Mensuel protestant belge

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Belgique - BelgiëP.P. - P.B.1050 Bruxelles 5BC 4785Chemins d’hier…pèlerinsd’aujourd’hui© Jean-Marc DEGRÈVE.Mensuel protestant belgeÉGLISE PROTESTANTE UNIE DE BELGIQUEN° 7 - juillet 2007 - Mensuel sauf aoûtPrix au numéro : 1,50


oupde projecteurPréparé par Aldo BENINI,pasteur à Dour, Hainaut occidental“L’homme qui marche”Le pèlerin est d’abord un homme quimarche. Le judaïsme nous enseignequ’il faut sortir de son pays. C’estl’injonction faite à Abraham : « sorsde chez toi », (Lèkh-lèkhâ, c’est-à-dired’Ur, en Chaldée) « vas-t’en de tonpays, de ta famille et de la maisonde ton père dans un pays que je temontrerai » (Genèse 12, 1). Le christianismeenseigne que ce n’est pas toutde sortir, il faut aussi suivre, selon lemot de Jésus : « suis-moi » (Lc 18, 22),et donc Le suivre, lui, Jésus, commePierre le comprendra : « voilà quenous, en quittant tout ce qui nousappartenait, nous t’avons suivi » (Lc18, 28) – et comme Jésus le confirme :« Amen, je vous le dis, personnen’aura abandonné maison, femme,frères, parents ou enfants, à cause durègne de Dieu qui ne reçoive beaucoupplus dans ce temps-ci, et dansle siècle à venir, la vie éternelle » (Lc18, 29). L’islam, enfin, enseigne qu’ilfaut arriver, et se tenir devant le Seigneurqui est le terme du pèlerinage :« Seigneur, me voici », Labbayka-Llâhumma labbayk. C’est la talbiyah,la réponse du pèlerin à l’injonctiondivine : « appelle les hommes au pèlerinage: ils viendront à toi, à pied ou« Celui qui ne voyagepas ne connaîtpas la valeurdes hommes. »(Proverbe maure)Juillet 2007 gMosaïquesur toute monture élancée » (CoranXXII, 27).Au long de leur marche, les pèlerinsse saluent, en grande fraternité. Ainsides foules qui se pressent aux sourcesdu Gange : « tous sont frères encette remontée. Tous communienten l’unique Source », dit Henri LESAUX. Les juifs marchent, avec leursfamilles et leurs biens, vers un pays,une « Terre Promise ». Les chrétiensmarchent, mais en ayant tout abandonnéet en suivant leur Divin maître,en direction du Royaume de Dieu.Les musulmans marchent vers laMaison Sainte qui est le centre de lacommunauté, de la Ummah, et c’esten se dépouillant provisoirement detout, en état de ihrâm qu’ils y parviennent.Enfin, les Hindous marchentvers les hauteurs des Himalayas, pourretourner à la “source”, pour rencontrerle Seigneur des Sources, et s’ils« Qui n’a pas quittéson pays est plein depréjugés. »meurent en chemin, « n’est-ce pasl’atteinte immédiate de la Source ? ».Ce faisant, ils accomplissent le rite dupèlerinage.Le pèlerin, cet homme qui marche, estun homme qui a réappris à marcher,ayant renoncé à ses “drogues” habituelles.« Les drogues, écrivait BruceChatwin, sont des véhicules pourdes gens qui ont oublié commentils marchaient ». Ainsi, le pèlerin estfondamentalement un homme quiéprouve soudain le besoin de marcher,parce que ses pensées sont àl’étroit, parce qu’il se sent “emmuré”dans sa vie sédentaire. S’il avait suivisa fantaisie, on l’aurait appelé voyageur.Mais, accomplissant un rite, ilest pèlerin.Aldo BENINIEPUB, pasteur à Dour(Extrait de “Les rites du voyage” - parJean MONCELON in Chemins … Bulletind’information Numéro 4 – Avril 2002- Association de Coopération Interrégionale- Les chemins de Saint-Jacquesde Compostelle - 4, rue Clémence IsaureF – 31000 TOULOUSE - www.chemincompostelle.com)(Carlo GOLDONI)PAGE3


Coupde projecteurPèlerins hors les mursC’était un 21 juin, jour du solstice d’été, Jean se mettait en route. Destination : Compostelledepuis Manuy-Saint-Jean. Jean HUET est agnostique, libre penseur, inlassablechercheur. Après avoir lu le roman d’Henri VINCENOT, “Les étoiles de Compostelle”,il décide de tenter l’aventure. Partir, se mettre en chemin vers… Vers l’inaccessibleétoile. Son expérience du Chemin, il nous la raconte dans un livre dont voici quelquesextraits.Avant de partir…« Faire le Chemin ». Prendre du recul et de ladistance avec le travail, avec la vie sociale (unpeu folle), avec la famille et les amis… Fairele point, chercher peut-être une réponse à unrendez-vous pour, au bout du chemin, trouverla “finis terrae”, celle qui guidait l’homme versla fin des terres… Il y a longtemps déjà !versant du Aztobiscar nous conduit au col deLepoeder d’où la descente s’amorce. Descentedifficile, descente pénible à travers la forêtde hêtres… Descente aux enfers vers le monastèrede Roncesvalles. Dieu, que l’enfer estbeau ! Nous avons envie de pleurer, de rire, decrier et de nous taire. Moment hors du tempset de l’espace. (…)En ce début de millénaire, temps des illusionset des valeurs qui changent, prendre le tempsd’une quête de sens, de vérité, de ces chosesessentielles qui emplissent de beauté etnourrissent de bonheur (…) Voyager seul, merendre vulnérable, me mettre à la merci d’uneémotion, d’un signe. Chemin rude, Cheminexigeant mais Chemin riche de découvertes etde rencontres avec l’autre et avec soi.Santiago est en vue…Les tours de la cathédrale me paraissentinaccessibles. « Pèlerin, peregrinus, je suis cetétranger voyageur, qui va de champ en champ.Je ne suis pas parti que la confusion déjà s’installedans mon esprit. Pourquoi suis-je ici, sur ceChemin de foi reconnu et sanctifié par les troisreligions monothéistes, alors que je ne crois, ni nepratique, en aucune confession ?» 1© Michal KOWALSKI, Fotolia« Le vrai domicile del’homme n’est pas unemaison mais la route, etla vie elle-même est unvoyage à faire à pied »(Bruce CHARTWIN)Un 18 août 2001(…) Edwin-le-Huguenot et moi nous nous retrouvonsà la Porte d’Espagne pour entamer lecamino Francès. Les Pyrénées se dressentdevant nous comme un défi. Au MoyenÂge, cette traversée était appelée “LEGRAND PASSAGE”. Nous pressentonsle pire et dès nos premiers pas sur leCamino nous savons que nous grimpons.(…)Tout est réuni sur ce “Grand Passage”pour faire de nous de vraisperegrinos. (…) Le sentier vers leY a-t-il un but à ce Chemin que j’ai entrepris ?En moi s’évoque l’image, non pas d’une arrivée,mais d’un retour. Retour vers un acte fondamentalet/ou retour sur moi-même en formede bilan existentiel. Ce cheminement, je le sais,n’avait rien d’innocent.Au terme de ce Chemin, il n’y a rien à découvrir! Nulle récompense, ni repos. Le geste estgratuit et inutile. Et cela n’a pas d’importance,finalement, d’arriver un jour à Santiago et à cetombeau de Boanerges 2 le Fils du Tonnerre dontle bruit court qu’il est vide. (…)PAGE4 gMosaïque N°7


« Le voyage est un retourvers l ’essentiel »Coupde projecteur(Proverbe tibétain)Je crois que c’est le jour où quelqu’unaccepte d’ « errer » qu’il peut changersa vision des choses. C’est alors queles failles, les brèches, les manques,les insuffisances, les hémorragies desavoir, les pertes de connaissance etd’intelligence peuvent sauver. (…)La question n’est donc pas de savoirvers quoi on marche, mais pourquoion marche. La question n’est pas desavoir où on marche, mais si on marche.On ne s’invente pas des raisonsde partir, on part avec ce qu’on est.« Un bon voyageur n’a pas d’itinérairefixé et n’a pas l’intention d’arriver »(Lao Tseu). Ce qui signifie probablement: « Je cherche et je continue àchercher ».Arriver à Santiago, j’y ai pensé biensûr, mais je constate aujourd’hui quec’est seulement le début et non la findu voyage. (…) »Voyageur, il n’est pas de CheminOn fait son Chemin en marchantEn marchant on fait son CheminMais après, te retournantVois que la route tracéeJamais plus ne sera empruntée.Voyageur, il n’y a pas de CheminC’est ta marche ton Chemin.(Antonio Machado)(Extrait du livre de Jean Huet Pèlerinhors les murs – France Europe Éditions– 2002)1 Jean-Claude BOURLÈS – Pèlerin sans Église– Paris, 2001, Desclée de Brouwer2 Note de l’auteur : J-Christ appelait SaintJacques « Boanerges » (qui signifie « le Filsdu Tonnerre ») car Jacques était fidèle maisimpulsif (ce qui plaisait à Jésus). Il périt parle glaive et son corps, déposé dans une barque,arriva sur les côtes de Galice. Porté pardes taureaux sauvages, Il fut amené sur lesterres de la cruelle reine Louve.Juillet 2007 gMosaïqueSur les chemins de St. JacquesUne itinérance musicaleOùNous mènera le chantSinon dans l’ailleursD’ici mêmeEt d’on ne sait où,Ailleurs pressentiQu’il nous fait désirer ?L’Ensemble AMADIS, dirigé parCatherine JOUSSELLIN, nous entraînedans les pas et les chants des pèlerinsd’autrefois.La marche, démarche des croyants,est une formidable occasion de rencontres,d’échanges, de découvertes,de réappropriations intérieures.Ce disque nous offre des chants demarche, des musiques liturgiquesqui portent les prières, les chants quiévoquent la terre natale, les chantsdes compagnons de voyage, les récitschantés des miracles, des musiquesouvertes au raffinement des culturesjuives et arabes.Il débute par une prière émouvantede Guiraut RIQUIER, troubadour du13 e siècle et se poursuit par des airstraditionnels galiciens, une romancejudéo-espagnole, une chanson duBas-Languedoc, des cantiques des12 e et 13 e siècles. Il se termine par unhymne de courage et d’espérance.Ce disque, comme une véritableitinérance musicale, une belle prièresonore enthousiasmera ceux qui restent…comme ceux qui partent.Arlette DANDOY.“Sur les Chemins de Saint-Jacques deCompostelle” - CD – Ensemble Amadis,Direction Catherine JOUSSELLINEt si d’aventure vous êtes tentés par ce voyage, voici quelques indicationspratiques pour sa préparation.Association Belge des Amis de Saint Jacques de CompostelleChemin des Ajoncs, 2 • B 5100 WÉPION • Tél/Fax : 081/46 12 58http ://users.skynet.be/amis.st-jacques/index.htmEXTRAIT DU SITE« En ce début de troisième millénaire, face aux assauts de la surinformation qui n’aboutit qu’àcréer en nous le vide mental de l’indifférence, le chemin de Saint Jacques a repris une forcede transcendance et de spiritualité. Le pèlerin d’aujourd’hui met ses pas dans les pas de tousceux-là qui ont marché avant lui et qui ont forgé un grand chemin de foi, d’espérance, d’amouret d’amitié. Vous faites le chemin, mais c’est le chemin qui vous fait.Sur ce chemin de Monsieur Saint Jacques, vous ne pourrez montrer aucun signe de richesse etle chemin vous insufflera l’humilité. Faire le pèlerinage, ce n’est pas seulement marcher jusqu’àCompostelle, c’est aussi marcher vers le dedans de soi-même. C’est la raison pour laquelle il estdit que le Camino de Santiago est un chemin initiatique.Mais à chacun son chemin ! »PAGE5


Coupde projecteur“Un violoncelle sur le toit du monde”Un pèlerinage parpailPAGE6On peut rêverDe partir.On peut rêverDe rester.Le mieuxEst de partir dans le rester,Comme le soleilComme la source,Comme les racines.Guillevic(in “Creusement” - 1987).Rester… partir… rêver…tout simplement en ouvrantun livre magnifique ou enécoutant une musique horsdes sentiers battus.En août 2000, Ariane WIL-SON, historienne d’Art etmusicienne passionnée decultures étrangères, traversela vallée du Zanskar dans l’Himalayaavec comme bagageoriginal un violoncelle.Cheminant entre ciel et terreelle accomplit un pèlerinagemusical et son instrumententre en résonance avecune riche moisson de sons :sons de la nature dans lesdéfilés profonds, chants desvillageois, psalmodies monastiques,silence sublimedes altitudes.Et la présence insolite etimposante du violoncelle vasusciter étonnement, apprivoisement,écoute, danseset rires des populationsrencontrées. Nul besoinde connaître le langage del’autre pour entrer en réellecommunion : celui de la musiqueest universel.Ce livre, bien plus qu’unitinéraire géographique estun voyage dans les profondeurs,une méditation quinous invite à nous “libérer del’illusoire”.Un livre à ranger aux rayonsdes “émotions fortes ” : j’enai aimé la beauté des imageset celle de la langue.C’est beau, touchant, intenseet généreux.Arlette DANDOY.“Un violoncelle sur le Toitdu Monde”, Ariane WILSON,Presses de la Renaissance,Paris, 2002Le rassemblement du Désert :une aventure à vivre.C’est la troisième fois que la paroisse de Ghlin organisesa participation au grand rassemblement desprotestants dans les Cévennes, le premier dimanchede septembre, rassemblement connu sous l’appellation“Assemblée du Désert”.C’est un voyage qui se construit, qui se prépare maisqui s’improvise aussi par les participants dont lenombre varie entre 12 et 18. Nous voyageons dans desminis bus en location et, si nécessaire, nous y ajoutonsune ou deux voitures. Chacun prévoit sa nourriturepour le voyage et le soir, repas chaud préparéensemble. Sur place, nous logeons dans des chaletsde 4 à 6 personnes. Après nous être bien installés, lesdeuxième et troisième jours, nous partons à la découvertedes hauts lieux du protestantisme régional,repas pique-nique la journée et barbecue le soir. Ledimanche, grand rassemblement et culte avec touset le lundi, retour.Dans ce type de voyage on découvre et l’on se découvrecar partir est toujours une démarche quidéstabilise un peu. Partir, quitter un endroit connupour rejoindre un autre que l’on ne connaît pas,nécessite un déplacement vers l’inconnu, ça obligeà quitter pour un temps ses habitudes pour en créerd’autres et dans cette aventure, inévitablement, l’ondécouvre des choses nouvelles dans sa vie. Ce qui estdemandé aux participants, c’est précisément de participer,de ne pas être passifs mais actifs, de s’engageret de mobiliser sa personne afin de connaître et dereconnaître les autres. D’autre part, ce type d’aventureengage au partage : il sera nécessaire de s’ouvrirà la fraternité, à la convivialité en faisant circuler uneparole, la mienne et celle des autres. Enfin, la dimensionspirituelle est sous-jacente à tout ce voyage car,être bien relié avec le Tout Autre facilitera la communionde foi avec mes semblables rassemblés encette circonstance.En pratique : nous partirons le jeudi 30 août et retourle 03 septembre en soirée pour un coût approximatifde 150€.Contact : Claude GODRY, pasteur à GhlingMosaïque N°7


Coupde projecteurlot décliné en deux formulesVoyage de six jours dans lesCévennes à l’occasion de la prochaineAssemblée du DésertDu vendredi 31 août au mercredi5 septembre 2007Chaque année le premier dimanchede septembre, depuis des décennieset des décennies, a lieu l’Assembléedu Désert. Près de 20 000 personnesvenues de France, mais égalementde toute l’Europe, se regroupentsous les chênes et châtaigniers duMas Soubeyran en Cévennes (prèsde Saint Jean du Gard et d’Anduze).Ils évoquent ensemble une des pagesles plus noires de l’Histoire deFrance : la Révocation de l’Édit deNantes (1685) et les persécutions quis’en suivirent. Les protestants desCévennes, du Languedoc, du Poitou,du Dauphiné, du Vivarais et de biend’autres régions furent obligés devivre clandestinement leur foi. Il faudraattendre la Révolution Française(1789) pour que soient proclamés ànouveau la liberté de conscience etle libre exercice du culte. C’est cettehistoire d’un peu plus d’un sièclede clandestinité et de résistance, derépression et d’intolérance qui seraévoquée, tant à l’Assemblée ellemêmeque dans la région (templed’Anduze, le Chambon, Aigues Morteset la Tour de Constance, muséedu désert, etc.). En cette époque oùles fanatismes religieux renaissent,il est primordial de témoigner de cepassé héroïque durant lequel deshommes et des femmes, souvent aupéril de leur vie, ont défendu leur libertéde conscience, mais égalementrendu possible la transmission deleur héritage spirituel et culturel quitransparaît aujourd’hui encore danscette magnifique région.Juillet 2007 gMosaïqueCe périple de 6 jours nous permettrade découvrir entre autres :- à Noyon• Le musée du réformateur JeanCalvin• Notre Dame, la première cathédralegothique, celle du sacre deCharlemagne !- à Fontainebleau• Le Château qui fut l’un des foyersartistiques majeurs de l’Europe,où nous évoquerons l’Édit deNantes, dit de Tolérance, dû àHenri IV• Les magnifiques jardins- à Mialet• Le Mas Soubeyran• La maison de Roland du 17 e siècle• Les 15 salles du Musée du Désert- à Anduze• Le spectaculaire et immensetemple protestant à péristyle• La vieille ville et sa fontaine “pagode”- à Prafrance• La célèbre bambouseraie du 19 esiècle de quarante hectares- à Aigues Mortes (excursion optionnelle)• La Tour de Constance• Les remparts- à Saint Jean du Gard• Le Pont vieux• Le musée des vallées cévenoles• Le train à vapeur (en option)- à Wassy• La léproserie, le château de MarieStuart, le donjon, le lieu du massacredes huguenots- au Chambon• Le manoir de la Banne, l’égliseromane et le temple reconstruitaprès les dragonnades- etc.Il va sans dire que nous participeronsà l’Assemblée du Désert du dimanche2 septembre !Prix exceptionnel de 485 € en demipensionde qualité (supplémentsingle : 105 €). Arrêts en chemin dansde confortables hôtels deux étoileset 3 nuitées à l’hôtel du Château deCabrières (Saint Jean du Gard), avecpiscine, terrain de tennis, etc. Notreprix comprend : les cinq nuitées enchambre double (ou single avec supplément),5 repas de minimum 3 services,les entrées à Noyon, à Fontainebleau,au Mas Soubeyran (muséedu Désert), à la Bambouseraie. Lesvisites guidées telles que décrites etl’accompagnement des pasteurs JacquesHOSTETTER (guide conférencieruniversitaire – spécialiste en Histoirede l’Art et des Religions comparées)et Claude-Arthur DANLOY.Attention : seulement 35 places disponibles.Inscriptions dès réceptionde l’acompte de 200 € (250 en single)au C.C.P. : 000–0485685–06 deJacques HOSTETTER, avec la mention« Désert 2007 ». Nous vous recommandonsde contracter l’AssuranceAnnulation d’un montant de 25 € (àajouter au paiement de l’acompte).Renseignements complémentaires(et programme complet) auprès dupasteur Jacques HOSTETTER – BoulevardGustave Kleyer, 123 - B. – 4000 Liège– Téléphone : 04 252 92 67 – courriel :jacques_hostetter@hotmail.comPAGE7


découvrirJacques ELLULUne prise de position face au CDFLa veille du 10 juin 2007…le CDF, partides Chrétiens Démocrates Fédéraux,vous a peut-être envoyé un courriel électoralafin que vous votiez pour l’un oul’autre de leurs candidats aux dernièresélections législatives. Ce parti justifie leprocédé par la “censure médiatique” quine leur laisse que les chaînes de courrielspour avertir les chrétiens de leur existence.Il se présente en effet comme “leseul, en Belgique francophone, à faireréférence aux valeurs de la civilisationchrétienne”. Cette prétention a suscitédes réponses de certains – pasteurs ounon – à qui ces courriels avaient étéadressés. Chacun a réagi selon sa personnalité.Découvrons la prise de position deMarc DANDOY, pasteur à Rixensart.… un “parti chrétien”… qu’est-ce àdire ! Cela m’effraie. Je préfère – etde loin - voir des chrétiens s’engagerdans des partis que de voir un “partichrétien” ! Des chrétiens comme toutela gamme des croyants et incroyants,des croyants autrement – dans tousles partis démocratiques, OUI ; et enconfrontation et dialogue avec toutesles convictions, c’est ça “le” politique :un “vivre ensemble”. Un parti chrétien,NON.Si nous croyons être le “sel de la terre”,ne nous prenons pas pour la terre ! Etdonc d’y offrir un grain de sel.À quand, enfin, la compréhension politiquede la séparation Église-État ?C’est le même défi pour l’islam : est-cel’islam (un certain islam) qui va moderniserla société, ou – ce que j’espère – lasociété qui va moderniser l’islam ? Etc’est le même défi pour toute religion,d’autant quand elle a tendance à s’absolutiser,et à vouloir imposer ses valeursà la société civile.Déjà en 1984, Laperversion du Christianisme,un très bonbouquin de JacquesELLUL (qui n’était niparticulièrement gauchiste,ni révolution-Jacques ELLULnaire, ni mécréant), montre clairementcomment la conception du christianismecomme christianisme d’Étatou christianisme “de société” lui faitperdre toute sa pertinence et même sasubstance.Nostalgie d’un monde et d’une sociétéoccidentale “chrétienne”… quand tunous tiens !Je me permets donc, de vous recommanderles partis démocratiques.La mobilité ecclésialesuédoise enBelgiqueDepuis le début du XX e siècle, l’Églisede Suède a une communauté enBelgique. Elle a montré une grandesouplesse dans l’implantation de sessanctuaires.Située d’abord au centre d’Anvers, elledesservait surtout les marins suédoistouchant le grand port scaldéen…Puis, comme le temps de séjour à quaides bateaux diminuait de plus en plusgrâce aux techniques de manutentionplus rapides, un premier changementde lieu s’est effectué.L’Église construisit sur un emplacementoffert par la Ville d’Anvers etproche du port de conteneurs, uncomplexe comprenant un sanctuaire,une cafétéria, des salles de lecture et degymnastique et un sauna, le tout ayantla forme d’une ferme typique de Scanie.En plus des membres du personnel naviguant,les chauffeurs de poids lourdsy trouvaient hospitalité et détente. Enaoût 1972, la nouvelle église anversoisefut donc dédicacée en présence de laprincesse Christina.Le flux des familles suédoises versBruxelles suite à l’entrée de leurpays à l’Union Européenne, incita lesautorités de S.K.U.T. (Svenska Kyrka iUtlandet) l’Église suédoise à l’étrangerà envisager à nouveau un déplacementdu centre d’activités ecclésiales vers lacapitale belge.En janvier 1994, G. WEHMAN, l’archevêqued’Uppsal, inaugura une nouvelleéglise à Braine-l’Alleud. Les pasteurs J.-L SEBAN et H. R. BOUDIN représentèrentl’EPUB à cette cérémonie.Ayant le doigt sur le pouls de la coloniesuédoise, bientôt le conseil d’Églisebruxellois constata que la majorité desSuédois de Bruxelles avait quitté lesenvirons de Braine-l’Alleud-Waterloopour le centre ville.Un nouveau déménagement étaitnécessaire. Cette fois-ci, c’est le 35, avenuedes Gaulois qui accueillera l’Églisesuédoise. Ce nouvel emplacement estproche des Institutions européenneset de la Délégation suédoise auprès decelles-ci. Le 22 mai 2007, le directeur deSKUT, Klas HANSSON signa le compromisde vente.Rappelons que l’Église de Suède a descommunautés à Anvers, Bruxelles etLuxembourg. Après cinq ans de ministèreen Belgique, le pasteur JohanSÖDERBERG quittera bientôt notre payspour rejoindre Skara, une nouvelle paroissedans sa patrie.Le site http://skut.svenskakyrka.se/bryssel montre une série de photos dunouvel immeuble à l’état actuel.H. R. BOUDINPAGE8gMosaïque N°7


umeurB.N.B.Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle marque de biscuits, nid’une banque, ni d’une voiture, ni d’un virus, mais d’un nouvelindice économique à créer : les économistes essaientde “mesurer le bonheur” et l’OCDE (Organisation de Coopérationet Développement Économique) se penchera surcette unique question, lors d’une rencontre de juin.Le BNB., Bonheur National Brut, va-t-il devenir ce nouvelindice, à côté du PNB, Produit National Brut, qui jusqu’iciservait à mesurer soi-disant le bien-être d’une nation ?Qu’est-ce qui apporte le bonheur à un pays ? La qualité dessoins de santé, de l’eau, de l’air, du logement, l’espérance devie, le niveau d’études, le taux d’emploi… ?Tous paramètres importants pour qu’une population puissevivre harmonieusement et baigner dans le bonheur.Alors que les États Unis sont en tête de classement parPNB., si on prenait les critères du BNB, ce seraient plutôtla Nouvelle Zélande et les pays scandinaves qui deviendraientchampions du bonheur national brut.Et encore, ne faudrait-il pas introduire d’autres paramètrescomme le taux de suicides, de dépressions, de divorces,d’ennui… ?Le bonheur est une notion très subjective, très volatile. Cequi fait mon bonheur fait-il le vôtre ?La santé… Peut-il y avoir des malades heureux ? Sansdoute pas ceux qui souffrent énormément.Le handicap… On rencontre des handicapés rayonnants,pour autant qu’ils soient entourés et soignés avec amour.La pauvreté… Il y a des pauvres heureux, mais pas s’ils crèventde faim ou gèlent la nuit, dehors.Comment oser parler à la place des autres et apprécier,évaluer, leurs capacités à être heureux ou même leur devoird’être heureux (« Ils ont tout pour être heureux ! »)Il y a des vides, des manques, des solitudes terribles, mortels.Que pouvons-nous changer à cela ? Si je ne peux pasbeaucoup agir au niveau du BNB, de la politique qui favorisele bonheur (quoique je l’influence par mon vote !), jepeux du moins apporter du bonheur aux autres. La choseprimordiale pour être heureux, c’est d’être aimé, par unconjoint, un parent, un frère, une sœur, un ami, une amie,un voisin…Je peux donner de l’amour… Je peux partager… Je peuxaider… Est-ce que je le veux ?Mais qu’est-ce que le bonheur, cet état auquel chacun aspire? Faut-il un minimum de conditions matérielles poury atteindre ?Trop de richesses, trop de facilités, de « tout-cuit » ne nuisent-ilspas au bonheur ?Le lave-vaisselle, la machine à laver, les surgelés apportentilsle bonheur à la femme moderne ou contribuent-ilssimplement à soulager des conditions de vie, de stress,de manque de temps, induits par une spirale infernalede course après le temps, provoquée par un style de viequi met l’accent sur la rentabilité, la possession des biensmatériels, ou simplement par des faits de société commela peur de perdre son emploi, l’obligation d’accepter desconditions de travail stressantes et déshumanisantes, lasolitude dans les familles monoparentales où tout reposesur les épaules d’un seul parent, souvent la mère.Les enfants conduits en voiture jusqu’à la porte des classessont-ils plus heureux que ceux qui marchent sur les pistesafricaines ?Juillet 2007 gMosaïqueLes Béatitudes viennent encore tout compliquer ! Nousavons là une rupture avec nos visions habituelles du bonheur: heureux sont les doux, les attristés, les pauvres enesprit…Rien de simple au rayon du bonheur. Asseyons-nous, dansle calme et le silence, pour y réfléchir. Que fais-je pour monbonheur, pour celui des autres ? Quels sont les vrais et lesfaux bonheurs ? Comment les Béatitudes influencentellesma conception du bonheur ? Mon bonheur a-t-il despoints de rencontre avec ma foi ?Du grain à moudre pour l’été… Qu’il soit plein de bonheurs,petits et grands !Humeur inspirée par la chronique économique d’Amid FA-LJAOUI : “Le PNB sera-t-il remplacé par le bonheur nationalbrut ?”Yvette VANESCOTEPAGE9


enêtres ouvertesSur le mondeXVIIe colloqueinternationalde l’AssociationPaul Tillichd’expression françaiseLe XVII e colloque international de l’AssociationPaul Tillich d’expression françaises’est tenu à Fribourg, en Suisse,du 3 au 5 mai 2007, avec pour thème,“Les peurs, la mort, l’espéranceautour de Paul Tillich”.Synode historique à SochauxLe 19 mai 2007, l’Église Réformée de France et l’Église Évangélique Luthérienne deFrance ont pris une décision historique. En vue d’un meilleur témoignage, elles ontdécidé d’unir leurs forces après 450 ans. Les deux synodes ont donné leur feu vertpour les pourparlers définitifs sur l’unité. Ceux-ci doivent déboucher en 2013 sur lacréation d’une nouvelle Église unie. Le pasteur G. Liagre était présent et a apportéles salutations de l’EPUB et de la Communion des Églises Protestantes en Europe.Voici quelques impressions de ce synode.Qui d’entre nous ne s’est jamaisinterrogé sur la mort, et l’espérancepossible ? Y a-t-il une vie après lamort ou bien comme le disait l’intervenantcanadien Jean RICHARD :« Quand on est mort, on est mort ! ».Mais un théologien peut–il dire cela ?Comment alors entendre l’expression“vie nouvelle” ?Quant à nos peurs contemporaines,si elles comportent une part de nouveauté,face au terrorisme, par exemple,que nous apportera la penséetillichienne ?Elle peut nous offrir une relecture,nouvelle, créatrice. Et ressourçante ;tel est le pari des intervenants protestantset catholiques venus detous horizons, Brésil, États-Unis,Allemagne, France, Belgique, Cameroun… Pari gagné, commevous le découvrirez lorsque lesactes du colloque paraîtront.En attendant, je peux vous procurerles actes du XVI e colloque internationalde l’Association Paul Tillichd’expression française.Élisabeth de BOURQUENEY.Équipe de rédaction© D. CassouRien ne calme plus qu’une décisionprise. Tel fut le cas en France lorsqueles deux synodes, après de longsdébats, donnèrent leur “fiat” pourles derniers pourparlers destinés àréaliser l’unité. Le moment fut historiqueet chargé d’émotion. Quelquespersonnes présentes entonnèrentspontanément le cantique “À toi lagloire”. Ceci se passait dans le cadreunique du musée Peugeot à Sochaux(France).Vers l’unitéEn 1973, quelques Églises protestanteseuropéennes conclurent lesaccords de Leuenberg (Suisse).Ceux-ci conduisirent à la création dela Communion d’Églises Protestantesen Europe (CEPE), plate-formede concertation de 104 Églises protestanteseuropéennes (et quelquesÉglises latino-américaines). En tantque membre suppléant du comitécentral de cette organisation, le soussignéeut l’occasion de prendre laparole pour insister sur l’importancede cette Communion. La signaturede la Concorde de Leuenberg avaiten effet suscité des entretiens en différentsendroits d’Europe (aux Pays-Bas, par exemple !) entre les Églisesluthériennes et calvinistes.PAGE10 gMosaïque N°7


FenêtresouvertesEn France, ces deux Églises coexistentdepuis la Réforme. Dans la région deMontbéliard (Sochaux est dans sabanlieue), après beaucoup d’hésitation,le prince régnant de l’époquechoisit le luthéranisme. Nous enconnaissons le résultat : cette régionde France est tout à fait luthériennealors que le protestantisme du restede la France est très majoritairementde tradition réformée. Grâce aux récentspourparlers en vue de leur unité,ces deux Églises, dorénavant, vontunir leurs forces. L’aboutissement duprocessus est prévu pour 2013.depuis la Réforme et rapprochementdes deux Églises luthérienne et réformée),ne se produit qu’une seulefois dans la vie d’un homme. Je suisheureux d’y avoir assisté au nom del’Église Protestante Unie de Belgiqueet de la Communion d’Églises Protestantesen Europe. Avoir participé àcet inoubliable moment œcuméniqueest un privilège unique.Dr Guy LIAGREPrésident du conseil synodalUn événement historiqueDepuis de nombreuses années déjà,luthériens et réformés de Francetravaillent ensemble dans un certainnombre de domaines. Le salaire despasteurs luthériens leur est versé viala caisse centrale de l’Église réforméealors que cet argent provient, biensûr, de dons luthériens. Dans les deuxFacultés de théologie protestante(Paris et Montpellier), ils collaborent.Au cours des dernières années, cesinstitutions tendent d’ailleurs à sedévelopper. Le nombre d’étudiantsaugmente et, bientôt, les bâtimentsde Paris seront profondément rénovés.Le synode historique s’est clôturédans l’église de Montbéliard par unculte impressionnant célébré encommun. Nous étions plus de 600 àsouhaiter la bienvenue, de manièreofficielle, à une quinzaine de nouveauxpasteurs issus des deux Églises.L’installation nouveau conseil synodalde l’Eglise Réformée de France aeu lieu durant ce même culte.Être témoin d’un tel événement historique(tenue par l’Église Réforméede France de son centième synodeJuillet 2007 gMosaïque© D. CassouComptons sur nos doigts+ Les riches vont bien, merci pour eux ! Selon le magazine Forbes, lemonde abritait 946 milliardaires (en dollars) en 2006, contre seulement793 l’année précédente. Leur patrimoine cumulé atteint 3 500milliards de dollars. Pas mal, hein ? Il y a 5 ans, ils n’étaient que 497,pour une fortune de 1 540 milliards de dollars. Les très riches sont deplus en plus riches. Et à votre avis, les très pauvres ?+ Les dépenses militaires mondiales explosent ! Estimées à 1 000milliards de dollars en 1990 et 1 200 milliards de dollars en 2006, ellesdevraient atteindre 1 500 milliards de dollars en 2007 selon Jeune Afriquedu 13 mai 2007. Les États-Unis y consacrent 565 milliards, devant laChine (123), la Russie (87), la France (62) et le Royaume-Uni (61).+ Et la dette extérieure des pays en développement ? Elle va bienaussi ! Selon le World Economic Outlook 2007 du FMI (qui a un systèmestatistique un peu différent de la Banque mondiale), contrairementaux proclamations médiatiques, elle poursuit sa course folle : 3 000milliards de dollars en 2005, 3 240 milliards en 2006, et des prévisionsde 3 500 milliards de dollars en 2007 ! Au moins, si on manque de capitauxpour financer le développement du Sud, on saura où piocher...DAMIEN MILLET, directeur de publicationBulletin du CADTM(Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde) FrancePAGE11


ible ouverteJésus fait route avec nous…Souvenons-nous… C’est ce que nousdit l’Évangile de Luc dans le récit bienconnu des Pèlerins d’Emmaüs. Deuxdisciples complètement désespérés,en pleine crise de foi, s’interrogent,chemin faisant, sur les événementstragiques qui ont précipité la crucifixionde Jésus. La mort du Maître,mort annoncée par le Maître luimême,les a surpris et réduit en lambeauxleur espérance. Ils ressemblentà des zombies déambulant entre vieet mort et n’ayant pour tout horizonque le sombre et énigmatique décord’un caveau duquel le corps gisant deJésus avait disparu. Ils marchent surla route qui ne conduit nulle part…Emmaüs, on ne sait pas au juste où çase trouve… Il y en a plusieurs selonles géographes… Lequel est le bon,mystère ! Le mot Emmaüs, signifierait« désir de… ». C’est très vague…Bref, leur voyage est autant un voyageà l’intérieur d’eux-mêmes que sur lessentiers de la Judée. Ils marchent…Ils cherchent et se cherchent…poupe, il part à la recherche d’unegastronomie spirituelle solidementvitaminée… Il lui arrive de partirsur les chemins de Compostelle, leschemins du champ des étoiles ou del’étoile… Les chemins du Ciel… Lamoindre des choses, c’est de lui accorderun minimum d’intérêt…. Cethomme, ces hommes, ces femmesqui marchent, cherchent, se cherchentsur la piste aux étoiles, ne nousressemblent-ils pas ? Ne sont-ils pasdes nôtres et ne sommes-nous pasdes leurs ?Le jour de la résurrection de Jésus« deux disciples se rendaient à unvillage nommé Emmaüs, à une dizainede kilomètres de Jérusalem. Ilss’entretenaient de tout ce qui venaitde se passer. Pendant qu’ils étaient absorbésdans leur discussion et qu’ils secommuniquaient leurs réflexions, Jésuslui-même s’approcha d’eux et se mit àmarcher à leurs côtés. Mais ils étaientfrappés d’aveuglement et ne le reconnaissaientpas (…) Il entra dans le villagepour demeurer avec eux. Il se mità table avec eux, prit le pain et, aprèsavoir prononcé la prière de bénédiction,il le partagea et le leur donna. Aumême moment, des écailles tombèrentde leurs yeux et ils le reconnurent…mais déjà, il avait disparu » (Luc 24, 13– 16 & 28 – 31).Aldo BENINIPasteur EPUB, DourPAGE12Aujourd’hui, dans nos deux dernierssiècles surtout, siècles que l’on ditconquis par l’athéisme et le matérialisme,siècles sans foi ni loi, nousassistons curieusement à un retourdu religieux. L’homme moderneou postmoderne ne parvient pas ànourrir son âme, son être intime, ens’alimentant uniquement des bienfaitsdu progrès… Son appétit spirituelne l’a pas quitté… Loin de là !Pour le satisfaire, alors que les églisestraditionnelles se vident, que les religionshistoriques, dans leur sagessefondamentale, n’ont plus le vent enEmmaüs - RembrandtgMosaïque N°7


érieLes pensionnaires du 5 rue du Champ de Mars (6)Nous arrivons au terme de notre présentation de celles et ceux qui œuvrent dans les divers secteurs de l’ÉPUB dans l’immeubleixellois.Tout au-dessus, sous les toits de l’hôtel de maître, se trouve,pour quelques semaines encore, le quartier général dela trentenaire Solidarité protestante (SP). Cette grande asblest également agréée comme ONG de développement. Leterrain d’action de SP se concentre dans les pays d’Afriqueet d’Asie où, dans l’esprit de l’Évangile, sont secourues lespersonnes et les populations défavorisées et fragilisées etce, dans l’urgence (réhabilitation post-urgence après desconflits et des catastrophes naturelles) ou le long terme(projets de lutte contre le SIDA, la tuberculose et la lèpre).En Belgique, SP sensibilise et éduque nos coreligionnairesnotamment, aux besoins de ces régions en souffrance etaux responsabilités que nous avons vis-à-vis d’elles. Pourmener ses actions SP reçoit ainsi des dons de personnesprivées et d’organismes belges, européens (dont les Églisesdu Nord) et internationaux. Ses projets - essentiellementde santé et d’éducation - ne peuvent cependantprendre toute leur amplitude que grâce aux subsides descommunes, provinces et régions(CF et RW) et surtout de la DirectionGénérale de la Coopérationau Développement qui cofinanceune grande partie de ses activités.Éric JEHIN en est aujourd’hui lesecrétaire exécutif et le responsablede la gestion journalière. Ila travaillé pendant onze ans enÉricIndonésie comme coopérant avecla Mission Évangélique contrela Lèpre. Éric est kiné de formationet a une maîtrise en Santépublique. Il habite Nandrin, estmarié et père de trois filles. Depuis1996, il travaille à SP, ce quil’amène à se déplacer régulièrementsur le terrain pour le suivides projets.Il en est de même pour le docteur Hilde PROOT qui s’occupedes projets cofinancés. Hilde est médecin généraliste,diplômée en médecine tropicale et en santé publique. Elleest mariée et habite Louvain où elle continue à exercerquelques heures par semaine. Deux fois par an, durantquinze jours, elle se rend en Afrique centrale où se concrétisentles projets qu’elle gère.Karine MISPREUVE est la secrétaire de SP depuis 1992. Mariéeet mère de deux enfants, elle habite Bouvignies.Quant au tout nouveau gestionnairefinancier employé à temps plein, ils’appelle Jean-Michel BOISSEZON. Il estbruxellois, membre de l’Église adventiste,marié et père d’une fille.Cette équipe venue des quatre coins dela Belgique est soutenue par de nombreuxbénévoles engagés dans l’asbl :Jeanne, Jacop, Johan et Nicole, Achille,Jacqueline, Georges et Simone ainsique Léopold, responsable de la sensibilisationdans les paroisses.Cet été, S.P. transfèrera ses bureauxplus près de la gare du Midi (rue Brogniez,36).C’est avec eux que nous aussi nous quittonsle QG de l’ÉPUB et ses chevillesouvrières.Prochaine série : Scout et centenaire !Jean-MichelLéopoldMartine WARLETÉquipe de rédactionHildeJuillet 2007 gMosaïquePAGE13


édi@s et relations publiquesDes sites à visiter.www.sefarim.fr la Bible dans la traduction du Rabbinatwww.tombeaudetalpiot.blogspot.com le tombeau de Jésus,canular ?www.biodiversite.be (en anglais) et www.bombylius.be ilaspire le nectar des fleurs et vous guidera en français sur lesite de la biodiversité en Belgiquewww.hoaxbuster.com pour vous aider à discerner le vraidu faux lorsque vous recevez un message à propos d’unedisparition…Nous y étions.Il me faut abandonner le « nous » et parler en « je » : j’aiécouté une conférence de Jérôme Cottin à la Facultéde Théologie protestante de Bxl ; j’ai présidé un Conseild’administration et l’Assemblée Générale de l’Asbl Protestanet; j’ai assisté à la présentation du Programme descours de religion protestante à l’église du Musée (un échosera publié en septembre) ; je me suis ressourcé à Chimayavec le pasteur-ermite Daniel Bourguet lors d’une retraiteorganisée par Ressourcement et Spiritualité Protestante ;j’ai animé une séance sur “La conduite de réunions de Consistoire”dans le cadre du SPEP ; j’ai débattu avec l’équipede Mosaïque des choix des coups de projecteur pour lesprochains mois ; j’ai accueilli avec le Président du Conseilsynodal un responsable de la Conférence mondiale desreligions pour la Paix ; j’ai participé à un cocktail lors del’inauguration des nouveaux locaux de la Libre Belgique ;j’ai lu les dépêches Belga et les extraits de presse relatifsau protestantisme et aux protestants transmis par la firmespécialisée “Auxipress”…J’ai aussi lu (et répondu à) la cinquantaine de courrielsquotidiens, dépouillé le courrier postal et répondu auxappels téléphoniques parfois étonnants ou détonants ;j’ai eu quelques entretiens avec des gens intéressants etpassionnés (si vous avez l’intention d’étudier à Louvain-la-Neuve en septembre et que vous cherchez un logement,Le programme ne nous est pas parvenu. Une seuleémission de télévision nous était connue.ÉMISSIONS de TÉLÉVISION :Présence protestante (10 min.)Dimanche 01.07 à 11.50 h. sur RTBF La DeuxUne émission deRobert Hostetterun groupe d’étudiants (7 à 8) cherche un protestant desensibilité réformée pour partager leur vie communautairedans un “kot-à-projet” : à recommander absolument,faites-moi signe) ; j’ai…En revanche pas d’émissions radio ou TV en ce mois dejuin. Et je n’ai même pas encore eu le temps (électionslégislatives obligent puisque dans une vie “parallèle” jemène une activité politique, ce qui m’a contraint à répondrepositivement à l’invitation d’animer un Midi du SPEPsur “Les suites des élections du 10 juin”), pas le tempsdonc de faire un peu de rangement pour faire place netteà mon successeur puisque je termine mon mandat deporte-parole fin juillet. Il me reste à remercier tous ceuxet celles qui m’ont aidé, soutenu, conseillé et avec qui j’aieu beaucoup de plaisir à collaborer dans ce travail riche etpassionnant (comme vous le voyez à la lecture de ce quiprécède) de porte-parole de l’EPUB, et souhaiter bon vent,beaucoup de joies et de bénédictions à celui ou celle quireprendra le flambeau.Pour la dernière fois puisque « je n’y serai plus », pour desrenseignements complémentaires : Michel DANDOY, ruedu Champ de mars, 5 à 1050 Bruxelles au 02/510.61.66 ou0475/351 598 ou belpro@epub.beLe Cep en SancerroisSUITES - CHAMBRES D’HÔTESà 180 km au Sud de ParisGisèle et Philippe Fromontet leurs enfants vous accueillentdans l’ancien presbytère protestantau coeur du vieux Sancerre.Ils vous feront découvrir la région:Loire, châteaux, bonnes adresses,vins et Chavignol, le fameuxfromage de chèvre dégusté à la ferme.Ils vous proposeront entre autres une initiation: aubois : scie à chantourner, fabrication d’objets en bois ;au tir à l’arc ; à la fabrication de bougies2, rue Mac Donald F-18300 SancerreTél. 00 33 (0)6 85 71 72 20 ou 00 33 (0)6 37 89 02 23PAGE14 gMosaïque N°7


POUR VOS VACANCESEn Belgique :Les cultes dans des lieux touristiques pendant les temps de vacancesCultes bilingues, les dimanches de juillet et aoûtSpa : (09.30h) Rue Brixhe, 24 • Contact : Bruce DENNIS, 087 33 84 60Services en plusieurs langues toute l’année.Knokke (10.30h) Zoutelaan 84Lombardsijde (10.00h) Dorpsplein 40 (Unie van Baptisten in België)En FranceNous avons choisi de vous présenter un musée virtuel et un musée bien réel. Tout en restant chez vous vouspourrez visiter le premier. Pour l’autre endroit, ne le manquez pas si vous êtes dans le coin. Bonne visite.Adresse : http://www.museeprotestant.org/La Fondation Pasteur Eugène BERSIER, avec la collaborationde la Société de l’Histoire du Protestantismefrançais, a créé sur Internet en janvier2003 le site www.museeprotestant.org, pourprésenter l’histoire du Protestantisme français.Le Musée se veut avant tout pédagogique, instructif,esthétique, pour expliquer comment s’estdéveloppée l’identité protestante en France depuisle XVI e siècle.Quatre raisons principales ont guidé son élaboration:• faire connaître la spécificité des chrétiens protestants,• illustrer les moments significatifs de la vie duprotestantisme français,• conserver les images, textes, tableaux, dessins,objets témoins de l’histoire des protestants,• orienter ceux qui souhaitent mieux connaîtreet comprendre l’histoire du protestantisme.Bonne visite.Exposition “L’histoire de la Bible en braille” au Musée du Protestantismedauphinois du Poët-LavalAu sud, en France, un lieu qui vaut vraiment la visite est Le Poët-Laval : un village pittoresque dans la Drôme provençale, à unevingtaine de km à l’est de Montélimar, siège au XIIème siècle de laCommanderie des Chevaliers Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem,puis passé à la Réforme au XVIème siècle.Le Musée du Protestantisme dauphinois est installé dans une anciennedemeure du XVème siècle, devenue “maison commune” ettemple au XVIIème siècle, cette double fonction lui ayant évité ladestruction lors de la Révocation de l’Édit de Nantes.Cette année le Musée accueille “L’histoire de la Bible en braille”:on peut y voir quelques-uns des 32 volumes de la première Bibleimprimée en braille, à Lausanne, entre 1860 et 1866, découvrir l’universmystérieux et fascinant du braille, des aveugles et du toucher,suivre les développements de l’impression et de la diffusion de laBible parmi les aveugles jusqu’à l’âge de l’informatique. Sont égalementexposés des appareils et machines pour écrire le braille, desvolumes imprimés en relief avant le braille.Musée ouvert tous les jours, de 11 à 12h et de 15 à 18.30h, sauf les matinsde vendredi et dimanche, tél.: 00 33 (0)4.75.46.46.33.• Envoyez vos informations à la rédaction -Rue du Champ de Mars 5,1050 Bruxellesou par courriel: belpro@epub.be• Site Internet :http://www.protestanet.be/EPUBMerci de respecter les délais suivants:• le 5 août pour le numéro de septembre.• le 5 septembre pour le numéro d’octobre.• le 5 octobre pour le numéro de novembre.Les opinions exprimées dans Mosaïquen’engagent que leurs auteurs.• ABONNEMENTS ANNUELSAbonnements individuels :envoyez vos nom et adresse ainsi que votrerèglement de 15,00€à MOSAÏQUE-Rue du Champ de Mars 5,1050 BruxellesCompte: 068-0715800-64Abonnement de soutien : 25,00€Abonnement de groupe :Veuillez contacter la rédaction pourles conditions: mosaique@epub.be• Éditeur responsable : Michel DANDOYRue du Champ de Mars 5, 1050 BruxellesTél./Fax 02/510.61.66• Équipe de rédaction : Élisabeth de BOURQUENEY,Jean-Marc DEGRÈVE, Isabelle DETAVERNIER,Jacqueline LOMBART, Martine WARLET.• Collaborateurs : Yvette VANESCOTE,Samuel CHARLIER• Collaborateurs régionaux :Hainaut Occidental : Ph. FROMONT, C. GODRY,C. ROUVIÈREHONL : N. LEBRUN, J-P LECOMTELiège : J. HOSTETTERBrabant : Jean-Marc DEGREVE• Imprimerie: sa N. de Jonge, BruxellesJuillet 2007 gMosaïquePAGE15


© Jean-Marc DEGRÈVE.Le Christ aux coquelicotsEt que nos cœurs chaque jour s’ouvrent à la fraîcheuret à l’éclat des coquelicots.À ces fragiles taches rouges, à ces larmes de vie quepersonne ne provoque et qui viennent pourtant, imprévisibles,au beau milieu des champs, au beau milieudes jours, de nos jours.Parce que tu existes, même dans les lointains, commece rouge dans les blés sages, aperçu depuis une route,tu les inquiètes.Dieu est aussi frêle que ces coquelicots que, pour leurprofit, les hommes veulent arracher de la terre.Christian BOBIN“Le Christ aux coquelicots”, Lettres Vives 2002

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