Anne-S ophie Mutter | Lambert Orkis | Jeudi 24 juin - Salle Pleyel

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Anne-S ophie Mutter | Lambert Orkis | Jeudi 24 juin - Salle Pleyel

JEUDI 24 JUIN – 20H

Claude Debussy

Sonate en sol mineur

Félix Mendelssohn

Sonate en fa majeur

entracte

Johannes Brahms

Sonate n° 3

Pablo de Sarasate

Fantaisie sur des airs de Carmen op. 25

Anne-Sophie Mutter, violon

Lambert Orkis, piano

Fin du concert vers 22h.

Anne-Sophie Mutter | Lambert Orkis | Jeudi 24 juin


Claude Debussy (1862-1918)

Sonate pour violon et piano en sol mineur

Allegro vivo

Intermède. Fantasque et léger

Finale. Très animé

Composition : octobre 1916-avril 1917.

Dédicataire : Emma Debussy.

Création : 5 mai 1917, Paris, salle Gaveau, par Gaston Poulet au violon et le compositeur au piano.

Publication : 1917, Durand, Paris

L’été 1915 avait eu pour Debussy des allures de retrouvailles avec l’inspiration, après une

difficile période de quasi-impuissance créatrice, impuissance que le cancer qui atteignait

le compositeur depuis 1909 et les horreurs de la Première Guerre mondiale commençante

n’avaient fait que renforcer. Coup sur coup, le compositeur avait enfanté deux chefs-d’œuvre

de maturité, les Études pour piano et En blanc et noir pour deux pianos. Porté par

l’enthousiasme, il avait également mis en chantier un projet de « six sonates pour divers

instruments composées par Claude Debussy, musicien français », qu’il s’était empressé

d’inaugurer d’une Sonate pour violoncelle et piano bientôt suivie d’une Sonate pour flûte,

alto et harpe. De cet hexaptyque prévu, la Sonate pour violon et piano est la troisième…

et finalement dernière partie ; elle-même est accouchée dans la douleur, occupant le

musicien durant de longs mois de « supplice » (Debussy à Jacques Durand le 8 mars 1917).

La correspondance du musicien entre 1916 et 1917 porte au détour de plus d’une page la

marque des souffrances physiques et morales qu’il endure alors : « Maintenant je ne sais

plus quand je retrouverai mon élan ? Il y a des moments où il me semble que je n’ai jamais

su la musique… » (Debussy à Arthur Hartmann, 24 juin 1916)

Rameau et Couperin, auxquels devaient rendre honneur ces délicates sonates « dans le

goût français », semblent ici avoir laissé la place à quelque tzigane plongé dans les affres

de la mélancolie. Fantasque : le sous-titre du mouvement central pourrait convenir à la

sonate entière, toute faite de courts thèmes, de changements de tempo et de caractère.

Ainsi, l’Allegro vivo initial, fortement teinté de modalité, passe d’une phrase à l’autre, saute

d’un motif au suivant, s’arrête en plein élan ; il semble écartelé entre un désir de vie (dont

témoignent entre autres les indications de caractère : appassionato, en serrant, animando)

et les forces destructrices des « usines du néant » – pour réutiliser une expression que

Debussy, lui, empruntait à Jules Laforgue. Rhapsodie pour l’Intermède : il y a là comme

un souvenir de la Sérénade que chantait le violoncelle dans sa sonate de 1915. Ironie (que

l’on pense aux croches liées par deux avec un crescendo brutal qui ouvrent la partie de

violon) ? Sonorités ibériques, dans la lignée des « impressions d’Espagne », d’Iberia à

la Soirée dans Grenade ? Le dernier mouvement fera lui aussi référence à cet ailleurs

ensorcelant dans un thème alangui, « le double plus lent », qui pourrait avoir des allures

de café-concert ; s’y opposent un violon emporté de doubles-croches, en « serpent qui se

mord la queue » (Debussy à Robert Godet, 7 mai 1917), et un piano qui retrouve parfois les

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JEUDI 24 juin

sonorités aquatiques des Jardins sous la pluie. Fin brusque et affirmative : enfin, le voilà

écrit, ce mouvement si longtemps fuyant, si difficile à coucher sur le papier ! Ce sera la

dernière grande œuvre de Debussy, et sa dernière apparition en public, à l’occasion de sa

création : le compositeur sera emporté par le cancer au début de l’année 1918.

Felix Mendelssohn (1809-1847)

Sonate pour violon et piano en fa majeur

Allegro vivace

Adagio

Assai vivace

Composition : 1838.

Publication : 1953.

« Les choses pour piano ne sont pas sans doute ce que j’écris avec le plus de plaisir, ni avec

beaucoup de bonheur, mais une autre branche de la musique pour piano est à mes yeux

très importante, et très chère en même temps ; les trios, les quatuors, et autres pièces

avec accompagnement, c’est-à-dire la vraie musique de chambre, qui est complètement

oubliée aujourd’hui, et j’ai vraiment ressenti le besoin de faire quelque chose de neuf dans

ce domaine. Dans cet esprit j’ai fait récemment une sonate avec violon », écrit Mendelssohn

en août 1838 à son ami Ferdinand Hiller. Mais la sonate dont se réjouit le musicien ne connut

jamais les honneurs d’une publication (contrairement aux deux sonates pour violoncelle Opus

45 et 58, parues en 1839 et 1843) ; les difficultés de composition ouvrirent sur de nombreux

remaniements – notamment sur les conseils du violoniste Ferdinand David, pour qui le

Concerto de 1844 sera également écrit – que les exigences d’une vie artistique bien remplie

empêchèrent Mendelssohn de mener à bien. La partition disparut finalement durant plus

d’un siècle, avant que Yehudi Menuhin ne l’enregistre et l’édite en 1953.

Complètement éclipsée par le joyau que représente le Concerto pour violon, envisagé

dès ce même été 1838 mais achevé six ans plus tard seulement, la Sonate pour violon et

piano donne un aperçu du style de maturité de Mendelssohn – et préfigure d’ailleurs le

concerto par certains traits. Ce n’est pas le premier essai du compositeur pour cet effectif :

les années 1820 et 1824 ont également vu naître deux sonates, plus oubliées encore.

Comme ces dernières, la sonate de 1838 adopte un plan « à l’ancienne », tripartite,

encadrant un Adagio de deux mouvements rapides. Le premier s’ouvre avec assurance sur

un thème ascendant et animé de rythmes pointés présenté par le piano et bientôt repris

par le violon ; il sera complété comme de juste par un second motif plus chantant. L’Adagio

est plein d’une émotion souvent retenue, parfois traversée d’un sursaut, et déroule le

fil de son discours dans la douceur. L’Assai vivace nous fait bien vite comprendre que le

temps de la contemplation est achevé : place aux notes pressées et aux tournoiements

dansants, mais toujours avec cette délicatesse et cette élégance si mendelssohniennes.

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Johannes Brahms (1833-1897)

Sonate pour violon et piano n° 3 en ré mineur op. 108

Allegro

Adagio

Un poco presto et con sentimento

Presto agitato

Composition : 1886-1888.

Dédicataire : Hans von Bülow.

Création : 21 décembre 1888, Budapest, par Jeno Hubay au violon et le compositeur au piano.

Publication : 1889, Simrock, Berlin.

Comme la précédente (Opus 100), la Troisième Sonate pour violon et piano de Brahms voit

le jour au bord du lac de Thun, en Suisse, où le compositeur a pris l’habitude de passer la

saison chaude. En cet été 1888, l’inspiration est un peu moins féconde, puisque les œuvres

achevées ne sont que trois : deux recueils de chœurs mixtes a cappella (les Opus 104 et

109) et cette Sonate op. 108. Mais si baisse de quantité il y a, il ne viendrait à l’esprit de

personne de parler d’une quelconque baisse de qualité : il n’est que d’écouter ces pages

tour à tour massives ou tendres, passionnées ou graves, où les mélodies s’ébauchent et

se développent avec ce qui semble être une inépuisable invention. Du point de vue formel,

cette dernière-née des sonates en duo (avant les deux ultimes pages écrites pour clarinette

en 1894) rappelle le Trio op. 101, avec son schéma quatripartite et sa concision, plutôt que

ses deux sœurs aînées. Son mouvement « ajouté » – par rapport à l’Opus 78 et à l’Opus

100 – ne l’empêche pas de dépasser à peine la vingtaine de minutes, notamment grâce à

des mouvements internes assez courts. À cette sobriété discursive, elle joint un caractère

plus volontiers virtuose, tant au piano (accords pleins, accents, doublures…) qu’au violon

(doubles cordes, tessitures élargies…), qui rappelle les pièces de jeunesse, notamment pour

piano solo.

La sonate commence en demi-teinte, sotto voce ; le ton est quelque peu mystérieux,

le discours entrecoupé de silences. Mais voici bientôt la puissance, éclatante au piano

comme au violon : de ces vagues d’intensité se nourriront toute l’exposition et la

réexposition. Le développement, comme la section conclusive, s’échappe délibérément

vers d’autres thèmes, une irrégularité que Brahms renforce d’un autre écart par rapport

à la norme : une très longue pédale de dominante, en immuables noires répétées à la

main gauche du piano, forme le soubassement de la partie entière. Battements de la,

aquatisme, instabilités : un passage aussi extraordinaire que typiquement brahmsien.

Le cœur de l’œuvre, aussi tranquille dans son tempo adagio que poignant dans son

expression, coule sans cassures, mais avec de multiples nuances. Le travail de précision

disparaît derrière une impression d’intense liberté. Le même sentiment prévaut dans

le Poco presto con sentimento, qui garde du scherzo la fantaisie en en délaissant

l’architecture. L’on croirait presque une danse hongroise, parfois bonhomme, parfois

déclamatoire, souvent d’une délicieuse légèreté (flot cristallin des arpèges descendants

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JEUDI 24 juin

et petites piqûres des accords piqués du piano, pizzicati et discours troué du violon).

Quant au finale, il renoue avec la puissance ; fortissimo, sforzando, agitato… ne sont

que quelques-unes des indications que l’on peut lire au fil de ces pages ébouriffantes,

portées d’un souffle épique, où le pianisme se fait compact et le violon véhément.

Pablo de Sarasate (1844-1908)

Fantaisie sur des airs de Carmen de Bizet op. 25

Composition : 1883.

La Fantaisie sur Carmen de Sarasate est plus ou moins contemporaine des deux dernières

sonates pour violon et piano de Brahms ; mais elle explore une veine totalement différente,

inaugurée par un Liszt ou poursuivie par un Busoni (qui donna d’ailleurs lui aussi une

version de Carmen, en 1920…), celle de la paraphrase. Sarasate y est rompu ; on lui doit

ainsi un Don Giovanni ou un Freischütz. Ici, la France de Bizet, réinterprétée par l’Espagnol,

retourne en quelque sorte par le biais de cette Fantaisie dans son fantasmé pays natal.

Le violoniste et compositeur fut d’ailleurs pour beaucoup dans la fièvre hispanisante qui

atteignit nombre de musiciens de l’époque ; pensons notamment à la Symphonie espagnole

(1874) de Lalo ou à l’Introduction et Rondo capriccioso (1863) de Saint-Saëns, deux pièces

qui furent écrites pour lui.

Tout en représentant un archétype absolu de la pièce brillante, composée par un virtuose

de première catégorie et destinée à mettre en valeur le violoniste qui l’interprète (elle fut

ainsi tout au long du XX e siècle le mètre étalon auquel mesurer les enfants prodiges), la

Fantaisie sur des airs de Carmen dépasse les innombrables défis techniques qu’elle exige

de l’interprète pour proposer une lecture sensible de cinq pages différentes : l’aragonaise

qui joue le rôle d’entracte avant l’acte IV, la fameuse habanera de Carmen (« L’amour est un

oiseau rebelle »), puis, après un interlude mélancolique, la séguedille du premier acte et la

danse bohémienne de l’acte II, prétexte à d’étourdissants débordements de virtuosité.

Angèle Leroy

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Anne-Sophie Mutter

Depuis trente ans Anne-Sophie Mutter

s’est imposée comme l’une des plus

grandes virtuoses du violon. Née

à Rheinfelden dans l’état du Bade-

Wurtemberg, la violoniste a vu sa carrière

lancée au plan international au cours

du Festival de Lucerne en 1976. L’année

suivante elle s’est produite en tant que

soliste aux Concerts Whitsun de Salzbourg

sous la direction d’Herbert von Karajan.

Depuis lors elle s’est produite dans les

principaux lieux dédiés à la musique.

À côté du répertoire traditionnel, elle

découvre sans cesse de nouveaux

horizons avec un juste équilibre entre

musique de chambre et œuvres avec

orchestre. Elle met également à profit sa

popularité pour des concerts caritatifs

et soutient le développement de jeunes

talents. En 2010, Anne-Sophie Mutter

donnera des concerts en Asie, en Europe

et en Amérique du Nord avec plusieurs

œuvres de prédilection comme In tempus

praesens de Gubaidulina, qu’elle jouera

pour la première fois au Japon, au Canada

et en Russie. Au cours de sa tournée aux

États-Unis et en Europe, la violoniste

interprétera le Concerto pour violon de

Brahms avec l’Orchestre Symphonique

de Pittsburgh sous la direction de

Manfred Honeck et avec l’Orchestre

Philharmonique de Londres dirigé par

Ludovic Merlot. Elle apparaîtra sur scène

avec Lambert Orkis au Japon et à Taïwan

pour interpréter les sonates pour violon

de Brahms. Les deux artistes joueront

également des œuvres de Brahms,

Debussy, Mendelssohn et Sarasate lors

de leur tournée à travers l’Europe. Au

cours d’une autre tournée aux Etats-

Unis, Anne-Sophie Mutter interprétera

les trios à cordes de Beethoven dans

une formation de chambre exclusive

avec Yuri Bashmet et Lynn Harrell.

Anne-Sophie Mutter sera « Artiste en

résidence » au Festival de Musique de la

Rheingau 2010 où elle interprétera deux

concertos avec le Hessischer Rundfunk-

Sinfonieorchester sous la direction de

Paavo Järvi. Au programme figurent

également les concertos pour violon de

Beethoven et de Mendelssohn. En plus des

axes principaux de son programme pour

2010, ses prestations en concert incluront

les concertos pour violon de Beethoven,

Dvorák et Mendelssohn, Sur le même

accord d’Henri Dutilleux et Gesungene Zeit

de Wolfgang Rihm. Elle sera accompagnée

par l’Orchestre Symphonique de

Chicago, l’Orchestre du Kirov, l’Orchestre

Symphonique de Montréal, l’Orchestre du

Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg,

l’Orchestre de Chambre Andrés Segovia,

les orchestres symphoniques de

Shanghai, Taïwan et Tokyo ainsi que le

Philharmonique de Vienne et travaillera en

partenariat avec les chefs Pablo González,

Valery Gergiev, Riccardo Chailly, Riccardo

Muti et Kent Nagano. Les récompenses

reçues par Anne-Sophie Mutter pour ses

nombreux enregistrements incluent le

Preis der deutschen Schallplattenkritik,

le Record Academy Prize, le Grand Prix

du Disque, l’International Record Prize et

plusieurs Grammy Awards. A l’occasion

du 250 e anniversaire de la naissance

de Mozart elle a enregistré toutes ses

compositions majeures pour violon

pour le label Deutsche Grammophon,

aussi bien en CD qu’en DVD. Son

enregistrement du concerto pour violon

In tempus praesens de Gubaidulina avec

l’Orchestre Symphonique de Londres sous

la direction de Valery Gergiev comme

celui du Concerto en la mineur et du

Concerto en mi majeur de Bach avec

les Trondheim Soloists sous la direction

de la violoniste elle-même sortiront en

septembre. Pour célébrer le bicentenaire

de la naissance de Mendelssohn, Anne-

Sophie Mutter souhaite honorer le

compositeur avec une contribution très

personnelle combinant à la fois musique

symphonique et compositions de chambre,

en CD et en DVD : la Sonate pour violon

en fa majeur de 1838, le Trio avec piano

en ré mineur op. 49 composé en 1839 et

le Concerto pour violon en mi mineur de

1844. Son enregistrement des sonates

pour violon de Brahms avec Lambert

Orkis est sorti en avril 2010 pour le

label Deutsche Grammophon. L’artiste

met son point d’honneur à interpréter

des compositions contemporaines pour

violon. Sebastian Currier, Henri Dutilleux,

Sofia Gubaidulina, Witold Lutoslawski,

Norbert Moret, Krzysztof Penderecki, Sir

André Previn et Wolfgang Rihm lui ont

tous dédié des œuvres. Des créations

de pièces pour orchestre de chambre de

Penderecki et Rihm sont actuellement

en cours de programmation. En 2008

Anne-Sophie Mutter a créé la fondation

qui porte son nom. L’objectif de celle-ci

est de développer au niveau mondial une

aide pour les jeunes artistes prometteurs,

tâche qu’elle avait entreprise en fondant

The Anne-Sophie Mutter Circle of Friends

Foundation en 1997. Par ailleurs, la

violoniste s’intéresse tout particulièrement

aux problèmes médicaux et sociaux de

notre temps. Elle prête régulièrement

son secours à ces causes par le biais de

concerts caritatifs. Pour exemple, en 2010

elle se produira pour les associations La

Maison de Solenn, Save the Children, la

Fondation Dr Dubois-Ferrière Dinu Lipatti

et la Staatliche Hochschule für Musik de

Karlsruhe. Anne-Sophie Mutter a reçu

en 2008 le Prix International Ernst von

Siemens ainsi que le Prix Mendelssohn de

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JEUDI 24 juin

Leipzig. En 2009 elle s’est vu remettre le

Prix Européen de Saint-Ulrich et le Prix

Cristóbal Gabarrón. Elle est porteuse du

Grand Ordre du Mérite de la République

Fédérale Allemande, de l’Ordre de la

Légion d’Honneur, de l’Ordre du Mérite

de Bavière, du Grand Ordre du Mérite

d’Autriche et de bien d’autres médailles.

Lambert Orkis

Lambert Orkis s’est internationalement

fait connaître comme chambriste, soliste,

interprète de musique contemporaine

et interprète sur instruments d’époque.

Il joue en récital avec la violoniste

Anne-Sophie Mutter depuis 1988 et

a joué avec le violoncelliste Mstislav

Rostropovich pendant plus de onze

ans. En reconnaissance de ses actes,

il a récemment été décoré de la Croix

de l’Ordre du Mérite de la République

Fédérale d’Allemagne. Sa carrière se

distingue aussi par ses nombreuses

collaborations avec des violoncellistes

tels que Lynn Harrell, Anner Bylsma,

Han-Na Chang, le violoniste Julian

Rachlin et l’altiste Steven Dann ; il s’est

aussi produit avec les quatuors Vertavo,

Emerson, American, Mendelssohn, Curtis

et Manchester. En soliste il joue sous

la direction de Mstislav Rostropovich,

Leonard Slatkin, Rafael Frühbeck de

Burgos, Günther Herbig, John Mauceri,

Robert Kapilow, Leon Fleisher, Christopher

Kendall et d’autres encore. Plusieurs fois

lauréat du Grammy Award, il est à la tête

d’une vaste discographie qui comporte

des œuvres classiques, romantiques et

contemporaines pour de nombreux labels.

Il a fait de nombreux enregistrements

avec Anne-Sophie Mutter pour Deutsche

Grammophon, gagnant un Grammy

Award pour la « Best Chamber Music

Performance » avec les sonates de

Beethoven pour violon et piano. Il a

également enregistré des œuvres de

Brahms, de Schumann et de Chopin/

Franchomme avec le violoncelliste

néerlandais Anner Bylsma et il joue des

œuvres de Brahms aux côtés de l’altiste

Steven Dann dans un disque ATMA

Classique. Pour le label Bridge Records,

Lambert Orkis a enregistré des œuvres

solo de Georges Crumb, Richard Wernick

et James Primosch écrites pour lui. Il a

joué le Concerto pour piano de Wernick

qui lui était dédié, en création mondiale au

Carnegie Hall, ainsi qu’au Kennedy Center

de Washington avec le National Symphony

Orchestra de Washington sous la direction

de Mstislav Rostropovich. Pour la version

enregistrée, Lambert Orkis se joint au

Symphony II de Chicago. La première

européenne a eu lieu avec le Residentie

Orkest de La Haye aux Pays-Bas. Membre

fondateur du Kennedy Center Chamber

Players, composé des principaux pupitres

de cordes et d’instruments à clavier du

Washington National Symphony, il poursuit

sa carrière, acclamé tant par le public que

par la presse, y compris l’été dernier, à

l’occasion d’une croisière outre-Atlantique

sur le Queen Mary 2 de la Cunard Line.

Deux disques sont sortis sous le label

Dorian Recordings, avec les Kennedy

Center Chamber Players : The Beauty of

Two, comprenant des sonates en duo de

Grieg, Poulenc, Hindemith et Martinu, et

An Emotional Journey, avec des œuvres

de Brahms. En septembre 2009 est paru

Beethoven, Past and Present pour le

label Dorian Recordings, contenant deux

intégrales de l’œuvre du compositeur

pour piano et violoncelle, sur instruments

modernes et d’époque, avec Lambert

Orkis au piano et au piano-forte, et David

Hardy, premier violoncelle du National

Symphony Orchestra. Ses parutions les

plus récentes pour le label Bridge Records

incluent, en tant que pianiste et pianofortiste,

trois différentes versions de la

Sonate « Appassionata » de Beethoven sur

piano-forte et piano moderne, construit

selon le concept de construction des piano

viennois. Un autre enregistrement est

consacré aux œuvres de Louis Moreau

Gottschalk sur un piano Chickering

d’origine pour la Smithsonian Collection

of Recordings de Washington. Les œuvres

de Schubert ont aussi été gravées pour

Virgin Classics. En tant que membre

fondateur et piano-fortiste du Castle Trio

du Smithsonian Institution, il a donné de

nombreux récitals, dont plusieurs cycles

consacrés aux 28 œuvres pour pianoforte

et cordes de Beethoven ainsi que

des trios de Schubert. À deux reprises il

a été membre du jury et s’est produit en

concert lors du Concours et du Festival

International de Musique de Chambre

de Trondheim en Norvège. Le Carnegie

Hall International American Music

Competition for Pianists et le Kennedy

Center Friedheim Awards Competition l’ont

à plusieurs reprises sollicité pour leurs

jurys. En tant qu’ « artiste d’honneur »

lors du Taiwan’s New Aspect International

Music Festival, il s’est produit et a dirigé

des master classes. Récemment, il a joué

à l’occasion du Strings Music Festival

du Colorado. Lambert Orkis est clavier

principal du National Symphony Orchestra

de Washington depuis 1982. Il est nommé

professeur au Temple University’s Esther

Boyer College of Music de Philadelphie,

et a reçu le Faculty Award for Creative

Achievement.

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Salle Pleyel | Musique de chambre saison 2010 | 2011

samedi 16 OCTOBRE 2010 - 16H

mardi 15 février 2011 - 20H

dimanche 20 mars 2011 - 16H30

Quatuor Ébène

Éric Le Sage, piano

François Salque, violoncelle

Paul Meyer, clarinette

Œuvres de Gabriel Fauré et Claude Debussy

samedi 16 octobre 2010 - 20H

Quatuor Ébène

Éric Le Sage, piano

Dashin Kashimoto, violon

Lise Berthaud, alto

François Salque, violoncelle

Œuvres de Gabriel Fauré et César Franck

dimanche 17 octobre 2010 - 16H

Quatuor Ébène

Éric Le Sage, piano

Dashin Kashimoto, violon

Lise Berthaud, alto

François Salque, violoncelle

Œuvres de Gabriel Fauré et Maurice Ravel

samedi 04 décembre 2010 - 20H

Vadim Repin, violon

Boris Berezovsky, piano

Œuvres de Sergueï Prokofiev, Leos Janácek

et Maurice Ravel

Itzhak Perlman, violon

Rohan De Silva, piano

Œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart,

Ludwig van Bethoven et Igor Stravinski

Coproduction Céleste Productions - Les Grands solistes,

Salle Pleyel.

samedi 19 mars 2011 - 20H

Yuja Wang, piano

Solistes des Berliner Philharmoniker : Guy

Braunstein, violon

Christoph Streuli, violon

Amihai Grosz, alto

Ludwig Quandt, violoncelle

Olaf Maninger, violoncelle

Œuvres de Franz Schubert

et Johannes Brahms

Coproduction Piano****, Salle Pleyel.

dimanche 20 mars 2011 - 11H

Yuja Wang, piano

Solistes des Berliner Philharmoniker :

Wenzel Fuchs, clarinette

Guy Braunstein, violon

Christoph Streuli, violon

Amihai Grosz, alto

Ludwig Quandt, violoncelle

Œuvres de Anton Dvorák etJohannes Brahms

Yuja Wang, piano

Solistes des Berliner Philharmoniker :

Wenzel Fuchs, clarinette

Guy Braunstein, violon

Christoph Streuli, violon

Amihai Grosz, alto

Ludwig Quandt, violoncelle

Janne Saksala, contrebasse

Œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart

et Franz Schubert

Coproduction Piano****, Salle Pleyel.

mardi 03 mai 2011 - 20H

Hilary Hahn, violon

Valentina Lisitsa, piano

Œuvres de Fritz Kreisler, Ludwig van

Beethoven, Charles Ives, Johann Sebastian

Bach et George Antheil

Coproduction Céleste Productions - Les Grands Solistes,

Salle Pleyel.

jeudi 12 mai 2011 - 20H

Janine Jansen, violon

Itamar Golan, piano

Œuvres de Franz Schubert, Johannes

Brahms, Claude Debussy, Olivier Messiaen

et Maurice Ravel

Imprimeur FOT | Imprimeur BAF | Licences : 1027391, 1027392, 1027393

Coproduction Productions Internationales Albert Sarfati,

Salle Pleyel.

Coproduction Piano****, Salle Pleyel.

Coproduction Céleste Productions - Les Grands Solistes,

Salle Pleyel.

Les partenaires média de la Salle Pleyel

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