Orthodontie : tout est question de bon sens - Fédération Française d ...

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Orthodontie : tout est question de bon sens - Fédération Française d ...

Communiqué de Presse

Paris, le 23 septembre 2011

ORTHODONTIE : TOUT EST QUESTION DE BON SENS

L’orthodontie est une discipline qui a fait d’énormes progrès, tant sur le plan de la connaissance de

la physiologie, qu’en terme d’avancées scientifiques.

Traitement global qui s’inscrit dans une démarche médicale, il apporte un réel confort en matière

de qualité de vie et permet de corriger certains problèmes fonctionnels.

Mais pour qu'un traitement orthodontique soit le plus efficace et le plus court possible, il est

important d'intervenir au bon moment.

Si les parents connaissent bien leur enfant et peuvent dans la plupart des cas détecter un problème

d’orthodontie, il leur est malgré tout difficile de juger du moment opportun pour consulter un

spécialiste. Les orthodontistes ont toutes les compétences pour faire l’analyse du cas et proposer

des âges d’intervention qui varient en fonction du problème. Le point avec la Fédération Française

d’Orthodontie, sur toutes ces questions que se posent les parents.

Première étape : observer !

Tout d’abord, il est important de regarder la bouche de l’enfant :

• Les incisives inférieures sont-elles en inversé par rapport aux supérieures ?

• Existe-t-il un problème de latéralité (les mâchoires sont-elles bien centrées) ?

• Existe-t-il un gros décalage entre le maxillaire du haut et la mandibule ?

• Existe-t-il une béance importante entre les incisives ?

• Est-ce que deux dents ont pris la place de trois ou quatre ?

• Y a-t-il des dents en position anormale ?

Traiter, mais à quel âge ?

On peut traiter à tout âge, mais il existe toutefois des périodes plus propices. Dans certains cas, le

traitement doit être mis en place plus tôt, mais généralement :

• Dès 4 à 5 ans, certains praticiens estiment nécessaire d’initier un traitement sur la denture

temporaire dans les cas d’inversé d’articulé latéral ou antérieur, de fort décalage des

maxillaires ou s’il a eu dans la famille des cas de chirurgie orthognathique.

• De 6 à 8 ans, les incisives et premières molaires sont évoluées. C’est la « denture mixte

stable ». C’est à cet âge que beaucoup de praticiens souhaitent voir les patients et

commencer un traitement interceptif.

• De 11 à 13 ans, c’est la « denture adulte jeune », moment où l’on pose les bagues pour finir

l’occlusion, gage de stabilité et de bonne fonction.

Ce découpage permet aux parents de se repérer dans les différentes phases du traitement.

Instaurer une relation de confiance avec son praticien

Lorsque le praticien présente le plan de traitement, les parents ne doivent pas hésiter à lui faire part

de leurs interrogations afin de prendre une décision totalement éclairée.

Beaucoup imaginent déjà la solution qui aura été proposée à la grande sœur ou à des camarades

d’école alors que chaque traitement est établi en fonction de chaque patient.

Toutefois, en cas de doute, il ne faut pas hésiter à prendre un second avis médical.

Dans ce cas, il est recommandé de demander les documents déjà réalisés afin de ne pas avoir à les

refaire.


Enfin, une fois le praticien choisi, une relation de confiance et d’échange doit être instaurée, afin de

faciliter et de s’assurer du bon déroulement et de l’efficacité du traitement.

La durée du traitement

Si le traitement est réalisé en deux phases, il comprend généralement :

- Une phase orthopédique ou interceptive, qui permet d’obtenir l’équilibre des mâchoires et

les bons rapports dentaires. Cette première étape ne dépasse généralement pas 3

semestres, 4 au plus.

-Une phase orthodontique pour asseoir l’occlusion ce qui assurera la pérennité du résultat

obtenu. Cette phase de finition est primordiale et prend entre 12 à 18 mois.

- Une période de surveillance peut être demandée entre deux phases de traitement.

Si le traitement est réalisé en une seule phase, la durée moyenne varie entre 24 à 36 mois,

sauf cas extrêmes.

Attention, la contention est indispensable dans tous les cas pour stabiliser les résultats

obtenus.

Suivre les recommandations de l’orthodontiste !

Parfois, le résultat n’est pas immédiat. Le patient doit donc faire preuve de patience.

Toutefois, si aucun changement ne semble intervenir après un an de traitement, certaines questions

méritent d’être posées :

• L’enfant met-il bien son appareil s’il est amovible ?

• Les consignes qui lui ont été données sont-elles suivies ? (port d’élastiques selon la

prescription de l’orthodontiste par exemple)

• L’enfant prend-il soin de ses dispositifs ? Prévient-il son orthodontiste lorsqu’il abîme son

appareil ?

• Les rendez-vous sont-ils respectés ?

Le rôle des parents est donc indispensable, afin de veiller à ce que les consignes soient respectées.

Suivre un traitement orthodontique peut paraître long pour les enfants et les adolescents qui doivent

être accompagnés et soutenus par leurs parents.

Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à faire part des moindres inquiétudes ou questionnements à

son orthodontiste.

Bon à savoir :

6 semestres : c’est le nombre maximum de semestres remboursés par la Sécurité Sociale,

mais ils ne doivent pas forcément être consécutifs.

16 ans : pour être pris en charge par la Sécurité Sociale, tout traitement doit être commencé

avant cet âge.

En savoir plus : www.orthodontie-et-vous.fr, (site grand public de la FFO)

Docteur Claude Bourdillat, Membre de la Fédération Française d’Orthodontie

Contact presse : BV CONSEiL – Alexandra Deleuze – Anne Kammerich

Tél : 01 42 68 83 40 – www.bvconseil.com

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