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Gautier C apuçon | Nicholas Angelich - Salle Pleyel

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LUNDI 17 DÉCEMBRE – 20H<br />

Ludwig van Beethoven<br />

Sonate pour violoncelle et piano op. 5 n° 2<br />

Dmitri Chostakovitch<br />

Sonate pour violoncelle et piano op. 40<br />

entracte<br />

Robert Schumann<br />

Phantasiestücke op. 73<br />

Johannes Brahms<br />

Sonate pour violoncelle et piano n° 2 op. 99<br />

<strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong>, violoncelle<br />

<strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong>, piano<br />

Coproduction Céleste Productions – Les Grands Solistes, <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>.<br />

<strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong> | <strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong> | Lundi 17 décembre 2012<br />

Fin du concert vers 21h50.


Ludwig van Beethoven (1770-1827)<br />

Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en sol mineur op. 5 n° 2<br />

Adagio sostenuto ed espressivo<br />

Allegro molto, più tosto presto<br />

Rondo (Allegro)<br />

Composition : 1796<br />

Dédicataire : Frédéric-Guillaume II de Prusse<br />

Éditeur : Artaria (Vienne)<br />

Durée : 23 minutes environ<br />

Les cinq sonates pour violoncelle et piano de Beethoven sont réparties entre ses trois<br />

grandes périodes créatrices : deux en 1796 (op. 5), une en 1808 (op. 69), et deux en 1815<br />

(op. 102). Les deux premières furent composées au cours du voyage de Beethoven à Berlin.<br />

Dédiées à Frédéric-Guillaume II de Prusse, elles ont été destinées à son violoncelliste<br />

attitré, le Français Jean-Pierre Duport. Sonates pour clavecin ou pianoforte avec un<br />

violoncelle obligé, comme l’indique la première page de l’édition chez Artaria, elles sont<br />

parmi les premières œuvres du genre à donner au violoncelle une partie totalement<br />

autonome, et à être donc des duos à part entière.<br />

La Sonate n° 2 est en sol mineur, une tonalité assez rarement pratiquée par Beethoven.<br />

« De l’ombre vers la lumière », cette maxime applicable à de nombreuses œuvres du même<br />

compositeur pourrait résumer le parcours de cette sonate ; par ailleurs, elle pose d’emblée<br />

une question de forme : est-elle en deux ou en trois mouvements ? Interrogation qui surgit<br />

légitimement au regard de la vaste introduction (bien plus développée encore que celle de<br />

la Sonate n° 1) constituant pratiquement un mouvement à part entière, bien qu’enchaîné<br />

à l’allegro principal par une attaca. L’introduction est dominée de bout en bout par des<br />

cellules en rythmes pointés, tendant à devenir obsessionnelles même si, au milieu, des<br />

arpèges fluides au piano leur apportent un certain allégement.<br />

Un fond d’inquiétude persiste dans le premier thème de l’Allegro molto più tosto presto,<br />

mais dans lequel les éclaircies se feront toutefois de plus en plus nombreuses ; dans un<br />

thématisme tout naturellement échangé entre les deux instruments, la partie de piano<br />

maintient l’élan dynamique, en triolets de croches serrés, tandis que le violoncelle assure<br />

l’assise rythmique.<br />

Le rondo final en sol majeur prend appui sur le quatrième degré (ut majeur) pour revenir<br />

aussitôt au ton principal. Ici, c’est l’humour enjoué qui s’affirme, à travers la diversité de<br />

ses moyens d’expression : rythmes dansants, jaillissements soudains, staccati et divers<br />

procédés ornementaux.<br />

André Lischke<br />

2


lundi 17 décembre<br />

Dmitri Chostakovitch (1906-1975)<br />

Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur op. 40<br />

Allegro non troppo<br />

Allegro<br />

Largo<br />

Allegro<br />

Composition : 1934.<br />

Création : 25 décembre 1934 au Conservatoire de Leningrad, par Viktor Kubatski au violoncelle et le compositeur au piano.<br />

Dédicataire : Viktor Kubatski.<br />

Durée : 30 minutes environ.<br />

Le violoncelle tient une place particulière dans l’œuvre de Chostakovitch. Il est en effet<br />

présent dans la quasi-totalité du vaste corpus de sa musique de chambre – exception faite<br />

des deux sonates pour violon et piano ainsi que pour alto et piano. Il lui inspire également<br />

deux très grandes pages pour soliste et orchestre, les Concertos op. 107 et 126, tous<br />

deux dédiés à l’ancien élève devenu ami proche Mstislav Rostropovitch. La Sonate pour<br />

violoncelle et piano op. 40, quant à elle, est l’une des premières partitions de chambre de<br />

Chostakovitch ; mais il n’a rien du compositeur en herbe. Au contraire, il a déjà attiré sur lui<br />

l’attention du public avec deux opéras, Le Nez et Lady Macbeth du district de Mtsensk, qui<br />

lui valent estime et succès (ce n’est qu’en 1936 que ce dernier sera brutalement condamné<br />

par Staline). La voie moins expérimentale qu’abordait Lady Macbeth se verra explorée<br />

plus avant par les œuvres suivantes, tels les Vingt-quatre Préludes pour piano, hommage à<br />

Bach, le Premier Concerto pour piano ainsi que la Sonate pour violoncelle et piano. Celle-ci,<br />

par ses allures très classiques, semble une application avant la lettre des principes de<br />

simplicité et d’expressivité que Chostakovitch revendiquera peu après.<br />

Le début va jusqu’à évoquer Fauré avec ses harmonies délicates et sa mélodie de<br />

violoncelle sur le balancement des arpèges de piano (un critique tchèque présentera en<br />

1935 ce mouvement comme un « modèle de musique bourgeoise » – on se doute que ce<br />

n’était pas un compliment). Le ton devient plus caractéristique de Chostakovitch par la<br />

suite : superpositions de lignes mélodiques claires, doublures entre les deux mains du piano<br />

à distance de deux octaves ; mais la reprise notée de l’exposition de cette forme sonate<br />

marque clairement la volonté d’allégeance aux « canons » historiques. Pour autant, le<br />

compositeur choisit de dévier clairement du modèle en présentant la réexposition dans<br />

un tempo largo et une ambiance particulièrement feutrée : le temps de l’innocence est<br />

passé et bien passé… En un joyeux jeu de ping-pong, l’Allegro suivant échange les thèmes<br />

entre un piano dégraissé et un violoncelle qui ne dédaigne ni piétinements ni saltos ;<br />

faussement naïve, cette danse populaire, avec ses carrures immuables de quatre mesures<br />

et ses panneaux juxtaposés, s’anime d’un sentiment d’urgence. L’introspection prend le<br />

relais dans le très beau Largo, sorte d’immense monologue de violoncelle aux accents de<br />

désespoir tour à tour morne ou brûlant. Pour finir, un Allegro qui revendique sa simplicité ;<br />

un thème apparemment anodin, avec ses légères notes répétées et ses petites doubles et<br />

3


triples-croches, en forme le refrain. Les couplets, eux, poussent chacun des instrumentistes<br />

dans ses retranchements : triolets marcato de violoncelle, ruissellements de doublescroches<br />

de piano. Et c’est le baisser de rideau, sur une brusque cadence marquée risoluto.<br />

Robert Schumann (1810-1856)<br />

Phantasiestücke pour violoncelle et piano op. 73<br />

Zart und mit Ausdruck [Tendre et avec expression] – en la mineur<br />

Lebhaft, Leicht [Vif et léger] – en la majeur<br />

Rasch, mit Feuer [Vite et avec feu] – en la majeur<br />

Composition : février 1849.<br />

Création : 14 janvier 1850 à Leipzig.<br />

Éditeur : Luckhardt (Cassel).<br />

Durée : 10 minutes environ.<br />

Phantasiestücke : la période est décidément riche en appellations du genre, puisque ce sera<br />

aussi le titre d’un trio pour violon, violoncelle et piano la même année 1849, puis celui d’un<br />

recueil pianistique, l’Opus 111 de 1851. Cet Opus 73, écrit en deux jours seulement, marque<br />

le début d’un nouveau ton schumannien : délaissant les sérieux Quatuors (op. 41 et 47) et<br />

les solides Quintette (op. 44) et Trios (op. 63 et 80), tout en abandonnant l’italien, langue<br />

internationale de la musique, au profit de l’allemand, le musicien se tourne vers des œuvres<br />

plus courtes, plus libres, où l’inspiration se déroule au gré de sa fantaisie. Ce faisant, il<br />

renoue avec l’esprit de la plupart des pièces de piano de la décennie 1829-1839 ; entretemps,<br />

les titres de morceau ont disparu, peut-être sous l’influence des indications génériques à<br />

l’œuvre dans la musique de chambre traditionnelle. Seule reste, comme support de notre<br />

imagination, la musique même.<br />

Cet Opus 73 n’a rien de l’album réunissant diverses pièces pour les besoins d’une édition :<br />

tout est pensé ici pour que les trois Stücke forment un tout (ce que la coda du dernier nous<br />

confirme d’ailleurs en reconvoquant deux thèmes des épisodes précédents). Les tonalités,<br />

d’abord, qui s’ancrent sur la tonique la ; mode mineur pour le Zart initial, qui s’achève en<br />

majeur ; mode majeur ensuite pour les deux morceaux suivants, avec un temporaire retour<br />

au mineur pour la partie centrale du Rasch und mit Feuer final. L’équilibre architectural,<br />

ensuite, fermement conçu autour du chiffre 3 : trois pièces, chacune d’entre elle s’organisant<br />

sur une forme ABA, chaque partie pouvant être encore divisée en trois. Les caractères, enfin,<br />

pensés pour proposer une évolution vers un plus grand poids instrumental et une extériorité<br />

plus importante, depuis la douceur [Zart] jusqu’au feu [mit Feuer]. Instrumentalement, le<br />

style de Schumann s’est forgé à l’école de sa musique de chambre « traditionnelle » ; il<br />

se mâtine d’une belle vocalité (rappelons que l’œuvre est d’abord écrite pour clarinette,<br />

avant d’être transcrite pour le violoncelle, et donc portée par le souffle) et suggère ici une<br />

Novelette, là un lied, au fil de ses inflexions mélodiques, de ses doublures asynchrones et de<br />

ses « trois pour deux » qui auront chez Brahms une si belle descendance.<br />

4


lundi 17 décembre<br />

Johannes Brahms (1833-1897)<br />

Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en fa majeur op. 99<br />

Allegro vivace<br />

Adagio affettuoso<br />

Allegro passionato<br />

Allegro molto<br />

Composition : 1886.<br />

Création : 24 novembre 1886 à la Kleiner Musikvereinssaal de Vienne par Robert Hausmann (violoncelle) et Johannes<br />

Brahms (piano).<br />

Éditeur : N. Simrock (Berlin).<br />

Durée : 27 minutes environ.<br />

En 1886, Brahms passe l’été au bord du lac de Thoune en Suisse, où, tout en s’adonnant à<br />

la randonnée avec un plaisir tout germanique, il joint les agréments de la bonne compagnie<br />

au goût du travail fécond. Trois œuvres conjointes de musique de chambre voient ainsi le<br />

jour en l’espace de quelques semaines et seront aussitôt essayées chez l’ami Widmann,<br />

avec le concours des frères Hegar au violon et au violoncelle. Ce sont la Sonate pour<br />

piano et violoncelle op. 99, la Sonate pour violon et piano op. 100 et le Trio avec piano<br />

op. 101, qui signe la réunion des trois instruments. Aucune des formations n’est nouvelle<br />

pour Brahms, grand amateur de musique de chambre ; l’Opus 101 est son troisième trio,<br />

et les sonates en duo ont toutes deux été précédées d’une autre partition. La Sonate pour<br />

piano avec violoncelle n° 1 en mi mineur a déjà plus de vingt ans : première sonate pour<br />

deux instruments de Brahms, elle a été composée entre 1862 et 1865. Il est possible que<br />

la fréquentation de Robert Hausmann, l’un des plus grands violoncellistes de la fin du XIX e<br />

siècle, ait poussé Brahms, dans les années quatre-vingt, de nouveau vers l’instrument –<br />

tout comme c’est la rencontre du clarinettiste Richard Mühlfeld qui donna l’impulsion aux<br />

chefs-d’œuvre avec clarinette des années quatre-vingt-dix. Toujours est-il qu’Hausmann,<br />

également fervent champion de la Sonate en mi mineur, est le créateur de la plupart des<br />

œuvres de musique de chambre avec violoncelle de l’époque (cette Sonate n° 2, dont il<br />

est le dédicataire, mais aussi le Trio et le Quintette avec clarinette), ainsi que du Double<br />

Concerto pour violon et violoncelle, aux côtés du célèbre virtuose Joseph Joachim, autre<br />

ami de Brahms avec qui Hausmann jouait également en quatuor.<br />

Contrairement à la Sonate en mi mineur, qui s’était vu amputer de son mouvement lent peu<br />

avant la publication, la Sonate en fa majeur adopte bien, cette fois, la traditionnelle coupe<br />

en quatre mouvements dont Brahms est coutumier, et fait répondre un adagio à trois<br />

tempi allegro. Las ! Le classique des romantiques, toujours si préoccupé d’équilibre formel<br />

et d’architecture éprouvée, s’y permet quelques libertés à faire dresser les cheveux sur la<br />

tête des censeurs : tonalement, il dédaigne tout à fait les associations conformes, aussi<br />

bien à l’échelle de la sonate qu’à celle des mouvements eux-mêmes. Il démarre ainsi en fa<br />

majeur, avec fougue : un thème rythmiquement et mélodiquement heurté au violoncelle<br />

y chevauche de puissants trémolos de piano 1 , avant un second motif en accords des deux<br />

5


mains parallèles du piano, également fier, en do majeur. Mais voici que le développement<br />

bifurque dans la tonalité lointaine de fa dièse mineur, avant de revenir à fa pour une zone<br />

suspensive où le fantôme du premier thème réapparaît au piano. La réexposition varie<br />

l’écriture instrumentale, puis la coda rappelle une nouvelle fois les deux motifs, le second<br />

très apaisé.<br />

L’Adagio affettuoso réitère le coup d’état tonal en choisissant fa dièse majeur pour sa<br />

douce première mélodie, donnée au piano, avant de dégringoler l’échelle des tonalités<br />

(de six dièses à quatre bémols !) pour le thème de violoncelle en fa mineur qui tient lieu<br />

de partie centrale. Vivement attaqué à ce sujet (Hugo Wolf, à la langue toujours acérée,<br />

particulièrement à propos de Brahms, parla de « tohu-bohu »), le compositeur convoqua<br />

l’exemple de Haydn, qui avait manifesté à plusieurs reprises un profond dédain des<br />

conventions ; mais cela ne suffit pas à apaiser ses détracteurs. (Aujourd’hui, de telles<br />

« errances » ne choquent plus et l’on a placé cette Sonate en fa majeur à la place qui lui<br />

revient : elle est considérée comme l’une des plus importantes œuvres pour violoncelle et<br />

piano de la fin du siècle.) Les deux mouvements suivants sont moins inhabituels.<br />

L’Allegro passionato fait preuve d’un souffle nordique caractéristique de Brahms et d’une<br />

grande unité thématique ; ses piétinements s’infléchissent, au centre du morceau, pour le<br />

traditionnel trio, noté dolce. Quant au finale, il marque un recul dans la compacité ou même<br />

la massivité des trois premiers mouvements, et achève l’œuvre sur une note plus détendue,<br />

à la manière du finale du Deuxième Concerto pour piano, mené à bien quelques années<br />

auparavant.<br />

Angèle Leroy<br />

1 - L’écriture instrumentale de Brahms pose à plusieurs reprises, dans cette sonate comme dans la précédente, la question de l’équilibre<br />

entre le piano et le violoncelle. La partie pianistique foisonnante exige en effet l’instrument à cordes un son très ample. On raconte<br />

qu’une violoncelliste médiocre, interprétant l’œuvre avec Brahms, s’était plainte à la fin du premier mouvement de n’avoir pu s’entendre.<br />

Ce à quoi le compositeur aurait répondu : « Vous en avez eu, de la chance ! »<br />

6


lundi 17 décembre<br />

<strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong><br />

<strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong>, né en 1981 à Chambéry,<br />

commence le violoncelle à quatre ans<br />

et demi et étudie avec Annie Cochet-<br />

Zakine, Philippe Muller, puis à Vienne<br />

avec Heinrich Schiff. Il reçoit des<br />

premiers prix dans plusieurs concours<br />

internationaux, y compris le Premier<br />

Grand Prix du Concours International<br />

André-Navarra à Toulouse. En 2001 il<br />

est « Nouveau Talent de l’année » aux<br />

Victoires de la musique. Il reçoit<br />

le « Borletti-Buitoni Trust Award »<br />

et plusieurs fois le « Echo Preis »,<br />

récemment pour son enregistrement<br />

avec Gergiev et pour le coffret consacré<br />

à la musique de chambre de Fauré (paru<br />

en octobre 2012). Parallèlement, il parfait<br />

son expérience au sein de l’Orchestre<br />

des Jeunes de la Communauté<br />

Européenne avec Bernard Haitink, puis<br />

de l’Orchestre des Jeunes Gustav-Mahler<br />

avec Kent Nagano, Daniele Gatti, Pierre<br />

Boulez, Seiji Ozawa et Claudio Abbado.<br />

Il se produit avec les plus grands<br />

orchestres dans le monde et collabore<br />

régulièrement avec Lionel Bringuier,<br />

Semyon Bychkov, Myung-Whun Chung,<br />

Gustavo Dudamel, Charles Dutoit,<br />

Christoph Eschenbach, Valery Gergiev,<br />

Bernard Haitink, Paavo Järvi, Andris<br />

Nelsons, Yannick Nézet-Séguin, Leonard<br />

Slatkin, Tugan Sokhiev… En 2011-2012,<br />

il rencontre un grand succès pour ses<br />

débuts avec les Berliner Philharmoniker<br />

sous la direction de Gustavo Dudamel<br />

pour l’Europa Konzert. Il se produit<br />

aussi avec les orchestres symphoniques<br />

de Boston et Chicago ainsi qu’avec<br />

l’Orchestre de Philadelphie sous la<br />

direction de Charles Dutoit, et le London<br />

Symphony avec Valery Gergiev au<br />

Konzerthaus à Vienne. Parmi les points<br />

forts de la saison en cours : il est réinvité<br />

par l’Orchestre Philharmonique de Los les concertos de Haydn avec le Mahler<br />

Angeles, les orchestres symphoniques de Chamber Orchestra et Daniel Harding<br />

Seattle et Chicago, le Chamber Orchestra (« Diapason d’Or » et « Choc » du Monde<br />

of Europe, les Wiener Philharmoniker, de la musique), la musique de chambre<br />

le Deutsches Symphonie-Orchester de Saint-Saëns, de Schubert, les trios<br />

(Berlin) et joue en récital et musique de de Brahms avec Renaud C<strong>apuçon</strong> et<br />

chambre à Paris (<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>), Londres <strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong> (« Preis der Deutschen<br />

(Wigmore Hall et Queen Elizabeth Hall), Schallplattenkritik », « Diapason d’Or »,<br />

Amsterdam (Concertgebouw), Moscou, « Choc » du Monde de la Musique), un<br />

Madrid (Auditorium Nacional) et Vienne récital avec la pianiste Gabriela Montero<br />

(Musikverein), dans le cadre d’un cycle (Mendelssohn/Prokofiev/Rachmaninov),<br />

C<strong>apuçon</strong>/Brahms-Fauré. En 2013-2014 il le concerto de Dvořák avec l’Orchestre<br />

fera ses débuts avec l’Orchestre Royal Symphonique de la Radio de Hesse<br />

du Concertgebouw d’Amsterdam sous (Francfort) et Paavo Järvi, le Double<br />

la direction de Semyon Bychkov et le Concerto de Brahms avec l’Orchestre<br />

New York Philharmonic avec Andreï des Jeunes Gustav-Mahler et Myung-<br />

Boreyko. <strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong> se produit Whun Chung. Après un DVD live au<br />

également en récital et musique de Festival de Salzbourg (Triple Concerto<br />

chambre dans les festivals majeurs de Beethoven avec Martha Argerich,<br />

en Europe, comme chaque année au Renaud C<strong>apuçon</strong>, l’Orchestre Simónfestival<br />

de Verbier et au Progetto Martha Bolívar et Gustavo Dudamel), ainsi que<br />

Argerich à Lugano. Il a pour partenaires les Variations sur un thème rococo de<br />

<strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong>, Martha Argerich, Tchaïkovski avec l’Orchestre du Théâtre<br />

Daniel Barenboim, Yuri Bashmet, Frank Mariinski et Valery Gergiev, vient de<br />

Braley, Gérard Caussé, Sarah Chang, paraître une intégrale Fauré avec<br />

Myung-Whun Chung, Michel Dalberto, <strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong>, <strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong>,<br />

Jérôme Ducros, Hélène Grimaud, Michel Dalberto, Gérard Caussé et le<br />

Katia et Marielle Labèque, Angelika Quatuor Ébène. La prochaine parution<br />

Kirchschlager, Gabriela Montero, Viktoria est un récital Schubert/Debussy/Britten/<br />

Mullova, Mikhaïl Pletnev, Leonidas Carter avec Frank Braley, et Saint-Saëns<br />

Kavakos, Stephen Kovacevich, Menahem (Concerto n° 1 et La Muse et le Poète)<br />

Pressler, Vadim Repin, Antoine Tamestit, avec l’Orchestre Philharmonique de<br />

Jean-Yves Thibaudet, Maxim Vengerov, Radio France et Lionel Bringuier. <strong>Gautier</strong><br />

Yuja Wang, Nikolaj Znaider, les quatuors C<strong>apuçon</strong> est depuis 2007 l’ambassadeur<br />

Artemis et Ébène, ainsi que son frère de « Zegna & Music Project », fondé en<br />

Renaud. Sa discographie comprend les 1997 comme activité philanthropique<br />

trios de Haydn et Mendelssohn avec pour promouvoir la musique et ses<br />

Martha Argerich et Renaud C<strong>apuçon</strong>, le valeurs. Colas a coproduit avec Virgin<br />

Deuxième Trio de Chostakovitch avec Classics son dernier album enregistré<br />

Martha Argerich et Maxim Vengerov avec Valery Gergiev et a contribué à<br />

(chez EMI). Chez Virgin Classics, dont l’acquisition d’un archet de Dominique<br />

il est artiste exclusif : la musique de Peccatte. Il joue un Matteo Goffriler de<br />

chambre de Ravel avec Renaud C<strong>apuçon</strong> 1701.<br />

et Frank Braley, des duos avec son frère, www.gautiercapucon.com<br />

7


<strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong><br />

Né aux États-Unis en 1970, <strong>Nicholas</strong><br />

<strong>Angelich</strong> donne son premier concert<br />

à sept ans et entre à treize ans au<br />

Conservatoire de Paris (CNSMDP) où<br />

il étudie avec Aldo Ciccolini, Yvonne<br />

Loriod, Michel Béroff. Il travaille aussi<br />

avec Marie-Françoise Bucquet, Leon<br />

Fleisher, Dmitri Bashkirov et Maria<br />

João Pires. Il remporte à Cleveland<br />

le Deuxième Prix du Concours<br />

International Robert Casadesus,<br />

le Premier Prix du Concours<br />

International Gina Bachauer. Sous le<br />

parrainage de Leon Fleisher, il reçoit<br />

en Allemagne le prix des jeunes<br />

talents du Klavierfestival Ruhr. Grand<br />

interprète du répertoire classique<br />

et romantique, il donne l’intégrale<br />

des Années de pèlerinage de Liszt. Il<br />

s’intéresse également à la musique<br />

du vingtième siècle : Messiaen,<br />

Stockhausen, Pierre Boulez, Éric<br />

Tanguy et Pierre Henry dont il crée le<br />

Concerto sans orchestre pour piano.<br />

En mai 2003, il fait ses débuts avec<br />

l’Orchestre Philharmonique de New<br />

York et Kurt Masur (Concerto n° 5<br />

« L’Empereur » de Beethoven).<br />

Toujours sous sa direction, mais<br />

avec l’Orchestre National de France,<br />

il effectue une tournée au Japon<br />

(Concerto n° 2 de Brahms). Vladimir<br />

Jurowski l’invite en octobre 2007 à<br />

faire l’ouverture de la saison à Moscou<br />

avec le Russian National Orchestra.<br />

<strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong> s’est produit<br />

avec l’Orchestre Symphonique de<br />

Boston, l’Orchestre de Philadelphie,<br />

l’Orchestre Philharmonique<br />

de Los Angeles, les orchestres<br />

d’Atlanta, Indianapolis, Saint-Louis,<br />

Cincinnati, Pittsburgh, les orchestres<br />

symphoniques de Montréal et Toronto, Argerich), New York (Mostly Mozart).<br />

en France avec les orchestres de En musique de chambre, il joue avec<br />

Bordeaux, Lyon, Lille, Strasbourg, Joshua Bell, Maxim Vengerov, Akiko<br />

Toulouse, Montpellier, Monte-Carlo, Suwanai, Renaud et <strong>Gautier</strong> C<strong>apuçon</strong>,<br />

l’Orchestre National de France, Jiang Wang, Daniel Müller-Schott,<br />

l’Orchestre Philharmonique de Leonidas Kavakos, Julian Rachlin,<br />

Radio France, l’Orchestre de Paris, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Paul<br />

l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Meyer, les quatuors Ébène, Ysaÿe et<br />

l’Orchestre de la Suisse italienne, les Pražák. Sa discographie comprend :<br />

orchestres Symphoniques de la Radio un récital Rachmaninov (Harmonia<br />

de Hesse (Francfort), de la Radio de Mundi), un récital Ravel (Lyrinx),<br />

Stuttgart, de la SWR (Baden-Baden), Les Années de pèlerinage de Liszt<br />

le Royal Philharmonic Orchestra, (« Choc de l’année 2004 » du Monde<br />

les orchestres symphonique et de la musique) et un récital Beethoven<br />

philharmonique de Londres, l’Orchestre (« Choc de l’année 2005 » du Monde<br />

National Royal d’Écosse, le Scottish de la musique) chez Mirare. Pour Virgin<br />

Chamber Orchestra, l’Orchestre Classics, dont il est artiste exclusif, il<br />

Philharmonique de Séoul, l’Orchestre a enregistré les quatuors et les trios<br />

Philharmonique du Japon (Tokyo), le de Brahms avec Renaud et <strong>Gautier</strong><br />

Hong Kong Sinfonietta, l’Orchestre C<strong>apuçon</strong> (« Preis der Deutschen<br />

National d’Espagne, l’Orchestre Schallplattenkritik ») ainsi que ses<br />

Philharmonique de Rotterdam, sonates pour violon et piano avec<br />

l’Orchestre Symphonique de la Radio Renaud C<strong>apuçon</strong> (« Diapason d’or »,<br />

Suédoise (Stockholm), le Mahler « Choc » du Monde de la musique,<br />

Chamber Orchestra, l’Orchestre du « Editor’s Choice » de Gramophone,<br />

Théâtre Mariinsky, sous la direction « Excepcional » de Scherzo), deux<br />

de Charles Dutoit, Vladimir Jurowski, récitals Brahms (« Choc » du Monde<br />

Yannick Nézet-Séguin, Tugan Sokhiev, de la musique, « BBC Music Choice »),<br />

Jaap van Zweden, Lionel Bringuier, et ses concertos avec l’Orchestre<br />

Louis Langrée, Stéphane Denève, Symphonique de la Radio de Hesse<br />

Christian Zacharias, David Robertson, et Paavo Järvi. Parmi ses dernières<br />

Michael Gielen, Marc Minkowski, parutions, signalons un disque<br />

Gianandrea Noseda, Paavo et Kristjan consacré à la musique de chambre<br />

Järvi, Kurt Masur, Myung-Whun Chung, de Gabriel Fauré et les Variations<br />

Daniel Harding, Sir Colin Davis, Valery Goldberg de Bach. En 2012-2013, il sera<br />

Gergiev… En récital et en musique en récital au Théâtre des Champsde<br />

chambre il s’est produit à Paris, Élysées, à l’Opéra de Lyon, au festival<br />

Lyon, Bordeaux, La Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins à Toulouse, à<br />

Toulouse (Piano aux Jacobins), Milan, Leipzig, Lucerne… Il se produira<br />

Nantes, Genève, Bruxelles, Munich, notamment avec l’Orchestre National<br />

Luxembourg, Brescia, Crémone, Rome, du Capitole de Toulouse à la <strong>Salle</strong><br />

Milan, Florence, Lisbonne, Bilbao, <strong>Pleyel</strong>, l’Orchestre Philharmonique<br />

Madrid, Tokyo, Londres, Amsterdam, Royal de Liège, l’Orchestre<br />

Verbier, Lugano (Festival Martha Symphonique de Lucerne à Milan,<br />

8


lundi 17 décembre<br />

l’Orchestre Symphonique de Singapour,<br />

l’Orchestre Symphonique d’Århus,<br />

l’Orchestre Philharmonique de Grande<br />

Canarie, le London Philharmonic<br />

Orchestra, l’Orchestre des Jeunes<br />

Gustav-Mahler… Il créera le concerto<br />

de Baptiste Trotignon Different Spaces<br />

avec l’Orchestre National de Bordeaux<br />

Aquitaine.<br />

9


<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong> | Et aussi<br />

DU lundi 14 janvier AU dimanche 14 avril<br />

LUNDI 14 JANVIER, 20H<br />

MERCREDI 30 JANVIER, 20H<br />

SAMEDI 13 AVRIL, 20H<br />

The Hilary Hahn Encores<br />

Gabriel Fauré<br />

Sonate pour violon et piano n° 1<br />

Arcangelo Corelli<br />

Sonate pour violon n° 4 op. 5<br />

Johann Sebastian Bach<br />

Chaconne de la Partita n° 2 pour violon seul<br />

Et plusieurs « Encores » commandés à des<br />

compositeurs contemporains :<br />

Minchiru Oshima, Kala Ramnath,<br />

Valentin Silvestrov, David del Tredici,<br />

David Lang, James Newton Howard,<br />

Du Yun, Elliott Sharp<br />

Hilary Hahn, violon<br />

Cory Smythe, piano<br />

Coproduction Céleste Productions -<br />

Les Grands Solistes, <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />

DIMANCHE 27 JANVIER, 16H<br />

Johannes Brahms<br />

Trio pour piano, violon et violoncelle n° 2<br />

Sonate pour violon et piano n° 3<br />

Sextuor à cordes n° 2<br />

Guy Braunstein, violon<br />

Christoph Streuli, violon<br />

Amihai Grosz, alto<br />

Ulrich Knoerzer, alto<br />

Olaf Maninger, violoncelle<br />

Zvi Plesser, violoncelle<br />

Yuja Wang, piano<br />

Dans le cadre du cycle Brahms avec les solistes<br />

des Berliner Philharmoniker<br />

Coproduction Piano****, <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>.<br />

Sergueï Rachmaninov<br />

Trio élégiaque n° 1<br />

Dmitri Chostakovitch<br />

Trio pour piano, violon et violoncelle n° 2<br />

Béla Bartók<br />

Quintette pour piano et cordes<br />

Denis Matsuev, piano<br />

Vadim Repin, violon<br />

Valeriy Sokolov, violon<br />

Yulia Deyneka, alto<br />

Alexander Kniazev, violoncelle<br />

Alexander Buzlov, violoncelle<br />

JEUDI 28 FÉVRIER, 20H<br />

Antonín Dvořák<br />

Quintette pour piano et cordes op. 81<br />

Dmitri Chostakovitch<br />

Quintette pour piano et cordes op. 57<br />

Boris Berezovsky, piano<br />

Quatuor Borodine<br />

Ruben Aharonian, violon<br />

Serguey Lomovsky, violon<br />

Igor Naidin, alto<br />

Vladimir Balshin, violoncelle<br />

Coproduction Productions Internationales Albert<br />

Sarfati, <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>.<br />

SAMEDI 6 AVRIL, 20H<br />

Nikolaï Rimski-Korsakov<br />

La Légende de la ville invisible de Kitège<br />

et de la demoiselle Fevronia (extraits)<br />

Sergueï Rachmaninov<br />

Rhapsodie sur un thème de Paganini<br />

Johannes Brahms<br />

Symphonie n° 4<br />

Orchestre National du Capitole de<br />

Toulouse<br />

Tugan Sokhiev, direction<br />

<strong>Nicholas</strong> <strong>Angelich</strong>, piano<br />

Ludwig van Beethoven<br />

Quatuor à cordes n° 15<br />

Quatuor à cordes n° 8<br />

Quatuor Hagen<br />

Lukas Hagen, violon<br />

Rainer Schmidt, violon<br />

Veronika Hagen, alto<br />

Clemens Hagen, violoncelle<br />

DIMANCHE 14 AVRIL, 11H<br />

Ludwig van Beethoven<br />

Quatuor à cordes n° 11 « Serioso »<br />

Quatuor à cordes n° 10<br />

Quatuor à cordes n° 6<br />

Quatuor Hagen<br />

Lukas Hagen, violon<br />

Rainer Schmidt, violon<br />

Veronika Hagen, alto<br />

Clemens Hagen, violoncelle<br />

DIMANCHE 14 AVRIL, 16H<br />

Ludwig van Beethoven<br />

Quatuor à cordes n° 9<br />

Quatuor à cordes n° 13<br />

Grande Fugue op. 133<br />

Quatuor Hagen<br />

Lukas Hagen, violon<br />

Rainer Schmidt, violon<br />

Veronika Hagen, alto<br />

Clemens Hagen, violoncelle<br />

<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />

Président : Laurent Bayle<br />

Notes de programme<br />

Éditeur : Hugues de Saint Simon<br />

Rédacteur en chef : Pascal Huynh<br />

Rédactrice : Gaëlle Plasseraud<br />

Graphiste : Elza Gibus<br />

Stagiaires : Emma Granier, Colin Bevot<br />

Imprimeur France Repro | Licences : E.S. n°1-1056849, n°2-1056850, n°3-1056851.<br />

Les partenaires média de la <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong>


Les Amis de la Cité de la musique<br />

et de la <strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong><br />

DEVENEZ MÉCÈNES<br />

DE LA VIE MUSICALE !<br />

L’Association est soucieuse de soutenir les actions favorisant l’accès à la musique à de nouveaux publics<br />

et, notamment, à des activités pédagogiques consacrées au développement de la vie musicale.<br />

Les Amis de la Cité de la Musique/<strong>Salle</strong> <strong>Pleyel</strong> bénéficient d’avantages exclusifs pour assister<br />

dans les meilleures conditions aux concerts dans deux cadres culturels prestigieux.<br />

© Hervé Martin<br />

CONTACTS<br />

Patricia Barbizet, Présidente<br />

Marie-Amélie Dupont, Responsable<br />

252, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris<br />

ma.dupont@amisdelasallepleyel.com<br />

Tél. : 01 53 38 38 31 Fax : 01 53 38 38 01


Boutiques<br />

Cinémas<br />

Brasserie<br />

DrugstoreSteakHouse<br />

L’Atelier Étoile de Joël Robuchon<br />

publicisdrugstore, 133 av. des Champs Élysées, Paris 8 ème , 01 44 43 75 07

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