THEODORE DE MOPSUESTE, Homélies ... - ISEO 2006-2007

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THEODORE DE MOPSUESTE, Homélies ... - ISEO 2006-2007

Benoît-Joseph Ponsbenoitjpons@yahoo.frJalons pour une Histoire de l’Initiation ChrétienneProfesseur : Fr. Isaïa GazzolaISL 2006-2007Dossier de LectureThéodore de Mopsueste, Homélies Catéchétiques, Migne, Les Pères dans la Foi. (1996)Homélies baptismales (12, 13, 14) – p.189 – 241.Introduction.Antioche occupe une place prépondérante dans l’histoire des débuts du christianisme 1 . « C’està Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens » (Ac,11,26).Fondée avant 40, ce fut, après Jérusalem, le premier grand centre urbain de christianisation.Ce fut le lieu de l’affrontement entre Paul, Pierre et Jacques (Gal, 2, 1-21), à propos del’évangélisation des païens et de la circoncision des païens convertis, avant la réconciliationdéfinitive de Pierre et Paul dans le martyre à Rome. Ce fut, ensuite, le lieu de l’écriture del’évangile de Matthieu (vers 90), qui fut jugé si important qu’il fut choisi pour débuter leNouveau Testament, même si celui de Marc le précédait chronologiquement. Ce fut ensuitel’Eglise d’Ignace (début du second siècle), où se développa la structure ecclésiale (évêques,prêtres, diacres), telle que nous la connaissons aujourd’hui dans l’Eglise Catholique. Ignacereprésente aussi la première synthèse théologique néo-testamentaire, préfigurant ainsi Irénéede Lyon, dans la lignée de l’évangile de Matthieu. Au quatrième siècle, Antioche est le centred’importants débats théologiques tranchés aux conciles de Nicée, Ephèse et Chalcédoine(arianisme, nestorianisme et pélagianisme).Au plan liturgique, la Didaché est probablement un témoignage de l’Antioche du début dusecond siècle ; au troisième siècle, les Actes de Thomas sont la source liturgique la plusimportante. Au quatrième siècle, nous avons deux sources majeures : Jean Chrysostome (347-407) et Théodore de Mopsueste, prêtre à Antioche de 383 à 392, avant son ordination 2 .Par rapport à Jean Chrysostome, Théodore décrit une onction postbaptismale sur le frontassociée au don de l’Esprit (15.27) ; ce geste, décrit dans aucune autre source à l’exceptiondes Constitutions Apostoliques, où elle n’est pas associée au don de l’Esprit n’a pas encoretrouvé d’explication définitive de la part des scientifiques 3 .Comme l’initiation chrétienne à Antioche a été traitée en cours sur la base des écrits de JeanChrysostome, il m’a paru intéressant de travailler le texte de Théodore de Mopsueste.I. Résumé des homélies :L’ouvrage présente, en introduction à chaque homélie, le texte du rituel qui sera commenté.Ce texte est reproduit en Annexe 1.1) Des rites et des signes.Tout sacrement est l’indication, en signes et symboles, de choses invisibles et ineffables qu’ilfaut expliquer. Ainsi, sur instruction divine, Moïse construisit deux tabernacles, le « saint » etle « saint des saints ». le saint représente la terre, le saint des saints, le ciel, résidence de Dieu.1 Raymond E.Brown, John P.Meier, Antioche et Rome, berceaux du christianisme, Cerf, 19882 Paul Bradshaw, La liturgie chrétienne en ses origines, Cerf, 19953 ibidem, p.143.Page 1 sur 9


diable comme un captif. Tu te tiens sur des tissus de poils qui te picotent les pieds pour temontrer pénitent de tes péchés et tu occupes ton esprit avec le Credo pour ne pas, commeAdam, te laisser convaincre par le diable.5) Le rôle du pontife.Pour entrer au service d’une maison tenue par un maître puissant, on ne se présente pasdirectement à lui, mais à son administrateur, c’est ainsi que tu te présentes au pontife, pourpasser avec Dieu un accord.6) La renonciation à Satan.On ne peut renoncer qu’à ce que l’on possède. Ce sont nos pères qui nous ont transmis cemauvais contrat avec Satan. En renonçant à Satan, je dis que je choisis de ne plus choisir ouaccepter une quelconque association avec lui.On ajoute « et à tous ses anges » parce que Satan, invisible, use de moyens sensibles pournous faire la guerre : des hommes qui lui sont soumis. C’est ainsi que le serpent séduisit Evepar ses astuces.On ajoute « et à tout son culte », car celui qui attend tout de Dieu, le bien et l’abolition du malne peut se reposer aussi sur des pratiques païennes. « Ce n’est pas en me disant, Seigneur,Seigneur qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais en faisant le volonté de mon Pèrequi est dans les cieux » (Mt. 7,21). Les rites païens peuvent ressembler aux rites chrétiens,mais ils ne sauvent pas parce qu’ils sont privés du don de l’Esprit.On ajoute « et à toute sa vanité » : c’est toute pratique doctrinale des païens exposée aumonde pour étonner les spectateurs.On termine par « et à tout son égarement mondain », c’est-à-dire le théâtre, le cirque, lestade,…que le diable répand dans le monde, sous forme d’amusement pour la perte deshommes.7) L’adhésion à Dieu.En disant « je renonce » tu indiques qu’il n’y a plus de retour en arrière possible. En disant« je fais vœu » tu montres que tu ne t’éloigneras plus de Dieu.« Celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe » (He. 11,6). Il nous faut professernotre foi, car les biens qui nous sont promis sont invisibles et inexprimables. Nous disons « aunom du père et du Fils et de l’Esprit Saint » car telle est la nature divine dont nous attendonsces biens donnés en promesse qui se réalisera quand nous ressusciterons des morts etdeviendrons immortels.8) La consignation.Le pontife est revêtu d’un ornement magnifique et resplendissant pour signifier ce nouveaumonde où tu vas entrer, brillant doux et pacifique. Par le signe, tu es marqué comme brebis duchrist, soldat du Dieu du ciel. La consignation se fait sur le front, la partie principale du corps,celle que l’on voit en premier. Ainsi, par ce signe, nous terrifions les démons et nous pouvonsregarder Dieu face à face.Page 3 sur 9


En recevant l’étole de lin sur ta tête, tu montres que, par la consignation, tu n’es plus nucomme les esclaves, mais, libre, élu au service inénarrable de Dieu : sur terre, aucun roin’accepte d’esclave comme soldat.9) Le baptême, naissance nouvelle.« A moins de naître à nouveau 4 , nul ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jn. 3,3). « A moins denaître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer au royaume de Dieu » (Jn. 3,5). L’eau est le signedu mystère ; celui qui naît de la chair est chair, mais une fois nés de l’Esprit, nousdeviendrons immortels, impassibles et immuables. Mais l’eau n’est qu’un signe, c’est àl’Esprit qu’il faut attribuer une telle puissance que le moindre doute de notre part seraitabsurde, même si ces mystères dépassent notre compréhension.Nous recevons le baptême avec le désir de participer à sa mort, dans l’espérance de participeraussi à sa résurrection. Par l’immersion dans l’eau, c’est la mort du Christ que je reçois ; enremontant de l’eau, je confesse sa résurrection, figure de ma propre résurrection future.N.B. : le baptisé traverse la piscine d’ouest en est, des ténèbres vers la lumière.10) L’onction baptismale, signe d’immortalité.Le vêtement est signe de mortalité : au début, Adam était nu et sans honte. Ayant transgresséla loi divine, il est devenu mortel et a eu besoin d’un vêtement. Pour recevoir le baptême, ilfait d’abord enlever ce vêtement, signe de mortalité. L’onction de tout le corps est le signe duvêtement d’incorruptibilité qui sera conféré par le baptême.11) L’eau baptismale, sein d’une essence nouvelle.L’eau baptismale n’est pas de l’eau ordinaire, mais l’eau d’une naissance nouvelle, devenuetelle par la venue de l’Esprit. L’eau est le sein dans lequel l’Esprit forme le baptisé en vue dela naissance nouvelle, comme la semence qui est sans vie quand elle tombe dans le sein de lamère, mais par l’action divine, elle devient homme vivant.Celui qui naît d’une femme parle, entend, marche et travaille, mais après un certain tempsd’éducation seulement. Ainsi, par le baptême, nous recevons toute la puissance de la natureimmortelle mais cette force ne pourra s’exercer totalement qu’au moment de notrerésurrection.Le potier peut remodeler avec l’eau un vase d’argile incorrect, tant qu’il n’a pas été cuit ; parle baptême, nous sommes remodelés dans l’eau par l’Esprit et nous tombons dans le four :nous ne pourrons pas être remodelés, ni attendre un second baptême, comme nous attendonsune seule résurrection.12) Formule trinitaire et passiveLe pontife dit « Est baptisé … » pour signifier qu’il n’existe pas un homme capable de réaliserun tel don. Il ne dit pas « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », mais « au nom du Pèreet du Fils et du Saint-Esprit », pour signifier que nous n’invoquons pas trois causes différentes,mais une seule cause en trois personnes.13) Les trois immersions.4 D’autres traductions disent « d’en haut ».Page 4 sur 9


Les trois immersions sont le signe que ce sont les trois personnes de la trinité qui accordentles biens du baptême. Elles montrent que chacune de ces trois personnes jouit d’une égaleperfection et peut concéder les dons ineffables du baptême. Puisque Dieu est un en troispersonnes, sa volonté est une et le baptême n’est accompli que par la triple invocation.14) Le baptême de Jésus, figure de notre baptême.Avant sa résurrection, Jésus voulut être baptisé par Jean-Baptiste ; il ne voulut pas seulementêtre le premier dans la résurrection, mais aussi dans le baptême qui la préfigure. Le baptêmede Jean était un baptême de repentir pour la rémission des péchés ; le Christ n’en avait pasbesoin, mais c’est de notre baptême qu’il fut baptisé. Ensuite il reçut l’Esprit ; Jean ne pouvaitpas donner l’Esprit : « Pour moi, je vous baptise dans l’eau ; mais au milieu de vous, il estquelqu’un que vous ne connaissez pas ; lui, vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu » (Mt.3,11). C’est Notre Seigneur qui donne l’Esprit et qui nous en donnera la plénitude à larésurrection.Au cours du baptême du Christ, le père s’exclama : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui atoute ma faveur » (Mt. 3,17) : adoption filiale ferme et stable qui donne l’immortalité à celuiqui la reçoit. Quand le pontife dit « au nom du Père », il rappelle cette adoption filiale. Quandil dit « et du Fils », il rappelle celui qui était baptisé par jean et qui est la cause de tonadoption. Quand il dit « et du Saint-Esprit », il rappelle celui qui descendit sur lui sous laforme d’une colombe et qui demeura sur lui.15) Le vêtement blanc.En remontant de l’eau tu te couvres d’un vêtement blanc, signe d’immortalité etd’incorruptibilité. A la résurrection, ce vêtement sera inutile, mais en attendant, il annonce cesdélices qui ne sont maintenant accessibles qu’en figures.16) L’onction post-baptismale.Quand Jésus remonta de l’eau, il reçut l’Esprit Saint qui lui est inséparable. Il en est de mêmede l’onction avec l’huile, elle s’attache sans qu’on puisse l’enlever. En te signant, avecl’invocation trinitaire, on te signifie que l’Esprit Saint est venu sur toi. Pour le moment, tun’en as que les prémisses, mais à la résurrection, ton corps deviendra incorruptible et ton âmene pourra plus se tourner vers le mal.II. Analyse critique.Ces trois homélies catéchétiques sont, bien sûr, marquées sur le plan historique etgéographique. Elles commentent un rite qui, dans sa forme, est éloigné de notre pratiqueactuelle : il s’agit de baptême d’adultes, il s’agit d’une initiation chrétienne complète, avecbaptême, confirmation (minimale dans sa forme) et eucharistie que nous ne commentons pasici. Le détail du rite comprend des éléments que nous ne connaissons plus : baptême parimmersion, onction du corps, imposition de l’étole de lin.On retrouve aussi ces marques dans les citations des Ecritures : dans ces trois homélies,Théodore de Mopsueste fait 67 citations ; seulement 7 proviennent de l’Ancien Testament(Génèse, Prophètes et Psaumes). Dans les 60 du Nouveau Testament, 7 de Jean, 8 de Luc(Evangile et Actes), 10 de Matthieu et 35 de Paul. On remarque qu’il n’y a aucune citation deMarc, ni d’aucune épître non paulinienne.Page 5 sur 9


Citations35302520151050AncienTestament7 7 8Jean Luc Matthieu Paul1035Cette analyse dénote une théologie purement antiochienne, issue d’Ignace, comme le noteJ.P.Meier : « Ignace est passablement imbu de la pensée paulinienne et de la penséejohannique, alors qu’il ne se réfère que rarement à L’Ancien testament » (op.cit. p.106).L’utilisation préférentielle de l’Evangile de Matthieu est aussi un élément typique de latradition antiochienne.Mais, en dehors de ces éléments particuliers, ces homélies peuvent aussi être considéréescomme très actuelles. Tout d’abord, leur style pédagogique nous les rend parfaitementaccessibles. Ensuite, l’explication détaillée de chaque rite reste valable aujourd’hui, car notremanière actuelle de pratiquer le baptême dérive des rites anciens. Nos rites sont une image deces rites que nous, romains, nous ne pratiquons plus.Parmi les points les plus intéressants, il faut noter l’inscription qui a disparu de notre pratique,mais qui signifie bien l’enrôlement dans la légion de Dieu. Notons aussi la théâtralisation dujugement de Satan.III. Commentaire personnel.1) Le baptême en relation avec la mort et la résurrection du Christ :La lecture de ces homélies m’a permis de mieux voir la relation du baptême avec la mort et larésurrection du Christ. Ma vision du baptême était peut-être essentiellement johannique,faisant référence au baptême du Christ par Jean-Baptiste et à la nouvelle naissance. Sur cetaspect, que Théodore ne nie pas, au contraire, il ajoute un élément que je ne percevais pas,l’assimilation de l’eau au sein de la mère, la fécondation par l’action de l’Esprit, ce qui faitréférence au mystère marial.Mais Théodore insiste beaucoup, tout au long des trois homélies, sur le baptême image denotre future résurrection. Au-delà d’une explication du baptême lui-même, ces homélies fontune présentation de notre foi en la résurrection et en la vie éternelle. Certes, il s’agit d’articlesde foi fondamentaux de la religion chrétienne, mais combien de chrétiens croient-ils,aujourd’hui réellement, à la « résurrection de la chair », à l’immortalité et l’incorruptibilitédes corps glorieux ? A ce sujet, on peut se référer à l’homélie n°7 :« S’il est impossible que les morts ressuscitent, alors il est évident que le Christ non plus n’estpas ressuscité, puisque lui aussi avait une nature corporelle et a reçu la mort selon la loi dePage 6 sur 9


la nature. Mais si le Christ est ressuscité, nous devons nous rendre à l’évidence et reconnaîtrequ’il existe véritablement une résurrection, car ce qui est impossible n’aurait pas pu seproduire non plus dans son cas » (p.109).2) Le problème de l’onction pour le don de l’Esprit.Dans le texte du rituel commenté par Théodore (cf. Annexe 1), il n’y a effectivement pas dedescription d’onction finale donnant l’Esprit. Mais au n° 27 de l’homélie n°14, Théodoredécrit que le pontife signe au front le nouveau baptisé, par une invocation trinitaire, poursignifier l’onction et la grâce de l’Esprit :« Par cette appellation du Père, du Fils et de L’Esprit Saint, on te donne le signe et l’indiceque l’Esprit Saint est venu aussi sur toi, que tu as été oint, que tu l’as reçu par la grâce, quetu le possèdes et qu’il demeure en toi ». (p.239).Dans le cas du baptême de Jésus, celui-ci reçoit aussi l’Esprit qui se manifeste sous formed’une colombe (Mt 3,16). « Et voici qu’une voix venue des cieux disait :’Celui-ci est mon Filsbien-aimé, qui a toute ma faveur’ » (Mt 3,17 et cf . Lc 3,21). On peut rapprocher ce texte de lacitation d’Isaïe dite par Jésus à la synagogue Nazareth : « L’Esprit du seigneur est sur moi,parce qu’il m’a consacré par l’onction » (Lc 4,18). Dans le cas de Jésus, l’onction n’est pasun acte physique, à un moment précis de sa vie. C’est plutôt une onction symbolique (ouvirtuelle ?) manifestée par la colombe et la parole du Père.Ainsi, dans le rituel antiochien expliqué par Théodore, la signation finale manifeste cetteonction, même si celle-ci ne fait pas ici l’objet d’un geste physique.D’une façon générale, c’est un travers occidental de vouloir attribuer à un geste précis uneaction sacramentaire. Cette approche est trop réductrice, elle tend à faire penser que lebaptême se réduit à l’aspersion d’eau sur la tête du baptisé, avec l’invocation trinitaire. Celaconduisait, avant Vatican II, à considérer que la messe était valide si on y assistait del’offertoire au Pater. Je ne conteste pas la nécessité de définir, dans la liturgie, ce qui estvalide et invalide, ce qui est licite ou illicite, mais cela ne doit pas faire disparaître la richessedu contenu de nos célébrations : elles ne se réduisent pas à un geste magique qui changerait lemonde.Benoît-Joseph PonsPage 7 sur 9


Annexe 1 : Texte du rituel.Celui qui désire recevoir le don de baptême, qu’il se présente à l’Eglise de Dieu. Il seraaccueilli par le ministre préposé à ce service – il est d’usage d’inscrire les candidats aubaptême (cet office est rempli, pour les baptisés, par le garant).Ce dernier l’inscrit dans le registre de l’Eglise, il joint à son nom celui de son témoin ou duguide, pris dans la ville ou la discipline. Les services des exorcistes sont indispensables.Pendant l’examen, le candidat se tient en silence. « Tu tiens les mains étendues, comme unorant, le regard baissé. Dépouillé de ton vêtement extérieur, tu te tiens pieds nus, debout surdes tissus de poils. Ce jour-là tu reçois l’ordre de meubler ton esprit avec les paroles duCredo ».De nouveau, vous vous tenez debout sur les cilices, pieds nus, dépouillés de votre vêtementextérieur, vos mains étendues vers Dieu dans l’attitude de la prière. D’abord, vous vousagenouillez des deux genoux, mais tout le reste du corps demeure droit ; dis : « Je renonce àSatan, à tous ses anges, à toutes ses œuvres, à tout son culte, à toute sa vanité et à tout sonégarement mondain ; je fais vœu, je crois et je suis baptisé au nom du Père et du Fils et del’Esprit Saint ». Puis, un genou posé à terre, mais le reste du corps droit, tu regardes le ciel,les mains étendues dans l’attitude de la prière. Alors le pontife, revêtu d’un vêtement de linmagnifique et resplendissant, te signe au front avec l’huile d’onction, en disant : « Est signéun tel au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint ». Ton « garant », debout derrière toi,étend une étole de lin sur ta tête, te relève et te fait tenir droit.Tu t’avances donc au saint baptême, en enlevant d’abord tout ton vêtement. On t’ointsoigneusement tout entier avec l’huile d’onction, quand le pontife commence à dire : « Estoint un tel au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint ».Ttu descends alors dans l’eau,consacrée par la bénédiction du pontife. Debout, le pontife met la main sur ta tête et dit :« Est baptisé un tel au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint ». Il porte le mêmeornement que précédemment. Une fois la main sur ta tête, il dit : « Au nom du Père » ; enprononçant ces mots, il te plonge dans l’eau. Si tu pouvais parler, en ce moment, tu dirais :« Amen ». Tu t’immerges donc et relèves la tête, tandis que le pontife continue : « Et duFils » ; de la même manière, il t’invite de la main à t’immerger. Puis tu relèves encore la tête,et le pontife ajoute : « Et de l’Esprit Saint » ; de la même manière, il te presse de la main et teplonge dans l’eau. Une fois remonté de l’eau, tu te couvres d’un vêtement tout resplendissant.Le pontife alors s’avance et te signe au front en disant : « Est signé un tel au nom du Père etdu Fils et de l’Esprit Saint ».Page 8 sur 9


Annexe 2 : Citations des EcrituresHomélie 12 :He 8,5He 10,1He 6,20Mt 22,29-30 *** MtLc 20,36 *** Lc1 Co 15,12Rm 6,3-41 Co 11,26Mt 26,26-28 *** MtRm 8,33-34Mt 16,18-19 *** MtGa 4,26He 15,22-23Lc 20,36 *** Lc1 Th 4,171 T 3,15Ph 3,20Lc 2 1-5 *** LcEp 4,8Gn 3 18-19 *** ATEp 2,21 Co 2,9Jn 12,31-32 *** JnPs 29,12 *** AT1 T 3,151 T 6,16Homélie 13 :Ac 10,3,4 *** LcMt 7,21 *** MtMt 11,6 *** Mt1 Co 13,122 Co 3,18Homélie 14 :Jn 17,24 *** Jn2 Tm 2,12Ga 4,26Jn 3,3 *** JnJn 3,4 *** JnJn 3,5 *** JnJn 3,6 *** JnRm 6,3-41 Co 15,20Rm 6,5Ep 1,13-142 Co 1,21-22Rm 8,26Jn 3, 4-5 *** Jn1 Co 15,42-44Jr 18,6 *** ATJb 33,6 *** ATJb 4,19 *** ATMt 28,19 *** MtAc 3,6 *** LcIs 26,13 *** ATAc 9,34 *** Lc1 Co 14,16Ep 4,4-6Ph 3,20-21Col 2,19Col 1,18Mt 3,14 *** MtMt 3,15 *** MtMt 3,11 *** MtMt 3,17 *** MtPs 81,6-7 *** ATRm 8,14Lc 4,18 *** LcAc 10,38 *** LcPh 3,21Page 9 sur 9

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