N°38 - Cherche studio, priX décent - Ile-de-France

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N°38 - Cherche studio, priX décent - Ile-de-France

L’ACTUALITÉ5AGENDAJusqu’au 9 décembreConcertation sur le projet denouvelle branche du RER D,dite « Barreau de Gonesse »,qui permettra de rejoindrela gare Parc des expositions,du RER B, à Villepinte (93).Pour vos contributions :www.nouvellebranche-rerd.frDu 14 au 16 décembreSession publiquedu conseil régional.Vote du budget 2012.57, rue de Babylone, Paris 7 e .Retransmission des débats :www.iledefrance.frDu 13 au 15 janvierSalon de l’apprentissage et del’alternance. Dans le cadredes salons de L’Étudiant,un rendez-vous pours’informer sur les métiers,les diplômes, les contrats.Parc des expositions, Paris,Porte de Versailles (15 e ).www.letudiant.fr,rubrique « études ».Les 1 er et 2 février19 e édition du Salon desentrepreneurs. Sur 12 000 m 2 ,400 exposants attendentprès de 60 000 visiteurs.Palais des congrès,Porte Maillot (Paris 16 e ).www.salondesentrepreneurs.comArgenteuil 9578Mantes-la-Jolie Asnières92Bièvres91AVANT-GARDE Deux universités et 31 lycéesrenforcent leurs liens avec le monde artistique.Les médiateurs culturelsBAROMETREsont à l’œuvreDepuis le mois d’octobre, Ingridtravaille avec les proviseurs, leséquipes pédagogiques et lesélèves des lycées d’Argenteuil, deCormeilles-en-Parisis et de Saint-Ouen-l’Aumône (95). Elle arpenteaussi les lieux culturels aux alentours,salles de spectacles ou médiathèques,reçoit des musiciens ou des compagniesde théâtre. Comme 12 autresmédiateurs culturels recrutés et formésen Île-de-France par Arcadi, ellea reçu pour mission d’ouvrir les portesdes lycées ou des universités à l’art età la culture. « Ce métier me permet deréunir une vocation et une passion »,souffle la jeune femme qui, dans sonparcours, a toujours eu un pied dansle monde de l’éducationet l’autre dans des projetsartistiques. Deuxuniversités et 31 lycéesont souhaité prendreBonus webDécouvrez la listedes établissementset notre vidéo.www.iledefrance.frpart à ce dispositif expérimental. Cesmédiateurs vont accompagner ledéploiement d’actions régionalestelles que les lycéens au cinéma, lesrésidences d’écrivains, le prix lycéendu livre qui pourraient ainsi êtremieux diffusées. Ces médiateurs sontune passerelle entre le lycée ou l’universitéet les artistes ou structuresculturelles, qui disposent ainsi d’uninterlocuteur unique pour relayerleurs propositions et monter des projets.Mais le développement des activitésartistiques et culturelles passeavant tout par les élèves eux-mêmes.« Nous devons sonder leurs envies etfavoriser l’émergence de leurs propresinitiatives », insiste Ingrid. Pas questiond’en faire des consommateurspassifs maisplutôt des acteurs créatifset curieux ! lJean-François HennionBaromètreLa qualité des transportsen communÊtes-vous satisfait des transportsen commun en Île-de-France ?La qualité de l’environnementC’est votre avisÊtes-vous satisfait ou non de la qualitéde l’environnement en Île-de-France ?Le climat économiqueDiriez-vous que, en ce moment, l’activitééconomique en Île-de-France est :Le prix des logementsDiriez-vous que, là où vous vivez,le prix des logements à la location est :L’accès des jeunes au logementQuels sont les principauxobstacles que peut rencontrerun jeune dans l’accès à unlogement en Île-de-France ?(Trois réponses possibles,total supérieur à 100 %)Très satisfait 11 %Assez satisfait 43 %Pas vraiment satisfait 17 %Pas du tout satisfait 14 %Ne se prononce pas 15 %Très satisfait 11 %Assez satisfait 52 %Pas vraiment satisfait 24 %Pas du tout satisfait 11 %Ne se prononce pas 2 %Très dynamique 6 %Assez dynamique 43 %Pas vraiment dynamique 31 %Pas du tout dynamique 13 %Ne se prononce pas 7 %Très élevé 58 %Assez élevé 31 %Peu élevé 3 %Pas du tout élevé 2 %Ne se prononce pas 6 %Le prix des loyers 71 %Les garanties demandées 58 %La pénurie de logements 31 %Les discriminations 20 %L’éloignement géographique 18 %La qualité des logements 9 %Des aides trop complexes 8 %Autre 1 %Ne se prononce pas 2 %© Francois-Xavier Seren/PicturetankL’imagecampagne choc contre la violence Affichage massif,communication sur le Net, spot diffusé dans 830 salles de cinéma : la nouvellecampagne Jeunes Violences écoute incite plus que jamais les jeunes Franciliensvictimes de violence à briser le silence ! 0808 807 700 (appel anonyme et gratuit,même d’un portable). l www.jeunesviolencesecoute.frSe loger, une difficulté majeureFace à une crise du logement quis’amplifie, l’Île-de-France et sesplus jeunes habitants semblentparticulièrement touchés.Le prix des logements à la locationen Île-de-France est jugé « élevé »par une large majorité de lapopulation (89 %), voire « trèsélevé » pour 58 % d’entre eux, avecdes disparités géographiquessignificatives. Les Parisiens (71 %)et les habitants des Hauts-de-Seine (74 %) sont les plus nombreuxà trouver les loyers « trèsélevés », alors que ce ressenti estmoindre en Seine-Saint-Denis (44 %) ou dans le Val-de-Marne (46 %).Concernant les difficultésd’accès aulogement des plusjeunes, les deuxbonus webLes résultats denotre sondage sur lelogement des jeunes.www.iledefrance.frprincipaux freins perçus sont lecoût du logement (71 %) et lesgaranties demandées par les propriétaires(58 %). De manière plussecondaire, la rareté des logements(31 %) et la discriminationà l’égard des jeunes (20 %) sontégalement citées comme des obstaclesimportants. Les autres indicateursde qualité de vie dans larégion restent stables. Les Franciliensdemeurent majoritairementsatisfaits des transports encommun (54 %) et de la qualité del’environnement (63 %). De plus,le climat économique reste dynamiquepour près d’un interviewésur deux (49 %), avec un optimismeaccentué chezles 18-24 ans (58 %) etles cadres (57 %). lMaïder Chango-Beffa,directrice associée, viavoiceSondage réalisé par téléphone pour « Île-de-France » entre le 17 et le 21 octobre 2011, sur un échantillon de1 001 personnes représentatif de la population francilienne âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.îLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


LE DOSSIER7Pour entrer dans ce logement àParis, Claire (à gauche) et Laura ontaccepté de consacrer 5 heures parsemaine à des actions bénévoles.© Stephan zaubitzer/Picturetankétudiants et jeunes salariés en mal de logementCherche studio, prix décentTrouver un logement adapté et bon marché en Île-de-France, un vraicasse-tête pour les jeunes ! Décidée à les aider, la Région soutient laconstruction de foyers et de résidences étudiantes. Et mise sur desexpériences originales, comme la colocation solidaire.Sabrine Boujenfa a quitté Cannes (06) ily a deux ans. Direction, un foyer de jeunestravailleurs (FJT) à Paris 13 e , où elle a finalementtrouvé une chambre. Le montantdu loyer, 250 euros, passe dans le budgetde cette jeune femme de 22 ans. D’autant qu’aprèsplusieurs CDD, Sabrine décroche un contrat à duréeindéterminée dans un cinéma des Champs-Élysées.Mais la solution en foyer n’est qu’une étape qui, enthéorie, ne peut durer plus de deux ans. Et là, toutse complique. « J’ai fait des dossiers pour un HLM,mais les listes d’attente sont très longues, et il y a assezpeu de studios dans le logement social. » Elle setourne vers le privé : « J’ai visité des chambres sansfenêtre, des studios minuscules et super chers du côtéde Bastille. Et puis, il faut être très disponible pourguetter la moindre opportunité. Pas facile, quandon travaille. » En attendant une solution durable,Sabrine a changé de foyer, passant du 13 e au11 e arrondissement. Le temps des épreuves n’estpas derrière elle. Avec son salaire, elle se situe désormaisjuste au-dessus du seuil pour percevoir lesaides personnalisées au logement. Dans quelquesmois, Sabrine risque donc de se retrouver dans unesituation financière très délicate, où le moindreincident peut avoir des conséquences dramatiques.La spirale de l’exclusion, Joffrey Pascal la connaîtbien. À 21 ans, il est hébergé au foyer de jeunestravailleurs de Mantes-la-Jolie (78). Partageantson emploi du temps entre le CFA de Mantes etune entreprise à Voisin, dans l’Eure, l’apprentiraconte sans détours ses galères, l’arrêtdes études après deux années defac, les boulots précaires, les nuits àdormir chez des amis, dans une voiture…ou dans la rue. Une associationlui trouve un hébergement provisoire et des formations.Joffrey reprend pied. Aujourd’hui, dansson 9 m², il s’épanouit grâce à la philosophie dufoyer. « Je pensais trouver un toit. En réalité, j’aitrouvé une vie. » L’idée de quitter un jour cet universl’inquiète un peu… « La sortie, je ne veux pas tropy penser, mais ça ne m’échappe pas… On ne passepas directement du FJT à la maison de retraite. Entreles deux, il y a tout un parcours à construire ! »La norme, c’est la galèreLes jeunes salariés ne sont pas les seuls à devoirlutter pour ouvrir les portes du logement en Îlede-France.Heureux sont les étudiants qui décrochentune place dans une cité universitaire. LauraDangoumau, elle, a eu de la chance. Arrivée deToulouse, elle a trouvé un appartement de 50 m²,porte de La Chapelle, dans le 18 e . Une colocationqu’elle partage avec Claire, une étudiante originairede Poitiers (86). Laura n’est pas boursière, et enBonus webReportage vidéosur deux résidencesétudiantes, Paris 11 e .www.iledefrance.frtemps normal, il lui aurait été presqueimpossible d’accéder à cette résidencegérée par le Crous. Mais ce logementfait partie d’un programme expérimentalconfié à l’Association de laîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


8LE DOSSIERfondation étudiante pour la ville (Afev). En prenantles clés, le locataire s’engage à donner de son tempspour mener à bien des actions d’éducation populairedans le quartier. Cinq heures par semaine,Claire et Laura vont donc à la rencontre des habitantspour « créer du lien social » ou proposer del’accompagnement scolaire. « Nous avons consciencede vivre finalement une expérience hors normes,confie Laura. Ici, la norme, c’est la grosse galère querencontrent tous les jeunes pour se loger. »Sabrine, Joffrey, Laura et Claire : ces parcourstémoignent de la difficulté de se loger en Île-de-France quand on a moins de 30 ans. À la FondationAbbé-Pierre, cette réalité est bien connue.Dès 2006, elle tirait la sonnette d’alarme : « lajeunesse est devenue un temps d’apprentissage dela précarité », prévenait-elle. Et de pointer dudoigt les aberrations d’un système où les jeunespeinent à entrer dans des HLM compte tenu desdélais d’attente et des modalités d’attributionqui donnent la priorité aux familles. Conséquencelogique : ils se retournent vers le parclocatif privé, fatalement plus cher.Arnaques à tous les coins de rueDans ce contexte, le chemin vers l’autonomie estsemé d’embûches. Avec des arnaques à tous lescoins de rue. Parmi les plus courantes, celle desmarchands de listes est régulièrement épinglée.On ferre le jeune avec quelques annonces alléchantes,et on vend à prix d’or, malgré l’interdictionlégale, des listings d’appartements déjà loués, insalubresou ne répondant en rien aux critères exigés.Pour réguler le marché, les pouvoirs publics sontà l’œuvre. Avec un motCONSTRUCTION« En arrivant au foyer deMantes-la-Jolie, je pensaistrouver un toit. En réalité,j’ai trouvé une vie. » JoffreyAvec ses toitures végétalisées,son système derécupération des eauxpluviales et ses capteurssolaires, la résidenceÉmilie-du-Châteletouvrira ses portesau printemps, au cœurdu plateau du Moulon,un quartier deGif-sur-Yvette (91). Ses200 logements disposerontde l’accès à l’Internethaut débit. Mais ceUne résidence modulaire sur un plateauqui fait l’originalité dece programme du Crousde Versailles, créé parLogiStart, c’est soncaractère architectural.Constitués de modulesen bois assemblés lesuns aux autres, les bâtimentss’intègrent parfaitementdans le paysage.Une technique deconstruction qui permetde réduire les coûts etles délais de livraison.d’ordre : construire vite etbien, pour proposer deslogements abordables etadaptés. Depuis 2005, laRégion a soutenu la créationde 10 184 logements en résidencespour étudiants et 5 613 places dans desfoyers pour jeunes travailleurs et apprentis. Pouramplifier cet effort, elle vient d’adopter de nouveauxdispositifs, afin de favoriser l’accès au parcsocial en imposant aux bailleurs de rendre disponiblespour les jeunes au moins 5 % des logementsqu’elle subventionne. Elle va aussi mettre à la dispositiondes jeunes travailleurs arrivés au termede leurs deux années d’hébergement en foyer unepartie de son contingent de logements sociaux.D’autres pistes sont explorées, comme le recours,via des associations agréées, au développementdes colocations solidaires ou à l’intermédiationlocative (lire le reportage en page 9). Et pour contrerdes pratiques parfois douteuses, la Région exigeradésormais le remboursement des aides financièresqu’elle apporte aux opérateursgestionnaires du logementétudiant, si ceux-cifacturent à leurs locatairesdes frais supplémentaires(frais d’inscription, de dossier,de rédaction de bail,La résidence deGif-sur-Yvette vient renforcerune offre de logementsqui reste encoreinsuffisante pour lesjeunes en Île-de-France.Ces dernières années,plusieurs projets pharesont vu le jour, grâceau soutien de la Région,à évry (91), Palaiseau(91), Gennevilliers (92),Magny-le-Hongre (77),Montigny-lès-Cormeilles (95),Saint-Denis ou encoreAubervilliers (93).Deux résidencesétudiantes viennentd’ouvrir leurs portesdans le 11 e arrondissementde Paris, ruede la Fontaine-au-Roi.D’autres réalisationssont en cours, dont400 logements ruede la Tombe-Issoire,dans le 14 e .d’état des lieux…). Des efforts salués par JérômeCacciaguerra, le directeur de l’union régionale desfoyers de jeunes travailleurs, qui prévient :« Construire davantage de logements pour les jeunesen Île-de-France doit rester une priorité absolue, maisil n’y a pas de solution miracle. Il faut multiplier lesréponses. Et faire de ces lieux d’hébergement des lieuxde vie, de brassage, de partage. »À Paris, rue des Malmaisons, le foyer où Sabrinea débuté son parcours résidentiel francilien nepropose pas uniquement 89 chambres. Atelierscuisine, permanences de psychologues, débatssur les discriminations ou le stress au travail sesuccèdent toute l’année. À Mantes-la-Jolie, Joffreyparticipe aux ateliers de recherche d’emploi, ilpeut aussi rencontrer dès qu’il le veut la conseillèrefinancière. Mais pour ne pas revivre la galère, lejeune homme n’hésitera pas, si aucune solutiondurable ne se présente, à partir vers de nouveauxhorizons : « Pourquoi pas le Mali, pour construiredes puits ? Là-bas, on peut se rendre utile et trouverplus facilement sa place. » ldossier réalisé par Pierre ChapdelaineTout juste arrivéedans un foyer à Paris 11 e ,Sabrine espère trouverun logement HLM.Après avoir dormi danssa voiture, Joffrey savourele confort du foyerde Mantes-la-Jolie.© Sophie Brandstrom/Picturetank© Sophie Brandstrom/PicturetankîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


10LES INITIATIVESActions© Lafaite-mnhnSCIENCEUn scanner surpuissantAppelez-le AST-RX, toutsimplement ! Le nouveauscanner du Muséumnational d’histoire naturellede Paris, acquisnotamment grâce à uneaide de la Région, est leplus performant dans lemonde des sciencesnaturelles. Non seulementil permet d’observe r f i n e m e n t l e sstructures internes desobjets étudiés et de lesmodéliser en 3D, mais, de plus, il les laisse intacts.Une aubaine pour les chercheurs qui pourront ainsiêtre autorisés à étudier de près le trésor duMuséum : les plus fragiles des 68 millions de spécimensde vertébrés, invertébrés, végétaux fossilisésou minéraux qu’il abrite. lh www.mnhn.frCONSTRUCTIONle bâti parisien s’adapteLa rénovation énergétique des logements parisiens: c’est l’objet de la convention entre la Villede Paris et ses partenaires du secteur du bâtiment*,renouvelée pour 2011-2014. La Région se joint àeux. Principaux objectifs : informer les ménages etles copropriétaires parisiens de tous les travauxqu’ils peuvent entreprendre pour réaliser des économiesd’énergie, et sensibiliser les professionnelsà toutes les créations d’emplois et possibilités deformation que cela implique. l* La FFB Grand Paris, la CAPEB 75 Paris etPetite Couronne, la fédération parisienne des SCOPdu bâtiment et des travaux publics, le conseil régionalde l’Ordre des architectes d’Île-de-Franceet l’Agence parisienne du climat.formationPermettre aux détenusde préparer leur avenirPrès de 12 000 détenus sont potentiellement éligiblesà une formation professionnelle dans les11 établissements pénitentiaires franciliens. LaRégion souhaiterait, à l’instar de l’Aquitaine et desPays de la Loire, intervenir davantage dans cedomaine. Elle réalise actuellement un vaste étatdes lieux sur ce sujet. Après quoi, elle devrait lancerune expérimentation en milieu carcéral auprèsd’un effectif réduit de bénéficiaires. lmédiades voix pour l’égalitéLa lutte pour l’égalité passe aussi par les ondes !C’est le combat que mène Alternative FM, une radioassociative de Persan (95) qui crée et diffuse desémissions de lutte contre les discriminations. Lesauditeurs ont notamment rendez-vous avec lesmagazines Les Voix de l’égalité, Liberté, égalité,Fraternité, Alternative citoyenne, réalisé avec laLigue des Droits de l’homme, ou encore l’émissionhebdomadaire Quasimodo, réalisée avec FranceTerre d’asile. Alternative FM sur 96.7 et 106.5 MHzà Persan et à Franconville. lh http://alternativefm.pagesperso-orange.frvitrine Futurs cuisiniers, serveurs ou pâtissiersse font la main dans les restaurants pédagogiques.À la table des apprentisJordan, enlève le potiron du feu ! » Toque sur latête et sourire aux lèvres, Béatrice Lapeyre,formatrice à l’Institut des métiers de l’artisanat(IMA) de Cergy (95), s’affaire en cuisine. Sous sahoulette, huit préapprentis préparent le déjeunerqui sera servi par sept autres camarades au restaurantpédagogique Côté Parc. Salariés des entreprisesvoisines, clubs du troisième âge, associations ousimples gourmands… Le restaurant accueille unpublic à la fois averti et indulgent. « Grâce au regarddes personnes extérieures, les apprentis s’investissentdavantage », explique Béatrice Lapeyre, « en surmontantleur appréhension, ils développent leurprofessionnalisme ! »Avant-goût de NoëlAu menu : velouté de potiron et croûtons au chocolatblanc, civet d’oie au chocolat et à l’orange,tarte à la poire et au chocolat. Un avant-goût deNoël ? « Certains déjeuners festifs sont réservés dessemaines à l’avance », explique Lamya Bounekhla,la directrice de l’institut. Le restaurant d’environ25 couverts fait le plein presque tous les midis. Deshabitués, comme Yves, Anne-Marie et Grâce,membres de la chambre des métiers toute proche,estiment que le restaurant est la meilleure vitrinede l’apprentissage. Gérard, qui vient pour la premièrefois, s’est régalé, et apprécie de voir « les petitsjeunes apprendre leur métier ». Pour les élèves, lesavantages sont multiples, notamment pour laconfiance en soi… « C’est agréable de voir dans unePour ensavoir plus• Institutdes métiersde l’artisanatdu Val-d’Oise :www.ima95.fr• CFA Médéric :www.cfamederic.com• Associationdes professeursde cuisineet restaurantdes CFA :www.anpcr.asso.fr.• Une liste desrestaurantsd’application :www.mieuxdepenser.comà l’Institut des métiers del’artisanat de Cergy, Kévin et Juliadressent le plat du jour, tandisque Jordan finalise une assiette.assiette les résultats de ce qu’on apprend toute lajournée », confirme Jean-Philippe.Les apprentis cuisiniers, serveurs ou pâtissierss’exercent dans des conditions réelles dans les17 CFA franciliens qui forment aux métiers de larestauration. À l’Orme rond, le restaurant de l’écolede l’environnement et du cadre de vie Tecomah, àJouy-en-Josas (78), des menus gastronomiques sontservis le jeudi midi et le mardi soir. Au CFA Médéric(75), qui compte environ 650 apprentis (cuisiniers,serveurs, sommeliers,pâtissiers…), on propose des soiréesà thème et un service traiteur.Depuis la rentrée, une formulerapide pour le déjeuner a remplacéle menu unique. « C’est mieux pournos hôtes qui ne peuvent pas passertrois heures à table », explique ledirecteur Richard Alexandre, « etpour nos élèves qui apprennent às’adapter en temps réel, et maîtrisentainsi deux fois plus de techniques. »Tout en restant des salles de cours,les restaurants pédagogiques ressemblentfinalement à de « vrais »restaurants, en tout cas pour leursclients. Des clients que RichardAlexandre préfère appeler « deshôtes, des citoyens qui, en mangeantchez nous, participent activement àla formation des jeunes ». l Julie Védie© Patrick Gaillardin/PicturetankîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


LES INITIATIVES11Vu surle webPas encore abonné(e) ?Un clic, et vous recevrezchaque semaine l’essentielde l’actualité de la Région,une sélection de ses offresd’emploi et un aperçudes aides qu’elle propose.Pour vous abonnerà la Lettre d’infos,inscrivez-vous en ligne.www.iledefrance.frRéponsesaux voyageursQuelles solutions sontenvisagées face auxdysfonctionnements duRER A ? Que va devenir lanavette Voguéo ? Les tarifsdu passe Navigo vont-ilsaugmenter ? Dans sonespace voyageurs, le Stif© Alain Le Bacquer/PicturetankC’est bientôtrépond aux questionsdes usagers. Et met à votredisposition un formulaireen ligne pour poservos questions.www.stif.infoEt que brillentles Étoilesdes quartiersça va faire du bruitLes Franciliens peuventdésormais connaître en tempsréel le niveau sonore captépar 30 stations installéessur le territoire régional.http://rumeur.bruitparif.frRepéragesUn pavillon de chasse enpleine forêt dans les Yvelinesou un manège au cœurde Paris : la Commissiondu film propose, sur son site,une base de donnéesde plus de 1 000 décorsfranciliens, en tous genreset de toutes époques.www.idf-film.comRécompenser les associations franciliennespour leur action et leur implication dans la vielocale, c’est l’objectif des Étoiles des quartiers,qui seront remises le 18 janvier 2012 au conseilrégional. Parmi 12 associations sélectionnées par unjury composé des membres de la commission politiquede la ville du conseil régional d’Île-de-Franceet des représentants des associations lauréates dela précédente édition, quatre seront distinguées.Seront ainsi décernées : l’Étoile de l’innovation, quirécompense toute action hors du commun au seindes quartiers ; l’Étoile du « mieux vivre ensemble »pour les associations créant du lien social ; l’Étoilede la solidarité pour celles qui montent leur projetavec d’autres associations ou partenaires institutionnels; et l’Étoile du pari de l’avenir, qui valorise touteaction permettant aux personnes en difficulté derebondir. L’année dernière, c’est l’association Uneoasis dans la ville qui avait remporté cette distinction,pour la création d’un jardin solidaire à Aubervilliers(93). En toute saison, ce lieu de convivialitéaccueille des activités culturelles et favorise les rencontresentre les générations, par exemple lors deséances de tai-chi-chuan (photo). lwww.iledefrance.fr© Bruno Fert/PicturetankCULTURE Gisèle Magnan organise des Concerts de pochedans les campagnes et les quartiers.La musique classiqueà la portée de tousOrganisésavant chaqueconcert, nosateliers sontun moment decréation qui rendles gens curieuxde la musique.J’ai vu des jeunes en casquette se lever en hurlant à la fin desconcertos de Mozart ! » Gisèle Magnan, créatrice et directriceartistique de l’association Les Concerts de poche, est partied’un constat simple : si les gens ne vont pas aux concerts classiques,c’est à la musique d’aller à eux. Pamfou (77), Beynes (78),Marolles-en-Brie (94), La Norville (91)… Depuis sa création en2005, l’association organise dans les villages et les banlieuesd’Île-de-France des concerts avec des artistes de renomméeinternationale, plus habitués à la salle Pleyel qu’aux sallesdes fêtes. Ancienne pianiste concertiste, Gisèle Magnan amis son énergie et son carnet d’adresses au service de cette noblecause : casser le côté élitiste de la musique classique. « J’ai commencépar téléphoner aux musiciens que je connaissais : Jean-MarcLuisada, Raphaël Oleg… Aujourd’hui le bouche-à-oreille entremusiciens fonctionne, façon “t’es programmé aux Concerts depoche, cette saison, toi ?” », plaisante-t-elle. Michel Dalberto etl’Ensemble orchestral de Paris, Augustin Dumay et l’Orchestreroyal de chambre de Wallonie, mais aussi Jean-François Zygel,Brigitte Engerer… font ainsi résonner Chopin, Mozart ouBeethoven de Savigny-le-Temple (77) à Athis-Mons (91). Gisèle Magnan veut que les plusgrands donnent le meilleur d’eux-mêmes :« Ce n’est pas parce qu’on est face à unpublic de néophytes qu’on peut êtremoins bon. Au contraire. Ce publicvierge doit être pris par la main,et emmené en voyage… » Ellese souvient de triomphes dansdes salles de 300 places, quandles musiciens sont étonnés etque le public exulte.Soif de cultureAvant chaque concert, des ateliers sontorganisés avec les habitants, les scolaires,ou encore des gens en grandedétresse sociale, travaillant de façoninteractive avec un musicien et unecomédienne. « On propose parexemple d’écrire des contes musicaux,pour exprimer par des motsce que raconte la musique… C’estun moment de création, qui rend lesgens curieux de la musique et du concertà venir. » Gisèle Magnan espère aussi susciterune soif de culture : « Je suis fière qu’aprèsnotre passage, une chorale se soit constituée à LaHoussaye-en-Brie (77) ! » Son nouvel objectif : faireparticiper le public, y compris sur scène. « Réunirles gens, c’est l’objet de la musique ! » Car siaujourd’hui Gisèle Magnan continue à enseignerle piano, elle ne donne plus de concerts, se consacrantaux Concerts de poche, dont le siège estinstallé dans sa maison de Féricy (77). « Je suispassée de l’autre côté de la scène, côté public. »Avec lui, elle vit ces moments où la musiquereprend ses droits, puisque « l’émotion appartientà tout le monde ». lJulie Védiewww.concertsdepoche.comîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


LES SORTIES13Près dechez vous(EXPOSITION)Majolique, la faïenceitalienne au tempsdes Humanistesh Du 12 janvier au 12 février2012. Au théâtre Jean-Vilar,16, place Stalingrad,92150 Suresnes.Tél. : 01 46 97 98 10.www.suresnescitesdanse.com(CINÉMA)Ciné JuniorAu programme de cette12 e édition : La Ruda,Cheveu, CQMD, mais aussiMaltosh, Arat Kilo, Fränk…h Du 13 janvier au11 février 2012. Dans septvilles des Hauts-de-Seine(Clamart, Gennevilliers,Nanterre, Saint-Cloud…)Tél. : 01 47 36 78 23.www.reseau92.comEXPOSITION Une trentaine d’artistescontemporains investissent le château.Un musée éphémère auChâteau de la Roche-Guyon© La Verte Moisson-Musée GaumontUne centaine d’objetsde céramique décriventl’influence artistique,historique et littérairedu milieu humaniste italienentre 1480 et 1530, surla majolique (qui désigne,en italien, la faïence).h Jusqu’au 6 février 2012.Musée national de laRenaissance, Châteaud’écouen, 95440 écouen.Tél. : 01 34 38 38 50.www.musee-renaissance.frPontoise,une ville au cinéma© Rmn-Grand Palais/Franck RauxLa Verte Moisson (1959),Deux Hommes dans la ville(1973) ou La Môme (2007).En un siècle, Pontoise aattiré quantité de tournages.Grâce à de nombreuxdocuments d’archives,matériels d’époque etprojections, l’expositionretrace cette histoire locale.h Jusqu’au 4 mars 2012Musée Tavet-Delacour, 4, rueLemercier, 95300 Pontoise.Tél. : 01 30 38 02 40.www.ville-pontoise.fr(DANSE)Suresnes Cités DanseLe festival, né de la volontéde donner « droit de citéà la danse des cités »,célèbre ses 20 printemps !Au programme, cetteannée : Kader Attou,Monica Casadei, SylvainGroud, Blanca Li,Pierre Rigal, PockemonCrew, Wanted Posse…© Dan Aucante© Gianpaolo PagniLe festival international decinéma jeune public proposeune sélection de longset de courts métragespour les enfantsde 3 à 15 ans, présentésdans 18 cinémasdu Val-de-Marne et dansdeux médiathèques.Thème de cette 22 e édition :le cinéma italien.h Du 1 er au 14 février 2012Dans 18 salles de cinémaet deux médiathèquesdu Val-de-Marne (Arcueil,Boissy-Saint-Léger,Créteil, Ivry-sur-Seine,Orly, Villejuif…)Tél. : 01 42 26 02 06.www.cinemapublic.org(MUSIQUE)Sons d’hiver© illustration/graphisme : distillateur graphikBlues, jazz, hip-hop,électro… Il y en a pourtous les goûts au festivalSons d’hiver !Au programme de cette21 e édition : Tamar-Kali,Sonny Simmons quintet,Surnatural Orchestra,La Rumeur, ElliottSharp quintet…h Du 27 janvier au 18 février2012. Dans plusieurscommunes du Val-de-Marne.Tél. : 01 46 87 31 31.www.sonsdhiver.orgFestival TräceTräce n’est pas qu’unfestival, c’est avant tout undispositif d’accompagnementdes nouveaux groupesdes Hauts-de-Seine.Le festival invite ces jeunestalents à rejoindre sur scènedes groupes reconnus.TravellingL’Orchestre nationald’Île-de-France s’intéresseau cinéma, en mettantà l’honneur les musiquesde films, les airs de comédiemusicale et les chansonsde cabaret, de Gershwinà Cole Porter…h Théâtre du garde-chasseaux Lilas (93) le 9 décembre ;salle André-Malrauxà Sarcelles (95) le10 décembre ; salle Pleyelà Paris le 11 décembre ;centre culturel Jacques-Prévert de Villeparisis (77)le 18 décembre.Tél. : 01 43 68 76 00.www.orchestre-ile.comFestival Africolor© conception graphique : www.autonne.com/Photo : N’Krumah lawson dakuPour sa 23 e édition, Africolorcontinue de repousserles frontières physiqueset musicales grâce à unegénération de musiciensdésireux d’affirmer leurorigine et de créer denouveaux croisementsmusicaux : Jean-DidierHoareau, Amazigh Kateb,Théo Girard, l’ensemble Zellig.h Jusqu’au 17 décembre2011. À Paris, Achèreset dans plusieurs villesde Seine-Saint-Denis(Le Bourget, Tremblayen-France,La Courneuve,Saint-Denis…)Tél. : 01 47 97 69 99.www.africolor.com(POÉSIE)La semaine belgePoètes et artistes belges sontà l’honneur à la Maison de lapoésie qui fête ses dix ans !Au programme : des lecturesde poètes comme WernerLambersy, Jan H. Misjkin…h Du 9 au 14 janvier 2012.La Maison de la poésie,10 place Pierre-Bérégovoy,78280 Guyancourt.Tél. : 01 39 30 08 90.www.maisondelapoesie.agglo-sqy.frUne aventure ? Un jeu de piste ?En tout cas, un exerciceludique. Comment définir aumieux l’événement en cours au Châteaude La Roche-Guyon ? « Onemménage au château » est uneexposition évolutive, où une trentained’artistes contemporainsmajeurs investissent les lieux, enemménagements successifs, depuisavril 2010 et ce jusqu’à juin 2012.Sollicité pour une exposition au château,le peintre Jean Le Gac préfère« y réunir les artistes français de lagénération 70 (…), qui voulaient fuirle musée, sortir du cadre, étaient à larecherche de nouveaux lieux à investir,et sans qui l’art contemporain ne seraitpas ce qu’il est aujourd’hui. » Pagès,Saytour, Dezeuze, Viallat et les autresrépondent à l’invitation, choisissentl’œuvre qu’ils souhaitent exposer, son© musee de la grande guerre de meaux/D.PazeryÀ l’affiche« La Haie ouverte etcolorée » de Daniel Burenaccueille les visiteursà l’entrée du château.emplacement dans le château, sascénographie… Chacune prend saplace dans l’imposant et labyrinthiqueédifice, s’insère dans l’espacelibre, comme une évidence, un refletou un clin d’œil : l’entrée de la courbalisée par des colonnes multicoloresde Buren, les nichoirs du pigeonniertroglodyte envahis par les crânes dePignon-Ernest, jusqu’au cabinet decuriosités malicieusement investi parJean-Luc Parant. Le visiteur déambuled’une salle à l’autre, de la tourcarrée aux chapelles, en alerte, desurprise en surprise, tandis que, sousses yeux, le château devient lui-mêmeune œuvre d’art à part entière. lJulie Védieh Jusqu’en juin 2012. Deux emménagementssont prévus en début d’année. Châteaude la Roche-Guyon, 1, rue de l’Audience,95780 La Roche-Guyon. Tél. : 01 34 79 74 42.www.chateaudelarocheguyon.frUn nouveau muséesur la guerre de 14-18Un espace de 7 000 m 2 , plus de50 000 objets et documents (uniformes,armes, objets du quotidien au front, journaux,photos…) constituant la plus grandecollection d’Europe sur la Première Guerremondiale, un centre de documentation de6 000 ouvrages… Le musée de la GrandeGuerre du Pays de Meaux a été inauguré etouvert au public le 11 novembre, sur unterritoire de Seine-et-Marne marqué par lescombats, notamment du côté de Barcy,Chambry, Chauconin-Neufmontiers… lh Musée de la Grande Guerre du Paysde Meaux, route de Varreddes, départementale405, 77107 Meaux. Tél. : 01 60 32 14 18.www.museedelagrandeguerre.eu© Émile Loreaux/PicturetankîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


14LES TRIBUNES POLITIQUES© nathalie mohadjer/le bar floréalGroupe SOCIALISTE ET APPARENTÉSLogement des jeunes : il y a urgencePS et app /61 membresTribunecollectiveLe Groupe socialiste s’estfixé un objectif majeurpour la rentrée 2011 :déployer le bouclier social,défendu par Jean-PaulHuchon lors de la campagnede 2010, pour lesjeunes Franciliens. Celapasse globalement par lapriorité donnée à l’éducationet à l’insertion professionnelledes jeunesFranciliens. En septembre,les élus socialistes du conseil régional ontréaffirmé leurs engagements en matière delogement pour les jeunes et les étudiants. Faceà l’ampleur de la crise du logement en Île-de-France et aux conséquences de la crise économiqueet sociale, la Région a décidé derenforcer son action, dans undomaine qui ne fait pas partiede ses compétences obligatoires,car l’État, une fois deplus, n’assume pas ses responsabilités.Les socialistes ont d’abordvoulu renforcer le soutienrégional à la création de nouveauxlogements sociaux pourles jeunes et les étudiants, car ils sont les premièresvictimes de la crise. Ce sont maintenant4 000 logements sociaux par an pour lesétudiants qui pourront être financés chaqueannée par la Région, alors que, dans le mêmetemps, l’effort de construction de résidencessociales pour les jeunes et de foyers de jeunestravailleurs sera poursuivi.Ces efforts seront avant tout tournés vers lespublics prioritaires, et notamment les étudiantsboursiers. Pour cela, le groupe socialistea défendu l’instauration d’unFRONT DE GAUCHE – PARTI COMMUNISTE, GAUCHE UNITAIRE ET ALTERNATIVE CITOYENNELe logement étudiantn’est pas une marchandise !Fdg / 14 membresGabrielMassou« Nous voulonsrenforcer le soutien à lacréation de logementssociaux pour les jeuneset les étudiants, carils sont les premièresvictimes de la crise. »partenariat exigeant entre la Région et lesCrous franciliens. Dorénavant, la Régions’engage plus fortement à soutenir les opérationsde créations de logements sociauxpar l’opérateur public de la vie étudiante quis’occupe prioritairement des étudiants boursiers.Mais les efforts de notre collectivité nepeuvent porter uniquement sur la questionde l’extension du parc social pour les jeuneset les étudiants, nous devons aussi tenircompte des difficultés d’accès au parc privéqui touchent les jeunes Franciliens.Compte tenu du niveau des loyers en Île-de-France et particulièrement dans la zonedense, compte tenu du taux élevé de chômagedes jeunes, compte tenu des difficultéspour trouver un premier emploi stable, lapuissance publique doit se poser en garantede l’égalité d’accès au logement. C’est pourcela que nous voulons un dispositifambitieux et universelde caution solidaire pour tousles jeunes Franciliens.Nous avons aussi soutenu etrenforcé la création d’un dispositifinnovant d’intermédiationlocative qui permet à la Régionde mobiliser les associationsdans la recherche puis la souslocation,sous conditions sociales, d’appartementsadaptés pour les jeunes. Nouspensons que ce dispositif peut être un complémentprécieux au « Louez solidaire » misen œuvre par Bertrand Delanoë à Paris pourles logements familiaux. Plus de logementssociaux, mieux répartis sur l’ensemble duterritoire et un accès facilité pour les publicsprioritaires, voilà l’action du groupe socialisteface à l’urgence du logement des jeuneset à la passivité du gouvernement. lh Contact : contact@psidf.com, www.psidf.comLa rentrée universitaire signifie angoisse du logement pour la plupart desétudiants franciliens. L’Île-de-France connaît une crise très grave : grave pourl’autonomie des jeunes, pour leur réussite scolaire, pour leur santé aussi, vu lenombre de logements étudiants insalubres. On en connaît les causes : manquede construction, spéculation galopante… Tout cela revient à un même constat :le marché est incapable de répondre à un enjeu de civilisation majeur : permettreaux jeunes d’accéder à un logement digne. Puisque le marché ne le peutpas, sortons le logement étudiant de ses griffes ! Il faut un investissementmassif de l’État pour le logement social étudiant : c’est quatre fois plus denouveaux logements par an qu’il faut ! Les villes doiventfaire leur part de l’effort, sous peine de sanction. Il fautenfin permettre aux jeunes travailleurs d’accéder aulogement social. l h www.frontdegauche-pcfguac-idf.org« Sortons lelogement étudiantdes griffesdu marché. »EUROPE ÉCOLOGIE – LES VERTSL’autonomie : la clépour la jeunesseeelV /51 membresTribunecollectiveDes logements trop rares ettrop chers, des perspectivesd’emploi moroses, une précaritéqui s’installe…Aujourd’hui, la moitié despauvres en France a moinsde 30 ans. Ces conditions devie réservées aux jeunes enFrance, et en Île-de-Franceen particulier, se banalisentet ne semblent pas offusquergrand monde. La crise estune excuse trop facile face à« Aujourd’hui lamoitié des pauvresen France a moinsde 30 ans. »une génération qui craint de ne pouvoir échapperà la fatalité de la précarité. Le sort réservé àla jeunesse ne doit rien au hasard : ce sont deschoix politiques constants et répétés qui ontbien souvent sacrifié les jeunes au profit de résultatsimmédiats et de court terme des politiquespubliques. Pourtant, notre responsabilité àl’égard des générations franciliennes de demaincommence dès maintenant.Le modèle dedéveloppement préconisépar les écologistesdevra non seulementpréserver les ressourcesde la planète, mais égalementvaloriser le talent de la jeunesse, car elleest une ressource et non un problème. C’estpourquoi les écologistes sont porteurs d’un projetglobal, incluant l’instauration d’un revenud’existence, permettant à chacun un accès àl’autonomie et à la citoyenneté. L’accès à l’emploiet à la formation sont bien sûr les priorités. Alorsque plus de 75 000 Franciliens de moins de25 ans pointent à Pôle Emploi, nous portons dessolutions régionales volontaristes : le renforcementdu programme « Emplois-tremplin » (quia déjà permis la création de 10 000 postes enCDI) ou encore l’augmentation du soutien àl’économie sociale et solidaire, secteur dont lebouillonnement d’idées a permis la création,malgré la crise, de milliers d’emplois durableset solidaires sur notre territoire.Mais l’autonomie passe également par un accèsà un logement pour tous les jeunes : étudiants,apprentis, jeunes diplômés à la recherche d’unpremier emploi. Et des logements pérennes etabordables ! D’une part en facilitant l’accès desjeunes au parc HLM, y compris dans le cadrede dispositifs innovants de colocation et, d’autrepart, en développant l’intermédiation locativeauprès de propriétaires privés. En moralisantles relations avec les propriétaires, il est possibleà court terme de baisser d’au moins 25 % lesloyers pratiqués. Autonomie par l’emploi, autonomiepar le logement, c’est à ces conditionsque nous pourrons faire des jeunes d’Île-de-France les citoyens de demain. lh Tél. : 01 53 85 69 45. Contact : eelv@iledefrance.frîLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


LES TRIBUNES POLITIQUES15© nathalie mohadjer/le bar floréal© DRMOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYENvive l’emprunt citoyenMRC / 5 membresJean-MarcNicolleLa question de la dette concerne aussiles collectivités territoriales.Aujourd’hui, notre Région rechercheses financements sur les marchés. Soucieuxde notre autonomie, nous nevoulons plus conditionner nos politiquespubliques à l’obtention de lanote AAA accordée par les agences denotation. C’est pourquoi les élus MRCont proposé une délibération pourmettre en place un Emprunt régionalcitoyen qui permettra de mobiliserl’épargne des ménagesau service des investissementsd’avenir. Ce dispositif permettraà la fois de relocaliser la dette et de rémunérerles Franciliens plutôt que les opérateursbancaires. l h www.mrc-idf.frPARTI RADICAL DE GAUCHEET MOUVEMENT UNITAIRE PROGRESSISTENon au Passe unique !PRG-MUP /5 membresEddieAïtRénovation des RER, prolongementet création de lignes en banlieue : lamobilisation engagée par la Régionpour améliorer le réseau de transportsest sans précédent. La perspective, sionéreuse, d’un passe Navigo unique àprès de 80 euros menace ce volontarisme.La qualité des transports estpourtant la priorité desFranciliens. À l’opposé,nous proposons un dézonagedu passe Navigo, àson tarif actuel, les weekendset les jours fériés.Une mesure plus juste qui ménage nos grandsprojets de transports. lh Tél. : 01 53 85 69 46. Site : prg-mup-idf.fr.FRONT DE GAUCHE ET ALTERNATIFSNous, on peut !FdG et A /5 membresTribunecollectiveLe débat budgétaire va commencerà la Région. La « dette » et la« rigueur » sont sur toutes les lèvrescomme une rengaine de l’impuissance.Alors que l’austérité aasphyxié les Grecs, c’est la mêmepotion que le gouvernement veutadministrer au budget public, viale gel reconduit des dotations auxcollectivités territoriales. Tout celapour exiger des salariés qu’ilsacceptent la régression sociale afinde payer la crise à laplace des banquiers et rentiers qui l’ontprovoquée. Or, une alternative politiqueexiste. À la Région aussi, nous, on peut !lh www.frontdegauche-alters.fr« Relocaliserla dette etrémunérer lesFranciliens. »« Comme en2010, nousproposonsle dézonagedu passeNavigoles weekends.»« Unealternativepolitiqueexiste. »MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLELes Franciliens victimesde la politique régionaleMP /54 membresTribunecollectiveEn septembre, la majoritéde gauche a adop téun rapport généralisantla « modulation »des aides régionales.Derrière cette formuleanodine se cache en réalitéune baisse organiséeet brutale du soutien dela Région aux communesfranciliennes et doncaux Franciliens.Cette modulation a déjàété mise en place pour les aides aux communesqui souhaitent réduire leur consommationd’énergie (Agendas 21). Le résultata été immédiat et accablant. C’est 20 à 40 %de soutien régional en moinspour les communes : Cergy,qui, dans l’ancien dispositif,aurait touché 60 000 euros, n’aplus droit qu’à 34 650 euros !Il ne faut donc pas se dissimulerles véritables motivationsde la Région. Sous couvert delutter contre les inégalités, elleva en réalité les aggraver.Désormais, des Franciliens aux revenusidentiques vont être traités différemmenten fonction de la commune dans laquelleils résident. Parce qu’ils vivent dans uneville qui n’aura pas droit aux aides de laRégion, des Franciliens modestes vont setrouver durement pénalisés. Concrètement,ce sont des équipements pour euxet leurs enfants – comme des stades, desgymnases, des équipements culturels, descommissariats, des logements, etc. – quine pourront plus voir le jour.Cette conception de la majorité de gauche« Désormais, desFranciliens auxrevenus identiquesvont être traitésdifféremment enfonction de lacommune danslaquelle ils résident. »Alliance républicaine écologiste et socialeLa Région se préoccupeenfin du logement des étudiants !ARES /13 membresTribunecollectiveLa situation du logement étudiant en Île-de-France est alarmante.Il était temps que l’exécutif se préoccupe du sort des étudiants ! Lesmesures adoptées en séance plénière tendant notamment à doublerl’offre locative pour les étudiants et à accroître la production en faveurdes jeunes travailleurs et apprentis constituent une avancée, maisla situation reste très fragile. L’effort doit êtredirigé en priorité vers les jeunes dont la situationfinancière est la plus précaire. Le groupeARES demande que les jeunes soient accompagnésdans leurs démarches, lesquelles doiventêtre centralisées et simplifiées. lh www.nc-idf.comest totalement étrangère aux élus dugroupe MP. Nous considérons que tousles Franciliens doivent être traités sur unpied d’égalité avec un effort tout particulierenvers ceux qui sont les plus fragiles,où qu’ils résident sur le territoire francilien.Vos élus, dans les communes, dansles départements, partagent notre inquiétude.Ils nous ont massivement rejointspour signer une pétition demandant leretrait de cette mesure.La vérité, c’est que la majorité régionale degauche abandonne le terrain social. Partoutoù les Franciliens attendent le secoursde la Région, les crédits baissent (2009-2010) : –2,9 % pour la formation professionnelle,–5,3 % pour l’action économique,–5,6 % pour l’éducation,–6,1 % pour l’action sociale,–14,6 % pour la santé ! Lafaute, comme veut le fairecroire la Région, à des ressourcesen berne ? Non, globalement,les ressources dela Région sont stables. Ce quepaient en réalité aujourd’huiles Franciliens, c’est 13 ansde mauvaise gestion socialiste. Ils paientaussi l’incapacité de la majorité régionaleà définir de vraies priorités qui correspondentà vos besoins en période de crise :l’accompagnement social, le développementdes formations et le soutien à l’actionéconomique. La gauche préfère s’enfermerdans l’idéologie plutôt que résoudre vosdifficultés. Le groupe MP, lui, n’a qu’unobjectif : être à vos côtés pour vous offrirencore et toujours la meilleure réponseface à la crise. lh Tél. : 01 53 85 68 05. www.ump-iledefrance.fr« L’effort doit êtredirigé en prioritévers les jeunesdont la situationfinancière estla plus précaire. »îLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38


16ALENTOURSÉVASION Le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget (93) abritel’une des plus importantes collections d’avions du monde.Embarquement immédiat !93 Le BourgetCarnetde routeMusée de l’Air et del’Espace, aéroportParis-Le Bourget,BP 173, 93352Le Bourget Cedex.01 49 92 70 00.www.museeairespace.frLe Breguet XIX surnommé« Point d’interrogation »a effectué le premier Paris-New York sans escale en 1930.C’est un monde à part, situé à 6 kmde Paris. Le musée de l’Air et de l’Espace(MAE) du Bourget (93) fascine250 000 visiteurs par an, néophytes etmordus d’aéronautique, enfants commeadultes, passionnés d’histoire ou fansd’anticipation. Un exploit ? Pas vraiment,quand on songe qu’il s’agit d’un des premiersmusées aéronautiques du monde,installé au cœur de l’aéroport qui fut leberceau de l’aviation commerciale française.Le vrai tour de force du MAE résideplutôt dans sa capacité à se renouveler enpermanence.Riche d’une collection extraordinaire, lemusée expose plus de 150 aéronefs (ballons,avions, planeurs, hélicoptères…),mais ses réserves en contiennent trois foisplus ! Lors de la visite, on découvre étapepar étape l’histoire de l’aéronautique, enadmirant des avions ou machines volantesmythiques : la barque ailée de Jean-MarieLe Bris, le Blériot XI, le Douglas Dakota oule Spitfire de la Seconde Guerre mondiale,des avions de combat de l’armée de l’airou encore le Super Frelon, dans lequel on© Alain Le Bacquer/PicturetankLe hall de l’Espace exposeles premières fusées françaises,des satellites…peut revivre un sauvetage en mer… Le cloude la visite, qui s’achève sur le tarmac entredes maquettes à échelle 1 de fusées Arianeet un Boeing 747 que l’on peut visiter dessoutes au cockpit, reste le hall Concorde,où deux modèles sont accessibles.Enrichir le patrimoine aéronautiqueLa plupart des modèles, d’origine, sontrestaurés aux ateliers de Dugny, de l’autrecôté des pistes. Ces derniers abritentaussi, depuis 2008, le projet d’insertionprofessionnelle de l’association Les Ailesde la ville : des habitants de Seine-Saint-Denis en difficulté d’accès à l’emploirestaurent l’hydravion Bermuda etconstruisent un ULM. Régulièrement, lemusée acquiert de nouveaux appareils.La préservation du patrimoine aéronautiquereste sa principale mission. C’estun site en mutation permanente, dontl’espace est modulé pour accueillir desexpositions ou des animations. Parmielles, Planète Pilote qui, sur 1 000 m²,invite les 6 à 12 ans à se prendre pour despilotes de ligne ou des astronautes.Une nouvelle étape commence pour lemusée avec l’engagement d’importantstravaux. L’aérogare Labro, de style art déco,qui abrite une partie de la collection, verrabientôt ses façades, sa coupole de verre etses espaces intérieurs rénovés. Objectif :inaugurer en 2013 la partie centrale dite« des huit colonnes » et les façades à l’occasiondu Salon du Bourget. En 2011, cetévénement a accueilli 350 000 visiteurs. Àterme, la tour de contrôle, d’autres hallsd’exposition serontrefaits et de nouveauxhangars verront lejour. En attendant,l’équipe du MAE adémonté les troisFouga de la Patrouillede France qui trônaientà l’entrée dubâtiment, sortes demascottes d’unmusée qui, à l’imagede l’aéronautique,ne cesse jamaisd’innover. l Julie Védie© Alain Le Bacquer/PicturetankY aller• Par le bus : lignes350, 152 ou 148,arrêt musée de l’Airet de l’Espace.• Par le RER B : stationLe Bourget, puis bus152, depuis l’arrêtJean-Jaurès Division-Leclerc jusqu’à muséede l’Air et de l’Espace.• Par le métro :ligne 7 directionLa Cour neuve, puisbus 152 jusqu’à l’arrêtmusée de l’Airet de l’Espace.• Par la route :autoroute A1,sortie n°5, directionaéroport du Bourget.Événements• Jusqu’au 31 décembre,une exposition revientsur les premiers volsvers les territoiresultramarins,à l’occasion de l’Annéedes outre-mer.• Du 3 au 5 février2012 : le 20 e salon desformations et métiersaéronautiques réunit lesprincipaux organismesde formation du secteur.Tél. : 01 64 62 05 06.Entrée gratuite.L’un des derniersConcorde d’Air France.© Alain Le Bacquer/PicturetankÎle-de-France, journal bimestriel du conseil régional, 35, bd des Invalides, 75007 Paris. Tél. : 01 53 85 53 85. journal@iledefrance.frDirecteur de la publication : Jean-Paul Huchon. Directeur de la publication délégué : Xavier Crouan. Comité éditorial : Maxime des Gayets, Jean-Michel Thornary, Patricia Blanchard-Bouvelot, Xavier Crouan,Pierre Chapdelaine. Rédacteur en chef : Pierre Chapdelaine. Secrétaire générale de rédaction : Isabelle Chouffet. Rédactrice-reporter : Julie Védie. Ont collaboré à ce numéro : Agence Galilée : Irène Brihat,Jean-François Hennion, Emmanuel Schafroth ; Isabelle Le Louët, Didier Fil. Couverture : Aldo Sperber/Picturetank. Conception : Rampazzo et Associés. Réalisation : Scoop communication.Impression : Île-de-France est édité à 4 448 840 exemplaires sur papier recyclé 57 g par Lenglet Imprimeurs. ISSN : 1779-4331. Dépôt légal à parution.îLE-DE-FRANCE D é c e m b r e 2 0 1 1 - j a n v i e r 2 0 1 2 Nº 38

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