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JDS24 - CEA Saclay

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A VRIL 2004 > N°24Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>LE JOURNALDOSSIERLe Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> se mobilisepour diffuser la culture scientifique et techniqueLe <strong>CEA</strong> partenaire de l’exposition“Soleil, mythes et réalités” à la Cité des Sciences>CYCLOPE JUNIORSQuand le Soleil a rendez-vousavec Vénus


ÉditorialÉditeur<strong>CEA</strong> (Commissariatà l’énergie atomique)Centre de <strong>Saclay</strong>91191 Gif-sur-Yvette CedexDirecteurJean-Pierre PervèsDirecteur de la publicationYves BourlatRédacteur en chefChristophe PerrinRédactrice en chef adjointeSophie AstorgIconographieChantal FuseauConception graphiqueMazarine image2, square Villaret de Joyeuse75017 ParisTél. : 01 58 05 49 25Crédits photos<strong>CEA</strong><strong>CEA</strong> / Bigot<strong>CEA</strong> / E. de Lavergne<strong>CEA</strong> / Ch. Fuseau<strong>CEA</strong> / C. PerrinDigital/VisionESA/MedialabNasa / JPL / USGSCommission paritaireN° ISSN 1276-2776Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>Droits de reproduction,texte et illustrationsréservés pour tous paysOnt également participé à ce numéro :Yves BourlatArmelle De BohanGuillaume FusaiDominique MarchandAnne-Sophie PariJean-Michel TailladeDidier VilanovaPhotos de couvertureDe gauche à droite et de haut en bas :Visite guidée au Département d’ingénierie des protéines.CM2-Gometz-le-Châtel : exercice sur un bras télémanipulateur.CE2-Montlhéry : introduction à la chimie.À l’INSTN : des conférences trimestrielles pour le grand public.Sommaire n° 24Éditorial. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 2Dossier : diffuser la culture scientifiqueet technique. . . . . . . . . . . . . . . . . page 3Vers le grand public. . . . . . . . . . . . . . . page 3Vers les jeunes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 8Vers les professeurs. . . . . . . . . . . . . . page 12Dialoguer avec les riverains . . . . . . . page 13Surveillance de l’environnement. . . . page 14Agenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 15Contact à l’Unité communication et affaires publiquesdu centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> : Tél. 01 69 08 52 10Adresse postale : 91191 Gif-sur-Yvette CedexFaut-il avoir peurde la science?Les risques potentielsinhérents àcertaines avancéesscientifiques sont-ilssupérieurs aux bienfaitsobtenus ou recherchés ? Cettetension alimente un débat qui ne peutêtre tranché démocratiquement que sil’accès à la connaissance scientifiquese généralise, c’est pourquoi le <strong>CEA</strong>consacre des efforts importants àl’information du grand public en généralet des jeunes en particulier, conjointementavec de nombreux partenaires.Présenter des expériences dans lescollèges, accueillir des groupes devisiteurs*, se mobiliser pour la Fête de lascience ou à l’occasion de salons et defestivals scientifiques, répondre viaInternet aux questions de lycéens,organiser des conférences, publier desjournaux destinés au grand public : denombreux chercheurs, ingénieurs ettechniciens du <strong>CEA</strong>, ainsi que deséquipes chargées de faire vivre lacommunication dans et hors du centre<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> consacrent d’importantsefforts à la diffusion de la culturescientifique et technique.Ce numéro du «Journal» présentepresque exclusivement les actionsproposées par le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.Il doit vous permettre de mieux connaîtreles multiples possibilités qui vous sontoffertes localement pour mieux enprofiter, si vous le souhaitez. Précisonsque tout ce travail s’inscrit dans unedémarche menée de longue date parl’ensemble du <strong>CEA</strong>.De telles initiatives sont d’autant plusdestinées à se développer que legouvernement a lancé en début d’annéeun «plan national pour la diffusion de laculture scientifique et technique».A leur niveau, la région et le départementde l’Essonne agissent aussi. Le <strong>CEA</strong>s’est ainsi associé au projet de Banquedes savoirs du Conseil général et ilsouhaite en être un partenaire très actif.Les enjeux sont importants, àune époque où régulièrement, dessondages soulignent que le publicméconnaît ces domaines. Eveiller legoût pour les sciences dès le plusjeune âge, permettre à l’homme dela rue de mieux comprendre lacomplexité du monde qui nousentoure, faire preuve de transparence,participer à la diffusion d’une meilleureconnaissance générale de l’actualitédes disciplines qui sont les nôtres, toutcela fait donc plus que jamais partie denos missions. Peut-être même, alorsque les filières universitaires scientifiquessont boudées par les étudiants,saurons-nous susciter des vocations.Jean-Pierre PervèsDirecteur du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>*La possibilité d’accueillir des visiteurs sur le centre<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> est soumise à des conditions desécurité strictes. Elle est notamment fonction del’application du plan Vigipirate.Le site Internet du <strong>CEA</strong> : plus de 10 millions de pages vues en 2003Le site permet de faire connaître le <strong>CEA</strong> à travers ses activités de recherche, son actualité…Il répond aux exigences de transparence (en particulier : sûreté, sécurité, environnement…)Il donne des informations pratiques : adresse, emplois, liens, contacts.Il intéresse le grand public, les jeunes, le monde de l’éducation et les médias.Contact : http://www.cea.frUne collection de livrets pédagogiques est disponible en ligne :http://www.cea.fr/fr/Publications/livrets.htmLe <strong>CEA</strong> édite 2 des publications périodiques également disponibles en ligne :Les défis du <strong>CEA</strong>, Clefs <strong>CEA</strong> et <strong>CEA</strong>-Technologies : http://www.cea.fr/fr/actualites/publications.htmLe site est consulté chaque jour parplus de 3500 visiteurs


DIFFUSER LA CULTURESCIENTIFIQUE ET TECHNIQUEVERS LE GRAND PUBLICLe <strong>CEA</strong> tisse de multiples liens avec le public selon des modalités extrêmement variées, qu’il s’agisse derencontres avec les chercheurs, de visites, d’échanges d’informations via Internet ou de publications.DES RENCONTRES «EN DIRECT»La Fête de la scienceDossier> Diffuser la culture scientifique et techniqueEvénement phare désormais, la Fête de la sciencefédère chaque année, depuis douze ans, un ensemblede manifestations auxquelles s’associent deschercheurs du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.Manifestation de dimension nationale, la Fête de la sciences’enracine dans les régions où universités, organismes derecherche et associations coopèrent avec différents partenairesindustriels et territoriaux afin de favoriser le rapprochemententre la science et la société. A cette occasion, lecentre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> anime régulièrement, aux côtés deses partenaires d’Ile-de-science, un des cent «villages dessciences» emblématiques de cette fête.A la ferme du Moulon, le stand du <strong>CEA</strong> reçoit enmoyenne quelque 500 lycéens le vendredi et 2 500 visiteursle week-end autour d’ateliers sur la radioactivité, lesrayons cosmiques et l'hydrogène. Lors de cette fête, desposters et la projection d’un film de présentation ducentre <strong>CEA</strong> complètent l’information du public. Descontacts se nouent donnant l’occasion de diffuser desdocumentations plus ciblées, des rendez-vous se prennentpour envisager des visites.présentation de posters sur les activités du centre <strong>CEA</strong> de<strong>Saclay</strong> et à une conférence suivie d’un débat.Une table ronde sur le thème «Sciences et problèmes desociété» a été organisée à Boussy-Saint-Antoine (91), àlaquelle participait le directeur du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.La liste n’est pas close…Contact : brigitte.jacob@cea.frUne constellation de manifestationsPendant ce temps, à Paris, au Ministère de la Recherche,des chercheurs de <strong>Saclay</strong> donnent des conférences.D’autres, sollicités par la mairie et l’Académie de Paris,vont dans des écoles élémentaires parler de leur métier etde leurs travaux, dans le cadre de l’opération «Deschercheurs parlent aux enfants».L’an dernier, à Evry, la manifestation «Cinquante ans dunucléaire en Essonne» au Génocentre a donné lieu à une1 2Ile-de-scienceInscrite dans l’espace Massy-<strong>Saclay</strong>-Orly, l’association Ile-de-science regroupe desorganismes scientifiques et industriels comme le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, le CNRS 1 ,l’INRA 2 , Supélec, l’Université d'Orsay, l’Ecole polytechnique, Opticsvalley, DanoneVitapôle, Thales, Air Liquide etc…En liaison étroite avec les collectivités locales, ellea pour mission de développer des synergies entre ses membres pour faire émergerun pôle d’envergure internationale, participer à l’aménagement du territoire, à sondéveloppement industriel et à la promotion de son image scientifique.1 CNRS : Centre national de la recherche scientifique2 INRA : Institut national de la recherche agronomique.Contact : http://www.ile-de-science.org/


DossierLes salons3Le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> participe à des salons professionnels(dans le domaine de la physique, de la chimie,etc.) ou grand public, notamment au Festival internationaldu film scientifique d’Orsay. Cette année, il y a présenté encompétition un nouveau film sur ses activités, et les plusrécents ouvrages de vulgarisation scientifique écrits pardes chercheurs du centre. Les auteurs viennent échangeravec le public au cours de bars des sciences ou deconférences et dédicacent leurs dernières parutions.Contact : brigitte.jacob@cea.frLes conférences CyclopeChaque trimestre, le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> propose une oudeux conférences «Cyclope». Ouvertes à tous, gratuites, cesconférences animées par la journaliste Fabienne Chauvièrese déroulent de 20h à 22h à l’INSTN (Institut national dessciences et techniques nucléaires). Elles permettent à unchercheur ou à un chef de projet d’aborder un sujet ou deprésenter un grand équipement en rapport avec les recherchesmenées à <strong>Saclay</strong>. Quelques exemples des dernièresconférences permettent de voir la variété des thèmesabordés : «Evolution du climat : certitudes et incertitudes»,par Jean Jouzel, Directeur de recherches au <strong>CEA</strong>, directeurde l’Institut Pierre Simon Laplace ; «Quelles énergies pourdemain ?», par Christian Ngô, Directeur délégué à laprospective au <strong>CEA</strong> ; «NeuroSpin : voir le cerveau penser»,4par Denis Le Bihan, Directeur de l’Unité de neuro-imagerieanatomo-fonctionnelle au <strong>CEA</strong> ; «A la recherche de lapremière étoile» par Jacques Paul, expert senior au <strong>CEA</strong>,« Num@tec, une plate-forme d’innovation pour les technologiesnumériques», par Jean-Louis Pierrey, chef du projet,etc.Contact : valérie.jacot@cea.frLes jeudis du <strong>CEA</strong>Depuis trois ans, la FNAC de Vélizy et les trois centres <strong>CEA</strong>d’Ile-de-France (<strong>Saclay</strong>, Fontenay-aux-Roses et Bruyèresle-Châtel)organisent les «Jeudis du <strong>CEA</strong>» au café situédans la librairie de la FNAC. Dans ce lieu de rencontreconvivial, le public s’installe autour de petites tables à proximitédu chercheur. Animés par un journaliste, ces rendezvousdonnent lieu à des échanges vivants dans un lieuouvert, mais calme. L’éventail des sujets abordésest assez exceptionnel : tsunamis et tremblementsde terre, le fonctionnement du cerveau,la gestion des déchets radioactifs, le sida…Autant d’incitations au dialogue, à ladécouverte et à la réflexion !Contact : guillaume.fusai@cea.fr45La prochaine rencontre, jeudi 10 juin 2004 à 19h30, sera l’occasion d’uneapproche plurielle de la perception du temps, par un physicien du <strong>CEA</strong>,Etienne Klein, et une psychosociologue, Danielle Rapoport (voir page 16).


Les visites du centre de <strong>Saclay</strong>De nombreux groupes visitent le centre <strong>CEA</strong> de<strong>Saclay</strong>. Ils peuvent ainsi rencontrer des chercheurs,des ingénieurs et des techniciens à pied d’œuvre,découvrir les équipements et leur fonctionnement.En dehors de «Journées portes ouvertes», lors desquelles ondénombre environ 2 500 entrées à chaque édition, le centre<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> accueille des groupes de 10 à 30 personnes,pour un total annuel de l’ordre de 1 500 à 2 000 visiteurs*.Une quarantaine de laboratoires dont le réacteur expérimentalOsiris et l’installation Tamaris, qui abrite la plus grandetable vibrante d’Europe destinée à tester la résistance desmatériels et de grandes structures aux séismes, ouvrent leursportes, ce qui traduit de la part des chercheurs un véritableenthousiasme pour faire connaître leurs domaines d’études.Depuis octobre 2002, le centre propose un espacecommunication installé dans un ancien réacteur à eaulourde, d’où son nom : EL3.De très nombreuses photos, des posters scientifiques,des maquettes et même des instruments et des appareilsayant marqué l’histoire des disciplines représentéespermettent aux visiteurs de mesurer la diversité desactivités menées à <strong>Saclay</strong>.*Rappelons que la possibilité d’entrer sur le centre dépend notammentdes contraintes inhérentes au plan Vigipirate.« Communiquer fait partie de mon travail »Jean-Christophe Houplain, responsable du réacteur expérimentalOsiris, sait communiquer sa passion à ses visiteurs. Malgré unemploi du temps déjà surchargé, il aime guider lui-même nombre devisites.« Entre 1 000 et 1 500 personnes visitent Osiris chaque année. Lacomposition des groupes est très diversifiée. Il peut s’agir de membresdu syndicat des fromagers de France, d’étudiants de l’Ecole centrale,Jean-ChristopheHouplainde parlementaires ou d’une délégation vietnamienne… Ils voient sousdix mètres d’eau fonctionner le réacteur et sont immédiatement émerveilléspar la lumière bleue qui illumine le fond de la piscine. J’avouequ’aujourd’hui encore, ce spectacle ne cesse de m’impressionner… Mon souhait estque tous repartent avec un regard neuf sur le nucléaire, qu’ils comprennent la fonctionde ce superbe équipement, mesurent son utilité. Je leur explique avec précision lesmesures de sécurité et desûreté qui sont prises.Jamais je n’ai eu à éluderune question et chaquevisite me permet d’améliorerla suivante, demieux comprendre lesattentes et les demandesdu public. J’encourageles visites et j’estime quecommuniquer fait partiede mon travail ».7Information «à la source»Les pharmaciens et les médecins sont régulièrementinvités à visiter le centre. Confrontés de plus en plus souventà des questions sur les rayonnements ionisants, intéresséspar les recherches dans le domaine des sciences du vivant,ils apprécient les échanges avec des experts du <strong>CEA</strong>.D’autres professionnels, des magistrats par exemple,viennent dans le cadre de stages proposés par l’Ecole dela magistrature pour découvrir une grande entreprise, pourmieux appréhender la démarche scientifique et aussi pour> Diffuser la culture scientifique et techniqueêtre informés «à la source» sur des sujets de sociétécomme le nucléaire ou la maladie de la vache folle ; rappelonsque c’est une équipe du <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> qui est àl’origine du test le plus sensible de détection del’Encéphalite spongiforme bovine (ESB).Contact : guillaume.fusai@cea.fr61 Des ateliers sont spécialement conçus pour expliquer des notions scientifiques aupublic. Ici, une boule très faiblement radioactive peut être localisée par un appareildétecteur de rayonnement. C’est ce principe qu’exploitent les traceurs radioactifs,utilisés dans l’imagerie médicale ou pour la surveillance de l’environnement.2 Sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, la ferme du Moulon accueille des milliers de visiteursle week-end de la Fête de la science.3 Le <strong>CEA</strong> est toujours présent au salon du livre scientifique d’Orsay.4 Lors des conférences « Cyclope », les chercheurs s’attachent à informerle public de manière abordable par tous. Le nombre sans cesse croissantd’auditeurs prouve qu’elles répondent à une réelle attente.5 Les jeudis du <strong>CEA</strong> permettent d’apprécier la culture scientifique et techniquedans un cadre inhabituel pour ce genre d’exercice.6 Un espace communication, aménagé dans un ancien réacteur, présente lesmultiples activités du centre.7 Osiris est le réacteur nucléaire expérimental le plus puissant du monde.5Dossier


DossierDES CONTACTS VIA INTERNET ET LES MÉDIASLa banque des savoirs de l’EssonneLe Conseil général de l’Essonne met à la disposition dupublic, depuis quelques mois, un outil de diffusion de laculture scientifique et technique baptisé la « banque dessavoirs ». Ce site Internet constitue tout à la fois unmagazine d’actualité, une base de connaissances et uneplate-forme relationnelle.Conformément à la convention qui lie le <strong>CEA</strong> et le Conseilgénéral de l’Essonne, le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> propose desthèmes d’actualité au comité de rédaction de la banque.Les articles mis en ligne sont rédigés à partir de l’interviewd’un chercheur par des journalistes professionnels et sontdéclinés en trois niveaux de lecture.Parmi les thèmes «saclaysiens» déjà en ligne : lesrendez-vous du ciel en 2004, l’Etna, les dernières révélationsissues de l’étude des glaces de l’Antarctique,des images pour percer les mystères du cerveau, les8énergies de demain, comment fonctionne un réacteurnucléaire ?, Tintin et la science, le <strong>CEA</strong> en Essonne…Venez découvrir sur ce site ludique et interactif de grandesquestions scientifiques et techniques qui appartiennent à laréalité du territoire essonnien !Contact : http://www.savoirs.essonne.frLe film « Paroles de chercheurs »Dans ce film de 20 minutes projeté lors des manifestationsauxquelles participe le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, leschercheurs abordent des sujets aussi variés que l’énergienucléaire, la structure de la matière, la santé, le climat,l’évolution de l’univers ou les matériaux innovants. Atravers ces témoignages, la passion du métier est perceptibleet espérons-le, contagieuse…Ce film est prêté gratuitement aux établissementsscolaires et universitaires qui souhaitent le projeter.Contact : valerie.jacot@cea.fr9Le site Internet de <strong>Saclay</strong>Dans le courant de l'année 2004, le site Internet du <strong>CEA</strong>(voir page 2) s'enrichira d'une rubrique concernant spécifiquementle centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>. Y seront présentésnos activités scientifiques, l’agenda des manifestationsdestinées au grand public, des informations concernant lapolitique environnementale du centre, des informationspratiques pour trouver un contact, consulter les offresd'emplois ou les sujets de thèses proposés, etc…Contact : dominique.marchand@cea.fr6


Le micro, la caméra et la plumeLes chercheurs publient fréquemment dans des revues oudes ouvrages très spécialisés. Parfois, des travaux de vulgarisationou certains thèmes qui intéressent le grand public lesamènent à s’exprimer dans des médias moins confidentielstels que la radio, la télévision, la grande presse et l’éditionLes journaux«Le Journal» du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, trimestriel, diffuségratuitement sur demande, présente au grand public unevue d’ensemble des travaux menés à <strong>Saclay</strong>.Il propose aussi, en fonction del’actualité, des informationssynthétiques plus générales, maistoujours en rapport avec lesdomaines d’activité du centre.C’est ainsi qu’un dossier spécials’est inscrit, l’an dernier, dans lecadre du débat national sur lapolitique énergétique françaiseet ses enjeux.généraliste. C’est ainsi que le public a pu entendre parler decertains chercheurs saclaysiens, notamment André Brahic,Michel Cassé, Jean-Marc Cavedon, Gabriel Chardin, StanislasDehaene, Jean Jouzel, Etienne Klein, Marc Lachièze-Rey,Roland Lehoucq, par exemple (voir bibliographie).« ScintillationS », le journal du Dapnia 1 , est lu notammentpar des journalistes scientifiques de la presse nationale.Avis aux amateurs de cosmologie, de particulesélémentaires ou de noyaux d’atomes exotiques !1 Dapnia : Département d’astrophysique, de physique des particules, dephysique nucléaire et de l’instrumentation associée.Contact : jmartin@dapnia.cea.frhttp://www-dapnia.cea.fr8 Le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> participe à l’enrichissement de cette « banque »ouverte à tous en exposant des thèmes liés à ses travaux.9 Ce film présente les travaux menés à <strong>Saclay</strong> et les grands équipementsdu centre.Dossier> Diffuser la culture scientifique et techniqueContact : valérie.jacot@cea.frBibliographieParmi les livres grand public récents publiés par des chercheurs du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, ou avec leur participation, citons :• « Petit voyage dans le monde des quanta », Etienne Klein, éd. Flammarion,coll. Champs, 205 pages, 04/2004.• « Au-delà de l’Espace et du temps, la nouvelle physique », Marc Lachièze-Rey,éd. Le Pommier, 359 pages, 12/2003, 24 €.• « Quand la Science a dit… c’est Bizarre ! », Gabriel Chardin, Gilles Dowek, MarcLachièze-Rey, Hervé This, sous la direction d’Etienne Klein, éd. Le Pommier,158 pages, 10/2003, 35 €.• « Les lois du monde, Notre environnement expliqué par la physique », RolandLehoucq, Jean-Michel Courty, Edouard Kierlik, éd. Belin, coll. Pour la science,159 pages, 10/2003, 19,90 €.• « Le Vide », Roland Lehoucq, Luba Jurgenson, éd. EDP Sciences, coll. Mot à Mot,09/2003, 12 €.• « D’où viennent les pouvoirs de Superman ?, Physique ordinaire d’un superhéros», Roland Lehoucq, éd. EDP Sciences, 143 pages, 08/2003, 14,90 €.• « La science nous menace-t-elle ? », Etienne Klein, éd. Le Pommier, coll.Les Petites Pommes du Savoir, 62 pages, 08/2003, 4 €.• « Enfants du ciel : entre vide, lumière, matière », Michel Cassé, Edgar Morin,éd. Odile Jacob, 141 pages, 05/2003, 17 €.• « Nucléaire, bienheureuse insécurité », Alain Moreau, éd. L’Harmattan,05/2003, 14 €.• « La bosse des maths », Stanislas Dehaene, éd. Odile Jacob, 363 pages,04/2003, 10 €.• « Combien dure une seconde ?, La saga des horloges atomiques »,Tony Jones, traduit de l’anglais par Alain Milsztajn, éd. EDP Sciences,255 pages, 04/2003, 14,90 €.• « Le temps existe-t-il ? », Etienne Klein, éd. Le Pommier, coll. Les PetitesPommes du Savoir, 64 pages, 03/2003, 4 €.• « La force », Roland Lehoucq, Marc Lévy, éd. EDP Sciences, 180 pages,02/2003, 12 €.• « Les tactiques de Chronos », Etienne Klein, éd. Flammarion, 220 pages,01/2003, 18 €.• « Mais où est donc le temple du soleil ?, Enquête scientifique au pays d’Hergé »,Roland Lehoucq et Robert Mochkovitch, éd. Flammarion, 189 pages, 2003, 22 €.• « Au cœur de la matière, 50 ans de recherches au <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> »,Véronique Lefebvre, éd. Le cherche midi, 215 pages, 10/2002, 36 €.• « Le nucléaire expliqué par des physiciens », Sous la direction de Paul Bonche,Collectif d’auteurs, éd. EDP Sciences,322 pages, 10/2002, 39,50 €.• « L’univers a-t-il une forme ? »,Roland Lehoucq, éd. Flammarion,151 pages, 09/2002, 16 €.• « Peut-on voyager dans le temps ? »,Gabriel Chardin, éd. Le Pommier, coll.Les Petites Pommes du Savoir, 64pages, 09/2002, 4 €.• « La radioactivité est-elle réellementdangereuse ? », Jean-Marc Cavedon,éd. Le Pommier, coll. Les PetitesPommes du Savoir, 64 pages,03/2002, 4 €.


DossierVERS LES JEUNESLes futurs chercheurs, et plus généralement les citoyens de demain, sont aujourd’hui sur les bancs del’école. Des efforts tout particuliers visent à éveiller leur intérêt pour les sciences et techniques.De la maternelle au lycée : parrains ou marraines de scienceDès le mois de juin, les enseignants peuvent signalerà l’Inspection d’académie de l’Essonne les thèmes surlesquels ils veulent travailler, des scientifiques ducentre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> les aident alors à construire desprojets pédagogiques, tel est le principe des PSP(Projets scientifiques parrainés)Initier les écoliers de CM2 à la mécanique par laconstruction de maquettes en Lego, montrer aux enfantsde maternelle comment les bactéries prolifèrent si on nese lave pas les mains, présenter la planète Vénus à descollégiens : voici quelques exemples d’interventions deparrains et marraines de <strong>Saclay</strong> lors de ces PSP. Il fautêtre concret et imagé. Ainsi, pour faire voir la taille siminuscule d’un atome, le chercheur va expliquer :« Imaginez que si chaque atome mesurait un millimètre :cette règle d’un mètre irait jusqu’en Afrique ! »Le projet se construit pas à pas à partir de la demande del’enseignant et en concertation étroite avec lui. L’année estencadrée par deux temps forts : une réunion destinée àmettre en relation les différents acteurs et un forumprésentant les projets. Entre temps, des liens se tissententre les élèves et les scientifiques.Des temps forts ludiquesAccueillis chaleureusement par les élèves de CM2 del’école primaire Edouard Herriot d’Arpajon, ChristianVeyssière et Gilles Dispau, deux ingénieurs du Dapnia 1 ,interviennent une dizaine de fois dans l’année. Les ateliersde mécanique et d’électricité en demi-classe sont perçuscomme des temps forts ludiques : « ce n’est pas dutravail ! ». Les manipulations d’engrenages sont pourtantl’occasion de raisonner sur les fractions. La leçon demathématiques est assimilée sans douleur !Initiés en Essonne il y a trois ans par l’Inspection académique,les PSP se sont développés avec la collaborationd’organismes de recherche, d’entreprises ou d’associations.Le Conseil général de l’Essonne favorise par sonsoutien financier la logistique de ces expériences.1 Dapnia : voir page 7.Contact : guillaume.fusai@cea.fr123Le goût du contact« J’ai choisi cet engagement, explique Gilles Dispau,parce que vraiment, ça me plaît de transmettrequelque chose de mon métier technique à des enfants.J’avais déjà une expérience associative au contact dejeunes. On essaie de leur faire découvrir les chosespar eux-mêmes, sans leur imposer un savoir plaqué del’extérieur. »Gilles Dispau


DossierCollégiens et lycéens en visite : des interlocuteurs très actifsDes classes entières de collégiens et de lycéensviennent fréquemment visiter des laboratoires ducentre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.Les déchets nucléaires, la sûreté des réacteurs, leréchauffement climatique, tout les intéresse !Depuis 2002, la radioactivité est au programme de terminaleS (filière scientifique). La visite de <strong>Saclay</strong> offre à point nomméune ouverture sur ses applications. D’autres classes, mêmenon scientifiques, profitent aussi pleinement de la visite,pourvu que celle-ci soit préparée. Ainsi des lycéens de1ère ES (économique et sociale) de Seine-St-Denis sesont-ils révélés des interlocuteurs très actifs. Ils étaientporteurs d’un projet élaboré par la Fondation 93(http://www.fondation93.org/) : constituer une banquedépartementale de questions sur le développement durable.Contact : brigitte.jacob@cea.frOlympiades de la physique : des expériences en compétitionLe <strong>CEA</strong> soutient un concours original d’expériencesde physique destiné aux lycéens.Comment la sève monte-t-elle dans les arbres ? Commentdétecter des météorites ? La trajectoire de la lune est-elleelliptique ou circulaire ? Pourquoi les champs sont-ilsrouges ou bleus sur une image prise par le satelliteSPOT ? Pour répondre à ces étranges questions et àbeaucoup d’autres, des équipes de trois à quatre lycéensde première et terminale ont réalisé des expériences avecl’aide de leur professeur de sciences. Les meilleurs projetssont sélectionnés dans les régions puis concourent sur leplan national. Cette année, à l’occasion des onzièmesOlympiades, vingt-trois projets expérimentaux ont étérécompensés par des prix s’échelonnant entre 200 € et1 000 €, parmi lesquels on relève un prix du sujet ardu,un prix de l’obstination et un prix de l’opiniâtreté ! Desqualités indispensables à l’apprenti expérimentateur !15 000 € d’un appareil commercial). Célébrant àsa manière le centenaire de l’électron, l’autre équipe aréitéré l’expérience de Millikan de 1907 et mesuré lacharge électrique de l’électron.Le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> a distingué quant à lui uneméthode astucieuse de détection de météorites imaginéepar deux jeunes filles de Pontarlier : un récepteur radio,accordé sur un émetteur lointain, signale le passage demétéorites et… d’avions par des bribes de musique. Leslauréates résument ainsi ce qu’elles ont vécu : « unmoment de stress vite oublié sous une avalanche deconnaissances nouvelles et de rencontres sympas ».Avec leurs professeurs, elles seront prochainementinvitées d’honneur au centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.1 Nanomètre : millionième de millimètreContact: http://olym-phy.in2p3.fr/6Une avalanche de connaissances nouvellesDeux prix ont été décernésà deux lycées lyonnais parl’Institut national dessciences et techniquesnucléaires. Saluée pourson courage, une premièreéquipe lauréate a fabriquéun microscope à forceatomique pour « voir » unesurface à l’échelle dunanomètre 1 , pour un coûtde 300 € (à comparer aux12345Enseignant-chercheur à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires,Manh-Tuan Tran, dans une classe de CE2 à Montlhéry, met en scène demanière très vivante une discipline méconnue des enfants, la chimie !Quelques jours après, la même leçon dessinée par un élève.Suivre une notice de montage de Lego technique, et produire, une machine quitourne… Ces élèves de CM2 à Arpajon, conseillés par Gilles Dispau etChristian Veyssière, ingénieurs au <strong>CEA</strong>, se familiarisent avec la mécanique.Des ingénieurs du laboratoire Tamaris, qui permet de tester la résistance auxséismes de maquettes de 100 tonnes, ont proposé des démonstrations à desétudiants et à des lycéens.Derniers préparatifs, en salle « blanche », à l’abri des poussières, d’undétecteur de « matière noire » destiné à être installé au laboratoire souterrainde Modane. Une scène de recherche au quotidien, susceptible d’intéresser unétudiant pour son TIPE.106Olympiades de physique : les lauréates du prix du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>peaufinent les réglages de leur récepteur radio. La chasse aux météorites et…aux avions peut commencer !


Conférences, débats, forumsDes scientifiques de <strong>Saclay</strong> sont fréquemment associésà des initiatives innovantes pour la diffusion dela culture scientifique.« La science, ça se discute » ! Cette opération de la Citédes sciences et de l’industrie et du Palais de la découvertes’adresse aux lycéens et à leurs professeurs.L’objectif est d’approfondir une question scientifique, de«discuter » des relations entre science, culture et sociétépour finalement présenter à un colloque ouvert au publicles fruits de ce questionnement. Le thème choisi cetteannée en hommage à Pierre et Marie Curie, la radioactivité,désignait naturellement le <strong>CEA</strong> comme partenaire.Dans le même esprit, un bar des sciences s’est ouvert aulycée Victor Hugo à Paris, à la demande d’enseignants,soucieux de renouveler l’image des sciences dansun établissement traditionnellement littéraire. Deschercheurs en physique nucléaire et en astrophysique duDapnia ont répondu à cet appel et peut-être, qui sait,auront-ils infléchi quelques vocations vers les sciences ?Plus classique, un choix de conférences (voir le siteinternet des conférences Nepal) est proposé par l’IN2P3 1et le Dapnia dans les collèges et les lycées aux professeursqui en font la demande.1 IN2P3 : Institut national de physique nucléaire et de physique desparticules du CNRSContact : guillaume.fusai@cea.fr7Conférences Nepal :http://www.in2p3.fr/page/communication/grandpublic/nepal/nepal_sommaire.htmForum social de Supélec :http://www.forum-social.supelec.fr/Dossier> Diffuser la culture scientifique et technique7 Des étudiants sont à l’origine d’expériences originales, comme le forum socialde Supélec. Trois cents élèves de grandes écoles de la région parrainent, sur unejournée, trois cents collégiens de zones d’éducation prioritaire des Ulis, Trappes,Massy et Cergy. Ils explorent ensemble dans les locaux de Supélec une expositiond’expériences de physique, certaines étant présentées par le <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.La science, ça se discute :http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/act_educ/8L’amphithéâtre était comble pour la première conférence Cyclope juniors, uneenquête scientifique menée par Roland Lehoucq à partir des aventures de Tintin.8DES CONFERENCES POUR LES JUNIORSEn plus des conférences «Cyclope» (voir page 4) le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> organisedésormais, une fois par trimestre, à l’INSTN (Institut national des sciences ettechniques nucléaires), une conférence spécialement destinée aux collégiens etlycéens. La première Cyclope « juniors », mardi 30 mars, a rassemblé quelque400 auditeurs. Roland Lehoucq, chercheur au DAPNIA/service d’astrophysiquede <strong>Saclay</strong>, leur a proposé une enquête scientifique au pays de Tintin intitulée«Mais où est donc le temple du soleil?». Le défi est de familiariser les jeunes àla culture scientifique et technique sous forme ludique.Les conférences sont organisées de manière à ce qu’ils puissent venir découvrir cetunivers dans un contexte et sous une forme décontractés : gratuité, ouverture à tous,durée limitée à une heure trente, organisation le mardi à 20h, moment qui présentele moins d'inconvénients dans le déroulement habituel de la vie familiale.Le fait que les jeunes doivent, le plus souvent, venir accompagnés de membres deleur famille, ne serait-ce que pour des raisons pratiques, donne à ces conférencesun impact tout particulier, favorisant des échanges entre les générations.Contact : valérie.jacot@cea.fr


DossierVERS LES PROFESSEURS DE PHYSIQUEET DE CHIMIEAu sein du <strong>CEA</strong>, l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) dispense des formationsuniversitaires à des étudiants, ingénieurs, techniciens, médecins et pharmaciens dans des domaines decompétence spécifiques du <strong>CEA</strong>, comme les rayonnements et les énergies. Il organise également desstages de formation professionnelle. L’un d’eux s’adresse aux professeurs du secondaire.Stage sur la radioactivitéL’INSTN propose aux professeurs de physique et dechimie une formation de deux semaines surla radioactivité et l’énergie nucléaire, à <strong>Saclay</strong>.Depuis près de quarante ans, l’INSTN dispense uneformation sur la radioactivité réservée au public enseignant,au cours de la deuxième quinzaine de juin. Auprogramme de la première semaine : des cours et destravaux pratiques sur la radioactivité et l’énergie nucléaire.Durant la deuxième semaine, des conférences alternentavec des expérimentations sur un accélérateur de particulesVan de Graaff, un microscope électronique et un réacteurnucléaire. Depuis 2002, cette formation s’est ouverte auxenseignants européens, dans le cadre du programmeComenius. Des enseignantes espagnoles, une Italienne etune Roumaine ont ainsi reçu une bourse européenne pourparticiper au stage aux côtés de leurs collègues français.Un lieu d’échanges« Ce stage est vécu comme une occasion exceptionnelled’échanges entre les professeurs et les conférenciers,pour la plupart issus du <strong>CEA</strong> », témoigne Lucile Beck,responsable de la formation. « Des liens privilégiés setissent. Il y a aussi des retombées inattendues. J’ai puainsi aider un enseignant qui souhaitait monter un projetpédagogique européen. Je l’ai mis en contact avec desenseignants qui avaientsuivi le stage. Tous ontrépondu avec enthousiasme.Cela m’a fait vraimentplaisir d’apprendrequ’aujourd’hui, leur projets’est concrétisé. Ils m’ontinvitée à me rendre comptedes résultats obtenus ».Ainsi est né un projetComenius soutenu par1l’Union européenne, impliquantsept établissements d’enseignement secondaires decinq pays européens, intitulé « Energies du futur, planète dedemain : éduquer les élèves à utiliser l’énergie ».Dans ce cadre, des chercheurs de <strong>Saclay</strong> ont été invitésà rencontrer des élèves du lycée Charles Baudelaire deFosses (95).Contact à l’INSTN :lucile.beck@cea.frhttp://www-instn.cea.fr/Sur Comenius :http://www.comenius-baudelaire-fosses.ac-versailles.fr/http://europa.eu.int/comm/education/programmes/socrates/comenius/index_en.htmlEcole d’été de physique1Des professeurs apprennent à utiliser un microscope électroniqueà balayage.12Le <strong>CEA</strong> et l’IN2P3 (Institut national de physiquenucléaire et de physique des particules), avecd’autres partenaires, organisent également chaqueannée fin août un stage thématique destiné auxenseignants de physique.Cette école d’été vise un large public d’enseignants, dusecondaire à l’université en passant par les IUFM 1 . L’objectifest de convaincre les jeunes, à travers leurs enseignants, quela physique joue un rôle majeur dans le monde du XXI ème siècle.Les contacts entre lycées et universités ne peuvent que favoriserl’ouverture des jeunes vers le monde de la recherche. Aumenu de la 4 ème édition en 2004 : physique et art !1 IUFM : Institut universitaire de formation des maîtres.Contact : saghai@dapnia.cea.frhttp://e2phy.in2p3.fr/


DIALOGUER AVEC LES RIVERAINSCréée fin 1998 par le Président du Conseil général de l’Essonne, la Commission locale d’information(CLI) de <strong>Saclay</strong> relève d’une démarche pédagogique et citoyenne. Sa mission est d’informer les élus etla population riveraine sur les activités du centre <strong>CEA</strong> et d’en suivre l’impact sur l’environnement, lasanté et l’économie locale. Nombre de données scientifiques, techniques et environnementales sontdélivrées et commentées par le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> afin de répondre aux attentes des citoyens.Yves Bourlat, chef de l’Unité communication et affairespubliques présente la CLIJournal de <strong>Saclay</strong> :> Comment la CLI est-elle organisée ?YB : Composée de 60 membres parmi lesquels des élus,des représentants de l’Etat, des organismes experts,des associations de défense de l’environnement et dessyndicats professionnels, elle s’est organisée en cinqgroupes de travail, chacun étant chargé d’une thématique.En cinq ans, la CLI s’est réunie plus de soixante-dix fois, soiten groupes de travail, soit en réunions plénières semestrielles.> Quels sont les sujets abordés ?YB : L’éventail est large. On peut citer les opérations entreprisessur les sites <strong>CEA</strong> du Bouchet (91), l’hydrogéologiedu plateau de <strong>Saclay</strong>, les activités de recherche et lesprojets nouveaux, les enquêtes publiques, la gestion desdéchets, les transports de produits radioactifs, les rejets,la surveillance et la qualité de l’environnement. A cessujets s’ajoutent les visites d’installations et de laboratoiresainsi que les contre-expertises.> Par quel biais s’effectuent les échanges d’informationavec la population ?YB : Par la diffusion à 65 000exemplaires des dossiersannuels reprenant l’essentieldes travaux, par l’élaborationde notes d’information lors detravaux particuliers ou poursensibiliser les riverains auxenquêtes publiques concernantune installation du centre<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, mais aussipar l’intermédiaire desmaires des communesvoisines et de leurs bulletinsmunicipaux.> Quel est votre point devue sur la CLI ?YB : Longtemps attenduepar le centre <strong>CEA</strong> de<strong>Saclay</strong>, la CLI respecte les2engagements pris par sonPrésident, le Président du Conseil général de l’Essonne,en termes de transparence et d’échanges pluriels. Elleconcourt à stimuler l’intérêt des citoyens pour les enjeuxde la recherche. Par le biais des contre-expertises qu’elleengage régulièrement, elle valide la qualité des mesuresde surveillance de l’environnement entreprises par le <strong>CEA</strong>.C’est aussi une instance qui permet d’entretenir un équilibreentre les points de vue du <strong>CEA</strong> et ceux des associationsanti-nucléaires. Ces échanges sont également l’occasionpour les élus et la population de mesurer l’intérêt desrecherches et des grands projets tels NeuroSpin ouNum@tec, ainsi que la capacité et la volonté du centre<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> de décrire objectivement son environnementet de le préserver. Signalons à ce titre l’ouvrage trèscomplet sur la radioactivité des étangs de <strong>Saclay</strong> publié enjuin 2003 et transmis à l’ensemble des membres de la CLI.1etContact au <strong>CEA</strong> :yves.bourlat@cea.frau Conseil général :vtfibel@cg91.fr2 La CLI est à l’origine de dossiers et de publicationsdiffusés aux publics concernés.Dossier> Diffuser la culture scientifique et technique113


DossierSURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENTDes lycéens en campagneInitiées par la CLI, ces opérations pédagogiquesqui mobilisent fortement les équipes du <strong>CEA</strong>associent des lycéens de première et terminalescientifiques des environs et leurs professeurs dephysique-chimie et de sciences et vie de la terre.différentes (eaux, sédiments, sols, sables, poussièresatmosphériques, herbes, mousses, lait, œufs,…) ont étéprélevés sur le site du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> et dans unrayon de 5 à 10 km.• l’autre en 2002 avec des élèves des lycées de la Valléede Chevreuse de Gif-sur-Yvette, Camille Claudel dePalaiseau et Fustel de Coulanges de Massy. Cetteannée-là, l’étude portait sur le suivi de la Bièvre et del’Yvette avec 37 prélèvements d’eau, de sédiments, devégétaux aquatiques et de poissons.1Véritables travaux pratiques de surveillance de la radioactivitédans l’environnement, ces actions sont l’occasiond’enrichir les connaissances des lycéens sur la radioactivité.Ils se familiarisent ainsi avec diverses techniquesexpérimentales : organiser un plan d’échantillonnage,isoler les radioéléments du prélèvement, mesurer leuractivité, exploiter et interpréter les résultats pour discernerpar un raisonnement objectif l’impact sanitaire et environnementaléventuel des activités du centre.Prélèvements et mesuresDepuis la création de la CLI en décembre 1998, deuxcampagnes ont été organisées :• l’une en 2000 avec 95 élèves des lycées Blaise Pascald’Orsay, l’Essouriau des Ulis et Emilie de Breteuil deMontigny-le-Bretonneux. 70 échantillons de 15 naturesSous l’égide de la CLIL’encadrement des jeunes était assuré par les membresde la CLI et les mesures de radioactivité étaient confiées àdifférents laboratoires dont ceux du <strong>CEA</strong>.Les milliers de résultats de mesures de radioactivité ainsiobtenus ont complété les mesures régulières du <strong>CEA</strong> maisaussi celles de l’IRSN 1 et de la DGSNR 2 qui surveillentégalement de leur côté le site et ses abords.Les rapports complets des deux campagnes 2000 et 2002sont disponibles sur demande au secrétariat de la CLI ouau centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.Pour l’année scolaire 2004-2005, il est prévu une troisièmecampagne axée sur la comparaison de la radioactivitéprésente dans les denrées alimentaires récoltées sur leplateau de <strong>Saclay</strong> et dans celles achetées en grandesurface.1 IRSN : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.2 DGSNR : Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.Contact au <strong>CEA</strong>valerie.jacot@cea.frAuprès de la CLIvtfibel@cg91.frhttp://www.ancli.fr/clis/saclay.htmhttp://www.essonne.fr/?IDINFO=17361 Des lycéens des communes voisines de <strong>Saclay</strong> prélèvent del’eau, des sédiments, des mousses dans un rayon de 5 à10 km du centre <strong>CEA</strong> pour analyser leur radioactivité. Lesrésultats obtenus sont disponibles sur demande.14


A LA VILLETTE JUSQU’EN JANVIER 2005« SOLEIL, MYTHES ET RÉALITÉS »AgendaLe <strong>CEA</strong> est partenaire de la Cité des sciences et de l’industrie pour une grande exposition dédiée auSoleil, dans le cadre du programme « Gérer la planète », consacré au thème du développement durable.1Parce que le Soleil est si nécessaire à la vie, parce qu’ilinspire à la fois les poètes et les scientifiques, il mérite unhommage à sa mesure. Le <strong>CEA</strong> vous invite à célébrerl'astre de nos jours à travers une exposition à la Cité dessciences et de l’industrie.Trois volets composent l'exposition : « Le Soleil et leshommes », « Le Soleil est une étoile », « Moi, le Soleil », unspectacle dans le planétarium.Le premier relate l'histoire des relations entre l'homme etle Soleil. La place du Soleil dans l’histoire religieuse,sociale, scientifique et culturelle est immense. Rien dece qui est humain ne lui est étranger. Aujourd’hui, le Soleilet ses usages imprègnent notre quotidien et celuide nombreux professionnels tels que l’architecte, ledermatologue, le voyagiste, le chercheur en énergie solaireou nucléaire. Un tour d’horizon du Soleil comme source debienfaits, de dangers et d’énergie en témoigne.Le second volet nous montre que le Soleil est uneextraordinaire « machine » qui émet en une seule secondeplus d’énergie que l’humanité n’en a jamais consommé.La source de cette énergie, c’est la fusion thermonucléaire,à l’œuvre dans le Soleil. Domestiquer cesréactions sur Terre représenteun enjeu énergétiqueconsidérable, pourlequel le <strong>CEA</strong> s'investitlargement à travers leprojet ITER 1 et le LaserMégajoule au Cesta enAquitaine. Pour progressersur cette voie, il est aussinécessaire d’élucider denombreuses questions derecherche fondamentale,encore en suspens,concernant par exemple les neutrinos émis par le Soleilou sa sismologie.Le spectacle "Moi, le Soleil" condense en quinze minutesl'histoire de l'étoile depuis sa naissance, il y a 4,6 milliardsd'années, jusqu'à sa transformation finale dans 5 milliardsd'années.1 ITER : International thermonuclear experimental reactor.1 Les protubérances solaires sont des immenses nuages de gaz qui s'étendentdans la couronne solaire. Le plasma chaud suit alors les lignes de champmagnétique. La taille de ces protubérances peut atteindre 400 000 km.L'image est prise par le satellite SOHO qui permet d'observer le Soleil dansl'extrême ultra-violet.INFORMATIONS PRATIQUESL’exposition est programmée jusqu’au 30 janvier 2005Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h et jusqu'à19h le dimanche. Fermé le lundi.Tarifs : 10,50 € ; 8,50 € Tarif réduit.Cité des sciences et de l’industrie30, avenue Corentin-Cariou75019 ParisMétro Porte de la VilletteRenseignements/réservations01 40 05 80 00, www.cite-sciences.frRéservation conseilléeCite-sciences.fr ou 08 92 69 70 72,ou dans les Fnac, Carrefour…15


CONFÉRENCE CYCLOPE JUNIORSRappelons que le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> organise des conférences à l'intention des juniors, collégiens et lycéens.Les thèmes choisis, ainsi que la manière de les exposer, sont spécialement conçus pour être parfaitement accessiblesaux jeunes, qui peuvent venir accompagnés de leurs parents :Mardi 1 er juin 2004Quand le Soleil a rendez-vous avec VénusPar Alain Milsztajn, physicien au Dapnia / Service de physique des particules, <strong>Saclay</strong> ; avec lacollaboration d'Edgar Soulié, ancien responsable de la communication au DSM / DRECAM 1 .Le 8 juin prochain, en pleine journée (de 7h15 à 13h25), nous serons les témoins privilégiésd'un nouveau passage de Vénus devant le Soleil. L'événement, rarissime, se produit une àdeux fois tous les 120 ans. Le passage précédent remonte à 1882, et le prochain, en juin 2012,ne sera que difficilement observable depuis la France. Ce qui renvoie les prochaines observationsà décembre 2125 !Comment se déroulera ce phénomène inhabituel, et quelles précautions d'observation faudra-t-ilrespecter 2 ? Comment préparer votre observation ? Pourquoi ces passages sont-ils si rares ? Ilsont joué un rôle important dans l'histoire de l'astronomie. Ainsi, au XVIII e siècle, les astronomesont mobilisé de nombreuses expéditions et même une véritable « internationale de la science »pour les observer. Il s'agissait alors de calculer... la distance de la Terre au Soleil. Comment lesscientifiques ont-ils fait ?Cette image virtuelle du sol de Vénus estreconstruite à partir d’échos radar reçuspar la sonde spatiale Magellan en 1992.On distingue un volcan au premier plan etdeux en arrière-plan.Vénus, dont l'éclat est très visible en ce moment, peuaprès le coucher du Soleil, a longtemps été une planètetotalement inconnue. Bien qu'elle soit si proche, elle recèleencore des mystères. Pourquoi y règne-t-il une telle pressionet une température si écrasante ? Pourquoi deuxplanètes apparemment semblables - Vénus et la Terre -ont-elles connu des destins si différents ? Pourquoi le ciel de Vénus est-il orange ?Comment fait-on pour obtenir des images de Vénus malgré l'épaisse couchenuageuse qui l'entoure ? L'histoire de l'étude de Vénus, et le point sur nos connaissancesactuelles, illustré de photos prises par les sondes spatiales, donneront l'occasiond'un voyage à la fois agréable et instructif dans le monde de l'astrophysique.1 DSM / DRECAM : Direction des sciences de la matière / Département de recherche sur l’état condensé, les atomes et les molécules.2 Ces précautions d'observation sont décrites, notamment, sur le site de l'institut de mécanique célestehttp://www.imcce.fr/vt2004/fr/observer.html.Vue d'artiste de la sondeVénus Express survolant lesnuages de Vénus. Destinée àétudier l’atmosphère trèsdense de Vénus, cette sondede l’Agence spatiale européennepourra réutiliser desinstruments développés pourles sondes Mars Express etRosetta. Elle serait prête àêtre lancée dès 2005.Renseignements pratiques :Accès : ouvert à tous, entrée gratuiteLieu : Institut national des sciences et techniques nucléaires, <strong>Saclay</strong> (voir plan)Horaire : 20 heuresOrganisation/renseignements : Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>,Unité communication et affaires publiquesTél : 01 69 08 52 10Adresse postale : 91191 Gif-sur-Yvette CedexJEUDIS DU <strong>CEA</strong>Jeudi 10 juin 2004« Le temps existe-t-il ? » avec Etienne Klein, physicien au centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> et« Temps de soi, temps des autres » avec Danièle Rapoport, psychosociologue.Renseignements pratiques :Lieu : Café de la Fnac Vélizy, centre commercial Vélizy 2 - Au croisement de la N118 et de l’A86.Horaire : 19h30Tél : 01 39 26 13 66.

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