S amedi 15 jan vier - Salle Pleyel
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s<strong>amedi</strong> <strong>15</strong> <strong>jan</strong><strong>vier</strong> – 20H<br />
L’Orchestre de Louis XV<br />
Le Concert des Nations<br />
Jordi Savall<br />
L’Orchestre de Louis XV | Jordi Savall | Le Concert des Nations | S<strong>amedi</strong> <strong>15</strong> <strong>jan</strong><strong>vier</strong>
s<strong>amedi</strong> <strong>15</strong> <strong>jan</strong><strong>vier</strong> – 20H<br />
L’Orchestre de Louis XV<br />
Suites d’orchestre<br />
Jean-Philippe Rameau (1683-1764)<br />
Naïs (1748), Suite d’orchestre<br />
Ouverture – Musette tendre – Rigaudons I et II<br />
Sarabande – Gavotte pour les Zéphirs<br />
Loure – Musette – Tambourins I et II<br />
Entrée des Lutteurs et Chaconne<br />
Les Indes galantes (1735), Suite d’orchestre<br />
Ouverture – Musette en rondeau – Air vif<br />
Air des Incas pour la dévotion du Soleil<br />
Menuets pour les Guerriers et Amazones I et II<br />
Air pour les esclaves africains<br />
Air pour les amants qui suivent Bellone<br />
Tambourins I et II – Chaconne<br />
entracte<br />
2
SAMEDI <strong>15</strong> JANVIER<br />
Zoroastre (1749), Suite d’orchestre<br />
Ouverture – Passepieds I et II<br />
Loure – Airs des Esprits Infernaux I et II<br />
Air tendre en rondeau<br />
Air grave – Gavotte en rondeau<br />
Sarabande<br />
Contredanse<br />
Les Boréades (1764), Suite d’orchestre<br />
Ouverture<br />
Entrée des Peuples<br />
Contredanse en rondeau<br />
Gavottes I et II pour les heures et les Zéphirs<br />
Menuets I et II<br />
Contredanse très vive<br />
Le Concert des Nations<br />
Manfredo Kraemer, concertino<br />
Jordi Savall, direction<br />
Avec la participation de l’Académie du Concert des Nations.<br />
Fin du concert vers 22h10.<br />
3
L’Orchestre de Louis XV<br />
Le 12 septembre 1764, Jean-Philippe Rameau s’éteignait à Paris. Son dernier opéra,<br />
Les Boréades, venait d’être mis en répétition. Dès que la nouvelle fut connue, la partition<br />
disparut des pupitres. L’œuvre ne serait créée sur une scène de théâtre qu’en 1983.<br />
Sa musique demeura inconnue du public parisien du siècle des Lumières, dont le goût<br />
s’était détourné depuis des années déjà de l’art si singulier du génial compositeur.<br />
Si Michel Paul Guy de Chabanon avait pu l’entendre, l’ouverture des Boréades aurait<br />
certainement nourri son argumentation pour son Éloge de Rameau, publiée peu après<br />
la mort du compositeur. En effet, le philosophe y déclarait : « Parcourez toutes les<br />
ouvertures de M. Rameau, l’y trouverez-vous semblable à qui que ce soit ? De l’une à l’autre,<br />
il ne se ressemble pas lui-même. »<br />
Dans l’ouverture des Boréades, Rameau abandonne la forme de l’ouverture à la française<br />
pour un plan en trois mouvements séparés, inspiré de l’ouverture à l’italienne. Il la revêt<br />
d’une orchestration virtuose et visionnaire, avec clarinettes et cors, pour dépeindre<br />
une atmosphère tempétueuse puis bucolique. Elle s’achève par une brillante évocation<br />
cynégétique qui s’enchaîne sans interruption avec la première scène de l’opéra : une<br />
chasse royale. Elle démontre toute l’ambition esthétique du véritable créateur du langage<br />
symphonique et de l’orchestration moderne. Pour Rameau, l’ouverture doit être liée à<br />
l’action de la tragédie, grâce à un procédé de peinture sonore dont l’orchestre fournit la<br />
palette colorée et expressive. Chabanon remet pourtant en question la légitimité de ce<br />
procédé : « Rien de si dangereux que ce projet formé de peindre, surtout en symphonie.<br />
Cette intention ne sert qu’à gêner l’imagination du musicien, à le fixer sur quelques petites<br />
ressemblances douteuses auxquelles il sacrifie tout, et à le distraire des recherches de la<br />
belle mélodie, qui seule constitue la véritable musique, tient lieu de toutes les peintures,<br />
ou, si l’on veut, en est toujours une. »<br />
Chabanon prend pour exemple l’ouverture de Naïs. Rameau avait composé cette<br />
pastorale héroïque en un prologue et trois actes, sur un livret de Louis de Cahusac, pour<br />
commémorer la signature du traité de paix d’Aix-la-Chapelle. Cette œuvre de circonstance<br />
fut créée le 22 avril 1749 et avait été reprise en 1764, avec des musiques additionnelles de<br />
Berton. Dans l’ouverture, Rameau rompt pour la première fois avec la tradition lulliste<br />
pour mieux illustrer la lutte des Titans contre les Olympiens : « L’ouverture de Naïs peint,<br />
dit-on, l’attaque des Titans. En ce cas, on doit y entendre les cris séditieux de ces enfants<br />
de la Terre ; y voir des rochers déracinés par leurs mains s’amonceler comme des nuages<br />
dans la tempête. »<br />
Rameau a voulu évoquer ces cataclysmes par une orchestration et une harmonie emplies<br />
de violence (que l’on retrouve au début de l’Entrée des lutteurs et à la fin de la Chaconne) :<br />
les trompettes et les timbales font retentir des « bruits de guerre » qui font écho aux<br />
batailles auxquelles le traité d’Aix-la-Chapelle mettait un terme. Chabanon met en lumière<br />
les jeux d’analogies sonores qui permettent à Rameau de « peindre en musique » :<br />
« Cette ouverture est, selon moi, une mélodie forte, hardie, et dont le caractère tranchant<br />
4
SAMEDI <strong>15</strong> JANVIER<br />
et particulier est renforcé par quelques pratiques d’harmonie extraordinaires.<br />
Les personnes, trop peu exercées pour la sentir, la trouvent neuve et fortement pensée, et<br />
ils en sont émus : ces intonations âpres et sauvages, ces passages brusqués, cette harmonie<br />
hérissée […] semblent une analogie plus que suffisante avec le combat des Titans qui<br />
occupe leurs regards. » Malgré ses réticences, Chabanon ne peut que constater<br />
la redoutable efficacité expressive d’effets orchestraux aussi spectaculaires.<br />
Quelques mois après Naïs, Rameau produisit un nouvel exemple d’ouverture « hors<br />
norme » pour son Zoroastre. Cette tragédie en musique en cinq actes, sur un livret de<br />
Cahusac, fut créée le 5 décembre 1749. Elle fut révisée en 1756 pour adopter la forme d’un<br />
opéra en trois actes. L’ouverture, qui, selon Rameau, « tient lieu de prologue », est soumise<br />
à un véritable « programme » lié à l’action de la tragédie. La première section, avec son<br />
mouvement oppressant, grave et sombre, de cordes, veut évoquer la tyrannie d’Abramane,<br />
tandis que les flûtes plaintives symbolisent la détresse du peuple de Bactriane. La seconde<br />
section, de caractère lumineux et serein, évoque l’espoir du philosophe Zoroastre de voir<br />
la chute du tyran. L’ouverture s’achève par un mouvement rapide, aux modulations hardies,<br />
dépeignant les états d’âme contrastés des différents personnages avant la victoire finale<br />
de la lumière sur les ténèbres.<br />
Par comparaison avec ces trois compositions où Rameau ne cesse d’explorer de<br />
nouvelles voies formelles et expressives, l’ouverture des Indes galantes peut paraître plus<br />
conventionnelle. Elle adopte l’organisation bipartite des ouvertures à la française de Lully,<br />
avec une première partie grave et solennelle suivie d’une seconde vive et fuguée. L’œuvre<br />
n’est pas à proprement parler une tragédie lyrique, mais un « ballet » (genre aujourd’hui<br />
dénommé « opéra-ballet ») : « un spectacle composé d’actes différents quant à l’action,<br />
mais réunis sous une idée collective comme les sens, les éléments, l’amour », ainsi que<br />
le définit Marmontel dans L’Encyclopédie.<br />
Les Indes galantes s’ouvrent par un prologue allégorique narrant la rivalité entre Vénus,<br />
Amour et la Guerre (Bellone). Dans la seconde entrée, Les Incas du Pérou, Rameau multiplie<br />
les tours de force musicaux. Il fait se succéder diverses scènes à grand spectacle où<br />
l’orchestre prend une importance inédite, comme une cérémonie religieuse inca (avec son<br />
impressionnant Air pour la dévotion du Soleil), une éruption volcanique et un tremblement<br />
de terre. Voltaire fut à ce point impressionné par ces pages qu’il dira de Rameau :<br />
« Il est fou ; mais je tiens toujours qu’il faut avoir pitié des talents. Permis d’être fou<br />
à celui qui a fait l’acte des Incas. »<br />
La troisième entrée, Les Fleurs, met en scène des courtisanes persanes. Elle est sans<br />
doute la moins frappante du point de vue dramatique, mais la plus riche du point de vue<br />
de la danse, et donc en compositions orchestrales. La dernière entrée, Les Sauvages<br />
(où apparaissent les Indiens d’Amérique du Nord) n’était pas présente dans la version<br />
originale de 1735. Elle fut rajoutée lors de la reprise triomphale de 1736. La célèbre<br />
Danse des Sauvages est l’adaptation d’une pièce de clavecin publiée en 1729. Rameau a<br />
souvent repris et arrangé dans ses opéras, même tardifs, ses compositions de jeunesse.<br />
5
Ainsi, les Tendres Plaintes, qui figurent dans ses Pièces de clavecin imprimées en 1724,<br />
réapparaissent dans Zoroastre sous la forme d’un Air tendre en rondeau pour flûte<br />
traversière avec accompagnement de violons. L’arrangement est si harmonieux qu’il<br />
laisserait volontiers penser que le compositeur, avant même qu’il n’ait produit ses<br />
premières pages orchestrales (elles n’apparurent qu’en 1733 avec son premier opéra,<br />
Hippolyte et Aricie), avait déjà à l’esprit au début de sa carrière tous les développements<br />
prodigieux qu’il allait apporter à l’écriture symphonique.<br />
Denis Morrier<br />
6
SAMEDI <strong>15</strong> JANVIER<br />
Jean-Philippe Rameau<br />
Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683-Paris, 12 septembre 1764) a été considéré<br />
comme le musicien français le plus important avant le XIX e siècle. Il était le fils d’un<br />
organiste de Dijon et sa mère appartenait à la petite noblesse. À l’âge de douze ans, il entra<br />
au collège des jésuites et c’est peut-être là qu’il acquit son enthousiasme pour l’opéra –<br />
qui l’accompagna toute sa vie –, sachant l’importance que le théâtre en musique revêtait<br />
pour les jésuites. Il abandonna rapidement les études générales pour se concentrer sur la<br />
musique et, à dix-huit ans, il fit un voyage en Italie pour se former musicalement mais ne<br />
dépassa pas Milan et revint quelques mois plus tard en France.<br />
Les quarante premières années de sa vie sont peu connues, comme s’il avait eu intérêt<br />
à ce qu’il en soit ainsi. Il travailla comme violoniste avec des groupes de musiciens<br />
ambulants et comme organiste à Avignon, Clermont, Paris, Dijon, Lyon et de nouveau<br />
Clermont. En 1722, il revint définitivement à Paris, probablement pour superviser la<br />
publication de son traité d’harmonie. Alors que jusque-là, il était pratiquement inconnu,<br />
cette publication lui conféra, tant en France qu’à l’étranger, un nom et un prestige qui<br />
augmentèrent encore avec l’apparition, quatre ans plus tard, du Nouveau Système<br />
de musique théorique. En 1724, il publia sa première série de pièces pour le cla<strong>vier</strong><br />
(curieusement, il n’a pas laissé de production pour l’orgue) et, pendant des années,<br />
il écrivit de la musique pour les spectacles populaires du Théâtre de la Foire. En 1726,<br />
à quarante-deux ans, il épousa Marie-Louise Mangot, une excellente chanteuse de<br />
dix-neuf ans, probablement l’une de ses élèves. Ils eurent quatre enfants et une vie<br />
heureuse, semble-t-il.<br />
Sa rencontre avec Alexandre Le Riche de la Pouplinière, l’un des hommes les plus riches<br />
de France et grand amateur de musique, eut probablement lieu avant 1727. Elle fut<br />
déterminante pour sa vie professionnelle et ses perspectives d’avenir. La Pouplinière le mit<br />
en contact avec d’importants penseurs et écrivains de l’époque. Rameau dirigea l’orchestre<br />
privé de ce personnage pendant plus de vingt-deux ans et, à partir de 1737, fut également<br />
le professeur de Thérèse des Hayes, maîtresse de ce mécène qui, à partir de 1740, devint<br />
madame de la Pouplinière. Elle fut l’une des meilleures alliées du compositeur jusqu’à sa<br />
séparation d’avec son mari en 1748. À la fin de la décennie 1740, La Pouplinière engagea<br />
dans son orchestre des clarinettistes et des cornistes de Bohême et Rameau fut le premier<br />
à les utiliser à l’Opéra de Paris.<br />
Autour de 1733, à une époque où les compositeurs se faisaient très jeunes une réputation,<br />
Rameau, déjà quinquagénaire, n’avait composé que quelques motets et quelques cantates<br />
ainsi que trois collections de pièces pour clavecin, les deux dernières particulièrement<br />
novatrices. À cette époque, ses contemporains Telemann, Bach ou Haendel avaient déjà<br />
écrit la majeure partie de leur importante production. Rien ne laissait donc présager<br />
que, peu après, il réussirait à se faire une place de choix dans le panorama musical parisien<br />
comme dans l’histoire de la musique.<br />
7
Le succès arriva finalement avec Hippolyte et Aricie, une tragédie en musique. L’opinion<br />
fut divisée en deux camps : celui qui vanta la beauté, le savoir-faire et l’originalité de<br />
l’œuvre (ceux que l’on appela les ramistes) et celui qui, nostalgique de l’œuvre de Lully,<br />
critiqua ses italianismes de mauvais goût (les lullistes). Le public eut aussi parfois des<br />
difficultés à accepter que quelqu’un de reconnu comme un grand théoricien puisse aussi<br />
être un artiste brillant.<br />
Durant les six années suivantes, il composa la majorité de ses œuvres les plus<br />
emblématiques, y compris Les Indes galantes (1735), chef-d’œuvre du genre de l’opéraballet<br />
qui fut représenté soixante-quatre fois jusqu’en 1737. La même année, la presse<br />
publia la nouvelle que le musicien ouvrait une école de composition. Peu après, Rameau<br />
disparut pratiquement de la scène publique car il devait pleinement se consacrer à la<br />
direction de l’orchestre privé de La Pouplinière. À partir de 1744, il s’installa avec sa<br />
famille dans des dépendances de l’hôtel particulier de ses mécènes et passa ses étés<br />
en leur château de Passy. C’est à cette époque qu’eurent lieu ses premières rencontres<br />
avec Rousseau, qui dégénérèrent vite en opposition quand Rameau l’accusa de plagiat<br />
pour ses Muses galantes.<br />
En 1745, il réapparut sur la scène publique, poussé par une série de commandes dont<br />
certaines provenaient de la cour. Il présenta pas moins de cinq œuvres nouvelles et<br />
monopolisa ainsi la presque totalité du panorama musical parisien, au point que le<br />
directeur de l’Opéra en vint à interdire que l’on donne plus de deux représentations<br />
par an de ses œuvres, pour ne pas décourager les autres compositeurs. C’est alors que<br />
commença sa période la plus productive. Cette année-là, il reçut la charge de Compositeur<br />
du Cabinet du Roi, qui comportait une pension importante. Dès ce moment, le rythme<br />
de sa production diminua considérablement.<br />
En 1750, il publia – peut-être avec l’aide de Diderot – sa Démonstration du principe de<br />
l’harmonie et entra en contact avec de grands mathématiciens comme Bemoulli et Euler.<br />
Du fait des nouveautés qui entraient dans le langage de ses opéras, ceux-ci ne connurent<br />
pas toujours un succès immédiat mais durent attendre une reprise. Cependant, il avait<br />
l’estime générale du public, ses œuvres étaient représentées en province et – plus<br />
important pour lui – il avait la considération de la majorité des intellectuels et des penseurs.<br />
En 1752 éclata la Querelle des Bouffons. Le style italien triomphait en Europe sauf en<br />
France, bastion de l’ancienne hégémonie du goût français ayant pour navire amiral la<br />
tragédie de Lully. C’est à ce moment qu’il apparut aussi dans la musique de Rameau.<br />
Le déclencheur de la Querelle fut la représentation de La Serva padrona et d’autres<br />
intermezzi et opéras-bouffes italiens que donnait une compagnie italienne itinérante<br />
à l’Académie Royale de Musique, lieu considéré par beaucoup comme le temple de la<br />
musique française. La polémique prit la forme d’une dispute pamphlétaire qui secoua<br />
les cercles culturels parisiens pendant deux ans.<br />
8
SAMEDI <strong>15</strong> JANVIER<br />
Puis la Querelle s’éteignit mais condamna à mort les genres de la musique théâtrale<br />
française. Seul Rameau parut survivre à l’événement et continua à composer dans le<br />
style que la majorité considérait comme dépassé. L’autre conséquence de la Querelle –<br />
certainement très douloureuse pour le musicien – fut sa rupture avec Diderot et d’Alembert<br />
qui l’éloigna et l’empêcha d’être accepté et reconnu en tant que penseur. Libéré depuis<br />
1753 de la charge de directeur de l’orchestre de La Pouplinière, il se concentra sur son<br />
œuvre théorique. En 1764, après avoir reçu du roi Louis XV un titre nobiliaire, et ayant<br />
dépassé les quatre-vingts ans, il composa Les Boréades dont il commença les répétitions.<br />
Cependant l’œuvre dut attendre plus de deux siècles avant d’être représentée. Rameau<br />
mourut le 12 septembre à son domicile, trois semaines après avoir contracté des fièvres.<br />
L’inventaire de ses biens ne signala qu’un mobilier peu important parmi lequel se trouvait<br />
un instrument : un vieux clavecin à un cla<strong>vier</strong>, en mauvais état.<br />
Josep Maria Vilar<br />
Traduction : Irène Bloc<br />
9
Jordi Savall<br />
Dans l’univers de la musique actuelle,<br />
Jordi Savall occupe une place<br />
exceptionnelle. Depuis plus de 30 ans,<br />
il fait connaître au monde des merveilles<br />
musicales abandonnées dans l’obscurité<br />
et l’indifférence : jour après jour, il les<br />
lit, les étudie et les interprète, avec<br />
sa viole de gambe ou comme chef<br />
d’orchestre. C’est un répertoire essentiel<br />
rendu à tous les mélomanes curieux et<br />
exigeants. Un instrument, la viole de<br />
gambe, d’un raffinement au-delà duquel<br />
il n’y a que le silence, a été soustrait aux<br />
seuls « happy few » qui le révéraient.<br />
Jordi Savall a fondé, en compagnie de<br />
Montserrat Figueras, trois ensembles :<br />
Hespèrion, La Capella Reial de Catalunya<br />
et Le Concert des Nations. Le monde<br />
entier les salue à travers leurs concerts<br />
et leurs productions discographiques<br />
comme les principaux défenseurs de<br />
ces musiques oubliées. Jordi Savall<br />
est l’une des personnalités musicales<br />
les plus polyvalentes de sa génération.<br />
Concertiste, pédagogue, chercheur et<br />
créateur de nouveaux projets musicaux<br />
et culturels, il se situe parmi les acteurs<br />
essentiels de l’actuelle revalorisation de<br />
la musique historique. Sa participation<br />
au film d’Alain Corneau Tous les matins<br />
du monde (César de la meilleure bandeson),<br />
son intense activité de concerts<br />
(environ 140 par an), sa discographie<br />
(6 enregistrements par an) et la<br />
création d’Alia Vox – son propre label<br />
d’édition – en 1998 nous prouvent que la<br />
musique ancienne n’est en rien élitiste<br />
et qu’elle peut intéresser, dans le monde<br />
entier, un public chaque fois plus jeune<br />
et plus nombreux. Comme bien des<br />
musiciens, Jordi Savall a commencé sa<br />
formation à 6 ans au sein d’un chœur<br />
d’enfants à Igualada (Barcelone), sa<br />
ville natale, la complétant par des infortuné : sept larmes et sept stances,<br />
études de violoncelle, achevées au avec de la musique d’époque et de Jordi<br />
Conservatoire de Barcelone en 1964. Savall, sont un contrepoint musical<br />
En 1965, il commence en autodidacte à sa vie, telle une « bande originale<br />
l’étude de la viole de gambe et de la imaginaire », tandis que sept de ses<br />
musique ancienne (Ars Musicæ), et se dernières peintures sont commentées<br />
perfectionnera à partir de 1968 à la par Dominique Fernandez de l’Académie<br />
Schola Cantorum Basiliensis (Suisse). Française. En 2008, il a été nommé «<br />
En 1973, il succède à son maître August Ambassadeur de l’Union Européenne<br />
Wenzinger à Bâle, y donne des cours pour un dialogue interculturel » et, avec<br />
et des masterclasses. Au cours de sa Montserrat Figueras, « Artistes pour<br />
carrière, il a enregistré plus de 170 CD, la paix » dans le cadre du programme<br />
dont le livre-disque dernièrement paru des « Ambassadeurs de bonne<br />
chez Alia Vox Dinastia Borgia, Pièces volonté » de l’UNESCO. Dans le cadre<br />
de Viole des Cinq Livres – Marin Marais de l’année européenne 2009, Jordi<br />
dans la collection Alia Vox Héritage. Savall a été nommé « Ambassadeur<br />
Parmi les distinctions et titres qu’il a de la créativité et de l’innovation »<br />
reçus, mentionnons : officier dans l’ordre par l’Union Européenne. En juillet, le<br />
des Arts et des Lettres (1988), la Creu Conseil National de la Culture et des<br />
de Sant Jordi (1990), « musicien de Arts de Catalogne lui a décerné le Prix<br />
l’année » du Monde de la musique (1992) National de la Musique. En 2010, en<br />
et « soliste de l’année » des Victoires compagnie de Montserrat Figueras, il a<br />
de la Musique (1993), Médaille d’or des reçu le Prix Méditerranée remis par le<br />
Beaux-Arts (1998), membre d’honneur Centre Méditerranéen de Littérature à<br />
du Konzerthaus de Vienne (1999), Perpignan et le Midem Classical Award<br />
docteur honoris causa de l’Université 2010 du meilleur disque classique<br />
Catholique de Louvain (2002) et de de musique ancienne, ainsi que le<br />
l’Université de Barcelone (2006), Praetorius Musikpreis Germany en<br />
Victoire de la musique pour l’ensemble novembre 2010 pour le livre-disque<br />
de sa carrière (2002) et, en 2003, la Jérusalem.<br />
Médaille d’or du Parlement de Catalogne,<br />
le Prix d’honneur de la Critique de disque Manfredo Kraemer<br />
allemande. Plusieurs Midem Classical Né à Buenos Aires en Argentine,<br />
Awards lui ont été décernés (1999, Manfredo Kraemer s’établit en<br />
2000, 2003, 2004, 2005, 2006). En Allemagne en 1984 et poursuit des<br />
2006, l’album Don Quijote de la Mancha : études à la Musikhochschule de Cologne<br />
Romances y Músicas a non seulement avec Franzjosef Maier. Il est membre<br />
été récompensé dans la catégorie fondateur, avec d’autres collègues de<br />
« musique ancienne », mais il a aussi la Musikhochschule, du Concerto Köln<br />
créé l’événement en étant élu « disque et invité en 1986 par Reinhard Goebel<br />
de l’année ». Dans l’ouvrage Lachrimæ à intégrer l’ensemble Musica Antiqua<br />
Caravaggio s’unissent de façon novatrice Köln. Pendant les cinq années suivantes,<br />
la littérature, la musique et la peinture une intense activité de concertiste, avec<br />
en un album dédié à ce peintre génial et une centaine d’engagements par an, y<br />
10
BIOGRAPHIES<br />
compris en qualité de soliste ou de chef<br />
d’orchestre, l’amène dans toute l’Europe,<br />
en Asie, en Océanie et en Amérique.<br />
Il se produit également à la radio et à<br />
la télévision, et réalise de nombreux<br />
enregistrements pour Archiv/Deutsche<br />
Grammophon. Depuis 1991, Manfredo<br />
Kraemer collabore avec des ensembles<br />
de renom – Les Arts Florissants, Les<br />
Musiciens du Louvre, Cantus Cölln,<br />
Anima Eterna –, jouant sous la baguette<br />
de William Christie, René Jacobs, Marc<br />
Minkowski, Jos van Immerseel, Frans<br />
Brüggen et Gabriel Garrido, entre<br />
autres. Il entretient également des<br />
relations étroites avec les ensembles<br />
Les Cyclopes, Musica ad Rhenum ou<br />
Capriccio Stravagante, dont il a été un<br />
membre fondateur. Ces activités ont<br />
établi Manfredo Kraemer comme un<br />
violoniste baroque reconnu. Étroitement<br />
lié depuis 1992 à Jordi Savall en tant que<br />
partenaire de musique de chambre, il<br />
occupe également le poste de premier<br />
violon au sein du Concert des Nations.<br />
De 1990 à 1992, il a été chargé de cours<br />
de violon baroque au CNR de Caen.<br />
Entre 1991 et 1993, il a été titulaire<br />
de la chaire de violon baroque au<br />
Conservatoire d’Hilversum (Hollande).<br />
Depuis 1993, il donne des cours d’été à<br />
la Longy School of Music à Cambridge<br />
(États-Unis). Il a également été chargé<br />
de cours à Vancouver (Canada),<br />
Amherst (États-Unis), Séoul (Corée),<br />
La Seu d’Urgell (Espagne), Buenos Aires<br />
(Argentine). En 1996, il fonde son propre<br />
ensemble instrumental, The Rare Fruit<br />
Council, puis, en Argentine, l’orchestre<br />
La Barroca del Suquía, qui s’attache à<br />
faire découvrir de nouveaux répertoires<br />
de la musique baroque et devient l’un<br />
des ensembles les plus appréciés en<br />
Amérique latine. Avec cet ensemble,<br />
Manfredo Kraemer vient d’ailleurs de<br />
recevoir le Prix Konex. Il est également<br />
initiateur et directeur artistique du<br />
Festival international de Musique<br />
Baroque « Camino de las Estancias », qui<br />
se produit dans des lieux fondés par les<br />
jésuites de la Province de Córdoba, en<br />
Argentine.<br />
Le Concert des Nations<br />
Inspiré par l’œuvre de François Couperin<br />
Les Nations, qui représente la réunion<br />
des « goûts » mais aussi la prémonition<br />
d’une Europe de l’art déjà inventée<br />
depuis longtemps et qui porte la marque<br />
du siècle des Lumières, Le Concert des<br />
Nations, le plus jeune des ensembles<br />
dirigés par Jordi Savall, naît en 1989.<br />
Créée durant la préparation du projet<br />
Canticum Beatæ Virgine de Marc-Antoine<br />
Charpentier, cette formation répond à<br />
la nécessité de disposer d’un orchestre<br />
jouant sur instruments d’époque,<br />
capable d’interpréter le répertoire<br />
orchestral et symphonique, du Baroque<br />
au Romantisme (1600-1850). Le Concert<br />
des Nations est le premier orchestre qui<br />
offre ces caractéristiques, composé de<br />
musiciens majoritairement originaires<br />
de pays latins (espagnols, français,<br />
hispano-américains, italiens, portugais…,<br />
sans exclusion bien sûr des autres<br />
nationalités). Tous ces musiciens sont<br />
des spécialistes reconnus. Le Concert<br />
des Nations s’est imposé, à travers ses<br />
enregistrements et ses concerts donnés<br />
dans les principales villes et festivals<br />
de musique autour du monde, comme<br />
l’un des meilleurs orchestres actuels.<br />
Il est capable d’aborder un répertoire<br />
éclectique et varié allant des premières<br />
musiques pour orchestre (L’Orchestre de<br />
Louis XIII, 1600-1650) jusqu’aux chefsd’œuvre<br />
du Romantisme, en passant<br />
par les auteurs essentiels du Baroque<br />
et du Classicisme. Dès ses premiers<br />
enregistrements, Le Concert des Nations<br />
s’attache à faire connaître un répertoire<br />
historique et de grande qualité à partir<br />
d’interprétations à la fois rigoureuses et<br />
vivifiantes : Charpentier, Bach, Haydn,<br />
Mozart, Haendel, Marais, Arriaga,<br />
Beethoven, Purcell, Dumanoir. Parmi<br />
ses dernières productions, mentionnons<br />
des œuvres de Boccherini, Mozart, Lully,<br />
Biber, Bach, Couperin, Vivaldi, Telemann,<br />
Corelli ou Rameau, éditées par Alia<br />
Vox, le label exclusif de Jordi Savall qui<br />
a reçu de nombreuses distinctions. Le<br />
Concert des Nations a débuté en 1992<br />
avec l’opéra Una Cosa rara de Martín y<br />
Soler puis avec l’Orfeo de Monteverdi,<br />
interprété pour la première fois en 1993<br />
et repris en 1999, 2001 et 2002, au<br />
Grand Théâtre du Liceu de Barcelone, au<br />
Teatro Real de Madrid ainsi qu’à Beaune,<br />
Vienne et Metz. Le Concert des Nations a<br />
également interprété un autre opéra de<br />
Martín y Soler, Il Burbero di buon cuore,<br />
en 1995 à Montpellier, et Celos aun del<br />
ayre matan de Juan Hidalgo et Calderón<br />
de la Barca en version de concert en<br />
2000 à Barcelone et à Vienne. Ses<br />
dernières productions d’opéra ont<br />
été Farnace de Vivaldi au Teatro de<br />
la Zarzuela de Madrid (2001), puis à<br />
Bordeaux, paru au disque, et de nouveau<br />
l’Orfeo de Monteverdi, enregistré en<br />
DVD par BBC/Opus Arte (2002). Un<br />
autre DVD, Les Sept Dernières Paroles<br />
du Christ en Croix de Haydn, est paru en<br />
2009.<br />
11
Concertino<br />
Manfredo Kraemer<br />
Violons<br />
Riccardo Minasi<br />
Isabel Serrano<br />
Mauro Lopes<br />
Elisabeth Bataller*<br />
Guadalupe del Moral<br />
Santi Aubert<br />
Stefan Plewniak*<br />
Miren Zeberio*<br />
Altos<br />
Angelo Bartoletti<br />
Giovanni de Rosa<br />
Lola Fernández*<br />
Violoncelles<br />
Balázs Máté<br />
Antoine Ladrette<br />
Josetxu Obregón*<br />
Contrebasses<br />
Xa<strong>vier</strong> Puertas<br />
Michele Zeoli<br />
Théorbes<br />
Xa<strong>vier</strong> Díaz-Latorre<br />
Enrique Solinis<br />
Clavecin<br />
Marco Vitale<br />
Trompettes<br />
Guy Ferber<br />
Tom Are Skinstad*<br />
Hautbois<br />
Alessandro Pique<br />
Josep Domènech<br />
Musette de cour<br />
Jean-Christophe Maillard<br />
Flûtes traversières<br />
Marc Hantaï<br />
Yi-Fen Chen<br />
Cors<br />
Thomas Müller<br />
Ja<strong>vier</strong> Bonet<br />
Bassons<br />
Claude Wassmer<br />
Quim Guerra<br />
Percussions<br />
Pedro Estevan<br />
Daniel Garay*<br />
Tous ces musiciens forment la « Première académie<br />
de formation professionnelle, de recherche et<br />
d’interprétation sur instruments d’époque »<br />
(* Musiciens sélectionnés sur audition).<br />
Première académie de formation<br />
professionnelle, de recherche et<br />
d’interprétation sur instruments<br />
d’époque<br />
Sous l’intitulé « Première académie<br />
de formation professionnelle, de<br />
recherche et d’interprétation sur<br />
instruments d’époque », une nouvelle<br />
formule pédagogique et de recherche<br />
est organisée par l’Escola Superior de<br />
Musica de Catalunya (ESMUC) et le<br />
Centre Internacional de Música Antiga<br />
(CIMA). Ces deux institutions ont<br />
réuni leurs forces pour proposer une<br />
expérience de formation musicale de<br />
haut niveau autour du chef d’orchestre<br />
et musicologue Jordi Savall et de son<br />
orchestre Le Concert des Nations.<br />
Des étudiants et des jeunes<br />
professionnels de diverses institutions<br />
européennes sont sollicités pour<br />
participer à un programme de<br />
concerts qui est aussi un itinéraire<br />
de formation musicale. Depuis leurs<br />
pupitres respectifs dans l’orchestre, ils<br />
travaillent et réfléchissent auprès de<br />
Jordi Savall, qui donne ainsi une série de<br />
masterclasses théoriques et pratiques<br />
au cours desquelles sont traités les<br />
éléments les plus essentiels dans<br />
l’interprétation de la musique ancienne :<br />
le son, l’articulation, l’ornementation,<br />
etc. En marge de ces séances a lieu un<br />
travail des jeunes interprètes avec les<br />
solistes de chaque section instrumentale<br />
de l’orchestre, encadré par les<br />
professeurs de l’ESMUC. Ce travail<br />
trouve son aboutissement dans une<br />
série de concerts ambitieux en grande<br />
formation orchestrale incluant quatre<br />
suites pour orchestre du compositeur<br />
français Jean-Philippe Rameau. Durant<br />
ces concerts, les jeunes musiciens<br />
font partie intégrante de l’orchestre et<br />
exécutent cette musique à partir des<br />
paramètres d’interprétation travaillés<br />
pendant la semaine de préparation. Un<br />
concert à Barcelone a fait l’objet d’un<br />
enregistrement – audio et vidéo – et cet<br />
enseignement s’est poursuivi (avec de<br />
nouveaux paramètres pédagogiques)<br />
dans la ville française de Metz au mois<br />
de <strong>jan</strong><strong>vier</strong> 2011.<br />
Cette expérience constitue la première<br />
pierre d’un projet plus ambitieux entre<br />
les deux institutions qui devrait se<br />
renouveler chaque année et pourrait<br />
être repris par d’autres structures<br />
d’enseignement. Le projet s’intéresse<br />
également aux éléments de recherche,<br />
de stratégies de diffusion, d’excellence<br />
interprétative et de publications de<br />
l’ESMUC, qui souhaite remercier Jordi<br />
Savall et la Fondation CIMA pour la<br />
12
BIOGRAPHIES<br />
confiance qu’ils lui accordent en la<br />
prenant pour plateforme initiale en vue<br />
des développements futurs du projet.<br />
De fait, Jordi Savall et Montserrat<br />
Figueras ont été liés à l’ESMUC dès ses<br />
débuts, en participant à des cours, des<br />
masterclasses et des séminaires.<br />
Cette année, l’École célèbre sa<br />
dixième année d’existence et nous<br />
considérons que l’expérience qui se<br />
présente est une récompense et qu’elle<br />
reconnaît les valeurs qui sous-tendent<br />
la philosophie de l’École. C’est tout<br />
particulièrement vrai dans l’implantation<br />
du nouveau cadre d’études dérivé de<br />
la Déclaration de Bologne [préconisant<br />
la création d’un « espace européen de<br />
l’enseignement supérieur »] : modèle<br />
d’école ouverte, transversale, en<br />
relation avec les principaux centres<br />
musicaux d’enseignement et de création,<br />
favorisant la mobilité des étudiants et<br />
plus généralement la contribution à<br />
l’excellence de tous les domaines de la<br />
musique.<br />
Ce programme a été élaboré durant<br />
cette première académie organisée<br />
par l’ESMUC et la Fondation CIMA<br />
(Barcelone, décembre 2010 et Metz,<br />
<strong>jan</strong><strong>vier</strong> 2011), en collaboration avec les<br />
solistes et professeurs du Concert des<br />
Nations. Il reçoit le soutien de la Cité de<br />
la musique - <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>.<br />
La Fondation CIMA reçoit le soutien de la<br />
Generalitat de Catalunya, département<br />
de la culture, de l’Institut Ramón Llull et<br />
du Programme Culture de la Commission<br />
Européenne.<br />
Nous tenons à remercier tout<br />
particulièrement les Éditions Still pour<br />
leur aimable collaboration.<br />
Grâce à la confiance en l’avenir de cette<br />
première Académie, l’ESMUC manifeste<br />
et renouvelle sa volonté de continuité.<br />
Qu’il en soit ainsi longtemps !<br />
Josep Borràs<br />
Directeur de l’Escola Superior de Música de Catalunya<br />
(ESMUC)<br />
13
L’Association<br />
est soucieuse de<br />
soutenir les actions<br />
favorisant l’accès à la<br />
musique à de nouveaux<br />
publics et, notamment, à<br />
des activités pédagogiques<br />
consacrées au développement<br />
de la vie musicale. Les Amis de<br />
la Cité de la Musique/<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />
bénéficient d’avantages exclusifs<br />
pour assister dans les meilleures<br />
conditions aux concerts dans deux<br />
cadres culturels prestigieux.<br />
Trois catégories de membres sont proposées<br />
avec des privilèges réservés :<br />
Les Amis<br />
• Un accès prioritaire à l’achat de places, 2 semaines avant<br />
l’ouverture de la vente aux abonnés,<br />
• Un accès à une bourse d’échanges,<br />
• Une newsletter par e-mail informant des événements<br />
importants de l’Association,<br />
• Des places parmi les meilleures, pour tous les concerts,<br />
dans la limite des places réservées à l’Association,<br />
• Une présentation en avant-première de la nouvelle saison.<br />
Les Donateurs<br />
• L’accès à des places de dernière minute (jusqu’à 48h avant le<br />
concert), dans la limite des places réservées à l’Association,<br />
• 2 verres d’entracte offerts par saison,<br />
• La participation aux cocktails organisés par l’Association,<br />
• La possibilité d’assister à 1 ou 2 séances de travail d’orchestre,<br />
• 4 entrées offertes au Musée de la musique.<br />
Les Bienfaiteurs<br />
• 2 places offertes par saison, à choisir parmi une sélection de concerts,<br />
dans la limite des places réservées à l’Association,<br />
• 2 cocktails d’entracte offerts par saison,<br />
• La mention de leur nom dans les brochures annuelles,<br />
•<br />
2 invitations aux vernissages des expositions temporaires<br />
du Musée de la musique.<br />
Les Amis de la Cité de la musique | <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />
Association loi 1901<br />
Présidente : Patricia Barbizet | Contact : Marie-Amélie Dupont<br />
252, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris<br />
ma.dupont@amisdelasallepleyel.com • Tél. : 01 53 38 38 31 • Fax : 01 53 38 38 01<br />
14<br />
N° Siren 501 242 960
BIOGRAPHIES<br />
chez vous…<br />
comme au concert<br />
Les concerts de la Cité de la musique<br />
et de la <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong> en direct sur Internet<br />
Photo : Franck Ferville Licences 1014849, 1013248, 1013252.<br />
Orchestre de Paris<br />
Orchestre Philharmonique<br />
de Radio France<br />
Ensemble intercontemporain<br />
Les Arts Florissants<br />
Chamber Orchestra of Europe<br />
Laurent Garnier<br />
Youssou Ndour<br />
Marianne Faithfull<br />
Divine Comedy<br />
Chucho Valdés<br />
Ballet royal du Cambodge<br />
...<br />
<strong>15</strong>
<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong> | et aussi…<br />
VENDREDI 11 FÉVRIER, 20H<br />
DIMANCHE 6 MARS, 16H<br />
CitÉ de la musique<br />
Joseph Haydn<br />
La Création<br />
Le Concert Spirituel<br />
Chœur de la Radio Flamande<br />
Hervé Niquet, direction<br />
Sandrine Piau, soprano<br />
Topi Lehtipuu, ténor<br />
Andrew Foster-Williams, baryton-basse<br />
VENDREDI 18 FÉVRIER, 20H<br />
El cielo de tu boca<br />
Andrés Marín, danse, chorégraphie<br />
Carmen Linares, chant<br />
Llorenç Barber, cloches et polyphonie<br />
Salvador Gutierrez, guitare<br />
Segundo Falcón, chant<br />
Antonio Coronel, percussions<br />
Jean-Philippe Rameau<br />
Anacréon<br />
Pygmalion<br />
Les Arts Florissants<br />
William Christie, direction<br />
Hanna Bayodi-Hirt, dessus<br />
Emmanuelle de Negri, dessus<br />
Ed Lyon, haute-contre<br />
Alain Buet, basse<br />
VENDREDI 1 er AVRIL, 20H<br />
Le Royaume oublié, la tragédie cathare<br />
Ensemble Hespèrion XXI<br />
La Capella Reial de Catalunya<br />
Jordi Savall, vièle, lire et rebab<br />
Montserrat Figueras, chant, cithare<br />
Pascal Bertin, contre-ténor<br />
David Sagastume, contre-ténor<br />
Francesc Garrigosa, contre-ténor<br />
Lluis Vilamajo, ténor<br />
Marc Mauillon, baryton<br />
Marco Scavazza, basse<br />
Daniele Carnovich, basse<br />
René Zosso, récitant<br />
Manuel Forcano, récitant<br />
Les partenaires média de la <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />
<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />
Président : Laurent Bayle<br />
Notes de programme<br />
Éditeur : Hugues de Saint Simon<br />
Rédacteur en chef : Pascal Huynh<br />
Rédactrice : Gaëlle Plasseraud<br />
Graphiste : Ariane Fermont<br />
Stagiaire : Camille Girard et Delphine Anquetil<br />
Imprimeur FOT |Imprimeur BaF | Licences : 1027391, 1027392, 1027393