23.06.2015 Vues

Le changement, c'est le monde du travail qui devra l'imposer Site ...

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<strong>Site</strong> internet : www.lutte-ouvriere.org<br />

Messagerie : lutte.ouvriere.nancy@gmx.fr <br />

<strong>Le</strong> <strong>changement</strong>, c’est <strong>le</strong> <strong>monde</strong> <strong>du</strong> <strong>travail</strong> <strong>qui</strong> <strong>devra</strong> l’imposer<br />

Hollande a beau assurer que la crise est derrière nous, il n’empêche<br />

qu’on la subit de p<strong>le</strong>in fouet. Et <strong>le</strong> plan de rigueur que son gouvernement met<br />

en œuvre va encore aggraver <strong>le</strong>s conditions de vie des classes populaires.<br />

<strong>Le</strong> nombre de chômeurs officiel<strong>le</strong>ment recensés vient de dépasser <strong>le</strong>s<br />

trois millions. Mais, en réalité, ce sont près de cinq millions de personnes <strong>qui</strong><br />

sont actuel<strong>le</strong>ment sans emploi stab<strong>le</strong>.<br />

Toutes <strong>le</strong>s régions sont touchées par des licenciements et des<br />

fermetures d’entreprises. <strong>Le</strong>s suppressions d’emplois sont programmées dans<br />

<strong>le</strong>s grands groupes comme PSA, ArcelorMittal, Sanofi, Alcatel-Lucent. Et,<br />

chaque fois qu’une usine ferme, ce sont aussi de nombreux intérimaires,<br />

<strong>travail</strong><strong>le</strong>urs en CDD et sous-traitants <strong>qui</strong> perdent <strong>le</strong>ur emploi.<br />

Si l’économie va mal, <strong>le</strong>s actionnaires, eux, se portent bien<br />

Pour justifier la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, on nous<br />

explique que <strong>le</strong>s voitures se vendent moins bien. Peut-être, mais si PSA veut<br />

supprimer 8 000 emplois, c’est pour continuer à faire des profits en payant<br />

moins de salariés : c’est sur <strong>le</strong> dos des <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs que PSA veut restaurer sa<br />

rentabilité.<br />

La famil<strong>le</strong> Peugeot est riche à milliards. C’est à el<strong>le</strong> de prendre sur <strong>le</strong>s<br />

profits accumulés pendant des années de bonnes affaires pour maintenir <strong>le</strong>s<br />

emplois. Ce n’est pas aux <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs de faire <strong>le</strong>s frais des difficultés de<br />

l’économie capitaliste. PSA doit annu<strong>le</strong>r son plan de suppression d’emplois !<br />

<strong>Le</strong>s grands groupes ont <strong>le</strong>s moyens de maintenir <strong>le</strong>s emplois<br />

Il en est de même pour ArcelorMittal <strong>qui</strong> ferme ses hauts-fourneaux de<br />

Mosel<strong>le</strong> pour ne conserver que ses usines <strong>le</strong>s plus rentab<strong>le</strong>s et traverser la<br />

crise sans diminuer ses profits.<br />

C’est <strong>le</strong> contraire qu’il faut faire : ArcelorMittal doit maintenir tous <strong>le</strong>s<br />

sites et répartir <strong>le</strong> <strong>travail</strong>, <strong>qui</strong>tte à faire un peu moins de profits. <strong>Le</strong>s emplois<br />

doivent passer avant <strong>le</strong>s profits. L’intérêt <strong>du</strong> plus grand nombre est plus<br />

important que <strong>le</strong>s dividendes d’une poignée d’actionnaires !


<strong>Le</strong> gouvernement aurait, s’il <strong>le</strong> voulait, <strong>le</strong>s moyens de contraindre ces<br />

grands groupes à maintenir <strong>le</strong>s emplois, car l’Etat <strong>le</strong>ur distribue des<br />

subventions, des allègements de cotisations socia<strong>le</strong>s, des ré<strong>du</strong>ctions d’impôts,<br />

il finance <strong>le</strong> chômage partiel. Mais il <strong>le</strong>ur laisse <strong>le</strong>s mains libres et <strong>le</strong> ministre<br />

Montebourg tente de masquer son impuissance à empêcher <strong>le</strong>s fermetures<br />

d’usines par la démagogie nationaliste.<br />

La nécessité d’un plan de défense <strong>du</strong> <strong>monde</strong> <strong>du</strong> <strong>travail</strong><br />

Nous ne pouvons pas laisser <strong>le</strong> patronat priver d’emploi de plus en plus<br />

de <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs et accroître la misère. Il ne faut pas laisser <strong>le</strong>s capitalistes nous<br />

étrang<strong>le</strong>r, de plans de licenciements en fermetures d’usines, entreprise après<br />

entreprise. La situation exige des mesures d'urgence.<br />

Pour arrêter l'hémorragie d’emplois, il faut commencer par<br />

interdire <strong>le</strong>s licenciements et <strong>le</strong>s fermetures d’entreprises.<br />

Il faut contraindre <strong>le</strong> patronat à répartir <strong>le</strong> <strong>travail</strong> entre<br />

tous sans diminution de salaire.<br />

L’Etat doit créer des emplois pour donner aux hôpitaux, à<br />

l'é<strong>du</strong>cation, aux services publics <strong>le</strong>s moyens de fonctionner et<br />

pour construire <strong>le</strong>s logements <strong>qui</strong> manquent.<br />

Pour trouver l’argent nécessaire, il faut mettre un terme au<br />

racket des ban<strong>qui</strong>ers <strong>qui</strong> s’enrichissent de la dette publique.<br />

<strong>Le</strong>s <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs ont <strong>le</strong>s moyens de se défendre<br />

Confrontée à la crise de sa propre économie, la classe capitaliste mène<br />

une véritab<strong>le</strong> guerre contre <strong>le</strong>s <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs. Pour sauver ses profits, el<strong>le</strong> écrase<br />

de plus en plus <strong>le</strong>s conditions d'existence des <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs.<br />

Mais <strong>le</strong>s <strong>travail</strong><strong>le</strong>urs ont <strong>le</strong>s moyens de se défendre. Car c’est notre<br />

<strong>travail</strong> <strong>qui</strong> fait tourner l’économie et <strong>qui</strong> enrichit patrons, actionnaires et<br />

ban<strong>qui</strong>ers. Sans notre <strong>travail</strong>, <strong>le</strong>s capitalistes ne sont rien.<br />

Cette force col<strong>le</strong>ctive que nous avons ensemb<strong>le</strong>, nous devons l’utiliser.<br />

C’est par la lutte, par la grève que nous pourrons changer la situation et<br />

imposer au patronat <strong>le</strong>s mesures indispensab<strong>le</strong>s si nous ne voulons pas être<br />

de plus en plus nombreux à sombrer dans la misère.<br />

Et c’est en renouant avec <strong>le</strong>s véritab<strong>le</strong>s idées communistes que nous<br />

pourrons construire un parti <strong>qui</strong> défende vraiment <strong>le</strong>s intérêts <strong>du</strong> <strong>monde</strong> <strong>du</strong><br />

<strong>travail</strong> et propose un autre avenir que <strong>le</strong> capitalisme.<br />

<strong>Le</strong> 21 octobre 2012

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