Juin 2012 - Église Catholique d'Algérie

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Juin 2012 - Église Catholique d'Algérie

Yamina BentoumiYamina Bentoumi nous a quittés le jeudi 17 mai, jour de l'Ascension,après une longue maladie, mais en pleine lucidité. Tout le monde se souvientd’elle, présence discrète à chaque célébration. Nous donnons icideux témoignages : celui d’une de ses grandes amies Ourida qui a cheminéavec elle pendant des années et celui de Sr Lucienne BrousseA-Dieu YAMINAUne étoile s'est éclipsée devant nos yeux, mais sa Lumièreéclaire nos cœurs.Yamina, ma sœur, mon amie, ma conseillère, commentparler de toi au passé?Notre rencontre remonte aux années 50, dans la Ruchequi nous a formées et données des bases solides pouraffronter la vie. Dès le premier contact, alors que jen'avais que 15 ans, j'ai décelé en toi l'âme généreuse,disponible, prête à te mettre à la disposition de toutesles Abeilles.Durant le mois de colonie de la Ruche, tu étais là pour nous guider, nous conseiller.Alors que j'avais le titre d'abeille, tu portais celui de Rayonnante et il t'allait bien.Après un laps de temps qui a duré 8 ans pendant la guerre, nous nous sommesretrouvées en 62, comme si on s'était quitté la veille. Nous avons vu grandir nosenfants, nous avons partagé les peines, les joies, les espérances, dans une communionfraternelle sans faille. Tu n'aimais pas beaucoup téléphoner, mais lorsquej'entendais ta voix, je tressaillais de joie de t'entendre me dire: "tu veux aller surla Colline?"Dieu t'a accueillie sur une Colline plus lumineuse encore. Ne nous oublie pas. Tuas été fidèle à Dieu, à ta famille, à tes amies, à ton peuple, à ton pays que tu aschanté avec tant de sincérité.La foule qui s'est déplacée pour te dire adieu a montré à tous ton enracinementdans la foi, dans ta culture, mais si ouverte aux autres.Yamina, repose en Paix, auprès de Celui que tu as servi avec amour et humilité.Simple et discrète tu as vécu, simple et discrète tu es partie.Ar thimlilith zdat Reppwi.Ourida5


Yamina Bentoumi« Yamina , je parle de toi , mais dans mon cœur c’est à toi que je parle avec labelle photo de Sœur Madeleine (Allain) devant mes yeux ; elle qui a été présenteà tout ce qui a fait ta vie , ta quête de Dieu , ta foi, ton foyer, tes joies , tes peines, tes épreuves , et même présente à ton cœur après sa mort. Comme tu désiraisqu’elle te prenne par la main pour la lumineuse Rencontre ! »Moi-même je connais Yamina depuis mon arrivée en Algérie en 53 ! Elle était déjàdepuis plusieurs années la collaboratrice précieuse de Sr Madeleine et du PèreDallet, pour le Fichier de Documentation Berbère (FDB).Elle restera cette amiedévouée, attachée à sa langue, dont elle a pénétré la beauté et la complexité etdans laquelle elle pourra s’exprimer avec une précision exceptionnelle. Son aide aété d’un poids décisif pour la réalisation du Dictionnaire Kabyle-Français Dallet(1982) avec la collaboration de Madeleine et du P. Lanfry. Elle est animée d’uneFoi profonde et très personnelle qu’elle exprime sous forme de prières ferventes: des chants à Marie (de vrais poèmes!) , à Jésus , des adaptations de psaumes,qu’elle chante elle-même ( trésor enregistré depuis longtemps et qui anourri des générations de sœurs blanches )… Tout cela avant même d’avoir accès(après une longue patience) à la plénitude de sa vie spirituelle , nourrie de la prière, des sacrements , surtout l’Eucharistie qui était sa Vie , et ceci jusqu’à son dernierjour !Je ne serais sans doute pas la sœur blanche que je suis ICI, Aujourd’hui, si je nel’avais fréquentée de si près et bénéficié de son amitié indéfectible ! Et la réciprocités’exprimait de sa part dans une immense gratitude pour nous, les sœursblanches.Ourida a bien exprimé son enracinement et son attachement à son milieu, sonentourage y compris au « village » avec discrétion respect et vérité aussi !Je peux dire sans exagération, qu’elle était une « référence » ! Elle avait fait enelle la synthèse « paisible » de sa culture et de sa vie de foi dans une forte personnalité,que sa longue et pénible agonie n’a pas démentie. C’est un honneurpour moi de lui rendre hommageLucienne Brousse6


Notre dame d’AfriqueCélébration à Notre Dame d’AfriqueLe vendredi 18 mai à Notre Dame d’Afrique, 12 enfants ont fait leur premièrecommunion, 3 leur profession de foi et 6 leur confirmation. Lesconfirmands font parti d’un groupe d’aumônerie. Leur animatrice témoignede ce qui se vit en profondeur avec ces jeunes.A l’aube de nouvelles aventures puisque,mon mari et moi, nous quittonsl’Algérie, l’heure est au bilan de cettedernière année si vite passée, si richeen échanges notamment avec les jeunesde l’aumônerie.Voilà cinq années que j’accompagnedes adolescents. Etre animatrice, c’estavant tout pour moi une mission d’Eglise,un partage de la foi, témoigner queDieu nous aime, mais aussi un enrichissementau contact des prêtres accompagnateurs: père Christian Reille qui,régulièrement depuis trois ans, répondprésent toujours avec le sourire auxréunions d’aumônerie et père RaphaëlAussedat qui a guidé les jeunes pour laretraite de confirmation. Leur écoute,leur patience et leur éclairage sont unerichesse pour tous et les jeunes de l’aumôneriel’ont bien compris ! A l’aumônerie,on prie ensemble, on parle de7


Vie consacréeSéance de YogaBarbecueDanse péruviennePartage de vie11


Communauté italienneConfirmation de Giordana et MicheleUne semaine après la pentecôte, lors de la fête de la Trinité Mgr Bader aconféré à deux enfants italiens, Giordana et Michele le sacrement de laconfirmation à la Maison Diocésaine.Depuis une année, les deux confirmandsse sont préparés pas à pas àrecevoir ce sacrement. Le symbole quiles a accompagnés tout au long de cechemin était celui d’une graine (de Tibhirine)semée quiest devenu uneplante et a portédu fruit (des fèves).Oui, Dieu aplanté la grainede la foi dans notrecœur. A nousd’arroser cettegraine par l’amourenvers Dieuet envers nos prochains. A chaque rencontre,nous avons partagé ces actesd’amour concrets et cela nous a permisde nous encourager réciproquement.Mais une plante a bien besoin d’uneautre chose pour vivre, c’est la lumière.En effet, Dieu est cette lumière quipermet à la plante de grandir petit àpetit.Les rencontres avec des adultes de différentesvocations qui ont témoignéde leur foi ont été des moments trèsimportants pour ces jeunes. Interviewerdes adultes sur ce qui les animeétait une première aventure. Lors d’unerencontre avec Sr Gabriella, ellenous a transmis la simplicité et la joied’une vie consacrée à Dieu. Avec Hubert,c’était une autre belle découverte: un diacre marié qui est venu avecsa femme en Algérie pour servir cetteEglise. La préparationd’une messepour la communautéitalienne aété aussi un paspour prendre notr e p l a c e« d’adulte » dansla communauté.Puis, nous avonspu faire une retraiteà Ben Smen. Toute une journéeconsacrée à Dieu ! En effet, nous avonspassé une journée très belle, vraimentun moment pour aller en profondeurdans notre rapport avec Jésus, apprendreà Lui parler, Le laisser prendre lapremière place dans notre cœur.Et puis, le grand jour est arrivé … Tousréunis avec Mgr Bader et père Cesare.Les enfants ont pu raconter leur cheminparcouru, Mgr Bader a remerciéGiordana et Michele pour ce pas qu’ilsfont dans leur vie de foi et qui nouspousse et nous aide chacun à muriraussi notre chemin.Hélène14


TémoignagesFormation au MexiqueRicardo, sj, nous donne ici un aperçu de ce qu’il a vécu pendant sa troisièmeannée au Mexique, pour achever son temps de formation jésuite.En quelques lignes, j’aimerais vous partagerune de mes expériences apostoliquesdurant mon « troisièmean » (dernière étape de formationpour tout jésuite) au Chiapas, au sudestdu Mexique.Présentation :Le Chiapas est une des régions les pluspauvres du pays, avec une richesse naturelleimportante, et une histoire inégale,car cette région a vu naître unedes plus grandes civilisations du continentAméricain : les Mayas. Aujourd-’hui, elle compte plus de deux millionsd’habitants, et avec au moins cinq languesd’origine maya : tseltal, tsotsil,mam, tojolabal, chol. En arrivant danscette région, j’ai été confronté à cettediversité culturelle et cette richessehistorique qui a ouvert mon esprit àune autre partie de mon pays où beaucoupde missionnaires sont passés(p.ex. Fray Bartolomé de las Casas). LeChiapas est connu aussi dans le mondeentier par la révolte des paysansindigènesappelée « Zapatismo ».Mission de Bachajon :Les jésuites sont arrivés en 1667 dansla région, et après quelques bouleversementsdans l’histoire du pays et dansla région, les prêtres et les frères ontpu établir une Eglise dite autochtone.Actuellement, la mission (une seuleparoisse) compte plus de 500 villages.Pour organiser cet ensemble de vieparoissiale, il a fallu organiser une Eglisesur les bases propres à la culturetseltal (« l’homme qui est en consolation»).Cela veut dire, avec une représentationcommunautaire, élue parmiles personnes du village d’accord pourse mettre au service des croyants dulieu. Cette Eglise « autochtone » estconstruite sur les bases de la cosmovisionancestrale où le monde de la terreet le monde du ciel (celui des dieux) est« un » et même lieu de la rencontreentre l’humain et le divin. Pour cela,les tseltals ont une foi enracinée dansla terre qu’ils habitent et qu’ils administrent.En comprenant ça, on intègremieux le sens des paroles qu’ils adressentà la « Mère Terre » en l’invoquantdurant la messe.15


TémoignagesDans ce contexte et ne connaissant pasla langue locale, mes services se limitaientà écouter avec attention « parceque dans les petites choses se passentdes tempêtes », à être attentif auxmoindres gestes de la part des personnes(les mouvements des mains, desyeux, des visages) et à essayer de comprendredurant un mois l’organisationcomplexe, religieuse, sociopolitique dulieu. A vrai dire, je me suis complétementdépaysé dans mon propre pays.J’ai dû apprendre à être patient durantles longues et profondes célébrationsoù les prêtres sont toujours accompagnéspar un, deux ou même quatre diacresqui sont en fait les seuls présidentsdes célébrations. Cela demande quechacun puisse garder d’une manièrejuste sa place dans l’ensemble harmonieuxde la célébration. Durant monséjour, j’ai parcouru une dizaine de villages(dites communautés de vie), oùj’ai pu sentir un peuple authentiquedans sa culture et son histoire. J’ai puaussi percevoir que les expressions religieuses,spirituelles, rituelles, festivesdépassent largement le cadre toujoursfixe de nos célébrations de rite latin.Chaque célébration était pour moi unenouveauté dans son expression, dansson rythme, dans son imaginaire. Pourvous donner un exemple, avant l’Eucharistieles diacres, les catéchistes, leslecteurs ou les lectrices, et les autresserviteurs de la célébration se réunissaientpour construire la liturgie de lajournée. Cela donne l’impression decélébrer à chaque fois un rite différentet cela donne de l’imprévu et de laspontanéité.La simplicité de vie a été très importanteaussi, et cela je le garde encore pourla « mijoter » quelques temps.Ricardo Jimenez Sanchez (sj)16


TémoignagesMon expérience à AlgerIl y a deux ans, j’ai su que les jésuitesavaient besoin d’un collaborateur duProche Orient pour rendre service àl’Église d’Algérie.Très vite, je me suis sentie concernéepar cet appel, mais je n’osais pas toutlâcher et aller dans un pays si différentdu mien. Puis j’ai pris un bon temps deréflexion, en me faisant accompagner,pour discerner et comprendre l’appelque le Seigneur m’adressait : Que m’invite-t-ilà vivre avec Lui et pour Lui ?Finalement, quand j’ai été prête, j’aiannoncé à l’équipe de la maison de BenSmen ma décision de venir la rejoindre.J’y ai été bien accueillie.Je me suis alors trouvée dans un mondetout à fait différent ! Plus de famille,plus d’amis, plus le même rythme detravail, plus le même rythme de vie,plus rien ! Au début, il m’a été difficilede m’adapter à tous ces changements,mais je me suis dit : « C’est normal !C’est ça le cœur d’une telle expérience!»En participant aux préparations desactivités de la maison, en travaillantavec les étudiants à la bibliothèque(CCU ; Centre Culturel Universitaire –sciences humaines) j’ai commencé àdécouvrir ma capacité de travail horsde mon cadre professionnel habituel,et ma fécondité à travers le témoignagede ma foi !Je suis frappée par le rôle et la vie del’Église ici, ce que je ne serais pas arrivéeà découvrir si j’étais restéedans mon pays : présence gratuite, attentionà l’entourage, vie en relationavec les gens indépendamment de leurreligion. En relisant l’histoire de cepays, surtout les années difficiles, je mesuis arrêtée pour réfléchir, me demander: « Pourquoi l’Église a-t-elle dit : Jereste malgré tout ? ». C’est une grandefoi qui est forcément fondée sur le roc.Je peux dire que c’est grâce à cette17


Témoignagesatti tude de l’Église qui est restée pourvivre et partager la souffrance des Algériensque je suis là aujourd’hui !Vraiment c’est une grande grâce !Tout cela me permet de réexaminertout ce que j’ai appris sur l’Église dansma vie et je commence à en sentir uneautre dimension !Parfois, je vis des moments très difficilesici, et je me demande « Caroline,pourquoi es-tu là ? Est-ce que ça méritetoute cette souffrance ? ». Une fois,j’étais en train de prier, et j’ai confiécette question à Dieu… j’ai entenduune vraie voix en moi qui me disait :« Caroline, au nom de la vie que tucherches, tu es là ! Au nom de cet appelqui t’a poussée jusqu’à ici, tu es là !Et tu vas continuer ton expérience jusqu’àla fin ! ». Je ne peux pas oublierce moment-là, et cela reste présent enmoi, dans ma mémoire et dans moncœur.Enfin, je me demande toujours : qu’est-ce que cette expérience m’invite àvivre et approfondir dans ma vie ?Qu’est-ce qu’elle m’offre ? Qu’est-ceque je vais apporter avec moi en rentrantdans mon pays ?C’est une grande question qui m’habitetoujours, et je suis en attente d’accueillirla volonté de Dieu pour moidans ma vie, pour sa plus grande gloire!Caroline HaddadDécès Sœur Marie-NoëlleDans l’espérance de la Résurrection,sœur Marie Noël, sœur salésienne,vient de nous quitter pour rejoindre laMaison du Père le Jeudi Saint, à l’âgede 97 ans à l’entraide salésienne desArcs (France).Elle est venue en Algérie en 1950, elley resta 58 ans. Au début au serviced’Affreville (Khemis Miliana) puis auservice de l’hôpital de Teniet-el-Had etde Mahdia près de Tiaret. De nombreusesannées au Jardin d’enfants deMahdia. En octobre 1983 à Alger avecsœur Savine (Sœur Blanche) pour l’ouverturede la Maison Diocésaine. Enfinà l’accueil au Centre Diocésain desGlycines et en même temps à la paroissed’Hydra le dimanche, pour aiderle père GRUSON. En 2004 elle est rentréeen France à Narbonne, puis auxArcs.Elle gardait de nombreux contactsépistolaires et téléphoniques avec sesamis d’Algérie.Son nom de religieuse était Sr MaireNoël de la Visitation, et elle le mettaiten acte. Attentive aux autres et généreusede cœur, ayant le contact facile,elle aimait la rencontre.Plusieurs commerçants de notre quartierde Chevalley gardent un bon souvenird’elle.Ses funérailles ont été célébrées enl’église des Arcs le mercredi 11 avril2012.18


TémoignagesDépart d’Olivier Fruchaud1 er avril 2012De novembre 2010 à mars 2012, je suis resté presqu’un an et demi à Alger.Contrairement à beaucoup de personnes de cette rubrique « départ », je n’étaispas venu dans le cadre de l’Eglise, mais pour travailler en entreprise.Ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre en arrivant, à part les clichés sur l’Algérie,j’ai été surpris par ce beau pays et ses habitants accueillants. Bien sûr d’autresproblèmes existent, mais le temps fait le tri dans les souvenirs.Vivre avec l’Eglise d’Algérie a été l’un des éléments fort de mon séjour. En arrivant,j’en ignorais même l’existence. Quel plaisir d’aller à la messe à la maisondiocésaine ou à la Placette d’Hydra et d’y retrouver, priant le même Dieu : Algériens,étudiants sub-sahariens, anciens pieds noirs ou jeunes familles d’expatriés.Ou de participer au pèlerinage diocésain à Tibhirine ou aux Journées Algériennesde la Jeunesse à Notre-Dame d’Afrique. La pauvreté matérielle de cette Eglise,vivant au jour le jour m’a fait réaliser la grâce que j’avais à Paris d’avoir de nombreuxlieux de cultes et d‘occasions de rassemblement. Mais aussi sa richessespirituelle et la nécessité de sans cesse retourner au 2 e commandement de notrefoi : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », à l’instar des nombreusescongrégations en Algérie et leurs œuvres sociales.Avec d’autres, j’ai pris à cœur de lancer un petit groupe de prière à Alger qui seréunit un soir par semaine autour de chants, prières et adoration. Une vraie boufféed’oxygène au cours de mes semaines. J’ai également eu la chance de découvrirle groupe des Grands Loups et d’aider à organiser certains we de ces jeunesaux côté des autres animateurs. Une vraie richesse que de les découvrir, aprèsavoir été moi-même chef scout à Versailles pendant mes études.Un immense merci à tous pour ce que vous êtes. Je continuerai à suivre l’actualitéde l’Eglise d’Algérie avec beaucoup de plaisir et de communion grâce aux amitiésnouées sur place et à la version électronique du magazine du diocèse que jereçois dans ma boîte mail. Ce séjour en Algérie m’a vraiment donné envie d’approfondirma foi, de mieux connaître le pays, les liens entre la France et l’Algérieainsi que la vie des chrétiens dans le monde musulman.Olivier Fruchaud19


Pères BlancsRencontre des Pères Blancs d’AlgérieNous sommes encore un certainnombre de Pères Blancs à vivre en Algérie,même si cela est insignifiant parrapport à la forte présence d’antan quebeaucoup ont connue et appréciée. Etdans le cadre de nos activités commesecteur de la province du Maghreb, untemps de rencontre annuelle nous donnela possibilité de partager, d’échangeret de vivre des moments de fraternitéet de vérité entre nous, afin deraffermir nos liens et de réaffirmerensemble notre attachement pour l’Algérie.Pour cette année 2012, ce rassemblementdes Pères Blancs d’Algérie a eulieu du 28 avril au 01 mai, dans notremaison provinciale. Une opportunitéde voir ensemble, comme groupe etmembres de la même grande famille,nos joies et nos peines et de réfléchirsur ce que nous pouvons faire et donnerpour la suite.Venus des communautés de Ouargla,Ghardaïa, Tizi Ouzou, Notre Dame d’Afrique et de la rue des Fusillés, nousétions quatorze, sur les seize PèresBlancs présents en Algérie à ce momentlà. L’économe de la provinced’Europe, venu quelques jours avantnotre rencontre pour l’audit financier,nous a éclairés sur certaines réalités.Dieu faisant bien les choses, l’anniversairede René Robert de Notre Damed’Afrique tombait juste pendant notrerencontre. Nous avons pris le temps delui souhaiter joyeux anniversaire pourses 94 ans.Père René, le jourde son anniversaireLa solennité de Notre Dame d’Afrique,patronne du diocèse d’Alger, a été unmoment fort pour nous, marquée parune belle célébration eucharistiquedans la basilique. Pour montrer notreattachement au pays qui nous accueille,nous organisons pendant de tellesrencontres, une visite sur un site d’in-20


Pères Blancstérêt publique, un musée,un centre culturel ou autre.Cette fois ci, nous avonsvisité le Palais de la Culturesur les hauteurs d’Alger.Guy Sawadogo, P.BUn artiste algérien expliquantses œuvres aux Pères BlancsRetraite spirituelle de septembre 2012Elle est proposée aux prêtres (religieux) des diocèses d’Algérie ; y seront aussiaccueillies avec joie les religieuses !Cette retraite aura lieu du lundi (16h) 3 septembre au vendredi 7 après le repasde midi ; elle se déroulera à la maison diocésaine d’Alger.Elle sera animée par le P. Jean Desforges du Prado qui nous propose, je le cite :« 5 jours de retraite, de désert pour se renouveler et apprendre à se renouvelerdans la Connaissance de Jésus Christ ; ' de l'or et de l'argent, je n'en ai pas, maisce que j'ai je te le donne ' au Nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche ! '' …Pour tous ceux ou celles qui viendraient, je suggérerais de n'avoir rien d’autreentre les mains que la Bible, (les Psaumes et le Nouveau Testament) et un cahierpour écrire non ce que je dirais, mais ce que chacun découvrira lui-même dansl'Evangile (ou le Nouveau Testament ou des Psaumes.)Benoit 16 fait de cette année (ouverture du Concile de Vatican 2, il y a 50 ans)une année de la Foi (redécouvrir le chemin de la Foi pour être porteur de paix, dejoie, de vérité et d’espérance, de fraternité universelle sans frontière ...)N’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant soit auprès de :aimecm_dz@yahoo.fr ou evechealger@yahoo.fr21


Ben SmenProgramme Ben Smen pour l’étéWeek-end pour aider à faire le point sur sa relation de couple du vendredi 8juin à 16h au samedi 9 juin à 16h. Les enfants pourront aussi être accueillis.Retraite du vendredi 22 juin (soir) au dimanche 1er juillet (matin) sera coloréepar une attention particulière à la dimension communautaire et ecclésiale denotre vie chrétienne.Retraite du samedi 1er septembre (soir) au lundi 10 septembre (matin) proposeraun parcours à travers quelques silences significatifs de Jésus et d'autrespersonnages bibliques.Propositions ouvertes à tous : notre artiste peintre n'étant pas disponible à ladate prévue, nous proposons à nouveau :- Une journée d'art floral le vendredi 15 juin de 9h30 à 16h30. Pour la joie demettre en valeur la beauté.Vous pouvez aussi faire connaître la proposition d'un chantier pour jeunes du 4au 19 juillet : bricolages et nettoyages dans la maison et dans le jardin environ6h par jour. Soirées d'échanges spontanés ou de jeux entre jeunes de différentesorigines. Ambiance sympathique, et séjour gratuit grâce au travail fourni.Damien de Préville,pour l'équipe de Ben SmenLivret diocésainCe qu’il faut savoir…et retenir pour un mieux « vivre ensemble ».Un livret vient d’être édité avec une présentation du diocèse et de ses activités.Il peut être considéré comme un complément de l’annuaire diocésain, tout enayant une présentation simple, qui réponde à l’attente des nouveaux venus.Nous reconnaissons qu’il est incomplet, et nous serions heureux que ceux qui n’yfigurent pas ou qui y figurent de façon incomplète, nous le signalent pour faireles corrections nécessaires. Toute suggestion visant à une amélioration sera labienvenue. Vous le trouverez pour 50 DA, à la Maison Diocésaine et à l’évêché.22


FormationFormation biblique 2012- 2013Dates et lieu précisés ultérieurementThème : « LE DEUTERONOME : POURQUOI ? »1) Lire l’Ancien Testament à l’envers ? – Oui!Oui, contre ce qui s’enseignait dans les années 1950-1970 : et l’habitude se maintient! Il faut rompre avec la lecture « naturelle » privilégiant les textes du Pentateuqueregardés comme les plus anciens, et dépréciant les apports considéréscomme ultérieurs. C’est la Bible telle qu’elle nous est parvenue, et non ses stadesantérieurs, qui compte.Même routine pour les livres prophétiques. Seules vaudraient les paroles« authentiques » des personnages qui les désignent (Isaïe, Jérémie, …) et non lecontexte qui les porte : embrouillamini de glossateurs maladroits… à en croirel’ancienne façon de lire la Bible.2) Le Deutéronome livre une pensée qui est l’un des pôles principaux de l’élaborationdes livres qui le suivent dans la Bible : le courant sacerdotal, venu plustard, représentant l’autre pôle (sans oublier le rôle décisif des rédacteurs finaux).Car l’école deutéronomiste, porteuse de cet ouvrage, l’est ensuite en grandepartie de ceux qui suivent et que la Bible juive classe déjà comme prophétiques.Quant aux livres prophétiques au sens courant, ils transmettent pour d’autrescontextes historiques la tradition des cinq premiers livres de la Bible, surtout duDeutéronome : une des clés de leur interprétation.3) Etudier le Deutéronome : c’est logique après l’étude des « prophètes » : pourrepérer son influence sur l’Ancien Testament, et même le Nouveau.Jean-Pierre HenryNous prions instamment les personnes qui adressent des textes et desphotos pour la revue Rencontres de le faire en deux envois : un, avec le texte sous format Word ou *.txt, un autre, avec les photos sous format jpg.Evitez les montages inutilisables pour la revue et qui compliquent fortementla mise en page.Merci d’avance !L’équipe de la rédaction23


4.2 Dynamiek2019181716Totaal aantal oprichtingen + opheffingenals percentage van het totaal aantal bedrijven151995 2000 2005Bron: CBS, bewerking ING Economisch Bureau20102013Dynamiek in bedrijvenlandschap neemt toeTechnologie raakt bedrijven. Zij moeten sneller hunprocessen en producten aanpassen. Hun verdienmodel kanonder druk komen te staan, als ze zich niet weten aan tepassen. Er zijn meer winnaars, maar ook meer verliezers.Sommige bedrijven ‘kunnen’ hun klant beter bedienen doortechnologie, andere worden ertoe gedwongen. Dit zien weterug in de bedrijvendynamiek in Nederland. Ten eerste zijner steeds meer bedrijven, nu bijna 1,5 miljoen, tegen600.000 in 1995. Maar er worden ook in verhouding veelvaker bedrijven opgericht en beëindigd dan vroeger.Ook als percentage van het totaal aantal bedrijven neemthet aantal oprichtingen en opheffingen over de laatstetwee decennia toe. Vooral het aantal opheffingen steegflink: in 1995 werd één op de achttien bedrijven gestopt,in 2013 was dat één op twaalf.Liever groot of klein?Is innovatie makkelijker voor grote bedrijven, vanwege deschaalvoordelen? Of juist voor kleine bedrijven, vanwege hunwendbaarheid? Over de decennia lijken de voorkeuren teveranderen. Een jaar of twintig geleden was de groteonderneming een voorbeeld en leidend in de managementliteratuur. Nu zijn kleine bedrijven vaker het rolmodel,multinationals worden gezien als log en ‘moeten leren omte innoveren zoals een start-up’ of nemen kleine bedrijvenover vanwege hun vernieuwende kracht.Bedrijven zijn, gemeten naar hun aantal medewerkers, sinds1995 flink kleiner geworden. Dat heeft vooral te maken methet aantal zelfstandigen zonder personeel. Maar ook alswe hen niet meetellen neemt het aantal bedrijven van meerdan 100 medewerkers minder snel toe dan het aantalbedrijven met minder dan 100 personeelsleden. Klein is dusin opkomst.Toch zijn er ook onderzoeken die aantonen dat grotebedrijven juist beter zijn in innovatie. En in Nederland doenvooral grotere bedrijven veel aan onderzoek en ontwikkeling.Voor het MKB staat dit juist laag op de prioriteitenlijst:slechts 4% wil hierin dit jaar investeren, blijkt uit onderzoekdoor ING.Het MKB wil juist wel investeren in marketing en sales:een kwart wil dat dit jaar doen. Vermarkten is immers eenbelangrijke succesfactor. En juist grote bedrijven biedende schaal die nodig is om een product naar de markt tebrengen. Hét antwoord op de ‘groot of klein’ vraag luidtsteeds vaker: ‘groot en klein samen’: grote spelers vormennetwerken met kleinere bedrijven.‘Verliest mijn verdienmodel voor 2025 zijnbestaansrecht?’Drie op de tien Nederlandse DGA’s is het eens met destelling dat hun huidige verdienmodel de komende tienjaar het bestaansrecht verliest door een veranderendewereld. Jonge bedrijven en grotere bedrijven zijn positieverdan gemiddeld:• DGA’s van jonge bedrijven (die minder dan tien jaarbestaan) zijn het vaker oneens met deze stelling danDGA’s van oudere bedrijven.• DGA’s van bedrijven met meer dan vijftig medewerkerszijn het vaker oneens met deze stelling dan DGA’s vankleinere bedrijven.ING Economisch Bureau 24Hightech meets business / Juni 2015

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