Quand l'État étrangle les départements - Conseil général de l'Oise

oise.fr

Quand l'État étrangle les départements - Conseil général de l'Oise

Le magazine du département de l’Oise

n° 14

fÉvrier

2006

Routes nationales, collèges, RMI

Quand l’État étrangle

les départements

Dossier > p. 10

Architecture

et environnement

Un dialogue

constructif > p. 19

Bénévoles, artistes…

Portraits de ceux

qui font l’Oise

> p. 24


L’ Oise Sommaire en action

> à la une - p.5

Budget 2006

Un budget prévisionnel

qui prévoit la poursuite

des actions en faveur

d’une solidarité accrue.

> En bref - p.6

Le Relais à Noyon, une

épicerie différente au

service des personnes ou

des familles en difficulté.

Conseil général des jeunes :

les élus se réunissent en

commissions avant de se

mettre au travail. Tourisme

en Oise : un label de qualité

pour l’hébergement, dont

bénéficient propriétaires et

locataires. Le futur complexe

aquatique de Trie-Château :

un projet d’envergure au

financement original et inédit

en France.

> L’Oise

en action - p.16

Les collégiens

se cultivent

Des contrats de

développement culturel font

pénétrer tous les arts

au collège ; illustration, avec

le cinéma d’animation.

Entreprises

innovantes

Le nouveau dispositif

« Cadre innovant » favorise

l’embauche de salariés

sur des projets de

développement ambitieux.

> Dossier - p.10

Argent public

Ouvriers des collèges,

routes nationales,

RMI : les transferts de

compétences de l’État

vers les départements

pèsent lourdement sur

les finances locales. Qui

paiera l’addition ?

> Du nord

au sud - p.19

Aménagement

des communes

Conseil d’architecture,

d’urbanisme et de

l’environnement, le CAUE

accompagne aussi bien

les élus que les particuliers.

Exemple à Jonquières.

> L’Oise

en tête - p.22

Blues autour

du zinc en mars

Rencontre avec Laurent

Macimba, homme-orchestre

de la 11 e édition du festival

beauvaisien qu’il a fondé et

dont il assure la direction

artistique.

> Ils font

l’Oise - p.24

La passion de Didier Ozel

pour les chiens de traîneau

le conduit à participer

une nouvelle fois à une

grande compétition : les

championnats de France

sur neige en février.

> Itinéraires

loisirs - p.26

Hez-Froidmont

en Beauvaisis

Histoire et écologie pour

les amoureux des balades

en forêt.

> Sports - p.28

Gymnastique

Une discipline pleine

d’espoir à Montataire.

Et les résultats sont là !

> Culture /

bons plans - p.30

Mardi gras :

feux et feux d’artifice à

Chambly, dès le 28 février la

ville sera en effervescence.

Théâtre à Villers-Saint-Paul

avec « La Compagnie des

spectres », et une rencontre

avec l’auteur Lydie Salvayre

à Creil.

> Agenda - p.32

Signe des beaux jours

bientôt revenus, c’est le

Printemps des poètes dès

le 4 mars, et le Carnavalois.

> Décisions - p.34

Découvrez chaque mois

les principales décisions

adoptées par l’Assemblée

départementale.

> Tribunes

libres - p.35

« 60 » est une publication du Conseil général de l’Oise • 1, rue Cambry - 60024 Beauvais Cedex • Directeur de la publication : Yves Rome

• Directeur de la rédaction : Xavier Mahé • Conception : EuroRSCG C&O • Rédaction et réalisation : Anatome / Benoît Mougne • Impression :

Houdeville - BP 410 - 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 320 000 exemplaires • Diffusion : La Poste • ISSN : 1770-9768 • Dépôt légal à parution

• Photo de couverture : Hervé Dez / Le bar Floréal • A aussi participé à ce numéro : Françoise Salgon.


édito

Un mois

à votre service

Poursuivre notre

action, tenir nos

engagements

e mois dernier, je vous

présentais le premier bilan

de notre majorité au terme

de vingt mois d’exercice des

responsabilités. Le moment est

désormais venu de vous exposer nos

axes de travail pour l’année 2006.

Avec l’adoption de son budget, le

Conseil général amorce en effet une

nouvelle étape d’un programme

d’actions résolument tourné vers les

solidarités, l’amélioration du quotidien

et l’aménagement du territoire.

Un gouvernement

irresponsable

Circuler sur des routes sûres et

entretenues, garantir à nos collégiens

un environnement scolaire de qualité,

favoriser l’insertion professionnelle,

assurer des services essentiels pour

les familles et leurs enfants, garantir

la solidarité en direction

des personnes âgées ou handicapées…

Notre collectivité a naturellement

besoin de ces services fondamentaux.

Pourtant, le gouvernement rend

l’action des départements de plus

en plus difficile. Il les surcharge de

compétences dont il ne veut plus

assumer le financement. Ainsi, le coût

des transferts de charges de l’État est

estimé à 28,7 millions d’euros pour

le Département de l’Oise en 2006, sans

même compter les dettes accumulées

antérieurement comme celle du RMI

évaluée à 10,3 millions d’euros.

Un Département volontaire

Je refuse l’immobilisme et la paralysie

auxquels voudrait nous contraindre

le gouvernement. L’Assemblée

départementale se donnera au

contraire tous les moyens de faire

valoir ses droits et de rappeler

l’État à ses devoirs. Cela, même s’il

faut saisir la justice de ces graves

différends. Enfin, le Conseil général

poursuivra et amplifiera l’action

engagée depuis avril 2004. Dans

tous les domaines de compétence de

notre collectivité, je suis déterminé

à poursuivre l’action engagée par

notre majorité pour faire de l’Oise un

département dynamique et solidaire.

Président du conseil

général

60 - N°14 - Février 2006

PL DR

DR

DR

Beauvais, 14 janvier. Yves Rome remet

des récompenses aux élèves et étudiants

méritants de l’Oise, en présence (de g.

à d.) de Gérard Lemaître, conseiller

général de Chaumont-en-Vexin, de

Georges Becquerelle, conseiller général

de Beauvais Nord-Ouest, et d’Alain

Blanchard, vice-président chargé

de l’éducation et de la formation.

Bresles, 26 janvier. Yves Rome présente

ses vœux aux jeunes sapeurs-pompiers

Saint-Germer-de-Fly, 28 janvier.

Pose de la première pierre de la salle

culturelle et de la halle des sports, en

présence (de g. à d.) de Jean-Louis Aubry,

vice-président, conseiller général du

canton, Nadège Lefebvre, présidente de

la communauté de communes du pays de

Bray, Guy Maillard, maire, et Béatrice

Lejeune, vice-présidente du Conseil

régional.

DR

Beauvais, 28 janvier. Yves Rome conclut,

avec les assistantes maternelles du

Département, un mois lors duquel de

nombreuses cérémonies de vœux lui ont

permis d’aller à la rencontre des Isariens.


à la une

Soucieux d’apporter son aide

aux parents dans leur rôle

d’éducateurs, le Conseil général

prévoit, en 2006, de nouvelles

actions : une unité d’accueil

de jour multifamilial dans le

Beauvaisis pour les familles

en grande difficulté ; des lieux

d’accueil parents-enfants dans

les zones urbaines sensibles ;

enfin, un Fonds départemental

d’aide à la parentalité.

Hervé Dez / Le bar Floréal

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal


60 - N°9 - Septembre 2005


Budget 2006

Pour un avenir plus solidaire

Le Conseil général vient d’adopter son budget prévisionnel pour 2006. Avec une

enveloppe de 666,2 millions d’euros, il compte poursuivre ses actions en faveur

d’une plus grande solidarité.

enforcer les

solidarités, ouvrir

l’Oise sur son

environnement

et préparer l’avenir, telles

sont les priorités affichées

par le budget prévisionnel,

adopté par l’Assemblée

départementale le 2 février

dernier. Des objectifs

politiques qui se traduisent

très concrètement. En

2006, le Conseil général

consacrera 277,6 millions

d’euros à l’action sanitaire

et sociale, soit plus de

40 % de ses dépenses, avec

une attention particulière

en direction de l’enfance,

des personnes handicapées

et des aînés. Prioritaires

également, la construction

et la réhabilitation de

logements et la lutte

contre le chômage, via

une politique d’insertion

volontariste. Pour

construire un avenir

plus solidaire, le Conseil

général concentre aussi

ses efforts en direction

de l’éducation et de la

jeunesse : la conception

de collèges d’un nouveau

type doit amorcer une

nouvelle culture éducative,

plus innovante. L’argent

consacré aux routes,

aux transports et à l’aide

aux communes traduit,

quant à lui, la volonté des

élus de promouvoir un

développement durable

et équilibré du territoire.

De nouvelles connexions

sont nécessaires pour

faciliter les déplacements

quotidiens des Isariens,

citadins et ruraux.

Rendre l’Oise

plus attractive

De nouveaux axes

structurants doivent

permettre, en outre,

de mieux insérer l’Oise

dans son environnement

géographique. Enfin,

pour rendre l’Oise plus

attractive, le Conseil

général engage une

politique ambitieuse

en matière de

programmation culturelle

et de développement

touristique. Pour mener

à bien tous ces chantiers

– et assumer de surcroît

la charge des transferts

de compétences imposés

Hervé Dez / Le bar Floréal

par l’État (voir dossier

p. 10) –, le Conseil général

est contraint d’augmenter

les taxes d’habitation

et foncières de 7,5 % et

la taxe professionnelle

de 11,25 %. De quoi

compenser en partie le

coût du désengagement

de l’État, qui devrait frôler

les 30 millions d’euros

en 2006.

Isabelle Friedmann

Témoignage

Bertrand Brassens, rapporteur général du budget

P. Gracia

« La difficulté, c’est qu’on doit financer des transferts de charges que l’État compense mal, ce qui

entraîne un trou dans le budget. Malgré cela nous honorons nos engagements. Il faut toujours

garder à l’esprit que les impôts nous permettent d’engager des dépenses utiles pour tous : transport

scolaire, accueil des personnes âgées, entretien des routes… Si les gens devaient les financer euxmêmes,

ça leur coûterait beaucoup plus cher. Enfin, j’insiste sur notre volonté d’évaluer l’efficacité

de la dépense publique et d’adopter une culture du résultat, qui est saine. »

60 - N°14 - Février 2006


En bref

Patrimoine

Serans,

une renaissance

elle une Belle au bois

dormant, le château de

Serans, qui s’élève dans le

Vexin français, s’effondrait

peu à peu, abandonné depuis

trente ans, malgré son

inscription à l’inventaire des

Monuments historiques en

1997 et une « mise en péril »

prononcée par la municipalité.

Le Prince charmant, ici, ce

sont M. et Mme Vandeputte,

habitants d’un village

voisin qui se sont portés acquéreurs de cette propriété des XVII e -

XIX e siècles, avec son bâtiment central à la façade classique, son

escalier d’honneur, ses pavillons, ferme fortifiée…, nourrissant

le projet de chambres d’hôtes, gîtes, organisation d’événements.

Depuis décembre 2003, un vaste chantier qui emploie quatre

personnes et des artisans alentour redonne vie à ces murs ; déjà,

une salle de 500 m 2 a été refaite à l’ancienne avec le confort

moderne, et ouverte pour mariages ou séminaires, tandis que, avec

l’aide du Conseil général, est à l’étude la restauration du colombier,

du mur d’enceinte et du porche, la « porte d’entrée » de l’Oise.

Une histoire à suivre. ■

> CONTACT 01 34 78 17 73

Détention d’Ingrid Bétancourt

Trois ans de trop

itoyenne d’honneur de

C

l’Oise, citoyenne du monde,

Ingrid Bétancourt entame,

ce mois-ci, en compagnie de

sa collaboratrice Clara Rojas,

sa quatrième année de captivité

aux mains des Forces armées

révolutionnaires de Colombie.

Rappelons le soutien des Isariens,

par la voix du Département,

« aux combats que mène cette

femme d’exception au nom de la

démocratie et du développement

durable et équitable ». Une

pétition pour sa libération

est toujours accessible via le site

www.cg60.fr ■


60 - N°14 - Février 2006

DR

Jean -Marie Périer

télex

> PROTECTION JUDICIAIRE

DE LA JEUNESSE

Recherche familles

d’accueil

Dédiée à la prise en charge des mineurs

délinquants et/ou en danger, la PJJ mène des

actions éducatives et veille à la mise en œuvre

des mesures de justice, dont le placement en

famille décidé par les juges des enfants. Dans

l’Oise, 14 familles, accompagnées par des

professionnels et indemnisées, accueillent un

jeune de 13 à 18 ans. Un réseau que la PJJ

souhaite étoffer, afin d’offrir à ces ados en

manque de repères une vie familiale simple,

organisée propice à leur épanouissement.

CONTACT 03 44 24 14 00

> PERSONNES ÂGÉES

Service à domicile

Nés en 2005 et subventionnés par le

Conseil général, Les Pélicans de l’Oise et

du Matz proposent un service de portage

des repas à domicile pour les personnes

âgées, handicapées ou fragilisées (le

temps d’une maladie), dans le canton de

Ribecourt. Chaque jour, pour 7,40 euros le

repas, les 26 adhérents goûtent ainsi une

nourriture équilibrée, adaptée aux régimes,

que leur apporte Sophie Willot, la maman

des Pélicans, bénévole. L’après-midi, elle

leur offre aussi un temps d’écoute et collecte

leurs souvenirs.

CONTACT 08 73 70 22 08

> EMPLOI

Plein cadre

Alliance cadres réseau est une association

créée par des cadres pour les cadres en

recherche d’emploi. Sa singularité, outre de

riches contacts : privilégier le temps partiel

ou partagé et les missions de proximité,

grâce au portage salarial, une formule

simple qui offre de travailler en indépendant

comme un salarié. De quoi entreprendre

une nouvelle carrière. Réunion chaque

mardi à 9 h 30, à Montataire.

CONTACT 03 44 08 77 37

p-f.foy@wanadoo.fr


En bref

Noyon

Une épicerie pas

comme les autres

D

ans les rayons de l’épicerie Le Relais, ouverte depuis 1998

au 14, rue de Belfort à Noyon, il y a du riz, des légumes, de

la viande, et du chocolat pour les gourmands, plus des sourires,

des conseils, et des recettes selon les arrivages. Il y a aussi des

prix, comme dans tout magasin, mais ici, on ne paie que 10 %.

Grâce à cette association, à ses 35 bénévoles épaulés d’un salarié

à temps partiel qui collectent et rangent les produits, plus de

2000 personnes, dont 700 familles, venues de 28 communes

adhérentes sur les cantons de Noyon, Guiscard, Lassigny et

Ribécourt peuvent, toute l’année du lundi au samedi, faire leurs

courses alors qu’elles sont en difficulté financière. Un coup de

pouce ponctuel précieux dans l’urgence d’une perte d’emploi,

d’une séparation, d’une facture lourde, en parallèle à l’action des

services sociaux qui orientent et suivent les bénéficiaires. Banque

alimentaire, grandes surfaces et Conseil général apportent leur

soutien, et toute participation est bienvenue, hiver comme été. ■

> Contact 03 44 44 94 17 (le matin)

Hervé Dez / Le bar Floréal

Conseil général des jeunes

Les commissions au travail

e mandat d’un

conseiller général

dure : a/ 5 ans, b/ 6 ans,

c/ 7 ans ? » Réponse b !

Mais celui d’un « jeune »

est de deux ans. « De

quelles façons peut voter

le Conseil général :

a/ à pieds levés, b/ au

scrutin public, c/ au

Séance de la commission santé et prévention, au collège de Marly à

Ribécourt. Patrick Deguise, conseiller général de Noyon, fait part

de son expérience aux jeunes élus.

DR

scrutin secret, d/ dans

un chapeau, e/ à la

courte paille, f/ à mains

levées ? » Réponses b, c

et f. Après un quizz sur

le thème « Je connais le

fonctionnement de mon

Conseil général », et après

avoir fait connaissance,

les 78 conseillers

généraux jeunes réunis

ce 18 janvier après-midi

en six commissions, se

tenant dans des collèges

de Beauvais, Chambly,

Clermont, Compiègne,

Creil et Ribécourt, ont

pris acte de leur calendrier

de travail. Et ce, à la

lumière de l’expérience

de leurs aînés siégeant à

l’Hôtel du Département,

qui, durant un échange

convivial, animé d’une

vive curiosité de part et

d’autre, ont témoigné de

leur motivation, de leur

mission au quotidien.

Prochain rendez-vous en

commissions le 1 er mars ;

d’ici là, le groupe de

travail « communication »,

composé de un ou deux

correspondants par

commission, répondra

à la problématique :

comment rendre compte

de ces travaux aux

collégiens, et aux Isariens,

petits et grands ? ■

60 - N°14 - Février 2006


En bref

DR

De G. à D. : Gérard Lemaître,

conseiller général de

Chaumont-en-Vexin, Marcel

Larmanou, maire de Gisors,

Jean-Louis Destans, président

du Conseil général de l’Eure,

Yves Rome, Alain Le Vern,

président de la Région Haute-

Normandie, Claude Gewerc,

président de la Région Picardie,

et Jacques Karpoff, maire de

Trie-Château.

47 sélective

Trie-Château

Mobilisation pour

le complexe aquatique

assin de natation

12,5 x 25 m, bassin

d’apprentissage et de

loisirs, pataugeoire,

espace détente avec

sauna, hammam,

cafétéria, voilà esquissé le

futur complexe aquatique

de Trie-Château, dont le

protocole de financement

a été signé ce 18 janvier.

Une « piscine » sportive et

conviviale, ouverte aux

scolaires, associations,

habitants de l’Oise et de

l’Eure, puisque le site

a été choisi pour être

accessible à la population

la plus vaste possible,

par-deles « frontières ».

Et afin que ce projet

ne tombe pas à l’eau,

six collectivités se sont

réunies, contribuant

aux 7 millions d’euros

du chantier : les conseils

généraux de l’Oise et de

l’Eure (20 % chacun),

les conseils régionaux

de Picardie et

Haute-Normandie

(10 % chacun),

les communautés de

communes du Vexin-

Thelle et de Gisors.

Un partenariat d’une

envergure inédite en

France. ■

kilos d’emballages, soit 53 % de sa production : c’est ce que

chaque Isarien a permis de recycler en 2005, grâce à la collecte

des déchets ménagers. Effort à poursuivre !


Locations et chambres d’hôtes

Un label-clé

Oise, territoire à

découvrir à quelques

kilomètres de Paris,

sur la route de Grande-

Bretagne… Pour une

nuit en chemin ou des

vacances, nombreux

sont les voyageurs à

choisir l’un des quelque

320 hébergements du

département, parmi

lesquels neuf sont

estampillés Clévacances.

Un label national reconnu

par le ministère du

Tourisme, créé en 1995

et présent dans l’Oise

depuis 2004, avec pour

dessein de valoriser

des hébergements

contemporains de

caractère – maisons,

appartements, chambres

d’hôtes –, en ville ou à

proximité, et un accueil

convivial, mâtiné de bons

conseils pour visiter

la région. Le classement

Clévacances, qui apprécie

l’environnement,

l’aménagement intérieur,

l’hospitalité, offre un

gage de qualité pour

les locataires et aux

propriétaires, une

reconnaissance comme

le bénéfice d’un réseau

de promotion efficace

et l’assistance de

professionnels. Autant

d’atouts qui doivent vous

inciter à ouvrir la porte

de votre demeure, et

apporter votre pierre au

60 - N°14 - Février 2006

Chambres d’hôtes Clévacances à Apremont.

rayonnement touristique

de l’Oise ! ■

> CONTACT 03 44 45 92 16

60@clevacances.com

www.clevacances.com

DR


télex

> VACANCES SOLIDAIRES

Appel au peuple

« Un enfant sur trois n’est pas parti en vacances

en 2005. » C’est pourquoi le Secours populaire

lance un appel aux familles, aux grands-parents

qui désirent vivre un été solidaire, en emmenant

dans leurs pérégrinations un petit Isarien,

de 6 à 11 ans, issu d’un foyer en difficulté,

ou en recevant chez eux un jeune venu d’un

autre département. Conditions : disposer de

15 jours minimum et avoir la motivation d’offrir

dépaysement et bonheur.

Contact 03 44 55 37 25

> FORUM

La politique de la ville

en débats

Le 2 mars de 9 h à 13 h, le Conseil général invite

les Isariens – acteurs de terrain, associatifs,

entrepreneurs, élus, membres du CDDO –,

à se retrouver pour un temps de réflexion et

d’échanges sur le thème de la politique de la

ville, autour notamment de Sylvie Houssin,

vice-présidente en charge de cette question à

l’Assemblée départementale, et de ses collègues

conseillers généraux.

contact www.cg60.fr

et jedonnemonavis@cg60.fr

> CANDIDATURES

Les familles nombreuses

à la noce

Depuis 1944, dans l’esprit de la fête des Mères,

le Département honore les familles nombreuses

lors d’un prix décerné au printemps. Âgés

de 50 ans minimum, peuvent présenter leur

candidature, jusque fin avril, les parents de

nationalité française, y compris pères et mères

veufs ou divorcés restés seuls. Et ce, s’ils ont

élevé au moins cinq enfants légitimes (quatre si

l’un d’eux est handicapé ou a été adopté), dont

trois doivent être nés ou avoir vécu sur le sol

isarien jusqu’à leur majorité.

CONTACT 03 44 06 63 40

Logements sociaux

Crémaillère à Noailles

e 22 décembre, les nouveaux

habitants du quartier Ninflé de

Noailles, familles, jeunes couples,

personnes âgées, poussaient la porte

de leur chez-eux, accueillis par le

maire de la commune et par Yves

Rome, qui revenait sur les lieux

après avoir posé la première pierre

de ces 27 logements sociaux locatifs

le 4 mars 2005. Car ce lotissement

que gère la SA HLM du Beauvaisis

a été subventionné en avantpremière

par le Fonds départemental

d’intervention en faveur du logement créé fin 2004, cofinancé par

l’Oise et la Région Picardie pour cinq millions d’euros chacun en

2005. Un budget dédié à la construction comme à l’amélioration du

cadre de vie et à l’accession à la propriété, en partenariat avec les

collectivités et les bailleurs : plusieurs milliers d’habitations en ont

bénéficié l’an passé, et ce dans le but d’« assurer la mixité sociale,

faire se côtoyer les générations, contribuer à un meilleur équilibre

du territoire ». n

Noyon

Les marsouins de retour

Asie centrale, Afrique

et Amérique du Sud,

800 militaires du régiment

de marche du Tchad (RMT),

dits « marsouins », convergent

vers leur base de Noyon : tous

seront de retour début mars,

prenant de nouveau part à la

vie de cette ville où, venus de

l’Essonne, ils se sont installés

en 1997, en lieu et place du

8 e régiment d’infanterie

dissout. L’occasion de saluer

Patrouille dans les rues de Kaboul. cette unité de 1 200 membres,

appartenant aux troupes de marine, qui a connu depuis

septembre 2005 un important déploiement : mission de sécurisation

autour de Kaboul Nord dans le cadre de l’Otan en Afghanistan

pour 300 d’entre eux, stationnement en Côte d’Ivoire, protection

des ressortissants français au Sénégal et, en Guyane, surveillance

des lancements d’Ariane 5 notamment. Autant d’opérations

doublées d’un esprit humanitaire : vêtements et fournitures

scolaires collectés dans le Noyonnais ont ainsi été distribués

aux enfants afghans par les marsouins en décembre. ■

DR

60 - N°14 - Février 2006

Le logement : une des priorités

d’action du Conseil général.

DR


Dossier > Argent public

Routes, RMI, personnels des collèges

Qui paiera

l’addition ?

Acte 2 de la décentralisation oblige,

les départements héritent de nouvelles

compétences : routes nationales,

RMI, personnels non enseignants

des collèges. Les élus dénoncent

le désengagement de l’État qui ne

s’accompagne pas des compensations

financières nécessaires pour faire face

aux nouveaux besoins. Une situation

qui n’est pas sans conséquences sur la

fiscalité locale. Décryptage.

Dossier rédigé par Nathalie Jallageas

Les personnels TOS,

traditionnellement rattachés

à l’Éducation nationale,

relèvent désormais du Conseil

général. Ce sont pas moins

de 600 agents, chargés de

l’accueil des visiteurs, de la

préparation des repas, du

nettoyage des salles de classe.

Hervé Dez / Le bar Floréal


Décentralisation

et fiscalité locale

À la suite des transferts de compétences intervenus

depuis les récentes décisions du gouvernement Raffarin

en matière de décentralisation, les départements doivent

trouver les moyens de faire face aux lourdes charges

qui pèsent sur leurs finances. Explications.

L

es premières lois sur la décentralisation datent

de 1982-1983. Votées sous François Mitterrand,

elles marquaient la volonté politique d’opérer

une redistribution des pouvoirs entre l’État et les

collectivités locales avec comme objectifs une meilleure

efficacité de l’action publique et le développement d’une

démocratie de proximité.

Aujourd’hui, les collectivités locales sont en train de vivre

la deuxième vague de décentralisation.

C’est la loi du

13 août 2004, impulsée par

87 000 000 €

C’est le coût estimé des nouvelles

compétences transférées par l’État

au Conseil général.

le gouvernement de Jean-

Pierre Raffarin. Mais cette

fois, les élus de tous bords

dénoncent la méthode. Les

réticences portent sur le flou

financier qui entoure les

transferts de compétences.

De nouvelles charges pèsent sur les budgets départementaux

sans garantie quant aux compensations nécessaires pour

faire face aux nouveaux besoins.

Des missions lourdes et concrètes

Désormais les conseils généraux ont la responsabilité

totale de la gestion et du financement du RMI (Revenu

minimum d’insertion). Ils héritent également des routes

nationales d’intérêt local. Dans l’Oise, il s’agit de quelque

256 kilomètres de voies. Autre compétence importante

qui incombe aux conseils généraux : le nouveau dispositif

d’aide aux personnes handicapées. Même si c’est un sujet

qui est cher au Département de l’Oise, cette nouvelle

charge risque bien de peser lourd sur les dépenses sociales.

Enfin, les personnels non enseignants des collèges

– couramment appelés personnels TOS, techniciens,

ouvriers et agents de service – passent eux aussi dans le

giron des collectivités départementales.

« Parmi les routes nationales que nous récupérons,

souligne Patrice Carvalho, vice-président du Conseil

général, chargé des infrastructures, il y en a qui sont en

très mauvais état, il y a des voies dégradées ou mal protégées.

Nous allons donc devoir faire des investissements

de rénovation et de mise en

sécurité. Ça se fera au détriment

d’autres travaux que

nous avions prévu de faire.

On risque de renvoyer aux

calendes grecques la rénovation

de certaines routes

situées dans des zones de

moindre circulation, donc

moins prioritaires. Au total,

nous aurions besoin de 75 millions d’euros pour remettre

tout le réseau en état. Bien loin des 3 millions par

an que propose le gouvernement. » Bertrand Brassens,

rapporteur général du budget, insiste pour sa part sur

les incertitudes liées au transfert du RMI : « Ce sont les

recettes provenant de la TIPP (Taxe intérieure sur les

produits pétroliers) qui doivent financer l’allocation du

RMI… Or, il est peu probable que la ressource nationale

redistribuée évolue beaucoup. Il s’agit d’une taxe

fixe intégrée dans le prix des carburants. La recette

n’est donc pas proportionnelle au prix des carburants

mais aux quantités vendues. Depuis 12 ans, le produit

de TIPP à taux constant a reculé en moyenne de

2 % par an. La clause de garantie jouera donc sans doute

assez souvent. Dès cette année, elle a été mise en

60 - N°14 - Février 2006

11


Dossier > Argent public

œuvre pour assurer au Département, in extremis,

la recette au montant de 2003, soit 39,3 millions d’euros.

Dans le même temps, la charge du RMI continue à

progresser, notamment par la sortie de chômeurs en

fin de droits. C’est en ce sens que l’on peut dire que le

gouvernement transfère d’abord ses déficits. » En outre,

ces transferts de compétences impliquent à terme une

augmentation des effectifs du Conseil général d’environ

50 %, ce qui, en matière d’organisation et de management,

ne sera pas sans effets. « Le gouvernement ne tient pas

compte des réalités. Il agit de manière abusive, arbitraire

et surtout sous-évaluée, dénonce Patrice Carvalho, c’est

malhonnête vis-à-vis des collectivités. »

Les Isariens mis à contribution

« Nous avons estimé à un peu plus de 87 millions d’euros

les dépenses liées à ces nouvelles compétences, souligne

Bertrand Brassens, et à 59 millions les recettes : il manque

L’entretien, les travaux d’aménagement du réseau routier qui incombent

désormais au Département pèsent lourdement sur le budget.

DR

Hervé Dez / Le bar Floréal

« Jamais une

décentralisation ne

s’est faite de telle sorte !

C’est un abandon

de l’État. Il se

déresponsabilise,

en nous transférant

ses déficits. »

Patrice Carvalho

vice-président du Conseil général,

chargé des routes et infrastructures

Pour tous les personnels non enseignants des collèges, le désengagement

de l’État entraîne plusieurs incertitudes sur leur avenir.

Hervé Dez / Le bar Floréal

28,7 millions d’euros ! Nous avons serré la vis au budget

2006 et nous avons notamment essayé d’économiser

sur les frais de structures. Mais, malgré tous nos efforts,

nous avons été amenés à augmenter la contribution fiscale

des Isariens. Il faut savoir que les collectivités locales

n’ont pas le droit, contrairement à l’État, de présenter

des budgets en déséquilibre. »

La hausse des taxes locales cette année, + 7,5 % pour la

taxe d’habitation et la taxe foncière, + 11,25 % pour la

taxe professionnelle, va rapporter 22,1 millions au budget

départemental.

« Aujourd’hui, on a une vraie difficulté budgétaire,

avance Patrice Carvalho, chargé des infrastructures ; dans

l’Oise, nous défendons bec et ongles le service public et

nous ne voulons pas de transferts de compétences qui

soient négatifs pour les Isariens. Nous tirons le signal

d’alarme. À un moment donné, raisonnablement nous

ne pourrons plus augmenter les impôts locaux. »

« Cela étant, conclut Bertrand Brassens, rapporteur

général du budget, nous ne nous décourageons pas, nous

poursuivons sans relâche les actions qui répondent aux

besoins de notre population. » ■

12

60 - N°14 - Février 2006


Routes nationales

256 km en plus

pour le Département

Un réseau routier transféré dans un

état déplorable : les besoins financiers

pour faire face aux travaux qui

s’imposent sont considérables.

N 1, RN 16, RN 17, RN 32,

RN 324, RN 330 : la plupart

des routes nationales situées

sur le département vont bientôt

changer de nom. Elles passent

en effet dans le giron du Conseil

général. Il s’agit de 256 kilomètres

qui s’ajoutent aux 3 800 kilomètres

de voies départementales. Pour ce

transfert de compétence, le gouvernement

a prévu d’accorder au

Conseil général de l’Oise 3 millions

d’euros par an. Et c’est là que le bât

blesse. Thierry Frau, président de la

commission routes et infrastructures,

évalue à 75 millions d’euros la somme

globale essentielle pour remettre le

réseau routier en état. « En gros, si le

Département s’en tenait aux crédits

alloués par l’État, il lui faudrait 25

ans pour finaliser les travaux. Ce sont

donc près de 15 millions d’euros qui

seraient nécessaires par an », précise

Thierry Frau. Qui plus est, les routes

transférées, comme la RN 324, entre

Senlis et Crépy-en-Valois, ne sont

pas forcément praticables en toute

sécurité. Des travaux de modification

de tracé, de remise en état, des

investissements de signalisation et

des réaménagements vont devoir

être entrepris par le Conseil général.

Reste la question des personnels. Le

gouvernement annonce 79 agents pour

accompagner ce transfert. « Un effectif

insuffisant, le compte n’y est pas »,

souligne Thierry Frau. Et pour cause,

le calcul des services départementaux

conduit à un effectif transférable de

111 agents, soit 32 agents de plus. ■

Les routes transférées par le gouvernement au

Département sont dans un état critique. Ici, l’exemple

de la RN 324, reliant Senlis à Crépy-en-Valois.

DR

Yves Rome et Patrice Carvalho constatent, en compagnie du directeur des

services techniques du Conseil général, l’ampleur des travaux à réaliser

pour remettre en état les routes désormais à la charge du Département.

75 millions d’euros

nécessaires à la remise en état des routes

nationales transférées.

DR

60 - N°14 - Février 2006

« Si le Département

s’en tenait aux crédits

alloués par l’État, il lui

faudrait 25 ans pour

finaliser les travaux. Près

de 15 millions d’euros

par an seraient donc

nécessaires. »

Thierry frau,

président de la commission routes et

infrastructures du Conseil général

DR

13


Dossier > Argent public

RMI

Le déficit s’alourdit

inexorablement

Alors que le nombre d’allocataires

va croissant, la compensation

financière allouée par l’État est gelée,

engendrant un inévitable déficit pour

le Département.

DR

a loi du 1 er janvier

2004 a confié aux

Départements la

pleine responsabilité

de l’allocation RMI ainsi que

le pilotage de l’insertion. Le

RMI reste une prestation

solidaire nationale – attribuée

à toute personne de

plus de 25 ans qui se retrouve

sans moyen de subsistance

– dont le montant et les

conditions d’attribution sont

fixés par l’État, mais ce sont

les présidents des Conseils

généraux qui sont désormais

Coût net d

par le gou

de l’Oise =

les uniques responsables de

la gestion de l’allocation

et de l’insertion des allocataires.

Un dispositif de

compensation financière a

été élaboré par les services

de l’État : les Départements

se voient redistribuer une

quote-part de la Taxe intérieure

sur les produits pétroliers

(TIPP). Le montant des

sommes allouées est calculé

sur la base des dépenses

engendrées par le paiement

du RMI en 2003, dernière

année où l’État en avait la

charge. Or le nombre d’allocataires

ne cesse d’augmenter

(+ 15,6 % depuis janvier

2003, soit 12 657 personnes

au 31 décembre dernier).

Cette tendance est accélérée

par les recommandations

gouvernementales

en direction des ANPE,

qui visent à augmenter le

nombre de radiations et à

exclure des chômeurs de

l’indemnisation pour les

précipiter dans le régime du

RMI. Dans le même temps,

le gouvernement refuse de

verser les compensations

correspondantes, en gelant

le versement de la TIPP à

son niveau de 2003.

En 2005, le Conseil général

de l’Oise a dépensé 49,6 millions

d’euros pour payer

les allocations RMI et le

gouvernement ne lui a remboursé

que 39,3 millions

d’euros. Soit une différence

de 10,3 millions d’euros. ■

10,3 millions d’euros.

C’est le montant de la dette à payer par le

gouvernement au Département de l’Oise

pour le financement du RMI.

> Le Conseil général demande des comptes au gouvernement

Depuis le 1 er janvier 2004, en vertu de la loi de décembre 2003, le versement du Revenu Minimum d’Insertion a été transféré

par l’État aux Départements. En 2005, le montant consacré par le Département au versement de cette allocation a représenté

une dépense de 49,6 millions d’euros, tandis que les recettes s’élevaient à 39,3 millions d’euros. La dette de l’État vis-à-vis

du Conseil général se monte aujourd’hui à 10,3 millions d’euros. À ce jour, aucune décision n’a été prise par le gouvernement

afin de compenser cette perte. Il revient donc au seul Département de trouver les moyens de combler ce différentiel.

Dans ces conditions, l’assemblée départementale a pris la décision, lors de l’examen du budget, d’émettre un titre de

recettes à l’encontre du gouvernement pour que ce dernier paye le montant des sommes manquantes concernant

l’allocation du RMI. Le Conseil général espère ainsi que le gouvernement cesse de vivre à crédit sur le dos des collectivités

locales et de faire payer ses dettes par les contribuables de l’Oise.

14

60 - N°14 - Février 2006


es charges transférées

vernement au Département

28,7 millions d’euros.

TOS

De nouveaux agents à la

charge du Département

605 techniciens, ouvriers et agents de service des collèges

et plus de 200 « emplois sous contrat » sont désormais à la

charge du Département. Le transfert des personnels TOS

décidé par le gouvernement représente une lourde charge

pour les finances locales.

es agents titulaires

employés à l’entretien,

à la restauration, au

gardiennage et à l’accueil

dans les collèges ont

rejoint l’effectif départemental.

Ils auront jusqu’au 31

décembre 2007 pour décider

s’ils choisissent d’intégrer

pleinement la fonction publique

territoriale ou s’ils préfèrent

rester fonctionnaires

d’État : ils auront alors un

détachement illimité dans

le temps. Par ailleurs, 200

contractuels (Contrat Emploi

Solidarité, Contrat Emploi

Consolidé, Contrat d’Accès

à l’Emploi…) effectuant les

mêmes tâches dans les collèges

passent aussi sous la

responsabilité du Conseil

général. « Nous n’avons

pas souhaité ni approuvé

ce transfert des TOS imposé

par le gouvernement. Car

ce transfert porte le risque

d’un éclatement de la communauté

éducative et de la

60 - N°14 - Février

privatisation des services

d’entretien ou de cantines

dans les collèges par des

collectivités étranglées financièrement.

Contrairement à

ce qui est annoncé par le gouvernement,

la compensation

financière de l’État est très

insuffisante puisqu’il manquera

au moins 4 millions

d’euros par an », explique

Alain Blanchard, vice-président

chargé de l’éducation

et de la formation.

Les moyens transférés sont

minimes pour assumer la

charge des nombreux personnels

contractuels et rien n’est

prévu pour les nombreux

postes manquants dans les

établissements.

« Rappelons que les collèges

de l’Oise disposaient

de 10 à 15 % d’agents TOS

en moins que la moyenne

nationale ! Et aujourd’hui

le gouvernement voudrait

nous faire porter le chapeau

des carences qu’il a organisées.

Avec les parents et les

personnels de l’Éducation,

j’appelle à intervenir pour

que nous disposions des

moyens à la hauteur d’un

service public d’éducation

de qualité », insiste Alain

Blanchard. ■

> Les mauvais

calculs du

gouvernement

Entre 2002 et 2004,

le gouvernement

a diminué d’une

centaine le nombre

de « contrats aidés »

travaillant dans les

collèges de l’Oise,

détériorant ainsi

la situation des

établissements.

Aujourd’hui, il voudrait

prendre le chiffre le

plus bas comme base

de compensation

financière pour le

transfert des TOS.

Devant cette situation

inacceptable, le

Département a décidé

d’engager un recours

devant le tribunal

administratif, et

continue de refuser de

signer la convention

de transfert des

personnels TOS dans

des conditions aussi

défavorables aux

habitants de l’Oise.

Les agents titulaires employés à l’entretien, à la restauration,

au gardiennage et à l’accueil dans les collèges sont désormais

sous la responsabilité du Conseil général.

15

Hervé Dez / Le bar Floréal


L’Oise en action

Contrats de développement culturel

Les collégiens

dans les coulisses

du dessin animé

Hervé Dez / Le bar Floréal

Le cinéaste Nicolas Bellanger fait découvrir à des collégiens les secrets

de fabrication d’un film d’animation.

Le Conseil général propose des

« contrats de développement culturel »

à tous les collèges du département.

Objectif : favoriser, notamment

à travers des ateliers, l’éducation

artistique des jeunes.

Reportage au collège Ferdinand-

Buisson de Grandvilliers.

16

Il est 13 h 30.

La cloche annonce

la fin de la pause

déjeuner. Les

19 élèves de la 3 e B se

mettent en rang par

deux devant la classe

d’audiovisuel. Cet aprèsmidi

de janvier n’est pas

comme les autres. Le

cours de français cède

la place à un atelier de

60 - N°14 - Février 2006

trois heures consacré

au cinéma d’animation.

L’intervenant, missionné

par l’Acap (Association

pour le cinéma et

l’audiovisuel en Picardie),

est lui-même réalisateur

de courts-métrages

d’animation. Nicolas

Bellanger connaît bien

son public, il sillonne

depuis près de dix ans les

établissements scolaires

de la région. Il sait

combien il est difficile

de capter durablement

l’attention de ces jeunes

élèves. Aujourd’hui, il

veut leur faire découvrir

les différentes techniques

employées dans le

cinéma d’animation.

Nicolas Bellanger n’a

pas l’intention de parler

des films en 3D ou en

images de synthèse, qu’ils

connaissent déjà. Il est là

pour les étonner. Au fond

de la classe, la professeur

de français prend des

notes. Coralie Leite a

prévu de faire un compterendu

pour que ses élèves

gardent une trace écrite


de cette rencontre.

Dans un silence quasi

religieux, Nicolas

Bellanger entame

son exposé. En guise

d’introduction, il pose

quelques questions :

« Savez-vous ce qu’est

le cinéma d’animation ?

Combien y a-t-il

d’images par seconde

au cinéma ? Savez-vous

de quand date le cinéma

des frères Lumière ? C’est

quoi un story-board ? »

Quelques élèves tentent

timidement de répondre.

Et puis le réalisateur,

muni de nombreuses

cassettes VHS et de

DVD, se propose de

montrer quelques extraits

de films. Personnages

en papiers découpés

ou en pâte à modeler ;

marionnettes de bois

manipulées sur des

plaques de verre ; dessins

effectués au feutre, à

la craie, au crayon de

couleur, au cirage ou

encore à la peinture :

les jeunes découvrent

les techniques du

dessin animé. Les plus

anciennes sont à peine

imaginables. C’est le

cas de ce court-métrage

datant de 1933 réalisé en

noir et blanc au moyen

d’un écran d’épingles !

Ou d’un autre, tout

aussi singulier, fait de

silhouettes de sable. Le

jeune Kevin reconnaît

qu’il n’a « jamais vu

de films comme ça ».

Même chose pour Pierre,

14 ans. « Ça change des

cours classiques, raconte

l’adolescent, on nous

explique plein de

choses qu’on ne

connaissait pas avant.

Ça me plaît bien. »

Esprit critique

La prof de français est

enthousiaste.

« Ce genre d’atelier, c’est

une manière d’apprendre

autrement, explique

Coralie Leite. À plus

de 60 %, ces jeunes

sont issus d’un milieu

défavorisé. Ils vont

rarement au cinéma. Ils

sont loin de tout. Alors,

si la culture peut venir

à eux ; c’est une bonne

chose. » Il est 16 h 30 :

c’est la fin de l’atelier.

Les élèves plient

rapidement bagage

et remercient d’un

sourire celui qui les a

transportés quelques

instants dans le monde

des images animées.

Nathalie Jallageas

Témoignage

Nicolas Bellanger, réalisateur

de courts-métrages d’animation

Quel est le but de vos interventions

dans les collèges ?

Il s’agit de montrer aux jeunes des

choses qu’ils n’ont pas l’habitude de

voir et qu’ils ne reverront peut-être

jamais. Pour la plupart d’entre eux,

le cinéma d’animation, ça ne veut

rien dire. Alors je leur apporte mon

univers et j’essaie de les y intéresser.

L’important, c’est qu’ils sachent que toute image a un sens. On peut

raconter des choses très denses à travers le cinéma d’animation.

HD / Le bar Floréal

Qu’est-ce que les élèves retiennent de votre exposé ?

Que le cinéma d’animation est très vaste et qu’ils n’en connaissent

qu’un petit bout. Ils comprennent qu’il existe une multitude de

techniques, toutes plus originales les unes que les autres. Ça les

fait réfléchir. Ça stimule leur esprit critique. Ils ne restent pas

insensibles à ma démarche. Après, c’est au professeur d’exploiter

ou non ce qui a été dit et vu.

« Parce que la

culture artistique

ouvre le chemin de

la liberté, chaque

élève de l’Oise doit

y avoir accès. »

Gérard Lecomte,

président de la commission éducation

du Conseil général

DR

> TOUS LES ARTS, POUR TOUS LES COLLÈGES

Cinéma, improvisation théâtrale, archéologie médiévale, danse hip-hop, gospel, théâtre lyrique : nombreuses sont les disciplines

concernées par les contrats de développement culturel. Aujourd’hui, 63 collèges, à la fois publics et privés, adhèrent

au projet et accueillent différents intervenants, le temps d’un ou plusieurs ateliers artistiques. Fruits d’un partenariat entre

Conseil général, inspection académique et Direction régionale des affaires culturelles, les contrats de développement culturel

bénéficient d’une enveloppe de quelque 250 000 euros. Un dispositif qui, pour le vice-président du Conseil général chargé de

la culture, Jean-Paul Douet, « est innovant, permet de rendre la culture accessible à tous et d’en montrer la grande diversité ».

60 - N°14 - Février 2006

17


L’Oise en action

Aide aux entreprises

Coup de pouce

à l’innovation

Le Conseil général, en partenariat avec Oséo Anvar, aide les entreprises

du département à embaucher des cadres ou techniciens supérieurs en charge

de l’innovation. Exemple chez Franchel & Cie, au Plessis-Belleville.

Éric Facon / Le bar Floréal

18

ela fait plus

d’un an et demi

que monsieur

Chéron est

entré chez Franchel &

Cie, équipementier des

transports, basé au

Plessis-Belleville. Il a été

recruté pour participer

au développement d’un

rail-rideau électrique

destiné aux entreprises

de transport. « Une

embauche qui a pu se

faire grâce au partenariat

avec Oséo Anvar et

le Conseil général »,

certifie le président de

l’entreprise, Philippe

Billebault. Ce nouveau

partenariat, mis en

place en avril 2005,

doit encourager les

entreprises à investir

dans l’innovation. Les

subventions couvrent

durant deux ans la moitié

du salaire des employés

nouvellement embauchés.

La première année est

cofinancée par Oséo

Anvar, la deuxième par

le Conseil général. Avec

un budget de plus de

320 000 euros par an,

ce dernier compte inciter

au recrutement de quinze

personnes en 2006.

Cette aide concerne

les structures de

moins de 250 salariés

n’appartenant pas à

un groupe de plus de

500 personnes.

« Ce projet vise à inciter

les entreprises à innover,

Philippe Billebault, président de Franchel & Cie. Son entreprise

développe un nouveau rail-rideau électrique.

souligne Roger Menn,

vice-président

du Conseil général

chargé du développement

économique, car

l’innovation participe

à la croissance

économique. »

En effet, les sociétés n’ont

pas toujours les moyens

ou la volonté d’investir

dans un secteur qui ne

rapporte pas à coup sûr.

L’innovation :

une nécessité

« Innover comporte

des risques, confirme

Philippe Billebault,

car tous les projets ne

vont pas forcément

aboutir. » L’aide du

Conseil général permet

d’atténuer ces risques.

L’entreprise peut investir

les fonds correspondant

à la moitié du salaire

des deux premières

années de travail de son

employé dans d’autres

secteurs. Franchel s’est,

par exemple, dotée de

nouvelles machines.

« Sans cette aide, on ne

se serait pas donné les

60 - N°14 - Février 2006

moyens d’embaucher »,

rappelle Philippe

Billebault.

L’innovation est

pourtant indispensable

à la compétitivité d’une

entreprise, elle lui

donne une dimension

internationale. « La

société se fait connaître

grâce à son produit.

Le rideau électrique a

permis à Franchel de

se distinguer auprès

d’entreprises basées

dans le golfe Persique »,

indique Philippe Noyant,

responsable du projet

chez Franchel. Lui aussi a

été embauché grâce à une

aide extérieure, similaire

à Cadre innovant.

Par ce partenariat, le

Conseil général espère

aussi soutenir l’emploi

dans le département

et attirer dans l’Oise

du personnel qualifié

originaire de la région

Picardie.

Alice Serrano


Du nord au sud

Architecture et environnement

Quand le dialogue

est de mise

Depuis plus de vingt ans,

l’association CAUE, Conseil

d’architecture, d’urbanisme et de

l’environnement de l’Oise, conseille

élus et particuliers.

Reportage à Jonquières, près de

Compiègne, où le CAUE accompagne

depuis longtemps le maire dans

l’aménagement de sa commune.

ans la plaine d’Estrées, tout près de la forêt

de Compiègne, Jonquières est un petit îlot

rouge brique. La commune n’est pourtant

pas un vestige de l’Oise industrielle de la fin

du XIX e siècle. C’est un village de 232 habitations

anciennes et modernes, qui a connu de multiples

réaménagements et rénovations, le tout harmonisé par

l’élément « brique » et par de nombreux détails parfois

imperceptibles au premier coup d’œil.

Le maire, Jean-Jacques Carluy, épaulé par le

CAUE, n’a pas ménagé ses efforts pour sauvegarder

le patrimoine architectural propre à la région.

« Sensibiliser les gens à des questions d’ordre

architectural et environnemental a été un travail de

longue haleine, explique-t-il. D’abord président d’une

association de sauvegarde du patrimoine, je suis

devenu maire en 1977. Dès mon arrivée à ce poste, j’ai

décidé de travailler en collaboration étroite avec le

CAUE. » Un premier rendez-vous est alors pris avec les

architectes de l’association qui viennent en reportage

photographique. « Une des premières opérations de

sensibilisation a été une Journée de la brique, se

souvient l’élu. On a fait travailler les entreprises du

village qui ont rénové les maisons. Le collège avait

même mis en place un stand avec démonstration >>>

60 - N°14 - Février 2006

19

Éric Facon / Le bar Floréal


Du nord au sud

de construction de murs en briques. »

Dès lors, le CAUE a commencé à prodiguer des

conseils en termes d’intégration, d’implantation des

bâtiments à construire, d’urbanisme. « Le regard des

architectes sur Jonquières a ainsi permis d’insérer

les constructions dans leur contexte. Quand certains

propriétaires ne voulaient pas insérer de la brique

dans la façade de leur maison, on leur demandait de

faire un muret en briques. »

Sécurité et cadre de vie

Pour des questions environnementales plus

spécifiques, l’association a aussi donné son avis.

« Nous avons par exemple conseillé de remplacer les

haies en thuya végétal par de la charmille, ou par une

haie composée. Le thuya est une sorte de “béton vert”

qui acidifie les sols et a le même aspect à n’importe

Éric Facon / Le bar Floréal

quelle période de l’année, alors que la charmille

change en fonction des saisons. Une haie composée

peut aussi attirer les oiseaux », explique Jean-Pierre

Betegnie, architecte du CAUE, qui a aussi conseillé

le maire pour la voirie. Le carrefour principal de la

commune a par exemple été modifié dans un souci de

sécurité et pour un meilleur cadre de vie. « Nous avons

dévié la route départementale, coupé la ligne de fuite

pour que les conducteurs ralentissent à l’approche du

village. La traversée est aussi plus attractive avec les

aménagements aux alentours », ajoute l’architecte.

Sur des questions plus sensibles et plus compliquées,

le CAUE a aussi un rôle d’accompagnement. Par

exemple quand il s’agit d’appliquer la réglementation

en vigueur. « Lire un plan local d’urbanisme n’est

pas chose aisée, constate Jean-Pierre Betegnie.

Nous sommes là pour mettre en place des échanges

en apportant notre regard de professionnels

indépendants. En tant qu’interlocuteur neutre, nous

sommes présents pour guider les particuliers. »

À l’avenir, Jean-Jacques Carluy souhaite créer un

cimetière paysager sur un versant d’une colline qui

domine la commune, un lieu visible de l’extérieur.

« On ne veut pas se tromper, alors on a fait appel au

CAUE », confie le maire.

Brune Mauger

DR

« Aujourd’hui, les élus

et les habitants sont

beaucoup plus sensibles

à l’environnement et à

l’intégration des

habitations dans

le paysage. »

Gilles Masure

conseiller général

et président du CAUE

Des conseils gratuits pour les particuliers

Associations mises en place par les conseils généraux, les Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement

fondent leurs actions sur quatre principes fondamentaux : l’indépendance, la recherche de l’innovation dans les

méthodes et les démarches, la pluridisciplinarité, et le partenariat avec les acteurs de l’aménagement du territoire.

Concrètement, le CAUE de l’Oise, outre son travail en direction des élus et professionnels, conseille

aussi les particuliers. Des permanences gratuites leur sont ouvertes dans les locaux du CAUE à Chantilly

(La Cabotière, parc du château) et dans les locaux de la DDE à Beauvais et Compiègne.

Contact 03 44 58 00 58 / www.caue60.com / n° indigo 0820 233 311 (0,09 E/minute à partir d’un poste fixe)

20

60 - N°14 - Février 2006


Beauvaisis

Eaux

d’aujourd’hui

Une station d’épuration, un

réseau d’aissainissement

long de 2 000 m,

321 collecteurs : voilà

les communes de Rochy-

Condé et Laversines,

au sud-est de Beauvais,

dotées d’un tout nouvel

équipement de traitement

des eaux usées, après

un chantier de onze

mois subventionné par

le Département. Outre

qu’elle met fin à des odeurs

nauséabondes, cette

infrastructure se révèle

très performante, avec

son « biomaster » dont

les bactéries mangent les

graisses autrefois brûlées,

et sa télésurveillance qui

permet un meilleur

contrôle des fuites.

Tourisme

Beau fléché

Incitation au détour du

côté de Compiègne, pour

les usagers de la D932-A.

Éric Facon / Le bar Floréal

En chantier

Le cœur de

Pontpoint

Depuis 2000, Pontpoint,

village du Parc régional

Oise-Pays de France

bâti le long de la RD 123

sur plus de 4 km, a

entrepris de construire

son centre-bourg, lieu

de vie et nœud entre les

différents quartiers, doté

de commerces, logements

sociaux, résidence pour

personnes âgées, parc

paysager… Avec une aide

du Conseil général de

140 980 euros pour 2006,

une seconde phase de

travaux de voirie, éclairage,

réseaux d’eau, électricité,

télécommunications

commence actuellement.

Elle permettra au cœur

de Pontpoint de battre

pleinement en 2008.

À l’étude

Eaux de demain

Le Conseil général vient

de lancer, en partenariat

avec l’Agence de l’eau

Seine-Normandie, l’État, le

monde agricole et les élus

locaux, un grand diagnostic

de la question « eau » dans

l’Oise. L’assainissement

(traitement des eaux usées)

et l’eau potable feront

l’objet d’un état des lieux

approfondi. Ce diagnostic

permettra d’évaluer les

travaux à réaliser à l’horizon

2015, prenant en compte la

réglementation, les enjeux

environnementaux et

l’évolution démographique.

Objectif : définir au mieux

les priorités d’action. Les

résultats de l’étude seront

connus à l’automne.

hantilly, sa forêt, son château, Beauvais, sa cathédrale

au chœur gothique vertigineux, Ermenonville

et le souvenir de Rousseau : ces noms à eux seuls

ont forgé la renommée de l’Oise parmi les voyageurs,

attirant par exemple un Stevenson qui canota

sur l’affluent de la Seine en 1876. Aussi prestigieux

soient-ils, ces édifices ne sauraient pourtant résumer

le patrimoine de notre département, riche de presque

600 monuments historiques officiellement reconnus.

Via un schéma départemental de signalisation touristique,

le Conseil général a souhaité mettre en lumière

d’autres lieux d’art, de mémoire ou de nature. Au

total, il a ainsi identifié, en concertation avec les élus

locaux, 142 « points d’intérêt touristique », ouverts au

public et accessibles aux automobilistes, annoncés sur

les grands axes de circulation. Incitant Isariens et promeneurs

de France ou d’ailleurs à la découverte, quelque

550 panneaux routiers, d’un coût de 600 000 euros

environ, jalonnent désormais le territoire entier.

De quoi se laisser entraîner, au fil de ses déplacements,

à la découverte ou la redécouverte d’une chapelle

Renaissance, de vestiges gallo-romains, d’un vieux

pressoir à cidre, d’un dolmen, d’une base de loisirs,

d’une vallée cachée… ■

Internet

Nouvelles

communes

dégroupées

Avec le dégroupage, c’està-dire

l’ouverture des

installations techniques de

France Télécom à d’autres

opérateurs, la concurrence

arrive dans villes et villages.

Depuis le mois dernier,

12 000 nouvelles lignes

ont été dégroupées. EIles

concernent les communes

suivantes : Catillon-

Fumechon, Crépy-en-Valois,

Duvy, Feigneux, Glaignes,

Nourard-le-Franc, Ormoy-

Villers, Plainval, Le Plessiersur-Saint-Just,

Ravenel,

Rocquemont, Rouville,

Saint-Just-en-Chaussée,

Saint-Rémy-en-l’Eau, Séry-

Magneval, Valescourt.

21

60 - N°14 - Février 2006


L’ Oise en tête

Laurent Macimba

Encore un

coup de blues

Grandes salles

et grandes

stars, mais

aussi bistros

et découvertes

musicales :

la 11 e édition

du festival

beauvaisien

« Le Blues

autour du zinc »

a lieu en mars.

Rencontre avec

son fondateur

et directeur

artistique.

> Bio en 5 dates

1966 Naissance dans le Nord

1970 Arrivée dans l’Oise

1980 Son père achète un café

à Beauvais

1992 Reprise du café et premiers

concerts

1996 Lancement du Blues autour

du zinc

Hervé Dez / Le bar Floréal


60. Quand on parle

de blues, certains

clichés viennent

à l’esprit. Les

voix éraillées de

vieux Noirs, la

guitare, une grande

tristesse… Cela

correspond-il

au « Blues autour

du zinc » ?

L.M. Il y a bien sûr la

dimension historique

et traditionnelle du

blues. Nous lui rendrons

hommage par exemple

lors de la soirée de clôture

du festival, avec huit

musiciens qui nous sont

envoyés par la Music

Maker Foundation, une

association de soutien

aux vieux bluesmen

pauvres des États du

Sud des États-Unis.

C’est un de nos coups de

cœur 2006. Mais le blues,

aujourd’hui, va bien

au-dede ces clichés.

Pourquoi ?

Parce que cette musique

est vivante ! De nombreux

artistes, américains

bien sûr, mais aussi

norvégiens, israéliens,

suisses, finlandais,

polonais, ou autres,

seront là pour en

témoigner. Pour certains,

il s’agira de leur première

prestation en France.

Et puis, Le Blues autour

du zinc n’est pas un

festival sectaire. J’ai élargi

la programmation

à des genres voisins,

comme la soul music, le

pop-rock, l’électro-jazz

ou la musique de fanfare,

par exemple.

D’un concert à

l’autre, on peut

donc avoir quelques

surprises ?

Bien sûr, c’est même

un de nos objectifs.

Je mets un soin tout

particulier, tout au long

de l’année, à dénicher

des talents. J’ai un réseau

de correspondants à

l’étranger, je voyage

moi-même beaucoup,

particulièrement en

Angleterre. Le moindre

de mes choix, même

pour une simple première

partie de concert, est

mûrement réfléchi.

En plus de cette

activité de veille

et de découverte, à

quoi vous occupezvous

entre deux

festivals ?

Avec l’association

Le Comptoir magique,

nous proposons en

permanence des ateliers

de pratique artistique.

Nous développons aussi,

avec le Conseil général,

des projets avec plusieurs

collèges de l’Oise. Cette

année, nous avons

réfléchi à la parenté entre

la musique gospel et les

musiques noires actuelles

comme le Rn’B ou le

hip-hop, qui passionnent

de nombreux jeunes.

Certains d’entre eux,

venus de Marseille-en-

Beauvaisis et d’Auneuil,

se produiront le 9 mars

sur scène avec le chœur

About-U. Autre exemple :

nous menons un travail

d’animation dans les

prisons.

Dans « Le Blues

autour du zinc »,

il y a « zinc »…

Le blues, pour moi, c’est

d’abord une musique

de bistros, de lieux à

taille humaine, où la

convivialité est de mise.

Un de mes meilleurs

souvenirs en dix ans de

festival, c’est lorsque,

l’année dernière, je me

suis simplement

promené de café en café

pendant quelques heures.

Dans le public, il y avait

une incroyable mixité,

sociale, de générations…

Ça m’a beaucoup touché.

D’où vient votre

attachement

aux bars ?

Sans doute de mon

histoire personnelle.

Quand j’étais adolescent,

mon père, qui travaillait

alors dans l’imprimerie,

a réalisé son rêve : ouvrir

un café. Il a racheté

un établissement de

Beauvais. Quelques

années plus tard, à son

décès, mon frère et moi

avons repris l’affaire,

et comme j’étais déjà

passionné de musique, je

n’ai pas tardé à organiser

des concerts le dimanche

après-midi. Le Blues

autour du zinc n’existait

pas encore, mais l’idée

était déjà dans l’air…

Et puis, je viens du Nord,

une région en France où

les cafés sont des lieux

très importants, là où se

tisse le lien social.

Que retenez-vous

de cette décennie

d’expériences,

au contact de

toutes sortes

de musiciens ?

Paradoxalement, je

retiens que les plus grands

artistes sont souvent des

« De la bonne musique, de la convivialité : notre

festival se veut à l’opposé d’une certaine culture

télévisuelle et individualiste d’aujourd’hui. »

60 - N°14 - Février 2006

gens très simples. Un

Ray Charles, un Marcus

Miller, ou un Ahmad

Jamal – qui le lendemain

de son concert à Beauvais,

se produisait à la Scala de

Milan ! – se sont montrés

d’une grande générosité

avec le public. Une belle

leçon d’humanité, et

d’humilité.

Propos recueillis par

Benoît Mougne

Le Blues autour du zinc, du

8 au 18 mars dans différents

bars et lieux culturels

de Beauvais. Les places

payantes sont en vente dans

les réseaux de billetterie

habituels, ainsi qu’à l’office

du tourisme du Beauvaisis,

1, rue Beauregard.

Contact

03 44 15 30 30

www.zincblues.com

23


Ils font l’Oise

étonnante

Elle déborde d’énergie

Hervé Dez / Le bar Floréal

Françoise Ribaucourt ne veut surtout pas parler d’elle, de ses

différents titres honorifiques ou de la considération qu’elle

inspire à beaucoup de Beauvaisiens. Elle souhaiterait plutôt

rendre un hommage au volontariat. Depuis les années 1950,

elle s’est attachée, à travers son engagement associatif,

à reconstruire les services sociaux à Beauvais : aide

aux familles pauvres ou nombreuses, alphabétisation

des travailleurs étrangers, etc. À partir des années 1980,

elle lutte contre l’isolement des personnes âgées. Elle préside

le Centre intercommunal de services à domicile. En plus

de la coordination des 450 aides ménagères du département,

le Centre organise plusieurs ateliers : gym, sophrologie, travaux

manuels et informatique. Le dernier en date, Seniors au volant,

offre de rafraîchir ses connaissances du code de la route et de la

conduite. Le Centre met également à disposition de ceux qui ont

renoncé au volant deux véhicules avec chauffeur pour aller chez

le coiffeur, remplir le Caddie ou rendre une visite…

Contact CISD : 03 44 45 56 86

Portraits rédigés

par Rouja Lazarova

Rapide

Son attelage

fait des ravages

En décembre dernier, avec son attelage de quatre chiens

« pure race », Didier Ozel a remporté pour la troisième fois la médaille

d’or au championnat du monde de chiens de traîneau hors neige.

« Sur une piste de 8 km, on passe la moitié du temps à courir pour

accompagner les huskies dans les virages, ou pour monter une

côte », explique Didier, installé au Vauroux. Il y a une quinzaine

d’années, c’est par hasard, en se promenant, que ce mécanicien dans

l’agroalimentaire a croisé quelqu’un qui s’entraînait avec des chiens

et un traîneau. Depuis, il se consacre entièrement à ce sport, grâce,

entre autres, à la complicité de son employeur, très compréhensif

pour les congés. « L’entraînement d’un chien est délicat. Il faut lui

apprendre à ne pas avoir peur du monde, du bruit, des klaxons. Car les

compétitions se déroulent dans un couloir de foule », poursuit Didier

Ozel. Prochain challenge : le championnat de France sur neige,

fin février, avec un nouveau traîneau en titane, carbone

et aluminium équipé de skis dernier cri.

Contact

Association de traîneaux

à chiens du Beauvaisis :

03 44 82 35 49

Éric Facon / Le bar Floréal

24

60 - N°14 - Février 2006


Hervé Dez / Le bar Floréal

Nuancé

Il peint l’Oise

qu’il aime

Il n’est pas originaire du département, mais

a apprivoisé ses paysages, son passé, son

architecture. « J’adore cette nature très ouverte,

éclairée par une lumière douce, tout en nuances.

Les paysages sont parfaitement adaptés à

l’aquarelle », confie Claude Larosa, artiste peintre

depuis presque trente ans et Isarien depuis

l’adolescence. Ces inspirations ont nourri

de nombreuses œuvres, ainsi que des livres de

coloriage pour enfants, tels Ma promenade dans

l’Oise ou Je colorie les églises et les châteaux

de l’Oise, qui allient le plaisir de dessiner à la

pédagogie, par les connaissances qu’ils apportent

sur l’histoire et l’architecture. « L’Oise est

incroyablement riche en vestiges historiques. Les

abbayes, les châteaux surgissent au détour d’une

route départementale. Il y a même un amphithéâtre

gallo-romain », s’exclame Claude Larosa, établi

à Crépy-en-Valois. Également attiré par le Sud

et sa lumière tranchante, il consacre une partie

de son travail aux îles grecques des Cyclades,

dont il apprécie le dépouillement de l’architecture

et les couleurs.

Contact www.claude-larosa.com

Hervé Dez / Le bar Floréal

Éric Facon / Le bar Floréal

Dynamiques

Chefs d’entreprise au féminin

La création de la PME Asap, l’Expertise Achats, en octobre 2004, a couronné

une amitié de vingt ans entre Odile Gonzalez de Peredo et Joëlle Guirard, toutes

deux anciennes élèves de l’École supérieure de commerce de Compiègne. « La

quarantaine approchant, l’envie de changer a fait, qu’un jour, à l’occasion d’une

fête, nous avons refait le monde », sourit Joëlle. Résultat : la création d’un cabinet

de conseil sur les choix du matériel, des fournisseurs, et l’organisation globale

des achats. « Notre service ne coûte rien aux PME car nous nous rémunérons

sur les gains qu’elles obtiennent grâce à nos conseils », explique Joëlle Guirard.

Aujourd’hui, elles sont les premières femmes à être récompensées par le club

Picardie Entreprendre. « Encore plus que le prêt d’honneur de 15 000 euros, c’est

l’accompagnement gracieux d’un avocat d’affaires pendant deux ans, que nous

apprécions dans cette récompense », concluent les lauréates.

Sensible

Notre patrimoine,

son histoire

Depuis son adolescence, Pascal Detrez s’intéresse à l’histoire de son pays.

À Jaux, où il vivait, il interrogeait les anciens, dévorait les livres sur la région.

Aujourd’hui, président d’honneur de l’association La Sauvegarde de Jaux, il

publie des articles dans sa gazette. « Les gens ne se rendent pas compte de

l’originalité de leurs habitations. De plus en plus

souvent, ils couvrent les briques ou la pierre de

ciment. Ils remplacent l’ancien par du neuf, parfois

aux dépens de l’identité de leurs maisons »,

s’inquiète Pascal Detrez. C’est pour sensibiliser les

propriétaires à la qualité de leur patrimoine qu’il

s’est engagé dans l’association Les Maisons

paysannes de l’Oise. Il tient également

une rubrique dans La Revue du pays

d’Estrées, publiée par l’Association

des deux montagnes. « Je donne des

conseils sur la manière de restaurer

ou rénover sa maison », explique

Pascal Detrez. Lui-même a restauré la

grange qu’il habite, à Grandfresnoy.

Il a fabriqué sa peinture à chaux et

posé

16 000 tuiles plates à la main !

60 - N°14 - Février 2006

25


Itinéraires loisirs

BEAUVAISIS

La forêt de Hez-Froidmont

Achetés au XIII e siècle par Philippe

Auguste, les bois de Hez, enrichis

plus tard des propriétés des moines

de Froidmont, enserrent un royaume

écologique.

L

atitude 49°42’ nord, longitude 2°33’ est, la

forêt domaniale de Hez-Froidmont dessine

de ses quelque 2 800 hectares un nuage vert

sur la route de Beauvais à Clermont, entre les

communes de La Neuville-en-Hez, Agnetz, Saint-Félix,

et le cours du Thérain au sud. Un nuage transpercé

par la Méridienne verte, et par la départementale 55.

Mais d’autres chemins, bien plus anciens, sillonnent

ces futaies : des voies gallo-romaines qui descendaient

du mont César, colline boisée et herbacée culminant à

138 mètres, juste à l’orée vers l’ouest, lieu de vie depuis

l’âge du bronze, oppidum gaulois puis camp romain.

Traces de fortifications, poteries et piécettes frappées par

les Ambiens ou les Éduens, mis au jour lors de fouilles

dès le XVIII e , en portent témoignage.

Curiosités naturelles, à l’ombre

d’une abbaye

Résultat de l’addition, à la Révolution, du domaine

royal de Hez et des bois de l’abbaye de Froidmont, dont

ne demeure qu’une ferme à tourelles, la forêt de Hez-

Froidmont recèle d’autres trésors, encore bien vivants

quoique fragiles : ormes lisses, aulnes glutineux, chêne

Saint-Lucien et Chandelier à trois branches, tous deux

classés « arbres remarquables », dressent leurs houppiers

dans ces hêtraies qui se parent, le printemps venu,

de blanches isopyres, de jacinthes violines où court le

taupin violacé, coléoptère rare, protégé ici. Une faune et

une flore riches qui justifient la proposition d’inscription

comme « site d’importance communautaire » dans le

cadre du programme écologique européen Natura 2000,

avec le mont César et ses précieuses orchidées.

Dès le 5 mars, à l’occasion de la 25 e balade en forêt de

Hez-Froidmont, vous pourrez, sur deux pieds ou deux

roues, arpenter ces sentiers, et jouer à reconnaître ici

l’écorce gris-beige d’un frêne, là le tronc brun-mauve

d’un if, à moins que la neige, comme l’an passé, déguise

tout le monde en blanc, par ces temps de carnaval !

Marie lecoustey

26

60 - N°14 - Février 2006

> Pause historique

au pied de la statue

de Saint-Louis,

érigée en 1879

sur les fondations

d’un château

médiéval :

le souverain,

prétend une

légende, serait

né à La Neuvilleen-Hez.

> Rappel aux

promeneurs :

quoique dépouillée

en hiver, la

forêt demeure un

écosystème fragile,

abritant faune et

flore rares. Ne

jetez rien, pas même

un papier, évitez

les cueillettes

maladroites, et de

trop piétiner hors

des sentiers.

DR


, sous l’œil du mont César

> 25 e balade en forêt

de Hez-Froidmont,

le dimanche 5 mars

Estampillée « première sortie de printemps »,

cette balade à pied, vélo ou VTT est ouverte à

tous, de 3 à 90 ans, seul, en famille ou en comité,

flâneur du dimanche ou compétiteur. Et ce, grâce à

10 parcours de 4 à 55 km, fléchés par les bénévoles

du Club cyclotouristique de Sacy-le-Grand et du

Comité départemental de randonnée pédestre,

sous la houlette de Team Oise Organisation et

Jean-François Dufour. Une ambiance conviviale qui

réunit chaque année plus de 3 000 promeneurs,

à l’exception de l’édition 2005, photographiée ici,

où 1 578 passionnés, très exactement, foulèrent

le sol enneigé.

En pratique > Départs libres de 8 h

à 14 h 30 ; inscription, gratuite, à la

salle des fêtes de La Neuville-en-Hez.

Animations, restauration sur les parcours.

Contact > 03 44 51 65 93

team.oise.org@club-internet.fr

> Des parcours pour toutes

les jambes : randonnée

destre de 4, 9, 15 ou

25 km, circuit VTT facile

(15 km), moyen (25 km),

randonneur (40 km) ou

sportif (50 km), et tracés

cyclotourisme de 25 ou

50 km, à faire en admirant

le paysage ou en appuyant

sur les pédales.

DR

DR


Sports

Espérance municipale de Montataire

L’agrément des agrès

Le club de gym de Montataire a fêté

ses 100 ans en 2005. Un anniversaire

qui coïncide avec le départ d’un

président dynamique en place depuis

vingt ans. Rencontre.

Montataire, l’Espérance municipale est

une institution. Cent ans d’existence et une

salle spécialisée ont permis à ce club de

gymnastique, soutenu de très longue date

par la municipalité, d’affirmer ses idées de savoirvivre

ensemble mais aussi sa volonté de réussir.

« Nous voulons faire de la gym un sport de masse,

affirme Patrick Boyer, président du club entre 1986 et

2006, et qui vient tout juste deder la place à Nicole

Mauffrey. L’activité doit permettre aux jeunes dès

l’âge de 18 mois de prendre conscience des règles de

vie en société, de comprendre ce qu’est la citoyenneté.

Ensuite, pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a la

compétition. »

28

Avec plus de 200 membres chaque

année, une équipe de direction

soudée et douze entraîneurs

bénévoles qualifiés, le club propose

aux enfants comme aux adultes

de pratiquer la gymnastique à leur

rythme tout en gardant en tête

l’état d’esprit du sport.

« Dans le respect de soi, des autres,

le gymnaste entretient ici son

corps sans avoir un besoin absolu

de performances », poursuit Patrick

Boyer, qui n’est pas sans rappeler

aussi les succès du club depuis

1988 : « À partir de l’inauguration

de notre salle spécialisée – la

première dans le département

–, on a pu constater de très bons

résultats en compétition. Nous

avions un endroit dans lequel

exercer notre activité sans avoir à

installer, démonter le matériel. »

Deux championnes de France en dix ans, de multiples

qualifications en championnats de France,

un cinquième champion d’Europe par équipe…

Autant de médailles et de récompenses qui font

aujourd’hui de l’Espérance municipale un club phare

de l’Oise. Un conseiller technique de Picardie a même

émis le souhait de créer à Montataire un centre

régional d’entraînement où les meilleurs gymnastes

de l’Oise et des départements voisins pourraient

se retrouver pour suivre des études tout en pratiquant

la gymnastique.

L’occasion une fois de plus de transmettre les valeurs

de ce sport, valeurs qui accompagneront les gestes de

ces jeunes à l’école et dans la vie.

Brune Mauger

Contact

EMM : 03 44 25 01 12

60 - N°14 - Février 2006

André Lejarre / Le bar Floréal



Parole

de président

Patrick Boyer,

président du club entre 1986 et 2006

AL

Pouvez-vous définir

ce sport ?

C’est un des trois sports

complets, avec la natation et

l’athlétisme, qui permet de

travailler tous les muscles

du corps. La gymnastique

est comme le solfège à

la musique, c’est la base

de tous les sports. De

nombreux champions

d’autres disciplines ont

d’ailleurs fait de la gym. Je

pense notamment à Sergueï

Bubka, six fois champion du

monde de saut à la perche.

Par ailleurs, tous les agrès

nécessitent beaucoup de

rigueur, de préparation, ainsi

qu’un équilibre mental et

physique.

Pourquoi la gymnatique

est-elle connotée féminine ?

Ceci tient surtout au fait que

la gymnastique n’est pas

médiatisée et que nous en

avons une fausse image,

difficile à modifier. Notre club

par exemple est composé

d’un tiers de garçons et

de deux tiers de filles. À

la télévision, nous voyons

surtout des compétitions de

GRS (gymnastique rythmique

et sportive), plus artistique.

Il y a rarement des images

concernant notre discipline.

Pourtant ce sport plaît.

Pendant les Jeux olympiques

d’Athènes, les épreuves de

gym étaient les plus regardées

au monde après l’athlétisme.

Quels sont les bienfaits

de cette activité ?

Elle a vocation au départ

à faire travailler l’aspect

physique. Ensuite, la gym

permet à certains jeunes

de prendre confiance

en eux, de gérer leurs

émotions, de se maîtriser.

Enfin, collectivement, ce

sport donne un équilibre

psychique à ceux qui le

pratiquent. Le respect de

soi et celui des autres sont

des valeurs fondamentales

essentielles véhiculées lors

de l’apprentissage de la

gymnastique. Pour preuves :

il n’y a pas de débordements,

ni de grossièretés prononcées

dans cette salle. Depuis son

ouverture, ce lieu n’a jamais

subi de dégradations.

en bref

> Chantilly

Dix kilomètres à pied

Manifestation familiale, La Serpentine est aussi une

course de solidarité. Tous les fonds récoltés sont

reversés à l’Association française de lutte contre

la sclérose en plaques. Pour la douzième année

consécutive, les marcheurs de tous les âges (des

minipoussins aux vétérans), licenciés ou non, sont

invités à effectuer un parcours plus ou moins long :

1 km, 1,6 km, 5 km ou 10 km. Les épreuves ont lieu

samedi 4 mars près du château de Chantilly, en forêt

et autour du champ de courses hippiques. Départs

toutes les demi-heures à partir de 14 h en fonction

des catégories, sur la petite pelouse du Réservoir.

Fin des inscriptions quinze minutes avant chaque

course. Certificat médical (pour les non-licenciés)

et licence indispensables. Bulletins d’engagement

disponibles à la mairie et à l’office du tourisme de

Chantilly, ainsi qu’au Decathlon de Saint-Maximin.

CONTACT

Alain Bourdon : 06 19 86 57 25

http://laserpentine.free.fr

> Choisy-au-Bac

Run and bike

Dans une ambiance festive sur le parcours et à

l’arrivée, La Cosacienne a la particularité de se faire

à pied et à vélo par équipes de deux (un coureur

et un vététiste). La course aura lieu le dimanche

12 mars à Choisy-au-Bac. Les coureurs à pied

partent en même temps sur un premier parcours

d’environ 3,2 km. Ensuite, chaque coureur passe

le relais à son coéquipier vététiste pour 5,5 km.

Dans un troisième temps, le vététiste retrouve son

collègue coureur à pied pour un parcours commun

de 12,5 km. L’année dernière, les organisateurs

avaient accueilli 564 participants.

Inscriptions avant le 1 er mars, 18 e par équipe.

Accueil des participants et remise des dossards

à la mairie à 7 h 30.

CONTACT

Pascal Tréfier : 03 44 40 12 86

lacosacienne@wanadoo.fr

www.lacosacienne.com

60 - N°14 - Février 2006

29


Culture / bons plans

Musée départemental

Visites guidées gratuites

n dimanche par mois, rendez-vous à 16 heures

au pied de la cathédrale de Beauvais où se

dresse l’ancien palais des évêques-comtes, habité

désormais par le Musée départemental de l’Oise.

Une conférencière vous y attend, qui vous guidera

au fil des collections foisonnantes, archéologie,

toiles, sculptures, mobilier de toutes époques, vous

dévoilant les arrière-plans de l’histoire de l’art autour

d’un thème choisi : le peintre de figures Maurice

Mazo à l’occasion d’une exposition (2 avril), le

paysage des XIX e et XX e (7 mai), le guerrier gaulois

de Saint-Maur(11 juin), etc. ■

Entrée libre sur réservation au 03 44 11 43 83.

En pays de Thelle

Le Bois-Hourdy

réchauffe les cœurs

l était une fois, au

mois de février 1248,

le roi Louis IX dit saint

Louis qui vint visiter

Chambly alors que les

habitants faisaient le

« bouhourdis », parcourant

champs et vergers

torches en main, priant

Dame Nature de leur

offrir une bonne récolte.

En souvenir, chaque

DR

Le 5 mars, découvrez les secrets

des « sirènes musiciennes » peintes

à la fresque au XIV e siècle sur une

voûte du palais épiscopal.

premier dimanche de

carême un grand feu de

joie fut allumé autour

d’un chêne, symbole du

souverain, tandis que

bientôt apparut une autre

cérémonie carnavalesque,

l’embrasement au

soir du mardi gras d’un

bonhomme de paille, le

Caremprenant. En cette

année 2006, la fête renaît

pour la 758 e fois à l’aube

du 28 février : édification

du fétiche, abattage du

chêne, aubade, cavalcade

costumée, feux et feux

d’artifice, attractions

foraines… mettront la

ville en effervescence jusqu’au

5 mars, et « rebondiront

» le dimanche 12. ■

CONTACT

06 82 17 96 64

www.ville-chambly.fr

DR

en bref

> BELLES VOIX

« Pimpinone

ou Le Mariage

malheureux »

Un intermède lyricochorégraphique

et tragicocomique,

dû à la plume

baroque du compositeur

Teleman. À sa création en

1725, Pimpinone, riche

bourgeois festoyeur bientôt

mari bafoué, et Vespetta, sa

maligne servante vite épouse

tyrannique, se faufilaient

entre les actes d’un opéra

de Haendel, en manière

de divertissement. Cette

intrigue à la Molière est ici

ressuscitée dans une mise en

scène pétillante de Brigitte

Massin, qui signa les pas du

film Le roi danse.

Espace Jean-Legendre

de Compiègne,

le 3 mars à 20 h 45.

CONTACT

03 44 92 76 76

> SAVOIR-FAIRE

« L’artisanat d’art

dans l’Oise »

Un tapissier aiguille au doigt,

un restaurateur à l’œuvre sur

un meuble ou un tableau, des

faïencier, bijoutier, horloger :

les petites mains de

l’artisanat s’exposent. Bois,

textile, métal, verre, pierreterre

et arts graphiques,

six espaces montrent la

noblesse de métiers d’art

trop méconnus grâce à des

reportages photo, créations,

notices explicatives, et

démonstrations d’artisans

qui affirment l’actualité bien

vivante de ces professions

passion.

Jusqu’au 28 février, Hôtel

du Département à Beauvais

CONTACT

03 44 06 60 60

30

60 - N°14 - Février 2006


SUR scène

« La Compagnie

des spectres »

S

ur les planches,

Louisiane, seule, joue

un huis clos autour d’un

huissier dont l’arrivée un

jour d’avril 1997 sonne les

trois coups d’une déferlante

de passé, de colères. Colère

de sa mère : Rose Mélie

mastique sa fureur depuis

1943 et l’assassinat de son

frère par deux miliciens.

Colère dont Louisiane,

dix-huit ans, hérite et

qu’elle astique ici. Hasard

des mots, ce texte de Lydie

Salvayre, un temps isarienne,

est adapté par Gérard

Lorcy et sa Compagnie

Ô Fantômes, en résidence à

La Faïencerie de Creil avec

pour dessein de « créer des

territoires imaginaires et

d’y embarquer les gens ». ■

Du 15 au 18 mars, salle

Henri-Salvador à Villers-

Saint-Paul. Rencontre

avec l’auteur le 4 mars

à la médiathèque Chanut

de Creil.

CONTACT 03 44 24 95 70

DR

SUR LES MURS

Le blues, en noir et

blanc ou en couleur

ay Charles, Paul

Personne, Chuck

Berry chanteur, Ahmad

Jamal au piano, et encore

Maceo Parker (notre

photo), aux côtés de

voix anonymes auteurs

de swings tout aussi

magiques : l’exposition

Le Blues autour du zinc

fait chanter au gré

de photos de scène ou de

coulisses, dues à Willy

Viez, les souvenirs d’un

petit festival jazz devenu

majeur depuis 1996 à

Beauvais (lire p. 22 et 32).

L’édition des dix ans plaque

ses premiers accords

dès le 8 mars : la jeune

chanteuse soul-rythm’n

blues Kyla Brox prendra

alors sa place dans cette

galerie de portraits. ■

Du 8 au 18 mars, Hôtel du

Département à Beauvais ;

concert d’inauguration

le 8 à 18 h, entrée libre.

CONTACT 03 44 06 60 60

Willy Viez

SUR LES ROUTES

Quelle mouche a piqué

le bibliobus ?

Plus de livres sur les rayonnages, mais une souris en cage, un poisson, un rhinocéros, et autres mammifères

virtuels… que se passe-t-il donc dans le bibliobus ? L’exposition Bestiaires, organisée par la Bibliothèque

départementale de l’Oise et l’Agence régionale du livre en Picardie, a invité les trois artistes en résidence à

l’Hôtel du Département, Agnès Caffier, plasticienne, Nicolas Juillard, plasticien sonore, et l’écrivain Emmanuel

Adely, à chercher l’animal qui dort dans leur inspiration. Guettez donc les rugissements de ce moteur de l’art

contemporain, et soyez sur son chemin : dès le 5 mars à Sérifontaine, le 7 au Plessis-Brion, le 8 à Saint-Leud’Esserent,

le 9 à Bresles le matin et Cuise-la-Motte l’après-midi, le 11 à Milly-sur-Thérain, le 14 à La Rue-Saint-

Pierre, le 15 à Froissy le matin puis Trosly-Breuil l’après-midi, et dernière halte le 17 à Songeons.

CONTACT 03 44 84 74 20

60 - N°14 - Février 2006

31


Agenda

Olivier Tallec

À travers le département

Printaniers poètes

« Il ne suffit pas d’un tas de maisons pour faire une ville

Il faut des visages et des cerises

Des hirondelles bleues et des danseuses frêles

Un écran et des images qui racontent des histoires »

À l’exemple de Tahar Ben Jelloun, plongez dans vos dictionnaires de rimes et

chatouillez votre inspiration : le Printemps des poètes vous convie à ouir, lire et écrire

alexandrins et vers libres fredonnant le « chant des villes ». Ainsi les bibliothèques

d’Auneuil, Breteuil, Ansauvillers et Tracy-le-Mont ouvrent des ateliers découverte

autour des Picards Cécile Odartchenko et Jean-Louis Rambour, alors que le Musée

départemental à Beauvais écoutera, le 4 mars à 18 h 30, des œuvres de Michel Butor

et Jean-Luc Parant (réservations indispensables).

Tous renseignements auprès de la Bibliothèque départementale : 03 44 84 74 20 ;

et du Musée départemental : 03 44 11 43 83.

> CONTACT www.printempsdespoetes.com

> musiques

Le Patch Tour

La magie d’un tour de rock,

mené tambour battant par

ce réseau de promotion

des musiques actuelles en

Picardie. Sur les planches :

Mademoiselle Olivier à Pont,

puis This is the Girl, Telexasy

et 86iT à Creil.

17 février 21 h, La Manekine

à Pont-Sainte-Maxence.

> CONTACT

03 44 24 74 82

25 février 21 h, La Grange

à musique à Creil.

> CONTACT

03 22 20 26 88

Anaïs

N. Fournier

« The Cheap Show », un one

woman song par cette jeune

voix légère. Guitare, airs

intimistes, intermèdes et

sketches, une découverte

du Printemps de Bourges.

25 février 21 h, espace culturel

Europe à Crépy-en-Valois.

> CONTACT

03 44 39 63 18

Les Blérots

de Ravel

Chansons festives, influences

tziganes, rires, dérision, les

Blérots lancent le Renouveau

Artistique Volontairement

Élaboré par des Losers.

28 février 20 h 30, Le Palace

à Montataire.

> CONTACT

03 44 24 69 97

32

60 - N°14 - Février 2006

DR

Historias

de amor

Comédienne, Agnès Jaoui

dévoile sa voix de soprano sur

des rythmes latino-américains

et des standards de la chanson

française. Un air de famille.

8 mars 20 h 45, espace Jean-

Legendre à Compiègne.

> CONTACT

03 44 92 76 76

www.espacejeanlegendre.com

Blues autour du zinc

Dix jours durant, la préfecture

isarienne se pare d’un camaïeu

de « blues » ; bars, rues, scènes

swingueront aux accents des

guitares et voix.

8 au 18 mars, à Beauvais.

> CONTACT

W. Viez

03 44 45 43 76

Haÿdée ou le secret

Un opéra de Daniel François

Esprit Auber, compositeur

élégant du XVIII e , et pétri

d’humour : « Si j’assistais

à un de mes ouvrages, dit-il,

je n’écrirai de ma vie une note. »

12 mars 17 h 30, Théâtre

impérial de Compiègne.

> CONTACT

0 825 000 674

www.theatre-imperial.com

Falstaff

JM Berthélémy

Ivrogne, poltron, menteur,

vantard, voleur, en quête

d’amour et de liberté, Falstaff

porte le message testament

de Verdi, son compositeur :

« Le monde est une farce !»

14 mars 20 h 45, La Faïencerie

de Creil.

> CONTACT

03 44 24 95 70


Fête de la fée vrillée

Reggae, ragga, ska, punk, et

jonglerie en guise d’entracte,

les musiques amplifiées sont

à la fête jusqu’à potron-minet.

18 mars 20 h 30, salle Pinchon

à Thourotte.

> CONTACT

03 44 75 38 39

> théâtre / spectacles

Le Baladin

... du monde occidental.

Le décor : quelque village

d’Irlande au début du

XX e siècle. Le personnage

principal : Christy Mahon.

L’intrigue : le mensonge.

4 mars 20 h 45, espace Jean-

Legendre à Compiègne.

> CONTACT

03 44 92 76 76

Tout Buffo

Avec en mains sa panoplie,

violon et violonceau, piano

et plumeau, facétie et poésie,

Howard Buten fait le Buffo, son

clown, trente ans aujourd’hui.

4 mars 20 h 30, théâtre

du Beauvaisis à Beauvais.

> CONTACT

03 44 06 08 20

DR

Drôle d’oiseau

Dès 6 ans, Amédée Bricolo

le clown vous chavire sur son

île au trésor. Là, il bricole à sa

manière les lois de la création

du monde. Êtes-vous prêts ?

5 mars 15 h, château des

Rochers à Nogent-sur-Oise.

> CONTACT

03 44 66 30 43

Le Loup

sentimental

Théâtre de papier, dès 6 ans.

Sur une scène de 40 x 50 cm,

Lucas le louveteau croise des

mets bien alléchants : le Petit

Chaperon rouge, le Petit Poucet.

11 mars 20 h 45, théâtre

des Poissons à Frocourt.

> CONTACT

03 44 02 35 77

Tolerianta

Par la compagnie isarienne

Le Trimaran, qui œuvre à un

théâtre de proximité, citoyen.

Répliques, chant, danse parlent

du racisme, de l’exclusion,

du respect de la différence.

15 mars 18 h 30, hôtel de ville

de Clermont.

> CONTACT

03 44 50 06 68

> expositions

DR

Rencontres

Avec Royston Ecroyd,

peintre né en 1938 dans le

Lancashire, normand depuis

40 ans. Frise de gens croisés,

ses lavis sont des instantanés

de la condition humaine.

14 février au 12 avril,

théâtre du Chevalet à Noyon.

> CONTACT

03 44 93 28 20

Ces messieurs

... à la toilette. Exposition ô

combien intime que ces plats

à barbe des XVIII e et XIX e , en

faïence de Creil, Beauvais et

autres manufactures de France.

Jusqu’au 27 mars, musée

Gallet-Juillet à Creil.

> CONTACT

03 44 29 51 50

La Maison

d’Arthur

Exposition interactive jusqu’à

8 ans. Instant de passepasse

: une grande malle

rouge s’ouvre, et devient la

demeure d’Arthur. Que la visite

commence, de pièce en pièce !

7 au 25 mars, médiathèque

du Chevalet à Noyon.

> CONTACT

03 44 93 28 21

60 - N°14 - Février 2006

DR

DR

Coup de cœur

> CONFÉRENCEs

La santé mentale

dans la cité

En lien avec la Semaine de la

santé mentale, films, débats,

conférences, sensibiliseront à

ces maladies parfois invisibles,

et toujours effrayantes dans

l’imaginaire collectif.

13 au 19 mars, centre

hospitalier de Clermont.

> CONTACT

03 44 50 06 68

Être enfant

dans l’Oise au

XIX e siècle

L’exposition en cours aux

Archives départementales

donnera l’occasion à Caroline

Minot, professeur d’histoiregéographie

au lycée Cassini,

membre du service éducatif

des Archives, et auteur des

recherches, d’animer une

conférence gratuite.

2 mars 20 h 30, Archives

départementales de l’Oise

à Beauvais.

> Contact

03 44 12 14 80

> FÊTE

Le

Carnavalois

Maquillé en animal fabuleux,

chaque Crépynois relèvera

le défi de défiler aux côtés

d’échassiers frippons, en

samba, rock, jazz et disco.

4 mars dès 13 h (maquillage),

départ à 14 h, à Crépy-en-

Valois.

> CONTACT

03 44 59 03 97

En famille

33


L’ Ça Oise décide en action

L’Assemblée départementale s’est réunie le 23 janvier 2006 en commission

permanente. Les délibérations suivantes ont été adoptées.

AmÉnagement

du territoire

Dans le cadre de l’aide aux

communes, une somme

totale d’individualisations

de crédits de 2 009 443,70 €

a été votée par l’Assemblée

départementale, dont 135 670 €

au titre des contrats de

développement territorial.

Les principales opérations

sont :

> Assainissement

12 730 € pour la commune

de Brégy ; 35 310 € pour la

commune de Mortefontaineen-Thelle

; 20 170 € pour

la commune de Liancourt ;

41 620 € pour la commune

d’Autrèches ; 20 160 € pour la

commune de Berneuil-en-Bray.

> Équipement

des communes

45 730 € pour la restauration

de l’église de Lataule ; 16 190 €

pour l’aménagement d’un

plateau de sports à Fleurines ;

8 770 € pour la construction

d’une cantine scolaire à

Songeons ; 39 190 € pour la

création d’un local associatif

et d’une bibliothèque à Saint-

Sauveur.

8 880 € pour l’élaboration du

PLU (Plan local d’urbanisme)

de Hadancourt-le-Haut-

Clocher ; 23 650 € pour

l’aménagement de la place de

la République à Fitz-James ;

6 250 € pour l’élaboration du

PLU de Lalande-en-Son.

33 390 € pour la construction

de courts de tennis à Thourotte.

20 670 € pour l’aménagement

de trottoirs à Verberie ; 23 290 €

pour la création d’une liaison

entre deux rues à Mouy ;

83 820 € pour la création d’une

voie de liaison en centre-ville à

Nogent-sur-Oise ; 75 830 € pour

des travaux d’aménagement

en traverse d’agglomération à

Sempigny ; 44 870 € pour des

aménagements de sécurité à

Saint-Jean-aux-Bois.

> Patrimoine

31 200 € pour la restauration

de l’église de Saint-Crépin.

Adoptées à l’unanimité.

TOURISME

Après l’inscription de 24 circuits

locaux de découvertes des pays

de l’Oise au Plan départemental

des itinéraires de promenade

et de randonnée (PDIPR),

13 nouveaux circuits ont été

proposés à la commission

permanente.

Adoptée à l’unanimité.

JEUNESSE

Montant total : 544 020,84 s

de travaux de rénovation et de

réhabilitation dans les collèges :

La Rochefoucauld à Liancourt,

André-Malraux à Compiègne,

Anna-de-Noailles à Noailles,

Pellerin à Beauvais,

Rousseau à Creil (avenant),

André-Malraux à Compiègne

(avenant).

Adoptée à l’unanimité.

SOLIDARITé

> Logement –

Délégation des aides

à la pierre

Le président du Conseil

général a soumis à l’Assemblée

départementale plusieurs

conventions que le Conseil

général doit signer avec l’État

afin de fixer ses interventions

en matière d’aides à la pierre.

Adoptée à l’unanimité,

abstention du groupe de

l’opposition départementale.

> Maison

départementale des

personnes handicapées

Par délibération du

15 décembre 2005, l’Assemblée

départementale a approuvé

la convention constitutive

du Groupement d’intérêt

public relative à la Maison

départementale des personnes

handicapées.

Adoptée, abstention du

groupe de l’opposition

départementale.

> Revenu minimum

d’insertion

Trois nouvelles actions ont

été proposées à l’Assemblée

départementale pour une

somme globale de 40 565 € :

• « Préparation à la vie

professionnelle », par la

Commission locale d’insertion

de Beauvais, qui consiste

à former aux techniques de

recherche d’emploi, à informer

sur le monde de l’emploi et de

l’entreprise, à répondre aux

besoins des recrutements

locaux ;

• « Chantier d’insertion itinérant,

communauté de communes du

pays du Noyonnais » ;

• « Chantier d’insertion itinérant,

communauté de communes

rurales du Beauvaisis ».

Délibération adoptée.

34

60 - N°14 - Février 2006


Tribunes libres

Espaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiques

de l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratie

de proximité adoptée en 2002.

Groupe UPMD

àl’occasion de cette nouvelle année, nous

souhaitons adresser aux habitants de

l’Oise nos vœux les plus sincères de bonheur,

de santé et de réussite pour eux-mêmes et

leurs proches. Pour le département notre vœu

est que 2006 soit l’année du respect des idées,

du respect des personnes. Que 2005, qui fut

au Conseil général l’année du sectarisme et

de l’intolérance, ne soit plus qu’un mauvais

souvenir. Le principe de la démocratie, c’est

le respect du choix des électeurs. L’opposition

d’hier est devenue la majorité d’aujourd’hui :

nous respectons cette situation.

Mais dans chaque canton, ce sont les

électeurs qui ont choisi leur conseiller général

et il leur est dû un respect démocratique.

Tous les cantons doivent être traités avec

équité. Aujourd’hui certains cantons n’ont

quasiment aucune subvention. Ce sectarisme

est inacceptable.

D’autre part, lorsqu’il y a une manifestation

ou une réunion organisée par le Conseil

général dans un canton, la moindre des

corrections est d’inviter le conseiller général

dudit canton et de le laisser s’exprimer,

ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ce n’est

pas parce que l’on est majoritaire que l’on

a toujours raison. Alors il conviendrait que

la majorité ait un peu de respect et écoute

nos propositions souvent fort judicieuses.

Espérons qu’en 2006 l’attitude de la majorité

change et devienne positive dans l’intérêt de

notre département.

Et puis, quelle incohérence entre ses

positions et déclarations d’hier et l’attitude

aujourd’hui. Les Nuits de feu, c’était hier un

scandale, il fallait les supprimer ; mais cette

année, on passera de deux à trois soirées. Les

cérémonies de vœux, il fallait les supprimer,

ce fut le cas depuis plusieurs années ; mais en

ce début d’année la majorité en organise.

Alors, au lieu de vouloir donner des leçons,

que la majorité se soucie d’abord d’être plus

cohérente et de respecter les autres ; c’est ainsi

que nous répondrons aux aspirations des

habitants de ce beau département.

GROUPE UPM-UMP-UDF-

DIVERS DROITE

> TÉL. : 03 44 06 60 16

Groupe communiste

Pour des logements de

qualité accessibles à tous

seize mille demandes de logements HLM

non satisfaites ! La crise du logement est

une réalité dans l’Oise.

De même pour l’entretien des bâtiments et

des logements. Si certains bailleurs sociaux

entretiennent et rénovent le patrimoine dont

ils sont responsables, d’autres négligent

le service rendu aux locataires. C’est

pourtant à eux que, faute d’un engagement

du gouvernement à la hauteur des besoins,

on réclame le financement des travaux

indispensables par l’augmentation des loyers

et des charges.

Quant aux opérations Anru (Agence

nationale pour la rénovation urbaine)

du ministre Borloo, elles paient cher la

démolition de logements souvent en bon état

alors que tant de familles cherchent un toit.

Certains opposent qualité et quantité. Au

contraire, le droit au logement exige de

nombreux logements de qualité accessibles

pour tous. La « qualité » cache mal la

stigmatisation des habitants qui souffrent

de cette société dure à ceux « d’en bas ».

Nous soutenons les mesures du Conseil

général qui consacre 5 millions d’euros à l’aide

à l’acquisition foncière pour contribuer à la

construction de logements HLM, des aides

à la rénovation du patrimoine et à la mise en

sécurité des ascenseurs, en prenant à sa charge

les mesures sociales d’aides à la pierre.

Mais pas d’illusion : le Conseil général ne

pourra pas à lui seul résoudre la question

du logement. Une autre politique nationale

est nécessaire : création d’un service public

national du logement avec des moyens

financiers publics, une taxe sur la spéculation

foncière, pour que le droit au logement soit

une réalité dans l’Oise et en France.

Les conseillers

généraux communistes :

Alain BLANCHARD,

Patrice CARVALHO, Gilles MASURE

> Tél. : 03 44 06 64 98

Fax : 03 44 06 60 05

cg60.groupepc@wanadoo.fr

www.oise.pcf.fr

Groupe Oise à Gauche

Préparer l’avenir et

améliorer le quotidien

e

n décembre dernier, nous avons adopté

l’Agenda 21 du Département, feuille

de route pour un développement durable

et solidaire. Le budget 2006 permet de

prolonger notre volonté d’agir pour un

Département qui renforce les solidarités,

s’ouvre sur son environnement et prépare

l’avenir.

Ce budget a été préparé dans un contexte

difficile. D’une part, la politique économique

et sociale du gouvernement poursuit ses

effets désastreux : le nombre d’emplois

créés n’a jamais été aussi bas et le nombre

d’allocataires du RMI n’a jamais été

aussi haut, seules la démographie et une

politique de radiation très active permettant

d’afficher un chômage en baisse. D’autre

part, ce gouvernement persiste dans sa

politique d’étranglement des collectivités

locales en réduisant ses dotations et en ne

compensant que partiellement les transferts

de compétences : avec 28,7 millions d’euros,

l’ardoise de l’État laissée au Département

de l’Oise, et donc à ses contribuables, est au

moins trois fois plus élevée qu’en 2005. C’est

inacceptable !

Mais renoncer aux projets essentiels au

développement de l’Oise ou les retarder

aurait été tout aussi inacceptable.

Ce budget 2006 permet d’amplifier les

efforts engagés pour rattraper les retards

d’investissements accumulés pendant deux

décennies. Efforts en faveur du logement,

des personnes âgées et des personnes

handicapées, de la petite enfance et des

jeunes, nouvelles actions d’insertion, efforts

aussi pour améliorer le réseau routier et

les transports, pour préserver et valoriser

l’environnement et le patrimoine, pour aider

les communes… Toutes ces actions forment

un ensemble nécessaire pour améliorer le

quotidien des habitants et consolider l’avenir.

C’est le sens de notre engagement pour l’Oise.

André Vantomme,

Président du groupe

Oise a gauche

> TÉL. : 03 44 06 64 99

www.oiseagauche.org

60 - N°14 - Février 2006

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