Mardi 2 3 a vril 2 013 - Salle Pleyel

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Mardi 2 3 a vril 2 013 - Salle Pleyel

MARDI 23 AVRIL - 20H

Igor Stravinski

Apollon Musagète

entracte

Igor Stravinski

Œdipus Rex

London Symphony Orchestra

Monteverdi Choir

Sir John Eliot Gardiner, direction

Jennifer Johnston, Jocaste

Stuart Skelton, Œdipe

Gidon Saks, Créon

Fanny Ardant, récitante

Ce concert est surtitré

Fin du concert vers 21h50.

London Symphony Orchestra | Igor Stravinski | Mardi 23 avril 2013


John Eliot Gardiner, pionnier outre-Manche du mouvement sur instruments anciens,

fête ses 70 ans.

John Eliot Gardiner a deux vies. Dans la première, il parcourt le monde, dirigeant dans

les plus grandes salles de concert, dont régulièrement à la Salle Pleyel et à la Cité de la

musique. Dans la deuxième, il est à la tête d’une ferme biologique de deux cent cinquante

hectares au cœur du Dorset, une région rurale du sud-ouest de l’Angleterre dont il est

originaire. Pour comprendre cette combinaison unique, il faut remonter à son enfance,

partagée entre vie paysanne et musicale. Comme il l’explique dans un entretien à la chaine

de télévision Mezzo, « mes premières émotions musicales furent d’un côté la voix de ténor

de mon père chantant sur son tracteur, et de l’autre la voix plus douce de ma mère dans de

la musique folklorique et classique, notamment Haendel et Bach ».

Au début de sa carrière, le jeune Gardiner va néanmoins se concentrer sur la musique :

à l’âge de quinze ans, il commence à étudier la direction d’orchestre, et pendant ses études

à Cambridge, crée son propre chœur, le Monteverdi Choir. Tout en donnant ses premiers

concerts, il suit les cours à Paris de Nadia Boulanger, une pédagogue réputée tant pour

son caractère bien trempé que pour son ouverture artistique. A la fin de ses études, son

père lui donne huit hectares de terres et six hectares de forêt. Mais John Eliot n’a alors pas

le temps de s’en occuper. La ferme va être reprise par son frère, qui, au bout de quelques

années, la vend.

A ce moment-là, dans la lignée de Gustav Leonhardt et Nikolaus Harnoncourt, John Eliot

Gardiner se passionne pour les instruments anciens. L’orchestre qu’il a créé en 1968,

le Monteverdi Orchestra, troque en 1977 ses instruments modernes pour des cordes en boyaux

et des cuivres naturels, et en profite pour changer de nom, devenant The English Baroque

Soloists. Fort de cette équipe – des choristes et instrumentistes qui lui resteront toujours

fidèles –, John Eliot Gardiner revisite les répertoires baroque et classique.

Ses lectures se distinguent par leur éclat et leur humanité, mais aussi par leur dimension

« scientifique », basée sur les éditions les plus proches des manuscrits, les phrasés et

les articulations les plus authentiques. Le trompettiste de l’ensemble, Michael Harrison,

interrogé sur le site du Monteverdi Choir, le confirme : « Il n’y a pas d’autres musiciens

qui apportent autant de rigueur intellectuelle et de sensibilité musicale à leur travail ».

A côté de la musique ancienne, John Eliot Gardiner est amené à prendre la direction

d’orchestres « modernes », de l’Opéra de Lyon à l’Orchestre de la radio de Hambourg,

sans oublier la création de l’Orchestre révolutionnaire et romantique. Il dirige un répertoire

de plus en plus large, allant jusqu’à Mahler, Britten… En tant que chef invité, il noue un

lien étroit avec le London Symphony Orchestra. On se souvient en particulier avec cette

phalange de ses interprétations dépoussiérées du répertoire beethovénien. Mais au milieu

des années quatre-vingt-dix, le lien avec la nature lui manque trop : il rachète alors la ferme

familiale, qu’il agrandira au fil des années. Le bétail passe de douze génisses et un taureau

à une centaine de bêtes. Pour Sir John, la vie à la ferme est tout sauf un hobby.

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mardi 23 avril

Mais pour autant, son activité musicale ne décroît pas, loin de là. En parallèle, il se lance

dans un projet monumental entrepris à l’occasion des deux cent cinquante ans de la

disparition de Bach : donner l’intégrale des cantates dans près de soixante églises à travers

toute l’Europe. En 2005, il crée également son propre label discographique, dont le nom,

Soli Deo Gloria (« À Dieu seul la gloire ») est une expression latine que le Cantor de Leipzig

utilisait pour signer ses partitions.

Reste une interrogation : comment concilier au quotidien deux activités aussi

dissemblables ? « Je peux marcher sur Park Avenue à New York tout en réglant par

téléphone le cas d’une vache qui s’est enfuie ou la maladie d’un agneau », plaisantait

récemment John Eliot Gardiner dans un entretien au Guardian. Mais que ce soit dans

sa défense de l’agriculture biologique ou son travail sur les partitions, le chef-fermier

est porté par le même engagement : revenir aux racines, en évitant les engrais comme

le surplus de vibrato.

Antoine Pecqueur

John Eliot Gardiner en 10 dates

1943 : naissance à Fontmell Magna, un village du sud-ouest de l’Angleterre.

1964 : il fonde le Monteverdi Choir.

1968 : création du Monteverdi Orchestra qui deviendra en 1977 The English Baroque

Soloists.

1983 : il fonde l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, avec lequel il livrera notamment des versions

de référence des opéras de Gluck.

1989 : il crée l’Orchestre révolutionnaire et romantique pour aborder sur instruments

anciens la musique du XIX e et du début du XX e siècle.

1999 : enregistrement d’une version de référence du Rake’s Progress de Stravinski

avec le London Symphony Orchestra.

2000 : il donne l’intégrale des cantates de Bach dans soixante églises à travers l’Europe,

à l’occasion des 250 ans de la disparition du Cantor de Leipzig.

2003 : il dirige une production emblématique des Troyens de Berlioz au Théâtre

du Châtelet, mise en scène par Yannis Kokkos..

2005 : lancement du label discographique Soli Deo Gloria. Parmi les premières sorties

figure l’enregistrement d’une pièce redécouverte de Bach, Alles mit Gott.

2013 : il dirigera en août au Festival de Salzbourg Das Alexander-Fest de Haendel arrangé

par Mozart.

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Igor Stravinski (1882-1971)

Apollon musagète, ballet en deux tableaux pour orchestre à cordes

Tableau 1

Prologue : Naissance d’Apollon

Tableau 2

Variation d’Apollon : Apollon et les Muses

Pas d’action : Apollon et les trois Muses : Calliope, Polymnie et Terpsichore

Variation de Calliope : l’Alexandrin

Variation de Polymnie

Variation de Terpsichore

Variation d’Apollon

Pas de deux : Apollon et Terpsichore

Coda : Apollon et les Muses

Apothéose

Composition : 1927-1928.

Commande : Fondation Coolidge pour le Festival de musique contemporaine de la Library of Congress de Washington.

Création : le 27 avril 1928 à Washington sous la direction d’Igor Stravinski par les Ballets Russes sur une chorégraphie

de George Balanchine ; création parisienne le 12 juin 1928, par les Ballets Russes.

Durée : environ 30 minutes.

Apollon Musagète marque dans la vie de Stravinski ses premières mésententes avec

Diaghilev, l’imprésario des Ballets Russes qui l’a consacré, ainsi que le début de sa

collaboration, longue et idyllique, avec le chorégraphe Balanchine. À l’origine, ce ballet est

une commande de la mécène américaine Elisabeth Coolidge, qui a laissé à Stravinski le

choix du sujet. Bien qu’elle accorde gratuitement, dès le lendemain de la première, tous les

droits à Diaghilev, ce dernier, jaloux, s’écrie : « Cette Américaine est sourde ! ». « Peut-être,

mais elle paie », riposte le compositeur, qui veille de près sur ses finances.

Stravinski choisit un thème mythologique, auquel il va imprimer le caractère le plus linéaire,

suave et presque désincarné de sa production : de sa part, c’est un véritable anti-Sacre

du Printemps. L’argument est pour ainsi dire inexistant ; Apollon évolue en compagnie de

trois Muses (au lieu de neuf). Le musicien préfère cette absence d’intrigue, dans sa vision

d’un « ballet blanc », idée qui va enchanter Balanchine. En effet, pour celui-ci, la danse en

tant que grâce et beauté est un spectacle suffisant ; il va admirer cette « musique blanche »

et parler même de « blanc sur blanc ». Les objectifs du compositeur et du chorégraphe

convergent donc dans une esthétique on ne peut plus « apollinienne ».

Le choix d’un orchestre à cordes est surprenant chez Stravinski, qui aime particulièrement

les vents et la percussion, comme la plupart des modernistes dont il est le chef de file ; ici,

les timbres retournent à la consistance fondue, moelleuse des deux siècles précédents. Pas

de motifs heurtés, à l’emporte-pièce : au contraire les thèmes sont assez indéfinis, étirés

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mardi 23 avril

en une sorte de mélodie continue. Le compositeur se réclame, non de l’Antiquité, mais du

baroque français, de Lully ou des vers de Racine, bien que sa version de ce style ancien,

dont il ne retient que quelques rythmes de danse hiératiques, soit très distanciée, remplie

de dissonances douces : le néo-classicisme de l’ouvrage ne relève nullement du pastiche.

Le prologue rappelle de loin, par ses cellules pointées, l’introduction lente des ouvertures

lullystes « à la française ». Le solo de violon qui inaugure le second tableau, et qui

symbolise peut-être la lyre d’Apollon, évoque les suites de Bach ; ce même instrument

devient langoureux dans le pas d’action. Calliope se voit attribuer des mélodies à douze

syllabes imaginaires, des « alexandrins », ainsi qu’un solo de violoncelle. Dans une sorte de

scherzo, Polymnie sera vive et joueuse ; Terpsichore, muse de la danse, reprend les rythmes

pointés du début ; son pas de deux avec Apollon, subtilement tamisé par les sourdines,

ressemble à un discret duo d’amour. La « coda », malgré son nom, ne conclut pas l’ouvrage ;

son faux fugato, dynamique, est propulsé par le rythme de l’iambe (brève-longue). Dans

l’apothéose finale, sobre et sans la moindre pompe, les protagonistes montent au Parnasse,

et le rythme pointé les escortent, dans un ostinato qui suggère un infini plein de clarté.

Œdipus Rex. Texte de Jean Cocteau d’après Sophocle, traduit en latin par Jean Daniélou.

Date de composition : entre le 11 janvier 1926 et le 10 mai 1927.

Création : le 30 mai 1927 au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris, sous la direction du compositeur.

Effectif : 3 flûtes (1 piccolo), 2 hautbois, 1 cor anglais, 3 clarinettes (1 petite clarinette), 2 bassons, contrebasson ; 4

trompettes, 4 cors, 3 trombones, tuba ; timbales, caisse claire ; piano ; harpe ; cordes. Chœur de ténors et basses.

Récitant ; mezzo-soprano, 2 ténors, baryton-basse et basse soli.

Durée : environ une heure (deux actes sans interruption).

Argument (avant le lever du rideau) : Œdipe a été abandonné dès sa naissance par ses

parents Laïos et Jocaste, rois de Thèbes, car un oracle avait prédit qu’il tuerait son père

et épouserait sa mère. Sauvé par un berger et recueilli par Polybe, roi de Corinthe, Œdipe

grandit dans l’ignorance de ses origines. A un carrefour, il se dispute avec un vieux voyageur

et le tue, sans savoir qu’il s’agit de son père Laïos. Puis il délivre Thèbes du redoutable

Sphinx, ce qui lui permet d’être intronisé roi de la ville et d’épouser la reine Jocaste.

Action (de l’ouvrage de Stravinski) : Thèbes est décimée par la peste, et le peuple supplie

Œdipe d’y remédier. Les oracles exigent, pour écarter l’épidémie, que soit découvert

l’assassin de Laïos. Les devins Créon et Tirésias savent la vérité, mais leur réticence à

parler irrite Œdipe qui les accuse de convoiter le trône. Au milieu de leur dispute arrive

la reine Jocaste, qui déclare ne pas croire aux oracles ; mais elle révèle incidemment à

Œdipe que Laïos a été tué dans un carrefour. Œdipe doit se rendre à l’évidence quand un

messager et un berger lui apprennent qu’il a été un enfant trouvé. Jocaste se pend, Œdipe

se crève les yeux, puis les Thébains consternés le congédient avec douceur.

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Oratorio qui peut être mis en scène, ou bien sobre opéra très plausible en version de

concert, Œdipus Rex est une initiative de Stravinski qui n’avait pas écrit depuis longtemps

une œuvre de grand format, et qui désirait rendre hommage à son grand imprésario Serge

Diaghilev, en commémoration de ses vingt ans d’activité : le donataire, déjà gravement

malade, bouda ce « cadeau très macabre ». Certes, Œdipus Rex ne prétend pas être gai,

mais son statisme condense avec grandeur et modernisme la fatalité tragique. L’œuvre

donne souvent lieu à des mises en scène avec de hauts drapés noirs et des masques, à

mi-chemin entre la Grèce archaïque et quelque Atlantide intemporelle. La langue latine

imprime à l’ouvrage une solennité particulière, Stravinski lui trouvait l’avantage « d’une

matière, non pas morte mais pétrifiée, devenue monumentale ». La présence du récitant,

en langue actuelle (français, anglais…) est due à l’initiative de Cocteau.

Dans l’écriture musicale culmine le hiératisme si cher à Stravinski, son côté rituel, son

goût pour les rythmes déterminés et les formules répétitives (ostinati), les incantations

vocales recto-tono, figées sur une seule note. Le chœur, limité aux voix d’hommes, joue

dans l’action le rôle d’un groupe populaire, mais il chante comme un granitique chœur de

commentaire, à l’antique. Quand il accueille Jocaste en fanfare, sur des Gloria !, il avoisine la

musique sacrée : Œdipus Rex annonce la fière et primitive Symphonie de Psaumes de 1930.

Les parties solistes sont de véritables airs d’opéra bien caractérisés : discours ornementé

pour Œdipe ou Créon, très russe à la Boris Godounov pour le devin Tirésias, pastoral pour le

témoignage du berger ; quant à Jocaste, qui introduit enfin la voix féminine au deuxième acte,

sa déclamation entourée de harpe n’est pas dépourvue de grâce ni d’un certain balancement

proche de Poulenc. Mais quand elle comprend la signification du « carrefour » fatidique, son

texte musical panique subitement, tandis que les paroles restent immuables : intérieurement

horrifiée, elle essaie quand même de sauver l’image d’Œdipe devant son peuple.

L’usage de nombreux bois, en groupe ou solistes, clarinette, hautbois, cor anglais,

basson, flûte, entrelacés en contrepoint très indépendant avec les voix, est une autre

signature caractéristique de Stravinski. Dans la scène finale, annoncée par une sonnerie

de trompettes, le compositeur déploie à fond ses moyens choraux et orchestraux, assez

retenus jusque là, ce qui donne l’impression efficace d’une « catastrophe » au sens ancien :

dénouement, événement final et décisif.

Isabelle Werck

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iographies

Jennifer Johnston

Nommée Étoile montante par le BBC

Music Magazine, la jeune mezzosoprano

dramatique Jennifer Johnston

participe également au programme

New Generation Artists de la BBC.

La longue liste de ses récompenses

comprend un second prix au Concours

International Montserrat Caballé ainsi

que diverses bourses d’études (Susan

Chilcott à deux reprises et Wingate).

Accueillie par de prestigieuses scènes

d’opéra, elle s’est faite entendre à

l’Opéra de Lille, avec le Scottish Opera,

l’Opera North ainsi qu’aux festivals

de Salzbourg, Édimbourg, Aix-en-

Provence et Aldeburgh, dans des rôles

comme Fricka, Waltraute, Suzuki,

Didon, Hänsel, Mrs Herring, Giovanna

Seymour, Lucrèce et Agrippina. Elle a

eu l’occasion de travailler avec divers

orchestres de renom international,

dont le BBC Symphony Orchestra,

le Royal Philharmonic Orchestra, le

Philharmonia, le BBC National Orchestra

of Wales, le Hallé Orchestra, l’English

Concert, l’Akademie für Alte Musik,

le Bournemouth Symphony, le Dallas

Symphony, l’Orchestre Symphonique de

l’État de Sao Paulo et le BBC Scottish

Symphony Orchestra, ceux-ci sous

la direction de personnalités telles

qu’Haitink, Van Zweden, Bicket, Spano,

Slatkin, Dausgaard, Brabbins ou encore

Parra. Son répertoire couvre plusieurs

siècles et compte des œuvres aussi

variées que la Passion selon Saint-

Matthieu de Bach, Le Messie de Haendel,

le Requiem de Verdi, les Deuxième et

Troisième Symphonies de Mahler, la

Neuvième Symphonie de Beethoven, The

Dream of Gerontius d’Elgar, O King de

Berio, De Staat d’Andriessen et Pulcinella

de Stravinski. Très remarquée en récital

et souvent programmée sur Radio 3, elle

s’est produite lors de nombreux festivals

comme ceux de Cheltenham, City of

Londres, Perth, Aldeburgh, avec des

partenaires tels que Graham Johnson,

Malcolm Martineau, Alisdair Hogarth et

Joseph Middleton. Sa discographie en

plein développement compte déjà des

mélodies de Britten (avec Martineau

chez Onyx Classics en 2011) et de Thuille

(avec Middleton, parution prévue pour

2013 chez Champs Hill Records). Pour

la saison 2012-2013, ses engagements

l’amèneront à interpréter Gawain de

Birtwistle au Festival de Salzbourg, Le

Crépuscule des dieux à la Bayerische

Staatsoper et au Festival de Munich,

ainsi que Jocaste dans Œdipus Rex

avec le LSO pour le soixante-dixième

anniversaire de Sir John Eliot Gardiner à

Londres et Paris. S’y ajouteront la Missa

Solemnis et la Neuvième Symphonie de

Beethoven toujours sous la direction

de Sir John Eliot Gardiner lors d’une

tournée en Europe et aux États-Unis

(incluant ses début au Carnegie Hall

de New York), la Paukenmesse de

Haydn (avec le BBC Scottish Symphony

Orchestra et Labadie), Le Messie de

Haendel (Royal Liverpool Philharmonic

Orchestra avec Cummings), la Spring

Symphony de Britten (BBC National

Orchestra of Wales avec Atherton), de

nouveau la Neuvième Symphonie de

Beethoven (Boston Symphony Orchestra

avec Karabits) et la Messe en si de Bach

(Northern Sinfonia). Elle donnera son

premier récital soliste au Wigmore Hall

de Londres avec Joseph Middleton,

diffusé en direct par la BBC Radio 3.

Stuart Skelton

Heldentenor parmi les plus marquants

de sa génération, Stuart Skelton s’est

imposé sur les meilleures scènes de

concert et d’opéra, que ce soit dans son

Australie natale, en Asie, en Europe ou

en Amérique du nord. Son répertoire

couvre une large part des rôles les plus

exigeants écrits par Wagner (Parsifal,

Lohengrin, Erik et Siegmund), Strauss

(Kaiser), Beethoven (Florestan), Saint-

Saëns (Samson), Dvořák (Dimitrij) et

Britten (Peter Grimes). La beauté du

timbre et la musicalité exceptionnelle

s’allient chez lui à un tempérament

dramatique d’une grande intensité.

Étroitement associé au rôle de Siegmund

dans La Walkyrie, Stuart Skelton

l’interprète durant la saison 2012-2013

à l’Opéra de Seattle dans la production

très applaudie de Stephen Wadsworth

dirigée par Asher Fisch ainsi qu’à l’Opéra

National de Paris sous la direction

de son directeur musical Philippe

Jordan. Le ténor reprend le rôle-titre

de Parsifal dans la production de Claus

Guth dirigée par Ulf Schirmer à l’Opera

de Zürich et s’essaye au rôle d’Hermann

dans La Dame de pique de Tchaïkovski

en version concert avec Vladimir

Ashkenazy et le Sydney Symphony. Peter

Grimes, l’un de ses rôles emblématiques,

a été le sien pour son retour aux BBC

Proms de Londres dans une version

concert dirigée par Edward Gardner et

basée sur une production à guichets

fermés de l’English National Opera. Le

ténor interprète pour la première fois

Peter Grimes à Tokyo dans la production

de Willy Decker du New National Theatre

sous la baguette de Richard Armstrong.

Se joignant à Sir John Eliot Gardiner

et au London Symphony Orchestra,

il incarne le rôle-titre d’Œdipus Rex

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de Stravinski lors d’une tournée

regroupant plusieurs métropoles

européennes. Les engagements de la

saison passée comprenaient pour lui

une nouvelle production de Parsifal à

l’Opera de Zürich dirigée par Daniele

Gatti, le rôle-titre de Lohengrin à

la Semperoper de Dresde sous la

baguette d’Ádám Fischer, Siegmund

de La Walkyrie au Metropolitan de New

York sous la direction de Fabio Luisi,

ainsi que le rôle-titre d’une nouvelle

production de Peter Grimes à l’Opéra

d’Oviedo dirigée par Corrado Rovaris.

L’artiste a interprété Le Chant de la

Terre de Mahler avec Jonathan Nott

et le Chicago Symphony, avec Edo de

Waart et le Hong Kong Philharmonic

et pour ses débuts avec le Berliner

Philharmoniker sous la direction de Sir

Simon Rattle. Parmi les temps forts de

ces dernières saisons, on notera ses

débuts au Metropolitan avec le Tambour-

Major de Wozzeck dirigé par James

Levine, rôle avec lequel il a également

débuté à 1’Opéra de Santa Fe dans une

production de Daniel Slater dirigée par

David Robertson. On a pu l’applaudir

dans La Walkyrie à la Staatsoper de

Hambourg (direction Simone Young et

mise en scène Claus Guth), à l’Opera de

Zürich (direction Philippe Jordan et mise

en scène Robert Wilson) et à l’Opéra

de Seattle (direction Robert Spano),

dans le rôle-titre de Peter Grimes pour

l’English National Opera (direction

Edward Gardner et mise en scène David

Alden) et pour Opera Australia (mise

en scène Neil Armfield), dans Boris de

Katia Kabanova pour l’English National

Opera (direction MarkWigglesworth

et mise en scène David Alden), dans

Laca de Jenůfa à l’Opéra National de

Bordeaux, dans Max du Freischütz à la

Bayerische Staatsoper de Munich, dans

le rôle-titre de Lohengrin à la Deutsche

Oper de Berlin, ainsi que dans Don José

de Carmen à l’Opéra de San Francisco,

à la Volksoper de Vienne et pour Opera

Australia. Stuart Skelton a chanté Le

Freischütz et La Femme sans ombre à

la Staatsoper de Hambourg, Rusalka à

l’Opéra de Paris avec Jirí Belohlávek

et Ariane à Naxos avec Asher Fisch et

l’Israeli Opera. À la Deutsche Staatsoper

de Berlin, l’artiste a interprété Le

Vaisseau fantôme ainsi que le rôle-titre

de Lohengrin sous la baguette de Daniel

Barenboim. Autres temps forts de ces

dernières années, on rappellera Fidelio

au Teatro Carlo Felice de Gênes avec

Lorin Maazel, Le Vaisseau fantôme à la

Staatsoper de Vienne et Merlin d’Albeniz

au Teatro Real de Madrid (rôle du Roi

Arthur, disponible en DVD). Très applaudi

lors des représentations de Lohengrin

au Teatro Comunale de Bologne avec

Daniele Gatti, il a été particulièrement

félicité par la critique dans La Walkyrie

sous la baguette d’Asher Fisch à

l’Opéra National d’Australie du Sud

(l’enregistrement de cette nouvelle

production, vivement salué par la

presse internationale, est disponible

chez Melba). Au concert, son vaste

répertoire comprend Œdipus Rex de

Stravinski (avec Michael Tilson Thomas

et le San Francisco Symphony, Christoph

von Dohnányi et le Boston Symphony

Orchestra), Fidelio (avec David

Robertson et le Saint Louis Symphony),

la Messe glagolitique de Janáček (avec

Michael Tilson Thomas et le London

Symphony Orchestra, Franz Welser-Möst

et le Cleveland Orchestra), le Requiem

de Dvořák (avec Mariss Jansons et

l’Orchestre Symphonique de la Radio

bavaroise), König Kandaules de Zemlinski

(avec l’Orchestre du Concertgebouw

d’Amsterdam), le Requiem de

Thierry Lancino (avec Eliahu Inbal et

l’Orchestre Philharmonique de Radio

France, création mondiale enregistrée

chez Naxos), ainsi que la Neuvième

Symphonie de Beethoven (avec Jiří

Bělohlávek et le Dallas Symphony

Orchestra, Michael Tilson Thomas et le

Boston Symphony Orchestra, Kazushi

Ono et le Tokyo National Orchestra, Edo

de Waart et le Sydney Symphony, Sir

Charles Mackerras et le Philharmonia

Orchestra au Festival d’Édimbourg).

L’artiste a donné de nombreux concerts

du Chant de la Terre de Mahler, avec

David Robertson et le Saint Louis

Symphony Orchestra (à Saint Louis et

au Carnegie Hall de New York), Daniel

Harding et l’Orchestre Symphonique

de la Radio de Francfort, Edo de Waart

et le Sydney Symphony, Jonathan

Nott et l’Orchestre Symphonique de

Bamberg, James Conlon dirigeant

l’Orchestre du Teatro Comunale de

Bologne ainsi que le Chicago Symphony

Orchestra (au Festival de Ravinia), ou

encore avec Michael Tilson Thomas et

le San Francisco Symphony Orchestra

(enregistré sous le propre label de

l’orchestre).

Gidon Saks

Internationalement reconnu pour son

interprétation de nombreux rôles de

baryton-basse, Gidon Saks se distingue

en particulier dans les répertoires

allemand et wagnérien. Sa carrière a

été marquée par divers temps forts,

ainsi récemment avec Nick Shadow

du Rake’s Progress à la Staatsoper de

Berlin, Gaspard du Freischütz à l’Opéra-

Comique et aux BBC Proms de Londres,

l’Ermite du Freischütz avec le London

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iographies

Symphony Orchestra, Fasolt de L’Or

du Rhin à La Fenice de Venise, König

Heinrich de Lohengrin avec le City of

Birmingham Symphony Orchestra,

Hagen du Crépuscule des dieux à La

Fenice (rôle qui lui a valu un prix Abbiati)

et à La Corogne, ou encore Claggart

de Billy Budd à l’Opéra de Paris. Il s’est

également produit en récital avec

Roger Vignoles pour la Washington

Vocal Arts Society et lors du Festival

Art Song au Baldwin-Wallace College

de Cleveland. Au cours de la saison

2012-2013, il interprète Nick Shadow

à l’Opéra de Paris avec une reprise à

la Staatsoper de Berlin, Enrico d’Anna

Bolena à l’Opéra de Cologne, Créon

d’Œdipus Rex avec le London Symphony

Orchestra à Paris, Londres, Bruxelles

et Cologne ainsi que Don Pizarro de

Fidelio à l’Opéra de Rouen. Ses projets

pour les saisons à venir comptent le

rôle-titre du Château de Barbe-Bleue

au Teatr Wielkl de Varsovie (direction

Valery Gergiev, mise en scène Mariusz

Trelinski) et Claggart de Billy Budd à

la Deutsche Oper de Berlin (direction

Donald Runnicles et mise en scène David

Alden). Gidon Saks est né en Israël et

a grandi en Afrique du Sud. Après ses

études au Royal Northern College of

Music de Manchester et à l’Université de

Toronto, il a intégré l’Ensemble Studio

de la Canadian Opera Company et reçu

par la suite une bourse de l’Opéra Studio

de Zurich. Ses engagements d’opéra

l’ont également amené à interpréter les

quatre vilains des Contes d’Hoffmann

sous la direction d’Antonio Pappano au

Covent Garden de Londres, Scarpia au

Festival de Bregenz, Barbe-Bleue au

Concertgebouw dirigé par Peter Eötvös,

à Nantes et pour l’ouverture du Nouveau

Théâtre d’Angers, ainsi que Don Pizzaro

pour la Canadian Opera Company. Lors

des saisons précédentes, il a également

chanté Kaspar du Freischütz et Don

Pizarro de Fidelio à la Staatsoper de

Berlin, le rôle-titre de Mefistofele de

Boito pour le Nederlandse Opera,

Sénèque du Couronnement de Poppée à

La Monnaie de Bruxelles, le rôle-titre de

Don Giovanni pour le Reisopera, Mefisto

du Faust de Spohr à Vienne et Cologne,

Filippo de Don Carlo à Genève et

Palerme, Sparafucile de Rigoletto, Ashby

de La Fanciulla del West et Cadmus/

Somnus de Semele pour le Vlaamse

Opera. Au Royaume-Uni, Gidon Saks a

chanté dans The Pilgrim’s Progress sous

la baguette de feu Richard Hickox au

Covent Garden de Londres, le rôle-titre

de Boris Godounov, Kaspar, Nick Shadow

et Hagen pour l’English National Opera,

Leporello, Achillas et Sarastro pour le

Scottish Opera, ou encore Don Pizarro,

le Comte des Noces de Figaro, Daland

du Vaisseau fantôme et Kochubei de

Mazeppa pour le Welsh National Opera.

Au sein de la Canadian Opera Company,

il a étoffé son répertoire avec Rochefort

d’Anna Bolena (aux côtés de Dame Joan

Sutherland), Daland, Wurm de Luisa

Miller, Barbe-Bleue et Boris Godounov.

Pour le Washington National Opera, il a

chanté Fafner de Siegfried, Hunding de

La Walkyrie, Daland et le Musiklehrer

d’Ariane à Naxos. Gidon Saks a créé

divers rôles dont George Moscone

dans Harvey Milk de Stewart Wallace

(Houston Grand Opera, New York City

Opera et San Francisco Opera, mise

en scène de Christopher Alden, œuvre

également enregistrée chez Teldec

sous la direction de Donald Runnicles),

Hamilcar dans Salammbô de Fénelon

(Opéra Bastille) ou encore le Messager

de l’Arianna de Goehr (Royal Opera

House). Sa discographie comprend

Abbot dans Curlew River avec Sir Neville

Marriner pour Philips, le Fossoyeur

du Silbersee de Weill pour BMG, le

rôle-titre d’Hercules de Haendel dirigé

par Marc Minkowski pour Deutsche

Grammophon ainsi que Saul avec René

Jacobs, couronné d’un Gramophone

Award. Très applaudie par la critique,

son interprétation de Claggart avec

le London Symphony Orchestra

sous la direction de Daniel Harding a

également été enregistrée par EMI /

Virgin Classics, remportant un Grammy

Award en 2010 dans la catégorie Meilleur

enregistrement d’opéra. Gidon Saks

développe également ses activités

dans les domaines de la mise en scène

et des décors. Il est professeur invité

au Conservatoire de Gand et anime

régulièrement des master-classes

partout dans le monde.

Fanny Ardant

Fanny Ardant est née à Saumur le 22

mars 1951. Fille d’un officier de cavalerie,

elle passe son enfance à voyager en

Suède, en Espagne, en Grande-Bretagne,

avant que sa famille ne s’installe à

Monaco, où son père a pour charge de

gouverner le palais. Étudiante à Science-

Po, à Aix en Provence, elle nourrit

néanmoins une passion pour le théâtre

depuis toujours. Alors qu’elle prépare

le concours des Affaires Étrangères de

Londres, elle monte à Paris et s’inscrit

au cours d’Art Dramatique de Périmoni.

En 1974, elle est engagée pour jouer

Polyeucte, au Festival du Marais, puis elle

part en tournée interpréter les grands

textes classiques (Racine, Montherland,

Claudel). C’est en la découvrant dans Les

Dames de la côte de Nina Companeez,

série télévisée diffusée en décembre

9


1979, que François Truffaut est séduit

par son physique et sa présence si

caractéristique. Il prépare alors Le

Dernier Métro, mais promet de lui écrire

un rôle à la mesure de son talent. C’est

en la voyant, l’année suivante, au cours

de la cérémonie des Césars, assise

à côté de Gérard Depardieu, que le

réalisateur décide de les réunir à l’écran

et d’en faire le couple vedette de La

Femme d’à côté, œuvre magnifique, qui

lance la carrière cinématographique de

l’actrice. Son talent révélé, c’est au tour

d’Alain Resnais de l’engager pour La

vie est un roman, où elle donne pour la

première fois la réplique à Pierre Arditi

et Sabine Azéma, avant de retrouver

François Truffaut pour son ultime film

Vivement dimanche ! en 1983. La même

année, Fanny Ardant devient également

mère pour la seconde fois, en donnant

naissance à la dernière fille de Truffaut,

quelques mois seulement avant la mort

du cinéaste. Entre-temps, elle tourne

alors avec les plus grands : Claude

Lelouch pour Les Uns et les Autres, en

1981, de nouveau Alain Resnais pour

L’Amour à mort (1984) et Mélo (1986),

toujours dans les deux cas aux côtés du

duo Arditi-Azéma, Michel Deville avec Le

Paltoquet (1986), et Volker Schlöndorff

pour Un Amour de Swann (1983), une

reconstitution historique, genre dans

lequel elle officiera à de nombreuses

reprises. Elle n’en dédaigne pas pour

autant la télévision, où on a pu la revoir

successivement dans Mémoires de deux

jeunes mariés de Marcel Cravenne, La

Chute de la maison Usher d’Alexandre

Astruc et Le Chef de famille de Nina

Companeez. Durant le début des

années 1990, Fanny Ardant, s’attache

à participer à des films d’auteurs

plutôt confidentiels comme Pleure

pas my love, de Tony Gatlif, Aventure

de Catherine C., de Pierre Beuchot

sur un scénario de Catherine Breillat,

Australia, avec comme partenaire

Jeremy Irons, ou encore Trois sœurs,

avec Greta Scacchi et Valéria Golino.

Elle apparaît également dans un polar,

Double vue, son premier film en anglais,

du scénariste attitré de Bernardo

Bertolucci, Mark Peploe. Mais ce sont

des adaptations cinématographiques

de classiques de la littérature qui

vont lui offrir de grands rôles et la

ramener au premier plan : Amok d’après

Stefan Zweig, et surtout Le Colonel

Chabert, premier film du directeur de

la photographie Yves Angelo, où elle

retrouve Gérard Depardieu. En 1995 elle

est très présente sur les écrans avec

quatre longs-métrages, notamment

Par-delà les nuages, dernier film en

date de Michelangelo Antonioni, et

Sabrina, de Sydney Pollack, production

américaine tournée à Paris. Comédienne

au registre étendu, elle peut tout aussi

bien incarner une patronne de boîte de

nuit homosexuelle dans Pédale douce

(1996), de Gabriel Aghion, gros succès

au box-office et qui lui rapporte le César

de la meilleure actrice, que la comtesse

de Blayac dans Ridicule (1996), de

Patrice Leconte, qui fait l’ouverture du

festival de Cannes. On a aussi pu la voir

dans La Débandade de Claude Berri, Le

Fils du Français de Gérard Lauzier et Le

Libertin, de Gabriel Aghion. Au théâtre,

elle fût, à la fin des années 1990, une

magnifique Maria Callas dans La Leçon

de chant de Terence McNally, mise en

scène par Roman Polanski. Cette grande

brune au timbre de voix si particulier et

à l’allure racée, mène depuis vingt ans sa

carrière avec intelligence et originalité,

passant indifféremment des planches

aux plateaux de télévision ou de cinéma.

En 2002 elle trouve un rôle éblouissant

dans le 8 femmes de François Ozon, aux

côtés de Catherine Deneuve, Ludivine

Sagnier, Virginie Ledoyen… En 2006

on la retrouve dans Paris, Je t’aime,

réalisé par Richard Lagravenese, film

qui a fait parti de la Sélection Officielle

du Festival de Cannes la même année.

En 2007 elle est dans Roman de gare

de Claude Lelouche, avec Dominique

Pinon. En 2008 on la retrouve dans

Hello goodbye, à nouveau aux côtés de

Gérard Depardieu. En 2008, sur scène

au côté d’Eric Guérin, elle joue dans

une mise en scène de Lambert Wilson

le personnage féminin de Music-Hall. En

2009, on la retrouve à l’affiche de Visage

de Tsai Ming-Liang aux côtés de Laetitia

Casta. La même année, le film est

sélectionné en Compétition au Festival

de Cannes. On la retrouve également

au casting de Trésor, de Claude Berri

et François Dupeyron. En 2010 elle

tourne dans différents courts métrages

dont Shéhérazade et le délice casher

d’Agnès Caffin ou encore You Never

Left de Youssef Nabil et également

dans un long métrage de Tommaso

Rossellini, Chamber Film. En 2011, c’est

du côté de la télévision que l’on retrouve

Fanny Ardant dans Nos Retrouvailles et

Raspoutine de Josée Dayan.

Sir John Eliot Gardiner

L’un des chefs les plus polyvalents de

notre temps, Sir John Eliot Gardiner

se produit régulièrement à la tête

de formations comme le London

Symphony Orchestra, l’Orchestre

du Concertgebouw d’Amsterdam,

l’Orchestre de la Radio Bavaroise et

l’Orchestre Philharmonique Tchèque.

Autrefois directeur artistique de l’Opéra

10


iographies

de Lyon et chef fondateur de son

orchestre, le centre de ses activités à

l’opéra s’est déplacé à Paris, d’abord

au Théâtre du Châtelet avec Orphée

et Alceste de Gluck, Obéron de Weber,

Falstaff de Verdi et Les Troyens de

Berlioz (2003), puis à l’Opéra-Comique

où il a dirigé de nouvelles productions

de L’Étoile de Chabrier, Carmen de Bizet,

Pelléas et Mélisande de Debussy et Le

Freyschütz de Weber/Berlioz. Considéré

comme un acteur majeur du renouveau

de la musique ancienne de ces quatre

dernières décennies, il est le fondateur

et le directeur artistique de The English

Baroque Soloists, de l’Orchestre

Révolutionnaire et Romantique et de

The Monteverdi Choir, avec lesquels

il a entrepris de nombreuses grandes

tournées, dont le Pèlerinage Bach.

En 2013, ils fêtent Bach lors d’un

Marathon Bach au Royal Albert Hall

de Londres et à la Cité de la musique/

Salle Pleyel. Récemment, ils ont joué la

Missa solemnis de Beethoven lors d’une

tournée internationale qui les a menés

entre autres à Carnegie Hall, au Palais

des Arts de Budapest et au Konzerthaus

de Vienne. Avec plus de 250 références

inscrites au catalogue des plus grandes

maisons de disques européennes, la

discographie de Sir John Eliot Gardiner

témoigne de l’ampleur de son répertoire.

Nombre de ses disques ont reçu des

récompenses internationales – ainsi,

l’enregistrement live de l’intégrale des

cantates sacrées de Bach a récemment

reçu un prix spécial de Gramophone.

John Eliot Gardiner a reçu de

nombreuses distinctions internationales,

ainsi que des doctorats honoris causa

l’Université de Lyon, du Conservatoire

de Musique de Nouvelle-Angleterre et

de l’Université de Crémone. En 1992, il

est devenu membre honoraire du King’s

College et de la Royal Academy of Music

de Londres ; en 2007/2008, enseignant

invité de Peterhouse, Cambridge. Il a été

fait Commandeur de l’ordre de l’Empire

britannique en 1990 et Chevalier à

l’occasion de l’anniversaire de la reine

Elizabeth II en 1998. En avril 2008, Sir

John Eliot Gardiner a reçu le prestigieux

Prix Bach décerné par la Royal Academy

of Music et la Kohn Foundation. En

France, il a été nommé commandeur

dans l’ordre des Arts et des Lettres en

1996 et chevalier de la Légion d’Honneur

en 2010.

The Monteverdi Choir

Fondé en 1964, The Monteverdi Choir

est renommé pour son engagement et

sa virtuosité. Au long de son existence,

il a été célébré pour son habileté

à passer d’un compositeur, d’une

langue et d’une écriture à l’autre avec

une parfaite adéquation stylistique.

Le chœur est également un terrain

d’entrainement fertile pour les jeunes

générations de chanteurs : les membres

du chœur interprètent fréquemment

des parties solistes et de nombreux

anciens choristes se sont lancés dans

des carrières en solo. Depuis 2007,

d’apprentis choristes apportent au chœur

une nouvelle et stimulante dimension.

The Monteverdi Choir a participé à des

tournées tout à fait novatrices dans

leur conception. La plus ambitieuse

d’entre elles a incontestablement été

le Pèlerinage Bach en 2000, au cours

duquel il a interprété les 198 cantates

de Johann Sebastian Bach dans plus

de 60 églises européennes pour

commémorer le 250 e anniversaire de la

mort du compositeur. Cette tournée a été

enregistrée par le label de Sir John Eliot

Gardiner, Soli Deo Gloria. Le chœur a plus

de 100 enregistrements à son actif et a

remporté de nombreux prix. Il se produit

également régulièrement à l’opéra,

notamment au cours d’une résidence de

cinq ans à l’Opéra-Comique, à l’occasion

de laquelle ils ont chanté dans Le

Freyschütz de Weber/Berlioz, L’Étoile de

Chabrier et Carmen de Bizet. En 2012, le

chœur a pris part à de nombreux projets

dans un répertoire varié. Au printemps,

il a chanté en tournée et enregistré de

la musique anglaise de la Renaissance

a capella, ainsi que les cantates de

l’Ascension de Bach aux côtés de The

English Baroque Soloists (à paraître

cette année). Plus récemment, il s’est

associé à l’Orchestre Révolutionnaire et

Romantique pour des concerts dédiés

à la Missa solemnis de Beethoven.

La saison 2012/2013 a également été

l’occasion de nouvelles collaborations,

toujours sous la direction de Sir John

Eliot Gardiner : avec l’Orchestre National

de France et le Chœur de Radio France

dans la Grande Messe des Morts de

Berlioz, et avec le Mahler Chamber

Orchestra et l’Orchestre du Gewandhaus

de Leipzig dans Manfred de Schumann.

Ses engagements à venir cette année

comprennent le Marathon Bach au Royal

Albert Hall de Londres et à la Cité de la

musique/Salle Pleyel, suivi d’une série

de concerts Bach (Passion selon saint

Jean, Messe en si, Oratorio de Pâques

et Oratorio de l’Ascension, entre autres)

à Lucerne, Barcelone, Cologne, Paris,

Aldeburgh, Brunswick et Versailles.

Le chœur poursuit également sa

collaboration avec le London Symphony

Orchestra (Œdipux Rex de Stravinski). Il

achève sa saison avec Alexander’s Feast

de Haendel (arrangement Mozart) au

Festival de Salzbourg.

11


Ténors

Benedict Quirke (le berger)

Ben Alden

Peter Davoren

Ed Hastings

Nicholas Keay

William Kendall

Graham Neal

Nick Pritchard

Benedict Quirke

Tom Raskin

Nicholas Robertson

Ben Thapa

Gareth Treseder

Basses

Jonathan Sells (le messager)

David Shipley (Tirésias)

Tom Appleton

Alex Ashworth

Richard Bannan

Christopher Borrett

Robert Davies

George Dye

Sam Evans

Rupert Reid

Ed Saddington

Jonathan Sells

David Shipley

Lawrence Wallington

London Symphony Orchestra

Nommé par le magazine Gramophone

parmi les cinq meilleurs orchestres du

monde, le London Symphony Orchestra

offre plus de cent-vingt concerts chaque

année, unanimement applaudis par le

public comme par la critique. La famille

artistique qu’il rassemble comprend

des personnalités telles que Sir Colin

Davis (président), Valery Gergiev (chef

permanent) et André Previn (chef

lauréat) ainsi que des collaborateurs

de renom comme Leonidas Kavakos,

Anne-Sophie Mutter, Mitsuko Uchida

et Maria João Pires, sans oublier

les éminents musiciens issus de ses

rangs. The LSO s’enorgueillit de sa

résidence au Barbican de Londres, où

il donne environ soixante-dix concerts

par an. Cette position lui a permis de

fidéliser son public et de concrétiser

de nombreuses aspirations artistiques.

Au nombre des projets réunissant

l’Orchestre au Barbican, on citera les

concerts du Festival Londres 2012 avec

Wynton Marsalis, Sir Simon Rattle et

Gilberto Gil, qui placent l’ensemble au

centre de la programmation de ce lieu.

Le LSO bénéficie d’autres résidences

fructueuses, ainsi au Lincoln Center de

New York, à la Salle Pleyel, au Suntory

Hall de Tokyo ou au Festival d’Aix-en-

Provence. Ses tournées l’amènent

également à se produire en Chine, au

Canada, en Corée du Sud, aux États-

Unis et dans de nombreuses métropoles

européennes. Touchant chaque année

plus de soixante mille personnes, le

LSO occupe une place à part parmi les

autres orchestres internationaux quant

à la profondeur de son engagement

en matière d’éducation musicale. LSO

Discovery offre à toutes les générations

l’opportunité de participer à la création

musicale et de pénétrer dans le monde

sonore extraordinaire de l’Orchestre.

Les dernières innovations de l’ensemble

comprennent encore LSO On Track

(investissement de long terme auprès

de jeunes musiciens de l’est de Londres,

inspiré des Jeux Olympiques de Londres

en 2012 et dont les participants ont

interprété Nimrod d’Elgar aux côtés des

musiciens du LSO lors de la cérémonie

d’ouverture). LSO St Luke’s, centre

d’éducation musicale du LSO et de la

banque UBS, héberge le programme LSO

Discovery, avec des concerts mêlant

musique de chambre, récitals solistes,

danse et musique traditionnelle. Modèle

de réussite internationale dans son

domaine, le label LSO Live propose

aujourd’hui quatre-vingt enregistrements

disponibles au niveau mondial en CD,

Super Audio CD et en ligne. Le LSO a

ainsi enregistré Roméo et Juliette de

Prokofiev sous la direction de Valery

Gergiev (nommé Meilleur enregistrement

orchestral par le BBC Music Magazine en

avril 2011), et Otello de Verdi dirigé par

Sir Colin Davis (nominé en 2011 pour le

Gramophone Award). Le LSO occupe une

place prépondérante dans le domaine de

la musique cinématographique, télévisée

et évènementielle. Orchestre officiel

des Jeux Olympiques de Londres en

2012, il a interprété lors de la cérémonie

d’ouverture Les Chariots de feu sous

la direction de Sir Simon Rattle aux

côtés de Rowan Atkinson dans le rôle

de Mr Bean. La liste des films auxquels

il a participé comprend Rebelle pour

Pixar, quatre volets de la série Harry

Potter dont Les Reliques de la mort I et

II, The Queen, Les Marches du pouvoir,

Le Discours d’un roi, les six volets de

La Guerre des étoiles, Superman, Thor,

Nanny McPhee et une centaine d’autres.

Violons I

Tomo Keller (super-soliste)

David Alberman (soliste)

Nigel Broadbent

Ginette Decuyper

Jörg Hammann

Maxine Kwok-Adams

Elizabeth Pigram

Laurent Quenelle

Harriet Rayfield

Colin Renwick

Ian Rhodes

12


iographies

Sylvain Vasseur

Gerald Gregory

Gabrielle Painter

Violons II

Thomas Norris (soliste)

Sarah Quinn (co-soliste)

Miya Vaisanen

Richard Blayden

Matthew Gardner

Philip Nolte

Paul Robson

Louise Shackelton

Ingrid Button

Raja Halder

Oriana Kriszten

Stephen Rowlinson

Altos

Edward Vanderspar (soliste)

Gillianne Haddow (co-soliste)

Malcolm Johnston (2 e soliste)

German Clavijo

Anna Green

Richard Holttum

Robert Turner

Heather Wallington

Jonathan Welch

Fiona Dalgliesh

Violoncelles

Rebecca Gilliver (soliste)

Alastair Blayden (co-soliste)

Jennifer Brown

Mary Bergin

Eve-Marie Caravassilis

Daniel Gardner

Hilary Jones

Minat Lyons

Amanda Truelove

Contrebasses

Colin Paris (soliste)

Nicholas Worters (co-soliste)

Patrick Laurence

Matthew Gibson

Thomas Goodman

Jani Pensola

Flûtes

Gareth Davies (soliste)

Siobhan Grealy

Piccolo

Sharon Williams (soliste)

Hautbois

Christopher Cowie (soliste invité)

Holly Randall

Cor anglais

Christine Pendrill (soliste)

Clarinette

Chris Richards (soliste)

Chi-Yu Mo

Lorenzo Iosco

Clarinette en mi bémol

Chi-Yu Mo (soliste)

Bassons

Fredrik Ekdahl (soliste invité)

Joost Bosdijk

Contrebasson

Dominic Morgan (soliste)

Cors

Timothy Jones (soliste)

Angela Barnes

Hugh Sisley

Jonathan Lipton

Daniel Curzon

Trompettes

Roderick Franks (soliste)

Gerald Ruddock

Bo Fuglsang

Robert Smith

Trombones

Byron Fulcher (soliste invité)

James Maynard

Trombone basse

Paul Milner (soliste)

Tuba

Patrick Harrild (soliste)

Timbales

Antoine Bedewi (co-soliste)

Percussions

Sam Walton (co-soliste)

David Jackson

Harpe

Bryn Lewis (soliste)

Piano

John Alley (soliste)

Administration

Kathryn McDowell (directeur général)

Sue Mallet (directeur de la programmation)

Miriam Loeben (manager déplacements)

Carina McCourt (manager personnel)

Alan Goode (manager scène et transport)

Dan Gobey (manager scène)

Brian Hart (assistant manager scène)

Dinis Sousa (bibliothécaire)

Président : Sir Colin Davis, CH

Chef en titre : Valery Gergiev

Principaux chefs invités : Daniel

Harding, Michael Tilson Thomas

Chef lauréat : André Previn, KBE

13


Salle Pleyel | et aussi…

VENDREDI 24 MAI, 20H

Jean Sibelius

Concerto pour violon

Alexandre Glazounov

Les Saisons

Russian National Orchestra

Mikhail Pletnev, direction

Vadim Repin, violon

DIMANCHE 1 er SEPTEMBRE, 16H

Arnold Schönberg

La Nuit transfigurée

Alban Berg

Trois fragments de Wozzeck

Igor Stravinski

Le Sacre du printemps

Berliner Philharmoniker

Sir Simon Rattle, direction

Barbara Hannigan, soprano

SAMEDI 16 NOVEMBRE, 20H

Hector Berlioz

Waverley, ouverture

La Mort de Cléopâtre

Symphonie fantastique

London Symphony Orchestra

Valery Gergiev, direction

Karen Cargill, mezzo-soprano

DIMANCHE 17 NOVEMBRE, 16H

Hector Berlioz

Roméo et Juliette

London Symphony Orchestra

London Symphony Chorus

Valery Gergiev, direction

Olga Borodina, mezzo-soprano

nn, ténor

Ildar Abdrazakov, basse

SAMEDI 18 JANVIER 2014, 20H

Felix Mendelssohn

Les Hébrides

Robert Schumann

Concerto pour piano

Felix Mendelssohn

Symphonie n° 3 « Ecossaise »

London Symphony Orchestra

Sir John Eliot Gardiner, direction

Maria-João Pires, piano

SAMEDI 5 AVRIL 2014, 20H

Olivier Messiaen

Les Offrandes oubliées

Frédéric Chopin

Concerto pour piano n° 2

Alexander Scriabine

Symphonie n° 3 « Le Divin Poème »

London Symphony Orchestra

Valery Gergiev, direction

Daniil Trifonov, piano

DIMANCHE 6 AVRIL 2014, 16H

Olivier Messiaen

L’Ascension

Franz Liszt

Concerto pour piano n° 2

Alexandre Scriabine

Symphonie n° 2

London Symphony Orchestra

Valery Gergiev, direction

Denis Matsuev, piano

Les partenaires média de la Salle Pleyel


Les Indispensable iTunes

MUSIQUE CLASSIQUE

iTunes.com/classicalessentials

Pour toute information sur les enregistrements LSO Live, visitez lso.co.uk/lso-live


Les Amis de la Cité de la musique

et de la Salle Pleyel

DEVENEZ MÉCÈNES

DE LA VIE MUSICALE !

L’Association est soucieuse de soutenir les actions favorisant l’accès à la musique à de nouveaux publics

et, notamment, à des activités pédagogiques consacrées au développement de la vie musicale.

Les Amis de la Cité de la Musique/Salle Pleyel bénéficient d’avantages exclusifs pour assister

dans les meilleures conditions aux concerts dans deux cadres culturels prestigieux.

© Hervé Martin

CONTACTS

Patricia Barbizet, Présidente

Marie-Amélie Dupont, Responsable

252, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

ma.dupont@amisdelasallepleyel.com

Tél. : 01 53 38 38 31 Fax : 01 53 38 38 01

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