MIEUX VIVRE ENSEMBLE À ALENÇON

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MIEUX VIVRE ENSEMBLE À ALENÇON

AGENDA 21.VILLE ET COMMUNAUTÉ URBAINE D’ALENÇONMIEUX VIVRE ENSEMBLEÀ ALENÇONLE SERVICE PETITE ENFANCECe sont sept établissements pour 190places (150 en accueil à la journée et40 en accueil occasionnel) ainsi que346 assistantes maternelles dont lamoitié exerce à Alençon.UNE QUALITÉ D’ACCUEIL AURENDEZ-VOUSEducation alimentaire : un travail estmené sur la qualité et la diversité desmenus des tout petits. Les petits potsont déjà été remplacés par des puréesde légumes et fruits frais.Démarche écologique : utilisationprivilégiée de produits d’entretienécologiques.Eveil autour de la lecture : la crèchede Courteille accueille une médiatricedu livre. Cette activité qui favorise uneapproche ludique de l’apprentissagede la lecture pourrait être étendue àtous les établissements d’accueil de lapetite enfance.AMÉLIORER L’ACCUEILDE LA PETITE-ENFANCENos enfants seront les ambassadeurs de demain du développementdurable. Dès leur plus jeune âge, il est important de les accompagner enmettant à leur disposition tous les moyens nécessaires à leur bien-êtreet leur développement personnel : conditions d’accueil optimisées, activitésd’éveil et de découverte, sensibilisation au développement durable,… autantd’actions et d’outils pour accompagner les parents et assurer demain unavenir durable pour tous.C’EST DANS NOTRE AGENDA104. Rendre plus performants et diversifier les modes de garde. Il s’agitnotamment d’agir sur les capacités d’accueil.105. Renforcer la présence humaine auprès des enfants, notamment le matinet midi. Celle-ci permet à l’enfant de s’épanouir, de se sociabiliser et d’acquérirdes connaissances au travers des activités proposées. Elle habitue égalementl’enfant à une nouvelle vie, un nouveau milieu et facilite sa scolarisation future.106. Proposer des sites d’accueil petite enfance capables de véhiculer lesvaleurs du développement durable : lieu proposant un environnement durable,matériel respectant l’environnement, éducation alimentaire, jouets en bois,…EN BREFPROJETDes systèmes de garde occasionnelleà développer : Il est parfois difficilepour des parents, surtout s’ils élèventseuls leurs enfants, de participerà une formation ou de rechercherefficacement un emploi, faute delieux d’accueils. Il est important d’yremédier, à l’image du partenariatconclu entre la Maison de la PetiteEnfance et l’association Accueil etPromotion des Etrangers : les enfantssont pris en charge pendant queleurs parents prennent des cours defrançais.Une suggestion : la créationd’une crèche parentale. Ce typed’établissement permet unecollaboration entre parents etprofessionnels autour d’un projetéducatif.VERS PLUS DE DURABILITÉ DANS L’ACCUEILPETITE-ENFANCErois axes de progrès à investirLa collectivité mène uneT démarche attentive aux principesdu développement durable. Le secteurde l’enfance fait actuellement l’objet deréflexions afin de rendre les structuresd’accueil et leur fonctionnement plus enphase avec ses valeurs.Trois axes de progrès ont ainsi étéidentifiés :en produits alimentaires tout d’abord:« il s’agira d’introduire davantage deproduits issus de l’agriculture biologiqueet de produits locaux dans le cadre denos marchés publics. Des actions ontdéjà été entreprises : viande fournie parun producteur local, forte attention àl’équilibre alimentaire, normes de qualitéexigées pour les produits utilisés »confirme Stéphane Parrain, directeurde la Vie éducative à la Ville et à laCommunauté Urbaine d’Alençon.(entretien des locaux notamment)ensuite : « le magasin de la collectivitépropose déjà des produits écologiqueset s’approvisionne localement dans lamesure du possible. La même démarcheest envisageable pour les produitsd’hygiène » note Chantal Hériché-Savergne, coordinatrice Petite enfance.d’éveil, jeux,…) enfin : « proposer desjouets en bois pourrait être une bonneidée par exemple » note StéphaneParrain.« S’il est encore difficile de conciliercontraintes économiques etenvironnementales, de nombreux effortssont pourtant déjà menés. Il nous fautmaintenant réfléchir aux moyens àmettre en œuvre pour aller encore plusloin ».Structurer une approche durable del’accueil petite enfanceLes marges de progrès sont nombreuses.« Nous avons pour ambition dedévelopper plus d’animations avec lesparents, tout particulièrement sur laquestion du développement durable»note Chantal Hériché-Savergne. Ils’agira aussi de travailler dans unelogique de transversalité avec d’autresservices de la collectivité. « Pourquoine pas faire intervenir des musiciensdu conservatoire dans les écoles ouorganiser des animations baby gymavec les tout-petits » imagine StéphaneParrain. Mais le gros projet des annéesà venir sera la création d’un pôle multiaccueilà Courteille, mixant une crècheet une halte-garderie, afin d’accroître lenombre de places disponibles mais aussid’optimiser les conditions d’accueil.« Nous n’en sommes qu’à la phased’étude mais ce nouvel équipement nepourra se faire que dans une logiquede développement durable et serviraà terme de modèle à la diffusion debonnes pratiques dans les autres sitesd’accueil ».66 67


AGENDA 21.VILLE ET COMMUNAUTÉ URBAINE D’ALENÇONMIEUX VIVRE ENSEMBLEÀ ALENÇONLE SAVIEZ-VOUS ?Sur la ville d’Alençon, le nombre despersonnes de plus de 75 ans progressede 500 personnes tous les 10 ans. Soitl’équivalent de la totalité des placesd’accueil offertes en résidences,foyers et maisons de retraite. 50% despersonnes de plus de 75 ans viventseules à Alençon.DES ACTIONS DÉJÀ EN COURS ENFAVEUR DES SENIORSUne multitude d’animations proposéespar le CCAS : voyages, sorties, thésdansants,…Le Centre Local d’Information etde Coordination (CLIC) informe etconseille les personnes âgées deplus de 60 ans et leurs familles :aides financières, structures d’aideet de soins, portage de repas,téléassistance, amélioration del’habitat. Huit associations agissentpour le maintien à domicile despersonnes âgées sur la communautéurbaine.ZOOMAMÉLIORER LA VIE DES SENIORSET DÉVELOPPER DES ACTIONSINTERGÉNÉRATIONNELLESEn 2050, en France, 1 personne sur 3 aura plus de 60 ans. Ce vieillissementnécessite une politique ambitieuse : développement de structuresd’accueil de qualité et accessibles à tous, aide au maintien à domicile...Outre ces considérations, c’est d’un point de vue humain qu’il faut agir. Levieillissement est souvent synonyme de solitude. Le développement durableimplique de rompre l’isolement et de favoriser les liens intergénérationnels.C’EST DANS NOTRE AGENDA107. Evaluer les besoins des personnes âgées en matière d’animation et lesrenforcer si nécessaire.108. Créer un réseau de bénévoles qui tiendraient compagnie aux personnesâgées.109. Intégrer des espaces intergénérationnels lors de l’aménagementd’espaces publics.110. Mettre en œuvre un système de parrainage entre jeunes et personnesâgées autour d’activités ludiques (jeux, cuisine, jardinage,…), ce quipermettrait aux plus anciens de transmettre leur savoir et savoir-faire.111. Travailler avec les bailleurs sociaux pour une mise aux normesenvironnementales des établissements spécialisés.112. Reconstruire ou réhabiliter la maison de retraite Charles Aveline pour enfaire un site pilote en matière de développement durable.113. Encourager l’accueil d’étudiants par les personnes âgées (location dechambres notamment).LA MAISON DE RETRAITE CHARLES AVELINESi la maison de retraite CharlesAveline met en œuvre diversesactions durables (tri sélectif,gestion économe de l’eau et de l’énergie,projet d’introduction de produits bio dansles menus,…), c’est surtout dans sonapproche des résidents (82 places) qu’elleessaye d’être innovante. « Nous travaillonsavec les écoles dans le cadre d’ateliersjardinage, d’écriture... » explique PatrickBlottière, le directeur. « Nos résidents vontdans les écoles et inversement. Cela faitnaître des échanges intéressants».Un projet à forte dimension socialeS’ouvrir sur l’extérieur, tel est le leitmotivde la maison de retraite. Patrick Blottière:« nous organisons un maximumd’animations pour nos résidents. Beaucoupsont dépendants psychiquement ouphysiquement et ce type d’actions amélioreleur qualité de vie ». En outre, la maison deretraite travaille de concert avec différentsservices de la Ville : le Centre Communald’Action Sociale pour l’organisation dethés dansants ou la médiathèque pour laparticipation à des conférences-débats.Enfin, la maison de retraite a fait del’accessibilité un de ses points forts :« nous sommes la structure la moins chèrede l’Orne, avec des tarifs 20 à 25% moinschers que la plupart des structures ».QUELQUES ESTIMATIONS85% des personnes issues descommunautés de gens du voyagevivraient aujourd’hui de manièresédentaireElles seraient en France entre 250 000et 400 000.APPROFONDIR...ZOOMUne diversité de situationsCertains sont itinérants (ils sedéplacent de façon permanente),d’autres semi-sédentaires (ils sedéplacent une partie de l’annéeseulement), les derniers étantsédentaires (fixés localement).Un cumul de difficultésAccès réduit au système de santé(espérance de vie inférieure de 15 ansà la moyenne), scolarisation difficile(taux d’illettrisme atteignant parfois80%), faible accès à l’emploi (minimasociaux pour beaucoup, petits boulots,forte discrimination à l’embauche,…)habitat insalubre (accès rare à l’eau età l’électricité et installation fréquenteen zones inconstructibles,…),… deschiffres qui parlent d’eux-mêmes !AMÉLIORER LES CONDITIONS D’ACCUEILDES GENS DU VOYAGEDepuis 2000, la loi impose aux collectivités de mettre à disposition desgens du voyage des aires d’accueil décentes. Nombre de collectivitésn’ont pas souhaité répondre à leurs obligations. Avec, à la clé, desoccupations illicites de terrains publics et privés, des dégradations inévitableset une incompréhension croissante entre les riverains et ces populationsmarginalisées. Il est urgent de renouer le dialogue.C’EST DANS NOTRE AGENDA114. Aménager les terrains d’accueil des gens du voyage en prenant encompte leurs besoins. Il importe par exemple de les intégrer aux projetsd’aménagement. D’ici deux ans, deux aires d’accueil à Valframbert et Arçonnaydevraient voir le jour.115. Créer un poste de gardien pour administrer le site d’accueil des gens duvoyage. Un rôle de médiation pourrait lui être confié.DES ANIMATIONS SUR LE TERRAINDans le cadre d’un travailpartenarial engagé avec lesservices sociaux du ConseilGénéral et le CCAS, la ville a souhaitécréer une dynamique autour de lapopulation des gens du voyage enproposant des animations sur le terrainvisant à renforcer leur insertion socialeet professionnelle.C’est ainsi qu’ont été organisées :novembre dernier avec pour objectif laprésentation de différentes prestationsloisirs et aide alimentaire de droitcommun auxquelles peuvent prétendreles voyageurs : épicerie sociale, centrede loisirs Robert Hée, centres sociauxEdith Bonnem et Croix Mercier (loisirs,halte garderie,…), Ville d’Alençon(école des sports, tickets piscine, ticketssports). Cette journée a été accueillietrès favorablement par les voyageursqui ont répondu présents et ont participé(notamment les mamans avec leursenfants).Actions engagéesprévention santé autour d’un petitdéjeuner en présence d’une infirmièrede l’IRSA. À cette occasion, Monsieurle Maire d’Alençon en se joignant àcette manifestation avec deux élus, aexprimé son intérêt et sa préoccupationconcernant la communauté des Gens duVoyage.Prochaine action : un projet autour dela fête de Noël en associant les parentset leurs enfants en lien avec le centresocial Edith Bonnem.68 69


AGENDA 21.VILLE ET COMMUNAUTÉ URBAINE D’ALENÇONMIEUX VIVRE ENSEMBLEÀ ALENÇONLE SAVIEZ-VOUS ?La mixité sociale consiste, en unezone géographique donnée, à ce quedes personnes issues de milieux etd’origine différents se côtoient, oucohabitent.CE QU’IL ENPENSE« La dimension sociale est un voletessentiel du développement durable.Un volet pourtant trop souventoublié dans les projets concretsmis en place. Notre Agenda 21 metvolontairement en exergue cettethématique. Notre civilisation a eneffet aujourd’hui tendance à fragilisernos concitoyens. Redonner du sensaux mots solidarité, mixité, équité seraau cœur de notre démarche ».LIEN SOCIAL ET COHÉSIONTERRITORIALE : DEUX CONDITIONS DUBIEN-ÊTRE POUR TOUSIndividualisme et repli sur soi minent aujourd’hui notre civilisation, aveccomme résultantes isolement et peur de l’autre. Est-ce l’avenir que nousvoulons : une société divisée entre populations et quartiers qui s’opposent ?Nous croyons au contraire à une société qui assurera une meilleure qualité devie pour tous. C’est cette vision que défend l’Agenda 21 en mettant en œuvreles deux fondements d’une ville durable : mixité et solidarité.C’EST DANS NOTRE AGENDA116. Renforcer la mixité sociale. La mise en œuvre d’un nouveau ProgrammeLocal de l’Habitat répondrait à cette problématique.117. Promouvoir la Politique de la Ville qui vise à rééquilibrer les inégalitésentre territoires et à restaurer le concept d’égalité des chances.118. Créer du lien social en favorisant les rencontres entre les habitants desdifférents quartiers d’Alençon : délocalisation des manifestations culturellesdans un quartier différent chaque année, mise en place d’ateliers d’échangeet de partage, dispersion des animations dans tous les quartiers lorsd’évènements d’envergure (Fête de la Musique notamment),…ZOOMEN SAVOIR PLUS SUR …La Politique de la VilleIl s’agit d’un ensemble d’actionsvisant à revaloriser certains quartiersurbains et à réduire les inégalitéssociales entre territoires. La politiquede la ville se décline en deux volets :social (mesures en faveur dulogement, de l’emploi, de la sécurité,de l’enseignement) et urbanistique(équipements de proximité,renouvellement de l’habitat,…).Le Programme National de RénovationUrbaineIl vise à restructurer, dans un objectifde mixité sociale et de développementdurable, les quartiers classésen zone urbaine sensible (cumuldes difficultés sociales, urbaineset environnementales). Au seind’Alençon, les quartiers de Perseigne(qui s’est développé en parallèle deMoulinex et a donc subi de plein fouetla fermeture de l’usine) et de Courteille(qui souffre de sa situation à l’écart ducentre-ville d’Alençon).DUN NOUVEAU VISAGE POUR LE QUARTIERDE PERSEIGNEémolitions, reconstructions,réhabilitations.Depuis deux ans, les travauxse multiplient dans le quartier dePerseigne, secteur faisant l’objet d’uneconvention avec l’Etat dans le cadrede l’ANRU (Agence Nationale de laRénovation Urbaine). « Ce programmevise à revaloriser tout le quartier,notamment les bâtiments dégradés.Sur les immeubles conservés, un lourdtravail est mené avec les bailleurstant sur les façades que sur le confortintérieur des logements. Nous mettonségalement l’accent sur la question de laperformance énergétique » résume YannCloarec, chef de projet ANRU à la Villed’Alençon. Quid des bâtiments démolis?« Les habitants étant particulièrementattachés à leur quartier, il s’agissait deparvenir à reloger tout le monde. Leprojet se fait donc par étapes en suivantun principe simple : il ne s’agit pas derefaire les erreurs du passé. L’époquedes grandes barres est révolue ». C’estainsi que, par exemple, à la place duPetit et Grand Lamartine, seront réalisésdes bâtiments en petit collectif à unou deux niveaux ainsi que quelquesmaisons individuelles, soit une trentainede logements.Diversifier les constructions pour uneoffre d’habitat qui favorise la mixitésocialeCet objectif affiché a déjà commencé àprendre vie grâce au partenariat engagéavec la Foncière Logement.Cet organisme créé pour mettre enœuvre une politique de diversification etde renouvellement de l’offre locative estpartenaire du programme ANRU.La Résidence du parc qu’elle a contribuéà créer a été livrée en 2010 : les 21maisons individuelles sont d’ores etdéjà louées. Un succès qui en appelled’autres, un second programme de 20maisons devant être lancé en 2011,avenue Mauger. Pour Yann Cloarec :« l’objectif, ici, est de proposer uneoffre de logements adaptée à unepopulation aux revenus intermédiaires.Nous essayons, de manière générale,de proposer des logements variés.Par exemple, le programme dereconstruction mené sur le site duMoulin d’Osée par Orne Habitat prévoitqu’un certain nombre des logementssociaux soient proposés en accession àla propriété ».Désenclaver le quartierCette mixité de logements s’accompagneaussi d’une réflexion profonde quant auxfonctions du quartier, comme l’expliqueYann Cloarec : «il s’agit de redensifierles espaces, de créer des ponts avecles autres quartiers d’Alençon et deredonner vie au quartier». Comment ?« Par la création de locaux d’activité enpieds d’immeubles, par l’amélioration dela qualité résidentielle, par l’installationde commerces et d’équipementspublics,… ».L’objectif de mixité sociale n’est en effetpossible que dans un environnementurbain de qualité.70 71


AGENDA 21.VILLE ET COMMUNAUTÉ URBAINE D’ALENÇONMIEUX VIVRE ENSEMBLEÀ ALENÇONLA PHRASE !Selon l’UNESCO, «la culture créeun monde riche et varié qui élargitles choix possibles, nourrit lescapacités et les valeurs humaines.Elle est donc un ressort fondamentaldu développement durable descommunautés, des peuples et desnations».ET SI ON SE BOUGEAIT ?Créer un Réseau d’EchangesRéciproques de Savoirs (RERS).Les membres d’un RERS s’offrent etreçoivent mutuellement des savoirset savoir-faire. Par exemple, l’unenseigne l’anglais à un autre quiapprend la guitare à un troisième quifait découvrir la peinture au premier.Profiter d’une offre culturelle de hautequalité à petit prix : le « ticket culturelsolidarité » permet par exemple auxhabitants en situation de précaritéde bénéficier des offres de la Luciole(salle dédiée aux musiques actuellesde 700 places) à un prix attractif (-65%).La scène nationale 61 (théâtre) metégalement en place des partenariatsavec les centres sociaux. Sans oublierla médiathèque (accès gratuit pourles moins de 16 ans) qui proposeexpositions, animations pédagogiques,conférences, mini-concerts… et unpatrimoine écrit unique en Basse-Normandie (57 000 documents).POUR UN ACCÈS DE TOUSÀ LA CULTURELa préservation de la diversité culturelle et la revalorisation des pratiquesartistiques et culturelles sont deux fondements du développementdurable. Et pour cela, il importe de désacraliser la pratique des lieux despectacles et de loisirs, de relayer notre offre culturelle de qualité auprès desjeunes et dans les quartiers. Car s’ils ne viennent pas à la culture, c’est à laculture de venir à eux.C’EST DANS NOTRE AGENDA119. Créer un « passeport culturel » et l’étendre progressivement.120. Donner accès à tous aux pratiques sportives et culturelles : tarifs réduitssous conditions…121. Sensibiliser les familles à la culture en s’appuyant sur les enfants (sortiesscolaires, journée portes-ouvertes des bibliothèques,…).122. Développer la communication culturelle à l’échelle de la communautéurbaine.123. Favoriser la mise en place de Réseaux d’Echanges Réciproques deSavoirs et/ou de Systèmes d’Echanges Locaux.Actions engagéesZOOMLA LECTURE : UN DROIT POUR TOUSn réseau de bibliothèquesdynamiquesU « Multiplier les animations etles actions de médiation ». Tel est larecette de Maïté Vanmarque, directricedu réseau de bibliothèques d’Alençon,pour favoriser la pratique de la lecture.D’abord en cherchant à toucher tousles publics à travers les collectionsproposées : « adultes, enfants ouadolescents peuvent trouver de quoi secultiver ou se divertir grâce à une offretrès diversifiée (romans classiques oumodernes, titres de presse, ouvragesspécialisés, BD, manuels scolaires,…) ».Ensuite en multipliant les actions auprèsdes enfants et de leurs parents : « nousaccueillons des classes maternelles etprimaires pour des lectures à voix haute,nous menons également des opérationsponctuelles avec les collèges et lycées(rencontres d’auteurs, ateliers,…) ».Un travail a par exemple récemmentété mené avec le lycée Margot, enpartenariat avec la Scène nationale,dans le cadre d’une rencontre avecFrédéric Sonntag, auteur contemporainde théâtre.Désacraliser le livre« Il est important que, dès leur plus jeuneâge, les enfants puissent entretenir unerelation naturelle avec le livre » expliqueMaïté Vanmarque. « C’est pourquoinous intervenons fréquemment hors denos murs. Par exemple, dans le cadred’actions mensuelles dans les crèches,les haltes-garderies ou pendant lespermanences de la PMI (ProtectionMaternelle et Infantile) ». Des lieuxparfaits pour associer les parents à ladémarche. Par ailleurs, les bibliothèquesessaient d’être présentes le plus souventpossible sur le territoire en participantpar exemple aux fêtes de quartier,au forum Toc Toc Toc organisé par leBureau Information Jeunesse ou enanimant une émission mensuelle sur lesondes de la radio RCF.« Pour toucher un maximum de gens,il est primordial d’être créatif » insisteMaïté Vanmarque. Deux exemples parmid’autres : une action mensuelle avec laLudothèque de Courteille autour du livrejeuet une chasse au trésor organiséepour les scolaires tous les vendredismatin à la bibliothèque patrimoniale.« Nous cherchons également àpromouvoir l’idée qu’une bibliothèque,ce n’est pas que des livres : il y a aussides DVD, de la musique, des expositionsartistiques, des concerts, desprojections, des débats, des rencontres,etc. »Un succès à structurer« Nos bibliothèques ont vu leurfréquentation augmenter de près de 45%en deux ans. Nous comptabilisons plusde 90 000 entrées par an rien que pour lamédiathèque de centre-ville. Et 50 % denos inscrits ont moins de 25 ans ». Uneréussite qui confirme les besoins maisaussi une attente forte de la population:« nous allons mener jusqu’en juin 2011un état des lieux de la lecture publiqueet de l’accès à la connaissance sur leterritoire de la communauté urbaine».Objectif affiché : signer un ContratTerritoire Lecture avec l’Etat, afin deconstruire une politique territorialede la lecture publique associant lesbibliothèques, leurs partenaires et leurspublics. « La lecture publique ne relèvepas que d’une approche culturelle.S’y intéresser, c’est aussi toucher auxquestions de l’éducation, de la formation,de la petite enfance, des technologiesde l’information et de la communication,de la politique de la Ville… ».Il s’agira également de construire unréseau à l’échelle de la communautéurbaine avec les bibliothèques de Pacé,Champfleur, Saint Germain du Corbéis etValframbert car si la lecture ne s’arrêtepas aux portes des bibliothèques, elle nes’arrête pas non plus aux frontières desvilles. Vaste programme !72 73

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