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prix anfh 2 011

Se perfectionner aujourd’hui,

progresser pour préparer demain

ASSOCIATION NATIONALE POUR LA FORMATION PERMANENTE DU PERSONNEL HOSPITALIER


Création & réalisation : Atelier Chévara etc.

Reportages : Maylis Gaillard (textes),

Baptiste Lignel (photos), Artisans du film (vidéos).

Impression : TAAG – novembre 2011

Un grand remerciement à celles et à ceux qui ont pris

le temps de nous recevoir pour que nous puissions

effectuer ces reportages dans les meilleures conditions

possibles :

> CH Georges Daumézon, Fleury-les-Aubrais (45)

> EP Saint Antoine, L’Isle-sur-la-Sorgue (84)

> CHRU de Lille, hôpital Salengro (59)

> EHPAD La Seigneurie, Pantin (93)


“Rendez-vous maître de ce que vous venez

d’apprendre, et apprenez toujours de nouveau.”

Confucius, VI e s. av. J.-C.


Prix anfh 2011

Se perfectionner aujourd’hui,

progresser pour préparer demain

Au foyer d’accueil médicalisé de l’Isle-sur-la-Sorghe, tout comme au

CHRU de Lille, l’enjeu de l’action primée est d’acquérir des savoir-être

et des savoir-faire pour gagner en assurance et en sérénité dans sa

fonction actuelle. Il s’agit de mieux prendre en charge des patients

spécifiques, difficiles. Des personnes victimes de traumatisme crânien

pour l’équipe l’isloise, des personnes âgées cumulant traumatisme

physique et troubles cognitifs pour l’équipe lilloise. Les actions sont de

courte durée (un à trois jours) dans les deux établissements. Intenses

et partagées par l’ensemble de l’équipe, les formations décryptent les

comportements et apportent les clés nécessaires pour créer une relation

soignant-soigné qui améliorent le quotidien de chacun.

À la maison de retraite La Seigneurie de Pantin et au centre hospitalier

départemental Daumézon, à Fleury-Les-Aubrais, l’objectif se révèle tout

autre. Les actions de formation primées, courant sur plusieurs mois, visent

à donner toutes les chances possibles aux agents pour progresser, dans

la perspective d’une évolution ou d’une promotion. Dans les deux cas,

les directions d’établissements font preuve d’une forte implication quant

au devenir de leurs agents et à leurs aspirations professionnelles. À

Daumézon, la formation s’adresse à des aides-soignants briguant la

fonction d’infirmier. À La Seigneurie, les bénéficiaires sont agents de

service ou assistants de vie. Ils aspirent, grâce à l’acquisition ou à la

révision des savoirs de base, à se professionnaliser. Ils visent pour la

plupart le concours d’entrée en institut de formation d’aide-soignant. Le

jury du prix ANFH a voulu mettre l’accent sur cette dernière initiative, qui

s’inscrit dans la lutte contre l’illettrisme, en lui décernant le grand prix.

Actions intenses et brèves d’un côté pour répondre à des besoins immédiats,

actions de fond et de longue durée de l’autre dans la perspective

d’une évolution... Les quatre prix cette année reflètent les deux grandes

finalités de la formation professionnelle tout au long de la vie : se perfectionner

sur son métier d’aujourd’hui et progresser pour préparer

celui de demain.

Créé en 2007, le prix ANFH récompense chaque année les actions de formation

innovantes mises en place par les établissements pour les agents de la fonction

publique hospitalière.


palmarès

prix anfh 2011

06

EHPAD

La Seigneurie,

Pantin (93)

Accompagnement

du personnel

non qualifié : projet

de classe ouverte

4


14

22

30

EP Saint Antoine,

L’Isle-sur-la-Sorgue

(84)

Parcours d’un blessé

de la vie

CH Georges-

Daumézon,

Fleury-les-Aubrais

(45)

Aide méthodologique

à l’entrée en

formation infirmier

diplômé d’État (IDE)

CHRU de Lille,

hôpital Salengro,

Lille (59)

Prendre soin

du sujet âgé atteint

de troubles cognitifs

dans le service

de traumatologie

retrouvez les actions

en vidéo sur www.anfh.fr

5


grand Prix ANFH 2011

EHPAD La Seigneurie, Pantin

Accompagnement du personnel

non qualifié : projet de classe ouverte

Éliette Renciot, agent hospitalier (ASH).


Ibrahim Mohidinkhan, ASH embauché en CES en mars 2005,

puis en CDI depuis juillet 2010, aspire à devenir aide-soignant.


Développer les savoirs de base

pour aller de l’avant

Maths, français, biologie... La Seigneurie a mis

en place une classe ouverte innovante pour ses

agents peu qualifiés. Un projet à rattacher avec

les objectifs de l’Agence nationale de lutte contre

l’illettrisme.

Sous ses apparences paisibles, La Seigneurie est une maison où l’on

s’active... nombreuses sont les “petites mains” qui travaillent pour le

bien-être et le confort des résidents. Ils sont agents de service, agents

hôteliers, assistants de vie... Signe particulier : une trentaine d’entre eux

ont bénéficié d’une classe ouverte mise en place par l’établissement,

entre octobre 2010 et juin 2011.

« La formation tout au long de la vie fait l’objet d’une politique volontariste

au sein de l’établissement, traduisant notre souhait que chaque individu

s’épanouisse et se développe par et dans son travail, qu’il soit titulaire,

contractuel ou en contrat unique d’insertion, tout en assurant une prestation

de qualité au service des résidents », explique Charles Lasselin,

le directeur. Les actions engagées par La Seigneurie sont inscrites au

plan de formation sur la base des entretiens annuels, alimentés notamment,

depuis 2009, par des “tests de positionnement” régulièrement

proposés aux agents.

Accompagner les agents peu qualifiés

« Suite à ces tests de positionnement, il s’est avéré qu’un certain nombre

de personnes avait besoin d’une remise à niveau ou d’acquérir des

compétences clés nécessaires en situation de travail », explique Leila

Djeraye, directrice adjointe et responsable des ressources humaines.

L’établissement emploie en effet un nombre important de salariés en

contrats aidés, qui par nature s’adressent à des personnes peu qualifiées.

« Le service RH s’attache à accompagner ce type de recrutement par

des mesures incitatives à la formation ». Ainsi, depuis 2007, la part des

actions de formation s’adressant aux contrats aidés représente environ

10 % du budget alloué au plan. Sur les savoirs de base, l’établissement

a engagé une première action avec le Greta 93, mais les deux partel’établissement

en chiffres

EHPAD La Seigneurie

Trois pavillons

280 places médicales

& non-médicales

202 agents ETP

(équivalent temps plein)

+ environ 40 agents

en contrats aidés

La Seigneurie est un

établissement public

inter-communal (Pantin,

Les Lilas, Pré-Saint-

Gervais et Bagnolet) dont

l’origine remonte à 1893.

résidence

la seigneurie

7, rue Kléber

93697 Pantin cedex

pôle formation :

01 41 83 03 67

n.makaci@la-seigneurie.fr

www.la-seigneurie.fr

9


Martine Syllia, assistante de vie.

Charles Lasselin

directeur

Nadine Makaci

responsable formation

naires ont eu envie de faire évoluer la formule. Parallèlement, il se trouve

que l’ANFH Île-de-France, dans le cadre de son programme régional,

lance en 2010 l’expérimentation du dispositif “savoirs de bases / compétences

clés en situation professionnelle”, en proposant un soutien

financier sur les coûts pédagogiques : La Seigneurie devient un établissement

pilote, en vue d’une modélisation et d’une démultiplication auprès

d’autres établissements. Ainsi est né le projet de classe ouverte.

Naissance d’une classe ouverte

Les cours démarrent en octobre 2010. « Cette formation, individualisée,

est organisée en entrées et sorties permanentes – d’où son intitulé –,

dans la limite de douze stagiaires par groupe. Deux groupes ont été

constitués, un pour le mardi matin, l’autre pour le vendredi matin »,

précise Marie-Louise Mora, responsable formation (aujourd’hui à la

retraite et remplacée par Nadine Makaci). L’intérêt de la classe ouverte

est qu’une personne peut intégrer la formation à n’importe quel moment,

si une place se libère (suite à un départ en congé maternité par exemple).

De même, une personne qui n’en ressent plus le besoin par exemple,

peut quitter la formation. Comme le suivi est individualisé, il n’y a pas

de risque de manquer un cours et la durée est définie en fonction du

positionnement et du projet de l’agent. Concrètement, les bénéficiaires

10


Asnie Jean, agent de service hospitalier (ASH).

se rendent une matinée par semaine (hors vacances scolaires) dans

les locaux du Greta 93 à Aubervilliers.

Les savoirs de base, un bagage indispensable

La formation se compose de deux parcours distincts pouvant s’articuler

entre eux selon les besoins individuels : acquisition des compétences

clés (A) et préparation aux concours (B). Plus concrètement parlant,

l’objectif de la classe ouverte est une remise à niveau dans les matières

de base (français, mathématiques, biologie), avec en ligne de mire, la

préparation à un concours de la filière soins (aide-soignant, aide médicopsychologique

ou auxiliaire de puériculture). Martine Syllia, assistante

de vie, a suivi la formation : « pour ma part, je ne suis pas née en France

et j’avais des difficultés avec la langue française ; la formation m’a permis

d’enrichir mon vocabulaire, de mieux parler. Je suis plus à l’aise à

présent, cela m’aide dans mon travail mais aussi dans la vie de tous

les jours ». Elle aspire à passer le concours d’entrée en Institut de formation

des aides-soignants, comme sa collègue Éliette Renciot, agent

hôtelier : « Au début je n’y croyais pas trop, retourner à l’école, avoir des

devoirs... mais finalement il n’est jamais trop tard pour apprendre. L’âge

n’est pas une barrière ! » Parmi les points qu’elle retient particulièrement :

le fait de parvenir à distinguer les idées clés dans un texte, ou l’entraî-

11


Leila Djeraye, directrice adjointe et responsable des ressources humaines.

Il s’agit d’être

cohérent

et réaliste,

pour que les

agents ne se

sentent jamais

en situation

d’échec.

l’action en vidéo sur

www.anfh.fr

nement aux règles de trois pour calculer des posologies. « Notre engagement

dépasse l’intérêt d’employer des personnes plus compétentes,

il s’agit réellement de mieux les armer pour leur avenir, au-delà de leur

passage chez nous », commente Charles Lasselin.

Un suivi et des évaluations

L’évaluation régulière des acquis est consignée dans un livret, comprenant

des grilles de progression afin que le stagiaire apprécie lui-même

ses réussites ou ses manques. En fin de formation, un entretien mené

par le Centre de ressources illettrisme (Ici et Là) évalue le degré de

maîtrise des compétences requises pour la réalisation du projet professionnel.

« Il s’agit d’être cohérent et réaliste, pour que les agents ne se

sentent jamais en situation d’échec », précise Marie-Louise Mora. Point

important, le service des ressources humaines a tenu à suivre l’assiduité

des stagiaires via des feuilles de présence, un dispositif encouragé

par les cadres de santé de La Seigneurie, qui doivent organiser

au mieux leurs plannings pour maintenir la qualité de service offerte

aux résidents. La classe ouverte s’est achevée fin juin, à présent, le

pôle formation espère la reconduire l’année prochaine, et travaille pour

cela au montage financier.

12


Marie-Louise Mora, responsable formation

lors de la mise en place de la formation.

l’action

en chiffres

(oct. 2010 – juin 2011)

30 agents bénéficiaires

2 groupes (maximum

12 personnes),

1 demi-journée par

semaine pour chacun

98 heures par groupe

nombre d’heures moyen

par agent : 79 h

50 % sur le temps

de travail et 50 % sur

le temps personnel

39 325 €

coût de la formation

(50 % financé par

l’ANFH IdF et 50 %

par l’établissement)

objectifs

> Accompagner les agents les moins qualifiés dans leur projet

professionnel (étude promotionnelle, adaptation à l’emploi...) ;

> faciliter la professionnalisation et la qualification par des formations

de base adaptées au poste de travail ;

> valider les compétences acquises ;

> deux parcours : (A) remise à niveau, compétences clés ; (B)

préparation aux concours d’entrée en instituts de formation IFAS…

Public

> les agents titulaires ou stagiaires ayant demandé à suivre une étude

promotionnelle au titre du plan de formation de l’année en cours ;

> les agents contractuels ou en contrat unique d’insertion.

Modules

Français : lecture, compréhension, expression écrite, communication.

Mathématiques : numération, unités et conversions, géométrie, logique.

Biologie : l’organisme humain, la nutrition, les maladies d’incidence

sociale et les maladies sexuellement transmissibles, introduction à la

microbiologie et à la génétique.

13


Prix ANFH 2011

EP Saint-Antoine (EPSA),

L’Isle-sur-la-Sorgue (84)

Parcours d’un blessé de la vie


Éric Mestre, ouvrier à L’EPSA


Laurent Saynac, aide-soignant,

a remarqué un mieux-être chez

les patients depuis que ses

collègues et lui ont suivi la formation.


Comprendre

le traumatisé crânien

pour mieux l’accompagner

Pour aider ses agents dans leur travail quotidien

auprès des résidents, l’EPSA a mis en place une

formation sur la compréhension du traumatisme

crânien. Une journée marquante appréciée par

tous les bénéficiaires.

Le foyer d’accueil médicalisé a ouvert en 2005 grâce à l’engagement

de familles* et de personnalités l’isloises, tandis «qu’il existait à l’époque

très peu de structures accueillant, dans le cadre d’un accompagnement

au long cours, des personnes victimes d’un traumatisme crânien et ayant

des séquelles importantes», explique Joëlle Rubera, directrice de l’EPSA.

Devenu lieu de vie en 2007, c’est aujourd’hui la seule structure publique

du Vaucluse spécialisée dans l’accueil et l’hébergement de tels blessés.

Les résidents – des adultes – ont pour la majorité subi un accident (voie

publique, travail, sport…) qui a fait basculer leur vie et celle de leur famille.

Leur parcours : l’accident, le coma, puis la résurgence, les progrès mais

aussi les séquelles qui perdureront et une nouvelle vie qui se met en

place, dans laquelle soignants et environnement ont un rôle déterminant.

La nécessité de connaître pour comprendre

Handicap visible ou invisible, attitude déconcertante, troubles de la

mémoire, gestes brusques, déambulation incessante, comportements

agressifs, irritabilité ou au contraire apathie profonde... les traumatismes

crâniens ont des conséquences extrêmement variées selon la ou les

zones cérébrales lésées. De fait, il est difficile pour un soignant d’adopter

l’attitude juste, le bon geste. « La connaissance des spécificités de

la population traumatisée crânienne et cérébro-lésée et de son accompagnement

est subtile et pluridimensionnelle», commente Joëlle Rubera.

«Et s’il y a des paramètres séquellaires sur lesquels on ne peut agir,

nous pouvons agir sur l’environnement pour que celui-ci devienne facilitateur

et ainsi contribuer à l’épanouissement du blessé », exprime

Patricia Pfister, kinésithérapeuthe. Laurent Saynac, aide-soignant de

nuit, témoigne : « À l’école, nous n’avons aucune formation sur les traumatisés

crâniens, or c’est une pathologie lourde et il faut bien connaître

l’établissement

en chiffres

L’établissement public

Saint-Antoine comprend

un foyer d’accueil

médicalisé (FAM), un

institut médico-éducatif

(IME), un centre de

formation des apprentisformation

adaptée

(CFA-FA), un service

d’accompagnement

à la vie sociale (SAVS)

et un centre ressource

départemental expé -

rimental sur la lésion

cérébrale.

170 agents

(EPSA)

70 professionnels

accompagnement de

proximité et hôtelier,

médical, paramédical,

psychologique, social,

administratif (FAM)

5 unités de vie

x 8 adultes résidents et

4 bâtiments d’animation,

rééducation, administratif

Établissement Public

Saint-Antoine

BP 50108

84804 L’Isle-sur-la-Sorgue

cedex

Tél. : 04 90 21 44 50

fam@epsa84.fr

www.epsa-84.fr

17


le patient pour le prendre en charge ». Annie Devine, conseillère en

économie sociale et familiale au SAVS, explique quant à elle : « Je n’avais

jamais travaillé avec ce genre de public, c’est la première chose que j’ai

demandé en arrivant: pouvoir bénéficier d’une formation ».

Annie Devine

conseillère en économie

sociale et familiale

Christine Dumez

infirmière

Valérie Becherand

aide-cuisinière

Nathalie Rudiver

agent administratif RH

Sophie Jauffret et

Magaly Robin dit Arnaud

infirmières

Une formation maison destinée à tous

Les formations conduites à l’ouverture de l’établissement n’ont pas été

concluantes, elles ne répondaient pas aux attentes des professionnels

au quotidien. «Nous avons eu envie d’avoir une formation maison, vraiment

adaptée à nos besoins », appuie Caroline Dubois, directrice adjointe

de l’EPSA. C’est tout naturellement que Patricia Pfister est devenue

l’animatrice de cette formation : «en 2007-2008, j’ai effectué un diplôme

universitaire sur le traumatisme crânien** et je suis revenue très désireuse

de partager ce que j’avais découvert, de démystifier cette pathologie ».

« Nous avons cherché une formule qui pouvait satisfaire tous les professionnels,

être à la portée de tous les corps de métier et compatible avec

l’organisation de l’établissement », précise-t-elle. Le principe retenu :

une journée destinée à un groupe de dix à quinze personnes, alliant

théorie, études de cas et table ronde avec des intervenants en guise

de clôture. Dans l’établissement, chacun est en contact avec les résidents

et justifie un tel accompagnement : la personne qui accueille les visiteurs

mais qui doit aussi reconduire vingt fois par jour un résident qui s’entête

à vouloir sortir... ou le cuisinier qui anime des ateliers, ou encore l’agent

d’entretien, sans compter bien sûr les soignants. L’ensemble des professionnels

de l’EPSA, en priorité ceux travaillant au FAM, mais aussi

ceux du SAVS et de l’IME, ainsi que les stagiaires en formation initiale

suivent la formation. « L’objectif est aussi de favoriser la mobilité interne

et le développement d’une culture commune », commente Caroline

Dubois.

* au sein de l’AFTC,

Association des familles

de traumatisés crâniens.

** aspects sociaux et

médicaux, Université

de médecine de

Montpeliier-Nimes.

Une journée sur un parcours

Pourquoi cet intitulé, “parcours d’un blessé de la vie” ? Parce que le

déroulé de la journée suit les différentes étapes qui caractérisent le

parcours du blessé depuis l’accident : les séquelles et leurs complications,

les troubles du comportement, la restitution de ce handicap dans un

contexte légal en lien avec la notion de restriction de participation de la

personne dans la société... Une approche à la fois médicale et sociale.

« J’apporte des éléments physiologiques et médicaux, mais cela reste

une formation très vivante, je mime des situations... », précise Patricia

Pfister. Magaly Robin dit Arnaud, infirmière, a apprécié : « Beaucoup

18


Sylvie Teissier, aide-soignante, a particulièrement apprécié l’aspect éducatif développé en formation.


Patricia Pfister, kinésithérapeuthe et formatrice.

Le plan de

la journée de

formation suit

le déroulé des

étapes qui

caractérisent

le parcours du

blessé et de

son entourage.

l’action en vidéo sur

www.anfh.fr

d’images, d’exemples et de comparaisons, qui nous aident à comprendre

les comportements ».

Un mieux-être général

Les professionnels ont pu adapter leurs pratiques et acceptent mieux

les troubles, créant de fait un environnement plus serein pour les résidents.

«Cela m’a aidé à comprendre qu’une attitude un peu agressive

n’était pas forcément intentionnelle, et donc à rester plus calme moimême

» (Nathalie Rudiver, agent administratif RH). «Nous sommes dans

de meilleures dispositions pour accompagner la personne » (Christine

Dumez, infirmière). Et lorsqu’il faut répéter une explication plusieurs fois

par jour, ne pas vivre ça comme un échec professionnel... « J’ai vu

évoluer les résidents, certains se révèlent », commente Jean-Marc

Pugliese, médecin généraliste coordonnateur de l’EPSA. « Nous observons

aussi une meilleure articulation des compétences des personnes

ressources au sein du plateau technique ; la cohérence de l’accompagnement

des résidents se trouve renforcée », complète Joëlle Rubera. À

présent, l’établissement a engagé des démarches pour être reconnu en

tant qu’organisme de formation, afin de pouvoir proposer plus largement

cette journée bien particulière.

20


Joëlle Rubera et Caroline Dubois, respectivement directrice et directrice adjointe de l’EPSA.

l’action

en chiffres (2011)

Durée : 1 journée

4 sessions en 2009,

5 sessions en 2010

125 bénéficiaires

au total

Moyens mobilisés

> 1500 euros de frais

> temps de mobilisation

de la kinésithérapeuthe :

60 h / 2009, 75 h / 2010

> temps de mobilisation

des personnes

ressources (médecins,

psychologue, neuropsychologue

: 72 h au total.

objectifs

> Offrir une meilleure compréhension des séquelles, du parcours

et du vécu de la personne traumatisée crânienne ;

> articuler des exigences complexes : adaptation des métiers du médicosocial,

enjeux croissants de la transversalité des compétences ;

> participer à la stratégie d’adaptation à l’emploi des personnels

au regard des personnes accompagnées.

contenu

Partie théorique

> notions anatomophysiologiques, étiologie et mécanismes

du traumatisme crânien, évolutions et complications secondaires,

vocabulaire, classification...

Partie table ronde

> des médecins, neuropsychologue, psychologue de l’EPSA viennent

pour échanger avec les personnes en formation.

21


Prix ANFH 2011

Centre hospitalier Georges Daumézon,

Fleury-les-Aubrais (45)

Aide méthodologique à l’entrée

en formation infirmier diplômé d’État

Valérie Allano, aide-soignante.


La formation a lieu sur le site de Daumézon et est assurée

par des intervants extérieurs, ici, une enseignante en biologie.


APPRENDRE À APPRENDRE,

POUR RÉUSSIR son ÉTUDE

PROMOTIONNELLE

Le CHD Daumézon propose un accompa gnement

aux agents briguant l’entrée en Institut

de formation en soins infirmiers (IFSI) pour leur

donner les moyens de réussir leur étude promotionnelle.

Au programme, des mathématiques, de

la biologie, et surtout une aide méthodologique.

Le CHD Daumézon a mis en place dans les années 2000 toute une série

d’actions pour préparer les agents au concours d’entrée IDE. Notamment,

le recrutement des aides-soignants se fait toujours dans la perspective

d’une évolution. « Outre nos besoins en personnel, il nous paraît important

d’offrir aux nouveaux arrivants des perspectives professionnelles ; de

plus, cela constitue un facteur d’attractivité et de fidélisation », commente

Jean-Michel Lebas, directeur des soins. Ces initiatives se placent dans

la lignée de la tradition créée par le psychiatre Georges Daumézon dans

les années cinquante, très attaché à la formation professionnelle des

soignants. « Le plan de formation est vraiment une ressource qui permet

aux agents de mener à bien leur projet professionnel, tout en répondant

aux besoins de l’établissement. C’est un outil pour décliner le projet

d’établissement en projet social », commente Christèle Bienvenu, directrice

des ressources humaines.

DES ABANDONS FRÉQUENTS EN COURS D’ÉTUDE PROMOTIONNELLE

« Nous avons constaté que les agents, une fois en école d’infirmier, se

sentaient souvent très démunis », reprend Jean-Michel Lebas. Obtenir le

concours est une chose, réussir les études derrière en est une autre. La

formation de préparation au concours sanctionne un niveau de

connaissances, mais ne prépare pas à la formation elle-même, d’autant

plus que le référentiel de formation IDE s’intègre désormais dans le

dispositif LMD (cours universitaires, contenus plus scientifiques...). « Ces

dernières années, plusieurs agents ont soit abandonné en cours de

formation, soit échoué à leur examen car le niveau demandé était trop

l’établissement

en chiffres

48 structures

dans le Loiret

524 lits & places

dont 218 lits

en hospitalisation

à temps complet

1 000 agents

dont les deux tiers

en service de soins

Le CHD Daumézon

gère l’ensemble de la

psychiatrie pour le Loiret

(adultes et enfants),

soit une file active globale

annuelle d’environ 13 000

patients et comprend

par ailleurs un EHPAD

de 60 lits.

chd

georges daumézon

1, route de Chanteau

BP 16

45402 Fleury-les-Aubrais

Cedex

Service formation

professionnelle

tél. : 02 38 60 58 31

25


Christèle Bienvenu

directrice des ressources

humaines

Florence Gomez

en formation IDE

Jacky Chartier

psychologue clinicien

Isabelle Degeilh infirmière

représentants du

personnel et membres

de la commission

formation du centre

hospitalier

élevé par rapport à celui de leur scolarité ; par exemple, en maths, il faut

rattraper un niveau terminale S », explique Marie-Noëlle Martin, cadre de

santé responsable formation. Souvent le niveau pèche, mais ce n’est pas

tout. En effet, la plupart des candidats ont quitté depuis longtemps l’école

et ce n’est pas évident de s’y remettre. Changement de rythme, nouvelle

organisation, devoirs à la maison, souvent des trajets supplémentaires

et la vie familiale qu’il faut continuer à gérer... Et il faut tenir trois ans.

REVÊTIR LA PANOPLIE DE L’ÉTUDIANT

Partant de ce constat, dressé conjointement avec les représentants du

personnel membres de la commission de formation (issue du Comité

technique d’établissement), la direction a donc décidé de mettre en

place, en 2010, une formation « pour aider les agents à acquérir une

méthodologie qui leur permette de s’intégrer plus rapidement et de ne

pas se sentir submergés par les contraintes liées aux études et à la vie

personnelle », résume Marie-Noëlle Martin. Quatre départs en étude

promotionnelle IDE sont financés chaque année* mais l’action profite

plus largement à douze personnes, le dispositif étant aussi ouvert

notamment au CHR d’Orléans. Les agents sont tout d’abord sélectionnés

par un jury interne de l’établissement qui valide leur projet professionnel.

Une fois retenus, ils passent le concours d’entrée en IFSI** et peuvent

bénéficier de la formation, dans l’attente des résultats du concours début

juillet. « Je devais montrer mes motivations pour accéder à une promotion,

puis il m’a été proposé cette aide méthodologique. Mon but est de valider

déjà mon premier semestre en école d’infirmière, qui démarre en

septembre. Puis, je serai lancée ! », explique Valérie Allano, aide-soignante.

« Ce qui m’inquiète le plus, reprend-elle, c’est le rythme de la formation ;

et rester statique à écouter un professeur dans un amphi, ce ne sera pas

facile... ». Au CHD depuis le 1 er janvier 2011, elle est venue travailler ici

dans la perspective de cette promotion. Pour Pierre-Antoine Cauchy,

également en formation, l’histoire est différente : aide-soignant depuis

cinq ans au CHD, il a échoué plusieurs fois au concours IDE, et cette

année, il souhaite mettre toutes les chances de son côté pour réussir.

* les études durant trois

ans, l’établissement

compte douze agents

en étude promotionnelle

en parallèle.

** Institut de formation

en soins infirmiers.

UN CENTRE DE FORMATION INTERNE

Les agents n’ont qu’à enlever leur blouse, saisir leurs cahiers et parcourir

quelques centaines de mètres pour se retrouver sur les bancs de l’école :

les cours ont lieu dans le centre de formation continue situé sur le site

même de l’hôpital Daumézon. Ils se tiennent une matinée par semaine,

entre avril et juin. Au programme, des mathématiques, de la biologie, de

26


Pierre-Antoine Cauchy, aide-soignant, en formation depuis avril 2011.


Jean-Miichel Lebas, directeur des soins.

Aucun

abandon en

cours d’étude

promotionnelle

n’est pour

l’instant

répertorié

depuis que

la formation

est en place.

l’action en vidéo sur

www.anfh.fr

l’aide à la méthodologie, à la prise de note... Trois professeurs différents

interviennent. Le contenu 2011 a été légèrement réorienté par rapport

à la première promotion (2010), grâce aux retours des agents entrés en

IDE en septembre 2010 : un peu plus de biologie s’avérait nécessaire.

Une fois en formation IDE, les étudiants gardent un cadre référent dans

l’établissement, afin de faire un point au moins une fois par semestre.

DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS

Et cela fonctionne... « Les personnes sont beaucoup plus à l’aise, et

aucun abandon n’est pour l’instant répertorié depuis que la formation

est en place », se réjouit Marie-Noëlle Martin. Florence Gomez, aidesoignante

entrée en formation IDE en septembre 2010 est là pour

témoigner : « J’ai validé mon premier semestre ! J’avais quitté l’école il y

a très longtemps, avec un niveau plutôt bas puisque je n’ai pas le bac ;

grâce à la formation, j’ai pu me mettre dans le bain de ce qui m’attendait

en septembre. » Les représentants du personnel sont partie prenante

de l’initiative. « Nous sommes attentifs à la volonté de progression des

agents, et nous examinons toutes les demandes », explique Isabelle

Degeilh, infirmière membre de la commission formation au titre de la

CGT. « Cette formation participe à la fois du projet social et du projet de

soins, c’est aussi ce qui fait sa richesse », conclut Christèle Bienvenu.

28


Marie-Noëlle Martin, cadre de santé, responsable formation.

l’action

en chiffres (2011)

12 agents formés

(agents des services

hospitaliers qualifiés,

aides-soignants, aides

médico-psychologiques,

titulaires) dont 4 issus

du CHD (groupe inter

établis sements)

15 séances x 7 h (1 jour

par semaine d’avril à juin)

dont :

Aide méthodologique

> 8 séances x 3,5 h.

Mathématiques

et sciences

> 18 séances x 3,5 h.

Préparation à l’oral

> 4 séances x 3,5 h.

10 500 €

Budget 2011

objectifs

> Acquérir une méthodologie d’organisation ;

> s’intégrer plus rapidement dans la formation ;

> se remettre à niveau dans les matières principales.

contenu

Aide méthodologique

> apprendre à apprendre, prendre des notes, savoir faire un résumé,

développer son attention et sa concentration...

Remise à niveau en mathématiques et sciences

> anatomie, biologie, terminologie médicale, calcul de doses...

Préparation à l’oral du concours

> techniques de communication, gestion du stress...

29


Prix ANFH 2011

CHRU de Lille, hôpital Salengro, Lille (59)

Prendre soin du sujet âgé atteint

de troubles cognitifs dans le service

de traumatologie


Pour Alain Sagot, aide-soignant, mieux connaître les

pathologies de la personne âgée devenait indispensable.


“Prendre soin”

plutôt que “faire des soins”

Le service traumatologie du CHU de Lille ac -

cu e ille un nombre croissant de personnes âgées.

Parmi elles, beaucoup sont sujettes à des troubles

cognitifs de type Alzheimer. Ce qui demande, de

la part des soignants, une approche spécifique.

“C’est la java bleue, la java la plus belle...” Dans les chambres du service

de traumatologie, pour alléger un peu le séjour des patients, on chante !

Fréhel, Trenet... un répertoire qui reflète la tendance, comme l’explique

le professeur Chantelot, chef du service : « Nous accueillons un nombre

croissant de personnes âgées (56 % de plus de 65 ans), typiquement

des personnes qui se sont cassées le col du fémur ou le poignet. Or ce

genre de pathologie chez le sujet âgé est souvent l’arbre qui cache la

forêt ». Ainsi, une grande part présente des troubles cognitifs, qui en

font des patients un peu particuliers. Il est primordial qu’ils soient remis

sur pied rapidement, sinon leur état général se dégrade très vite. « C’est

une question presque philosophique. Même si leur espérance de vie

n’est pas très longue, nous optons pour une chirurgie “agressive”, avec

mise en place de prothèses totales pour qu’ils retrouvent vite leur autonomie

». Ces techniques chirurgicales ont été intégrées en 2008 dans

le projet médical de traumatologie d’urgence au CHRU, qui comporte

un volet majeur : la traumatologie du sujet âgé (en collaboration avec le

pôle de gériatrie, le service,des urgences et de rhumatologie). Ce

projet, validé en janvier 2010 par l’Agence régionale de santé, a vu sa

déclinaison dans le projet de soins élaboré afin d’améliorer la prise en

charge des personnes âgées dans le service de traumatologie. L’action

de formation primée est née dans cette dynamique.

Un séjour qui doit se passer au mieux

Les patients restent en moyenne six jours dans le service, avant d’être

transférés en centre de rééducation. L’équipe assure des soins d’hygiène,

de confort, pré et post opératoires ainsi qu’une surveillance étroite des

suites opératoires. Pour que ces six jours se déroulent le mieux possible,

il est nécessaire de créer un environnement favorable, presque familier.

l’établissement

en chiffres

chru de lille

13 000 €

personnels médicaux

et non-médicaux

2 965 lits

15 pôles

hôpital salengro

220 agents en clinique

de traumatologieorthopédie

75 agents en service

de traumatologie

42 lits d’urgence

chru lille

2, avenue Oscar Lambret

59037 Lille Cedex

Pôle appareil locomoteur,

tél. : 03 20 44 61 93

marie-andre.petit@

chru-lille.fr

www.chru-lille.fr

33


Christophe Chantelot

chef du service

de traumatologie

Martine Moura

directrice des soins

du CHRU

« Les personnes âgées se sentent un peu perdues. D’où les chansons,

entre autres... », explique Jeanne-Marie Wallart, cadre infirmier dans le

service. C’est elle qui, après avoir effectué un diplôme universitaire en

gérontologie, a suscité la mise en place la formation. En regard, une

forte demande de la part des équipes, parfois déstabilisées par les

réactions de ces patients. « Les troubles cognitifs et les confusions que

peuvent présenter les sujets âgés représentent une grande difficulté

dans la communication avec les soignants », explique Jeanne-Marie

Wallart. « Lorsqu’une dame de 80 ans tout juste opérée vous assure

qu’elle doit partir chercher ses enfants à l’école à 17 h, ce n’est pas

évident de trouver les bonnes paroles, de ne pas la contrarier... »,

témoigne Catherine Lesschave, infirmière. « Ou lorsqu’une personne

ne veut pas déjeuner, ajoute Alain Sagot, aide-soignant, il ne faut pas

la forcer, mais faire passer le message aux collègues et prévoir une

collation un peu plus importante à 16 heures ». Savoir les aborder, adopter

les bons gestes, ne pas les brusquer, passer plus de temps, rester

calme... Autant de notions qui paraissent simples, mais qui réclame un

véritable travail de fond de la part des soignants, dans un contexte

hospitalier toujours plus tendu.

Une formation de 3 jours qui concerne tout le service

Aujourd’hui, 93 % des agents du service ont suivi la formation, inscrite

au plan de formation tri-annuel 2009/2012. L’action se répartit sur deux

jours consécutifs, plus une journée trois semaines plus tard. « Le cahier

des charges a été établi sur la base des remontées du terrain : kinésithérapeutes,

aides-soignants, infirmières, assistante sociale, agents

hospitaliers et cadres de santé... tous ont été écoutés », explique Catherine

Libert, responsable formation du CHU. Il fallait que l’action réponde

à des besoins concrets, à des situations vécues. Autre point important,

la pluridisciplinarité des stagiaires. « Il fallait que tous les agents accordent

leurs pratiques, que le “prendre soin” signifie la même chose

pour tous », précise Marie-Andrée Petit, cadre supérieur du pôle appareil

locomoteur. « Et puis, dégager 10 à 12 personnes en même temps

n’est pas simple dans un service hospitalier. Il a fallu que tout le monde

y mette du sien ! ». C’est la même formatrice (organisme AGD), choisie

par le comité de pilotage de la formation, qui assure toutes les sessions.

Elle s’appuie sur la méthode Montessori adaptée à la personne âgée.

Celle-ci met l’accent sur le fait que ce n’est pas la maladie (Alzheimer

par exemple) qui peut définir l’individu, et rappelle que ces malades

sont avant tout des personnes. En changeant de regard sur eux, en

34


Pour Gwenaëlle Deleu, aide-soignante, l’important est de prendre

plus de temps et de donner plus d’attention à ces patients particuliers.


Marie-Andrée Petit, cadre supérieur de santé.

Nous sommes

plus à l’aise,

plus sereins,

et cela se

ressent au lit

du patient.

l’action en vidéo sur

www.anfh.fr

mobilisant leurs capacités résiduelles, en échangeant avec eux, une

participation devient possible et réduit les difficultés rencontrées.

Un climat plus serein

Depuis que les équipes ont suivi la formation, des changements ont été

remarqués dans le service. « On note moins d’agressivité de la part des

patients, moins de cris, les mises en contentions ont diminué également »,

témoigne Catherine Lesschave. « Nous sommes plus à l’aise, plus sereins

et cela se ressent au lit du patient », ajoute Gwenaëlle Deleu, aidesoignante.

Cette formation pourrait bien essaimer au sein des autres

pôles du CHRU. En effet, la “personne âgée” est l’une des thématiques

transversales inscrites au projet d’établissement 2011-2015. « Le nombre

des personnes âgées de plus de 75 ans accueillies dans les services

de soins a augmenté de 17 % entre 2007 et 2009 », précise Martine

Moura, directrice générale des soins du CHRU. « Nous devons prendre

en compte ce paramètre ». À ce titre, « nous souhaitons faire de cette

action de formation un projet institutionnel et l’étendre aux autres services.

»

Pour la direction, l’aspect fédérateur de cette formation pour les équipes

médicales et soignantes est un exemple à suivre.

36


Jeanne-Marie Wallart, cadre infimier.

l’action

en chiffres (2011)

6 groupes

de 12 personnes

69 agents formés

soit 93 % du service

3 jours

(2 + 1 à distance)

26 579 €

Coût de l’action

objectifs

> Connaître les différents types de démence ;

> disposer de points de repères sur les manifestations les plus fréquentes

des troubles cognitifs ;

> savoir aborder la personne âgée dans la relation physique

et la communication verbale et non verbale ;

> mettre en place une approche spécifique lors de déambulation,

agressivité, refus de soins, cris…

> comprendre et répondre aux questionnements des familles.

contenu

> Les représentations de la démence par les participants ;

> les troubles et symptômes observés dans les démences,

l’interprétation, le travail possible sur les capacités restantes ;

> la création d’outils visuels et tactiles pour favoriser la communication

avec les malades ;

> le matériel et les activités pouvant être proposées aux malades,

en s’appuyant sur leurs intérêts et occupations passées.

37


L’ANFH en chiffres

19261

études promotionnelles

financées

26

délégations régionales

842 358

agents concernés par

les prestations de l’ANFH

680 M €

collectés en 2010

838 642

départs financés au titre

du Plan de formation

(en 2010), soit plus de

25 millions d’heures de

formation

L’ANFH en bref

L’ANFH est l’OPCA de la fonction publique hospitalière. L’Association

est agréée par le ministère de la Santé et des Sports pour collecter et

gérer les fonds consacrés au financement du plan de formation (2,1 %

de la masse salariale), du Congé de formation professionnel (CFP), du

Bilan de compétences et de la VAE (0,2 % de la masse salariale) et

celui dédié au financement des Études promotionnelles (0,6 % de la

masse salariale).

Animés par trois valeurs structurantes, paritarisme, solidarité et proximité,

plus de 1 000 administrateurs bénévoles et 26 délégations régionales

œuvrent depuis 1974 pour l’égalité d’accès à la formation professionnelle

tout au long de la vie et le développement des compétences

des agents employés par les établissements sanitaires, médico-sociaux

et sociaux publics.

38


Les grandes missions de l’ANFH

> Collecte et gestion des fonds de formation des agents de la FPH :

– Plan de formation : 2,1 % de la masse salariale ;

– CFP, VAE, BC : 0,2 % de la masse salariale ;

– Études promotionnelles : 0,6 % de la masse salariale ;

– formation continue des travailleurs handicapés des ESAT : 4,8 %

de la masse salariale des personnes accueillies par les ESAT.

3 valeurs

Proximité

Solidarité

Paritarisme

> Informations et conseils des adhérents et de leurs agents.

> Développement de la formation en organisant des actions

de formation nationales et régionales, en proposant des outils méthodologiques,

dans le domaine de l’ingénierie pédagogique et de la

gestion de la formation.

En savoir plus : www.ANFH.fr

39


L’ANFH est présente sur tout le territoire

à travers ses 26 délégations régionales

Établissements adhérents à l’ANFH

(cotisation Plan de formation – 2,1 %)

Nombre d’agents de la fonction publique

hospitalière concernés par les prestations

de l’ANFH

france

2 333

842 358

alpes

91

36 117

alsace

69

29 070

aquitaine

140

46 386

auvergne

109

25 217

bassenormandie

76

21 083

bourgogne

128

32 090

bretagne

121

53 400

40


centre

140

37 348

île-de-france

133

65 260

martinique

17

7 493

poitoucharentes

92

30 103

champagne

ardenne

69

23 341

corse

7

3 997

languedocroussillon

89

34 737

limousin

73

18 851

midi-pyrénées

112

40 222

nord

pas-de-calais

93

44 638

provence

côte d’azur

145

59 959

rhône

116

48 718

franchecomté

53

20 982

guyane

3

2 678

lorraine

100

36 419

océan indien

8

9 423

pays

de la loire

182

51 621

hautenormandie

77

30 990

picardie

90

32 215


ANFH (Siège)

Service communication

265, rue de Charenton

75012 Paris

Tél. : 01 44 75 68 69

communication@anfh.fr

WWW.ANFH.FR

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