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Entre nøus, ça

Vision Expo East

Kiosque n°3353

11 au 13 avril 2008

www.kliik.com

Une marque de


sommaire

mars | avril 2008

cahier

santé

rencontre

motivation

finance

nutrition

événement

enjeux

6 Billet

10 L’irrésistible ascension des lentilles

18 Les larmes artificielles (2 e partie) : sélection d’un produit

20 Pour un monde sans frontières

24 Notre emploi est le changement

26 Résidence principale et l’impôt

30 Le diabète et les yeux

32 Inauguration de la clinique-école de

la Lunetterie de F.-X.- Garneau à Québec

34 Activités pancanadiennes et questions de normes

38 Nouveautés

42 Petites annonces

prochain numéro

may | juin 2008

DES VERRES SOLAIRES

La lutte pour prévenir les dommages causés par les rayons UV a généré

une rivalité technologique chez les fabricants de verres solaires.

Correcteurs ou non, les verres se déclinent sous une vaste gamme de

matériaux, de formes et de couleurs afin de correspondre à l’usage

particulier des porteurs. État des lieux des verres solaires du XXI e siècle.

PRODUIT POUR L’ASSOCIATION DES

OPTICIENS DU CANADA PAR :

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202-495 boul. St-Martin Ouest

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PRÉSIDENTE

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RÉDACTRICE EN CHEF

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Darquise Tardif, O.O.D.

Fanny Arbour, B. Pharm.

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Mary Field

Nathalie Jobin, Ph.D, Dt.P.

Sylvain Chartier, M. Fisc., Pl. Fin.

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TRADUCTRICE/CORRECTRICE

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des textes de cette publication est

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4 la REVUE janvier-février 2008 | Association des opticiens du Canada |


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illet

Rester en

CONTACT


Photo : Daniel Desjardins

Isabelle Boin-Serveau

Rédactrice en chef

isaboinserveau@videotron.ca

La Société américaine de chirurgie réfractive estime que

seulement 2 à 3 % des personnes ayant subi une chirurgie réfractive au laser ont présenté

des complications postopératoires. Et, depuis une dizaine d’années, des études ont

démontré que cette chirurgie oculaire se révèle de plus en plus sûre. Malgré ces faits, la

Food and Drug Administration (FDA) a décidé d’entreprendre une vaste étude pour mieux

décoder ces complications (menant à la dépression et à l’accroissement du risque de

suicide), en déclarant que « la qualité de vie après une opération au laser n’a jamais été

réellement évaluée ». D’autre part, on constate que de nombreux patients se détournent

des rayons du laser pour adopter le port de lentilles cornéennes et ainsi corriger leur vision.

À elle seule, cette constatation ne suffit pas à expliquer l’incroyable progression des

lentilles cornéennes sur le marché de l’optique. Il faut l’attribuer aux fabricants qui ont fait

mousser les ventes en innovant avec des matériaux et des designs adaptés à la santé

oculaire d’un grand nombre de porteurs. Avec l’apparition des lentilles en silicone-hydrogel

qui pallient en partie les complications cliniques, le mot « révolution » a circulé sur toutes les

lèvres des spécialistes en contactologie. Cependant, cet engouement ne doit pas faire

oublier que le port de lentilles cornéennes exige beaucoup de précautions autant de la part

des professionnels de la vue que des porteurs eux-mêmes dont certains négligent trop

souvent les règles d’hygiène et les consignes. Que l’on encourage ou non le port des lentilles

cornéennes dans sa pratique importe peu, car force est de constater que ce marché ne fait

qu’entamer son ascension. Notons que l’Association des opticiens du Canada propose à

ses membres des modules vidéos crédités d’enseignement à distance tirés des conférences

qu’elle organise sur l’ajustement des lentilles cornéennes.

Vous aurez l’occasion dans cette édition de rencontrer Darquise Tardif, opticienne et

coordonnatrice de la clinique-école Lunetterie du Collège François-Xavier Garneau à

Québec.

Les chroniques de nos collaborateurs chevronnés vous permettront de découvrir ou

d’approfondir les thèmes suivants : le diabète et les yeux ; les larmes artificielles ; la notion

de changement dans notre emploi ; la vente d’une résidence et son incidence fiscale ; et

enfin les enjeux de l’Association des opticiens du Canada.

Je vous souhaite une bonne Revue et un beau printemps !


The Opticians Association of Canada

Association des opticiens du Canada

2706-83 Garry Street

Winnipeg, Manitoba R3C 4J9

(204) 982-6060 • 1-(800) 847-3155

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2008

PROVINCIAL DIRECTORS |

ADMINISTRATEURS PROVINCIAUX

LORNE KASHIN

President | Président

Thornhill, Ontario

(905) 881-1276

Alberta

DAVID MCGOWAN

Red Deer • (403) 347-1020

British Columbia | Colombie-Britannique

CINDY KOSZEGI

Abbotsford • 1-866-920-5911

Manitoba

TODD SMITH

Secretary Treasurer | Secrétaire-trésorier

Winnipeg • (204) 788-4571

New Brunswick | Nouveau-Brunswick

ROBERTA MCLAUGHLIN

Saint John • (506) 634-0016

Newfoundland | Terre-Neuve

MARIAN WALSH

St. John’s • (709) 579-2605

Nova Scotia | Nouvelle-Écosse

ROBERT DALTON

Vice-President | Vice-président

Halifax • (902) 455-4305

Ontario

LORNE KASHIN

President | Président

Thornhill • (905) 881-1276

Prince Edward Island |

Île-du-Prince-Édouard

DALIE SCHELLEN

Charlottetown • (902) 566-2020

Quebec | Québec

ROBERT GRIMARD

Vision Canada General Manager |

Directeur général de Vision Canada

1-866-377-3636

Saskatchewan

JAMES HOLSTEIN

Rosetown • (306) 882-3511

6 la REVUE janvier-février 2008 | Association des opticiens du Canada |


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cahier

Par Isabelle Boin-Serveau

Les yeux sont les portes de l’âme, dit-on.

Et pour en laisser dégager toute la profondeur, nombreux sont ceux qui

privilégient le port de lentilles cornéennes pour des raisons de commodité ou

d’esthétisme. Ainsi, malgré l’indéniable association des montures à la mode,

des porteurs de lunettes se laissent séduire par cette possibilité.

Tour d’horizon d’un marché en pleine expansion.

Les avancées technologiques des

matériaux et les nouveaux designs vont si

bon train dans le secteur des lentilles

cornéennes que sa courbe affiche une

progression fulgurante sur le marché de

l’optique. Les fabricants de verres de

contact ne lésinent d’ailleurs pas sur leurs

investissements en recherche et développement

tout comme sur leurs dépenses en

marketing.

La vigueur des produits

On estime que plus de 36 millions de

personnes portent des lentilles cornéennes

en Amérique du Nord. Selon le Dr Jeffrey

D. Johnson 1 , l’introduction des lentilles en

silicone-hydrogel a révolutionné un marché

de la contactologie que les lentilles

conventionnelles ne parvenaient plus à

stimuler. En effet, ces dernières possèdent

un DK/e (quantité d'oxygène prévue

passant effectivement au travers d’une

10 la REVUE janvier-février 2008 | Association des opticiens du Canada |


lentille) trop faible occasionnant parfois une

hypoxie (diminution de l'apport d'oxygène

à la cornée) et une néovascularisation

cornéenne (formation de nouveaux

vaisseaux sanguins dans les tissus).

En outre, leur renouvellement s’effectue

entre 12 et 18 mois. A contrario, les

nouvelles générations en silicone-hydrogène

présentent un DK/e (de 60 à 175)

supérieur au minimum requis pour

permettre l’oxygénation cornéenne sous la

lentille. Résultat : les porteurs peuvent

augmenter la durée du port quotidien sans

perdre de confort visuel et ils consultent le

professionnel de la vue plus souvent...

Mais cette évolution technologique

aurait-elle pu apporter autant de poids au

marché des lentilles cornéennes sans avoir

suivi l’évolution du comportement humain?

Les praticiens le constatent quotidiennement

: les gens veulent des choses

simples et faciles à utiliser qui correspondent

à leur style de vie. Les lentilles cornéennes

| Association des opticiens du Canada |

la REVUE janvier-février 2008 11


cahier

à remplacement fréquent et les jetables se

taillent une belle part du marché en offrant

aux consommateurs une réponse à leurs

besoins. « Les patients veulent voir

clairement et confortablement sans

lunettes », constate le Dr Joseph T. Barr

qui ajoute que le port des lentilles devient

une alternative séduisante à la chirurgie

réfractive. Le Français Renaud Degon,

auteur de La marque relationnelle, va plus

loin en affirmant que « la contactologie

épouse cette tendance du besoin de

soigner son image. Elle s’inscrit également

dans une certaine sensibilité à l’innovation.

Se sentir bien n’a pas de prix… »

Le revers des lentilles

Certains consommateurs oublient parfois

les recommandations d’entretien qui leur

sont données et répétées à chaque visite

de renouvellement ou de contrôle. Un point

que l’avancée technologique n’a pas

encore réussi à pallier : l’indiscipline des

porteurs de lentilles cornéennes.

De nombreuses études ont été faites à

ce sujet. Selon le Dr Desmond Fonn 2 de

l’École d’optométrie de l’Université de

Waterloo, « l’abandon du port de lentilles

cornéennes est la principale raison qui a

engendré le recul de ce marché en

Amérique du Nord avant les années

1990. » En 1996, il estimait que 50 % des

porteurs de lentilles interrompaient le port

pour deux ans ou plus.

Les causes d’abandon sont nombreuses :

l’inconfort, la sécheresse oculaire, des

problèmes de manipulation et des

infections dues à la négligence de

l’entretien. Sur ce dernier point, les

professeurs de l’École d’optométrie de

l’Université de Montréal, MM. Langis

Michaud et Claude Giasson 3 , ont réalisé

une étude clinique sur le mauvais usage

que font certains porteurs de lentilles

cornéennes en allongeant le port au-delà

de la limite indiquée par le fabricant. Les

résultats de cette étude ont mis en lumière

les sérieux dangers qu’encourent les

indisciplinés pour leur santé oculaire et

permettent également aux praticiens de

mieux les identifier.

Afin de mieux séduire les porteurs de

lentilles, beaucoup de compagnies mettent

en avant des solutions de nettoyage sans

frottage. Allant à contre-courant de cette

tendance, Advanced Medical Optics (AMO)

a mis sur le marché, en décembre dernier,

une formule à Frottage facile de la solution

polyvalente COMPLETE. La directrice

générale pour le Canada, Kathy Sarafian,

indique que « 80 % des patients ne se

conforment pas entièrement aux directives

de nettoyage. Avec ce nouveau produit,

nous avons voulu faire équipe avec les

professionnels des soins de la vue qui

favorisent des soins optimaux pour leurs

patients et ainsi insister auprès des

porteurs sur l’importance d’employer une

solution comportant le frottement et le

rinçage des lentilles ».

Des innovations bien orchestrées

Lorsqu’au début des années 2000, CIBA

Vision a lancé ses lentilles Focus Night&Day

et que Bausch & Lomb introduisait les

PureVision, pour un port continu de 30 jours,

les praticiens ont répondu favorablement

aux avantages que représentaient les

lentilles en silicone-hydrogel. En 2004, une

enquête 4 effectuée dans 14 pays révélait

que les professionnels de la vue, dont

96 % en Australie, 89 % au Canada et

aussi 89 % au Royaume-Uni, préconisaient

majoritairement des lentilles en siliconehydrogel

à port prolongé pour leurs

patients. En 2005, c’était au tour de

Johnson&Johnson de mettre sur le marché

une nouvelle génération de silicone-hydrogel,

Acuvue Advance, intégrant un fort agent

hydratant, une protection contre les

ultra-violets et un indicateur endroit-envers.

Depuis, dans les laboratoires des

fabricants de lentilles cornéennes, l’innovation

bat son plein et la rivalité s’installe pour

proposer des produits spécifiquement

adaptés à la santé oculaire d’un plus grand

nombre de patients. La compétition se

poursuit avec la venue de lentilles toriques

propices aux différentes amétropies. Cette

année, Leis Vision et Optique Centennial 5

ont mis sur le marché les lentilles toriques

12 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


cahier

14 la REVUE janvier-février 2008

Extreme H2O 54% offertes en moyen et

léger cylindre et qui correspondent aux

besoins des astigmates en transmettant un

haut taux d’oxygène. Le matériau utilisé

minimise la sécheresse oculaire et la

rétention de dépôts apportant aux porteurs

confort et santé oculaire. Après les lentilles

toriques multifocales à remplacement

mensuel Proclear Multifocal Toric,

CooperVision 6 vient de lancer les Biofinity

qui assurent un haut pourcentage

d’oxygène et procure le meilleur confort.

Bausch & Lomb 7 a mis sur le marché les

PureVisionMD sphériques de courbures 8,3

et 8,6. Les deux courbures de base ont été

redessinées et améliorées pour assurer aux

porteurs un grand confort tout au long de

la journée, sans compromettre le design de

la surface asphérique antérieure. Les

presbytes ont leurs Dailies progressives

AquaComfort de CIBA Vision8 qui a sorti

une gamme de lentilles O2 Optix, un

produit d’innovation qui s’adresse à des

porteurs nécessitant une forte correction.

Mais si les plus grands (par leur taille)

fabricants de lentilles cornéennes tablent

sur un large segment du marché pour

prospérer, des laboratoires de moindre

envergure répondent aussi aux besoins

spécifiques des praticiens. Jean Blanchard,

président des Laboratoires Blanchard, fait

partie de ces passionnés de l’innovation qui

a su trouver sa niche : «Il y a une vingtaine

d’années, nous avons décidé de prendre le

virage de la haute spécialisation parce

qu’il était difficile de concurrencer les

multinationales.» Résultat : ces lentilles sur

mesure se retrouvent aussi bien aux

États-Unis qu’en Europe. Et son entreprise

se porte très bien avec dans ses cartons

des innovations prêtes à être lancées avec

succès sur le marché. Ainsi, au mois de

février dernier, les Laboratoires Blanchard

présentaient pas moins de deux nouvelles

lentilles de spécialité, la MSD et la RSS.

Leur design a été prévu pour les cornées

irrégulières qui auraient subi une chirurgie

réfractive, « preuve que les chirurgies n’ont

pas sonné le glas des lentilles cornéennes! »,

souligne Jean Blanchard.

| Association des opticiens du Canada |

Un marché rentable?

En 2001, Dr Mark Ritson 9 un praticien de

Melbourne en Australie, a conduit une

étude commandée par Euromcontact

(un regroupement européen de fabricants

de lentilles cornéennes) pour démontrer si

la vente de montures était effectivement

plus rentable que celle des lentilles.

Quelque 200 bureaux d’optique ont été

observés à la loupe et le Dr Ritson a

découvert que si les montures étaient bien

plus rentables pour la première transaction,

les lentilles se révélaient pourtant 60 % plus

rentables à long terme.

Pour l’optométriste Blandine Sonnier qui

exerce au Centre Visuel de Montréal-Nord,

« il faut considérer le suivi que nous

proposons à nos patients ». Car la vente de

lentilles cornéennes génère une à quatre

visites par année contre une tous les trois

ans en moyenne pour les lunettes. « Nous

proposons toujours une monture en paire

de secours et aussi une paire de solaires.

Mais souvent nos clients ne portent leurs

lentilles que pour des activités sportives ou

pour des soirées et le reste du temps

utilisent leur paire de lunettes », indique

Mélanie qui travaille à la Clinique de

Vision Alliance à Moncton au Nouveau-

Brunswick. Et si le port de lentilles

cornéennes donnait aussi l’envie de porter

de belles lunettes?

Vive compétition

Véronique Rueff, opticienne chez Rueff

et Christophe à Sherbrooke, fait partie de

ceux qui ne croient pas à la rentabilité

des ventes de lentilles cornéennes :

« L’optométriste passe beaucoup de temps

avec le porteur et ce ne sont pas les 30 $

chargés au client pour son temps de chaise

qui sont profitables! » Elle précise que

l’aspect financier n’influence absolument

pas l’optométriste qui se concentre sur la

santé oculaire de ses patients. Et

l’opticienne note pourtant que certains

fabricants de lentilles cornéennes ne se

donnent pas la peine de promouvoir leurs

produits chez les bureaux indépendants en

région…


cahier

Jacques Lecavalier, directeur des ventes

nationales pour CooperVision Canada,

réplique que selon la philosophie de son

entreprise « nous voulons travailler avec

tout le monde et il n’y a pas de mauvais

clients! Avec nos produits, nous pouvons

d’ailleurs combler 99,9% des besoins des

praticiens. » La compagnie mise aussi

beaucoup sur l’éducation fournie à ses

clients en organisant des séminaires et des

présentations informatives sur les nouveaux

produits.

Uno Leis, président de Leis Vision,

remarque que « les chaînes, grâce à leur

pouvoir d’achat, sont en mesure de

proposer des lentilles cornéennes à un

moindre coût comparativement aux

indépendants ». C’est pourquoi sa société

propose des lentilles de spécialité qui, selon

lui, représentent une niche intéressante

pour les indépendants : « Nous sommes là

pour leur offrir tout le soutien nécessaire

pour servir leur clientèle. »

Jean Blanchard des Laboratoires

Blanchard a d’ailleurs remarqué que de

nombreux bureaux en régions de Québec

se spécialisent et deviennent la référence

dans leur environnement. Il va personnellement

les visiter pour leur montrer les plus

récents produits. Tout comme son compétiteur,

Michel Lacasse du Laboratoire DL, qui

s’est aussi concentré sur les lentilles de

spécialité et qui offre en exclusivité aux

indépendants du Québec sa gamme de

lentilles jetables Extreme H2O.

La présence d’Internet

Mais dans le marché hautement

compétitif (et finalement lucratif) des lentilles

cornéennes s’est glissé un joueur

d’importance : Internet et ses ventes très

controversées. Car la présence de ce

compétiteur jugé « déloyal » peut

occasionner des incidences graves en ce

qui a trait à la santé visuelle des porteurs

uniquement attirés par les coûts des

produits. « Nous savons que certains de

nos patients sont tentés d’acheter des

lentilles cornéennes en ligne après nous

avoir consultés. Pourtant, j’ai remarqué

qu’ils reviennent vers nous parce que nous

sommes là pour leur donner un service

qu’Internet ne peut certainement pas leur

procurer! », note la Dre Blandine Sonnier.

Pour lutter contre la concurrence des prix

sur la Toile, certains manufacturiers vont

même jusqu’à proposer aux bureaux des

rabais. Sans rien nous révéler, Jacques

Lecavalier de CooperVision indique

toutefois que sa compagnie est en train

d’étudier très sérieusement cette situation

pour envisager des solutions efficaces.

Michel Lacasse du Labortoire DL n’a pas

ce problème : « Nos produits ne sont tout

simplement pas en vente sur Internet! »

L’optométriste Deepak Gupta 10 propose,

quant à lui, « de battre Internet à son

propre jeu! » Comment? En instaurant une

ligne séparée et accessible 24h/24h, un

courriel et un module de correspondance

sur le site Internet du bureau d’optique

pour que les patients puissent passer

directement leurs commandes de lentilles

cornnéennes, « parce que les consommateurs

qui magasinent en ligne aiment ce

type d’accessibilité » ; en offrant un service

de livraison gratuite chez les patients ; en

profitant des rabais des manufacturiers

pour aligner les prix sur ceux d’Internet; ou

en proposant des lentilles cornéennes de

qualité qui ne sont pas disponibles sur

Internet.

Si la tendance se maintient, les lentilles

cornéennes vont conquérir un nombre

grandissant d’adeptes au cours des

années à venir. Et les professionnels de la

vue qui, dans leur pratique, les ont rangées

au rang des accessoires ou les considèrent

comme une activité essentiellement

« chronophage », risquent fort de manquer

le bateau de la rentabilité.


| 1 2006 Contact Lens Update, April 2006. Optometric Management : optometric.com | 2 Discontinuation of Contact Lens Wear and Its Effect on the Growth of the Business. Contact Lens Spectrum. September

1996. www.clspectrum.com | 3 Overwear of Contact Lenses: Increased Severity of Clinical Signs as a Function of Protein Adsorption. Optometry & Vision Science. 79(3):184-192, March 2002. www.optvissci.com

| 4 Silicone Hydrogels : The Evolution of a Revolution. February 2006. Contact Lens Spectrum. | 5 leisvision.com et centennialoptical.com | 6 coopervision.ca | 7 www.bausch.ca | 8 cibavision.ca |

9 Which is More Profitable : Contact lenses or Glasses? April 2006. Optometric Management. | 10 Beating Them at Their Own Game. November 2001. Optometric Management. |

16 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


santé

Par Fanny Arbour, B. Pharm., pharmacienne,

Centre d’Information Pharmaceutique,

Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal

fannyarbour@videotron.ca

Les larmes artificielles

sélection d’un

produit

(2 e partie)

La publication précédente a permis

de faire un bref survol des agents

viscosifiants et de discuter des

agents de conservation. La présente propose

une étude de cas et une démarche visant la

sélection d’un produit.

M. Légaré vous demande conseil :

il aimerait savoir quelles sont

les « meilleures gouttes » pour soulager

la sécheresse oculaire dont il souffre.

Le lubrifiant oculaire idéal devrait inclure

un système polymérique permettant dans

un temps de rétention adéquat de contenir

des électrolytes (potassium, bicarbonate,

calcium et sodium) à une concentration

similaire aux larmes normales, une

osmolarité entre 200 et 280 mOsm/L et un

pH neutre ou légèrement alcalin (pH entre

7,4 et 7,7). Il ne devrait pas contenir

d’agent de conservation.

Afin de déterminer quelles sont les

« meilleures gouttes » pour soulager

M. Légaré, il faut d’abord obtenir certaines

informations :

1)Faire préciser les symptômes* :

historique, description, durée, fréquence,

moment d’apparition, facteurs qui

semblent favoriser les symptômes

(incluant la prise de médicaments).

*IMPORTANT : La présence de certains

symptômes dont la douleur, une vision

anormale, un écoulement purulent, la

photophobie, un corps étranger ou encore une

histoire de traumatisme contondant ou

d’exposition à un produit chimique peuvent

être liés à une condition plus sérieuse

nécessitant une consultation rapide auprès

d’un professionnel de la santé oculaire.

2)Vérifier ce qui a été tenté pour résoudre

le problème et les résultats obtenus.

3)Déterminer les besoins du patient et les

contraintes (par ex. : coûts, observance,

limitations physiques, allergies).

M. Légaré souffre de démangeaisons

oculaires occasionnelles (moins d’une fois

par semaine), lorsqu’il travaille à

l’ordinateur plusieurs heures. Il traite un

glaucome avec des médicaments

ophtalmiques (4 applications/œil

chaque jour). Il a employé avec succès

différentes préparations de larmes

artificielles mais il souhaite un produit

qu’il pourrait conserver longtemps, car

son problème est très épisodique et il

déteste gaspiller!

Dans le cas de M. Légaré le choix de

l’agent viscosifiant ne semble pas

problématique. Puisque son problème

semble léger et épisodique, il n’y a pas lieu

de suggérer un gel ou un onguent lubrifiant

pour appliquer au coucher. Quant à l’agent

de conservation, rappelons que le chlorure

de benzalkonium est généralement bien

toléré lorsque utilisé quatre à six fois par

jour ou moins et que des agents de conservation

dits évanescents, généralement

mieux tolérés, peuvent être utilisés à

titre d’alternative. Également, tout produit

ophtalmique contenant un agent de

conservation doit être jeté 30 jours après

son ouverture alors que les préparations à

usage unique doivent l’être après leur

utilisation ou au plus tard à la fin de la journée.

En résumé, M. Légaré applique des

gouttes pour son glaucome plusieurs fois

par jour, il utilise de façon occasionnelle ses

larmes artificielles. Bien qu’une préparation

multidose avec un agent de conservation

évanescent tel la Purite MD ou le Polyquad MD

soit appropriée, une boîte de 30 fioles à

usage unique permettrait à notre client de

conserver les ampoules scellées jusqu’à la

date de péremption fixée par le fabriquant

plutôt que de jeter une fiole moins coûteuse

à l’achat mais encore « pleine ». ■

Le contenu scientifique de cette chronique a été révisé par

Valérie Phaneuf B. Pharm.

Références :

• Anon. Management and therapy of dry eye disease: report of the

Management and Therapy Subcommittee of the International Dry Eye

WorkShop (2007). Ocul Surf. 2007;5(2):163-78.

• Friesen AM. Eye conditions. Dans: Repchinsky C, éditeur. Patient

self-care. 1 ère éd. Ottawa: Canadian Pharmacists Association; 2002.

p.145-161.

• Charnock C. Are multidose over-the counter artificial tears adequately

preserved? Cornea 2006;25(4): 432-7.

18 la REVUE janvier-février 2008 | Association des opticiens du Canada |


encontre

Né pour

A

ujourd’hui coordonnatrice de la clinique-école Lunetterie du Collège François-

Xavier-Garneau, Darquise Tardif a participé très activement à la naissance du

département en orthèses visuelles à Québec. Mais ce n’est qu’un aspect de

son parcours professionnel qui révèle avant tout une inextinguible soif de connaître, de

découvrir et de comprendre. Cette conquérante de l’optique doublée d’une boulimique

du savoir n’a horreur que d’une seule chose : le confort douillet de la routine.

Neuvième d’une famille de onze enfants,

Darquise Tardif voit le jour à Rapide-Danseur,

une localité située non loin de Rouyn-Noranda.

En grandissant sur la ferme familiale, elle

cultivera plutôt un attrait pour « l’ailleurs »

qui la fascine dès son plus jeune âge :

« J’écoutais beaucoup les nouvelles

internationales… cela m’intriguais. J’aimais

ce qui était différent, lointain et nouveau. »

Tout naturellement, son premier rêve

professionnel sera de devenir reporter…

Mais elle avoue aussi que son intérêt pour

l’étranger et son goût d’aider les autres ont

été aiguisés par les récits de son oncle,

missionnaire en République Dominicaine.

L’envol

Après avoir complété des cours en

sciences humaines au cégep, Darquise

Tardif largue les amarres pour Montréal et

prépare un baccalauréat en sciences

politiques à l’Université Concordia. Tout un

choc pour la jeune Abitibienne qui plonge

dans l’effervescence de la métropole et

dans un bain anglophone : « J’étais la seule

Québécoise francophone et autour de moi

il y avait des étudiants qui venaient du

monde entier! J’ai vraiment adoré mes

trois années dans cette atmosphère

cosmopolite. »

« J’ai tout de suite

été séduite par la

profession »

Son baccalauréat en poche, Darquise

Tardif prend la route de l’Université

d’Ottawa pour y étudier en développement

international : « À la suite de cette année,

j’ai obtenu quelques contrats avec

l’Agence canadienne de développement

international… et puis, j’ai décidé qu’il était

temps que j’aille voir à l’étranger ce qui

se passait. » Darquise Tardif part au

Pérou… et attrape pour toujours le virus de

la langue espagnole. À son retour, la jeune

femme se cherche un emploi lorsqu’un ami

l’informe qu’un cours d’opticien se donne

au Collège Édouard-Montpetit et que le

domaine de l’optique est un monde ouvert

20 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


l’optique

Par Isabelle Boin-Serveau

idéal pour s’épanouir. Un nouveau défi?

Darquise Tardif le saisit sans hésitation!

En 1989, Darquise Tardif commence son

cours. Une nouvelle passion est en train de

naître : « C’est vrai que j’étais loin de la

politique internationale, mais cela fait partie

de ma soif d’apprendre de nouvelles

choses. » Ses premières expériences

d’opticienne se dérouleront dans le bureau

de William Pim situé dans l’ouest de

Montréal. Puis, elle rejoint le groupe

LensCrafters et pratique dans plusieurs

succursales des quartiers anglophones de

la métropole.

Le bonheur est dans l’optique

« J’ai tout de suite été séduite par la

profession parce que j’aime beaucoup le

contact avec la clientèle… J’aime aussi

aider les gens et tout faire pour trouver la

bonne solution, le meilleur produit, les

bonnes suggestions… Par contre, j’ai

moins apprécié la compétition qui régnait

dans un bureau. Et chez LensCrafters, on

pratiquait le système de commissions que

je trouvais un peu regrettable. » C’est

pourquoi, en 1994, Darquise Tardif n’hésite

pas à quitter cette société pour rejoindre le

groupe Costco. Elle y restera dix ans : « J’ai

vraiment adoré cette expérience et surtout

l’environnement de travail où chacun se

sent valorisé et respecté… »

En 2002, elle s’installe à Québec pour

des raisons personnelles et continue à

œuvrer chez Costco : « J’aimais beaucoup

cette entreprise et j’aurais aimé y grandir… »

Mais le destin allait en décider autrement.

Alors que le projet d’ouverture d’un

département d’orthèses visuelles est en

train de se bâtir, le Collège François-Xavier-

Garneau contacte Darquise Tardif pour lui

proposer de faire partie de l’équipe qui doit

mettre sur pied le contenu du programme :

« Ce défi tombait bien pour moi, car je

voulais rester dans le domaine mais je

sentais que j’avais besoin d’évoluer… »

« Je retire de cette

expérience la certitude

que le plus important

est d’y croire et surtout

de croire que l’on va

réussir! »

Outre la coordination du département,

Darquise Tardif rencontrera un autre défi,

celui de l’enseignement. Avec l’aide de

conseillers pédagogiques et avec toute

l’ardeur d’une battante, l’opticienne relève

le défi avec brio : « Je retire de cette

expérience la certitude que le plus

important est d’y croire et surtout de croire

que l’on va réussir! » Aujourd’hui, Darquise

Tardif est la coordonnatrice de la clinique

de la Lunetterie du Collège : « J’ai

| Association des opticiens du Canada |

l’impression de retrouver mon plancher!

Et c’est passionnant! »

Des projets pour le futur

Darquise Tardif se sent parfaitement

épanouie, mais n’oublie pas son engagement

envers la profession d’opticien. Pendant de

nombreuses années, elle a assumé le rôle

d’administrateur au bureau de l’Ordre des

opticiens d’ordonnances du Québec. Sa

vision du monde de l’optique s’appuie sur

« l’ouverture, la mobilité de la main

d’œuvre, la formation continue, l’uniformité

des permis entre les provinces et

l’équivalence des diplômes qui constituent

les principaux enjeux de notre profession. »

Ses projets futurs? Darquise Tardif, qui a

participé à plusieurs missions humanitaires

au Mexique, en Roumanie et en Équateur

depuis 2003, a décidé « de prendre une

session sabbatique par année pour

parcourir le monde et peut-être même

organiser des missions… Je vais

essayer de joindre mes compétences

professionnelles à mon goût d’aider les

autres! »

En envisageant le futur, les yeux de

Darquise Tardif pétillent… les défis y sont

nombreux. Tant mieux ! Car la conquérante

polyglotte de l’optique est prête à

retrousser ses manches.


la REVUE janvier-février 2008 21


duction

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motivation

Notre emploi est le

changement

Par Marc André Morel,

conférencier motivateur

www.marcandremorel.com

Au-delà du fait qu’il y a eu, qu’il y a et qu’il y aura du changement dans notre milieu de travail, je porterai le discours à un autre

niveau en affirmant que notre emploi est le changement. Que nous soyons employé, cadre ou entrepreneur, nous sommes

voués à vivre le changement tout au long de nos vies et carrières. Les changements font entièrement partie de notre

existence, de l’achat d’un nouveau système informatique à celui d’une nouvelle machine à café, l’être humain est obligé de rompre avec

ses anciennes habitudes pour en adopter de nouvelles.

Créature d’habitudes

Et l’être humain est une créature

d’habitudes. D’année en année, nous nous

enlisons dans des zones de confort

intimement liées à nos façons familières de

faire, autant dans le travail que dans nos

loisirs et même dans notre alimentation.

Nous avons tous appris – et adopté à force

de répétition – une manière de faire les

choses.

S’affranchir de l’inéluctable aimant qui

nous ramène vers nos bonnes vieilles

habitudes tient souvent de l’exploit.

Lorsqu’il faut accomplir une nouvelle tâche

ou qu’il faut changer de décor, le malaise

s’installe en nous comme si nos bases

venaient de s’effondrer. Nous sommes

instantanément habités par une sensation

de vertige et un sentiment d’insécurité.

C’est plus fort que nous. La partie

consciente, rationnelle, logique chez l’être

humain représente à peine 20 % de la force

de ce dernier. L’autre partie, qui est quatre

fois plus forte, est la partie « invisible », mais

qui existe réellement, soit la partie subconsciente.

C’est elle qui nous fait respirer

sans avoir à y penser. C’est aussi elle qui

nous fait prendre la route que l’on a prise

pendant des années pour le retour à la

maison, même trois mois après avoir

déménagé.

Il est prouvé scientifiquement qu’il faut

compter de 21 à 28 jours consécutifs pour

répéter une nouvelle façon de faire afin que

cette dernière devienne une nouvelle

habitude et que l’on réussisse à briser

l’ancienne. Or, sachez que même si vous

réussissez à convaincre la partie logique de

vos employés (ou de vos clients), il existe

une partie invisible quatre fois plus

puissante qui travaille contre cette partie

rationnelle. Il faudra au moins un mois

avant de voir des résultats. Soyez patient

et allez-y de façon progressive. Secouer un

pommier ne fait pas pousser les pommes

plus vite. Cela en fait simplement tomber

plus.

Le problème n’est pas le changement

Très souvent, les employés se plaignent

du changement. Pourquoi? Ils disent qu’ils

n’aiment pas ça. Sauf qu’ils changent de

voiture, de télé et de destination vacances

aussitôt qu’ils le peuvent. Certains

changeraient même de conjoint plus

souvent s’ils le pouvaient! En effet, le

changement n’est pas vraiment le

problème. Par exemple, si je gagne à la

loterie ou si j’hérite de plusieurs millions de

dollars et que cela est nouveau pour moi, il

s’agit là de tout un changement. Mais

personne ne songerait à refuser cette

situation. Pourquoi? Tout simplement parce

que cette nouvelle situation financière ne

changera rien à mes bases, à ce que je

connais déjà. Je pourrai tout simplement

faire mieux ou davantage que ce que je

faisais déjà. Plus de voyages, plus de

confort, plus de liberté, plus de voitures,

plus de maisons, etc. Donc, je ne perds

pas mon « connu ». Voilà ce qui insécurise

le plus l’être humain : la perte du connu.

Inconsciemment, je ferai toujours référence

à mon ancien système informatique

lorsque j’en apprendrai un nouveau. Même

chose pour de nouveaux modèles de

produits à vendre, etc. Or, la prochaine fois

que vous aurez à présenter une nouvelle

façon de faire à votre équipe dans votre

entreprise, faites le plus de liens possible

avec la façon de faire actuelle afin que

chacun se sente sécurisé dans ses bases

connues.

L’ego, toujours l’ego

On peut définir l’ego comme étant la

façon dont l’être humain se définit : « Je suis

ce que je fais », « Je suis ce que je possède »

et « Je suis ma réputation ». Un employé

ou un dirigeant qui s’identifie avec la

profession qu’il exerce aura plus de difficulté

à laisser tomber certaines résistances face

au changement. Ce sera encore pire si sa

réputation est en jeu. En fait, personne

n’aime perdre la face. Au contraire, les

gens sont prêts à mentir et à humilier

d’autres personnes avant de « mal paraître ».

Sans entrer dans les détails relevant de la

psychologie, retenons que si j’effectue une

nouvelle tâche sur un nouveau système

informatique par exemple, cela peut me

faire faire des erreurs à cause de mes

vieilles habitudes. Ceci n’a rien à voir avec

mes capacités à apprendre ou à faire de

nouvelles choses. C’est tout simplement

normal que j’oublie ou que je fasse des

erreurs. Certaines personnes vont prendre

le processus en riant, tandis que d’autres

n’en finiront pas de se mettre en colère...

contre elles-mêmes. Différentes personnes,

différentes façons de réagir aux

événements. Néanmoins, en tant que

leader ou collègue sage et visionnaire, je

vous encourage à être conscient de la

blessure, justifiée ou non, faite à l’ego de

votre voisin lorsque du nouveau arrive.

Assurez-vous de créer un milieu de travail

détendu où l’erreur est accueillie avec

souplesse, voire sous la forme d’un jeu

(c’est douloureux pour l’ego de faire des

erreurs, mais c’est la preuve que nous

sommes en train d’apprendre). Et sachez

pratiquer le renforcement positif à chaque

fois que vous voyez un bon coup : ce qui

est récompensé est répété.

Il n’y a pas à en sortir, notre emploi est le

changement. Et notre vie l’est aussi! ■

Marc André Morel propose ses services à titre de conférencier motivateur. On peut le joindre au 1 866 626-6735.

24 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


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finance

Par Sylvain Chartier, M. Fisc., Pl. Fin.

Banque Nationale

sylvain.chartier@bnc.ca

Résidence principale et

L’IMPÔT

L’impact fiscal de la disposition

d’une résidence est un sujet que

les gens abordent peu compte

tenu qu’ils prennent pour acquis qu’il n’y a

pas d’impôt à payer. D’ailleurs, ils ont

raison s’ils ne possèdent qu’une seule

résidence n’ayant généré aucun revenu

locatif.

Par contre, lorsque les gens possèdent

plus d’une résidence, il est important de

faire les choix appropriés afin d’utiliser

l’exemption fiscale reliée à la résidence

principale pour maximiser les économies

d’impôt.

Règles fiscales

Le terme « résidence principale » désigne

une maison (incluant jusqu’à concurrence

d’un demi-hectare de terrain) normalement

habitée par le propriétaire, son conjoint

(ou ex-conjoint) ou par un de ses enfants.

Quelques points importants découlent de

cette définition :

• Le terme « résidence principale » n’a pas

son sens littéral de sorte que ce n’est pas

la demeure où vous passez le plus de

temps qui doit automatiquement être

désignée pour l’exemption fiscale. Un

propriétaire d’une maison de ville où il

passe la majorité de son temps et d’un

chalet d’été pourrait choisir de désigner

ce dernier à titre de « résidence principale »

s’il s’avère fiscalement avantageux de le

faire.

• Une personne qui achèterait une

résidence qui serait habitée par un enfant

pourrait qualifier cette demeure à titre de

« résidence principale ». De plus, le

paiement d’un loyer par l’enfant n’affecte

pas la possibilité de profiter de l’exemption.

Depuis 1982, les règles fiscales prévoient

qu’une famille a le droit d’exempter la vente

d’une seule « résidence principale » à la fois.

Le terme famille inclut les deux conjoints et

26 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


finance

les enfants de moins de 18 ans.

Ainsi, si chacun des conjoints

possède une résidence (maison de

ville et chalet), une seule demeure

pourra se qualifier à l’exemption.

Également, le lieu de la résidence

n’est pas problématique. Cette

notion est importante pour les

propriétaires de condos en Floride.

Ainsi, s’il s’avère que la hausse de

valeur d’une résidence à l’étranger

est plus importante qu’une demeure

au Canada, il est permis de

désigner la résidence à l’étranger à

titre de résidence principale.

La partie du gain en capital

imposable exempté se calcule

comme suit, selon ce qu’on

appelle la règle du « +1 » :

Nombre d’années civiles de

résidence désignée +1

Nombre d’années civiles de

détention de la résidence

En présence de deux résidences, la

formule permet de toujours désigner au

moins une année de résidence principale

pour chacune des résidences.

Exemple

Supposons que Claude a acheté une

résidence de ville en 1986 pour un prix de

100 000 $. Il évalue sa résidence à 350 000

$ en 2008. La même année, il a acheté un

chalet pour un montant de 60 000 $, mais

compte tenu que lui et ses enfants n’y vont

plus il vient d’accepter une offre pour un

montant de 180 000 $. Il se questionne sur

le traitement fiscal le plus favorable.

Ce tableau montre que si Claude ne

désigne pas le chalet comme résidence

principale pour les années 1986 à 2007

(une seule année sera exemptée en raison

de l’utilisation du +1 de la formule indiquée

plus haut), un impôt de 21 913 $1 sera

payable en raison de la vente du chalet.

Par contre, si il désigne le chalet

comme résidence principale et

suppose une vente éventuelle de la

maison dans 10 ans (avec une

croissance de 2 % sur la valeur de

celle-ci), une facture de 41 573 $

sera payable.

Est-il préférable de payer 21 913 $

d’impôt immédiatement ou 41 573 $

dans 10 ans? Nous avons évalué

qu’un rendement brut de 11 %

serait nécessaire pour que le

montant d’impôt de 21 913 $

épargné puisse générer l’argent

nécessaire de 41 573 $ pour payer

l’impôt .

Le rendement de 11 % étant

difficile à réaliser, il semble que le

paiement de 21 913 $ serait le bon

conseil financier. Évidemment, le

calcul tient compte d’hypothèses

quant à la croissance et la durée

de détention de la maison. Certains, pour

des questions d’ordre budgétaire seraient

tentés dans cette situation d’utiliser

l’exemption de résidence principale sur le

chalet.

L’exercice mathématique est cependant

utile afin de prendre une décision

éclairée.


1 Le gain en capital est imposable à 50 % et nous

avons tenu compte d’un taux d’impôt de 40 %.

28 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


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Nutrition

Par Nathalie Jobin, PhD, Dtp

Directrice Nutrition et Affaires Scientifiques Extenso

njobin@extenso.org

Le diabète et les yeux

La rétinopathie diabétique est la principale cause de la perte de la vue chez les adultes en âge de travailler,

au Canada et en Amérique du Nord en général.

Au Québec, près de 500 000

personnes sont atteintes de

diabète. Le diabète peut être

responsable de plusieurs problèmes

visuels tels que rétinopathie, glaucome,

cataractes et rubéose. Ces maladies

touchent les différentes composantes de

l'œil et, par conséquent, la vision. La

rétinopathie est la maladie le plus souvent

liée au diabète.

Rappelons que le diabète est causé par

l’absence, le manque ou la mauvaise

utilisation d’une hormone appelée insuline.

L'insuline agit auprès de toutes les cellules

de l’organisme. C'est une « clé » qui

permet l'ouverture des portes des cellules

pour le carburant, le sucre.

Si l’insuline ne travaille pas comme il se

doit, le sucre s’accumule dans le sang. Il ne

peut donc plus servir de carburant aux

cellules, et de nombreuses complications

peuvent alors survenir. Les complications

du diabète peuvent être graves : infarctus,

cécité, amputations, maladies rénales, etc.

Un seul moyen existe pour prévenir les

complications : être en contrôle de son

diabète. Des quantités anormalement

élevées de sucre dans le sang causent

progressivement et silencieusement des

dommages aux nerfs, aux vaisseaux

sanguins et aux organes des diabétiques.

Un bon contrôle de la quantité de sucre

circulant dans le sang permet de vivre

le plus longtemps possible sans les

complications du diabète.

Chez le diabétique de type 2 (aussi

appelé diabète sucré ou diabète d’adulte),

l’insuline ne peut ouvrir qu’un nombre

restreint de portes. Il lui faut donc d’autres

clés pour faire entrer le sucre dans les

cellules de son corps et éviter de

nombreuses complications.

Clé no 1 : l’alimentation

L’alimentation demeure

la pierre angulaire du

traitement du diabète. Le

principe est de consommer,

à chaque repas, uniquement

la quantité de sucre

que l’insuline peut faire

entrer dans les cellules. Trop de sucre à la

fois, il se produit une accumulation de sucre

dans le sang. Pas assez, l’hypoglycémie

entre en scène.

L’alimentation idéale du diabétique est en

fait très semblable à l’alimentation idéale de

toute autre personne:

• trois repas équilibrés par jour;

des aliments contenant moins de

matières grasses, moins de sucre et

moins de sel;

des aliments riches en fibres comme les

légumes, les fruits et les grains entiers;

• les sucres ajoutés (miel, sirop, confiture,

sucre, etc.) pour les occasions spéciales;

des portions adaptées aux besoins;

• un horaire régulier pour la prise des repas

et des collations.

Clé no 2 : Atteindre ou maintenir un poids

santé

L’atteinte et le maintien

d’un poids santé permettent

même une plus faible

utilisation de médicaments

ou d’insuline mais sachez

que perdre ne serait-ce

que quelques kilos (de 5 à

10 kg) peut améliorer grandement le

contrôle du taux de sucre dans le sang!

En mangeant mieux et en bougeant plus,

c’est possible d’y arriver!

Clé no 3 : l’activité physique

L'activité physique est

un élément essentiel du

traitement. La pratique

régulière d’activité physique

aide à:

• faire entrer le sucre dans les muscles

qui l’utilisent comme source d’énergie

pendant l’exercice;

• augmenter la capacité de l’insuline à faire

entrer le sucre dans les cellules;

• favoriser la perte de poids excédentaire

et le maintien d’un poids santé.

Clé no 4 : des médicaments, si nécessaire

L’alimentation, la perte

de poids et l’exercice

physique réussissent

souvent à maîtriser la

quantité de sucre qui

circule dans le sang des

diabétiques. Toutefois,

certains devront prendre des médicaments

(antidiabétiques oraux) ou se faire des

injections d’insuline pour contrôler leur

diabète. Il faut suivre les conseils de son

médecin et de son pharmacien.

Les atteintes aux yeux et aux autres

organes peuvent réduire l’espérance et la

qualité de vie d’une personne atteinte de

diabète. Heureusement, il est possible de

prévenir l’apparition de ces complications

en s’alimentant de façon adéquate, en

pratiquant une activité physique régulièrement,

en apprenant à gérer son stress et

en prenant une médication appropriée

(s’il y a lieu).


*Extenso, Centre de référence sur la nutrition humaine.

www.extenso.org

30 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


Évènement

INAUGURATION de la clinique-école de la Lunetterie

de F.-X.- Garneau à Québec

Danielle Malboeuf, directrice des études,

Darquise Tardif, coordonnatrice de la

Lunetterie et professeure, et Yves Blouin,

directeur général affichaient leur fierté

d’inaugurer la clinique-école de la

Lunetterie de F.-X.- Garneau.

Par Isabelle Boin-Serveau

Des plaques commémoratives ont été apposées sur le mur

de la clinique-école afin de souligner l’importante contribution

financière des entreprises qui ont soutenu la réalisation de ce

programme de formation en optique à Québec.

Le 12 mars dernier avait lieu

l’inauguration officielle de la

clinique-école en présence des

responsables du département, des

professeurs, des étudiants, des représentants

de la profession d’opticien et des

généreux donateurs que le directeur

général de l’établissement, Yves Blouin, a

tenu à remercier très chaleureusement.

Avec le laboratoire de taillage-montage,

qui a été inauguré en 2007, « cette

magnifique lunetterie vient ainsi compléter

l’offre deformation d’opticien », a-t-il

ajouté.

Depuis son ouverture au mois d’août

2007, la clinique-école accueille les

étudiants du programme Technique

d’orthèses visuelles. Sous la supervision

de professeurs-opticiens, les étudiants ont

la chance de se familiariser avec leur

future profession. La clinique-école offre

tous les services optiques et propose à la

communauté les dernières tendances en

matière de montures (plus de mille y sont

présentées!), de lentilles cornéennes et de

verres solaires. Les étudiants peuvent

également apprivoiser les techniques de

vente, les diverses facettes de la gestion

d’un bureau d’optique et même y côtoyer

les fournisseurs. De plus, des examens

complets de la vue sont dispensés deux

jours par semaine par une optométriste :

« Ce lieu reprend les conditions les plus

proches de la pratique d’opticien en

mettant les étudiants en contact avec la

réalité de la profession », a souligné

Darquise Tardif.


Quelques étudiantes de la cohorte de décembre étaient ravies

de participer à l’inauguration de leur clinique-école et de

bénéficier d’un lieu de formation incomparable.

32 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


enjeux

Activités pancanadiennes et

questions de normes

Par Mary Field

Traduit par Edward Collister

La formation continue est dans l’air

partout au pays et plusieurs activités

sont inscrites à l’horaire.

En 2008, l’Association des opticiens du

Canada (AOC) fait équipe avec un membre

corporatif, Transitions Optical, pour les

tournées dans les villes canadiennes. Une

tournée qui a débuté en mars en Alberta pour

se rendre ensuite en Colombie-Britannique

et au Manitoba. Cette activité reprendra à

l’automne dans l’est du pays.

Pendant ces sessions, Transitions Optical

accueillera les professionnels de la vue au

cours des activités de formation et de

rencontres informelles. Transitions Optical

et l’AOC remettront à chaque participant un

CD comprenant 12 documents scientifiques

de Transitions Optical. Ces documents ont

été agréés par l’AOC aux fins de formation

continue dans chaque province. Les

membres de l’AOC pourront soumettre

leurs examens de fin de modules pour

correction et certification et ce, sans frais.

Les personnes qui ne sont pas membres de

l’AOC sont invitées à utiliser les modules

mais devront débourser les frais afférents

pour la correction et la certification.

L’association Opticians of British Columbia

(OBC), en collaboration avec l’AOC, organise

plusieurs activités de formation continue au

premier trimestre de cette année. En

reprise, l’OBC et l’AOC accueilleront les

opticiens des campus de New Westminster

et David Lam du Douglas College lors de

soirées d’information portant sur les lentilles

cornéennes rigides perméables au gaz. Ted

Littlewood et Tony Viani, opticiens de la

Colombie-Britannique et chargés de cours

au Douglas College, feront une présentation

portant sur la topographie cornéenne

dans la pratique actuelle, suivie d’une

démonstration.

Il sera notamment question de

l’instrumentation topographique de pointe

utilisée en situation de formation qui permet

aux participants d’examiner la topographie

cornéenne d’une personne pendant

l’évaluation par l’opticien. À la suite de leur

présentation, Rikke Dootjes de Viscon

Optical prendra la parole. Les opticiens se

fient aux conseils de ce dernier, considéré

comme une personne d’expérience dans le

domaine du développement et de la

fabrication de lentilles cornéennes.

À la suite des activités de formation

continue au Douglas College, l’OBC a

organisé, le 2 mars 2008 à Richmond (C.-B.),

une journée complète de formation continue.

Plusieurs ateliers de formation se sont

déroulés simultanément. Parmi les

conférenciers, il y avait Stephen Sanger et

Brian Lorimer, Mary Anne Elias de Eyelogic

et Marcia Zaganas de l’INCA. Le thème

général de la journée était L’opticien et la

santé visuelle.

Les opticiens albertains tiendront leur

congrès en mai et, comme d’habitude, ils

réservent plusieurs surprises. Le congrès se

déroulera les 24 et 25 mai (samedi et

dimanche) à l’hôtel Delta Calgary South. La

soirée du samedi sera animée par le groupe

Hot Tamales. Le lendemain, l’Alberta Opticians

Association organisera la simulation d’une

audition disciplinaire permettant aux opticiens

de mieux comprendre les procédures

disciplinaires prévues dans la réglementation

et d’apprécier le travail de leur ordre

professionnel en ce qui à trait aux normes

élevées de pratique professionnelle.

Un nouvel ordre professionnel

en Nouvelle-Écosse

Le College of Opticians of Nova Scotia

(NSCDO), créé officiellement le 17 août

2007, tiendra sa première assemblée

générale annuelle et ses élections en même

temps que celle de la Nova Scotia Society

of Dispensing Opticians (NSSDO), soit le

4 mai 2008 à Stellerton (N.-É).

Le nouvel ordre professionnel a participé

à un congrès à l’hôtel Park Place-Ramada

Plaza à Darmouth (N.-É) qui avait pour

thème la réglementation au XXI e siècle et la

reddition de comptes dans un contexte de

multidisciplinarité.

L’ordre est un des nouveaux membres du

réseau d’ordres professionnels de la santé

34 la REVUE janvier-février 2008 | Association des opticiens du Canada |


enjeux

de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Health

Professions Regulatory Body Network) qui

se réunit trimestriellement avec les

représentants du ministère de la santé pour

discuter de questions d’intérêt commun

avec les autres organismes réglementaires.

Ces représentants font le point sur l’état

d’avancement des débats entourant les

projets de loi et de règlements ainsi que

leurs dates probables d’adoption et, le cas

échéant, sur les embûches relatives à leur

adoption. Dans un contexte d’élargissement

du champ d’exercice, l’ordre a conseillé au

ministère de modifier son plan stratégique

pour y inclure un examen de la vue par un

opticien qualifié.

Question de normes de pratique

professionnelle

La révision des normes de pratique

professionnelle constitue une préoccupation

récurrente parmi les organismes de

réglementation. Il est important de réviser et

de mettre à jour les normes de pratique

professionnelle afin qu’elles reflètent la

réalité du marché du travail et des nouvelles

technologies. L’Alberta Opticians Association

vient de terminer le processus de révision

de ses normes de pratique professionnelle

et la Saskatchewan Ophthalmic Dispensers

Association est en cours de révision.

La nouvelle norme touchant la pratique

de la réfractométrie développée par le

College of Opticians of Ontario (COO)

constitue un bon exemple d’un organisme

de réglementation qui répond au

changement. L’AOC et l’Ontario Opticians

Association (OOA) ont soumis des

mémoires relatifs au projet de règlement.

Le fait que le collège ait annulé une

interdiction imposée il y a quelques années

constitue un pas dans la bonne direction.

Mais, de l’avis de l’AOC et du OOA, il

subsiste des lacunes importantes dans ce

règlement et ils continueront de demander

d’autres modifications.

La lacune la plus importante se trouve

dans la clause qui exige que les opticiens

qui font de la réfraction aient à transmettre

les spécifications pour les lunettes ou les

lentilles cornéennes à l’opticien d’origine.

Nous croyons que l’opticien d’origine a le

droit de recevoir toute information au sujet

des mises à jour de la prescription mais n’a

pas à obtenir les informations relatives au

nom, à la couleur et à la grandeur de la

monture, le type de lentilles et les

revêtements ou le diamètre, l’épaisseur ou

la marque des lentilles cornéennes. Cette

exigence ne contribue pas à la protection

du public et étant donné que les

optométristes sont les compétiteurs directs

des opticiens en ce qui a trait aux

ordonnances, cette exigence rend les

données accessibles aux compétiteurs

directs.

Parfois, les normes de pratique professionnelle

ou la réglementation d’une

profession peuvent avoir un impact négatif

sur une profession connexe. C’est alors

qu’il est nécessaire d’obtenir l’appui d’une

association qui se consacre à vos intérêts

par rapport à une association dont les

intérêts ou loyautés sont partagés.

Voici un exemple qui illustre bien la notion

d’une représentation bien ciblée. Le

règlement sur le conflit d’intérêt du College

of Optometrists of Ontario interdit aux

optométristes de l’Ontario de travailler avec

ou pour des opticiens, c’est-à-dire,

d’embaucher ou d’être embauchés par des

opticiens. Ce règlement va à l’encontre de

récents avis du Bureau de la concurrence

qui recommande qu’il y ait plus de flexibilité

entre les différents professionnels de la

santé visuelle. Les lecteurs sont peut-être

au courant du fait que le College of

Optometrists of Ontario a récemment

communiqué avec certains de ses

membres parce qu’il croit que ces derniers

ont recours à des pratiques contraires aux

dispositifs du règlement sur le conflit

d’intérêt. Notre compréhension de la

situation est telle que cette pratique peut

mener à des procédures disciplinaires.

L’Association des opticiens du Canada a

toujours été d’avis que tout règlement qui

enfreint la libre association entre les

optométristes et les opticiens constitue une

pratique restrictive du commerce. Nous ne

pourrions poursuivre nos efforts si le profil

de nos membres était élargi pour inclure les

personnes de professions connexes. Il y

aurait alors un véritable conflit d’intérêt. En

effet, comment pourrions-nous défendre les

intérêts d’une partie de nos effectifs contre

une autre partie?

Dans plusieurs provinces, le printemps

signifie le renouvellement des cotisations.

La formation, la législation, la réglementation

et les normes de pratique sont essentielles

au développement de notre profession.

L’Association des opticiens du Canada et

votre association provinciale méritent votre

appui. Vous pouvez manifester cet appui en

renouvelant votre cotisation ou en devenant

membre.


| Association des opticiens du Canada |

la REVUE janvier-février 2008 36


nouveautés

BR Vistas pour hommes Modèles James, Malcom et Gregory

✮ Zodiac, une ligne

extravagante et

prestigieuse

Zodiac 11

La dernière collection Zodiac

de Neostyle démontre bien

qu’originalité et élégance peuvent

faire bon ménage. Tout est

question d’équilibre.

Avec ses 21 modèles dont six

tout nouveaux, Neostyle propose

une grande variété de formes et de

matériaux dont le nylon et le

titane. Les tons discrets d’or et

d’argent côtoient les combinaisons

de couleurs plus frappantes tels le

noir et le rouge.

La ligne Zodiac s’adresse

principalement aux femmes et aux

hommes de plus de 40 ans qui ont

un penchant pour l’exclusivité.

Tous les modèles conviennent aux

lentilles progressives.

c

Lancement de la collection Banana Republic

Le raffinement de la ligne

de prêt-à-porter Banana

Republic transparaît dans la

toute nouvelle collection de

montures ophtalmiques et

solaires pour hommes et

femmes que distribue Sàfilo

Canada. Elle se distingue par

des lignes épurées, des détails

singuliers et des formes

flatteuses. Détail intéressant, le

logo s’affiche discrètement sur

la partie intérieure de la

branche droite de chaque paire.

Une vingtaine de solaires

fabriquées avec soin rappellent

les matériaux organiques d’os, de

bois et d’écaille de tortue, grâce

au traitement subtil de l’acétate,

du métal et d’un mélange de

plastiques faits sur mesure. On a

privilégié le look vintage des

années 60 et 70 pour cette

première série dotée d’une

protection 100 % UV. On

retrouve ainsi des montures

enveloppantes d’allure sportive,

des modèles aux formes

sinueuses et les indémodables

lunettes de type aviateur,

parfaites comme complément

aux vêtements safari qui font

honneur à la marque Banana

Republic.

La gamme de couleurs

reprend les teintes de la maison

avec des variations de noir, de

brun et de kaki. Les montures

laminées proposent également le

bleu, le crème et l’écaille de

tortue, ce qui apporte un ton

contemporain aux modèles

classiques.

Dans la série ophtalmique, les

formes rectangulaires dominent

les 14 modèles pour hommes. Là

encore, la palette de couleurs suit

les dernières collections de

prêt-à-porter avec ses nuances

de noir, d’écaille de tortue,

d’olive et d’ivoire. Les modèles

en métal brossé, en or et en

bakélite renvoient au passé.

Les femmes ont l’embarras du

choix parmi 22 modèles variés

de type urbain, jouant sur les

formes rectangulaires ou ovales.

Les coloris sont étonnants,

passant des teintes de terre au

vert lime transparent.

✮ Percée en lentilles cornéennes

L

’oxygène et l’eau sont deux éléments essentiels de la nature. Ce sont aussi les deux composants

clés qui assurent le port sain et confortable d’une lentille cornéenne. Le nouveau verre de

contact biofinity de CooperVision optimise la relation entre ces deux éléments et procure ainsi un

excellent niveau de confort, de santé et de performance.

Grâce à la technologie brevetée AquaformMC, biofinity établit un nouveau standard dans la

catégorie des lentilles en silicone d’hydrogel. Elle contient un niveau élevé d’au moins 48 %, un

module plus bas de 0.75MPa, un angle de mouillabilité plus bas de 30 degrés et une haute

transmissibilité d’oxygène (Dk/t de 160).

Les puissances sphériques varient de +4.00 à -6.00 (par 0.25D).

38 la REVUE janvier-février 2008

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nouveautés

c

John Varvatos : du labo à la ville, un look inspiré

Inspiré par l’amour du rock

n’roll et par la touche artisanale

des décennies glorieuses, le

designer de vêtements pour

hommes John Varvatos marie

habilement ancienne vague et

haute couture dans 14 nouvelles

montures. Ces sept lunettes

optiques et sept solaires sont

offertes au Canada par M.A.G.

International. Le distributeur

propose 25 autres modèles,

dont deux avec lentilles polarisées.

Ce printemps, Varvatos a

intégré deux démarches distinctes

en fait de style. D’une part, il

rappelle les années 60 et 70 par

les charnières ancienne vague de

certains modèles en acétate du

Japon et d’Italie. D’autre part, le

designer emprunte une voie

résolument moderne en utilisant

du titane léger hypo-allergène,

qui contribue au dépouillement

et à l’aérodynamisme des

montures. Le design de la face et

la taille en biseau des branches

soulignent la touche artisanale

propre à toutes les collections

John Varvatos.

Le modèle V732 porté par le

guitariste Rick Nielsen évoque

les lunettes industrielles des

années 40. Avec des branches

larges conçues autrefois pour

fins de sécurité, mais revisitées

pour un profil avant plat et une

palette de couleurs recherchée,

les montures – dotées de lentilles

polarisées – semblent maintenant

plus appropriées en ville qu’au

labo.

« Cette collection comprend

des références romantiques

d’une autre époque et des

matériaux modernes, où se

mêlent dessins et textures. Les

styles sont aussi chics que

portables », indique Varvatos.

La collection a été conçue en

collaborationavecBlakeKuwahara,

directeur créatif de Base Curve.

V732

Les lentilles cornéennes Extreme

H2O 54% sont maintenant

offertes en toriques LC (léger

cylindre) et MC (moyen cylindre)

pour répondre aux besoins de près

de 85 % des patients astigmates.

Produites à partir du copolymère

Hioxilficon D, elles sont idéales

pour les patients souffrant d’inconfort

à la fin de la journée en raison

de facteurs environnementaux ou

c

d’une sécheresse oculaire.

La lentille torique LC est conçue

pour ces 55 % de patients atteints

d’un astigmatisme de -0.50D à

-1.25D. C’est une façon économique,

pour les astigmates légers, de

passer des lentilles sphériques ou

asphériques aux toriques.

La lentille torique MC est destinée

aux 30 % de patients qui présentent

Les lentilles toriques Extreme H2O 54% LC et MC

maintenant sur le marché

un astigmatisme de -1.25D à -1.75D.

La combinaison d’un design et d’un

matériau stabilisés assurent une

stabilité exceptionnelle de la lentille

sur la cornée.

Les lentilles cornéennes H2O 54%

procurent un excellent confort tout

au long de la journée et maintiennent

un niveau de mouillabilité jusqu’à

quatre fois supérieur aux lentilles

conventionnelles en HEMA. Ce

polymère sans ions assure une très

grande résistance aux dépôts qui

contribue à une bonne santé oculaire.

Les lentilles Extreme H2O 54%,

distribuées par Optique Centennial

et Leis Vision, garantissent une

vision claire grâce à l’exceptionnelle

stabilité du copolymère GMA.


RSS pour les cornées ayant subi une chirurgie réfractive

Les Laboratoires Blanchard lançaient récemment la

lentille RSS (Refractive Surgery Specific). Sa

particularité vient de son design à géométrie inversée

qui permet un ajustement optimal des cornées ayant

subi une chirurgie réfractive, tant au niveau de la

géométrie asphérique de la courbure centrale que des

courbures d’ajustement périphériques.

La courbure asphérique centrale de la RSS favorise l’ajustement de la

zone plus plate du milieu sans la voûter et rend possible la création d’une

seconde surface réfractive. La courbure périphérique à géométrie inversée

assure un ajustement périphérique adéquat pour une centration optimale et

une vision stable. Chaque courbure d’adaptation offre une vaste gamme de

courbures centrales, adéquates pour la majorité des cornées.

De plus, trois choix de courbures périphériques (standard,

plat et cambré) sont disponibles afin d’optimiser le

confort et la circulation des larmes.

La technologie ACT (technologie pour les cornées

asymétriques) est offerte pour la lentille RSS et son

utilisation est recommandée lorsque le quadrant inférieur de la

cornée est plus cambré que les quadrants supérieurs. Ce phénomène se

présente fréquemment dans les cas d’ectasie cornéenne induite par la

chirurgie réfractive ou dans ceux de greffe cornéenne décentrée. La lentille

RSS a des résultats prédictibles et constants et s’ajuste facilement à partir

de kératométries ou de topographies.

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la REVUE janvier-février 2008 39


nouveautés

ODLR 374

c Lunetterie Optika distribue Oscar de la Renta

Oscar de la Renta a établi sa marque depuis quatre décades sur la création de vêtements

tantôt discrets, tantôt somptueux, à partir des matériaux les plus fins. En 1977 il

abordait avec succès de nouvelles sphères de la mode en se lançant dans la parfumerie, puis

plus tard dans la lunetterie. Ses montures ophtalmiques et solaires sont maintenant

distribuées au pays par Lunetterie Optika.

La nouvelle collection comporte dix montures optiques et cinq modèles solaires, tous

proposés en deux couleurs.

On retrouve la signature Oscar de la Renta dans l’élégance des formes, le travail ouvragé

des branches et la touche à la fois raffinée et classique des montures ophtalmiques. Sa ligne

tient compte de la génération des baby-boomers puisque les modèles sont conçus pour

recevoir des verres bifocaux.

Les montures solaires, dans de riches tons de brun et de noir, sont créées à partir

d’acétates de grande qualité. Elles sont aussi munies de lentilles à protection UV. Sa

collection se distingue par des branches rehaussées de découpes en métal.


Nouvel espoir dans le traitement de la perte

de vision

Les scientifiques ont remporté une

importante bataille dans la lutte contre

la dégénérescence maculaire liée à l’âge

(DMLA). Une équipe internationale de

chercheurs, sous la direction du CHU

Sainte-Justine et de l’Université de Montréal,

a mis au jour le récepteur défectueux

responsable de la DMLA de type sec.

Dans le numéro de février de la revue

médicale PLoS Medicine, les chercheurs

expliquent comment une déficience du

récepteur CD36 empêche l’évacuation des

lipides oxydés de l’œil. Par la suite, ces lipides

oxydés s’accumulent et attaquent les couches

situées sous et sur la rétine, provoquant ainsi

la perte de vision.

« Notre découverte a une incidence

majeure sur l’élaboration de nouvelles

thérapies », souligne le chercheur principal, le

Dr Sylvain Chemtob, qui a réalisé l’étude

conjointement avec le Dr Huy Ong,

professeur titulaire à la Faculté de pharmacie

de l’Université de Montréal, et Florian

Sennlaub, de l’Institut national de la santé et

de la recherche médicale (INSERM) en

France.

Néonatologiste et chercheur au CHU

Sainte-Justine, le Dr Chemtob est également

professeur titulaire au Département de

pédiatrie et à l’École d’optométrie de

l’Université de Montréal. Pour isoler le

récepteur destructeur responsable de la

dégénérescence oculaire caractéristique à la

DMLA de type sec, il a effectué des

recherches sur des souris et des rats. « Nous

avons découvert qu’une carence en récepteurs

CD36 entraîne progressivement une

importante dégénérescence maculaire liée à

l’âge, dit-il. Une déficience en CD36 entraîne

la perte de la vision centrale, l’une des

principales caractéristiques de la DMLA. »

« Cette découverte nous rapproche d’un

traitement contre la DMLA de type sec,

lequel pourrait améliorer de façon

considérable la qualité de vie des personnes

âgées qui sont le plus affectées par cette

maladie oculaire, ajoute le co-auteur de

l’étude, le Dr Huy Ong. Maintenant que nous

avons développé ces molécules qui activent les

récepteurs CD36, nous travaillons à valider

leur efficacité pour le traitement de la DMLA

de type sec. Nous espérons y arriver d'ici

2015. »

Dans les pays occidentaux, la DMLA de

type sec et humide demeure une inquiétante

cause de la perte de vision. Selon l’organisme

AMD Alliance International, 30 millions

d’individus de plus de 50 ans en sont affectés.

La DMLA de type sec, qui constitue le

trouble le plus envahissant, représente 90

pour cent des cas de cette maladie.


Coopération entre

McCray et briot/Weco

Deux compagnies distinctes, McCray

Optical Supply et briot/Weco Canada,

viennent d’établir un programme conjoint

mettant en commun leurs ressources

respectives afin d’assister leurs clients dans

l’élaboration de projets requérant de

l’équipement de laboratoire.

Spécialistes dans leurs champs respectifs,

ces deux entreprises fourniront le choix

le plus complet de produits et services de

qualité.

« Nous sommes heureux de cette

coopération avec briot/Weco Canada »,

déclarait récemment Raymond Mo,

propriétaire de McCray Optical Supply.

« Nos clients tireront avantage de plans

taillés sur mesure ».

« Cette association avec McCray Optical

Supply bénéficiera à nos clients à qui nous

pourrons offrir une gamme plus étendue de

produits et services. Nos deux entreprises se

complètent bien et nous partageons le même

objectif », a ajouté Tom Pfleging, directeur

général de briot/Weco.

40 la REVUE janvier-février 2008

| Association des opticiens du Canada |


nouveautés

✮ AIR OPTIX for ASTIGMATISM,

nouveau produit de

CIBA Vision

CIBA Vision vient de lancer AIR

OPTIX MD for ASTIGMATISM, une

lentille en silicone hydrogel qui assure une

performance exceptionnelle et une excellente

stabilité. Elle offre la plus grande transmissibilité

d’oxygène de toutes les lentilles

toriques actuellement sur le marché et est si

facile à adapter que le taux de réussite du

premier ajustement frise les 95 pour cent.

Le design de la lentille AIR OPTIX for

ASTIGMATISM Precision Balance 8 / 4MD

présente une large zone optique qui garantit

une excellente acuité visuelle et préserve les

caractéristiques d’ajustement et l’axe d’orientation

d’un patient à l’autre. De plus, l’ajustement par

le professionnel est acceptable ou optimal dans

99 pour cent des cas et la stabilisation sur l’œil

se fait en 30 secondes.

« Le haut taux d’un ajustement réussi dès la

première visite se traduit pour le professionnel

par une économie de temps appréciable et par

une croissance potentielle de son bureau

d’optique », précise Rick Weisbarth, O.D.,

F.A.A.O. et vice-président Développement

professionnel et partenariats chez CIBA

Vision. « Plus important encore, cette

nouvelle lentille donne l’occasion au professionnel

de vraiment satisfaire les besoins de

confort et de vision de ses clients astigmates,

tout en leur facilitant la vie. »

Les points les plus épais de la lentille AIR

OPTIX for ASTIGMATISM sont situés, si

on prend l’exemple d’une montre, sur les

chiffres 8 et 4. L’interaction avec la paupière

du bas est ainsi minimisée. Le verre de

contact reste bien en place et garantit une vision

claire. Son contour parfaitement profilé

permet une vision stable exceptionnelle et un

confort remarquable tout au long de la

journée. Avec un Dk/t de 108 @ -3.00D, la

lentille bénéficie d’un apport d’oxygène

jusqu’à sept fois supérieur à celui des plus

importantes lentilles toriques d’hydrogel à

faible Dk/t. Les yeux restent ainsi plus

reposés, peu importe le temps consacré au

port des lentilles. Le prisme de la large zone

optique est faible, ce qui réduit leur épaisseur

et maximise le Dk/t. Ce nouveau verre de

contact affiche également le traitement

permanent et breveté de CIBA Vision qui

combat les dépôts et maintient une excellente

mouillabilité.


Optique Westlab et Essilor signent un accord

de partenariat

Optique Westlab, une division de Westgroupe, signait récemment un accord de

partenariat avec Essilor Canada. Cette entente permettra aux clients de Westlab de se

voir offrir la gamme de produits la plus étendue, les derniers avantages technologiques et le

plus haut niveau de service proposés sur le marché.

« Nous sommes ravis de cette union entre deux leaders de l’industrie », avançait Rodney

Suliteanu, président de Westgroupe. « L’engagement d’Essilor à proposer à ses clients des

produits et un service de qualité est similaire au nôtre. Grâce à cette alliance nous pourrons

avoir accès à de nouvelles technologies et bonifier les offres d’Optique Westlab dans ce

segment de marché combinant montures et lentilles. » Ce partenariat n’entraînera pas de

changements administratifs.

Optique Westlab est l’une des trois subdivisions de Westgroupe. Le laboratoire est situé à

Montréal et, en plus d’offrir des services complets, fournit des forfaits montures et lentilles

partout à travers le pays. Outre Westlab, Westgroupe administre deux divisions, Optique

Western et Optique Wescan. Celles-ci ne font pas partie de l’entente de partenariat et

resteront sous la gestion de Westgroupe.

| Association des opticiens du Canada |

la REVUE janvier-février 2008 41


Petites

annonces

◗ Occasions d’affaires

Bureau à vendre. Rejoindre Manon

Beaudet au (514) 725-0170 ou par courriel

à aquavision.plus@sympatico.ca.

Résidente,dernière année,médecine

familiale, recherche opticien ou

optométriste (ou finissant) pour

occuper un local de 1700 pieds

carrés situé directement au coin de

Jean-Talon et L’Acadie à Montréal.

Niveau rez-de-chaussée. Station de

métro l’Acadie située à proximité du

local.

Une clinique médicale sera

aménagée à l’étage supérieur.

Contacter Taxia (514) 582-4187 et

laisser message.

◗ Offres d’emploi

L'entreprise Sàfilo Canada recherche un

représentant des ventes afin de couvrir le

territoire de l'est du Québec incluant

notamment la ville de Québec, de

Trois-Rivières et le Saguenay. Les

collections représentées incluront Diesel,

Yves St-Laurent, Banana Republic et

Jimmy Choo. Vous pouvez transmettre

votre curriculum vitae à l'adresse courriel

suivante: ddowns@safilocanada.com

_____________________________

LASIK MD est le chef de file canadien de

la correction de la vue au laser. Nous

recherchons des Opticiens à temps plein

et /ou partiel pour notre clinique située à

Montréal. Nous offrons une rémunération

généreuse ainsi qu’un environnement de

travail dynamique. Envoyez votre C.V. à

Jennifer Tapp, jtapp@lasikmd.com, fax :

(514) 933-4408 en indiquant la référence

# MTLRT04.

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Bureau/salle de montre à louer 5800pi 2 , immeuble neuf de prestige, belle

fenestration, 2 étages avec local industriel adjacent 4 400pi 2 pour entrepôt

ou usine, porte de garage. Peuvent être loués séparément. Lachenaie jct

25/640 milieu dynamique. Groupe APL, Alex Peetroons (514) 794-9649.

_____________________________

LASIK MD est le chef de file canadien de

la correction de la vue au laser. Nous

recherchons des Optométristes à temps

plein et /ou partiel pour nos cliniques

situées à Montréal, Laval, Brossard ainsi

que Ste-Foy.Nous offrons une rémunération

généreuse ainsi qu’un environnement de

travail dynamique. Envoyez votre C.V. à

Geneviève Pilon, hrresumes@lasikmd.com,

fax: (514) 904-1199 en indiquant la

référence # PQOD03.

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Opticien(ne) demandé(e) pour magnifique

lunetterie dans Bois-Franc, à Ville

St-Laurent. Fermé dimanche et lundi,

ouvert un soir semaine. Salaire avantageux,

temps plein ou partiel. Contactez Caroline

Sardi, O.O.D au (514) 336-3663 ou par

courriel à ohlunettes@hotmail.com

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Opticien(ne) et conseiller(ère)

recherché(e)s pour travail à temps plein

ou partiel avec une équipe hyper

dynamique à Charlesbourg. Contactez

Serge Poulin en toute confidentialité

au (418)559-7509 ou par courriel

poulin.charlesbourg@globetrotter.net

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Opticiens(nes) temps complet ou partiel

pour cliniques à Hull et Gatineau.

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dynamique. Rémunération et avantages

sociaux concurrentiels. Discrétion assurée.

Envoyez C.V. à Optique Laurier

(819) 246-2222 ou communiquez avec

Madeleine au (819) 246-2222.

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Optométrie Candiac (sur Rive-Sud de Mtl)

a besoin d'un(e) opticien(ne) pour un

remplacement de congé de maternité avec

possibilité de permanence par la suite.

Poste temps plein, disponible en mai 2008.

Nous sommes également à la recherche

d'un(e) assistant(e) en optique pour un

poste temps plein, disponible maintenant.

Envoyer votre C.V. au (450) 444-9140 a/s

Dr Bouliane.

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◗ Divers

Réfractomètre TOPCON RM-8800,

Tonomètre Goldman HAAG-STREIT à

vendre à très bon prix .Contactez Serge

Poulin au (418)622-7566 ou par courriel

poulin.charlesbourg@globetrotter.net.

_____________________________

La prochaine date de tombée pour les

petites annonces est le 14 mai 2008.

Veuillez nous faire parvenir votre texte,

maximum 50 mots, par télécopieur

au (450) 629-6044 ou par courriel à :

larevue@bretoncom.com. Les petites

annonces sont également affichées sur

notre site Internet : www.bretoncom.com/

classified/index.fr.asp

INDEX DES ANNONCEURS

Allison Canada . . . . . . . . . . . 7

Bausch & Lomb . . . . . . . . . 15

CIBA Vision . . . . . . . . . . . 8, 9

CooperVision . . . . . . . . . . . 13

Essilor . . . 35, 3 e de couverture

Essilor Technologies . . . . . . 29

Johnson & Johnson . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . 4 e de couverture

La Cie canadienne de produits

optiques . . . . . . . . . . . . 33, 37

Les Laboratoires Blanchard 11

Luxottica . . . . 2 e de couverture

McCray Optical Supply . . . . 28

Optique Nikon . . . . . . . . . . 19

Perfect Optical . . . . . . . . . . 25

Ronor . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

Sàfilo . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Transitions . . . . . . . . . . 22, 23

Viva International Group . . . 17

Western . . . . . . . . . . . . . . . . 3

Younger Optics. . . . . . . . . . 31

Zig Eyewear . . . . . . . . . . . . 41

ASSOCIATION DES OPTICIENS DU CANADA

Pour devenir membre de l'Association des Opticiens du Canada et profiter

de nombreux avantages, contactez-nous au

1-800-847-3155 • canada@opticians.ca

ASSOCIATION DES OPTICIENS DU CANADA : 2706-83 Garry Street, Winnipeg, Manitoba, R3C 4J9 • www.opticians.ca

42 la REVUE janvier-février 2008

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