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Guadeloupe - Le Mois du Film Documentaire

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SOmmaire<br />

Ce que m’inspire ce thème<br />

Ce qu’en pensent nos partenaires<br />

La Région <strong>Guadeloupe</strong>, le Cinéma<br />

et l’Audio-visuel<br />

Bureau d’Accueil des Tournages (BAT)<br />

Edito<br />

<strong>Le</strong>s invités en quelques mots<br />

<strong>Le</strong>s lectures <strong>du</strong> mois <strong>du</strong> Doc<br />

«Mémoire, paroles, transmission»<br />

<strong>Le</strong> programme commun<br />

Gros plan sur <strong>Le</strong>s rencontres <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc<br />

(par Tony Coco Viloin)<br />

Programmes des lieux de difusion<br />

<strong>Le</strong>s synopsis<br />

<strong>Le</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc au fil des jours<br />

p. 5<br />

p. 6<br />

p. 7<br />

p. 8<br />

p. 9<br />

p. 10 - 11<br />

p. 11 à 14<br />

p. 15 - 16<br />

p. 17<br />

p. 18 à 21.<br />

p. 22 à 26<br />

p. 27 - 28<br />

3


Mémoire, Mémoires,<br />

Parole, Récit, Transmission<br />

<strong>Le</strong> Doukou<br />

<strong>du</strong> Bambou<br />

Bibliothèques et<br />

Médiathèques<br />

de <strong>Guadeloupe</strong><br />

<strong>du</strong> 04 au 29 novembre 2008<br />

9 ème édition


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

◗ “Ce que m’inspire ce thème...”<br />

Paris, octobre 2008<br />

On dit que dans ce pays les récits sont enfouis, les paroles serrées derrière des<br />

lèvres closes, les secrets bien gardés et la mémoire blessée. On le dit et c'est<br />

sûrement vrai. L'histoire de ce pays est courte et douloureuse, elle a la fragilité<br />

des souvenirs. <strong>Le</strong>s traces se perdent de n'être pas foulées et les grandes personnes<br />

n'ont pas tout raconté aux enfants per<strong>du</strong>s. <strong>Le</strong>s racines des arbres disputent<br />

la mémoire des hommes, les figuiers maudits dévorent les anciennes prisons<br />

d'esclaves et les machineries des usines déchues disparaissent, enserrées par<br />

les lianes; les parkings et l'asphalte assèchent ce qu’il reste de souvenir. Mais il<br />

suffit de gratter la terre, de se laisser caresser par le vent, d'ouvrir les yeux et les<br />

oreilles de regarder autour de soi pour rencontrer les porteurs de mémoire, les<br />

arpenteurs, les jardiniers. <strong>Le</strong> pays parle, il suffit de l'écouter. Ici la mémoire est fragile,<br />

elle s'inscrit dans les corps plutôt que dans le marbre, mais elle est vivante,<br />

elle est à réinventer. J'aime les traces incertaines, les documents moitié effacés,<br />

les interstices de la mémoire pour ce qu'ils recèlent d'invention, pour ce qu'ils<br />

laissent imaginer. Je rêve avec les personnages de mon film d'une histoire plurielle,<br />

de toutes les histoires encore enfouies, de tous les contes encore à dire. Il<br />

suffit de gratter la terre, d'arpenter le pays, d'entendre son appel, de se mettre à<br />

danser.<br />

Sylvaine Dampierre<br />

Argentine, octobre 2008<br />

Dans nos îles où tout a été fait pour enlever la parole "propre" à soi, elle est<br />

l'essence même de la mémoire profonde, authentique, vécue. La question de<br />

la mémoire épouse celle de la transmission, elles forment un couple parfois<br />

harmonieux, parfois conflictuel, souvent souterrain. <strong>Le</strong>s dits et les non-dits, les<br />

entre-deux, les silences qui parlent, et les paroles qui ne disent rien (de vrai)<br />

sont autant de chemins vers la mémoire et de fait vers la transmission, il faut<br />

le souhaiter, l'encourager de plus en plus... dans des pays qui ont à reconstruire<br />

leur prise de parole, le sens même de leur existence, leur histoire trop<br />

souvent bafouées, annihilées, muselées. Ainsi l'on pourra se comprendre,<br />

s'apprécier et vivre harmonieusement sa diversité.<br />

Camille Mau<strong>du</strong>ech<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 5


◗ “Ce qu’en pensent nos partenaires...”<br />

<strong>Le</strong> Député, Président de la Région <strong>Guadeloupe</strong>, Victorin Lurel<br />

Rendez-vous culturel atten<strong>du</strong>, «<strong>Le</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong>» nous invite cette<br />

année à explorer la mémoire…<br />

<strong>Le</strong>s récits de mémoire qui seront proposés seront divers et permettront certainement<br />

aux spectateurs d’appréhender des univers et des lieux singuliers.<br />

Il sera aussi l’occasion de s’interroger sur ce qui «fait mémoire» et sur la constitution<br />

de la mémoire. La thématique «comment filmer la mémoire» offrira au<br />

public un temps de réflexion sur la posture et l’éthique <strong>du</strong> cinéaste, car celles-ci<br />

nourrissent son intention cinématographique.<br />

Cette thématique rencontre la préoccupation de la collectivité régionale, car la<br />

construction <strong>du</strong> futur s’inscrit nécessairement dans les fondements constitués<br />

de mémoires. La Région <strong>Guadeloupe</strong> travaille actuellement à la reconstitution et<br />

à la conservation <strong>du</strong> patrimoine cinématographique et audiovisuel.<br />

Ce pôle permettra au public, chercheurs et professionnels d’accéder à tout<br />

moment aux images privées et publiques de <strong>Guadeloupe</strong>.<br />

C’est pourquoi, la Région réitère son soutien à cet événement. Il convient de rappeler<br />

que cette manifestation culturelle est le fruit de l’investissement d’une équipe<br />

de bénévoles, impliquée et investie autour <strong>du</strong> cinéma. La culture, l’art et la<br />

médiation des œuvres sont en partie réalisées ou initiées par des personnes passionnées<br />

et généreuses, c’est le cas de l’équipe <strong>du</strong> «<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc.», alors je n’oublie<br />

pas de la saluer.<br />

Gérard César, journaliste, grand reporteur et réalisateur.<br />

Voilà un titre original et natif natal qui a le mérite de nous restituer à nous<br />

même, à notre histoire à notre culture tout en ouvrant les yeux sur d’autres<br />

cultures par la magie des images.<br />

Chaque mois <strong>du</strong> film documentaire est atten<strong>du</strong> avec impatience, car il révèle<br />

au public, qui sait regarder, des œuvres d’une grande richesse, des talents<br />

techniques, des sensibilités diverses. Il fera pénétrer le spectateur dans l’image<br />

et incitera à la réflexion et au débat.<br />

La cuvée 2008 ouvre la porte à la créativité, à l’imagination. Elle sera l’opportunité<br />

de communier en images entre conférenciers, cinéastes et professionnels<br />

de l’audiovisuel venus d’horizons divers. Manifestation - trait d’union<br />

entre les cultures, les idées et les couleurs. Un univers de dialogue, d’images<br />

et de son, osé et réussi par une équipe ouvrière de passion et de réussite.<br />

6<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

La Région <strong>Guadeloupe</strong>, le Cinéma et l’Audio-visuel<br />

Un dispositif offensif...<br />

Depuis 2004, la région a fait le choix d’une implication<br />

forte dans le secteur cinématographique<br />

et audiovisuel. Cela s’est concrétisé par la création<br />

<strong>du</strong> «Fonds d’aide à la création et à la pro<strong>du</strong>ction<br />

cinématographique et audiovisuelle».<br />

L’étape suivante a été la signature de la convention<br />

de développement cinématographique et<br />

audiovisuel avec l’Etat et le Centre national de la<br />

cinématographie, en décembre 2005. Ce partenariat<br />

tripartite a pour principal avantage d’optimiser<br />

les efforts financiers de la Région. <strong>Le</strong><br />

Principe : «1 euro CNC pour 2 euros Région»<br />

s’applique automatiquement.<br />

Ainsi, lorsqu’un porteur de projet sollicite de la<br />

collectivité régionale, une aide à la pro<strong>du</strong>ction,<br />

pour un film long métrage de fiction, il peut obtenir<br />

jusqu’à 200 000 €. Un tiers de cette somme<br />

est subventionné automatiquement par le CNC.<br />

Ce principe est applicable pour toutes les aides<br />

à la pro<strong>du</strong>ction.<br />

Une convention de ce type apporte également<br />

à la région signataire, un appui financier dans<br />

les domaines de la création, la formation, la diffusion<br />

(dispositifs «Lycéens au cinéma»,<br />

«Passeurs d’images», «aide aux salles de cinéma»)<br />

; et pour la mise en place d’un bureau<br />

d’accueil des tournages.<br />

Munie de l’ensemble de ces dispositifs, la<br />

<strong>Guadeloupe</strong> apparaît comme une des Région les<br />

plus volontaristes en terme de soutien aux professionnels<br />

<strong>du</strong> secteur.<br />

Des projets qui se concrétisent...<br />

Cependant, la poursuite <strong>du</strong> développement de<br />

ce secteur passe nécessairement par la création<br />

d’un outil de développement et de structuration<br />

<strong>du</strong> territoire. C’est ce qui a con<strong>du</strong>it la Région à<br />

créer en avril 2008, sa «Commission régionale<br />

<strong>du</strong> film», communément appelée : «Bureau d’accueil<br />

des tournages». Cet outil a pour principale<br />

mission de faciliter et d’attirer les tournages sur<br />

le territoire… C’est aussi un instrument au service<br />

des professionnels locaux, car il favorise les<br />

contacts entre les sociétés de pro<strong>du</strong>ction et les<br />

professionnels.<br />

D’autres aspects de ce secteur culturel et économique<br />

restent à développer. 2009 verra probablement<br />

le lancement de la mission de préfiguration<br />

pour l’identification, la conservation et la diffusion<br />

<strong>du</strong> patrimoine cinématographique de<br />

<strong>Guadeloupe</strong>. Ce sont ainsi des pans entiers de<br />

notre histoire qui pourront être sauvés et restitués<br />

aux professionnels, aux chercheurs et au<br />

public…<br />

La Région <strong>Guadeloupe</strong> et le <strong>Film</strong><br />

documentaire...<br />

Depuis l’instauration <strong>du</strong> fonds d’aide, vingt-six<br />

projets de films documentaires ont pu bénéficier<br />

d’un soutien de la Région, pour un montant global<br />

de 671 900 euros (bénéficiaires : 6 auteurs<br />

pour l’écriture de scénario, 3 sociétés de pro<strong>du</strong>ction<br />

pour le développement et 18 pour la pro<strong>du</strong>ction).<br />

<strong>Le</strong> comité de lecture d’octobre 2008<br />

aura examiné dix neuf demandes d’aide pour un<br />

montant global de 1 018 576 euros (porteurs de<br />

projets : 4 scénaristes, 15 sociétés de pro<strong>du</strong>ction<br />

dont 1 pour le développement).<br />

Créer et pro<strong>du</strong>ire des films à partir de la<br />

<strong>Guadeloupe</strong> est un des besoins exprimés par les<br />

cinéastes guadeloupéens, qui veulent pouvoir<br />

traiter de sujets ou de thématiques en lien avec<br />

notre bassin culturel. Cette nécessité rencontre<br />

la volonté de la Région qui inscrit une partie de<br />

son action culturelle dans la conservation et la<br />

valorisation <strong>du</strong> patrimoine.<br />

Parce que c’est important, la Région accompagne<br />

également la formation des auteurs et des<br />

autres intervenants de la chaîne <strong>du</strong> film.<br />

En terme de sollicitations, le film documentaire<br />

fait part égale à la fiction. Il semble être en résonance<br />

avec la situation patrimoniale de la<br />

<strong>Guadeloupe</strong>.<br />

Il répond à un besoin d’écrire la mémoire, de<br />

questionner des problématiques et des faits<br />

contemporains, pour proposer au public d’ici et<br />

d’ailleurs des temps pour voir, ressentir et comprendre<br />

la vie à partir de chez nous.<br />

<strong>Le</strong> travail initié par la Région est en devenir et<br />

beaucoup de chantiers sont à créer. Mais la<br />

volonté de faire de notre terre un espace de<br />

création, de réflexion et surtout d’inspiration est<br />

alimentée par la puissance de l’énergie créatrice<br />

de notre ile archipel et de celle des artistes qui<br />

l’habitent.<br />

Fély KACY BAMBUCK<br />

Présidente de la Commission<br />

des affaires culturelles<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 7


Présentation <strong>du</strong><br />

Bureau d’Accueil des Tournages (BAT)<br />

Vous êtes pro<strong>du</strong>cteur, réalisateur, directeur de pro<strong>du</strong>ction, régisseur…<br />

Une assistance pour votre prochain film !<br />

Pour tous vos projets de tournages en <strong>Guadeloupe</strong> (courts métrages, longs métrages,<br />

téléfilms, films publicitaires, films documentaires, clips), la commission régionale<br />

<strong>du</strong> film de <strong>Guadeloupe</strong> vous offre une assistance gratuite portant sur : différents<br />

renseignements autour des sites de tournage, des fichiers de techniciens, comédiens<br />

et figurants, les démarches administratives, les autorisations de tournage, la logistique,<br />

les aides pour les castings, la mise à disposition d'un centre de ressources,<br />

d'un bureau de pro<strong>du</strong>ction, etc.<br />

Nous assurons également les relations avec la presse locale, le réseau des salles<br />

de cinéma indépendantes, etc.<br />

Membre adhérent <strong>du</strong> réseau de la Commission nationale <strong>Film</strong> France, la Région<br />

vous invite à procéder rapidement à votre inscription sur sa base "Techniciens,<br />

Artistes et Figurants en régions" (base " TAF ").<br />

<strong>Le</strong> bureau d’accueil des tournages répond aux demandes des pro<strong>du</strong>ctions à<br />

partir de cette nouvelle base de données.<br />

CONTACTS :<br />

>Par écrit :<br />

M. Victorin Lurel, Député, Président <strong>du</strong> conseil régional de la <strong>Guadeloupe</strong>,<br />

Bureau d'accueil des tournages de la <strong>Guadeloupe</strong><br />

Direction de la Culture et de la Formation artistique<br />

Hôtel de Région , Av. Paul Lacavé<br />

Petit Paris, 97100 Basse-Terre Cedex<br />

>Par téléphone :<br />

Tony Coco-Viloin (Chargé de Mission)<br />

Tél. 05.90.80.41.57 / 06.90.49.56.49<br />

E-mail : guadeloupefilm@cr-guadeloupe.fr<br />

8<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Edito<br />

LE DOUKOU DU BAMBOU<br />

Mémoire, Mémoires, Paroles, Récit, Transmission<br />

Georges s’est éteint avant de répondre à la question de son neveu, Max :<br />

«à quelle lune doit-on couper le bambou ?». La transmission n’a pas eu lieu.<br />

Rempli de colère et de douleur, il s’en va jurant contre ce proche qui est parti<br />

avec un savoir-faire qu’il ne lui transmettra jamais…<br />

La mémoire c’est la conservation d’événements qui deviennent des impressions qui<br />

influent sur toute notre vie, nos comportements, nos habitudes. Nous gardons la<br />

mémoire des gestes, des savoirs faire, des émotions, celle transmise par nos parents,<br />

celle apprise sur les bancs de l’école…<br />

Mais qu’en est-il de l’autre, celle non transmise, celle qui donne un autre point de vue,<br />

celle qu’on a lue, caché sous les couvertures, celle susurrée par une voisine…<br />

Parce que celle-là elle dérange : l’ordre, le quotidien, les habitudes.<br />

Cette édition <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> 2008, fait donc acte de mémoire en donnant<br />

à voir des récits de mémoire au travers des images de réalisateurs <strong>du</strong> monde entier :<br />

> histoires familiales intimes<br />

(«<strong>Le</strong> pays à l’envers» - <strong>Guadeloupe</strong>), «Secretos de lucha» - France)<br />

> histoires politiques<br />

(«Rue Santa Fe» - Chili), «Ecrivains des frontières, un voyage en Palestine» - Israël)<br />

> histoires sociales<br />

(«No, the rape Documentary» USA, «<strong>Le</strong>s 16 de Basse-Pointe» Martinique),<br />

> en montrant des événements inconnus, effacés, voire occultés<br />

(«<strong>Le</strong>s enfants <strong>du</strong> blanc» France).<br />

Rester dans l’ignorance ou faire semblant d’oublier, ne pas dire, peut empêcher d’appréhender<br />

le présent, de vivre pleinement.<br />

Plusieurs temps rythmeront ce mois de novembre :<br />

• temps de regard avec les films proposés en différents lieux et lors de la soirée consacrée<br />

aux documentaires de la Région Caraïbe.<br />

• temps de réflexion pour tenter d’appréhender les difficultés de la transmission des<br />

savoirs, savoir-faire et savoir-être.<br />

• temps de rencontres avec les réalisateurs qui transmettent leur point de vue par le<br />

biais des images et qui se doivent de respecter une certaine éthique pour recueillir et<br />

filmer la parole qui leur est confiée.<br />

• temps de formation, d’é<strong>du</strong>cation à l’image pour les scolaires, les professionnels et<br />

médiateurs (livre et image), le grand public.<br />

Ces moments singuliers s’inscriront, nous l’espérons, dans une page de la mémoire<br />

collective de la <strong>Guadeloupe</strong>.<br />

«La mémoire est très importante parce qu’il faut<br />

une base solide pour s’asseoir quelque part. Mais l’appel de l’avenir<br />

est d’une importance capitale dans le monde d’aujourd’hui».<br />

Tierno Monénembo, écrivain guinéen.<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 9


◗ “<strong>Le</strong>s invités en quelques mots...”<br />

Sylvaine Dampierre<br />

Elle est l’auteur d’une œuvre en quatre volets sur le thème<br />

«jardins et jardiniers», que composent «L’île», «Un enclos»,<br />

«La rivière des galets» et «Green Guerilla». Elle y consacre une<br />

large part à une réflexion sur l’identité qui se poursuit ici de<br />

manière très différente avec “<strong>Le</strong> pays à l’envers”, ce film<br />

dans lequel elle remonte le fil de sa généalogie.<br />

Sylvaine enseigne aux ateliers Varan depuis 1994.<br />

Elle intervient en 2008 auprès de l’E.S.A.V. Marrakech dans le cadre <strong>du</strong> partenariat<br />

entre cette école de cinéma marocaine et les Ateliers Varan.<br />

<strong>Film</strong>ographie<br />

• <strong>Le</strong> pays à l'envers (2008)<br />

• Green Guerilla (2003)<br />

• Pouvons-nous vivre ici ? (2002)<br />

• La rivière des galets (2000)<br />

• Un enclos (1999)<br />

• L’île (1998)<br />

Camille Mau<strong>du</strong>ech<br />

Réalisatrice martiniquaise née le 08/11/1964. Elle est licenciée en cinéma (Paris<br />

III - Sorbonne nouvelle). Depuis 1989, elle gère la société de pro<strong>du</strong>ction martiniquaise<br />

<strong>Film</strong>s Plein Sud sarl.<br />

<strong>Film</strong>ographie<br />

• Juste un coup de peigne (2001)<br />

• Case-pilote (2000)<br />

• La Nouvelle Vie (1998),<br />

• <strong>Le</strong> Frère (1998)<br />

• Ernest Breleur (1996) ; Taxi-co (1993)<br />

• Hector Anicet est mort (1993)<br />

• Paroles et musiques, Anderson Bagoé (1991)<br />

• Titine ou la source magique (1988)<br />

• <strong>Le</strong>s Funérailles <strong>du</strong> Larlé Naaba (co-réal. Idrissa Ouédraogo)<br />

Carmen Castillo<br />

Née au Chili en 1945, elle travaille auprès <strong>du</strong> Président Salvador Allende et,<br />

après le putsch de Pinochet en 1973, entre dans la clandestinité.<br />

Exilée en France, elle a notamment réalisé «la Flaca Alejandra» (1992, Fipa d’or<br />

<strong>du</strong> documentaire) et «La véridique légende <strong>du</strong> sous commandant Marcos».<br />

«Rue Santa Fe», son premier film pour le cinéma est sorti en 2008.<br />

10<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Gérard César<br />

Gérard César est journaliste, grand reporteur et réalisateur.<br />

Entré à l’ORTF en 1969, il maîtrise les trois médias que sont la presse écrite, la<br />

radio et la télévision. Actuellement, 2 ème carte de presse, la plus ancienne des<br />

journalistes en activité en <strong>Guadeloupe</strong> (le doyen de la presse est Jean<br />

Chomereau-Lamotte). Sa passion de l’image est née d’un reportage de 13’ réalisé<br />

à la demande de la deuxième chaine de télévision, pour la présentation <strong>du</strong> film<br />

de Claude <strong>Le</strong>louch, «l’Aventure d’est l’Aventure». Il a été l’initiateur et concepteur<br />

avec RFO Paris <strong>du</strong> 1 er festival de Jazz «Carrefour des Musiques Créoles» à<br />

Pointe-à-Pitre. Il a également écrit et édité l’ouvrage «La veuve d’Hugo».<br />

<strong>Film</strong>ographie<br />

• Nombreux portraits d’artistes dont : Barbara Hendricks, Henri Guédon, Gérard<br />

Laviny<br />

• Hommage à Jenny Alpha (50 ans de vis artistique)<br />

• Brise de Santal (Histoire des indiens de <strong>Guadeloupe</strong>)<br />

• <strong>Le</strong> Grand Béké (Amédée Huygues Despointes) nominé au Festival Vues d’Afrique<br />

1999, Montréal<br />

• Cuba, Fidel à la religion - la Santeria à Cuba<br />

• Ces enfants per<strong>du</strong>s <strong>du</strong> Panama<br />

<strong>Le</strong>s lectures <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc<br />

«Mémoire, paroles, transmission»<br />

Aimé Césaire et Françoise Vergès<br />

Nègre je suis, nègre je resterai<br />

Dans ces entretiens accordés à Françoise<br />

Vergès, le "père de la négritude" relate avec<br />

une très grande liberté de ton les principaux<br />

moments de son combat pour l'égalité des<br />

peuples à l'ère post-coloniale.<br />

Témoin capital de cette période de mutations,<br />

Aimé Césaire évoque son siècle, celui<br />

de la fin des empires coloniaux, en posant les<br />

questions fondamentales de l'égalité, de l'écriture<br />

de l'histoire des anonymes et des<br />

disparus <strong>du</strong> monde non européen. C'est la<br />

voix d'un homme immense qu'il nous est<br />

donné d'entendre, dans sa force et sa<br />

modestie.<br />

Mémoires des esclavages : La fondation<br />

d'un centre national pour la mémoire des<br />

esclavages et de leurs abolitions<br />

"S'il y a une raison de fonder un Centre national<br />

autour d'un pareil sujet, c'est-à-dire de<br />

cet esclavage-ci plus particulièrement, oui de<br />

cet esclavage-ci, africain, caraïbe, américain,<br />

transindien, européen, alors que nous savons<br />

que tous les esclavages sont également<br />

monstrueux et hors humanité, peut-être la<br />

trouvons-nous avant tout dans ceci qu'il a<br />

intéressé la plupart <strong>du</strong> monde connu à l'occident<br />

<strong>du</strong> monde, c'est-à-dire qu'il a établi un<br />

lien d'un ton nouveau entre pays et cultures,<br />

que ce lien, on a voulu le faire méconnaître,<br />

qu'il a brassé un nombre incalculable de<br />

beautés dans un nombre aussi incalculable<br />

de supplices, qu'il en est résulté la créolisation<br />

de ce grand pan <strong>du</strong> monde, créolisation<br />

aussi belle que sa démocratisation, qui a<br />

répercuté sur une partie de notre monde<br />

actuel et qui a fait que nous y sommes entrés,<br />

et qu'alors ce Centre doit être national parce<br />

que c'est là le meilleur chemin pour en<br />

démultiplier toutes les approches et toutes<br />

les résonances internationales" (Edouard<br />

Glissant)<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008<br />

11


Patrick Chamoiseau<br />

Un dimanche au cachot<br />

Un dimanche de pluie, une petite fille se réfugie<br />

sous une voûte de pierre, dans le jardin<br />

<strong>du</strong> foyer qui l’a recueillie.<br />

Terrassée par une souffrance indépassable,<br />

elle reste prostrée dans l’ombre et ne veut<br />

plus en sortir. On sollicite alors Patrick<br />

Chamoiseau, écrivain, Marqueur de Paroles,<br />

et surtout é<strong>du</strong>cateur en matière de justice.<br />

Mais tandis qu’il vient au secours de l’enfant,<br />

il devine ce qu’elle ignore : cette voûte de<br />

pierre n’est autre que le plus effrayant des<br />

vestiges. C’est un cachot dont les parois<br />

balisent une ténébreuse mémoire, qui dérive<br />

loin dans les impensables de l’Histoire, dans<br />

l’intransmissible de l’esclavage, ce crime<br />

sans châtiment. (Prix RFO 2008)<br />

Antoine Garapon<br />

Peut-on réparer l'Histoire ? :<br />

Colonisation, esclavage, Shoah<br />

Alors que rebondit le débat autour de la<br />

repentance et de la colonisation, les tribunaux<br />

civils sont de plus en plus sommés d'indemniser<br />

les "préjudices de l'histoire". On<br />

savait, depuis Nuremberg, que la justice<br />

pénale internationale pouvait juger les dirigeants,<br />

mais voici que, à présent, le droit<br />

privé est convoqué pour solder les comptes<br />

de l'histoire: spoliations des Juifs <strong>du</strong>rant la<br />

Seconde Guerre mondiale, stérilisation de<br />

populations colonisées, occupation des terres<br />

des aborigènes, par exemple. <strong>Le</strong> mal<br />

dans l'histoire est-il un préjudice qu'on peut<br />

réparer ?<br />

L'indemnisation financière peut-elle ouvrir la<br />

voie à une réconciliation ? <strong>Le</strong>s victimes y<br />

trouvent-elles vraiment la reconnaissance<br />

qu'elles cherchent ? Ne s'agit-il pas là d'une<br />

marchandisation de la justice ? Une enquête<br />

inédite sur une nouvelle façon de panser les<br />

plaies de l'histoire.<br />

Fabienne Kanor<br />

Humus<br />

«<strong>Le</strong> 23 mars dernier, il se serait jeté de dessus<br />

la <strong>du</strong>nette à la mer et dans les lieux 14<br />

femmes noires toutes ensemble et dans le<br />

même temps, par un seul mouvement...<br />

Quelque diligence qu'on pût faire, la mer<br />

étant extrêmement grosse et agitée, ventant<br />

avec tourmente, les requins en avaient déjà<br />

mangé plusieurs avant qu'il y ait eu même <strong>du</strong><br />

monde embarqué, qu'on parvint cependant à<br />

pouvoir en sauver sept dont une mourut à<br />

sept heures <strong>du</strong> soir étant fort mal lorsqu'elle<br />

fut sauvée qu'il s'en est trouvé huit de per<strong>du</strong>es<br />

dans cet événement» (extrait <strong>du</strong> journal<br />

de bord de Louis Mosnier, capitaine <strong>du</strong><br />

bateau négrier <strong>Le</strong> Soleil). Tout est parti de là.<br />

De cette anecdote rapportée par un capitaine<br />

négrier en 1774 et retrouvée aux archives<br />

de Nantes.<br />

Tout est parti de cela. D'un désir de troc.<br />

Échanger le discours technique contre de la<br />

parole.<br />

JMG <strong>Le</strong> Clézio prix nobel de littérature 2008<br />

L'Africain<br />

Nous sommes en 1948. Jean-Marie <strong>Le</strong><br />

Clézio a huit ans. Avec sa mère et son frère,<br />

il quitte Nice pour rejoindre son père qui est<br />

médecin au Nigeria et qui y est resté pendant<br />

tout le temps de la guerre, loin de sa femme<br />

qu'il aime et de ses deux enfants qu'il n'a pas<br />

vu grandir. Deux rencontres fondamentales<br />

ont ainsi lieu simultanément : celle de<br />

l'Afrique et celle <strong>du</strong> père. Comme deux pays<br />

rêvés, atten<strong>du</strong>s, espérés. C'est la rencontre<br />

avec l'Afrique qui ouvre ce livre en forme<br />

d'autoportrait : l'Afrique dans ce qu'elle a de<br />

plus violent, de plus éclatant, de plus saisissant<br />

: la liberté des corps, la matière magique<br />

d'un pays où tout est excessif, le soleil, la<br />

végétation, la pluie, les insectes.<br />

Jonathan Littell<br />

<strong>Le</strong>s Bienveillantes<br />

«Frères humains, laissez-moi vous raconter<br />

comment ça s'est passé. On n'est pas votre<br />

frère, rétorquerez-vous, et on ne veut pas le<br />

savoir. Et c'est bien vrai qu'il s'agit d'une<br />

sombre histoire, mais édifiante aussi, un véritable<br />

conte moral, je vous l'assure. Ca risque<br />

d'être un peu long, après tout il s'est passé<br />

beaucoup de choses, mais si ça se trouve<br />

vous n'êtes pas pressés, avec un peu de<br />

chance vous avez le temps (…)» <strong>Le</strong> contrat<br />

de lecture est posé. Jonathan Littell prix<br />

12<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Goncourt 2006 signe avec brio son premier<br />

roman. Il nous invite dans la mémoire d’un<br />

officier nazi. Plongée difficile, mais édifiante<br />

sur la nature humaine, et sur l’une des périodes<br />

marquantes de l’histoire mondiale.<br />

Daniel Mendelsohn<br />

<strong>Le</strong>s disparus<br />

Combien pouvons-nous savoir <strong>du</strong> passé de<br />

ceux qui en ont disparus ?<br />

En près de 645 pages, Daniel Mendelsohn<br />

répond à cette question, dans un roman où il<br />

tente de reconstituer témoignages à l'appui<br />

la vie et la mort de son oncle Shmiel, de sa<br />

femme et de ses 4 filles. Il rencontre les<br />

témoins, <strong>du</strong> moins ceux qui sont encore en<br />

vie, ceux qui ont échappé aux Aktions des<br />

Nazis, ceux qui ont échappé à la Shoa. Des<br />

disparus, à la fin, ce qu'il aura pu glaner tient<br />

en une page, mais les émotions qu'ont pu<br />

susciter sa quête chez le lecteur, ont dessiné<br />

en creux, dans l'absence même de certitude,<br />

et de réponse quant à leur fin tragique, la<br />

présence très forte de cette famille disparue.<br />

Laurent Nunez<br />

<strong>Le</strong>s récidivistes<br />

C'est l'autobiographie d'un jeune homme<br />

d'aujourd'hui, mais si peu sûr de sa voix qu'il<br />

choisit d'en emprunter quatre autres : celle de<br />

Quignard pour cerner l'amnésie frappant un<br />

amour de jeunesse ; celle de Duras pour tra<strong>du</strong>ire<br />

sa poursuite effrénée de l'amour ; celle<br />

de Proust pour avouer, sur le canevas de La<br />

Recherche <strong>du</strong> temps per<strong>du</strong>, les péripéties<br />

d'une vie trop dissolue, de l'enfance jusqu'à<br />

l'avènement de l'écriture ; enfin celle de Genet<br />

pour dénoncer le prix qu'on paie lorsqu'on<br />

écrit un livre. C'est l'histoire d'un garçon qui<br />

n'arrive pas à aimer, qui ne comprend rien au<br />

monde, et qui décide d'écrire cette incompréhension<br />

dès lors qu'il comprend qu'elle va<br />

<strong>du</strong>rer. C'est l'histoire de Laurent qui devient<br />

écrivain. Laurent Nunez est né en 1978 à<br />

Orléans. Il publie avec <strong>Le</strong>s Récidivistes son<br />

premier roman.<br />

Jean Rhys<br />

La prisonnière des sargasses<br />

"C'est comme ça qu'ils nous appellent, nous<br />

tous qui étions ici avant que les gens de leur<br />

propre race, en Afrique, les vendent aux marchands<br />

d'esclaves. Et j'ai enten<strong>du</strong> des<br />

anglaises nous appeler des nègres blancs.<br />

Aussi, entre vous, je me demande souvent<br />

qui je suis, et où est mon pays et à quelle<br />

race j'appartiens et pourquoi donc je suis<br />

née, <strong>du</strong> reste!" L’écriture de Jean Rhys est à<br />

l’image de la société qu’elle décrit.<br />

Dépouillée. Tranchée. Violente dans sa narration<br />

presque anecdotique. Sa grande maîtrise<br />

elliptique <strong>du</strong> récit pour reprendre l’expression<br />

de Pierre <strong>Le</strong>yris, trace les contours sensuels<br />

et tragiques d’un destin de femme,<br />

mais plus généralement de la vie dans les<br />

Antilles post-esclavagistes.<br />

Paul Ricoeur<br />

La Mémoire, l'Histoire, l'Oubli<br />

<strong>Le</strong> devoir de mémoire. On a sans doute raison<br />

de l'invoquer contre la tentation d'oublier<br />

les périodes déshonorantes de l'histoire indivi<strong>du</strong>elle<br />

ou collective. On aurait toutefois tort<br />

de le laisser se figer en une formule ou un<br />

slogan. <strong>Le</strong> philosophe Paul Ricoeur nous<br />

aide à interpréter cette injonction, à en redécouvrir<br />

le sens, la pertinence et les enjeux.<br />

André Schwartz-Bart.<br />

La mulâtresse Solitude,<br />

L'auteur a construit son personnage en<br />

ouvrant l'histoire sur Bayangumay, jeune fille<br />

diola capturée peu après son mariage, lors<br />

de la prise de son village par les marchands<br />

d'hommes. Violée sur le bateau négrier qui la<br />

transporte en <strong>Guadeloupe</strong>, Bayangumay<br />

donne le jour à Deux-Ames : la mulâtresse<br />

Solitude. Après avoir été ven<strong>du</strong>e et reven<strong>du</strong>e<br />

par des maîtres qui s'effraient de sa "folie",<br />

Solitude marronne dans les montagnes.<br />

Enceinte de Maïmouni, ermite marron, elle<br />

est témoin <strong>du</strong> sacrifice de Delgrès. Elle finit<br />

sur l'échafaud après sa délivrance.<br />

Tzévan Todorov<br />

<strong>Le</strong>s Abus de la mémoire<br />

En cette fin de millénaire, écrit Tzvetan<br />

Todorov, les Européens, et tout particulièrement<br />

les Français, semblent littéralement<br />

obsédés par un culte: celui de la mémoire.<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 13


Cette ferveur compulsive participe d'abord<br />

de la nostalgie. Mais elle se présente aussi<br />

comme un devoir, une injonction.<br />

Certes, nous devons faire en sorte que soit<br />

maintenu vivant le souvenir. Mail il est<br />

contestable que la mémoire se trouve sacralisée...<br />

Tzévan Todorov<br />

La conquête de l'Amérique<br />

<strong>Le</strong> capitaine Alonzo Lopez de Avila s'était<br />

emparé pendant la guerre d'une jeune<br />

Indienne, une femme belle et gracieuse. Elle<br />

avait promis à son mari craignant qu'on ne le<br />

tuât à la guerre de n'appartenir à aucun autre<br />

que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l'empêcher<br />

de quitter la vie plutôt que de se laisser<br />

flétrir par un autre homme ; c'est pourquoi<br />

on la livra aux chiens. "Diego de Landa,<br />

Relation des choses de Yucatan, 32 J'écris<br />

ce livre pour essayer de faire en sorte qu'on<br />

n'oublie pas ce récit, et mille autres pareils.<br />

Enzo Traverso<br />

<strong>Le</strong> passé, mode d'emploi : Histoire,<br />

mémoire, politique<br />

L'in<strong>du</strong>strie culturelle, les musées, les commémorations,<br />

les programmes é<strong>du</strong>catifs<br />

contribuent à faire de la mémoire <strong>du</strong> passé<br />

une sorte de religion civile de nos sociétés<br />

contemporaines.<br />

Cette religion remplit souvent une fonction<br />

apologétique: conserver souvenir des totalitarismes<br />

pour légitimer l'ordre libéral, occuper<br />

les territoires palestiniens pour empêcher un<br />

nouvel Holocauste, envahir l'Irak pour ne pas<br />

répéter Munich...<br />

Mais il est d'autres chemins de la mémoire,<br />

plus discrets, parfois souterrains, décidément<br />

critiques, qui transmettent le fil des expériences<br />

de l'égalité, de l'utopie, de la révolte contre<br />

la domination.<br />

Françoise Vergès<br />

La mémoire enchaînée :<br />

Questions sur l'esclavage<br />

Pour la première fois en France, traite négrière<br />

et esclavage font la une des journaux, sont<br />

débattus dans les médias et suscitent des<br />

controverses. Deux questions s'imposent :<br />

pourquoi le débat public est-il si tardif ?<br />

Et pourquoi revêt-il un caractère si extrême ?<br />

En revenant sur les termes de ce débat,<br />

Françoise Vergès suggère que la lenteur qui<br />

a présidé à cette prise de conscience peut<br />

être analysée comme un point aveugle dans<br />

la pensée française.<br />

Elle revient sur les conditions et les causes<br />

de l'oubli, pour imaginer les conditions de<br />

son dépassement, sans céder à ceux qui<br />

veulent faire de la mémoire de la traite et de<br />

l'esclavage une rente de situation ou à ceux<br />

qui tentent de l'utiliser pour justifier des dérives<br />

populistes.<br />

<strong>Le</strong> débat montre que la majorité des descendants<br />

d'esclaves ne veulent plus être esclaves<br />

de l'esclavage qui fut imposé à leurs<br />

ancêtres. Ils refusent d'être enfermés dans le<br />

passé, mais sont convaincus que, sans un<br />

examen et un tri de l'héritage, ce passé restera<br />

un passif, une assignation. à résidence.<br />

Paul Veyne<br />

Comment on écrit l'histoire<br />

Paru au début des années soixante-dix, à<br />

contre-courant de la mode quantitativiste de<br />

l'époque, cet essai de Paul Veyne<br />

ressemble à une machine de guerre. Son titre<br />

marque le renouveau de la réflexion sur l'histoire<br />

comme mode d'écriture et inaugure la période<br />

<strong>du</strong> "retour au récit".<br />

Margaret Walker<br />

Jubilee<br />

Jubilee raconte l’histoire de l’esclavage, de<br />

la guerre civile américaine et la période de<br />

reconstruction, <strong>du</strong> point de vue des noirs.<br />

Tout comme Autant en emporte le vent, c’est<br />

aussi l’histoire d’une femme très inspirée de<br />

Margaret Duggans Ware Brown, l’arrièregrand-mère<br />

de l’auteur.<br />

Sélection bibliographique<br />

Gilda Gonfier, Bibliothécaire<br />

Médiathèque municipale <strong>du</strong> Gosier<br />

14<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

◗ Programme commun<br />

Mardi 04 novembre 2008<br />

Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin, 19h00<br />

> OUVERTURE<br />

Projection en avant première <strong>du</strong> film «<strong>Le</strong> Pays à l’envers» de Sylvaine<br />

Dampierre (<strong>Guadeloupe</strong>). 2008, 90' - en présence de la réalisatrice.<br />

Mercredi 05 novembre 2008 Médiathèque <strong>du</strong> Gosier, 19h00<br />

> VERNISSAGE de l’exposition de photographies de Bernard Gomez :<br />

"L’envers <strong>du</strong> pays”<br />

Ces images réalisées par Bernard Gomez en <strong>Guadeloupe</strong> entre 2006 et 2008 tout au long de<br />

l'élaboration <strong>du</strong> film de Sylvaine Dampierre "<strong>Le</strong> pays à l'envers", ne sont pas à proprement parler<br />

des photographies de repérages. Jalonnant le parcours dessiné par le film, au fil des rencontres,<br />

elles dessinent une vision singulière, en écho à la démarche cinématographique.<br />

Samedi 08 et dimanche 09 novembre<br />

Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin<br />

> LES RENCONTRES DU MOIS DU DOC<br />

• Samedi 08 novembre 9h -17h<br />

Fil con<strong>du</strong>cteur : «<strong>Film</strong>er la mémoire, la question de l’éthique dans le documentaire»<br />

Intervenants : Sylvaine Dampierre, Gérard César, Dimitry Zandronis,<br />

Jean-Luc Stanislas, Annette Hubbel<br />

<strong>Le</strong>s films : «<strong>Le</strong> pays à l’envers», «Voyage vers la tradition», «<strong>Le</strong> cratère de la<br />

discorde», «Lanmou a bwa», «<strong>Le</strong>s 16 de Basse-Pointe», «Jambé dlo», «Rivière<br />

des galets», «Memorial ACTe», «<strong>Le</strong> cratère de la discorde»<br />

Modérateur : Tony Coco Viloin<br />

• Dimanche 9 novembre 9h -12h<br />

Quels projets de tournage, quels réseaux ?<br />

Présentation des projets en cours et mise en réseau<br />

Semaine <strong>du</strong> 10 au 15 novembre<br />

> RENCONTRES DES RÉALISATEURS<br />

avec les professionnels et les médiateurs, le public scolaire, et le grand public<br />

Jeudi 13 novembre<br />

Université des Antilles et de la Guyane, salle <strong>du</strong> Conseil, 9h00 - 17h00<br />

> Atelier sémantique de l’image<br />

«Mise en scène documentaire ou mise en situation documentaire».<br />

Intervenants : J.L. Stanislas : «Memorial ACTe», «Lanmou a bwa» - Gérard<br />

César : «<strong>Le</strong> cratère de la discorde» - Sylvaine Dampierre - Camille Mau<strong>du</strong>ech<br />

Inscription souhaitée.<br />

Dominique Hubert : Portable : 0690 32 87 67 - Fax : 0590 999 53 65 - dominique.hubert7@orange.fr<br />

Evelyne Saha : Tél : 0590 48 31 25 - Fax : 0590 48 31 27 - evelyne.saha@univ-ag.fr<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 15


Mercredi 19 novembre<br />

Centre culturel Sonis, Abymes, 19h00<br />

> SOIRÉE «Danse, transmission et cinéma» en présence de Léna Blou et<br />

Yalili Rodriguez (Chorégraphes et Directrices d’écoles de danses).<br />

Projections :<br />

Laurence Rugard : «Techni’ Ka» 15’ - en présence de la réalisatrice<br />

Gérard César : «Cuba Yoruba» 26’<br />

Don Kent, Christian Dumais-Lyowski : «<strong>Le</strong>s enfants de l’opéra de Pékin» 52’<br />

Samedi 22 novembre<br />

Ciné théâtre <strong>du</strong> Lamentin, 19h00 - minuit<br />

> SOIRÉE SPÉCIALE de projections de films documentaires caribéens<br />

Présentateur : Gérard César<br />

Projections :<br />

«<strong>Le</strong>s 16 de Basse-Pointe» de Camille Mau<strong>du</strong>ech (108’)<br />

«<strong>Le</strong> cratère de la discorde» de Gérard César (52’)<br />

«Lanmou a bwa» de Jean-Luc Stanislas (15’)<br />

«La vie rêvée de Sarah» de Giscard Bouchotte (26’)<br />

Mercredi 26 novembre<br />

UAG, UFR droit (sous réserve) - 18h30<br />

> CONFÉRENCE<br />

«Enseigner l'histoire ou la difficile transmission des savoirs»<br />

En collaboration avec le CORECA et le CAGI<br />

Samedi 29 novembre<br />

L’Artchipel Scène Nationale de Basse-Terre, 19h<br />

> CLÔTURE<br />

Projection : «Rue Santa Fe» Chili, 2007, 163’ de Carmen Castillo,<br />

en présence de la réalisatrice<br />

16<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Gros plan sur les Rencontres <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc<br />

<strong>Film</strong>er la mémoire, la question de l’éthique dans le documentaire<br />

Si le documentaire fait comprendre quelque chose; il permet aussi d'agir au niveau <strong>du</strong> nondit,<br />

en ayant recours quelquefois à la mise en scène, pour ne pas voir la vie ficher le camp.<br />

<strong>Le</strong> documentaire est l’un des genres qui dominent les tournages qui ont lieu sur le sol<br />

guadeloupéen. Il reste la plupart <strong>du</strong> temps assimilé au reportage journalistique ou encore à<br />

un cinéma cantonné à sa fonction pédagogique ou scientifique. Or, la vocation <strong>du</strong> documentaire<br />

n’est ni de l’ordre de la communication ni <strong>du</strong> didactisme. Il ne dispose pas de<br />

“recettes" et peut emprunter toutes les formes d’expression et s’approprier tous les sujets.<br />

Du "cinéma direct" au documentaire de mémoire, <strong>du</strong> portrait intimiste au cinéma militant,<br />

ou encore <strong>du</strong> cinéma expérimental au film ethnographique : il n’existe "a priori" aucune limite<br />

au champ <strong>du</strong> documentaire. Cette diversité d’approches va à l’encontre de l’idée selon<br />

laquelle "documentaire" signifie retranscription "objective" des faits, rendant l’expression<br />

"film documentaire" synonyme d’une forme pauvre et stéréotypée.<br />

Interroger le réel avec les ressources propres au langage cinématographique serait la<br />

définition rendant compte avec le plus de justesse de la démarche <strong>du</strong> documentariste.<br />

La mémoire, principale ressource <strong>du</strong> cinéma, notamment documentaire, représente une force<br />

de proposition en matière de création et de réalisation cinématographique et audiovisuelle.<br />

La mémoire se manifestant toujours de manière originale dans la totalité des aspects de la vie<br />

sociale (relations humaines, modes d'expressions, arts et traditions populaires..), se présente<br />

en empreinte <strong>du</strong> territoire qui en porte la trace. Tourner un film documentaire de création, c’est<br />

raconter mémoires, valeurs, symboles, comportements, expériences sociales, indivi<strong>du</strong>elles et<br />

culturelles. Cette narration ne saurait se passer de la question de l’éthique.<br />

Qu’est-ce qui peut donc défier ces mémoires ? <strong>Le</strong> jeu de la vérité peut-être… ou la «peur»,<br />

la peur de l’éclatement de nos refoulements ? Raconter le monde c’est déjà défier sa<br />

mémoire, non ?<br />

La vérité supposée <strong>du</strong> documentaire est traditionnellement opposée au mensonge de la fiction.<br />

Ce préjugé favorable bénéficie d'autant plus au documentaire que le cinéma de grande<br />

consommation ne cherche plus à rendre crédible ses histoires, et se place délibérément<br />

dans le champ de l'imaginaire.<br />

Pour renforcer sa position, le documentaire se devrait donc de garder une place pour la<br />

subjectivité (qu'il partage avec la fiction) et une place pour la saisie <strong>du</strong> réel (qu'il partage<br />

avec le reportage). Il y a quelques années, le documentaire pouvait être défini simplement :<br />

filmer des acteurs qui interprètent leur propre rôle dans les conditions <strong>du</strong> direct. Il se voit<br />

aujourd'hui obliger de mieux préciser ses ambitions artistiques.<br />

Cette rencontre nous permettra d’aborder les quatre conditions qui semblent nécessaires<br />

pour qu'un documentaire puisse être considéré comme une œuvre d'art, la question des<br />

règles, des normes, des lois, des vérités, <strong>du</strong> sens et de vos regards…<br />

«<strong>Le</strong> mensonge comme clé <strong>du</strong> bonheur» (dixit J. Rouch) interrogerait-il l’Ethique ?<br />

Tony Coco-Viloin<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 17


◗ Programme des lieux de diffusion<br />

BIBLIOTHÈQUE D’ANSE BERTRAND<br />

Jeudi 13 novembre à 19h00<br />

«L’avenir est ailleurs» de Antoine Léonard-Maestrati et Michel Reinette,<br />

France, 2006 85’<br />

BIBLIOTHÈQUE DE BAIE-MAHAULT (Centre culturel de la Retraite)<br />

Vendredi 21 novembre à 19h00<br />

«<strong>Le</strong> premier cri» de Gilles De Maistre, France, 2007, 96<br />

BIBLIOTHÈQUE DE BAILLIF<br />

Mercredi 6 novembre à 18h00<br />

«<strong>Le</strong> Pays à l'envers» de Sylvaine Dampierre, France, 2008, 90’<br />

Mercredi 12 novembre<br />

• 17h00 «Amazonie, la vie au bout des doigts» de Stéphanie Pommez, 2008, 54<br />

• 18h00 «Ces enfants per<strong>du</strong>s de Panama» de Gérard César, <strong>Guadeloupe</strong>, 2007, 52<br />

Vendredi 14 novembre<br />

• 17h00 «L'identité au cœur de la question» de Arnaud Ngatcha, France, 2006, 132<br />

• 18h00 «Style wars» de Tony Silver, tats-Unis, 1982, 90’<br />

Mercredi 19 novembre<br />

• 10h00 «Contes de cyclones en Septembre» de Christiane Succab-Goldman,<br />

France, 1991, 65’<br />

• 17h00 «OAS, un passé très présent» de D. Zaoui, France, 2007, 52<br />

• 18h00 «Vida de Mandingueiro (être capoeira)» de Mathias Monarque,<br />

2006, 52<br />

Vendredi 21 novembre à 18h00<br />

«Saga des immigrés (La)» de Edouard Mills-Affif et Anne Riegel, France, 170<br />

Ces films seront disponibles pour les scolaires sur demande au cours <strong>du</strong> mois<br />

L’ARTCHIPEL, SCÈNE NATIONALE DE BASSE-TERRE<br />

Samedi 29 novembre à 19h00<br />

«Rue Santa Fe» de Carmen Castillo, Chili, 2007, 163<br />

MÉDIATHÈQUE CARAÏBE DE BASSE-TERRE<br />

Jeudi 27 novembre 2008 à 19h00<br />

«La traversée de l'Amazonie» de Jean-Christophe Durel, France, 2008, 52mm.<br />

BIBLIOTHÈQUE DE BOUILLANTE<br />

Lundi 10 novembre à 18h00 - Salle polyvalente de Village<br />

«<strong>Le</strong> Pays à l'envers» de Sylvaine Dampierre, France, 2008, 90’<br />

«Contes de cyclones en Septembre» de Christiane Succab-Goldman,<br />

France, 1991, 65’<br />

Jeudi 13 novembre à 14h00 - Ecole de village<br />

«Contes de cyclones en Septembre»<br />

de Christiane Succab-Goldman, France, 1991, 65’<br />

Vendredi 14 novembre 18h00 - Ecole de Thomas<br />

«Contes de cyclones en Septembre» de Christiane Succab-Goldman,<br />

France, 1991, 65’<br />

18<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Jeudi 20 novembre à 18h00 - Bibliothèque<br />

«<strong>Le</strong>s descendants de la nuit» de Christiane Succab-Goldman, France, 1991, 63’<br />

Vendredi 28 novembre à 19h00 - Salle polyvalente <strong>du</strong> bourg<br />

«<strong>Le</strong> pays à l'envers» de Sylvaine Dampierre, France, 2008, 90’<br />

«Contes de cyclones en Septembre» de Christiane Succab-Goldman,<br />

France, 1991, 65’<br />

«<strong>Le</strong> crime quotidien» de Nina Toussaint, France, 1994, 56’<br />

CDI COLLÈGE MATOUBA DE DESHAIES<br />

Lundi 10 novembre à 9h15<br />

"Antilles : un autre regard" de Christiane Succab-Goldman, 1991, 128’<br />

MÉDIATHÈQUE DU GOSIER - Médiathèque <strong>du</strong> Gosier<br />

Mercredi 5 novembre 2008 à 19h00<br />

>VERNISSAGE de l’exposition «L’envers <strong>du</strong> pays» en pr sence de Monsieur le<br />

Maire ou son repr sentant, le photographe Bernard Gomez, la r alisatrice Sylvaine<br />

Dampierre, Léna Blou, Michel Rogers, Suzette Créantor, Adeline Jacques<br />

Vendredi 7 novembre 2008 - 19h00<br />

«<strong>Le</strong> pays à l’envers» de Sylvaine Dampierre, <strong>Guadeloupe</strong>, 2008,<br />

Vendredi 14 novembre 2008 - 19h00<br />

«Mahmoud Darwich, et la terre comme la langue» de Simone Bitton et<br />

Elias Sanbar, France, 1998, 59<br />

Vendredi 21 novembre 2008 - 19h00<br />

«Eux et moi» de Stéphane Breton, France, 2001, 63<br />

«<strong>Le</strong> ciel dans un jardin» de Stéphane Breton, France, 2003, 62<br />

MÉDIATHÈQUE DU LAMENTIN - SALLE DES CONGRÈS<br />

Mardi 4 novembre à 19h00<br />

«<strong>Le</strong> pays à l’envers» de Sylvaine Dampierre, <strong>Guadeloupe</strong>, 2008, 90’<br />

Samedi 8 et dimanche 9 novembre<br />

>LES RENCONTRES DU MOIS DU DOC<br />

Samedi 8, 9h00-17h00 Fil con<strong>du</strong>cteur : «<strong>Film</strong>er la mémoire, la question de<br />

l’éthique dans le documentaire» ;<br />

Modérateur : Tony Coco Viloin - Intervenants : Sylvaine Dampierre, Gérard<br />

César, Dimitry Zandronis, Jean Luc Stanislas, Annette Hubbel<br />

<strong>Film</strong>s : <strong>Le</strong> pays à l’envers, <strong>Le</strong> cratère de la discorde, Lanmou a bwa, <strong>Le</strong>s 16 de<br />

Basse-Pointe, Jambé dlo, Green Guerilla, Rivière des galets, Memorial ACTe.<br />

Dimanche 9, 9h00-12h00<br />

Quels projets de tournage, quels réseaux ? Pr sentation des projets en<br />

cours et mise en r seau<br />

Mercredi 12 novembre 2008 à 19 h00<br />

«Tuez-les tous ! Rwanda : histoire d'un génocide sans importance»<br />

de Raphaël Glucksmannn et David Hazan, France, 2004, 90<br />

BIBLIOTHÈQUE DU CHEMIN NEUF (ÉCOLE) - POINTE-À-PITRE<br />

Mercredi 26 novembre - 19h00<br />

«L’âge d'or <strong>du</strong> cinéma cubain» de Suarez Ramon, France, 2005, 52<br />

jeudi 27 novembre - 19h00<br />

«Contes de cyclone en septembre» de Christiane Succab-Goldmann,<br />

France, 1991, 65<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 19


BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE<br />

Salle Guy Lasserre - Pointe-à-Pitre<br />

Mercredi 05 novembre, 14h00,<br />

«Havana hip-hop underground» de Yves Billon, 2005, 71<br />

Vendredi 07 novembre, 17h00<br />

«Trénelle citron» de Laurent Cadoux, 2007, 55<br />

Jeudi 13 novembre - Université des Antilles et de la Guyane,<br />

Salle <strong>du</strong> Conseil / 9h00-17h00<br />

>ATELIER SÉMANTIQUE DE L’IMAGE :<br />

«Mise en scène documentaire ou mise en situation documentaire»<br />

Projections et débats avec :<br />

• Jean-Luc Stanislas<br />

• Gérard César<br />

• Sylvaine Dampierre<br />

• Camille Mau<strong>du</strong>ech<br />

Jeudi 13 novembre, 18h00<br />

«Thomas Sankara et la Françafrique (Fratricide au Burkina)»<br />

de Didier Mauro et Thuy-Tiën Ho, 2006, 52’<br />

Mercredi 19 novembre, 14h00<br />

«Traversée de la mangrove» de Elfe Brandenburger, 2007, 52<br />

Jeudi 20 novembre, 18h00<br />

«Cuba, une odyssée africaine» de Jihan el Tahri, 2006, 118<br />

Jeudi 27 novembre 2008, 18h00<br />

«OAS, un passé très présent» de D. Zaoui, 2007, 52<br />

<strong>Film</strong>s à la demande :<br />

une sélection d’autres films sur le thème est proposée à la BU, en prêt<br />

pendant tout le mois de novembre.<br />

“De mémoire d’anciens” de Victoria Theismann, 2007, 52<br />

“<strong>Le</strong>s enfants <strong>du</strong> blanc” de Sarah Bouyain, 2005, 60<br />

“L’histoire oubliée : soldats noirs” de Eric Deroo, 2002, 55<br />

“Secretos de lucha (Secrets de combat) de M. Bidegain, 2007, 85<br />

“<strong>Le</strong> Système Poutine” de J.-M. Carré, 2007, 100’<br />

MEDIATHÈQUE DE POINTE-À-PITRE (ACHILLE RENÉ BOISNEUF)<br />

Mercredi 12 novembre à 19h00<br />

“<strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton” de Alk Howard et Gray Mike, USA, 1968, 88 40<br />

Vendredi 14 novembre à 19h00<br />

«Secretos de lucha : secrets de combat» de Bidegain Maiana, France, 2006, 85<br />

Mercredi 18 novembre à 19h00<br />

«<strong>Le</strong>s Enfants <strong>du</strong> blanc» de Bouyain Sarah, France, 2000, 60<br />

Vendredi 21 novembre à 19h00<br />

«Izkor, les esclaves de la mémoire» de Sivan Eyal, Isra l, 1991, 97 , VOST<br />

CENTRE DES ARTS ET DE LA CULTURE DE POINTE-À-PITRE<br />

Jeudi 27 novembre à 18h30 Hommage à Aimé Césaire<br />

20<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

«Aimé Césaire, une parole pour le XXI ème siècle»<br />

d’Euzhan Palcy, <strong>Guadeloupe</strong>, 2006<br />

En partenariat avec la Région <strong>Guadeloupe</strong> dans le cadre <strong>du</strong> 1 er congrès des écrivains<br />

de la Caraïbe. En présence de la réalisatrice<br />

CINÉ-CLUB DE L’OMC DE POINTE-À-PITRE<br />

Mardi 25 novembre 2008 au Centre des arts à 19h00<br />

«Ecrivains des frontières : un voyage en Palestine» de Samir Abdallah et<br />

José Reynés, 80’, 2004<br />

(animation assurée par l'association Kaz a Jen. Entrée 5 euros)<br />

IUFM - POINTE-À-PITRE<br />

Vendredi 7 novembre à 18h00 - Amphithéâtre de l’IUFM<br />

«Quelle classe, ma classe» de Philippe Troyon, 2006, 60’<br />

BIBLIOTHÈQUE DE POINTE-NOIRE<br />

Mercredi 12 novembre à 18h00<br />

«<strong>Le</strong> pays à l’envers» de Sylvaine Dampierre, <strong>Guadeloupe</strong>, 2008,<br />

Vendredi 21 novembre à 18h00<br />

«Contes de cyclones en septembre»<br />

de Christiane Succab-Goldmann, France, 1991, 65’<br />

Vendredi 28 novembre à 18h00<br />

«<strong>Le</strong>s descendants de la nuit» de Christiane Succab-Goldmann, France, 1981, 63’<br />

PÔLE TECHNOLOGIQUE DE DOUVILLE SAINTE-ANNE<br />

Samedi 08 Novembre à 19h30<br />

«<strong>Le</strong> Pays à l’envers» de Sylviane Dampierre, 2008, 90’ - en présence de la réalisatrice<br />

Vendredi 14 Novembre à 20h00<br />

«<strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton» de Mike Gray et Howard Alk, 1971, 88’<br />

Vendredi 21 Novembre à 20h00<br />

«Contes de Cyclone en Septembre» de Christiane Succab-Goldman, 1991, 65’<br />

Vendredi 28 Novembre à 20h00<br />

«La Vie rêvée de Sarah» de Giscard Bouchotte, 26’<br />

BIBLIOTHÈQUE MULTIMÉDIA PÉRONNE SALIN DE TROIS-RIVIÈRES<br />

Vendredi 7 novembre à 19h00<br />

«Du Mali au Mississipi» de Martin Scorsese, 2003, 105’<br />

Vendredi 14 novembre à 19h00<br />

«Rize» de D. Lachapelle, 2004, 84’<br />

Samedi 15 novembre à 19h00<br />

“No, the Rape Documentary” de Aishah Shahidah Simmons, 2006,109’<br />

Vendredi 21 novembre à 19h00<br />

“<strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton”, de Mike Gray, 1969, USA , 88’<br />

Vendredi 28 novembre à 19h00<br />

«Style Wars» de Tony Silver, USA, 1982, 90'<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 21


◗ <strong>Le</strong>s Synopsis<br />

❋ Aimé Césaire, une parole pour le XXI ème siècle d’Euzhan<br />

de Palcy, <strong>Guadeloupe</strong>, 2006<br />

<strong>Le</strong> recueil autrement nommé «ABCésaire» permet au travers d’écrits et entretiens avec le poète, une connaissance<br />

de ses textes, de sa pensée et de son imaginairee.<br />

❋ Amazonie, la vie au bout des doigts de Stéphanie Pommez, 2008, 54’<br />

<strong>Le</strong> portrait de trois sages-femmes, gardiennes de la vie, au cœur de la forêt amazonienne.<br />

Une jeune photographe et réalisatrice s'interroge sur la transmission d'un savoir qui est aussi un don.<br />

❋ Ces enfants per<strong>du</strong>s de Panama de Gérard César, <strong>Guadeloupe</strong>, 2007, 52’<br />

<strong>Documentaire</strong> réalisé sur les descendants de travailleurs antillais envoyé comme main-d’œuvre <strong>du</strong>rant la<br />

construction <strong>du</strong> canal de Panama.<br />

❋ Contes de Cyclone en Septembre de Christiane Succab-Goldman, 1991, 65’<br />

Septembre 1989, le cyclone Hugo, le plus violent de l’histoire des Antilles, s’abat sur la <strong>Guadeloupe</strong>. Deux ans<br />

plus tard, la caméra de Christiane Succab-Goldman déambule dans les mémoires et propose une étrange balade<br />

en images, au coeur des mille et une histoires, graves ou comiques, que les Guadeloupéens racontent sur<br />

eux-mêmes et sur leur île. Au travers de portraits attachants, se livrent la sagesse et la philosophie de ce<br />

peuple face aux déferlements d’une nature violente et généreuse.<br />

❋ Cuba, une odyssée africaine de Jihan el Tahri. France, 2006, 118’<br />

<strong>Le</strong> premier volet est consacré aux "internationalistes" les combattants cubains engagés sur les fronts de la guérilla<br />

en Afrique et en Amérique latine. Dans les années 60, les interventions en Afrique ont été nombreuses, mais<br />

restent méconnues. C'est au Congo, peu après l'assassinat <strong>du</strong> leader indépendantiste Patrice Lumumba, que<br />

Che Guevara reprend le maquis pour prêter main-forte aux rebelles. <strong>Le</strong> second volet est consacré au plus haut<br />

fait d'armes des internationalistes cubains : la lutte pour l'indépendance de l'Angola.<br />

❋ Cuba, Yoruba de Gérard César, <strong>Guadeloupe</strong>, 2008, 26’<br />

Transmission des danses et traditions cubaines et africaines.<br />

❋ De mémoire d’anciens de Victoria Theismann, 2007, 52’<br />

Il n’y a pas si longtemps à St-Barth, il n’y avait ni routes, ni eau courante, ni électricité. <strong>Le</strong>s anciens racontent leur<br />

vie faite d'aventures, le travail dans la saline, la contrebande avec les goélettes, le tressage <strong>du</strong> latanier, l’exil vers<br />

St-Thomas… Ils ont connu, l’espace d’une vie, un incroyable bouleversement<br />

❋ Du Mali au Mississipi de Martin Scorsese, USA, 2003, 105’<br />

Voyage entre les rives <strong>du</strong> fleuve Niger, au Mali, et les champs de coton et les arrière-salles bricolées <strong>du</strong> delta <strong>du</strong><br />

Mississippi afin de retracer les origines <strong>du</strong> blues… Superbe document…<strong>Le</strong> parcours de Corey Harris, ancien<br />

prof américain reconverti en (excellent) bluesman acoustique, à la recherche des origines africaines de sa<br />

musique favorite. Martin Scorcese nous propose d'accompagner sa quête, des berges <strong>du</strong> Mississipi à celles <strong>du</strong><br />

fleuve Niger. Un voyage qui lui permet aussi de refaire le lien avec les musiques africaines actuelles.<br />

❋ Ecrivains des frontières : un voyage en Palestine<br />

de Samir Abdallah et José Reynés, 80’, 2004<br />

A l'appel <strong>du</strong> poète palestinien Mahmoud Darwish, assiégé à Ramallah, une délégation d'écrivains de 8 pays est allée<br />

en Palestine pour manifester aux cotés des Palestiniens "une belle collaboration linguistique" dans "ces hauts lieux de<br />

la vie spirituelle" (Ramallah, en arabe) où le programme d'humiliation est aussi "une guerre verbicide"...<br />

❋ Eux et moi de Breton Stéphane, France, 2001, 63’<br />

Depuis plusieurs années, Stéphane Breton, ethnologue et cinéaste, séjourne régulièrement dans un petit village de<br />

Nouvelle-Guinée. Il parle la langue de ses voisins et vit avec eux. Il les connaît bien, pourtant un gêne subsiste.<br />

❋ Green Guerilla de Sylvaine Dampierre <strong>Guadeloupe</strong> 2003, 62’<br />

C’est à New-York City qu’est né dans les années 70, un mouvement qui a depuis essaimé dans plusieurs mégapoles<br />

nord américaines et tend à se développer sous des formes proches en Europe : la récupération de friches urbaines<br />

par les habitants d’un quartier et la création collective, sur ces espaces à l’abandon, de jardins communautaires.<br />

22<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

❋ Havana hip-hop underground de Yves Billon. 2005, 71’<br />

Que connaît-on exactement de Cuba ? Certes le régime castriste et le souvenir <strong>du</strong> Che... Mais d'un point de<br />

vue touristique, ce sont les cigares, la musique, notamment la rumba et la salsa. Cette île est un cliché, celui de<br />

la fête et de la création musicale américano-latino-africaine. Aujourd' hui une partie de la population, les jeunes<br />

en particulier, a trouvé sa source de contestation et de rébellion dans sa propre musique, celle <strong>du</strong> rap cubain.<br />

❋ Izkor, les esclaves de la mémoire de Sivan Eyal, Israël, 1991, 97’, VOST<br />

Izkor, signifie souviens-toi en hébreu, c'est sur cet impératif dicté aux enfants d'Israël que s'interroge le film.<br />

.❋ Lanmou a bwa de Jean Luc Stanislas, <strong>Guadeloupe</strong>, 2006, 15’<br />

Pointe-Noire : une Capitale, une Passion, le bois… Des Hommes, gardiens d’une mémoire, témoins d’une époque<br />

révolue, héritiers d’une tradition et d’un savoir-faire d’antan. Ils demeurent aujourd’hui les derniers d’une longue lignée,<br />

charnière entre la nature et l’espace d’aujourd’hui. Ce film rend hommage à leurs pratiques artisanales peu connues<br />

<strong>du</strong> plus grand nombre, art de vivre où règne respect, bonne humeur, entente et fraternité...<br />

❋ La Traversée de l’Amazonie de Jean-Christophe Durel, France, 2008, 52’<br />

Après deux ans de préparation, Jean Christophe Durel s'est lancé le 2 juillet 2007 dans la traversée (à pied, à<br />

VTT, en pirogue) de l'Amazonie d'Ouest en Est. Il cherche à sensibiliser l'opinion mondiale sur la préservation et<br />

la reforestation nécessaire de la forêt primaire.<br />

❋ L'Age d'or <strong>du</strong> cinéma cubain de Suarez Ramon, France, 2005, 52’, VOST<br />

En mars 1959, tout juste trois mois après la victoire des forces révolutionnaires de Castro sur le régime de<br />

Batista, sera créé à la Havane l'ICAIC, l'Institut Cubain de l'Art et de l'In<strong>du</strong>strie Cinématographique. C'est le<br />

premier acte de la politique culturelle <strong>du</strong> régimee<br />

❋ L’avenir est ailleurs<br />

de Antoine <strong>Le</strong>onard-Maestrati et Michel Reinette France, 2006, 85’<br />

1962 : La guerre d'Algérie se termine. Aux Antilles, la misère sévit et des mouvements sociaux secouent la<br />

région. La France a un besoin urgent de main d'oeuvre non qualifiée.<br />

Elle organise une migration de masse vers l'hexagone. C'est l'époque <strong>du</strong> BUMIDOM (Burreau pour le développement<br />

des migrations dans les départements d'outre-mer).Il fournira pendant 20 ans postiers, douaniers,<br />

agents RATP, femmes de ménage.....<br />

❋ L'identité au cœur de la question de Arnaud Ngatcha, France, 2006 132’<br />

Tourné en France métropolitaine, aux Antilles et au Sénégal, ce film soulève la "question noire" qui se pose<br />

aujourd'hui en France. Une enquête historique ponctuée d'images d'archives, de nombreux témoignages<br />

(Christiane Taubira, Aimé Césaire, Disiz la Peste...), analyse de l'impact de l'esclavage et de la colonisation.<br />

❋ L’histoire oubliée : soldats noirs de Eric Deroo, 2002, 55’<br />

Dans un café des Ardennes, le réalisateur surprend une conversation : en mai 1940, des Tirailleurs Sénégalais<br />

auraient combattu dans les épaisses forêts voisines. Ils auraient même résisté près d’un mois alors que le front se<br />

disloquait. Partant d’une évocation de ces combats, le film nous emmène à la recherche des rescapés, en Afrique,<br />

dans leurs villes et leurs villages.<br />

❋ La vie rêvée de Sarah de Giscard Bouchotte, 2008, 26’<br />

<strong>Le</strong> village de Mahotière, dans le sud-est d'Haïti, se révèle à nous comme un Eden protégé par les dieux. Malgré<br />

la pauvreté des habitants, on est loin de l'âpre misère de Port-au-Prince. Sarah, en reine des lieux, y a élu domicile<br />

depuis quelques années. A partir de ce portrait intimiste, ce film bouleverse beaucoup d'idées reçues sur<br />

Haïti. Comment pour un Occidental non averti faire la différence entre Cité Soleil, bidonville sans foi ni loi de la<br />

capitale et Mahotière, "le pays d'en dehors" comme disait Gérard Barthélémy ?<br />

❋ <strong>Le</strong> ciel dans un jardin de Breton Stéphane, France, 2003, 62’<br />

Quelque temps plus tard, Stéphane Breton repart pour sa petite vallée de Papouasie occidentale. Il sait que les<br />

circonstances politiques et la main-mise indonésienne sur le pays l'empêcheront d'y retourner. Il n'ose pas dire<br />

à ses amis que c'est la dernière fois qu'il les voit.<br />

❋ <strong>Le</strong> cratère de la discorde de Gérard César, <strong>Guadeloupe</strong>, 2004, 52’<br />

<strong>Le</strong> 11 août 1976 à 11h10, Haroun Tazieff et son équipe effectuent des analyses de gaz au sommet <strong>du</strong> volcan.<br />

Une éruption phréatique blesse le vulcanologue. L’implantation à Grande-Terre de la population de la «zone<br />

dangereuse» de Capesterre Belle-Eau à Deshaies, soit 25 000, devrait <strong>du</strong>rer plusieurs mois. Elle fut vivement<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 23


critiquée par Haroun Tazieff, l’activité de la soufrière était, en ce temps-la, normale, et la situation ne nécessitait<br />

pas une telle évacuation. En revanche, le professeur Allègre estimait que l’évacuation était opportune.<br />

❋ <strong>Le</strong> crime quotidien de Nina Toussaint, France, 1994, 56'<br />

Zoé était la victime préférée de son père. Pendant 18 ans, il l'a maltraitée, humiliée et violée quotidiennement.<br />

❋ <strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton de Mike Gray et Howard Alk, USA,1971, 88’<br />

Chicago 1968. Décidés à faire le portrait de Fred Hampton, leader charismatique des Black Panthers de l'Illinois,<br />

Mike Gray et Howard Alk se retrouvent au cours <strong>du</strong> film confrontés à son assassinat. Une douzaine d'officiers<br />

de police débarque dans l'appartement d'Hampton et le suppriment ainsi que son frère de lutte, Mark Clark.<br />

❋ <strong>Le</strong> pays à l’envers de Sylvaine Dampierre, <strong>Guadeloupe</strong>, 2008, 90’<br />

Un voyage personnel en mémoire esclave au cœur de la <strong>Guadeloupe</strong>.<br />

De retour dans l’île que son père a quitté 50 ans plus tôt, la cinéaste remonte le cours <strong>du</strong> temps pour retracer<br />

l’histoire de son nom. Au fil de ce voyage initiatique sur les terres d’enfance de son père, son enquête nous<br />

transporte jusqu’à l’époque de l’esclavage. Aux archives, dans les jardins créoles ou les ruines des usines à<br />

sucre, se croisent les chemins d’une mémoire vivante, se dessine la vision d’un pays où les récits, les corps, les<br />

musiques, parlent avec force d’une histoire qui résonne encore.<br />

❋ <strong>Le</strong> premier cri de Gilles De Maistre, France, 2007, 96’<br />

C’est l’éblouissante histoire vraie <strong>du</strong> tout premier cri de la vie, celui que l’on pousse quand on naît et qui scelle<br />

notre venue au monde…<br />

❋ <strong>Le</strong> Système Poutine de J.-M. Carré, 2007, 100'<br />

Avec la collaboration de Jill Emery… Une enquête d'investigation riche en témoignages sur l'irrésistible ascension<br />

d'un obscur chef des services secrets devenu le maître <strong>du</strong> Kremlin… Un immense travail de documentation<br />

et d'analyse met en lumière cet homme de l'ombre à l'intelligence redoutable… A voir d'urgence<br />

❋ <strong>Le</strong>s descendants de la nuit de Christiane Succab-Goldman, France, 1991, 63'<br />

Analyse les traces laissées dans la société par l'esclavage<br />

❋ <strong>Le</strong>s enfants <strong>du</strong> blanc de Sarah Bouyain, France, 2005, 60<br />

Ma grand-mère est née en 1920 dans le territoire de l'actuel Burkina Faso de la rencontre d'un militaire français<br />

et d'une jeune fille africaine. La découverte <strong>du</strong> destin singulier de la minorité de métis à laquelle elle appartient,<br />

depuis la réquisition des mères, l'abandon par les pères jusqu'au placement obligatoire dans des orphelinats,<br />

me renvoie à mon propre métissage.<br />

❋ <strong>Le</strong>s enfants de l’opéra de Pékin<br />

de Don Kent et Christian Dumais-Lyowski, France 2007, 52’<br />

Pour la première fois de son histoire, l’école de l’Opéra de Pékin, la plus importante et la plus prestigieuse des écoles<br />

d’art scénique traditionnel chinois, a ouvert les coulisses de sa vie quotidienne à une équipe de tournage.<br />

Construit autour de la journée type de quelques uns des jeunes élèves et de leurs professeurs, ce documentaire permet<br />

de les accompagner depuis l’aube jusqu’au soir dans toutes leurs activités, scolaires et artistiques.<br />

❋ <strong>Le</strong>s 16 de Basse-Pointe de Camille Mau<strong>du</strong>ech, Martinique, 2008, 108’<br />

<strong>Le</strong> 6 septembre 1948, en Martinique, dans le cadre d'une grève sur une habitation sucrière, l'Habitation <strong>Le</strong>yritz,<br />

à Basse-Pointe, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ<br />

de cannes de la plantation qu'il administre. Après une chasse à l'homme, 16 coupeurs de cannes syndiqués<br />

sont arrêtés et maintenus en détention préventive pendant trois ans... En Août 1951, le procès de ceux qu'on<br />

appelle "les 16 de Basse-Pointe”, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, deviendra le premier procès <strong>du</strong> colonialisme<br />

français jugé devant ses pères.<br />

❋ Mahmoud Darwich, et la terre comme la langue<br />

de Simone Bitton et Elias Sanbar, France,1998, 59’<br />

Poète de l’exil et de la tragédie palestinienne, Mahmoud Darwich est né en 1942 dans un village de Galilée.<br />

Enfant, il a participé à l’exode des réfugiés palestiniens de 1948. Revenu en Israël, Arabe israélien réfugié dans<br />

sa propre patrie, il a commencé à écrire dès 1965, alors que la population arabe de l’état d’Israël était encore<br />

soumise à un régime spécial d’administration militaire. La blessure qu’il porte en lui est une blessure collective,<br />

aussi s’impose-t-il un peu comme la voix de son peuple. En 1971, il décide de s’exiler. C’est alors un long parcours<br />

qui se dessine, dans une solitude à laquelle il est désormais attaché.<br />

24<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Mois</strong> <strong>du</strong> <strong>Film</strong> <strong>Documentaire</strong> • Novembre 2008 • 9 ème Edition • www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

❋ Memorial ACTe, de Jean-Luc Stanislas, <strong>Guadeloupe</strong>, 2005, 6’<br />

Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite negrière et de l’esclavage<br />

La réalisation de ce film de présentation d’une <strong>du</strong>rée de 6 minutes, a pour but de sensibiliser le public au projet<br />

«MEMORIAL ACTe», lieu symbolique fort, en écho avec son temps, projectif sur les expressions contemporaines,<br />

à la fois informatif, é<strong>du</strong>catif, pour apprendre, se recueillir, (re)chercher son histoire.<br />

❋ No, the Rape Documentary de Aishah Shahidah Simmons, 2006, 109’<br />

Tourné sur une période de onze ans par Aishah Shahidah Simmons, une survivante de viol et d'inceste, ce documentaire<br />

révolutionnaire nous dévoile des témoignages fascinants de femmes noires ayant survécu au viol et qui<br />

bravent les représailles. Des militants de la prévention de la violence, des théologiens, des sociologues, des<br />

anthropologues, des militants des droits de l'homme fournissent un contexte interdisciplinaire grâce auquel on<br />

peut examiner la violence sexuelle au sein des communautés Africaines-Américaines.<br />

❋ OAS, un passé très présent de D. Zaoui, France, 2007, 52’<br />

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) assassina au nom de l’Algérie française plus de 2 200<br />

personnes dont des serviteurs de l’Etat. Aujourd’hui se joue un bras de fer entre une OAS réincarnée pratiquant<br />

une pression politique et les enfants des victimes. La loi de 2005 sur le «rôle positif de la colonisation» réhabilite<br />

officiellement l’OAS tout en «ré assassinant» les victimes. C’est au grand jour et avec les honneurs de la<br />

République, que plaques, stèles et monuments commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française,<br />

fleurissent un peu partout en France.<br />

❋ Quelle classe, ma classe de Phiippe Troyon, 2006, 60’<br />

Comment enseigner aujourd'hui ? Comment donner l'envie d'apprendre à des enfants qui peuvent, dès leur plus<br />

jeune âge, être confrontés à une certaine exclusion de la société ? Ces réponses, l'équipe pédagogique <strong>du</strong> collège<br />

Pierre Sémard les ré-invente chaque jour en fédérant les élèves sur des projets é<strong>du</strong>catifs et artistiques où<br />

la participation de chacun rend les enfants responsables à la fois d'eux-mêmes, mais aussi des autres. La classe<br />

de cinquième A mène depuis deux ans un projet de classe artistique qui invite les élèves, à travers la danse<br />

contemporaine et l'écriture poétique, à une création sur le thème <strong>du</strong> voyage.<br />

❋ Rize de David Lachapelle, 2004, 84’<br />

Rize est un documentaire qui révèle un phénomène urbain qui est en train d'exploser à Los Angeles et de se<br />

propager sur la Côte Est. Parce qu'il est au contact de celui-ci depuis longtemps, le photographe David<br />

Lachapelle a réussi à saisir la naissance d'une forme révolutionnaire d'expression artistique issue <strong>du</strong> mal de vivre<br />

des exclus <strong>du</strong> rêve américain : le krumping.<br />

❋ Rue Santa Fe de Carmen Castillo, Chili, 2008, 180’<br />

Rue Santa Fe est un film sur l’engagement politique, au plus près de la vérité d’une femme chilienne, Carmen<br />

Castillo, qui survit à son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la Résistance contre la dictature de Pinochet,<br />

mort au combat, rue Santa Fe, dans les faubourgs de Santiago <strong>du</strong> Chili, le 5 octobre 1974.<br />

Un récit ten<strong>du</strong> par une interrogation : tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ? Miguel et les autres<br />

sont-ils morts pour rien ?<br />

❋ Saga des immigrés (la) de Edouard Mills-Affif et Anne Riegel, France, 170’<br />

Comment la télévision a-t-elle représenté les immigrés au cours des années 1960-1990 ?<br />

En s’appuyant sur de nombreuses images d’archives télévisuelles de l’INA, ce documentaire en deux parties<br />

évoque, des bidonvilles <strong>du</strong> miracle économique à l’affaire <strong>du</strong> foulard dans les années 1990, plus de trente ans<br />

de relations de la France avec ses immigrés et s’interroge sur le racisme de nos concitoyens.<br />

❋ Secretos de lucha (Secrets de combat) de Maiana Bidegain, 2007, 85’<br />

<strong>Le</strong> cheminement d'une jeune femme, Maiana, à la recherche d'une mémoire familiale enfouie par la période noire<br />

de la dictature militaire uruguayenne.<br />

❋ Style Wars de Tony Silver, États-Unis, 1982, 90’<br />

Si vous voulez comprendre le hip-hop, regardez ce film ! Lorsque Tony Silver présente la version télévisée de leur film<br />

sur le réseau national américain en 1983, un large public plonge pour la première fois dans un mouvement qui s'est<br />

répan<strong>du</strong> dans toute la ville de New York. <strong>Le</strong> paysage urbain est transformé par les graffeurs qui inventent un nouveau<br />

langage visuel leur permettant d'exprimer à la fois leur indivi<strong>du</strong>alité et leur appartenance à un groupe.<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 25


❋ Traversée de la mangrove<br />

de Elfe Brandenburger, 2006, Allemagne, <strong>Guadeloupe</strong>, 10,25’, D'après le livre de Maryse Condé.<br />

Quand des femmes se retrouvent, elles refont le monde comme elles voudraient qu'il soit.<br />

❋ Techni’ Ka de Laurence Ruggard, <strong>Guadeloupe</strong>, 10,25’, 2006<br />

Techni’ka est un court-métrage documentaire. 10’25 pour voir le Gwoka danse traditionnelle, muer, échapper à<br />

son contexte pour s’engager sur les voies de l’universel. 10’25 pour entrevoir la démarche, comprendre le travail<br />

de recherche et d’exploration chorégraphique, de Léna Blou, chorégraphe guadeloupéenne militante, en<br />

mouvement dans sa culture.<br />

❋ Thomas Sankara et la Françafrique (Fratricide au Burkina)<br />

de Didier Mauro et Thuy-Tiën Ho. 2006, 52'<br />

Il y a vingt ans, Thomas Sankara, premier président <strong>du</strong> Burkina Faso, était victime de la rivalité qui l’opposait à<br />

son frère d’armes, le même Blaise Compaoré. Vertueux, sans doute excessif dans les réformes et les sacrifices<br />

qu’il demandait à son peuple, Sankara dérangeait. Pourtant, malgré les dérapages de la révolution dont il était le<br />

héros, l’Afrique ne semble pas l’avoir oublié.<br />

❋ Trénelle citron de Laurent Cadoux, 2007, 55’<br />

Ce film s’intéresse à Trénelle-Citron, l’un des quartiers populaires et auto construit ceinturant Fort-de-France. On<br />

pourrait voir dans l’origine de ces quartiers un projet collectif, formulé ou non, mais le caractère spontané et indivi<strong>du</strong>el<br />

de chacune des constructions reste le plus évident. Cette sur-urbanisation de la périphérie de Fort-de-<br />

France est le résultat d’une histoire faite de luttes (contre la pauvreté et pour une économie de survie, contre un<br />

système foncier inadapté et pour le droit à habiter) et d'inventivité.<br />

❋ Tuez-les tous ! Rwanda : histoire d'un génocide "sans importance"<br />

de Raphaël Glucksmann, David Hazan. 2004, 90’, France,<br />

En 2004, dix ans après le génocide des Tutsis <strong>du</strong> Rwanda, Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre<br />

Mezerette replongent dans cette nuit rwandaise pour faire la lumière sur la responsabilité de la communauté<br />

internationale et celle de la France en particulier. Ils ont démonté et démontré la logique de ce crime-des-crimes.<br />

La redoutable efficacité de l'injonction "TUEZ-LES TOUS" n'est pas le fruit <strong>du</strong> hasard : 1000 morts par jour en<br />

100 jours soit un million de victimes, cela se prépare minutieuse et s'exécute sans la moindre improvisation!<br />

❋ Vida de Mandingueiro (être capoeira) de Mathias Monarque, 2006, 52’<br />

Qu’est-ce que la capoeira ? Qui sont ses représentants, les véritables gardiens de cet art qui per<strong>du</strong>re dans le<br />

temps et conquiert aujourd’hui les cinq continents ?. C’est donc à travers les récits de vies des personnages,<br />

des plus anciens aux nouvelles générations, que nous voulons comprendre et donner à voir comment se transmet<br />

ce patrimoine culturel et identitaire<br />

❋ L’exposition “L’envers <strong>du</strong> Pays”<br />

Ces images réalisées par Bernard Gomez en <strong>Guadeloupe</strong> entre 2006 et 2008 tout au<br />

long de l'élaboration <strong>du</strong> film de Sylvaine Dampierre "<strong>Le</strong> pays à l'envers", ne sont pas<br />

à proprement parler des photographies de repérages. Jalonnant le parcours dessiné<br />

par le film, au fil des rencontres, elles dessinent une vision singulière, en écho à la<br />

démarche cinématographique.<br />

Explorant quelques uns des lieux <strong>du</strong> film (le port de Pointe-à-Pitre, le Gosier et ses jardins<br />

créoles, le site de Darboussier), réinterprétant quelques uns de ses thèmes (le<br />

voyage, l'ancrage, la mémoire), la proposition photographique joue <strong>du</strong> motif de l'envers,<br />

pour saisir la vérité des corps détournés et mettre en exergue de saisissants face<br />

à face. Partenaires en création depuis longtemps, la cinéaste et le photographe croisent<br />

une nouvelle fois leurs regards et s'invitent mutuellement au voyage : ces photographies<br />

sont nées d'un film, à moins que ce ne soit l'inverse ...<br />

26<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


LE MOIS DU DOC AU FIL DES JOURS >>>>>>>>>>>>>>>><br />

Date Lieu (heure) Titre <strong>du</strong> film ou événement Réalisateur<br />

04 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin (19h) - Ouverture <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

05 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Gosier (19h) Vernissage de l’exposition “l’envers <strong>du</strong> pays” Bernard Gomez<br />

05 / 11 Bibliothèque Universitaire Salle Guy Lasserre (14h) Havana hip-hop underground Yves Billon<br />

06 / 11 Bibliothèque Baillif (18h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

07 / 11 Bibliothèque Universitaire Salle Guy Lasserre (17h) Trénelle Citron Laurent Cadoux<br />

07 / 11 Résidence Départementale <strong>du</strong> Gosier (19h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

07 / 11 Bibli. Multimédia Péronne Salin de Trois-Rivières (19h) Du Mali au Mississipi Martin Scorsese<br />

07 / 11 IUFM de Pointe-à-Pitre - Amphithéâtre (18h) Quelle classe, ma classe Philippe Troyon<br />

08 / 11 Pôle Technologique de Douville Sainte-Anne (19h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

08 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin (9h-17h) <strong>Le</strong>s rencontres <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc<br />

09 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin (9h-12h) <strong>Le</strong>s rencontres <strong>du</strong> <strong>Mois</strong> <strong>du</strong> Doc<br />

10 / 11 Salle polyvalente de Bouillante (18h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

10 / 11 Salle polyvalente de Bouillante (18h) Contes de cyclones en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

10 / 11 CDI Collège Matouba de Deshaies (9h15) Antilles : un autre regard Christiane Succab-Goldman<br />

12 / 11 Bibliothèque Baillif (17h) Amazonie, la vie au bout des doigts Stéphanie Pommez<br />

12 / 11 Bibliothèque Baillif (18h) Ces enfants per<strong>du</strong>s de Panama Gérard César<br />

12 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin (19h) Tuez-les tous! Rwanda : histoire d'un Raphaël Glucksmannn<br />

génocide "sans importance”<br />

et David Hazan<br />

12 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf - PàP (19h) <strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton Alk Howard et Gray Mike<br />

12 / 11 Bibliothèque de Pointe Noire (18h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

13 / 11 UAG, salle <strong>du</strong> conseil (9h- 17h) Atelier sémantique de l’image<br />

13 / 11 Bibli. Universitaire Salle Guy Lasserre (18h) Thomas Sankara et la Françafrique Didier Mauro et Thuy-Tiën Ho<br />

13 / 11 Bibliothèque d’Anse Bertrand (19h) L’avenir est ailleurs Antoine <strong>Le</strong>onard-Maestrati, Michel Reinette<br />

13 / 11 Ecole de village de Bouillante (14h) Contes de cyclones en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

14 / 11 Bibliothèque Baillif (17h) L'identité au cœur de la question Arnaud Ngatcha<br />

14 / 11 Bibliothèque Baillif (18h) Style wars Tony Silver<br />

14 / 11 Ecole de Thomas de Bouillante (18h) Contes de cyclones en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

14 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Gosier (19h) Mahmoud Darwich, et la terre<br />

comme la langue<br />

Simone Bitton et Elias Sanbar<br />

14 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf (PàP) (19h) Secretos de lucha (secrets de combat) Bidegain Maiana<br />

14 / 11 Pôle Technologique de Douville Sainte-Anne (20h) <strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton Mike Gray et Howard Alk<br />

14 / 11 Bibli. Multimédia Péronne Salinde Trois-Rivières (19h) Rize David Lachapelle<br />

26<br />

Bibliothèques & médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong> - Du 04 au 29 novembre 2008 27


LE MOIS DU DOC AU FIL DES JOURS >>>>>>>>>>>>>>>><br />

15 / 11 Bibli. Multimédia Péronne Salinde Trois-Rivières (19h) No, the Rape Documentary Aishah Shahidah Simmons<br />

18 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf - PàP (19h) <strong>Le</strong>s Enfants <strong>du</strong> blanc Sarah Bouyain<br />

19 / 11 Bibliothèque Baillif (10h) Contes de cyclones en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

19 / 11 Bibliothèque Baillif (17h) OAS, un passé très présent D. Zaoui<br />

19 / 11 Bibliothèque Baillif (18h) Vida de Mandingueiro (être capoeira) Mathias Monarque<br />

19 / 11 Centre culturel Sonis (19h) Soirée danse, transmission, cinéma<br />

19 / 11 Bibliothèque Universitaire - Salle Guy Lasserre (14h) Traversée de la mangrove Elfe Brandenburger<br />

20 / 11 Bibliothèque Universitaire - Salle Guy Lasserre (18h) Cuba, une odyssée africaine Jihan el Tahri<br />

20 / 11 Bibliothèque de Bouillante (18h) <strong>Le</strong>s descendants de la nuit Christiane Succab-Goldman<br />

21 / 11 Bibliothèque Baillif ((18h) La Saga des immigrés E. Mills-Affif et A. Riegel<br />

21 / 11 Centre culturel de Baie-Mahault (19h) <strong>Le</strong> premier cri Gilles de Maistre<br />

21 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Gosier(19h) Eux et moi Stéphane Breton<br />

21 / 11 Médiathèque <strong>du</strong> Gosier (19h) <strong>Le</strong> ciel dans un jardin Stéphane Breton<br />

21 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf - PàP (19h) Izkor, les esclaves de la mémoire Sivan Eyal<br />

21 / 11 Bibliothèque de Pointe-Noire (18h) Contes de cyclones en septembre Christiane Succab-Goldman<br />

21 / 11 Pôle Technologique de Douville Sainte-Anne (20h) Contes de Cyclone en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

21 / 11 Bibli. Multimédia Péronne Salin de Trois-Rivières (19h) <strong>Le</strong> meurtre de Fred Hampton Mike Gray<br />

22 / 11 Ciné-théâtre <strong>du</strong> Lamentin (19h) Soirée caribéenne (projection de 4 films)<br />

25 / 11 Centre des Arts Cine-Club de l’OMC de P-à-P (19h) Ecrivains des frontières :<br />

un voyage en Palestine<br />

Samir Abdallah, José Reynés<br />

26 / 11 UFR Droit (18h30) Conférence “Enseigner l’histoire<br />

ou la difficile transmission des savoirs”<br />

CORECA, CAGI, UAG<br />

26 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf - PàP (19h) L'Âge d'or <strong>du</strong> cinéma cubain Ramon Suarez<br />

27 / 11 Médiathèque Achille René Boisneuf - PàP (19h) Contes de cyclones en septembre Christiane Succab-Goldmann<br />

27 / 11 Bibliothèque Universitaire - Salle Guy Lasserre (18h) OAS, un passé très présent D. Zaoui<br />

27 / 11 Médiathèque Caraïbe (19h) La traversée de l’Amazonie Jean-Christophe Durel<br />

28 / 11 Salle polyvalente de Bouillante (19h) <strong>Le</strong> pays à l’envers Sylvaine Dampierre<br />

28 / 11 Salle polyvalente de Bouillante (20h30) Contes de cyclones en Septembre Christiane Succab-Goldman<br />

28 / 11 Salle polyvalente de Bouillante (21h30) <strong>Le</strong> crime Quotidien Nina Toussaint<br />

28 / 11 Bibliothèque de Pointe Noire (18h) <strong>Le</strong>s descendants de la nuit Christiane Succab-Goldmann<br />

28 / 11 Pôle Technologique de Douville Sainte-Anne (20h) La Vie rêvée de Sarah Giscard Bouchotte<br />

28 / 11 Bibli. Multimédia Péronne Salin de Trois-Rivières (19h) Style Wars Tony Sylver<br />

29 / 11 L’Artchipel Scène Nationale (19h) Clôture Rue Santa Fe Carmen Castillo<br />

28<br />

<strong>Le</strong> Doukou <strong>du</strong> Bambou


<strong>Le</strong> <strong>Mois</strong> Du <strong>Film</strong><br />

<strong>Documentaire</strong><br />

Bibliothèques et médiathèques de <strong>Guadeloupe</strong><br />

<strong>du</strong> 04 au 29 Novembre 2008<br />

9 ème édition<br />

www.mois<strong>du</strong>doc.com<br />

Contacts :<br />

Dominique Hubert : 0590 32 87 67<br />

Evelyne Saha : 0590 48 31 25<br />

Véronique Ciredeck : 0690 36 0101<br />

Association Documentation et <strong>Le</strong>cture en <strong>Guadeloupe</strong><br />

Achevé d’imprimer en Novembre 2008<br />

Baie-Mahault


LE MOIS DU FILM DOCUMENTAIRE 2008<br />

en <strong>Guadeloupe</strong> est organisé par :<br />

Documentation et <strong>Le</strong>cture en <strong>Guadeloupe</strong> (DLG) - 0590 48 31 25<br />

Ciné-Woulé - 0590 21 37 99<br />

La Bibliothèque d’Anse-Bertrand - 0590 22 18 40<br />

La Bibliothèque de Baie-Mahault - 0590 26 36 75<br />

La Bibliothèque de Baillif - 0590 99 11 75<br />

La Bibliothèque de Bouillante - 0590 98 79 55<br />

La Bibliothèque de Petit-Bourg - 0590 94 03 50<br />

La Bibliothèque de Pointe-Noire - 0590 86 15 70<br />

La Bibliothèque de Trois-Rivières - 0590 92 35 60<br />

La Bibliothèque Universitaire - 0590 48 31 25<br />

La Médiathèque Caraïbe - 0590 99 37 47<br />

La Médiathèque <strong>du</strong> Gosier - 0590 84 58 50<br />

La Médiathèque <strong>du</strong> Lamentin - 0590 25 36 48<br />

La Médiathèque de Pointe-à-Pitre - 0590 48 29 30<br />

L’Artchipel - 0590 99 29 13<br />

<strong>Le</strong> Ciné-Club de l’OMC de Pointe-à-Pitre - 0590 21 69 00<br />

<strong>Le</strong> Ciné-théâtre <strong>du</strong> Lamentin - 0590 99 18 11<br />

<strong>Le</strong> Pôle Technologique de Douville Sainte-Anne - 0590 21 49 29<br />

Infographie KARUKREA - PIXEL Imprimerie 0590 816 905<br />

Nous remercions tous nos partenaires :<br />

Drac, Conseil Régional, Université des Antilles et de la Guyane,<br />

OMC de Pointe-à-Pitre, Rectorat, Cinéma Rex, RFO, Radio Gayak,<br />

Caribcreole One, Centre Culturel Sonis, CORECA, CAGI, Coconews,<br />

Centre des Arts et de la Culture, l’Artchipel<br />

Association Documentation et <strong>Le</strong>cture en <strong>Guadeloupe</strong> - B.P. 2409 - 97189 Jarry Cedex<br />

Tél. : 0690 72 63 79 • Fax : 0590 93 77 40 • assodlg@yahoo.fr

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