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Comprendre la radiothérapie - Institut National Du Cancer

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<strong>Comprendre</strong> <strong>la</strong> radiothérapie5. Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapie 61être soutenu 61Le rôle important des proches 62Questions de vie quotidienne 62Vos droits 656. La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe :une priorité nationale 67Dès 2007 : 33 mesures nationales 672009-2011 : de nouvelles mesures pour accompagner<strong>la</strong> radiothérapie 697. Ressources utiles 738. Glossaire 75Sources de référence 100Membres du groupe de travail - Relecteurs 101Les guides <strong>Cancer</strong> info 1036


La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?une substance radioactive, qui se fixe préférentiellement surles cellules cancéreuses pour les détruire. La radiothérapiemétabolique est utilisée pour traiter certains cancers de <strong>la</strong>thyroïde, <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die de Vaquez* et certaines métastasesosseuses.Quand une radiothérapie est-elle indiquée ?De nombreux cancers peuvent être traités à l’aide d’uneradiothérapie. Ce sont notamment les cancers du sein, lescancers gynécologiques (utérus, col de l’utérus, vagin…) eturogénitaux (vessie, prostate*…), les cancers de <strong>la</strong> sphèreORL* (nez, oreilles, pharynx*, <strong>la</strong>rynx*), de <strong>la</strong> bouche, certainscancers digestifs (rectum, estomac…), les tumeurs cérébrales,les cancers du poumon et les cancers du sang, de <strong>la</strong> moelleosseuse et des ganglions* (leucémies, ma<strong>la</strong>dies de Hodgkin*,lymphomes* non hodgkiniens).Une radiothérapie est proposée en fonction du type de cancer,de son stade* d’évolution et de l’état général du patient. Ellepeut être utilisée dans deux buts majeurs :• y guérir un cancer en visant à détruire <strong>la</strong> totalité des cellulescancéreuses. On parle de radiothérapie curative ;• y freiner l’évolution d’une tumeur, en traiter des symptômes*(sou<strong>la</strong>ger <strong>la</strong> douleur ou consolider des lésions* osseusespar exemple). On parle alors de radiothérapie palliative oude radiothérapie symptomatique.8


La radiothérapie peut être utilisée seule (radiothérapieexclusive), ou souvent en association avec une chirurgie* ou untraitement médicamenteux (chimiothérapie, hormonothérapieou thérapie ciblée).Lorsqu’elle est réalisée avant <strong>la</strong> chirurgie, on parle de radiothérapienéoadjuvante* ou préopératoire : elle a pour but de diminuer <strong>la</strong>taille de <strong>la</strong> tumeur, faciliter l’intervention et/ou minimiser le risqueque le cancer revienne au même endroit (risque de récidive* localedu cancer). Lorsqu’elle est réalisée après <strong>la</strong> chirurgie, on parlede radiothérapie adjuvante* ou postopératoire : elle complète<strong>la</strong> chirurgie en détruisant les éventuelles cellules cancéreusesrestantes dans le but de diminuer le risque de récidive locale. Ellepeut aussi être réalisée au cours d’une intervention chirurgicale.On parle alors de radiothérapie peropératoire : elle a pour butd’exposer directement <strong>la</strong> tumeur résiduelle ou <strong>la</strong> zone où setrouvait <strong>la</strong> tumeur à une dose unique élevée de rayons, ce quiréduit l’irradiation des tissus sains.La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?Certains médicaments de chimiothérapie peuvent être donnésen même temps qu’une radiothérapie, car ils rendent les cellulescancéreuses plus sensibles aux rayons et augmentent ainsi leurefficacité. On parle de radiosensibilisation* ou de médicamentsradiosensibilisants. Cette association, qu’on appelle radiochimiothérapieconcomitante, est particulièrement utilisée dans letraitement des cancers bronchiques localement avancés, cancersORL, du canal anal, de l’œsophage ou encore du col de l’utérus.9


L’enjeu de tout traitement par radiothérapie consiste donc àmaximiser son efficacité sur <strong>la</strong> tumeur, tout en minimisant <strong>la</strong>toxicité sur les tissus sains et les organes avoisinants, aussiappelés organes à risque. Pour ce<strong>la</strong>, il faut concentrer le plusprécisément possible l’irradiation sur le volume de <strong>la</strong> tumeur :les progrès technologiques des dernières années sont à ce titreconsidérables.Il faut par ailleurs déterminer, pour chaque patient, <strong>la</strong> dosede rayons optimale : elle doit être suffisante pour détruire<strong>la</strong> tumeur mais tenir compte de <strong>la</strong> dose de tolérance desorganes à risque (dose au-delà de <strong>la</strong>quelle se manifestent deseffets secondaires). Ces doses varient selon le type de tumeur(on dit que les cancers sont plus ou moins radiosensibles) etselon les organes. Il faut aussi jouer sur ce que l’on appellel’étalement et le fractionnement de <strong>la</strong> dose, c’est-à-dire <strong>la</strong> duréetotale du traitement et son découpage en plusieurs séances, cequi permet aux tissus de se régénérer.La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?La dose de rayons en radiothérapie est exprimée en gray (abrégé en Gy), dunom d’un physicien ang<strong>la</strong>is. Une dose de 1 Gy correspond à une énergie de1 joule absorbée dans une masse de 1 kilo. La dose de rayons nécessaire pourdétruire une tumeur varie selon le type de cancer. La dose de tolérance des organesà risque est également variable selon les organes. Les doses généralement utiliséespour un traitement sont de quelques Gy à quelques dizaines de Gy au total.11


La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?thérapie par exemple). Vous pouvez ainsi revenir sur les informationsqui vous ont été données par votre médecin, vous lesfaire expliquer à nouveau, poser d’autres questions. C’est l’occasionégalement d’évaluer vos besoins en soins et soutienscomplémentaires (accompagnement dans vos démarchessociales ou soutien psychologique par exemple) et de vousorienter si besoin vers les professionnels concernés.Une équipe de professionnelspour vous soignerL’oncologue radiothérapeute (radiothérapeute)C’est le médecin spécialiste des traitements des cancers parradiothérapie. Il adapte chaque radiothérapie aux caractéristiquesdu cancer et à chaque patient. Un radiothérapeutepeut être spécialisé en curiethérapie. Outre sa participation auxréunions de concertation pluridisciplinaires, le radiothérapeuteest responsable de l’indication du traitement, de sa préparationet de son bon déroulement. Le radiothérapeute participe, avecles autres professionnels impliqués, à votre surveil<strong>la</strong>nce pendantet après le traitement.Le radiophysicien (physicien médical)C’est un spécialiste en radiophysique médicale. Il définit, encol<strong>la</strong>boration avec l’oncologue radiothérapeute, les modalitésprécises du traitement : le type de rayons, leur dosage, leurrépartition pour chaque séance de radiothérapie… Il est14


chargé du fonctionnement et du contrôle de <strong>la</strong> qualité desappareils de radiothérapie, de radiologie* ou de médecinenucléaire*.Le dosimétristeC’est <strong>la</strong> personne qui participe, avec l’oncologue radiothérapeuteet le physicien, au calcul de <strong>la</strong> dose de rayons nécessaire à <strong>la</strong>radiothérapie et à <strong>la</strong> p<strong>la</strong>nification du traitement.Le manipu<strong>la</strong>teurC’est le technicien responsable du maniement des appareils deradiothérapie. Il est chargé de veiller au bon déroulement desséances de radiothérapie, en col<strong>la</strong>boration avec le physicien etl’oncologue radiothérapeute. Lors de chaque séance, le manipu<strong>la</strong>teurs’occupe de vous dans <strong>la</strong> salle de traitement, vous aideà vous installer, vous explique le déroulement de <strong>la</strong> séance etvérifie que les régions à traiter sont bien délimitées. Il s’assureégalement que vous ne présentez pas de réactions anormales.La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?Le personnel infirmierIl s’assure également que votre radiothérapie s’effectue dans lesmeilleures conditions lorsqu’une hospitalisation est nécessaire.Il est à votre écoute et peut répondre à toutes vos questions.Les aides-soignants et secrétaires médicalesIls complètent l’équipe qui est à votre service pour votretraitement de radiothérapie.15


La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?À retenirLe choix des traitements d’un cancer* est défini sur <strong>la</strong> basede l’avis rendu par des professionnels lors d’une réunion deconcertation pluridisciplinaire*. Une proposition du p<strong>la</strong>n detraitement*, appelé programme personnalisé de soins*, vousest ensuite remise et expliquée.La radiothérapie est un traitement locorégional* à l’aide derayons* capables de détruire les cellules* cancéreuses. Ellepeut être utilisée seule, ou avant, pendant ou après un autretraitement (une chirurgie* ou un traitement médicamenteuxcomme une chimiothérapie* par exemple).Lorsque les rayons utilisés sont émis à partir d’une sourceexterne à l’organisme, on parle de radiothérapie externe.Lorsque les rayons émanent d’une source imp<strong>la</strong>ntée à l’intérieurde l’organisme, on parle de curiethérapie.Le traitement de radiothérapie qui vous est prescrit(technique, dose totale de rayons, durée du traitement,nombre de séances, etc.) est adapté à votre situation personnelle.Il est conçu pour être le plus efficace possible sur votrecancer tout en préservant au maximum les organes voisins.16


Plusieurs professionnels jouent un rôle clé dans <strong>la</strong> mise enœuvre d’une radiothérapie :le radiothérapeute qui définit le volume à irradier, <strong>la</strong> doseà délivrer ainsi que les organes et tissus* à protéger ;le radiophysicien qui définit, en col<strong>la</strong>boration avec leradiothérapeute, les modalités précises du traitement(type de rayons, dosage, répartition pour chaque séancede radiothérapie…) ; il est chargé du fonctionnement etdu contrôle de <strong>la</strong> qualité des appareils utilisés ;le dosimétriste qui participe, avec l’oncologue* radiothérapeuteet le radiophysicien, au calcul de <strong>la</strong> dose derayons nécessaire à <strong>la</strong> radiothérapie et à <strong>la</strong> p<strong>la</strong>nificationdu traitement ;le manipu<strong>la</strong>teur qui réalise l’irradiation* selon le p<strong>la</strong>n detraitement p<strong>la</strong>nifié.La radiothérapie : qu’est-ce que c’est ?17


2. La radiothérapie externecomment se déroule une radiothérapie externe ?Les techniques de radiothérapie externeDans une radiothérapie externe, les rayons* produits par unesource externe sont dirigés vers <strong>la</strong> région du corps à traiter(sein, prostate*…) afin d’éliminer les cellules* cancéreuses.La radiothérapie externe est dite transcutanée car les rayonstraversent <strong>la</strong> peau pour atteindre <strong>la</strong> tumeur*. Ces rayons sontémis en faisceau ciblé sur <strong>la</strong> tumeur par une machine appeléeaccélérateur linéaire de particules*.La radiothérapie externeAccélérateurlinéaire departiculesComment se dérouleune radiothérapie externe ?Le déroulement d’une radiothérapie repose sur un travaild’équipe entre le manipu<strong>la</strong>teur, le physicien, le dosimétriste,coordonnés par l’oncologue* radiothérapeute.19


La radiothérapie externeUne radiothérapie externe comporte quatre étapes majeures :• y le repérage de <strong>la</strong> zone à traiter ou phase de simu<strong>la</strong>tion ;• y le calcul de <strong>la</strong> distribution de <strong>la</strong> dose (dosimétrie). Cette étapene nécessite pas votre présence ;• y le traitement proprement dit ;• y <strong>la</strong> surveil<strong>la</strong>nce pendant et après le traitement.La phase de repérageLa première étape du traitement est une étape essentielle depréparation au cours de <strong>la</strong>quelle vous devez être présent. Onparle de phase de repérage ou de simu<strong>la</strong>tion. L’oncologueradiothérapeute, assisté d’un manipu<strong>la</strong>teur, repère <strong>la</strong> cible sur<strong>la</strong>quelle les rayons vont être dirigés et les organes à protéger (onparle d’organes à risque). Il s’agit de déterminer les faisceauxde rayons que le radiothérapeute va utiliser, leurs dimensions etleurs orientations pour irradier <strong>la</strong> tumeur et épargner les organessains voisins. Certaines tumeurs, comme les tumeurs de <strong>la</strong> peau,sont directement visibles. Pour d’autres tumeurs, on utilise pourle repérage une imagerie en deux dimensions. Pour <strong>la</strong> plupartdes cancers, on utilise une imagerie en trois dimensions (3D)explorant les organes internes. Elle est réalisée à l’aide d’unscanner ou d’un simu<strong>la</strong>teur scanner.Cette étape peut durer de 30 minutes à plus d’une heure. Ilpeut y avoir plusieurs séances de préparation. Elles se déroulentdans une salle spéciale, appelée salle du simu<strong>la</strong>teur ou salledu scanner, en fonction de l’appareil utilisé. Plus rarement, lesséances ont lieu dans <strong>la</strong> salle de traitement sous l’appareil de20


adiothérapie. Il arrive que le traitement commence directement,mais c’est rarement le cas.Pendant ce repérage, votre position est soigneusement définie.Ce sera <strong>la</strong> position à reprendre lors de chaque séance.La radiothérapie externeLe plus souvent, vous êtes allongé sur le dos, plus rarement àp<strong>la</strong>t ventre ou sur le côté. Cette position varie en fonction de <strong>la</strong>zone à traiter, de votre état et de votre morphologie. La positiondoit être <strong>la</strong> plus confortable possible afin de <strong>la</strong> reprendre àchaque séance de radiothérapie. Si <strong>la</strong> position vous est inconfortable,n’hésitez pas à le signaler.Parfois, vous devez être immobilisé à l’aide d’équipementsparticuliers qui servent de moyens de contention (moules oumasques thermoformés) ; ils sont spécialement confectionnés <strong>la</strong>plupart du temps par un manipu<strong>la</strong>teur, éventuellement assistédu médecin. Ces moules de contention vont assurer votre bonpositionnement.Des points de repère sont dessinés sur <strong>la</strong> peau ou sur le systèmede contention lorsque vous devez être immobilisé. Ces pointsde repère doivent être conservés pendant toute <strong>la</strong> durée dutraitement. Sur <strong>la</strong> peau, ils sont soit dessinés avec de <strong>la</strong> peintureviolette ou un feutre de couleur, soit tatoués. S’ils sont dessinés,ils sont parfois recouverts d’un film adhésif transparentimperméable (film de protection) pour qu’ils ne s’effacent paslorsque vous vous <strong>la</strong>vez. Si des points doivent être tatoués,21


La radiothérapie externeils le sont avec de très fines aiguilles jetables. Ce tatouagen’est généralement pas douloureux. Il est peu visible, mais al’inconvénient d’être permanent. Si vous ne souhaitez pas cestatouages, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.L’étape de dosimétrieDes études scientifiques ont défini les doses de radiothérapieà administrer en fonction du type et du stade* du cancer*, del’organe à traiter, de votre âge et de vos traitements antérieurs.Ce sont les doses standards. L’oncologue radiothérapeuteprécise aussi les limites de doses acceptables par les organes àrisque situés à proximité de <strong>la</strong> tumeur.L’étape de dosimétrie consiste, pour le physicien et le dosimétriste,à réaliser une étude informatisée de <strong>la</strong> distribution de <strong>la</strong>dose de rayons à appliquer à <strong>la</strong> zone à traiter, et à optimiseravec l’oncologue radiothérapeute <strong>la</strong> technique d’irradiation*.Cette étape ne nécessite pas votre présence.Le p<strong>la</strong>n de traitement* définitif qui établit notamment <strong>la</strong> doseet ses modalités de délivrance (dose par séance, nombre deséances, espacement des séances…) est validé conjointementpar l’oncologue radiothérapeute et le physicien.Le traitement en pratiqueUn traitement par radiothérapie nécessite plusieurs séances.Généralement, vous avez une séance par jour, sur une duréede quatre à cinq jours, et ce, durant plusieurs semaines. Cette22


organisation peut être modifiée selon votre état généralet <strong>la</strong> région à traiter. Dans certains cas, notamment pouréviter une fatigue excessive liée aux dép<strong>la</strong>cements, il arriveque le nombre de séances soit réduit (une à trois séancespar semaine). Il n’y a habituellement pas de séance deradiothérapie les week‐ends et les jours fériés.La radiothérapie externeLe temps passé en salle d’attente peut vous paraître long etstressant. Les horaires prévus peuvent parfois être bousculéspar des contrôles sur les appareils ou par un surcroît d’activitépar exemple.La salle dans <strong>la</strong>quelle se déroule <strong>la</strong> radiothérapie est une piècequi respecte les normes de protection contre les rayonnementsradioactifs* (normes de radioprotection*).Vous êtes installé par le manipu<strong>la</strong>teur sur <strong>la</strong> table de traitementdans <strong>la</strong> position qui a été déterminée lors de <strong>la</strong> phase de repérage.Les rayons sont dirigés de façon précise vers <strong>la</strong> région à traiter :vous devez éviter de bouger pour que les rayons n’atteignentpas des parties de votre corps qu’il n’est pas nécessaire de traiter.Il faut parfois installer des caches pour moduler l’irradiationvenant d’un faisceau. Mais ces caches sont de plus en plussouvent remp<strong>la</strong>cés par des collimateurs multi<strong>la</strong>mes équipantl’accélérateur de particules. Il s’agit de petites <strong>la</strong>mellesindépendantes préprogrammées par ordinateur pour prendre<strong>la</strong> forme voulue lors de l’irradiation.23


La radiothérapie externeLe premier jour de <strong>la</strong> radiothérapie, il y a une vérification de<strong>la</strong> prévision du traitement et votre mise en p<strong>la</strong>ce réelle sousl’appareil de traitement. Des images de contrôle sont réaliséespour vérifier qu’il est conforme à ce qui était prévu et validerainsi le p<strong>la</strong>n de traitement.L’appareil de radiothérapie démarre seulement lorsque tousles contrôles de <strong>la</strong> machine et du traitement sont effectués.Pendant <strong>la</strong> séance, vous êtes seul dans <strong>la</strong> salle. Certainspatients vivent difficilement cet isolement. Mais il faut savoirque vous restez en lien continu avec les manipu<strong>la</strong>teurs. Vouspouvez communiquer avec eux par le biais d’un interphone etvous êtes surveillé par une caméra vidéo. La salle reste éc<strong>la</strong>iréependant <strong>la</strong> séance. En cas de besoin, le traitement peut êtreimmédiatement interrompu.Votre positionnement sur l’appareil est régulièrement vérifié, demême que <strong>la</strong> dose de rayons réellement délivrée. Des imagesde contrôle sont réalisées pendant le traitement pour vérifierqu’il est conforme à ce qui était prévu.Le temps d’irradiation est de courte durée, de l’ordre dequelques minutes. Le temps de présence dans <strong>la</strong> salle detraitement est généralement d’environ 15 minutes (y compris <strong>la</strong>mise en p<strong>la</strong>ce et les contrôles).24


L’appareil tourne autour de vous sans jamais vous toucher.L’irradiation est invisible et n’est pas douloureuse. Vous neressentez aucune sensation particulière.La radiothérapie externeSéancede radiothérapieD’ici 2011, dans tous les centres de radiothérapie autorisés,une dosimétrie in vivo sera systématiquement réalisée à <strong>la</strong>première ou deuxième séance, ainsi qu’à chaque modificationde traitement. Cette technique de dosimétrie in vivo consisteà mesurer directement sur vous <strong>la</strong> dose reçue pendantl’irradiation. Il s’agit de l’un des critères d’agrément pour <strong>la</strong>pratique de <strong>la</strong> radiothérapie, publiés en juin 2008 par l’<strong>Institut</strong><strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong> (cf. chapitre 6 La sécurité et <strong>la</strong> qualitéde <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorité nationale, page 67).Les séances de radiothérapie externe ne rendent pas radioactif: il n’y a donc pas de précaution à prendre vis-à-vis de sonentourage une fois <strong>la</strong> séance terminée.25


La radiothérapie externeLe plus souvent, une radiothérapie ne vous oblige pas à êtrehospitalisé pendant toute <strong>la</strong> durée du traitement ; on dit alorsque votre traitement est réalisé en ambu<strong>la</strong>toire, c’est-à-dire quevous rentrez chez vous quand <strong>la</strong> séance est terminée. Néanmoins,une hospitalisation complète est possible lorsque vous êtestraité simultanément par chimiothérapie*, lorsque vous suivezun protocole* de radiothérapie particulier, si votre traitement estréalisé loin de votre domicile ou si votre état général le nécessite.La prise en charge des frais de transportUne prescription médicale est nécessaire pour obtenir <strong>la</strong> prise en charge desfrais de transport. Le médecin choisit le mode de transport le plus adaptécompte tenu de votre état de santé :• y votre véhicule personnel ou les transports en commun (bus, métro, train…) sivous pouvez vous dép<strong>la</strong>cer sans assistance particulière ;• y le taxi conventionné, le véhicule sanitaire léger (VSL) ou l’ambu<strong>la</strong>nce dans lesautres cas.Une liste des taxis conventionnés peut être obtenue au 36 46 (prix d’un appellocal) ou sur le site internet www. ameli.fr.Sauf urgence médicale, l’entente préa<strong>la</strong>ble de votre caisse d’assurance ma<strong>la</strong>die estobligatoire pour :• y les transports de longue distance (plus de 150 kilomètres aller) ;• y les transports en série (au moins quatre transports de plus de 50 kilomètres aller,sur une période de deux mois, pour un même traitement) ;• y les transports en bateau, ou en avion sur ligne régulière.26Les assistantes médicales du service de radiothérapie et les assistantes sociales peuventvous aider dans vos diverses démarches administratives. Pour en savoir plus,vous pouvez aussi consulter le guide <strong>Cancer</strong> info « Démarches sociales et cancer »,disponible sur www.e-cancer.fr.


Le suiviLe suivi est une surveil<strong>la</strong>nce à court et à long terme, régulièreet adaptée, qui permet de contrôler l’efficacité de votreradiothérapie et de prendre en charge d’éventuels effetssecondaires* (cf. le chapitre 3 Quels sont les effets secondairesd’une radiothérapie externe ?, page 35). Le rythme de <strong>la</strong>surveil<strong>la</strong>nce varie selon le type de cancer.La radiothérapie externePendant votre traitementPendant toute <strong>la</strong> durée de votre traitement, vous faites le pointchaque semaine lors d’une consultation avec votre oncologue*radiothérapeute. Il vérifie le bon déroulement du traitement,contrôle l’apparition d’effets secondaires éventuels et vouspropose si nécessaire des traitements complémentaires. C’estl’occasion pour vous de lui poser toutes les questions qui vouspréoccupent. Si des effets indésirables surviennent entre deuxrendez-vous, vous devez l’indiquer aux manipu<strong>la</strong>teurs.Toute l’équipe soignante est à votre service et s’assure du bondéroulement de votre radiothérapie. Des conseils vous sontdonnés pour diminuer les effets secondaires de <strong>la</strong> radiothérapie :mesures d’hygiène, conseils alimentaires, habillement. Ceseffets secondaires peuvent persister quelques semaines après<strong>la</strong> fin du traitement.Après votre traitementLe suivi permet de faire un bi<strong>la</strong>n régulier de votre état desanté, de contrôler ainsi les étapes de son amélioration et dedétecter (et soigner) d’éventuels effets secondaires* tardifs de<strong>la</strong> radiothérapie.27


La radiothérapie externeUn calendrier de surveil<strong>la</strong>nce est défini avec vous. Le nom del’oncologue radiothérapeute qui vous suit est noté et chaquedate de consultation est programmée, au minimum une par anpendant cinq ans. Cette fréquence peut être modifiée en fonctionde votre état de santé et/ou de votre bi<strong>la</strong>n de surveil<strong>la</strong>nce,ou dans le cadre d’un programme de recherche clinique.Votre médecin traitant* participe également au suivi pendantet après le traitement. Une brochure explicative « Médecintraitant et patient en radiothérapie : conseils pratiques » et desfiches complémentaires sont disponibles sur le site de l’<strong>Institut</strong><strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong> (www.e-cancer.fr).Les techniques de radiothérapie externeLa radiothérapie conformationnelle 3DLa technique de radiothérapie externe <strong>la</strong> plus utilisée aujourd’huiest <strong>la</strong> radiothérapie conformationnelle 3D (trois dimensions).Cette technique permet de faire correspondre le plus précisémentpossible (de conformer) le volume sur lequel vont être dirigésles rayons, au volume de <strong>la</strong> tumeur. Elle utilise des imagesen 3D de <strong>la</strong> tumeur et des organes avoisinants obtenues parscanner*, parfois associées à d’autres examens d’imagerie*(IRM*, TEP*…). Des logiciels permettent de simuler virtuellement,toujours en 3D, <strong>la</strong> forme des faisceaux d’irradiation et <strong>la</strong>distribution des doses. Ce<strong>la</strong> permet de délivrer des doses efficacesde rayons en limitant l’exposition des tissus* sains.28


La radiothérapie conformationnelle est utilisée pour le traitementà visée curative des tumeurs de <strong>la</strong> prostate, du thorax, del’abdomen, du pelvis, et de plus en plus pour les cancers ORL*et du cerveau.Tous les centres de radiothérapie sont équipés pour <strong>la</strong> pratiquer.La radiothérapie externeCartographiede traitementpar radiothérapied’un cancer du poumonreconstituée à partird’un scanner.Les autres techniquesLes progrès en radiothérapie sont constants. Il est impossiblede décrire dans le détail <strong>la</strong> totalité des techniques endéveloppement. Elles ont toutes pour but de focaliser lesrayons le plus précisément possible sur <strong>la</strong> tumeur et d’épargnerau maximum les tissus sains. Elles sont pratiquées dans unnombre variable d’établissements (de plusieurs dizainesà un ou deux), sont encore souvent en cours d’évaluationet/ou présentent un intérêt uniquement pour des tumeursspécifiques.29


La radiothérapie externeLa radiothérapie conformationnelleavec modu<strong>la</strong>tion d’intensitéCette technique consiste à faire varier <strong>la</strong> forme du faisceauau cours d’une même séance pour s’adapter précisément auvolume à traiter, et ce même s’il comporte des « creux » ou desconcavités (une tumeur en forme de fer à cheval située autourde <strong>la</strong> moelle épinière par exemple).La radiothérapie guidée par l’imageUn dispositif radiologique est intégré à l’accélérateur departicules, ce qui permet de contrôler <strong>la</strong> position exacte de <strong>la</strong>zone à traiter d’une séance à l’autre.La radiothérapie asservie à <strong>la</strong> respirationIl s’agit de prendre en compte les mouvements de <strong>la</strong> respirationpendant l’irradiation du thorax ou du haut de l’abdomen parexemple. Il existe plusieurs solutions :• y demander au patient, qui visualise sa respiration surun écran, de <strong>la</strong> bloquer pendant quelques dizaines desecondes, à un moment précis de son inspiration ;• y <strong>la</strong>isser le patient respirer normalement et n’irradier <strong>la</strong>tumeur que quand elle se présente devant le faisceaud’irradiation (c’est qu’on appelle aussi le « gating », du mot« gate », c’est-à-dire porte en ang<strong>la</strong>is) ;• y ou encore faire suivre les mouvements de <strong>la</strong> tumeur par lefaisceau d’irradiation lui-même ; on parle de « tracking ».30


La contactothérapieCette technique utilise des tubes à rayons X* pour délivrer desrayons de faible énergie très près de <strong>la</strong> tumeur (tumeur de <strong>la</strong>peau par exemple).La radiothérapie stéréotaxiqueC’est une technique de haute précision basée sur l’utilisationde microfaisceaux convergents permettant d’irradier à hautedose de très petits volumes. Elle est utilisée pour traiter certainestumeurs cérébrales par exemple. Cette technique peutêtre réalisée soit à l’aide d’une machine dédiée (gamma‐knife),soit avec un accélérateur linéaire muni de cônes cylindriques dediamètre modu<strong>la</strong>ble. On parle aussi de radiochirurgie.La radiothérapie externeLa tomothérapieC’est une technique qui consiste à coupler un scanner et unaccélérateur de particules miniaturisé qui tourne autour dupatient en « spirale », pendant que <strong>la</strong> table de radiologie sedép<strong>la</strong>ce longitudinalement. L’appareil est aussi capable de fairevarier son ouverture au cours de l’irradiation permettant uneradiothérapie avec modu<strong>la</strong>tion d’intensité.Le Cyberknife ®C’est un nouveau système de radiochirurgie qui utilise <strong>la</strong> robotiquepour traiter des tumeurs dans tout le corps. Elle consisteen un petit accélérateur linéaire, tenu par un robot capable de31


La radiothérapie externele dép<strong>la</strong>cer dans toutes les directions possibles. Les faisceauxproduits par cet appareil sont assez petits, mais ils peuventêtre multipliés quasiment à l’infini et varier tous les angles detir. Ce<strong>la</strong> permet de focaliser <strong>la</strong> dose d’irradiation en minimisantl’impact sur les tissus sains avoisinants. Cette technique permetde traiter des tumeurs de taille limitée.La tomothérapie et le Cyberknife ® sont destinés à traiter destumeurs dont <strong>la</strong> localisation ne permet pas <strong>la</strong> réalisation d’uneradiothérapie conformationnelle « c<strong>la</strong>ssique ».Cyberknife ®La protonthérapieAlors que <strong>la</strong> très grande majorité des appareils de radiothérapieproduisent des faisceaux de photons* ou d’électrons*, cettetechnique utilise elle un faisceau de protons*. Le recours à desprotons permet de réduire <strong>la</strong> dose déposée dans les tissustraversés avant <strong>la</strong> tumeur, et de ne pas irradier les tissus situésderrière <strong>la</strong> tumeur. On les utilise pour traiter certaines tumeurs del’œil et de <strong>la</strong> base du crâne notamment. L’évaluation d’un autretype de particules, les ions carbone, est par ailleurs en cours.32


Image montrantun rayonnementde protons irradiantune tumeur du cerveau(cerclée de b<strong>la</strong>nc)La radiothérapie externeÀ retenirLa radiothérapie externe consiste à exposer <strong>la</strong> région ducorps à traiter à des rayons* émis par une source externe àl’organisme, appelée accélérateur de particules*.Une radiothérapie externe comporte quatre étapes : <strong>la</strong>phase de répérage, l’étape de dosimétrie, le traitementproprement dit et le suivi pendant et après le traitement.La technique de radiothérapie externe <strong>la</strong> plus utiliséeaujourd’hui est <strong>la</strong> radiothérapie conformationnelle en troisdimensions. Elle permet de faire correspondre le plus précisémentpossible le volume irradié, au volume de <strong>la</strong> tumeur*.Les progrès en radiothérapie sont constants. Beaucoup denouvelles techniques sont en développement. Elles ont pourbut de focaliser les rayons le plus précisément sur <strong>la</strong> tumeuret d’épargner au maximum les tissus* sains voisins.33


3. Quels sont les effets secondairesd’une radiothérapie externe ?les effets secondaires générauxLes effets secondaires spécifiques à <strong>la</strong> zone traitéeles effets secondaires tardifsLa difficulté <strong>la</strong> plus importante liée à <strong>la</strong> radiothérapie vientdu fait qu’en irradiant une tumeur*, on ne peut pas évitertotalement d’irradier les tissus* environnants. Il y a doncun risque d’altération de cellules* saines (c’est-à-dire noncancéreuses) situées à proximité de <strong>la</strong> zone qu’on souhaitetraiter. Cependant, les cellules saines sont capables de serégénérer, à l’inverse des cellules de <strong>la</strong> tumeur.Cette altération entraîne ce que l’on appelle les effetssecondaires*. Même si ces risques sont connus, ils n’enconstituent pas moins des conséquences pénibles lorsqu’ilssurviennent. Toutefois, les techniques de radiothérapiesont de plus en plus précises et permettent de réduire aumaximum <strong>la</strong> survenue de ces effets secondaires.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?On distingue les effets secondaires qui se produisent pendantle traitement et dans les quelques semaines qui suivent, etles effets secondaires qui peuvent apparaître plusieurs moisaprès <strong>la</strong> fin du traitement, voire plus tard. Les premiers sontappelés effets secondaires immédiats*, aigus ou précoces. Lesseconds sont appelés effets tardifs* ou encore complicationsou séquelles*.35


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Les effets secondaires diffèrent <strong>la</strong>rgement d’une personne àl’autre selon <strong>la</strong> localisation et le volume irradié, <strong>la</strong> dose délivrée,<strong>la</strong> radiosensibilité individuelle du patient et son état général.L’équipe médicale vous informe sur ceux qui peuvent se produiredans votre cas et sur les moyens d’y faire face. Votre suivi régulierpermet de les détecter et de réajuster le traitement si nécessaire(cf. Le suivi, page 27). Les effets secondaires décrits ci‐dessoussont les effets possibles les plus couramment observés.Les effets secondaires générauxLa fatigueLa découverte du cancer*, l’appréhension des examens et destraitements, les dép<strong>la</strong>cements quotidiens pour se rendre auxséances de radiothérapie, les traitements antérieurs (chirurgie*ou chimiothérapie*), une anémie*, etc., provoquent souventune fatigue physique et morale.La fatigue a des répercussions importantes sur les activitésquotidiennes, ainsi que sur <strong>la</strong> qualité de vie. Elle est à l’originede sentiments d’impuissance, de détresse et parfois dedépression*. C’est <strong>la</strong> raison pour <strong>la</strong>quelle elle doit être priseen charge dès qu’elle apparaît.Votre fatigue ne doit pas être banalisée. Il n’est pas normal d’êtreanéanti par <strong>la</strong> fatigue sous prétexte que l’on est soigné pour uncancer. Des informations plus détaillées sur ce sujet figurent dansle guide « Fatigue et cancer », disponible sur www.e-cancer.fr.36


Les troubles sexuelsDe manière générale, il est possible d’avoir des rapports sexuelspendant une radiothérapie. La radiothérapie en elle-même nemodifie pas directement votre désir sexuel. Toutefois, les effetssecondaires et <strong>la</strong> modification de <strong>la</strong> perception du corps liée à<strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die ou aux traitements peuvent temporairement altérerou modifier votre désir ou votre capacité physique. Ce<strong>la</strong> varieen fonction des personnes. Il est important d’essayer d’en parlerle plus librement possible avec votre partenaire.Les problèmes de fertilitéIl est formellement contre-indiqué de débuter une grossessependant une radiothérapie. En effet, les rayons risquent deprovoquer des malformations du fœtus. Il est conseillé d’attendreau moins 18 mois après <strong>la</strong> fin du traitement.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Si <strong>la</strong> patiente est enceinte au moment où le cancer estdécouvert ou avant le début de <strong>la</strong> radiothérapie, elle doit eninformer le médecin.Chez les femmes non ménopausées, une radiothérapie dubas-ventre perturbe le fonctionnement des ovaires : les règless’arrêtent et <strong>la</strong> ménopause* peut s’installer. Dans ce cas, enfonction du type de cancer gynécologique traité, le médecinpeut prescrire un traitement hormonal substitutif qui permet dediminuer les effets secondaires de <strong>la</strong> ménopause. Pour éviter cerisque, dans certains cas ou chez des patientes très jeunes, unetechnique chirurgicale permet de dép<strong>la</strong>cer les ovaires avant le37


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?traitement pour les protéger des effets des rayons et préserverleur fonctionnement : on parle de transposition des ovaires.Le médecin peut également vous proposer des solutionspour pallier les problèmes de fertilité provoqués par <strong>la</strong>radiothérapie :• y chez les adolescentes ou les jeunes femmes, il est possiblede prélever des ovocytes avant le traitement et de lescongeler en vue d’une grossesse ultérieure. On parle deconservation d’ovocytes. Cette possibilité doit être discutéeavec le médecin ;• y pour les hommes, il est conseillé de congeler du spermeavant une irradiation* du corps entier ou de l’abdomen,comme lors d’un lymphome*, d’une ma<strong>la</strong>die de Hodgkin* oud’un cancer du testicule. Cette préservation du sperme se faitau Centre d’étude et de conservation du sperme (CECOS).Une réaction inf<strong>la</strong>mmatoireUn gonflement de <strong>la</strong> région irradiée (appelé œdème) peutapparaître en cours de traitement. Un œdème est lié à l’accumu<strong>la</strong>tionde lymphocytes* et de liquide dans les tissus au niveaude <strong>la</strong> zone traitée. Il est le plus souvent modéré, persiste parfoisaprès le traitement et disparaît au cours de l’année qui suit.Des effets sur le sangLa plupart des radiothérapies n’entraînent pas d’effets surles cellules du sang (globules rouges*, globules b<strong>la</strong>ncs*,38


p<strong>la</strong>quettes*). Ils sont cependant possibles dans certains cas,par exemple lors d’une radiothérapie très <strong>la</strong>rge du thorax, del’abdomen et du pelvis, ou en cas d’irradiation d’une partieimportante de <strong>la</strong> moelle osseuse*, là où se fabriquent lesdifférents éléments du sang.L’apparition inhabituelle de bleus ou de petites taches rougesou mauves sur <strong>la</strong> peau (purpura), notamment au niveau desjambes, doit être signalée, car ce<strong>la</strong> peut être lié à une diminutiondes p<strong>la</strong>quettes. Un examen médical et un traitement antibiotiquepeuvent alors être nécessaires.Les effets secondairesspécifiques à <strong>la</strong> zone traitéeQuels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Au niveau de <strong>la</strong> peauLes rayons provoquent parfois des réactions au niveau de <strong>la</strong>peau. Après deux semaines de traitement, <strong>la</strong> réaction <strong>la</strong> plusfréquente est une rougeur de <strong>la</strong> peau au niveau de <strong>la</strong> zone irradiée.Cette rougeur, appelée érythème cutané, est semb<strong>la</strong>bleà un coup de soleil. Elle varie selon le type de peau. La peau semet ensuite à peler et <strong>la</strong> rougeur disparaît.Les techniques actuelles ont beaucoup réduit <strong>la</strong> fréquence et <strong>la</strong>gravité de ces réactions qui dépendent du type de rayons utiliséet de <strong>la</strong> zone traitée. Ces réactions restent plus fréquentes lorsd’irradiations au niveau des seins, de <strong>la</strong> tête et du cou.39


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Afin de limiter l’apparition de cet érythème ou de diminuer sonintensité, il est recommandé :• y d’éviter de mettre des produits alcoolisés (parfums, lotions,déodorants…) ou des crèmes grasses sur <strong>la</strong> zone traitéeavant <strong>la</strong> séance. Elles favorisent des brûlures superficiellesde <strong>la</strong> peau ;• y d’éviter les vêtements serrés et préférer les habits <strong>la</strong>rges etdoux au contact de <strong>la</strong> peau (coton, soie) plutôt que les vêtementssynthétiques ;• y d’utiliser des savons surgras pour <strong>la</strong> toilette de <strong>la</strong> zonetraitée. Cette toilette doit être faite avec douceur. Il estconseillé de ne pas frotter directement <strong>la</strong> zone traitée, et derincer en <strong>la</strong>issant couler de l’eau tiède sur le savon, puis sur lecorps. Les douches ou les bains trop chauds sont déconseillés ;• y de ne pas exposer <strong>la</strong> zone traitée au soleil en cours detraitement et dans l’année qui suit ;• y d’appliquer une crème hydratante recommandée par le médecinpour éviter les tiraillements de <strong>la</strong> peau entre les séances derayons mais jamais avant une séance. Si des brûlures apparaissent,vous devez consulter votre oncologue* radiothérapeute ;• y d’utiliser, après le traitement, un produit asséchant recommandépar le médecin, pour nettoyer une éventuelle p<strong>la</strong>ie ouun suintement.Certains médicaments provoquent une sensibilisation particulièreaux rayons. On dit qu’ils sont photosensibilisants. C’estpourquoi il faut signaler au médecin tous les médicamentsque vous prenez et ne rien prendre sans avis de l’oncologueradiothérapeute.40


Au niveau de <strong>la</strong> têteUne radiothérapie au niveau de <strong>la</strong> tête ou du cerveau peutprovoquer des maux de tête (céphalées), accompagnés parfoisde nausées et de vomissements. Des médicaments adaptés,antalgiques*, anti-œdémateux* ou antiémétiques*, vous sontprescrits pour les sou<strong>la</strong>ger.Il est déconseillé de conduire pendant et après <strong>la</strong> radiothérapie.Pour plus d’information, voir le guide <strong>Cancer</strong> info« <strong>Comprendre</strong> les tumeurs du cerveau » (à paraître).Une radiothérapie de <strong>la</strong> tête s’accompagne d’une chute descheveux, des cils et des sourcils. On parle d’alopécie*. Elle estsouvent progressive et commence 15 jours à trois semaines après<strong>la</strong> première séance de radiothérapie. Elle peut être définitiveou temporaire en fonction de <strong>la</strong> dose reçue. Lorsqu’elle esttemporaire, vos cheveux commencent à repousser environhuit semaines après <strong>la</strong> fin du traitement. Plusieurs mois sontnécessaires avant de retrouver votre ancienne chevelure. Lacouleur des cheveux change parfois. Le port d’une perruquepeut vous être proposé et améliorer votre qualité de viequotidienne. L’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong> a é<strong>la</strong>boré uneCharte des droits du client et des devoirs du vendeur deperruques. Les adresses des boutiques qui ont signé cettecharte de qualité sont disponibles auprès de <strong>Cancer</strong> info au0810 810 821 (prix d’un appel local) ou sur www.e-cancer.fr.Le guide <strong>Cancer</strong> info « Traitement du cancer et chute descheveux » est également à votre disposition sur ce site.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?41


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Au niveau du thoraxL’œsophage et <strong>la</strong> trachée* peuvent être irrités lors d’une radiothérapiedu thorax. Vous pouvez alors être gêné pour mangeret avaler. Cette gêne apparaît souvent après deux semaines detraitement. Une toux sèche (trachéite*) est également possible.Quelques précautions peuvent limiter l’apparition de certainseffets secondaires ou diminuer leur intensité :• y ne pas manger trop chaud ;• y éviter les aliments acides et irritants (vinaigrette, épices, etc.) ;• y utiliser des pansements œsophagiens sous forme de siropou de gel à boire, sur prescription de votre médecin.Si vous avez un pacemaker* (ou stimu<strong>la</strong>teur cardiaque), celui-cine doit pas être irradié directement sans précaution ni avispréa<strong>la</strong>ble du cardiologue. Une surveil<strong>la</strong>nce médicale parélectrocardiogramme* pendant <strong>la</strong> séance d’irradiation estnécessaire, car l’irradiation risque d’altérer le fonctionnement deces appareils cardiaques.Le port d’un cathéter de type chambre imp<strong>la</strong>ntable* n’est pasun obstacle à <strong>la</strong> radiothérapie du thorax.Au niveau du ventre et du bas-ventreL’irradiation de l’abdomen ou de <strong>la</strong> région du bassin peut irriterl’intestin, l’estomac ou le foie, provoquant des nausées ou desvomissements. Ces troubles peuvent apparaître dès <strong>la</strong> premièresemaine de traitement et persister pendant toute sa durée. Lesnausées commencent souvent le soir ou le lendemain de <strong>la</strong>42


séance. Elles n’entraînent pas forcément de vomissements etne durent généralement pas plus de quelques jours.Des médicaments contre les vomissements, appelés antiémétiques,peuvent être prescrits. Si ces troubles persistent, vousdevez le signaler aux manipu<strong>la</strong>teurs et au médecin responsabledu traitement.Parfois, certains patients ressentent des nausées ou desvomissements avant le traitement. Ceci est souvent lié àl’anxiété* ou aux souvenirs qu’ils associent aux précédentesséances. Des médicaments adaptés permettent de diminuercette sensation.En cas de vomissements, il est conseillé d’attendre une àdeux heures avant de manger, de se rincer <strong>la</strong> bouche avec de l’eaufroide et de prendre les médicaments antiémétiques sous formede suppositoires jusqu’à l’arrêt des vomissements. Ces médicamentspourront être repris ensuite sous forme de comprimés.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Une fois rentré chez vous, n’hésitez pas à appeler votremédecin traitant* si vous souffrez de ces effets secondairesmalgré les médicaments qui vous ont été prescrits.L’équipe soignante peut vous indiquer différents moyenspour les limiter : exercices de re<strong>la</strong>xation (si ces nausées etvomissements sont liés au stress du traitement), conseilsalimentaires, etc.43


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Quelques précautions alimentaires permettent de diminuer lesnausées et vomissements :• y privilégier les aliments froids ou tièdes, moins odorantsque les aliments chauds ; manger lentement, pour faciliter<strong>la</strong> digestion ;• y le jour de <strong>la</strong> séance, prendre un repas léger et éviter demanger une à deux heures avant et après ;• y éviter les aliments lourds, difficiles à digérer ou trop riches(aliments frits, gras ou épicés) et privilégier entre les séancesplusieurs petits repas plutôt que deux repas traditionnels ;• y éviter de boire pendant les repas, mais boire plutôt avantou après. Les boissons gazeuses aident parfois à diminuerles nausées ;• y sucer des bonbons à <strong>la</strong> menthe ;• y supprimer le tabac si possible. Des aides peuvent vous êtreproposées (patch, consultation de sevrage, etc.).Certains patients perdent l’appétit pendant une radiothérapie.Si c’est votre cas, une diététicienne peut vous conseiller sur<strong>la</strong> façon de mieux vous alimenter avant, pendant et après lesséances de radiothérapie. N’hésitez pas à prendre un rendezvousavec elle.Une augmentation de <strong>la</strong> fréquence des selles (diarrhées) estégalement possible. Si les diarrhées persistent plus d’unejournée ou si elles sont accompagnées de fièvre ou devomissements, vous risquez de vous déshydrater : il faut doncrapidement contacter votre médecin.44


En cas de diarrhée, il est conseillé :• y d’éviter le café, les boissons g<strong>la</strong>cées, les fruits et leslégumes crus, les céréales, le pain complet et le <strong>la</strong>it ;• y de privilégier une alimentation pauvre en fibres à base deriz, pâtes, pommes vapeurs, bananes bien mûres, gelée decoing, biscottes et carottes ;• y de boire beaucoup, au moins deux litres de liquide par jour,que ce soit de l’eau, du thé, des tisanes, de l’eau de riz, dubouillon de légumes, du jus de carottes ou des boissonsgazeuses à température ambiante.Des douleurs intestinales comme des maux de ventre oudes contractions dans le bas-ventre peuvent apparaître. Desmédicaments pour améliorer les problèmes de transit intestinalpeuvent vous être prescrits. Il est recommandé de ne pas prendrece type de médicaments sans avis médical.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Une radiothérapie au niveau de <strong>la</strong> région pelvienne peut égalementprovoquer des effets secondaires comme :• y des crises hémorroïdaires ;• y une inf<strong>la</strong>mmation* de <strong>la</strong> vessie (cystite). Une cystite entraîneune douleur et une envie fréquente d’uriner. Pour réduireces troubles, il est recommandé de boire beaucoup d’eauet de prendre des médicaments pour sou<strong>la</strong>ger <strong>la</strong> douleur ;• y une inf<strong>la</strong>mmation du rectum (rectite), qui peut se manifesterpar des selles fractionnées, g<strong>la</strong>ireuses, et parfois destraces de sang ou une inf<strong>la</strong>mmation de l’anus (anite) ;• y une inf<strong>la</strong>mmation au niveau du vagin et des démangeaisons.45


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Lors d’une radiothérapie du bassin chez une femme, lesrapports sexuels sont déconseillés : les muqueuses* génitalessont irritées par les rayons, ce qui entraîne des douleurspendant les rapports. Chez un homme, des troubles del’érection ou de l’éjacu<strong>la</strong>tion sont possibles, surtout en casd’intervention chirurgicale associée.Si vous avez une prothèse de hanche, il faut le signaler àvotre médecin, mais ce<strong>la</strong> n’est pas contre-indiqué pour uneradiothérapie du bassin.Pour les femmes traitées par une radiothérapie dans <strong>la</strong> régiondu bas-ventre qui souhaitent avoir des grossesses ultérieures,il est nécessaire d’en discuter avec son médecin (cf. Les effetssecondaires généraux, page 36).Au niveau du nez, de <strong>la</strong> bouche et de <strong>la</strong> gorgeUne radiothérapie peut provoquer une inf<strong>la</strong>mmation desmuqueuses, notamment au niveau du nez, de <strong>la</strong> bouche, de<strong>la</strong> gorge. Des médicaments adaptés peuvent vous sou<strong>la</strong>ger.Une sonde nasogastrique* permet de sou<strong>la</strong>ger l’inf<strong>la</strong>mmationet de se réalimenter.En cas de radiothérapie de <strong>la</strong> bouche, si vous avez desprothèses dentaires métalliques amovibles, celles-ci doiventêtre retirées avant chaque séance.46


Quelques précautions peuvent limiter l’apparition de certainseffets secondaires ou diminuer leur intensité :• y avant le début de <strong>la</strong> radiothérapie, faire un bi<strong>la</strong>n dentairecomplet chez un dentiste spécialisé, en concertation avecl’équipe médicale, et se faire suivre de façon régulière pouréviter les caries ;• y se brosser régulièrement les dents et appliquer tous les joursdu fluor sur les dents (gouttières fluorées) ;• y boire beaucoup d’eau pour maintenir <strong>la</strong> bouche humide ;• y faire des bains de bouche sans alcool, prescrits par le médecin ;• y supprimer <strong>la</strong> consommation d’alcool, de tabac et autresirritants.Il est possible que des soins dentaires doivent être poursuivistout au long de votre vie.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Les effets secondaires tardifsDes effets secondaires dits « tardifs » peuvent apparaîtreplusieurs mois après <strong>la</strong> fin du traitement, voire plus tard. Onparle aussi de complications ou de séquelles.Les effets secondaires tardifs varient en fonction de <strong>la</strong> localisationet du volume irradiés, de <strong>la</strong> dose délivrée, de <strong>la</strong> radiosensibilitéindividuelle du patient et de son âge. Les progrèsdes techniques d’irradiation les ont rendus moins fréquents.47


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Ils apparaissent au niveau de <strong>la</strong> zone irradiée et peuvent êtrede plusieurs types :• y une perte de souplesse de <strong>la</strong> peau, et/ou un œdème(gonflement lié à une accumu<strong>la</strong>tion de liquide au niveau de<strong>la</strong> zone traitée), surtout au niveau de <strong>la</strong> cicatrice s’il y a euune chirurgie avant <strong>la</strong> radiothérapie. Vous pouvez masser <strong>la</strong>cicatrice pour l’assouplir. Un drainage lymphatique exécutépar un kinésithérapeute spécialisé, ou éventuellement uneponction*, peuvent aussi vous être proposés ;• y des douleurs au niveau de <strong>la</strong> zone traitée et une inf<strong>la</strong>mmationdes muqueuses (au niveau du côlon, du rectum, de <strong>la</strong>vessie, etc.) ; un avis médical spécialisé est alors nécessaire ;• y une couperose de <strong>la</strong> peau, qui apparaît 18 mois à deux ansaprès <strong>la</strong> fin de l’irradiation. On parle de té<strong>la</strong>ngiectasies. Cesont des petits vaisseaux superficiels di<strong>la</strong>tés. Cet aspect decouperose est d’autant plus important que <strong>la</strong> zone irradiéeest exposée au soleil. Il est donc fortement conseillé de nepas s’exposer au soleil pendant <strong>la</strong> radiothérapie et l’annéequi suit, et de se protéger avec une crème so<strong>la</strong>ire d’indiceélevé. N’hésitez pas à en parler avec votre radiothérapeute ;• y une perte de salive (on parle d’hyposialie ou d’asialie)suite à une irradiation ORL*. La plupart des patients gardentune bouteille d’eau avec eux ;48


• y <strong>la</strong> perte définitive des cheveux ;• y en cas de cancers gynécologiques, les différents traitements(chirurgie, radiothérapie externe, curiethérapie)peuvent avoir des conséquences sur <strong>la</strong> sexualité liées à desmuqueuses plus fragiles, une sécheresse vaginale accrue,une fibrose* ou un rétrécissement vaginal. Le médecinpeut vous proposer des crèmes, gels et lubrifiants locauxqui atténuent ces irritations localisées et diminuent ainsi<strong>la</strong> douleur lors des rapports sexuels.Votre médecin traitant peut retrouver <strong>la</strong> description des effetssecondaires tardifs par zone dans le guide « Médecin traitantet patient en radiothérapie : conseils pratiques », disponiblesur www.e-cancer.fr.Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?Le risque de second cancer provoqué par une radiothérapieest une question qui préoccupe de nombreux patients. Lerisque d’apparition d’un second cancer dans <strong>la</strong> zone qui a ététraitée par radiothérapie est extrêmement faible chez l’adulte.N’hésitez pas à poser au médecin ou à l’équipe médicale toutesles questions qui vous préoccupent : des avis spécialisés sontsouvent utiles.49


Quels sont les effets secondaires d’une radiothérapie externe ?À retenirLes techniques de radiothérapie sont de plus en plusprécises dans le but de focaliser les rayons* sur <strong>la</strong> tumeur* etd’épargner au maximum les tissus* sains voisins. Ce<strong>la</strong> permetde réduire les effets secondaires.Les effets secondaires d’une radiothérapie externe varienten fonction de <strong>la</strong> localisation et du volume irradiés, de <strong>la</strong>dose délivrée, de <strong>la</strong> radiosensibilité individuelle et de l’étatgénéral du patient. Les effets secondaires tardifs* liés à <strong>la</strong>radiothérapie sont aujourd’hui plus rares.Des explications et des conseils vous sont donnés par lemédecin qui vous prend en charge et l’équipe qui l’entoure,afin de vous permettre de bien comprendre le déroulementde <strong>la</strong> radiothérapie et d’éviter ou de traiter ses éventuelseffets secondaires*.50


4. La curiethérapiequels organes peuvent être traités par curiethérapie ?les différentes modalités de traitementcomment se déroule une curiethérapie ?des précautions particulières sont-elles à prendre ?quels sont les effets secondaires ?La curiethérapieUne curiethérapie consiste à mettre en p<strong>la</strong>ce, de façontemporaire ou permanente, des sources radioactives aucontact direct de <strong>la</strong> <strong>la</strong> zone à traiter.Ces sources émettent des rayonnements* qui détruisent lescellules* cancéreuses. La dose de rayonnements décroît trèsvite au fur et à mesure que l’on s’éloigne de <strong>la</strong> source radioactive.La dose est donc très forte au niveau de <strong>la</strong> zone à traiteret diminue au niveau des tissus* sains. Ce<strong>la</strong> permet de limiterles effets secondaires*.Vous êtes pris en charge par un oncologue* radiothérapeutespécialisé dans <strong>la</strong> curiethérapie : on parle aussi de curiethérapeute.Une curiethérapie doit être réalisée par une équipeentraînée et spécialisée.Quels organes peuvent être traitéspar curiethérapie ?Seuls certains organes sont accessibles à <strong>la</strong> curiethérapie. Unecuriethérapie peut être utilisée pour traiter des cancers du sein,des cancers gynécologiques (vagin, col et corps de l’utérus),51


La curiethérapieurogénitaux (prostate, verge), de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue, des amygdales, de<strong>la</strong> peau, des bronches, de l’œsophage ou de l’anus.Une curiethérapie est un traitement possible des cancers localisésavec des indications spécifiques, et peut permettre pourcertains cancers (sein, prostate, anus…) de conserver l’organeatteint. Elle est utilisée seule ou en complément d’une chirurgie*,d’une radiothérapie externe, ou associée à ces deux traitements.Les différentes modalités de traitementpar curiethérapieLes éléments radioactifs le plus souvent utilisés lors d’unecuriethérapie sont l’iridium*, le césium* ou l’iode*. Ces sourcespeuvent se présenter sous forme de grains, de fils ou de microsourcesen fonction de <strong>la</strong> nature du radioélément.Les sources radioactives peuvent être imp<strong>la</strong>ntées de différentesfaçons dans le corps :• y soit elles sont insérées dans un applicateur spécial qui estintroduit dans une cavité naturelle du corps (comme le vaginou le col de l’utérus) au contact de <strong>la</strong> lésion* à traiter ; onparle de curiethérapie endocavitaire ;• y soit elles sont p<strong>la</strong>cées dans des aiguilles ou tubes p<strong>la</strong>stiquesimp<strong>la</strong>ntés à l’intérieur même de <strong>la</strong> tumeur* (peau, lèvre,sein, <strong>la</strong>ngue, anus, prostate, etc.) ; on parle de curiethérapieinterstitielle.52


Dans <strong>la</strong> majorité des cas, les sources sont imp<strong>la</strong>ntées dansl’organisme de façon temporaire. C’est <strong>la</strong> technique d’imp<strong>la</strong>ntstemporaires, qui utilise des fils d’iridium 192, microsourced’iridium 192 ou source de césium 137. Ces sources sont<strong>la</strong>issées en p<strong>la</strong>ce de quelques minutes à quelques jours, puisretirées.La curiethérapieDans le cas du traitement des tumeurs de <strong>la</strong> prostate, une destechniques possibles est <strong>la</strong> mise en p<strong>la</strong>ce de façon définitive degrains d’iode 125. C’est <strong>la</strong> technique d’imp<strong>la</strong>nts permanents,c’est-à-dire que les imp<strong>la</strong>nts restent en p<strong>la</strong>ce définitivementdans l’organe traité.Il existe plusieurs types d’irradiation* selon le débit de dose*utilisé, c’est-à-dire <strong>la</strong> quantité de rayons* délivrée par unité detemps. Selon l’activité de <strong>la</strong> source, les curiethérapies sont àbas débit*, à bas débit pulsé* ou à haut débit de dose*.Comment se déroulE une curiethérapie ?Au cours d’une consultation, le médecin curiethérapeute jugede <strong>la</strong> possibilité d’effectuer une curiethérapie. Si c’est le cas, lemédecin vous indique <strong>la</strong> technique utilisée, <strong>la</strong> durée du traitement,les résultats attendus, les effets secondaires possibles, sice<strong>la</strong> nécessite une hospitalisation ou non, ainsi que les précautionsà prendre.53


La curiethérapieLa dose, le choix de <strong>la</strong> source et le temps de traitement sontprogrammés avant <strong>la</strong> curiethérapie. Des radiographies* permettentde réaliser <strong>la</strong> dosimétrie. Selon le type d’imp<strong>la</strong>ntation,<strong>la</strong> dosimétrie peut être également réalisée sur échographie,scanner* ou IRM* permettant une dosimétrie en trois dimensions.Le déroulement d’une curiethérapie varie en fonction du cancer*traité, du type d’imp<strong>la</strong>nts utilisés (temporaires ou permanents)et de <strong>la</strong> dose utilisée.Il faut tout d’abord mettre en p<strong>la</strong>ce, dans <strong>la</strong> zone à traiter, unmatériel adapté (on parle aussi de matériel vecteur*), sous <strong>la</strong>forme d’aiguille, tube p<strong>la</strong>stique ou applicateur, qui servira desupport aux sources radioactives. Ce support permet, le caséchéant, un chargement différé : le matériel vecteur est misen p<strong>la</strong>ce dans un premier temps avant d’introduire les sourcespour permettre <strong>la</strong> réalisation du traitement. Si besoin et selon<strong>la</strong> zone traitée, <strong>la</strong> mise en p<strong>la</strong>ce du matériel vecteur est faitesous anesthésie générale ou locorégionale. Vous rencontrezau préa<strong>la</strong>ble un anesthésiste au cours d’une consultationparticulière (dite consultation pré-anesthésique).Pour les curiethérapies à bas débit de dose et à bas débitpulsé (ou bas débit fractionné), <strong>la</strong> source radioactive estappliquée sur <strong>la</strong> zone concernée pendant deux à cinq jours.Au cours de cette période, vous devenez radioactif. C’est <strong>la</strong>raison pour <strong>la</strong>quelle vous êtes hospitalisé en chambre isolée,54


dite secteur protégé (ou chambre radioprotégée), dans leservice de curiethérapie. Cette chambre a des murs protégéspar du plomb, matière qui stoppe les rayons radioactifs. Lapièce est néanmoins équipée de fenêtres.La curiethérapieLors d’une curiethérapie à haut débit de dose, une forte dose estappliquée pendant une durée très courte (quelques minutes).Cette séance peut être répétée le plus souvent une ou deuxfois par semaine selon les protocoles*. Ce type de curiethérapievous permet de recevoir un traitement sans être hospitalisé,excepté si <strong>la</strong> mise en p<strong>la</strong>ce du matériel vecteur nécessite uneanesthésie générale.Des précautions particulièressont-elles à prendre ?En cas d’hospitalisation pour une curiethérapie par imp<strong>la</strong>ntstemporaires (fils d’iridium 192, microsource d’iridium 192, sourcede césium 137), les visites sont interdites afin d’éviter une éventuelleexposition aux rayonnements radioactifs*. Après le retraitdes sources radioactives, et lorsque votre état général estsatisfaisant, vous rentrez chez vous. Aucune précaution n’est àprendre lors de votre retour à domicile.Curiethétapie de prostate par imp<strong>la</strong>nts permanentsEn cas de curiethérapie d’un cancer de <strong>la</strong> prostate par imp<strong>la</strong>ntspermanents (iode 125), <strong>la</strong> radioactivité des sources imp<strong>la</strong>ntées55


La curiethérapiediminue progressivement dans le temps. Les risques pourl’entourage sont jugés inexistants, les rayonnements émisétant très peu pénétrants et donc arrêtés presque totalementpar le corps lui-même. Quelques précautions sont cependantnécessaires dans les deux mois qui suivent l’imp<strong>la</strong>ntation. Enpratique, vous devez éviter les contacts directs avec les trèsjeunes enfants (les prendre sur vos genoux…) et les femmesenceintes.Il peut arriver que des sources imp<strong>la</strong>ntées (on parle aussi degrains) passent dans vos urines. C’est <strong>la</strong> raison pour <strong>la</strong>quellele médecin peut vous demander d’uriner dans un récipientet d’utiliser un tamis (une passoire à thé par exemple) pourfiltrer les urines pendant une quinzaine de jours environ aprèsl’intervention. Si vous retrouvez un grain, il faut le p<strong>la</strong>cer dansle container plombé qui vous aura été remis lors de votre sortied’hospitalisation, et le rapporter à l’hôpital.Les rapports sexuels doivent être protégés en utilisant despréservatifs pendant les premiers rapports : il peut y avoir dusang dans le sperme et, exceptionnellement immédiatementaprès <strong>la</strong> curiethérapie, des grains radioactifs. Des conseilsadaptés vous sont donnés par le médecin curiethérapeute.Vous retrouverez des informations spécifiques sur <strong>la</strong> curiethérapiede <strong>la</strong> prostate dans le guide « <strong>Comprendre</strong> le cancerde <strong>la</strong> prostate », disponible sur www.e-cancer.fr.56


Débitde dose*Curiethérapieà bas débitde dose*SourcesradioactivesutiliséesIode 125Imp<strong>la</strong>ntspermanentsExemplesd’organestraitésProstateVotre hospitalisationLe plus souvent unà deux jours pour <strong>la</strong>mise en p<strong>la</strong>ce desimp<strong>la</strong>nts. Chambreprotégée nonnécessaireLa curiethérapieCésium 137Imp<strong>la</strong>ntstemporairesCol de l’utérusUtérusVaginEn chambre protégéequelques joursIridium 192Imp<strong>la</strong>ntstemporairesSeinORLAnuslUtérusVaginEn chambre protégéequelques joursCuriethérapieà bas débitpulsé*Iridium 192Imp<strong>la</strong>ntstemporairesCol de l’utérusUtérusVaginProstateSeinORLAnusEn chambre protégéequelques joursCuriethérapieà haut débitde dose*Iridium 192Imp<strong>la</strong>ntstemporairesVaginŒsophageBronchesProstateTraitementambu<strong>la</strong>toire*Hospitalisation decourte durée pourséances de quelquesminutes réaliséesdans une salle detraitement protégée.57


La curiethérapieQuels sont les effets secondairesd’une curiethérapie ?Les effets secondaires possibles d’une curiethérapie dépendentde <strong>la</strong> zone traitée et du type d’organe voisin. La curiethérapiepeut entraîner des effets secondaires qui apparaissentlongtemps après le traitement. Ils sont variables selon lepatient et le type de curiethérapie réalisé. Des conseils et dessoins adaptés vous sont donnés en fonction de chaque typede curiethérapie.Lorsqu’une curiethérapie est réalisée au niveau de <strong>la</strong> peau, desréactions (rougeur, inf<strong>la</strong>mmation*) peuvent persister pendantdeux mois. Des soins locaux adaptés vous sont prescrits. Encas de besoin, ils peuvent être associés à des médicamentscontre <strong>la</strong> douleur (antalgiques) et des anti-inf<strong>la</strong>mmatoires.Lorsqu’une curiethérapie est réalisée au niveau des oreilles, dunez, de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue, des amygdales, de <strong>la</strong> bouche ou de <strong>la</strong> gorge,il peut y avoir des réactions au niveau des muqueuses*. Cesréactions disparaissent généralement en huit semaines environ.Le médecin vous prescrit des soins de bouche sans alcool,à faire plusieurs fois par jour. Ces bains de bouche peuventêtre associés à des médicaments contre <strong>la</strong> douleur et à desanti‐inf<strong>la</strong>mmatoires. Vous devez boire beaucoup d’eau et ne pasconsommer d’alcool, de tabac ni d’aliments irritants.58


Ces réactions sont le plus souvent temporaires. Elles disparaissentgénéralement spontanément en quelques jours ouquelques semaines. Le médecin vous prescrit des médicamentsadaptés à votre situation.La curiethérapieÀ retenirUne curiethérapie consiste à installer des sources radioactivesau contact ou à l’intérieur de <strong>la</strong> zone à traiterElle doit être réalisée par une équipe entraînée et spécialisée.Il est important de discuter du choix de ce traitementavec votre médecin.Lors de <strong>la</strong> consultation avec le médecin curiethérapeute,vous pouvez poser des questions sur des points particuliersqui ne sont pas développés dans ce guide et demander deséc<strong>la</strong>ircissements. Ce dialogue permet de se familiariser avecle traitement et de s’adapter à celui-ci le mieux possible.59


5. Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapieÊtre soutenule rôle important des prochesquestions de vie quotidiennevos droitsÊtre soutenuMieux vivre <strong>la</strong> radiothérapieDans <strong>la</strong> vie d’un homme ou d’une femme, <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die et sestraitements sont des moments difficiles. Ils engendrent desémotions particulièrement intenses chez <strong>la</strong> personne ma<strong>la</strong>de etson entourage. Chaque étape génère des sentiments différents.Les exprimer et les partager avec d’autres permet souvent demieux les vivre.Vous pouvez trouver du soutien auprès d’associations, degroupes de parole, d’espaces de rencontre et d’information(ERI) dans les établissements de soins, du service téléphonique<strong>Cancer</strong> info (0810 810 821, prix d’un appel local). Vous pouvezégalement rencontrer un psychologue* ou un psychiatre*.N’hésitez pas à demander à l’équipe soignante de vous orienter.Vous pouvez également lire le guide « Vivre pendant etaprès un cancer » qui apporte des réponses à vos questionssur les aspects psychologiques de <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die, disponible surwww.e-cancer.fr.61


Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapieLe rôle important des prochesAccompagner une personne atteinte d’un cancer* est uneépreuve difficile. L’investissement personnel auprès d’unepersonne ma<strong>la</strong>de est très éprouvant, sur le p<strong>la</strong>n tant physiqueque psychologique.Proposer à vos proches de lire ce guide peut leur permettre demieux comprendre <strong>la</strong> radiothérapie et d’en savoir plus sur ceque vous traversez.Différentes associations d’anciens patients et de bénévolespeuvent apporter un soutien à votre entourage, notamment autravers de groupes de parole dédiés aux proches. N’hésitez pasà vous renseigner auprès de votre établissement de soins ou de<strong>la</strong> Ligue nationale contre le cancer.Des informations détaillées à destination des proches figurentdans le guide « Vivre auprès d’une personne atteinte d’uncancer », disponible sur www.e-cancer.fr.questions de vie quotidiennePouvez-vous partir en vacances ?Il est préférable de ne pas interrompre le traitement tant qu’iln’est pas terminé afin de garantir le maximum d’efficacité.62


En cas de dép<strong>la</strong>cements ou d’événements familiaux déjàprogrammés (mariage, etc.), parlez-en avec votre médecinpour organiser au mieux les séances de radiothérapie.Dès que le traitement est terminé, vous pouvez partir envacances si vous le souhaitez. Le médecin vous indiquera lesprécautions à prendre. Si vous partez en vacances dans unerégion ensoleillée, il faut absolument éviter d’exposer au soleilles parties traitées par <strong>la</strong> radiothérapie.Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapiePouvez-vous prendre vos médicaments habituelsen même temps que <strong>la</strong> radiothérapie ?Il est important que vous informiez votre oncologue* radiothérapeuteet son équipe des autres traitements éventuels en coursou de leurs modifications. Celui-ci s’assure qu’ils ne sont pasradiosensibilisants, c’est-à-dire qu’ils ne provoquent pas unesensibilisation particulière aux rayons*. En cas de problème,l’oncologue radiothérapeute et le médecin traitant* prennenten commun une décision adaptée à votre situation.Pouvez-vous continuer à travailler ?Certains patients souhaitent maintenir leur activité professionnellependant <strong>la</strong> radiothérapie, d’autres l’interrompent et <strong>la</strong>retrouvent ou non peu de temps après le traitement. Ce<strong>la</strong> dépendde votre cancer, de <strong>la</strong> façon dont le traitement se déroule, devotre état physique, de votre profession et de vos préférences.63


Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapieQuand ce<strong>la</strong> est possible, l’équipe soignante fait le maximumpour adapter les horaires des soins afin que vous puissiezpoursuivre votre activité professionnelle.Si l’interruption de votre travail occasionne des difficultés financièresou professionnelles, il est conseillé de rencontrer très tôtune assistante sociale, notamment pour essayer d’anticiper lesdifficultés et de les résoudre quand elles surviennent.Pour en savoir plus sur les démarches sociales en lien avec uncancer, vous pouvez consulter le guide <strong>Cancer</strong> info « Démarchessociales et cancer » , disponible sur www.e-cancer.fr.Que penser des médecines complémentaires ?Homéopathie, p<strong>la</strong>ntes, vitamines, acupuncture, massages, ostéopathie…De nombreux patients ont recours à des médecines complémentaires,appelées aussi « médecines douces », « parallèles » ou« alternatives ». Ils en attendent souvent un soutien pour leur permettre demieux supporter les traitements.Si ces médecines peuvent sou<strong>la</strong>ger, elles ne peuvent en aucun cas remp<strong>la</strong>cerles traitements habituels du cancer. Certaines peuvent avoir des effetssecondaires ou interagir avec les traitements prescrits par le médecin quivous prend en charge pour votre cancer. Il est important d’en parler avec lui.64


Vos droitsEn pratique, vous devez être informé des bénéfices et desrisques d’une radiothérapie. Si vous rencontrez des difficultéspendant votre traitement, il est conseillé dans un premier tempsd’en parler avec le médecin qui vous prend en charge ou lecadre infirmier du service.Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapieSi vous n’êtes pas satisfait des réponses apportées, vous pouvezsaisir <strong>la</strong> Commission des re<strong>la</strong>tions avec les usagers et de <strong>la</strong>qualité de <strong>la</strong> prise en charge (CRUQPC*) de votre établissementde soins, qui veille au respect de vos droits et facilite vosdémarches.Pour plus d’informations juridiques ou sociales liées à <strong>la</strong> santé,vous pouvez appeler <strong>la</strong> ligne du Collectif interassociatif sur <strong>la</strong>santé (CISS), Santé Info Droits, où des écoutants spécialistesvous informent et vous orientent : 0810 004 333 (prix d’unappel local), les lundis, mercredis, vendredis de 14 h à 18 h etles mardis et jeudis de 14 h à 20 h.En cas de difficulté, vous pouvez consulter le « Pôle Santé,Sécurité des Soins » du Médiateur de <strong>la</strong> République. C’estun pôle d’information et de médiation, chargé de renforcerle dialogue entre les usagers du système de soins et lesprofessionnels de santé. Sont analysées et traitées toutes les65


Mieux vivre <strong>la</strong> radiothérapiedemandes d’information ou de réc<strong>la</strong>mation en provenance desusagers du système de santé ou des professionnels de santéqui mettent en cause le non-respect des droits des ma<strong>la</strong>des,<strong>la</strong> qualité du système de santé, <strong>la</strong> sécurité des soins oul’accès aux soins. Pour en savoir plus, consultez le site internetwww.securitesoins.fr. La ligne téléphonique « Sécurité soinsécoute » est à votre disposition du lundi au vendredi, de 9 h à20 h : 0810 455 455 (prix d’un appel local).66


6. La sécurité et <strong>la</strong> qualitéde <strong>la</strong> radiothérapie externe :une priorité nationaleDès 2007, 33 mesures nationales2009—2011, de nouvelles mesures pour accompagner <strong>la</strong> radiothérapiePlus de <strong>la</strong> moitié des personnes atteintes d’un cancer* sonttraitées par radiothérapie à une étape de leur parcours desoins. Ce<strong>la</strong> représente environ 200 000 nouveaux ma<strong>la</strong>destraités chaque année en France dans 176 centres de radiothérapie.La radiothérapie est un traitement essentiel pourguérir les patients et améliorer leur qualité de vie.Dans un contexte d’accélération des innovations, et alors quedes accidents sont survenus ces dernières années, les exigencesde qualité et de sécurité de <strong>la</strong> radiothérapie ont été renforcéespour garantir aux patients le bénéfice de ce traitement.La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorié nationaleDès 2007 : 33 mesures nationalesRestaurer <strong>la</strong> confiance qui unit les patients à leurs thérapeutesa été une priorité pour <strong>la</strong> ministre de <strong>la</strong> santé et des sports, quia engagé dès 2007 des mesures nationales pour garantir plusde sécurité et de qualité en radiothérapie. Ce p<strong>la</strong>n d’urgence,mené sur <strong>la</strong> période 2007-2009, comportait 33 mesures nationalesréparties dans sept domaines d’actions :• y <strong>la</strong> qualité et <strong>la</strong> sécurité des pratiques ;• y <strong>la</strong> vigi<strong>la</strong>nce en radiothérapie ;67


La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorié nationale• y les ressources humaines et <strong>la</strong> formation ;• y <strong>la</strong> sécurité des instal<strong>la</strong>tions ;• y <strong>la</strong> re<strong>la</strong>tion avec les patients et le public ;• y le renforcement des inspections ;• y le suivi et <strong>la</strong> connaissance de <strong>la</strong> discipline.Toutes les mesures concernant <strong>la</strong> qualité et <strong>la</strong> sécurité despratiques sont pleinement réalisées. À ce jour, <strong>la</strong> majorité desautres mesures le sont également.Notamment, des critères d’agrément pour <strong>la</strong> pratique de <strong>la</strong>radiothérapie ont été publiés en juin 2008 par l’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong>du <strong>Cancer</strong> : il s’agit de 18 critères qui portent à <strong>la</strong> fois sur <strong>la</strong>qualité et <strong>la</strong> sécurité des pratiques. Ces critères imposent,entre autres, <strong>la</strong> possibilité de préparation du traitement parl’utilisation d’un scanner* et <strong>la</strong> réalisation systématique d’unedosimétrie in vivo* à <strong>la</strong> première ou deuxième séance ainsi qu’àchaque modification de traitement. L’application complète detous les critères dans chaque centre de radiothérapie autorisésera obligatoire au plus tard en 2011.Autre exemple de mesure réalisée, cette fois au titre de <strong>la</strong>vigi<strong>la</strong>nce en radiothérapie : l’é<strong>la</strong>boration, par l’Autorité desûreté nucléaire (ASN*) et <strong>la</strong> Société française de radiothérapieoncologique (SFRO), d’un outil de communication etd’information du public pour apporter une réponse adaptée auxévénements indésirables en radiothérapie. C’est une échelle quic<strong>la</strong>sse <strong>la</strong> gravité des événements indésirables en huit niveaux68


par ordre croissant de gravité des effets : les niveaux inférieurs(1 à 3) correspondent aux événements qualifiés d’« incidents »,les niveaux supérieurs (4 à 7) correspondent aux événementsqualifiés d’« accidents ». Pour en savoir plus, consultez le siteinternet de l’ASN : www.asn.fr.Les événements indésirables pris en compte sont exclusivement des effetsinattendus ou imprévisibles dus à des doses ou des volumes irradiésinappropriés. Il ne faut pas les confondre avec les éventuels effetssecondaires* qui eux, sont prévisibles, ont été expliqués par le médecin au patientet ne sont pas dus à un écart par rapport à <strong>la</strong> prescription.2009-2011 : de nouvelles mesurespour accompagner <strong>la</strong> radiothérapieUn comité national de suivi pour <strong>la</strong> radiothérapie a été installépour assurer l’orientation, le suivi et l’évaluation des actionsentreprises et à entreprendre. Ce comité, présidé par l’<strong>Institut</strong><strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong>, est composé des différents acteurs institutionnels,professionnels et associatifs concernés.La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorié nationaleDe nouvelles mesures viennent compléter et enrichir celles déjàmises en œuvre sur <strong>la</strong> période 2007-2009. Il s’agit par exemplede mesures qui visent à renforcer le nombre de radiophysiciens(leur effectif aura doublé entre 2007 et 2011) et à développer<strong>la</strong> formation des différents professionnels, oncologues* radiothérapeutes,radiophysiciens* et manipu<strong>la</strong>teurs* de radio-69


La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorié nationalethérapie. Pour en savoir plus, un premier rapport d’étape ducomité national de suivi de <strong>la</strong> radiothérapie a été publié en mai2009 ; il est disponible sur le site internet de l’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong>du <strong>Cancer</strong>, www.e-cancer.fr.En 2011, tous les centres de radiothérapie devront être enconformité avec les critères d’autorisation et d’agrément, gagesde <strong>la</strong> qualité et de <strong>la</strong> sécurité de <strong>la</strong> pratique de <strong>la</strong> radiothérapie.Les centres devront respecter des conditions transversalesde qualité, être équipés d’au moins deux accélérateurs departicules*, traiter au moins 600 patients chaque année (on parlede seuil d’activité minimale) et avoir mis en p<strong>la</strong>ce l’ensemble descritères d’agrément spécifiques à <strong>la</strong> radiothérapie.Dans le rapport préliminaire (1) , remis au Président de <strong>la</strong> Républiqueen février 2009, le Professeur Grünfeld recommande deporter une attention spécifique à <strong>la</strong> radiothérapie dans l’é<strong>la</strong>borationdu P<strong>la</strong>n <strong>Cancer</strong> 2009-2013 afin de :• y garantir aux personnes ma<strong>la</strong>des un traitement de qualitéoptimale et réalisé dans les meilleurs dé<strong>la</strong>is ;• y redonner confiance aux équipes en réussissant l’évolutiondes métiers de <strong>la</strong> radiothérapie et en répondant aux enjeuxdémographiques ;• y prendre en compte <strong>la</strong> qualité de vie des ma<strong>la</strong>des et leuraccès à l’information ;• y soutenir <strong>la</strong> recherche en radiothérapie.70(1)Recommandations pour le P<strong>la</strong>n cancer 2009-2013, « Pour un nouvelé<strong>la</strong>n », Professeur Jean-Pierre Grünfeld, disponible sur www.e-cancer.fr.


À retenirLa radiothérapie est un traitement essentiel pour guérir lespatients et améliorer leur qualité de vie : environ 200 000nouveaux ma<strong>la</strong>des sont traités chaque année en France dans176 centres de radiothérapie.La qualité et <strong>la</strong> sécurité de <strong>la</strong> radiothérapie sont des prioritésde santé publique en France. Entre 2007 et 2009, toutes lesmesures engagées ont été réalisées.De nouvelles mesures complémentaires vont permettreque, d’ici à 2011, tous les centres de radiothérapie soienten conformité avec les critères d’autorisation et d’agrément,gages de <strong>la</strong> qualité et de <strong>la</strong> sécurité de <strong>la</strong> pratique de <strong>la</strong>radiothérapie.La sécurité et <strong>la</strong> qualité de <strong>la</strong> radiothérapie externe : une priorié nationale71


7. Ressources utilesRessources utiles• y La Société française de radiothérapie oncologique (SFRO),en partenariat avec <strong>la</strong> Société nationale de radiothérapieoncologique et <strong>la</strong> Ligue nationale contre le cancer, metà disposition des patients des livrets d’information sur letraitement des cancers par radiothérapie. Sont disponiblesles livrets sur <strong>la</strong> radiothérapie des cancers du sein, de <strong>la</strong>prostate et du thorax (poumon, œsophage, médiastin).Ces brochures sont téléchargeables à l’adresse suivante :www.sfro.org.• y L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN*) dispose d’uncentre d’information et de documentation ouvert à tousles publics, pour se familiariser avec <strong>la</strong> sûreté nucléaireet <strong>la</strong> radioprotection, mieux connaître les rôles et lesmissions de l’ASN et accéder à diverses informations surle nucléaire : 6 p<strong>la</strong>ce du Colonel Bourgoin, 75012 Paris(ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 hà 17 h ; Tél. : 01 40 19 87 23 ; courriel : info@asn.minefi.gouv.fr). Pour en savoir plus, consultez leur site internet :www.asn.fr.• y L’<strong>Institut</strong> de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN*)met à disposition sur son site internet de nombreusesinformations ainsi que des publications pour le grandpublic : www.irsn.fr.73


Ressources utiles• y Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA*) éditedes publications périodiques à caractère scientifiqueet technique. Des livrets thématiques, notamment sur« L’imagerie médicale », « La radioactivité » et « L’hommeet les rayonnements » sont téléchargeables sur leur siteinternet : www.cea.fr.• y L’Association française du personnel paramédical d’électroradiologie(AFPPE) regroupe l’ensemble des personnelsparamédicaux d’imagerie médicale et de radiothérapie(public et privé) : www.afppe.net.• y La Société française de physique médicale (SFPM) développeses activités autour de trois orientations : culturescientifique, re<strong>la</strong>tions professionnelles et promotion de <strong>la</strong>physique médicale. Pour en savoir plus, consultez leur siteinternet : www.sfpm.asso.fr.• y La Ligue nationale contre le cancer et ses 103 comitésrépartis sur tout le territoire proposent des aides et dessoutiens pour les personnes ma<strong>la</strong>des et leurs proches :www.ligue-cancer.net.74


8. GlossaireGlossaireCe glossaire vous explique les termes en rapport avec ce guided’information « <strong>Comprendre</strong> <strong>la</strong> radiothérapie ».* : voir ce mot.Aaccélérateur de particules : appareil utilisé pour le traitementdes cancers* par radiothérapie externe. A l’aide de champsmagnétiques et/ou électriques, cet appareil accélère desparticules ce qui leur donne une très grande énergie. Cesparticules accélérées sont dirigées vers <strong>la</strong> tumeur* pour détruireles cellules cancéreuses. Les accélérateurs les plus courammentutilisés sont des accélérateurs linéaires qui produisent desfaisceaux de photons* ou d’électrons*. Il existe aussi desaccélérateurs circu<strong>la</strong>ires (cyclotron, synchrotron) pour accélérerdes particules plus lourdes comme les protons*.adénopathie : augmentation, douloureuse ou non, de <strong>la</strong> tailled’un ganglion* qui devient dur et parfois, enf<strong>la</strong>mmé. Uneadénopathie peut être provoquée soit par une infection*, soitpar des cellules* cancéreuses qui proviennent d’un organe oud’un tissu* voisin.75


Glossaireadjuvant : se dit d’un traitement qui complète un traitementprincipal afin de prévenir un risque de récidive* locale ou demétastases*.ADN (acide désoxyribonucléique) : longue double chaîne demolécules en spirale qui compose les chromosomes*. On parleaussi d’hélice d’ADN. Les différents segments d’ADN formentles gènes*, support des caractères héréditaires. L’ADN se trouveà l’identique dans le noyau de chaque cellule* du corps.alopécie : chute partielle ou complète des cheveux et, parfois,également des poils (sourcils, cils, barbe, poils des aisselles, dupubis…).ambu<strong>la</strong>toire : se dit d’un examen ou d’un traitement pour lequelle patient ne reste que quelques heures dans l’établissementde santé sans y passer <strong>la</strong> nuit.anémie : diminution du taux d’hémoglobine* dans le sang, quise traduit notamment par une grande fatigue, une pâleur, unessoufflement.anesthésie : acte qui consiste à endormir et rendre insensibleun patient (anesthésie générale) ou une partie du corps (anesthésielocorégionale).antalgique : se dit d’un médicament ou de tout autre moyenqui prévient, atténue ou supprime <strong>la</strong> douleur. On parle aussid’analgésique.76


antécédent : fait antérieur concernant <strong>la</strong> santé du patient oude sa famille.Glossaireantécédent chirurgical : opération déjà réalisée.antiémétique : médicament qui agit contre les nausées et lesvomissements.anti-œdémateux : médicament qui s’oppose à <strong>la</strong> formationd’un œdème, gonflement provoqué par une accumu<strong>la</strong>tionanormale de liquide.anxiété : sentiment de danger imminent face à une situationprécise ou non. L’anxiété se traduit par un ma<strong>la</strong>ise général, dudésarroi, une agitation ou une sensation d’anéantissement.L’anxiété est souvent accompagnée de ma<strong>la</strong>ises : gênerespiratoire, mal de ventre, troubles digestifs, etc.ASN (Autorité de sûreté nucléaire) : organisme qui é<strong>la</strong>bore<strong>la</strong> réglementation technique re<strong>la</strong>tive à <strong>la</strong> sûreté nucléaire et à<strong>la</strong> radioprotection*. L’ASN assure le contrôle des instal<strong>la</strong>tionset des personnes pour protéger les personnels, les patients etl’environnement des risques liés aux rayonnements.atome : particule de matière invisible à l’œil nu, susceptiblede se combiner avec d’autres pour former <strong>la</strong> matière. L’eau,les roches, les êtres vivants sont constitués de combinaisonsd’atomes.77


GlossaireBbas débit de dose : quantité de rayons* délivrée de façoncontinue lors d’une curiethérapie par une source radio-activeen p<strong>la</strong>ce, généralement pendant deux à cinq jours.bas débit de dose pulsé : quantité de rayons délivrée lorsd’une curiethérapie par une source radioactive qui se dép<strong>la</strong>cedans des tubes disposés à l’intérieur ou au contact de <strong>la</strong> tumeurpour réaliser l’irradiation programmée. En général l’irradiationdure une vingtaines de minutes par heure, ce qui permet defractionner <strong>la</strong> durée totale de l’irradiation sous forme de pulses*.On parle aussi de bas débit fractionné.biopsie : prélèvement* qui consiste à enlever un petit morceaude tissu* afin de l’analyser au microscope. Le médecin peutréaliser une biopsie avec ou sans anesthésie* (locale ougénérale). Les techniques utilisées dépendent de l’endroit oùest p<strong>la</strong>cée <strong>la</strong> tumeur* et du type de tissu à analyser. Le fragmentde tissu est ensuite examiné par un médecin pathologiste*.Ccancer : ma<strong>la</strong>die provoquée par <strong>la</strong> transformation de cellules*qui deviennent anormales et prolifèrent de façon excessive.Ces cellules déréglées finissent souvent par former une massequ’on appelle tumeur* maligne.cancer ORL : cancer* oto-rhino-<strong>la</strong>ryngologique, c’est-à-dire de<strong>la</strong> sphère oreilles, nez, pharynx*, <strong>la</strong>rynx*.78


cancérologue : médecin spécialiste du traitement du cancer.Ce peut être un spécialiste d’organe (pneumologue, gastroentérologue,neurologue…), un pédiatre, un chirurgienspécialisé en cancérologie, un spécialiste de chimiothérapie*(oncologue* médical), un radiothérapeute (oncologue radiothérapeute),etc.Glossairecellule : élément visible au microscope dont est constitué toutorganisme vivant. Le corps humain est composé de plusieursmilliards de cellules différentes (cellules de <strong>la</strong> peau, des os,du sang…) qui, pour <strong>la</strong> plupart, se multiplient, meurent et serenouvellent. Des cellules identiques assemblées entre ellesforment un tissu*. Une cellule devient cancéreuse lorsqu’elle semodifie et se multiplie de façon incontrôlée.césium : élément radioactif utilisé lors d’une curiethérapie.chambre imp<strong>la</strong>ntable : petit boîtier p<strong>la</strong>cé sous <strong>la</strong> peau(généralement au niveau du thorax) et relié à un petit tuyau,appelé cathéter, glissé dans une veine. La chambre imp<strong>la</strong>ntablepermet d’injecter un produit à travers <strong>la</strong> peau dans le sang àl’aide d’une aiguille, ce qui permet de ne pas abîmer les veinesdes bras. On parle aussi de port-à-cath ® ou de PAC.chimiothérapeute : médecin spécialiste des traitements descancers* à l’aide de médicaments, appelé aussi oncologuemédical.79


Glossairechimiothérapie : traitement du cancer* par des substances chimiquesqui tuent ou affaiblissent les cellules* cancéreuses. Unechimiothérapie est un traitement général : les médicamentsvisent à détruire les cellules cancéreuses ou à les empêcher dese multiplier dans l’ensemble du corps. On utilise aussi l’abréviationchimio.chirurgie : opération d’un patient sous anesthésie* locale ougénérale. Une opération peut avoir pour but soit de préleverun fragment d’une anomalie afin de l’analyser et établir undiagnostic*, soit d’enlever une tumeur* pour traiter le cancer*.chromosome : élément du noyau de <strong>la</strong> cellule* composé d’ADN*dont des fragments forment les gènes*. Les chromosomesrenferment l’information génétique qui définit chaque individuet est transmise à sa descendance. Chaque cellule humainecompte 23 paires de chromosomes.CEA (Commissariat à l’énergie atomique) : organismepublic de recherche scientifique français dans les domaines del’énergie, de <strong>la</strong> défense, des technologies de l’information etde <strong>la</strong> santé. Le CEA est imp<strong>la</strong>nté sur neuf sites en France.CRUQPC (Commission des re<strong>la</strong>tions avec les usagers et de <strong>la</strong>qualité de <strong>la</strong> prise en charge) : commission des établissementsde santé publics et privés qui a pour objectif de veiller au respectdes droits des usagers et de contribuer à l’amélioration de <strong>la</strong>qualité de l’accueil des personnes ma<strong>la</strong>des et de leurs procheset de <strong>la</strong> prise en charge.80


Ddébit de dose : quantité de rayons* délivrée pendant un tempsdonné.Glossairedépression : état de profonde tristesse installé dans le temps,accompagné de perte de désir et d’intérêt pour le mondeenvironnant, d’idées noires et parfois de troubles de l’appétitet du sommeil.diagnostic : démarche qui identifie <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die à l’origine desmanifestations anormales ressenties par le patient. Pour établirun diagnostic, les médecins s’appuient sur les anomaliesremarquées par le patient, ses antécédents et divers examensmédicaux (examens d'imagerie*, biopsie* par exemple).dispositif d’annonce : ensemble de dispositions prévues par leP<strong>la</strong>n national de lutte contre le cancer 2003-2007 pour améliorerles conditions d’annonce de <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die, du traitement et pourmieux organiser avec les personnes ma<strong>la</strong>des leur parcours desoins.dosimétrie in vivo : technique de dosimétrie qui consisteà mesurer directement sur le patient <strong>la</strong> dose reçue pendantl’irradiation*.81


GlossaireEeffet secondaire : conséquence survenue en plus de l’effetprincipal d’un traitement. Les effets secondaires n’apparaissentpas de façon systématique. Ils dépendent des traitementsreçus, des doses administrées, du type de cancer* et de <strong>la</strong>façon dont chacun réagit aux traitements. Il existe deux typesd’effets secondaires : les effets secondaires immédiats* et leseffets secondaires tardifs*.effet secondaire immédiat : effet secondaire qui apparaîtdans les premiers mois d’un traitement (nausées, perte decheveux, etc.). Temporaire, un effet secondaire disparaîtgénéralement après <strong>la</strong> fin du traitement.effet secondaire tardif : effet secondaire qui apparaît après <strong>la</strong>fin d’un traitement (cicatrice qui devient douloureuse...). Un effetsecondaire peut persister longtemps après l’arrêt du traitementet, parfois, devenir définitif. Il est alors appelé séquelle*.électrocardiogramme (ECG) : technique d’enregistrementgraphique des courants électriques qui accompagnent lescontractions du cœur, permettant de mettre en évidence destroubles du rythme ou une affection du muscle cardiaque.électron : un des constituants fondamentaux de <strong>la</strong> matière,chargé négativement. Il peut être émis par des appareils appelésaccélérateurs de particules* pour être utilisé en radiothérapie.82


essai clinique : étude scientifique effectuée sur l’homme. Cepeut être un essai thérapeutique, une étude épidémiologique,sociale ou économique.Glossaireexamen d’imagerie : examen qui permet d’obtenir des imagesd’une partie du corps ou d’un organe. Il existe différentstypes d’examens d’imagerie : les examens radiologiques*(radiographie*, mammographie, échographie, scanner*, IRM*)et les examens de médecine nucléaire* (scintigraphie, TEP*).examen radiologique : examen qui permet d’obtenir desimages d’une partie du corps ou des organes. Il existedifférents types d’examens radiologiques : radiographie*,mammographie, échographie, scanner*, IRM*… C’est un typed’examen d’imagerie*.Ffibrose : modification de certains tissus* (peau et muscles enparticulier) à <strong>la</strong> suite d’une intervention chirurgicale ou d’uneradiothérapie. La fibrose est caractérisée par un durcissement(sclérose) avec perte d’é<strong>la</strong>sticité.Gganglion : petit renflement réparti le long des vaisseauxlymphatiques*. Disposés dans certaines parties du corps, les83


Glossaireganglions sont soit superficiels (dans le cou, l’aisselle, l’aine),soit profonds (dans l’abdomen, le thorax). Ils assurent un rôleessentiel dans <strong>la</strong> protection du corps contre les infections* oules cellules* cancéreuses. Ils mesurent normalement moins d’uncentimètre de diamètre. Si leur taille est anormale, on parled’adénopathie*.gène : élément d’un chromosome* constitué d’ADN*. L’hommepossède environ 30 000 gènes qui contiennent des informationssur son identité, lui permettent de transmettre ses particu<strong>la</strong>ritésà sa descendance et font fonctionner normalement ses cellules*.Il arrive que certains gènes présentent des anomalies. Leprogramme de fonctionnement de <strong>la</strong> cellule est alors dérégléet celle-ci se comporte de façon anormale.g<strong>la</strong>nde : organe dont <strong>la</strong> fonction est de fabriquer certainessubstances qu’il libère ensuite, soit dans le sang (g<strong>la</strong>ndeendocrine), soit à l’extérieur de l’organisme (g<strong>la</strong>nde exocrine).Les g<strong>la</strong>ndes salivaires fabriquent <strong>la</strong> salive ; les g<strong>la</strong>ndesmammaires produisent le <strong>la</strong>it maternel. Certaines g<strong>la</strong>ndes,comme les ovaires ou <strong>la</strong> thyroïde, produisent des hormones*indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.globule b<strong>la</strong>nc : cellule* qui combat les infections*. Les globulesb<strong>la</strong>ncs se trouvent dans <strong>la</strong> lymphe* et dans le sang.globule rouge : cellule* du sang contenant de l’hémoglobine*,ce qui lui donne sa couleur rouge. Les globules rouges serventà transporter l’oxygène. On parle aussi d’hématie. La quantité84


de globules rouges peut diminuer de façon modérée en finde traitement de radiothérapie ou après <strong>la</strong> fin du traitement(anémie*).GlossaireHhaut débit de dose : dose de rayons* délivrée lors d’unecuriethérapie par une source radioactive pendant une duréetrès courte (quelques minutes), le plus souvent une ou deux foispar semaine.hémoglobine : molécule contenue dans les globules rouges*,qui donne <strong>la</strong> couleur rouge au sang et qui, à l’aide du fer, permetde fixer successivement l’oxygène et le gaz carbonique.hormone : substance produite par certaines g<strong>la</strong>ndes* del’organisme. Les hormones agissent sur le développementou le fonctionnement d’un organe. Parfois, elles stimulent <strong>la</strong>croissance de cellules* cancéreuses.hormonothérapie : traitement général du cancer* qui viseà réduire ou à empêcher l’activité ou <strong>la</strong> production d’unehormone* susceptible de stimuler <strong>la</strong> croissance d’une tumeur*cancéreuse.Iimmunitaire : qui concerne les moyens que l’organismepossède pour se défendre contre les ma<strong>la</strong>dies ou les agressions85


Glossaireextérieures (virus, bactéries, corps étranger, parasites, cellules*cancéreuses). Le système immunitaire permet au corps derésister aux ma<strong>la</strong>dies.immunothérapie : traitement qui vise à stimuler les défensesimmunitaires* de l’organisme contre les cellules* cancéreuses.infection : pénétration et prolifération dans le corps d’unmicro-organisme invisible à l’œil nu (bactérie, virus), susceptiblede provoquer un problème de santé. Une infection peut êtrelocale ou généralisée (septicémie).inf<strong>la</strong>mmation : réaction de défense de l’organisme face à uneinfection* ou une lésion* des tissus*. Une inf<strong>la</strong>mmation peutentraîner une rougeur, une douleur, une sensation de chaleuret, parfois, un gonflement à l’endroit où elle se produit.IRSN (<strong>Institut</strong> de radioprotection et de sûreté nucléaire) :établissement qui réalise des recherches et des expertisessur les risques liés à <strong>la</strong> radioactivité, <strong>la</strong> protection contre lesrayonnements radioactifs* et le contrôle des matières nucléaires.iode : élément radioactif utilisé lors d’une curiethérapie.iridium : élément radioactif utilisé lors d’une curiethérapie.IRM (Imagerie par résonance magnétique) : techniqued’examen qui consiste à créer des images précises d’une86


partie du corps, grâce à des ondes (comme les ondes radio) etun champ magnétique. Les images sont reconstituées par unordinateur et interprétées par un radiologue*. Cette techniqueest utilisée pour le diagnostic* de certaines tumeurs*. Pendantl’examen, l’injection d’un produit de contraste peut êtrenécessaire pour améliorer <strong>la</strong> qualité de l’image. Cet examenest indolore.Glossaireirradiation : action de soumettre le corps ou une de ses partiesà des rayons*.L<strong>la</strong>rynx : organe qui produit <strong>la</strong> voix. Situé en haut de <strong>la</strong> trachée*,le <strong>la</strong>rynx est formé d’un ensemble de carti<strong>la</strong>ges que l’on sent auniveau du cou (pomme d’Adam). Il contient les cordes vocales.lésion : altération d’un tissu* ou d’un organe, due à une blessureou à une ma<strong>la</strong>die.lymphatique : se dit du réseau de vaisseaux et de ganglions* quitransportent <strong>la</strong> lymphe* et qui forme le système lymphatique.lymphe : liquide légèrement coloré dans lequel baignent lescellules* et qui transporte et évacue les déchets.lymphocyte : variété de globule b<strong>la</strong>nc* responsable desréactions de défense de l’organisme.87


Glossairelymphome : cancer* des cellules* immunitaires* qui peuttoucher les ganglions*, le système nerveux central, <strong>la</strong> moelleosseuse* et le tube digestif.Mma<strong>la</strong>die de Hodgkin : lymphome* qui se caractérise par <strong>la</strong>présence de certaines cellules* anormales, les cellules deSternberg.ma<strong>la</strong>die de Vaquez : ma<strong>la</strong>die rare de <strong>la</strong> moelle osseuse* quientraîne une production exagérée de globules rouges*. Onaboutit ainsi à ce que l’on appelle une polyglobulie. La ma<strong>la</strong>diede Vaquez est appelée encore polyglobulie primitive.matériel vecteur : matériel mis en p<strong>la</strong>ce à l’intérieur ou aucontact de <strong>la</strong> lésion* à traiter lors d’une curiethérapie. Il sert deguide à <strong>la</strong> source radioactive pour l’irradiation*.médecin traitant : médecin choisi par <strong>la</strong> personne ma<strong>la</strong>de pourcoordonner ses soins, <strong>la</strong> guider vers d’autres professionnelsde santé, gérer son dossier médical et assurer une préventionpersonnalisée.médecine nucléaire : spécialité médicale qui utilise deséléments radioactifs dans le but de diagnostiquer ou traiter desma<strong>la</strong>dies.88


ménopause : arrêt définitif du fonctionnement hormonal desovaires entraînant <strong>la</strong> suppression des règles. La ménopausepeut être naturelle ou liée à un traitement (ab<strong>la</strong>tion des ovaires,chimiothérapie* ou radiothérapie).Glossairemétastase : tumeur* formée à partir de cellules* cancéreusesqui se sont détachées d’une première tumeur et qui ont migrépar les vaisseaux lymphatiques* ou les vaisseaux sanguins dansune autre partie du corps où elles se sont installées.métastatique : qui a produit des métastases*. Un cancer* estdit métastatique quand ses cellules* se sont propagées dans unou plusieurs autres endroits du corps.mœlle osseuse : substance qui se trouve à l’intérieur des os etqui produit les différentes cellules* du sang (globules rouges*,globules b<strong>la</strong>ncs* et p<strong>la</strong>quettes*).muqueuse : membrane qui tapisse les cavités de l’organismecomme notamment le tube digestif (de <strong>la</strong> bouche au rectum),les bronches et les organes génitaux. Les muqueuses fabriquentdu mucus, ce qui leur permet de rester humides.Nnéoadjuvant : se dit d’un traitement qui précède un traitementprincipal.89


Glossaireneutron : constituant, avec le proton*, du noyau de l’atome*.Les neutrons sont utilisés dans certains traitements deradiothérapie.nutriment : substance apportée par l’alimentation et qui assurele développement et l’entretien de l’organisme. Les protéines,les glucides et les lipides sont des nutriments.Ooncologie : spécialité médicale qui s’intéresse aux tumeurscancéreuses. Synonyme de cancérologie.oncologue : médecin cancérologue*. On parle d’oncologuemédical (chimiothérapeute*), d’oncologue radiothérapeute(radiothérapeute), d’hémato-oncologue pour les cancers* dusang, de chirurgien oncologue...ORL : abréviation de oto-rhino-<strong>la</strong>ryngologique. Voir cancer ORL.Ppacemaker : appareil électronique p<strong>la</strong>cé sous <strong>la</strong> peau et destinéà stimuler les contractions du cœur.pathologiste : médecin spécialiste qui examine au microscopedes cellules* et des tissus* prélevés sur le patient. Son rôle estdéterminant pour le diagnostic* et l’orientation du choix des90


traitements lors de <strong>la</strong> réunion de concertation multidisciplinaire(RCP)*. Il est aussi dénommé anatomocytopathologiste ouanatomopathologiste.Glossairepharynx : conduit situé au fond de <strong>la</strong> gorge, qui se sépare endeux pour former le tube digestif et <strong>la</strong> trachée*.photon : type de rayon* utilisé en radiothérapie, de mêmenature que <strong>la</strong> lumière et doté d’une grande énergie, ce qui lerend capable de pénétrer à l’intérieur du corps.p<strong>la</strong>n de traitement : ensemble de différents traitements réalisésdans un ordre bien défini. Voir aussi programme personnaliséde soins*.p<strong>la</strong>quette : composant du sang qui arrête les saignements etpermet <strong>la</strong> cicatrisation. La quantité de p<strong>la</strong>quettes peut diminuerpendant ou après un traitement de radiothérapie. Cettediminution s’appelle une thrombopénie*.ponction : prélèvement* de cellules*, de tissu* ou de liquide,à l’aide d’une aiguille fine, dans une partie du corps. En cas deprélèvement de cellules, on parle de ponction cytologique ; encas de prélèvement de tissu, on parle de biopsie*.prélèvement : échantillon de l’organisme (sang, tissu*…) quel’on prend afin de l’examiner au microscope. Voir ponction* etbiopsie*.91


Glossaireprogramme personnalisé de soins : description du traitementparticulier proposé à chaque patient. Ce programme est é<strong>la</strong>boréau cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire*, puissoumis au patient lors d’une consultation spécifique dans lecadre du dispositif d’annonce*. Le programme personnalisé desoins (souvent abrégé en PPS) peut être adapté ou interrompuen fonction de <strong>la</strong> tolérance du patient aux traitements ou deleur efficacité, et de l’évolution de <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die.prostate : g<strong>la</strong>nde* de l’appareil génital masculin qui joue unrôle dans <strong>la</strong> production du sperme.protocole : description précise des conditions et du déroulementd’une étude ou d’un traitement. Un protocole deradiothérapie spécifie le type et les doses de rayons*, le nombrede séances, etc.proton : constituant, avec le neutron*, du noyau de l’atome*.C’est un type de rayons* utilisé en radiothérapie.psychanalyste : personne formée à l’exercice de <strong>la</strong> psychanalyse.Un psychanalyste peut être psychiatre* ou psychologue*. Ils’est lui-même soumis à une psychanalyse personnelle, accompagnéed’une formation théorique et pratique.psychiatre : médecin spécialiste des ma<strong>la</strong>dies mentales etde certains troubles psychologiques liés à des événementsparticuliers comme <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die et ses traitements (dépression*92


ou anxiété* face à <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die, difficultés re<strong>la</strong>tionnelles ou decomportement…). Comme tout médecin, il peut prescrire desmédicaments. Lorsqu’il travaille en cancérologie, on parle ausside psycho-oncologue ou d’oncopsychiatre.Glossairepsychologue : professionnel diplômé spécialiste de l’écouteet formé à aider des personnes en situation de souffrancepsychique. Il peut repérer <strong>la</strong> détresse liée à <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die et à sestraitements, et assure un soutien et un suivi psychothérapiquedes patients et de leur famille par des entretiens individuels ouen groupe. Lorsqu’il travaille en cancérologie, on parle aussi depsycho-oncologue* ou d’oncopsychologue.psycho-oncologue : médecin psychiatre*, psychologue*ou psychanalyste*, formé spécifiquement aux problèmespsychiques des patients atteints de cancer* ou de leurs proches.L’équipe soignante peut également bénéficier de son écoute etde son soutien.pulse : fraction de l’irradiation qui est en général délivrée toutesles heures. Voir bas débit pulsé*.Rradiochirurgie : méthode de traitement qui vise à irradierprécisément, en une séance, des petites lésions* intracrâniennes; elle constitue le plus souvent une alternative autraitement chirurgical en évitant au patient l’ouverture de <strong>la</strong>93


Glossaireboîte crânienne. Les techniques de radiochirurgie utilisenttoutes un cadre de stéréotaxie permettant très précisément depositionner le patient et de repérer les lésions à traiter.radiographie (radio) : technique d’examen qui permet d’obtenirdes images d’une partie du corps à l’aide de rayons X*. Il s’agitd’un examen d’imagerie*.radiologie : spécialité médicale qui utilise des rayons X* ou desultrasons pour obtenir des images d’une partie du corps ou desorganes (radiographie*, échographie, scanner*, IRM*).radiologue : médecin spécialiste qui réalise et interprète desimages de parties du corps ou d’organes lors des examens deradiologie*.radioprotection : ensemble des moyens destinés à protéger lepersonnel et les patients contre les rayonnements radioactifs*.radiorésistant : qui n’est pas sensible à <strong>la</strong> radiothérapie.radiosensibilisation : traitement ou technique qui rend lescellules* cancéreuses plus sensibles aux rayons*, et donc à <strong>la</strong>radiothérapie.rayon : particule ou onde invisible qui détruit les cellules*lors d’une radiothérapie. Les rayons utilisés peuvent être deplusieurs types : photons*, électrons*, protons*… On parleaussi de rayonnements ou de radiations.94


ayon X : rayon de lumière invisible. Les rayons X, appelés aussiphotons*, sont utilisés selon leur puissance pour réaliser desexamens d’imagerie ou une radiothérapie.Glossairerayonnement radioactif : radiation émise par un produitradioactif.récidive : réapparition de cellules* cancéreuses, au mêmeendroit ou dans une autre région du corps. Une récidive peutsurvenir très tôt après <strong>la</strong> fin des traitements, mais aussi aprèsune longue période de rémission*. On parle aussi de rechute.recommandation : outil d’aide à <strong>la</strong> décision destiné à guider lesprofessionnels de santé dans leur proposition d’examen ou detraitement à un patient. Leur é<strong>la</strong>boration s’appuie sur l’analysedes études cliniques disponibles. Ces études comparent etévaluent l’intérêt des différentes modalités de prise en charge,leurs bénéfices et leurs risques. Elles permettent, avec l’avisd’experts, d’établir des documents indiquant pour chaque typede cancer* et en fonction notamment de son évolution, lessolutions de prise en charge les mieux adaptées.rémission : diminution ou disparition des signes* et dessymptômes* d’une ma<strong>la</strong>die. Dans le cas du cancer*, on parlede rémission dès lors que toute trace du cancer a disparu.réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) : réunionrégulière entre professionnels de santé, au cours de <strong>la</strong>quellese discutent <strong>la</strong> situation d’un patient, les traitements possibles95


Glossaireen fonction des dernières études scientifiques, l’analyse desbénéfices et les risques encourus, ainsi que l’évaluation de <strong>la</strong>qualité de vie qui va en résulter. Les réunions de concertationpluridisciplinaire rassemblent au minimum trois professionnelsde spécialités différentes. Le médecin informe ensuite le patientet lui remet son programme personnalisé de soins*.Sscanner : examen qui permet d’obtenir des images du corpsen coupe à l’aide de rayons X*. Les images sont reconstituéespar un ordinateur, ce qui permet une analyse précise dedifférentes régions du corps. Les radiologues* parlent ausside tomodensitométrie, abrégée en TDM. Le terme scannerdésigne aussi l’appareil utilisé pour réaliser cet examen.séquelle : conséquence d’une ma<strong>la</strong>die ou d’un traitement, quipersiste alors que <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die est guérie ou le traitement terminé.Les séquelles peuvent être esthétiques (cicatrice après uneopération, par exemple), affecter le fonctionnement d’un organeou être générales (fatigue, etc.), altérant parfois <strong>la</strong> vie quotidienne.signe : anomalie observée par le patient ou par le médecin.sonde nasogastrique : petit tuyau (rigide ou flexible) quipermet d’administrer directement des nutriments* dansl’estomac en passant par une narine et en descendant par96


l’œsophage. La sonde permet aussi d’aspirer le contenu del’estomac. La pose de <strong>la</strong> sonde est désagréable, mais ce n’estpas douloureux. Lorsque <strong>la</strong> sonde est en p<strong>la</strong>ce, on ne <strong>la</strong> sentpas et elle n’empêche ni de respirer, ni d’avaler.Glossairestade : degré d’extension d’un cancer* au moment dudiagnostic*. Le stade du cancer est généralement déterminéau moyen d’un système de c<strong>la</strong>ssification qui donne desinformations sur <strong>la</strong> taille de <strong>la</strong> tumeur* et sur <strong>la</strong> présence decellules cancéreuses dans les ganglions* ou dans d’autresparties du corps. Ces informations permettent d’adapter letraitement.symptôme : manifestation anormale provoquée par <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>diesur l’organisme. Un symptôme peut être ressenti d’une façondifférente d’un patient à l’autre (gêne, douleur, brûlure,sensation d’étouffement, etc.).Tthérapie ciblée : traitement qui, selon sa cible, vise à freiner oubloquer <strong>la</strong> croissance de <strong>la</strong> cellule* cancéreuse, en l’affamant,en commandant sa mort, en dirigeant le système immunitaire*contre elle ou en l’incitant à redevenir normale.tissu : ensemble de cellules* qui ont une même fonction (tissumuscu<strong>la</strong>ire, tissu osseux par exemple).97


GlossaireTEP (tomographie par émission de positons) : examen quipermet d’obtenir des images précises du corps en coupesfines grâce à un traceur* faiblement radioactif. Ces images sontvisibles en trois dimensions sur un écran d’ordinateur.traceur : produit radioactif qui, une fois injecté dans lesang lors de différents examens d’imagerie médicale (TEP*,scintigraphie), peut être visualisé dans l’organisme du patient.Le traceur, en se fixant sur différents organes, permet d’enanalyser le fonctionnement.trachée : conduit qui permet à l’air de descendre jusqu’auxpoumons.trachéite : inf<strong>la</strong>mmation* de <strong>la</strong> trachée*, qui peut êtreresponsable de douleurs, de toux ou de difficultés pour respirer,variables selon les patients et les types de traitement.traitement adjuvant : traitement complémentaire d’untraitement principal.traitement locorégional : traitement qui consiste à agirdirectement sur <strong>la</strong> tumeur* ou sur <strong>la</strong> région où elle est située. Lebut de ce type de traitement est d’éliminer toutes les cellules*cancéreuses dans <strong>la</strong> région de <strong>la</strong> tumeur. La chirurgie* et <strong>la</strong>radiothérapie sont des traitements locorégionaux du cancer*.98


tumeur : grosseur plus ou moins volumineuse due à unemultiplication excessive de cellules* normales (tumeur bénigne)ou anormales (tumeur maligne). Les tumeurs bénignes (commepar exemple les grains de beauté, les verrues…) se développentde façon localisée sans altérer les tissus* voisins. Les tumeursmalignes (cancer*) ont tendance à envahir les tissus voisinset à migrer dans d’autres parties du corps, produisant desmétastases*.GlossaireVvaisseau lymphatique : canal par lequel circule <strong>la</strong> lymphe*. Lesvaisseaux lymphatiques relient les ganglions* entre eux pourformer le système lymphatique, impliqué dans <strong>la</strong> défense del’organisme.vaisseau sanguin : canal par lequel circule le sang (artère ouveine ou petit vaisseau capil<strong>la</strong>ire).vessie : réservoir dans lequel s’accumule l’urine qui arrive desreins par les uretères*.99


Sources de référenceSources de référence• y « Guide pour <strong>la</strong> pratique quotidienne de <strong>la</strong> dosimétriein vivo en radiothérapie externe », en col<strong>la</strong>boration avec<strong>la</strong> Société française de physique médicale (SFPM) etl’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), INCa, 2008.• y « Situation de <strong>la</strong> radiothérapie en 2007 », chiffres clés issusdes données de l’Observatoire de <strong>la</strong> radiothérapie 2006-2007, collection Rapports & Synthèses, INCa, 2008.• y « Médecin traitant et patient en radiothérapie : conseilspratiques » ; Fiches d’information complémentaires : « Lesrayonnements en radiothérapie » ; « La curiethérapie » ;« Doses de tolérance des principaux organes à risqueet des tissus sains » ; « Étapes d’une prise en charge enradiothérapie et sécurité », collection Traitements & Soins,INCa, SFRO, mars 2008.• y « <strong>Cancer</strong> du sein. Indications de <strong>la</strong> radiothérapie », CollectionRecommandations, INCa, novembre 2008.• y « Lymphomes de l’adulte. Indications de <strong>la</strong> radiothérapie »,collection Recommandations, INCa, novembre 2008.• y « Observatoire national de <strong>la</strong> radiothérapie, Rapport d’enquête: situation fin 2006 », collection Études & expertises,INCa, 2008.• y « Guide des procédures de radiothérapie externe », SFRO,SFPM, ASN, HAS, INCa, 2007.100


Membres du groupe de travailCoordinationP. Richaud, oncologue radiothérapeute<strong>Institut</strong> Bergonié, BordeauxL. Thomas, oncologue radiothérapeute<strong>Institut</strong> Bergonié, BordeauxP. Pommier, oncologue radiothérapeuteCentre Léon Bérard, Lyon,Membres du groupe de travail et relecteursJ. Carretier, chargé de mission en santéDirection de l’information des publicsINCa, Boulogne-Bil<strong>la</strong>ncourt101


Membres du groupe de travail et relecteursRelecteursP. Bergerot, membre du Comité national de suivi des mesuresnationales pour <strong>la</strong> radiothérapie, vice-président de <strong>la</strong> Ligue nationalecontre le cancer, ParisA.-M. Brossard, membre du groupe d’usagers de <strong>la</strong> Ligue nationalecontre le cancerM. Damecour, membre du groupe d’usagers de <strong>la</strong> Ligue nationalecontre le cancerD. Laroque, membre du comité des ma<strong>la</strong>des, des proches et desusagers de l’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong>V. Marchand, oncologue radiothérapeute<strong>Institut</strong> Curie, ParisE. Mathoux, membre du groupe d’usagers de <strong>la</strong> Ligue nationalecontre le cancer102


Les guides de référence<strong>Cancer</strong> infoCe guide fait partie de <strong>Cancer</strong> info, <strong>la</strong> p<strong>la</strong>teforme d’informationde référence à destination des ma<strong>la</strong>des et des proches, del’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong>, en partenariat avec <strong>la</strong> Liguenationale contre le cancer.Les guides <strong>Cancer</strong> info expliquent avec des mots simples etc<strong>la</strong>irs l’état des connaissances actuelles sur les cancers, leurstraitements et leurs conséquences. Ils visent à :• y rendre accessible une information validée, compréhensibleet à jour ;• y améliorer <strong>la</strong> compréhension des différents aspects de <strong>la</strong>ma<strong>la</strong>die et de ses répercussions, sur le p<strong>la</strong>n tant médicalque social, familial et psychologique ;• y faciliter le dialogue entre les personnes ma<strong>la</strong>des, leursproches, le médecin et l’équipe soignante ;• y permettre aux patients de mieux participer aux choix deleurs traitements.Les guides de référence <strong>Cancer</strong> infoCes guides sont é<strong>la</strong>borés dans le cadre d’une méthodologiepluridisciplinaire associant des professionnels de santé et despersonnes ma<strong>la</strong>des, anciens ma<strong>la</strong>des et proches.Les informations médicales qu’ils contiennent sont issues derecommandations* de traitement et de suivi destinées auxprofessionnels de santé. Les guides <strong>Cancer</strong> info sont régulièrementmis à jour en fonction des avancées médicales.103


Les guides de référence <strong>Cancer</strong> infoLa p<strong>la</strong>teforme <strong>Cancer</strong> info est également accessible :• y par téléphone, 0810 810 821 (prix d’un appel local) dulundi au samedi de 9 h à 19 h ;• y par internet, sur le site de l’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong> du <strong>Cancer</strong>,www.e-cancer.fr, rubrique <strong>Cancer</strong> info.104


Les guides actuellement disponiblesLes cancers<strong>Comprendre</strong> le mé<strong>la</strong>nome de <strong>la</strong> peau (2007)<strong>Comprendre</strong> le cancer du sein (2007)<strong>Comprendre</strong> le cancer de l’ovaire (2007)<strong>Comprendre</strong> le mé<strong>la</strong>nome de <strong>la</strong> peau (2007)<strong>Comprendre</strong> le cancer du poumon (2006)En savoir plus sur le cancer du poumon (2003)<strong>Comprendre</strong> le cancer de <strong>la</strong> prostate (2005)Les guides de référence <strong>Cancer</strong> infoLes traitements et leurs conséquencesDémarches sociales et cancer (2009)Traitements des cancers et chute des cheveux (2009)<strong>Comprendre</strong> <strong>la</strong> chimiothérapie (2008)Douleur et cancer (2007)La nutrition entérale (2007)Vivre pendant et après un cancer (2007)Fatigue et cancer (2005)AutresMon enfant a un cancer (2009)Les essais cliniques en cancérologie : les réponses à vos questions (2008)Vivre auprès d’une personne atteinte d’un cancer (2006)Ces documents sont disponibles par commande et téléchargeablessur www.e-cancer.fr.105


106Notes


Pour en savoir plus et téléchargerou commander gratuitement ce guide :Édité par l’<strong>Institut</strong> <strong>National</strong> du Cance (INCa)Tous droits réservés - Siren : 185 512 777Conception / réalisation : INCaIllustration : droits réservésCrédits photo : BSIP, PhanieImpression : ComelliISSN : 2104-953XDépôt légal : octobre 2009


Vous êtes atteint d’un cancer qui nécessite un traitement parradiothérapie. Ce guide d’information a pour but de vous aiderà mieux comprendre ce traitement.à quoi sert une radiothérapie ? Comment se déroule-t-elleconcrètement ? Avec quels effets secondaires possibles ? Quelest le rôle de chacun des membres de l’équipe soignante ?Quelles sont les conséquences d’une radiothérapie sur <strong>la</strong> viequotidienne ? Comment sont assurées <strong>la</strong> sécurité et <strong>la</strong> qualitédu traitement ? Autant de questions auxquelles ce guide tentede répondre en fournissant des informations médicales deréférence et validées par des spécialistes de <strong>la</strong> radiothérapie.Cependant, votre situation face au cancer est unique. Lesinformations de ce guide ne peuvent donc pas remp<strong>la</strong>cer unavis médical personnalisé. Ce guide constitue avant tout unsupport pour vos échanges avec votre médecin et l’équipesoignante.Réf. : GUIDRAD09www.e-cancer.fr

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