Programme C - Fondation Internationale du Banc d'Arguin

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Programme C - Fondation Internationale du Banc d'Arguin

Rapport technique de fin projet

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action

Requins Phase II

Du 01/01/2008 au 30/06/2012

Promoteur : FIBA/CSRP

Programme : C

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 1


Détails du Projet

Titre du projet :

Appui à la mise en œuvre du Plan

Sous Régional d’Action Requins Phase

II

Date de démarrage et de fin du projet : Du 01/01/2008 au 30/06/2012

Liste des partenaires institutionnels et techniques

impliqués :

Ministères des Pêches et Centres de

recherches et universités des 7 pays

CSRP

Budget total initial du projet : 751 540€ (FAP : 651 540, MAVA :

100 000)

Montant total des dépenses:

Pourcentage d’exécution du budget annuel : 100%

651 974 € (FAP)

Plan de financement (bailleurs et montant en euros) Deuxième Phase (2008‐2011) : 0,75 M€

‐ Bailleurs de Fonds : MAVA via FIBA

(0,1 M€, soit 13 ,3%) et Basket Fund du

PRCM (0,651 M€, soit 86,4%).

Date de rédaction du rapport : 30 juin 2012

Nom et e‐mail du responsable du projet :

Mika Samba DIOP (mika_df@yahoo.fr)

La rédaction de ce rapport final de projet est en grande partie basée sur l’évaluation finale externe du projet

réalisé par Lionel Kinadjian and Cheikh Abdellahi Ould Inejih en mai‐juin 2012.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 2


1. Introduction générale

Depuis en 2004, le Projet PSRA‐Requins est mis en œuvre par la Commission Sous Régionale des Pêches

(CSRP) avec l’appui d’une assistance technique de la Fondation Internationale du Banc d’Arguin (FIBA). Il a

été exécuté au cours de deux Phases successives de 4 années chacune. Le Projet est partie intégrante de la

Composante Gestion des Pêches du Programme Régional de Conservation de la Zone Marine et Côtière

(PRCM). Le champ géographique du Projet couvre les 7 pays de la CSRP, à savoir : le Cap Vert, la Gambie, la

Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone. La finalité du Projet est « la

conservation et la gestion durable des populations de Requins», avec pour objectifs spécifiques de

«préserver les populations de Requins, à travers la réduction de l’effort de pêche et l’amélioration des

moyens d’existence des communautés qui vivent de cette pêcherie».

Ainsi, dans la première phase de mise en œuvre du projet, il a été question de prendre en charge les trois

objectifs spécifiques suivants :

‐ Appuyer la mise en œuvre du processus PSRA‐Requins et la production d’outils de gestion des

populations de Requins ;

‐ Développer un programme pilote de reconversion des acteurs spécialisés de la filière d’exploitation

des Requins dans les Etats Membres de la CSRP ;

‐ Valoriser et consolider les expériences acquises du projet par un effort de capitalisation et de

communication.

Tous les objectifs de la première phase du projet n’ayant pas été atteints à la fin de l’année 2007, il a été

jugé nécessaire de conduire une deuxième phase. Tenant compte des acquis de la première phase, la

deuxième Phase du Projet (2008‐2011) cherchait à atteindre quatre résultats principaux, à savoir : (i) de

produire des outils de gestion des populations de Requins et, de promouvoir l’harmonisation des

législations des pêches au niveau sous régional ; (ii) d’apporter un appui à la reconversion des acteurs

spécialisés dans la filière Requins ; (iii) de mettre en place un Observatoire des sélaciens en Afrique de

l’Ouest, y compris des activités de formation et de traitement des données ; (iv) de valoriser l’expérience du

Projet et de la consolider par un effort de capitalisation et de communication.

Les résultats de l’évaluation externe du projet réalisée en mai 2012 ont montré que le Projet a permis

l’acquisition importante de connaissances sur l’identification des espèces dans la sous‐région

(référencement) et leur bio‐écologie. Il a contribué à travers certaines de ces activités à la préservation de

la biodiversité marine (essais de sélectivité dans les pêcheries crevettières) et à la conservation de certaines

espèces de sélaciens (inscription de certaines espèces aux annexes de la CITES). Il a su créer une dynamique

institutionnelle sous‐régionale et un plaidoyer important pour les besoins de conservation et gestion des

pêcheries de requins dans la sous‐région. De plus, le Projet a fortement contribué à la validation des Plan

d’Action Nationaux (PAN), leur adoption et, à bien moindre mesure, à leur mise en œuvre. En plus du faible

degré d’applicabilité des mesures de gestion prises, ces dernières ne pourront enrayer durablement les

problèmes de surexploitation dans les pêcheries de sélaciens car elles ne traitent que très partiellement

des déterminants économiques qui sont à l’origine du problème.

D’ailleurs, le bilan réalisé au cours du colloque international en juillet 2011 qui a été organisé pour faire le

point sur ce projet a montré à suffisance que le projet PSRA‐Requins a connu des avancées significatives

même si les réalisations relatives à l’accompagnement des acteurs spécialisés dans la filière Requins vers la

reconversion sont peu significatives.

Il est ressorti des débats que ces résultats obtenus sont des acquis importants qu’il convient de consolider

pour les pérenniser. Pour ce faire, l’accent doit être mis sur :

1. La mise en œuvre des mesures de gestion spécifiques ;

2. L’harmonisation au niveau sous‐régional, autant que possible, des mesures d’aménagement ;

3. Le fonctionnement effectif de l’Observatoire de l’exploitation des Requins dans l’espace CSRP ;

4. L’appui à la reconversion des acteurs spécialisés dans la filière Requins ;

5. L’élaboration d'un Protocole additif à la Convention CMA (Conditions Minimales d’Accès),

spécifique à la gestion durable des Requins.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 3


2. Rappel des objectifs du projet et des résultats attendus

Objectif du projet :

Conservation et gestion durable des populations de Requins

Résultats attendus du projet et indicateurs :

Résultat et indicateur de résultat (IR) 1

Résultat 1. : Des outils de gestion des populations de Requins sont produits, et l’harmonisation des législations des pêches

est promue au niveau sous régional

IR 1.1 % des espèces concernées (98) ayant fait l’objet d’une synthèse des connaissances

IR 1.2. Nombre de pays de la CSRP ayant clairement défini la pêcherie aux élasmobranches

IR 1.3 Nombre de pays de la CSRP ayant adopté une méthode harmonisée de suivi des captures

Résultat 2 : Un appui est apporté à la reconversion des acteurs spécialisés dans la filière Requins

IR 2.1 Nombre d’initiatives de gestion durable de la pêcherie mises en place

IR 2.2 % des pêcheurs et femmes transformatrices ayant quitté la pêche aux Requins

Résultat 3 : Un Observatoire des sélaciens en Afrique de l’Ouest est mis en place, avec des activités de formation et de

traitement des données

IR 3.1 Nombre de pays ayant des informations de suivi des captures centralisées

IR 3.2 Nombre de pays ayant une base de données sur les requins disponible

IR 3.3 Nombre de nouvelles études scientifiques publiées sur les espèces concernées dans la sous‐région

Résultat 4 : L’expérience du projet est valorisée et consolidée par un effort de capitalisation et de communication

IR 4.1 Brochure d’appui à la décision envoyée et avis reçus

IR 4.2 Brochures réalisées et distribuées

IR 4.3 Nombre d’institutions (école, université, centre de recherche…) ayant reçues des documents de sensibilisation

(documentaire + brochure) dans chacun des 07 pays de la CSRP.

IR 5.4 % de diffusion de la plaquette sur les résultats du projet auprès des partenaires nationaux, des ministères, des

centres de recherches des pays de la CSRP

3. Analyse des contraintes et difficultés du contexte de mise en œuvre du projet

Analyse des risques identifiés dans le cadre du projet (extrait de l’évaluation externe finale – Kinadjan et

Inejih – mai 2012)

Le document de la deuxième Phase du Projet et son Cadre Logique ne font pas référence explicitement aux

facteurs de risques et aux hypothèses qui conditionnent l’atteinte des résultats attendus.

Il apparait pourtant que certains facteurs exogènes d’ordre économique ont été à l’origine du

développement non maitrisé (par ex. ouverture du marché des ailerons sur l’Asie du Sud Est) ou de

l’accélération rapide de la rentabilité de l’exploitation des populations de sélaciens en Afrique de l’Ouest

(par ex. la dévaluation du Franc CFA a favorisé le développement des exportations).

Ces facteurs macroéconomiques ou monétaires, que ne peut bien évidement pas maitriser le Projet (par

exemple la variation des taux de change, accès aux devises pour les activités économiques d’import/export

des commerçants), peuvent cependant avoir des conséquences importantes sur l’atteinte de ses objectifs

et résultats. Il est important que ces facteurs de risques et hypothèses soient clairement explicités.

Une autre hypothèse importante concerne l’existence et l’efficacité des Systèmes de Contrôle et de

Surveillance (SCS) en particulier pour la pêche artisanale. Il est en effet primordial, si des mesures de

1 Indicateur de résultat (IR) : mesure qui permet de savoir si les résultats sont obtenus (maximum 2 indicateurs par résultat)

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 4


gestion sont prises dans le cadre des PAN, qu’il puisse y avoir un SCS qui garantisse l’applicabilité et le

respect des diverses obligations prises au niveau des pêcheurs.

Au niveau de l’évolution du contexte et des facteurs de risque, on peut également souligner ces dernières

années l’implantation de sociétés et le développement d’activité de pêche dans la sous‐région en

provenance des pays d’Asie, en particulier de la Chine, Corée. Cette situation est de nature à renforcer les

possibilités d’accès aux circuits commerciaux asiatiques pour les produits tels que les ailerons de requins.

Analyse des contraintes et des difficultés

L’évaluation externe du projet a aussi faire ressortir les principaux facteurs qui ont entravé la mise en

œuvre des PAN selon les parties prenantes. Il s’agit de :

- Les capacités financières insuffisantes au niveau national ;

- Le calendrier du Coordinateur national trop chargé ;

- Les enjeux faibles pour certains Pays : le fait que les pêcheries de sélaciens ne sont pas identifiées

comme une priorité de la gestion des pêches (pêcheurs étrangers, pas de consommation nationale

des sélaciens, exportations sous régionales) ;

- Le déficit d’attention accordée aux Pays anglophones en termes de soutien ;

- La lenteur dans la mise en œuvre de certaines recommandations au niveau de l’administration ainsi

que le manque de continuité dans les administrations ;

- Les capacités techniques insuffisantes pour certaines institutions de recherche à réaliser certaines

tâches intermédiaires (saisie et analyse des données) ;

- Le manque de système de suivi contrôle et surveillance ;

- Le manque de synergie entre les différentes institutions nationales autour de la mise en œuvre du

PAN‐Requins ;

- Le manque de mesures d’accompagnement à la création de revenus alternatifs pour les

populations fortement dépendantes de la pêche aux requins ;

- L’insuffisance d'incitations en termes de rémunération pour les agents à la fois sur le terrain et dans

les bureaux ;

- La faiblesse de la coopération entre les Pays membres et aussi entre les Projets et Programmes sur

des problématiques similaires ;

- La faible communication destinée aux publics des pêcheurs, des mareyeurs et des transformateurs.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 5


Bilan du projet : Atteinte des objectifs spécifiques et des Résultats (sur toute la durée du projet)

1. Analyse de l’atteinte des résultats en fin de projet

Résultats prévus

R1. : Des outils de gestion des

populations de Requins sont

produits, et l’harmonisation des

législations des pêches est

promue au niveau sous régional

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

Analyse des résultats non atteints et des

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

difficultés majeures

A la fin de cette phase du projet, on peut dire que ce résultat est globalement atteint. En effet, aujourd’hui, tous les pays ont adopté

officiellement leur Plan d’Action National Requins. De très bons résultats ont été atteints avec l’adoption de la méthode de suivi des captures

dans les 7 pays de la CSRP et une synthèse des connaissances sur 52 espèces (sur un total de 98). Par contre peu de progrès a été fait sur la mise

en place d’une définition claire de la pêcherie aux élasmobranches dû à la rareté de la ressource qui n’encourage pas les pêcheurs à cibler les

Requins et le projet encourage plutôt la reconversion des acteurs vers des activités hors de pêche de Requins et plus particulièrement hors

pêche. On notera cependant que la Guinée et la Sierra Léone ont mis en place des licences spéciales de pêche aux Requins ce qui permet de tirer

une bonne partie de la rente liée à la pêche de ces espèces.

Annulé

IR 1.1 30% des espèces

concernées (98) ont fait l’objet

d’une synthèse des

connaissances

IR 1.2 ≥ 4 pays de la CSRP ont

clairement défini la pêcherie aux

élasmobranches

54 espèces ont fait l’objet d’une analyse des

connaissances soit avec des études par espèce ou groupes

d’espèces. Ainsi 55% des espèces concernées font l’objet

d’une synthèse des connaissances. En effet, 27 espèces

ont fait l’objet d’études en 2008, 11 espèces en 2009, 14

espèces en 2010.. Les rapports annuels des pays et les

mémoires de fin d’études renferment ces informations..

Ces rapports sont disponibles apurés de la coordination du

PSRA‐Requins et listés dans le tableau des études

Les activités liées à ce résultat ne pas été

mises en œuvre car les pays ont décidé de ne

plus cibler la pêche aux requins. En effet, la

rareté de la ressource voit le nombre de

pêcheurs diminués et ne les encourage pas à

cibler les requins.

De plus, le projet soutient la reconversion des

acteurs de ce secteur de pêche et les

sensibilise à la non‐durabilité de cette pêche.

2 Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 6


Résultats prévus

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

IR 1.3 ≥ 3 pays de la CSRP ont

adopté une méthode harmonisée

de suivi des captures

7 pays ont adopté une méthode harmonisée de suivi des

captures.

Tous les pays (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée,

Guinée‐Bissau, Sierra Léone et Cap Vert), soit les sept (7)

pays de la CSRP collectent les données sur les captures de

la même manière depuis 2008 suite aux formations

régionales organisées par le PSRA‐Requins. Une analyse de

ce système Sera réalisée cette par ACP Fish II, ce e qui

permettra de proposer une alimentation régulière de la

base de données régionale pour l’observatoire sur

l’exploitation des Requins.

Il est à noter que les pays comme la Mauritanie, le Sénégal

et la Guinée ont intégré l’activité de collecte de données

sur les Requins dans leur système statistique, ce qui

pérennisera cette activité après la fin du projet.

Analyse des résultats non atteints et des

difficultés majeures

Analyse de la pertinence du R1

pour l’atteinte de l’objectif du

projet

R2 : Un appui est apporté à la

reconversion des acteurs

spécialisés dans la filière Requins

Pour une conservation et une gestion durable des populations de Requins qui est l’objectif global du projet, il est nécessaire de mettre en place des outils de

gestion au niveau national. Cependant, compte tenu du caractère partagé et migrateur des stocks de ces populations et de la mobilité des pêcheurs ciblant ces

dans la sous région, il est également important qu les outils de gestion soient harmonisés dans la zone concernée. On voit ainsi aisément que le R1 est

hautement pertinent pour l’atteinte de l’objectif du projet. De même l’acquisition des connaissances est de nature à permettre l’ atteinte de ce résultat.

Sur l’ensemble du projet, peu d’appui ont été apporté à la reconversion des acteurs spécialisés dans la filière requins. En effet les moyens

disponibles n’ont permis que d’apporter un appui aux femmes transformatrices de Requins au Sénégal et en Guinée. L’atteinte de ce résultat

n’est malheureusement pas satisfaisante à cause de la faiblesse des moyens alloués.

IR 2.1 ≥ 2 initiatives de gestion

durable de la pêcherie mises en

place

Un appui a été apporté au Sénégal en 2010 pour le

financement d’une initiative de pêche durable (Réalisation

du test de sélectivité de la grille Nordmore pour la

duction des captures accessoires de grandes espèces

dont les Requins dans la pêcherie crevettière profonde). Le

rapport de cette étude est disponible. Le film réalisé sur

cette activité est disponible sur :

http://www.youtube.com/watch?v=wTd1bYUU_8c

Les faibles moyens affectés à cette activité et

la non réactivités des autorités bénéficiaires

n’a pas permis d’obtenir les résultats

escomptés.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 7


Résultats prévus

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

Analyse des résultats non atteints et des

difficultés majeures

L’envergure des moyens disponibles n’a

permis que d’apporter un appui aux femmes

transformatrices de Requins au Sénégal et en

Guinée.

Analyse de la pertinence du R2

pour l’atteinte de l’objectif du

projet

IR 2.2 30% des pêcheurs et

femmes transformatrices ayant

quitté la pêche aux Requins

Un appui a été apporté à 110 femmes transformatrices de

Requins au Sénégal et en Guinée en 2008, 2009 et 2012

par la formation aux techniques de braisage de petits

pélagiques dans de bonnes conditions d’hygiène et par la

construction de fours de braisage d’espèces non

surexploitées. Cependant, rapporté à l’ensemble des

pêcheurs et transformateurs, ce pourcentage ne serait que

de 0,8%, ce qui est insignifiant.

Il a été souligné que la mise en place d’actions

de reconversion, pour être efficace, nécessite

de disposer également d’un système efficace

de régulation d’accès aux ressources

halieutiques. En effet, en l’absence d’un tel

système, aucune garantie n’est assurée que

les acteurs bénéficiant de la reconversion ne

« reviennent » pas ultérieurement dans la

filière ou que ceux qui sortent ne soient pas

remplacés par de nouveaux entrants. Pour

être utiles, de telles actions doivent donc être

liées avec des mesures de régulation efficaces

de l’accès aux ressources et être davantage à

considérer comme des mesures

d’accompagnement (moyens) à la mise en

œuvre de telles mesures de régulation de

l’accès aux ressources. Il a été également

souligné le caractère onéreux de telles

opérations de reconversion si elles sont

réalisées à l’envergure de la pêcherie et de ses

différents acteurs. Il faut toutefois souligner

que le Projet, compte tenu de son

dimensionnement, avait plutôt pour objectifs

à ce stade de réaliser quelques actions pilotes

pour valider à la fois leur faisabilité et les

enseignements à tirer

Compte tenu du fait que les espèces en présence concernées par la pêcherie des Requins sont très vulnérables à la pêche intensive (à cause d’une biologie

particulière : maturité sexuelle tardive, faible fécondité et croissance lente), la solution ultime est l’arrêt de la pêche. Cependant cette solution demande de

trouver une alternative crédible aux activités des acteurs spécialisés de la filière Requin pour s’assurer qu’ils abandonnent définitivement l’exploitation de ces

espèces. Ce résultat est donc très pertinent pour l’atteinte de l’objectif du projet mais les moyens adéquats doivent être mis en face pour permettre son

atteinte. Le caractère « pilote » des actions de reconversion à conduire est cohérent compte tenu du volume des ressources financières disponibles au niveau du

Projet. Il était prévu que le Projet puisse initier certaines actions démonstratives de reconversion et que cela puisse être répliqué à l’aide de financement et

cofinancements additionnels au Projet. Le fait d’intervenir au niveau des pêcheurs comme spécifié dans le libellé de l’activité figurant dans le Cadre Logique du

Projet apparait cependant moins cohérent. En effet, la dynamique de développement des pêcheries de sélaciens est souvent pilotée par l’aval de la filière et il

semble donc préférable pour avoir un impact au niveau de la régulation de la pêche, de privilégier une intervention plus en aval au niveau de la filière.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 8


Résultats prévus

R3 : Un Observatoire des sélaciens

en Afrique de l’Ouest est mis en

place, avec des activités de

formation et de traitement des

données

Analyse de la pertinence du R3

pour l’atteinte de l’objectif du

projet

R4 : L’expérience du projet est

valorisée et consolidée par un

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

Analyse des résultats non atteints et des

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

difficultés majeures

La collecte de données nationales sur la pêche aux Requins pour les indicateurs biologiques, socio‐économiques et de gouvernance identifiés a

été réalisée de façon satisfaisante dans les 7 pays de la CSRP. Ces données ont été intégrées pour la majeure partie des pays dans une base de

données régionale ; ce qui constitue un pas important dans l’intégration d’une base de données régionale de l’observatoire Requins au sein du

système d’information que la CSRP est en train de mettre en place.

IR 3.1 Les informations de suivi

des captures d’au moins 5 pays

sont centralisées

IR 3.2 Base de données

disponible sur les requins dans ≥

4 pays

IR 3.3 ≥ 3 nouvelles études

scientifiques publiées sur les

espèces concernées dans la sousrégion

Les informations de suivi des captures sont centralisées au

niveau de chacun des 7 pays de la CSRP depuis 2006.

Depuis 2010, les données déclarées sur les captures des 7

pays sont également centralisées au niveau de la

coordination du projet. De plus, un atelier a été organisé

en 2010 sur l’évaluation de la mise en place de

l’observatoire. Il a permis de réfléchir sur les modalités

d’alimentation régulière de cet outil et sa centralisation au

niveau de la CSRP. Un groupe de travail Observatoire a été

mis en place. Il se réunira annuellement pour alimenter

l’observatoire.

Les Bases de Données (BD) sont mises en place, sous

différents formats, dans 5 pays (Mauritanie, Sénégal,

Guinée, Guinée‐Bissau, Sierra Léone.) depuis 2005. Des

données complémentaires ont été ajoutées dans ces BD

depuis le début de la phase 2. Comme mentionné

précédemment, ces BD ont été récupérées et centralisées

au niveau de la coordination du PSRA‐Requins depuis

2010.

15 études ont été réalisées au cours de cette phase. Le

degré d’atteinte est largement dépassé. En effet, 2 études

ont été réalisées en 2008, 3 en 2009, 8 en 2010 et 2 en

2011 et 2012. Toutes les études réalisées dans le cadre de

mémoires de fin d’étude ont fait l’objet de rapports de

mémoire qui constituent des publications scientifiques en

soit. C’est le cas des études réalisées en Guinée (4), en

Gambie (1), au Sénégal (2) et en Sierra Léone (3) et en

Mauritanie (5) Tous ces résultats sont en capitalisation

continue au travers de communications scientifiques et de

posters.

L’observatoire de l’exploitation des Requins est un tableau de bord qui permet de suivre la situation des différents indicateurs de l’état de la ressource, de son

système d’exploitation et des stratégies de gouvernance. Il permet donc d’avoir un système d’alerte pertinent pour prendre des mesures de gestion sur des

bases documentées. On voit donc que cet observatoire est la base de prise de décisions pour une gestion durable des ressources de Requins. Aussi, ce résultat

revêt un caractère pertinent pour l’atteinte de l’objectif du projet.

Un bon travail de capitalisation a été réalisé au cours de l’ensemble du projet notamment en 2011 avec le colloque international sur les requins

et la publication d’un document de capitalisation des acquis du projet édité en version anglaise et française.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 9


Résultats prévus

effort de capitalisation et de

communication

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

IR 4.1 L’ensemble des Ministres,

Directeurs des Pêches, Economie

et Environnement des pays de la

CSRP ont reçu la brochure

d’appui à la décision et ont émis

un avis dessus

IR 4.2 Distribution des brochures

réalisées par le projet à

l’ensemble des fédérations

nationales des pêcheurs, et à au

moins 50% 3 des entreprises

d’exportation de poissons dans

les pays de la CSRP

Une note sur les mesures techniques et fiscales à mettre

en œuvre pour une bonne gestion des pêcheries de

Requins a été introduite auprès du Secrétariat Permanent

de la CSRP qui l’a soumise à la Session Extraordinaire de la

Conférence des Ministres tenue en juin 2012.

Toutes les documentations sur le PSRA‐Requins ont été

distribuées à l’occasion des rencontres internationales

(Forum Bissau 2009 – Forum Nouakchott 2010, colloque

international sur les Requins, Forum de Banjul de 2012),

des formations organisées par le projet et au cours des

diverses visites de terrain faites par l’équipe projet. Le

booklet « Trente années d’exploitation des Requins en

Afrique de l’Ouest a été distribué aux participants au

colloque international sur les Requins organisé par le

projet en juillet 2011.

Analyse des résultats non atteints et des

difficultés majeures

3 Cible difficile à évaluer car le nombre d’entreprises d’exportation de poissons dans les 7 pays de la CSRP n’a pas été déterminé au démarrage du projet. Les fédérations de pêcheurs et

ces entreprises font partie de la distribution générale des documents du projet.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 10


Résultats prévus

Analyse de la pertinence du R4

pour l’atteinte de l’objectif du

projet

Degré

d’atteinte 2 Indicateur de Résultat (IR) Analyse des résultats atteints

(Planifiés ‐ Non Planifiés)

IR 4.3 Diffusion des documents

de sensibilisation (documentaire

+ brochure) dans 10 institutions

(école, université, centre de

recherche…) dans chacun des

pays de la CSRP

IR 4.4 Diffusion de la plaquette

sur les résultats du projet à au

moins 90% 5 des partenaires

nationaux, des ministères, des

centres de recherches des pays

de la CSRP

La participation de la coordination du PSRA‐Requins aux

fora internationaux a toujours été l’occasion de vulgariser

ses résultats à travers des outils de sensibilisation (films,

guides, posters, communications orales).

Des relais existent au niveau de chaque pays de la CSRP

pour faciliter la distribution des documents de

sensibilisation.

Le booklet « Trente années d’exploitation des Requins en

Afrique de l’Ouest», traduit en anglais a été distribué à

l’ensemble des participants du colloque international sur

les Requins en juillet 2011. C’est le cas du film réalisé par

le projet « quel avenir pour les Requins » 4 en français,

anglais et wolof.

Un film de 22 minutes a été réalisé sur les témoignages

des bénéficiaires des responsables nationaux

(départements des pêches, centres de recherches) sur les

acquis et l’impact des résultats du PSRA‐Requins. Ces films

sont disponibles sur le site Web de la BIFA :

www.lafiba.org.

Dans le cadre de la valorisation des bonnes pratiques

acquises par le projet, un article sur l'étude de cas sur les

requins a été édité dans le rapport intitulé "L’efficacité de

la planification nationale pour la conservation et la gestion

des requins: Une étude de cas des efforts de la FIBA et de

la CSRP en Afrique de l'Ouest".

Ce travail a été fait annuellement etaciblé l’ensemble des

acteurs.

Analyse des résultats non atteints et des

difficultés majeures

La sensibilisation et la capitalisation sont importantes pour valoriser les acquis du projet et documenter les résultats obtenus, ce qui est de nature à aider à la

conservation des espèces et à une gestion des durable des ressources par la prise en compte des leçons apprises.

4 Il explique la vulnérabilité des Requins et décrit les conditions d’émergence et de développement de la pêche aux Requins dans l’espace CSRP.

5 Cible difficile à évaluer car le nombre d’acteurs visés par cette diffusion n’a pas été fixé au démarrage du projet.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 11


2. Analyse de la contribution des avancées du projet à l’atteinte des résultats attendus du programme

FIBA (A, B, C ou D) dans lequel le projet s’insère

Le projet est un projet du programme C‐ Conservation et Gestion durable des ressources naturelles

(anciennement dénommé Programme Espèces et Habitats) visant à soutenir la mise en place de mode de

gouvernance efficace et l’évolution du cadre socio‐économique pour encourager et appuyer les populations

locales à gérer durablement et à valoriser ces ressources naturelles et à diminuer la pression des activités

de pêches.

Les résultats obtenus au cours de la période du projet aideront à atteindre les objectifs du programme. En

effet, (1) l’appui à la formation des techniciens et observateurs et à la formation diplômante, (2) l’appui à

l’acquisition de données pour alimenter les indicateurs de l’Observatoire Requins , (3) la proposition de

mise en place de mesures techniques et fiscales de gestion des ressources en Requins et (4) la production

d’outils de sensibilisation et de communication qui est de nature à amener les acteurs à prendre conscience

d’une utilisation rationnelle des ressources en Requins sont autant de résultats qui concourent directement

à l’atteinte de l’objectif du programme C.

3. Analyse de la contribution des avancées du projet à l’atteinte des résultats attendus du programme

PRCM et aux axes stratégiques du PRCM 6

Les résultats obtenus au cours de la période du projet contribuent aux avancées des différents axes

stratégiques du PRCM. En effet, la formation et la collecte et l’analyse des données de capture et d’effort

ainsi que l’avancement dans la mise en place de l’observatoire de l’exploitation des Requins contribuent à

une bonne description des activités de pêche et contribuent donc à l’atteinte des objectifs des axes

"renforcement de capacité des acteurs et institutions, recherche". Par ailleurs, la mise en œuvre de PAN‐

Requins, l’appui à la reconversion des acteurs, la capitalisation et la communication contribuent à l’atteinte

des objectifs des axes gouvernance, plaidoyer et communication.

En effet, conformément aux orientations et interventions prioritaires de la Composante pêche du PRCM, le

Projet a:

- accordé une attention particulière au renforcement des capacités des acteurs sous régionaux à

travers la mise en place de nombreuses activités de formation en soutien à la gestion des

pêches (acquisition de connaissances sur les sélaciens par la mise en place de système de

collectes de données bioécologiques et de statistiques sur les captures et l’effort de pêche) ;

- appuyé des processus endogènes et participatifs de planification des pêches au niveau des

différents pays à travers l’élaboration, la validation, l’adoption et le démarrage de la mise en

œuvre de Plans d’Action Nationaux sur la conservation et la gestion des populations de requins.

Ces plans ont été basés sur l’acquisition et le partage de connaissances sur les pêcheries qui ont

alimenté un processus de prise de décision et la mise en place de mesures de régulation. Cette

intervention sur les politiques publiques contribue à l’amélioration de la gouvernance des

ressources naturelles renouvelables ;

- appuyé la conduite d’essais pour l’introduction de dispositifs de sélectivité (grille Nordmore)

dans les pêcheries crevettières industrielles au Sénégal afin de limiter le taux des prises

accessoires dans ces pêcheries, dont celles de sélaciens. L’introduction généralisée de ces

dispositifs à l’échelle de la pêcherie de crevettes profondes est prévue au Sénégal dans le cadre

de la mise en œuvre en cours du Plan d’aménagement de cette pêcherie.

Le Projet s’inscrit donc en forte cohérence avec les objectifs et orientations du PRCM, le degré de sa

contribution aux objectifs et résultats du Programme a apparu élevé selon les appréciations des

évaluateurs externes du projet.

6 Axes stratégiques du PRCM : renforcement de capacité des acteurs et institutions, recherche, gouvernance, plaidoyer,

éducation et communication environnementale, autre

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 12


4. Synthèse des contributions du projet aux domaines transversaux

1

Gouvernance

Le Projet PSRA‐Requins

a contribué

significativement à

l’amélioration de la

Gouvernance des

pêches au niveau sous

régional et national. Il

a su créer une

dynamique régionale

autour de la

problématique de la

gestion et de

conservation des

sélaciens en mettant

en œuvre de

nombreux partenariats

avec les structures

nationales de gestion

des pêches

(Administration des

pêches et Centres de

recherches) et cela

dans l’ensemble des

sept pays de la sousrégion.

Renforcement des capacités des

acteurs 7

Le PSRA‐Requins en tant que Projet

d’appui institutionnel a appuyé de

nombreuses actions de

renforcement des capacités

humaines dans les Pays de la sousrégion.

Les bénéficiaires de ces

formations ont été principalement

les acteurs impliqués dans la mise

en œuvre du Projet à savoir : les

Points focaux, les agents de

l’administration et chercheurs /

enquêteurs impliqués dans les

travaux de collectes de données

sur les pêcheries de sélaciens, et,

dans une moindre mesure, certains

acteurs privés (femmes

transformatrices) lors des activités

de reconversion.

Le renforcement des capacités

semble avoir été élevé pour ce qui

concerne l’identification et la

biologie des espèces. Le niveau

d’acquisition est plus nuancé en ce

qui concerne l’aménagement des

pêcheries, la conservation et les

statistiques : il est jugé soit moyen,

soit élevé par les parties prenantes

ayant participées aux formations et

ayant répondu au questionnaire.

Appui à l’élaboration des outils

de gestion et d’aide à la décision

L’ensemble des Pays de l’espace

CSRP s’étaient engagés dans le

processus de la mise en œuvre

des PAN qui avaient été élaborés,

validés et adoptés. Le degré de

mise en œuvre des PAN est

toutefois variable d’un pays à

l’autre, mais globalement, la mise

en œuvre avait été au‐delà du

simple approfondissement des

connaissances sur les ressources

de requins et leurs pêcheries et

que des mesures concrètes de

gestion avaient été proposées au

niveau des Pays, telles que des

conditions spécifiques d’accès

aux pêcheries de sélaciens

(licences et redevances

spécialisées), des zones de

protection, des mesures

techniques conservatoires allant

jusqu’à l’interdiction de pêche

sur certaines espèces menacées.

Education et

sensibilisation

L’atteinte de

l’objectif global

est en grande

partie liée et

dépendante

d’une plus grande

sensibilisation et

prise de

conscience des

acteurs et

décideurs publics

sur l’importance

des enjeux de

gestion et de

conservation des

sélaciens. Ce

point constitue le

point le plus fort

des résultats du

projet.

Mobilisation et

plaidoyer

Les enjeux de la

conservation et

de la gestion des

pêcheries de

sélaciens étaient

largement

méconnus dans la

sous‐région avant

la mise en place

des Phases 1 et 2

du Projet. qui a

joué un rôle de

plaidoyer

important sur la

problématique de

la gestion de ces

pêcheries

sensibles et

migratoires.

La recherche et l’amélioration de

connaissance 8

Le projet a contribué à

l’amélioration des connaissances

sur les populations de Requins,

au suivi de leurs pêcheries et à

l’analyse de leur importance

économique et sociale. Il se

décline sous différents aspects

liés à la recherche, aux études et

enquêtes de terrain, à

l’élaboration de mesures de

gestion, à la facilitation de leur

mise en application et à

l’harmonisation des actions et

règles de gestion à l’échelle sousrégionale

(7 pays de la CSRP). Des

progrès ont été réalisés au niveau

de l’amélioration des

connaissances des populations

des Requins et du suivi de leurs

pêcheries, dans la caractérisation

des sites de pêche spécialisés et

la description des acteurs

impliqués directement dans les

pêcheries de requins ; des études

sur les trajectoires des pêcheries

de requins ont été conduites

dans tous les pays de la CSRP.

Pour plus de détails spécifiques, consulter les annexes 1 à 4 : Tableau des formations réalisées, Tableau des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer, Liste des études et

capitalisations réalisées et Tableau des visites d’échanges réalisées.

7 Société civile, institutions étatiques, étudiants, organisation des professionnelles, acteurs politiques etc.

8 Il s’agit ici de valoriser les études et autres production permettant de mieux connaitre les pressions, les menaces, le fonctionnement et les meilleures approches pour restaurer ou simplement

mieux conserver

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 13


5. Analyse des impacts 9 et/ou effets du projet et la durabilité des résultats atteints

Impacts 10 et/ou Effets 11 positifs

significatifs du projet

N° Titre

1 Compétences acquises

Description

De quoi s’agit‐il ? quels sont les cibles? Quelles sont les implications pour les

populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ?

Le PSRA‐Requins, en tant que Projet d’appui institutionnel, a eu un

impact important sur le renforcement de la capacité des acteurs

nationaux et des institutions. Ce renforcement de capacités a été

principalement ciblé sur la bio écologie des requins et les méthodes de

collecte de données.

Les connaissances acquises en bio statistiques sont jugées moyenne et

celles en socio économie faibles.

Analyse de la durabilité des effets

Les arrangements institutionnels, les capacités des acteurs, le contexte … sontils

favorables ?

Les capacités acquises pour la poursuite des activités du Projet sont

dans l’ensemble haute à moyenne dans les domaines de la bioécologie

et de l’identification des espèces, de l’aménagement des

pêcheries et de la coordination de projet.

Le besoin de formation continue et de « rafraichissement »

permanent des connaissances a cependant été souligné. Concernant

ce point, le dernier Comité de Pilotage du Projet en février 2011 avait

attiré l’attention sur la nécessité d’évaluer la capacité des

Responsables des PAN‐Requins (qui effectuent les formations

nationales) à enseigner et transmettre les acquis nécessaires aux

enquêteurs et techniciens pour l’identification et la biologie des

espèces dans les Pays et à s’assurer de la poursuite de ces formations

dans les Pays après la clôture du projet.

Le personnel ayant bénéficié des formations étant amené à être

remplacé au bout d’un certain temps et les connaissances

scientifiques et techniques requises évoluant rapidement, la durabilité

de ces acquis, qui font partie intégrante de tous les PAN dans les 7

pays, est comme le reste, conditionnée par les moyens durables que

les pays et partenaires peuvent mettre en place.

9 Certains projets sont à leur 2ème phase et peuvent avoir eu des impacts.

10 Effets à long terme, positifs et négatifs, primaires et secondaires, induits par une activité de développement, directement ou non, intentionnellement ou non.

11 Ce que les extrants doivent accomplir ou ont accompli à court ou à moyen terme, les extrants étant les biens, équipements ou services qui résultent des activités du projet. Le terme peut

s’appliquer à des changements induits par des activités qui peuvent conduire à des effets directs.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 14


Impacts 10 et/ou Effets 11 positifs

significatifs du projet

N° Titre

2

Système de collecte de

données créé

Description

De quoi s’agit‐il ? quels sont les cibles? Quelles sont les implications pour les

populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ?

Le Projet a eu un impact important sur l’amélioration du système de

collecte de données, notamment une meilleure prise en considération

des données de captures sur les sélaciens dans la sous‐région, ainsi que

sur l’acquisition de connaissances socio‐économiques sur les pêcheries

de sélaciens (études). La disponibilité de ces bases de données

constitue une contribution décisive pour permettre d’engager et ou de

consolider des processus de gestion et de planification des pêches à

l’avenir (existence de Baseline, construction d’indicateurs, mise à jours

des diagnostics des pêcheries pour les plans de gestion). Il faut

cependant souligner que la durabilité de ces systèmes de collecte de

données ne sera assurée que si ces dispositifs sont intégrés aux

systèmes nationaux de collectes de données statistiques de la pêche

Analyse de la durabilité des effets

Les arrangements institutionnels, les capacités des acteurs, le contexte … sontils

favorables ?

La durabilité des systèmes de collectes de saisie et de traitement des

données mis en place dans le cadre du Projet va dépendre de trois

facteurs principaux : (i) le degré de leur intégration au système de

statistiques de la pêche artisanale des Pays de la sous‐région, (ii)

l’existence d’une demande continue de ces données pour répondre

aux besoins de gestion, (iii) et des moyens financiers.

Les moyens du Projet ont en effet permis de mettre en place des

systèmes de collecte ad hoc sur les captures et l’effort pour répondre

aux besoins du Projet. Ces systèmes ont été appuyés financièrement

afin de pouvoir mobiliser des moyens d’enquête (humains et en

équipements). Avec l’arrêt du Projet le risque est de voir s’arrêter les

systèmes de collecte des données initiées par le Projet si ceux‐ci ne

sont pas intégrés aux systèmes de collecte nationaux existants pour la

pêche artisanale. La collecte de données entreprises dans le cadre du

Projet fait actuellement l’objet de Code de saisis dans le système

statistique de la Pêche artisanale au Sénégal, en Mauritanie et en

Guinée.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 15


Impacts 10 et/ou Effets 11 positifs

significatifs du projet

N° Titre

3

Gestion et conservation des

sélaciens

Description

De quoi s’agit‐il ? quels sont les cibles? Quelles sont les implications pour les

populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ?

Les processus d’élaboration des PAN ont servi dans certains Pays de

processus pilote pour la planification des pêches. La plupart des pays

sont par ailleurs engagés avec l’appui de leurs partenaires au

développement dans des approches de gestion basées sur l’élaboration

et la mise en œuvre de plans d’aménagement des pêcheries, ces

processus vont se poursuivre et s’amplifier dans les années à venir.

Les impacts en termes de conservation et exploitation durable des

requins n’ont pas encore été atteints. Bien que les impacts soient

difficilement mesurables en l‘absence d’une évaluation plus

approfondies, de la mise en application (même si elle est souvent jugée

limitée et difficile) de certaines mesures de gestion prises (interdiction

du « finning », fermeture de la pêche au Sélacien dans certaines zones,

licence de pêche spécialisée pour la pêche artisanale et redevance

d’accès élevé pour pêcher les requins dans certains pays….). le Projet a

probablement contribué à diminuer la pression de pêche sur les

ressources de sélaciens dans la sous‐région et à empêcher une

dégradation supérieure de ces ressources en Afrique de l’Ouest. Cette

contribution reste toutefois faible en l’absence des systèmes de

contrôle et de surveillance rapprochés et adaptés à la pêche artisanale

et de mesures permettant une régulation effective des incitations

économiques très fortes (marchés, accès aux devises) qui poussent à

l’exploitation des sélaciens.

Gouvernance

Sur le plan de la gouvernance le Projet a contribué sans aucun doute à

une importante prise de conscience au niveau national et régional sur la

nécessité et l’importance de conserver les espèces de sélaciens. Les

différents groupes d’acteurs, décideurs politiques, administration,

scientifique, professionnels et société civile ont été fortement

conscientisés sur les enjeux de la conservation et le rôle des espèces de

sélaciens dans l’écosystème marin. Cette prise de conscience si elle

n’est pas forcément suffisante pour avoir un impact sur la régulation

des pêcheries de sélaciens et la conservation de certaines espèces

vulnérables est toutefois nécessaire pour le renforcement de la

gouvernance et l’ajustement des politiques publiques.

Analyse de la durabilité des effets

Les arrangements institutionnels, les capacités des acteurs, le contexte … sontils

favorables ?

L’adoption officielle d’un Plan d’Action Sous Régional par la

Conférence des Ministres des pêches de la CSRP en 2001, puis

l’adoption par chacun des Etats Membres d’un Plan d’Action National

est un gage de durabilité des processus en cours.

Conformément aux prescriptions du PAI‐Requins et à toute logique de

planification il est souhaitable que les PAN puissent faire

prochainement l’objet d’une évaluation de leur mise en œuvre et

d’une révision. L’absence de processus dynamique de révision en

continue des PAN risque remettre en cause la durabilité des processus

engagés.

Enfin, le contenu des PAN ne prête actuellement que très peu

d’attention aux cadres institutionnels nécessaires à leur mise en

œuvre ; cela est également de nature à impacter négativement la

durabilité des processus. La révision des PAN devra porter une

attention particulière sur ces aspects.

En termes de gouvernance et d’impact institutionnels, la dynamique

induite par le projet n’est durable que par le maintien et le

renforcement des processus qu’il a enclenché au niveau des Pays et

de la région, que la CSRP se devra de garantir.

La durabilité de l’impact des outils, mécanismes et mesures de gestion

qui ont été prises par voie réglementaire dépendra directement de la

capacité du système de contrôle et de surveillance des pêches de

chaque pays à faire respecter les mesures de gestion adoptées. Deux

facteurs sont de nature à favoriser l’application des mesures de

gestion : (I) la capacité du système de contrôle et de surveillance, (ii)

la qualité de la mesure à influer positivement sur le comportement

des acteurs de la filière

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 16


Impacts 10 et/ou Effets 11 positifs

significatifs du projet

N° Titre

Gestion et conservation des

sélaciens (suite)

4 Coopération sous‐régionale

5 Reconversion des acteurs

Impacts et/ou effets négatifs

significatifs du projet

N° Titre

Description

De quoi s’agit‐il ? quels sont les cibles? Quelles sont les implications pour les

populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ?

Politiques publiques :

Le Projet a également eu un impact positif sur les politiques publiques

dans la mesure où il a fortement contribué à la validation des PAN, leur

adoption et à appuyer partiellement leur mise en œuvre. Ainsi il a su

enclencher une dynamique et un processus de gestion engageant les

Pays sur les pêcheries de sélaciens (adoption des PAN par voie

réglementaire).

Il apparait également que le Projet a fortement contribué, et de façon

concrète, à mettre en valeur la coopération sous régionale et

notamment le rôle et la visibilité de la Commission Sous régionale des

Pêches dans ce domaine. Le Projet a appuyé la CSRP dans l’exercice de

son mandat et également proposé un cadre et processus institutionnel

opérationnel de coopération pour l’aménagement de pêcheries sous

régionales et cela dans le cas précis des pêcheries de sélaciens. Cela

constitue un acquis très important et un enseignement pour de futurs

appuis dans les domaines de l’aménagement des pêcheries à l’échelle

sous régionales au niveau de la CSRP (Projet petits pélagiques, PRAO,…)

Les actions conduites par le Projet ont été très limitées dans ce

domaine. Cependant les appuis à la reconversion des femmes

transformatrices de Requins ont eu des impacts positifs aussi bien en

terme d’augmentation des revenus tirés des activités alternatives qu’en

termes de salubrité des nouveaux produits et des conditions sanitaires

de ces femmes qui souffraient des problèmes d’irritation des yeux avec

les anciennes méthodes de transformation des Requins.

Ce type d’appui a créé une dynamique et les autres pays de la sous

région en demandent.

Analyse de la durabilité des effets

Les arrangements institutionnels, les capacités des acteurs, le contexte … sontils

favorables ?

La durabilité est assez bien garantie grâce à l’animation de cette

coopération par la CSRP, institution sous‐région de coopération

reconnue et bien installée et reconnue au niveau sous régional

(PRCM) et international

L’efficacité et la durabilité des mesures de reconversion sont

étroitement liées à la capacité du système de gestion à réguler

efficacement l’accès aux ressources. En ce qui concerne l’initiative

conduite au Sénégal, il semble que l’activité de fumage des petits

pélagiques issue des fours financés par le Projet, génère suffisamment

de ressources financières pour assurer l’entretien et la maintenance

des fours.

Description

De quoi s’agit‐il ? Quelles sont les implications pour les populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ? y‐a‐t‐il des risques que les effets

négatif perdurent ?

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 17


Impacts 10 et/ou Effets 11 positifs

significatifs du projet

N° Titre

Description

De quoi s’agit‐il ? quels sont les cibles? Quelles sont les implications pour les

populations, la biodiversité, la gestion des ressources et des espaces etc. ?

Analyse de la durabilité des effets

Les arrangements institutionnels, les capacités des acteurs, le contexte … sontils

favorables ?

1 Reconversion des acteurs

Les actions de reconversion vers des activités liées à l’exploitation

d’autres ressources naturelles renouvelables (halieutiques ou non)

posent également la question de l’efficacité des systèmes de gestions

de ces autres ressources naturelles pour assurer la durabilité de leur

exploitation durable (éviter le risque de transférer le problème d’une

ressources vers une autres : « des requins vers les petits pélagiques»).

Des pistes de reconversion dans des activités économiques autres que

l’exploitation des ressources naturelles devraient être d’avantage

privilégiées comme mesure d’accompagnement à la régulation de

ressources naturelles. C’est également la stratégie qui devrait

aujourd’hui être recherchée pour essayer de mobiliser la richesse de la

pêche (par ex. épargne des femmes transformatrice) pour qu’elle

puisse être réinvestie dans d’autres activités de l’économie (agriculture,

commerce, tourismes, artisanats…), et non pas dans le financement du

développement de la pêche.

Autres impacts :

Un effet d’entrainement sur la mise en place d’autres appuis sur la conservation des sélaciens dans la sous‐région (un projet spécifique de conservation du poison scie a été

initié en Guinée Bissau) ;

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 18


6. Les leçons apprises au cours du projet

Pour reprendre les conclusions de l’évaluation finale du projet, on peut dire que le projet PSRA‐Requins

d’appui institutionnel aux politiques publiques de conservation et de gestion des ressources halieutiques a

fourni les enseignements suivants :

Coordination régionale et nationale :

Un enseignement fort du Projet est l’architecture institutionnelle mise en place pour sa mise en œuvre avec

une Unité de coordination et d’impulsion au niveau sous régional et des répondants au niveau national

(Point focaux). La programmation technique et financière s’est faite sur une base annuelle, avec toutefois

un référentiel de planification pluriannuel (le PSRA, les PAN et le document de Projet). Ce cadre a permis

une contractualisation entre les parties prenantes régionales et nationales avec une gestion sur

objectifs/résultats, offrant également une certaine forme de souplesse en fonction des situations et

besoins des Pays.

Ce cadre institutionnel pour la mise en œuvre du Projet semble avoir bien fonctionné. Il est

potentiellement « duplicable » pour d’autres Projets mis en œuvre par la CSRP en appui institutionnel à la

gestion des pêches. La nécessité « d’étoffer » la cadre institutionnel de coordination nationale en

impliquant à la fois les structures de l’administration et de la recherche, voire une représentation de la

Profession semble toutefois souhaitable. Cela avait d’ailleurs été initialement suggéré lors de la Phase I du

PSRA‐Requins, à travers la mise en place de Cellule Nationale Requins. La mise en place d’un tel cadre de

concertation représentera bien évidement un coût additionnel qui pourrait faire l’objet de contreparties de

la part des Pays (Cf. infra Partenariat : conditionnalités et contreparties). La mise en place d’une équipe au

niveau de la Coordination nationale renforcera la structuration institutionnelle (articulations et relations

Administration et Recherche dans le processus de gestion) ainsi que la durabilité des processus.

Le contenu des PAN était principalement orienté, conformément aux dispositions du PAI‐Requins de la FAO

et du PSRA‐Requins vers l’acquisition et le renforcement des connaissances sur les pêcheries de sélaciens.

La coordination nationale dans certains Pays a été à juste titre pilotée par les institutions de recherche. Si

les processus de gestion évoluaient davantage à l’avenir vers la mise en place de régulations des pêcheries

de requins dans le cadre de la mise en œuvre de plans d’aménagement par exemple, le pilotage des

processus de coordination devraient revenir alors préférentiellement aux structures en charge de

l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques.

Durée :

L’expérience du Projet montre que l’appui institutionnel aux processus d’ajustement des politiques

publiques s’inscrit bien souvent dans la durée pour escompter des résultats pérennes. Ces processus sont

très souvent in fine de nature politique et prennent du temps. Ils ne sont pas souvent en adéquation avec la

logique Projet et son pas de temps (3 à 5 ans). Il est important lors de la formulation d’un Projet d’appui

institutionnel d’intégrer cette dimension et de prévoir un engagement en concordance avec l’échelle de

temps des réformes publiques (10 à 15 ans minimum). Un engagement sur une telle durée peut néanmoins

être fractionné en plusieurs Phases qui peuvent être mises en œuvre sous un format Projet avec des

objectifs et résultats à atteindre, clairement définis et pouvant conditionner la poursuite de l’appui du

Bailleurs (contractualisation avec les bénéficiaires). Pour ce faire, il est important de fixer des objectifs

spécifiques et résultats réalistes et de mettre en place des indicateurs de suivi et d’impact pertinents, en

disposant des états de référence y afférents.

Partenariats : conditionnalités et contreparties :

Le Projet a fait l’objet de partenariat et de contractualisation annuelle entre la Coordination régionale et les

Coordination nationales dans la mise en œuvre des activités en routine. Il aurait été probablement utile

d’avoir un niveau de contractualisation dès le démarrage de la Phase I entre le Bailleur et la CSRP et entre la

CSRP et les Pays sur les objectifs et résultats à atteindre avec éventuellement des conditionnalités sur la

poursuite du financement de Phases ultérieures, et avec des contreparties négociées sur les engagements

des Pays pouvant renforcer la durabilité des actions engagées (par exemple : affectation de personnels au

niveau des coordinations nationales, mobilisation de budget en adéquation avec les ressources financières

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 19


des structures nationales impliquées….etc.). Cela nécessite également un renforcement et le recours

systématique à des procédures de suivi et d’évaluation du respect des engagements.

Le renforcement de capacités humaines :

Nécessité de mettre en place des processus de formation en continue. Le Projet a consacré des

moyens importants aux renforcements des capacités des agents des structures impliquées dans la

gestion des pêches. En raison de la faiblesse sur le plan quantitatif des ressources humaines dans

les institutions en charge de la gestion des pêches et de la mobilité qui peut exister au niveau des

agents, il est important que les processus de formation puissent être démultipliés et assurés de

façon continue. La mise en place de formation de formateurs pour que les bénéficiaires des

formations du Projet puissent démultiplier les connaissances au niveau national et l’implication

éventuelle de ces formateurs dans les structures de formation universitaires peuvent permettre de

répondre aux besoins de pérennisation de transfert du savoir.

Appui à des formations « diplomantes ». Le Projet a soutenu la formation « diplomante » de

plusieurs étudiants (niveau Master et Thèse). Il s’agit là d’une initiative originale et pertinente car

elle permet de concilier, à la fois les besoins de formation des étudiants, et les besoins du Projet

(en approfondissement de connaissances, et en expertise) et cela de façon souvent très efficiente.

Il apparait important de poursuivre ce type d’activité dans la perspective d’un futur appui. Pour

autant, l’encadrement d’étudiant est un investissement important en temps et il parait important

d’inscrire l’offre de formation que peut supporter le Projet dans une réflexion globale sur les

perspectives de valorisation de ces formations et leur contribution à l’atteinte des résultats du

Projet. Il convient, en particulier, de bien articuler les thématiques des mémoires de Master ou de

thèse en relation avec les besoins d’approfondissement de connaissances ou d’étude des structures

nationales (administration, recherche) pour la gestion des pêcheries de sélaciens ou (université)

pour l’enseignement. Il parait enfin important que les personnes ayant pu bénéficier de formations

« diplomantes » puissent également être constitué en réseaux et intervenir dans des dispositifs

d’expertise ou de renforcements de capacités (formateurs).

7. Conclusions et recommandations

L’évaluation du Projet PSRA‐Requins a révélé clairement que ce projet est un Projet très pertinent qui

correspond à un besoin et une demande de la CSRP et de ses Etats Membres qui sont engagés dans

l’élaboration de Plan d’Action Sous Régionaux et nationaux pour la conservation et la gestion durable des

Requins en conformité avec le Plan d’Action International‐Requins de la FAO.

L’architecture institutionnelle du Projet, avec une Coordination régionale basée à la CSRP et des

coordinations nationales dans chacun des Pays, ainsi qu’avec les modes de gestion mis en œuvre montre

que le Projet a été également très efficient dans l’utilisation de ses ressources financières.

L’analyse de l’effectivité et de l’efficacité apparait globalement moyenne pour ce qui concerne le degré

d’exécution technique des Résultats 2 (reconversion) et 3 (observatoire) ainsi que sur la mise en place des

partenariats financiers additionnels. Le projet a souffert d’un manque de ressources financières pour

l’exécution des activités prévues. Cette inadéquation des ressources financières pour atteindre les

Résultats impacte également négativement la cohérence du Projet.

En revanche, l’efficacité du suivi, de la qualité de la mise en œuvre et de la Gouvernance du Projet est

jugé bonne par la mission d’évaluation. L’architecture institutionnelle de mise en œuvre s’avère très

pertinente et « valorisante » à la fois pour ce qui concerne la coopération régionale et la CSRP ainsi que

pour les structures nationales de mise en œuvre. Le Projet a su créer une dynamique institutionnelle sous

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 20


égionale et un plaidoyer important pour les besoins de conservation & gestion des pêcheries de requins

dans la sous‐région. La qualité des processus de gestion engagés joue un rôle structurant sur le plan

institutionnel. Cela est à consolider en poursuivant les processus de gestion en cours.

Il en est de même en ce qui concerne l’effectivité de l’exécution financière qui est jugée très bonne

puisqu’à la fin 2011, 95 % du budget du Projet avait été décaissé.

En ce qui concerne la cohérence plusieurs points sont à mentionner :

Le Résultat 2 concernant la reconversion des acteurs est plutôt à considérer comme une mesure

d’accompagnement du Résultat 1 sur la mise en place d’outils de gestion et de conservation

efficace et effectif. En effet, en l’absence de mesure de gestion garantissant la limitation et le

contrôle effectif de l’accès aux ressources halieutiques les mesures de reconversion sont

inefficaces, à cela s’ajoute le coût très élevé de leur mise en œuvre qui rajoute à l’inefficacité et

l’inefficience.

La faiblesse des indicateurs dans le Cadre Logique du Projet, ainsi que l’absence de l’identification

des hypothèses, facteurs de risques et d’une stratégie éventuelle permettant d’atténuer ces

risques.

Ces éléments visant à renforcer la cohérence du Projet devraient être pris en compte lors de la formulation

d’un futur appui.

Les impacts du Projet restent mitigés en raison du fait qu’un certain nombre d’activités n’ont pas été

entièrement réalisées :

Les PAN sont en cours de mise en œuvre avec un degré variable d’exécution en fonction des Pays,

mais globalement assez faible ;

Une seule activité de reconversion a été réalisée au Sénégal, celle en Guinée est en cours

d’achèvement ;

L’observatoire n’a pas encore été mis en place de façon fonctionnelle ;

Il apparait clairement que la durabilité des impacts, processus et résultats obtenus par le Projet n’est pas

encore assurée. Par ailleurs, le contexte reste incertain quant à la poursuite du soutien des partenaires

actuels du Projet (FIBA et PRCM) et face à la faible capacité des Pays à assurer entièrement le coût des

activités initiés par le Projet.

Aux regards de ces résultats, il parait primordial de développer une stratégie de recherche de

financements additionnels qui permettrait de consolider les acquis, notamment de poursuivre les

processus de gestion et de conservation engagés et d’en assurer l’autonomisation financière à moyen

terme.

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 21


Annexes

Annexe 1 : Tableau des formations réalisées

Voir tableau Excel

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 22


Annexe 2 : Tableau des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer

Campagnes de sensibilisation et de plaidoyer réalisés au cours du projet

Date et lieux Thème Organisateurs Publics ciblés

Juin 2006,

Saint‐Louis

(Sénégal)

Octobre

2006

Ziguinchor

(Sénégal)

Décembre

2006. Saint

Louis

(Sénégal)

Décembre

2006 Kassa,

Kamsar et

KATCHECK

(Guinée)

Janvier 2008,

Gambie

Août 2009

(Cap Vert)

2009

Mise en place

d’un

programme

pilote de

reconversion

des acteurs

spécialisés de la

filière Requins

Concertation

avec

communauté

pêcheurs sur

mesures

d’aménagement

Suivi Mise en

place d’un

programme

pilote de

reconversion

des acteurs

spécialisés de la

filière Requins

Réflexions sur

activités de

reconversion

acteurs filière

requins en

Guinée

Application

réglementation

et reconversion

Information sur

état de

conservation

des espèces

Vulgarisation

PAN‐Requins

adopté

officiellement

CSRP/FIBA/DPM/CREDETIP

CSRP/FIBA/DEPM

CSRP/FIBA/DEPM

CSRP/FIBA/CNSHB

CSRP/FIBA/FD

CSRP/FIBA/Armateur

CSRP/FIBA/DARO

Pêcheurs et femmes

transformatrices

Requins

Pêcheurs et femmes

transformatrices

Requins

Pêcheurs et femmes

transformatrices

Requins

Pêcheurs et

transformateurs

Requins

Pêcheurs et femmes

transformatrices

Requins

Communauté de

pêcheurs

Acteurs de la filière

Requins sur le

terrain

Résultats (inclus nbre de

participants)

- Identification acteurs

directs et périphériques

de filière Requins

- Sensibilisation des autres

pêcheurs par les

pêcheurs spécialisés

- 18 participants

- Réflexion sur

instauration repos

biologique ;

- Application code de

pêche ;

- Interdiction finning ;

- Zones de fermeture

annuelle ;

- Interdiction pêche

poissons‐scies

- Règlements de conflits

entre pêcheurs

nationaux et étrangers

- Réflexion sur

instauration repos

biologique

- ‐recensement pêcheurs

- Réflexion sur activités

concrètes de

reconversion

- Repos biologique

- Augmentation taille des

mailles de filets Requins ;

- Réflexion sur programme

de suivi de reconversion

avec charte de

reconversion

- 72 participants

- Application interdiction

finning ;

- Reconversion acteurs

acceptée

- 30 participants

- 24 participants

- Rôle des Requins dans

l’écosystème compris

- PAN‐Requins bien

vulgarisé

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 23


Annexe 3 : Liste des études et capitalisations réalisées

Mai 2011

Mai 2011

Mai 2011

Mai 2011

Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Février 2011

Diminution des tailles des espèces de

sélaciens en Afrique de l’Ouest, un

signe tangible de la dégradation des

populations : un diagnostic

d’évolution à Longue terme à partir

de dix années de suivi au Parc

National du Banc d’Arguin en

Mauritanie ».

Training and capacity building of

actors of marine biodiversity

conservation: some lessons for the

conservation of sharks in West Africa

30 Years of shark fishing in west

Africa

Trente années d’exploitation des

Requins en Afrique de l’Ouest

Rapport de la réunion du comité de

pilotage du projet PSRA‐Requins

Mika DIOP,

Didier

JOUFFRE &

Justine DOSSA

DOSSA Justine

& Mika S.

DIOP

Mika DIOP &

Justine DOSSA

Mika DIOP &

Justine DOSSA

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP/IRD Mauritanie Poster

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Poster

Booklet

Booklet

Rapport

PNBA,

Mauritanie,

taille , espèces,

sélaciens

Renforcement

des capacités,

requins,

conservation

Sharks, West

africa

Requins, Afrique

de l’ouest

PSRA‐Requins,

comité de

pilotage

A diffuser dans

rubrique 13

Article

scientifiques/Poster

Article

scientifique/Poster

Article

scientifique/Poster

Article

scientifique/Poster

Rapport

Accord

de

diffusion

obtenu 14

ok

ok

Ok

Ok

_

12 Articles scientifiques/poster ; Mémoires ; Guides méthodologiques ; Outils de gestion ; Supports de communication ; Rapports d'activité ; Rapports d'ateliers ; Rapports de mise en œuvre ;

Rapports techniques ; Capitalisation.

13 Si le produit vous semble intéressant à diffuser sur le site internet de la FIBA, merci de préciser dans quelle rubrique il doit l’être (Articles scientifiques/poster ; Mémoires ; Guides

méthodologiques ; Outils de gestion ; Supports de communication ; Rapports d'activité ; Rapports d'ateliers ; Rapports de mise en œuvre ; Rapports techniques)

14 Mettre une croix uniquement si vous avez obtenu l’accord de l’auteur pour une diffusion du produit sur le site internet de la FIBA (joindre le formulaire d’autorisation signé)

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 24


Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Juillet 2011

Octobre 2011

Oct. 2011

Oct. 2011

Oct. 2011

Juillet 2011.

Juillet 2011.

Statut et occurrence des espèces de

Requins identifiées dans les

débarquements dans les pays de la

CSRP

Elasmobranch management and

conservation in West Africa.

Conservation status of shark species

in West Africa: strategy for the

conservation of threatened shark

species

Sharks conservation in the seven

Countries of Sub‐Regional Fisheries

Commission, West Africa: Do we

have any evidence of

overexploitation?

Preliminary of Elasmobranch bycatch

in Sub regional Fisheries Commission

region, West Africa

Book ok abstracts. International

Symposium on Conservation and

Sustainable Management of Shark

Populations in West Africa:

Achievements and Prospects

PSRA‐Requins : Bilan et perspectives

pour la consolidation des résultats et

la pérennisation du projet.

Dossa Justine,

Mika DIOP,

Lucy H. &

Nickolas D.

Mika diop &

Justine Dossa

Dossa Justine,

Mika DIOP,

Lucy H. &

Nickolas D.

Dossa Justine

& Mika Diop

Mika diop &

Justine Dossa

Diop M.S.,

Dossa, S. J. &

Diop H. (eds.)

FIBA / CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

FIBA/CSRP

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Poster

Oral

presentation

Poster

Poster

Poster

Booklet

Support

audio‐visuel/

Vidéo

Statut, requins,

pays CSRP

Gestion,

conservation,

requins, afrique

de l’ouest

Statut, requins,

stratégie de

conservation

Surexploitation,

requins,

conservation,

Afrique de

l’ouest

Captures

accessoires,

requins, Afrique

de l’Ouest

Requins, Afrique

de l’Ouest

Bilan, requins,

pays

A diffuser dans

rubrique 13

Article

scientifique/Poster

_

Article

scientifique/Poster

Article

scientifique/Poster

Article

scientifique/Poster

Article

scientifique/Livre

Document de

lobbying

Accord

de

diffusion

obtenu 14

ok

_

Ok

ok

Ok

Ok

Ok

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 25


Mai 2010

Mai 2010

Mai 2010

Mai 2010

Mai 2010

Déc. 2010

Nov. 2010

Sept.2010

Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Evolution des indicateurs de suivi des

sélaciens:

Captures accessoires, CPUE et Taille

moyenne des principales espèces

pêchées dans le PNBA.

Sharks are part of marine

biodiversity, let’s protect them!

Les prises accessoires en Requins

dans l’espace CSRP (Symposium

Australie)

Elasmobranchs management and

conservation in Sub‐Regional

Fisheries Commission countries,

West Africa

The International Year of

Biodiversity, a year of appropriation

of the conservation measures of

sharks in West Africa

Rapport de l’atelier sur l’évaluation

de l’observatoire Requins

Rapport de l’évaluation de l’impact

des fours

Rapport sur l’éco‐certification dans le

cadre du projet « plan

d’aménagement des crevettes » au

Sénégal

Wagne Oumar

Hamet

Justine

DOSSA,

Mika DIOP,

Corinne ROUX

Mika DIOP et

Justine DOSSA

Justine Dossa

et Mika Diop

Mika Diop et

Justine Dossa

Mika Diop

Aliou SALL ;

Amadou

MBODJ

T. SOUTHALL

et J. NDENN

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

Mauritanie

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie, Guinée,

Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie, Guinée,

Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie, Guinée,

Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Rapport

d’activités

Poster

Article

scientifique

Poster

Poster

Rapport

Rapport

DPM / Sénégal Rapport

Requins,

biodiversité

A diffuser dans

rubrique 13

Accord

de

diffusion

obtenu 14

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 26


Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Mars 2009

Avril 2009

Mai 209

Mai 2009

Août 2009

Août 2009

Novembre

2009

Report on training workshop on

capacity building in improved fish

handling and processing techniques

for sharks and other small pelagic

species in Sierra Leone.

Etat des connaissances sur les

pêcheries de Requins (raies et

requins) dans l’espace CSRP : cas de

la Guinée Conakry (Poster)

Rapport de l’Atelier régional de

concertation sur les actions de

reconversion des acteurs spécialisés

dans la filière Requins dans l’espace

CSRP

Statut des espèces de Requins en

danger d’extinction dans l’espace

CSRP

Rapport final de l’Evaluation de la

mise en œuvre des Plans d’action

nationaux pour la conservation et la

gestion durable des populations de

Requins (PAN‐Requins) des Etats des

la CSRP

Communication et gestion des

Requins à Elinkine : Cas du PSRA‐

Requins Travail

Rapport de l’Atelier régional sur le

bilan de la mise en œuvre de

l'observatoire sur l’exploitation des

Requins dans l'espace CSRP

Mohamed

Seisay

DIOP M. &

DOSSA J.

Dossa J et

Mika DIOP

Mika D. et

Dossa J.

Equipe PSRA‐

Requins

Cheikhou

Oumar SOW

Equipe PSRA‐

Requins

CESTI / FIBA Sierra Leone Rapport Reconversion

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

Guinée

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Requins,

Guinée

Rapport

d’atelier

Poster

Reconversion,

acteurs, requins

Statut, espèces,

requins ;

A diffuser dans

rubrique 13

Outils de gestion

Sensibilisation

Rapport d’atelier

Accord

de

diffusion

obtenu 14

Ok

ok

ok

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 27


Décembre

2009

Novembre

2009

Novembre

2009

Novembre

2009

Décembre

2009

Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Septembre

2009

Décembre

2009

Janvier 2009

Workshop Report

“Identification, Biology and

Conservation of Elasmobranch Fishes

in West Africa”

Rapport de la deuxième réunion du

Comité de pilotage du projet PSRA‐

Requins – Phase

A description of the Guinean shark

fisheries

West African Action Plan for Sharks:

Where are we?

Rapport de la réunion annuelle de

coordination du projet PSRA‐Requins

2009

Shark processing, marketing and

distribution Tombo, Goderich and

Konakri‐dee. Sierra Leone

Etude sur les élasmobranches au

Sénégal

Rapport final de la caractérisation

des nourriceries du requin

bouledogue : carcharhinus leucas

Equipe PSRA‐

Requins

Equipe PSRA‐

Requins

Diop M. &

DOSSA J.

Diop M. &

DOSSA J.

Equipe PSRA‐

Requins

Paul

Mohamed Jaia

officer‐incharge

konakri‐dee

fisheries

outstation

FIBA et formateurs

(R Coelho, G.

Burgess, E. Cortes)

FIBA

FIBA

FIBA

FIBA

Fisheries

Department of

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Cap Vert, Gambie,

Guinée, Guinée Bissau,

Mauritanie, Sénégal,

Sierra Leone

Sierra Leone

Abdoulaye BA DPM / UCAD/FIBA Sénégal

Framoudou

Doumbouya

CNSHB

Guinée

Rapport

d’étude

Rapport

d’étape de

Mémoire de

fin d’étude

Rapport

d’étude

A diffuser dans

rubrique 13

Rapport d’atelier

Rapport de Réunion

Poster

Capitalisation

Rapport d’atelier

Accord

de

diffusion

obtenu 14

ok

ok

ok

ok

ok

ok

ok

ok

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 28


Novembre

2009

Novembre

2009

Etudes et capitalisations réalisées au cours du projet

Date Titre exact Auteur Institution Zone de couverture Nature 12 Mots clés

Biological and Socioeconomic

data/information in Gambia

Etude des paramètres essentiels des

principales espèces de Requins

pêchées en Casamance (Sénégal)

Asberr Mendy

Lamine

MBAYE et

Abdoulaye BA

Fisheries

Department Of the

Gambia

DPM et UCAD

Gambie

Sénégal

Rapport

d’étude

Rapport

d’étude

A diffuser dans

rubrique 13

Accord

de

diffusion

obtenu 14

ok

ok

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 29


Annexe 4 : Tableau des visites d’échanges réalisées

Visites d’échanges réalisées au cours du projet

NEANT

Date Lieux Thème Organisateurs

Nombre de participants et

catégories

Annexe 5 : Liste des évaluations réalisées

Evaluations réalisées au cours du projet

Date

2009 Interne

2012 Externe

Interne ou

externe

Noms des évaluateurs

Mika DIOP et Justine

Dossa

Lionel Kinadjan et

Inejih Cheikh

Abdallahi

Titre de l’évaluation

Evaluation de la mise

en œuvre des PAN‐

Requins des Etats

membres de la

Commission Sous

Régionale des Pêches

Evaluation finale du

Projet FIBA‐PRCM

« Appui à la mise en

œuvre du Plan

Sous Régional

d’Action pour la

conservation et la

gestion durable des

populations de

Requins (Projet

PSRA‐Requins)

Nature (faisabilité, mi‐parcours,

finale etc.)

mi‐parcours

Final

Appui à la mise en œuvre du Plan Sous Régional d’Action Requins Phase II 30


RAPPORT annuel

2012

PROGRAMME C

Projet : Etudes et conservation des flamants sur

le littoral ouest africain

Promoteur : FIBA

Date de démarrage et de fin du projet : Du 01/01/10 au 12/12/13

Budget total du projet 298 296€

Budget prévu pour l’année en 2012 : 63 058 €

Dépenses réalisées en 2012 : 47 455€

Pourcentage d’exécution du budget annuel : 75 %

Date de rédaction du rapport : 5/01/2013

Nom et e-mail du responsable du projet : Yelli Diawara ydiawara00@yahoo.fr

1. Résumé opérationnel du semestre

Les suivis des populations de flamants roses et nains s’effectuent au moins dans huit sites des

quatre pays de la sous-région et les résultats sont communiqués à la coordination pour le

rapport semestriel et annuel. Cette dynamique de suivi est appuyée par des missions

ponctuelles du coordinateur dans les différents sites.

Ces activités permettent au fur et mesure de mieux comprendre (1) la dynamique de

reproduction des flamants roses et nains dans l’Aftout, (2) les échanges permanents entre les

populations méditerranéenne et ouest africaine pour les flamants roses, et intra africaine pour

les flamants nains, et (3) la dispersion des juvéniles dans les principaux sites au sud de la

Mauritanie.

Le coordinateur a tenu également en marge de l’atelier de suivi des populations d’oiseaux en

Afrique de l’Ouest organisé par Wetland et CMB, 1 deux réunions avec les points focaux du

projet et trois membres du comité de pilotage en mai et décembre 2012.

Début septembre 2012, le projet a été audité, par un auditeur externe pour l’exercice 2011 sur

fonds GIZ/PNBA. Une mission de suivi administrative et financière de la FIBA s’est également

déroulée en juin 2012.

2. Rappel de l’objectif et des résultats attendus du projet 2

L’objectif global du projet est de Contribuer à la conservation des espèces de flamants et de

leurs habitats dans l’espace PRCM

Les deux objectifs spécifiques sont les suivants :

1 CMB : projet BirdLife, Renforcement des réseaux pour la conservation des oiseaux migrateurs et leurs habitats le long de la côte

de l'Afrique de l’ouest

2 Objectifs et résultats attendus du projet tels que déclinés dans le cadre logique du projet

1


Objectif spécifique 1 : consolider les acquis des suivis réalisés durant la première phase du projet

flamant au PNBA et au delta du fleuve Sénégal et étendre le suivi à l’ensemble de la sousrégion.

Objectif spécifique 2 : Impliquer les communautés locales dans la conservation et la surveillance

des populations de flamants, à travers un système de surveillance rapprochée des populations

en période de reproduction en s’appuyant sur la population locale et contribuer à

l’amélioration de la qualité de vie des populations des zones d’étude

Résultats attendus du projet et indicateurs :

Résultat et indicateur de résultat (IR) 3

Résultat 1 : Les paramètres de reproduction des flamants roses dans la zone d’étude sont

mesurés (PNBA et Aftout). Les données sont analysées afin d’identifier des variations

régionales et interannuelles du succès reproducteur et d’expliquer les causes de ces variations

IR 1.1. Les effectifs des colonies et crèches de flamants sont comptés et les résultats sont

diffusés

IR .1.2 Les succès des reproductions sont déterminés dans toutes les colonies

IR .1.3 Une mission de coordination est réalisée chaque année

Résultat 2 : Les zones de dispersion des flamants roses nés au PNBA et dans l’Aftout sont bien

identifiées et les résultats sont partagés

IR .2.1 Nombre de zones de dispersion localisées dans la sous-région et les données sont

diffusées

Résultat 3 : Les sites de reproduction et d’hivernage des flamants sont bien connus à l’échelle

sous régionale et les liens entre les populations de la sous-région et méditerranéennes sont

clairement établis

IR 3.1 Nombre de principaux sites de reproduction et d’hivernage de flamants roses et nains

connu dans chaque pays

IR 3.2 Le site de reproduction du flamant nain en Mauritanie est identifié

IR 3.3 Les lectures de bagues ont lieu 2 fois par an par colonie et les prélèvements génétiques

sont réalisées et analysés

IR 3.4 Les missions d’appui en période des comptages sont effectuées annuellement

Résultat 4 : Le personnel du projet et les guides éco-touristiques de la zone l’Aftout sont formés

et opérationnels

IR 4.1Formations en suivi de l’avifaune sont organisées

IR 4.2 Le personnel du projet participe annuellement aux panels d’échange d’informations et

nombre de personnes du projet formées en gestion de projets

IR 4.3 Nombre de publications scientifiques produites

Résultat 5 : La surveillance des sites de reproduction est renforcée et les communautés locales

sont sensibilisées aux effets du dérangement des flamants pendant la période de

reproduction

IR 5.1 Les populations de flamants se sont reproduites avec succès dans les différentes colonies

IR 5.2 Les communautés locales de l’Aftout et du PNBA ont pris connaissance de la période de

reproduction des flamants

Résultat 6 : Les communautés locales bénéficient des retombées des activités éco touristiques

IR 6.1 Les 2 campings villageois dans l’Aftout (Est et Ouest - la dune côtière) sont fréquentés

IR 6.2 La qualité d’accueil dans les campings de l’Aftout et du PNBA est améliorée

IR 6.3 Nombre de guides éco-touristiques locaux opérationnels au PNBA et dans l’Aftout

3 Indicateur de résultat (IR) : mesure qui permet de savoir si les résultats sont obtenus (maximum 2 indicateurs par

résultat)

2


3. Bref historique du projet et rappel sur la situation 4 en début d’année

La première phase du projet avait pour but d’étudier la population de flamants au PNBA et de

faire le rapprochement avec la métapopulation méditerranéenne. Les résultats de cette

première phase ont montré clairement l’importance du suivi de ces populations de flamants

dans toute la zone de dispersion en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, le projet sous régional, vient renforcer les études sur la dynamique des populations des

deux espèces de flamants, (flamant rose et flamant nain), en vue d’acquérir les données

nécessaires à une interprétation quantitative et statistiquement cohérente des résultats

préliminaires obtenus dans la phase précédente du projet. La poursuite de cette étude est

indispensable pour que les stratégies de conservation puissent reposer sur une connaissance

approfondie et fiable de la biologie et de l’écologie des espèces de flamants en présence.

La perturbation de la reproduction des deux espèces de flamant dans les sites de l’Aftout es

Saheli a marqué le début de l’année 2012. Les sources de perturbation sont encore inconnues.

Mais, la piste la plus probable est la pression des éleveurs, déjà très importante en janvier à

cause de la réduction des points d’eau en 2012 dans la lagune de l’Aftout.

La situation de 2012 risque de se répéter également en 2013, mais cette fois, c’est à cause du

niveau élevé d’eau. Les ilots sensés abrités les colonies étaient encore sous l’eau le 25

décembre 2012, alors que la deuxième quinzaine de décembre est la période habituelle

d’installation des colonies de l’Aftout.

4. Changements du contexte 5 (ou évènements) survenus pendant Le semestre écoulé

influençant (ou susceptible d’influer sur) la mise en œuvre du projet

Les missions de suivi ont été retardées dans la zone de Tristao (République de Guinée), site

frontalier avec la Guinée-Bissau à cause de la préparation des élections présidentielles qui a

suscité beaucoup de trouble interne, ensuite à cause du coup d’état en Guinée Bissau.

Dans la zone de l’Aftout, les éleveurs nomades sont revenus très tôt en 2012, ils se sont installés

loin de la colonie de flamants de l’Aftout, mais, faute de l’existence d’autres points d’eau, tous

les éleveurs étaient dans l’obligation de conduire les animaux vers la lagune (site de

reproduction des flamants). C’est l’un des facteurs qui a conduit à l’abandon de la colonie de

l’Aftout en janvier 2012. La situation est générale cette année au sahel à cause de la réduction

des quantités de pluies enregistrées en 2011-2012.

5. Difficultés et problèmes rencontrés au cours du semestre

Il y a eu un retard considérable de la dotation de 2012, la première tranche a été reçue mi-avril

et la seconde tranche en septembre 2012.

4 Situation en début d’année : en particulier l’ensemble des résultats atteints à cette date

5 Changements du contexte: changements qui peuvent concerner le contexte : a) politique, b) institutionnel, c)

socioéconomique, d) environnemental, e) nouveaux intervenants ou projets dans la zone, d) gestion opérationnelle du

projence, partenariats,

nventions, procédures financières et de suivi-évaluation, budget, ressources humaines, infrastructures, matériel…)

3


6. Suivi de l’exécution des activités et analyse du degré d’atteinte des cibles annuelles

N°IR

Descriptif des Cibles Annuelles (CA) 6 et des

activités planifiées en 2012

Niveau d’avancement (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge),

description et observations

Résultat 1 : Les paramètres de reproduction des flamants roses dans la zone d’étude sont mesurés (PNBA et Aftout). Les données sont analysées

afin d’identifier des variations régionales et interannuelles du succès reproducteur et d’expliquer les causes de ces variations.

CA

Les effectifs des colonies et crèches de

flamants sont comptés en 2012 et les

résultats sont diffusés.

Les succès des reproductions sont

déterminés en 2012 dans toutes les

colonies

Les succès des reproductions ont été déterminés en 2012 dans toutes les colonies.

Les flamants ne se sont pas reproduits en 2012 dans l’Aftout. Durant le mois de

janvier et jusqu’au fin février des tentatives étaient observées dans les sites

habituels mais, les flamants ont fini par abandonner. Par contre au PNBA, ils se

sont installés en deux temps avec un succès de 66% de la seconde colonie. La

première colonie de 3000 couples installée en mars n’a pas abouti. Les flamants

ont abandonné au stade de l’œuf (près de 2000 œufs ont été comptés à la

place de la colonie). La seconde colonie de 6500 couples installée en avril a

abouti avec une crèche de 4300 poussins. Les comptages trimestriels ont été

effectués au PNBA et dans l’Aftout, pour évaluer la population restante après la

période de reproduction.

IR 1.1 et

IR 1.2

Activités 7

A1.1 Réaliser des comptages au PNBA

et dans la réserve de biosphère au

delta du fleuve Sénégal pour le

dénombrement des couples

reproducteurs et des poussins.

A 1.2 Surveiller des sites d'hiver du

flamant nain et rose dans Réserve de

Biosphère Transfrontalière (RBT) du

Delta du fleuve Sénégal et dans la

sous-région (Sénégal : Djoudj et

Langue de barbarie, Gambie, Guinée

et Guinée Bissau).

Le suivi de l’installation des colonies s’est réalisé par voie terrestre et maritime en

janvier dans l’Aftout, et mars-avril au PNBA. Le comptage de la crèche a été fait

au cours de la mission du 3-6 juin 2012. Une fois encore le survol est presque à

exclure pour les prochaines années car la piste d’Iwik n’est plus praticable en

toute saison. En novembre la crèche du PNBA était presque en totalité au Parc

National du Djoudj (PND)et Aftout, mais rapidement, elle a traversé du côté du

Djoudj à cause du niveau élevé d’eau dans la rive droit du fleuve.

Le suivi trimestriel a été effectué par tous les points focaux des différents pays et

les données des rapports de missions sont analysées annuellement. Le PND en

particulier fait un suivi mensuel des sites l’Aftout.

IR

1.3

CA

La mission de coordination annuelle est

réalisée

Quatre missions de coordination ont été réalisées cette année : une en Guinée et

trois dans la RBT du delta du fleuve Sénégal

6

Cible Annuelle (CA): valeur que doit atteindre l’indicateur de résultat à la fin de l’année (cf. plan d’action annuel)

7 Activités contribuant à l’atteinte de la CA

4


N°IR

Descriptif des Cibles Annuelles (CA) 6 et des

activités planifiées en 2012

Activités

A 1.3 Coordonner des activités de suivi

des populations de flamants dans les

différents sites de la sous région

(principalement à travers les actions

des points focaux)

Niveau d’avancement (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge),

description et observations

Une mission de coordination a été réalisée en Guinée du 16 au 22 mai 2012 et trois

missions dans la Reserve de Biosphère Transfrontalier du delta du fleuve Sénégal

en janvier, mars et décembre 2012.

Résultat 2 : Les zones de dispersion des flamants roses nés au PNBA et dans l’Aftout sont bien identifiées et les résultats sont partagés

IR 2.1

CA

Activités

Quatre sites clés de dispersion des

flamants sont suivis

A 2.1 Suivre la dispersion des juvéniles de

flamants au PNBA, dans la Réserve de

biosphère du delta du fleuve Sénégal et

la sous-région

A 2.2 Expérimenter le bagage des

poussins de flamant à partir 2012 au

PNBA et/ou l’Aftout

A 2.3 Alimenter la base de données

flamants, sous régionale.

Le suivi de la dispersion des flamants juvéniles a été réalisé dans le second

semestre au sud de la Mauritanie. Aucun nouveau site de dispersion n’a été

identifié.

Les flamants juvéniles ont été observés en permanence dans 9 sites : Mauritanie -

PNBA, Aftout, PND ; Sénégal – PNOD ; Guinée - Kapatchez- Konibenki ; Guinée

Bissau – Cacheu ; Gambie : Jeta, Piran et Bao Bolong

Le suivi de la dispersion des juvéniles est en cours. Il est à noter que pour cette

année la colonie de l’Aftout n’a pas abouti. Seul les poussins/juvéniles de 2011

sont suivis et il a été constaté qu’ils sont presque tous concentrés dans la zone

Guinée Bissau et Guinée. Le point focal Guinée a dénombré en juin plus de 3000

juvéniles de2011.

Faute de marquage, nous ne pouvons pas encore suivre la dispersion juvénile des

colonies de la Mauritanie. En décembre 2012 nous avons observé 1500 juvéniles

de flamants roses et 750 juvéniles flamants nains en Guinée et Guinée Bissau. Au

delta du fleuve Sénégal, il y avait 1800 juvéniles de flamant rose.

Cette activité n’a pas été réalisée à cause des craintes de certains partenaires

(Coopération Espagnole au PND) sur l’éventuel dérangement de la jeune colonie

de flamant nain. Toute fois, des concertations sont en cours avec la Tour du Valat

et les Espagnols en vue d’entamer cette activité en 2013

Les données des différents sites sont collectées depuis le début du projet et saisies

dans la base de données, au niveau de la coordination du projet Flamant au

PNBA

Résultat 3 : Les sites de reproduction et d’hivernage des flamants sont bien connus à l’échelle sous régionale et les liens entre les populations

de la sous-région et méditerranéennes sont clairement établis

IR 3.3,

et IR 3.4

CA

Deux missions de suivi des bagues et les

prélèvements génétiques réalisés et

analysés

Les missions d’appui annuelles en

période des comptages sont effectuées

Les lectures de bagues ont été réalisées et un prélèvement génétique a été

effectué.

Les comptages du mois de janvier dans la RBT ont été effectués avec l’appui de

la coordination du projet.

5


N°IR

Descriptif des Cibles Annuelles (CA) 6 et des

activités planifiées en 2012

A 3.1 Echantillonner et analyser le

matériel génétique de la population du

PNBA pour la comparaison avec les

populations méditerranéennes.

Niveau d’avancement (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge),

description et observations

Du matériel génétique a été prélevé du 4 au 5 juin 2012 et envoyé à Montpellier

pour analyse, en vue de poursuivre notre étude de comparaison entre la

population mauritanienne et méditerranéenne.

Activités

A3.2 Suivre des lectures de bagues et

nourrissages dans les colonies détectées

en Mauritanie et dans autres pays cités

ci-dessus

A 3.3 Suivre les échanges entre les

populations Est et Ouest africaines de

flamant nain (échanges d’informations

concernant les lectures de bagues avec

les institutions de suivi en Afrique de

l’Est).

6 lectures de bagues ont été réalisées au PNBA (3 au 6 juin ) et 11 au Djoudj

étalée sur plusieurs missions. Dans la colonie du PNBA il n’y a pas eu d’observation

de nourrissage d’oiseaux bagués en 2012. Les oiseaux bagués sont d’origine (par

ordre d’importance), Espagnole et Française. 8 autres bagues de flamant ont été

lues au sud du parc, dans la zone de Mamghar entre juillet et décembre.

Jusqu’à présent, il n’a pas été constaté d’échange continu entre les populations

de flamants ouest-africaines avec les populations de flamants d’Afrique de l’Est.

Mais cette d’année des effectifs importants sont signalés en Guinée 7000 flamants

nains, proche de la population ouest africaine, alors qu’un groupe de 6000 est

dans l’Aftout pour tenter de se reproduire, ce qui laisse penser des possibilités

d’échanges entre les populations, à vérifier.

Résultat 4 : Le personnel du projet et les guides éco-touristiques de la zone l’Aftout sont formés et opérationnels

IR 4.1,

IR 4.2

et IR

4.3

CA

Activités

Au moins une formation et une

publication réalisée.

Le personnel du projet participe au

panel d’échange d’informations annuel

et au moins une personne du projet

formée en gestion de projets

A 4.1 Les capacités du personnel du

projet et des partenaires sont rehaussées

en termes de gestion de projets et de

suivi de l’avifaune.

A 4.2 Traiter et publier des données

issues du projet dans les revues

scientifiques connues.

Deux agent du projet ont participé à la formation des formateurs organisée par

wetlands /BirdLife, Mauritanie et la formation en bagage des jeunes flamants à

la Tour du Valat. Un résumé est soumis au 13° Congres Panafricain ornithologique

(PAOC13) en Tanzanie qui sera publié dans les proceedings.

Le coordinateur du projet a participé au développement du projet sous régional

Alcyon, avec une formation sur l’utilisation du logiciel Miradi https://miradi.org/

(financement de cette participation et formation par la MAVA et FIBA).

Les guides locaux ont pris part au comptage international de janvier au Diawling

et Banc d’Arguin, et le suivi des colonies des flamants au PNBA.

En prévision de l’activité de baguage en 2013, deux agents (1 PNBA et 1

ecoguide) ont pris part aux activités de baguage à la TDV en aout 2012

Un écoguide et deux agents du PNBA ont pris part à la formation des formateurs

en gestion des ressources aviaires BirdLife et le suivi de faune sauvage organisée

par FAO/Mauritanie.

L’article proposé pour la revue Malimbus est toujours en phase d’analyse. Un

résumé sera publié dans les proceedings du PAOC13 en Tanzanie à la fin de

l’année

6


N°IR

Descriptif des Cibles Annuelles (CA) 6 et des

activités planifiées en 2012

Niveau d’avancement (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge),

description et observations

Résultat 5 : La surveillance des sites de reproduction est renforcée et les communautés locales sont sensibilisées aux effets du dérangement des

flamants pendant la période de reproduction

IR 5.1 et

IR 5.2

CA

Activités

Au moins la colonie de l’île de Kiaone

dans le PNBA s’est reproduite avec

succès

A.51 Impliquer les éleveurs et les

pêcheurs à la surveillance des colonies

(PNBA et l’Aftout en particulier) afin de

limiter les dérangements

A.5.2 Initier les écoliers du PNBA et PND

dans la gestion des sites d’importantes

pour l’aviaire.

A.5.3 Informer les différents intervenants

sur les périodes et sites de reproduction

des flamants roses et nains au delta

A.5.4 Le site de reproduction d'Aftout est

aménagé/ surveillé

Résultat 6 : Les communautés locales bénéficient des retombées des activités éco touristiques

Les pêcheurs Imguen ont réduit la pression aux alentours du Kiaone en période de

reproduction. Les flamants roses se sont reproduits au PNBA dans l’île de Kiaone

avec un succès de 66%, en avril 2012.

L’activité était prévue pour fin 2012, mais le changement de direction du PNBA a

contraint à remettre plusieurs activités à 2013.

Activité non réalisée, sites PND difficiles d’accès cette année pour les jeunes

jusqu’à fin décembre.

L’équipe du projet : coordinateur, point focal Diawling et PNBA ont tenu des

réunions avec 4 campements dépendants de la lacune de l’Aftout pour donner

plus d’informations sur la reproduction des flamants, les zones de gagnage et la

dispersion juvéniles à partir de mars-avril.

En période d’installation des colonies, (novembre-décembre) la surveillance va

être renforcée dans l’Aftout. Il est important de noter qu’en 2010 il a été décidé

que le projet espagnol contribuera à la surveillance du site en période de

reproduction. Mais ce projet a pris fin en décembre 2011. Les négociations sont en

cours avec le Diawling pour les modalités d’installation d’un poste de

surveillance.

Les colonies des flamants ne sont pas encore installées dans l’Aftout, mais des

missions rapprochées sont en cours pour surveiller le site et préparer la

fonctionnalité du poste de surveillance

CA

Au moins 2 guides sont formés

Deux écoguides du PNBA sont formés en suivi des populations d’oiseaux et

habitats en Afrique de l’ouest et au bagage des oiseaux au PNBA et à la Tour du

Valat.

IR 6.1

et IR 6.3

Activités

A.6.1 Former des locaux en guidage

touristique, pour les visites en période de

reproduction des flamants (Aftout en

particulier).

Les guides locaux participent aux séances de comptages de l’avifaune au PND,

Djoudj et PNBA qui sont des formations pratiques et continues ; leur permettant de

mieux connaitre l’avifaune et l’habitat ; et d’éviter les zones sensibles au cours

des activités de guidage (financement effectué à travers les activités de suivi).

Deux des écoguides ornithologiques du PNBA ont pris part aux formations des

formateurs en suivi des ressources aviaires et la formation en bagage des

flamants à la Tour du Valat.

Les principaux sites de reproduction, de gagnage et de repos sont bien identifiés

par les écoguides dans le PNBA et la réserve de biosphère transfrontalière.

7


N°IR

Activités non prévues

Descriptif des Cibles Annuelles (CA) 6 et des

activités planifiées en 2012

A.6.2 Identifier des circuits écotouristiques

avec la participation des

populations d’Aftout es Saheli.

Niveau d’avancement (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge),

description et observations

Aucune activité en 2012


7. Analyse et évolution du degré d’atteinte des résultats attendus à la fin du projet depuis le démarrage du projet

N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

Résultat 1 : Les paramètres de reproduction des flamants roses

dans la zone d’étude sont mesurés (PNBA et Aftout). Les données

sont analysées afin d’identifier des variations régionales et

interannuelles du succès reproducteur et d’expliquer les causes

de ces variations

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

Le nombre de couples de flamants roses est variable d’une année à

l’autre. Le succès était nul en 2008 et faible en 2009 à cause des

perturbations, d’origines non identifiées dans la colonie du Kiaone. En 2012

seule la colonie du PNBA a abouti, mais la taille de la colonie était petite.

Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012

Succès %

PNBA

68 63 83 82 0 50 73 85 66

Colonie 8500 16600 15842 11500 6000 16600 8700 12600 6500

8 Cible à la Fin du Projet (CFP) : valeur que doit atteindre l’indicateur de résultat à la fin du projet (cf. cadre logique du projet)

8


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

IR 1.1

IR 1.2

Les effectifs des colonies et crèches de flamants sont

comptés annuellement et les résultats sont diffusés

Les succès des reproductions sont déterminés

annuellement dans toutes les colonies

IR 1.3 Une mission de coordination est réalisée chaque année

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

2010 : Une colonie de flamant rose au PNBA (ïle de Kiaone) et une colonie

mixte (flamant rose et flamant nain) à l’Aftout, ont été suivies. L’état de la

dispersion des juvéniles des deux espèces au delta et au sud de Mauritanie

est rapporté pour différents sites.

2011 : Les deux colonies mauritaniennes sont suivies. Les effectifs et la

dispersion des juvéniles issus de la colonie de l’Aftout sont connus. Au S1

2011, le front de la dispersion des juvéniles vers le sud se situe dans la

langue de Barbarie au Sénégal. En juillet 2011, le premier groupe de

juvéniles de flamants nains nés à l’Aftout est observé en Guinée Bissau (35

juvénile)

2012 : Les deux colonies sont suivies. La colonie du PNBA s’est reproduite

avec succès et la crèche a été suivie jusqu’au stade envol. Les tentatives

de reproduction sont observées dans l’Aftout, mais les colonies 2012-13 ne

se sont pas encore installées.

En 2010, le succès de la reproduction des flamants est connu au PNBA et

dans l’Aftout soit respectivement 73% (rose) et 37% (nain+rose).

Pour 2011, le succès de la reproduction dans l’Aftout est estimé 65% pour

les flamants nains et 80% pour les flamants roses. Pour la colonie de Kiaone

au Banc d’Arguin le succès est estimé à 85%. Nous avons constaté que les

flamants roses peuvent se reproduire jusqu’à plus de vingt ans.

Pour 2012, le succès de la reproduction de la colonie de Kiaone au PNBA

est estimé à 66%. Par contre la colonie de l’Aftout es Saheli n’a pas abouti.

Les missions de coordination au PNBA, dans l’Aftout, à la RBT du Delta du

fleuve Sénégal et dans la sous-région ont été réalisées en 2010 et 2011 : Les

missions de coordination 2012 ont été réalisées en partie : 3 sites des pays

impliqués dans la conservation des flamants ont été visités par le

Coordinateur, le Diawling et Djoudj dans la RTB du Sénégal en janvier,

Konobenki et Soti dans l’île de Kapatchez en Guinée dans le mois mai. En

novembre et décembre, deux missions de coordination ont été réalisées

dans la RBT deux rives.

9


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

Résultat 2 : Les zones de dispersion des flamants roses nés au

PNBA et dans l’Aftout, sont bien identifiées et les résultats sont

partagés

IR

2.1

Au moins quatre zones de dispersion sont localisées dans la

sous-région et les données sont diffusées

Résultat 3 : Les sites de reproduction et d’hivernage des flamants

sont bien connus à l’échelle sous régionale et les liens entre les

populations de la sous-région et Méditerranéennes sont

clairement établis

IR 3.1

IR 3.2

Un des principaux sites de reproduction (colonie) et

d’hivernage de flamants roses et nains de chaque pays

(4 au total) est connu

Le site de reproduction du flamant nain en Mauritanie

est identifié

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

La dispersion des flamants est suivie dans les différents sites des 5 pays du

réseau flamant. Les sites clés pour la conservation des flamants (rose et

nain) dans l’espace PRCM sont identifiés. Au total 10 sites importants pour

les flamants sont suivis dans la sous-région avec actuellement, 2 sites

retenus par pays (les plus importants) : en Mauritanie (PNBA et PND-Aftout),

au Sénégal (PNOD et Langue de barbarie), en Guinée Bissau (Jeta et

Caheu), en Guinée (Tristao et Konibinki) et en Gambie (Bao Bolong et

Nuimi).

Les effectifs et la dispersion des juvéniles issus de la colonie de 2011 sont

connus. En mai 2012, le front de la dispersion des juvéniles 2011 se situait en

Guinée 1300 juvéniles sont observés et Guinée Bissau 730 dont 200 juvéniles

de flamant nain. En décembre 2012 à Yongosalé-Soty nous avons

comptés 1431 juvéniles flamants roses et 767 juvéniles flamants nains.

Les sites de reproductions sont connus, deux sites d’hivernages sont

confirmés et des sites temporaires d’hivernages sont identifiés.

Les échanges (physiques) entre les deux populations se confirment

d’avantage avec l’observation durant 2 années consécutives de flamants

bagués en Méditerranée en train de nourrir des poussins dans la colonie

de Kiaone.

Les échanges entre les populations de flamants roses dans le sens sudnord

reste à déterminer.

En plus du PNBA, la Réserve de Biosphère Transfrontalière (RBT) est

également confirmée site de reproduction et d’hivernage des flamants

(rose et nain).

Deux sites d’hivernages sont confirmés et suivis par pays au sud de la

Mauritanie.

Des sites temporaires sont identifiés dans les voies de migrations au

Sénégal, Guinée et en Gambie( Piran, langue de Barbarie…)

Depuis 2010 : L’Aftout est confirmé site de reproduction des flamants nains

en Afrique de l’ouest.

Cette population a fait plusieurs tentatives en janvier 2012 mais finalement

la reproduction n’a pas aboutie. Les tentatives de reproduction des

flamants roses et nains ont repris en décembre 2012, la reproduction sera

confirmée en fin février 2013.

10


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

IR 3.3

Les lectures de bagues ont lieu 2 fois par an par colonie

et les prélèvements génétiques sont réalisées et analysés

Résultat 4 : Le personnel du projet et les guides éco-touristiques

de la zone l’Aftout sont formés et opérationnels

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

Les lectures de bagues et les prélèvements génétiques annuels ont eu lieu

en juin 2010 à l’ïle de Kiaone (PNBA) avec appui de la Tour du Valat et en

février 2010 dans l’Aftout.

En S1, 2011, 3 séances de lecture de bague ont été effectuées au Kiaone,

PNBA et une séance dans l’Aftout. En S2, 2011, il a été lu 6 et 13 bagues

respectivement au PNBA et Djoudj.

Les lectures de bagues et les prélèvements génétiques annuels ont eu lieu

en juin 2012 dans l’ïle de Kiaone (PNBA) avec l’appui des écoguides

Imraguen. En 2012, 6 séances de lecture de bague ont été effectuées au

Kiaone et autres sites du PNBA, mais peu de bagues ont été observées au

total 8 bagues de flamants roses lues

Le réseau des compteurs Imraguen est fonctionnel. En 2012, Les 6

compteurs ont participé au dénombrement annuel et trimestriel au PNBA.

Ils sont également impliqués dans le suivi des colonies des spatules et

sternes, dans les iles de Nair et Zira. Un écoguide et un agent PNBA a pris

part à la formation sur le bagage en juillet à la Tour du Valat.

11


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

IR

4.1

IR.4

.2

Au moins deux formations en suivi de l’avifaune ont été

organisées

Le personnel du projet a participé aux panels d’échanges

d’informations et au moins deux sont formés en gestion de

projet

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

2010 :

Au total, trente (30) personnes ont été formées en août 2010 : vingt-deux

(22) éco-guides (18 au PNBA et 4 au PND) et huit (8) agents de parc (4 au

PNBA et 4 au PND).

Huit (8) éco-guides ont été sélection nés pour une formation continue

jusqu’à la fin du projet (6 au PNBA et 2 au PND).

2011 :

Une formation a été organisée en mars au profit de 4 points focaux :

Sénégal, G Bissau, Guinée et Mauritanie. Une formation a été organisée à

Mamghar au PNBA du 18 au 21 septembre 2011au profit des 6 ecoguides

ornithologues du PNBA identifiés par le projet et d’un membre de Nature

Mauritanie pour renforcement des capacités d’indentifications et de suivis

des habitats des oiseaux. Une formation pratique de deux jours au profit de

deux agents de Gambie (Madelene responsable suivi avifaune et Mawdo

Diop ex-conservateur du Bao Bolong) a également été réalisée en

décembre.

2012 :

Une formation pratique de deux jours en mai, au profit de deux agents de

Guinée, Mohamed Condé, point focal, et Alioune Diallo, agent de

conservation Soti. Un ecoguide et un agent agents ont participés la

formation en bagage à la TDV, et deux agents du PNBA à la formation

des formateurs en suivi des oiseaux en Mauritanie.

Participation du coordinateur au développement du projet sous régional

Alcyon, avec une formation sur l’utilisation du logiciel Miradi.

Sur proposition du coordinateur, 4 points focaux du projet flamant ont

participé à l’atelier monitoring des oiseaux dans le littoral ouest africain,

organisé par Wetlands en juin 2012.

5 points focaux ont assisté à la formation des formateurs en gestion des

ressources aviaires en Mauritanie décembre 2012 et les deux points focaux

en Mauritanie ont pris part à la formation sur le suivi de la faune sauvage.

12


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

IR

4.3

Au moins deux publications scientifiques sont produites

Résultat 5 : La surveillance des sites de reproduction est renforcée

et les communautés locales sont sensibilisées aux effets du

dérangement des flamants pendant la période de reproduction

IR

5.1

IR

5.2

Les populations de flamants se sont reproduites avec

succès dans les différentes colonies

Les communautés locales de l’Aftout et du PNBA ont pris

connaissance de la période de reproduction des flamants

Résultat 6 : Les communautés locales Aftout et PNBA bénéficient

des retombées des activités éco touristiques

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

2010 : Un article a été publié dans le bulletin du RAMPAO.

2011 : Une publication sur la reproduction des flamants nains d’Aftout a été

soumis à la revue Malimbus.

Un rapport de stage de Master sur la « Dynamiques des populations des

flamants en Mauritanie » est en cours de finalisation.

2012 : Un résumé est proposé pour diffuser les résultats du projet flamant au

PAOC13 en Tanzanie en septembre 2012, intitulé « populations d’oiseaux

coloniaux en Mauritanie », l’article sera publié dans les procceding.

La surveillance est devenue permanente en période de reproduction

dans les deux sites en Mauritanie (Aftout et PNBA). Les guides locaux

contribuent aux activités de suivi de l’avifaune au PND, PNOD et PNBA sont

conscients des impacts de la pression humaine et des changements

climatiques sur les colonies d’oiseaux.

Les flamants se sont reproduits au PNBA avec succès en 2010 et 2011en

avril au PNBA et février dans l’Aftout.

En 2012, le succès de la reproduction des flamants est peu faible au PNBA

66% et nul dans l’Aftout. Les colonies sont actuellement en phase

d’installation dans l’Aftout jusqu’à fin janvier.

En 2011 : Les éleveurs et les écoliers ont connaissances de la période de

reproduction des flamants et pour ces derniers ils sont également

sensibilisés à la gestion des ressources aviaires. Le résultat a été que les

éleveurs se sont installés en peu plus loin que d’habitude de la colonie de

flamant de l’Aftout.

2012 :

Une mission de sensibilisation a été réalisée par le coordinateur et le point

focal Diawling dans les sites proches de la lagune. L’objectif est d’impliquer

d’avantage les principaux campements nomades de l’Aftout dans la

conservation des flamants.

Les huit (8) éco-guides qui ont été sélectionnés pour une formation

continue jusqu’à la fin du projet (6 au PNBA et 2 au PND) sont impliqués

dans les activités de suivi du projet.

En périodes de reproduction des flamants dans l’Aftout, trois surveillants des

cinq assurant la permanence sont issus de la population locale. Les

écoguides sont sollicités pour différentes des recherches ornithologiques

au PNBA

13


N° IR Cible à la Fin du Projet (CFP) 8

IR 6.1 Les campings villageois sont fréquentés

IR 6.2 La qualité d’accueil est améliorée

IR 6.3

Quatre (4) guides éco-touristiques locaux sont

opérationnels au PNBA et 2 dans l’Aftout (PNOD)

Analyse du degré d’atteinte: Evaluation de la progression d’avancement global en fin

d’année X (Excellent - vert, bon - jaune, moyen - orange, faible - rouge)

Année

1 2 3 4 5

Observations

Activité annulée. Sur autorisation du comité de pilotage, les fonds destinés

à cette activité sont utilisés pour la surveillance et le renforcement des

capacités des éco-guides, car la situation du tourisme actuellement en

Mauritanie n’est pas favorable.

Les campings n’étant pas développés, la qualité d’accueil ne peut pas

être au point.

Les circuits des visites sont identifiés dans l’Aftout et PNBA en 2012, avec le

concours des écoguides.

Au total, vingt-deux (22) éco-guides ont été formés (18 au PNBA et 4 au

PND) en août 2010. Huit (8) éco-guides ont été sélection nés pour une

formation continue jusqu’à la fin du projet (6 au PNBA et 2 au PND).

En 2011, les six (6) Ecoguides du PNBA et un membre de Nature Mauritanie

ont reçu une formation d’une semaine sur les techniques suivies de

l’avifaune et le contrôle de l’habitat.

Sur 2010 et 2011, les six (6) ecoguides du PNBA et les deux (2) du PND ont

participé aux activités de suivi des oiseaux (comptage, lecture de bague).

En 2012, Six (6) Ecoguides du PNBA et un membre de Nature Mauritanie

ont pris part en 2012 aux activités de suivi dans la zone PNBA (comptage

annuel, trimestriel, lecture de bagues, suivi des habitats des flamants,

sternes et spatules). Un écoguide a participé au bagage des flamants et le

suivi et l’aménagement des colonies de spatules au PNBA.

Description des résultats atteints non prévus

14


8. Analyse de la contribution des avancées du projet à l’atteinte des résultats attendus du

programme FIBA (A, B, C ou D) dans lequel le projet s’insère

Le projet flamant contribue de façon considérable à l’acquisition des données utiles à la

conservation durable de l’avifaune et les habitats marins et côtiers en Afrique de l’ouest. Ce

projet s’insère parfaitement dans le programme C : Protection et Gestion Durable des

Ressources Naturelles de la FIBA dont l’objectif est la mise en place d’outils de gestion et le

renforcement des capacités des acteurs afin d’améliorer la conservation des espèces et des

habitats. D’autre part, la mise en place d’un réseau échange et de suivi entre les différents sites

clés pour les flamants dans la sous région lui confère en pôle transversal entre les différents

programmes. En effet, les résultats atteints jusque-là vont clairement dans le sens de l’objectif du

programme C de la FIBA. Ils répondent plus particulièrement au résultat 2 des modes de gestion

durable des ressources espèces mis en place dans les sites privilégiés et au résultat 3 relatif aux

actions de conservation mises en place pour les espèces emblématiques et/ou en danger,

comme les flamants roses et nains ; et autres espères menacées qui partagent les mêmes

milieux dans la sous région ouest africaine.

9. Analyse de la contribution des avancées du projet à l’atteinte des résultats attendus du

programme PRCM et aux axes stratégiques du PRCM 9

Le projet contribue directement aux résultats stratégiques 2 et 5 du programme PRCM, à savoir :

les espèces emblématiques (en l’occurrence les flamants roses et nains) et les habitats critiques

sont conservés ; et la compréhension des phénomènes et paramètres influant l’évolution de la

zone côtière est renforcée à travers les données collectées et mises à la disposition du public. En

effet, l’acquisition de connaissances sur la dynamique de reproduction et la dispersion des deux

espèces de flamants sur tout le littoral ouest africain, et le renforcement de la protection de ces

espèces contribuent fondamentalement aux objectifs de conservation du PRCM.

Le projet s’inscrit également parfaitement dans les axes stratégiques d’intervention du PRCM, en

particulier :

- L’intégration de la recherche et le développement des connaissances (grâce aux

études qui sont menées afin d’approfondir les connaissances sur la dynamique et les

échanges génétiques des populations de flamant et les sites de reproduction des deux

espèces) ;

- L’éducation et développement du partenariat entre les différents sites de la sous région

et la communication environnementale (à travers les activités de sensibilisation qui sont

menées et la mise en place d’un réseau de suivi de populations de flamants dans les (5

pays du projet) ;

- Le renforcement des capacités des acteurs de la zone côtière (via les activités de

formation à destination (i) des responsables du projet (ii) des partenaires en charge du

suivi des populations de flamant dans les différents sites du littoral ouest africain et (iii)

des communautés locales dans le domaine de l’écotourisme (écoguides) et des stages

universitaires.

9 Axes stratégiques du PRCM : renforcement de capacité des acteurs et institutions, recherche, gouvernance, plaidoyer,

éducation et communication environnementale, autre

15


10. Liste des produits finis fournis par le projet cette année

Auteur Titre exact Date Institution 10

Résumé PAOC13 en

Tanzanie septembre 2012

Yelli

«Populations d’oiseaux

coloniaux en Mauritanie »

Carte des principaux sites

de reproduction et de

Yelli

dispersion des flamants

dans la sous région.

Dynamiques des

populations de flamants

Diakhité Yacouba

roses et nains en Mauritanie

Mémoire de Msater II

11. Les leçons apprises 13 au cours du semestre

Rien à spécifier

12. Révision du programme de travail et perspectives pour le prochain semestre

Pour la prochaine année 2013, il est prévu de :

- Renforcer le partenariat dans le cadre du suivi des ressources aviaires, des différentes

structures en Mauritanie et la mise en place d’une ébauche de coordination nationale

pour le suivi des populations d’oiseaux ;

- Augmenter la fréquence des activités de suivi dans les sites Guinée Bissau et Guinée,

zone de dispersion des juvéniles de Mauritanie ;

- Couvrir les sites clés de la Guinée Bissau et Gambie en février– juin 2012 ;

- Améliorer la communication entre les points focaux des différents pays couverts par le

projet, afin de pérenniser les échanges entre les sites clés pour les flamants ;

- Renforcer les capacités des agents, ONG et écoguides en suivi des ressources aviaires

en Mauritanie.

- Evaluer les possibilités de capitalisation et de valorisation des résultats acquis au cours

des différentes phases du projet, ainsi qu’une éventuelle prolongation du projet sur

l’année 2014, au regard des fonds disponibles.

13. Prise en compte des actions proposées par la MAVA lors de la précédente mission

d’évaluation ou de supervision et état d’avancement de leur mise en œuvre

Rien à spécifier

A

diffus

er

dans

rubriq

ue 11

Mars PNBA X X

Octobre PNBA X X

Juillet

Université

Cheikh Anta

Diop Dakar

Accord

de

diffusion

obtenu 12

14. Analyse critique des impacts du projet et de leur contribution à l’atteinte des impacts

attendus du projet et du (ou des) programme(s) 14 dans lequel le projet s’insère

X

X

10 Institution ayant produit le document (ex. FIBA, PNBA, UCAD, IRD, Océanium etc.)

11 Si le produit vous semble intéressant à diffuser sur le site internet de la FIBA, merci de préciser dans quelle rubrique il

doit l’être (Articles scientifiques/poster ; Mémoires ; Guides méthodologiques ; Outils de gestion ; Supports de

communication ; Rapports d'activité ; Rapports d'ateliers ; Rapports de mise en œuvre ; Rapports techniques)

12 Mettre une croix uniquement si vous avez obtenu l’accord de l’auteur pour une diffusion du produit sur le site internet

de la FIBA (joindre le formulaire d’autorisation signé)

13 Leçons apprises en terme de stratégie d’intervention, de gouvernance de projet, de modalités de mise en œuvre de

projet, d’impact du projet etc.

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