Mardi 2 9 no vembre - Salle Pleyel

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Mardi 2 9 no vembre - Salle Pleyel

MARDI 29 NOVEMBRE – 20H

Anatole Liadov

Le Lac enchanté

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Concerto pour violon

entracte

Wolfgang Rihm

Lichtes Spiel

Dmitri Chostakovitch

Symphonie n° 6

London Symphony Orchestra

Valery Gergiev, direction

Anne-Sophie Mutter, violon

Fin du concert vers 21h50.

London Symphony Orchestra | Valery Gergiev | Anne-Sophie Mutter | Mardi 29 novembre


Anatole Liadov (1855-1914)

Le Lac enchanté, légende

Andante

Composition : 1909.

Création : 21 février 1909 à Saint-Pétersbourg, sous la direction de Nicolas Tcherepnine.

Durée : environ 7 minutes.

Né au sein d’une dynastie de musiciens, Anatole Liadov reçoit sa première formation

musicale de son père, figure réputée de la vie musicale russe et chef d’orchestre au

théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Élève par la suite de Rimski-Korsakov, il révèle des

dispositions étonnantes entravées par une indolence sensible. À Diaghilev qui le contacte

pour écrire L’Oiseau de feu, il répond ainsi que « l’ouvrage avance vite [s]’étant déjà procuré

le papier à musique ». Prudent, l’impresario des Ballets Russes s’adresse alors à Stravinski

pour la rédaction de son nouveau ballet… Créateur néanmoins estimé, Liadov enseigne

la théorie puis la composition au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il a comme élèves

Miaskovski et Prokofiev avec qui les rapports sont souvent houleux. Il se produit également

comme chef aux Concerts symphoniques russes de Belaïev, le mécène du Groupe des Cinq,

et laisse une œuvre riche d’intérêt, souvent composée de petites pièces pour piano ou pour

orchestre. Attiré par le fantastique, il rédige quelques poèmes symphoniques bien accueillis

où domine un sens aigu de la couleur et où se révèle une filiation manifeste avec l’art de

Rimski-Korsakov.

Le Lac enchanté est composé en 1909 et élaboré à partir d’éléments provenant d’un projet

d’opéra féerique ébauché trente ans plus tôt mais jamais achevé, Zoriouchka. L’intrigue,

simple, devait mettre en scène une princesse tombée sous le charme de nymphes

aquatiques puis heureusement sauvée par son vaillant fiancé. Une partie du matériau

a donné naissance aux poèmes symphoniques Baba Yaga (1904) et Kikimora (1909)

ainsi qu’au Lac enchanté. Sous-titré Légende, ce dernier reprend les idées d’une scène

présentant un lac situé au fond d’un bois et habité par des créatures féeriques. La partition

ne comporte toutefois ni programme ni préface si ce n’est son titre évocateur.

La page, étonnante, ne consiste qu’en touches de couleurs juxtaposées à la manière

impressionniste. Les cordes pourvues de sourdines (et divisées en neuf parties), le

célesta, les bois et la harpe s’échangent ainsi quelques motifs courts et volontairement

peu caractérisés, se détachant à peine d’un fond orchestral statique. Le tempo placide,

l’absence notable des trompettes et des trombones, la matière épurée partagée de pupitres

en pupitres tissent une atmosphère paisible que renforcent les longues tenues, les nuances

douces et les constantes irisations harmoniques. Nul contraste ni conflit : le discours naît

du silence et y retourne sans que les nuances n’aient dépassé le piano ou le pianissimo.

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mardi 29 novembre

La forme, en arche, laisse émerger en son centre une mélodie au chromatisme prononcé

et aux accents wagnériens. L’élément se dissout rapidement après que des colorations

sombres ont amené quelques doutes sur la nature de l’enchantement, tour à tour féerique

ou maléfique, sans que rien ne soit jamais affirmé.

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)

Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op. 35

Allegro moderato

Canzonetta

Allegro vivacissimo

Composition : 1878 à Clarens, en Suisse.

Création : le 8 décembre 1881 à Vienne par Adolf Brodsky, sous la direction de Hans Richter.

Durée : environ 36 minutes.

« Le compositeur russe Tchaïkovski est certes un talent remarquable mais qui produit les

œuvres insipides et de mauvais goût. Tel est son nouveau Concerto pour violon, œuvre

longue et prétentieuse. Pendant quelque temps, il s’écoule musicalement et non sans

inspiration, mais la grossièreté ne tarde pas à faire irruption et ne quitte plus le premier

mouvement jusqu’à la fin. Ce n’est plus jouer du violon, c’est lui extirper les sons, c’est le

déchirer en morceaux, le battre violemment […]. Le Concerto pour violon de Tchaïkovski

nous amène pour la première fois à la pensée horrible qu’il existe peut-être une musique

qui fait mal aux oreilles. »

C’est en ces termes peu aimables que le célèbre critique viennois Eduard Hanslick

commenta la création du Concerto de Tchaïkovski, le 8 décembre 1881 à Vienne. Le grand

virtuose Leopold Auer, à qui le compositeur entendait dédicacer l’œuvre, avait auparavant

refusé de jouer l’ouvrage, le jugeant trop complexe et mal écrit pour l’instrument. C’est

en fin de compte le jeune Adolf Brodsky, rencontré à Leipzig, qui releva brillamment

le défi. Non découragé par la virtuosité implacable de la partie soliste — traits rapides,

doubles cordes, cadences périlleuses, grands intervalles —, ce dernier imposa l’opus puis

en devint, logiquement, le dédicataire. Malgré la critique fielleuse de Hanslick, le Concerto

prit immédiatement sa place au sein du grand répertoire, et devint le premier concerto

russe pour l’instrument applaudi par les audiences internationales. Auer lui-même

accepta finalement d’inscrire l’ouvrage dans ses programmes de concert — après la mort

de Tchaïkovski toutefois, et non sans avoir apporté à la partition un grand nombre de

modifications…

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Tchaïkovski entreprit son nouvel opus en 1878, alors qu’il se remettait difficilement de

l’échec de son mariage. Installé à Clarens, en Suisse, il reprit progressivement un rythme

de travail soutenu, achevant en peu de temps la Quatrième Symphonie, l’opéra Eugène

Onéguine et le Concerto pour violon. La création artistique devint alors un refuge — un

moyen de ne pas sombrer : « Je ne sais ce que sera l’avenir, mais pour l’instant je me sens

comme réveillé d’un horrible cauchemar, ou mieux, comme un convalescent après une

longue et effroyable maladie. Comme tout homme qui récupère après une forte fièvre,

je suis encore très faible. J’ai du mal à relier mes idées, mais en revanche, quelle paix

délicieuse, quelle sensation enivrante de liberté et de solitude », écrit-il à Madame von

Meck, son mécène.

Nulle trace de pessimisme à l’audition de la musique. Le Concerto, brillant et animé, n’est

qu’un pur moment de plaisir. Le premier mouvement illustre la faculté de Tchaïkovski de

concevoir des mélodies longues et expressives, mêlées à une transformation habile du

langage populaire russe. Les thèmes sont développés dès leur exposition, ornementés

par le soliste ou conduits à travers différentes tonalités. Les changements d’humeur du

premier élément permettent de revisiter les structures classiques, la mélodie adoptant un

ton tour à tour solennel, épique ou héroïque avant d’être reprise dans des teintes douces

lors de la réexposition. Le parcours singulier du thème semble refléter une évolution

menant de la brillance un peu superfétatoire du monde extérieur vers l’intimité retrouvée

du moi. Le mouvement met par ailleurs particulièrement en valeur le soliste, lui confiant

deux grandes cadences — lors de son entrée puis avant la reprise, à l’instar du célèbre

Concerto en mi mineur de Mendelssohn.

Après quelques hésitations, le compositeur remplaça le mouvement lent initialement prévu

(devenu depuis la Méditation op. 42) par une Canzonetta mélancolique, introduite par un

choral stylisé des bois. La forme, ternaire, évite volontairement les contrastes brusques :

pas de sommet, de dramatisation ou de coup de théâtre mais un lyrisme continu et étale

conduisant à un enfermement dans le grave lors des dernières mesures.

Le mouvement mène sans pause au finale, un allegro issu de danses populaires et coloré

d’éléments bohémiens. Le mélange d’instants fiévreux, d’intermèdes lyriques et d’épisodes

dansants permet au mouvement perpétuel de se renouveler constamment et de ne jamais

lasser l’auditeur. Il rend également singuliers les propos de Hanslick énoncés ci-dessus.

Déclarations auxquelles on peut ne pas souscrire.

Jean-François Boukobza

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mardi 29 novembre

Wolfgang Rihm (1952)

Lichtes Spiel, ein Sommerstück für Violine und kleines Orchester [Une pièce estivale pour

violon et petit orchestre]

Composition : 2009.

Création : 18 novembre 2010, à New York, avec le Philharmonique de New York, Michael Francis (direction) et

Anne-Sophie Mutter (violon).

Dédicace : à Anne-Sophie Mutter.

Effectif : 2 flûtes, 2 hautbois, 2 cors – cordes.

Durée : environ 18 minutes.

Lichtes Spiel, qui signifie « jeu lumineux », renvoie aussi par jeu de mots à l’expression

« leichtes Spiel haben » (« avoir beau jeu »). Selon Wolfgang Rihm, la pièce met en

scène « un mouvement instrumental transparent […], quelque chose de lumineux, mais

certainement pas un “poids plume” ». Dans cette partition faisant appel à des effectifs

comparables à ceux de Mozart, finement ouvragée et regorgeant de détails, le compositeur

a placé pratiquement sur chaque note une indication précise sur l’articulation requise.

Wolfgang Rihm est tout aussi précis dans ses indications de tempo et d’expression ;

on lit par exemple au début de la première section : Un poco sostenuto, non troppo lento,

poco à poco più scorrendo (« Un peu soutenu, pas trop lent, petit à petit plus coulant »).

Ce genre d’indications se rencontre également chez Beethoven, notamment dans ses

œuvres tardives.

Lichtes Spiel se distingue en outre par sa grande variété – également du point de vue des

nuances. La musique atteint parfois des sommets d’intensité, on songe ici notamment

au passage portant l’indication Allegro, un poco pesante (« Vite, un peu pesant ») dans

le dernier quart de la pièce. Pour autant, les passages de fort volume sonore sont plutôt

rares, Rihm se concentrant sur la partie douce du spectre acoustique. On ne s’étonnera

donc pas que l’indication dynamique principale de la pièce soit pianissimo : Lichtes Spiel

commence et se termine très doucement, et on revient périodiquement au pianissimo,

comme si Rihm créait un point de référence qu’il quitte de temps en temps mais auquel

il revient sans arrêt.

© Universal Edition, Vienne

(Traduit par Daniel Fesquet)

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Dmitri Chostakovitch (1906-1975)

Symphonie n° 6 en si mineur op. 54

Largo

Allegro

Presto

Composition : 15 avril-2 novembre 1939.

Création : 5 novembre 1939 par l’Orchestre Philharmonique de Leningrad placé sous la direction d’Evgueni Mravinski.

Durée : environ 28 minutes.

À l’instar des Cinquième et Septième Symphonies, la Sixième est une œuvre de deuil, liée

à l’expression de la souffrance. Peu de textes peuvent toutefois étayer ces propos si ce

n’est la musique elle-même. Rares sont en effet les informations relatives à la genèse de

l’ouvrage, excepté quelques lignes dans les Mémoires ou la correspondance. Chostakovitch

n’a laissé aucun programme ni aucun texte accompagnant son nouvel opus. Il a de plus

sciemment brouillé les pistes en déclarant à l’époque vouloir écrire une symphonie vocale

et instrumentale à la mémoire de Lénine – ce qui n’était pas le cas. La composition d’un

opéra ainsi que celle d’un ouvrage sur Gagarine sont également annoncées sans être

jamais commencées, comme si le propos inhérent à la Sixième Symphonie était trop intime

pour être dévoilé et devait être masqué par l’annonce d’ouvrages fantaisistes dont la

fonction est alors de détourner l’attention. Seules les Mémoires nous livrent quelques clés :

« Le droit à la douleur est vraiment un droit. Mais il n’est pas toujours donné à tous. J’ai

profondément ressenti cela. Je n’ai pas été le seul à avoir eu la possibilité de m’exprimer

grâce à la guerre. Tous ressentaient la même chose. La vie spirituelle, qu’on avait presque

complètement étouffée avant, devint soudain riche, intense. Tout avait acquis un sens,

une acuité. Beaucoup croient sans doute que je suis revenu à la vie après la Cinquième

Symphonie mais c’est faux. Cela ne se produisit qu’après la Septième ».

Lors de la création, la partition ne rencontre qu’un demi-succès. Certes, le public

s’enthousiasme et demande au chef de bisser le finale mais les critiques désavouent

sévèrement l’ouvrage en dénonçant sa coupe inhabituelle. L’opus est rapidement écarté des

affiches de concert et condamné au silence. « Atovmian m’a écrit que tous les compositeurs

étaient épouvantés par ma symphonie. Et même si je fais tout mon possible pour ne pas

m’en sentir affligé, j’en ai le cœur serré. L’âge, les nerfs – tout se fait sentir », se désole

Chostakovitch au mois de décembre 1939, un mois après la création. L’œuvre, il est vrai,

a de quoi dérouter. Elle s’ouvre sur un immense Largo au ton désolé et se referme sur deux

mouvements au tempo de plus en plus vifs : un scherzo exubérant puis un finale à l’optimisme

quelque peu contraint. Le format inhabituel en trois mouvements et la durée inégale des

parties donnent le sentiment d’un déséquilibre volontaire, créateur de malaise. La partition

n’offre en outre aucune unité thématique ni lien cyclique audible entre les mouvements si

ce n’est un retour épisodique du thème initial au cours de l’Allegro. La tension interne au

premier mouvement domine enfin l’opus entier et lui confère son caractère tragique sans

que les autres volets ne parviennent à faire oublier l’impression initiale.

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mardi 29 novembre

Le Largo émeut de fait par son ton pathétique, son langage concentré et austère, son

absence singulière de contrastes et sa tension continue à laquelle ne répondent aucun

sommet de violence ou point culminant libérateur. La domination des tons mineurs, les

harmonies dissonantes, les longs solos instrumentaux ou le ton désincarné confèrent au

récit un caractère crépusculaire qui n’est pas sans évoquer les symphonies de Mahler

ou de Sibelius. Le début sur une mélodie sombre, exposée par des timbres graves et

obscurcie par des roulements soudains de timbales, plonge l’auditeur au sein d’un drame :

l’expérience de la douleur décrite plus haut. La forme, ternaire, expose une mélodie fondée

sur trois motifs différents se présentant dans des combinaisons sans cesse changeantes :

un saut d’octave, un dessin en triolets puis une figure disjointe couronnée de trilles et

présentée par les violons. La mélodie complète donne lieu à plusieurs variantes, selon une

conception empruntée autant à Mahler qu’à la musique russe, et qui privilégie la répétition

variée, mariée à un travail continu de développement. La mélodie est ainsi réitérée

à travers une polyphonie croissante, présentée par les timbres les plus divers (le

violoncelle, puis la flûte piccolo, le violon, les trompettes, les cors), dans des tonalités

irrémédiablement mineures. Au cœur du mouvement est introduit un épisode de marche

funèbre initié par le cor anglais accompagné par les timbales et les cordes graves. Liée

au thème principal par le rythme pointé et la cellule de tierce initiale, l’élégie se déploie

graduellement, et culmine en une arabesque décorative des flûtes semblant mettre le

temps en suspens. La réexposition, abrégée, est annoncée par le célesta et confiée aux

cordes seules. Les emprunts en mineur, les touches sombres des bois, les réminiscences

du thème funèbre et la fin morendo (en mourant) referment le mouvement dans un

silence oppressant.

L’Allegro qui suit est un scherzo véloce, qui contraste aisément par son ton léger et

brillant avec le Largo initial. La matière thématique, volubile et volatile, donne lieu à des

irisations continuelles de timbres. Aux arabesques de la clarinette piccolo répondent ainsi

les progressions chromatiques des cordes, les fanfares des cuivres, les commentaires

virtuoses des bois ou les glissandos de la harpe. Les trilles, les traits rapides en unissons,

les colorations modales et la célérité des dialogues renforcent l’allégresse et évoquent

tour à tour le Stravinski de L’Oiseau de feu comme les pages les plus animées de Prokofiev.

Initié par les notes répétées des basses et les appels des bassons et de la clarinette grave,

le trio (la partie centrale) cite de manière fugitive, et pratiquement imperceptible, le

thème principal du premier mouvement – comme une ombre insolite et inquiétante. Un

solo de timbale annonce une reprise écourtée où les différents éléments se combinent

harmonieusement avant une dissolution finale dans des nuances infimes, comme si tout

n’avait été qu’un rêve.

Le Presto final est un rondo-sonate alerte et incisif, déployé à travers une mosaïque de

tonalités. Au refrain fondé sur des dialogues sémillants entre cordes et bois, succèdent

un premier couplet figé sur une même note répétée de la basse, puis un second épisode

développant une mélodie générée à partir d’un motif obstiné. Après l’atteinte d’un sommet

suivi d’un intermède dominé par le basson soliste, le refrain et le premier couplet sont

réexposés dans des couleurs sans cesse changeantes et un tissu toujours instable.

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La symphonie se referme sur une coda en majeur à l’orchestration volontairement

bruyante et emphatique, sans que l’on puisse deviner s’il s’agit d’une avancée vers

la lumière ou d’une joie contrainte. La lecture des Mémoires offre un nouvel élément

de réponse. « Ma vie n’a pas été gaie, écrit Chostakovitch. Il m’a fallu passer par

beaucoup d’événements tristes. Mais il y eut des périodes où le danger se condensait

particulièrement, où il devenait particulièrement réel. Et c’et alors que la peur s’intensifiait

particulièrement. Au cours de la période dont j’ai parlé plus haut, j’étais au bord du suicide.

Le danger m’avait terrorisé. Je ne voyais aucune autre issue. J’étais totalement envahi par

la peur. […] C’est à cela que je réfléchissais plus tard, en écrivant la première partie de ma

Sixième Symphonie. » La peur, la terreur, le suicide, telles sont les idées qui se cachent

derrière le premier mouvement et que les autres parties tentent de faire oublier, en vain.

Jean-François Boukobza

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mardi 29 novembre

Anne-Sophie Mutter

Depuis 35 ans, Anne-Sophie Mutter est

l’une des grandes virtuoses du violon

de notre temps. Née à Rheinfelden

dans le Bade-Wurtemberg, la violoniste

commence sa carrière internationale

au Festival de Lucerne en 1976. L’année

d’après, elle se produit en solo au

Festival de Pentecôte salzbourgeois

sous la direction d’Herbert von Karajan.

Depuis, Anne-Sophie Mutter donne

des concerts dans les plus importants

centres musicaux. Elle joue les

grandes œuvres du répertoire mais

aussi les partitions contemporaines :

Sebastian Currier, Henri Dutilleux,

Sofia Gubaidulina, Witold Lutoslawski,

Norbert Moret, Krzysztof Penderecki,

Sir André Previn et Wolfgang Rihm lui

ont ainsi dédié des œuvres. Elle met

également sa popularité au service

d’œuvres de charité, et soutient

l’épanouissement de jeunes musiciens

particulièrement talentueux. 2011 est

l’année du 35 e anniversaire de ses

débuts sur scène à l’âge de 13 ans au

Festival de Lucerne. Cette saison encore,

avec des concerts en Asie, Europe

et Amérique du Nord, elle démontre

sa multiplicité musicale et son rang

unique dans le monde de la musique

classique. Elle joue ainsi le Concerto de

Dvorák en Allemagne et en Autriche

avec les Berliner Philharmoniker sous

la direction de Sir Simon Rattle et en

Espagne avec l’Orquesta Sinfónica

De Galicia sous la direction de Victor

Pablo Pérez. Anne-Sophie Mutter

dirige également un nouvel ensemble,

Mutter’s Virtuosi, composé de 14

boursiers actuels et anciens de la

Fondation Anne-Sophie Mutter. Leur

tournée 2011 les mène dans onze

villes européennes – au programme :

l’Octuor op. 20 de Mendelssohn, les

Quatre Saisons de Vivaldi ainsi que des

commandes pour violon et contrebasse

passées à Krzysztof Penderecki et Sir

André Previn par la Fondation Anne-

Sophie Mutter. Avec son partenaire

de longue date Lambert Orkis, Anne-

Sophie Mutter a donné des récitals

en 2011 en Allemagne, en Chine, au

Japon, à Taïwan et aux États-Unis – au

programme, des œuvres de Debussy,

Mendelssohn, Mozart et Sarasate. En

juillet a suivi une tournée européenne

avec le Pittsburgh Symphony Orchestra

sous la direction de Manfred Honeck

avec le Concerto de Mendelssohn ainsi

que Lichtes Spiel de Wolfgang Rihm,

qu’elle a créé en Allemagne, Grande-

Bretagne, Lituanie, Autriche et Suisse.

À Boston comme à Pittsburgh elle a

ouvert la saison 2011-2012 avec un

concert de gala avec les orchestres

symphoniques de chacune de ces villes

sous la direction de James Levine et de

Manfred Honeck. Son programme de

2011 comprend entre autres le Double

Concerto de Brahms, le Concerto de

Tchaïkovski ainsi que In tempus praesens

de Sofia Gubaidulina qu’elle interprétera

avec le London Philharmonic Orchestra

(Kurt Masur), le London Symphony

Orchestra (Valery Gergiev) ainsi que le

Boston Symphony Orchestra (James

Levine). Parmi les honneurs décernés à

Anne-Sophie Mutter pour ses nombreux

enregistrements, figurent le Preis

der deutschen Schallplattenkritik, le

Record Academy Prize, le Grand Prix du

Disque, l’International Record Prize et

plusieurs Grammy Awards. À l’occasion

du 250 e anniversaire de la naissance de

Wolfgang Amadeus Mozart, Anne-Sophie

Mutter a enregistré pour Deutsche

Grammophon les œuvres pour violon

les plus importantes du compositeur,

disponibles en CD et en DVD. Au

mois de septembre 2008 sortent ses

enregistrements du concerto pour

violon de Sofia Gubaidulina In tempus

praesens avec le London Symphony

Orchestra sous la direction de Valery

Gergiev et des Concertos en la mineur

et mi majeur de Bach avec les Solistes

de Trondheim qu’elle dirige du violon.

Afin de célébrer le bicentenaire de la

naissance de Mendelssohn, Anne-Sophie

Mutter rend un hommage très personnel

au compositeur, et mêle musique

symphonique et musique de chambre

sur CD et DVD : la Sonate pour violon

en fa majeur de 1838, le Trio pour piano

en ré mineur op. 49, composé en 1839,

et le Concerto en mi mineur de 1845.

L’enregistrement d’Anne-Sophie Mutter

des sonates pour violon de Brahms

avec le pianiste Lambert Orkis est sorti

en mars 2010 sous le label Deutsche

Grammophon. Pour son 35 e anniversaire

de scène Deutsche Grammophon a

sorti en août 2011 un très grand coffret

avec la totalité des enregistrements de

la violoniste chez ce label, de vastes

documentations et des raretés non

publiées à ce jour. Parallèlement à la

« ASM35 » Box, Deutsche Grammophon

a sorti l’enregistrement live de la

première mondiale de Lichtes Spiel de

Wolfgang Rihm et de Time Machines de

Sebastian Curriers. En 2008, l’artiste

crée la Fondation Anne-Sophie Mutter.

Le but de la fondation est d’apporter au

niveau mondial un soutien à de jeunes

musiciens prometteurs – une tâche

entreprise par la violoniste avec sa

Fondation du Cercle des Amis d’Anne-

Sophie Mutter dès 1997. Anne-Sophie

Mutter s’intéresse aussi particulièrement

aux questions de santé et de société

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de notre époque. Régulièrement, elle

soutient ces causes en donnant des

concerts caritatifs. En 2011, elle jouera

par exemple pour la Hanna und Paul

Gräb-Stiftung ainsi que pour le Société

Suisse de la Sclérose en Plaques. En

2010, elle reçoit le titre de docteur

honoris causa de l’Université Technique

et des Sciences Naturelles de Norvège

à Trondheim. En 2009, elle s’est vue

décerner le Prix Européen Saint-Ulrich

ainsi que le Cristóbal Gabarrón Award.

En 2008, Anne-Sophie Mutter a reçu le

Prix Ernst von Siemens ainsi que le Prix

Mendelssohn de Leipzig. Elle a reçu le

Grand Ordre du Mérite de la République

Fédérale d’Allemagne, la Légion

d’Honneur française, l’Ordre du Mérite

bavarois, le Grand Ordre du Mérite

autrichien ainsi que de nombreuses

autres décorations.

Valery Gergiev

Depuis sa nomination en tant que

directeur artistique et directeur

général du Théâtre Mariinsky en 1988,

Valery Gergiev a brillamment mené

les ensembles du Mariinsky dans 45

pays, recueillant invariablement des

éloges pour cette institution légendaire

présentant actuellement sa 228 e saison.

Dans sa ville de Saint-Pétersbourg,

sa direction a donné lieu à la récente

ouverture du somptueux auditorium

Mariinsky en novembre 2006 et au

lancement du label Mariinsky en 2009.

Le nouveau Théâtre Mariinsky devrait

ouvrir ses portes en 2012, avec par la

suite la rénovation du Théâtre classique

originel du même nom pour répondre

aux normes scéniques du XXI e siècle.

Sous le label Mariinsky sont parus lors

de la première année Le Nez et les

Première et Quinzième Symphonies de

Chostakovitch, un disque de courtes 1904 d’excellents interprètes venus du

pièces de Tchaïkovski, Le Voyageur monde entier, lesquels mènent souvent

ensorcelé de Shchedrin, le Concerto pour une carrière florissante comme solistes,

piano n° 3 et la Rhapsodie sur un thème chambristes et enseignants en parallèle

de Paganini de Rachmaninov, ainsi que de leur travail orchestral. La liste des

Les Noces et Œdipus Rex de Stravinski, solistes et chefs qui collaborent avec

les deux premiers enregistrements le London Symphony Orchestra est

ayant obtenu cinq nominations aux unique : Colin Davis (président), Valery

Grammy Awards. À l’automne 2010, ce Gergiev (chef permanent), André Previn

label a fait paraître Parsifal de Wagner (chef lauréat) ou Daniel Harding et

et en DVD les Quatrième, Cinquième Michael Tilson Thomas (chefs invités

et Sixième Symphonies de Tchaïkovski. permanents). Bernard Haitink, Pierre

Actuellement chef permanent du London Boulez et Sir Simon Rattle figurent

Symphony Orchestra et du World également parmi les chefs régulièrement

Orchestra for Peace, Valery Gergiev est invités par l’ensemble. Le London

également le fondateur et le directeur Symphony Orchestra est fier d’être

artistique des festivals Étoiles des résident au Barbican Centre, où il

Nuits Blanches et Nouveaux Horizons présente plus de 70 concerts par an à

de Saint-Pétersbourg, du Festival de son public londonien, auxquels viennent

Pâques de Moscou, du Festival Gergiev s’ajouter quelque 70 concerts en tournée

de Rotterdam, du Festival International à l’étranger. L’orchestre a pu développer

de Mikkeli et du Festival de la Mer Rouge ses activités à la faveur de la stabilité

d’Eilat en Israël. Maestro Gergiev s’est vu offerte par cette résidence depuis 1982.

remettre de nombreuses récompenses Par ailleurs, il a une résidence annuelle

et distinctions telles que le Grammy au Lincoln Center de New York et est le

Award, le Prix Dmitri Chostakovitch, le résident international de la Salle Pleyel.

Golden Mask, le Prix Artiste du Peuple Il se produit également régulièrement au

de Russie, le World Economic Forum’s Japon et en Extrême-Orient, ainsi que

Crystal Award, le Prix Polar Music de dans les principales villes européennes.

Suède, l’Ordre du Soleil Levant du Japon, En 2010, il est devenu l’orchestre

la Médaille d’Argent de Valence et le Prix résident du Festival d’Aix-en-Provence.

Herbert von Karajan ; il a été nommé Mais ses activités ne se limitent pas

par ailleurs Chevalier de l’Ordre du Lion aux seuls concerts : elles comprennent

des Pays-Bas et Officier de la Légion également un programme éducatif

d’Honneur. Collaborant actuellement local d’une vitalité exceptionnelle,

avec les labels Mariinsky et LSO Live, il une maison de disques, un centre

a abondamment enregistré pour Decca de formation musicale et un travail

(Universal Classics), ainsi que Philips et pionnier dans le domaine de la musique

Deutsche Grammophon.

digitale. Au LSO St Luke’s, le centre de

formation musicale développé par UBS

London Symphony Orchestra

et le London Symphony Orchestra, le

Considéré comme l’un des meilleurs programme « LSO Discovery » fournit un

orchestres actuels, le London Symphony éventail unique d’événements publics et

Orchestra attire depuis sa formation en privés pour tous les types d’amateurs de

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mardi 29 novembre

musique. Les outils technologiques dont

dispose le LSO St Luke’s permettent aux

initiatives pédagogiques de l’orchestre

d’être diffusées au niveau régional,

national ou international. En outre,

le LSO St Luke’s collabore avec des

partenaires artistiques clés, dont BBC

Radio 3 et BBC TV, le Barbican Centre

et la Guildhall School. Le London

Symphony Orchestra se distingue des

autres orchestres par l’importance de

son engagement dans le domaine de

l’éducation musicale – il touche plus de

60 000 personnes chaque année.

À travers son programme pédagogique,

qui a remporté de nombreux prix et

a fêté en 2010 son 20 e anniversaire,

le London Symphony Orchestra offre

au public le plus large l’opportunité

de participer à la création musicale

et de s’immerger dans le monde de

l’orchestre. S’ajoutent à cela divers

programmes au long cours s’adressant à

un public local, national et international

à travers des concerts en famille, la

formule des « Discovery Days » et

plusieurs initiatives communautaires

florissantes. Les dernières innovations

du LSO comprennent encore « LSO On

Track », un investissement à long terme

en faveur des jeunes musiciens de l’est

de Londres, et « Centre for Orchestra »,

une collaboration unique avec la

Guildhall School et le Barbican Centre

autour de la pratique, la recherche et

le développement professionnel des

musiciens d’orchestre. Le label du

London Symphony Orchestra, LSO Live,

domine dans sa catégorie, recourant

aux toutes dernières technologies

d’enregistrement pour rendre ses

meilleures interprétations accessibles

au plus grand nombre. À ce jour, LSO

Live a publié plus de 70 titres, avec des

artistes comme Sir Colin Davis, Valery

Gergiev, Bernard Haitink et Mstislav

Rostropovich. Ses enregistrements ont

été largement récompensés. LSO Live a

été l’un des premiers labels classiques à

s’ouvrir au téléchargement et à utiliser

Internet pour amener de nouveaux

publics à la musique classique. En 2008,

le London Symphony Orchestra a lancé

le YouTube Symphony Orchestra, ce qui

en fait le premier orchestre en ligne.

Violons I

Roman Simovic (soliste)

Carmine Lauri (co-soliste)

Lennox Mackenzie (2 e soliste)

Nigel Broadbent

Ginette Decuyper

Jörg Hammann

Maxine Kwok-Adams

Claire Parfitt

Laurent Quenelle

Harriet Rayfield

Colin Renwick

Ian Rhodes

Sylvain Vasseur

David Worswick

Gerald Gregory

Erzsebet Racz

Violons II

David Alberman (soliste)

Thomas Norris (co-soliste)

Sarah Quinn (2 e soliste)

Miya Vaisanen

David Ballesteros

Richard Blayden

Matthew Gardner

Iwona Muszynska

Philip Nolte

Paul Robson

Oriana Kriszten

Hazel Mulligan

Jan Regulski

Samantha Wickramasinghe

Altos

Edward Vanderspar (soliste)

Gillianne Haddow (co-soliste)

Malcolm Johnston (2 e soliste)

German Clavijo

Anna Green

Richard Holttum

Robert Turner

Heather Wallington

Jonathan Welch

Ellen Blythe

Caroline O’Neill

Fiona Opie

Violoncelles

Timothy Hugh (soliste)

Eve-Marie Caravassilis (co-soliste)

Alastair Blayden (2 e soliste)

Jennifer Brown

Mary Bergin

Noel Bradshaw

Daniel Gardner

Hilary Jones

Minat Lyons

Amanda Truelove

Contrebasses

Rinat Ibragimov (soliste)

Colin Paris (co-soliste)

Nicholas Worters (2 e soliste)

Patrick Laurence

Matthew Gibson

Thomas Goodman

Jani Pensola

Ying-Lai Green

Flûtes

Gareth Davies (soliste)

Adam Walker (soliste)

Patricia Moynihan

11


Piccolo

Sharon Williams (soliste)

Trombone basse

Paul Milner (soliste)

Hautbois

Emanuel Abbühl (soliste invité)

Nora Cismondi (soliste invité)

Alice Munday

Cor anglais

Christine Pendrill (soliste)

Clarinettes

Andrew Marriner (soliste)

Chris Richards (soliste)

Chi-Yu Mo

Tuba

Patrick Harrild (soliste)

Timbales

Nigel Thomas (soliste)

Percussion

Neil Percy (soliste)

David Jackson

Adam Clifford

Tom Edwards

Christopher Thomas

Clarinette basse

Lorenzo Iosco (soliste)

Bassons

Rachel Gough (soliste)

Joost Bosdijk

Harpes

Bryn Lewis (soliste)

Karen Vaughan (co-soliste)

Celesta

John Alley (soliste)

Contrebasson

Dominic Morgan (soliste)

Cors

Timothy Jones (soliste)

David Pyatt (soliste)

Angela Barnes

Brendan Thomas

Jonathan Lipton

Trompettes

Philip Cobb (soliste)

Gareth Bimson (soliste invité)

Gerald Ruddock

Paul Mayes

Administration

Kathryn McDowell, Directrice générale

Olivia Troop, Coordinatrice des concerts

Mario de Sa, Manager des concerts et

chef de projets

Jemma Bogan, Manager du personnel

d’orchestre

Alan Goode, Responsable de la scène et

des transports

Daniel Gobey, Responsable assistant de

la scène et des transports

Brian Hart, Assistant du responsable de

la scène et des transports

Trombones

Dudley Bright (soliste)

Katy Jones (co-soliste)

James Maynard

12


Salle Pleyel | et aussi…

VENDREDI 27 JANVIER, 20H

MARDI 7 FÉVRIER, 20H

MARDI 1 er MAI, 20H

Anniversaire Gidon Kremer

L’Art de l’instrumentation, œuvres de

J. S. Bach arrangées pour violon et cordes

(projet initié par Gidon Kremer, commande

de la Kronberg Academy) :

Valentin Silvestrov

Dédicace à J. S. B.

Alexander Raskatov

Prélude et fugue n° 6 en ré mineur BWV 851

(Das Wohltemperierte Klavier)

Leonid Desyatnikov

Sarabande en mi mineur extraite de la Partita

n° 6 BWV 830

Stevan Kovac Tickmayer

« After Gould », Variations Goldberg n° 30,

4, 18 et 26 (avec trois intermezzi d’Arnold

Schönberg)

Victor Kissine

Aria – extrait des Variations Goldberg BWV 988

Giya Kancheli

Chiaroscuro, pour violon, orchestre à cordes,

grosse caisse et vibraphone

Dmitri Chostakovitch

Concerto n° 1 op. 35 en ut mineur, pour piano,

trompette et orchestre à cordes

Leonid Desyatnikov

The Target, composé pour l’anniversaire de

Gidon Kremer et de la Kremerata Baltica

Kremerata Baltica

Gidon Kremer, violon

Martha Argerich, piano

Sergei Nakariakov, trompette

Magnus Lindberg

Feria

Béla Bartók

Concerto pour piano n° 2

Sergueï Prokofiev

Symphonie n° 5

New York Philharmonic

Alan Gilbert, direction

Lang Lang, piano

Coproduction Productions Internationales Albert

Sarfati, Salle Pleyel.

SAMEDI 17 MARS, 20H

Henri Dutilleux

Métaboles

Jean Sibelius

Concerto pour violon

Sergueï Prokofiev

Symphonie n° 5

Royal Concertgebouw Orchestra

Valery Gergiev, direction

Leonidas Kavakos, violon

Coproduction Productions Internationales Albert

Sarfati, Salle Pleyel.

Claude Debussy

Nocturnes

Karol Szymanowski

Concerto pour violon n° 1

Alexandre Scriabine

Symphonie n° 4 « Poème de l’extase »

London Symphony Orchestra

London Symphony Chorus

Pierre Boulez, direction

Christian Tetzlaff, violon

Avec le soutien de l’Institut Adam Mickiewicz

(Programme Polska Music) et de l’Institut Polonais

de Paris.

MERCREDI 2 MAI, 20H

Béla Bartók

Musique pour cordes, percussions et célesta

Concerto pour violon n° 2

Karol Szymanowski

Symphonie n° 3 « Chant de la nuit »

London Symphony Orchestra

London Symphony Chorus

Pierre Boulez, direction

Nikolaj Znaider, violon

Steve Davislim, ténor

Avec le soutien de l’Institut Adam Mickiewicz

(Programme Polska Music) et de l’Institut Polonais

de Paris.

Imprimeur la galiote | Imprimeur france repro | Licences : 1027391, 1027392, 1027393

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