JUIN 2003 - Minimes

lesminimes.lyon.org

JUIN 2003 - Minimes

MINIMOIS

JUIN 2003

INSTITUTION SALÉSIENNE NOTRE-DAME DES MINIMES

ÉCOLE — COLLÈGE — LYCÉE — CLASSES PRÉPARATOIRES HEC

LYON 5 e

N° 22

Photo : P. CARAVA


LA SOLUTION

IMMOBIL IÈRE

18, quai Sarrail 69006 LYON

Tél. 04 37 246 246 - Fax 04 37 246 247

Email : lenoirnallet@wanadoo.fr

J05


Sommaire

Vierge de la Chapelle - Photo : Luc MOREL

Editorial p 3 à 4

Journée Pédagogique

Conférence de M. FILY p 5 à 9

Ecole

Des vacances dans la classe p 10

Collège

Le conte en 6 ème (Louis Bon cœur et Angélique) p 11 à 12

Voyage à Bayeux des 5 èmes B p 13 à 16

Lycée

Du nouveau bac au nouveau Post-bac p 17

Echange avec l’Allemagne p 18

Fête de Don Bosco 2002 p 19

Audience au Tribunal de Grande Instance p 19

Les premières L/ES à Izieu p 21

Education civique en 2 de et compte rendu du débat p 22 à 23

Classes préparatoires p 25 à 33

Listes des lauréats - Tableau des résultats p 27

Devoir de philo p 28 à 32

Pastorale

Jacqueline BUISSE p 33

Retour sur un accompagnement p 35

Partage de Noël 2002 (Association Foi et Lumière) p 36

Action Carême p 37

Au fil des jours p 38 à 46

Sport

Résultats associations sportives (volley - badminton) p 47

Les Anciens et Amis

Table ronde de l’UDAEC p 48

Les anciens, ça bouge ! p 49 à 50

Bilan financier - Appel à cotisations p 51

Carnet familial p 52

BULLETIN DE L’INSTITUTION SALÉSIENNE NOTRE-DAME-DES-MINIMES

ET DE L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES

65, rue des Aqueducs - 69322 LYON Cedex 05

Tél. 04 37 41 13 13 - Fax 04 37 41 13 00 - E-mail : nd.minimes.lyon@ifrance.com - www.lesminimes-lyon.org

1


Le cabinet d’avocats

Luc Chauplannaz

est heureux de contribuer

à la réalisation

de cette revue

8, Quai Général Sarrail

69006 Lyon

Tél. : 04 72 83 80 10

Fax : 04 78 24 87 35

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AU SERVICE dE LEURS pERfORMANCES

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Tél. : 04 72 91 26 26 - Fax : 04 72 91 26 20

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69270 CAILLOUX SUR FONTAINES

14


Éditorial

«De près ou de loin, je pense toujours à vous»

Photo : P. CARAVA

Au cours d’une inscription d’élève, les parents du candidat

me demandaient : «Une maison salésienne, c’est

quoi, en fait ? Qu’est-ce qui distingue votre établissement

d’un autre ?». Immédiatement m’est venue à

l’esprit cette phrase de Don Bosco que le Père Pascual

CHAVEZ, Recteur Majeur des Salésiens 1 , vient de

reprendre de façon heureuse dans une lettre circulaire

récente : «De près ou de loin, je pense toujours à

vous». 2

Cette pensée pourrait contenir la définition attendue

par mes interlocuteurs. Elle suggère d’abord que la

qualité première d’un établissement salésien doit être

l’accueil, nécessairement doublé de convivialité et de

bonté. Ce n’est pas un hasard si l’on parle plutôt de

«maison salésienne». Le jeune doit s’y sentir «bien»,

en confiance, comme dans un deuxième «chez soi», et

évoluer dans un climat de bonté affectueuse, se sentant

aimé pour lui-même : «Nous, c’est surtout au cœur des

jeunes que nous parlons», se plaisait à dire Don

Bosco 3 qui ajoutait : «Considérons comme nos propres

enfants ceux sur qui nous avons à exercer une autorité»

4 . Elle signifie ensuite que le jeune, «accueilli» au

sens plénier du terme, se trouve au cœur d’un projet

qui ne le flatte pas parce qu’il est jeune, mais qui

ambitionne de favoriser son plein épanouissement,

avec sa collaboration responsable. Dès lors, le jeune

doit savoir et sentir qu’il se trouve au centre des préoccupations

professionnelles de ses formateurs. Plus

encore, il doit vérifier qu’il est la raison d’être même

de l’Institution qui l’accueille.

L’expérience et l’histoire attestent que c’est à tout cela

que devait songer Don Bosco quand il écrivait cette

phrase : «De près ou de loin, je pense toujours à

vous». Les portant dans sa mémoire et dans son cœur,

comme des parents le feraient pour leurs propres

enfants, il a le souci de la croissance véritable des

jeunes, de leur formation intégrale, sans en oublier

aucune de ses dimensions humaines : physique, intellectuelle,

culturelle, civique, sociale et spirituelle.

Même si le saint éducateur reste foncièrement optimiste,

sa phrase laisse transpirer sans doute une légère

crainte, bien humaine, que des déviations ou des

influences néfastes toujours possibles ne viennent

détruire ce que l’on met des années à construire. Son

but n’était-il pas d’amener les jeunes à leur stature

d’hommes et de femmes équilibrés, capables de

prendre une place responsable dans la Société et, pourquoi

pas, dans l’Église ? Qu’on se souvienne du but

3


Éditorial

global poursuivi par Don Bosco quand il déclarait

vouloir préparer les jeunes à être «d’honnêtes citoyens

et de bons chrétiens» ! Don Bosco est «continué»

aujourd’hui dans toutes les maisons salésiennes par

des communautés éducatives et pastorales qui

s’inspirent de lui…

Si les jeunes sont certainement le souci majeur du fondateur,

les adultes qui les accompagnent ne le sont pas

moins et demeurent tout autant présents dans son cœur

et dans sa pensée. En effet, comment réaliser le projet

envisagé pour le plus grand bénéfice des jeunes, si

ceux qui doivent le mettre en œuvre ne sont pas à

même de le faire ? Un «Texte de référence» existe

pour un projet éducatif et pastoral salésien 5 , qui

reprend les intuitions éducatives et pédagogiques fondamentales

de Don Bosco, répond, pour ainsi dire, à

ses préoccupations profondes, et permet à tous ceux

qui œuvrent en maison salésienne de s’approprier sa

fameuse phrase : «De près ou de loin, je pense toujours

à vous». En effet, travailler en maison salésienne,

au-delà d’un engagement professionnel de qualité,

c’est surtout faire sienne la proposition éducative de

Don Bosco, avec les adaptations nécessaires aux

temps et aux lieux, comme lui-même l’a préconisé. 6

Ce qui vaut pour les «professionnels», il faut le souhaiter

aussi pour les familles qui confient leurs enfants

aux Minimes : parents qui, sans aucun doute, «de près

ou de loin», pensez toujours à vos enfants, appropriezvous

le projet éducatif et pastoral salésien, en collaboration

confiante avec l’Institution. C’est ensemble que

nous arriverons à cet unique idéal, décliné en quatre

volets, d’un établissement salésien qui soit à la fois «la

maison qui accueille, la paroisse qui évangélise,

l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation

pour se rencontrer en amis et vivre dans la joie». 7

Voilà donc la réponse que l’on peut apporter à la question

du début, étant bien conscient que le but ne peut

être atteint que dans la mesure où, sur le terrain, les

dépositaires du projet s’en font les artisans convaincus.

P. Placide-Antoine CARAVA

Supérieur

1

Supérieur Général, 9 ème successeur de Don Bosco à la tête

de la Famille Salésienne. cf. MINIMOIS n°20, juin 2002,

p.6.

2

Lettre de Rome (10 mai 1884). Absent de Turin, lieu de la

fondation salésienne, Don Bosco, alors âgé de 70 ans et

recru de fatigue, écrit à ses disciples et aux jeunes, depuis

Rome, pour leur recommander une plus grande fidélité au

Projet initial.

3

Mémoires biographiques, volume 5, p.225.

4

cf. Écrits pédagogiques et spirituels, Rome 1987, p. 253.

5

cf. sa présentation dans MINIMOIS n°17, décembre 2000,

p.5. Le texte intégral est disponible auprès de la Direction.

6

«J’ai fait le brouillon, vous mettrez les couleurs».

7

Constitutions de la Congrégation salésienne, article 40.

4


Journée Pédagogique Salésienne

«LES JEUNES : ENTRONS DANS LEUR MONDE»

D.R.

Comme il est désormais de tradition dans notre

Maison, la Journée pédagogique salésienne, qui

s’est déroulée le lundi 10 mars 2003, nous a permis

de vivre un temps de formation et de réflexion sur le charisme

salésien, si riche et toujours à découvrir. C’est M. Dominique

FILY, Directeur du Centre Jean Bosco à Lyon-Fourvière, qui,

cette année, a guidé notre démarche. Placée sous le signe de la

convivialité, notre journée a commencé par un petit-déjeuner

apprécié et s’est poursuivie par un buffet fort sympathique,

pour se terminer, l’après-midi, par des travaux de groupes sur

des actions pédagogiques bien définies.

Voici l’intervention de M. FILY.

Après avoir souvent affirmé que les jeunes manquaient de

repères pour se situer dans le présent et penser leur avenir,

après avoir même affirmé que les valeurs fondamentales leur

faisaient défaut, voilà qu’aujourd’hui nous assistons à une

réflexion plus profonde de leurs aînés à leur égard et du même

coup, à une sorte de redécouverte de leur culture et de leur

monde.

1. Une éducation réussie ?

Il y a une vingtaine d’années, et peut-être moins, il n’était pas

rare d’entendre des parents se culpabiliser à outrance pour

avoir manqué l’éducation de leur progéniture. Ils regrettaient

en fait, la plupart du temps, que leurs enfants ne soient pas

devenus comme eux ou, au moins, conformes à la norme qu’ils

avaient établie pour eux. Se distinguer du modèle de ses

parents et donc acquérir une certaine autonomie constitue

pourtant bien une forme de réussite en éducation.

Tout cela est évidemment bien subjectif et quel prétentieux

éducateur oserait affirmer qu’il est satisfait de l’éducation qu’il

a tenté de prodiguer ? Sur quels critères pourrait-il s’appuyer

pour risquer une telle allégation ? Il ne faut cependant pas refuser

l’idée d’une certaine évaluation de l’éducation car elle

conduit et oblige nécessairement à se mettre d’accord sur la

finalité même de l’acte éducatif. Or l’insistance a peut-être parfois

été trop souvent mise sur l’importance de la relation éducative

au point d’en faire oublier les finalités.

Éduquer, est-ce conditionner un développement de manière à

ce qu’il se réalise selon un système de normes jugées bonnes et

morales par l’éducateur ? On peut, en ce cas, imaginer pouvoir

mesurer le degré de conformité atteint et l’ampleur éventuelle

de l’écart par rapport à cette ligne. S’agit-il plutôt, à la manière

de Kant, d’aider l’homme à accomplir «sa destination, celle

de l’humanité» 1 , ce qui implique que l’on doive éduquer les

enfants, non seulement d’après l’état présent de l’espèce

humaine, mais d’après son état futur possible et meilleur. Quoi

qu’il en soit, s’il ne s’agissait pas d’accompagner un cheminement

pour aider chacun à devenir plus Homme, il n’y aurait pas

de problème d’éducation.

Devenir plus Homme ! Cela implique donc que l’on ait une

certaine idée de ce qu’est l’Homme, c’est-à-dire que l’on fasse

référence à un certain système de valeurs sur lequel va se baser

toute l’éducation entreprise. Ce jeune à l’aube de sa vie

d’adulte est-il, au plus intime de lui-même, bon, juste, ouvert

aux autres, tolérant, fort ? La question n’est pas tant de savoir

s’il est ou non héritier de ces valeurs mais bien plutôt de savoir

ce qu’il est capable d’en faire. Autrement dit, comment s’est-il

approprié ces valeurs, comment les incarne-t-il ?

Ainsi, on le comprend bien, éduquer relève davantage de l’art

que de la science et l’éducation se révèle, avant tout, objet

d’expérience.

5


Journée Pédagogique Salésienne

2. Les jeunes ne sont pas toujours ceux que l’on nous dit

On aime mieux ceux que l’on connaît.

Don Bosco le savait bien, lui qui cherchait toujours à connaître

les jeunes qu’il trouvait sur son chemin, savoir d’où ils

venaient, ce qu’ils savaient faire, ce qu’ils aimaient… Il suffit

de se rappeler l’épisode de la rencontre avec Barthélémy

Garelli, tel que l’a raconté Don Bosco lui-même dans ses

Mémoires. Ce dialogue avec Garelli reste aujourd’hui un véritable

modèle de la relation éducative. Don Bosco nous dit

qu’on est un meilleur éducateur quand on cherche à toujours

mieux connaître les jeunes qui nous sont confiés.

Cela pourrait sembler une banalité et pourtant il ne suffit pas de

constater que les jeunes sont bien différents de ce que nous

avons été pour les connaître. La démarche fondamentale de

l’éducateur ne doit-elle pas être, effectivement, une démarche

de connaissance (naître avec). Dans cet esprit, il est toujours

utile et fécond d’adopter un regard résolument positif à l’égard

des jeunes, capable ainsi d’infléchir le regard que l’on porte à

priori sur eux ou de lutter contre certaines idées reçues.

Les ados sont plutôt passifs, en tout cas beaucoup moins

entreprenants que les générations passées. Faux ! Il suffit de

visiter un certain nombre d’établissements scolaires, y compris

dans les quartiers les plus difficiles, pour découvrir qu’un bon

nombre d’entre eux sont volontaires, acteurs de leur propre vie

et qu’ils acceptent de s’engager activement dans la vie de leur

établissement. Ils sont loin d’être passifs ou avachis, ces collégiens,

qui, prenant leur rôle de délégués des élèves tellement au

sérieux, n’expriment souvent qu’un seul regret : ne pas être

suffisamment reconnus et considérés de la part de leurs professeurs

comme de véritables partenaires responsables.

Les jeunes sont plus renfermés, plus secrets qu’avant, ils

expriment rarement de grands projets d’avenir. Faux ! Les

jeunes lycéens ont souvent des tas de choses à dire concernant

leur avenir. Il suffit de les écouter. Il est vrai qu’ils ont simplement

parfois un peu de difficultés pour exprimer et expliciter

ce projet. Don Bosco était aussi quelqu’un qui n’hésitait pas à

poser des questions. C’est une sorte d’invitation faite aux éducateurs

d’aujourd’hui à ne jamais craindre de poser des questions.

Et pas n’importe quelles questions mais des questions

aussi fondamentales que : «qu’as-tu envie de vivre ?

qu’aimerais-tu faire de ta vie ?» car ces questions sont précisément

celles qu’ils attendent des adultes et auxquelles ils ont

envie de répondre.

Par exemple, on constate qu’un grand nombre de jeunes de 17

à 24 ans (74% selon l’étude de Shell) pensent souvent à la

façon dont ils passeront leur vie, ce qui confirme l’opinion que

les jeunes d’aujourd’hui sont bien devenus des projeteurs

de leur propre vie. Certains savent très bien s’acquitter de

cette tâche mais il y en a d’autres qui, pour diverses raisons

(sociale et matérielle) sont en échec. C’est pourquoi les soutenir

dans le projet de leur vie et dans leur façon d’affronter la vie

doit être considéré comme une tâche éducative prioritaire.

Aujourd’hui beaucoup plus qu’hier, dans les conditions d’un

marché du travail tel que nous le connaissons aujourd’hui, le

passage de l’école à la profession devient un problème. Le

choix de l’école, la réussite aux examens, le passage dans le

monde du travail, c’est ce qui constitue la préoccupation centrale

des jeunes et de leurs parents (45% des jeunes considèrent

le travail comme leur principal problème). N’oublions pas que,

pour de nombreux jeunes, le chômage est déjà l’expérience

qu’ils ont de la vie. Cela veut dire que le souci d’une formation

qualifiée des jeunes, l’adaptation de l’instruction scolaire au

changement rapide du marché du travail, mais aussi

l’accompagnement des jeunes dans leur passage de l’école au

travail professionnel doivent, de toute évidence, être aussi des

tâches éducatives prioritaires pour l’école.

Il y a un autre point de vue, couramment admis, qu’il convient

de chasser de nos esprits. C’est l’idée que les jeunes

6


Journée Pédagogique Salésienne

d’aujourd’hui ont peu de relations. Ceci est aussi complètement

faux. En revanche, ce qui est vrai, c’est qu’ils ont

d’autres relations. Les jeunes peuvent davantage choisir personnellement

leurs relations et ils le font, ils tissent plus

qu’avant leur réseau social 2 . Les études faites sur les jeunes

confirment que l’appartenance des jeunes à des groupes au

cours des 30 dernières années s’est énormément accrue en

quantité (plus de 50%). Ces groupes auxquels se réfèrent les

jeunes sont des lieux de «recherche commune pour affronter la

vie» 3 et, en même temps, des lieux où ils peuvent être avec

d’autres, sans devoir renoncer à leur individualité pour cela.

Ainsi, ces éducateurs que sont les parents, les grands-parents,

les enseignants devraient non pas empêcher mais appuyer, avec

tout le discernement qui s’impose, ces auto-organisations des

jeunes quand elles permettent un plus grand épanouissement.

A propos des valeurs, beaucoup d’adultes soutiennent encore

la thèse de leur décadence et croient que les jeunes

d’aujourd’hui n’en ont plus. L’enquête menée par Olivier

Galland et Bernard Roudet 4 montre que c’est tout le contraire !

D’autres observations confirment aussi énergiquement

«l’aspiration morale des jeunes, leur hardiesse pour ambitionner

une honnêteté personnelle, leur désir général de trouver

dans le développement de leur personnalité le sens de la vie».

Des valeurs comme «l’humanité, la tolérance et l’attention à

porter secours» sont encore actuelles. Il faut bien comprendre

que l’autoréalisation et la socialité ne sont donc pas pour les

jeunes contradictoires mais forment une seule et même chose.

Il s’ensuit que l’éducation aux valeurs aujourd’hui n’est pas à

reconstruire comme une «médiation des valeurs» mais comme

une communication des valeurs à travers lesquelles adultes et

jeunes montrent leur respect réciproque pour leurs convictions

et apprennent les uns des autres. Cette communication se fait,

bien sûr, essentiellement par la vie plus que par des discours.

Les jeunes apparaissent ainsi très attachés à l’amitié et à la

famille, valeurs centrales. Ils sont moins politisés que leurs

aînés et plus protestataires en même temps. Et la religion ? Ils

veulent croire sans appartenir ! G. Schmidtchen dit : «Le

nombre de ceux qui fréquentent l’église diminue mais l’intérêt

religieux reprend vigueur». Bien des jeunes, en effet, se déclarent

religieux, quelques-uns même chrétiens, peu «d’église».

On pourrait presque parler d’une «instrumentalisation individuelle»

de l’église et de la religion. Il est vrai que les jeunes

profitent de l’offre rituelle et sacramentelle - souvent même

s’ils ont une autre vision du monde - mais qu’ils le font «non

pas tant pour obéir à une prescription institutionnelle que plutôt

en suivant leur propre jugement». Ainsi toutes les formes

d’obligation religieuse semblent proscrites, ce qui doit conduire

les éducateurs à chercher davantage dans la vie des jeunes

ce qui peut les ouvrir à la foi et où ils peuvent voir dans

l’institution une source d’aide plutôt qu’une imposition.

3. Des jeunes individualisés, non individualistes

Tenter de mieux appréhender ce que les jeunes nous donnent à

comprendre de leurs attitudes, de leur comportement, de leurs

attentes, c’est le sens du travail qu’un sociologue allemand,

Ulrich Beck, mène depuis de nombreuses années. Il a ainsi permis

de mieux comprendre ce qu’il appelle le phonème de

«l’individualisation» ou «biographisation». Ceci donne accès à

une nouvelle compréhension des jeunes dans notre société dite

post-moderne.

Le constat est le

suivant : dans le

monde occidental,

il y a un désir très

diffus concernant

la réussite de la vie

personnelle et

Beck pense que ce

qui agite vraiment

les hommes, ce à

Photo : René BONNET

7


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J18

Nous remercions le cabinet

Michel BOCQUIN, Société d’Avocats

pour sa contribution à la réalisation de cette revue

10


Journée Pédagogique Salésienne

quoi ils aspirent, c’est, avant tout, le désir d’une vie personnelle,

individuelle, réussie. En exagérant un peu seulement, on

pourrait dire que la lutte quotidienne pour une vie personnelle

est devenue un processus collectif dans le monde occidental.

Ce concept «d’individualisation» (ou son synonyme de «biographisation»)

ne doit pas être confondu avec

«l’individualisme», c’est-à-dire le manque de relations ou

l’égoïsme. L’individualisation indique un nouveau modèle de

teneur de vie qui se substitue au modèle traditionnel du passé.

À la différence des époques précédentes où le chemin de la vie

et de la profession de l’être humain étaient, au sens large,

socialement formés d’avance, le processus de

l’individualisation implique le fait que l’individu devient en

quelque sorte un bureau de projet de sa propre vie, qu’il peut et

doit mener une vie individuelle.

De nouvelles possibilités de liberté et de formation s’ouvrent à

l’individu en même temps que celui-ci est soumis à l’obligation

et au risque de devoir projeter sa propre existence. Autrement

dit, chacun doit piloter sa vie dans des conditions qui échappent

à son contrôle (par exemple la meilleure conclusion des

études ne mène pas au travail salarié si les conditions du marché

globalisé du travail sont mauvaises). Le résultat est

qu’avec l’individualisation, la vie devient non seulement plus

libre mais aussi plus risquée. Ceci est très important à saisir

pour mieux comprendre ce que nous devons être face aux

jeunes.

Il est frappant de voir que les jeunes sont parmi ceux qui

s’habituent le plus vite aux nouvelles conditions d’une teneur

de vie individualisée (et non pas forcément individualiste). En

fait, si l’on y regarde bien, ils nous disent, à nous, les adultes,

comment affronter la vie aujourd’hui et demain. Cela vaut

donc la peine d’observer un peu la situation de la vie des jeunes

pour en tirer des suggestions, en particulier pour l’éducation

dans les écoles. Si vous vous replongez dans l’expérience de

Don Bosco, vous verrez qu’il ne faisait pas autre chose.

4. Les jeunes demandent des « passeurs de sens »

Ce que les jeunes attendent des adultes, c’est qu’ils soient à la

fois des «passeurs de sens», pour reprendre la très belle

expression de René Barbier 5 , des passeurs de finalités, pourraiton

dire aussi. Ils attendent aussi que les adultes soient des

accompagnateurs, c’est-à-dire des présents. Qu’il ne nous

soit pas reproché un jour de ne pas avoir assisté les jeunes en

danger, car ils le sont. Il ne s’agit pas d’être des «omni-présents»,

des «possessifs», mais des «présents aimants». Le bon

éducateur est toujours celui qui sait s’effacer, qui sait devoir

disparaître. Enfin, les jeunes attendent aussi de nous que nous

soyons des «nourrisseurs», c’est-à-dire que nous les alimentions

de sagesse et d’expériences positives. Ceci revient à dire

que les éducateurs d’aujourd’hui doivent, avec une détermination

inébranlable, rester à la fois des hommes et des femmes

de défi en même temps que des êtres optimistes, remplis

d’espérance et de foi.

Dominique Fily

1

Kant. Réflexions sur l’éducation, Paris VRIN, 1966, p.70-71

2

D’après l’intervention du Pr. Martin Lechner (Benediktbeuern) au

Congrès européen des dirigeants d’école/formation professionnelle

salésienne (Rome 14-18 novembre 2001)

3

Id.

4

GALAND, O. et ROUDET, B., Les valeurs des jeunes. Tendances en

France depuis 20 ans. Paris, L’Harmattan 2001

5

Barbier R., Communication au Congrès International «Quelle

Université pour demain ? Vers une évolution transdisciplinaire de

l'Université» (Locarno, Suisse, 30 avril - 2 mai 1997).

9


École

La gestion globale des déchets

en Rhône-Alpes et Auvergne

Proximité, ponctualité

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collecte en passant par

le tri, la valorisation

jusqu’à l’élimination

des déchets

ultimes.

Des vacances dans la classe

Au mois de mars, la classe de CE1 a révélé 15 talents d’artistes !

Une maman a rapporté de nombreuses sortes de coquillages,

ramassés à la marée basse, en Bretagne, avec sa famille.

Grâce à l’imagination des enfants, différents objets ont été fabriqués

: un lion, une licorne, un escargot, un crabe, une libellule,

et des poupées.

Nous garderons un excellent souvenir de nos activités et de bons

moments passés ensemble.

Clara DELORME

Classe de CE1

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J09

10


Collège

Madame CELETTE (professeur de Français) a demandé à ses élèves de 6 ème E de faire une rédaction dont

le thème était «le conte». Beaucoup d’enfants ont bien travaillé… Voici deux de ces contes :

LOUIS BON CŒUR

Il était une fois un pauvre paysan nommé Louis.

Ses amis le surnommaient «Louis bon cœur» car

il était très généreux, mais il n’avait pas de

femme, ce qui le rendait mélancolique. Il travaillait

dans son champ et s’occupait de ses bêtes.

Quand il se sentait seul, il descendait au village

voisin pour vendre ses récoltes et voir ses amis.

Avec eux il parlait souvent du roi très cruel qui

régnait sur le pays et que tout le monde détestait.

Louis pensait que si c’était lui le roi, il saurait

quoi faire pour rendre la vie meilleure à son

peuple.

Une nuit, il rêva que le pays était en danger et que

la misère était encore plus importante, et tout cela

à cause du roi. Dans son rêve il fallait quelqu’un

pour le combattre et rendre la justice. C’était

Louis qui avait cette mission. Quand il se

réveilla, il pensa que ce rêve était une prémonition

et qu’il devait partir.

Bien décidé mais ne sachant pas trop comment il

s’y prendrait, il fit ses bagages, prépara son cheval

et dit au revoir à ses amis. A la sortie du village,

un vieillard étrange mendiait de la nourriture.

Louis fouilla dans son sac, il lui restait un pain

et une pomme qu’il donna au vieillard. Celui-ci le

remercia et disparut.

Louis continua son chemin. Il décida de prendre

un raccourci par la forêt pour arriver avant la nuit

au château du roi. A l’entrée de celle-ci se trouvait

le vieillard qu’il avait rencontré auparavant.

Le vieil homme tenait dans sa main une épée en

or. Il l’offrit à Louis en lui recommandant d’en

prendre soin car il en aurait besoin pour plus tard.

Louis saisit l’épée et, au moment où il allait le

questionner, le vieillard disparut aussi mystérieusement

que la première fois.

Louis pénétra dans la forêt qui était assez profonde.

Il mit trois jours à la traverser. Quand il fut

arrivé au château gigantesque, il resta époustouflé

par une telle grandeur.

Louis demanda aux gardes la permission de rentrer

et l’un d’eux lui répondit : «Que viens-tu faire

là, est-ce toi qui prétends être le nouveau roi ?»

«Je ne te laisserai passer qu’à une seule condition,

que tu réussisses à élucider l’énigme que

voici : Tous sont au roi fidèlement attachés,

pourtant ses racines ne poussent pas ici bas.

Alors quelle est ta réponse ?»

Louis dut réfléchir longtemps et il dit enfin :

«Tous désignent le PEUPLE, et s’ils sont attachés,

c’est qu’ils sont LIES, mais l’arbre qui ne

pousse pas ici, c’est le PEUPLIER»

«Tu es vraiment un adversaire de taille. Comme

promis je te laisse passer. Au revoir et bonne

chance !»

Louis arriva dans une grande salle où le roi

l’attendait. Celui-ci lui dit : «Je savais que tu

viendrais, mais vois-tu, pour être roi, il faut me

combattre. Alors viens te mesurer à moi». Sans

réfléchir Louis avança et brandit son épée. A ce

moment-là le roi activa une trappe qui fit emprisonner

Louis dans un cachot.

C’est alors qu’il retrouva son ami le vieillard.

Louis lui dit :

- «Que faites-vous ici ? Comment êtes-vous venu ?»

- «Je suis venu avec une potion d’invisibilité car

je savais que tu aurais besoin de moi. Bois cette

potion et sors du cachot».

11

Louis fit tout ce que son ami

avait dit et il retourna dans la

salle du trône. Il dit au roi :

Anaïs VALANTIN

- «Maintenant, plus de tricherie,

prépare-toi car la fin de ton règne est arrivée»

Louis sortit son épée et le combat commença.

Pendant un moment, le bruit des épées qui

s’entrechoquaient résonnait dans la salle, mais

Louis, qui était très futé, planta son épée dans la

cape du roi qui resta coincé et il l’acheva. A ce

moment-là, le vieillard réapparut et lui dit :

- «Je te félicite, mais peut-être veux-tu savoir qui

je suis ? J’étais le roi avant qu’on me mette au

cachot, mais je suis trop vieux maintenant et

c’est à toi de diriger ce royaume car tu en es

digne».

- «Merci beaucoup, mais j’aimerais aller voir

mes amis avant».

- «Bien sûr».

Sur le chemin du retour, Louis rencontra une

meute de loups qui lui barrait le chemin. Il brandit

son épée et c’est alors que les loups disparurent

mystérieusement.

Louis rentra au village annoncer la nouvelle à ses

amis. En traversant la place du marché, il fut

envoûté par une voix douce et enchanteresse. Il

s’approcha de la jolie marchande et discuta longuement.

Après quelques semaines et plusieurs

rencontres, ils décidèrent de se marier.

Tous les deux, ils dirigèrent le royaume dans la

paix et le bonheur.

FIN

Récit d’Anaïs VALANTIN - 6 ème E.


Collège

En ce temps-là, la Suisse était

gouvernée par le roi Louis de

Monfort, un homme sage qui

Céline KAMAND aimait beaucoup son pays. Il

avait la plus belle des filles du royaume. Elle

s’appelait Angélique de Montfort et était âgée de 17

ans. Elle avait de longs cheveux blonds, un teint

rosé, de grands yeux bleus. Elle ressemblait fort à

sa mère qui était morte à sa naissance. Le plus

grand des défauts d’Angélique était la curiosité.

Comme son père, elle était très attachée à son pays.

Ils étaient tous les deux très tristes de voir que la

peste avait fait son apparition dans leur royaume.

Angélique savait que seul un médicament précieux

pouvait soigner cette terrible maladie.

Le roi chargea sa fille d’une mission très importante :

- «Traverse la forêt des ténèbres qui conduit au château

des maléfices. Là tu rencontreras la sorcière

Nérissa qui seule possède ce médicament unique :

le Roulab !»

- «Comment ferai-je, père, pour obtenir ce remède ?»

- «Il faut d’abord que tu tues cette femme cruelle.

Le voyage sera long puisque cette forêt se situe à

une semaine de cheval».

Deux jours plus tard, les préparatifs pour le voyage

étaient terminés. Angélique prit son cheval Neige et

partit en direction du terrible château. En entrant

dans la forêt, elle fut prise d’une grande frayeur, son

cœur battait très fort. Il y avait beaucoup de végétation.

Les jours passèrent. Un matin elle entendit des

cris. Elle dirigea son cheval dans cette direction.

C’était un jeune homme aventurier, qui était allongé

sur le sol. Il avait été attaqué par un dragon qui

lui avait brûlé sa longue chevelure rousse et griffé

tout le corps. Angélique vint à son secours et le soigna :

ANGÉLIQUE ET LA TRAVERSÉE DE LA FORÊT

12

- «Merci de m’avoir aidé. Je m’appelle Daniel. Je

suis courageux, mais pas contre les dragons.»

- «Mon nom est Angélique. Je suis venue tuer la

méchante sorcière Nérissa afin de prendre son

médicament. Peux-tu venir m’aider ?»

- «Bien sûr, répliqua aussitôt Daniel. Je t’offre mon

épée magique, elle t’aidera à vaincre la sorcière.»

Daniel était toujours méfiant. Il était âgé de 18 ans.

Angélique lui raconta son histoire. Ils repartirent

donc ensemble et devinrent de très bons amis.

Finalement, ils tombèrent amoureux l’un de l’autre,

sans se l’avouer.

Ils rencontrèrent en chemin une licorne qui leur

barra la route. Pour continuer leur chemin,

Angélique et Daniel devaient passer une épreuve

qui consistait à répondre à une devinette. Après

avoir bien répondu, la licorne s’en alla.

Le jour suivant, ils trouvèrent un loup blessé couché

sur le sol. Daniel fit part de sa méfiance envers cet

animal, mais Angélique s’en approcha quand

même. Le loup sauta sur son bras et le mordit. Son

compagnon vint à son secours et lui reprocha sa

désobéissance. Daniel soigna sa jeune amie puis ils

arrivèrent tous les deux devant les portes d’un

grand château.

Les poignées de la porte avaient des formes de

monstres. Il n’y avait aucune fleur mais que des

ronces à perte de vue. Le ciel s’était tout à coup

obscurci et l’orage menaçait. Ils toquèrent à la porte

qui s’ouvrit comme par magie ; le hall d’entrée était

sombre. Pendant que Daniel cherchait le Roulab,

Nérissa se jeta sur Angélique qui cria aussitôt.

Daniel vint à son secours. Nérissa réussit à

s’échapper. Le bel aventurier soigna les nombreuses

blessures de sa belle compagne.

Angélique regrettait de ne pas avoir eu le temps de

se servir de son épée magique. Elle partit à la

recherche de la sorcière qu’elle trouva cachée dans

la pièce voisine. En effet Nérissa avait peur de

l’épée magique. Angélique cria à son adversaire :

- «Donne-moi les Roulabs sinon tu le paieras de ta

vie».

- «Jamais, rétorqua l’affreuse sorcière».

Angélique ne laissa pas le temps à son adversaire de

réagir et, d’un coup d’épée, lui transperça le cœur.

Daniel accourut tout joyeux avec deux sacs de

Roulabs.

Tous deux prirent aussitôt le chemin du retour. Ils

rencontrèrent un troupeau de loups, alliés de

Nérissa, qu’ils tuèrent grâce à l’épée magique.

En revenant ils trouvèrent le royaume de Suisse en

piteux état à cause de la terrible maladie que tous

les habitants avaient attrapée.

Daniel et Angélique étudièrent l’alchimie pour préparer

le Roulab et soigner la population malade.

Peu à peu, les gens finirent tous par guérir.

Angélique et Daniel prirent goût à l’alchimie et

devinrent les plus grands alchimistes du monde. Ils

s’avouèrent aussi leur amour et se marièrent.

FIN

Céline KAMAND - 6 ème E


Collège

LE VOYAGE À BAYEUX DES 5 ÈMES B

Nos réveils ont sonné tôt pour nous, les vingt

élèves de 5 ème B, le mardi 28 janvier

2003. Après deux heures de T.G.V,

nous voilà parisiens. Madame Guérin

commente notre voyage éclair dans la capitale

: l’emplacement de la Bastille, la

Chambre des députés, la place de la Concorde et le

Palais Garnier. Gare St Lazare, nous partons avec un

train corail à la conquête de la Normandie avec

Guillaume le Conquérant pour guide. A Bayeux, sans

perdre une minute, nous déposons nos bagages dans une

auberge de jeunesse et partons visiter le musée de la

tapisserie de Bayeux : the Bayeux tapestry in English.

Guillaume de Normandie à été désigné

par le roi d’Angleterre pour être son successeur. Et

pourtant, c’est Harold, le beau-frère du roi, qui monte

sur le trône. On note, après le couronnement, une comète

désignant un mauvais présage. Guillaume réunit un

Conseil, ordonne de construire une flotte qui sera bénie

par le Pape pour débarquer en Angleterre et reprendre la

Couronne.

Les cavaliers normands, après être descendus des

navires, se dirigent vers Hastings. Avant le combat, un

dernier festin est donné en l’honneur de Guillaume (on

remarque que c’est un vendredi, car sur la table, il y a

du poisson).

Enfin nous allons pouvoir observer ce que nous avons

étudié en Français et en Anglais avec Mesdames Cote et

Guérin, pendant trois mois. Munis d’un appareil individuel

qui commente les 58 scènes de la tapisserie du nom

de la Reine Mathilde, nous entrons enfin dans la salle

d’exposition .

70 mètres sur 50 centimètres de toile de lin brodée au

11 ème siècle nous racontent en couleur, l’histoire de la

conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant.

La Comète de Halley

The story begins in 1064.

De nombreux détails de la bataille nous sont racontés :

la mort des frères de Harold, la mort du cheval de

Guillaume, Guillaume que l’on croit mort mais qui soulève

son casque du sommet d’une colline, Harold qui

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J10

08


Collège

reçoit une flèche mortelle dans

l’œil, la défaite de l’armée

d’Harold.

Le 14 octobre 1066,

Guillaume de Normandie,

dit le Conquérant remporte la bataille d’Hasting

contre les Anglo-Saxons et devient roi d’Angleterre

le 25 décembre 1066.

Le poisson le vendredi

avant la bataille

puissent se marier, le Pape les obligea à construire deux

abbayes : l’abbaye aux Hommes et l’abbaye aux

Dames, ils y sont aussi enterrés, quels beaux vitraux !

elles servent aujourd’hui à la ville et au département.

Nous partons à l’assaut de la colline où se situe le château

de Caen, c’est la plus grande forteresse médiévale

d'Europe. Près des vestiges du donjon et du palais de

Guillaume le Conquérant, la Salle de l'Echiquier est un

exemple de l'architecture du XII ème siècle. Les bombardements

de la libération de Caen, en 1944, provoquèrent

d'importantes destructions sur ce site.

Notre périple normand s’achève avec cette nouvelle

façon d’apprendre l’histoire et de nous la faire aimer.

Evan GOUY

L’après-midi n’était pas terminée, nous faisons un bond

de neuf siècles pour voir les canons et le char d’assaut

sur les plages du débarquement et prendre un grand bol

d’air marin.

De bon matin, nous avons rencontré le train de 20

élèves et de deux professeurs; bref, après une bonne

nuit de sommeil, pas de répit, nous partons pour Caen.

Au revoir les bajocasses (habitants de Bayeux) !

Guillaume et Mathilde étaient parents, et pour qu’ils

La clé de la tapisserie de

Bayeux est la cause de la

bataille d’Hastings : le

serment de Harold sur

les reliques les plus

importantes de

Normandie

Un élément peu visible de la tapisserie de Bayeux : la fable «Le Corbeau et le Renard»

15


Collège

LES PLAGES DU DÉBARQUEMENT

Quand nous sommes partis en voyage à BAYEUX

en Normandie, nous sommes allés voir les plages

du débarquement de la seconde Guerre Mondiale :

elles sont immenses. Nous avons vu des bunkers et

le port artificiel d’Arromanches fait avec des

bateaux que les Américains avaient installés pour

acheminer le matériel militaire.

J28

Quand nous y sommes allés, il faisait très mauvais,

c'était au mois de Janvier, il y avait de la pluie, du

vent, de la grêle. C’était très beau. Les plages

étaient désertes, nous pouvions difficilement les

imaginer grouillantes de soldats pour le débarquement

ou visitées par les touristes à la belle saison.

Heureusement, M me Guérin était présente pour

rendre les plages plus vivantes et plus animées

grâce à ses commentaires imagés et enthousiastes.

Corentin SOLERTI - 5 ème B

Maîtres

Sophie CHAINE

François BREMENS

Notaires

Yves TOUZET

Martine PREBOIS

sont heureux de contribuer

à la réalisation de la revue

05

02

16

Port artificiel d’Arromanches

Photo : Corentin SOLERTI


Lycée

DU NOUVEAU BAC AU NOUVEAU POST BAC

Mai et Juin 2003 ont mis au cœur de l’actualité

l’Education Nationale : le Baccalauréat, diplôme

à forte charge symbolique, a été menacé

dans son organisation par les professeurs grévistes.

La pression de la rue a entraîné le report

du projet d’autonomie des Universités à

l’automne.

Ces événements sociaux n’ont pas empêché la

réforme du Baccalauréat et la mise en œuvre

d’un nouvel espace universitaire européen.

Entreprise en 1999/2000, la réforme des Lycées

s’achève en cette année scolaire 2002/2003.

En Terminale, de nouveaux programmes ont été

mis en place (Physique-Chimie, SVT,

Mathématiques…). Par ailleurs, des modifications

ont été apportées à l’organisation du

Baccalauréat :

❖ Les Travaux Personnels Encadrés (T.P.E.)

et les options sont valorisés. Le candidat se

verra multiplier par deux les points qu’il a

obtenus au-dessus de la moyenne dans le

TPE et la première option. Cette nouveauté a

amené chez les élèves une inscription massive

aux épreuves TPE et aux options.

❖ En cours d’année nos élèves subissent une

partie des épreuves du Baccalauréat dans

notre Lycée et sont évalués par leurs professeurs.

Ainsi les professeurs des Minimes

notent leurs propres élèves en E.P.S. (coefficient

2 au Bac), en Capacités

Expérimentales (le 1/5 de la note de

Physique), en TPE et option EPS Volley-

Badminton. La note ainsi attribuée par le

professeur peut être modifiée par des commissions

d’harmonisation et est définitivement

arrêtée par le jury du Baccalauréat.

Le paysage Post-Baccalauréat a été marqué

par deux principales nouveautés :

1/ La nouvelle procédure de candidature en

Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles

(CPGE)

Afin d’augmenter le nombre de candidats en

CPGE, notamment scientifique, et assurer ainsi

la relève des cadres et ingénieurs français, une

procédure informatisée de candidature a été

mise en place.

Les élèves de terminale tirent leur dossier sur

un site Internet prévu à cet effet puis le transmettent

aux CPGE pour lesquelles ils sont candidats.

En avril, les candidats hiérarchisent leurs vœux

(classement par ordre de préférence des différentes

CPGE) pendant que les CPGE classent

les dossiers qu’elles ont reçus.

À partir de juin, le candidat reçoit une proposition

d’affectation qui tient compte de son dossier

et des vœux formulés.

Ainsi, ce nouveau système permet de faire se

rencontrer l’offre de formation (les différentes

CPGE) et la demande (les candidats).

D’ores et déjà, un premier bilan peut être tiré :

• Le nombre de candidatures en forte augmentation

et la transparence de la procédure

ont été appréciés par tous les protagonistes.

• Cependant, à terme, les responsables de

l’Enseignement Catholique considèrent ce

nouveau système comme le prélude à la carte

scolaire (in fine, la procédure affecte le candidat

dans une CPGE).

2/ La construction de l’Espace Européen de

l’Enseignement Supérieur (C3ES)

A la rentrée d’octobre 2003, l’Université française

intègre l’espace européen de formation

constitué de trois grades universitaires audelà

du Baccalauréat : La licence, le master et

le doctorat. Les paliers de formation intermédiaire

entre les grades, sont les titres (ex : entre

la licence et le master, le titre de maîtrise).

Le cursus est organisé en semestres qui, s’ils

sont validés, donnent des crédits (30 par

semestre) à l’étudiant.

L’avantage de ce système dit : «Crédit

Transfert Système» est quadruple :

❖ Une grande souplesse dans le cursus qui

évite le redoublement,

❖ La validation des acquis (stage, préparation

aux concours de recrutement) par des crédits

de formation,

❖ Les crédits deviennent une monnaie commune»

d’échanges entre Universités européennes,

❖ une lisibilité des grades et diplômes à

l’échelle internationale (la norme européenne

se rapprochant de la norme américaine).

La mise en place de ce système dit 3 - 5 - 8 ou

encore L M D a entraîné un réaménagement

pédagogique des Universités.

Gageons que nos futurs bacheliers, devenus

étudiants, évolueront sans difficulté dans ces

nouveaux systèmes.

R. MICHEL

Directeur des Études au Lycée

17


Lycée

Echange

«Les Minimes» / Platen-

Gymnasium (Allemagne)

Le 28 octobre 2002 à 7h, un petit groupe

de 13 élèves germanistes des Minimes

appartenant aux classes de 3 èmes , de CPL

et de 2 ndes ont quitté Lyon, direction

Ansbach, en Allemagne, pour un séjour

de deux semaines.

Il s’agit en fait d’un échange scolaire

visant tout d’abord à permettre aux

élèves de découvrir un pays qui leur est

inconnu, pour la plupart, de se perfectionner

dans la langue qu’ils étudient

mais aussi, avec un peu de chance, de

lier des amitiés.

Ansbach se situe en Bavière, non loin de

Nuremberg, et compte 45000 habitants.

Vers 17h, nous étions au Platen-

Gymnasium, ouvert pour la circonstance

car les Bavarois, comme nous, étaient en

vacances de Toussaint. Malgré le vent

glacial qui nous accueillit à la descente

du bus, l’accueil de nos «corres» fut chaleureux

et chacun partit vite se mettre au

chaud.

ECHANGE ALLEMAGNE

La première semaine, toute la petite troupe

profita des vacances et put donc

découvrir la vie de famille à l’allemande.

La deuxième semaine fut plus chargée

mais aussi très instructive.

En effet, les cours ont repris et nous

avons pu participer, après un accueil

solennel de M me la Directrice, à la vie

scolaire, tout en respectant leurs horaires.

Un programme de visites nous a aussi

permis de découvrir la région

(Würzburg, Bamberg) et le plus intéressant

fut sans conteste la découverte de

Nuremberg. Nous y avons visité entre

autres le musée du jouet (une merveille

où l’on retrouve tous son

âme de tout petit

enfant… si, si !!!), le

Musée National allemand

(humanisme et histoire

naturelle), sans oublier le

Centre de Documentation

(pour comprendre

l’histoire de la montée du

nazisme et ne pas oublier

le désastre qui en a résulté).

18

Certains d’entre nous ont pu assister à

des rencontres du championnat de football

d’Allemagne dans le stade de

Nuremberg... Génial !!!

Tous les élèves, aussi bien Allemands

que Français, ont su profiter de cet

échange de deux semaines.

C’est avec impatience que nous attendons

maintenant la venue de nos correspondants

allemands pour le 10 avril prochain.

Nous vous tiendrons au courant

dans le prochain Minimois.

Affaire à suivre…

Echange Allemagne 2002

Kevin Perry, 2 nde

Photo : Matthieu VERPILLAT


D.R.

FÊTE DE DON BOSCO 2002

Lycée

Notre traditionnelle fête de Don Bosco permet chaque année

aux élèves et aux professeurs de partager des instants de

convivialité autour des concours de déguisements, des différents

tournois sportifs, des moments de chant et de danse...

C'est l’occasion de partager avec les élèves quelque chose de

différent.

C’est à ce titre-là que je voulais simplement remercier les

élèves de TES1 de l'an dernier pour leur participation active

à notre «petit» spectacle. Leur implication fut aussi grande

ce jour-là que le jour du bac... puisque 100% des élèves que

vous voyez sur cette photo ont obtenu leur bac!!! (2002).

Encore merci à tous, et merci pour cette année scolaire...

Tout particulièrement Babiche, Fred et Greg... mais je n’ai

pas oublié tous les autres à qui je souhaite bonne chance pour

leur parcours dans l’enseignement supérieur.

Martine DENIZOU,

Professeur Principal, Classe de TES 1

TRIBUNAL

DE GRANDE INSTANCE

LES 1 ères ES1 ASSISTENT

A UNE AUDIENCE

Dans le cadre de notre cours de sociologie,

notre professeur, Madame DENIZOU, a commencé

par nous présenter le système judiciaire

français. Après de nombreuses discussions à

ce sujet, nous nous sommes rendus au Tribunal

de Grande Instance, dans le 6 ème arrondissement,

afin d’assister à quelques audiences.

Impressionnant ! Effectivement, pour la plupart

des élèves de la 1 ère ES1, cet endroit était

méconnu et impressionnant. Nous étions tous

très curieux de voir le fonctionnement du

«noyau judiciaire» français.

Après une rencontre avec un greffier, et quelques questions

timides, nous avons enfin pu entrer dans une salle

d’audience. Le président et ses deux assesseurs sont arrivés,

et les jugements ont pu commercer. Les affaires qui nous ont

été présentées, au cours de cet après-midi, étaient, pour deux

d’entre elles, des affaires d’escroquerie et d’abus de biens

sociaux, puis pour la dernière, une affaire de travail clandestin.

Nous avons pu apprécier, au cours de ces trois jugements, les

différences entre le travail et la façon de s’exprimer du procureur

et des avocats.

Toute la classe a été intéressée par ces audiences, et peutêtre,

cet après-midi a-t-il suscité, chez certains, une envie de

s’engager dans cette voie !

Axelle FAURE 1 ère ES1

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J06


Les premières L / ES à Izieu

lieu paraît ordinaire, on se demande pourquoi et comment

ils sont venus chercher ces enfants dans ce coin reculé».

(Adelin)

Photo : G. FISCHER

La maison d’Izieu qui devait être le refuge des enfants

«Le fait de voir réellement que tous ces enfants menaient

une vie comme la nôtre et heureuse, renforce l’horreur de

ce qu’ils ont subi. La prise de conscience est plus approfondie».

(Claire)

«On a pu voir un lieu dans lequel vivaient des enfants qui

allaient être déportés. Grâce aux photos, on se représentait

les enfants qui jouaient dans les différentes pièces de la

maison. Et les lettres et dessins étaient vraiment touchants».

(Emilie)

Dans le cadre des TPE (Travaux personnels encadrés), les

classes de Première L et ES se sont rendues au Mémorial

des Enfants d’Izieu où 43 enfants juifs ont été raflés puis

déportés par Klaus Barbie.

Il s’agissait, outre de faire mieux connaître aux élèves ce

tragique épisode du génocide juif, de les faire réfléchir sur

la manière dont on peut représenter un tel drame sur les

lieux mêmes où il s’est déroulé. Le thème des TPE était en

effet cette année : la représentation de la guerre.

Quelques réactions d’élèves à l’issue de cette visite montrent

comment ils ont réagi à la visite de la maison où vécurent

les enfants et du musée Mémorial où sont présentés la

solution finale et des extraits du procès Barbie.

«On a pu voir la maison où vivaient les enfants. Les pièces

étaient vides pour mieux s’imaginer les enfants vivant

dedans. Cette visite était intéressante car en arrivant, le

21

«Visite émouvante quand on sait que les enfants ont été à

notre place il y a soixante ans et qu’ils ont presque tous été

tués». (Xavier)

«Il n’y a pas véritablement d’images d’horreur en ce lieu,

mais l’imagination et les témoignages des gens ayant vécu

cette période

nous laissent

imaginer cette

souffrance et

cette horreur».

(Mathieu)

G. FISCHER

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J20

J19

Lycée

E.C.J.S. EN SECONDE

(Education Civique Juridique et Sociale)

Pour la 3 ème année consécutive, nous avons en charge

l’enseignement de l’E.C.J.S. en classe de seconde. Cette

nouvelle matière a été introduite par la réforme des programmes

du Lycée. En effet, concourir à la formation de

citoyens est une des missions fondamentales du système

éducatif, et cet enseignement se poursuit en classe de 1 ère

et de Terminale. La démarche consiste donc à choisir des

objets d’étude dans la vie sociale pour faire découvrir par

les élèves une ou plusieurs dimensions de la citoyenneté à

travers, notamment, la préparation et la tenue d’un

débat argumenté.

Après la phase du choix d’un thème avec les élèves,

chaque groupe construit un dossier documentaire à partir

de recherches personnelles, au CDI et en salle multimédia

sur Internet. Enfin chaque groupe choisit un rapporteur,

les professeurs nomment un président de séance et un

secrétaire de séance. Les argumentations étant fondées

sur des dossiers construits, les professeurs veillent au respect

des règles du débat. Par la reprise finale, ils clarifient

les positions en présence et les enjeux .

En 2001, nous avons vécu un temps fort avec un débat sur

le racisme avec deux intervenants extérieurs de LICRA.

En 2002, c’est le thème des droits de l’homme qui avait

retenu notre attention avec l’intervention d’Amnesty

International.

En 2003 et après une recherche sur les associations humanitaires,

les élèves se sont lancés dans des sujets d’étude

sur la peine de mort, la violence et les incivilités, les

17

22


Lycée

drogues… etc.

Globalement nous avons constaté une bonne implication

des élèves dans ce type de travaux qui restent très différents

des travaux scolaires qui leur sont habituellement

confiés. A titre d’exemple, nous joignons le compte rendu

d’un débat qui s’est déroulé en classe de 2 nde 1 et dont la

problématique était : «Faut-il dépénaliser l’usage des

drogues ?», chaque groupe ayant fait des recherches sur

les dangers de la drogue, de l’alcoolisme, du tabac, les

élèves ont pu échanger entre eux de manière positive.

Martine DENIZOU

Solange MAGRIN

Serge BLANCHON

Professeurs d’E.C.J.S. en 2 nde

«FAUT-IL DÉPÉNALISER

L’USAGE DES DROGUES ?»

Compte-rendu du débat

Au cours du débat, les avis étaient différents

mais tout le monde s’accordait à dire que

l’organisation de cures de désintoxication était nécessaire. En

effet le nombre de toxicomanes a augmenté de plus de 75 %

depuis 10 ans et la consommation régulière concerne de plus en

plus de monde.

Les points de vue divergeaient assez fortement par la suite : la

grande majorité soutenait qu’on devait «laisser tranquilles les

consommateurs de stupéfiants !» et qu’il fallait opter pour la

«dépénalisation», comme dans plusieurs pays de l’Union

Européenne, les saisies systématiques étant la clé de la solution.

Ainsi le premier groupe déclarait que les risques pour les consommateurs

ne regardaient qu’eux, et qu’il fallait les laisser en paix.

Le second groupe répliquait que malheureusement, les dangers

n’étaient pas encourus par les consommateurs uniquement, mais

également par le reste de la société. Ainsi, chaque année en

France, plus de 60 000 personnes meurent de la drogue - consommateurs

ou pas. C’est pourquoi il faut poursuivre dans le sens des

lois de 1970 en France : répression.

Le problème que ne manquèrent pas de signaler les partisans de la

dépénalisation, se situe dans le fait que, les prisons étant surchargées,

on ne saurait trouver de la place pour plus de détenus. Mais

le 2 ème groupe rétorqua qu’il s’agirait plutôt de centres de désintoxication

et d’aide au sevrage, qui seraient plus adaptés à

l’évolution de ce problème. De plus, la circulation de stupéfiants

n’est pas pour autant stoppée dans les centres de détention, et la

récidive après libération est fréquente…

Mais pour répondre au mieux à ce problème, il faut tout d’abord

intensifier la prévention, notamment dans les écoles, et peut-être

remettre en cause l’éducation et la société actuelle, qui est source

de dépressions nerveuses. Ces dernières entraînant un besoin,

auquel répondent de nombreuses drogues, celui de l’évasion.

Adrien BAIL

23


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J07

J24

J26


Classes Préparatoires

L’année 2002 a été ponctuée par les bons résultats aux concours d’entrée aux Ecoles Supérieures de

Commerce.

En effet, 80 % de nos étudiants ont au moins réussi les écrits de l’une des 10 premières ESC et 51 % ont été

admis à l’oral de l’une des 11 meilleures ESC (cf. tableau).

Ces résultats, en progrès remarquable, s’expliquent par un effort plus dense demandé aux étudiants, une

préparation spécifique aux oraux et enfin la qualité de nos enseignements qui s’est traduite par un 19 en

philosophie au concours d’ESCP (copie mise en annexe de cet article).

Ces progrès se sont traduits par un afflux de candidatures à l’entrée en 1 ère année (+ 80% en 2003, par rapport

à 2002).

De plus les résultats nous permettent d’intégrer ainsi le rang des «Classes Préparatoires émergentes et de proximité»

(article de «Challenges» de février 2003), éloignées dans leur esprit et leur fonctionnement des Classes

Préparatoires aux résultats parfois très flatteurs.

Tout d’abord, l’organisation des études part d’un

principe simple :

- la répétition des exercices permet à l’étudiant

d’acquérir méthode, réflexe et endurance. Ainsi,

aux quatre interrogations orales de quinzaine

(Maths, Economie, Langues, Culture générale)

s’ajoute, en 2 ème année, une «colle» supplémentaire

d’Anglais par mois.

- A la rentrée 2003, les 1 ères et 2 èmes années auront

six devoirs surveillés par mois et trois concours

blancs dans l’année.

- Enfin, en maths et en Economie, afin de

prendre en compte les différences de préparation

au concours, nous mettons en place des

groupes de niveau, à raison de deux par

semaine.

- Si la préparation aux écrits permet de passer le

1 er obstacle des épreuves d’admissibilité, les

épreuves orales d’admission demandent un

entraînement spécifique et rigoureux : Une

heure hebdomadaire est consacrée à la prise de

parole, à la rédaction d’un C.V. et à la mise en

forme d’un projet personnel. Des «matinées

des entrepreneurs» permettent de découvrir les

différents métiers qu’un cadre peut connaître

dans l’entreprise.

Ensuite, l’état d’esprit de nos Classes Préparatoires

est caractérisé par deux traits essentiels :

• responsabilisation de l’étudiant dans la prise

en charge de son travail,

• émulation entre étudiants.

Ainsi aux Minimes, point de discours «humiliant» mais

un discours cherchant à provoquer un réflexe de suivi

chez l’étudiant, car un discours «humiliant» serait en

25


1, allée Gay-Lussac

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Tél. 04 72 39 90 33

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Tél. 04 78 48 14 37 • Fax 04 78 48 15 97

J01

J04

J03

26

Classes Préparatoires

contradiction avec un principe, le respect de la personne

et la double réalité suivante :

- l’étudiant pris sur dossier, sélectionné par nos

soins, a donc un niveau de compétence reconnu,

- l’étudiant a envie de réussir et est prêt à se hisser

aux exigences de la Classe Préparatoire,

encore faut-il lui montrer la voie.

Notre pédagogie basée sur un optimisme foncier, amène

nos professeurs à accueillir les élèves tels qu’ils sont

pour amener chacun d’entre eux à leur niveau

d’excellence. Les rencontres entre étudiants et professeurs,

marquées par leur fréquence et leur simplicité permettent

de fixer les objectifs à atteindre, les méthodes à

utiliser.

Dans ce climat de travail, nous avons voulu développer

un esprit d’émulation, plutôt que de compétition entre

étudiants :

- affichage toutes les quinzaines du classement

des colles,

- publication du classement des concours blancs.

Ces classements seront utilisés pour constituer les trinômes

(groupes de travail) et les groupes de besoin en

Mathématiques et en Economie.

Si la réussite aux concours est notre préoccupation

majeure, la formation de la personne est essentielle.

Une heure de Culture Religieuse est inscrite dans

l’emploi du temps, des demi-journées de réflexion sur

«Entreprise et Ethique» sont en cours d’élaboration.

Il paraît de plus en plus d’actualité qu’un futur dirigeant

s’interroge en profondeur sur le sens de ses engagements

professionnels.


Intégration des élèves HEC4

ANNEE SCOLAIRE 2001-2002

Clément BIASS : ICN NANCY

Nicolas BREHIN : ESC PAU

Nathalie BROSSARD : CERAM NICE

Xavier BRUN : IECS STRASBOURG

Stéphanie CHARVET : EDHEC NICE

Jérôme COUDREUSE : ESC LILLE

Virginie COURANT : ESC MONTPELLIER

Maxime DELOBEL : ICN NANCY

Anne-Sophie FIALIP : ESC GRENOBLE

Clotilde FRANC : ESC TOULOUSE

Bernard FRICAUD : ESC CLERIMONT

Louis-Valéry GAILLARD : ESC MONTPELLIER

Jérémy GRENIER : ESC BORDEAUX

Anne GUILLEMINOT : ESC TOULOUSE

Valérie GUILLOBEZ : ESC RENNES

Anne-Sophie GUILLOT : ESC CLERMONT

Cédric HELY-JOLY : ESC LILLE

Philippe JEVDJENIJEVIC : ICN NANCY

Marion JOSSET-LAMAUGARNY : CERAM NICE

Luse Sandrine KADIMA : ESC MONTPELLIER

Tarik LAHLOU : EDHEC NICE

Mélanie LARDON : ICN NANCY

Fabrice LAVAL : ESC MARSEILLE

Raphaël PANGAUD : AUDENCIA

Franck PERRIN : ISC

Jean-Brice PIQUET-GAUTHIER : ESC TOULOUSE

Pauline PREBOIS : ESC MARSEILLE

Alexandre RIVOIRE : ESC MONTPELLIER

Mathilde SABATERIE : ESC MONTPELLIER

Frédéric SERVOZ : ESC CLERMONT

Vincent TRICHARD : AUDENCIA

Vincent VIAL : ESC MARSEILLE

ÉCOLES

INTÉGRÉES

ECRICOME

NANTES

GRENOBLE

EDHEC

LYON ST CYR

NICE LILLE

MONTPELLIER

CLERMONT

DIJON

STRASBOURG

RENNES ESCEM

TROYES

ISC CHAMBERY

TOTAL

des étudiants

RÉSULTATS

INSTITUTION NOTRE-DAME

DES MINIMES

2000 2001 2002

9

31%

17

56%

4

13%

11

41%

9

33%

7

26%

16

51,5%

12

38,5%

30 27 31

3

10%

27


Devoir de Philo…

Sujet : UNE REPRÉSENTATION PEUT-ELLE ÊTRE FAUSSE ?

• Ecole Supérieure de Commerce de Paris - Mai 2002.

• Candidate : Sandrine Mounier classe préparatoire HEC 2. Lycée Notre Dame des Minimes.

• OBSERVATIONS DU CORRECTEUR : «Le propos est excellent. Le Candidat intègre très

bien les références culturelles à sa personnalité». - Note. 19/20.

Introduction :

La représentation, sous sa forme la plus simple qu’est l’image s’enracine

probablement - comme le souligne le philosophe Régis Debray - dans la

volonté de s’arracher à la précarité et à l’évanescence. Dès lors nous

pouvons nous demander quel lien entretient la représentation sous ses

différents aspects avec la réalité. Autrement dit : la représentation peutelle

être vraie ou fausse ? Cette représentation est-elle toujours en adéquation

parfaite avec le réel ou au contraire, peut-elle être fausse et alors

nous tromper ?

Nous allons donc nous interroger pour savoir tout d’abord en quoi la

représentation conceptuelle peut-elle être fiable quant au rapport de

vérité qu’elle instaure entre ce que nous «intuitionnons» du monde et ce

que nous pensons par les concepts ? Nous analyserons pour ce faire les

réussites de la représentation conceptuelle pour cerner éventuellement

ses limites, et ce qui lui échappe. C’est ce qui nous amènera à prendre en

considération dans quels cas la représentation peut-être fausse et pour

quelles raisons nous trompe t-elle alors ?

Nous pourrons peut-être envisager alors en quoi la représentation symbolique,

et plus généralement les œuvres d’art, constituent un moyen de

témoigner de ce qui échappe aux limites du concept et de ce qui est faussé,

biaisé, ou caricaturé par la représentation conceptuelle.

C’est l’examen de ces différentes questions qui nous permettra de dire en

dernière analyse si la représentation en général peut ou non s’avérer être

fausse.


Analysons tout d’abord ce qu’est la fonction de représentation conceptuelle.

Notre objectif est, à partir des formes universelles de la culture,

de progresser depuis cette forme primaire de la conscience du réel que

sont les «vécus d’expression» jusqu’à des visions,

des conceptions supérieures du monde lesquelles

pourront, par exemple, être scientifiques. Mais comment arracher

le perçu à sa fluidité, à son évanescence ? Ce sera l’œuvre du langage.

En effet, le perçu s’arrache à cette intuition momentanée lorsqu’il se lie

à l’énergie du langage qui confère consistance et durée à ces figures

évanescentes du réel. Le langage permet de retrouver, de comprendre, de

reconnaître des phénomènes entièrement différents, séparés dans

l’espace et le temps, comme des «extériorisations» d’un seul et même

objet ou sujet. Nous dirons de la langue qu’elle est le véhicule de la recognition

dans le concept. Ce dernier pouvant être cerné comme la définition

de l’ensemble des propriétés que doit revêtir un objet pour être ce

qu’il est Ainsi en est-il de l’eau : qu’elle soit sous forme de buée sur une

vitre, de rosée sur les fleurs, ou encore de la flaque sur le sol, qu’elle soit

trouble ou claire, elle sera toujours cette chose que nous reconnaissons

grâce au concept «d’eau». Cette opération de la langue nous place au

seuil d’un monde nouveau de l’esprit où l’image d’une réalité quelconque,

à un instant donné, devient une «représentation», grâce au

concept et à son schème que constitue le mot. Cette opération contient

et mêle deux aspects spirituels distincts : elle est d’abord la saisie d’une

«présence» vivante, immédiate. Ainsi je ne perçois au maximum que

trois faces sur les six que possède le cube. Mais cette action momentanée,

cette forme de «présence» du cube, n’épuise en rien l’être présent

devant moi, puisque la «présentation» que nous nous offre le cube en

tant qu’objet présent, est aussi «représentation» des six faces du cube.

Ainsi le cube ne se réduit pas aux deux ou trois faces que nous saisissons

dans notre perception. En effet, ce qui est «présent» devant nous à un

instant donné, est aussi l’émanation, l’extériorisation d’une force, de

l’essence de l’objet qui ne se réduit pas à telle ou telle particularisation

Photo : Maës

Sandrine MOUNIER

28


Devoir de Philo…

de notre perception.

Ainsi nous pouvons dire que l’être

humain s’enveloppe d’images qui ont la

puissance et la vertu de devenir «représentations».

La fonction de représentation

réside en ceci : dans le fait

que le contenu d’une intuition sensible,

- lequel pourra, par exemple,

être un son ou une forme, le trait d’un

graphisme ou une couleur - lequel

contenu devient le «représentant» d’un

concept, ou d'une catégorie. La fonction

de représentation conceptuelle réside dans cette capacité d’élever un élément

sensible, à la dignité de représentant d’un contenu intelligible ou

spirituel.

Pour mieux nous rendre compte du pouvoir de la représentation conceptuelle,

prenons l’exemple d’Helen Keller. Cette jeune femme est

aveugle, sourde et muette. Au cours d’une promenade, sa gouvernante va

lui faire toucher, d’une main, l'eau qui coule à la fontaine, tandis que sur

l’autre main, elle lui trace, en braille, les signes qui représentent le mot

«eau». A cet instant s’opère chez la jeune fille, la percée de l’intelligence

de la fonction de représentation langagière. Les objets qu’elle touchait

auparavant, directement, vont alors pouvoir être appréhendés par

les concepts correspondants. La représentation conceptuelle se révèle

constituer une extraordinaire libération pour Helen. La jeune fille va

pouvoir se désengluer du réel sensible qu’elle portait jusque-là, le plus

souvent à la bouche pour l’appréhender de meilleure manière que par le

toucher. «Représenter» le monde dans la parole consiste donc bien à

faire reculer ce dernier à distance. De la sorte, l’être humain, à la fin

de son développement linguistique permettant l’acquisition du langage,

va entrer dans un rapport totalement nouveau du sujet à l’objet : les

objets qui jusque-là touchaient en quelque sorte directement son affectivité,

sa sensibilité, vont désormais pouvoir être «intuitionnés», et «intuitionner»

le monde c’est le cerner dans ses son contenu spatio-temporel

et ses déterminations qualitatives.

En ce sens la représentation conceptuelle dirait bien la vérité du

monde au sens où elle serait «adéquation» avec la réalité. Grâce aux

concepts, elle nous permet de cerner le réel, de nous arracher à son illusoire

évanescence, pour le constituer en objets et déterminations objectives

ou qualitatives. Si nous nous penchons maintenant sur le domaine

épistémologique, nous ne pouvons que constater jusqu’à quel point

s’étend ce lien de vérité, d’adéquation, entre le «représentant» et le

«représenté». Ainsi Galilée a t-il pu s’écrier avec pertinence : «le grand

livre de la nature est écrit en langage mathématique», alors qu’il venait

de découvrir, grâce aux lois de Képler notamment, que l’orbite des planètes

pouvait faire l’objet d’un calcul mathématique. C’est bien dans le

domaine scientifique que la représentation conceptuelle saisit au mieux

le cœur du réel. Prenons l’exemple encore de l’astronome français Le

Verrier : sur la demande du savant Arago, il va montrer uniquement à

partir de ses calculs mathématiques, à partir de sa représentation quantitative

du réel, qu’il existe une planète qui dévie la trajectoire d’Uranus.

Un an plus tard, soit en 1846, Galle découvrit, au moyen d’une puissante

lunette astronomique, l’emplacement de la planète Saturne (…) ceci

nous montre bien à quel point cette représentation conceptuelle se trouve

en adéquation avec le réel, adéquation qui manifeste la vérité de ce

réel objectif.

Cependant, aussi «vraie» que puisse être cette emprise que la représentation

peut exercer sur la réalité, sur le monde, force nous est de constater

que cette représentation conceptuelle présente aussi certaines

limites (…).

Dès lors, nous pourrions maintenant nous demander dans quel cas la

représentation peut-elle être dite «fausse», nous tromper en ne traduisant

pas la réalité qu’elle représente.

Nous avons vu que le concept nous permet d’organiser notre perception

en objets distincts, délimités par leurs contours spatiaux et leurs déterminations

qualitatives. Ainsi les habitants des Philippines voient-ils

deux couleurs de plus que nous dans l’arc-en-ciel, parce que les

Philippins disposent de deux mots, et par conséquent de deux concepts

de couleurs de plus que nous pour désigner les variations chromatiques.

C’est en ce sens que le processus à partir desquels nous «intuitionnons»,

nous nous représentons l’apparaître, dépend du concept, il est très relatif

à lui. Mais il serait faux de croire que la totalité du réel peut

s’enclore dans les limites d’un concept et de sa représentation.

Considérons par exemple la grille de lecture que nous offre la caractérologie

de Gaston Berger: elle prétend, en tant que science psychologique,

cerner les différents êtres humains en catégories : «émotif-actifprimaire»

ou secondaire ou encore «non émotif-actif secondaire» etc…

avec toutes les combinaisons possibles qu’offre une telle grille gnosolo-

29


Devoir de Philo…

gique. Mais il se trouve que chaque individu peut réagir différemment en

fonction de la situation dans laquelle il se trouve confronté à l’instant «t»

ou à différents moments de son histoire personnelle. Cette grille conceptuelle

de la caractérologie qui prétend cerner l’individu est donc fausse,

ou très approximative : on ne peut accréditer sa prétention à cerner la

vérité psychologique de l’être humain. Ce qui n’est qu’une autre manière

de reconnaître qu’on ne peut objectiver l’être humain, l’enfermer dans

une définition conceptuelle.

C’est ce constat qui nous conduit à nous interroger sur ce que l’on pourrait

appeler «l’irreprésentable». En effet, si quelque chose ne peut pas

être représenté, alors toute tentative de représentation de cette réalité est

fausse, inadéquate. Prenons l’exemple du visage (…). Le visage, en tant

qu’il est la plus fine fleur de chair, ne fait que confirmer son caractère

irreprésentable au cœur même de toutes les tentatives de sa représentation.

En effet, le regard qu’autrui pose sur moi ne se donne pas à voir,

mais à endurer. Le visage, aussi usé par les outrages des ans soit-il, est

le témoin du caractère spirituel de l’être humain, il est à la fois le mystère

et l’épiphanie d’une liberté. Aussi dirons-nous que toute prétendue

représentation de la chair d’autrui ou de son visage est fausse au sens

de : incapable de représenter sa profondeur de sensibilité ou de mystère.

Nous pourrions dire la même chose de l’événement historique qui se

confirme dans son caractère irreprésentable : il est impossible de cumuler

la totalité des points de vue de ceux qui ont vécu cet événement. Ainsi

les représentations que constituent les tableaux du «2 mai» ou du «3

mai» de Goya retraçant la révolte du peuple madrilène contre

l’envahisseur napoléonien, et l’impitoyable répression qu’inflige, le lendemain,

ces mêmes troupes aux insurgés, ces tableaux ne nous donnent

jamais la vraie représentation de cet instant. Personne ne peut prétendre

pouvoir donner une représentation synoptique d’un événement, représentation

qui serait alors capable de combiner la totalité des points de

vue sur cet événement et d’en dire la vérité.

Au même titre que le visage et l’événement historique nous apparaissent

comme des «irreprésentables» il nous faut envisager, dans la même catégorie

de l’irreprésentable, ce que certains philosophes, tels Jean-Luc

Marion, ont appelé «phénomènes saturés d'intuition». Expliquonsnous.

En effet, un «phénomène saturé» peut être défini comme un phénomène

dont il est impossible de recenser la totalité des parties, du fait

d’un trop plein intuitif. En ce sens le phénomène dit «saturé» échappe

à la représentation objective et donc à la connaissance intelligible,

car il déborde de toutes parts les limites du concept. Ce phénomène

nous aveugle et nous éblouit littéralement dans son déluge intuitif (…).

Mais alors que faire pour cerner la vérité, si nous sommes en face d’un

élément qui échappe catégoriquement à la représentation, comme la

chair ou le visage, ou plus généralement si nous sommes face à un phénomène

saturé d’un trop plein intuitif, lequel déborde de toute part, les

limites d’une définition intelligible et fausse de ce fait toute tentative de

représentation par les concepts ?


Nous allons à présent considérer que ce qui échappe à la représentation

conceptuelle n’est pas pour autant disqualifié : ce que les concepts intelligibles

représentent faussement, parce que trop incomplètement, peut en

effet être suggéré par la représentation symbolique, au travers de la poésie

et des œuvres d’art en général.

Pour commencer, constatons que les langages esthétiques et la poésie en

particulier, semblent mieux placés pour parler de ce qui échappe à la

représentation conceptuelle. En ce sens, pour Hegel, «l’expression»

d’un sens à partir d’une image ou d’un signe sensible, constitue une

manifestation sensible où l’objectivité devient le chiffre, la traduction

de l’intériorité. Selon Cassirer, l’expression vise une expérience antérieure

à l’acte de signification conceptuelle - envisagé dans la représentation

du même nom. D’où «la possibilité de bifurcation inscrite au

sein du langage courant», possibilité qui, comme le souligne Paul

Ricoeur, ouvre le champ des langages propres esthétiques ou symboliques.

C’est ce que Merleau-Ponty nommait «le langage opérant»,

lequel consiste à happer un sens qui fuse entre les mots, tout comme

on peut happer le sens d’une expression qui affleure sur la chair

d’un visage aimé ou hostile. Ainsi en jouant sur les rapports de contiguïté

ou de polysémie des mots, le poème devient selon l’expression de

Paul Ricoeur, «une hésitation prolongée entre le son et le sens». Le poète

creuse sous la source vive du langage en cette couche native à la saveur

du terroir et pleine de génies familiers. Le poète semble donc mieux

placé pour parler de ce qui ne peut se représenter adéquatement à travers

la représentation conceptuelle, pour dire quelque chose de la vérité du

monde, à travers un mode de représentation poétique, expressif.

Il en est de même pour la représentation symbolique. Le symbole permet,

en effet, de passer d’un sens premier, explicite, à un sens second

implicite parce indicible. Ainsi que nous l’explique Kant, le symbole

brise les limites du concept, et l’élargit à l’infini.

30


Devoir de Philo…

A ce stade de notre analyse, il convient de rappeler la différence entre le

pensable et le concevable. Le pensable se rapporte au domaine des

Idées, alors que le concevable concerne tout ce qui peut s’enclore dans

les limites d’un concept au sens kantien. Kant dira à ce propos : «Dieu

est pensable, mais il n’est pas concevable», manière de dire que le fait

d’envisager son existence ne comporte pas de contradiction.

Inconcevable, échappant radicalement à la représentation du concept,

mais peut-être pas à une représentation symbolique susceptible de suggérer

quelque sentiment du sublime, de cette beauté que ne peut enclore

aucune forme.

Dans cet ordre d'idée, prenons l'exemple de la statue de la Vénus de

Milo afin d'illustrer ce qu'est proprement la représentation symbolique.

Cette vénus est donc la statue d'une femme qui avant d'enlever son dernier

vêtement, jette un regard furtif aux alentours pour s'assurer qu'elle

n'est point épiée par un regard indiscret et voyeur. Cette statue devient la

représentation symbolique du sentiment de la pudeur. Sentiment

métaphysique qui ne trouve aucune explication dans les lois de la physique

ou de la physiologie, ni même dans celles de la sociologie ou de

l'ethnologie. En effet, un tel sentiment provient tout simplement du refus

d'être objectivé. Il est l’expression symbolique, ou représentation symbolique

de la volonté de préserver son intimité, c’est-à-dire son mystère

ou encore sa liberté irréductible. La représentation symbolique, ici, nous

dit, nous suggère, nous exprime, quelque chose de la vérité métaphysique

de l'être humain, nous ne saurions donc la considérer comme

fausse.

Mais toutes les formes esthétiques ne nous portent pas à cette dimension

métaphysique de la vérité, à cette «connaturalité vitale avec le monde,

connaturalité établie grâce au sentir» pour reprendre les termes de

Merleau-Ponty. Platon déjà, distinguait «l’art vrai» de «l’art faux». Il

soutenait contre les Sophistes, tels Protagoras, que l’homme n’est pas la

mesure de toute chose et que la représentation artistique, notamment par

l’image, ne vaut que comme propédeutique à l’intuition authentique de

la vérité de l’être. En d’autres termes, l’image est bonne, la représentation

est vraie, seulement si elle constitue une médiation vers un niveau

supérieur et transcendant : le monde des Idées et du Bien. «L'art faux»

selon Platon, est un art du simulacre qui cherche à multiplier les apparences

et à masquer son modèle, au lieu de l’indiquer. Ceci est le propre

de l’art sophistique. Mais face au fruit d’un tel art, c'est la performance

technique de l’artiste que l’on admire, et l’œuvre devient auto-référée à

elle-même au lieu de constituer une ouverture vers un au-delà. Ainsi, par

exemple la statue de Phidias qui représentait une déesse et qui était destinée

à être placée au sommet d’une colonne, dans un temple : sa tête

avait été intentionnellement grossie de manière à ce que, avec la perspective,

la dimension de cette dernière paraisse normale aux yeux du

spectateur qui regarde d'en bas. Une telle représentation est donc fausse

pour Platon puisqu’elle ne renvoie pas un monde des Idées et du Bien,

mais ne cherche qu’à charmer et à exalter les sens en les perdant dans le

monde de l’apparaître et du faux-semblant. On comprend alors que

Platon réaffirme sa préférence pour sa quête du Bien contre l’art grec de

son temps : c’est la raison pour laquelle notre philosophe affirme sa préférence

pour la statuaire égyptienne beaucoup plus hiératique, figée

selon des positions types, qui symbolisent l’Éternité, l’immuable. Au

contraire la statuaire grecque, parce qu’elle cherche à représenter le

mieux possible les drapés, est un art-simulacre qui est relatif à

l’éphémère, au précaire ou au purement évanescent.

Dans le même sens, Platon condamnera la représentation des idoles, lesquelles

prétendent à l’auto suffisance, refusant d’être référées à une réalité

ou vérité transcendante. Vérité à laquelle ces idoles renverraient. A

l’inverse, l’icône remplit bien cette fonction de médiation car elle est

construite suivant des règles bien précises qui l’élèvent au statut de

«représentation symbolique». Cette image sacrée possède toujours, par

exemple, une bouche fine pour symboliser le refus de la voracité universelle,

un nez long, parce qu’il est le lieu du souffle spirituel et non

plus seulement vital, et enfin de grands yeux pour contempler la profondeur

du divin ou le mystère de la liberté de l’autre.

Pour Platon l’image peut, aussi, remplir une fonction mythique, jouer

le rôle de ce discours sur un mode non rationnel qui dit la vérité de

l’homme, au sens de sa destination, de son ultime finalité. Les figures

du mythe, ses représentations tentent de dépasser les apories ou antinomies

insurmontables de la raison, face aux questions existentielles. En

somme, les représentations du mythe veulent dire quelque chose du rapport

existentiel entre l’être et le devenir, l’éternel et le temporel, le

monde sensible et celui des idées. Lorsque les ressources de la dialectique

sont épuisées, le mythe intervient donc pour répondre aux questions

existentielles. C’est en ce sens que Simone Weil a pu élaborer ce

lumineux commentaire du «mythe de la caverne» platonicienne. Les

hommes étant enchaînés au fond de la caverne, ils croient que les ombres

qui dansent sur les parois de cette caverne, sont les vraies réalités. Or,

l’un d’eux parvient à se détacher et après avoir traversé une première

31


Devoir de Philo…

«nuit des sens», puisqu’il marche à tâtons dans le noir, il arrive à la

lumière du jour qui produit chez lui, «une nuit de l’esprit». Il est ébloui

par une lumière sans commune mesure, la lumière des Idées, lesquelles

ne sont que le reflet du Bien, authentique soleil platonicien. Ce témoin

doit alors agir et annoncer à ceux qui sont restés dans la caverne, ce

qu'est la vraie réalité du monde.

Nous dirons alors que la représentation symbolique constitue un moyen

d’entrer authentiquement dans la présence et la profondeur de l’être :

ainsi nous le montre le tableau de «la paire de souliers» de Van Gogh.

On pourrait croire que ce tableau ne représente qu’une vieille paire de

souliers usés, et rien de plus. Mais, comme l’a très justement vu Martin

Heidegger, il transparaît bien plus que cela dans ce tableau : c’est en fait

la vérité de la condition humaine qui se révèle ici. Avec la dureté du

labeur, la dépendance à l’égard de la nature : «la lente et opiniâtre foulée

à travers les sillons des champs, la muette inquiétude pour subvenir

au besoin, l’angoisse de la naissance ou germination imminente». C’est

bien la vérité de la condition humaine que dévoile ce tableau : non plus

une vérité comme adéquation, mais une vérité comme authentique

dévoilement, et entrée dans la profondeur du mystère de l’être. Nous

pourrions tenir des propos semblables à propos du tableau «des mangeurs

de pommes de terre» du même Van Gogh. Ici est suggéré

l’admirable geste de cette femme qui tend à un homme attablé avec elle,

une pomme de terre chaude, qu’elle vient d’éplucher. Ici se révèle la

dimension éthique de l’homme, celle qui, selon les mots de Lévinas,

«brise le mur de l’impitoyable nécessité», celle de l’universel «moi

d’abord», pour y ouvrir la brèche où se fait jour le visage de l’autre

auréolé de la gratuité de la sollicitude qui nous arrache à la solitude. Ici

donc, la représentation symbolique, lorsqu’elle a échappé aux égarements

de l’auto-référence et du culte des apparences, égarements dénoncés

par Platon- cette représentation dévoile la vérité du monde, il ne saurait

donc être question de la tenir pour fausse.


Pour conclure : à la question «une représentation peut-elle être fausse»

nous avons considéré dans un premier temps dans quelle mesure la

représentation conceptuelle était en adéquation avec le réel, comment

elle parvenait, grâce au concept, à faire reculer le monde à distance, à

nous désengluer de la nécessité des perceptions directes, immédiates.

Mais, une telle représentation était dépendante du concept et de son

schème, - le mot - or, comme l’a dit

Emmanuel Mounier : «là où il y a

médiation l’aliénation guette»,

c’est dire que nous risquons, dans la

représentation conceptuelle, de

nous couper de tout lien avec la réalité,

et donc par conséquence de la vérité

comme, adéquation au réel. C’est

dans ce cas que la représentation peut

s’avérer fausse, puisqu’elle est incapable

de cerner la totalité du visible en

tenant compte du trop-plein, de la surabondance

intuitive que ce visible

peut nous donner. Car il s’agit

bien en l’espèce d’un don. Face

à ce déluge aveuglant, il

semble bien que la représentation

symbolique parvienne

à nous faire entrer de

plain-pied dans le

monde de la présence

et nous introduise

dans une authentique profondeur du réel une profondeur ontologique.

Dès lors la représentation, quand elle se hisse à la hauteur du symbole,

dévoile la vérité ontologique de l’être humain, non plus comme véritéadéquation

au réel, mais comme authentique accomplissement de ce réel :

ainsi en est-il du tableau «des mangeurs de pommes de terre».

Mais utiliser l’art comme une fin en soi en cherchant seulement à multiplier

les apparences, les représentations, comme dans le cas de «l’art

faux» de Platon ou du «mauvais infini» de Hegel, c’est là refuser cette

profondeur, cette hiérarchisation du réel, et donc ne pas voir la vérité

de l’être en son infinie transcendance, c’est s’en donner une image falsificatrice

et donc réductrice, dans une fausse représentation. Mais il

reste que la représentation, si elle accepte sa fonction de simple médiation,

ou simple propédeutique, peut remplir justement sa fonction de

dévoilement et de manifestation de l’accomplissement de la vérité de

l’être. En ce sens, l’art comme symbole mérite bien son nom, il est cette

représentation qui est proprement «porte d’entrée dans l’authentique

présence réelle». Et l’expérience de la présence est toujours une forme

de la vérité.

32


Pastorale

JACQUELINE BUISSE

Photo : Maës

Jacqueline BUISSE

Le 13 février 2003,

Madame Jacqueline BUISSE

quittait cette terre, après

une longue maladie

supportée avec courage,

pour rejoindre le Seigneur

qu’elle a si bien servi

comme épouse, mère de

famille, responsable scoute

et catéchiste, entre autres…

D’autres, notamment ses proches, ont pu dire combien

Jacqueline leur a apporté et combien ils ont

compté pour elle. Ici, je me bornerai à rappeler que

Jacqueline avait mis ses quatre enfants aux

Minimes et que, durant une quinzaine d’années,

elle y a annoncé la Bonne Nouvelle aux jeunes,

comme catéchiste bénévole et, par la suite, responsable

de la catéchèse en 6 ème . Jusqu’au bout, elle est

restée fidèle à sa tâche, sans jamais se mettre en

avant mais répondant généreusement à toutes les

sollicitations.

Quand elle m’a annoncé sa maladie, elle s’est

excusée, dans une émotion contenue, de devoir

nous quitter à cause des soins qu’elle devait entreprendre.

Et d’ajouter aussitôt : «Oh ! mais les

autres savent très bien faire… Je reviendrai dès

que je pourrai». Elle avait tant espéré revenir :

«On se sent tellement bien aux Minimes !»,

m’écrivait-elle. Et dès qu’elle pouvait, elle venait,

avec François, son époux, ses enfants aussi, participer

à la messe mensuelle de la Communauté

Éducative et Pastorale des Minimes. Elle était visiblement

heureuse de pouvoir le faire.

Et c’est à l’église Saint Joseph de Tassin archicomble

que, le 18 février suivant, une assemblée

émue et priante a accompagné Jacqueline, témoignant,

au-delà d’une peine qui se lisait sur tous les

visages, de l’immense espérance que le Christ

Sauveur suscite en ses disciples.

Je n’ai nullement été surpris par le contenu des

témoignages que j’ai entendus pendant la célébration

de l’eucharistie, au moment où nous avons

rendu grâce pour une vie si belle. On eût dit que les

uns et les autres s’étaient donné le mot tant les

témoignages concordaient. Aussi, je ne peux que

souscrire à mon tour : délicate, humble, généreuse,

disponible, optimiste, rarement une personne aura

fait autant l’unanimité que Jacqueline. Pourquoi ?

Quel était son secret ? C’est tout simple, semble-t-il :

Jacqueline se contentait d’être ce qu’elle devait

être, quand il fallait, comme il le fallait et où il le

fallait.

Mieux que moi, une des collègues catéchistes de

Jacqueline a rendu compte de sa personnalité, au

moment de l’A-Dieu :

«Au nom de tous ceux, adultes et jeunes, qui ont

connu Jacqueline à l’école des Minimes, je viens

vous faire part de ce que nous avons vécu

ensemble.

Pendant quinze ans, Jacqueline a annoncé

l’Évangile aux 6 ème et aux 5 ème dans l’esprit de saint

Jean Bosco, c’est-à-dire en les aimant. Elle était

attentive à chacun, notamment aux plus fragiles

d’entre eux, qu’ils soient timides ou turbulents. Il y

a quinze jours, elle me demandait encore des nouvelles

de l’un d’eux et elle s’est véritablement

réjouie de son évolution positive au sein de l’école.

Aujourd’hui les jeunes gardent le souvenir d’une

catéchiste souriante et patiente.

Durant ses dernières années passées aux Minimes,

Jacqueline avait accepté la responsabilité de la

catéchèse du niveau 6 ème . Dans ce rôle, elle était

vraiment un pasteur selon l’Évangile : toute au

service de l’équipe, elle nous conduisait avec

humilité et simplicité vers notre but commun.

Disponible, elle était à l’écoute de chacun, valorisant

nos qualités pour les mettre au service des

jeunes ; elle était patiente quant à nos travers, nos

découragements, nos étourderies, nous remettant

sur le droit chemin avec respect et délicatesse.

Sa parole était toujours positive, bienveillante :

s’il y a bien un mot que nous revoyons tous sur ses

lèvres, c’est son «oui» souriant. Nous nous

sommes souvenus d’un autre mot qu’elle affectionnait

: «allez !» ; en effet, Jacqueline allait toujours

de l’avant et elle nous entraînait en nous disant

encore : «allez, on y va !».

Depuis le début de sa maladie, Jacqueline nous

accompagnait fidèlement en pensée et en prière ;

elle prenait régulièrement des nouvelles des

jeunes, de la catéchèse, car elle pensait avant tout

aux autres sans s’attarder à parler d’elle-même ;

et, chaque fois qu’elle l’a pu, elle nous rejoignait

en famille à la célébration mensuelle des Minimes.

Puissions-nous garder précieusement le souvenir

de Jacqueline comme exemple d’humilité et de don

de soi et, dans la communion des saints, continuer

à cheminer avec elle au service de l’Évangile».

Oui, Jacqueline, nous savons dans la foi, que vous

continuez à vivre auprès du Dieu d’amour, dont

vous contemplez le visage après l’avoir annoncé

en paroles et en actes. Parlez-lui de vos êtres chers,

que vous aimez tant, et des Minimois, qui vous ont

tant manqué. Et si, par hasard, l’antichambre du

Seigneur est encombrée, faites donc passer vos

messages par Marie, en lui rappelant que notre

maison porte fièrement son nom et qu’elle a besoin

de son aide. Pour faire vite, selon votre habitude,

ne vous embarrassez pas de mots ; susurrez-lui

simplement à l’oreille : «Marie, notre Mère, toi qui

comprends tout, prie pour eux, prie pour nous !».

A-Dieu, Jacqueline !

P. CARAVA

33


Nous remercions

Madame et Monsieur DEMONT

pour leur contribution

à la réalisation de cette revue

Ingénierie - Économie de la Construction

CAVE DU MOULIN

16

Vins Fins

2, place des 3 Renards

69130 ECULLY

☎ 04 78 34 47 21

170, rue Cdt. Charcot

69005 LYON

☎ 04 78 59 74 45

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Tonneaux

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100, av. de la Libération

69110 Ste FOY LES LYON

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chantier en cours : Pôle Textile UNITEX à Lyon 9 ème

13 Quai du Commerce 69009 LYON Tél. 04 78 83 99 99 - Fax 04 78 83 48 02

11 rue Brison 42300 ROANNE - Tél. 04 77 67 83 09 - Fax 04 77 67 83 10

Le Village 04140 MONTCLAR - Tél. 04 92 35 31 10 - Fax 04 92 35 31 11

Route des Chavannes - 74260 LES GETS - Tél. 04 50 75 40 44 - Fax 04 78 64 69 37

e-mail : cubicsa@wanadoo.fr

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Electricité Générale

Christian PONT

Cet encart est réservé

par la société

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Editeur délégué services Audiotel

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• Exposition de matériels

• Vente accessoires

J25

J27


Retour sur un accompagnement

UN CHEMIN D’OUVERTURE

C. a été élève du Collège, la maladie lui permettant encore d’assister aux cours. Son état de santé s’étant aggravé, il a dû quitter

l’Etablissement. Sollicitée par ses parents, l’association «Albatros» délègue Madame Françoise BADINIER auprès de C.

Voici ce qu’elle nous relate :

Le 30 septembre 1999 je rencontrai C. pour la première

fois. La demande, faite en juin, venait de ses

parents pour remplacer de temps en temps la

maman au domicile. En septembre la demande

persiste mais a évolué. C. ayant passé 2 mois en

U.S.P., ne pouvant plus séjourner chez lui, se

retrouve dans un établissement de soins, choisi

pour la proximité de son domicile. Après une

encéphalite, il est paralysé du côté gauche, a perdu

l’usage de la parole et le diagnostic d’évolution

est réservé.

La première rencontre s'effectue avec une accompagnatrice

chevronnée alors que je suis novice et

me voici, malgré toutes les mises en garde de la

formation initiale, prise au piège du «bon modèle» !

Ce n’est qu’en décembre que je commence à

prendre conscience que le modèle n’est pas fait

pour moi. Je recherche alors des modes de communication

plus adaptés aux 16 ans de C., même

si ses réactions apparentes ne correspondent pas à

son âge réel. De janvier à mars 2000 je m’autorise

enfin à agir avec C. selon ce que je ressens.

Je m’interroge de plus en plus sur ce que peuvent

être les attentes d’un garçon de 16 ans, même et

surtout si son état contrarie ses désirs. Je perçois

des moments de tristesse sur lesquels je pose

diverses hypothèses, notamment celle d’une amélioration

qui peut le faire davantage souffrir de ses

limites. En avril je suis un peu désemparée, me

demandant si mes visites ont un quelconque intérêt

pour C. Il reste que les échanges téléphoniques

avec sa maman sont positifs et qu’elle souhaite

que je continue à le rencontrer.

Relisant les notes que je prends après chaque rencontre

je trouve, pour la première fois en septembre

2000, la raison qui m’a amenée à poursuivre

cette relation : «comment permettre à C.

de rencontrer des jeunes de son âge ?» Je pense

à son ancien établissement scolaire. Je demande

l’avis des parents qui sont d’accord à condition

que ce ne soit pas des jeunes qu’il a connus. Ils ne

souhaitent pas s’occuper eux-mêmes des contacts

à prendre mais m’en délèguent le soin et me suggèrent,

ce qui s’avérera génial pour C., de prendre

la musique pour médiation. Je parle de ce projet

au groupe de parole Albatros «accompagnement à

domicile» qui m’encourage à le poursuivre. Et me

voilà partie pour six mois de démarches obstinées

pendant lesquelles le chef d’établissement du collège

où était scolarisé C., sa secrétaire et les élèves

sollicités sont les artisans de l’issue que voici.

Le 28 mars 2001, Clémentine, Laurent et Florent

jouent dans la chambre de C. guitare et piano et

chantent avec talent. Moment d’émotion intense.

Je tiens la main de C. qui révèle sa participation

totale à ce qui se passe, rythmant de tout son corps

le tempo endiablé. J’ai ressenti à ce moment notre

inscription dans un «Invisible réellement présent»,

formé de tout l’investissement de chaque

acteur de cet aboutissement. Merci C. pour ce que

j’appelle «un instant d’éternité» sans pour autant

savoir le moins du monde ce que peut être

l’éternité.

Depuis, C. a été admis dans une Maison d’Accueil

Spécialisé, au milieu de jeunes ou moins jeunes,

qui ne sont pas dans notre normalité. Le personnel

35

est compétent et motivé. Il me semble que C. est

maintenant dans le meilleur environnement possible

pour continuer son chemin spécifique parmi

nous et que sa famille peut en partie, confier à

cette maison le soin de l’aider à poursuivre sa

route. Aux toutes dernières nouvelles, les jeunes

maintiennent leur présence musicale régulière au

bénéfice de C. et de ses compagnons de vie. Je

suis émerveillée par la qualité avec laquelle ils

assurent leur engagement. Nous pouvons garder

confiance en l’avenir de notre humanité.

En ce qui me concerne, je considère que

l’accompagnement dont j’ai été chargée s’achève,

ce qui n’empêche pas que C. fait définitivement

partie de mon histoire et que je continue à demander

de ses nouvelles et à aller le voir de temps en

temps.

J’ai désiré relater ces trois années de cheminement

pour dégager les leçons que j’en reçois. Il est

important d’écouter son propre ressenti plutôt que

de chercher à imiter un modèle, quelles que soient

les qualités dont il nous paraît pourvu. Lorsqu’on

a dégagé et validé un objectif il y a lieu de persister,

de croire au temps et de solliciter les ressources

humaines environnantes pour qu’il aboutisse.

Il arrive un moment où il est opportun

d’arrêter un accompagnement qui n’a plus lieu

d’être. Et si surgit en route une expérience inattendue,

pourquoi ne pas l’accueillir simplement,

comme un cadeau, en mettent de côté, pour une

fois, la toute puissante raison ?

Françoise Badinier,

le 9 octobre 2002.


Partage de Noël 2002

Paris, le 4 avril 2003

Association familiale scolaire ND des Minimes

65, rue des Acqueducs

69005 LYON

Chers amis,

Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous écrire.

Je viens vous remercier de tout cœur pour le don de 352,46 euros fruit du travail des élèves pour

aider les communautés Foi et Lumière de Madagascar. Ce don leur est déjà parvenu et était tout

à fait providentiel !. Les 7 communautés Foi et Lumière de Madagascar vont se retrouver à

Tuléar du 24 avril au 3 mai prochain pour une rencontre de travail et de prière. Cette rencontre

est très importante pour que Foi et Lumière continué de rejoindre les familles malgaches les plus

pauvres et les plus isolées.

Ils étaient fous de joie en apprenant que grâce à vous, grâce aux élèves, ils pourraient nourrir les

participants à la rencontre ! Ils m’ont promis d’envoyer des nouvelles et des photos après leur

réunion.

En leur nom, je remercie profondément chaque élève qui a participé à cette opération pour Foi

et Lumière et chaque catéchiste et professeur qui l’ont facilitée.

Avec toute mon amitié.

36

Corinne Chatain,

Secrétaire Générale


Action Carême 2003

COMPTE RENDU FINANCIER

A tous les élèves et

professeurs de l’Institution

BOBO-BEBE ASSOCIATION

MOULIN GENEBRET

43200 BESSAMOREL

Lyon, le 19.05.03

Vente de petits pains pendant les

récréations

Machine à café professeurs

+foyer des élèves (lycée)

Opération du primaire

(vente de gâteaux)

Nous avons fait les derniers

comptes financiers pour

l'action de carême au profit

de l’association Bébé Bobo

Ils se répartissent comme

suit (y compris les derniers

reliquats)

73,59 euros

30,79 euros

101,55 euros

à L’INSTITUTION DES MINIMES

C’est avec beaucoup de joie que nous avons appris combien vous vous

êtes impliqués dans le soutien à nos frères du BURKINA FASO.

Votre importante mobilisation matérialisée par un non moins important

chèque va permettre à BOBO-BEBE de verser pendant deux mois

les salaires des vingt et une nounou s’occupant des bébés orphelins.

Grâce au concours de vous tous, ces femmes pourront subvenir aux

besoins de leur famille, nourrir et éduquer leurs propres enfants.

Pour nous, il est normal de percevoir un salaire, là-bas chaque fin de

mois est empreinte d’incertitude ; soyez assurés que la joie habite le

cœur de ces femmes lorsque Sœur Maria Keta peut les rémunérer.

Les membres de BOBO-BEBE remercient chaleureusement Monsieur

Michel de les avoir accueillis au sein de l’Institution des Minimes,

Mademoiselle Nonnet, Monsieur Rozier et tous les acteurs de

l’opération «Bol de Riz».

Opération bol de riz

635,91 euros

Soyez assurés de notre reconnaissance et de notre gratitude pour

l’intérêt que vous portez aux plus démunis d’entre tous : les bébés

orphelins.

TOTAL

841,84 euros

Un chèque de 704,29 euros et un autre de 137,55 euros ont été

donnés à l’association.

Total : 841,84 euros (soit 5514 francs)

Merci à tous.

Nous souhaitons à tous une excellente fin d’année scolaire et une réussite

au bac pour l’ensemble des élèves de terminales.

Guillemette,

Caroline,

Agnès Brouillet.

37


Au fil des jours

17 octobre 2002

Les Minimes accueillent le Conseil d’Administration des

«Maisons Don Bosco», Association qui regroupe juridiquement

toutes les œuvres du «Réseau salésien» de France, scolaires

ou non, dont le but reste, évidemment, la formation, selon

l’esprit de Don Bosco, des jeunes et des adultes qui ont mission

de les accompagner. Le «Réseau salésien» de France regroupe

32 établissements scolaires (écoles, collèges, lycées), 11 centres

de formation professionnelle (souvent inclus dans les précédents),

7 établissements d’action sociale, 8 centres de jeunes

(hors scolaire) qui accueillent (à la rentrée 2002) quelque 20877

jeunes auxquels il faudrait ajouter plusieurs centaines d’adultes

dans les CFA.

22 octobre 2002

Assemblée générale de l’A.P.E.L. (Association des Parents

d’élèves de l’Enseignement Libre). Après le rapport moral de la

Présidente, M me Michèle PASSITAUD, les personnes présentes

se sont retrouvées autour d’un petit buffet amical. Certes, le

petit nombre de participants (une vingtaine de personnes sur

plus de 900 familles !) n’est pas sans poser question aux responsables

de l’Association : Que recherchent les parents ? Ontils

bien compris le sens de l’adhésion qui leur est proposée, leur

place spécifique dans la Communauté Éducative, leur rôle

constructif dans le Projet salésien des Minimes ?…

14-16 novembre 2002

Congrès annuel de l’A.D.D.E.C. (Alliance des Directeurs et

Directrices de l’Enseignement Catholique) à Chartres, sur le

thème «Dans l’esprit des fondateurs, des audaces nouvelles».

Sur la lancée des Assises de l’Enseignement Catholique (2001),

l’A.D.D.E.C. a voulu réfléchir sur la pertinence, aujourd’hui, de

projets éducatifs et pastoraux qui s’inspirent des intuitions de

fondateurs qui ont été suscités par l’Esprit pour répondre à des

besoins précis, en des époques données. Près de deux cents participants

sont ainsi partis carrément de Jésus-Éducateur pour

aborder Les nouveaux défis de l’éducation, et, comme Les fondateurs

face aux grands défis de leur époque, se demander

Quelles audaces de l’Enseignement Catholique en Église ? La

cathédrale de Chartres a été un réel support qui témoigne d’Une

Église fondatrice d’Évangile au XIII ème siècle, génératrice

d’audacieux célèbres, tel Saint Dominique, un audacieux du

Moyen-Âge, s’il en

fut. Au total, il

s’agissait de remonter

à L’esprit fondateur

et faire vivre un

charisme, toujours

valable pour nous

aujourd’hui, quitte à

y apporter toutes les

adaptations nécessaires

sans y être

infidèles.

La Cathédrale de Chartres

Photo : P. CARAVA

38


Au fil des jours

22 novembre 2002

Remise officielle du diplôme du baccalauréat 2002 - 18h 30. Selon une récente tradition, mais aujourd’hui bien établie, nos

lauréats du bac 2002 ont été très heureux de se retrouver autour de leurs anciens professeurs pour recevoir officiellement le précieux

parchemin qui leur a coûté tant de sueurs et d’angoisses, et qui leur ouvre aujourd’hui les portes de leur avenir professionnel.

Heureuses retrouvailles donc, qui, après un petit mot d’accueil officiel et la remise symbolique, par le P. CARAVA, du diplôme

à quelques élèves, se poursuivirent par un amical buffet durant lequel jeunes diplômés et professeurs y sont allés de leurs petits

souvenirs…

Photos : P. CARAVA

On pointe !

On trinque !

Heureux !

Diplômés à l’américaine !

23 novembre 2002

Après une journée de rencontre à Pressin (St Genis Laval), autour

du P. Provincial et d’autres formateurs, une trentaine de jeunes

salésiens français, pleinement engagés dans une pastorale éducative

au sein d’œuvres variées, ont terminé leur rassemblement aux

Minimes par un repas fraternel et plein de joie.

26 novembre 2002

À l’initiative de M. Régis MICHEL, directeur des études lycée, un forum post bac a été mis

sur pied, comme chaque année. Plus de 35 filières ont été présentées par 15 écoles ou universités

aux élèves de 1 ère et de Terminale et leurs familles. Dans la première partie de la soirée,

a été présenté le nouveau paysage universitaire 2003, tandis que, dans la seconde, les personnes

concernées ont pu rencontrer les intervenants appropriés pour de plus amples informations.

L’artisan du forum

Photo: P. CARAVA

39


Au fil des jours

28 - 30 novembre 2002

Assemblée Générale des maisons Don Bosco. Quelque deux

cents personnes du Réseau salésien, ayant des responsabilités à

des titres divers dans les œuvres salésiennes de France, se sont

retrouvées à Turin, tout près de Don Bosco, pour leur assemblée

générale annuelle. Outre les réunions statutaires, une place a été

donnée aux visites et moments de détente toute salésienne. Déjà

se profile la prochaine Assemblée qui se tiendra à Lourdes, fin

octobre 2003 : près de quatre cents personnes se sont d’ores et

déjà annoncées, dépassant toutes les prévisions. Les jeunes ne

seront pas oubliés puisqu’il est prévu la participation d’une

soixantaine d’entre eux.

30 novembre 2002

Un montage très suggestif, dû au savoir-faire de M. Franck

CHOMEL et Régis MICHEL, respectivement directeurs des

études du collège et du lycée, a fort intéressé les nombreux visiteurs

des «Portes Ouvertes» présentant les niveaux de 2 de et de

6 ème . La visite de l’établissement qui a suivi a pu convaincre les

familles de notre effort réel pour accueillir au mieux les jeunes

qui nous sont confiés.

Photo : Marc SOULIER

Régis MICHEL, Franck CHOMEL

40

17-20 décembre

2002

Tous les niveaux de

classes ont vécu un

temps fort de célébration

en préparation à

la fête de Noël, sur le

thème «Préparez le

chemin du Seigneur ».

Les 6 èmes et 5 èmes ont

célébré sous forme de

veillée à laquelle

étaient invités les

parents : après avoir

campé les personnages

de la crèche en

en soulignant la présence

symbolique,

l’accent a été mis sur

le témoignage des bergers

qui, après avoir

vu l’Enfant dans la

crèche, «racontèrent

ce qui leur avait été

annoncé au sujet de

cet enfant» (évangile

de Luc). Après une

célébration joyeuse et

chantante, une collation

réunit tous les

participants dans une

ambiance de Noël.

«Préparez le chemin du Seigneur !»

«Peuple, dans la nuit, réveille-toi!»

Un avant-goût de réveillon !

Photo : P. CARAVA

Photo : P. CARAVA Photo : Marc SOULIER


Au fil des jours

20 décembre 2002

La Communauté éducative et pastorale des Minimes

a terminé joyeusement le premier trimestre autour

d’un somptueux buffet, en fêtant le départ à la

retraite de M me Marie-Thérèse ALBERT, secrétaire

administrative. L’émotion ponctuait les mots que

«Madame Albert» a tenu à adresser, tant à

l’Institution scolaire proprement dite qu’à la communauté

salésienne. Dire que «les Minimes, c’est une

seconde famille», n’est pas peu dire, tant a été grand

le souci de Madame ALBERT du «sans faute administratif»

au service des personnes, afin que nul n’ait

à en pâtir : ni les professeurs, ni les élèves, ni les

familles. Parmi les «fioretti» du «Livre d’Or» offert

pour l’occasion, on pouvait lire, sous la plume d’un

professeur plein d’humour : «Madame Albert va me

M me ALBERT

manquer. Toujours disponible : trente secondes pour résoudre mon problème

et une heure pour la causette !». Nul doute qu’au creux même de cette «causette»,

un peu de baume n’ait été déversé lorsque le besoin s’en faisait sentir.

Attachement aux Minimes, attachement tout aussi grand qu’elle-même et

Monsieur ALBERT ont toujours porté «aux Pères». Il est vrai qu’on ne quitte

pas sans pincement de cœur une fonction que l’on a exercé pendant plus de

vingt ans, dans un secteur qu’il a fallu pratiquement mettre en place, petit à

petit, au gré des directives, très changeantes, de l’Académie, ainsi que l’a souligné

le Père CARAVA qui conclut : «Plus d’un vous doit une fière chandelle

pour avoir réussi à faire aboutir son dossier, parfois très délicat, qui, au

départ, n’avait aucune chance d’aboutir…». Et le malicieux Martial VENET

d’ajouter : «Par quel mystère êtes-vous devenue progressivement la voix des

Minimes auprès des autorités officielles… ? Toujours est-il que vous êtes

devenue, en des temps incertains, le porte-parole officiel de l’Institution…

Qui dira le nombre de cas difficiles que vous avez su résoudre grâce à votre

élégante et ferme insistance qui avait pour seule arme la vertu de votre voix…

une voix ronde et insistante, affable mais percutante, précieusement policée

mais délibérément opiniâtre».

Photo : Luc MOREL

13 janvier 2003

Conseil d’établissement. Après avoir

résumé les «points positifs» en un général

«on se sent bien aux Minimes»,

l’assemblée a souligné quelques «points à

améliorer», comme l’attente au self (toujours

un peu longue), le brevet de secourisme

(qui se met en place peu à peu), des

problèmes de chauffage (par temps très

froid). La suite de la réunion a été consacrée

au compte-rendu de la demi-journée

de formation des élèves délégués (8 janvier

2003) qui voudraient être davantage soutenus

par leurs professeurs dans le cadre de

cette formation. Des actions concrètes ont

ensuite été envisagées par niveau de

classes pour améliorer la vie quotidienne

et la qualité des relations humaines entre

nous. La rencontre s’est terminée par deux

interventions : M. GRANDJEAN, Viceprésident

de l’Association de Gestion, attire

l’attention sur le coût des sorties et rappelle

les règles de sécurité concernant les

déplacements en bus. M me PASSITAUD,

Présidente des Parents d’élèves, trouve

intéressant l’ensemble des projets et dit

son Association prête à aider à leur réalisation.

41


Au fil des jours

19 janvier 2003

Au cours de la messe mensuelle, on a célébré le baptême de

Joséphine, élève de CM2, sur fond des récits bibliques de l’appel du

jeune Samuel : «Tu m’as appelé, Seigneur, me voici !» et des trois

premiers disciples de Jésus : «-Maître, où demeures-tu ? - Venez et

vous verrez». C’est tout naturellement que Joséphine a fait sa

première communion le jour même.

Photos : Luc MOREL

Première communion de Joséphine

«Joséphine, je te baptise…»

20 janvier 2003

Assemblée Générale annuelle de l’AFS Minimes qui constitue

l’organisme de gestion de l’Institution. Au cours de la réunion,

après que le rapport moral du Président sortant eut été approuvé,

M. Pierre BENTIN a fait savoir qu’il souhaitait céder sa place de

président à quelqu’un d’autre. L’Assemblée remercia chaleureusement

M. BENTIN pour sa vingtaine d’années comme administrateur

dont treize ans comme président. C’est d’une manière délicate

et ferme, en une période assez difficile, il faut le dire, que M. BEN-

TIN a accompli sa mission, au service du Projet salésien, voulant à

la fois que se développent les Minimes, tout en maintenant le cap

de finances saines. Le Conseil d’administration qui suivit désigna

son nouveau président en la personne de M. Alain TIMAL, père

d’anciens élèves ; M. Maurice GRANDJEAN demeure vice-président.

42


Au fil des jours

1 er février 2003

La Fête de Saint Jean Bosco clôtura, pour ainsi dire,

les festivités du 40 ème anniversaire de la présence

salésienne aux Minimes. Notre nouvel archevêque,

Monseigneur Philippe BARBARIN, s’est fait un réel

plaisir d’être parmi nous pour la première fois depuis

son arrivée à Lyon. Au mot d’accueil du P. CARAVA

qui, au début de la célébration, lui présenta brièvement

la maison salésienne des Minimes, succéda la

prose pleine de verve de Martial VENET :

«Aujourd’hui, vous êtes venu présider et partager

avec nous la fête de saint Jean Bosco… Or ce qui est

amusant à constater, c’est que vous êtes certainement

l’évêque le mieux adapté pour relever les traits de

Jean Bosco parce que tous les deux, vous avez bien

des points communs. Laissons de côté la sainteté, ce

dont personne ne doute, mais apprécions chez vous

deux ce qu’on pourrait appeler un style alerte et

juvénile, spontanément mobilisateur, avec beaucoup

de dynamisme, d’entrain et de joyeuse confiance en

ce qu’on est appelé à faire». L’archevêque, tout en

rendant visible sa joie d’être avec nous, précisa avoir

connu Don Bosco et avoir rencontré des salésiens

enthousiastes dès son enfance, dans son Maroc natal

et, par la suite, avoir été au contact des fils de Don

Photos : Luc MOREL

Les confirmés 2003

Une attitude familière de notre

archevêque

La célébration

43


Au fil des jours

La double reconnaissance :

diocésaine et provinciale

1 er

février 2003 (suite)

Bosco à Madagascar, y travaillant notamment à la

formation des jeunes religieux. Au cours de la célébration,

assisté du P. Job INISAN, provincial, et du P.

Georges BABOLAT, supérieur émérite des

Chartreux, Mgr BARBARIN conféra le sacrement de

confirmation à sept lycéens qu’il avait préalablement

reçus à l’archevêché, dans une très grande simplicité,

pasteur heureux d’annoncer Jésus-Christ aux jeunes.

À la fin de la célébration, Monseigneur l’archevêque

remit la Médaille de la Reconnaissance diocésaine à

M me Marie-Thérèse ALBERT, à la retraite depuis le

1 er décembre précédent, pour son dévouement à la

cause de l’Enseignement Catholique dans le diocèse,

notamment aux Minimes. Ne voulant pas être de

reste, le Père Provincial des Salésiens de France

remit à Monsieur et Madame ALBERT la Médaille

de la Reconnaissance provinciale pour leur accueil et

leur proximité à l’égard des communautés salésiennes

qui se sont succédées aux Minimes. À leurs

côtés, se tenait M me Alexandrine PESSON, maire du

5 ème arrondissement, qui a tenu à nous témoigner sa

sollicitude. Suivit un banquet de 150 personnes, très

festif, émaillé de musique et de chansons. Le chef

Thierry KERVOELEN et sa «batterie de cuisine»

CORALYS se sont surpassés…

Le banquet des grands jours

«Santa Lucia…» P. CARAVA,

Y. DUPONT

44


Au fil des jours

7 février 2003

Repas paroissial. Comme chaque année, les Minimes ont été

heureux d’ouvrir les portes du restaurant scolaire à quelque deux

cents paroissiens du Point du Jour qui se sont retrouvés, avec leur

curé, le P. Michel RAQUET , autour d’un savoureux couscous.

7 mars 2003

Rencontre régionale des salésiens Rhône-Alpes. Une cinquantaine

de salésiens de cette région se sont retrouvés autour de leur Provincial,

le P. Job INISAN, et de son Vicaire, le P. Joseph ENGER, pour «relire»

les orientations de leur dernier Chapitre Général (Rome, 24 février-

20 avril 2002) portant sur «la communauté salésienne aujourd’hui».

Après les temps de prière, de réflexion, de célébration et d’échange de

nouvelles, la convivialité s’est poursuivie durant un joyeux repas, soulignant

ainsi la joie de ces retrouvailles annuelles.

10 mars 2003

10 mars 2003

Journée pédagogique salésienne (voir p 5 à 9)

11 mars 2003

Conseil d’établissement. On constate une présence

moindre que la fois précédente (13 janvier) : est-ce dû à

une mauvaise communication ou aux occupations des

uns et des autres ? Reprenant les points du dernier

conseil, on note que le brevet de secourisme (session de

10 heures) sera effectivement mis en place, le samedi

matin, en trois fois : le coût en étant assez élevé, il a été

réparti en trois tiers pris en charge par l’intéressé, par

l’Établissement et par l’A.P.E.L. Ensuite, on fait la

dernière mise au point de l’action de Carême :

l’Institution fait un geste en direction des pays les

plus pauvres, cette année, en aidant l’Association

«Bobo-Bébé» créée par une ancienne élève des

Minimes pour venir en aide à un orphelinat du Burkina

Faso. Ainsi, après information appropriée auprès de tous,

l’opération «Bol de riz» du Vendredi Saint, le prix «surtaxé»

des boissons, et la vente de petits pains permettront

de faire parvenir des fonds à l’Association choisie.

Enfin, partant du constat qu’en dehors de la partie strictement

scolaire, il y a peu d’initiatives en la matière, est

apparue assez clairement la nécessité de créer un

«Comité des fêtes» pour re-dynamiser la dimension culturelle

(et récréative) de la Maison, et créer ainsi une

sorte de «dynamique de la fête» aux Minimes : rien de

plus salésien et Don Bosco ne trouverait pas cela déplacé…

Les jeunes sont pleins de bonne volonté, on

recherche des adultes pour les «accompagner»…

45


Au fil des jours

29 mars 2003

Appel décisif au baptême. À l’église paroissiale

du Point du Jour, Monseigneur Philippe

BARBARIN, archevêque de Lyon, accueille,

pour la dernière étape avant leur baptême,

quelque 150 jeunes collégiens et lycéens du

diocèse, dont 4 jeunes Minimois (les 7 autres,

étant plus jeunes, ont célébré leur appel décisif

la semaine précédente dans la chapelle des

Minimes). Artistiquement servie par la technique

informatique, une très belle célébration

sur le thème «Toi, suis-moi !» a entraîné une

assemblée fort nombreuse et joyeuse sur les

pas de ceux et celles qui ont suivi Jésus :

Paul, le converti du chemin de Damas ;

Marie de Magdala que Jésus appelle par son

nom ; Pierre qui se jette à l’eau pour aller vers

Jésus ; la Samaritaine qui reçoit de Jésus

«l’eau» qu’elle-même ne peut lui donner ;

Thomas qui croit après avoir douté ; Marthe,

sœur de Lazare, qui comprend enfin que la

Vie et le Christ, c’est la même chose… Au

moment de l’appel décisif par l’évêque,

chaque catéchumène reçoit une paire de

petites sandales pour souligner que la vie

chrétienne est bien une marche vers le Père à

la suite de Jésus…

6 avril 2003

6 avril 2003

Au cours de la messe mensuelle, on a célébré la première

communion au collège. L’assemblée, fervente,

a donné le ton dès le départ en chantant : «Vivons en

enfants de lumière… Que vive en nous le nom du Père !».

Et c’est après avoir entendu la Parole de Dieu

(«J’inscrirai ma Loi dans leur cœur» et «Quand j’aurai

été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes») et

proclamé leur foi, qu’une quinzaine de collégiens ont

communié pour la première fois au Corps du Christ :

«C’est toi, Seigneur, le pain rompu livré pour notre

vie». Ce cantique sonnait bien en ce 5 ème dimanche de

Carême.

46


Association Sportive

RESULTATS ASSOCIATION SPORTIVE VOLLEY-BALL

- Benjamines : 5 èmes au championnat départemental

- Benjamins : 2 èmes au championnat de super-région

- Minimes garçons : 3 èmes au championnat départemental

- Minimes filles : 3 èmes au championnat de France UGSEL

RESULTATS ASSOCIATION SPORTIVE BADMINTON

Championnat départemental :

- PERRY Kevin: 3 ème en Cadet

- GRANDCLEMENT Pierre-Eric : 5 ème en Junior

- LORNAGE Sébastien : 4 ème en Junior

- LAPENDERIE William : 2 ème en Junior

Championnat régional :

- PERRY Kevin : 4 ème en Cadet

- LORNAGE Sébastien : 41 ème en Junior

- LAPENDERIE William : 2 ème en Junior

Championnat de France UGSEL

- PERRY Kevin

- LAPENDERIE William: 12 ème en Junior

Benjamins garçons volley - 2 ème en Super Région

47


Les Anciens et Amis

TABLE RONDE DE L’UDAEC - 11 janvier 2003

«Pornographie et criminalité sexuelle chez les jeunes»

Les intervenants :

• Madame Caroline CHARPY : psychologue à la prison de Villefranche

• Madame GOLFOZ : chef de l’établissement scolaire Notre-Dame de Villefranche

• Madame DE GRANDRY : Présidente de l’ADH (Action pour la Dignité Humaine)

• Madame Sonia MARROUN : infirmière scolaire

Résumé des interventions :

Madame de Grandry est intervenue en premier pour expliquer que l’ADH a été fondée, il y a 25 ans, pour lutter contre

les dangers de la pornographie sur l’intégrité de l’individu. L’association se veut apolitique et aconfessionnelle. M me

de Grandry a défini la pornographie comme la violence d’un être sur un autre, incluant par là-même un rapport

dominant-dominé. Etymologiquement, le mot pornographie vient du grec «porne» qui signifie «prostitution».

A l’époque de la création de l’ADH, il s’agissait d’une pornographie «douce» par rapport à celle qui sévit aujourd’hui.

On assiste actuellement à une escalade inquiétante dans la violence de la pornographie. L’ADH estime que

cette dernière se définit comme «le marketing de la prostitution et la négation de la relation».

La pornographie est souvent associée à la drogue, puisque les personnes qui consomment les substances illicites sont

parfois obligées de se prostituer pour se payer leurs doses. Elle est souvent liée aux sectes, ce qu’on a remarqué par

exemple dans l’affaire de la secte du Mandarom dont le gourou avait été accusé de viols.

Les faits divers comme les viols collectifs appelés «tournantes» ont été évoqués. Ils démontrent l’influence de la

pornographie sur les jeunes qui ont de plus en plus tendance à considérer ces images comme un modèle à appliquer

dans la vie courante. Les jeunes qui commettent ces forfaits refusent souvent de reconnaître la gravité de leurs actes.

En conclusion, on peut donc remarquer que la pornographie devient de plus en plus dangereuse, car elle est de plus

en plus présente et violente. De ce fait, elle cause d'autant plus de dégâts sur la construction psychologique et

affective des adolescents, ce qu’a constaté l’ensemble des intervenants.

Rodolphe GOUBET

48


Les Anciens et Amis

LES ANCIENS… ÇA BOUGE !

Photos : Patrick GAILLARD

Les 15 et 16 mars 2003

a eu lieu l’Assemblée

Générale des Fédérations

A.D.B et A.D.B.S. 1 à

Lyon.

On y a traité des sujets

fort intéressants mais

l’essentiel fut «l’Education

Gilles DELIANCE - Benoît DESEURE à la citoyenneté», ce

qui sera aussi le sujet

du Congrès Pèlerinage à Lourdes du 25 au 27 octobre prochain.

La citoyenneté : Besoin et respect de l’autre.

Le Centre Jean Bosco qui remplace l’ancienne Maison

Provinciale de Lyon, juste au-dessous de Fourvière, a été

créé pour faire connaître Don Bosco et répandre la façon

salésienne d’aboutir à une humanisation complète : «honnêtes

citoyens et bons chrétiens», en s’appuyant sur ce qui

caractérise toute œuvre salésienne :

- «maison» qui accueille,

- «école» (au sens large) qui instruit et forme à la

vie,

- «paroisse» (au sens large) qui évangélise et

célèbre,

- «lieu de convivialité» où l’on se rencontre et se

détend entre amis.

Cela est vrai en chaque lieu, mais s’ajoute ou, plus exactement,

se superpose une grande évolution : la mondialisation.

Gilles DELIANCE, Directeur du C.C.I.C. (Centre

Catholique International de Coopération - avec l’UNESCO)

et consulteur du Conseil Pontifical pour la Culture, est venu

nous en parler.

Le C.C.I.C. informe les Catholiques de ce que fait

l’UNESCO et informe l’UNESCO de ce que font les

Catholiques en passant en revue ce qu’il y a sur Internet de

livres, documents etc… dont il fait un rapport tous les 15

jours. Il peut ainsi, entre autres, montrer que les religions font

du positif et ne sont pas facteurs de guerre, bien au contraire.

Le problème de base de la mondialisation est qu’elle va vite,

très vite et que l’économique (les lois du profit) y domine le

politique (les lois de l’équité).

Ainsi les multinationales délocalisent par intérêt pour elles,

construisent des usines et forment du personnel mais s’en

vont au bout d’une dizaine d’années, ce qui a de très graves

conséquences pour le pays, parce que la délocalisation est

permanente et cherche toujours davantage de bénéfice correspondant

aux énormes sommes engagées.

Dans le même sens, grâce à Internet, l’Asie, l’Amérique et

l’Inde ont créé des Universités Virtuelles et drainent vers

elles les cerveaux d’Afrique et d’ailleurs.

Le remède est de réfléchir à long terme, comme l’a fait

l’UNESCO depuis 14 ans pour la génétique et le génome et

dont les travaux servent maintenant pour la Charte de

l’Europe. Le remède est de se servir du CD Rom de

l’UNESCO

s u r

l’éducation à

la citoyenneté

et de former

des «formateurs

de formateurs»

pour

l’éducation des

enfants. Il y a

des Salésiens

et des A.D.B.

dans le monde

16 mars 2003 - célébration des ADB

49


Les Anciens et Amis

entier, il leur faut s’engager à fond dans cette mission

auprès des jeunes et surtout des plus pauvres.

Il faut faire des réseaux non rentables, soutenus

par les diocèses, car l’éducation coûte cher mais ce

n’est que par l’éducation que l’on fera des progrès.

On peut commencer modestement, mais ce sont

les gouttes d’eau qui font l’océan, par soutenir le

commerce solidaire dont les produits sont fiables

et qui rétribue avec justice les producteurs. On a vu

aussi NIKE et autres entreprises, changer leur

façon de faire par rapport au travail des enfants.

Voici de magnifiques perspectives.

Engageons-nous-y à la suite de Don Bosco.

Annick GAILLARD

1

A.D.B. : Anciens et Amis de Don Bosco.

A.D.B.S. : Anciens et Amis de Don Bosco des

Sœurs Salésiennes.

Bien cher Père Carava,

Merci infiniment de votre «fraternelle union

de prière» !. C’est votre souhait en plus de

ceux de l’Institution Notre Dame des

Minimes

Je n’oublie pas l’Institution. Je me souviens

des Confirmations, des Premières Messes…

Comme l’écrit Monsieur Martial Venet, Jean

Bosco rayonne dans l’établissement…

Oui, ça sent Jean Bosco !

L’Institution est bien dans l’Esprit évangélique

dont vous avez le souci...

Je vous renouvelle, cher Père Carava,

l’expression de mes sentiments fraternels... et

vous présente mes vœux pour vous, pour ceux

qui vous sont chers et pour cette grande famille

des Minimes

16 mars 2003 - célébration des ADB

50


Les Anciens et Amis

APPEL DES COTISATIONS 2003

BILAN FINANCIER 2002

Recettes :

- 19 cotisations 351,00 €

- Subvention AEC 107,00 €

- Participation Famille Salésienne 35,00 €

- Intérêts Caisse d ‘Epargne 44,22 €

537,22 €

Dépenses :

- Affranchissement 500 Minimois 2001 759,12 €

- A. Générale ADB à Paris Mars 2001 132,00 €

- Papeterie 82,80 €

- Cotisations ADB 92,00 €

- Soirée Famille Salésienne(24.05.02) 50,72 €

- Frais tenue de compte CCP 1,80 €

N’OUBLIE PAS DE PAYER TA COTISATION

L’association des anciens élèves de l’Institution Salésienne Notre-Dame

des Minimes a besoin de ta cotisation pour continuer de t’envoyer le

Minimois régulièrement. Seulement 19 cotisations reçues en 2002 pour 500

Minimois envoyés.

Elle voudrait rajeunir son bureau et surtout le moderniser.

Nous savons que vous êtes nombreux à surfer sur internet à la recherche

d’anciens copains et copines. De nombreux sites existent déjà. Pourquoi ne

pas créer notre propre site ? avec votre aide, ou en s’associant au site des

Minimes ou sur le réseau salésien français.

Nous avons besoin de votre aide matérielle et financière pour continuer :

- 8 a minimum pour les étudiants et ceux en difficulté financière

- 23 a cotisation de base

- 230 a cotisation perpétuelle

Libeller votre chèque à l’ordre de :

l’«Association fraternelle des Minimes»

1118,44 €

Bilan de Trésorerie :

- C.C.P. 993.50 €

- Caisse d’Epargne 1518.28 €

- Caisse 43.40 €

2555.18 €

Nom et Prénom : .....................................................................................................

Promotion : .............................................................................................................

Adresse : .................................................................................................................

Téléphone : .............................................................................................................

Profession ou études en cours : ...............................................................................

Envoie ce talon avec ton chèque de cotisation à :

Association des Anciens Elèves des Minimes

65 Rue des Aqueducs - 69322 LYON Cedex 05


51


Carnet Familial

Naissances

• Eloi, fils de Sophie

(ancienne élève, fille de

Madame de MORAND

ancienne Présidente de

l’APEL) et Jean POUTE de

PUYBAUDET, le 20 novembre 2002.

• Antonin, fils de Cécile POUGET et

Renaud BRAND (professeur de

musique), né le 7 février 2003

• Quentin, fils de Christine et Manuel

PALAZON, le 10 février 2003, petit

fils de Madame PALAZON (professeur

de mathématiques).

• Augustin et Eloïse DURANTET, nés

le 26 février 2003, petit-fils et petitefille

de Madame BARADEL (au foyer

de sa fille Clotilde).

• Sidonie DENARIE née le 2 avril

2003, fille de Aline et Henri DENARIE

(promo 1989) à Montélimar

• Antoine FISCHER né le 19 novembre

1995, arrivé de Cotonou au Bénin pour

la plus grande joie de ses parents Gilles

(professeur d’Economie) et Pascale

FISCHER.

• Clarisse au foyer de Laurence et Jean-

François ALBERT (ancien élève), petite-fille

de Monsieur et Madame

ALBERT (ancienne secrétaire)

• Florence LEITIENNE et Olivier

NARBOUX, le 26 avril 2003 en

l’église Saint-Claude de Tassin la

Demi-Lune, fille de Madame Nicole

LEITIENNE, professeur de mathématiques

et de Xavier LEITIENNE

(ancien professeur aux Minimes).

• Christel CHEVILLARD et

Emmanuel DUPERRAY le 31 mai

2003 en l’église de Saint Didier au

Mont d’Or

• Marine BARBET MASSIN et

Jérôme CAIRE le 7 juin 2003 en

l’église Notre Dame du Point du Jour

• France CLEMENT et Pierre-

Alexandre BENTIN (ancien élève et

fils de Monsieur Pierre BENTIN,

ancien président de l’Association de

Gestion) le 7 juin 2003 en l’église

Saint Michel de Villedieu (Vaucluse)

• Adeline FLAMANT et Nicolas

SOULIER, le 14 juin 2003 en la

Basilique Saint-Martin-d’Ainay à

Lyon, fils de Monsieur SOULIER

professeur d’histoire-géographie.

52

Mariages

Décès

• Antoine JAY (ancien élève de 1921 à

1926) le 6 octobre 2002 à Vincennes.

• André DUPRE (grand-père

d’Aymeric 4 ème C) le 31 décembre

2002.

• Jacqueline BUISSE (catéchiste,

mère d’anciens élèves) le 13 février

2003.

• Yves BARBET-MASSIN père

d’anciens élèves (Sébastien, Yann,

Marine Thibault, Guenolé, Maÿlis) le

8 février 2003.

• Jean DUVERT père de Monsieur

DUVERT (professeur de

Philosophie) le 13 février.

• Gilbert MAUGERY le 9 mars 2003

(beau-père de Madame MAUGERY,

catéchiste).

• Pierre COCHET le 24 mars 2003

(père de Madame MAUGERY, catéchiste)

(tous deux grands-pères de

BRUNO (TS1) et Nicolas (1 ère S1).

• Jacques DRAGON (père d’anciens

élèves).


M

Le Groupe Lecante conçoit, fabrique et adapte des appareils d'orthopédie et de prothèse sur mesure, destinés à corriger une déformation ou pallier

un déficit fonctionnel.

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42100 SAINT-ETIENNE

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106, quai de la Rize - 73000 CHAMBERY

Tél. : 04 79 85 71 21 / Fax : 04 79 70 13 45

76, rue d’Autun - 71100 CHÂLON S/SAÔNE

Tél. : 03 85 93 67 79 / Fax : 03 85 42 94 87

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Tél. : 04 70 46 85 46 / Fax : 04 70 44 80 63

14, rue du Four à Chaux - 59000 LILLE

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Commercialisation

et réalisation

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Siège Social

Chemin du Pont de Bois

31130 QUINT-FONSEGRIVES

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Agence La Réunion

34, rue Léon Dierx - App. 114 - Caricubes 2

97400 SAINT-DENIS

Tél. : 0262 41 70 72 - Fax. : 0262 41 53 79

04


GENERATION “INVESTISSEMENT”

Investir est une solution certes, mais investir dans

l'immobilier neuf défiscalisé : c’est encore mieux !

La défiscalisation immobilière est un marché porteur et

les lois fiscales sont favorables à tous les contribuables

qui paient de l'impôt...

Cette idée a incité Génération Investissement, créée en

octobre 1996, à travailler dans cette niche qu'est le

défiscalisation, Génération Investissement, développe

son activité autour de la vente aux clients particuliers de

produits immobiliers neufs permettant la défiscalisation

(loi Besson).

La création de Génération Investissement Paris ainsi

qu'une filiale de conseil en prêts et financements à Lyon

lui permettent de réaliser à ce jour plus de 640 millions de

francs de transactions... Générant un CA de 17 406 685 F. !

Une affaire qui tourne, mais autour de quoi ?

Trois points forts, dirigent l'activité. D'une part,

Génération Investissement offre un produit packagé ou

tout est compris : acquisition du bien, financement total à

100 %, zéro franc d'apport… faisant de ce produit fiscal,

le plus sur du marché ! D'autre part, G.I. effectue une

vente-besoin grâce à la variété des biens et leurs

localisations, un stock permanent... ; le but étant de

pouvoir adapter en fonction du profil client

un produit qui s'ajuste parfaitement à ses besoins de

défiscalisation : c'est le Plan d'Epargne Fiscal. Enfin, G.I.

est très observatrice pour ses

partenaires directs - le groupe ACTIF + et ses partenaires

financiers (Banque ENTENIAL) (BNP PARIBAS

LEASE GROUP), (BANQUE SANPAOLO) ce qui lui

permet de faire évoluer des concepts nouveaux et

concevoir des montages spécifiques afin d'optimiser les

besoins de financement de ses acquéreurs : Génération

Investissement se rapproche beaucoup de l'ingénierie

financière. De tels atouts, combinés à une formation

permanente, propulsent G.I. au zénith de ce secteur

d'activité comptant 31 millions de foyers fiscaux !

Un parcours jusqu'à présent “très” positif, qui prévoit un

développement majeur sur Paris (et la région parisienne),

Lyon et Rhône-Alpes, à travers lequel G.I. souhaite

devenir un des auteurs principal de ses différents

partenaires. Bref...

Tout ceci engage une seule priorité, Génération

Investissement déclare : “Nous avons encore beaucoup

de choses à faire !”.

J21

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