V - Plan de communication. - Africa Adaptation Programme

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V - Plan de communication. - Africa Adaptation Programme

SOMMAIRE

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

I Le Programme Adaptation au Changement Climatique en Afrique .......................................................................................... 7

II Analyse du Contexte global ......................................................................................................................................................... 15

II.1 Problématiques liées au Changement Climatique.

II.1.1 Question éthique et perspective commune.

II.1.2 La vulnérabilité, une notion à vulgariser davantage.

II.1.3 Éduquer en matière de changement climatique et d’adaptation.

II.2 Problématiques de communication autour du thème changement climatique.

II.3 Les défis de plaidoyer pour un changement de comportement.

III Synthèse des résultats de l’analyse documentaire, entretiens et focus groupes ................................................................... 39

III.1 Principales conclusions des recherches documentaires effectuées.

III.2 Principales conclusions des entretiens et focus groupes.

IV Approche stratégique proposée .................................................................................................................................................. 57

V Plan de communication ................................................................................................................................................................ 83

Annexes .......................................................................................................................................................................................... 99

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Source : Brochure PAA


I- Le Programme Adaptation

au Changement Climatique

en Afrique.

Le Programme Adaptation au Changement Climatique en Afrique

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Le PNUD, sur financement du Gouvernement du Japon, a lancé en 2008 un programme qui procède selon une

démarche novatrice de l’adaptation au changement climatique sur le continent africain.

Dans le cadre de ce programme, le PNUD aidera les pays du continent africain à mettre en œuvre des mesures

d’adaptation et des plans de résistance de manière globale et intégrée. Les projets s’assureront que les processus

de développement nationaux prennent en compte les risques et opportunités liés au changement climatique. Les

pays partenaires du programme renforceront leurs capacités pour créer un environnement porteur et apte à lutter

contre les impacts négatifs du changement climatique.

Le programme, doté d’un budget de 92,1 millions de dollars EU, financera des activités nationales appuyées par des

services de niveau régional. Une vingtaine de pays du continent africain dont le Maroc participeront au programme.

Objectifs

Les cinq effets énoncés ci-dessous contribueront à la réalisation des objectifs de l’ensemble du programme:

1. Mécanismes de planification dynamique à long terme mis en place pour faire face aux incertitudes inhérentes

au changement climatique sur le plan national.

2. Leadership et cadre institutionnels renforcés pour gérer les risques et opportunités liés au changement climatique

de manière intégrée au niveau local et national.

3. Politiques et mesures résistantes au climat mises en œuvre dans les secteurs prioritaires;

4. Options de financement permettant de faire face aux coûts d’adaptation nationaux élargies.

5. Connaissances sur l’ajustement des processus de développement nationaux pour l’intégration des risques et

opportunités liés au changement climatique partagées.

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I- Le Programme Adaptation

au Changement Climatique

en Afrique.

Le Projet Adaptation au Changement Climatique/Maroc- Pour des Oasis Résilientes

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Dans le cadre de ce Programme d’Adaptation au Changement Climatique en Afrique, en s’appuyant sur les acquis

et avancées réalisés par le Maroc dans la lutte contre le réchauffement climatique et conformément au Plan

National de Lutte contre le Réchauffement Climatique, le Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement/

Département Environnement (SEEE),en partenariat avec le PNUD Maroc a mis en place le projet « Adaptation

au Changement Climatique - pour des Oasis Résilientes », qui vient en complémentarité des programmes de

Sauvegarde et de Développement des Oasis du Sud (POS), Tafilalet (POT) et Millenium Challenge Account (MCA),

dans l’esprit d’initier des mesures d’adaptation au changement climatique.

Ces mesures d’adaptation au changement climatique reposent sur trois principales composantes : une

composante institutionnelle et gouvernance, une composante scientifique et technique, et une composante

socioéconomique. Chacune de ces composantes prévoit un ensemble d’actions qui doit permettre conjointement

de disposer de :

1. une meilleure connaissance de l’évolution du climat,

2. un suivi des tendances du climat à moyen et à long termes,

3. une information pertinente, quantifiée et complète de la vulnérabilité des oasis, sous ses diverses formes,

4. une meilleure intégration du changement climatique dans les planifications au niveau décentralisé, les

programmes et les décisions socioéconomiques.

Ce Projet donne une grande importance à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, dans une approche

d’adaptation au changement climatique.

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I- Le Programme Adaptation

au Changement Climatique

en Afrique.

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L’Adaptation au Changement Climatique basée sur une approche territoriale et thématique

vise les espaces oasiens pour les raisons suivantes :

• Importance écologique et socioéconomique des espaces oasiens et l’ampleur de leurs vulnérabilités au

changement climatique.

• Existence d’un consensus national pour la préservation des écosystèmes oasiens.

• Les oasis se prêtent pour un bon site école pour les mesures d’adaptation au changement climatique.

• Existence de programmes ayant déjà initié des projets intégrés et ayant créé une dynamique au niveau de ces

territoires, il s’agit principalement des programmes oasis de Tafilalet et du Sud.

Conformément au Plan National, ce projet se décline en 7 résultats à atteindre portant sur :

• Développement de données sur le changement climatique et évaluation de la vulnérabilité des systèmes oasiens.

• Renforcement de la planification territoriale tenant compte de cette vulnérabilité et intégrant des mesures

d’adaptation.

• Développement des outils d’observation et mise en place des systèmes d’alerte vis-à-vis des aléas climatiques.

• Renforcement des capacités des acteurs concernés au niveau national et local.

• Appui à la mise en œuvre de projets d’adaptation au changement climatique dans différents domaines.

• Identification des mécanismes de financement.

• Mise en œuvre d’un plan de communication et de vulgarisation des connaissances, autour de l’adaptation au

changement climatique.

La stratégie de communication adoptée par le Projet du Changement Climatique portera sur trois volets majeurs

que sont : le plaidoyer, la communication et la mobilisation de partenariats.

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I- Le Programme Adaptation

au Changement Climatique

en Afrique.

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La notion de stratégie de communication

En communication pour le développement, la stratégie est un plan-cadre comprenant une combinaison

d’interventions de communication capables de susciter les changements nécessaires en matière de

connaissances, d’opinions, d’attitudes, de croyances ou de comportements au niveau de la population

visée en vue de résoudre un problème de développement, selon un calendrier donné (souvent à moyen

terme) et compte tenu des ressources disponibles. Elle constitue un engagement et une boussole

permettant de mobiliser et d’orienter les actions et les énergies des différents partenaires.

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Les oasis

du monde

Bassins oasiens dans le monde. Source IPOGEA

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II- Analyse du Contexte global.

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II.1 Problématiques liées au Changement Climatique.

II.1.1 Question éthique et perspective commune.

Partant des recommandations de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des

technologies (COMEST), la 35e Conférence générale a demandé en octobre 2009, l’élaboration d’ un rapport sur

l’opportunité d’établir un projet de déclaration universelle de principes éthiques en rapport avec le changement

climatique. La COMEST va piloter le processus d’analyse et de large consultation dont sera issu le rapport, qui sera

soumis au Conseil exécutif en octobre 2010. Le résultat pourrait être une déclaration universelle que la Conférence

générale adopterait en octobre 2011.

Dans ce rapport sur Les implications éthiques du changement climatique global, les experts indépendants de la

COMEST soutiennent qu’il y a un besoin urgent d’établir des principes éthiques universels capables de guider les

réponses aux défis du changement climatique qui se posent au niveau mondial, régional, national et local :

• Nous devons comprendre le changement climatique comme un ensemble de phénomènes extrêmement complexes

afin de pouvoir préparer des scénarios d’évolution crédibles et cohérents. Cela suppose un effort scientifique concerté,

orienté vers les besoins les plus urgents, sous l’égide du droit universel de « participer au progrès scientifique et aux

bienfaits qui en résultent » (article 27.1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme).

• Nous devons également réduire les émissions de gaz à effet de serre sur la base d’un partage équitable de la

responsabilité qui n’entrave pas les attentes légitimes en matière de développement.

• Enfin, nous devons réduire l’impact du changement climatique pour permettre aux États et aux populations de

s’adapter sans porter atteinte à leurs intérêts vitaux.

En d’autres termes, à chaque niveau d’action – connaissances scientifiques, atténuation des émissions de gaz à effet

de serre, adaptation – la question-clé, essentiellement éthique, est la responsabilité.

Parmi les principes requis par une approche éthique du changement climatique, bon nombre sont déjà intégrés ou

cités dans des conventions et déclarations internationales. Selon les termes de la Convention-Cadre des Nations Unies

sur les changements climatiques (CCNUCC) « Il incombe aux Parties de préserver le système climatique dans l’intérêt

des générations présentes et futures, sur la base de l’équité et en fonction de leurs responsabilités communes mais

différenciées et de leurs capacités respectives » (article 3.1).

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II- Analyse du Contexte global.

D’autres principes importants et bien établis sont :

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• Le droit de prendre part aux avancées scientifiques et à leurs bienfaits.

• Le principe de précaution.

• Le principe de responsabilités partagées mais différenciées.

• Le principe de « durabilité » (sustainability).

• Le principe d’intégrité, appliqué aux écosystèmes.

• Le principe de protection et de promotion des intérêts des générations futures.

Parmi les thèmes centraux méritant un examen poussé dans le cadre d’une approche éthique du changement

climatique, figurent les obstacles à la concrétisation du principe de « responsabilités communes mais différenciées»

énoncé par la CCNUCC et repris explicitement par le Protocole de Kyoto.

Derrière ce principe, il est reconnu que les capacités actuelles permettant d’agir au niveau de la connaissance,

de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique mondial varient d’un pays à l’autre et d’une

région à l’autre. De même, au sein même d’un pays, on retrouve ce type de différences, avec certaines parties

de la population pouvant agir face au changement climatique et d’autres parties qui n’en ont pas les moyens.

D’un point de vue éthique, il est établi que ceux qui sont en mesure de prévenir ou d’atténuer un préjudice subi

par d’autres, et qui peuvent s’y employer sans sacrifier un intérêt supérieur à celui qui sera sauvegardé, ont le

devoir de le faire. Par exemple, il ne serait pas raisonnable de demander à quelqu’un qui ne sait pas nager de

sauver un enfant qui se noie dans les rouleaux d’une mer déchaînée. En revanche, nous trouverions moralement

répréhensible qu’un maître-nageur sauveteur dûment formé, sachant comment affronter la situation et équipé

pour le faire, ait refusé d’aller à la rescousse de l’enfant et l’ait regardé se noyer. Il devrait alors fournir de très

bonnes raisons pour que nous puissions trouver son inaction acceptable sur le plan éthique.

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II- Analyse du Contexte global.

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Nous estimerions tout aussi répréhensible que ce maître-nageur n’ait rien fait au prétexte (1) qu’il attendait un

meilleur équipement ; (2) qu’il risquait d’arriver en retard à son travail de nuit et ainsi de perdre une partie de

ses revenus ; (3) qu’il n’intervient pas sans l’aide de quelqu’un d’autre ; ou (4) qu’il attendait des instructions

spécifiques pour intervenir.

Cet exemple met en évidence trois des arguments souvent avancés, pour justifier l’inaction, par des agents

capables d’intervenir sur les défis du changement climatique mondial, mais qui choisissent de ne pas le faire.

Le premier correspond au fait que nous devons attendre que les nouvelles technologies aient fait leurs preuves,

le deuxième, au préjudice pour l’économie nationale, le troisième, illustrant le problème classique du ‘passager

clandestin’, à celui de la conditionnalité : « Je n’agirai pas seul. J’agirai uniquement avec d’autres et, dans ce

domaine, uniquement si nous agissons tous ensemble ».

Savoir si le quatrième argument du maître-nageur a un lien avec les réponses au changement climatique mondial

reste une question ouverte. Il n’est pas nécessaire de présenter ces arguments dans le détail, sauf à souligner

qu’ils trouvent écho dans les discussions sur les défis du changement climatique mondial et que c’est sur leur base

que sont réfléchis des choix en matière d’action, d’obligation, de volonté et de responsabilité, qui puissent être

justifiés d’un point de vue éthique. Si de tels arguments sont utilisés pour servir simplement d’excuses à l’inaction

scientifique, morale et politique, ils doivent alors être tenus pour ‘suspects’ et examinés de façon critique afin de

déterminer s’ils ne masquent pas d’autres intérêts.

Certaines questions éthiques essentielles n’ont pas encore été tranchées. Par exemple, suite à la CCNUCC,

comment arbitrer entre intérêts des générations présentes et futures ? Qu’est-ce qui, en matière de réponse aux

défis du changement climatique, serait « équitable » ? Quelles responsabilités seraient « communes » ? Lesquelles

seraient « différenciées » ? Ceux qui ont la « capacité » d’agir doivent-ils le faire, indépendamment de leur

contribution historique aux émissions de gaz à effet de serre ? Ce type de question tend à bloquer, depuis 15 ans,

la mise en place d’un cadre concerté d’action internationale qui soit à la hauteur du défi planétaire.

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II- Analyse du Contexte global.

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Il est acquis que le changement climatique mondial pose le risque d’un préjudice moralement inacceptable,

l’incertitude ne portant que sur son ampleur et sa durée. Donc, dans l’optique du principe de précaution,

l’humanité ne peut, face à ce changement, alléguer l’incertitude pour justier l’inaction.

Il existe donc une base implicite pour aller vers un consensus international qui donnerait, au débat sur les actions

nécessaires pour répondre au changement climatique, un fondement éthique solide et clair.

Un consensus international

En admettant qu’il existe de nombreuses questions éthiques liées aux effets du changement climatique et que

chacune d’entre elles nécessite une réponse spécifique, il existe aussi un consensus international étendu selon

lequel le changement climatique a besoin d’une réponse collective de la part de tous ceux qui contribuent à

le provoquer. Comme il est mentionné dans les documents du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur

l’évolution du climat) et dans les délibérations de la Conférence des Parties de la CCNUCC (Convention cadre des

Nations Unies sur les changements climatiques), afin de structurer ce défi éthique général, il faut admettre que :

• Le changement climatique est provoqué par le réchauffement global, auquel participe l’activité humaine.

• Le changement climatique a déjà causé des dégâts aux populations humaines et aux différents écosystèmes,

ces dégâts risquent d’augmenter avec son intensification, comme cela est annoncé pour les années à venir.

• Etant donné que le changement climatique est provoqué par le réchauffement global (avec la hausse des

températures moyennes de l’océan et de l’atmosphère terrestre), et que ce dernier dépend des émissions

de gaz à effet de serre (tels que le dioxyde de carbone et le méthane), le changement climatique peut être

atténué, voire inversé si l’on établit et l’on contrôle des niveaux optimaux d’émissions supplémentaires de gaz

à effet de serre anthropogéniques.

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II- Analyse du Contexte global.

• Les émissions passées de gaz à effet de serre étant déjà à l’origine d’effets climatiques inévitables, l’effort

international doit également porter sur l’adaptation aux tendances climatiques à long terme, ainsi que sur l’aide

immédiate qui peut être apportée en réponse aux catastrophes provoquées par les événements climatiques

extrêmes dus au changement climatique.

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Le devoir d’agir

Selon cette perspective commune, les particuliers, les sociétés, les agents nationaux et internationaux ont le devoir de

s’assurer qu’ils ne contribuent pas (davantage) au changement climatique, mais qu’ils contribuent à l’inverser. De façon plus

spécifique, cela implique, d’une part, de prendre des mesures adéquates pour atténuer dans les court et moyens termes.

La COMEST a établi, en 2005, une définition du principe de précaution : Lorsque des activités humaines risquent

d’aboutir à un danger moralement inacceptable, qui est scientifiquement plausible mais incertain, des mesures

doivent être prises pour éviter ou diminuer ce danger.

Le danger moralement inacceptable est un danger pour les humains ou pour l’environnement qui est :

– menaçant pour la vie ou la santé humaine,

– grave et réellement irréversible,

– inéquitable pour les générations présentes ou futures,

– imposé sans qu’aient été pris dûment en compte les droits humains de ceux qui le subissent.

Le jugement de plausibilité doit se fonder sur une analyse scientifique. Celle-ci doit être permanente pour que les

mesures choisies soient soumises à réexamen.

L’incertitude peut porter, mais sans nécessairement s’y limiter, sur la causalité ou sur les limites du danger possible.

Les actions sont des interventions entreprises avant que le danger ne survienne et visant à éviter ou à diminuer celuici.

Les actions choisies doivent être proportionnelles à la gravité du danger potentiel, prendre en considération leurs

conséquences positives et négatives et comporter une évaluation des implications morales tant de l’action que de

l’inaction. Le choix de l’action doit être le résultat d’un processus participatif (COMEST 2005).

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II- Analyse du Contexte global.

Il appartient ensuite à chacun de participer à l’atténuation et à l’adaptation pour aider ceux qui sont ou qui

seront devenus les victimes du changement climatique et qui dépendent de cette aide. Toute discussion

concernant le « devoir » est bien entendu une discussion éthique.

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Faire de l’adaptation une priorité tout en continuant les efforts d’atténuation

Si d’un point de vue éthique l’atténuation et l’adaptation sont deux tâches d’importance égale, il est primordial

de noter que jusqu’à présent, la communauté internationale s’est essentiellement concentrée sur l’atténuation,

reléguant l’adaptation au second plan. Or, compte tenu de la longue période de temps nécessaire pour que les

mesures d’atténuation fassent effet, et sachant que la plupart des processus contribuant au changement climatique

sont à la fois persistants et irréversibles, il convient de se demander si la communauté internationale ne devrait pas

accroître la priorité accordée aux mesures d’adaptation, tout en poursuivant ses efforts d’atténuation ?

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II- Analyse du Contexte global.

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II.1.2 La vulnérabilité, une notion à vulgariser davantage.

Les catégories de vulnérabilité, qui regroupent de nombreuses questions d’actualité peuvent être ainsi répertoriées :

• Les menaces pour la vie des Hommes, des animaux et des plantes occupant des îles de petite taille, les deltas

des grands fleuves, ou des zones de basse altitude.

• Les menaces pour le bien-être, la propriété, la survie (notamment des modes de vie traditionnels), et la sécurité

alimentaire des populations exposées aux événements climatiques, tels que les inondations régulières, les

sécheresses à répétition.

• Les menaces pour la santé des Hommes, des animaux et des plantes qui sont exposés aux vecteurs de maladies

pandémies qui ont subi les variations du changement climatique.

• Les menaces pour le patrimoine culturel, en particulier pour les modes de vie traditionnels, ou pour les chefsd’œuvre

architecturaux en tout genre.

• Les menaces pour les écosystèmes locaux, régionaux et mondiaux.

• Les menaces pour la stabilité politique et économique des Etats qui sont particulièrement vulnérables aux

impacts négatifs du changement climatique.

• Les menaces éventuelles d’une émigration massive de réfugiés du changement climatique, notamment en

cas de famine, d’immersion soudaine, et irréversible d’un territoire habité.

• Les éventuels déséquilibres économiques ou les déséquilibres de santé publique des pays accueillant un grand

nombre de réfugiés.

• Les menaces éventuelles pour l’ordre mondial et l’économie mondiale.

• Les menaces pour la dignité humaine des victimes du changement climatique.

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II- Analyse du Contexte global.

Le changement climatique, une menace réelle et actuelle

Même si le thème du changement climatique doit faire l’objet d’une considération éthique ciblée et d’interventions,

le concept de vulnérabilité reste incompris.

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Malgré la difficulté d’analyser systématiquement les degrés de

vulnérabilité, il est nécessaire de mettre en œuvre des stratégies

d’adaptation adaptées sur le long terme.

Une définition générale de l’adaptation

On peut définir l’adaptation au changement du climat comme « l’ensemble des évolutions d’organisation, de

localisation et de techniques que les sociétés devront opérer pour limiter les impacts négatifs de ces changements

et maximiser leurs effets bénéfiques » (de Perthuis, 2009).

Parmi les enjeux majeurs pour les stratégies d’adaptation

Il faut tenir compte de trois type d’incertitudes qui s’additionnent : 1) celles sur l’évolution future du climat – les

impacts attendus du changement climatique étant incomparables selon qu’on se situe dans un scénario de hausse

moyenne de +2°C ou de +4°C ; 2) celles sur les conséquences possibles d’un scénario climatique donné au plan

local ; 3) celles sur l’évolution des capacités d’adaptation de nos sociétés dans le futur. L’incertitude impose

notamment d’évaluer les mesures d’adaptation en tenant compte du degré de flexibilité qu’elles préservent pour

l’action future, à mesure que viendra s’ajouter de l’information supplémentaire

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II- Analyse du Contexte global.

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L’adaptation au changement climatique: faire du développement autrement

Un des points de consensus entre les analyses des deux organisations internationales OCDE et Banque Mondiale

porte sur le fait que l’adaptation ne se réduit pas à un problème d’environnement mais est avant tout un problème

économique de développement. Il serait ainsi nécessaire d’élaborer des politiques de développement renouvelées

et « climate smart » dont la pertinence serait systématiquement évaluée à l’aune de leur vulnérabilité au changement

climatique. Si le développement est une condition nécessaire à l’adaptation (lutte contre la pauvreté, amélioration

des soins, de l’éducation), les politiques traditionnelles de développement ne sont pas suffisantes pour se préparer

aux effets du changement climatique et éviter la « maladaptation » (poursuite de politiques actuelles en matière

d’infrastructures par exemple qui, faisant abstraction des effets du changement climatique, augmentent par

mégarde l’exposition ou la vulnérabilité au changement climatique). Ainsi tout projet d’adaptation devrait être un

projet de développement robuste aux futures évolutions du climat.

II.1.3 Éduquer en matière de changement climatique et d’adaptation.

Dans les travaux de recherche, il existe certaines réponses au sujet des moyens d’éduquer et de communiquer en

matière de changements climatiques et d’atténuation. En éducation au changement climatique et adaptation,

les travaux de recherche sont encore peu avancés. Ce type d’éducation est plus difficile à réussir car, si l’on

veut préparer les citoyens à implémenter des mesures d’adaptation locales, on doit nécessairement effectuer

initialement avec eux, le travail d’information, de motivation et de modification de comportements.

En éducation au changement climatique et adaptation, il faut de plus mettre en place un processus communautaire.

Ce sont les membres de la communauté qui doivent ensemble analyser les problèmes environnementaux actuels,

prédire les impacts possibles des changements climatiques (sécheresse, inondations..) sur leur territoire, évaluer le

degré de vulnérabilité de leur communauté et résoudre les problèmes potentiels qui pourraient y être engendrés.

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II- Analyse du Contexte global.

En éducation au changement climatique et adaptation, les connaissances à transmettre ou à faire construire

par les citoyens sont encore plus vastes. Aux concepts strictement liés au changement climatique s’ajoutent

la connaissance scientifique et endogène des problèmes écologiques et sociaux locaux, la connaissance des

ressources communautaires pouvant faciliter l’adaptation ainsi que la connaissance de moyens d’adaptation.

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De plus, si l’on veut que les citoyens réussissent à implémenter des mesures d’adaptation efficaces, l’unique

renforcement de leurs connaissances n’est pas suffisant. On doit également développer certaines compétences

chez les citoyens. La notion de compétences réfère ici à des savoir-faire ou à des habiletés spécifiques ayant

pour but de réussir des mesures d’adaptation. Heimlich et Ardoin contextualisent la notion de compétences en

expliquant que de multiples habiletés s’avèrent toujours nécessaires pour accomplir une tâche donnée et qu’il

existe souvent de meilleures façons de réussir celle-ci. Selon Magill (2000), dans un environnement changeant et

imprévisible comme celui dans lequel nous vivons, les individus doivent acquérir des compétences flexibles, c’està-dire

des compétences utilisables pour réagir aux événements tant actuels que futurs.

Dans le domaine du changement climatique, les compétences flexibles nécessaires pour créer, implémenter et

gérer des mesures d’adaptation efficaces pourraient être les suivantes : compétences techniques (analyse de

la qualité de l’eau, construction de scénarios…) et mathématiques (représenter un problème quantitativement,

construire et analyser des modèles, communiquer mathématiquement…), résolution de problèmes, prédiction du

futur et des risques, analyse de vulnérabilité, prise de décision et planification durable. Heimlich et Ardoin affirment

que les compétences environnementales peuvent être apprises et améliorées par la pratique.

Les compétences mentionnées plus haut pourraient être développées ou renforcées chez les citoyens dans le

cadre d’un processus d’accompagnement par des facilitateurs et des scientifiques dans différents domaines.

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II- Analyse du Contexte global.

II.2 Problématiques de communication

autour du thème changement climatique.

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Le défi consiste à rendre les comportements éco-responsables

normaux, naturels, légitimes et partagés par un grand nombre de

personnes qui ne sont pas encore engagées et pour lesquelles le

changement climatique n’est pas une priorité. Il ne s’agit pas de

changer l’ordre de leurs préoccupations mais plutôt de changer

l’énoncé du problème pour qu’il prenne de la valeur à leurs yeux »

• Comment communiquer sur l’incertitude ?

• Comment communiquer de manière mesurée sur le niveau de risque ?

• Comment communiquer sur une question mondiale aux retombées locales ?

• Comment intégrer le point de vue des populations locales ?

• Comment communiquer de manière juste et accessible sur l’adaptation au

changement climatique ?

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II- Analyse du Contexte global.

II.3 Les défis de plaidoyer pour un changement de comportement

Dans les communautés où l’on veut éduquer ou communiquer en matière de changement climatique, les obstacles

nuisant à l’adoption de comportements d’atténuation ou d’adaptation pourraient être de nature :

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• Cognitive : faible niveau d’alphabétisation, présence de conceptions erronées sur le

sujet, manque d’information et de compréhension, et faibles compétences de résolution

de problèmes ou de prise de décision.

• Sociale, psychologique ou comportementale : lien peu étroit avec le milieu naturel, prise

de conscience limitée de la réalité du changement climatique et de leurs impacts, valeurs

et comportements généralement peu favorables à l’environnement, faible impression

de pouvoir agir.

• Culturelle ou liées au système des croyances : fatalité, croyances populaires religieuses,

imprévision…

Ces défis pourraient être augmentés par d’autres contraintes : manque de ressources matérielles et technologiques,

position infériorisée des femmes (limitant la participation de celles-ci aux débats), pauvreté (dispersant l’énergie

humaine disponible pour envisager des dangers longitudinaux), faible accès des groupes sociaux défavorisés à la

citoyenneté, etc.

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III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

III.1 Principales conclusions des recherches documentaires effectuées.

Un tableau analytique en annexe fait état d’un échantillon très représentatif (95 supports de référence en plus des

sites internet SEEE et PNUD) de documents et supports analysés, portant sur les volets suivants :

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a. Le document de projet PACC-Oasis Maroc.

b. Les oasis et zones arides au Maroc en lien avec le changement climatique (de manière selective).

c. Les documents de base et supports de communication existants sur le changement climatique au niveau du SEEE.

d. Le document du programme Afrique.

e. La vulnérabilité et l’adaptation au Changement climatique dans les oasis et zones similaire à l’échelle nationale

et internationale.

Ce travail d’analyse sélective ayant porté sur presque une centaine de supports permet de tirer quelques conclusions :

• Données peu accessibles au grand public.

• Les termes vulnérabilité, résilience, adaptation peu expliqués (concepts non stabilisés).

• Langage expert.

• Enchevêtrement des concepts « environnement/développement durable/Changement climatique ».

• Peu de promotion sur les expériences d’adaptation.

• L’avis des populations locales peu présent globalement.

• Prédominance de la documentation marketing/touristique ou techniques sur les oasis.

• Présence d’une sensibilisation plus visible menée par la société civile sur les oasis en péril.

• Communication trop académique, voire administratives, de certains programmes à capitaliser.

• Insuffisance de documentations et supports en langue arabe.

• Caractère redondant de plusieurs documents (recopiage) qui montre le caractère peu fourni de la documentation en

matière de changement climatique.

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III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

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III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

Rappel des outputs (thèmes) du projet

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Au total le projet prévoit 5 ouputs (thèmes), 9 résultats et 33 actions dont 8 en communication et formation.

L’ajustement donne 17 actions de communication.

Output 1 : Des mécanismes et outils de planification intégrée permettant de faire face aux risques climatiques sont mis en place, soit 3

résultats et 11 actions.

Output 2 : Le leadership et les cadres institutionnels pour la gestion intégrée des risques climatiques sont renforcés, soit 3 résultats et 5

actions.

Output 3 : Des politiques et mesures de développement adaptées sont mises en œuvre, soit 1 résultat et 5 actions.

Output 4 : Les mécanismes de financement permettant de couvrir les coûts de l’adaptation sont explorés et mis en place, soit 1 résultat

et 4 actions.

Output 5 : Les connaissances relatives à l’adaptation sont générées, partagées et gérées /COMMUNICATION, soit 1 résultat et 8 actions.

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III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

III.2 Principales conclusions des entretiens et focus groupes.

Plus de 79 élu(e)s cadres, experts, acteurs locaux et nationaux, société civile y ont contribué. Trois focus groupe ont

été organisés localement et plusieurs échanges informels à l’occasion d’activités du projet ont été menés.

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Répartition géographique (provinces) des contributions aux entretiens et focus groupes

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III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

Ce qui fait la quasi unanimité

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• Ne pas séparer les deux concepts atténuation et adaptation pour une meilleure efficacité.

• La capitalisation et la mise en synergie des différents programmes dans les oasis sont primordiales.

• Ce projet est un coup de pousse à la politique publique en matière de changement climatique.

• Les oasis ont toujours eu la capacité de s’adapter depuis toujours mais l’accélération du phénomène du

changement climatique risque de mettre en péril cette capacité, d’où le besoin d’innover au côté des pratiques

existantes, les deux sont possibles à la fois.

• La création de la nouvelle agence sur les oasis devrait apporter plus de cohérence et de coordination des

interventions en milieu oasien et surtout exiger des garanties de résultats et renforcer le caractère durable des

projets (limiter la dépendance des aides). Elle ne peut être pleinement efficace que si elle met en œuvre une

vision globale de développement des oasis sans hégémonie de l’approche agricole.

• Il faut renforcer les dispositifs d’observation et d’alerte; ils sont la source d’une politique de prévention effecace,

des études existent mais ne sont pas suffisantes en particulier sur la région oasienne.

• Le changement climatique n’est pas intégré en tant que tel dans les différents programmes de développement

(PCD); il l’est partiellement sous l’angle environnement.

• Il faut poursuivre les études, recherches et expérimentations en matière de gestion et augmentation de la ressource

eau. Les moyens financiers en la matière ne sont pas suffisants actuellement.

• Pour permettre la capitalisation des différentes interventions, il conviendrait de mettre en place une sorte de

guichet unique où transiterait tous les projets sur les oasis.

• Il n’y a pas suffisamment de données climatologiques sur les oasis.

• Une fois le besoin en eau satisfait dans les oasis, la normalisation de son statut juridique coulera de source.

47


III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

• Le volet atténuation est plus présent dans les projets que l’adaptation; cependant, la capitalisation et l’articulation

des différents projets est très faible et obéissent chacun à une logique différente liée au bailleur de fonds.

• Les procédures et processus de certains projets en partenariats avec des organismes internationaux sont jugés

trop compliqués et peu efficients dans la mesure où leur caractère durable n’est pas confirmé à l’issue du projet

en termes d’autonomisation des porteurs de projets.

• Les plans communaux de développement (PCD) sont une bonne porte d’entrée sur les communes; cependant

leur mode d’élaboration dans beaucoup de cas pose question aux niveaux du degré de participation, de la

qualité des diagnostics et du caractère intégré des plans d’action. L’intégration de la dimension changement

climatique doit être transversale.

• La majorité reconnait l’importance du secteur agricole classique dans le développement des oasis tout en insistant

sur la nécessité de s’ouvrir aux autres leviers comme l’écotourisme, l’artisanat, la culture du bio et d’autres services.

La surface des terres disponibles est insuffisante pour envisager une agriculture de masse.

• Les plantations de palmiers rencontrent le problème majeur du ‘bayoud’, l’absence de pépinières pour les jeunes

pousses et l’insuffisance des unités de conditionnement.

• Il faut limiter l’extension des oasis pour éviter les déséquilibres et la pression sur la ressource en eau.

• Il faut aller vers l’économie de l’eau.

• La population oasienne n’accepte d’agir que si elle trouve un intérêt à le faire, ce qui demande des actions

concretes sur le terrain pour accorder sa confiance dans les projets proposés.

• La question de la vision d’assistanat est soulevée; certains mettent l’accent sur la nécessité de développer plus

un esprit d’entreprenariat et d’initiative chez la population oasienne pour ne pas laisser croire que l’Etat à lui seul

peut tout faire.

49


III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

• Concernant l’approche territoriale, elle est souvent présente sur papier mais sa mise en œuvre réelle n’est pas

encore bien optimisée; les visions sont souvent sectorielles.

• Concernant la mise en place du système de goutte à goutte dans les oasis, son utilisation reste limitée en raison de

la surface réduite de la majorité des parcelles, de leur dénivellement, de l’absence d’infrastructure intermédiaires

(petits bassins et pompes de relevage) et du manque d’information sur les procédures et le financement.

• Le manque de coordination des projets et les questions d’enjeux de leaderships ont été fréquemment soulevées

comme un des freins devant le développement du territoire oasien.

• La région d’Errachidia ne vit pas une crise permanente en matière d’eau; se sont les périodes de sécheresse et

de crues qui posent problème, ce qui ne semble pas être le même cas pour le bassin Souss Massa et Draà.

• Les jeunes ne sont pas attirés par le secteur agricole.

• Dans l’un des focus groupes avec les élus locaux (communes des provinces de Tata, Guelmim, Zagora et

Ouarzazat), la question du changement climatique et ses impacts sont assimilés comme une urgence d’agir,

comme un besoin vital dans la hiérarchie des besoins, le degré de sensibilisation parait très fort.

• Un des freins pour aborder le développement stratégique des oasis est l’approche besoin immédiat de la

population.

• Les femmes sont très peu présentes dans les instances locales et projets. Elles ont besoin d’un programme de

renforcement de leurs capacités.

• Nul projet ne peut aboutir efficacement sans une démarche participative impliquant les populations

concernées.

Ce qui est relativement dissonant avec les premières conclusions

• Quelques points de vue sont sceptiques et réticents sur ce projet au motif qu’il opère de manière trop intellectuelle

et qu’il recèle peu d’actions concrètes au bénéfice de la population oasienne.

51


III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

• Certains affirment que les populations oasiennes s’adaptent et savent le faire; il n’ ya pas besoin d’introduire les

techniques et dispositifs d’alerte ou d’observation, c’est un investissement non rentable.

• Il existe suffisamment de données sur le climat, il faut juste les partager.

• Les différentes agences qui interviennent sur les oasis doivent être implantées localement et non à Rabat.

• L’agriculture de masse (palmier) n’est pas une solution durable à long terme; il faut investir dans l’agriculture

alternative et économe en eau; de plus, cette solution ne protège pas les intérêts de petits cultivateurs et

propriétaires de petites parcelles. Cependant, un autre échange (focus groupe) confirme que des oasis sans

palmier relève de l’utopie. Au-dede la récolte de dattes, le palmier est utilisé dans bien des domaines, par la

population tout au long de l’année.

En résumé

• La question de la pauvreté et d’analphabétisme a été citée avec insistance comme frein au développement

des oasis.

• La responsabilité des pays industrialisés a été pointée comme importante en matière de changement climatique

ce qui justifie que ces pays soient plus volontaires dans les aides à accorder aux pays comme le Maroc.

• Le manque de coordination entre les différentes interventions semble constituer un frein important. Pour certains,

cette réalité aboutit à la mauvaise gestion des ressources.

• L’eau est incontestablement présentée comme un enjeu majeur qui doit bénéficier d’une politique publique plus

soutenue.

Principales conclusions pour la communication

• Il faut inverser la tendance en se saisisant du changement climatique comme une opportunité(chance) d’action

en milieu oasien.

• Il faut valoriser le mode de vie oasien.

53


III - Synthèse des résultats

de l’analyse documentaire,

entretiens et focus groupes.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

• La question de l’incertitude n’a pas été dominante dans les échanges; experts et non experts reconnaissent le

caractère palpable des impacts du changement climatique sur leur environnement immédiat.

• Il est plus percutant de communiquer via l’action donc accompagner les actions.

• Les populations locales ne sont pas suffisamment sensibilisées à la question du changement climatique; le premier

obstacle est l’analphabétisme (la commune de Fezna estime à plus de 60% la population non consciente de cette

problématique).

• L’option de renforcer le leadership et les têtes de réseaux a été bien accueillie à condition de disposer de supports

pour permettre la transmission du message par la suite aux populations cibles.

• Il faut également insister sur la nécessité de transmettre pour que les messages ne restent pas dans la sphère de

cadres et associations déjà sensibilisés.

• Le canal radio parait important pour la population.

• La quasi majorité des partenaires a confirmé l’intérêt pour le projet et son engagement pour y contribuer.

• Plusieurs communes ont posé la question de sites internet qu’ils jugent indispensables pour le partage, mais la majorité

n’en possède pas.

• Les associations locales jouissent d’un réseau et font de la proximité; un partenariat avec ces dernières servirait

efficacement le projet.

Globalement, les perceptions sont plutôt optimistes et personne ne croit en un scénario catastrophe comme la

disparition des oasis et le tarissement complet des ressources en eau.

Trois éléments moteurs de cette confiance en l’avenir :

• La prise de conscience et les réponses qui seront apportées par les politiques et programmes.

• Les aides internationales qui sont attendues par les populations même si leur mode d’attribution et de gestion

demandent à être optimisés.

• La foi dans un avenir meilleur pour les oasis où le facteur providentiel a été cité comme élément non négligeable

qui pourrait changer la donne climatique (alternance des cycles).

55


IV - Approche stratégique

proposée.

En combinant les conclusions de l’analyse documentaire, des entretiens et focus groupes, les objectifs de

communication et les prérogatives du programme, quatre conclusions se dessinent :

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

1. Le projet PACC-Oasis (composante Maroc du PAA) contribuera à la réalisation des objectifs de communication

sur le changement climatique fixés au coté des autres programmes et initiatives locales et nationales.

2. Optimiser le temps et les moyens et choisir des actions à fort impact de communication et touchant plusieurs

cibles de manière concomitante.

3. Cibler les leaders d’opinion et les têtes de réseaux.

4. Eviter la dispersion et se concentrer sur les cœurs de cible.

5. Partir de l’existant et capitaliser sur les actions, canaux et supports de communication des programmes et

institutions déjà en place.

La stratégie repose sur quatre piliers interdépendants qui agiront parallèlement et de manière évolutive :

• L’accompagnement des activités par une couverture médiatique réfléchie, documentée et pérenne.

• Le module web et la plate forme collaborative de gestion du projet qui constituent des outils adéquats pour

faciliter l’exécution et permettre la création d’une dynamique autour du projet, de créer et d’animer un réseau

d’experts, de rendre l’information partagée et accessible avec une veille stratégique via la newsletter envoyée

régulièrement pour maintenir les partenaires mobilisés, de mettre en place un espace d’échange d’expériences

et d’informations pour les collectivités et élus locaux, de promouvoir l’action du Maroc au niveau régional et

international...

• La production et la diffusion de contenus (constitution d’une banque de données et une documentation sur le

changement climatique) vulgarisés et accessibles aux populations cibles et sous différents supports.

• Les actions de proximité destinées aux têtes de réseaux et qui sont appelées à produire des effets positifs à court

et moyen terme sur les populations cibles locales. Elles s’appuieront sur le réseau local.

57


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Capitalisation et ciblage des têtes de réseaux

Pour que l’information diffusée soit efficiente, il convient de construire un discours clair et cohérent qui prend en

considération la problématique nationale du changement climatique et les spécificités de la région oasienne et

de ce projet qui lui est rattaché. Cette démarche capitalisera sur les actions déjà menées et contribuera à la

production et à la diffusion de documents qui permettront une pérennisation de l’action.

Les messages à transmettre seront progressifs. Ils réponderont à l’état d’avancement du projet. Bien construits,

documentés et ressourcés, ils doivent se limiter à l’essentiel.

Approche numérique et interactive

Pour la démarche envers les médias, opter pour la diversification des supports et donner plus d’importance aux

médias numériques et émissions radiophoniques et télévisées à forte interactivité, car le sujet a une dimension de

vulgarisation et nécessite un échange avec la population cible.

Le présent projet combinera entre plusieurs approches en particulier l’éducation, l’information, la mobilisation, la

participation et le plaidoyer.

Processus d’élaboration de la stratégie de communication

Il existe des dizaines de modèles parmi lesquels on peut citer :

le modèle «5» de Healthcom /l’AED (Academy for Educational Development)

1- Faire l’évaluation initiale 4- Mettre en œuvre

2- Planifier 5- Evaluer

3- Préparer le matériel

59


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

le «Processus P» de JHU/CCP :

1- Analyse 4- Gestion, mise en oeuvre et suivi

2- Conception de la stratégie 5- Evaluation d’impact

3- Développement de messages et de matériel

le modèle de AIDSCOM (communication en matière de SIDA) :

1- Evaluation/Planification: recherche; stratégie; pré-test; plan final

2- Intervention: production; distribution

3- Suivi: audit du processus; évaluation des produits; évaluation d’impact

Le choix opéré dans ce cas de figure et annoncé dans la note méthodologique initiale est le processus (ci-aprés)

en 11 étapes de Sylvie Cohen (FNUAP, 1993)

61


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Processus de

planification et de

mise en œuvre

d’une stratégie de

communication pour

le développement

63


IV - Approche stratégique

proposée.

Etapes du changement de comportement

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Groupes cibles

La nature du projet tourné vers le renforcement du leadership institutionnel local, la nécessité d’une forte pédagogie

pour passer les messages sur la réalité changement climatique, le budget alloué et les délais d’exécution sont

autant d’éléments qui plaident en faveur d’actions de communication destinées en premier lieu aux têtes de

réseaux, en particulier au niveau local même si bien entendu les bénéficiaires finaux sont les populations oasiennes

de la zone couverte par le projet et au-delà.

65


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Groupe cible Ce qui est attendu de cette cible Préoccupation principale de cette cible

• Equipe projet SEEE/PNUD

• Optimiser la gestion du projet et atteindre les résultats • Bien gérer le projet et permettre un effet

assignés.

multiplicateur.

• Bien communiquer sur le projet et ses activités.

• Recueillir des éléments de référence et une

documentation du processus pouvant servir dans

les autres pays.

• Obtenir un changement de comportement et

peser au niveau international pour améliorer le

sort des populations oasiennes vis-à-vis des aléas

climatiques.

• SEEE.

• Le programme Afrique PAA.

• Autres départements ministériels

en particulier le Ministère de

l’Education Nationale.

• La communauté éducative locale

• Association de parents d’élèves,

• Inspection académique,

• Conseil d’écoles…

• Renforcer la dynamique de collaboration interne à partir de

ce projet.

• Alimenter les expériences.

• Appui technique.

• Finalité de plaidoyer à l’international au profit des oasis et

zones arides.

• Créer une synergie et une collaboration effective pour avoir

une vision plus globale et plus fine de tout ce qui est entrepris

en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

• Passer les messages aux élèves sur la vulnérabilité

des écosystèmes oasiens et nécessité de changer les

comportements.

• Adhérer et éduquer

• Comment intégrer ce projet en plus des autres

dossiers ou responsabilités.

• S’appuyer sur l’expérience du Maroc pour

avancer dans le domaine de l’adaptation.

• Multiplicité des acteurs et initiatives, ce qui rend la

lisibilité et la collaboration parfois compliquées.

• Disposer d’informations pertinentes.

• Avoir des lieux et espaces de partage de

l’information et expériences.

• Renforcement de capacités pour pouvoir agir et

transmettre.

• Dépasser les différents clivages.

67


IV - Approche stratégique

proposée.

Groupe cible Ce qui est attendu de cette cible Préoccupation principale de cette cible

• Les conseils provinciaux des

oulémas et les organismes locaux

de l’enseignement traditionnel

• Transmettre les messages via un réseau important touché au

quotidien et via les prêches du vendredi.

• Etre informés sur le sujet.

• Être outillés.

• Recevoir des orientations pour le faire.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

• Les prestataires et experts

intervenant dans la mise en

œuvre du projet

• Les élu (e)s locaux des 6

provinces.

• Les institutionnels et cadres

administratifs dans les 6 provinces

• Les ONG œuvrant dans le

domaine du changement

climatique.

• Les programmes déjà en place.

• Les regroupements économiques

et têtes de réseaux des

coopératives locales

• Contribuer à enrichir la production et débats sur la

thématique.

• Aider à vulgariser la matière et à transmettre les données.

• Mettre leur notoriété au service des transmissions de messages

aux populations oasiennes.

• Faciliter les interventions sur le terrain.

• Interface local/national et lobbying politique pour faire

comprendre la problématique du changement climatique et

son impact sur le territoire oasien.

• Ajuster la vision du développement du territoire par

l’intégration de la dimension changement climatique.

• Mobilisation.

• Rôle de relais.

• Sensibiliser à l’intégration de la dimension changement

climatique dans le développement local.

• Sensibiliser.

• Mobiliser.

• Relais d’information et de renforcement des capacités en

matière de changement climatique.

• S’informer, adhérer.

• Sensibiliser et agir.

• Disponibilité.

• Effort de vulgarisation.

• Disponibilité.

• Plus value pour leur territoire.

• Moyens.

• Enjeux politiques.

• Approche besoins à court termes.

• Être formés.

• Avoir du temps.

• Être motivés.

• Moyens humains et matériels.

• Être outillés.

• Enjeux de leadership.

• Moyens.

• Disponibilité.

• Être informés.

• Motivation.

69


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Messages

Certains spécialistes de la communication ont réfléchi à la façon de rédiger et de livrer des messages sur le

changement climatique. Hassol (2008) estime que les messages les plus importants à transmettre sont les suivants:

• Le changement climatique se produit vraiment et empirera avec le temps ; les scientifiques en sont certains ; les

humains sont responsables des effets de ce changement ; les citoyens doivent agir et sont capables de diminuer

l’ampleur du phénomène à la condition de s’impliquer immédiatement.

• Les messages peuvent tirer profit de certaines règles inspirées de la recherche en communication environnementale

(Angus Reid Group, 1992). Ils peuvent être centrés sur le besoin de se protéger et sur l’importance et l’efficacité

des initiatives individuelles. Ils peuvent inciter les citoyens à observer l’environnement autour d’eux. Ils peuvent

montrer clairement les actions à accomplir et rapporter que des personnes ont commencé à agir (les citoyens

aiment sentir qu’ils font partie d’un plus large mouvement).

• Les messages doivent également être éducatifs. Les concepts de base du changement climatique doivent être

expliqués et résumés à plusieurs reprises, par l’intermédiaire de plusieurs médias. Des images faciles à comprendre

et à mémoriser (Pruneau 2001) peuvent être mises à profit, telle l’image d’une couche de CO2 recouvrant la terre

et qui y conserve la chaleur (Hassol, 2008). De même, une ligne du temps pourrait servir à illustrer des changements

spécifiques à partir du passé, dans le présent et invitant les personnes à agir pour orienter l’avenir (Schneider,

2008). Des histoires rapportant des impacts locaux actuels, impacts qui ont des effets non seulement sur la nature

mais également sur les humains, pourraient être racontées, pour conscientiser les personnes à la tangibilité des

changements.

• Dans les messages sur le changement climatique, les solutions (atténuation et adaptation) doivent occuper une

place importante afin de susciter l’espoir. Selon Futerra (2007), la peur doit être employée avec précaution, au

risque de provoquer des réactions de déni. Les messages doivent inviter la population à démontrer son ingéniosité

et sa fierté de prendre en charge ce problème (Hassol, 2008). L’occasion de construire un avenir prometteur

en matière de sécurité, de prospérité et de santé doit être évoquée. Une vision engageante et moralement

attrayante doit progressivement être construite (Moser, 2007).

71


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Messages (suite)

• Des histoires exemplaires montrant des personnes ayant amorcé l’adoption de comportements soucieux du

climat à la maison peuvent être présentées, afin de créer progressivement des valeurs sociales propices à ces

comportements. Les comportements faciles à réaliser devraient initialement être privilégiés dans ces histoires. Les

bénéfices autres qu’environnementaux issus des comportements souhaités pourraient être communiqués. De la

même façon, des mesures d’adaptation réalisées avec succès dans diverses régions du monde pourraient être

racontées afin de susciter l’espoir tout en informant les citoyens.

Selon Moser (2007), la communication fonctionne mieux si un lien est formé entre le messager et les récepteurs du

message. La communication sera peu réussie si un messager ennuie, confond son auditoire ou lui fait peur par un

langage ou des informations trop complexes.

En effet, dans ce domaine, de nombreux travaux de recherche ont démontré que l’unique transmission de

connaissances ne peut à elle seule convaincre les citoyens d’entamer des actions environnementales (Heimlich et

Ardoin).

Les spécialistes sont plutôt pour un projet éducatif en considérant les cinq objectifs de l’ERE formulés par

l’UNESCO-PNUE (1977), soit :

• La prise de conscience.

• Les connaissances.

• L’état d’esprit.

• Les compétences et la participation (l’action environnementale).

73


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Messages (suite)

On pense habituellement en termes de développement de capacités : construire un vouloir, un pouvoir et un savoir

agir chez les citoyens concernés.

On formule les thèmes ou idées de messages que l’on voudrait adresser à telle ou telle cible pour provoquer l’effet

recherché. Les messages découlent de façon logique des objectifs de communication fixés et des changements

souhaités au niveau de chaque cible, tout en tenant compte des connaissances, attitudes et/ou pratiques vis-à-vis

du problème à résoudre.

En attendant de développer les messages définitifs au cours de l’étape de la production du matériel de communication,

on détermine ici les thèmes de message. Au plan du contenu, le message comporte certains des éléments suivants:

• le quoi et le pourquoi: quel est le changement attendu et quel est l’intérêt pour la cible de réaliser ce

changement;

• le où, le quand et le comment: où aller, à quel moment et que faut-il faire ou savoir pour réaliser le comportement;

• la garantie et l’appui: ce qui donne crédibilité au message.

Au plan de la tonalité, il s’agit de choisir l’orientation (ou appel) qui sera donnée à chaque message pour accroître

ses chances d’influencer la cible visée.

Généralement, le choix est fondé sur ce que l’on sait des caractéristiques de la cible et des leçons apprises. Il se fait

entre (ou combine) les appels suivants:

• message émotionnel (appel aux émotions telles que l’amour, la peur, l’anxiété, la sécurité, etc.) vs message

rationnel (appel à l’argumentation logique, aux preuves);

• message positif (on montre qu’il y a une solution ou une issue favorable possible au danger) vs message négatif

(on présente une situation sombre et menaçante au cas où la cible ne suivrait pas l’action recommandée);

• appel au groupe ou à la masse (appel à la pression du groupe), appel individualisé (appel à des arguments

personnalisés);

75


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Messages (suite)

• message humoristique (l’humour rend le message plaisant tout en permettant de faire passer un contenu sérieux)

un message sérieux (rigueur, sans fioritures);

• message à point de vue unique (unilatéral) un message à plusieurs points de vue (sous forme de débat ou de

confrontation d’idées);

• message à conclusion définitive (il contient la conclusion que l’on veut faire passer), message à conclusion ouverte

(on laisse la cible tirer sa propre conclusion et se faire son opinion);

• message répétitif (on prévoit que le message soit répété plusieurs fois), message unique (message émis une fois).

Enfin, on peut désigner la source qui crédibilisera le message aux yeux de la cible: expert, autorité politique, morale

ou religieuse, pair, agent de développement, etc. Il faut donc connaître les critères de crédibilité dans le milieu de

l’intervention.

Illustration des différentes tonalités de message

• Peur: Le changement climatique signera la fin de l’humanité!

• Positif: Le changement climatique fait pression sur les

ressources en eau, en économisant, on réduit cette pression.

• A la masse: Tous les pays s’adaptent au changement

climatique pourquoi pas vous ?

• Conclusion définitive: Face aux risques du changement

climatique, il faut s’adapter pour mieux se protéger.

• Raison: L’impact du changement climatique détruit

l’équilibre des écosystèmes oasiens, les populations ne

peuvent plus résister à l’exode.

• Négatif: En continuant de faire les cultures consommatrices

d’eau, les nappes seront définitivement épuisées à la

longue.

• Individualisé: Pour ceux qui veulent agir, il y a des méthodes

qui peuvent les aider.

• Conclusion ouverte: Face aux risques du changement

climatique, plusieurs solutions existent.

Illustration des

différentes

tonalités de

message

77


Dans cette présentation, un clin d’œil est fait à cet oiseau du désert

fortement menacé de disparition

Partant des oasis marocaines, le Houbara survole

le monde pour délivrer un message de paix et

d’entraide nécessaire pour la sauvegarde des

oasis et des espèces menacées de disparition..

Ne rien faire

c’est

aggraver l’impact.

La responsabilité

est mondiale, le

devoir d’agir est

autant collectif

qu’individuel.

L’impact du

changement

climatique est

transversal.

Les prélèvements illégaux d’outarde houbara (chasses, captures

d’individus destinés au commerce) se sont accrus sur l’ensemble

de son aire de distribution. Conjuguées à la dégradation de

l’environnement, liée au surpâturage et à l’intensification de

l’agriculture, ces pratiques sont à l’origine d’une importante

régression des populations en Asie et en Afrique.

Les effectifs d’outarde houbara auraient en effet chuté de

35% depuis les années 70, plaçant l’espèce à un risque

élevé d’extinction à l’état sauvage. A la fin des années

90, les populations d’outarde houbara d’Asie comptaient

moins de 50 000 individus et celles d’Afrique moins de

10 000, dont 50% en Algérie et 30% au Maroc (Birdlife

International, 2000).

L’outarde houbara est classée comme « Vulnérable »

par l’Union Internationale pour la conservation de la

Nature (UICN 2007), est en Annexe I de la Convention

sur le commerce international des espèces de faune

et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES),

ainsi qu’en Annexe I de la Convention sur les Espèces

Migratrices (CMS).

Présence dans le monde

Le changement

climatique est l’affaire

de toutes et tous.

Les

comportements

doivent changer.

Il est possible

d’agir pour

s’adapter et

atténuer les effets

du changement

climatique.

Les responsabilités

sont à tous les

niveaux de

décision.

Les leaders ont

une responsabilité

accrue.


Les zones

oasiennes sont

davantage

exposées que le

reste du territoire.

Se saisir (agir)

du changement

climatique pour

renverser la tendance

(fatalité) pour en faire

une oppurtunité.

Science, conscience

et croyance ne sont

pas incompatibles

pour mieux s’adapter

au changement

climatique

Le changement

climatique est une

réalité palpable.

Le projet PACC-

Oasis, vise en priorité

le renforcement

des capacités, le

développement et

la vulgarisation des

connaissances sur le

changement climatique

en lien avec le milieu

oasien.

Le projet PACC-

Oasis est un

moyen limité dans

le temps et dans

l’espace, c’est un

stimulateur.

Le Maroc agit et

souhaite fédérer

davantage sur

l’objectif d’oasis

résilientes.

Les femmes et les

jeunes constituent

des vecteurs

importants de

changement de

comportement.

Le local est un

échelon pertinent

pour agir

efficacement.

L’eau et la gestion

intégrée des

ressources

naturelles, sont des

incontournables

pour s’adapter.

79


IV - Approche stratégique

proposée.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Critères de sélection des canaux et médias

Pour choisir les canaux appropriés, on utilise des critères tels que:

couverture géographique: le canal doit couvrir au mieux la zone où réside la cible visée;

adéquation à la cible (accès, préférence, degré de familiarité): ainsi la presse écrite concerne une

audience alphabétisée;

crédibilité: le canal choisi doit être crédible et digne de confiance;

coût: prise en compte du coût d’acquisition ou de fabrication du matériel, des frais d’entretien et de

fonctionnement (frais d’électricité, de piles, de carburant…);

81


V - Plan de communication.

Rappel des objectifs de communication selon les TDRS

Sur la base de la recherche documentaire, entretiens et vérifications des hypothèses, une stratégie et un plan de

communication sont proposés pour le Projet PACC-Oasis Résilientes, ils répondent aux objectifs de communication

dictés par le projet et ajustés :

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

1. Promotion

Mettre en exergue (contribuer) la stratégie nationale de lutte contre le Changement climatique, en valorisant les

politiques et les programmes nationaux soutenant l’adaptation et reconnaissant les besoins et priorités spécifiques

de zones ou groupements particulièrement vulnérables.

2. Intégration

Contribuer à l’intégration de l’adaptation dans la planification locale et dans les projets de développement.

3. Vulgarisation

Contribuer à valoriser les réalisations et les mesures d’adaptation aux Changements climatiques, afin de les vulgariser

au niveau local, national et régional (Afrique).

83


V - Plan de communication.

projet PACC-Oasis Stratégie et plan de communication

Caractéristiques globales du plan de communication :

• Actions de sensibilisation à effet durable.

• Actions directes destinées aux têtes de réseau pour amplifier l’effet de levier.

• Actions impactant plusieurs niveaux en même temps.

• Actions visant à la fois la vulgarisation, l’intégration de la dimension changement climatique et la promotion.

• Actions avec un fort impact de communication.

• Actions de capitalisations des canaux existants.

• Actions locales en forte proportion.

• Actions de communication en accompagnement des activités du projet.

• Actions intégrant de manière transversale les approches participative, genre et droit.

Composantes thématiques du plan de communication proposé :

Publications de

vulgarisation et

valorisation.

Actions de

sensibilisation

globale.

Actions de

capitalisation.

Actions de

sensibilisation

sectorielle.

Actions

transversales

agissant sur les

trois objectifs de

communication

en même

temps.

Accompagnement

des

activités du

projet par la

communication

85


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

1. Elaboration d’un

lexique sur la

terminologie et

concept liés au

changement

climatique

• Production d’un guide/

lexique français/arabe

pour faciliter l’usage

des termes liés au

changement climatique

et environnement.

• Encadrement

local, agents de

développement,

décideurs et tous les

acteurs travaillant sur le

développement.

• Internautes.

• Guide/référentiel des

termes les plus usités

diffusé à l’ensemble

des institutions locales

couvertes par le projet.

• Intégration

• Vulgarisation

• Effets de l’utilisation sur

les documents produits,

Nombre de documents

produits en arabe dans

le développement.

• Nombre de consultation

du guide sur Internet.

• Locale

• Nationale

2. Publication d’un

beau livre en fin du

processus.

• Publication d’un beau

livre pour résumer le

processus et mettre en

exergue le territoire et

la lutte quotidienne des

différents acteurs et la

population, hommes,

femmes, enfants pour la

résilience

• Large public,

décideurs. réseaux

de bibliothèques et

internautes.

• Touristes.

• Le fond documentaire

sur les oasis enrichi.

• Le point de vue des

populations locales

transmis.

• La politique nationale

mise en exergue.

• Le processus du projet

valorisé.

• Promotion

• Vulgarisation

• Nombre de diffusions

du livre.

• Nombre de consultation

sur le site.

• Ventes lors des

événements culturels

ou lieux stratégiques

(tourisme) et autres.

• Nombre de demande

des bibliothèques et

différents réseaux de

distribution.

• Locale

• Nationale

• Internationale.

3. Organisation d’un

atelier régional

• Regrouper les 20

pays africains du

programme au Maroc

(Rabat ou Ouarzazate)

pour un échange

d’expériences.

• Les participants

locaux, nationaux ou

régionaux doivent

préparer chacun une

véritable expérience

documentée et

formalisée à partager

lors de l’atelier.

• Cadres.

• Décideurs locaux et

nationaux.

• ONG travaillant sur la

problématique.

• Les 19 pays africains du

programme.

• Produire un document

de capitalisation pour le

partager et le diffuser.

• Renforcer le réseau à

l’échelle du programme

africain pour la veille

stratégique sur la

thématique.

• Faire un Lobbying à

l’échelle internationale

au profit des oasis et

zones arides.

• Communiqué après la

rencontre signé des 20

pays.

• Promotion

• Intégration

• vulgarisation

• Echos dans la presse.

• Degré d’engagement

dans le réseau et

pour la poursuite de

l’échange.

Africaine.

• Régionale.


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

4. Production d’un film

sur les pratiques

d’adaptation

modernes et

traditionnelles

• A partir de la recherche

documentaire

effectuée et d’un

travail de terrain, un

documentaire d’environ

20 minutes viendra

mettre en valeur les

pratiques d’adaptation

racontées par la

population locale.

• Large public.

• Les acteurs du

développement.

• Les internautes.

• Le documentaire

proposé aux chaines de

télévision marocaines.

• Le documentaire diffusé

par les acteurs locaux

de développement.

• Le documentaire mis en

ligne sur plusieurs sites

internet partenaires.

• Promotion

• Vulgarisation

• Intégration

• Le nombre de diffusions.

• Les échos presse et

autres.

• Locale

• Nationale

• Internationale.

5. Podcast 3/5 minutes

de présentation du

projet

• Faire un spot de 3/5

minutes maximum pour

présenter visuellement

et vocalement le

projet et ses enjeux.

Il sera mis en avant à

chaque consultation

du site Internet.

Généralement l’image

impacte beaucoup plus

qu’un texte au niveau

communication.

• Internautes.

• Les participants aux

différentes activités du

projet, il servira de toile

de fond en projection

avant chaque activité

ou aux pauses.

• Le message du projet

imprégné.

• L’identité visuelle du

projet retenue.

• L’enjeu du projet

approprié.

• Podcast diffusé à la

télévision.

• Promotion

• Vulgarisation

• Le nombre d’internautes

ayant été jusqu’au bout

du spot en visualisation.

• L’effet de la visualisation

pendant les activités.

• Les échos.

• Résultat du sondage

sur le site concernant le

spot.

• Nombre de diffusion télé

et radio.

• Locale

• Nationale

• Internationale

6. Organisation

d’une exposition

itinérante sur les

oasis résilientes et

le changement

climatique.

• Panneaux simples

et pédagogiques

élaborés en partenariat

avec les experts,

associations locales et la

communication, mettant

en relief la problématique

des oasis et l’impact du

changement climatique.

• Large public.

• Les acteurs du

développement.

• Les internautes.

• Les institutions.

• Réseau de salle de

lecture et bibliothèques.

• Au moins l’ensemble

des écoles et

communes d’une

province et présence

dans 5 événements

locaux.

• Promotion

• Vulgarisation

• Les échos.

• Le nombre d’institutions

exposantes.

• Locale

• Et Internationale via le

site Internet.

• Deux ou trois exemplaires

de l’exposition à

faire circuler dans les

institutions, bibliothèques

et salle de lectures,

écoles, hall des mairies,

rencontres locales, le net..

87


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

7. Campagne ciblée

de sensibilisation

sur les oasis et

changement

climatique.

• Présence de

l’exposition itinérante

ci-dessus (action n°6)

pendant une semaine

dans 4 aéroports

(Rabat, Casablanca,

Marrakech, Agadir)

à l’occasion d’une

journée mondiale

thématique ou à

l’occasion du salon

international des dattes

d’Erfoud

• Large public.

• Touristes et hommes

d’affaires.

• La problématique des

oasis rendue plus visible.

• Le message national

de politique de

sauvegarde et

nécessité de plus de

prise de conscience à

l’international est passé.

• Promotion

• Etudier avec la RAM

possibilité d’un petit

sondage des passagers.

• Nombre de retours sur le

site Internet.

• Locale

• Nationale

8. une journée avec

les femmes des

coopératives

et campagne

d’affichage

• Réunir sur une province

(Guelmim) les femmes

responsables des

coopératives pour un

atelier de sensibilisation

et une campagne

d’affichage au sein des

coopératives.

• Têtes de réseaux des

coopératives

• Un noyau de 30

femmes responsables

des coopératives

sensibilisées.

• Un document produit

et diffusé suite à

la rencontre sur la

perception de ces

femmes concernant

la problématique

changement climatique

dans le milieu oasien.

• Promotion

• Vulgarisation

• Intégration

• Nombre de femmes

participantes.

• Degré d’adhésion à la

démarche.

• Le nombre de diffusion

du document.

• Les réactions suscitées

sur le site Internet sur

cette action.

• Locale

9. Identité visuelle du

projet.*

• Mise en place d’une

logotype complète pour

harmoniser les outils à

chaque communication

sur le projet. Logotype

à décliner sur les

supports officiels de

communication,

communiqués, courrier, site…

• Tous les destinataires du

projet

• le projet est personnalisé.

• Son image

progressivement

construite via l’identité

visuelle et continuité

dans le message diffusé.

• Promotion

• Vulgarisation

• Degré de lisibilité de

l’identité visuelle.

• Degré d’identification

du projet par les

partenaires et les

institutions.

• Locale

• Nationale

• Internationale

• Ce travail a été déjà

initié dans le cadre des

focus groupe.


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

10. Reporting ou

documentation

écrite du processus.*

• Reporting pour disposer

de comptes rendus des

rencontres importantes

du projet et leur synthèse.

Prise de note lors des

activités sélectionnées

selon l’importance. Une

personne se déplacera

pour effectuer cette

tache. Le nombre de

rencontre à couvrir est

à fixer après analyse du

planning d’activités et

enjeux stratégiques.

• Gestionnaires du projet.

• Internautes et visiteurs

du site.

• Presse.

• Partenaires.

• Décideurs locaux et

autres.

• le processus du projet documenté.

• matières disponibles pour la

communication.

• un suivi de l’information sur le

projet opéré.

• la relation presse et le site web

alimentés.

• l’élaboration des rapports

périodiques et bilan moral

appuyée.

• l’analyse et la capitalisation

facilitées.

• Promotion

• Vulgarisation

• Nombre de comptes

rendus et supports

produits.

• Nombre de consultation

de cette matière.

• Qualité des bilans et

rapports périodiques.

• Locale

• Nationale

• Internationale

11. Documentation

visuelle du processus

projet*

• Enregistrement vidéo et

reportage photos sur les

activités principales du

projet.

• Nombre d’activités

à fixer d’un commun

accord.

• Presse. audiovisuelle

• Gestionnaires et

partenaires du projet.

• Visiteurs du site Internet.

• Grand public

• le processus documenté en

banque de données images.

• un bilan en images du projet

réalisé à la fin.

• le site web alimenté.

• les images du projet et de ses

étapes diffusées.

• Promotion

• Vulgarisation

• Nombre

d’enregistrements

diffusés.

• Qualité des images pour

le documentaire.

• Locale

• Nationale

• Une communication sur le projet

via les images est réalisée.

• la réalisation du documentaire

sur l’adaptation facilitée.

12. Organisation

d’un concours/

prix de dessin sur

la thématique au

sein des écoles et

organisé par les

associations de

parents d’élèves

via l’académie

et l’université

partenaire.

• Faire un appel à

plusieurs écoles.

Composition d’un jury

pour sélection et remise

du prix.

• Communauté

éducative.

• Participation de 50 écoles.

• Sensibiliser un petit réseau

d’enseignants pour suivre

l’évolution du projet et restés

informés à ce sujet.

• Viser à terme une action de

plaidoyer pour l’intégration du

changement climatique dans

les programmes scolaires

• Promotion

• Vulgarisation

• Nombre d’écoles

participantes

• Locale

89


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

13. Atelier de

sensibilisation destiné

aux élus locaux.

• Organisation d’un

atelier localement

ou sur Rabat sur les

problématiques de

communication liées

à la thématique

changement

climatique.

• Les présidents de

communes du

périmètre du projet

• Les perceptions des

premiers magistrats des

communes concernées

rapprochées.

• Une vision commune

sur le changement

climatique amorcée.

• Une sensibilisation des

élus réalisée pour une

intégration réussie des

Cc dans les plans de

développement.

• Intégration

• Promotion

• Vulgarisation

• Nombre d’élus présents.

• Nombre d’élus engagés

dans la démarche pour

faciliter sur le territoire

de leur commune les

interventions du projet

et la capitalisation.

• Nombre d’interactions

des élus sur le site

internet du projet.

• Locale

• Un renforcement de

l’adhésion à la démarche

du projet opéré.

14. Organisation

d’un débat sur

le changement

climatique au sein

de l’université

partenaire.

• Ce débat peut être

entièrement conçu

et organisé par un

noyau d’étudiants ou

association d’étudiants.

• Les étudiants et

universitaires.

• Les institutions locales.

• Les élus locaux.

• Les ONG locales.

• Les experts.

• Un noyau d’étudiants

constitué et fidélisé

pour la suite du

projet notamment la

modération du site

Internet.

• Une dynamique créée

au sein de l’université

et les chercheurs sur la

problématique CC.

• Vulgarisation

• Promotion

• Intégration

• Nombre de participants.

• Nombre d’étudiants

engagés dans la

démarche.

• Es échos et impacts sur

l’université.

• Locale

15. Elaboration et

diffusion d’une

fiche simplifiée sur

le changement

climatique pour

usage oral.

• Production d’une

fiche de vulgarisation

de la thématique

changement

climatique.

• Direction de

l’enseignement Al Athiq

du Ministère des Habous

et Conseils locaux des

oulémas.

• Réseaux des mosquées

locales sensibilisés via les

prêches de vendredi,

au moins une province.

• Réseau d’enseignants

et élèves de

l’enseignement

traditionnel sensibilisé,

au moins une province.

• Intégration

• Vulgarisation

• Nombre de fiches

diffusées.

• Nombre de mosquées

et écoles touchées.

• Locale


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

16. Mise en place

d’un module Web et

d’une plate forme

collaborative du

projet.*

Motivation des

deux communes

partenaires Asrir et

Fezna par la création

de leurs sites web

institutionnels.

• Module web composé

d’un site Internet

(FrontOffice) et d’une

application de gestion

du projet changement

climatique (backoffice)

sécurisée.

• Parmi les fonctionnalités:

• Un espace pour les

partenaires.

• Une newsletter pour

informer en interne et en

externe plus largement

et régulièrement sur les

réalisations.

• Un espace de veille

stratégique sur

toutes les actions à

la une en matière

d’environnement et

changement climatique

au Maroc.

• Un espace pour les

acteurs locaux.

• Un espace pour

la capitalisation

et échange

d’expériences et

pratiques d’adaptation

au changement

climatique.

• Equipe gestionnaire du

projet.

• Le personnel et

différents services du

SEEE.

• Comité de pilotage.

• Les pays du PAA.

• Les partenaires et

décideurs locaux.

• Les agents de

développement.

• Les institutions.

• Les internautes.

• Le projet PACC-Oasis

connu aux niveaux

local, national et

international.

• La dynamique

d’échange et de

capitalisation créée.

• Le processus du projet

documenté.

• Le site devenu un outil

• D’aide à la décision

par la richesse

d’information.

• Le gain de temps et

d’efficacité opéré pour

les gestionnaires du

projet via l’utilisation de

l’application de gestion

de projet installée.

• Une partie de la

procédure pour les

partenaires mises en

ligne (formulaires,

TDRS…) pour simplifier

et accélérer les

démarches.

• Promotion

• Intégration

• vulgarisation

• Nombre de visiteurs.

• Nombre de liens crées

vers d’autres sites déjà

existants.

• Résultats du sondage

en ligne à faire tous les

six mois.

• Impact de l’application

de gestion de projet

(avancement plus

rapide…).

• Résultat des forums de

débat en ligne.

• Nombre de documents

téléchargés.

• Régularité d’envoi de la

newsletter.

• Qualité de la

modération.

• Locale.

• Nationale.

• Internationale.

• Débat avec modération

notamment par des

étudiants de l’université

partenaire Errachidia.

91


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante

indicateurs Echelle

17. Relations medias* • Importance aux médias

numériques et émissions

radiophoniques et

télévisées à forte

interactivité, car le

sujet a une dimension

de vulgarisation et

nécessite un échange

avec la population

cible représentative de

la société marocaine.

Toutes les tranches

d’âges seront prises en

considération ainsi que

les secteurs en relation

avec la problématique

du changement

climatique et le

développement humain

et durable. Mediating

identifiera les supports

les plus adaptés et

construira un dossier de

presse interactif basé

sur une application

web réservée aux

journalistes, aux médias

et aux milieux de

décision intéressés par

la question.

Trois volets prévus :

I. Conférence de presse

pour présentation

générale du projet et

remise d’un dossier de

presse

• * L’audiovisuel

Marocains : SNRT

(1ère, 2M, Arrabia,

Assadissa, Alamazighia,

Laayoune), Medi 1 SAT

(ciblage de certaines

émissions phares et

interactive)

• *Correspondants

des télévisions et

radios internationales

accréditées au Maroc

• *Le réseau

radiophonique national

et régional : Radio

nationale, Atlantique,

Aswat, Hitradio, Medi1…

(ciblage de certaines

émissions phares et

interactive)

*Presse écrite nationale

et internationale

accréditée au Maroc.

*Agence de presse :

MAP, AFP, Reuters, EFE,

APA…

*Medias numériques

sur le WEB

*Réseaux sociaux

• 7 émissions réalisées

avec la participation

d’acteurs clefs du projet

(partenaires).

• Rediffusion sur le

site Internet.

• Créer une synergie des

messages nationaux

sur le changement

climatique.

• Assurer une bonne

communication du

projet et ses enjeux pour

le Maroc.

• Mettre à l’honneur

le savoir faire et la

capacité d’adaptation

ancestrale de la

population locale

• Faire connaitre le

projet à l’échelle

régionale, africaine et

internationale.

• Produire et diffuser

une documentation

diversifiée sur le projet.

• Assurer la pérennité du

projet par sa présence

sur la scène en mettant

en exergue son utilité

pour le développement

oasien.

• Sensibiliser sur le

changement climatique

et vulgariser les

connaissances liées au

concept d’oasis résilientes.

• Promotion

• Vulgarisation

• Intégration

• Nombre d’émissions,

d’articles, de citations

et de visiteurs du site

web et liens crées.

• Nombre de documents

produits et diffusés.

• Degré d’évolution

des perceptions

(vérifications focus

groupes a posteriori).

• Les échos après les

émissions les contacts et

consultation du site.

• Locale

• Nationale

• Internationale


V - Plan de communication.

Actions descriptif Cœur de Cible Résultat attendu dominante indicateurs Echelle

17. Relations medias* Le dossier de presse numérique

(une version, sélective, en papier est

envisagée) comportera :

• Communiqué de presse avec

une présentation générale du

projet et son cadre juridique.

• Enjeux du projet et son intégration

dans la politique globale du Pays.

• Fiches techniques sur les 4

thématiques de fond du projet.

• Liste et présentation des acteurs

principaux du Projet.

• Iconographies relatives au projet

(photos, diagrammes, cartes …).

• Documentaire audiovisuel de 3/5

minutes résumant le projet et ses

objectifs.

• Présentation générale et

synthétique des effets du

changement climatique sur les

oasis- Maroc.

• Comptes Facebook et Twiter du

projet.

• Ressources documentaires.

II. Une Communication régulière

envers la presse (communiqués) en

fonction de l’agenda des activités

en mettant en exergue à chaque

fois un volet d’intervention du projet.

III. Ciblage d’émissions de radio et

télévision spécialisés et de grande

audience (animées par les experts

et gestionnaires qui travaillent sur le

projet)

* Actions engagées dans le cadre du plan de communication prioritaire.

93


V - Plan de communication.

Ils/Elles ont contribué à la dynamique d’élaboration de la stratégie et plan de communication

Equipe du Projet

Entretiens

Nbou Mohamed

• Directeur des études, de la planification et de la prospective (SEEE).

• Directeur National.

Projet Adaptation au changement climatique au Maroc: pour des Oasis résilientes.

Programme des Nations Unies pour le Développement & Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau

et de l’Environnement/ Environnement.

• Conseiller Environnement et Développement Durable.

Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Rabat – Maroc.

Nafaoui Mbarek

• Président.

Commune rurale d’Asrir, province de Guelmim.

• Président.

Commune rurale de Fezna, province d’Errachidia.

Mdarhri Alaoui El Kebir

Jaafar Brahim

• Coordonnateur National.

Projet Adaptation au changement climatique au Maroc: pour des Oasis résilientes.

Programme des Nations Unies pour le Développement & Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau

et de l’Environnement/ Environnement.

• Chargé de programme.

Programme des Nations Unies Pour le Développement - PNUD.

Slimani moussa

• Président.

Commune urbaine de Tata, province de Tata.

Lahbibi Moulay El Mahdi

• Président.

Commune rurale de Tamegroute, province de Zagora.

Benabdallaoui Yassir

Tahiri Rachid

Benlafqih Touria

SOLS Elizabette

• Chargé du projet.

Projet Adaptation au changement climatique au Maroc: pour des Oasis résilientes.

Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement/ Environnement.

• Assistante Administrative et Financière.

Projet Adaptation au changement climatique au Maroc: pour des Oasis résilientes.

Programme des Nations Unies pour le Développement & Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau

et de l’Environnement/ Environnement.

• Consultante.

Programme d’Adaptation en Afrique.

Kabiri Moulay Mbarek

• Vice président.

Commune rurale de Skoura, province de Ouarzazate.

EL Yacoubi Jamal Eddine

• Vice président.

Commune rurale de Tarmigte, province de Ouarzazate.

Makki Naciri Abdelaziz

• Elue.

Commune urbaine de Zagora, province de Zagora.

El Yazidi Nazha


V - Plan de communication.

Ils/Elles ont contribué à la dynamique d’élaboration de la stratégie et plan de communication

Entretiens

• Elue et responsable association

Commune urbaine de Agdz, province de Zagora

Entretiens

• Chef du Service Information et Sensibilisation.

Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement : Département de

l’Environnement.

Bouraz Chafiqa

• Directeur.

Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes.

Bouchouata Ouafae

• Chef du Service des Espaces Sensibles.

Direction de l’Aménagement du Territoire, Ministère de l’Habitat, de

l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

Saoud Bachir

• Directeur du Partenariat et de la Coopération.

Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement : Département de

l’Environnement.

Mouabid Jaouad

• Ingénieur, chef de Service, Direction de l’Eau et de l’Assainissement.

Direction Générale des Collectivités Locales, Ministère de l’Intérieur.

Benyahya Mohamed

• Directeur de la Recherche et de la Planification.

Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement : Département de

l’Eau.

Zoubir Idrissi Moulay El Hassan

• Coordonnateur National.

Programme de Développement Territorial Durable des Provinces du Sud

Guelmim, Assa-Zag, Tata, Tantan, et Tarfaya.

Benomar Abdelakader

• Directeur.

Agence du bassin hydraulique de Guir-Ziz-Ghris.

Mohamed Houmymid

• Coordonnateur National.

Programme de Développement Territorial Durable des Oasis du Tafilalet.

Tabit Abdelmalek

• Ingénieur, chef de division études et planification des ressources en eau.

Agence du Bassin Hydraulique de Souss Massa Draâ.

Baddou Mohamed

• Représentant.

l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Tafilalet (ORMVAT).

N’ghira Abdessadek

• Chef de division de l’eau.

Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement : Département de

l’Eau.

Bousfoul Mohamed

• Expert en Environnement, équipe de zone, Errachidia.

Programme MCA/Maroc – Projet Arboriculture Fruitier/TC-5B.

Bouaicha Redouan

Yahyaoui Abdelaziz

95


V - Plan de communication.

Ils/Elles ont contribué à la dynamique d’élaboration de la stratégie et plan de communication

Entretiens (suite)

Bzioui Mokhtar

Mokssit Abdalah

• Consultant en gestion des ressources en eau.

• Conseiller du Président du Conseil Mondial de l’Eau.

• Membre du groupe des conseillers du Directeur Général

de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique pour les

applications nucléaires.

• Ingénieur Météorologiste.

• Directeur de la Météorologie Nationale du Maroc.

• Membre du Conseil Economique et Social.

Kachcha Mohamed

El Yacoubi

Jamal eddine

Makki Naciri

Abdlaazize

• Président.

Commune urbaine de Boumalne

Dades, province de Tinghir.

• Vice président.

Commune rurale de Skoura,

province de Ouarzazate.

• Vice président.

Commune rurale de Tarmigte,

province de Ouarzazate.

Firdawcy Larbi

Belhouji Abdelaziz

• Président.

Association Targua.

• Chargé de la Communication.

Fondation Mohamed 6 pour la Protection de l’Environnement.

FOCUS GROUPE élu(e)s locaux

Lahbibi Moulay El

Mahdi

My Charif Rachid

Ont participé :

• Président.

Commune urbaine de Tata,

province de Tata.

• Président.

Commune urbaine de Akka,

province de Tata.

Saidi Abderrahmane • Président.

Commune urbaine de Foum Zquid,

province de Tata.

Adnane Fatima

Ait Haddou Drissia

El Alaoui Latifa

Ouaza Fatima

El Yazidi Nazha

• Conseillère.

Commune urbaine de Boumalne

Dades, province de Tinghir.

• Conseillère.

Commune rurale de Khemis Dades,

province de Tinghir.

• Conseillère.

Commune rurale de Tamegroute,

province de Zagora.

• Conseillère.

Commune urbaine de Boumalne

Dades, province de Tinghir.

• Elue.

Ait Haddou Jaafar

• Président.

Commune rurale de Khemis Dades,

province de Tinghir.

El Hachimi Ahmed

Commune urbaine de Zagora,

province de Zagora.

Commune urbaine de Ouarzazate.

Faiz Mohamed

Kabiri Moulay

Mbarek

• Président.

Commune rurale de Akka Ighane,

province de Tata.

• Président.

Commune rurale de Tamegroute,

Province de Zagora.

Lmghaimmi Samira

Aichi Amina

Makki Nauri Abdelatif

• Elue.

Commune rurale de Taghjijt,

province de Guelmim.

• Commune rurale de Skoura,

province de Ouarzazate.

• Pct Tarmigte Ouarzazate.


V - Plan de communication.

Ils/Elles ont contribué à la dynamique d’élaboration de la stratégie et plan de communication

FOCUS GROUPE femmes élues locales

FOCUS GROUPE Conseil communal de FEZNA

FOCUS GROUPE avec 6 associations locales

des communes Moulay Ali Chérif et ES-Sifa

Ont participé :

Sadiki Halima

• Conseillère.

Commune rurale de Es-sifa,

province d’Errachidia.

Lasri Fatiha

• Conseillère.

Commune urbaine de Boudnib,

province d’Errachidia.

Sadiki Sfiya

• Commune urbaine de Goulmima,

province d’Errachidia.

Visite de terrain commune Fezna

Ait Said Zahra

• Conseillère.

Aytati Zahra

Commune rurale Sidi-Ali, province

d’Errachidia.

• Commune rurale de Er-rissani,

province d’Errachidia.

Slimani Moussa: Président

Ont participé :

Chafik mohammed

Mamri Abdelkader

El Farsi Mahjouba

Ouhssain Khadija

• Conseillère.

Commune rurale Lkheng, province

d’Errachidia.

• Conseillère.

Commune rurale de Er-rissani,

province d’Errachidia.

Ejakani Abdelkader

Ghanni Mehdi

Ismaili El Kebir

Kaddouri Abid

Kaddouri Sadgui

Messaoudi Mohamed

Moumni Mohamed

Abdel Ilah

Aloui Tahar

Asri Allal

97


V - Plan de communication.

Proposition d’identité visuelle du projet

Logos discutés et soumis à l’avis des participants aux Focus groupe

Logos ayant recueilli la majorité des voix.

98

1 1 2


Annexes


ANNEXE 1 Planing prévisionnel*

Année 2011 Année 2012

J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D

1. Elaboration d’un lexique sur la terminologie et concept liés au changement climatique

2. Publication d’un beau livre en fin du processus.

3. Organisation d’un atelier régional

4. Production d’un film sur les pratiques d’adaptation modernes et traditionnelles

5. Podcast 3/5 minutes de présentation du projet

6. Organisation d’une exposition itinérante sur les oasis résilientes et le changement climatique

7. Campagne ciblée de sensibilisation sur les oasis et changement climatique ou à l’occasion du salon

international des dattes d’Erfoud

8. Une journée avec les femmes des coopératives et campagne d’affichage

9. Identité visuelle du projet.

10. Reporting ou documentation écrite du processus.

11. Documentation visuelle du processus projet

12. Organisation d’un concours/prix de dessin sur la thématique au sein des écoles et organisé par les

associations de parents d’élèves via l’académie et l’université partenaire.

13. Atelier de sensibilisation destiné aux élus locaux.

14. Organisation d’un débat sur le changement climatique au sein de l’université partenaire.

15. Elaboration et diffusion d’une fiche simplifiée sur le changement climatique pour usage oral.

16. Mise en place d’un module Web et d’une plate forme collaborative du projet.

Proposition de motivation des deux communes partenaires Asrir et Fezna par la création de leurs sites web

institutionnels.

17. Relations medias

* à ajouter selon le chronogramme définitif du projet.

100


Annexes

ANNEXE 2 CHARTE DE COMMUNICATION

CHARTE ETHIQUE DE COMMUNICATION

Les images et les messages utilisés comme supports pour représenter des personnes, des lieux et des situations dans le domaine du développement peuvent avoir un impact

considérable sur la perception et le comportement du public. On peut montrer fidèlement la grande détresse qui naît de la violence faite aux femmes tout en étant conscient

de la responsabilité de défendre les valeurs que sont la dignité humaine, le respect et l’égalité. Certes, cet équilibre n’est pas toujours facile à trouver et que même les

professionnels de la communication les plus expérimentés peuvent trouver difficile de faire passer des messages d’équité, de solidarité et de justice dans un tel contexte.

Dans le domaine du développement, la notion d’images et de messages « acceptables » varie énormément d’une personne à une autre et, suivant l’usage qui en est fait,

les différents membres d’une même organisation peuvent défendre certaines images et certains messages mais en rejeter d’autres. Les images et les messages sont utilisés

à différentes fins notamment :

• Pour informer via les médias ou les campagnes de sensibilisation.

• Pour conscientiser via les activités d’éducation au développement.

• Pour rendre les actions plus visibles (notoriété/récolte de fonds…).

• Pour peser sur les décisions des autorités concernées (plaidoyer/politique).

• Pour rendre des comptes (rapports).

Les images et les messages dans les campagnes de communication doivent être choisis avec discernement. Mediating « conseille » tous ceux et celles qui, au sein des institutions

et organisations de développement, souhaitent participer à l’instauration de « bonnes pratiques » en matière de représentation des populations et des communautés au

service desquelles nous nous mettons et des situations autour desquelles nous intervenons. Ce qui suppose un engagement professionnel pour les valeurs fondamentales

suivantes :

• Le respect de la dignité des personnes concernées,

• La conviction de l’égalité de tous les êtres humains,

• La reconnaissance du besoin de promouvoir l’équité, la solidarité et la justice.

PRINCIPES DIRECTEURS POUR L’IDENTITE VISUELLE

1. Choisir des images et des messages empreints des valeurs que sont le respect, l’égalité, la solidarité et la justice

2. Représenter fidèlement chaque image et chaque situation, que ce soit dans leur contexte immédiat ou général, de manière à permettre au public de mieux appréhender

les réalités et la complexité du phénomène

3. Ne pas exploiter d’images, de messages ou d’études de cas sans le consentement exprès et la participation des sujets concernés (ou de leurs parents/ tuteurs)

101


Annexes

4. Veiller dans la mesure du possible à ce que celles et ceux dont la situation est représentée aient la possibilité de transmettre eux-mêmes leur histoire

5. Déterminer si les sujets souhaitent dévoiler leur identité ou non, prendre note de leur volonté et toujours la respecter (La sensibilité culturelle)

6. Se conformer aux normes en vigueur en matière de droits de l’homme et de protection des personnes les plus vulnérables.

ANNEXE 3 APPROCHE GENRE ET DROIT

1. L’approche genre, ses attributs

C’est une démarche qui tient compte des inégalités entre l’homme et la femme et qui tend à les corriger avec la participation et la responsabilité de toutes et tous.

L’approche genre intervient à tous les niveaux de planification des projets et programmes de développement. Elle s’apprécie aux niveaux de la gestion institutionnelle ou

du groupe et de la gestion des activités. L’approche genre vise entre autres objectifs, le développement équilibré dans le but de permettre aux hommes et aux femmes de

jouir de l’égalité des chances face à l’accès et au contrôle des ressources qui sont d’ordre matériel, immatériel, moral, économique et social.

Les conditions préalables nécessaires exigent l’existence de la volonté des responsables de l’Institution ou de l’organisation, la disponibilité de statistiques différenciées,

la disponibilité de ressources financières et humaines pour une politique spécifique d’égalité entre hommes et femmes. A toutes les étapes d’une intervention depuis la

conception, la planification, l’exécution, le suivi jusqu’à l’évaluation, l’approche genre doit répondre à des préoccupations fondamentales : qui fait quoi ? Avec quelles

ressources ? Qui a accès aux ressources ? Aux bénéfices ? Et aux possibilités de progrès ? Qui contrôle les ressources ? Les bénéfices et les possibilités de progrès ?

2. Approche de la programmation basée sur les droits humains

Le principe de reconnaissance des individus en tant que détenteurs et detentrices inhérent(e)s de droits – englobant également les concepts d’obligation,

de responsabilité et de reddition de comptes – est au cœur du domaine émergent que constituent les approches du développement basées sur les droits

de l’Homme.

Cela fait plus de 50 ans que les principes des droits de l’Homme ont été reconnus au plan international en tant que partie intégrante de la mission et du

mandat des Nations Unies.

Toutefois, l’idée selon laquelle les individus sont des détenteurs et des detentrices de droits est beaucoup plus ancienne et trouve ses origines dans de

nombreux mouvements sociaux des quatre coins du monde.

En 1997, le concept d’approches basées sur les droits a bénéficié d’un nouvel élan lorsque Kofi Annan a demandé à ce que les droits de l’Homme soient

intégrés au travail de développement des Nations Unies. Depuis, les organismes de développement ont de plus en plus souvent adopté des approches

basées sur les droits dans le cadre de leur programmation.

102


Annexes

En avril 1998, l’UNICEF a officiellement opté pour cette approche et, en 2002, c’est tout le système onusien qui a adopté un “accord commun en matière de

programmation basée sur les droits”. Plusieurs ONG, dont Aide et Action, CARE, Oxfam et Save the Children, ont alors commencé à incorporer des éléments

basés sur les droits dans leurs méthodes de travail. Pour beaucoup, l’approche basée sur les droits constitue une évolution naturelle de la programmation

du développement - une approche intégrant des concepts et des principes des droits de l’Homme dans les bonnes pratiques existantes. En changeant non

seulement la manière dont les activités de développement sont mises en œuvre mais aussi les problèmes qu’elles abordent, on espère ainsi leur ajouter de

la valeur.

L’une des définitions d’une approche basée sur les droits indique que :

« Une approche du développement basée sur les droits contribue à promouvoir la justice, l’égalité et la liberté et s’attaque à la problématique des rapports

de force à l’origine de la pauvreté et de l’exploitation. Pour ce faire, une telle approche s’appuie sur les normes, les principes et les méthodes des droits

de l’Homme, de l’activisme social et du développement ». Joaquim Theis, Rights-based Programming – an Evolving Approach (La programmation

basée sur les droits, une approche en pleine évolution), Save the Children SEAP

Les éléments clés d’une approche basée sur les droits et qui font l’objet d’un consensus général sont les suivants :

• une approche basée sur les droits établit les notions d’obligation, de responsabilité et de reddition de comptes comme facteurs du développement

humain ;

• elle suppose l’identification de porteurs (e) de devoirs (c’est-à-dire ceux et celles qui ont des obligations ou des responsabilités) pour répondre aux

revendications justes qui sont faites auprès d’eux/elles par les détenteurs/trices de droits ;

• elle met en valeur l’importance du processus de développement, ainsi que son impact ;

• elle s’appuie sur la légitimité d’un consensus international.

Étant donnée la diversité des acteurs et actrices et des agences de développement et leurs diverses influences – il n’existe pas une seule manière

d’incorporer les droits dans la programmation, même si toutes se fondent sur les principes stipulés ci-dessus.

3. Pourquoi adopter des approches basées sur les droits ?

Les organisations adoptent des approches de programmation basées sur les droits pour deux raisons majeures. Tout d’abord, elles adhèrent à l’ensemble

des valeurs et des croyances sur les êtres humains et le développement exprimé par les droits de l’Homme : elles estiment qu’il s’agit d’une approche qui

va dans le bon sens moral. En second lieu, elles pensent que les approches basées sur les droits amènent avec elles un certain nombre d’avantages

pratiques par rapport aux autres approches du travail d’aide humanitaire et de développement. Parmi ces avantages :

Un aval et une légitimité internationaux : l’objectif et les principes sont universellement acceptés et établis dans un cadre légal international partagé par

les gouvernements, les donateurs et la société civile. Cela donne aux organisations leur légitimité et leur autorité.

Un objectif clair et commun à long terme (concernant la réalisation des droits de l’Homme) : cet objectif peut être partagé par quiconque œuvre dans

103


Annexes

le domaine de l’aide humanitaire et du développement, ainsi que les principes d’évaluation de la réalisation de cet objectif.

Responsabilité : les responsabilités des gouvernements, des donateurs, du secteur privé, des communautés et des individus sont identifiées et les

diverses manières dont ces acteurs peuvent en être investis ont déjà été développées et éprouvées.

L’appropriation : la participation active des groupes défavorisés et discriminés est considérée essentielle pour parvenir à une justice sociale, à la

non discrimination et au développement des populations pauvres.

Equité : l’accent est fortement placé sur la justice, l’égalité et la liberté dans une volonté de résoudre les problèmes de pouvoir qui sont les racines mêmes

de la pauvreté et de l’exploitation. L’engagement est pris d’atteindre les plus exclus.

Un impact et une efficacité renforcés : étant donné qu’elle insiste sur la responsabilité, l’appropriation et l’activisme, l’approche basée sur les droits est

considérée plus efficace dans la lutte contre l’injustice, la pauvreté et l’exploitation.

Une approche intégrée : les approches basées sur les droits incluent ce que l’on considère en termes généraux comme « une bonne pratique

développementale » en une approche holistique globale.

Les approches basées sur les droits forment un ensemble dont l’efficacité repose sur leur application complète et systématique

ANNEXE 4 Approche participative dans les projets de développement

L’approche participative se présente comme la confirmation de la place prépondérante que jouent les communautés locales et de

leur rôle dans la réalisation de leurs aspirations collectives, ceci avec ou sans appui extérieur. Elle constitue un moyen de réajustement du rôle des

communautés locales, valorise et canalise les dynamiques et les initiatives locales en vue de leur organisation autonome pour la prise en charge de leur

développement.

En d’autres termes, elle vise à enclencher un processus d’appui auprès des populations dans une perspective d’auto promotion et de développement

durable et autonome.

Cette approche représente le support d’une pratique professionnelle basée essentiellement sur le partenariat.

Pendant la mise en œuvre, il s’agit de privilégier non seulement la concertation avec les populations, mais aussi une responsabilisation de ces dernières

afin qu’elles analysent leurs problèmes, recherchent les améliorations, s’organisent, choisissent les actions appropriées et les conduisent

Cette approche nécessite :

• Une démarche de partenariat : c’est à dire une mise en commun des efforts et connaissances, un partage des pouvoirs et un engagement mutuel

des deux parties. En effet les populations connaissent leurs terroirs et leurs aspirations mieux que quiconque, et en conséquence leur savoir (c’est à dire

104


Annexes

savoir être et savoir faire), ainsi que de la perception qu’elles ont de leur développement doivent être sérieusement pris en compte et valorisée.Une

démarche visant l’autogestion : elle développe tout au long de son application un processus qui vise à terme la prise en charge et la gestion

de l’action entreprise par les communautés elles-mêmes.

• Une démarche intégrée : qui couvre l’ensemble de l’espace du terroir villageois et tous les aspects agro-pastoraux, sociaux, culturels, infra structurels,

communicationnels, traditionnels, religieux, etc.

• Une identification des communautés de base et la reconnaissance de leur capacité à exprimer et mettre en œuvre des initiatives de développement.

• Un appui à la négociation de compromis entre groupes d’intérêts au sein des communautés.

• Une souplesse des programmes avec capacité d’adaptation aux projets exprimés par les populations.

• Une approche dynamique évoluant vers un appui contractuel au développement local.

• Enfin une appropriation durable de l’ensemble du processus par les communautés locales bénéficiaires.

Différents types de participation (7 échelons)

Participation passive : Informer les gens sur ce qui est arrivé ou qui va arriver

Participation par la Fourniture d’informations : Demander aux gens de fournir des réponses à des questions posées

Participation par consultation : Les agents extérieurs écoutent et tiennent compte de l’opinion des gens sans que ces derniers ne participent

Participation liée à des avantages matériels aux prises de décisions : Les gens participent en fournissant des ressources, mais là encore, ils ne participent pas

au processus de prise de décisions

Participation Fonctionnelle : Les gens participent en fonction d’activités prédéterminées et après que les stratégies des projets ainsi que leur planification

aient été décidées

Participation interactive : Les gens participent au diagnostic des situations aboutissant à des plans d’action et à la formation ou le renforcement de

groupements d’intérêts. Ces groupes s’approprient les décisions locales, en vue d’une pérennisation des activités et/ou structures mises en place.

Participation active : Les gens participent en prenant des initiatives indépendamment de structures extérieures. Auto- mobilisation /Plus on se rapproche

des types de participation situés dans le bas du classement ci(dessus et plus les actions entreprises ont des chances d’avoir un impact durable et

bénéfique pour les populations

105


Annexes

Quelques exemples sur ce qui n’est pas de la participation dans la recherche pour le développement :

• On ne peut parler de « participation » si l’interface avec la population locale est utilisée pour confirmer l’intégrité d’une idée préconçue… Au fait,

cela revient plutôt à la manipulation. (Échelon 1)

• Ce n’est pas de la « participation » si le but derrière l’engagement d’une communauté locale est de les convaincre de la sagesse d’un programme

dans lequel ils/elles n’ont aucun dites, même si ce programme est techniquement très valide et technologiquement approprié (Au fait, qui peut se

prononcer si le programme est approprié ou pas ? et qui va se « l’approprier ») (ça oscille entre les échelons 1 et 3)

• Ce n’est pas de la « participation » si le cadre conceptuel du projet prévoit un atelier « coup d’envoi » au commencement et un atelier de présentation

du rapport final vers la fin du projet. (c’est surtout entre les échelons 1 & 2)

ANNEXE 5 La GARR : Ce qui est mesurable est réalisable :

Définition de la GARR

La gestion axée sur les résultats et sur la responsabilisation est une pratique de gestion participative centrée sur les résultats à atteindre. C’est une

stratégie générale de gestion visant à transformer le fonctionnement des organismes ou des institutions, en mettant l’accent sur les moyens d’améliorer

leur efficacité, leur rendement ou leur effet.

Essentiellement, une approche de gestion axée sur les résultats et la responsabilisation (GARR) représente un changement de culture qui amène une

organisation à se pencher de façon structurée et intentionnée sur les effets et l’incidence de ses services, de ses programmes et de ses interventions sur

sa clientèle ciblée plutôt que sur les activités. Dans le contexte d’une GARR, plutôt que d’orienter ses efforts uniquement sur l’efficience (soit de bien

faire les choses), on mise davantage sur l’efficacité (soit de faire les bonnes choses). La GARR se veut donc une ‘carte routière commune’ permettant à

une organisation ou une équipe d’aligner ses efforts avec des résultats attendus et en fonction d’indicateurs descriptibles et mesurables. Cette ‘carte

routière’ permet donc à tous et toutes– les membres d’un conseil d’administration, les gestionnaires, les membres du personnel, les partenaires – de voir

et de comprendre, pour une période définie, ce que l’organisation veut atteindre, pourquoi elle veut l’atteindre, comment elle va l’atteindre

et comment elle va savoir si elle l’a atteint.

Pourquoi adopter une approche GARR?

• La gestion axée sur les résultats assure :

• l’amélioration continue de la performance;

• l’atteinte de normes d’excellence;

106


Annexes

• la reddition des comptes;

• l’orientation pour la prise de décision;

• le développement du leadership et la prise en charge des individus et des collectivités

Les cinq (5) éléments de la GARR :

1. Profil

Le profil décrit brièvement la nature du programme, de la politique ou de l’initiative. Avant d’élaborer les grandes lignes des orientations visées et le plan

d’action, l’équipe ou l’organisation se doit de faire une analyse de son contexte courant et du contexte éventuel pour la période de mise en œuvre

visée. Il s’agit donc d’explorer les facteurs d’influence internes et externes qui risquent d’avoir un impact sur l’organisme. L’analyse du contexte signifie

également une analyse des besoins par rapport à sa population cible et son mandat légal ou statutaire. Le profil comprend également l’identification

du bénéficiaire ciblé par le programme ou l’initiative. Il ne s’agit pas de faire une liste exhaustive de la cible habituelle de l’organisme, mais plutôt de cibler

de façon consciente les potentiels qui sont visés par le programme ou l’initiative en cours. L’analyse du contexte permet aussi d’initier une analyse de

risques pour bien équilibrer les besoins et explorer la faisabilité de l’initiative. C’est particulièrement à cette étape-ci que l’on explore de façon globale

les ressources nécessaires et la structure de gouvernance pour gérer le programme et les résultats prévus, y compris les résultats stratégiques.

2. Le modèle logique

Suite à l’élaboration du profil, on procède à l’élaboration d’un modèle logique. Essentiellement, le modèle logique est une illustration de l’enchaînement

de résultats et des liens entre les activités et les résultats. Il s’agit de votre carte routière ou feuille de route commune, qui sert à établir l’assise fondamentale

sur laquelle les stratégies de mesure et d’évaluation sont fondées. Le modèle logique est souvent une représentation graphique des liens entre

les résultats stratégiques, les résultats effets et les activités. Le modèle est souvent appuyé d’un texte qui explique l’intention derrière chaque terme et

chaque énoncé. Ce texte devient la légende de la carte routière.

Il est important de préciser que dans l’approche GARR, un résultat désigne un changement descriptible et mesurable qui découle d’une relation de

cause à effet. La notion de changement implique une transformation visible dans le groupe ou dans l’organisation. La notion de causalité illustre le lien

de cause à effet entre une action et les résultats qui en découlent. C’est la raison pour laquelle l’élaboration d’un modèle logique débute

par l’élaboration des résultats stratégiques ou résultats impacts, qui mènent à des résultats effets, qui mènent à leur tour à des extrants et des activités.

Pour amener les intervenant(e)s à formuler un résultat spécifique, mesurable, atteignable et pertinent, on pose souvent les questions suivantes: «Quelle

est votre image du succès à la fin du programme, du projet ou de la période visée? Si vous avez réussi dans votre démarche, comment décrirait-on

le changement entre votre contexte courant et le nouveau contexte ?» Cette réflexion permet aux intervenant(e)s d’avoir une discussion sur les effets

et impacts désirés avant de passer à des actions.

107


Annexes

3. La stratégie relative à l’évaluation

Après avoir formulé un modèle logique, on établit un cadre d’évaluation qui détermine les indicateurs de rendement, comment ils seront mesurés, à

quelle fréquence et à quel coût. Cette étape est critique car elle permet de valider la «mesurabilité» des résultats visés. Dans la mesure du possible,

on tentera d’équilibrer entre des mesures quantitatives et des mesures qualitatives, pour permettre d’évaluer l’efficience et l’efficacité du programme.

Les indicateurs permettent de créer un lien logique entre les activités, les effets et les impacts. Le cadre précise également les tâches d’évaluation

nécessaires pour mesurer l’atteinte des résultats et l’impact/l’incidence de ceux-ci sur les intervenant(e)s ciblé(e)s.

4. La stratégie de mesure continue du rendement

La stratégie de mesure continue du rendement garantit que les réalisations seront mesurées, non seulement à la fin du projet ou de la mise en œuvre,

mais aussi au fur et à mesure que l’on avance dans la mise en œuvre. Il s’agit donc d’ajouter à son cadre d’évaluation un plan pour l’étude

périodique du fonctionnement du programme ou de l’initiative.

5. La stratégie relative aux rapports

Le dernier élément de la GARR est l’élaboration d’une stratégie relative aux rapports. Il s’agit de se donner des mécanismes adéquats pour bien

rendre compte des résultats par le biais de rapports d’étapes, dits rapports formatifs, et de rapports d’évaluation, dits rapports sommatifs. Les rapports

sont simples, directs et concis.

La gestion axée sur les résultats et la responsabilisation représente donc un changement culturel important qui peut faire une différence positive au sein

de l’organisation. Les résultats visés sont définis de façon consensuelle et l’approche participative assure l’adhésion, l’engagement et une compréhension

commune de ce que vous essayez de réaliser. De plus, la flexibilité de l’approche permet de changer de stratégies à mi-parcours pour assurer que

les résultats visés sont atteints.

De prime abord, les éléments de la GARR peuvent sembler imposants et complexes. Toutefois, avec l’appui d’un(e) expert(e) conseil en GARR, on

peut être en mesure de mettre en œuvre les fondements de base requis pour une mise en pratique réussie et, par le fait même, renforcer les capacités

et compétences pour étendre l’approche à d’autres mandats, projets et initiatives.

Les six principes directeurs de la GARR

1. L’approche participative : La GARR et la démarche participative sont deux approches complémentaires. Afin d’assurer une mise en œuvre réussie,

il est essentiel que tous les éléments de la GARR soient définis et compris par tous les intervenants. En outre, il faut impliquer ceux-ci à chaque

étape de la planification, de la mise en œuvre et de l’évaluation.

2. La responsabilité : La participation des intervenant(e)s clés constitue l’élément critique pour que chacune et chacun accepte sa responsabilité

dans le cadre d’une mise en œuvre. Les intervenant(e)s doivent «se voir» dans l’initiative ou le projet pour pouvoir s’y investir.

108


Annexes

3. La transparence : En définissant de façon claire et précise les résultats visés et les indicateurs s’y rattachant et en les dénonçant clairement, on assure la

transparence au sein de l’organisme. La mise en place d’un cadre de responsabilisation permet de générer des données qui serviront à l’objectivation

et à l’amélioration des pratiques courantes.

4. La simplicité : La GARR doit être facile à comprendre et à appliquer. Il est donc préférable de limiter le nombre de résultats et d’indicateurs visés pour

permettre que les intervenant(e)s s’approprient l’approche et pour assurer la viabilité et la durabilité des résultats atteints.

5. La formation et l’accompagnement en «temps réel» : Il est préférable d’appliquer la GARR de façon progressive pour permettre aux intervenant(e)s de

perfectionner l’approche au fur et à mesure qu’ils en vivent l’expérience. La mise à l’essai, où l’erreur est perçue comme une occasion d’apprentissage,

facilite le développement et le renforcement des capacités.

6. L’application étendue : La GARR n’est pas un événement, mais plutôt un processus continu. Pour harmoniser les pratiques et partager un langage

commun, sa mise en œuvre doit éventuellement s’étendre à l’ensemble d’une organisation.

ANNEXE 6 Questionnaire de base ayant guidé les entretiens

Le PNUE vient de publier un rapport plutôt optimiste sur l’avenir concernant le changement climatique (argument économie verte), qu’en pensez-vous ?

1 . Que pensez-vous de la capacité du Maroc à fédérer sur ce sujet en vue d’un plaidoyer régional auprès des autorités internationales ?

2 . Comment appréciez-vous la documentation existante au Maroc sur les oasis et zones arides ?

3 . Quel regard portez-vous sur les différents programmes qui existent au Maroc pour la sauvegarde des oasis et modes de vie oasien, intègrent-ils

suffisamment la composante changement climatique ? Communiquent t-ils de manière cohérente ?

4 . Concernant le Maroc, quels sont les défis majeurs en matière d’adaptation au changement climatique ?

5 . Quels acteurs principaux sur cette action ? Comment qualifiez-vous les relations entre ces acteurs ?

6 . Quelles problématiques majeures en termes de communication liée au changement climatique ?

7 . Quels groupes cible prioritaires pour véhiculer les messages de sensibilisation ?

8 . Quelle est l’échelle ou les échelles les plus pertinentes pour obtenir des changements de comportement rapidement, comment voyez-vous

l’interaction entre les différentes échelles ?

9 . Connaissant la culture et les valeurs ambiantes, quel type de message vous parait approprié et vers quel groupe cible ? Quel canal ?

109


Annexes

10. Comme vous le savez, pour changer les comportements, il faut agir sur plusieurs plans, quelles sont les actions de communication urgentes à mettre en

place sur le territoire concerné ?

11. Auriez-vous en tête une action de communication réussie sur cette problématique ?

12. On parle souvent de nécessité de capitalisation et de synergie entre les différentes interventions pour arriver à un résultat probant en matière de lutte

contre les impacts négatifs réchauffement climatique, comment voyez-vous concrètement la mise en œuvre de cette capitalisation et cette

synergie?

13. Comment pourriez-vous contribuer à ce projet et à la diffusion de ces résultats ?

ANNEXE 7 Fiche de base pour la conduite des focus groupes

Il parait indispensable pour rester dans l’approche participative et donner un ancrage local à la stratégie de communication d’organiser au moins trois

ateliers locaux en présence d’un échantillon représentatif (femme, homme, fille, garçon, public, privé, élu, entrepreneur, ONG…) pour tester les perceptions

de ces groupes et vérifier les hypothèses de communication sur le projet. Ces groupes seront également sollicités à différentes phases de réalisation du plan

de communication.

Echantillon habitant, scolarisé ou travaillant en milieu oasien

Entre 15 et 20 personnes si possible 1/3 hommes, 1/3 femmes, 1/3 entre 10 et 18 mélangés filles garçons (mélangé entre scolarisé en milieu urbain et milieu

rural, petit douar).

L’idéal serait aussi d’avoir parmi cet échantillon le secteur public, un élu local sans mandat national, du secteur privé (entrepreneur local), ONG, coopératives

et sans emploi.

Déroulé

Durée : 2h1/2 à 3h00. Langue de travail : arabe et français.

110


Annexes

Première partie

1. Présentation croisée des participants

2. Brève présentation du contexte par SEEE (5 mn).

3. Recueil des perceptions sur le changement climatique à travers les libres échanges.

Seconde partie

1. Projection du film COP16 Oasis Résilientes 8mn.

2. Recueil des réactions sur le contenu du film.

Troisième partie :

Echange orienté sur la base de trois questions :

1. Capacité et techniques d’adaptations connues localement ?

2. Les préférences en termes de canaux de communication lus ou écoutés régulièrement par les participants et sur les cibles et messages.

3. Volonté pour contribuer et devenir un acteur du projet, accord pour être sollicité de nouveau.

Quatrième partie :

• échanger plus profondément avec un groupe de 5 personnes sélectionnes pendant la séance (volontaires) voir même petite visite des lieux filmés.

Résultats attendus

• L’échantillon sensibilisé et informé sur le projet.

• Au moins 1/3 de l’échantillon engagé pour la suite du projet (aspect communication).

• Les hypothèses de communication de la note méthodologique vérifiées.

• Quelques éléments de perceptions sur le changement climatique recueillis.

Matériel nécessaire

Rétroprojecteur, tripier/papier, marqueurs, stylos, postit de différentes couleurs.

Si possible un gouter en cours de la séance. Pour avoir de bonnes images pour la vidéo évviter entre 12h00 et 15h00.

111


Élaboration de la stratégie et plan de communication

Rédaction, conception et impression

COMMUNICATION • EDITION • PRODUCTION

29 bis impasse Al adarissa, Hassan Rabat

Tel : 05 37 70 37 26 - Fax : 05 37 70 37 20

www.mediating.ma

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