exupéry : “Nous n’héritons pas de la terre de

nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”. »

A la Chambre d’agriculture de l’Oise, les carburants verts,

c’est un sujet qu’on connaît bien. Benoît Cousin, chargé du

département « entreprises et marchés », organise régulièrement

tables rondes et expositions pour sensibiliser la

population agricole. Les biocarburants sont à la fois un

nouveau débouché pour les récoltes, comme le colza ou les

betteraves, et une source d’énergie alternative pour l’exploitation.

« Pour nos agriculteurs, c’est une réelle opportunité,

explique-t-il, c’est une manière de prolonger leur >>>

60 - N°10 - Octobre 2005

11


Dossier > Biocarburants

P. Gracia

« En matière de

biocarburants, il faut

vite passer à la vitesse

supérieure. C’est un

travail à faire en réseau

avec les chercheurs,

les agriculteurs, les

habitants et les pouvoirs

publics. »

BERTRAND BRASSENS,

PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DES FINANCES DU CONSEIL GÉNÉRAL

ET PRÉSIDENT DE LA SEMOISE

>>> métier. À notre niveau, on essaie de fédérer des

échanges de savoir-faire. »

De son côté, Hervé Leleu produit depuis 1992 du colza

pour la filière biocarburant. « J’ai été touché de plein fouet

par la PAC, c’était clairement une manière de m’en sortir

», reconnaît cet exploitant agricole installé à Ravenel,

dans le nord du département. Les agriculteurs isariens

sont de plus en plus nombreux à fournir la filière des biocarburants

par l’intermédiaire d’organismes stockeurs.

D’autres, moins nombreux, ont choisi de produire pour leur

propre consommation. « Dans tous les cas, estime Benoît

Cousin, produire et valoriser la biomasse ne peut que

générer des emplois dans l’agro-industrie. Notre objectif,

à échéance 3 ans, est d’avoir 3 chaufferies collectives, soit

pour alimenter des collectivités soit pour répondre à des

demandes d’entreprise. Pour le consommateur quel qu’il

soit, c’est une aubaine : recourir aux biocarburants limite

les variations de prix. »

« Aujourd’hui, en France, on est très en retard, conclut

Roger Menn, vice-président du Conseil général chargé du

développement économique, et l’Europe nous rappelle

sans cesse à l’ordre. Il faut faire vite, parce qu’il en va de

l’intérêt général. »

OPÉRATION PILOTE

Ils roulent

au colza !

Quatre agriculteurs de l’Oise, unis

à l’Institut supérieur d’agriculture

de Beauvais dans une coopérative

d’utilisation de matériel agricole

(CUMA), produisent une partie

de leur propre carburant. Nous

sommes allés à leur rencontre.

«

E

n fait, j’aime bien tout ce qui est nouveau, explique

Marc Lamoureux, propriétaire de la ferme de

Lamberval à Fresnoy-en-Thelle, et puis il fallait trouver

de nouveaux débouchés à nos récoltes. » Celui qui est

aussi président de la CUMA huile végétale va même

plus loin : « Il fallait non seulement redonner un sens à

notre travail mais surtout trouver le moyen de réduire

les coûts de chauffage et de transport ! »

C’est pourquoi au fil des réunions, à la Chambre d’agriculture

de Beauvais notamment, il se laisse convaincre,

comme trois autres agriculteurs du département. « On

ne se connaissait pas vraiment avant de se lancer dans

cette opération, explique Marc Lamoureux, mais on

était tous animés par la même envie de voir les choses

bouger ; d’autant plus que c’était également un bon

moyen d’agir pour l’environnement. » Francis Bellou,

éleveur laitier à Saint-Germain La Poterie, a lui aussi

tout de suite compris l’intérêt de se lancer dans cette

PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ AGRO-RESSOURCES

Un modèle de réussite et d’innovation

L’Oise joue désormais dans la cour des grands. Le 12 juillet dernier, un pôle de compétitivité à vocation mondiale associant notre

département a été retenu par l’État pour devenir un axe de développement des agro-ressources et notamment des biocarburants. Fruit d’un

important travail entre entreprises, unités de recherche et centres de formation, ce projet, présenté conjointement par les régions Picardie

et Champagne-Ardenne, a pour but de trouver des débouchés non alimentaires aux produits agricoles. Il s’agit désormais pour tous ces

acteurs de mener à bien la mission qui leur a été confiée : promouvoir l’innovation, conforter l’industrie et améliorer l’attractivité de la France.

12

60 - N°10 - Octobre 2005


aventure. « On a décidé d’acheter du matériel en

commun et notamment une presse pour les graines

de colza ; à l’été 2004 on en a trouvé une d’occasion

– pour 12 000 euros – chez un agriculteur bio dans

le sud de la France, c’est comme ça que tout a commencé

», explique-t-il.

Des perspectives

pour le monde agricole

Depuis, la presse à huile, dont l’achat a été subventionné

par le Conseil général, tourne dans les 5 fermes,

environ toutes les deux semaines. Le résultat satisfait

pleinement les 5 exploitants. Marc Lamoureux, qui

possède quelque 180 hectares de colza, estime que

ce qu’il produit couvre à peu près la moitié de ses

consommations en fuel. « J’irai plus loin si on peut

fonctionner sans risques, lance-t-il avec un petit clin

d’œil aux constructeurs automobiles, mais pour ce faire

les tracteurs devront subir quelques modifications. »

Marc Lamoureux aimerait bien motiver d’autres

agriculteurs. « Ça redonne de la valeur à nos produits

et de l’indépendance, estime celui qui est également

président de la CUMA, avant de poursuivre : il y a de

vraies angoisses dans le monde agricole aujourd’hui, ce

type d’opération nous redonne des perspectives. »

Pour le moment, ce n’est qu’à titre expérimental, et

jusqu’en 2007, que ces agriculteurs ont le droit de

presser eux-mêmes leurs graines de colza, sans avoir

besoin de s’acquitter d’une quelconque taxe. Reste à

savoir ce qui se passera après cette date. Francis Bellou

espère bien que l’aventure ne s’arrêtera pas là : « C’est

vraiment un bon truc, je n’ai pas envie d’arrêter et je

n’exclus pas d’investir encore plus ! » « Aujourd’hui,

on produit propre et utile, conclut Marc Lamoureux. Je

me demandais quel monde nous allions laisser à nos

enfants, j’ai enfin trouvé une réponse !»

LA CITERNE SERVANT AU MÉLANGE DU GASOIL ET DE L’HUILE DE COLZA. L’UTILISATION

DE CE CARBURANT VERT, NON SOUMIS AUX TAXES HABITUELLES SUR LES CARBURANTS,

N’EST AUTORISÉE EN FRANCE QU’À TITRE DÉROGATOIRE.

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal

JLC

« Je n’ai pas envie

d’arrêter, et je n’exclus

pas d’investir encore

plus ! »

FRANCIS BELLOU,

AGRICULTEUR À SAINT-GERMAIN-LA-POTERIE

LE COLZA (ICI EN COPEAUX APRÈS EXTRACTION DE L’HUILE), MAIS AUSSI LES

BETTERAVES, LES POMMES DE TERRE, LE MAÏS OU LA CANNE À SUCRE PEUVENT

SERVIR À PRODUIRE DES BIOCARBURANTS.

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal

60 - N°10 - Octobre 2005

13


Dossier > Biocarburants

3 questions

à…

DANIEL THOMAS,

VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL

SCIENTIFIQUE DE L’UTC (UNIVERSITÉ DE

TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE)

JLC

Depuis combien

de temps vous

intéressezvous

aux

biocarburants ?

Ça fait plus de 30

ans que j’y réfléchis !

On savait depuis très

longtemps que les

réserves de pétrole

allaient devenir rares et

chères. Il y avait cette

cessité de se pencher

sur l’utilisation des

productions végétales.

Et de remplacer partout

où c’est possible des

molécules fossiles

par des molécules

végétales. En fait, j’ai

décidé de travailler sur

ce sujet à un moment

où la mode en biologie

était au génome. J’ai

voulu faire un autre

choix. Avant d’être

bon, il faut savoir

être différent surtout

quand on est modeste.

Aujourd’hui, ce n’est

pas un hasard si

l’ensemble Picardie

Champagne-Ardenne

a obtenu un pôle de

compétitivité agroressources

! J’en suis

fier, autant que si

j’avais reçu le prix

Nobel ! J’ai toujours

cru en cette alternative

végétale.

C’est quoi votre

quotidien,

professeur

Thomas ?

C’est un agenda

bien rempli ! Une

implication dans la

recherche, des cours

avec mes étudiants,

des contacts avec des

collègues partout

dans le monde pour

échanger des idées

et des expériences.

Voyez, je suis allé 17

fois au Japon et je

ne compte plus les

voyages aux USA. Et

puis, je participe à

de nombreux débats

thématiques. Il faut

expliquer ce que l’on

nombre et impliquer le

maximum d’acteurs.

L’époque où l’on

assénait des produits

aux consommateurs

sans concertation

est révolue. Les gens

veulent être informés

pour comprendre.

Comment

voyez-vous

l’avenir ?

Il ne faut plus reculer.

On a déjà pris trop de

retard. Les énergies

renouvelables et

notamment les

biocarburants,

c’est l’intérêt de

l’agriculture qui

fait au plus grand NOTRE DÉPARTEMENT trouve COMPTE des débouchés

11 000 COLLÉGIENS BOURSIERS.

LABORATOIRE DE GÉNIE ENZYMATIQUE ET CELLULAIRE DE L’UNIVERSITÉ DE

TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE. L’UTC EST ÉTROITEMENT ASSOCIÉE AU PROJET

DE PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ AGRO-RESSOURCES.

non alimentaires à sa

production mais c’est

aussi l’intérêt de la

société. J’espère que

l’on pourra créer de

l’activité économique et

des emplois au niveau

local. Bien sûr, il faut

un accompagnement

politique, mais je crois

que les élus dans leur

grande majorité ont

compris qu’il y avait là

quelque chose à faire.

L’objectif est d’être les

premiers sur le secteur

en 2015 !

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal

14

60 - N°10 - Octobre 2005


DIESEL VERT

L’Oise

pionnière

C’est à Venette, dans la proche banlieue

de Compiègne, que se trouve la première

usine à avoir produit du biocarburant en

France. Abritée dans de vieux bâtiments

des années 30, l’usine Robbe emploie

aujourd’hui 51 personnes.

L

e débat actuel autour des biocarburants place l’usine

Robbe au cœur de l’actualité. Son jeune directeur,

Gianni Paolino, 34 ans, est fier du travail effectué sur place.

«Depuis 1992, nous fabriquons ici ce que l’on appelle du

diester, autrement dit, du diesel vert, explique le patron

de l’usine. On réceptionne les graines de colza, qui ont

l’aspect d’une petite bille ronde, et on les presse jusqu’à

obtenir après plusieurs opérations une huile neutre qui

sera la matière première du biocarburant. » L’homme est

passionné par son métier, il nous explique étape après étape

le procédé industriel : « L’huile doit être raffinée, il faut

notamment lui enlever son eau et son acidité.» Le produit

final, additif prêt à être mélangé au gazole, est directement

acheminé à Dunkerque dans une des raffineries du groupe

Total. Chaque année, ce sont 140 000 tonnes de graines

de colza qui sont traitées sur le site de Venette pour donner

quelque 90 000 tonnes de diester. « Le colza provient

de coopératives agricoles, raconte Gianni Paolino, nous

allons jusqu’à 200 kilomètres alentour pour trouver ces

précieuses graines.»

Des emplois en vue

« À Venette, on a été les premiers à faire du biocarburant,

poursuit le patron de Robbe. En partenariat avec l’Institut

français du pétrole, l’ADEME, les groupes pétroliers et

les constructeurs automobiles. Le diester est une énergie

renouvelable non polluante, souligne-t-il, qui réduit notre

dépendance énergétique et permet de créer ou maintenir

des emplois dans les secteurs agro-industriels. »

« Bien des gens l’ignorent, mais la plupart des voitures

qui roulent au gazole comportent déjà une part de carburant

vert, explique Gianni Paolino. Pour le moment

ce n’est qu’à hauteur d’1% mais d’ici à 2008 il nous

faudra aller, conformément aux directives européennes,

jusqu’à 5,75% d’incorporation. À l’horizon 2015 :

ce sera 10% ! » C’est notamment pour cette raison que

la direction de l’usine a déposé un dossier auprès de la

Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de

l’environnement (DRIRE), pour obtenir l’autorisation de

créer d’ici fin 2006 une nouvelle plate-forme de production

sur le site de Venette. « Il va nous falloir suivre la

demande, poursuit le patron de Robbe. C’est une bonne

opération pour tout le monde : nous allons créer des

emplois directs sur cette nouvelle unité de production

et des emplois indirects via notre collaboration avec les

coopératives agricoles. » ■

DR

PLUS ANCIENNE USINE DE BIOCARBURANTS EN FRANCE, L’USINE DE VENETTE, PRÈS

DE COMPIÈGNE, VA DOUBLER SA PRODUCTION.

« Développer les

biocarburants, c’est une

manière de sauver notre

agriculture. Le Conseil

général est très sensible

à cette problématique. »

DR

ROGER MENN,

VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL

CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Proléa

60 - N°10 - Octobre 2005

15


L’Oise en action

COLLÈGES

Internat nouvelle g

Le premier

internat public

départemental

a ouvert ses

portes à la

rentrée au

collège Jean-

Fernel de

Clermont.

Premières

impressions.

C

e soir-là,

François (13

ans) a un

peu de mal

à trouver le sommeil.

Depuis une semaine, il

est entré en troisième.

Mais surtout il fait partie

des 51 internes qui ont

été choisis pour cette

première promotion : 36

garçons et 15 filles. Fan

du RC Lens, il s’est livré,

peu avant l’extinction

des feux à 21 h 30, avec

ses nouveaux copains,

une fois ses devoirs finis,

à un petit concours

de pronostics sur les

chances de son club

fétiche. Les chaussons

au pied de son lit tout

comme la couette dans

laquelle il s’est glissé

sont aux couleurs sang

et or du club nordiste.

François qui « mettait

le bazar dans les

16

AVEC CET INTERNAT, LE CONSEIL GÉNÉRAL INAUGURE SON NOUVEAU DISPOSITIF DE CONTRATS ÉDUCATIFS LOCAUX.

cours » comme il dit,

a été placé en internat

pour améliorer ses

résultats scolaires et il

s’est fait rapidement à

cette nouvelle vie. Ce

premier internat public,

flambant neuf, a ouvert

ses portes à la rentrée

après huit mois de

travaux. Le budget pris

en charge intégralement

par le Conseil général

représente 1,4 million

d’euros. On est loin de

l’internat des Choristes,

vraiment loin… Judith

(16 ans et demi), interne,

est en troisième à Jean-

Fernel. « A la maison,

c’était tout petit, je

n’avais pas d’espace.

Ici, j’ai une chambre, un

bureau, on vérifie nos

devoirs. » Judith, qui

arrive de la République

démocratique du Congo,

insiste sur l’accueil :

« C’est vraiment une

chance pour moi…

C’est même exceptionnel

quand je pense à ce que

60 - N°10 - Octobre 2005

j’ai vécu auparavant.

C’est comme si j’étais

chez moi… »

Hervé Dez/Le bar Floréal

Des matériels

spécifiques

Conçu et décoré par la

même équipe d’architecte

et de décorateur que celle

du collège, l’internat a

banni la grisaille. Les

couloirs sont colorés,

alternant des tons vifs et

tranchés ; les portes des

chambres et des salles

d’activité sont autant de



Témoignage

énération

PHILIPPE DUFRENNE

Principal du collège

Jean-Fernel de

Clermont

repères aux couleurs plus

douces et plus chaudes.

Depuis son ouverture, il

y a deux ans, le collège a

été classé pôle d’accueil

UPI (unité pédagogique

d’intégration) pour

les élèves déficients

visuels. Intégrés dans les

classes, ils bénéficient

de matériels spécifiques

et étudient et vivent

ensemble au milieu

de leurs camarades.

Dans une des salles

d’activités de l’internat,

un téléagrandisseur est

à leur disposition. Au

collège comme dans

l’internat, les noms des

salles sont doublés en

braille et à l’approche

des escaliers, une surface

râpeuse au sol prévient

du danger.

Mélina (12 ans et demi)

habite à Villers Saint-

Paul. «Ça me faisait trop

GILLES MASURE

CONSEILLER GÉNÉRAL

DR

de chemin pour aller à

Emilie-Lambert, puis

en plus comme j’ai des

frères et sœurs, c’était

mieux pour moi pour

faire tranquillement

mes devoirs.» Demain

matin, réveil pour tous

à 6 h 45. Pour Thibaut,

pas de problème. « Je

suis hypermatinal ! »

Une fois la toilette faite,

les filles et les garçons se

retrouvent au réfectoire

où un solide petit

déjeuner les attend. Thé,

café ou chocolat, tartines

beurrées et confitures

avec peut-être ce matin

des croissants chauds ou

des céréales…

CLAUDE BARDAVID

« Nous avons ressenti

chez les parents mais

aussi chez les jeunes

que la longueur des

trajets en transport

scolaire posait un

problème et les empêchait

de travailler. Cet internat

public est une première

expérience qui pourrait

être suivie d’autres. »

60 - N°10 - Octobre 2005

Hervé Dez/Le bar Floréal

Comment se passe une

journée type à l’internat ?

L’internat commence à partir

de 17h05. Les 51 internes

prennent un goûter récréatif

jusqu’à 17h45 au réfectoire organisé par le chef cuistot. Ils

se détendent et soufflent un peu après leur journée de cours.

De 18h à 19h, c’est la première étude. À 19h, le repas est pris

au réfectoire jusqu’à 19h45. Ensuite, après les douches et

jusqu’à l’heure du coucher à 21h30, les élèves regagnent leur

chambre. Ils peuvent peaufiner leurs devoirs, se détendre,

lire… Quand le matériel sera installé nous organiserons au

foyer, de temps à autre, une soirée télé. Le vendredi soir,

après les cours, les élèves vont rechercher leurs affaires à

l’internat et attendent leurs parents pour repartir en week-end

chez eux. Lundi matin, c’est le retour à 7h30…

Comment sont organisées les chambres des internes ?

Les garçons sont répartis dans 12 chambres au 1 er étage

et les filles dans 5 chambres au rez-de-chaussée. Chaque

chambre accueille 3 internes. Chacun a son bureau avec un

siège et une armoire fermant à clé. En cas de maladie, deux

chambres jouxtant l’appartement de l’infirmière peuvent

accueillir ces internes.

En quoi le projet éducatif de ce collège prend-il en

compte la présence de l’internat ?

Nous avons établi, avec le Conseil général et une

association de Clermont, le CAL (Centre d’animations

loisirs), un projet éducatif local axé essentiellement autour

des activités périéducatives. Grâce à une subvention de

15 000 euros du Conseil général, nous pourrons acquérir

des contenus ludiques et éducatifs pour notre salle

informatique, nous mettrons sur pied, si les internes le

souhaitent, un atelier théâtre, nous envisageons une sortie

par mois au cinéma et bien sûr pour encadrer toutes ces

activités nous bénéficierons de la présence d’assistants

d’éducation.

17


L’Oise en action

SEMAINE BLEUE

Respect pour les seniors

La Semaine

nationale des

retraités et

personnes âgées

se déroule

en octobre.

L’occasion,

pour le Conseil

général, de

présenter

de nouvelles

initiatives.

D

epuis

plusieurs

années, les

professionnels de

l’action sanitaire

et sociale ne cherchent

plus seulement à lutter

contre la maltraitance des

personnes âgées, mais

œuvrent également à la

prévenir. Cette nouvelle

approche traduit un

changement d’objectif

majeur : passer de la

protection de la personne

fragile à sa reconnaissance

en tant qu’acteur de la vie

citoyenne.

Le Conseil général s’inscrit

dans cette démarche de

prévention, au travers

de diverses actions de

sensibilisation auprès des

personnels concernés.

Ainsi, dans le cadre du

schéma départemental

de gérontologie 2002-

2007, il finance des postes

de psychologues, des

solutions alternatives

18

PARMI LES 70 ÉTABLISSEMENTS QUI ACCUEILLENT LES PERSONNES ÂGÉES DANS LE DÉPARTEMENT, LA MAISON DE RETRAITE DE LIANCOURT. SA

CHARTE DE LA BIENTRAITANCE EST UN EXEMPLE DES BONNES PRATIQUES QUE LE DÉPARTEMENT SOUHAITE VALORISER.

d’accueil de jour, un

service de téléalarme, ou

des formations dans les

établissements et, depuis

cette année, en direction

des aides à domicile.

Informer et former

« Nous avons rédigé, en

collaboration avec nos

partenaires, un guide

qui sera diffusé lors de la

Semaine bleue », expliquet-on

au pôle « personnes

âgées » du Conseil général.

Définition et classification

des différentes formes

de maltraitance, liste des

signes d’alerte, auto-test

60 - N°10 - Octobre 2005

Hervé Dez / Le bar Floréal

pour détecter l’origine

de la maltraitance,

recommandation

pour lever le secret

professionnel, ce guide

destiné aux professionnels

propose à la fois de leur

rappeler leurs obligations

et présente des solutions

de prévention et/ou de

recours.

Sur le terrain, le guide

fera l’objet de journées

d’information et de

formation. Comme

il est souligné à

la circonscription

d’interventions sanitaires

et sociales de Chaumonten-Vexin,

« lors de

ces formations, nous

rappellerons qu’une

prévention efficace de

la maltraitance procède

d’une écoute attentive

de la personne âgée et de

son environnement. Nos

assistantes sociales et

conseillères en économie

sociale travaillent toujours

en relais avec la famille,

le médecin, le personnel

médical, l’aide à domicile

afin de trouver, ensemble,

des solutions ».

PATRICIA

LEBOUC-COIGNARD


Du nord au sud

PATRIMOINE

Comment sauver

les églises rurales ?

Pour les petites communes,

l’entretien des monuments

religieux est une charge difficile

à assumer. Le Conseil général leur

apporte une aide précieuse. Zoom

sur l’église de Montmille, un des

joyaux du patrimoine isarien.

Àchaque goutte de sang semée naissait un

rosier rouge. L’image est saisissante. Sur

les hauteurs du hameau de Montmille,

elle évoque, pour tous, la légende de saint

Lucien. Décapité le 8 janvier 287, le premier évêque

de Beauvais aurait quitté Montmille avec sa tête sous

le bras, marchant jusqu’à Notre-Dame-du-Thil. Des

dizaines de rosiers auraient éclos sur ses pas… Sur la

commune de Fouquenies, à quelques mètres du lieu

du martyre de saint Lucien, l’une des plus anciennes

églises du département porte son nom. Elle domine

les plaines du Beauvaisis, surplombe le plan d’eau du

Canada et veille, au loin, sur la cathédrale de Beauvais.

ÉGLISE DE MONTMILLE, PRÈS DE BEAUVAIS.

SEULE UNE PARTIE DU BÂTIMENT EST CLASSÉE. LES AIDES DÉPARTEMENTALES

SONT DONC INDISPENSABLES POUR SA SAUVEGARDE.

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal

60 - N°10 - Octobre 2005

Une facture lourde pour les communes

Le maire et les habitants sont fiers de ce joyau, de

son histoire et de sa notoriété, mais ils sont aussi

inquiets de voir le temps mettre en péril la structure

de ce monument. Depuis 2002, le Conseil général

a versé près de 11 500 euros pour l’étanchéité de

la toiture ou encore la réfection de vitraux. Mais

aujourd’hui, le diagnostic est plus sérieux : l’église

bouge, « le sol calcaire s’est creusé de cavités, sous

l’effet des pluies acides. Il faut stabiliser l’édifice. Il

lui faut un check-up complet », explique le maire,

Jean-Luc Chatelet. Coût estimé des travaux :

325 000 euros. On comprend que la facture soit

insoutenable pour une petite commune. Il faut

donc trouver des partenaires. La crypte de l’église,

édifiée au IX e siècle, ainsi que le mur pignon >>>

19


Du nord au sud

Principaux travaux de réfection d’églises

financés actuellement par le Département.

« Restaurer les

églises rurales c’est

à la fois maintenir

la tradition et

faire preuve de

modernité. »

GEORGES BECQUERELLE,

VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL

Beauvais

Compiègne

>>>

Creil

de la nef, sont classés « monument historique ».

À ce titre, ces parties peuvent bénéficier d’un

soutien financier de l’État. Mais les démarches

prennent du temps et le budget national consacré à

la conservation du patrimoine ne cesse de baisser.

La dimension financière est une des raisons

qui incitent le Conseil général à apporter son

concours aux communes. Mais compte tenu des

réglementations liées au classement « monument

historique », le Département se consacre en priorité

aux édifices qui n’en bénéficient pas. Résultat,

paradoxal, de ce système : les églises classées, signe

de haute qualité architecturale, sont aujourd’hui

moins bien entretenues que les autres. Au-dede

sa volonté de sauvegarder le patrimoine, le Conseil

général est aussi guidé par une logique socioéconomique

: « Il faut maintenir le savoir-faire

des artisans, explique-t-on au service

de l’entretien du patrimoine du Conseil

général. Il y a des métiers qui risquent de

disparaître si les communes ne font pas

les travaux dans leurs églises, comme

les restaurateurs de vitraux, les tailleurs

de pierre ou les ferronniers d’art. »

Déjà de nombreux artisans ont mis la

clef sous la porte et il faut faire venir de loin les

professionnels de la restauration. Enfin, la démarche

du Département est aussi affective : l’image des

clochers qui pointent dans le ciel de chaque petit

village reste un cliché à forte valeur sentimentale.

« Tout le monde tient à conserver sa petite église,

c’est un lieu important qui fait partie de la mise

en valeur d’une commune », insiste Georges

Becquerelle, le conseiller général. À Fouquenies,

les habitants ne reculent devant aucun rituel pour

témoigner leur attachement à leur église et à son

saint : lors d’un pèlerinage annuel, la tradition

veut qu’on exhume un de ses avant-bras, momifié.

Et que certains pèlerins embrassent la relique !

ISABELLE FRIEDMANN

LE CONSEIL GÉNÉRAL SOUTIENT LE PATRIMOINE

En 2004, le Conseil général

a consacré 4 902 635 euros

à l’aide à la restauration du

patrimoine architectural

de son territoire.

Pour l’essentiel il s’agit de la

rénovation de ces centaines de

petites églises qui ponctuent

le paysage. Le Département

a créé le label PID (patrimoine

d’intérêt départemental), qui

permet d’avoir une approche

globale de rénovation des

édifices d’un même territoire

et de proposer aux communes

des taux de prise en

charge des travaux plus

intéressants. Ainsi en 2004,

1,6 million d’euros ont été

répartis entre 5 programmes

pluriannuels de PDI,

impliquant 39 communes.

Par ailleurs, de très grosses

opérations sont lancées

– et fortement subventionnées

par le Conseil général – comme

la restauration de la cathédrale

de Beauvais, pour laquelle le

département a accordé une

subvention de 1 684 800 euros,

pour une programmation

prévue entre 2004 et 2009.

20

60 - N°10 - Octobre 2005


Visites cantonales

> LE CANTON

9357 habitants,

23 communes, 2 collèges,

46 entreprises industrielles.

À la rencontre de Grandvilliers

Philippe Lobgeois

VISITE DE L’ENTREPRISE LUCHARD,

FOURNISSEUR DE L’INDUSTRIE AUTO-

MOBILE, QUI EMPLOIE 170 PERSONNES.

DE G. À D. : JACQUES LARCHER,

MAIRE DE GRANDVILLIERS, GUY

BOUVIER, YVES ROME, ET LE DIREC-

TEUR DU SITE, PHILIPPE ANDRIEUX.

Philippe Lobgeois

SALLE DES FÊTES DE GRANVILLIERS.

CHAQUE VISITE DU PRÉSIDENT

S’ACHÈVE PAR UNE RENCONTRE AVEC

LES HABITANTS DU CANTON.

Philippe Lobgeois

VISITE DE LIN 2000, EN COMPAGNIE

DE M. LARCHER, RESPONSABLE

DE LA COOPÉRATIVE AGRICOLE, ET

DE M. MONGE CADET, DIRECTEUR DE

LA BEAUVAISIENNE DE CONFECTION.

GUY BOUVIER, CONSEILLER GÉNÉRAL (À D.), ET YVES ROME

ACCUEILLENT LES MAIRES DU CANTON.

n matière de démocratie locale, c’est aussi la

E rentrée ! Le président du Conseil général a repris

les visites qu’il a décidé d’effectuer dans chacun

des 41 cantons du département. Le 21 septembre,

c’est donc à celui de Grandvilliers, en présence du

conseiller général Guy Bouvier, qu’Yves Rome a

consacré sa journée et sa soirée.

Le programme était chargé. Premiers interlocuteurs

du président : les maires du canton, lors d’une séance

de travail en mairie de Brombos. Un temps d’échange

qui a permis à Yves Rome de mesurer l’implication

des élus locaux, qui se dévouent à la tête de petites

communes. Parmi les sujets abordés, les questions

d’approvisionnement en eau et d’assainissement, tout

comme la contractualisation des relations entre le

Conseil général et la Communauté de communes

de la Picardie verte, présidée par Hubert Trancart.

L’attention du président s’est ensuite portée sur les

questions sociales et sur les conditions de vie des

personnes âgées. A la visite des locaux des services

sociaux départementaux, a succédé celle de l’hôpital

local, qui comprend une maison de retraite de 142 lits

et une unité de soins de longue durée de 50 lits.

Questions sensibles dans un canton durement

frappé par le chômage, les questions économiques

ont également été abordées, avec les visites de deux

entreprises – la Beauvaisienne de confection et

Luchard Industrie – et de la coopérative agricole Lin

2000. Enfin, comme lors de chacune de ses visites,

Yves Rome a terminé sa journée avec les citoyens

du canton, dont une centaine avaient répondu

présents à son invitation. Un temps d’échange à la

fois sérieux et sympathique. ■

télex

CREIL

Une entreprise

bien éclairée

En expansion régulière

depuis sa création il y a sept

ans, l’entreprise D.Light,

fabricante de luminaires

d’intérieur vendus en

grandes surfaces, était à

l’étroit dans ses locaux

des Marches de l’Oise à

Montataire. Grâce à l’aide du

Département, qui a participé

pour 15 000 euros à l’achat

du terrain, elle a récemment

déménagé dans un nouveau

bâtiment de 1 000 m 2 , sur la

zone de la Justice à Creil. En

contrepartie de cette aide,

cette PME de 9 salariés s’est

notamment engagée à créer

5 emplois.

HONDAINVILLE

Des eaux

bien traitées

Réunies en syndicat de

gestion des eaux, les

communes de Hondainville

et Thury-sous-Clermont

se dotent actuellement

d’une station d’épuration,

en cofinancement avec

le Conseil général

(314 600 euros, soit 30 %)

et l’Agence de l’eau Seine-

Normandie (à hauteur de

50 %). Commencé à la mijuin,

cet équipement, dont

on peut aujourd’hui voir

les fondations, devrait être

opérationnel en février 2006,

les réseaux de raccordement

étant construits en

parallèle. Un investissement

cessaire, car une étude

préalable a montré que 80 %

des installations actuelles

n’étaient pas conformes.

60 - N°10 - Octobre 2005

21


L’ Oise en tête

ANDRÉ MARTIN

Ambassadeur

La boxe, André Martin est tombé

dedans jeune adolescent.

Depuis, il ne s’est jamais éloigné

des rings. Parallèlement à ses

activités professionnelles

de plombier, il s’est investi

dans la promotion de ce sport

dans l’Oise. Avec des champions

de France isariens,

il récolte aujourd’hui les fruits

de ses efforts.

> ANDRÉ MARTIN EN 6 DATES

1938 : Naissance à Pierrefonds

1952 : Première paire de gants de boxe

1966 : Président du Boxing-Club de Compiègne

1986 : Président du Comité régional de Picardie

2004 : Président du Comité national de boxe amateur

(20 000 licenciés).

2005 : Vice-président de la Fédération française de boxe

Éric Facon / Le bar Floréal


Depuis plus

de 50 ans,

vous consacrez

votre vie

à la boxe.

Alors vous vous

êtes consacré au

développement de

la boxe dans l’Oise

et en Picardie.

France, Isham Ziouti et

quatre champions chez les

cadets. Et en 2005 : deux

juniors et un champion

chez les seniors ! Mais

Comment naît A.M. J’ai relancé la pour mieux faire encore,

une telle

boxe qui était en mauvais il faut s’en donner les

passion ?

état, les réunions de boxe moyens. Pour février 2006,

André Martin

La boxe, je ne l’ai pas

choisie, mon père m’a

inscrit dans un club

parce que j’aimais la

bagarre. Au début,

on s’entraînait dans

une église désaffectée,

en haut de la rue des

Pâtissiers, à Compiègne.

C’est là que j’ai fait mes

n’attiraient plus personne.

Jusqu’à ce qu’on ait un

très bon boxeur, Robert

Amory, qui est devenu la

petite vedette locale. Avec

ses 76 kilos, il boxait en

catégorie mi-lourd, c’est

ce qui plaît ! Le public

vient voir des combats de

gladiateurs, pas forcément

les prouesses techniques !

j’ai obtenu auprès de la

Fédération française de

boxe que les finales des

championnats de France se

passent à Saint-Quentin,

dans l’Aisne. Il faut trouver

un budget de 90000 euros,

mais c’est un bon moyen

pour faire repérer nos

boxeurs. Je suis très fier

des clubs de l’Oise.

premières classes. À Ça a été de belles années,

«

chaque récré, je montrais le maire, le sous-préfet La Boxe,

aux copains comment venaient à la tribune

boxer, ça m’a coûté d’honneur… Depuis 15

c’est un bon

quelques punitions ! À 16 ans, le nombre de licenciés moyen

ans, j’ai eu ma première a doublé en Picardie.

de remettre

licence au Boxing-Club On est plus de 1100

de Compiègne, j’avais personnes, aujourd’hui, certains

un entraîneur que je à partager cette passion jeunes

n’oublierai jamais : dans la région. Et dans

Marius Tassart,

l’Oise, on compte près de sur le droit

»

400 combats au

500 licenciés. chemin.

des rings

compteur ! J’ai boxé en

amateur jusqu’en 1958 :

j’ai connu ma première

défaite au bout de 23

combats ! De retour

d’Algérie, j’ai fait deux

saisons en néo-pro, sans

grand résultat, et je suis

devenu dirigeant du club

de Compiègne.

Avec quelques

vedettes dont vous

êtes fier…

A.M. En 2000, Alain

Simon de Pont-Sainte-

Maxence a été champion

de France pro : il attirait

les foules ! En amateur, on

a eu en 2004 un finaliste

des championnats de

Aujourd’hui,

vous prônez la

pratique de la boxe

comme moyen

pour canaliser

les jeunes

turbulents…

A.M. Ceux qui ont du

mal à s’en sortir dans la

vie, ça leur permet de

60 - N°10 - Octobre 2005

s’accrocher à quelque

chose. À Montataire, il y

a des mômes qui ont fait

des coups durs, qui ont

fait des petits séjours en

prison, quand on arrive

à les faire entrer dans

un club de boxe, on en

fait quelque chose, ils

dépensent leur énergie,

ils tapent dans les sacs

de frappe. C’est faux de

dire que ça développe

la violence : ils doivent

respecter des règles,

respecter leur adversaire,

apprendre à se maîtriser

et accepter de suivre des

entraînements qui sont

durs. Ce n’est pas un

sport de voyou. Moi,

j’étais un peu un jeune

con et la boxe m’a permis

de m’asseoir dans la vie.

A l’heure où on

parle du succès

grandissant du

« free fight »,

encore interdit

en France, que

pensez-vous de ces

combats ?

A.M. Pour moi, c’est

de la sauvagerie ! Qu’une

question de puissance.

Je suis content qu’en

France on ne puisse pas

organiser ce genre de

compétition. Ça n’a rien

à voir avec la boxe où

il y a de la technique,

de l’art : la boxe, c’est

l’escrime du poing !

PROPOS RECUEILLIS

PAR ISABELLE FRIEDMANN

23


Ils font l’Oise

DIDIER POTTET

Créateur de jardins hors normes

Didier Pottet aime les belles choses et le travail bien fait. Son domaine de prédilection : les jardins aquatiques.

« J’ai fait mon premier bassin chez mes parents à l’âge de 14 ans », explique celui qui dirige aujourd’hui sa

propre entreprise, Blue Garden. Paysagiste de formation, Didier Pottet prend plaisir à satisfaire ses clients,

en dessinant des décors toujours plus inventifs. Installé à Choisy-la-Victoire près de Compiègne depuis

plus de 20 ans, le patron de Blue Garden est fier du travail de son équipe, jeune et dynamique.

En juin dernier, l’entreprise a obtenu le prix France Info de l’innovation pour un nouveau produit :

la piscine biologique. « Il s’agit en fait d’un jardin d’eau, explique Didier Pottet, une piscine

vivante avec des plantes aquatiques. » Une idée glanée au cours d’un de ses nombreux

voyages à l’étranger. Blue Garden a le vent en poupe. Depuis deux ans, l’entreprise est en

progression constante de 20 à 30 %. Dans le futur, Didier Pottet aimerait bien s’ouvrir

davantage sur la France et faire partager sa passion pour le secteur aquatique.

MARINE OUSSEDIK,

Des chevaux,

toujours des chevaux

« J’ai deux passions depuis toujours : les chevaux et le dessin. Cela ne s’explique

pas, c’est comme ça » raconte Marine Oussedik, qui se souvient des poneys des

promenades de son enfance au Jardin du Luxembourg. Depuis son diplôme de l’École

supérieure des Arts graphiques de Paris (ESAG), la jeune femme est devenue une

artiste reconnue. Quasiment tout son art est consacré au cheval qu’il soit arabe,

lippizan, lusitanien… Dessins à l’encre, délicats comme des aquarelles ; sculptures en

bronze « où l’harmonie est toujours proche du déséquilibre »… le travail de l’artiste est

tout en finesse, tout en mouvement. Dans son atelier de Saint-André-Farivillers, entre

deux expos, elle fait aussi des figurines et de l’illustration. Et tous les jours retrouve son

cheval préféré pour une balade au galop.

Tél. 03.44.80.63.30 www.marine-oussedik.net

ABDELAZIZ RIFI SAIDI

Banquier solidaire

A 28 ans, il est Conseiller de l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) à Creil.

Abdelaziz Rifi Saidi reçoit pour l’essentiel des Rmistes et des chômeurs de longue durée,

porteurs d’un projet professionnel mais privés de crédit bancaire. « Via des micro-crédits,

l’ADIE les soutient et les aide financièrement avec un suivi pendant deux ans. Ce n’est pas de

l’assistanat mais un vrai coup de pouce. » Lorsqu’il effectuait son 3 e cycle de droit, le jeune

conseiller originaire d’Amiens, pensait plutôt s’investir dans le développement économique

des pays du tiers-monde. « Mais j’ai découvert que les recettes du micro-crédit étaient aussi

valables ici chez nous. » Dans l’Oise, l’ADIE boucle près de cent prêts par an et se réjouit des

75 % de bénéficiaires qui ont réussi à retrouver leur place dans le monde professionnel.

ADIE – 15 quai d’Aval, 60100 Creil. Tél. 03.44.72.28.78. www.adie.org

André Lejarre/ Le bar Floréal André Lejarre/ Le bar Floréal

Hervé Dez / Le bar Floréal

24

60 - N°10 - Octobre 2005


André Lejarre/ Le bar Floréal J.-L. Cormier / le bar Floréal

Hervé Dez / Le bar Floréal

CATHERINE CANDILLON

Madame VINCENT handball DURUPT & JEAN-CHRISTOPHE garde la main BETTE

De l’or pour les braves

Si elle consacre autant d’énergie à soutenir le développement du handball dans le département,

Licenciés au Sport Nautique Compiégnois, Jean-Christophe Bette et Vincent Durupt sont revenus victorieux

de Gifu (Japon), où se déroulait la Coupe du monde d’aviron. En décrochant l’or en quatre sans barreur poids léger,

Jean-Christophe, 28 ans, est devenu le rameur tricolore le plus titré de l’histoire.

Vincent, 24 ans, a quant à lui brillé en quatre avec barreur. Bravo à tous les deux !!!

FRANCIS MAURO

Le boulanger

qui a pris la plume

« Un jour, j’ai trouvé dans une décharge plusieurs beaux livres

reliés. Je les ai sauvés du désastre et soignés. Puis je me suis

dit “et s’ils pouvaient parler ”… » Ainsi est né « Confidences

d’un livre ». Retraité de 68 ans, Francis Mauro a un sacré

parcours. A 14 ans, il quitte l’école, puis devient boulanger.

La guerre d’Algérie le mobilise ensuite 39 mois. Quand il rentre

en France, il reprend une boulangerie à Esquenoy. Au bout de

25 ans, il termine sa carrière professionnelle dans l’exploitation

forestière. Et les livres dans tout ça ? « J’ai dû attendre la

retraite pour exercer mon sport favori : l’écriture. » Romans,

fictions, polars, poèmes… le dernier livre de Francis Mauro

traite comme d’habitude de la condition humaine et du monde.

A découvrir absolument…

www.francismauro.com

60 - N°10 - Octobre 2005

25


Itinéraires loisirs

VTT

L’évasion verte

Avec 16 circuits balisés, le Beauvaisis

offre de nombreuses possibilités

de balades en VTT, du débutant au

sportif confirmé.

D

épartement vert s’il en est, l’Oise permet à

coup sûr la pratique du VTT. De nombreux

espaces naturels parcourus de petites routes

ou de nombreux sentiers, des dénivelés

qui savent se montrer modestes, sont autant de points

positifs pour les amateurs de la petite reine, simples

promeneurs ou vététistes avertis. À cet égard, les

environs de Beauvais occupent sans doute une place

à part. En effet, avec 16 circuits balisés pour

370 kilomètres de randonnées, tout le monde y trouvera

son compte de la famille en balade au sportif émérite.

Car l’éventail est large, du circuit de 3 kilomètres qui

vous emmènera faire le « Tour du Canada », jusqu’à

l’itinéraire de 53 kilomètres qui, depuis le plan d’eau du

Canada (point de départ de la plupart des randonnées),

permet d’aller jusqu’au village de Gerberoy.

Sur le terrain, chaque circuit fait l’objet d’un balisage

indiquant la direction à prendre, son numéro et son

degré de difficulté (vert, bleu, rouge, noir). À noter, les

portions balisées en jaune sont des itinéraires de liaison,

qui permettent d’enchaîner trois circuits.

Beauvais

Therdonne

> LE CIRCUIT,

BUCOLIQUE

À SOUHAIT,

S’ÉTEND SUR

14 KILOMÈTRES.

IL COMMENCE

À WARLUIS,

À 8 KM AU SUD

DE BEAUVAIS.

N

26

Les bois de Warluis

Celui que nous avons choisi de vous présenter a pour

point de départ et d’arrivée le village de Warluis.

Intitulé « Les bois de Warluis », il chemine de château

en chapelles, dans un cadre particulièrement bucolique.

D’une longueur de 14 kilomètres, il est balisé en

rouge car très vallonné. Il se décline aussi dans une

version de 9 kilomètres, réservée aux pédestres.

Avant d’enfourcher votre VTT, n’oubliez pas de

vérifier son état. Prévoyez accessoires de réparation

et ravitaillement. Empruntez les chemins balisés et

respectez le sens des itinéraires. Enfin, s’il n’est pas

obligatoire, n’oubliez pas que le port du casque est

vivement recommandé. Bonne route !

MICHEL CLERGET

60 - N°10 - octobre 2005

> REPÈRES

N1

Warluis

Abbecourt

1 km

Circuit des Bois de Warluis, 14 kilomètres. Balisage en rouge.

Depuis Beauvais, prendre la N1 en direction de Paris jusqu’à Warluis.

À noter : la carte des circuits VTT est disponible sur Internet :

www.beauvaisis.fr, ou auprès de l’Office du tourisme :

1, rue Beauregard. 60005 Beauvais. Tél : 03.44.15.30.30


DR

> APRÈS LE VILLAGE

DE BRUNEVAL,

LE CIRCUIT

EMPRUNTE

UN CHEMIN

GOUDRONNÉ

QUI PREND

LA DIRECTION

DU CHÂTEAU DE

MERLEMONT.

> AU

DÉTOUR

D’UNE SÉRIE

DE VIRAGES,

SE PROFILE

LE PRIEURÉ

DE SAINT-

ARNOULT.

DR William Fautre

> L’ÉGLISE DE MERLEMONT,

CONSTRUITE AU MILIEU DE SON CIMETIÈRE, DATE DU XI E SIÈCLE.

APRÈS L’ÉGLISE, LE SENTIER S’ÉLÈVE LÉGÈREMENT VERS LA ROUTE.

DR

> ZOOM SUR LE MUSÉE DE L’AVIATION

Situé à Warluis, il est

consacré aux combats

aériens durant la Seconde

Guerre mondiale.

Il présente ainsi des

documents (photographies,

uniformes)… ayant

appartenu à des aviateurs

de l’époque, mais aussi de

nombreuses pièces d’avion.

Plusieurs scènes, dont une

salle radar anglaise, ont

été reconstituées. Enfin, ce

musée renferme également

quatre avions dont un

Messerschmitt 208 allemand.

Ouvert du 1 er mars au

31 octobre, de 14 heures

à 18 heures week-ends

et jours fériés.

Tél : 03.44.89.28.23

www.musee-aviationwarluis.com

DR



> Sports

FOOTBALL

Des filles

qui en imposent

André Lejarre / Le bar Floréal

En vingt ans, les footballeuses compiégnoises de l’USCCO ont grimpé les

échelons à force de courage et de motivation. Soutenues par un homme

rapidement convaincu par leurs efforts, elles ont emmené l’Oise en nationale

et entendent l’y maintenir.

L

orsqu’une

bande de jeunes filles le sollicite pour

créer une équipe féminine il y a vingt ans, le

responsable de l’école de football de Chevrières

n’y croit pas trop mais il accepte de tenter

l’expérience. «Je suis content d’avoir porté ce projet

avec elles et d’avoir réussi. L’équipe est vite montée en

puissance et nous nous sommes détachés de Chevrières

dès que nous sommes parvenus en nationale : c’était

il y a 10 ans et on y est resté depuis», témoigne Daniel

Hiberty. Avec une équipe qui atteint l’Elite en 2003,

l’ancien entraîneur devenu président de l’Union Sportive

Compiègne Club Oise est devenu un défenseur du

football féminin, et espère consolider cette successstory.

Redescendues en D2 la saison dernière, les

Compiégnoises retrouvent cette année la D1 après avoir

remporté un titre de championne de France. Un retour

à l’Elite qui a nécessité le recrutement d’internationales :

la Hongroise Angéla Smuczér en milieu de terrain et

l’attaquante américaine Esméralda Negron viennent

renforcer le potentiel de l’équipe. «Nous avons démarré

la saison avec une bonne performance, raconte Daniel

Hiberty, puisque nous avons fait match nul contre

Lyon, une des meilleures équipes de France. On espère

que ça va continuer. »

28

60 - N°10 - Octobre 2005

40 000 licenciées en France

Parallèlement à l’objectif du maintien de l’équipe en

nationale, le projet du club pour cette année est de

recruter des jeunes pour assurer l’avenir. Aux cinq

équipes existantes (trois séniors, une cadette et une

pour les 13-16 ans) s’ajoute une équipe moins de 13

ans ; conformément aussi au souhait de la fédération,

dont le développement du football féminin est devenu

une priorité. Parmi les 40 000 licenciées de la FFF,

60 % ont moins de 16 ans. Depuis la reconnaissance

officielle de la discipline en 1970, les femmes ont

prouvé l’intérêt qu’elles portent à cette pratique :

d’une cinquantaine de clubs en 1970, on est passé à

plus de mille aujourd’hui et le nombre de licenciées a

cru de 40 % en 10 ans.

Pour motiver les plus jeunes, Daniel Hiberty vise un

travail commun avec les écoles : «Dans un premier

temps, nous allons essayer d’établir des conventions

avec les instituteurs du Compiégnois. Cela devrait être

porteur pour intéresser des jeunes filles. »

MARIE PAIRE

Sources d’information

www.foot-feminin.org

www.fifa.com



Parole

de passionné

André Lejarre / Le bar Floréal

En quoi le football féminin

diffère-t-il du jeu masculin ?

Techniquement, c’est

exactement pareil. Les

filles ont évidemment

moins de puissance que

les hommes. En revanche,

les footballeuses sont plus

fair-play, il n’y a jamais de

violence sur le terrain. Leur

respect de l’adversaire est

exemplaire, il n’y a pas

l’agressivité qu’il peut y avoir

chez les hommes même si

elles ont la même hargne.

J’ai appris beaucoup de

choses avec elles, parce

que la psychologie féminine

est très différente de celle

des joueurs. Elles font très

attention aux détails et ne

supportent pas l’injustice.

C’est très enrichissant mais

parfois délicat à gérer.

DANIEL HIBERTY,

PRÉSIDENT DE L’USCCO

Quelles sont vos ambitions

pour les années à venir ?

Notre projet dans les années

à venir est que l’Oise prenne

de l’élan pour que naisse

un pôle d’intérêt autour du

football féminin. Il existe pour

le moment une quinzaine

de clubs, il faut renforcer

ces structures en suscitant

de nouvelles vocations, et

c’est l’objectif que nous

poursuivons en favorisant le

recrutement par les écoles.

En 20 ans, comment

avez-vous vu évoluer

le football féminin ?

Ce qui a le plus changé,

c’est la féminisation des

joueuses. Pendant longtemps,

les jeunes joueuses étaient

très masculines. On voit de

plus en plus de jolies jeunes

femmes.

CONTACT

USCCO : 03 44 41 19 62

03 44 41 44 47

en bref

> TRACY-LE-VAL

Foulées pour petits et grands

Pour la dix-huitième année, l’Amitié Tracy-Le-Val

organise le 1 er novembre une course à pied ouverte

aux petits comme aux grands. Les moins de 8 ans

pourront faire une initiation sur un parcours de

800 mètres avec un départ à 13 h 55. La dernière

course partira à 15 h 50 : seniors, vétérans et

juniors garçons parcourront 9,3 km. Au total, la

foulée de Tracy-Le-Val compte 6 courses sur routes

et chemins forestiers, avec des prix à l’arrivée pour

les meilleurs. Coupes pour les premiers, médailles

et tee-shirts pour les suivants.

Inscriptions sur place

(entre 1,50 € et 5 €).

Renseignements : 03 44 66 30 40.

> BREUIL-LE-SEC

Tournoi de judo

Les judokas ont rendez-vous à Breuil-le-Sec

le 13 novembre pour le troisième tournoi national

cadets du pays clermontois, qui se tiendra dans

la salle Michel-Molard.

Preuve de son succès, le tournoi organisé par le

club de Clermont est labellisé par la fédération

depuis l’an dernier et attire des clubs de renom

tels que le Racing Club de France. Avec l’aide de

partenaires financiers, le Judo club clermontois

a pu mettre en place ces épreuves pour parer

au manque de tournoi pour cette tranche d’âge

dans la région. Communes, Département, Région,

ministère de la Jeunesse et des Sports, Ligue

picarde et comité Oise de judo soutiennent

cette manifestation. Aujourd’hui encore seule

manifestation pour les cadets en Picardie, le

tournoi attend près de 250 combattants.

Inscriptions jusqu’au 5 novembre.

Nombre de places limité

à 64 par catégorie de poids.

8€ par combattant.

Tél. : 06 76 37 66 21 – 06 24 77 71 27

judo.clermontois@laposte.net

60 - N°10 - Octobre 2005

29


Culture / bons plans

BEAUVAIS

Objectif Espagne

PARMI LES FILMS PROGRAMMÉS : « TANGO », DE CARLOS SAURA (1998)

ET « LE CRIME FARPAIT » DE ALEX DE LA IGLESIA (2004)

Le festival du film de Beauvais

braque ses projecteurs

sur Madrid, du 15 au 19

octobre, et lève le voile sur

un cinéma haut en couleur

malgré les temps «noir et

blanc» de la république et

du régime franquiste. Car

dès 1896, la cité madrilène

présenta l’invention des frères

Lumière, prélude à une riche

production qui se perpétue

aujourd’hui : près de cent

films sortent chaque année

sur les écrans castillans. La

programmation se fait le

reflet de cet art aussi varié

que fécond : sélection Pedro Almodovar et Carlos Saura ; carte blanche à Fernando

Trueba (en sa présence), réalisateur de Belle Époque avec en débutante Penelope Cruz ;

hommage au surréalisme de Luis Buñuel ; florilège des nouveaux réalisateurs mêlant

comédie, politique, fantastique et horreur. Ou encore thématique autour de la guerre

d’Espagne avec L’Espagne vivra de Cartier-Bresson commenté par un historien et,

pour savourer pleinement l’accent du sud, des films taurins.

Projections en VO ST, au Cinespace de Beauvais.

Plein tarif 5,50 euros, réduit 4,50 euros.

CONTACT 03 44 45 90 00

HISTOIRE

Le wagon de l’Armistice

À l’occasion du 11 novembre, mettez

vos pas dans ceux de l’Histoire en

pénétrant dans ce musée niché en forêt

de Compiègne, au cœur de la clairière de

Rethondes, sur les lieux mêmes où furent

signés les armistices des deux guerres

mondiales du XX e siècle. Entre autres

objets des tranchées – armes, uniformes,

etc. – est exposé le wagon où les Alliés et

les Allemands furent reçus en 1918 par le

maréchal Foch.

Parmi les manifestations de cet automne :

la présentation de mi à fin novembre des épées d’honneur des maréchaux Foch et

Joffre, exceptionnellement sorties des Invalides, et une exposition intitulée « La Marine

française dans la Grande Guerre ».

À Rethondes, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h sauf mardi.

CONTACT 03 44 85 14 18

30

60 - N°10 - Octobre 2005

FESTIVAL

DÉPARTEMENTAL

CONTES

D’AUTOMNE

Histoires

sans

compter

Du 4 au 26 novembre,

c’est la saison des

«Contes d’automne»

dans 69 communes

isariennes. À l’initiative

de la Bibliothèque

départementale de l’Oise,

voici un festival qui met à la

une l’art du conte, qui nous

offre notre premier contact

avec la lecture, redonne

vie aux mémoires, aux

traditions. Professionnels

et amateurs se passeront

le témoin, de bibliothèque

en salle des fêtes, égrenant

pour tous les publics,

dès huit mois même,

des titres mystérieux ou

enchanteurs : «Arsenica

et Vitupera», «Grin mère à

poussière», des histoires

d’ici, de Russie ou du

Pérou. Inauguration le

4 novembre à Bailleulsur-Thérain

avec Philippe

Sizaire et Marc Buléon qui

joueront «Un chat dans

deux gorges» sur fond

d’instruments africains.

CONTACT

> 03 44 84 74 20

www.cg60.fr


en bref

> MONTAGNY-

SAINTE-FÉLICITÉ

Rencontres

de poètes en

Valois

Tous les ans à la mioctobre,

les amoureux

des rimes convergent vers

Montagny, dans le sud-est

du département, à l’appel des

Adex (Ateliers d’expression

en Valois), pour célébrer

en agapes et en musique

l’art de Ronsard. Repas de

crêpes en poésie le samedi

soir puis, le dimanche dès

14 h : dédicaces, débats

avec les auteurs, expositions

picturales, récital piano et

violon à 18 h en l’église.

Les 15 et 16 octobre.

CONTACT

> 03 44 87 54 43

www.lesadex.com

> CREIL

«Frisson»

à La Faïencerie

Sur un plateau en pente,

propice à tous les dérapages,

quatre danseurs mettent en

mouvements les rapports

hommes/femmes et jouent

d’infinies variations brutes

voire cruelles sur le couple,

les métamorphoses du

dédoublement, avec en point

d’orgue une chanson légère,

pointe d’espoir : «Tu veux ou

tu veux pas ? Si tu veux pas

j’en ferai pas une maladie !»

Un spectacle avec vidéo de

Pàl Frenàk, chorégraphe

hongrois à la tête de la

compagnie Lakoma, qui

entame ainsi sa troisième

année de résidence à Creil.

4 et 5 novembre à 20 h 30.

CONTACT

> 03 44 24 95 70

www.faiencerie.com

JEUNE & GRAND PUBLIC

FÊTE DE LA SCIENCE

Terre de recherche scientifique et d’innovation technologique, l’Oise célébrera durant tout le mois

d’octobre l’art d’Einstein, mobilisant ses forces vives – celles de l’Université de technologie de

Compiègne ou de l’Institut supérieur d’agronomie de Beauvais – afin de donner à tous, petits

et grands, citadins et ruraux, le goût de la science et les atouts nécessaires pour comprendre

notre environnement. Dès le 8 octobre et jusqu’au 31, l’exposition interactive « Terre, Terre ! »,

conçue par la Cité des sciences et de l’industrie, nous aidera à prendre conscience de notre rôle

dans l’évolution du patrimoine terrestre à travers quelques questions : « Comment mieux gérer

les sources d’énergie ? », « Combien serons-nous en 2100 ? » auxquelles chacun répondra au

fil d’animations ludiques et d’expérimentations. Activités scolaires et expositions itinérantes

présentées dans les collèges sur des thèmes divers tels Mars, le big-bang, l’énergie nucléaire, les

déchets ou l’eau dans tous ses états, compléteront cette invitation à la découverte.

Hôtel du Département, à Beauvais.

CONTACT > 03 44 06 60 93 / www.cg60.fr

SALLE DE

L’HORLOGE

À l’heure

argentine

DR

Le 15 octobre à 20 h 30,

la forêt de Laigue vibrera

des accents argentins de

Facundo Vazquez, invité

de la scène de Tracy-le-

Mont. Guitare sèche et

voix, cet ex-journaliste, qui

a fui son pays natal pour

«problèmes politiques»,

chante des chroniques

aux résonances actuelles,

tendres, très imagées, car

ce dessinateur amateur

fan de Moebius aime à

ciseler descriptions et

paysages. Avec Matias

Marcipar à la clarinette

et le Mandala Quartet, il

donnera libre mélodie à

son style world jazz, où

le folklore sud-américain

se métisse des musiques

actuelles.

Dans le cadre des

rendez-vous mensuels

de Musicale Horloge,

émanation de l’association

Traces & Cie qui œuvre à

la promotion des arts en

milieu rural.

2, rue Nervaise à Tracyle-Mont.

Entrée libre.

CONTACT > 03 44 75 38 39

www.traces-et-cie.org

60 - N°10 - Octobre 2005

31

DR


Agenda

Beauvais

Marché fermier

Que de saveurs sur ce marché qui a pour plat principal

le terroir picard : producteurs bio et maraîchers de

l’Oise, dégustation de soupes, légumes oubliés ou

typiques, pâtissons et autres endives, asperges,

cresson ; animations « de la betterave au sucre »,

« quand le blé devient énergie »; jardin potager, ferme

pédagogique... De quoi varier les menus. Sans oublier

un jeu concours avec de nombreux lots à gagner : weekend

en chambre d’hôtes et colis gourmands.

16 octobre, de 10 h à 18 h, dans le parc de l’Hôtel

du Département, à Beauvais.

> CONTACT www.cg60.fr

03 44 06 60 60

> LIRE EN FÊTE

14, 15 et 16 OCTOBRE

À travers toute la France, l’écrit

prend la parole le temps d’un

week-end : auteurs, conteurs

donneront de la voix sur les

scènes comme sur les places.

> CONTACT

www.lire-en-fete.culture.fr

Aumont-en-Halatte

Feuilletez à voix haute l’œuvre

d’Henri Barbusse dans sa

maison même, le 16 de 14 h

à 18 h.

> CONTACT

06 15 11 49 13

Chaumont-en-

Vexin

Le centre hospitalier Bertinot-

Juel invite le loup en ses murs

avec une exposition ouverte

à tous (les 14 et 15) et une

conteuse qui mènera les

résidents du long séjour et

deux classes de CE1 sur les

pas de l’animal mythique.

> CONTACT

03 44 49 54 54

Crépy-en-Valois

C’est le festin du livre : des

contes à croquer et un atelier

du confiseur, le 15 à l’espace

Rameau.

> CONTACT

03 44 87 92 53

Mouy

À la bibliothèque, c’est avec

Jules Verne que petits et

grands s’amuseront grâce à

un jeu de l’oie, une pêche aux

objets et un jeu des erreurs

imaginés à partir de « Vingt

Mille Lieues sous les mers »

notamment.

> CONTACT

03 44 56 57 67

Nogent-sur-Oise

Goûtez des histoires d’épices,

du 11 au 22 au château des

Rochers. Exposition « La

gourmandise, le plaisir de

manger, les émotions du

goût », spectacle « Sur la route

des épices » (le 12 à 15 h),

conte musical africain (le 15),

animation découverte

« Les épices au Moyen Âge »

(le 15 de 10 h à 18 h).

> CONTACT

03 44 71 77 70

03 44 66 30 10

Noyon

Jusqu’au 22 octobre,

imprégnez-vous de

l’atmosphère du Portugal à

la médiathèque du Chevalet,

grâce à deux expositions

dues à l’Instituto Camões :

« José Saramago, un auteur

portugais » et « L’Art des

azulejos ». Cabaret lecture le

14 à 20 h 30 pour entendre les

vrais accents de la littérature

lusophone.

> CONTACT

03 44 93 28 21

www.ville-noyon.fr

> MUSIQUES

Tour de chant

En troubadour de la chanson

française, Emmanuel Andertal

monte sur scène guitare sous

le bras et rimes de Ferrat,

Brassens ou Brel au bord des

lèvres, plus quelques airs de sa

composition.

19 octobre, à la Maison

creilloise des associations.

> CONTACT

03 44 64 10 76

DR

Philox

Qui est-il ? « Un rêveur qui

rend ses rêves matériels. » Ses

chansons ? « Une épopée dans

le merveilleux ; montrer le réel

à travers une mythologie... » À

écouter dès 8 ans.

21 octobre à Thourotte,

22 à Bussy,

23 à Canny-sur-Matz.

> CONTACT

03 44 43 19 80

Broadway,

près de chez vous

Fred Boucher et Gérard Perron

Agence Panoramique.com

Une soirée menée tambour

battant par l’Orchestre

de Picardie. Derrière les

mélodies aux accents new-

32

60 - N°10 - Octobre 2005


yorkais, à vous d’imaginer

les rebondissements des

comédies musicales de

Leonard Bernstein.

22 octobre à 20 h 30,

théâtre du Chevalet

à Noyon.

> CONTACT

03 44 44 28 20

DR

Commémoration

du bicentenaire

d’Austerlitz

Beethoven à l’honneur avec

l’ouverture « Egmont »,

la 7 e symphonie et une

transcription de la sonate

pour violon « à Kreutzer »

dans cette évocation

philharmonique de la victoire

de Napoléon – qui fascina tant

le grand compositeur.

5 novembre à 20 h 30,

chapelle Saint-Frambourg

à Senlis.

> CONTACT

03 44 53 39 99

Beloart Trio

Piano, contrebasse et batterie

pour un accord parfait aux

sonorités be-bop rythmé

parfois des souvenirs de Bud

Powell ou Oscar Peterson.

12 novembre à 20 h, au centre

Jules-Verne de Breteuil.

> CONTACT

03 44 80 90 25

> SPECTACLES

Show floral

L’association Argentina 2006

(gérée par des étudiants de

l’UTC) organise un défilé de

bouquets, vendus au profit

d’un voyage humanitaire.

Faites-vous une fleur et offrez

ainsi vêtements, peluches,

jouets, médicaments, lunettes

aux enfants argentins.

18 octobre à 20 h, centre

La Victoire à Compiègne.

> CONTACT

julie.danois@etu.utc.fr

Festival

de folklore

Slovaquie, Roumanie,

Portugal et France, main

dans la main, se partageront

la scène du théâtre du

Beauvaisis le temps de

quelques rondes et airs

traditionnels.

30 octobre à 16 h, à Beauvais.

> CONTACT

03 44 15 30 30

L’Antigone

d’azur

Spectacle de marionnettes

sur une intrigue chinoise.

Un peintre dessine une grue

antigone, qui prend vie et

danse l’amour une seule fois

par jour. Le mystère court

et l’empereur est jaloux. Par

la compagnie des Cailloux

Sensibles.

4 novembre, théâtre

du Chevalet à Noyon.

> CONTACT

03 44 44 28 20

DR

La Goutte au

Pépère

Richard Gotainer, chansonnier,

homme de pub, renoue avec

le théâtre et se met en scène

dans une pièce mi-comédie

musicale mi-théâtre moderne.

Héritier d’une ferme, il va

perturber un juteux trafic de

déchets industriels enfouis

clandestinement dans ses

terres.

4 novembre, théâtre

du Chevalet à Noyon.

> CONTACT

03 44 44 28 20

Le Médecin

malgré lui

Par la compagnie Ecla

Théâtre. Un autre regard sur

un classique du répertoire :

comment Sganarelle doit

inventer 1 001 stratagèmes

pour se tirer des péripéties

que lui impose un metteur en

scène tout-puissant, monsieur

Molière.

8 novembre, 20 h 30,

au château des Rochers

de Nogent-sur-Oise.

> CONTACT

03 44 66 30 10

> EXPOSITIONS

60 - N°10 - Octobre 2005

Cie Ecla Théâtre / Sylvain Ageorges

Journées de

l’environnement

Sous l’égide de l’Adreppe,

association de défense de

l’environnement : les déchets

ménagers, l’eau dans tous

ses états, les forêts de

Coup de cœur

Picardie, l’apiculteur en

démonstration...

13 au 18 octobre, salle

Claude-Monet à Pont-

Sainte-Maxence.

> CONTACT

03 44 31 65 32

Les fleurs

en liberté

Exposition-vente de bouquets

séchés confectionnés par une

artisane à partir de graminées

et fleurs cultivées dans ses

champs. Pour garder un brin

d’été chez soi tout l’automne.

15 et 16 octobre

au Petit-Sérans.

> CONTACT

03 44 49 94 51

fleursenliberte.free.fr

Parcours

du combattant

harki

Avec un regard objectif,

voici retracée dans une

exposition photo l’histoire

de ces combattants français

d’Algérie, dits « Harkis »,

qui prirent les armes aux

côtés de la Métropole et se

retrouvèrent pour certains

massacrés, pour d’autres

rapatriés dans la douleur

après 1962.

24 au 30 octobre, centre

Jules-Verne de Breteuil.

> CONTACT

03 44 80 90 25

En famille

DR

33


Agenda (suite)

Les Photaumnales

Autour de l’album de 14 clichés

inédits de Beauvais pris

par Eugène Atget en 1904,

Jean de Calan, artiste en

résidence, mène une enquête

sur les transformations

architecturales de la ville, en

associant des élèves de CM 1

pour mieux ouvrir de nouvelles

perspectives.

Jusqu’au 6 novembre, sauf

lundi. Galerie nationale de

la tapisserie à Beauvais.

> CONTACT

03 44 15 39 10

E. ATget

1 000 et un Brésils

Quatre artistes, Fernando

Barata, Jailod Marinho, Vincent

Rosenblatt et Olhares do

Morro, pour trois expositions :

« Visages métissés »,

« Lignes de fuite » et « Regards

des favelas sur la ville », qui

brossent en couleurs une

culture kaléidoscopique.

Jusqu’au 10 décembre, espace

Jean-Legendre de Compiègne.

> CONTACT

03 44 92 76 76

Nicolas Lagneau

DR

Fernando Barata

Témoignage surprenant que

celui de ce dessinateur des

XVI e -XVII e siècles qui s’est

intéressé à croquer, d’un

trait acéré, les « gueules »

anonymes de son époque.

Œuvres issues entre autres de

la Bibliothèque nationale et du

Louvre.

Jusqu’au 9 janvier au musée

Condé de Chantilly.

> CONTACT

03 44 62 62 64

www.museeconde.com

> FÊTES / PLEIN AIR

Pays de Bray

Sortie champignons avec

goûter maison à l’arrivée

(15 octobre) et marche à

travers champs, vallées et

forêt (23 octobre), sous la

conduite de l’association

Corrélation : une leçon

grandeur nature pour mieux

apprécier et préserver

l’environnement !

Rendez-vous à 14 h au gîte

de Paty, à Buicourt.

> CONTACT

03 44 82 38 97

DR

Fête des

châtaignes

et du cidre

Suivez le parfum des châtaignes

grillées et goûtez quelques

gourmandises, accompagnées

d’un verre de cidre tout frais,

autour du pressoir dressé au

centre d’un village médiéval

reconstitué en torchis.

16 octobre dès 14 h, parc

Carisiolas à Crisolles.

> CONTACT

03 44 09 01 73

Pèlerinage

de Saint-Arnoult

Partez à pied de la source,

cheminez jusqu’à la chapelle,

pliez-vous au rite du passage et

finissez la soirée en partageant

vos victuailles !

21 octobre dès 19 h, à l’abbaye

de Warluis.

> CONTACT

03 44 89 24 95

Mondial de l’insecte

130 collectionneurs exposent

50 000 insectes et papillons

vivants et naturalisés.

29 et 30 octobre

à l’Elispace de Beauvais.

> CONTACT

06 24 78 89 09

> Infos pratiques Un Conseil général proche et efficace

Hôtel du Département

1, rue Cambry - BP 941 -

60024 Beauvais Cedex

Tél. : 03 44 06 60 60

Fax cabinet :

03 44 06 60 00

Fax administration :

03 44 06 60 01

www.cg60.fr

Maisons du Conseil général

Creil 15, rue Victor-Hugo

Tél. : 03 44 56 82 60

Ressons-sur-Matz

185, rue Georges-Latapie

Tél. : 03 44 85 56 40

Thourotte

16, rue Michel-Neuville

Tél. : 03 44 37 38 15

34

60 - N°10 - Octobre 2005

Musée départemental

1, rue du Musée - BP 618 -

60006 Beauvais

Tél. : 03 44 11 11 30

Archives départementales

71, rue de Tilloy

60000 Beauvais

Tél. : 03 44 12 14 80

Fax : 03 44 12 14 81

Bibliothèque départementale

22, rue Vinot-Préfontaine -

60000 Beauvais

Tél. : 03 44 84 74 20

Laboratoire départemental

1, rue Albert-et-Arthur-

Desjardins 60000 Beauvais

Tél. : 03 44 06 62 78

Fax : 03 44 06 60 36


Tribunes libres

Espaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiques

de l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratie

de proximité adoptée en 2002.

GROUPE UPMD

GROUPE COMMUNISTE

GROUPE OISE À GAUCHE

epuis 1985 jusqu’en 2004, le Conseil

D général de l’Oise et son président

Jean-François Mancel ont aidé tous les

sports dans l’Oise, que cela passe par la

vie sportive locale pour les petits clubs,

les aides aux comités départementaux,

les aides aux sportifs de haut niveau, les

aides à l’animation locale dans le cadre du

sport, ou les subventions pour la création

d’équipements sportifs.

Nous avons pu constater les résultats durant

toute l’année 2004 et l’année 2005 et les

retombées de ce travail de 19 ans.

Les sportifs de haut niveau valorisent l’Oise,

département où des champions font rêver nos

jeunes et les incitent à pratiquer un sport.

Tous ces jeunes sont encadrés par des milliers

de bénévoles qui chaque samedi, chaque

dimanche, mais aussi en semaine, prennent

la responsabilité d’éduquer sportivement nos

futurs champions.

C’est d’abord à eux que nous avons le devoir de

penser lorsque nous décidons de la répartition

des subventions. Les critères retenus doivent

rester totalement objectifs : nombre de

licenciés, existence d’une école de jeunes,

participation à des manifestations communales,

résultats sportifs… Certaines décisions

nous font craindre que la nouvelle majorité

départementale attribue des subventions selon

des affinités politiques qui n’ont rien à voir

avec la volonté de soutenir les sportifs et les

bénévoles les plus méritants. Nous n’hésiterons

pas à dénoncer ces dérives le cas échéant.

Une nouvelle fois, l’intérêt général doit

l’emporter sur les intérêts partisans. C’est tout

à fait essentiel si l’on veut une politique sportive

digne de ce nom !

LE GROUPE UPMD

> TÉL. : 03 44 06 60 16

Impôts : le double jeu

de la droite

les feuilles d’impôt arrivent et chaque

famille va mesurer concrètement l’effort

supplémentaire demandé par le Conseil

général au contribuable. Alors que le pouvoir

d’achat est la préoccupation n°1, nous

avons conscience que cet effort ne pourra

pas être renouvelé indéfiniment, même si

la responsabilité de ces hausses incombe au

gouvernement et à sa politique de transferts

massifs de charges sur les collectivités.

Au moins, il n’aura pas été vain : les impôts

supplémentaires ont été investis dans le

logement HLM, dans des efforts pour

la gratuité scolaire, la culture pour tous,

l’intervention en faveur des handicapés,

l’augmentation des dépenses sociales et de

l’aide aux communes. Il reste néanmoins

anormal que nos concitoyens se paient à euxmêmes

leurs propres services à travers l’impôt

départemental alors que les énormes revenus

financiers qui profitent aux plus riches sont à

peine écornés par la fiscalité.

La droite, qui se targue de faire baisser

l’impôt, veut en réalité réduire les dépenses

publiques pour laisser faire le « marché ». La

réforme de l’impôt qu’elle prépare profitera

encore aux plus fortunés, et elle se garde

bien de baisser les taxes sur les carburants

(70 % du prix) tandis que les prix s’envolent

grâce aux privatisations et que des charges

nouvelles sont transférées sur le budget du

Conseil général : routes, personnels des

collèges, etc.

Cela souligne la nécessité d’une politique

nationale nouvelle qui prélève plus sur

les revenus financiers pour permettre

d’alléger l’impôt sur les ménages et les

petites entreprises, d’abonder le budget des

collectivités pour que celles-ci répondent aux

besoins des populations. D’ici là, l’action

est nécessaire pour contenir les politiques

libérales.

Comme élus nous veillerons à ce que les

politiques départementales ne soient pas

décidées au détriment du pouvoir d’achat des

familles à revenus moyens et modestes.

LES CONSEILLERS

GÉNÉRAUX COMMUNISTES :

ALAIN BLANCHARD (MONTATAIRE)

PATRICE CARVALHO (THOUROTTE RIBÉCOURT)

GILLES MASURE (CRÉPY-EN-VALOIS)

> TÉL. : 03 44 06 64 98

COURRIEL : pcf-oise@wanadoo.fr

Maisons du Conseil

général : une réponse

à une attente

en inaugurant en juin les deux premières

Maisons du Conseil général à Ressonssur-Matz

et à Thourotte, la majorité de

gauche a montré qu’elle tenait rapidement ses

engagements pour plus de transparence, de

proximité et d’efficacité. Un peu plus de trois

mois après leur ouverture, leur fréquentation

démontre leur utilité et nous conforte dans

notre volonté de rapprocher le Conseil général

des territoires et de leurs habitants..

Relais des services départementaux au cœur

d’un territoire, les Maisons du Conseil

général renforcent l’efficacité de l’action

du Département. Elles apportent aux

collectivités locales et aux associations des

informations, des conseils et de nouveaux

moyens adaptés, pour mieux connaître les

programmes d’actions du Département et

préparer leurs demandes de soutien.

Pour tous les habitants, les Maisons du

Conseil général sont un lieu d’accueil où

chacun est à même de trouver une aide

dans ses démarches. L’accès à internet, la

possibilité d’imprimer un CV, de recueillir

de l’information ou d’être conseillé par

les agents du Département ou par des

associations ou services partenaires du

Département figurent parmi les ressources

offertes par les Maisons du Conseil général.

Ouverte depuis quelques jours, celle de Creil

sera bientôt inaugurée et d’autres ouvriront

leurs portes dans le département. À l’heure

où l’État retire les services publics des

territoires tout en faisant porter de nouvelles

charges aux collectivités territoriales, le

Conseil général de l’Oise, lui, se rapproche

de citoyens et leur permet d’accéder à de

nouveaux services de proximité. Il rétablit

ainsi une certaine égalité d’accès au service

public Et cet investissement utile à tous est un

investissement maîtrisé.

Le succès des Maisons du Conseil général

prouve qu’elles étaient, et qu’elles sont,

attendues et met ainsi un terme à la vaine

polémique que d’autres avaient cru bon, à

tort, de provoquer.

> TÉL. : 03 44 06 64 99

COURRIEL : oiseagauche1@hotmail.com

60 - N°10 - Octobre 2005

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