Revue n° 12 - Ministère de l'énergie et des mines

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Revue n° 12 - Ministère de l'énergie et des mines

performancesA l’issue de sa rencontreavec la communauté d’affaires du QuébecYoucef Yousfi : «L’Algérie va imposerprogressivement la condition de transferttechnologique pour l’investissement étranger»L’Algérie va imposerde plus en plus lacondition de transfertde technologiepour les futurs investissementsétrangersdans le domaine del’énergie, a indiqué àMontréal le ministrede l’Energie et desMines, Youcef Yousfi.«Dans le futur, ce sera une prioritépour tous les secteurs, nous travailleronsavec des partenaires qui nousaident à fabriquer nos équipements enAlgérie, notamment dans l’industriepétrolière et gazière», a déclaréM. Yousfi à l’APS à l’issue de sa rencontreavec la communauté du Québec.«J’ai donné un certain nombre de messagesà cette communauté pour qu’elles’implique davantage dans le processusde fabrication d’équipements enAlgérie en participant dans l’industriepétrolière et notamment minière dontelle dispose d’un savoir-faire important»,a-t-il dit.«Il y a nécessité d’avoir un partenariatplus important dans le domaine industriel,un partenariat de fabrication d’équipementset de transfert de technologieet non pas un partenariat de vendeur-acheteur»,a-t-il souligné.Le ministre a précisé qu’il allait transmettreces mêmes messages à la communautéd’affaires de Montréal dans lecadre d’une rencontre prévue à ceteffet. Interrogé si l’Algérie allait appliquercette condition pour les futursinvestissements étrangers dans ledomaine de l’énergie, le ministre aaffirmé que «c’est une exigence quenous allons imposer de plus en plus».M. Yousfi devait effectuer avec l’ambassadeurd’Algérie au Canada, SmaïlBenamara, une visite à Ottawa pourune prise de contact avec le gouvernementfédéral canadien. «La visite apour objectif de renforcer les relationsentre l’Algérie et le Canada dans lesdomaines qui nous intéressent», a-t-ilajouté.Le ministre a eu des entretiens avec leministre québécois du Développementdurable et de l’Environnement, PierreArcand, durant lesquels il a eu à soulignerl’importance de la communautéalgérienne au Québec.Le Canada a été classé 7 eclient del’Algérie en 2009 avec des importationsde plus de 2 milliards de dollars américainset son 17 efournisseur avec desexportations d’une valeur de419 millions de dollars, selon les chiffresdes Douanes algériennes.M. Yousfi devait participer par ailleurs,dans le cadre des travaux du21 e Congrès mondial de l’énergie, àune table ronde ministérielle intitulée«Echéancier de transition pour l’atteinted’un nouveau monde énergétique».Cette table ronde a été l’occasion pourles ministres de faire le point sur lestravaux du Congrès et de prendre notedes idées qui ont été mises de l’avantdans les différentes tables rondes etséances de discussion sur les enjeux,plus particulièrement celles où ont étéproposées des approches nouvelles etdes propositions de réforme des règlementset des politiques.Ont également pris part à cette rencontreParadis Christian, ministre canadiendes Ressources naturelles, SvetliskiyStanislav, vice-ministre russe del’Energie, Benkhadra Amina, ministremarocaine de l’Energie, de l’Eau et del’Environnement, Shri Sushilkumar,ministre indien de l’Energie, et WyaNuhu Somo, ministre nigérian del’Energie.Energie & Mines5novembre 2010


performancesperformanceSHydrocarburesLa production nationale a atteint223 millions Tep en 2009Energie & Mines6novembre 2010La production algérienne en hydrocarburess’est établie à 223 millions tonneséquivalent pétrole (Tep) en 2009 contre202 millions Tep en 2000, a indiquéun bilan établi par le ministère del’Energie et des Mines.Ces volumes représentent à la fois laproduction gazière et pétrolière dupays, exportés et ceux consommés surle marché national.Concernant le partenariat international,l’année 2009 a été marquée par lasignature de quatre contrats d’explorationavec des compagnies ENI (Italie),British Gas (Grande-Bretagne), EON-Rhurgas (Allemagne) et Gazprom(Russie) ainsi que l’attribution de troispérimètres aux groupements Total-Partex, PTTEP-CNOOC et Repsol-Gaz de France-Enel, dans le cadre du2 e appel d’offres d’Alnaft.Entre l’année 2000 et fin 2010, le nombrede contrats conclus dans le cadrede la procédure d’appel d’offres s’élèveà 47 contrats, selon les chiffres duministère.En matière de revenus, les exportationsdes hydrocarbures en 2009 se sontchiffrées à plus de 44 milliards de dollars,alors que la valeur cumulée desexportations sur la période 2000-2009s’est établie à plus de 393 milliards dedollars.Quant au montant de la fiscalité pétrolièreversée au Trésor public au titre dupremier trimestre 2010, il s’est élevé à640 milliards de dinars contre 404milliards de dinars sur la même périodede 2009. Concernant les investissementsdans le secteur énergétique dansles différents segments d’activité, ils ontatteint plus de 11,8 milliards de dollarsen 2009 contre 2,3 milliards de dollarsen 2000. Sur la période 2000-2009,ces investissements se sont chiffrés à52,5 milliards de dollars.Pour le développement des ressourcesnationales des hydrocarbures, desefforts consentis en matière de recherche,de sismique et de forage se sonttraduits par la réalisation de seizedécouvertes en 2009, dont 9 réaliséespar Sonatrach en efforts propres.Depuis 2000, il a été réalisé 125découvertes, précise encore le bilan.Quant au volume d’hydrocarburestransporté par canalisations, il est passéde 250 millions Tep en 2000 à plus de330 millions Tep en 2009, alors que lalongueur globale du réseau detransport a augmenté à 17 450 km en2009 contre 14 000 km en 2000, soitune évolution de 25% avec essentiellementl’apport des gazoducs et oléoducsGK2, GR42, GZ4, OZ2, OH4.Le montant de l’investissement cumulédans le segment des canalisations s’estchiffré à 7,2 milliards de dollars durantla période 2000-2009.En matière d’énergie électrique, la productiond’électricité a augmenté en2009 à 43 Tera watts heure (TWh)contre 40 TWh en 2008, ce qui a permisde porter le taux d’électrificationnational de 85,5% à 98,4%, soit unecouverture quasi totale du territoirenational. La capacité de productionélectrique installée a atteint, quant àelle, 10,381 MW grâce à l’entrée enproduction de huit nouvelles centralesélectriques.S’agissant de l’alimentation en gaz, letaux de raccordement au réseau publics’est établi à plus de 44% en 2009 contre30,8% en 2000.Concernant la réalisation du programmed’unités de dessalement d’eau demer confiée au secteur de l’Energie,elle se poursuit à «une cadence d’encouragement»,selon le ministère quiindique que quatre stations sur les treizeprévues dans ce programme sontopérationnelles.Il s’agit de l’unité d’El Hamma (Alger)d’une capacité de 200 000 m 3 /j, deBéni Saf (Tlemcen) avec 200 000 m 3 /j,de Kahrama (Arzew) avec 88 000 m 3 /jet de Skikda avec 100 000 m 3 /j.Au niveau de l’industrie minière, l’opérationdes adjudications des sitesminiers s’est poursuivie avec l’octroi de115 sites miniers en 2009 qui ontgénéré au Trésor public des recettes de2,1 milliards de dinars, portant le montantdes recettes globales versées à cetteinstitution financière depuis 2000 àplus de 9 milliards de dinars.Développementdu réseaude pipelinesLa Société nationale de distribution etde commercialisation de produits pétroliers(Naftal) s’est lancée dans un vasteprogramme de développement et deréhabilitation de son réseau de pipelines.Ce programme comprend, notamment,la réalisation d’ici 2017 de2 720 km de pipelines de distributionde produits pétroliers, a indiqué ledirecteur engineering de Naftal,Noureddine Mesmous, dans le derniernuméro de la revue Naftal News. Unpremier tronçon de ce programme,reliant la raffinerie de Skikda àBerrahal, dans la wilaya de Annaba etportant sur la mise en place de 2 pipelinesGPL et multiproduits a été déjàentamé en juillet 2009. La réalisationde ce projet, dont le délai de réalisationest de 18 mois, est assurée dans lecadre d’un partenariat entre Naftal etl’Entreprise nationale de canalisations(ENAC), a précisé M. Mesmous. Enoutre, d’autres tronçons sont prévusdans le cadre de ce programme. A ceteffet, quatre principaux pôles d’approvisionnementsont prévus à Skikda (est),Alger (centre) ainsi que Tiaret et Arzew(ouest). Par ailleurs, tous les projets dece programme seront réalisés «conformémentà la politique hygiène, santé etenvironnement (HSE) du GroupeSonatrach», a-t-il tenu à assurer.


performancesperformanceSSonatrach2010 : déjà sept découvertes,dont deux à l’étrangerSonatrach International Petroleum, Exploration & Production (Sipex, filiale deSonatrach), et la National Oil Corporation (NOC) libyenne ont réalisé une nouvelledécouverte de pétrole dans le bassin de Ghadamès sur le puits(C1-65/02), situé à 340 km au sud de Tripoli (Libye).Energie & Mines8Les tests effectués au niveau de cepuits, réalisés dans le réservoir Upper-Mamouniyat à une profondeur de2 589 m, ont donné sous duse 32/64 àun intervalle de 2630-2649 m un débitd’huile de 8,55 m 3 /heure.Il s’agit de la seconde découverte réaliséedans le bloc 65, attribué àSonatrach par la NOC en mars 2005et, en même temps, la première de lacompagnie à l’étranger. Les parts revenantà chaque partenaire dans le cadredu contrat d’association (EPSA) sontde 75% pour la NOC et de 25% pourSipex qui active en qualité d’opérateur.Le Groupe a déjà réalisé, en févrierdernier, en efforts propres trois découvertesd’hydrocarbures dans les bassinsde Berkine et Oued Mya.Ces découvertes, qui sont les premièresréalisées par Sonatrach au titre de l’année2010, ont été réalisées à la suite desforages de trois puits. Il s’agit du puitsde Garet El Khatem (GRK-1), situédans le périmètre Zemoul El Kbar II(bloc 403d), du puits El Kheit Tessekhaextension -1 (EKT ext-1), situé dans lepérimètre Menzel Ledjmat (bloc 405a)dans le bassin de Berkine, et du puitsGellala ouest (GLO-1), situé dans lepérimètre El M’zaïd sud (bloc 438c)dans le bassin Oued Mya, selon les précisionsde Sonatrach.Le puits GRK-1 a produit de l’huile àpartir de deux réservoirs ayant débitésous duse 32/64 respectivement dansle trias argilo-gréseux inférieur (TAGI)3,80 m 3 /h d’huile avec une pression de115 PSI dans l’intervalle3377,5–3382,5 m et dans le Siégénien«C» 2,28 m 3 /h avec une huile pressionen tête de 100 PSI dans l’intervalle3459-3503 m.Quant au puits EKText-1, il a produit àpartir de trois réservoirs du carbonifèreayant débité sous duse 32/64 respectivementdans le Main RKF 8,74m 3 /h denovembre 2010condensat et 17438,41 m 3 /h de gazavec une pression en tête de 3130 PSIdans l’intervalle 3368–3370 m, dans leLower RKF 2,93 m 3 /h de condensat et21.486 m 3 /h de gaz avec une pressionen tête de 3420 PSI dans l’intervalle3425-3428 m et dans le réservoirTournaisien Fla 3,42 m 3 /h de condensatet 13205 m 3 /h de gaz avec unepression en tête de 3687 PSI dans l’intervalle3512–3523 m.Concernant le puits Guellala ouest-1, ila débité à partir du réservoir Trias sérieinférieure 7,21 m 3 /h d’huile avec unepression en tête de 419 PSI sous duse32/64 dans l’intervalle 3562–3585 m.Il est à rappeler que Sonatrach a réalisé16 découvertes durant l’année 2009dont 9 en effort propre et 7 en association.Sur le plan international,Sonatrach est également partenairedans le segment transport de gaz etliquides des champs de Camisea auPérou en Amérique latine avec uneprise de participation à hauteur de21,8 % dans la société Transportadorade gaz Del Peru (TGP).En plus du segment transport, la compagnienationale participe aussi à hauteurde 10 % dans l’exploitation et ledéveloppement des gisements deCamisea. Outre le Pérou, Sonatrach amarqué fortement sa présence dans l’amontpétrolier et gazier à l’internationalau Mali, au Niger, en Mauritanie,en Tunisie et dans l’offshore égyptienen partenariat avec la compagnie norvégienneStatoil. Dans l’aval pétrolieret gazier, Sonatrach s’est implantée enEurope, en Asie et en Amérique à traversdes prises de participation dans lecomplexe pétrochimique Propanchemavec l’allemand BASF en Espagne, lescentrales électriques de la compagnieportugaise EDP ainsi qu’une prise departicipation de 2% dans le capitald’EDP.Dans le domaine du développementdes ressources nationales des hydrocarbures,des efforts considérables ontété consentis en matière de recherche,de sismique et de forage. Ces efforts sesont traduits par la réalisation de 16découvertes réalisées par Sonatrach, cequi porte le nombre de découvertesréalisées, depuis l’année 2000, à 125.Durant les premiers quatre mois de2010, Sonatrach a pu réaliser, en effortpropre, 7 découvertes d’hydrocarbures,notamment dans les bassins de Berkineet d’Illizi.Le gazoduc GZ4opérationnelUn important ouvrage gazier a étéachevé à la mi-avril, a annoncéSonatrach. Il s'agit du gazoduc GZ4,qui relie le champ de Hassi R'mel àBéni Saf, sur la côte méditerranéenne,sur une longueur de 638 kilomètres.Son diamètre est de 48 pouces. Cegazoduc a été réalisé en trois phaseset la dernière d'entre elles, le tronçonMohammadia-Béni Saf (122 km), est àprésent opérationnel. Les deux autresphases ont porté sur les trajets HassiR'mel-Sougueur (298 km) et Sougueur-Arzew (218 km). L'importance du GZ4tient aux raisons suivantes :• Il alimentera le gazoduc d'exportationMedgaz, qui relie directement l'Algérieà l'Espagne et qui sera opérationnel aucours de cette année.• Il alimentera également deux centralesthermiques en Algérie, celles deHadjret Ennouss (wilaya de Tipaza) etde Terga (wilaya de Aïn Témouchent).• Le futur complexe d'aluminium et depétrochimie de Béni Saf (wilaya de AïnTémouchent) sera approvisionné engaz par ce gazoduc.• Le GZ4 contribuera à renforcer lespostes de distribution publique de gazde Sonelgaz.


e n c o U V e r T U r eprodUcTion eT diSTribUTionpUbliqUe de l’élecTriciTé eT dU gazLa sollicitudede l’Etat


en en couverturecoUVerTUreen depit de multiples contraintesLa production de l’électricitéen 2009 a été satisfaisanteCompte tenu de la spécificité d'un système de production et detransport de l'électricité (SPTE), les équipements requis pour son développementsont déterminés à l'avance sur la base de longues étudesde planification, intégrant à la fois les aspects techniques, puis arrêtéspour décision afin de couvrir la demande.Energie & Mines14Pour éviter d'avoir des tarifs prohibitifspour le consommateur final, en raisondes coûts élevés des investissements,les décisions prises pour la réalisationdes ouvrages devant faire face à l'accroissementde la demande sont lerésultat d'un compromis entre économieet fiabilité du SPTE.C'est ainsi que dans la plupart des paysdu monde, les systèmes productiontransport de l'électricité sont conçuspour garantir la couverture de lademande, même en cas de perte del'ouvrage le plus important du systèmeélectrique.De plus, il arrive souvent qu'entre lemoment où les décisions de réalisationdes ouvrages sont prises et les datesprévues pour leur mise en service, desévènements de toutes natures (en particulieren cas de difficultés financières,manque de capacité de réalisation, difficultésde réalisation....) peuvent seproduire et retarder les mises en servicedes ouvrages par rapport aux datesdes besoins.Concernant le Système de productionet de transport électrique algérien, enraison des difficultés économiques qu'aconnues le pays durant toute la décennie1990-2000, il n'était pas possible desubvenir aux investissements, en particulieren moyens de production enélectricité pour faire face à l'accroissementde la demande.Pour satisfaire cette dernière, il n'y avaitque les unités de production installéesjusque vers la fin des années 1980.C'est alors que Sonelgaz s'est retrouvéevers la fin des années 1990 (début2000) dans l'obligation d'exploiter lesmoyens de production aux limites denovembre 2010leur fonctionnement et de réduire leurmaintenance au détriment de leur fiabilité.Ceci a eu pour conséquence la fragilisationet l'accélération du vieillissementdu parc de production qui estdevenu au fil des années 2000 peu fiable,voire obsolète.Par ailleurs, à cette même période, avecl'embellie financière, la relance économique,la croissance de la demande enélectricité est devenue de plus en plusélevée et soutenue. De plus, le consommateurfinal, en particulier l'abonnéordinaire et les services, a changé decomportement en raison de la disponibilitésur le marché d'équipements électriques,surtout les chauffages électriqueset les climatiseurs. Ceci a eunon seulement pour conséquence lamodification de la consommation depointe qui se situait habituellement enhiver mais, en plus, a vu l'apparitiond'une autre pointe en été pour lesbesoins du confort du citoyen.Ces pointes deviennent à la fois plusélevées et plus aléatoires car de plus enplus dépendantes des conditionsmétéorologiques et donc du comportementdu citoyen.Toutes ces raisons ont fait que descontraintes importantes de satisfactionde la demande ont été enregistréesdepuis 2003.Comme illustré par les figures, ci-dessous,représentant les bilans consommation/productiondes années 2004 et2006, l'Opérateur du système électriques'est retrouvé dans l'obligation deconduire le système avec une réservequasiment nulle (en 2004), voireinexistante (en 2006) durant la pointeannuelle.


en couvertureLe moindre incident mettait en dangertout le système électrique. Le recoursau délestage ainsi que l'importation depuissance à partir des pays voisins étaitalors parfois inévitable.Cette situation déjà difficile est aggravéepar une croissance incessante de laconsommation (cf. figure ci-dessous)nécessitant l'installation en urgence et àun rythme soutenu de nouvelles centralesélectriques pour combler le déficit etsécuriser le fonctionnement du SPTE.Malgré la mesure prise en 2004 pourl'installation de la centrale 2x200 MWde Fkirina, en septembre 2004, lesbesoins restent très importants etinduisent des investissements troplourds pour être assurés par un seulopérateur : la filiale SPE Société algériennede production de l'électricité(Société du Groupe Sonelgaz).Avec la promulgation de la loi n° 02-01du 5/2/2002 sur l'électricité en Algérie,ayant comme première mesure l'ouverturedu secteur de la production de l'électricitéà la concurrence, de nouvellessociétés de production se sont installéesà partir de 2005 partageant lesinvestissements dans ce secteur.Il est à rappeler que cette loi vise l'améliorationdes performances économiquestout en garantissant l'approvisionnementen énergie électrique.C'est ainsi qu'une nouvelle capacitéglobale en production électrique de4 854 MW a été installée entre 2003 et2009 répartie, comme suit, entre lesdifférentes sociétés de production• Kahrama avec 3x115 MW en 2005,• SKS avec 2x412,5 MW en 2005-2006,• SKB en 2008 avec 2x242 MW,• SKH de 3x400 MW en 2009,suivi de l'aboutissement du plan d'urgencedu SPTE d'une capacité de2 000 MW en TG (Relizane 3x150MW, Arbaa 4x140 MW, M'sila 2x215MW, Aïn Djasser 2x140 MW, AlgerPort 2x36 MW et Annaba 2x36 MW).La figure ci-dessous illustre l'évolutiondu parc de production algérien de 2004à 2009 et sa répartition par société deproduction.De plus, le déséquilibre de la répartitiongéographique de la production surle SPTE impose le transfert de quantitésimportantes de l'énergie sur leslignes d'interconnexion interrégionaleset grands axes de transport, induisantainsi un fonctionnement aux limites duréseau de transport.Compte tenu de cette situation, desbesoins en investissements sur le réseaude transport s'ajoutent à ceux de la productionpour faire face à l'accroissementde la demande.Au manque de fiabilité et de disponibilitésatisfaisante de production et à lafragilité des interconnexions interrégionalesviennent se greffer les maladiesde jeunesse des groupes nouvellementinstallés. Ceci a eu pour effet l'augmentationde la fréquence des incidents(déclenchement d'unités de productionen particulier) et a conduit l'Opérateurdu système électrique à faire face, assezsouvent, à des indisponibilités de plusieursouvrages à la fois. Autrement dit,de conduire le SPTE dans des conditionsproches de son état critique, voiredes situations de black-out.Parmi les nombreux incidents majeurs,il y a lieu de rappeler :• Le black-out de février 2003, suitedéclenchement des deux groupes duHamma (2x200 MW)• Incident du 16 juillet 2005 où il y aeu un manque général d'alimentationen énergie électrique de la régionOuest.• Incident du 4 au 10 septembre 2008sur les lignes d'évacuation des groupesde la centrale de Ras Djinet, aggravé parle déclenchement des groupes de la centraleSKS, engendrant des délestagesjournaliers durant toute la semaine del'incident de l'ordre de 300 à600 MW pour les pointes matin et de1 000 MW environ pour les pointes soir.• Incident du 15 juillet 2009 suite à undéclenchement des trois groupes deSKH à 1 099 MW, engendrant undélestage d'environ 1 000 MW en pointematin et soir.Malgré la mise en service des nouvellescentrales, la forte demande et le changementdu comportement du citoyenont réduit les possibilités d'entretiendes moyens de production. Aussi, endépit de l'injection de cette nouvellecapacité de près de 5 000 MW sur cinqans (soit en moyenne 1 000 MW paran), la situation est restée tendue,comme le montre la figure du bilanproduction/consommation ci-après,aux périodes de pointe hiver (janvierfévrier)et été (juillet-août).Energie & Mines15☞novembre 2010


en en couverturecoUVerTUre☞Durant ces périodes, le niveau deréserve reste faible pour faire faceaux incidents des unités de productionqui sont encore très fréquents enraison des maladies de jeunesse desgroupes nouvellement installés. C'estainsi que l'Opérateur du systèmeélectrique, garant de l'équilibre production/consommation,resteconfronté à la gestion de situationstrès délicates similaires à celle survenuele 15 juillet 2009 suite à la pertede trois (03) unités de production deSKH (2x400 MW), centrale mise enservice en 2009.En revanche, pendant les périodescreuses, comme illustré par la figureci-dessus (page 13), l'Opérateur dusystème électrique voit surgir denouveaux problèmes liés à l'évacuationd'importants excédents de production.Ces derniers sont dus enpartie à la structure du parc de productionet au modèle de consommationélectrique de l'économie nationale.Par ailleurs, l'apparition de plusieurssociétés de production nécessite uneforte coordination entre ces dernièreset l'Opérateur du système électriquepour pouvoir assurer à toutinstant la disponibilité de production.Cette disponibilité est non seulementnécessaire pour la couverture de lademande, mais constitue égalementun élément clé pour une gestion efficaceet sûre du SPTE.Cependant, il est à noter qu'à partirdu mois de septembre 2009, la capacitétotale de production est satisfaisanteet permet de couvrir unedemande hivernale sans contrainte.De plus, le développement des interconnexionsinternationales et interrégionalesa vu la dorsale 400 kV s'étendantd'Est en Ouest complètementachevée et mise en service entre2005 et 2009.Aujourd'hui, après cette période difficile,le SPTE, avec tous les investissementsaussi bien en productionqu'en transport de l'électricité, abordeune nouvelle période de normalitéet de recherche de plus de qualité etde continuité de service.Dossier réalisé par l'équipede rédaction (OS)In El MounsifSignature d’une convention-cadreSonelgaz-BNA1 800 milliards de dinarsd’investissementsLe P-DG du Groupe Sonelgaz, Noureddine Boutarfa,et le P-DG de la Banque nationale d’Algérie (BNA),Seghir Benbouzid, ont présidé le 11 mars 2010 unecérémonie de signature d’une convention-cadre quiconfère au Groupe Sonelgaz le statut particulier declient privilégié de la Banque et à cette dernière lestatut de banque de référence du Groupe Sonelgaz.Dans leurs allocutions, les deux P-DGont insisté sur les rapports particuliersqu’entretient le Groupe Sonelgaz avecla BNA qui, à ce jour, a consenti desprêts à hauteur de près de 400 milliardsde dinars pour Sonelgaz et ses filiales.Le nombre des filiales est appelé à lahausse, selon le P-DG du GroupeSonelgaz qui, en marge de cette cérémonie,a annoncé la volonté deSonelgaz de réintégrer en son sein lasociété AMC El Eulma, spécialiséedans la fabrication des appareils demesure et de comptage.Le P-DG du Groupe a également rappeléen cette occasion les niveaux definancement attendus pour couvrir lesinvestissements à réaliser durant lapériode 2010 à 2015 et qui s’élèvent àprès de 1 800 milliards de dinars dont300 milliards pour la production de l’électricité.A l’horizon 2012-2013, il estprévu la mise en service des extensionsdes centrales turbines à gaz de F’kirinaet de Aïn Djasser pour une capacitétotale de 500 MW et de la centrale turbineà gaz de Messerghine, située prèsd’Oran, pour une capacité supplémentairede 400 MW.A l’horizon 2014-2015, il est prévu laréalisation de nouvelles extensions descentrales de Ras Djinet et de Jijel pourune puissance de 800 MW chacune encycle combiné. Dans l’ensemble, prèsde 3 000 MW seront mis sur le réseaud’ici 2015, y compris les projets à réaliserpour le renforcement du réseausud.Pour rappel, suite à la signature de laconvention entre la BNA et le GroupeSonelgaz, la BNA s’engage à réserverun traitement avantageux aux opérationsréalisées par le Groupe.Réciproquement, Sonelgaz et ses filialess’engagent à domicilier les opérationsqu’elles initient auprès de la BNA.Par ailleurs, la convention définit lesmodalités spécifiques de fonctionnementdes comptes courants bancaires«Recettes» et «Dépenses» de Sonelgazet de ses filiales ouverts auprès de laBanque nationale d’Algérie et d’énumérerles droits et obligations réciproquesde chacune des parties.Elle précise également les conditionspréférentielles de banque accordéesaux sociétés du Groupe Sonelgaz dansle cadre des opérations effectuées surleurs comptes. D’une autre manière,cette convention confère au GroupeSonelgaz le statut particulier de clientprivilégié de la Banque et à la BNA lestatut de banque de référence duGroupe Sonelgaz.Energie & Mines16novembre 2010


en couvertureYacine Redha Redouane, P-DG SDC :«Nous avons des engagementsà honorer»Il y a quatre années de cela est née la Société de distribution del’électricité et du gaz du Centre. Elle représente le fruit du processusde réformes qui a touché le Groupe Sonelgaz et qui était en faveurde la loi de février 2002 sur l’électricité et la distribution du gaz parcanalisations.«Le statut de SPA qui nous est conférénous met face à une logique économiquedifférente. C’est en fait unelogique concurrentielle caractérisée parl’efficience économique du marché del’électricité et du gaz qui nous obligeaujourd’hui à nous rapprocher davantagede notre clientèle et à faire unemeilleure allocation de nos ressourcesfinancières et, surtout, humaines afind’améliorer nos paramètres de gestion.La réorganisation de la distributionavait pour objectif et avantage de rapprocherle centre décisionnel de l’opérationnelen lui conférant une largeautonomie et une flexibilité d’action quilui permet d’avoir une meilleure visibilitédu terrain.Bien que la réforme ait été profonde,nous pouvons toutefois affirmer qu’ellea été menée avec succès. Durant cesquatre années, la SDC a veillé à définirtous les mécanismes de gestion lui permettantd’assurer le fonctionnementautonome de ses différentes structuresen vue d’accomplir efficacement sesmissions, de plus en plus décentralisées.Nous avons, par là même, réussi àparachever la construction de notrefiliale et ce en mettant en place toutesles structures régissant l’ensemble denos activités aussi bien au niveau de ladirection de la filiale qu’au niveau desdirections de distribution. La sociétéest certainement jeune, mais elle estrenforcée par des structures assez bienorganisées et une ressource humaineformée pour faire face à l’avenir, unavenir qui sera marqué par une grandedynamique concurrentielle à laquelle ilest obligatoire de faire face.C’est dans cette optique que la SDC adéjà lancé la réflexion sur les axes stratégiquesde sa politique. La définitionde notre stratégie pour les cinq annéesà venir constitue en elle-même uneétape essentielle dans l’histoire de notresociété. Il s’agira pour nous d’identifieravec précision nos objectifs et la façonde les atteindre. Pour ce faire, la SDCdispose des compétences managérialesrequises dotées des outils nécessairespour mettre en place un plan stratégiquequi s‘inscrira bien évidemmentdans la stratégie globale du GroupeSonelgaz. Ce quatrième anniversairede la SDC est aussi marqué parLa SDC a obtenu la notification del’approbation de ses plans d’engagementpour la période quinquennale 2010-2014Dans le cadre de la modernisation du secteur de l’électricité et du gaz, de nouvellesréformes marquées par l’ouverture du marché on tété induites par la loi 02-01 du 5février 2002 relative à l’électricité et à la distribution du gaz par canalisations et par ledécret exécutif n° 08-14 du 9 avril 2008 fixant les modalités d’attribution et de retraitdes concessions de distribution de l’électricité et du gaz. Conséquemment, un nouveaumode de gestion a été mis en œuvre, à savoir, en premier lieu, celui de l’instaurationdu régime des concessions de distribution et, en deuxième lieu, l’élaborationdes plans d’engagement d’amélioration de la performance des différentes concessionsdes sociétés de distribution qui s’étaleront sur la période quinquennale 2010-2014.Ces plans d’engagement d’amélioration de la performance qui ont été examinés parla Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) et approuvés par leministre de l’Energie et des Mines sont mis en application à compter de janvier 2010.Les plans approuvés s’articulent autour de quatre volets essentiels pour l’électricitécomme pour le gaz, à savoir le volet commercial, technique, financier et sécuritaire. Atravers ces plans, les entités signataires s’engagent, dans le volet commercial, àaméliorer leurs prestations en matière de la qualité de service rendu à la clientèle, dela réalisation de raccordement dans les délais, de la satisfaction de la demande deraccordement et du traitement des réclamations de la clientèle.Pour ce qui est du volet technique, l’amélioration vise la réduction du temps et de lafréquence des coupures liées à l’entretien, aux incidents et aux différents travaux.Alors que l’aspect financier réside à réduire les pertes et à améliorer les délais créditdes clients. Pour l’optique sécurité, la réduction de la fréquence et de la gravité desaccidents du travail représente les deux points essentiels de ce volet.Il convient de rappeler que ces plans seront l’objet d’un suivi périodique effectué parle ministère de l’Energie et des Mines et la CREG afin de s’assurer de leur concrétisationet de leur bonne application.Dans cette perspective, chaque concessionnaire doit transmettre régulièrement sesrésultats trimestriels ainsi qu’un compte rendu annuel d’activité.☞Energie & Mines17novembre 2010


☞en en couverturecoUVerTUrel’approbation de notre plan d’engagementde l’amélioration de la performancequi met en évidence les objectifsqui nous sont assignés en tant queconcessionnaires aux cinq prochainesannées. Il représente pour nous unefeuille de route qui nous prépare à releverle défi de la concurrence qui nepeut se faire sans l’amélioration de nosparamètres commerciaux, techniqueset sécuritaires. Cela suppose, pournous, d’investir toutes nos compétencespour nous rapprocher davantage denotre clientèle et d’être plus attentifs àses attentes. C’est justement la satisfactionde nos clients, désormais de plusen plus exigeants, qui nous permettrad’honorer pleinement nos engagements.Notre mission d’avenir est degarantir la pérennité de la société.La concession étant une réalité inévitable,l’adhésion de toute notre ressourcedans le soutien des projets de notresociété est plus que nécessaire, elle estvitale. C’est un défi que nous devonslever ensemble et, personnellement, jesuis profondément confiant dans lescapacités des femmes et des hommesqui constituent la composante humainede la SDC à affronter la nouvelle configurationdu secteur de l’électricité et dugaz et à gagner la confiance de nosclients que nous devons plus quejamais fidéliser.»L’événement vupar les Directeursde distribution«De par mon expérience de Directeur de distribution (anciennedénomination centre) dans plusieurs régions du pays, et suite àla promulgation du décret exécutif n°08-114 du 9 avril 2008fixant les modalités d’attribution et de retrait des concessions dedistribution de l’électricité et du gaz et le cahier des chargesrelatif aux droits et obligations du concessionnaire, et après plusieursannées de préparation pour cette concession, j’estimeque les exigences des pouvoirs publics par institution interposée(CREG) sont raisonnables et réalisables. Le défi pourDjelfa, ce sont les pertes de gestion (non technique) qui imposentun plan d’action très rigoureux dont la Direction de distributionde Djelfa est tenue d’impliquer tous les acteurs, y comprisles autorités locales, et ce pour améliorer la performance imposée.Des actions de lobbying et de communication de proximitédevraient être entreprises pour susciter l’adhésion de l’ensembledes acteurs.»«Mon impression sur la signature des plans d’engagement d’améliorationde la performance le 10 janvier 2010 m’indique quecinq années sont nécessaires et suffisantes pour la mise àniveau des unités et rentrer de plain pied dans un environnementde concurrence pour préserver ses parts de marché et pourquoine pas en gagner d’autres. L’implication des pouvoirs publicsdans le process affirme, encore une fois, le degré d’importanceque nous devons accorder à l’application de la stratégie déployéepar la filiale afin d’aboutir aux résultats escomptés.»«Commenter l’événement est chose facile, arracher l’adhésiondu collectif pour être au rendez-vous est par contre difficile.Cet événement est bien entendu salvateur du fait de prétendreà la performance, de mettre le client au centre de nos intérêts,de conjuguer technicité et commercialité dans nos façons defaire et de redonner à la mission du service public toute sagrandeur, tel est le challenge à prendre par le collectif dessociétés de distribution. Pour ce faire, une capitalisation desexpériences, une formation des effectifs, notamment dans lesmétiers de base et une redéfinition du sens client et des servicesrendus à nos clients sont à prendre en charge par lesentreprises de distribution. Ce cadre réglementaire incitera lesautorités locales à accompagner le distributeur dans sa missionpour un meilleur service public. Nous serons attentifs aux différentesévolutions, nous y sommes pleinement engagés.»«Pour les plans d’engagement de la SDC, nous concernant,nous pensons que la réussite ou alors la réalisation des objectifsassignés à la SDC et, par ricochet, aux directions de distribution,est étroitement tributaire d’une sensibilisation à l’échelledes employés pour les faire adhérer à ces objectifs et à uneadaptation à l’environnement externe, qui est parfois difficile.Elle est aussi tributaire de la contribution de cet environnementexterne, notamment les organismes supportant un servicepublic comme nous. L’instauration d’une meilleure synergieentre les différents acteurs devient alors une nécessité.Concernant le personnel, ce dernier est bel et bien impliquédans le processus et suffisamment conscient des enjeux decette aussi importante concession qu’est Tizi Ouzou, ainsi queles efforts qu’il doit déployer pour honorer les objectifs fixés enmatière d’engagement d’ici l’horizon 2014.»«En économie de marché, la performance, l’efficacité et l’efficiencesont les principaux garants de la réussite et de la prospérité.Les filiales du holding Sonelgaz et spécialement lessociétés de distribution ayant acquis leur autonomie juridique,elles se devaient d’assumer pleinement leur nouveau statut(SPA) et de se conformer strictement aux textes de la loin° 02-01, qui stipulent, entre autres, la création de concessionsde distribution de l’électricité et du gaz. L’établissement d’unétat des lieux aussi exhaustif que possible a constitué un prérequispour la mise en place effective des concessions. Aprèsanalyse de la situation de départ, négociation des objectifstechniques et commerciaux arriva enfin l’étape de validationdes engagements de l’amélioration de la performance signésentre le ministère de tutelle, la CREG et les concessionnaires.Ces engagements de l’amélioration de la performance se sontarticulés essentiellement sur :• le renforcement et la concrétisation de l’orientation client ;• l’efficience dans la gestion ;• l’amélioration du savoir-faire et de la performance technique ;• la mobilisation du personnel et l’ancrage d’un managementparticipatif ;• la recherche permanente de la compétitivité ;• la contribution au développement social et économique du pays.Pour contribuer à la réussite du plan stratégique de la SDC etréussir au mieux de nos possibilités la concrétisation de cesengagements, nous nous engageons, en tant que Direction dedistribution d’El Oued, à agir en conséquence.»Energie & Mines18novembre 2010


en couvertureInterview de Tahar Djouambi, directeur des techniques électricité :«Faire face aux appelsde charge»Durant les dernières années, nous avons enregistré des augmentations dans laconsommation de l’énergie électrique, surtout en période d’été. Ceci est certainementdû principalement aux changements des habitudes de consommation desclients et à la vulgarisation de l’utilisation des équipements de climatisation. L’été2009 a été marqué par une forte demande qui a engendré des perturbations de lacontinuité et de la qualité de service des réseaux de distribution. Que prévoit laSDC pour faire face aux appels de charge de cette période, d’autant plus que l’été2010 sera marqué par un événement planétaire qui est la Coupe du monde defootball à laquelle prend part notre équipe nationale ? Cette question et d’autres,nous les avons posées à Tahar Djouambi, directeur des techniques électricité auniveau de la Société de distribution de l’électricité et du gaz du Centre.Les Nouvelles de la SDC : Avant deparler du passage de l’été 2010,nous souhaiterions revenir sur l’étédernier pour expliquer les raisonsderrière les perturbations de lafourniture de l’électricité qu’ontconnues certaines régions de laSDC…T. Djouambi : Les problèmes en matièrede qualité de service rencontrésdurant l’été passé ont concerné particulièrementles réseaux basse tension.En effet, nous avons enregistré deschutes de tension dues soit à des insuffisancesde puissance au niveau despostes électriques de distributionpublique, soit à une saturation duréseau engendrée par les importantsappels de charge de la part de notreclientèle basse tension.Dans des régions comme El Oued etBiskra où le phénomène s’est fait leplus ressentir, les structures locales onteu des difficultés à répondre à lademande excessive en énergie électrique,surtout dans les zones agricolesalimentées à partir des postes de distributionpublique sur poteau.Dans les agglomérations, c’est le nombrelimité des postes maçonnés et ladifficulté d’acquisition de terrain pouren construire d’autres qui ont fait queles raccordements des clients nouveauxse soient faits à travers l’extension desréseaux basse tension, ce qui a induitdes prolongements de rayons d’actionsdes postes à des limites techniques difficilesà gérer.Le passage de l’été 2010 est particulier.La Coupe du monde est prévuepour les mois de juin et juillet et lemois sacré de Ramadhan pour lemois d’août. Que prévoit la SDC pourassurer la qualité et la continuité deservice durant cette période ?Il a été demandé à chaque DD, enfonction de l’état de son réseau, de sonenvironnement et du diagnostic élaboré,d’arrêter un plan d’action qui doitprendre en considération les différentesparties du réseau, de la source d’alimentationau branchement du clientbasse tension.Les plans élaborés comportent un certainnombre d’actions selon lesquellesles directions de distribution prévoientle remplacement des équipementsvétustes des étages HTA, des restructurationset des renforcements au niveaudu réseau moyenne tension pour unemeilleure utilisation des puissancesmises à disposition au niveau des sourceshaute et moyenne tension. Il y aaussi les projets de construction denouveaux postes de distributionpublique et le renforcement des réseauxbasse tension pour garantir unemeilleure adaptation de ces ouvrages àla demande de la clientèle. Il est évidentqu’à tout cela il faut ajouter les actionsprévues dans le cadre du programmed’entretien annuel.Une fois ces actions réalisées conformémentaux plannings arrêtés et auxnormes de construction d’ouvrages,elles nous mettront à l’abri d’un nombreimportant d’incidents.Energie & Mines19☞novembre 2010


en en couverturecoUVerTUre☞Doit-on comprendre que tout serapris en charge pour l’été 2010 ?Les actions prévues pour l’été 2010sont inscrites dans le plan quinquennald’engagement d’amélioration de la performancesigné par Monsieur le président-directeurgénéral de la SDC etapprouvé le 10 janvier dernier par latutelle. Cependant, les directions dedistribution, dans leurs programmesannuels 2010 élaborés sur la base dessituations vécues durant l’été passé, ontciblé les actions prioritaires qui nécessitentdes solutions urgentes avant l’été2010, et décalé celles qui sont relativementmoins pressantes sur le reste del’exercice.Dans les programmes propres desDD, il est question de construire denouveaux postes électriques dedistribution publique. Doit-onconclure que les difficultés enregistréesen matière d’acquisition deterrains à cet effet sont levées ?Depuis l’intervention de Monsieur leprésident-directeur général du Groupeauprès des autorités, je peux direaujourd’hui que ce dossier a été pris encharge avec diligence et le problème nese pose plus avec la même insistanceque dans le passé. Globalement, là oùles directions de distribution ont introduitdes demandes d’acquisition deparcelles de terrain pour la constructionde postes de distribution, les suitesont été favorables.De ce qui précède, on note que laSDC a réagi aux augmentations desconsommations d’énergie électriqueen mettant en place un programmeimportant pour développer sonréseau et optimiser son fonctionnement.Toutefois, la question qui sepose c’est est-ce que la SDC disposedes structures habilitées pouraccompagner ce développement ?Notre parc de poste de distributionpublique est constitué de 68% de postesaériens et 32% de postes maçonnés.Les puissances des transformateurs deces postes ont été déterminées et choisiespour répondre à un besoin moyende 6 kW par client domestique qu’ilsalimentent, or aujourd’hui cette puissanceest largement dépassée. Les habitudesdes consommateurs ont changénotamment avec la vulgarisation desmoyens de climatisation et l’extensionde l’utilisation de l’électricité aux espacesagricoles, comme c’est les cas àBiskra et El Oued. Afin de faire face àces changements, au niveau de lamoyenne tension, on a procédé depuisdeux années à des recrutements d’ingénieurspour les structures chargées desdéveloppements des réseaux qui,depuis, se sont occupés des études dedéveloppement et ont élaboré des schémasdirecteurs des réseaux moyennetension. Pour les réseaux basse tension,l’effort reste à faire au niveau de l’ensembledes districts. A ce sujet, il estprévu par la nouvelle organisation demettre en place un ingénieur et untechnicien supérieur au niveau dechaque district. Ils auront à leurs chargesles tâches suivantes : la réalisationdes études pour les réseaux basse tension; la validation des points de raccordaux réseaux basse tension que ladivision études et travaux projette deréaliser ; la surveillance des évolutionsdes rayons d’action des postes DP ; laparticipation à l’élaboration de la cartographiede la basse tension.Ils seront garants de l’utilisation rationnelledes équipements et veilleront surl’équilibre du réseau. Pour les branchements,il y a lieu de mettre en place laprocédure qui rappelle aux servicescommerciaux les normes à respecterpour ne pas affecter la stabilité desréseaux et qui rétablira la coordination,dans ce domaine, entre les districtsélectricité et les agences commerciales.Enfin, pour les études d’exécution et lasurveillance de leurs mises en œuvre,nous devrons disposer au niveau dechaque division études et travaux d’unombre suffisant de techniciens d’étudeset de surveillance possédant les compétencesrequises pour assurer au mieuxcette tâche.Nos réseaux continuent à subir desperturbations fréquentes dues auxagressions des ouvrages qui ne cessentde prendre de l’ampleur. Quellessont les mesures prises par la SDCpour faire face à ce phénomène ?Devant l’ampleur des dégâts qu’occasionnentquotidiennement ces agressions,il a été demandé aux directionsde distribution de recenser toutes lesagressions d’ouvrages qu’elles constatentsur leurs concessions et constituerdes dossiers à présenter aux juridictionscompétentes qui restent notreultime recours.Le bilan est lourd, aujourd’hui noussommes à 4 764 cas recensés dont2 000 ayant fait l’objet de dépôts deplaintes. Ces agressions ont affectéenviron 1 000 km de lignes électriques,ce qui dépasserait les réalisationsannuelles en matière de renforcementet de réhabilitation des réseaux basse etmoyenne tensions de toute la SDC.En plus des poursuites judiciaires,ne pensez-vous pas qu’il y a uneffort à faire en matière decommunication de proximité ?Absolument, l’apport de la communicationde proximité est indéniable dans cedomaine. Les directeurs de distributionsdoivent fournir plus d’efforts enmatière de communication et de lobbyingafin d’arriver à décrocher desréactions positives et efficaces de lapart des autorités locales et des instancescompétentes. Le choix du timing dela communication est un facteur déterminant.Les incidents dus aux agressionsd’ouvrages sont des opportunitésqu’on doit saisir pour sensibiliser l’environnementcontre ce fléau aumoment où les retombées sont concrèteset parfaitement palpables.Avez-vous un message particulier àfaire passer à travers notre revue ?Je dis à tous les exploitants de la SDCet à tous ses agents qui interviennentdans les activités techniques électricitéque nous avons des engagements àrespecter et des performances à améliorer.Cela ne peut se faire sans unmanagement rationnel et une utilisationoptimale du capital humain et dupatrimoine mis à notre disposition.In Les Nouvelles de la SDCEnergie & Mines20novembre 2010


en couvertureProgramme indicatif des besoins enmoyens de production d’électricitéI. Contexte légalLa loi n° 02-01 du 22 Dhou El Kaâda 1422 correspondantau 5 février 2002, relative à l’électricité et la distributiondu gaz par canalisations, consacre l’ouverture dela production de l’électricité à la concurrence.Dans ce cadre, la Commission de régulation de l’électricitéet du gaz (CREG) a établi le présent programmeindicatif des besoins en moyens de production d’électricitépour la période 2010-2019, conformément auxdispositions de la loi n° 02-01 qui stipulent :«Art. 8. – La Commission de régulation établit périodiquementun programme indicatif des besoins en moyensde production d’électricité après consultation de l’opérateurdu système, de l’opérateur du marché et des distributeurs.Cette évaluation est élaborée sur la base d’outilset méthodologie fixés par voie réglementaire. Le programmeindicatif est approuvé par le ministre chargé del’Energie. Ce programme est donné pour une période dedix (10) ans, il est actualisé tous les deux (2) ans pourles dix (10) années suivantes. Il est établi la premièrefois dans les douze (12) mois à compter de la mise enplace de la Commission de régulation. Il tiendra comptedes évolutions de la consommation par zone géographique,des capacités de transport, de distribution de l’électricitéet des échanges d’énergie électrique avec lesréseaux étrangers.Art. 9. – Ce programme devra contenir :- une estimation de l’évolution de la demande d’électricitéà moyen et à long terme et identifier les besoins enmoyens de production qui en résultent ;- les orientations en matière de choix des sources d’énergieprimaire en veillant à privilégier les combustiblesnationaux disponibles, à promouvoir l’utilisation d’énergiesrenouvelables et à intégrer les contraintes environnementalesdéfinies par la réglementation ;- les indications sur la nature des filières de productiond’électricité à privilégier en veillant à promouvoir lestechnologies de production à faible émission de gaz àeffet de serre ;- l’évaluation des besoins d’obligations de service publicde production d’électricité ainsi que l’efficacité et le coûtde ces obligations.»Ce troisième programme, qui constitue la mise à jourbiennale du 2 e programme publié en 2008, a été établipar le CREG selon les dispositions édictées dans l’annexedu décret n°09-25 du 28 Moharem 1430 correspondantau 25 janvier 2009 portant outils et méthodologied’élaboration du programme indicatif des besoinsen moyens de production d’électricité. Il a été examinédans le cadre du comité de concertation sur les investissementsdans les secteurs de l’électricité et de la distributiondu gaz par canalisations (COCEG), mis en placepar décision n°63 du 10 mars 2008 du ministre del’Energie et des Mines. C’est au sein de ce comité qu’aété organisée la consultation prévue par l’article 8, citéci-dessus. Le Comité de direction de la CREG a approuvé,lors de sa réunion du 10 juin 2010, le projet de programmeindicatif des besoins en moyens de productiond’électricité pour la période 2010-2019 et l’a soumis,conformément à l’article 46 de la loi n°02-01, au ministrede l’Energie et des Mines qui l’a approuvé par décisionministérielle n° 152 du 20 juillet 2010.II. IntroductionLe présent programme 2010-2019 met en évidence lesbesoins en moyens de production de l’électricité nécessairesà la satisfaction du marché national durant les dixprochaines années. Il est utile de rappeler qu’il s’agitd’un programme indicatif, sans aucun caractère obligatoire,que la production d’électricité est une activitéréglementée ouverte à la concurrence à travers le régimed’autorisation, que la décision d’investir dans ce créneauest libre et que l’investissement dans une installationde production de l’électricité se fait dans un contexteoù l’actionnariat national (public et privé) est majoritaire,avec la possibilité offerte au partenaire étranger d’être lepremier des actionnaires en termes de parts détenues.Ce programme présente un intérêt important pour lesautorités publiques en charge de la politique énergétiquedu pays, dans la mesure où il propose une planificationcoordonnée des investissements en moyens de production,qui intègre des préoccupations d’intérêt généralcomme la compétitivité dans la production, la sécuritéde l’approvisionnement en électricité et la protection del’environnement. En effet, ce programme contient,conformément à l’article 9, alinéa 4, de la loi n° 02-01,l’évaluation des besoins d’obligations de service publicqui concourent à l’atteinte d’objectifs spécifiques,inaccessibles au regard des seuls critères de rentabilitééconomique et en dehors de toute intervention publique.Ces obligations concernent plus particulièrement lasécurité d’approvisionnement (à travers les impératifsde couverture totale de la demande, de mise en placed’une réserve de l’ordre de 20% minimum et delimitation de la défaillance à 48 heures) et la protectionde l’environnement (en termes de réduction des émissionsde NOx et de CO 2 ) qui sont approchées surtoute la période décennale de l’étude couvertepar ledit programme.Avec ce programme indicatif, la CREG dispose d’uncadre de référence pour l’octroi des autorisations relativesà l’établissement des nouvelles installations de productionde l’électricité ou pour intervenir en cas dedemandes d’autorisations insuffisantes et recourir, le caséchéant, à la procédure d’appels d’offres de constructionde centrales électriques. ☞Energie & Mines21novembre 2010


en en couverturecoUVerTUre☞III. SynthèseLe présent programme indicatif met en évidence lesbesoins en moyens de production de l’électricité nécessairesà la satisfaction du marché national durant les dixprochaines années. Il s’agit de la mise à jour du deuxièmeprogramme indicatif publié en 2008. Son cadre etses objectifs sont définis et précisés dans la loi n° 02-01du 5 février 2002 relative à l’électricité et la distributiondu gaz par canalisations. L’étude repose sur les prévisionsde la demande telles qu’elles ressortent du documentintitulé «Prévision de la demande d’énergie électrique– Période 2009-2019» validé par le Comité deconcertation sur les investissements dans les secteursde l’électricité et de la distribution du gaz par canalisations(COCEG) lors de la séance du 27 juin 2009.Pour les scénarios retenus (le moyen et le fort), il a étéconsidéré les puissances maximales appelées annuellesde l’été. De ce fait, des limitations de charge dues à l’effetde température ont été appliquées en fonction de lasituation géographique des sites de productions turbinesà gaz comme suit : Littoral : 15% ; Hauts Plateaux etSud : 20%. Il a été appliqué un seuil de 3% pour lescentrales à cycle combiné. La capacité totale du parc deproduction de référence est de 9 109 MW, en considérantles puissances développables des groupes existants.La capacité à déclasser sur la période 2009-2019est de 2 536 MW. Les capacités additionnelles décidéeset en cours de construction sur la période 2010-2015totalisent une puissance de 4 950 MW. Les technologiesretenues pour les nouveaux investissements en productioncentralisée dans la filière gaz sont les cycles combinésde 400 MW et 250 MW et les turbines à gaz de230 et 120 MW. Les critères de sécurité et de fiabilitépris en compte sont respectivement une réserve marginaleminimale de 20% et un niveau de défaillance de48 heures par an correspondant à une probabilité deperte de charge (LOLP) de référence de 0,548%. Lastructure du parc additionnel est basée sur un équilibrerégional production/consommation. Les échanges decourant avec les pays voisins sont négligés, vu l’inexistencede contrat d’échange à long terme. Deux scénariosd’intégration de production de sources renouvelablessont considérés avec des niveaux de 8% et de 6%de la production totale à l’horizon 2020.• Pour le scénario moyen, le programme d’investissementsur la période 2016-2019 totalise 2 940 MW, dont1 750 MW en cycle combiné et 1 190 MW en turbine àgaz, avec une capacité additionnelle moyenne de735 MW/an ; le premier investissement d’une capacitéde 120 MW apparaît en 2016.• Pour le scénario fort, le premier investissement additionnelà ce qui a déjà été décidé dans le programmeindicatif 2008-2017 apparaît en 2013 pour 1 230 MW.Le programme d’investissement additionnel à celui misen œuvre dans le cadre du programme indicatif précédentpour la période 2013-2019 totalise une capacité de6 500 MW dont 4 700 MW en cycle combiné et 1 800MW en turbine gaz ; la puissance additionnelle moyennepour la période 2013-2019 de 930 MW/an, compte nontenu des moyens décidés dans le programme indicatifprécédent.• Le programme d’investissement au niveau des réseauxisolés du Sud sur toute la période totalise 416 MW, dont260 MW en turbines à gaz et 156 MW en diesel.• L’introduction, à partir de 2015, de l’électricité d’originerenouvelable nécessite l’installation à l’horizon 2019 de :– 1 675 MW, soit 335 MW/an pour l’atteinte d’un objectifde pénétration de 8%.– 1 180 MW, soit 235 MW/an pour l’atteinte d’un objectifde pénétration de 8%.In revue CREGNoureddine Boutarfa, P-DG du Groupe Sonelgaz :«Une révision du prix de l’électricitén’est pas à l’ordre du jour»Le P-DG du Groupe Sonelgaz,Noureddine Boutarfa, a, une nouvellefois, exclu la possibilité d’augmenter lestarifs de consommation d’électricité «dumoins pour le moment».«La question d’augmenter les tarifs (d’électricité)n’est pas à l’ordre du jour dumoins pour le moment», a affirméM. Boutarfa à la presse en marge de lacérémonie de signature des nouveauxstatuts de l’entreprise nationale d’appareilsde mesure et de contrôle (AMC).Aucune décision n’a été encore prise parles pouvoirs publics concernant uneéventuelle révision des prix de l’électricité,a encore réitéré M. Boutarfa, soulignant,toutefois, que Sonelgaz «devraitêtre renforcée sur le plan financier pourpouvoir bien exécuter ses investissementsvisant à améliorer le servicepublic offert aux citoyens».Selon le patron de Sonelgaz, si le gouvernementn’envisage pas une augmentationdu prix de l’électricité, il seraappelé à trouver d’autres moyens pourfinancer les investissements du Groupe.Interrogé sur la position des pouvoirspublics vis-à-vis des nouvelles initiativeseuropéennes en matière de développementdes énergies renouvelables commele Desertec et le Plan solaire méditerranéen(PSM), M. Boutarfa a réaffirméque l’Algérie n’est «ni contre ni pour cesinitiatives».«L’Algérie dispose de son propre plan dedéveloppement des énergies renouvelables»,a-t-il souligné sur ce point enajoutant que la position du gouvernementalgérien dépend de «plusieursconsidérations politiques, économiques,sociales et environnementales».Energie & Mines22novembre 2010


en couvertureEl MenéaPlus de 2 milliards de dinarspour la reconversion de la centraleélectrique au gaz naturelUn investissement de plus de2 milliards de dinars a été consentipour la reconversion de l’actuelle centraleélectrique diesel de 20 mégawattsd’El Menéa en turbine à gaz de40 mégawatts, a-t-on appris auprès duDirecteur de l’industrie et des mines(DMI) de Ghardaïa.Outre le renforcement des capacités deproduction d’énergie électrique, cetinvestissement permet de répondre auxbesoins croissants du tissu urbain et dela nouvelle ville d’El Menéa ainsi quedes secteurs économiques en développement,notamment l’investissement enagriculture, a souligné FathallahAthmani. Cette centrale électrique àturbine à gaz, qui remplacera l’actuellecentrale (diesel en fioul), produira40 mégawatts d’électricité à partir dugaz provenant du gazoduc (In Salah,Hassi R’mel) traversant la région d’ElMenéa, a précisé le DMI. La capacitéde la nouvelle centrale, qui permet dedoubler la production actuelle, peutêtre extensible à 50 mégawatts dans lefutur, a ajouté M. Athmani. De soncôté, le directeur de la distribution del’entreprise Sonelgaz de Ghardaïa a faitétat d’un montant de plus de300 millions de dinars dégagés parl’entreprise pour la conversion duréseau de distribution de gaz de la localitéd’El Menéa du propane en gaznaturel. «Cet investissement illustrebien l’effort consenti pour améliorer lesprestations de services des abonnésd’El Menéa», a déclaré MiloudMamoune lors d’un point de presseconsacré à la présentation du bilan2009 des activités de l’entreprise.Quelque 13,5 km de réseaux de gaz enhaute pression et 4 km en basse pression,ainsi que deux postes transformateursseront réalisés pour permettre à lapopulation d’El Menéa un raccordementau gaz naturel. Le nouveauréseau de gaz naturel permet d’accroîtreles capacités de raccordement et deréduire les risques d’accidents sur laRN du fait des navettes de transportsde fioul et sur la population par l’utilisationdu gasoil, a estimé le représentantde Sonelgaz.Plus de 800 millions de dinars ont étédépensés en 2009 par l’entrepriseSonelgaz pour faire reculer les risquesde coupures de courant durant lespériodes de grandes chaleurs, notammentpar l’installation de 150 transformateurset le raccordement au gaznaturel, a signalé M. Mamoune.230 millions de dinars ont été égalementdépensés en 2009 pour la réhabilitationet la réfection des réseaux dedistribution d’énergie électrique et degaz de 9 communes affectées par lesinondations qu’a connues la région deGhardaïa en octobre 2008, a ajouté ledirecteur de Sonelgaz.Guelma4 200 foyers raccordés au réseaud’électrification ruraleQuelque 4 200 foyers implantés dans les zones rurales deGuelma ont été raccordés au réseau électrique grâce à laréalisation d’un «nombre important» de projets programmésau titre du quinquennal 2005-2010, a-t-on appris auprès dela Direction de l’énergie et des mines.Cette opération a nécessité la pose de 187 km de lignes électriqueset donné lieu à 1 115 branchements, a indiqué lamême source, précisant que les foyers bénéficiaires sontrépartis à travers 29 communes de la wilaya. Les projets encours de réalisation, dans le même cadre, vont permettre d’alimenteren électricité 1 597 autres ménages localisés dans35 localités de la wilaya, a-t-on fait savoir à la Direction dusecteur, signalant qu’une enveloppe de plus de 890 millionsde dinars a été dégagée durant ces cinq dernières annéespour le financement des projets d’électrification de foyersruraux et des nouveaux lotissements sociaux. L’éparpillementdes habitations, le relief accidenté de la région et la faiblessede l’outil de réalisation ont représenté les principaux obstaclesà la réalisation en totalité des projets inscrits au titre dudernier quinquennat, a fait observer la même source, estimantque la wilaya de Guelma «atteindra ou se rapprochera»,d’ici 2014, d’une couverture à 10% en énergie électrique.Energie & Mines23novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreénergieProchain raccordementde 232 500 familles au réseaudu gaz au niveau national232 500 foyers seront raccordés auréseau de gaz naturel courant sur unelongueur de 5 481 km au niveau national,apprend-on à Oran, lors de l’opérationd’ouverture des plis concernantles offres financières pour la réalisationdes programmes de distribution du gazet l’approvisionnement des cités etlotissements sociaux en gaz pourl’exercice 2009. Inscrits au titre duprogramme 2005-2009, ces projetsportent sur la réalisation des réseauxélectriques et gaziers et le raccordementdes foyers à cette ressource énergétique.Initiées par le président de laRépublique, ces actions concernent laréalisation d’un réseau de distributionpublique du gaz (distribution ettransport) au profit de 159 443 foyerssur un tracé de 3 773 km, a souligné leresponsable des grandes structuresrelevant de la Direction de distributionde Sonelgaz de l’ouest, ChenineAhmed Saïdi. A noter que ce programmeconcerne aussi le raccordement de73 063 foyers au niveau des cités etlotissements au réseau du gaz sur unelongueur de 1 708 km, souligne-t-on.Touchant les directions de distributionouest, est, Alger et Centre, ce programmea nécessité un coût de 17 milliardsde dinars dont une participation del’Etat à hauteur de 75% outre la participationcomplémentaire de Sonelgazet une contribution des citoyens de 10000 DA pour le raccordement auréseau gazier. Avec la concrétisation decet «ambitieux programme», le taux decouverture nationale, estimé à la fin2008 à 44%, atteindra 55% à l’horizon2011, a indiqué le responsable.S’agissant de l’opération d’ouverturedes plis par la Direction de distributionde l’ouest, 283 entreprises ont présentéleurs offres sur un total de 285 dossiersdéposés. Deux dossiers ont été rejetéspour non-respect des délais et normesen vigueur, souligne-t-on.El Tarf et Tissemsilt6 409 foyers bénéficient du gaz naturel6 409 foyers dans les wilayas d'El Tarf et de Tissemsilt viennentde bénéficier du raccordement en gaz naturel. Dans lawilaya d'El Tarf, ce sont 3 800 foyers dont 2 000 pour lalocalité d'Asfour et 1 800 pour El Tarf qui ont bénéficié decette énergie vitale. Les raccordements de ces clients a nécessitéle développement de 69 km de réseaux de transport et52 km de réseaux de distribution.Les DPgaz d'El Kala, de Chatt et Chihani, inscrits dans leprogramme de soutien complémentaire de soutien à la croissance(PeSC) 2005-2009, interviendront durant le premiersemestre 2010. Dans la wilaya de Tissemsilt, ce sont 2 609foyers qui ont été raccordés au réseau d'alimentation en gaznaturel. Il s'agit des localités de Bordj Bounaâma avec 1 118foyers, Tamalaht avec 202 foyers Lardjem avec 1 289 foyers.Ce raccordement a nécessité le développement de 22 km deréseaux de transport et 74 km de réseaux de distribution.Les localités de Bougara, dans la wilaya de Tiaret, etTarmount, dans la wilaya de M'sila, ont été également raccordéesau réseau du gaz naturel. Il est enregistré aussi lamise en gaz du nouveau poste pré-détente Souk Ahras ainsique du poste DP3 de Souk Ahras raccordés sur le gazoducHammamet M’daourouche-Souk Ahras.Energie & Mines24novembre 2010


en couvertureAïn TémouchentPlus de 6 000 branchements aux réseauxde gaz naturel et d’électricité réalisésAu total, 6 802 branchements auxréseaux d’alimentation en gaz et enélectricité ont été effectués ces derniersmois à travers la wilaya d’AïnTémouchent, a-t-on appris auprès duDirecteur de l’énergie et des mines,Mokhtar Bahloul.Ces actions, dont 5 627 raccordementsconcernent le réseau de gaz naturel et1 175 celui de l’électricité, ont étéconcrétisées dans le cadre du planquinquennal 2005-2009 pour toucherune population de plus de 150 000habitants, a précisé Mokhtar Bahloul.C’est ainsi que deux projets d’alimentationen gaz naturel ont été achevés etmis en service, respectivement à SidiSafi (1 143 foyers) et El Amira (2 845)pour un montant global d’investissementde 419 millions de dinars.Par ailleurs, 1 639 branchements ontété réalisés au titre du programmequartiers et lotissements sociaux(QLS) suite à la pose de 39,5 km deréseaux de distribution sur un programmequinquennal de 48 km.Sur ce dernier point, le Directeur del’énergie et des mines a précisé que l’alimentationen gaz naturel ou en électricitéreste conditionnée, en applicationdes textes en vigueur, par l’obtentiond’un certificat de conformité à laconstruction. Les constructions illicitessont exclues de ces opérations, a-t-ilajouté. S’agissant du réseau électrique,Mokhtar Bahloul a rappelé que 871foyers ont été raccordés dans le cadredu programme de QLS avec un linéairede 33,716 km sur un quota alloué de45 km. 304 foyers ont été, par ailleurs,raccordés au réseau dans le cadre duprogramme normal. Ces opérations,qui s’insèrent dans le cadre de l’améliorationdes conditions de vie descitoyens, ont contribué à l’améliorationdu taux de raccordement global de lawilaya à ces sources d’énergie. Celui del’électricité est de 99,20% contre 98%du taux national, alors que le taux d’alimentationen gaz naturel a atteint les62%, a-t-il souligné.S’agissant des zones non raccordées augaz naturel, l’approvisionnement engaz butane s’effectue de manière régulièreet aucune perturbation n’a étérelevée, surtout durant la période hivernale,a-t-il indiqué.Cette période, qui enregistre une fortedemande, a été marquée par la vente de385 428 bouteilles de gaz, soit unemoyenne d’écoulement journalière de3 778 bouteilles de 13 kg, a-t-on relevé.La situation s’améliorera davantageaprès la mise en service du centre enfûteurde gaz bouteilles de la commune deSidi Ouriache, dans la daïra de Oulhaça,avec une capacité de production quotidiennede 600 bouteilles/heure.MascaraRaccordement programméde 35 000 foyersQuelque 35 000 foyers seront raccordés au réseau de gaznaturel et 6 248 foyers au réseau d’électrification rurale dansla wilaya de Mascara, à la faveur du quinquennat de développement2010-2014, a annoncé le wali. Présidant unejournée d’information consacrée à la présentation et l’explicationdu programme quinquennal, le chef de l’exécutif aindiqué que 16 projets énergétiques sont programmés sur lescinq ans pour raccorder les foyers au gaz naturel et à l’électricitéafin d’améliorer les conditions de vie des citoyens, soitun investissement de plus de 5 milliards de dinars.Pour sa part, le directeur de la planification et de l’aménagementurbain a précisé que les travaux seront lancés au débutde l’année 2011 à travers toutes les communes qui n’ont pasété alimentées en gaz naturel, notamment les douars et villagesrelevant de Makda, Sidi Boussaïd, Guerdjoum, Zelamta,Aïn Bouras, Sidi Mahieddine, Chorfa et Gaâda au nord de lawilaya. Selon la même source, ce programme permettra derépondre aux demandes de citoyens sur le gaz naturel,en rappelant que la couverture en la matière est actuellementà 49,70% grâce à la réalisation des projets inscrits au programmequinquennal 2005-2009 où 7 076 foyers répartissur cinq communes ont été raccordés.Le même responsable a abordé aussi les opérations de raccordementdes habitations rurales au réseau électrique, déjàréalisées ou en cours, ainsi que celles qui seront menées enmilieu urbain, sachant que la couverture dans ce domaine estestimée dans la wilaya à 98,94%.Selon l’exposé présenté au cours de cette journée d’information,la wilaya de Mascara a bénéficié, dans le cadre du programmequinquennal de développement 2010-2014, de1 170 projets pour une enveloppe financière de plus de139 milliards de dinars incluant tous les secteurs, en particulierl’habitat avec 28 000 unités dont 10 000 aides à l’habitatrural, 13 000 logements sociaux locatifs et 5 000 unités d’habitataidé.Energie & Mines25novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreMascaraLe gaz naturelau douar Ouled KadaLes habitants de la paisible localitérurale d’Ouled Kada, à quelques kilomètresde la commune d’El Mamounia,ont été très heureux d’en finir avec lessempiternelles corvées d’approvisionnementen bonbonnes de gaz butane,à la grande joie de la population decette paisible bourgade rurale parexcellence, dont les marques de joie etd’allégresse se lisaient sur tous les visagesdes villageois.Cet important projet d’alimentation engaz naturel s’étendant sur une distancede canalisation de distribution de 5 kma pris fin après un délai de 6 mois detravaux de réalisation, moyennant uneenveloppe financière de l’ordre de8,4 millions de dinars, a-t-on appris desource fiable.Par ailleurs, il a été procédé, durant lamême occasion, à la mise en service enmatière d’AEP d’un réservoir d’eaud’une contenance de plus de 300 m 3pour un coût de 5,2 millions de dinars.Cette nouvelle acquisition vient renforcerles autres capacités d’AEP en s’ajoutantà l’autre réservoir existantd’une contenance de 100 m 3 mais désormaisl’alimentation ne sera pas gratuitepuisque des instructions ont étédonnées aux services de l’ADE par lewali de Mascara, Larbi Merzoug, pourl’installation immédiate de compteursd’eau à tous les usagers.Le chef de l’exécutif de la wilaya deMascara s’est longuement entretenuavec les citoyens de cette région, aucours de sa visite, pour les exhorter àrevenir sur les lieux de leur résidencepour pouvoir bénéficier des aidesfinancières ayant trait à l’habitat rural.Un chemin vicinal couvrant une distancede 1,5 km reliant les localités deGuerachla à Araïbia, dans la communed’El Mamounia, entrant dans le cadredu désenclavement, a été inauguré.Distribution de gaz naturel à TipasaUne couverture à hauteur de 90%«Révolu le temps où le gaz naturel représentait une commoditéde luxe accessible uniquement pour les habitants dequelques villes. Dieu merci, actuellement notre douar est raccordéau réseau général du gaz naturel. Désormais, nousnous sommes départis définitivement de nos vieilles bonbonnes»,lance tout heureux un habitant du douar Boufadhelrelevant de la commune de Hadjout qui, à l’instar d’autresvillages et agglomérations secondaires de la wilaya de Tipasa,est enfin raccordée au réseau du gaz naturel.En 1999, le taux de pénétration de gaz naturel dans la wilayade Tipasa était de 23,8%, autrement exprimé, une couverturen’éteignant même pas le quart de son territoire.Actuellement, les statistiques en ce sens ont presque doublé.Mis à part une partie de la région ouest de la wilaya, le réseaudu gaz naturel a tissé, si l’on peut dire, sa toile quasimentpartout ailleurs. «Jusqu’à fin 2009, le taux de couverture engaz naturel dans la wilaya de Tipasa est de 44,8 %. Un pourcentagetrès proche de la moyenne nationale. Cela dit, en2004, il était de 32,4 %. Si l’on prend les taux successifs depénétration depuis 1999 comme des repères, on aura unecourbe de réalisation ascendante qui illustre objectivementles efforts déployés par les pouvoirs publics, notamment dansle cadre des précédents plans quinquennaux, afin de garantirl’alimentation en gaz aux ménages de notre wilaya», retraceM. Annane, le directeur de l’énergie et des mines de la wilayade Tipasa. En 2010, 19 communes sur les 28 que compte lawilaya sont connectées au gaz naturel. «Notre objectif tracéd’ici 2014 est d’arriver à un taux de couverture de plus de90%. Ainsi, les 11 localités non encore branchées au réseaugénéral sont toutes concernées par le programme qui s’étalejusqu’en 2014. «A titre d’exemple, le gaz alimentera même lacommune de Beni Milleuk, localité montagneuse située dansla daïra de Damous, à l’extrême ouest de la wilaya deTipasa», éclaire-t-il. «La commission interministérielle, constituéepar les ministères de l’Energie et des Mines, del’Intérieur et des Finances, a donné son accord pour la réalisationde ce programme d’envergure. La commission adonné son avis favorable pour nous allouer une enveloppe de560 milliards de centimes», confiera M. Annane.Ainsi donc, et selon notre interlocuteur, toutes les contraintessont a priori levées pour couvrir quasi intégralement lawilaya de Tipasa en réseau de gaz naturel. «Grâce à laconduite de 42’’ de gaz naturel acheminée depuis Sougueurpour alimenter la centrale électrique de Hadjret Ennous,nous comptons réaliser un nouveau réseau pour la partieouest de la wilaya, et ce en le raccordant aux vannes d’attentequi ont été prévues dans ce cadre. Outre ce nouveauréseau, le programme tracé comprend également un autrevolet. Celui-ci concerne l’extension du réseau existant pourraccorder les quartiers et douars non encore branchés»,conclut-il. En somme, tout est préparé à Tipasa pour généraliserau maximum l’alimentation en gaz naturel, y comprisdans les zones dites enclavées. Reste maintenant que lesentreprises réalisatrices relèvent le défi et livrent les projetsdans les délais prévus. Rendez-vous est donné pour 2014.Energie & Mines26novembre 2010


Tizi Ouzouen couvertureLes propriétaires de terrains rétifsLors de sa visite detravail et d’inspectiondans la wilaya de TiziOuzou, en septembre2005, le président dela République,Abdelaziz Bouteflika,était étonné en apprenantle taux de raccordementau gaznaturel dans la wilayade Tizi Ouzou.C’est ainsi qu’il avait pris la décision,sur le champ, d’octroyer à la wilaya unprogramme, jamais accordé à une autrewilaya, de 7 000 km de conduites.Depuis, de nombreux efforts ont étéconsentis malgré les nombreuses objectionsdes citoyens qui ont contrariéquelque peu l’avancée de ce programme.En effet, certains citoyens n’ontpas trouvé mieux que de s’opposercatégoriquement à l’acheminement dugaz naturel dans leur contrée ; en unmot, l’arrivée, dans les coins les plusreculés, du développement aux citoyensde la région. Et ce pour des raisonspurement mercantiles. En fait, ces propriétaires,de par les conditions draconiennesd’éligibilité à la constructiond’un terrain traversé par une conduitede gaz, veulent vendre plus cher leurparcelle de terre. C’est cet esprit quianime ces propriétaires terriens, obligeantainsi les autorités à détourner laconduite sur des centaines de mètres,induisant de ce fait des surcoûts. Letravail de sensibilisation des autoritéslocales ainsi que du mouvement associatifet de la société civile a finiquelque peu par dénouer l’écheveau.C’est ainsi que le gaz s’enfonçait deplus en plus loin dans les villages de lawilaya. La difficulté du relief n’a guèreempêché le progrès d’avancer chaquejour un peu plus.A la fin de l’année 2009, le taux depénétration du gaz naturel dans lawilaya avait atteint les 35% alors qu’ilétait à peine de 10% une dizaine d’annéesen arrière. Rien que pour cetteannée 2009, ce sont donc 9 627 foyersqui ont mis de côté la bonbonne de gazpour céder la place au bouton et au clicde la cuisinière et du chauffe-bain. Lesfamilles ont passé le dernier hiver sansla hantise de la rareté de la bonbonnede gaz. Ce bond quantitatif a fait queles intervenants dans ce programme seretrouvent déterminés à aller encoreplus en avant pour atteindre pour cetteannée 2010 un taux de pénétration de60%. Et ce avec la poursuite, bien évidemment,des travaux de réalisation duprogramme de soutien à la croissance2005-2009 dont le taux d’avancementest de 68,36% ainsi que la poursuite duprogramme spécial 2008-2011 quiconsiste à concrétiser 124 km deréseau de transport, 2 242 km deréseau de distribution et 71 163 branchements.Avec l’achèvement de ceprogramme, le taux de pénétration engaz atteindra, comme nous l’avions dit,60% pour la wilaya et 170 000 nouveauxfoyers en seront alimentés. Enfait, avec le nouveau plan quinquennal,il est certain que cet effort sera poursuiviavec l’ambition, comme le soulignerale wali, d’alimenter à 100% lesvillages les plus reculés de la wilaya quise retrouvent parfois en période hivernaleisolés du monde.Pour le premier magistrat de la wilaya,il est grand temps que les citoyens quifont dans la «résistance» contre le progrèset le bien-être que procure le gaznaturel comprennent une fois pourtoutes que c’est l’avenir de toute unerégion et de nombreuses générationsqui est en jeu. Et surtout, les hiversseront plus doux avec le chauffage augaz naturel.Le gaz naturelarrive dans lesmontagnesPas moins de 618 foyers ont été raccordésau réseau de gaz naturel auchef-lieu de commune de Tizi Ntlata,dans la localité des Ouadhias, unequarantaine de kilomètres au sud duchef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, àla satisfaction générale de la populationde cette localité qui ont accueillicet événement dans une ambiancede fête. L’opération de raccordementeffectuée par des représentants dela Direction des mines et de l’industrie,du directeur de Sonelgaz enprésence des autorités locales de lacommune de Tizi Ntlata et la daïrades Ouadhias, a touché les lots n° 1avec 267 foyers et n° 2 avec 351foyers de l’extension du village TiziNtlata. Ce projet d’alimentation engaz naturel de cette localité montagneusea été réalisé dans le cadredu projet complémentaire du quinquennat2005-2009 pour un montantde 38 millions de dinars. Cette opérationde raccordement aurait dû êtreeffectuée beaucoup plus tôt n’étaitcele sempiternel problème d’oppositionde certains villageois qui refusentde voir la conduite d’alimentationtraverser leur terrain, contraignantainsi les chargés de réalisationdu projet à corriger le tracé initial,d’où les retards enregistrés dans laréception de ce projet de raccordementen gaz naturel qui est pourtanttrès demandé par les populations deces villages reculés qui souffrentpendant les saisons hivernales de lapénurie du gaz butane. D’autresfoyers seront raccordés prochainementau réseau du gaz naturel auniveau du village historique IghilImoula, indique-t-on auprès de laDMI de Tizi Ouzou. Des citoyens desautres villages de la commune,notamment ceux du village AïtAbdelmoumen, ont émis le vœu devoir leurs villages inscrits dans leprogramme de la DMI pour pouvoirbénéficier dans l’avenir le plus prochede cette énergie indispensable.Energie & Mines27novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreEnergie & Mines28Aïn DeflaRaccordement de plus de 2 700 foyersau réseau de gaz naturel à Djendel2 733 foyers de la commune deDjendel dans la wilaya de Aïn Defla ontété raccordés au réseau de distributionde gaz naturel. Cette opération, quicoïncide avec le 55 eanniversaire dudéclenchement de la guerre deLibération nationale, a été lancée par leministre de la Solidarité nationale, de laFamille et de la Communauté nationaleà l’étranger, Djamel Ould Abbès.Le ministre a souligné à cette occasionque tous les acquis de l’Algérie étaientle fruit des sacrifices consentis par lepeuple algérien lors de la Révolutionpour le recouvrement de la souveraineténationale. M. Ould Abbès a parailleurs rappelé les efforts consentis parl’Etat, notamment durant la dernièreDes centaines de foyers raccordés au gaznaturel à Ouaguenoune et Fréhanovembre 2010décennie, en vue d’améliorer les conditionsde vie des citoyens.Selon le ministre, l’Algérie a réalisé «unsaut qualitatif qui permet d’occuper la30 e place mondiale en matière de développementglobal». Ce projet de raccordement,qui s’inscrit dans le cadredu programme quinquennal (2005-2009) et dont les travaux ont pris fin enaoût dernier, a été doté d’une enveloppede 392 millions de dinars.Le taux de raccordement au réseau degaz naturel dans cette wilaya est de36%, alors que 13 autres communesseront raccordées dans le cadre du prochainprogramme quinquennal. Dansla même commune, le ministre a supervisél’opération de distribution de7 locaux dans le cadre du programme«100 locaux par commune», initié parle président de la République. Il a rappelédans ce contexte que la plus grandepartie du budget du ministère, estiméeà 94 milliards de dinars, étaitconsacrée au soutien à l’emploi de jeuneset l’insertion sociale, conformémentaux orientations du président dela République visant à résorber le chômageà court et moyen terme.Les microcrédits ont permis la créationde 3 000 emplois dans cette wilaya,outre les 5 000 emplois créés dans lecadre du projet de l’autoroute Est-Ouest, a encore rappelé le ministre.Dans le cadre des festivités commémoratives du 55 e anniversairedu déclenchement de la glorieuse guerre de Libérationnationale, le wali de Tizi Ouzou, Mazouz El Hocine, a procédéau raccordement de plusieurs centaines de foyers au gaznaturel à travers les localités de Ouaguenoune et Fréha. Avecles foyers raccordés, le taux de pénétration du gaz naturel aatteint 80% pour la région de Ouaguenoune et 60% pourcelle de Fréha, des taux très au-dessus de la moyenne nationaleen matière de pénétration de gaz. Il a été procédé parailleurs à la levée des couleurs nationales avec dépôt de plusieursgerbes de fleurs au niveau du sanctuaire des martyrsde M’douha en hommage aux chouhada tombés au champd’honneur pour la libération de notre pays du joug colonial.Le monument érigé à la mémoire des dix martyrs morts dansl’explosion d’une bombe qu’ils préparaient à la maison de lafamille Charnai, dont un des membres de cette famille s’estvu arracher un de ses pieds pour la faire exploser au passagedu ministre français Debré en visite dans la wilaya de TiziOuzou, le 11 avril 1960, pour poser la première pierre deréalisation du siège de ce que fut appelée la préfecture de TiziOuzou, a abrité aussi une cérémonie de recueillement. L’APCdu chef-lieu de wilaya, en collaboration avec la kasma desmoudjahidine, a procédé au baptême de la cité Tout Villas aunom du chahid Barèche Mohand Amokrane, tombé auchamp d’honneur en 1959. La Direction de la culture de lawilaya de Tizi Ouzou a, quant à elle, organisé des visites guidéesaux villages historiques qui ont vu naître des héros de laguerre de Libération nationale, en l’occurrence les colonelsAbane Ramdane, Krim Belkacem et Mohamed Zaâmoum dit«Si Salah».Plus de 1 000 foyers à Yakourenbénéficient du gaz naturelPlus de 1 000 foyers de la localité de Yakouren, dans lawilaya de Tizi Ouzou, viennent d’être raccordés en gaz naturelen faveur de la mise en service de la DPgaz de cettecommune. Cette opération, qui entre dans le cadre du programmecomplémentaire de soutien à la croissance (PCSC)2005-2009, intervient après celles qui on concerné les localitésde Fréha, de Ouagnoun et de Tizi Rached qui ont touchéplus de 3 000 foyers.D’autres localités dans différentes wilayas du pays se sont vuraccordées au gaz durant les mois de janvier et février derniers,ce qui démontre les efforts considérables déployés parle secteur de l’Energie et des Mines pour satisfaire le besoindes citoyens en cette énergie vitale. Il s’agit notamment deslocalités Aïn Teghat (Saïda), de Bordj Mhiris et du villagesocialiste agricole 20-Août-1956, situés dans la daïra de AïnAbid (Constantine), de Oudld Ziad (Sidi Bel Abbès), deOuled Bessam (Tissemsilt) de Sept Aziz (Médéa) et BordjOkhris (Bouira).


en couvertureDu gaz pour 50 000 foyers à BéjaïaUn programme de raccordement de 50 000 foyers au réseaupublic de distribution de gaz naturel, durant la période 2010-2014, a été notifié à la wilaya de Béjaïa, prévoyant de porterle taux de pénétration de cette énergie entre 60 et 65%, apprend-onde la wilaya.Ce programme, évalué à 9 milliards de dinars, est susceptiblede consolidation pour peu que les moyens de réalisationlocaux, notamment ceux de Sonelgaz, soient au rendez-vous,a-t-on précisé, soulignant que «d’ores et déjà un accord estintervenu entre la wilaya et la Direction générale de Sonelgazafin de décentraliser toutes les procédures au niveau du centrede Béjaïa et gagner du temps en conséquence au plan dela maturation et du lancement des projets». Sa notificationvise à rattraper le retard accusé par la wilaya en la matière etdont le taux de pénétration actuel, estimé à quelque 28%, estjugé l’«un des plus faibles du pays».Au 1 er janvier 2008, seuls 57 599 foyers en étaient raccordésau moment où le nombre d’abonnés au réseau électriqueallait au-dede 230 000 foyers. Un effort particulier a étéconsenti au titre du programme complémentaire de soutien àla croissance et qui, au prix d’un investissement de1,2 milliard de dinars, a permis l’alimentation de 11 320foyers, améliorant de six points le taux global de pénétrationdu gaz dans la wilaya. La concrétisation de ce nouvel investissement,au-dede la disponibilité des entreprises de réalisationet de la célérité dans la mise en œuvre des procédures,reste cependant tributaire de l’implication des élus et descitoyens pour la facilitation du passage des conduites, a-t-onassuré de même source.Un contrat de 720 millions de dinars entreSonelgaz et des communes de Bordj Bou ArréridjUn contrat de 720 millions de dinars aété signé au siège de l’Assemblée populairede wilaya de Bordj Bou Arréridjentre Sonelgaz et six communes decette wilaya pour le raccordement dehuit localités au réseau du gaz naturel.Ce montant, supporté à hauteur de65% par le Fonds commun des collectivitéslocales (FCCL), permettra derépondre, en dehors du programmepublic sectoriel du ministère del’Energie et des Mines, à l’attente de3 783 foyers situés dans des zoneséparses, au bénéfice d’une populationde plus de 22 700 habitants, a indiquéle wali de Bordj Bou Arréridj.Le taux de raccordement de la wilayaau réseau du gaz naturel «atteindra65% d’ici à la fin de l’année en cours, et80 à 90% au terme du programmequinquennal 2010-2014», a précisé àcette occasion le wali, ajoutant que cecontrat est «une réponse aux préoccupationslégitimes des citoyens vivant enzones rurales», particulièrement soumisesaux rigueurs de l’hiver.Pour le président de l’APW, ce contratreprésente «un immense espoir pourles localités enclavées de la wilaya quipourront aspirer à une meilleure qualitéde vie». Le délai de réalisation de210 km pour le réseau de distributionet de 9 km pour le réseau de transport,en vue du branchement de ces 3 783foyers, a été fixé à 12 mois. Le directeurde l’énergie et des mines et ledirecteur de Sonelgaz de la wilayaBordj Bou Arréridj ont assuré que lesappels d’offres nationaux seront lancés«incessamment» pour avoir un maximumde compétences et espérer que lespremiers foyers soient raccordés «avantl’hiver prochain». Selon le responsablelocal du secteur de l’énergie, la contributionfinancière provenant «exclusivementdu FCCL représente, avec460 millions de dinars, 65% du coûtglobal du projet. Ce financement seracomplété par Sonelgaz (230 millionsde dinars) et les bénéficiaires avec30 millions de dinars, soit 10 000 DApar branchement».Les localités concernées, toutes enclavéeset montagneuses, sont Slatna(commune d’El Mehir), Sedrata(Tixter), la commune de Ouled SidiIbrahim, douar Frafria (Tixter), lacommune de Ouled Braham et douarSerraâ (commune de Teniet En Nasr).Energie & Mines29novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreSétifLe gaz naturelpartout et pour tousLorsqu’on évoque aujourd’hui la daïra de Bir El Aarch, on ne peuts’empêcher de faire état d’un bond qualitatif qu’auront connu sesquatre communes en matière de développement et bien plus encoreses perspectives qui confèrent à cette région agricole, notamment,un avenir bien plus riche que son passé qui ne valait en fait que par lesquelques infrastructures implantées en bordure de la RN 5, au niveaudu chef-lieu de cette daïra.Energie & Mines30La visite de travail et d’inspection effectuéerécemment par le wali, BedouiNoureddine, accompagné du présidentde l’APW et de nombreux responsablesdu conseil de wilaya, a été plus querévélatrice de l’impact de la politique demise à niveau qui a été engagée danscette daïra et de tous ses effets du progrèsqui ont permis aux communesrurales de Tachouda, Bellaâ et ElOuldja de sortir de leur enclavementpour s’assigner un destin autrementprometteur.Comment sinon apprécier qu’une communecomme celle de Tachouda, lapremière à être programmée dans cettevisite, puisse accueillir, aujourd’hui,une partie importante de ce grand projetstructurant, ce projet du siècle, celuides grands transferts hydrauliques,actuellement en voie de réalisationavec, entre autres, la réalisation de l’immensebarrage de Draâ Eddis, pointcentral du «système est» de ce projetdont les travaux, faut-il le souligner,ont été lancés par le président de laRépublique.Ce barrage, qui est appelé à irriguer25 200 ha sur les 40 000 qui le seronten globalité avec celui de Maouane autitre du système ouest, rayonneraainsi sur toute cette région, répondraaux besoins de nombreux agriculteurset touchera, dans son impact, lesimmenses plaines de Bazer Sakhra,dans la daïra d’El Eulma. Tachouda,qui est ainsi appelée à jouer un rôleprépondérant dans la mise en œuvrenovembre 2010du «système est» de ce mégaprojet quiapportera aussi de l’eau potable à plusde 1 400 000 habitants et induira, dès2013, la création de 100 000 emplois,défie ainsi son destin d’hier et vit à l’èredes grands projets structurants.Ici, le wali, qui procédera aussi à lapose de la première pierre de 30 logementssociaux et inaugurera le nouveausiège de l’APC, rencontrera, au titre desa traditionnelle œuvre de proximité, denombreux citoyens et procédera à laremise à des jeunes des actes locaux àusage professionnel estimés à 6 000 auniveau de la wilaya. Il mettra à profitcette rencontre pour dire l’impact deces avancées et, de ce fait, les résultatssatisfaisants qu’est appelé à produire leprogramme de consolidation à la croissanceéconomique 2010-2014 initiépar le président de la République dansune démarche de continuité adoptée auniveau de cette wilaya et tournée versles zones démunies. Il saisira cetteoccasion pour lever le doute et mettrefin à toute forme d’intox, rassurant dece fait tous les habitants des agglomérationssecondaires, en soulignant quela dynamique du gaz naturel ne s’arrêtepas aux seuls chefs-lieux de communemais s’étendra le plus loin possiblepour ancrer les effets du progrès danstoutes ces zones démunies, développantdans ce même contexte la démarchedu développement local dans cettewilaya. La foule jubile lorsque ce mêmeresponsable citera le chiffre de plus de60 000 logements, tous segmentsconfondus, qui seront réalisés au titredu programme 2010-2014 avec unetrès large part tournée vers l’habitatrural, exhortant par-là même les entrepriseset promoteurs de la wilaya àse mobiliser avant d’insister sur lenécessaire assainissement du fichier dulogement.Dans la commune de Belaâ, la fête n’ensera que plus grande avec la réponse àcette préoccupation majeure durantlongtemps exprimée par les populationset qui se traduira à l’issue de cettevisite par le lancement des travaux deraccordement de gaz naturel au profitde 1 220 foyers pour un montant de47 milliards de centimes.Une action qui ne sera pas sans se traduirepar un profond sentiment desatisfaction des citoyens de cette communepour lesquels le rêve se réaliseenfin dans une dynamique qui permet,aujourd’hui, à cette wilaya d’enregistrerun taux de couverture de 75% en gaznaturel, après le raccordement, depuis2005, de plus de 65 000 foyers auniveau de la wilaya. L’inauguration de30 logements sociaux et l’inscription de100 autres seront autant d’acquis pourles citoyens de ces communes qui nemanqueront pas d’exprimer leur joie àl’issue de leur rencontre avec le premierresponsable de la wilaya qui usera dumême ton avec les citoyens de toutesagglomérations secondaires lorsqu’ilsoulignera les orientations et directivesdu président de la République.


Sétifen couvertureTala Ifacène et Maoklane : le gaz à travers les montagnesBouandas : raccordement de 2 000 foyersLoin, véritablement troploin cette situation quiprévalait par un jour de18 octobre 2004 et quicorrespondait alors à lapremière visite qu’effectuaitdans cette daïra lewali de Sétif, BedouiNoureddine, qui en effectueracinq autres entretemps et reviendra dans ladaïra de Maoklane pourévaluer le chemin parcourudepuis, notamment autitre du programme quinquennal2005-2009, initiépar le président de laRépublique mais aussijeter les jalons d’une èrenouvelle portés par un nouveauprogramme 2010-2014.Ce chemin parcouru, marqué ainsi parde réelles avancées dans bien desdomaines sensibles, de l’eau, la route,l’enseignement, la santé, l’électrificationou le gaz naturel pour ne citer queces secteurs, les citoyens rencontrés çàet là par le premier responsable de lawilaya à Ouled Yahia, Ouled Saâdi,Oued Wiren, Gariet Beni Abdalah,Zouaoua, Aïn Margoum, Maoklane ouTala Ifacène, au cœur de tous cescontrées de l’Algérie profonde, ne manquerontpas d’en faire état avec satisfaction,quand bien même, le progrèsaidant, ils feront état d’autres préoccupationslégitimes.Un sentiment de juste reconnaissancepour les efforts déployés par l’Etat cesdernières années à l’endroit de cespopulations montagneuses qui saventdésormais que la politique de mise àniveau engagée à travers cette vastewilaya ne relève point d’un slogan maisaura permis de relever des défis dansbien des secteurs et prendre en chargeun retard accumulé notamment duranttoutes ces années de la décennie noirequi n’ont point épargné ces communesdu nord de la wilaya.Comment sinon, comme le soulignerale wali, en rencontrant les citoyens surle terrain de la proximité entretenue,imaginer un seul instant que dans uneseule commune on puisse du coupengager la réalisation de 3 CEM, aucœur de ces zones montagneuses deOuled Yahia, désormais tournées versle progrès, Ouled Saâdi et Oued Wiren,tous à la faveur de ces nombreux élèvesqui pourront dès la rentrée prochainese consacrer plus à leur scolarité que selever à l’aube pour prendre place dansce premier bus de transport scolaire etrejoindre à moitié éveillés leurs établissements.Ces acquis, les citoyens de lalocalité montagneuse de Ouled Yahiatiendront à les exprimer à leur façon,par le riche produit du patrimoine decette région mais aussi cet hommagerendu à travers la lecture de ce messagepar un notable qui mesurait à leurjuste dimension ces efforts de l’Etat etsaisissait cette opportunité pour endemander davantage, au moment où lewali qui procédait à une évaluation dudernier quinquennat et affirmait sonimpact positif dans toutes ces zonesrassurait toutes ces populations en sepenchant sur les effets grandiosesqu’est appelé à produire le programme2010-2014.«Nous irons avec le gaz naturel le plusloin possible, car le plus difficile a étéfait et ce qui reste ne relève absolumentpas de l’impossible», affirmait-il enparlant du volet transport développédans une démarche axiale à travers lawilaya et de l’œuvre de densificationgrandiose qui permettrait au titre decette nouvelle ère du progrès de raccorderles zones les plus reculées. Il saisiracette occasion pour annoncer auxcitoyens de Bouandas que la mise enservice du gaz naturel au niveau de2 000 foyers se ferait durant la premièrequinzaine du mois d’avril, après lesquelques réserves techniques qui doiventêtre levées, s’agissant de surcroîtd’un produit sensible, et ouvrir les vannesde cette source d’énergie qui se traduitdéjà par les premiers signes d’uninvestissement générateur de richesseset créateur d’emplois. Partout où il irapour inspecter des projets ou en inaugurerd’autres dans ces deux communesde Tala Ifacène ou Maoklane,Noureddine Bedoui, accompagné duprésident de l’APW, des membres duconseil exécutif et de l’ensemble desautorités civiles et militaires de cettewilaya, consacrera aussi une place privilégiéeau contact direct avec les populationsrurales qu’il tiendra tantôt àremercier pour cet accueil chaleureuxet tous ces messages de reconnaissanceen direction de l’Etat, tantôt à rassureren évoquant l’impact des programmesinitiés par le président de la Républiquedont il rappellera les directives, demandantseulement à tous ces citoyens decontinuer à faire preuve de patience etde confiance.Si dans ce contexte le raccordement engaz naturel des communes de TalaIfacène sur 1 700 foyers et deMaoklane sur 1 000 autres foyers, dontles chantiers sont très bien avancés,constituaient certains des nombreusesactions inscrites au programme decette visite, d’autres non moins importantes,à l’instar de celle de l’inaugurationde l’alimentation en eau potable deBordj Abdallah au moment où cetterégion manque terriblement de ressourcesdans ce domaine, n’étaient passans valoir leur pesant d’or aux yeuxd’une population rurale profondémentsatisfaite. La route, les chantiers engagésdans ce contexte pour désenclavertoutes ces populations éparses maisouvertes sur l’agriculture de montagne,les infrastructures administratives,éducatives sociales, culturelles et sportivesseront au centre de cette visite àl’issue de laquelle le wali prendra plusieursdécisions allant dans le sens desaspirations et préoccupations despopulations de ces deux communes dela daïra de Maoklane.Des décisions, de nouveaux projets quiconfèrent à toute cette zone montagneusedu nord de la wilaya unedimension nouvelle de progrès.Energie & Mines31novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreRelizaneLa fin de la bonbonne de gazDans le but d’améliorer les conditionsde vie des citoyens et répondre à leursbesoins en matière de gaz naturel, lawilaya de Relizane enregistre depuis1999 une hausse appréciable.Elle connaîtra un essor important àpartir de cette date avec différents programmesmis en place. Par ailleurs, letaux de couverture en gaz naturel aatteint en moins de dix années plusde 52% contre une moyenne nationalede 38%.La première tranche de la mise en servicea eu en 1999, touchant 5 localitésau niveau de la wilaya. Environ 13 471foyers étaient alimentés en gaz naturel,soit plus de 31% de pénétration en gaznaturel au niveau de toute la wilaya.Aussi, à la fin de l’année 2009, 16 autreslocalités ont bénéficié également decette énergie. Le raccordement de ces26 466 foyers a grandement atténué latension qui existait sur le gaz butanepour assurer aux habitants de la wilayale confort et les moyens d’affronter larigueur de l’hiver. Il a permis à de nombreusesfamilles d’accéder à cette énergieet d’atteindre un taux de raccordementde 52,67%.Désormais, et vu l’intérêt particulieraccordé par les pouvoirs publics, surtoutces dernières années, au raccordementdes foyers, même des habitantsdes agglomérations secondaires etzones rurales ne sont et ne seront plusmis à rude épreuve par la rudesse del’hiver, comme par le passé.En 2009, plusieurs localités ont étéraccordées au gaz naturel, dont 21communes sur les 38 que compte lawilaya où plus de 39 937 foyers ontbénéficié de ce bienfait. En effet, plusde 1 800 foyers ont été raccordés dansles communes de Ouled Slem et SidiSaâda. Ce programme a nécessité uneenveloppe de 360 millions de dinars quia été dégagée.La mise en service est venue à pointnommé vu que les températures ontconnu une forte baisse, après l’apparitiondes premières vagues de froid. Lespopulations locales ont accueilli la nouvelleavec joie, car c’est la fin du calvairede la bonbonne de gaz butane.Ainsi, le taux de pénétration en gaznaturel dans la wilaya de Relizane nefera que progresser, dépassant les 58%,par ces nouvelles livraisons, en attendant70%, objectif fixé par les différentsprogrammes, dont la wilaya a bénéficié.L’introduction du gaz naturel dans les21 communes a permis d’atteindre untaux de couverture de 58,30% à la finde l’année en cours. Le reste du territoireest constitué d’agglomérationssecondaires et rurales. L’alimentationde la wilaya de Relizane en gaz naturelest nécessaire car elle conditionne dansune large mesure le développement etla modernisation de la wilaya.Sur le plan social, elle aura l’avantagede régler définitivement le problèmed’approvisionnement de la wilaya engaz butane et, sur le plan économique,elle contribuera à la promotion de l’investissement,ciblant par là mêmel’amélioration du cadre de vie de lapopulation, notamment de plusieursfamilles qui ont accédé à cette énergie.La prise en charge de cet importantinvestissement énergétique, à savoir leréseau transport, est supportée en totalitépar l’Etat.Pour ce qui concerne le réseau de distribution,25% sont à la charge de l‘Etatet 75% à la charge de Sonelgaz, alorsque le citoyen est appelé à participer àla réalisation avec un montant forfaitairede 10 000 DA. Ce bienfait était trèsattendu par la population de la wilayade Relizane.Raccordement de plus de 1 800 foyersau réseau de gaz naturelL’opération de raccordement, présidée par l’ex-ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a touché la cité des600 Logements sociaux locatifs du chef-lieu, 448 autres dumême type à Sidi Saâda et 474 foyers dans la commune deOued Slam, 50 km au sud de Relizane.Les travaux, lancés début 2008, ont coûté 360 millions dedinars, selon les explications fournies par les responsableslocaux du secteur de l’énergie et des mines, qui ont rappeléle raccordement, l’année dernière, de plus de 2 000 foyersau réseau de distribution du gaz naturel. Selon les explicationsfournies au ministre, qui était accompagné du P-DGde Sonelgaz, Noureddine Boutarfa, d’autres projets de raccordementau réseau du gaz naturel seront réceptionnéscette année pour atteindre un taux de couverture dans lawilaya de 64%, contre 55% l’an dernier. Le ministre del’Energie et des Mines s’est également rendu à l’unité deproduction de sel à Sidi Bouzid, dans la commune de OuedDjemaâ, à l’est du chef-lieu de wilaya, dont la capacité deproduction est estimée à 25 000 tonnes de sels industriel etalimentaire. Cette unité s’attend à réaliser un chiffre d’affairesde 200 millions de dinars. M. Khelil a visité au chef-lieude wilaya une station électrique et une autre de services et dedistribution de carburant. La visite du ministre s’est poursuiviedans l’après-midi par l’inspection de la station depompage du gaz naturel relevant du Groupe Sonatrachimplantée à Kenanda, sud de la wilaya, et le nouveau siègede la Direction de l’énergie et des mines.Energie & Mines32novembre 2010


en couvertureGazLe Creg table sur une haussemoyenne de 5% de la demandenationale d’ici 2019La demande en gaznaturel sur le marchénational devrait enregistrerune augmentationmoyenne de 5%d'ici 2019, selon lesprévisions de laCommission de régulationde l'électricité etdu gaz (Creg).Le programme indicatif d'approvisionnementdu marché national en gaz(2010-2019), élaboré par la Creg, sebase dans ces prévisions d'évolution dela demande en gaz naturel sur trois scénarios.Selon le scénario faible, lademande nationale en gaz devrait progresserde 4,3% pour atteindre 42,03milliards de mètres cubes en 2019 et de5% (45,2 milliards de mètres cubes)pour le moyen et de 7,1% (55,3milliards de mètres cubes) pour le scénariofort, contre 27,5 milliards demètres cubes en 2009.Ces besoins en gaz du marché nationalpour la prochaine décennie sont enlégère baisse par rapport aux projectionsde la Creg de 2009 pour les scénariosfaible et fort avec respectivement4,5% et 7,8%, mais en légère haussepour le scénario moyen (4,9%), selonle programme.Les raisons de la baisse de ces projectionsse résument, selon la Creg, à larévision des plannings d'apparition desgros projets industriels de Sonatrach, laprise en compte du nouveau parc deproduction électrique et à la baisse decertaines hypothèses. Durant la prochainedécennie, la consommation desclients de Sonatrach connaîtrait l'évolutionla plus importante, avec un tauxmoyen de croissance annuel de 7%durant toute la période pour le scénariomoyen pour atteindre 14,2 milliards demètres cubes en 2019.Cette prévision haussière est due auxhypothèses prises en considération surl'apparition des nouveaux projets pétrochimiquesprévus avec un retard parrapport au programme précédent, précisela Creg. Il s'agit essentiellement desprojets Ammoniac Orascom prévu enaoût 2011, avec des besoins de 1,645milliard de mètres cubes /an,Ammoniac SBGH en juillet 2012, avec0,8 milliard de mètres cubes /an, la raffineriede Tiaret en 2015 (0,960milliard de mètres cubes /an) et laréhabilitation de la raffinerie d'Alger en2012.S'agissant des prévisions de consommationpar région en 2019 et comparativementà 2009, la consommationreste concentrée dans les régions del'ouest et l'est avec respectivement 14%et 32%.Concernant la demande cumulée, elleatteindra 337 milliards de mètrescubes, et sa répartition par type d'utilisationmontre 41% pour les clientsindustriels, 37% pour les centralesélectriques et 22% pour les distributionspubliques, selon le scénariomoyen.Quant à la répartition par région, lemême scénario précise que la plusimportante demande sera enregistrée àl'Ouest, 31% pour l'Est, 21% pour leCentre et 6% pour le Sud.Energie & Mines33novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreréseau national du transport du gazUn gestionnaire uniqueLe système d'approvisionnement du marché national en gaz s'articulesur deux réseaux de transport du gaz distincts :• Un réseau amont constitué d'un ensemble de gazoducs de grandecapacité, géré en concession par l’Activité Transport par canalisations(Sonatrach-TRC), et reliant les centres de production du gaz du Sud auxdifférents sites d'exportation et autres points de livraison sur le territoirenational.• Et un autre réseau détenu par la Société algérienne de gestion duréseau de transport du gaz (GRTG) dont le rôle est d'assurer à partir deces gazoducs la desserte des différents sites de consommation (centralesélectriques, clients industriels et distributions publiques).La loi 02-01 du 5 février 2002 sur l'électricitéet la distribution du gaz parcanalisations a consacré le caractère demonopole (régulé) au réseau detransport du gaz alimentant le marchénational, dont la gestion est confiée àun gestionnaire unique, le GRTG, quien est le propriétaire.Ce principe découle du fait que ce segmentde la chaîne gazière est caractérisépar des économies d'échelles importanteset, de ce fait, il n'est pas économiquede dupliquer ce réseau ; plusieursréseaux de petite capacité étantplus coûteux qu'un seul.L'infrastructure relève ainsi du monopolenaturel. L'autre considération atrait aux impératifs politiques de servicepublic qui caractérisent les industriesde réseaux.Le GRTG assure une double fonctiondéfinie par la loi 02-01 : la gestion del'infrastructure en assurant l'exploitation,la maintenance et le développementdu réseau pour garantir unecapacité de transport adéquate par rapportaux besoins de transit et de réservesur la base de règles techniques édictéespar voie réglementaire, et la gestiondu système, en assurant la sécurité,la fiabilité et l'efficacité de l'alimentationen gaz. Le réseau de transportdu gaz alimentant le marché nationalest composé principalement de canalisationsenterrées en acier ainsi que detrois stations de compression. Lescanalisations sont dimensionnées poursatisfaire, de manière continue, lesbesoins des clients en capacité sur labase des prévisions de la demande.Elles sont constituées d'artères de longuedistance et de gros diamètre (allantde 1" à 42") et d'antennes de moyenneet petite distance avec des diamètres de4" à 12" pour l'alimentation des postesde livraison ainsi que d'autres canalisationsservant d'interconnexion. Leréseau est exploité à des pressionsvariant entre 20 et 70 bars, fixées par laréglementation.L'étendue et la consistance du réseaude transport du gaz alimentant le marchénational sont définies par arrêté duministre chargé de l'Energie. Ce textevient en application de l'article 47 de laloi n° 02-01 du 5 février 2002, relativeà l'électricité et à la distribution du gazpar canalisations, et de l'article 69-6de la loi n° 05-07 du 28 avril 2005,modifiée et complétée, relative auxhydrocarbures.Il a pour objet de déterminer les canalisationsd'hydrocarbures gazeux relevantdu secteur des hydrocarbures etles canalisations faisant partie duréseau de transport du gaz desservantexclusivement le marché national.Pour l'élaboration de ce texte réglementaire,une concertation sectorielle a éténécessaire entre les différents opérateurset instances concernés à savoir :l'Autorité de régulation des hydrocarbures(ARH), la CREG, le ministère del’Energie et des Mines, Sonatrach,Sonelgaz et le GRTG.Energie & Mines34novembre 2010


en couvertureLa démarche retenue consistait à déterminerl'ensemble des canalisations quialimentent uniquement le marchénational mais aussi d'identifier les sitesde consommation (ou portion deréseau), connectés directement auréseau du fournisseur Sonatrach et quine transitent donc pas par le réseau duGRTG afin de les intégrer à ce dernier.Les travaux du Groupe ont été soldéspar le recensement et la localisation detoutes les canalisations de transport degaz en exploitation, desservant les différentssites de consommation sur l'ensembledu territoire national. Ces travauxont permis de localiser certainescanalisations détenues par des opérateursindustriels et donc n'appartenantni au GRTG ni à Sonatrach-TRC. Cesouvrages ont été proposés pour êtreintégrés au réseau transport du gestionnaireunique, conformément àl'esprit et au principe de la loi 02-01.C'est ainsi que le premier arrêté a étésigné le 3 mars 2009. Cet arrêté dressedans sa première annexe la liste descanalisations relevant du système detransport de l'opérateur Sonatrach-TRC et, dans sa deuxième annexe, lescanalisations faisant partie du réseaude transport du gaz desservant exclusivementle marché national.Les canalisations sont identifiées parles coordonnées du lieu de leurs piquagessur les gazoducs de Sonatrach-TRC, le diamètre et la longueur ainsique les sites ou les zones desservies parces canalisations.Les frontières (à l’amont et à l’aval) duréseau de transport du gaz desservantexclusivement le marché national restent,toutefois, celles définies par décretexécutif n° 06-431 du 26 novembre2006 fixant les règles techniques deconception, d’exploitation et d’entretiendu réseau transport du gaz.Cet arrêté précise, par ailleurs, que lescanalisations faisant partie du réseaude transport du gaz desservant exclusivementle marché national sont actualiséesau 30 septembre de chaque annéepar arrêté du ministre chargé del’Energie.Concernant les ouvrages à intégrer auréseau du GRTG, l’application de l’arrêtéministériel nécessite de définir lesconditions techniques et financières detransfert d’installations appartenant àdes tiers au gestionnaire unique duréseau de transport du gaz qui doiventfaire l’objet de conventions particulièresentre ces derniers et le gestionnaireunique.Les ouvrages à intégrer concernantprincipalement, d’une part, cinq grandsgazoducs détenus par Sonatrach-TRC :le gazoduc 42’’ GG1 HRmel-BordjMénaïl, le gazoduc 24’’/20’’ GZ0Hassi R’mel-Arzew, le gazoduc 42’’Sougueur-Hadjret Ennouss, le gazoduc16’’ GO1-Djamaâ, le gadozuc 8’’Askaifef et, d’autre part, sept autrespetites antennes détenues par les opérateursindustriels : les antennes 8’’ raffinerieRA1K, 10’’ ENIP CP1K, 4’’Linde Gas, à Skikda et les antennes :16’’ Fertial CA1Z, 8’’ raffinerie RA1Z,8’’ ENIP CP1Z et 4’’ GP2Z, à Arzew.L’application de cet arrêté sera traduitepar deux principales mesures à prendrepar le GRTG et les opérateurs concernés.La première concerne l’évaluationet le transfert des ouvrages des opérateursvers le GRTG. La deuxièmeconcerne la mise en place de contratsd’acheminement du gaz entre le GRTGet ces opérateurs.Les démarches ont été entreprises parGRTG avec les opérateurs concernéspour l’application des dispositions del’arrêté et celles de l’instruction duministre par la mise en place de conventionsparticulières entre les parties.Les travaux des experts désignés à ceteffet ont abouti à l’élaboration des projetsde conventions relatifs au transfertdes ouvrages au GRTG et de contratsrelatifs à la prestation de transport dugaz, pour les ouvrages situés à Arzew etSkikda. Les concertations entre lesparties sont en cours pour la mise enœuvre de ces contrats à compter du1 er janvier 2010.La concrétisation de ces changementsaura un impact positif sur le chiffred’affaires du GRTG mais aussi desrépercussions sur ses charges d’exploitationet d’amortissement. Les modalitésde transfert devraient donc tenircompte de l’équilibre financier de cetopérateur de manière à éviter touteperturbation dans l’approvisionnementen gaz des clients ou incidencesur le service public garanti par cetopérateur. L’intégration de ces ouvragesau réseau du GRTG permettra égalementl’application de la péréquationdu tarif sur l’ensemble du territoirenational. En effet, la parution de l’arrêtédéfinissant le réseau de transport alimentantexclusivement le marchénational constitue un préalable pourl’application du décret n° 07-391 du 12décembre 2007 relatif aux procédurespour la détermination du prix de ventedu gaz sur le marché national.Les principes contenus dans ce décrets’articulent autour de la définition d’unprix de cession uniforme à travers l’ensembledu territoire national aux pointsde livraison des systèmes de transportpar canalisations du fournisseur.D’autant que l’accès au réseau detransport du gaz est garanti et accordépar le GRTG aux utilisateurs, moyennantle paiement d’un tarif d’utilisationdu réseau fixé par la CREG. Ce tarif esttransparent, non discriminatoire et uniformesur tout le territoire national. Cequi résulte en l’application d’un prix devente unique aux différents points delivraison du réseau du GRTG, et doncà l’ensemble des clients, du fait que lesclients payent un même prix de cessiondu gaz au fournisseur et un seul etmême tarif d’utilisation du réseau duGRTG.Ceci étant, le décret vient aussi corrigerla distorsion qui existait entre le prix decession appliqué aux centrales électriqueset à la distribution publique etcelui appliqué aux clients industrielsapprovisionnés directement par leréseau de transport du fournisseur.Pour tenir compte de l’évolution descoûts de biens et services importés etde l’évolution des coûts énergétiquesinternationaux, ce prix de cessionfait l’objet d’une révision annuellepar l’Autorité de régulation des hydrocarbures.La mise en œuvre de ce dispositif réglementaire,initié dans le cadre du processusde mise en conformité engagédans le secteur, devra permettre l’harmonisationde la gestion du marchénational du gaz et l’instauration denouvelles règles plus efficaces et davantagetransparentes. Les autorités derégulation contribuent, à cet effet et aubesoin, à l’effort de clarification et deconcertation entre les parties.Energie & Mines35novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreAccord d’association Algérie-UELa CREG sur la voie de l’intégrationaux standards européensEnergie & Mines36Doté d’un montant de10 millions d’euros, leprogramme d’appui à lamise en œuvre del’Accord d’associationavec l’UE (P3A 1) estcensé apporter àl’administration et autresinstitutions algériennesl’assistance techniquenécessaire à laconcrétisation desobjectifs définis par l’accordnotamment au plande la mise à niveau etd’adaptation à la législationeuropéenne.L’instrument encadré par des expertsdevrait, ainsi, permettre aux institutionsalgériennes intéressées de bénéficierdes compétences techniques dansle cadre d’opérations de jumelage dontla durée d’exécution varie entre 18 et24 mois. Ces actions inscrites dans lesillage du partenariat euro-méditerranéenconsistent, en l’accompagnementet la mise à disponibilité des instrumentsd’appui institutionnels et techniques(jumelages et TAIEX) en vue defaciliter l’intégration aux exigences del’accord. Dans ce contexte, un atelierthématique sur « la qualité de servicedans la distribution de l’électricité », lepremier du genre pour le secteur, a étéorganisé à l’hôtel Hilton au profit de laCommission de régulation de gaz et del’électricité (CREG) par l’Unité de gestiondu programme d’appui à la miseen œuvre de l’Accord d’associationavec l’Union européenne.Les expériences de l’Autorité italiennede régulation de l’électricité et du gaz(AEEG) et de la société Electricité deFrance, Direction réseaux (ERDF)auront permis aux experts de la CREGde s’imprégner de modèles de gestionnovembre 2010différents. La rencontre devait égalementdonner l’opportunité aux différentsintervenants dans le domaine del’électricité sur le marché algérien deprendre connaissance de l’évolutiondes réglementations européennesnotamment au plan de l’améliorationde la qualité de service et de la satisfactiondes besoins des consommateurs,des priorités pour le département detutelle, comme l’a confirmé le directeurgénéral de la CREG.Nadjib Atmani dira à propos de cetteinitiative qu’elle a pour objectif d’accompagnerl’Autorité de régulationdans sa démarche de modernisation deson industrie électrique et d’améliorationde ses capacités compétitives parrapport à ses concurrents. Aussi l’ateliertend, a-t-il ajouté, à optimiser leniveau « d’efficacité énergétique qui estun intrant important dans l’économienationale », d’autant plus que « lesréformes engagées par l’Algérie depuisplus d’une décennie visent à insérer lepays dans la division internationale dutravail dans un contexte de globalisation,d’où justement l’intérêt à hisser laqualité de service au niveau des standardseuropéens ».Pour sa part, le directeur de l’UGP duP3A, en l’occurrence Aïssa Zelmati,fera une présentation des principauxaxes du programme d’appui à la miseen œuvre de l’accord d’association etdes étapes réalisées depuis son initiationen 2007. Ainsi, après un premierprogramme de 10 millions d’euros,deux autres dotés de 24 et 30 millionsd’euros prendront le relais « pour tisserle réseau d’assistance technique auprofit d’autres institutions ».Et de rappeler que les programmes enquestion sont tributaires de « laconcordance des objectifs ». AntoineVander Elst, représentant de la délégationde l’Union européenne en Algérie,a, quant à lui, déclaré que, le plan d’action2011-1015 approuvé en 2009 parle Conseil de l’UE a identifié une séried’actions dans le cadre de l’intégrationdu marché maghrébin de l’énergie. LeP3A devrait justement contribuer, a-t-ilaffirmé, à accompagner l’ouverture dumarché de la région. Pour rappel, laCREG a formulé une demande pour unprojet de jumelage institutionnel avecune administration publique investiedes mêmes missions au sein de l’UE.La fiche de jumelage est en bonne voieet le projet est retenu au titre du secondprogramme (P3A) 2 qui sera opérationneldès 2011.


en couvertureLa Commission des finances de l’APN auditionne M. Yousfisur le budget de son secteur pour l’année 2011La distribution publique d’électricitéet de gaz à l’ordre du jourLa Commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale(APN), présidée par Mohamed Kenai, a auditionné le ministre de l’Energie etdes Mines, Youcef Yousfi, sur son secteur dans le cadre de l’examen du budgetde l’Etat pour l’année 2011, a indiqué un communiqué de l’APN.Le représentant du gouvernementa évoqué les recettes del’Etat en matière d’hydrocarbures,estimées à 41 milliards dedollars, lors des 9 premiers moisde l’année en cours, soit uneaugmentation de +38% par rapportà la même période de l’annéedernière, selon le communiqué.La fiscalité pétrolière verséeau Trésor public a augmenté de+23%, a ajouté le ministre. Il a,en outre, souligné les effortsconsentis par le secteur dans lecadre de l’application des orientationsdu président de laRépublique, notamment pourdynamiser la prospection des ressourcesminières en vue d’augmenterla production, renforcerles réseaux de gazoducs pourrépondre à la demande intérieureconformément à l’augmentationdes capacités d’exportation,accélérer le rythme de l’industriede transformation et procéder àla réévaluation de l’industriepétrochimique. Concernant l’électricitéet le gaz, M. Yousfi aindiqué que les efforts serontcentrés, dans le cadre du plan dedéveloppement 2010-2014, surdeux principaux volets, à savoirla distribution publique du gaz etl’éclairage rural. Dans ce cadre, ila annoncé le projet de réalisationde 18 centrales de productiond’électricité d’une capacité de 4000 mégawatts (MW), soulignantque le prochain programmevise le raccordement d’unmillion de logements au réseaudu gaz (notamment dans lesrégions montagneuses et lesHauts Plateaux), pour atteindreun taux de 53%, d’ici la fin duprogramme quinquennal, outrele raccordement de 232 000logements au réseau d’électricité.Dans le souci de rationaliser laconsommation nationale d’énergie,le ministre a indiqué qu’unplan d’investissement à longterme devrait être adopté en vuede diversifier la productiond‘électricité (énergie solaire etéolienne). Ce plan sera financépar les recettes du Fonds nationalde l’énergie renouvelable.Il a également évoqué le projet deréalisation de 13 stations de dessalementde l’eau de mer sur lescôtes de plusieurs wilayas, avecune production pouvant atteindrejusqu’à 2,3 millions m2/jour àl’horizon 2011.Le ministre a, d’autre part, soulignéque le secteur minier quicompte 29 000 travailleurs aconnu un développement notable,traduit par la hausse significativedu volume d’investissementsdans les secteurs public etprivé.Au terme de l’exposé, les membresde la Commission ont abordéune série de questions, dont lapoursuite des efforts visant leraccordement des habitationsrurales aux réseaux d’électricitéet de gaz naturel, ainsi que laconsolidation des efforts, enmatière d’exploitation minière, etla rationalisation de l’utilisationdes capacités de l’Algérie.L’énergie solaire : un élémentde la stratégie de consolidationdu pays, selon Youcef YousfiLe ministre de l’Energie et des Mines, YoucefYousfi, a affirmé à Hassi R’mel (Laghouat) que l’énergiesolaire est partie intégrante de la stratégiede consolidation du pays. «L’Algérie aspire àdévelopper, à l’avenir, cette source d’énergierenouvelable», a souligné le ministre lors de savisite d’inspection de la centrale hybride (gaz +solaire), en cours de réalisation dans la région deTilghemt, à quelque 25 km au nord de HassiR’mel. M. Yousfi, qui était accompagné du président-directeurgénéral du Groupe Sonatrach,Noureddine Cherouati, a indiqué que la centralehybride de production d’électricité de Hassi R’mel(110 km au sud de Laghouat), dont les travaux deréalisation ont atteint un taux d’avancement de98,45%, sera réceptionnée au mois de janvier2011. «Cet ambitieux projet énergétique, premierdu genre à l’échelle nationale, permettra d’étudierles technologies utilisées et d’évaluer les coûtsfinanciers pour un éventuel recours à ce genre detechnologies pour de futurs autres projets de centrales»,a estimé le ministre de l’Energie et desMines. Youcef Yousfi a fait état de l’existence d’autresprojets en perspective pour la productionélectrique à partir des énergies solaire et éolienne,aux fins d’une meilleure exploitation des ressourcesénergétiques existantes.Il a, à ce titre, présenté la production électriquecomme étant l’une des priorités du pays dont ilappartient d’en étudier les techniques de mise enœuvre, tout en mettant en exergue l’importanteréalisation du projet du Centre national des énergiesrenouvelables (CNER) qui viendra renforcerprochainement les installations de la zone industriellede Hassi R’mel. Des explications ont, àcette occasion, été fournies au ministre del’Energie et des Mines sur le projet de la centralehybride de Hassi R’mel, d’une capacité de productionélectrique de 150 mégawatts. Le projet, d’uncoût de plus de 315 millions d’euros, a été confiéau consortium algérien Neal (New Energy Algeria),en partenariat avec la société espagnole Abenar.Energie & Mines37novembre 2010


en en couverturecoUVerTUreEnergies renouvelablesUn ambitieux programmesera présenté au gouvernementLe ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a annoncé à Algerqu’un «ambitieux programme» pour le développement des énergiesrenouvelables sera présenté au gouvernement avant la fin de l’année.Energie & Mines38«Nous allons présenter avant la fin del’année un programme ambitieux enmatière de développement des énergiesrenouvelables», a-t-il indiqué dans unedéclaration à la presse en marge d’uneséance plénière à l’APN consacrée audébat sur la déclaration de politiquegénérale du gouvernement. «C’est unprogramme qui comprend un certainnombre de projets que nous allonsréaliser en Algérie», a-t-il précisé.Le ministre a expliqué que parmi cesprojets certains seront réalisés en partenariat,soulignant que «nous allonsdemander trois choses à nos partenairesétrangers : l’acquisition de technologiesen ce qui concerne les laboratoiresde recherche et l’expertise, la fabricationdes équipements nécessaires audéveloppement des énergies renouvelablesen Algérie, car le coût de leurimportation serait excessif et (enfin)l’exportation des excédents d’électricitéproduite à partir de ces énergies versdes marchés extérieurs, notammenteuropéens».«Si les partenaires sont d’accord pources conditions, nous sommes prêts à yaller. S’ils ne le sont pas, nous n’allonspas y aller», a-t-il ajouté.Interrogé sur le lancement du projetMedgaz, le ministre a répondu :«J’espère qu’il sera mis en route avantla fin de l’année.» Le lancement de ceprojet, réalisé en partenariat avec descompagnies espagnoles et françaises, aété reporté à plusieurs reprises.Concernant les activités de Sonatrachà l’international, M. Yousfi a indiquéqu’aucune révision des activités de lacompagnie nationale des hydrocarburesn’est envisagée.«Il n’y a pas de révision de la politiquede Sonatrach pour le développementnovembre 2010de ses activités à l’international», a-t-ildit, avant de préciser que des discussionssont en cours entre Sonatrach etBP pour la cession des actifs en Algériedu Groupe pétrolier britannique.Par ailleurs, M. Yousfi a annoncé quedes investissements seront consentispar l’Etat pour développer l’activité raffinerieen Algérie. «Il va y avoir desinvestissements dans le domaine duraffinage. Nous allons rénover etaccroître les capacités des raffineriesexistantes. Et nous allons très certainementconstruire de nouvelles raffineriespour satisfaire les besoins du pays àtrès long terme», a-t-il expliqué.Enfin, sur les prix du brut et les effortsde l’Opep pour maintenir les cours àun niveau avantageux pour les paysproducteurs, M. Yousfi a affirmé : «Jecrois qu’il y a un consensus entre lesmembres de l’Organisation à ce que lesprix du pétrole ne descendent pas audessousd’un certain niveau, entre 70 et80 dollars (…) Je souhaite que les prixdu pétrole soient à ce niveau-là pourvaloriser nos exportations.»APN : Appel au développementdes énergiesrenouvelables enAlgérieDes membres de l’Assemblée populairenationale (APN) ont appelé legouvernement à renforcer ses investissementsdans le secteur des énergiesrenouvelables, véritable levieréconomique. Poursuivant le débatentamé sur la Déclaration de politiquegénérale du gouvernement,présentée par le Premier ministre,Ahmed Ouyahia, les députés de plusieursformations politiques ont affirméque le développement du secteurdes énergies renouvelables,notamment le solaire, permettra degénérer de la richesse et de créer denouveaux emplois. Ils ont estimé,dans ce contexte, que la conjonctureactuelle est favorable au développementde ce type d’énergies, appeléeségalement «énergies propresou non polluantes», car l’Algériepourrait exporter de l’électricité produiteà partir du soleil vers des paysdu Nord qui sont très demandeursdans ce domaine.


en couvertureEnergies renouvelablesL’utilisation de l’hydrogène en tantqu’énergie d’«avenir» à l’étudeLes participants à l’Atelier internationalsur les énergies renouvelables et leursapplications, clôturé à l’universitéHadj-Lakhdar de Batna, ont insisté sur«l’importance pour l’Algérie d’utiliserl’hydrogène en tant qu’énergie d’avenir».Selon le chercheur BouzianeMahmah du Centre national de développementdes énergies renouvelables(CNDER) de Bouzaréah (Alger), cetteoption est imposée par le fait que «l’hydrogèneconstitue le moyen le plus efficacepour stocker sous forme de gaz lessources d’énergies renouvelables thermiqueset électriques».L’hydrogène représente un vecteur fondamentalet prometteur d’énergiesrenouvelables et un moyen pour assurerla réussite de diverses utilisations deces énergies, a assuré l’intervenantrelevant que c’est au travers de l’hydrogèneque l’on arrive à reproduire de l’énergiesous ses deux formes, thermiqueet électrique, via les cellules de carburantet d’eau. M. Mahmah a égalementsouligné l’importance de la mise surpied d’un programme national pour lesutilisations collectives et individuellesdes énergies renouvelables, mettantl’accent sur le projet de Rouiba supervisépar Sonelgaz, et le projet de la toursolaire de Tipasa engagé à l’initiativedu CNDER avec le concours de laDirection générale pour la recherchescientifique et le développement technologiqueet des entreprises allemandes.Les intervenants ont égalementappelé à intensifier le recours aux énergiesrenouvelables dans la région et àmettre en valeur les recherches liées àce sujet, estimant que malgré le niveauinternational des recherches menéespar les universitaires algériens, lesapplications réelles de celles-ci demeurentquasi inexistantes.Cette situation s’explique, ont-ils noté,par l’absence de financements et departenaires industriels. Basée sur lepétrole, «l’économie nationale a négligéle recours aux énergies renouvelables»,ont remarqué les intervenants avant desouhaiter que cette préoccupation soitprise en compte dans l’élaboration,prévue à la fin de cette année, du programmenational de recherche.Le directeur général du CNDER,Mayouf Belhamel, a souligné de soncôté «la nécessité de l’équipement deslaboratoires nationaux de recherche enmatériels de pointe, nécessaires pourparvenir à des résultats utiles» ainsi que«l’entretien de relations de coopérationavec les universités et laboratoiresétrangers».L’Atelier international sur les énergiesrenouvelables et leurs applications,organisé par le laboratoire de la physiqueénergétique appliquée del’Université de Batna, a donné lieu àplusieurs interventions en plénière et enateliers sur l’hydrogène et les énergiessolaire et éolienne, données par desuniversitaires nationaux, de Syrie, duMaroc, de Tunisie et de France.Le Dr Mostefa Zeroual, directeur dulaboratoire organisateur, a notammentsouligné la qualité des communicationsprésentées au cours de cette rencontrescientifique qu’il a qualifiée de «premierpas» vers une coopération effectiveentre les chercheurs des pays participantset entre les institutions auxquellesils appartiennent.Béchar230 millions de dinars pour la modernisationdes réseaux électriquesUn investissement de 230 millions de dinars est consacréactuellement à la poursuite des opérations de modernisationdes équipements et des réseaux urbains et ruraux de distributionde l'énergie électrique à travers la wilaya de Béchar, aindiqué le Directeur de l'énergie et des mines.Ce montant, dégagé au titre de la première tranche desinvestissements prévus dans le quinquennal 2010-2014,permettra, selon ce responsable local, la poursuite des travauxdes projets de modernisation de plusieurs tronçons deréseaux urbains dans les neuf daïras de la wilaya, en plus dela réalisation de 1 000 nouveaux raccordements aux réseauxde distribution. Les travaux de modernisation de ces réseauxpublics de distribution de l'énergie électrique, entamés aupremier semestre 2010 à Béchar-ville, ont permis une améliorationde la qualité de transport et de distribution de l'énergieaux abonnés qui étaient auparavant confrontés à descoupures de courant, pour cause de vétusté du réseau,signale le même responsable. La wilaya dispose d'un réseauglobal de 3 150 km de lignes électriques, dont 2 058 km delignes de moyenne tension et 1 092 km de lignes de bassetension, assure le transport et la distribution de l'énergieélectrique aux 56 645 abonnés de Sonelgaz à travers les21 communes de la wilaya, explique le DEM. La région abénéficié, en 2009, de la réalisation et la mise en service detrois postes blindés, alimentés à partir de la ligne 400 KvNaâma-Béchar, sur une distance de 350 km, réalisés grâceà un investissement de 960 millions de dinars, pour le règlementdéfinitif des contraintes liées aux coupures du réseauélectrique public, notamment en saison estivale.«Elle (région) est désormais sécurisée en matière deproduction et distribution de la même énergie», souligne leresponsable local du secteur de l'énergie et des mines.Energie & Mines39novembre 2010


performancesLe programme d'investissements publics pour la période allantde 2010 à 2014 adopté par le Conseil des ministres21,214 milliards de dinarspour 5 ans de développement■ C’est le plus fort niveau de financement public jamais réalisé depuisle recouvrement de l'indépendance du pays.■ Réussir le saut qualitatif pour garantir l'avenir.Très attendu en suscitant depuis un bonmoment beaucoup d'espérance dansl'ensemble de la société, le programmed'investissements publics pour la période2010-2014 doté d'une enveloppe de21,214 milliards de dinars, soit l'équivalentde 286 milliards de dollars, a étéadopté lors de la réunion du Conseildes ministres présidé par le chef del'Etat. Il s'agit là d'un effort conséquentconsacré à répondre aux besoinsdes citoyens au plan de l'emploi, dulogement, de l'éducation, etc., maiségalement pour relever les défis qui seposent à notre pays au plan économique,au moment où de nombreuxpays font face à de graves difficultésen raison de la crise financière internationale.Le lancement de ce programme visenotamment à maintenir la dynamiquede reconstruction nationale entaméedepuis dix années, comme l'a précisé leprésident Bouteflika dans son interventionlors de la réunion. Ce programmevient en effet à la suite du Programmede soutien à la relance économique(PRSE) engagé en 2001, auquel succéderale premier programme quinquennal2004-2009 conforté par les programmesspéciaux au profit des wilayasdu Sud et des Hauts Plateaux, dont lemontant des dépenses s'est élevé à prèsde 17,500 milliards de dinars.Des efforts qui reflètent la déterminationà remettre l'Algérie debout, àrésorber les nombreux déficits accumulésdepuis la sombre période de la tragédienationale. Il aura fallu rétablir lapaix et la sécurité sans lesquelles aucundéveloppement réel n'est possible. Unobjectif pour lequel le présidentBouteflika a œuvré inlassablementdepuis la démarche de la rahma, suiviede la concorde civile et couronnée parla réconciliation nationale.Le succès a fini par être au rendez-vouspuisque, comme le soulignera le chefde l'Etat : «Avec l'appui de notre peuple,nous avons pu restaurer la paix etengager la réconciliation nationale dontl'Algérie récolte les fruits en libérant sesénergies pour rattraper ses retards etrelever les défis.»Sur le front de la lutte contre le chômage,de la résorption de la crise de logement,de l'amélioration de la santé et lasatisfaction des besoins des citoyens,tout comme sur le plan de la modernisationdes infrastructures et la consolidationde l'appareil productif, les programmesd'investissements mis enœuvre et les réformes qui ont étéinitiées dans les différents domaines(réforme de la justice, de l'école, desstructures de l'Etat, réforme bancaire etfinancière) ont donné des résultatsencourageants avec une forte baisse duchômage et un taux de croissance horshydrocarbures appréciable, comme l'arelevé le président de la République. Ladémarche de rigueur imprimée à lapolitique économique a permis d'engagerdes acquis substantiels qu'il s'agitaujourd'hui de rentabiliser par une plusgrande mobilisation de tous, comme l'asouligné le chef de l'Etat qui a rappelél'amélioration de la situation financièrede l'Algérie, libérée de la dette extérieuredepuis la décision qu'il a prise derembourser par anticipation la detteextérieure. Le chef de l'Etat n'a pasmanqué d'exhorter l'ensemble desacteurs à réussir le saut qualitatif envalorisant davantage les capacités productiveset notre potentiel économiquede sorte à nous libérer de la dépendancedes hydrocarbures et garantir ainsiEnergie & Mines41☞novembre 2010


☞performancesperformanceSEnergie & Mines42l'avenir et la pérennité de notre modèlede justice sociale et de solidarité nationale.La diversification de notre économieet l'émergence d'une économieproductive restent par conséquent unimpératif cardinal qui doit mobilisertoutes les énergies qui activent dans lesdifférents secteurs, dans l'agriculturecomme dans l'industrie. L'appui et lesoutien de l'Etat à l'agriculture et auxentreprises publiques et privées sepoursuivront de manière substantielle,comme l'a précisé le chef d'Etat quicitera les mesures incitatives (fiscales,etc.), la mise à niveau, l'appui au redéploiementdes entreprises publiques,l'encouragement du partenariat, l'octroid'un avantage aux opérateurs nationauxdans les appels d'offres, dans lesillage de l'amendement du code desmarchés publics. Ce sont là autant d'atoutsqui doivent favoriser l'émergenced'entreprises performantes capables decréer la richesse et les emplois, dedévelopper les exportations hors hydrocarburesqui restent pour le moment àun niveau dérisoire. Le chef de l'Etatn'a pas manqué d'interpeller les entrepreneurs,les cadres dirigeants d'entrepriseset les travailleurs à s'investir pleinementdans leur tâche afin de releverle défi. Une fois tracé, ce programmeambitieux sur lequel reposent beaucoupd'espoirs devra être concrétisé surle terrain. Les différents niveaux deresponsabilité se doivent de faire preuvede rigueur dans le suivi des projetspour respecter les délais, mais aussipour éviter les dérives et autres négligences,a tenu à faire remarquer le chefde l'Etat.Les grands axesdu programmeLe programme public de développementéconomique et social pour lapériode 2010-2014, examiné et adoptépar le Conseil des ministres, s'articuleautour des six axes fondamentaux portantsur le développement humain, ledéveloppement des infrastructures debase, l'amélioration du service public, ledéveloppement économique, la luttecontre le chômage, la recherche scientifiqueet les nouvelles technologies dela communication. Le développementhumain bénéficie d'une enveloppenovembre 2010globale de l'ordre de 9.386,6 milliardsde dinars répartis entre plusieurs secteursd'activités.L'Education nationale bénéficie ainsid'un budget de 852 milliards de dinarsdestinés notamment à la réalisation deplus de 3.000 écoles primaires, plus de1.000 collèges, 850 lycées, ainsi queplus de 2.000 internats, cantines etdemi-pensions. 868 milliards de dinarssont destinés à l'enseignement supérieurpour la réalisation de 600.000places pédagogiques, 400.000 placesd'hébergement et 44 restaurants universitaires.Près de 178 milliards de dinars serontalloués à l'Enseignement et laFormation professionnelle pour laréalisation, notamment, de 220 instituts,82 centres de formation et 58internats.Pour sa part, le secteur de la Santébénéficiera de 619 milliards de dinarsdévolus à la réalisation de 172 hôpitaux,45 complexes spécialisés desanté, 377 polycliniques, 1.000 sallesde soins et 17 écoles de formationparamédicale.Un budget de plus de 3.700 milliardsde dinars sera alloué à l'Habitat pour laréhabilitation du tissu urbain et la réalisationde 2 millions de logements (dont500.000 locatifs, 500.000 promotionnels,300.000 pour la résorption del'habitat précaire et 700.000 logementsruraux), 1,2 million de logementsseront ainsi livrés durant le quinquennat,le reste sera achevé entre 2015 et2017.Plus de 350 milliards de dinars serontconsacrés au secteur de l'Energie,notamment pour le raccordement de 1million de foyers au réseau de gaznaturel et 220.000 foyers ruraux à l'électricité,tandis que le secteur desRessources en eau bénéficiera de plusde 2.000 milliards de dinars en vue dela réalisation de 35 barrages, 25 transferts,34 stations d'épuration et de plusde 3.000 opérations d'alimentation eneau potable, d'assainissement et de protectiondes villes contre les inondations.A ce montant, s'ajouteront 60 milliardsqui seront mobilisés sur le marchéfinancier pour la finalisation ou la réalisationde 8 nouvelles stations de dessalementde l'eau de mer.Plus de 40 milliards de dinars serontdestinés à la Solidarité nationale afin depermettre, entre autres, la réalisationde plus de 70 établissements spécialisésau bénéfice des handicapés et de prèsde 40 infrastructures pour personnesen détresse.Le secteur de la Jeunesse et des Sportsbénéficiera de plus de 1.130 milliardsde dinars pour la réalisation de 80 stadesde football, 750 complexes de proximité,160 salles polyvalentes, plus de400 piscines, plus de 3.500 aires dejeux, plus de 230 auberges et maisonsde jeunesse, et plus de 150 centres deloisirs scientifiques pour jeunes.Plus de 19 milliards de dinars serontalloués aux Moudjahidine en vue,notamment, de réaliser 9 centres derepos, des salles de soins et de rééducation,17 musées et complexes historiques,ainsi que la réhabilitation de34 sites historiques et l'aménagementde plus de 40 cimetières de martyrs.Les affaires religieuses disposeront deplus de 120 milliards de dinars pour laréalisation de la grande mosquéed'Alger, de 80 mosquées et centres culturelsislamiques, 17 écoles coraniqueset la restauration de 17 mosquées historiques.Plus de 140 milliards de dinars serontdestinés à la Culture pour la réalisationde 40 maisons de la culture et complexesculturels, 340 bibliothèques,44 théâtres, 12 conservatoires demusique et écoles des Beaux-Arts, ainsique 156 centres de loisirs scientifiques,tandis que plus 106 milliards de dinarsseront consacrés à la Communicationpour l'amélioration des équipementsradios et télévision et l'amélioration deleur réseau de diffusion.Le développement des infrastructuresde base bénéficie d'un budget global del'ordre de 6.447 milliards de dinars.Plus de 3.132 milliards de dinars serontainsi attribués aux Travaux publics envue de finaliser le réseau de l'autorouteEst-Ouest, de la compléter par830 kilomètres de liaisons autoroutières,de procéder au dédoublement deprès de 700 kilomètres de routes nationales,de réaliser plus de 2.500 kilomètresde routes nouvelles, de moderniseret réhabiliter plus de 8.000 kilomètresde routes, de réaliser et moderniserprès de 20 ports de pêche et de procéderau dragage et au confortement de25 ports, ainsi qu'au renforcement detrois aérodromes.


performancesPlus de 2.816 milliards de dinars serontalloués aux Transports pour la réalisationde 17 lignes ferroviaires (6.000km), le parachèvement de l'électrificationde la rocade ferroviaire Nord, ledédoublement de 800 kilomètres devoies sur la boucle du Sud-Ouest, lalivraison des métros d'Alger et d'Oran,la réalisation de tramways dans 14localités, le lancement de 27 nouvellesentreprises de transport urbain et laréalisation de 35 gares routières, ainsique la modernisation de 8 aérodromeset l'extension de 4 ports.Une enveloppe de près de 500 milliardsde dinars sera destinée àl'Aménagement du territoire etl'Environnement pour, notamment, laréalisation de 4 villes nouvelles et diversesopérations de préservation de l'environnement,y compris la gestion desdéchets.L'amélioration du service public serasoutenue par un budget global de1.790 milliards de dinars, dont plus de895 milliards de dinars seront attribuésaux Collectivités locales, la Sûreténationale et la Protection civile, notammentpour réaliser 6 sièges de wilaya et103 sièges de daïra, 6 centres de formationde personnelles, près de 450sièges de Sûreté de wilayas et de daïraset de Sûreté urbaine, plus de 180 deBrigades de police judiciaire, deBrigade de police des frontières etUnités républicaines de sécurité, ainsique plus de 330 unités de Protectioncivile.Le secteur de la Justice sera doté deprès de 379 milliards de dinars dédiés,notamment, à la réalisation de 110cours et tribunaux, d'écoles de formationet de plus de 120 établissementspénitentiaires, ainsi qu'à la modernisationdes moyens de travail de la justice.Plus de 295 milliards de dinars serontaffectés au secteur des Finances pour laréalisation de plus de 250 structuresdes Impôts, de 70 structures du Trésor,de 50 structures des Douanes, ainsique de nouveaux services du cadastre.Près de 39 milliards de dinars serontdestinés au secteur du Commerce pourmobiliser et renforcer les services etmoyens de contrôle, de réhabiliter plusde 250 marchés de gros et de détail,tandis que près de 58 milliards dedinars seront consacrés à l'administrationdu travail, notamment pour renforceret moderniser ses moyens decontrôle et de régulation.1.566 milliards de dinars seront consacrésau chapitre développement économique.Plus de 1.000 milliards dedinars seront ainsi destinés àl'Agriculture, notamment aux plantationsforestières sur 360.000 hectares,pastorale sur 70.000 hectares, oléicolesur 1 million d'hectares, ainsi qu'à l'importantprogramme de développementde l'agriculture par voie de bonificationdes prix des récoltes et de soutiens à lamodernisation des techniques etmoyens de l'agriculture.Plus de 16 milliards de dinars serontalloués à la Pêche pour, notamment,accompagner le développement decette activité et la soutenir par de nouvellesinfrastructures, tandis que ledéveloppement industriel bénéficierade près de 50 milliards de dinars en vuede moderniser et de réaliser 80 zonesindustrielles et d'activités, ainsi quepour le renforcement des capacités denormalisation industrielle.Près de 100 milliards de dinars serontégalement destinés à la Petite etMoyenne entreprise, dont 16 milliardsde dinars destinés à l'accompagnementde la création des petites et moyennesentreprise, 80 milliards de dinarsdédiés à l'appui au programme nationalde mise à niveau de 20.000 petites etmoyennes entreprise sous forme d'aidesdirectes ou de bonification de créditsbancaires. Les crédits bancairesainsi bonifiés pourront atteindre, quantà eux, 300 milliards de dinars.Pour la lutte contre le chômage, uneenveloppe de 360 milliards de dinars aété dégagée, dont 150 milliards dedinars destinés à l'appui à l'insertiondes diplômés de l'enseignement supérieuret de la formation professionnelledans le cadre des programmes de formationet de qualification, 80 milliardsde dinars en soutien à la création demicro-entreprises et de micro-activitéset 130 milliards de dinars pour lesdispositifs d'emploi d'attente.Une enveloppe de 250 milliards dedinars est destinée à la recherche scientifiqueet aux nouvelles technologies dela communication, dont 100 milliardsde dinars consacrés au développementde la recherche scientifique, 50milliards de dinars aux équipementsdestinés à la généralisation de l'enseignementde l'informatique de tout lesystème national de l'éducation, d'enseignementet de formation, et 100milliards de dinars pour la mise enplace de la «e-gouvernance».Outre ce programme public de développementfinancé par le budget del'Etat, d'importants investissementssont également prévus au niveau desentreprises publiques pour un montantde 2.000 milliards de dinars, à mobilisersur le marché financier local.A cet effet, près de 300 milliards dedinars pour la réalisation de centralesélectriques, plus de 800 milliards dedinars pour le développement de l'industriepétrochimique et près de 1.000milliards de dinars au titre de la relanceet de la modernisation des entreprisespubliques industrielles et de réalisationqui disposent d'un marché.Ces opérations seront accompagnéesd'interventions du Trésor pour, le caséchéant, le redressement de la situationfinancière des entreprises concernées etla bonification des coûts des créditsmobilisés sur le marché financier.Energie & Mines43novembre 2010


performancesperformanceSLe Conseil des ministres a examiné et adoptéle programme d'investissements publicspour la période allant de 2010 à 2014Ce programme s'inscrit dans la dynamique de reconstructionnationale, entamée voilà dix années, d'abord avecle Programme de soutien à la relance économique, engagéen 2001, à hauteur des ressources alors disponibles.Cette dynamique a été relayée par le programme 2004-2009, lui-même conforté par les programmes spéciauxau profit des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud. Ainsi,le coût de l'ensemble des opérations de développementinscrites durant les cinq années écoulées, dont certainsprojets structurants sont encore en cours de réalisation,aura atteint près de 17,500 milliards de dinars.Le programme d'investissements publics retenu pour lapériode allant de 2010 à 2014 implique des engagementsfinanciers de l'ordre de 21.214 milliards de dinars (ou l'équivalentde 286 milliards de dollars) et concerne deuxvolets à savoir :•le parachèvement des grands projets déjà entamés,notamment dans les secteurs du rail, des routes et del'eau, pour un montant de 9.700 milliards de dinars(équivalent de près de 130 milliards de dollars) ;•et l'engagement de projets nouveaux pour un montantde 11.534 milliards de dinars (soit l'équivalent de près de156 milliards de dollars). Le programme 2010-2014réserve plus de 40% de ses ressources à l'amélioration dudéveloppement humain avec notamment :– près de 5.000 établissements de l'Education nationale(dont 1 000 collèges et 850 lycées), 600.000 placespédagogiques universitaires et 400.000 places d'hébergementpour les étudiants, et plus de 300 établissements deformation et d'enseignement professionnels ;– plus de 1.500 infrastructures de santé, dont 172 hôpitaux,45 complexes spécialisés de santé et 377 polycliniques,ce à quoi s'ajoutent plus de 70 établissementsspécialisés au bénéfice des handicapés ;– deux (2) millions de logements, dont 1,2 million seralivré durant le quinquennat, le reste devant déjà être misen chantier avant la fin de l'année 2014 ;– le raccordement d'un million de foyers au réseau du gaznaturel et l'alimentation de 220.000 foyers ruraux enélectricité ;– l'amélioration de l'alimentation en eau potable, notamment,avec la réalisation de 35 barrages et de 25 systèmesde transfert d'eau, et l'achèvement de toutes les stationsde dessalement de l'eau de mer en chantier ;– plus de 5.000 infrastructures pour la jeunesse et lessports, dont 80 stades, 160 salles polyvalentes, 400 piscineset plus de 200 auberges et maisons de jeunes ;– ainsi que d'importants programmes pour le secteur desmoudjahidine, des affaires religieuses, de la culture et dela communication.Par ailleurs, ce programme d'investissements publicsréserve aussi près de 40% de ses ressources à la poursuitedu développement des infrastructures de base et à l'améliorationdu service public, avec notamment :• plus de 3.100 milliards de dinars destinés au secteurdes travaux publics pour poursuivre l'extension et lamodernisation du réseau routier et l'augmentation descapacités portuaires ;• plus de 2.800 milliards de dinars réservés au secteur destransports en vue de moderniser et d'étendre le réseau dechemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avecnotamment la réalisation de tramway à travers 14 villes) etde moderniser les infrastructures aéroportuaires ;• près de 500 milliards de dinars pour l'aménagement duterritoire et l'environnement ;• et près de 1.800 milliards de dinars pour l'améliorationdes moyens et des prestations des collectivités locales, dusecteur judiciaire et des administrations de régulation fiscale,commerciale et du travail.Outre le volume d'activités qu'il générera pour l'outil nationalde réalisation, le programme quinquennal réserve aussiplus de 1.500 milliards de dinars à l'appui au développementde l'économie nationale, avec notamment :• plus de 1.000 milliards de dinars affectés au soutien audéveloppement agricole et rural mis en route depuis l'annéedernière ;• et près de 150 milliards de dinars à la promotion de lapetite et moyenne entreprise, à travers la réalisation dezones industrielles, le soutien public à la mise à niveauainsi que la bonification de crédits bancaires pouvantatteindre 300 milliards de dinars cette même fin.Le développement industriel mobilisera aussi plus de2.000 milliards de dinars de crédits bancaires bonifiés parl'Etat pour la réalisation de nouvelles centrales électriques,le développement de l'industrie pétrochimique etla modernisation des entreprises publiques.L'encouragement à la création d'emplois bénéficiera,quant à lui, de 350 milliards de dinars sur le programmequinquennal pour accompagner l'insertion professionnelledes diplômés universitaires et de la formation professionnelle,soutenir la création de micro-entreprises etfinancer les dispositifs d'emploi d'attente. Les résultatsdes encouragements publics à l'emploi viendront s'ajouterEnergie & Mines44novembre 2010


performancesau volume massif des recrutements qui découleront de laréalisation du programme quinquennal et des effets de lacroissance économique. Tout cela permettra de concrétiserl'objectif de création de 3 millions d'emplois durantles cinq années à venir.Par ailleurs, le programme 2010-2014 réserve égalementun montant de 250 milliards de dinars au développementde l'économie de la connaissance à travers le soutien à larecherche scientifique et la généralisation de l’enseignementet de l'usage de l'outil informatique dans tout le systèmenational d'enseignement et dans le service public.Après l'adoption de ce programme, le présidentAbdelaziz Bouteflika a rappelé que «ce programme est àla concrétisation d'un engagement pris devant la nationen février de l'année dernière pour maintenir la dynamiquede reconstruction nationale entamée depuis dixannées. Il appartient, à présent, au gouvernement de laconcrétiser, d'autant que sa mise en œuvre a été lancéedepuis le début de cette année, avec les premières tranchesd'autorisations de programmes et de crédits de paiementvotés dans le cadre de la loi de finances. Ce programmeappelle aussi tous les citoyens à se mobiliserpour le transformer en un puissant levier de croissance,de création d'emplois et de modernisation du pays».«En effet, avec l'appui de notre peuple, nous avons purestaurer la paix et engager la réconciliation nationale,dont l'Algérie récolte les fruits en libérant ses énergiespour rattraper ses retards et relever les défis. Il nous restedésormais à renforcer les capacités de développementnational et à libérer ce dernier de la dépendance deshydrocarbures qui sont éphémères, car c'est à ce prixseulement que nous sécuriserons l'avenir et la pérennitéde notre modèle de justice sociale et de solidarité nationale»,a poursuivi le président de la République.«De ce fait, nulle période de renaissance économique neserait irréversible si elle ne produisait les capacités de sapropre continuité, et il nous suffit d'observer les effets dela crise économique dans de nombreuses régions dumonde pour nous rappeler cette leçon que nous avons eudéjà à vivre douloureusement, il y a moins de vingt ans.En ce qui nous concerne, nous avons libéré l'Algérie de ladette extérieure, mobilisé toutes les ressources disponiblespour les investir dans le développement économiqueet social et pris des mesures pour restaurer la maîtrise dupays sur sa propre économie. Mais tout cela serait insuffisantsans une plus grande mobilisation de tous, en vuede rentabiliser tous ces acquis», a souligné le chef del'Etat.Le président de la République a ajouté : «Durant dixannées, nous avons amélioré le quotidien des citoyensdans tous les domaines et permis au pays, essentiellementgrâce à la dépense publique, de faire reculer fortementle chômage et de maintenir un important taux decroissance hors hydrocarbures.A présent, il nous revient de faire un autre saut qualitatif,en poursuivant, bien sûr, le développement social et lamodernisation des ses infrastructures, mais en valorisantdavantage les capacités productives et notre potentieléconomique. C'est à ce titre que, après avoir engagédepuis l'année dernière un important programme de soutienà l'agriculture, nous venons de décider, en outre, demobiliser des ressources substantielles pour moderniserles entreprises publiques et privées dans tous les secteurs.«A cette fin, nous ajouterons dès cette année à toutes lesincitations déjà en place pour encourager l'investissement,un appui important à la mise à niveau des petiteset moyennes entreprise (PME). Nous élargirons aussi leprogramme de modernisation des entreprises publiques àtoutes celles qui disposent encore localement d'un marchéen mobilisant également à leurs côtés les partenairesétrangers qui souhaitent bénéficier du marché local etdes contrats liés au programme public d'investissement.Nous élargirons enfin la marge préférentielle accordéeaux entreprises algériennes sur les contrats publics», aindiqué le président de la République. Le chef de l'Etat asaisi cette occasion pour appeler les entrepreneurs, lescadres dirigeants d'entreprises et les travailleurs à transformerces investissements publics en atouts pour l'outiléconomique national en création d'emplois pour les jeuneset en volume significatif d'exportations hors hydrocarbures.S'adressant au gouvernement, le président de laRépublique a ordonné que chaque secteur veille à unebonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluationsdes coûts, soulignant que le Trésor public enregistreà travers ce programme la mobilisation de toutes sescapacités.«Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécutiondiligente de son propre programme et nous procéderonsannuellement à l'appréciation de la situationfinancière du pays pour, le cas échéant, tenir compte denos moyens financiers, car nous excluons par avancetout recours à l'endettement extérieur.Nous accompagnerons aussi cette importante dépensepublique de développement avec la rigueur nécessairepour bannir tout excès, surtout tout gaspillage dans lefonctionnement de l'Etat et des collectivités locales.Parallèlement, les mécanismes de contrôle devront jouerpleinement leur rôle, comme je l'ai déjà ordonné dans marécente directive», a souligné le chef de l'Etat.Concluant ses remarques sur cet important dossier, leprésident de la République a appelé les membres du gouvernementà s'atteler à une campagne d'explication ducontenu de leur programme sectoriel à travers les médiaset à l'occasion de leurs visites sur le terrain. Il a égalementordonné aux walis de porter à la connaissance desélus et de la société civile le programme de développementréservé à leurs wilayas respectives.Energie & Mines45novembre 2010


performancesperformanceSLe gouverneur de la Banque d’Algérie devant l’APN :«Les indicateurs macro-financiersde l’Algérie se sont consolidésau premier semestre 2010»Les indicateurs macro-financiers de l’Algérie se sont relativementconsolidés au premier semestre 2010 en dépit des incidences du chocexterne de la crise économique mondiale sur les ressources publiques,ce qui dénote «une résilience» face à la recrudescence des risquesfinanciers dans la zone euro, a affirmé le gouvernement de la Banqued’Algérie, Mohamed Laksaci. M. Laksaci a affirmé que cette stabilitéfinancière permettra de «poursuivre le programme d’investissementspublics à la faveur de la consolidation des réserves du Trésor».Energie & Mines46Les réserves du Trésor ont atteint aucours de la même période 292,3milliards de dinars au titre des dépôtsauprès de la Banque d’Algérie. Ce qui apermis de réduire son déficit à 61,6milliards de dinars contre 228,7milliards de dinars au premier semestre2009.Les réserves de change officielles ontatteint 146,23 milliards de dollars à finjuin alors que la dette extérieure a étéévaluée à 4 milliards de dollars, ce quiprouve, selon M. Laksaci, «la soliditéde la situation financière extérieure del’Algérie».La balance des paiements a enregistréun solde positif de 7,1 milliards de dollarsà la faveur de l’accroissement desexportations d’hydrocarbures qui sontpassés à 27,6 milliards de dollars, soitune hausse 38,3% par rapport à lamême période de l’année précédente.Les exportations d’hydrocarbures ontété notamment boostées par la haussedes cours du pétrole dont la moyenneest passée de 52,23 dollars au premiersemestre 2009 à 77,5 dollars au premiersemestre 2010, a ajouté M.Laksaci qui a indiqué que les exportationspétrolières ont également enregistréune légère hausse de 1,65% durantla même période. Les importations ontaccusé une légère baisse de 1,5% enraison du recul de l’importation desproduits alimentaires (11%), les autresnovembre 2010produits de consommation (30,4%),les produits semi-finis (8,2%) et lesbiens d’équipements industriels(6,5%). S’agissant de la situationmonétaire, le responsable de la Banqued’Algérie a indiqué que le flux desdépôts dans les banques en dehors dela Banque d’Algérie est estimé à 180milliards de dinars dont 88 milliards dedinars appartiennent à Sonatrach. Lescrédits bancaires accordés jusqu’à finjuin dernier ont augmenté de 9,65%.Cette hausse est due au rachat des«créances douteuses» des banques parle Trésor pour un montant de 208,5milliards de dinars. Le secteur public abénéfique, a indiqué M. Laksaci, de55,7% de ces crédits.La Banque d’Algérie a poursuivi l’absorptionde l’excès des liquidités bancairesqui se sont stabilisées à 1 100milliards de dinars par rapport au premiersemestre 2009.S’agissant de l’inflation, calculée sur labase de la moyenne annuelle de l’évolutiondes prix des produits de consommation,elle a atteint 5,41% en juin derniercontre 5,74% en décembre 2009.


performancesRapport annuel sur l’évolution financièreet monétaireForte croissance de l’économie nationalehors hydrocarbures en 2009L’économie nationale hors hydrocarbures a enregistré une fortecroissance en 2009 en dépit de la baisse de la demande pétrolièremondiale et ce qu’elle a induit comme baisse de la valeur desexportations et de la fiscalité pétrolière, a indiqué le gouverneur dela Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.Présentant le rapport annuel sur l’évolution de lasituation financière et monétaire devant l’Assembléepopulaire nationale (APN), M. Laksaci a souligné que«la croissance économique enregistrée en 2008 s’estpoursuivie au même rythme en 2009 (…) avec unecroissance de 2,4% du PIB global estimé à 1 0017,5milliards de dinars».En dépit de la récession dans le secteur des hydrocarburespour la quatrième année consécutive, l’économienationale est restée stable durant l’annéeécoulée grâce notamment à la vitalité d’autres secteurscomme l’agriculture, les services, le bâtiment etles travaux publics, a-t-il précisé. Les secteurs horshydrocarbures ont réalisé de meilleures performancesen 2009 avec une croissance de 9,3 du PIB, soit lameilleure performance depuis la dernière décennie(une hausse de 3 points par rapport à l’année précédente).Cette croissance a été favorisée notamment, selon lemême responsable, par la vitalité des secteurs de l’agriculture(20%), des services (8,8), du bâtiment etdes travaux publics (8,7%) dans une conjoncture marquéepar la relance de l’activité industrielle et la baissedu taux de chômage (10,2%). Cependant, ajouteM. Laksaci, ces performances hors hydrocarbures«restent tributaires des programmes d’investissementpublics alors que l’économie nationale demeuredépendante des ressources en hydrocarbures et desimportations». En dépit du recul enregistré dans lesautres pays, l’inflation enregistre en Algérie son plushaut niveau depuis dix ans (5,7%). L’inflation intérieure«tirée par la hausse des prix des produits alimentairesnotamment les produits agricoles frais» a remplacél’inflation importée en 2009.Par ailleurs, en dépit des incidences du choc externede la crise financière mondiale, l’épargne du Trésor apermis la poursuite du programme d’investissementsde l’Etat. Les ressources du Fonds de régulation desrevenus ont atteint les 4316,5 DA à la fin 2009. Grâceà l’adoption par l’Etat de «politiques prudentielles etde mesures économiques fermes», le système bancairealgérien n’a pas été affecté «directement» par lacrise financière, a encore soutenu M. Laksaci. Quantà l’excédent de la balance des paiements, M. Laksacia précisé qu’il avait enregistré un recul considérableen 2009 en raison de la baisse des recettes desexportations pétrolières.Il a souligné à cet effet que les réserves de changesofficielles avaient atteint l’année dernière 147,221milliards de dollars (hors droits de tirage spéciaux)alors que l’encours de la dette extérieure à moyen etlong terme avait enregistré 3,92 milliards de dollarsseulement, soit 2,8% du PIB.L’exercice 2009 s’est, en outre, caractérisé par l’améliorationdu cadre opérationnel de l’activité de laBanque simultanément à une hausse du capital desbanques et des institutions et à une consolidation dela fonction de contrôle général du système bancaire.Après avoir enregistré un excédent record en 2008avec 34,45 milliards de dollars, la balance des paiementsa enregistré en 2009 un excédent de 0,41milliard de dollars, a-t-il ajouté.M. Laksaci a rappelé, par ailleurs, que les exportationsd’hydrocarbures avaient reculé de manière substantielleen 2009, enregistrant 44,41 milliards de dollars,soit une baisse de 42,46% par rapport à 2008,précisant que la stabilité des importations des bienset services a, quant à elle, été maintenue.A la fin 2009, la dette extérieure globale n’avait pasdépassé les 5,413 milliards de dollars. 3,92 milliardsde dollars de dette à moyen et long terme et 1,5milliard de dollars de dette à court terme, a-t-il précisé.Selon M. Laksaci, le niveau de la dette extérieureet du service de la dette, hors paiements anticipés,estimés à 1,8% seulement des exportations des bienset services en 2009, témoigne «clairement de la soliditéde la situation financière extérieure de l’Algérie àmoyen terme».Quant à la politique monétaire, la stabilité du taux dechange effectif enregistrée à la fin 2009 a été maintenueavec un léger recul de près de 2% contre uneamélioration de 1,6% en moyenne annuelle en 2008.Energie & Mines47novembre 2010


performancesperformanceSPour les années 2010 et 2011Le FMI prévoit une évolution positivedes indicateurs économiques de l’Algérie• Le FMI prévoit une évolution favorable de la majorité des indicateurséconomiques de l’Algérie pour 2010 et 2011, à l’exception du solde budgétairequi demeurera négatif.• Sur les 12 pays exportateurs de pétrole de la région, l’Algérie vient enquatrième position en termes de PIB nominal.Energie & Mines48Le PIB nominal du pays devra augmenterà 159 milliards de dollars en 2010(avec 139,8 milliards de dollars en2009) pour s’accroître encore à 171,6milliards de dollars en 2011, souligne leFMI dans son rapport publié sur lesperspectives économiques de la régionMoyen-Orient et Afrique du Nord(MENA). Sur les 12 pays exportateursde pétrole de la région, l’Algérie vienten quatrième position en termes de PIBnominal, devancée par l’ArabieSaoudite (434,4 milliards de dollars),l’Iran (337,9 milliards de dollars) et lesEmirats arabes unis (239,6 milliards dedollars). Quant au taux de croissancedu pays, il devrait s’établir à 3,8% en2010 et à 4% en 2011 contre 2,4% en2009.Concernant la dette extérieure brute,les statistiques du FMI montrent quel’Algérie est, de loin, la moins endettéede la région avec une dette extérieurereprésentant seulement 2,9% du PIB en2010 avant de décroître encore à 2,2%du PIB en 2011 contre 34,1% sur lapériode 2000-2005. Les autres pays dela région les moins endettés sont l’Iran(5,6% du PIB), et la Libye (7,2%) alorsque les Etats les plus lourdementendettés sont le Bahreïn (139,6% duPIB) et le Qatar (82,6%). Par ailleurs,le FMI indique que l’inflation del’Algérie suit une tendance baissièrepour s’établir à 5,5% en 2010 et à 5,2%en 2011 contre 5,7% en 2009. Le soldedes transactions extérieures courantesdu pays demeurera positif puisqu’ildevra se chiffrer à +3,4% du PIB en2010 pour un montant de 54 milliardsde dollars, et à 3,6% en 2011 pour 6,2milliards de dollars (contre + 0,3% en2009 avec 0,4 milliard de dollars).novembre 2010Abordant le commerce extérieur, leFMI table sur des exportations algériennesde 61,8 milliards de dollars surl’année 2010 et des importations de 54milliards de dollars, soit un excédentcommercial de 7,8 milliards de dollarspour l’exercice en cours. Pour 2011,l’institution de Bretton Woods prévoitpour l’Algérie des exportations encoreen hausse avec 67,1 milliards et desimportations de 57,6 milliards de dollars,donnant un excédent commercialde 9,5 milliards de dollars.Cependant, le FMI note que le soldebudgétaire du pays devrait être négatifavec -9,9% du PIB en 2010 avant dediminuer légèrement à -8,4% en 2011(contre -6,7% en 2009). Dans son analyseglobale de la région MENA, le FMIrelève «une amélioration manifestedans les pays exportateurs de pétrole dela région (Algérie, Arabie Saoudite,Bahreïn, Emirats arabes unis, Iran,Irak, Libye, Koweït, Oman, Qatar,Soudan et Yémen) où l’activité économiqueaugmente considérablement. Dufait du rebond de la demande mondiale,la production de pétrole brut despays de MENA devrait passer à 25millions de barils par jour en 2010 et à26 millions de barils par jour en 2011,pronostique-t-il. En conséquence, lacroissance du PIB pétrolier s’établira à3,5% en 2010 et à 4,3% en 2011. Lamontée des cours du pétrole en 2010 etcelle prévue en 2011 entraînent aussiun redressement marqué des soldesextérieurs. L’excédent courant combinéde ces pays devrait augmenter d’environ80 milliards de dollars sur la basedes prévisions actuelles des cours dupétrole. Cependant, le rapport prévoitune activité hors pétrole moins robuste,qui ne progressera que de 1% entre2009 et 2011. Dans la plupart des paysexportateurs de pétrole de MENA, «lacroissance hors pétrole continue dedépendre de politiques budgétaires desoutien, car le financement privé et lecrédit restent déprimés», note-t-il.Le FMI constate que contrairement àce qui se passe dans d’autres régions(Asie et Amérique latine), les entrées decapitaux ne se sont redressées que faiblementjusqu’à présent dans ces paysexportateurs de pétrole. Pour ce qui estde l’avenir, le rapport souligne qu’étantdonné le redressement de la région, lesgouvernements devraient concentrerdavantage leurs efforts sur l’objectif àmoyen terme qui consiste à faciliter ladiversification de l’économie et à réduirela dépendance du budget et de l’économieà l’égard des hydrocarbures.Etant donné le raffermissement de lacroissance, les gouvernements des paysde la région s’emploient de nouveau àconsolider leurs finances publiques,note le rapport, ajoutant que «les paysde la région qui disposent d’une margede manœuvre budgétaire devraientmaintenir une politique budgétaireexpansionniste jusqu’à la fin de 2011».D’autres pays, tels que l’Iran, leSoudan et le Yémen, qui ont peu demarge de manœuvre budgétaire, commencentà retirer, à juste titre, l’impulsionbudgétaire et à réduire leur déficit,observe le FMI.Pour les pays exportateurs de pétrolede la région MENA, préconise-t-il, «ilsera essentiel de rehausser la compétitivitéafin d’accélérer la croissance, decréer plus d’emplois et de profiter pleinementde la mondialisation».


performancesCommerce extérieurExcédent commercial de plus de6,5 milliards de dollars au 1 er semestre 2010La balance commerciale de l’Algériea enregistré un excédent de6,53 milliards de dollars durant le premiersemestre 2010, contre un déficitde 1,16 milliard de dollars (chiffreconsolidé) durant la même période en2009, a appris l’APS auprès de laDouane algérienne. Les exportationsont atteint 26,25 milliards de dollars,contre 19,76 milliards au cours de lamême période de l’année écoulée, enhausse de 32,82%.Quant aux importations, elles se sontétablies à 19,71 milliards de dollarscontre 20,92 milliards de dollars aucours de la même période en 2009, soitune baisse de 5,82%, indiquent les chiffresprovisoires du Centre national del’informatique et des statistiques de ladouane (Cnis). La nette améliorationdu commerce extérieur s’explique parl’augmentation de plus de 32% dumontant des exportations des hydrocarburesgrâce à la hausse des prix dubrut et par une baisse des importations,notamment des biens alimentaires, deprès de 11%. Sur le montant global desexportations, les hydrocarbures ontreprésenté 96,99%, en s’établissant à25,45 milliards de dollars lors des sixpremiers mois 2010, contre 19,27milliards durant la même période de2009, en hausse de 32,04%.Quant aux exportations hors hydrocarbures,elles demeurent faibles, avecseulement 790 millions de dollars, soit3,01% des exportations globales.Les principaux produits hors hydrocarburesexportés sont constitués du groupedemi-produits avec 554 millionsUSD (+105,95%), des biens alimentairesavec 109 millions USD(+49,32%) et des produits bruts avec102 millions USD (+13,33%), précisentles Douanes.Les exportations des autres groupesont connu des baisses. Il s’agit desbiens de consommation non alimentaireavec 14 millions USD (-44%) et desbiens d’équipements industriels qui sesont chiffrés à 11 millions USD(-54,17%), détaille l’organisme douanier.Pour les importations, il est constatéun recul des biens alimentaires à2,99 milliards USD, en baisse de10,8%, des biens d’équipements à7,7 milliards USD (-5,5%), des biensde consommation non alimentaires à2,9 milliards USD (-4,4%) et les biensdestinés à la production à 5,99milliards USD (-4,1%).Par contre, les importations des autresgroupes de produits ont enregistré deshausses, en particulier les biens d’équipementsagricoles avec 169 millionsUSD, en hausse de 69%, le groupe d’énergieet lubrifiants avec 309 millionsUSD (+39,82%), et les produits brutsavec 661 millions USD (+7,65%).Durant le premier semestre 2010, lescinq principaux clients de l’Algérieétaient les USA (5,30 MDS USD),l’Italie (3,61 MDS), l’Espagne(2,83 MDS), la France (2,31 MDS), etles Pays-Bas (1,48 MD).Quant aux fournisseurs, la premièreplace est revenue à la France(3,26 MDS USD), suivie de la Chine(2,33 MDS), l’Italie (1,78 MD),l’Allemagne (1,27 MD), et l’Espagne(1,15 MD). La répartition par régionséconomiques montre que les pays del’UE restent toujours les principauxpartenaires de l’Algérie, avec 51,55%des importations et 47,34% des exportations.Par rapport au 1 ersemestre2009, les importations en provenancede l’UE ont enregistré une baisse de10,91%, passant de 11,41 MDS USDà 10,16 MDS USD, alors que lesexportations de l’Algérie vers ces paysont augmenté de 980 millions USD(+8,56%).Les pays de l’OCDE (hors UE) viennenten deuxième position avec 15,81%des importations et de 38,98% desexportations de l’Algérie.Par rapport aux six premiers mois2009, des augmentations «appréciables»des exportations algériennes ontété réalisées avec ces pays, passant de6,43 MDS USD à 10,23 MDS USD,en hausse de 59,21%, alors que lesimportations ont diminué de 10,87%,soit l’équivalent de 380 millions USD.Les échanges commerciaux entrel’Algérie et les autres régions restentmarqués par de faibles proportions.Ainsi, le volume global des échangesavec les pays de l’Asie s’est établi à 5,78MDS USD au 1 er semestre 2010 contre4,6 MDS USD à la même période2009, en hausse de 25,68%.Avec les pays arabes (hors UMA), levolume des échanges est passé à821 millions USD au 1 er semestre 2010contre 838 millions USD (-2,03%).Le volume des échanges avec les paysde Maghreb (UMA) a augmenté de59,1%, passant de 467 millions USD à743 millions USD, selon le Cnis.Energie & Mines49novembre 2010


performancesperformanceSLe vice-gouverneur de la Banque d’Algérie l’a affirmé à Bruxelles :«La politique stricte deplacement des réserves de laBanque d’Algérie a été payante»Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Ali Touati, a affirmé, à Bruxelles,que le système bancaire algérien n’a pas été exposé à la crise financièreinternationale, et que la politique «stricte» de placement des réserves de laBanque d’Algérie a été «payante».«L’Algérie a opté depuis très longtempspour une politique très prudente enmatière de régime de change, ce qui afait que le système bancaire algérien n’apas été exposé à la crise financièreinternationale du fait que les mouvementsde capitaux sont rigoureusementcontrôlés par la Banque d’Algérie», aexpliqué M. Touati lors d’une sessionspécialisée sur la «conduite de la politiquemonétaire et indépendance desbanques centrales en Afrique», organiséeà l’occasion du Forum Crans-Montana à Bruxelles.Interrogé à ce sujet, il a ajouté : «Nousrestons au régime de la convertibilitécourante conformément à l’article 8 dustatut du FMI, et nous avons toujoursrefusé d’ouvrir ce qu’on appelle lecompte capital, c’est-à-dire permettre ànotre épargne éventuellement de s’expatrieren cas de crise majeur. Donc, lapolitique prudente de la Banqued’Algérie a été payante. Elle n’a perduaucun dollar.» Sur les réserves placéesà l’étranger, M. Touati a soutenu que«la Banque d’Algérie place ses réservesselon des règles très strictes. La premièrepriorité est de s’assurer de lasécurité des placements. Elle ne placeses réserves que dans des institutionssûres, comme les Banques centrales oules Trésors publics des principales puissanceséconomiques et financières», a-t-il expliqué à l’APS.Le deuxième critère que s’impose laBanque d’Algérie, a-t-il poursuivi, «estla liquidité», en expliquant que «laBanque d’Algérie place ses réservesdans des marchés très profonds pour,le cas échéant, récupérer ces réservespour des besoins urgents». Il soutiendra,d’ailleurs, que le critère de rentabilitén’intervient qu’en troisième priorité,ce qui justifie, selon lui, «la faiblediminution des revenus des placementsdu fait que les taux d’intérêt dans lemonde ont considérablement baisséavec la crise».D’ailleurs, après un bref examen desfondements de la politique de laBanque d’Algérie, le vice-gouverneur apassé en revue la conduite de la politiquemonétaire effective face à la crisefinancière internationale. «Malgré l’effetdu choc externe, à savoir l’évolutiondéfavorable des prix des hydrocarbures,sur la situation budgétaire et sur labalance des paiements extérieurs courants,les performances macroéconomiquesrestent robustes en 2009,notamment grâce à des politiquesfinancières prudentes», a-t-il soutenu.Chiffres à l’appui, M. Touati indiqueraqu’après une chute de près de 46% desrecettes d’exportations d’hydrocarburesen 2009, la position financière extérieurede l’Algérie «reste confortable àen juger par le niveau des réserves officiellesde change (148 milliards de dollarsà fin décembre 2009), équivalent àtrois années d’importations de biens etservices». Il est également attendu, autitre de 2009, «une accumulation deréserves de près de 3 milliards de dollarsen contexte de maintien de la detteextérieure à moyen et long terme à unniveau très faible».Selon ce dernier, la stabilité externe estconfortée par la conduite prudente dela politique de taux de change par laBanque d’Algérie, d’autant plus que letaux de change effectif réel est prochede son niveau d’équilibre en 2009.L’absorption effective de l’excès deliquidités par la Banque d’Algérie auxmoyens d’instruments de politiquemonétaire a contribué, selon lui, à larelative bonne tenue de l’inflation en2009, et ce en dépit de l’acuité de l’inflationendogène.Par ailleurs, les ressources accumuléesdans le Fonds de régulation de recettes(FRR) ont été préservées durant cetteannée de référence, où elles ont atteint4 290 milliards de dinars à fin décembre,contre 4 280 milliards de dinars àfin décembre 2008, «malgré l’enregistrementdu premier déficit budgétairedepuis plusieurs années en contexte decontraction des recettes de la fiscalitépétrolière (-42%)». Aussi, a-t-il souligné,la poursuite de la mise en œuvreEnergie & Mines50novembre 2010


performancesdu programme d’investissementspublics a donné un bon coup à la croissancedu PIB hors hydrocarbures. «Lesprogrès en matière de stabilité monétaireet de résilience du secteur bancaireont permis d’asseoir davantage l’objectifde stabilité financière en 2009dans une situation d’excès de l’épargnesur l’investissement en tant que caractéristiquemacroéconomique majeure»,a constaté le même intervenant.Evoquant le rôle de la Banqued’Algérie et du Conseil de la monnaieet du crédit à cet égard, il indiqueraque, dans le cadre de leurs prérogativesrespectives en matière de stabilitéfinancière, ces derniers ont initié plusieursactions, notamment sous l’angleréglementaire et du renforcement desdispositifs pour consolider davantagela stabilité et la solidité financière desbanques et établissements financiers en2008-2009.S’agissant du cadre du renforcementdes outils de supervision, il préciseraque la fonction de surveillance généraledu système bancaire a été développéedavantage en 2009. «En plus deson rôle de support à la commissionbancaire, la Banque d’Algérie joue unrôle pivot dans la surveillance macroprudentielle,voire la surveillance systématique»,a-t-il expliqué. En conséquence,a-t-il souligné, «le développementdes instruments macro-prudentielssoutiendrait la stabilité financière».Abordant les mesures prévues en 2010,il annoncera qu’avec l’assistance techniquedu Fonds monétaire international,et dans le but d’assurer la stabilitéet l’intégrité du système bancaire dansson ensemble, la Banque d’Algériedéveloppera davantage durant cetteannée ses capacités de contrôle surplace, ainsi que la capacité de détectionprécoce des vulnérabilités des banqueset établissements financiers dont la solvabilitéa enregistré «une nette consolidationen 2009».Les réformes introduites par la loi de lamonnaie et du crédit ont permis à laBanque d’Algérie «d’adopter et demettre en œuvre une politique monétairenon seulement stable et pérenne,mais également conforme à une orthodoxieuniversellement reconnue,s’écartant de toutes les manipulations»,a-t-il conclu.Perspectives économiques de la Banquemondiale pour l’AlgérieUne croissance attenduede 4% en 2010Selon l’édition juin2010 des perspectiveséconomiques mondialesque vient depublier la Banquemondiale, l’économiesemble en passe dese redresser et de«sortir de la crisefinancière mondiale etde la récession, malgréles vents contrairesqui soufflent surl’environnement international».«L’étude relève une hausse des revenusprovenant des hydrocarbures et desexportations de marchandises, avec undébut d’effet d’entraînement sur lacroissance de la production pétrolièreet industrielle».L’effondrement des prix du pétrole audébut de la crise financière, conjuguéaux restrictions de la production del’Opep, ont sensiblement réduit lesrecettes pétrolières. L’Algérie a enregistré,au même titre que les autres payspétroliers, une baisse des revenus desexportations de 40%, en 2009, mais lesexportations «devraient rebondir»,affirme l’étude de la Banque mondialeavec aussi «des taux de croissance de4%, en 2010, à 4,3% et 4,5%, en 2011et 2012».Si pour la Banque mondiale le quasieffondrementdes revenus «a porté ungrave préjudice à la croissance économiquedes pays qui dépendent fortementdes revenus du pétrole tant pourfinancer des projets de logements etd’infrastructures à long terme», elle necite pas pour le cas de l’Algérie «lesprojets qui auraient été annulés». Toutau contraire, la plupart sont menés àterme grâce à une accumulation debonnes réserves lorsque les prix dupétrole atteignaient un niveau record.La Banque mondiale consacre cependantun chapitre à la crise en Europe enraison des liens étroits entre les pays dela région et l’UE. La crise en Grèce eten Espagne, en avril dernier, a eu, àtravers le plan de stabilisation adoptépar l’UE et le Fonds monétaire international,ce qu’on appelle un «affaiblissementdes tendances qui se dessinaientdans la région». Le déclin de l’euro acependant eu «des conséquences mitigées»en permettant une «augmentationdu pouvoir d’achat» de la plupartdes pays pour leurs biens de consommation.Malgré des signes de récessionaggravés donc par une crise financièreet économique dans cette zone, laBanque mondiale parle encore designes encourageants pour 2010, c’està-direque les principaux pays sont enpasse de surmonter l’épreuve d’unebaisse des revenus des exportations.Les volumes et les valeurs des exportationsdevraient rebondir, augmentantrespectivement de 2% et 13,5% en2010. Quant aux autres pays, c’estbeaucoup plus l’augmentation desenvois de fonds des migrants(33,8 milliards de dollars en 2008) de4% du PIB, le tourisme avec 4,2% duPIB et les investissements directs quiont connu «une chute de 32% en 2009pour s’établir à 19,2% milliards dedollars».Pour les auteurs de l’étude, «de nombreuseséconomies continuent d’obtenirdes résultats satisfaisants si ellesprivilégient les stratégies de croissance,favorisent un climat propice aux affairesou optimisent les dépenses…»Energie & Mines51novembre 2010


performancesperformanceSLoi de finances complémentaire 2010Les principales dispositionsDans sa partie budgétaire, cette loi de finances complémentaire approuvéecomme projet d’ordonnance en Conseil des ministres, le 25 août dernier,mobilise 608 milliards de dinars de crédits additionnels au titre du budget defonctionnement, ce qui porte en définitive les dépenses budgétaires pourl’ensemble de l’exercice 2010 à 6 468 milliards de dinars, dont 3 446 milliardsde dinars pour le budget de fonctionnement et 3 022 milliards pour le budgetd’équipement.Energie & Mines52Il s’agit pour la LFC 2010 de faire faceaux dépenses pour :– le versement du nouveau régimeindemnitaire des fonctionnaires, aveceffet rétroactif à partir de 2008 ;– les besoins additionnels en fonctionnementet postes budgétaires ;– les dépenses liées au redéploiementde la garde communale :– le soutien aux clubs de football accédantau professionnalisme, à laFédération algérienne de football danssa prise en charge et son encadrementdes équipes nationales, ainsi qu’à lapratique du football au niveau des clubsamateurs.Au titre du budget d’investissementspublics et de développement, la loi definances complémentaire prévoit :– une dotation supplémentaire de 20milliards de dinars au Fonds de mise àniveau au bénéfice de 20 000 PME ;– 74 milliards de dinars en autorisationsde programme et crédits de paiementpour les réalisations de logementsdes programmes complémentaires dewilayas, le lancement des études pour100 000 logements sociaux locatifs,ainsi que la viabilisation liée à la résorptionde l’habitat précaire dans la wilayad’Alger ;– 2,6 milliards de dinars pour le financementdes réparations des dégâts causéspar le séisme qui a frappé les wilayasde Bordj Bou Arréridj et M’sila ;– 4 milliards de dinars pour la réalisationd’infrastructures administratives ;– 1 milliard de dinars pour les bonificationsdes intérêts bancaires par leTrésor au bénéfice des acquéreurs delogements et des promoteurs intervenantdans des programmes de logementsappuyés par l’Etat ;novembre 2010– et 1,2 milliard de dinars de subventionssupplémentaires réparties entre leFonds national de promotion des arts etlettres et le Fonds de développement del’industrie cinématographique.Le déficit prévisionnel, couvert par lerecours aux ressources du Fonds derégulation des recettes du Trésor, s’établitainsi à 3 615 milliards de dinars (enaugmentation de 906 milliards dedinars), du fait des 608 milliards dedinars de crédits additionnels au budgetde fonctionnement et d’une baissedes prévisions de recettes de la fiscalitépétrolière à hauteur de 344 milliards dedinars, partiellement compensée parune augmentation des revenus de la fiscalitéordinaire de 176 milliards dedinars. Au titre du renforcement de lalutte contre les différentes formes defraudes économiques, on relève,notamment, des mesures aggravantle dispositif de lutte contre la fraudesur les transactions internationales etintroduisant aussi des sanctions plussévères pour la fausse facturation :– le droit pour l’Etat de procéder à lareprise des actifs publics cédés dans lecadre des opérations de privatisation,dans le cas où le repreneur ne s’acquitteraitpas de ses obligations, notammentde paiement ;– l’instauration d’une durée de validitélimitée pour le registre du commerce decertaines activités, qui sera précisée parvoie réglementaire, ainsi que l’habilitationde l’administration des douanes àintroduire des actions en justice pourviolation constatée de la législation dechanges, et la légalisation de la destructiondes véhicules spécialement aménagés,saisis dans le cadre de la lutte contrela contrebande des carburants.Au titre du soutien au développementde l’investissement et des entreprises :– obligation pour l’entreprise étrangèresoumissionnant pour un marchépublic de s’engager à réaliser un inves-


performancesRéunion d’évaluation consacrée au secteur des Finances«Réduire la dépendance excessiveà l’égard des hydrocarbures»A l’issue du débat consacré à ce dossier, le président de laRépublique a relevé avec satisfaction que, grâce aux mesuresprises au cours des dernières années, notamment la mise surpied du Fonds de régulation des recettes, le paiement anticipéde la dette extérieure et le renoncement à tout emprunt del’étranger, «l’Algérie a pu faire face, sans conséquences négativesmajeures, aux effets des récentes crises financières puiséconomique mondiales, et entamer, cette année, un nouveauprogramme quinquennal massif d’investissements publics».Le chef de l’Etat a, cependant, relevé que cette situation«nous invite à la prudence et à l’action prospective».A ce titre, le chef de l’Etat a rappelé que la conduite du programmequinquennal d’investissements 2010-2014 fera l’objet«d’une évaluation annuelle pour tenir compte de la situationde nos finances publiques». Il a également ordonné augouvernement de veiller, grâce à l’ensemble des mesuresarrêtées en matière de dépense publique, «à prévenir lesréévaluations coûteuses des projets et à prohiber toutes formesde gaspillage».Evoquant la nécessite de dynamiser la diversification de laproduction économique du pays pour réduire la dépendancenationale excessive envers les hydrocarbures, le président dela République a relevé les importantes mesures mises enplace pour encourager et soutenir l’épanouissement desentreprises nationales, publiques ou privées. A cet égard, il ainstruit le gouvernement de dynamiser encore l’accès desentreprises au financement par les banques et le marchéfinancier dans la transparence et le respect des critères universels.«Les dispositifs de garanties des crédits aux entreprises doiventêtre davantage actifs, la modernisation du système bancaireet financier doit se poursuivre aussi, avec le concours departenaires dans des fonds mixtes et même, le cas échéant, lerecours à l’expertise étrangère à même de participer à l’améliorationde la gestion des banques et établissements financierspublics», a ordonné le chef de l’Etat.Par ailleurs, soulignant la détermination des pouvoirs publicsà réprimer la corruption et l’atteinte au patrimoine public, età faire prévaloir la transparence et le respect de la loi danstoutes les transactions économiques, le président de laRépublique a précisé que, «outre les diverses mesures prisesà cet effet et qui seront bientôt consolidées par d’autres, ycompris législatives, l’avènement graduel d’un environnementéconomique marqué par la seule règle du droit et parune saine compétition, exige la poursuite de la modernisationde nos administrations financière et économique», a conclule président Abdelaziz Bouteflika.tissement, en partenariat avec uneentreprise locale ;– autorisation de l’importation de chaînesde production rénovées, en vued’encourager l’investissement local etla délocalisation d’activités vers notrepays par les investisseurs étrangers ;– dispense de l’obligation de recours aucrédit documentaire pour les petites etmoyennes entreprise (PME) importantdes pièces détachées ou des intrants,dans la limite de 2 millions de dinarspar an ;– exonération de la production localedes médicaments de la taxe sur les activitésprofessionnelles ;– garantie de l’Etat aux crédits bancairesaux entreprises publiques stratégiques,dans le cadre de leurs investissementsde modernisation et prise encharge par l’Etat des intérêts sur cescrédits pendant les périodes de différésde paiement décidés. La garantie descrédits bancaires aux entreprises privéespar une caisse spécialisée est déjàrelayée par une garantie de l’Etat.Au titre de l’encouragement au développementde l’agriculture :– fixation d’un droit modéré pour laconcession du foncier agricole (nedépassant pas 150 000 DA à l’hectarepour les terres irriguées de la meilleurecatégorie) et une exonération de cedroit de toute charge fiscale ;– l’instauration d’une taxe sur le blédur importé chaque fois que son prixsera inférieur à celui versé au producteurlocal.Au titre de la préservation des intérêtsde l’économie nationale :– renforcement de l’exercice du droitde préemption de l’Etat sur toute cessiond’actifs détenus en Algérie par desinvestisseurs étrangers, annulant toutetransaction réalisée à l’étranger sur cesactifs, en violation de la loi nationale ;– interdiction de cession, aux étrangers,des biens immobiliers récupérésou nationalisés par l’Etat et l’instaurationde sanctions significatives à l’encontrede toute personne complicedans de telles transactions illégales.Au titre de l’accompagnement au développementhumain, on relève notamment:– l’extension, selon un barème progressif,de l’exonération d’impôt sur lerevenu au bénéfice des retraités percevantplus de 20 000 DA par mois ;– extension de la bonification des intérêtssur les crédits bancaires pour l’acquisitiond’un logement individuel, auniveau des wilayas du Sud et des HautsPlateaux ;– prise en charge de la bonification duprix de l’électricité pour les ménages etles activités agricoles dans les wilayasdu Sud et des Hauts Plateaux.Energie & Mines53novembre 2010


performancesperformanceSLe FCE salue les mesuresdu Conseil des ministresLe Forum des chefs d’entreprises (FCE) a salué les mesuresadoptées par le dernier Conseil des ministres, affichantson entière adhésion à «l’orientation économique souhaitéepar le président de la République».Le FCE a tout particulièrement salué «les décisions audacieuses»concernant le relèvement de 15% à 25% de lamarge préférentielle accordée aux entreprises locales ainsiqu’aux produits et services de fabrication nationale à l’occasiond’adjudication de marchés publics et l’obligation derecours exclusifs à l’appel d’offres national chaque fois quel’outil national de production permet de satisfaire lesbesoins du service public contractant. Il a également saluéla décision relative à l’obligation de partenariat à l’investissementmise à la charge des entreprises étrangères souhaitantparticiper à la réalisation de marchés publics enAlgérie, «l’important train de mesures destinées à organiserle soutien sans précédent de l’Etat à la mise à niveaudes PME», ainsi que l’obligation de recours au paiementpar chèque ou carte bancaire pour les transactions importantes,a précisé le communiqué. Par ailleurs, le FCE«adhère entièrement à l’analyse et à l’orientation économiqueainsi souhaitée par le président de la République, àsavoir la construction d’une économie de marché équilibréeloin du libéralisme sauvage et de la spéculation».De même, il reste «dans l’attente des dispositifs pratiquesde mise en œuvre de l’ensemble des mesures ainsi annoncées».A cet effet, le forum «se déclare mobilisé en vued’apporter, aux côtés des pouvoirs publics, sa contributionpleine et entière à la réalisation effective du programmepublic de grands investissements pour la période 2010-2014», a conclu le communiqué.Le Conseil des ministres, sous la présidence du chef del’Etat, a notamment adopté le décret présidentiel portantréglementation des marchés publics et l’obligation derecours, à partir du 31 mars 2011, à la monnaie scripturale(chèques ou cartes bancaires) pour tout paiement supérieurà 500 000 DA.La part des hydrocarburesdans les exportations de l'Algérie tomberaiten dessous de 95% en 2014Energie & Mines54Les hydrocarbures représentent de longuedate la quasi-totalité des exportationstotales de l'Algérie en valeur. Surla période allant de 2006 à 2008, cettepart était en effet de l'ordre de 98%.Elle a légèrement baissé à 96,9% en2009 et, selon les projections du Fondsmonétaire international (FMI), elledevrait se stabiliser autour de 97% jusqu'en2012 avant de diminuer en 2013(96,3%) et de passer sous le seuil des95% en 2014 (94,7%). Ces projectionssont contenues dans le dernier rapportdu FMI sur l'Algérie dans le cadre desconsultations prévues à l'article IV desstatuts de cette institution financièreinternationale. Ces consultations ontnormalement lieu sur une base annuelle.En volume, les exportations pétrolières,qui étaient de 1,7 million de b/j en2006-2007, ont baissé à 1,6 mb/j en2008 et devraient s'établir à 1,5 mb/jentre 2009 et 2013. Elles remonteraientà 1,6 mb/j en 2014.novembre 2010Pour le gaz naturel, l'année 2009 amarqué un important décrochageavec des exportations de seulement52,6 milliards de mètres cubes, contre60 milliards de mètres cubes par anenviron sur la période 2006-2008.Cette chute est largement due auxconséquences de la crise économiqueet financière mondiale qui a entraînéune diminution de la demande gazièrel'an dernier. Selon le FMI, les exportationsalgériennes de gaz devraientrepartir à la hausse à partir de cetteannée avec 56,2 milliards de mètrescubes et cette tendance se poursuivraitannée après année jusqu'en 2014 (lesprojections du FMI dans ce rapportportent sur 2009 à 2014).Pour 2013, la projection est de 61,4milliards de mètres cubes et ce chiffreserait de 63,2 milliards de mètres cubesen 2014. Avec le pic des prix du pétroleen 2008 (99 dollars/b en moyenneannuelle), la valeur des exportationsalgériennes d'hydrocarbures liquides etgazeux avait atteint un niveau record de77,2 milliards de dollars. La chute desprix des hydrocarbures a conduit à uneforte réduction à 43,4 milliards de dollarsen 2009. Là encore, le FMI estimeque la période 2010-2014 sera marquéepar une progression constanteavec 51,6 milliards de dollars en 2010et 60,9 milliards de dollars en 2014.Dans cette hypothèse, le niveau de2014 dépasserait celui de 2007 (59,6milliards de dollars) tout en restant trèsinférieur à celui de 2008.L'une des principales hypothèses pourl'élaboration des projections citées cidessusporte sur les prix du pétrole.Après une baisse de près de 38% à61,5 de dollars/b l'an dernier, ces prixseraient à nouveau orientés à la hausseentre 2010 (76,5 dollars/b) et 2014,année pour laquelle la projection duFMI est de 84,8 dollars/b.


performancesperformanceSL’Aniref en première ligneNouveau dispositifsur le foncier économiqueEn deux ans, l’Aniref a proposé 125 ha à la concession et concédé 81 ha pourun engagement d’investissement d’un peu plus de 10 milliards de dinars et uneprévision de création de 4 809 emplois nouveaux directs.Energie & Mines56S’il est indéniable que le nouveaudispositif sur le foncier économiqueconsacré par l’ordonnance n° 08-04 du1 er septembre 2008 a grandementcontribué à structurer l’offre foncière etimmobilière à vocation industrielle parl’introduction de mécanismes garantissantun accès transparent et équitable àcette ressource de même que la mise enplace des instruments de régulation etdu suivi du marché foncier, il n’endemeure pas moins que «des difficultésrestent à surmonter notamment enmatière de modalités juridiques régissantl’accès au foncier par la voie d’enchères».C’est ce qu’a déclaré le ministrede l’Industrie, de la PME et de laPromotion de l’investissement à l’ouverturedes travaux de l’atelier organisésur ce thème, à la résidence El Mithaq,par l’Agence nationale d’intermédiationet de régulation foncière. Dans uneévaluation des résultats de la mise enapplication de la nouvelle réglementation,Mohamed Bemeradi a tenu à soulignerque le cadre juridique de 2008qui a permis «une connaissance progressivedu marché du foncier» revêtun intérêt particulier d’autant plus queson impact ne sera que positif sur lesprojections du programme quinquennal2010-2014 qui «exige une maîtriserenforcée de cette dimension». Eneffet, la mise en œuvre de ce plan dedéveloppement qui devra mobiliser uneenveloppe de 21 200 milliards dedinars, soit plus de 286 milliards dedollars, implique la disponibilité d’uneoffre foncière additionnelle tant au titrede «la consolidation de l’infrastructureéconomique de base que de la réhabilitationde l’outil de production nationale»,a affirmé le ministre.novembre 2010Pour ce qui est de son secteur, il estprévu, a-t-il indiqué, «la poursuite etl’intensification du programme de miseà niveau des zones industrielles, deszones d’activités existantes, la créationde nouvelles zones industrielles et lapoursuite de la mise à niveau desPME», d’où l’intérêt «à clarifier la problématiquedu foncier économique»,notera M. Benmeradi. A ce propos, ilrappellera que l’ordonnance de 2008 aconsacré le régime de la concessioncomme unique mode d’accès au foncieréconomique relevant du domaineprivé de l’Etat de même qu’elle a institué,comme règle générale d’accès à ceproduit, les enchères publiques. A cepropos, il précisera que la formule de laconcession qui peut s’étendre à 99 anspermet une stabilité de l’investissementet concourt à la croissance économiquedu pays. Aussi, les réformes engagéesont contribué à alléger la tension sur lefoncier destiné à l’investissement et àassurer une meilleure lisibilité pourl’ensemble des acteurs institutionnelsainsi qu’aux opérateurs économiquesquant aux conditions d’accès. Une lisibilitéqui permet de distinguer les«véritables investisseurs» mais aussi desituer l’offre foncière disponible, aajouté le ministre.L’Aniref est appelée à créer denouveaux espaces dédiés àl’implantation de nouvellesactivités de biens et services.Soulignant le rôle de l’Aniref qui aréussi son déploiement en un courtdélai, le ministre a indiqué que cettedernière a pu construire une stratégiede proximité pour une meilleure communicationavec les investisseurs etréaliser une banque de données et une


performancesmercuriale qui devra permettre de maîtriserles tendances du marché du foncier.Le ministre dira, d’autre part, lanécessité d’augmenter et de diversifierl’offre foncière économique en prévisiondu quinquennat 2010-2014. Ladirectrice générale de l’Aniref a, poursa part, révélé qu’en deux ans l’Agencea proposé 125 ha à la concession etconcédé 81 ha, soit un taux de réalisationde 70%. Cette offre représente, aaffirmé M meHassiba Mokraoui, unengagement d’investissements de l’ordrede 1 797 millions de dinars (un peuplus de 10 milliards de dinars) et uneprévision de création de 4 809 emploisdirects.Une performance réalisée grâce à la«libération et la valorisation du foncierdormant» et qui promet de bonnes perspectivespour les investisseurs. Cesrésultats sont également le produit dunouveau dispositif qui a permis d’optimiserl’offre foncière et sa diversification,a indiqué M meMokraoui. Undispositif qui, a-t-elle poursuivi, agaranti la transparence des transactionset consacré la concession de longuedurée permettant ainsi une répartitiondes coûts d’accès au foncier sur le longterme. Aussi, l’Agence a adopté desinstruments à même de lui permettreune meilleure appréhension du marchépour citer l’Observatoire du foncieréconomique disposant d’une banquede données, d’une mercuriale des prix,de notes de conjonctures périodiquessur les tendances du marché foncier etimmobilier. En matière de perspectives,M meMokraoui parlera de création denouveaux espaces dédiés à l’implantationde nouvelles activités de productionde biens et services. Une perspectivequi suppose une synergie entrel’ensemble des acteurs de l’offre pourque le foncier devienne un «facteurincitatif à l’investissement». Et c’estdans cette optique que s’inscrit ladémarche du ministère de l’Industrieportant sur le développement des zonesintégrées de développement industriel,conclura M me Mokraoui.M. Benmeradi dresse un bilanpositif du nouveau dispositif d’accèsau foncier industrielMohamed Benmeradi a affirmé que le nouveau dispositifd’accès au foncier industriel, basé sur la concession, a permisde structurer l’offre foncière et immobilière à vocationindustrielle.Le ministre a indiqué que le nouveau dispositif mis enapplication à la fin 2009 a permis de «mettre en place desprocédures et des mécanismes à même de garantir unetransparence dans l’accès au foncier industriel».Pour lui, l’ordonnance n° 08-84 du 1 er septembre 2008régissant ce dispositif a contribué aussi à la mise en placed’un système de suivi de l’évolution du marché national dufoncier et du respect des engagements contractuels souscritspar les investisseurs. Le ministre a rappelé que cemême dispositif a permis la création d’un «interlocuteurprivilégié» pour les investisseurs en l’Agence nationaled’intermédiation et de régulation foncière (Aniref).M. Benmeradi a expliqué que cette formule permet d’identifierles véritables promoteurs désireux de s’engager dansdes projets d’investissement, contribuant ainsi à la croissancedu pays. La concession assure à l’investisseur «unestabilité de la jouissance du bien concédé sur une longuepériode pouvant aller jusqu’à 99 ans, et surtout lui évite demobiliser des fonds pour l’acquisition du terrain», a-t-ilexpliqué.Pour sa part, la directrice générale de l’Aniref, M me HassibaMokraoui, a considéré que le nouveau cadre juridiquerégissant l’accès au foncier industriel relevant du bien del’Etat vise, en premier lieu, «un marché libre et transparent».Elle a rappelé, par ailleurs, que son établissement aréussi à mettre en concession 81 hectares sur les 115 hamis sur le marché depuis septembre 2009, soit un taux de70%. D’un montant global dépassant les dix (10) milliardsde dinars, les projets d’investissements qui seront réaliséssur ces 81 hectares d’actifs mis en concession prévoient lacréation de plus 4 800 emplois.Energie & Mines57novembre 2010


partenariatparTenariaTDevant les opérateurs portugaisM. Ouyahia souligne les avantagesdu nouveau dispositif régissantl’investissement étrangerEnergie & Mines58Intervenant à l’ouverturede la rencontredes opérateurs algéroportugais,à l’hôtelSheraton, en présencede son homologue portugais,José Socrates,le Premier ministre,Ahmed Ouyahia, asouligné les avantagesdu nouveaudispositif régissantl’investissement étrangerintervenu avec laLFC pour 2009 et quiimpose à tout investisseurétranger de s’associeravec un partenairenational (49%-51%), ceci au momentoù l’Algérie s’apprêteà lancer le 2 e programmequinquennal desinvestissementspublics, d’un montantsupérieur à 250milliards de dollars.M. Ouyahia a appelé les entreprisesportugaises à être des pionnières danscette nouvelle approche en nouant despartenariats d’investissements avec desentreprises algériennes publiques etprivées. Tout en assurant que les nouvellesdispositions, qui feront l’objetd’explications lors de cette rencontre,ne sont pas destinées à décourager l’investissementétranger, bien au contraire,M. Ouyahia met en relief l’avantagenovembre 2010octroyé aux sociétés mixtes (partenariat)ainsi qu’aux entreprises localesdans le cadre des nouvelles dispositionsdu code des marchés publics qui serontappliquées dès cette année.Le Premier ministre a émis le souhaitde voir les entreprises étrangères participerà la réalisation de l’ambitieux programmed’investissement national, cecidans une optique de partenariatmutuellement bénéfique mais aussi enprenant en considération les besoins del’Algérie s’agissant de la modernisationde ses services, du développement de saproduction industrielle et de ses capacitésde réalisation.Evoquant l’important programme dedéveloppement des énergies renouvelables,domaine où il a souhaité voir lesentreprises portugaises participer à traversdes partenariats fructueux,M. Ouyahia note que cechoix qui s’inscrit dansle cadre de l’engagementde l’Algérie enfaveur d’une solidaritéinternationale dans ledomaine de l’environnementconstitue égalementune réponse faceau danger de la désertificationdans la zonesemi-aride où elle setrouve.Un choix que confortentdes moyens conséquents: création d’unfonds d’appui publicappelé à être renforcé ;mise en place d’unevéritable industrie decellules et de panneauxsolaires.Rappelant les efforts del’Algérie pour consoliderla sécurité énergétiquedu Portugal,M. Ouyahia relève qu’àmoyen et long terme l’Algérie peut desservirle Portugal en électricité à traversla toile maghrébine et les connexionsaux réseaux européens. Autant de facteursqui plaident pour le renforcementdu partenariat qui sera à coup sûrmutuellement bénéfique, vu les garantieset avantages non négligeablesofferts par la législation en vigueur etles accords signés en matière fiscale,judiciaire, etc.Autre avantage intéressant, a soulignépar M. Ouyahia, c’est la possibilitépour les entreprises portugaises d’accéderau crédit auprès des banques localesen Algérie, un élément non négligeableen cette conjoncture de raréfactiondu crédit, a-t-il relevé.Le Premier ministre n’a pas manqué desouligner les relations d’amitié liant lesdeux pays.


partenariatDevant l’association d’affaires «Alliance algéro-canadienne»Youcef Yousfi : «Stopper les dériveset impulser l’industrie»Le ministre s’exprimait lors d’une rencontre organisée par l’associationd’affaires Alliance algéro-canadienne et qui a regroupé les dirigeantset représentants des 40 plus grandes compagnies canadiennes etquébécoises.«Des mesures concernant l’investissementétranger ont été prises par le gouvernementalgérien pour deux objectifs :le premier c’est de stopper les dérivesqui se sont produites (…) dans laconduite de nos affaires, et le deuxièmeobjectif est d’impulser le développementdes industries nationales, et nous maintiendronsle cap pour ces deux objectifs»,a souligné M. Yousfi. «Je sais qu’ily a des grincements de dents sur lesnouvelles dispositions (d’investissement)qui ont fait couler beaucoupd’encre contre le gouvernement algérien»,mais «il n’est pas possible denous développer sans la diversificationde notre économie et sans la relance denotre industrie, et nous avions l’ambitionet la volonté de le faire».M. Yousfi a souligné à ce propos queces mesures ne vont pas remettre encause les conditions offertes aux investisseurset qu’à cet effet elles vontcontinuer à être améliorées pour attirerles investissements et à encourager lesentreprises à s’installer en Algérie. Surce point, M. Yousfi s’est fait précis pourl’implantation des compagnies étrangèresen indiquant que l’un des critèresdu choix de partenaire «sera sa capacitéà s’installer en Algérie et à démarrerdes unités de production d’équipementet de pièces de rechange».«J’insiste, dira-t-il, sur la fabricationlocale des équipements et des pièces derechange, nous en importons chaqueannée pour 10 milliards de dollars dansle secteur des hydrocarbures».«Connaissant les entreprises canadiennes,je suis convaincu qu’elles pourronts’adapter (à ces mesures) et qu’ellesseront présentes pour nous accompagnerdans le développement de notrepays et de notre économie », a-t-il indiquéen s’adressant aux dirigeants etreprésentants des compagnies présentsà cette rencontre. Tout en relevant «ledynamisme et le savoir-faire» desentreprises canadiennes, le ministre lesa invitées à investir en Algérie, dont «lesopportunités d’affaires n’ont jamais étéaussi prometteuses».A ce propos, M. Yousfi a souligné «quel’Algérie a toujours entretenu des relationséconomiques et commercialestrès fortes avec le Canada. Ce n’est pasune surprise que l’Algérie soit le premierpartenaire commercial du Canadaet du Québec dans le monde arabe etl’Afrique », a-t-il dit.Soulignant ces opportunités, M. Yousfia indiqué que l’Etat dépensera plus de50 milliards de dollars chaque annéedans les investissements publics. «C’estun chiffre colossal qui correspond ànotre PIB dans les années précédenteset sera notamment axé sur le développementdes infrastructures de transport(renouvellement des flottes aérienne etmaritime), de l’enseignement, de lasanté, de l’hydraulique et de l’industrieautomobile».Dans le domaine des hydrocarbures, a-t-il poursuivi, l’objectif de l’Algérie estd’intensifier l’exploration notammentdans les zones faiblement prospectées,citant en cela le potentiel des bassinssédimentaires du sud-ouest, du nord etde l’offshore.A l’instar du Québec, l’Algérie a aussides indices d’hydrocarbures trèsencourageants concernant les gazschisteux et recherche aussi des méthodesplus efficaces dans la production etla récupération des hydrocarbures, a-tilfait constater.L’Algérie compte doubler ses capacitésde raffinage et accélérer davantage ladistribution locale du gaz, selon leministre.Dans le domaine de l’électricité, le secteurcompte créer de nouvelles centrales,doubler sa capacité de productiond’ici à dix ans, lancer de vastes chantiersen matière de modernisation et dela maintenance des réseaux de distributionet introduire de façon déterminée,à partir de 2011, l’énergie solaire etéolienne, a résumé le ministre.La première centrale hybride gaz/solaireva entrer en fonctionnement d’ici lafin de l’année, a-t-il fait savoir. Parailleurs, le président de l’Alliance algéro-canadienne,Denis Bélise, égalementP-DG de Dessau International, a indiquéà l’APS en marge de cette rencontrequ’une grande délégation d’hommesd’affaires canadiens qui seraconduite par un ministre fédéral se rendrad’ici la fin de l’année à Alger pourexaminer de près ces opportunités.Energie & Mines59novembre 2010


partenariatparTenariaTKarim Djoudi dans un entretien à la radio nationale«La règle 51/49% n’a pas eud’impact sur les IDE»L’une des priorités des pouvoirs publics est le contrôle rigoureuxdes deniers publics et la lutte contre la corruption.D’ailleurs, une batterie de mesures a étémise en place à cet effet. C’est du moinsce qui ressort de la déclaration du ministredes Finances, Karim Djoudi, sur lesondes de la radio nationale.Le ministre a indiqué qu’un premiercontrôle s’opère au niveau des donateursqui engagent les dépenses, tandisqu’un deuxième contrôle s’effectue auniveau des contrôleurs financiers quivalident l’exécution de la dépense.Dans le même ordre d’idées, il a soulignéque le troisième élément de contrôlese fait à travers le nouveau texte surles dépenses d’équipement. Ce texte,explique le premier argentier du pays« oblige à scinder les dépenses d’équipementen plusieurs phases avec uneobligation qui concerne les grands projetsau-dede 20 milliards de dinars,et ce, lorsqu’il y a validation de ces étudespar la Caisse nationale des équipementset de développement au niveaudu ministère des Finances qui validel’étude ». Pas seulement, puisqu’unautre élément additionnel de contrôledes deniers publics stipule que « touteréévaluation des projets doit obligatoirementêtre validée par le Conseil desministres lorsqu’elle dépasse 15% ».En outre, le ministre a mis l’accent surles instructions qui ont été diffusées,entre autres, aux contrôleurs financierset aux autres donateurs en vue d’instaurerune discipline plus forte enmatière de gestion de la ressourcepublique. Par ailleurs, le même responsablea souligné l’existence, au niveaudes donateurs comme des contrôleursfinanciers, « de plus en plus de prioritésdans cette façon d’observer ladépense publique ».S’agissant du mode opératoire duditcontrôle, en dépénalisant l’acte de gestion,le ministre a précisé « ce sujet estaujourd’hui débattu au niveau du gouvernementet on essaie de trouver lameilleure solution ».Et d’ajouter : « La frontière est difficile,il est évident que nous avons aujourd’huiun code de commerce qui régitl’activité des sociétés par actions, quidonne un rôle particulier au conseild’administration.Le gestionnaire public gère une ressourcepublique et quand les problèmesapparaissent, c’est l’Etat qui intervientpour couvrir les pertes ou les insuffisances». Sujet d’actualité s’il en est, lesinvestissements directs étrangers ontété également abordés par le ministre.Ce dernier a estimé que ceux-ci n’ontpas baissé en Algérie en termes de fluxfinanciers, et cela « on peut le vérifierlorsque l’on constate l’augmentation decapital des banques et des assurancesqui s’est opérée en partie par importationde devises ».Aux yeux du ministre, la règle du51/49%, introduite dans la loi de financescomplémentaire pour 2009, « n’apas eu d’impact sur les investissementsdirects étrangers en Algérie, même siau début elle a posé un problème d’explication». Mais aujourd’hui, préciseM. Djoudi, « les choses se font correctement». Par ailleurs, le ministre a soulignéque les partenaires étranges ontété informés sur le management desprojets en étant minoritaires ainsi quesur le partage des dividendes selon lesrègles liées à l’investissement.En 2008, a-t-il soutenu, « l’impact dela crise financière mondiale a fait que lemouvement des capitaux et les IDE sesont réduits et que des IDE installésdans un certain nombre de pays se sontretirés pour se repositionner sur leurplace d’origine ».L’Algérie est une réserve de croissanceéconomique en raison, dira le ministre,« de ses forts taux de croissance enregistréset de son plan de développement quidonnent une visibilité et une solvabilité àmoyen terme pour les entreprises ».Pour ce qui est du transfert des dividendesà l’étranger, le ministre a faitsavoir « qu’aucun transfert n’aura lieuen cas de contentieux ».Energie & Mines60novembre 2010


partenariatMaghreb arabe-UEIntégration progressive des marchésde l’électricité de l’Algérie, du Marocet de la Tunisie dans celui l’UELes interconnexionsélectriques ont étédéveloppées d’aborddans le cadre desecours mutuel entrepays voisins ; ellesont servi plus tard auxéchanges commerciaux.En Europe,l’existence desinterconnexions afacilité grandement lacréation et le fonctionnementdu marchéintérieur de l’Unioneuropéenne.En Algérie, les deux premières interconnexionsavec la Tunisie datent de1950 ; depuis, d’autres liaisons ont étéréalisées avec le Maroc et la Tunisie.Plus récemment, ces trois pays, conscientsde la nécessité de constructiond’un marché régional, ont décidé deréaliser une artère 400 kV reliant leMaroc à la Tunisie en traversantl’Algérie de part en part.Par ailleurs, la première interconnexionavec la rive Nord reliant l’Espagne auMaroc d’une capacité de 700 MW a étémise en service en août 1997 et sondoublement a été achevé en juin 2006,portant ainsi la capacité de la liaison à1400 MW.L’idée de création d’un marché de l’électricitéau niveau des pays duMaghreb n’est pas récente. Dès lesannées 90, le comité de l’électricité(COMELEC), composé des sociétésd’électricité de l’Algérie, du Maroc, dela Mauritanie, de la Libye et de laTunisie avait engagé les premières étudesvisant à l’émergence d’un tel marché.Plus tard, dans le cadre du partenariateuro-méditerranéen visant lacréation d’une zone de libre-échange,l’intégration progressive des marchésdes pays maghrébins au marché européende l’électricité a été inscritecomme l’une des actions prioritaires.S’inscrivant dans le cadre de ce processus,les trois pays et l’Union européenneont signé, en 2003, un protocoled’accord pour l’intégration progressivede leurs marchés dans le marché del’électricité de l’Union européenne.Dans le cadre de ce protocole, le projet« d’intégration progressive des marchésde l’Algérie, du Maroc et de la Tunisiedans le marché de l’électricité del’Union européenne », financé au titredu programme MEDA par la commissioneuropéenne pour un montantde plus de cinq millions d’euros(5,6 M€), vise à définir et à préparer lecadre permettant d’assurer une transitionprogressive des marchés de l’électricitédes pays bénéficiaires (Tunisie,Maroc et Algérie) en vue de leur intégrationultérieure au marché de l’Unioneuropéenne.☞Energie & Mines61novembre 2010


☞partenariatparTenariaTLes objectifs principaux visés sont :– Harmoniser le cadre législatif etréglementaire ainsi que la structureindustrielle des pays bénéficiaires pourcréer un marché de l’électricité dans lestrois pays du Maghreb.– Rendre ces marchés compatibles avecles normes et standards européens afinde pouvoir intégrer le marché duMaghreb à celui de l’Union européenne.Pour atteindre les objectifs ci-dessus, leprojet s’est déployé selon quatre axesspécifiques :– Etablissement d’une stratégie assortied’un plan d’actions en vue de développerle marché de l’électricité entre etdans les pays bénéficiaires et d’intégrerpar étapes les marchés de ces pays.– Renforcement des compétences desdifférents opérateurs sur le marché despays bénéficiaires, y compris les régulateurset les ministères, en matière detechnologie utilisée au sein de l’Unioneuropéenne et des meilleures pratiquesindustrielles et réglementaires, d’unepart ; d’autre part, améliorer les qualificationstechniques et de gestiondes opérateurs du marché électriquedans les pays bénéficiaires avec la réalisationd’un programme de formationpour tous les secteurs concernés dumarché de l’électricité dans les paysbénéficiaires.– Développement institutionnel en vuede l’harmonisation des cadres réglementairesdes pays bénéficiaires avecles standards existant au sein del’Union européenne, en s’assurant queles processus de réforme structurelle,de formation, d’adaptation de l’industrieet des instances réglementaires aucadre législatif pourront être poursuivisdans les pays bénéficiaires à la fin duprojet.– Promotion des mécanismes d’échangescommerciaux.Les termes de référence du projet ontété traduits en actions de formationpour développer les compétences descadres des secteurs de l’électricité surles concepts de marchés et par la réalisationd’études visant à assoir les basesde marchés concurrentiels dans lestrois pays.Les actions principales ont concerné :– La formation,– L’harmonisation des méthodologiesde fixation des tarifs, les méthodes decalcul des tarifs de transit ainsi que latarification de l’utilisation des réseauxde transport et de distribution.– Le plan stratégique pour le développementdes marchés de l’électricité.– L’audit des méthodologies de prévisionde la demande.– L’assistance juridique.– Les études sur les dispositions en jeudans les pays bénéficiaires et dans lesEtats-membres de l’Union européenne.– Les bénéfices économiques de lacoopération/des échanges maghrébins.– L’intégration des énergies renouvelablesdans les systèmes électriques.Le projet a été mené par le comité depilotage, organe de décision, composéde représentants des trois ministèreschargés de l’Energie, de la délégationde l’Union européenne en Algérie etdes trois opérateurs historiques despays bénéficiaires, ainsi que l’organe derégulation algérien (CREG).La mise en œuvre du contrat a rencontrédes difficultés au cours de la premièrepartie d’exécution contractuelleliée notamment aux déphasages importantsdes législations au niveau des troispays et à la vision différente de chacund‘eux du futur marché.En effet, en Algérie, d’importantesréformes ont été introduites dans lesecteur de l’électricité et la distributiondu gaz par canalisations visant l’ouverturedes marchés.La loi 02-01 a consacré la suppressiondu monopole dans la production de l’électricitéet l’introduction du régime deconcession pour la distribution ainsique la restructuration de l’opérateurhistorique. Cette même loi a égalementcréée la Commission de régulation del’électricité et du gaz.Les activités de production de l’électricitéet de commercialisation de celle-ciet du gaz sont désormais exercées dansun cadre concurrentiel, avec accès destiers aux réseaux ; les activités detransport et de distribution relevant desmonopoles naturels sont soumises àune régulation.La restructuration de l’opérateur historique(Sonelgaz SPA) a donné lieu à lamise en place de filiales chargées de laconduite du système électrique de laproduction, du transport et de la distributionde l’électricité, ainsi que dutransport et de la distribution du gazpar canalisations.Au Maroc, les activités de distributionde l’électricité sont assurées parl’Office national de l’électricité (ONE)et des règles municipales et intercommunales,chargées de la distribution del’eau et de l’électricité. Les plus importantesde ces régies ont fait l’objet decontrats de concession avec des opérateursprivés.L’ONE est chargé de la production etdu transport de l’électricité dans tout leMaroc, ainsi que de la distribution dansles régions qui ne sont pas desserviespar les régies.Depuis avril 1996, une part de la productiond’électricité est assurée par desopérateurs privés, sélectionnés parappel à la concurrence, qui sont liés àl’OEN par des contrats de fourniturede long terme (PPA). Le nouveau cadrelégislatif et institutionnel mis en placeen mars 2010 par la loi 13-09 a ouvertla production d’électricité d’originerenouvelable à la concurrence, uneagence pour la production d‘électricitéà grande échelle d’origine solaire a étécréée. Par ailleurs, le relèvement duseuil d’auto-production de 10 à 50MWh et l’accès des tiers au réseau detransport et aux interconnexions sontconsacrés par la nouvelle législation.Une étude sur la définition d’un schémade régulation en vue d’améliorerl’efficacité des monopoles naturels etveiller au bon fonctionnement desmécanismes de concurrence dans lesecteur de l’électricité est engagée.Il y a lieu de rappeler que depuis 1999,l’ONE est opérateur sur le marchéélectrique espagnol en tant qu’agentexterne disposant du droit d’accès aumarché pour des opérations d’achat etde vente d’énergie.Energie & Mines62novembre 2010


partenariatEn Tunisie, depuis avril 1962, tous lessegments (production, transport et distribution)de l’énergie électrique sontsous le monopole de l’entreprise étatiqueSTEG, sauf pour la productiond’électricité qui a été ouverte à l’investissementprivé depuis 1996.Actuellement, aucun changement dansl’organisation ou l’actionnariat du systèmeélectrique n’est prévu.Cependant, des différences existantesentre les trois pays a permis unemeilleure compréhension des besoinsdes bénéficiaires et une plus grandeimplication de leur part dans le projet.La programmation et la mise en œuvredes activités a été fortement participativedu côté des bénéficiaires, notammenten ce qui concerne les actions deformation et les ateliers de restitutiondes actions d’expertise, ceci a permisl’achèvement de la plupart des activitésdu projet dans les délais contractuels.Les acquis du projet sont appréciables,en particulier dans les domaines de laformation et des études.En effet, la formation a été l’une desprincipales composantes du projet. Ellea fait l’objet d’un plan stratégique dèsson démarrage. Le but visé par le plande formation est « de créer un noyaud’agents suffisamment nombreux etaptes à devenir le moteur du changement» par :– l’appropriation des nouveaux conceptspar le plus grand nombre possibled’agents ; et– la compréhension des nouvelles compétences,des nouveaux gestes« métiers » spécifiques à chaque activitéopérationnelle.Les actions de formation ont été de différentstypes :– des séminaires sur des thématiquesliées au fonctionnement des marchésélectriques, la régulation, la tarification,l’harmonisation des cadres législatifs,etc. ;– des ateliers locaux organisés dans chacundes trois pays sur une thématiquepropre à chacun. Ce mode pédagogiquea permis un accompagnement des participantspour une meilleure appropriationdes concepts de marchés ;– des immersions chez des opérateurseuropéens ont permis de visualiserconcrètement les concepts théoriquesdéveloppés auparavant dans les séminaireset ateliers ; etdes brainstormings pour débattre dela problématique de la pérennisationdes formations acquises dans le cadrede ce projet et leur domiciliation auniveau des trois pays bénéficiaires.Dans le but de démultiplier les actionsde formation réalisées sur les conceptsde marché, une formation des formateursa été opérée dans chacun despays. Elle permet ainsi d’élargir la basedes personnes touchées et d’entretenirles connaissances acquises. Les futursformateurs, ont pour mission la démultiplicationdes actions de formation surles nouveaux concepts de marchés del’électricité afin de sensibiliser un pluslarge public sur ces concepts.Parallèlement des formations localesont été mises en œuvre par cadres opérationnelsdu secteur électrique ou«formateurs auxiliaires». Une premièresession de formation locale animée parces formateurs a été réalisée dans chacundes trois pays sur le fonctionnementdes marchés électriques. Cetteformation devra être dupliquée auniveau des trois pays pour toucher unmaximum de cadres des pays bénéficiaires.Le défi aujourd’hui pour les trois paysest de pérenniser ces formations localement; pour cela il s’agira d’entreteniret d’élargir le noyau des personnesaverties, construit au cours du projetpar la consolidation des bases crééesavec la formation des formateurs et desformateurs auxiliaires.Les études réalisées dans le cadre de ceprojet ont abordé différents thèmes auxaspects techniques, économiques, stratégiqueset juridiques.Certaines d’entre elles concernaient lestrois pays, elles ont mis en exergue lesavantages pouvant être atteints par lacréation d’un marché maghrébinnotamment concernant l’optimisationdes moyens de production et de laréserve, la sécurité des réseaux ou lesperspectives d’intégration des énergiesrenouvelables.D’autres études étaient consacrées spécifiquementau cas de chacun des pays.Ces dernières ont donné l’occasion aupays bénéficiaire concerné d’identifierles obstacles qui peuvent entraver l’atteintedes objectifs escomptés par lesréformes du secteur de l’électricité etles actions à engager pour la levée deses obstacles. La dernière action prévuedans le programme du projet d’intégrationdes marchés de l’électricité maghrébindans celui de l’Union européenneconsiste à organiser des réunions d’expertset des instances créées par leprotocole d’accord. C’est dans ce cadreque la première réunion du conseilministériel a eu lieu le 20 juin 2010 àAlger. Cette réunion a regroupé lesministres chargés de l’Energie des troispays bénéficiaires qui ont eu l’occasionde réaffirmer leur volonté de poursuivreles réformes pour aboutir, en premierlieu, à la création d’un marchémaghrébin de l’électricité, et en secondlieu à l’intégration de ce marché danscelui de l’Union européenne.Cette réunion a été sanctionnée parune Déclaration ministérielle parlaquelle les trois pays s’engagent àréaliser des actions communes visant àharmoniser, notamment, les cadreslégislatifs, les méthodes de calcul destarifs, les règles techniques de raccordementau réseau et de conduite dusystème, ainsi que la construction d’infrastructuresd’interconnexions améliorantles capacités de transit.Les ministres considèrent le projet d’intégrationprogressive des marchés del’Algérie, du Maroc et de la Tunisiedans le marché de l’électricité del’Union européenne comme premièreétape dans le processus de créationd’un espace de libre-échange entre lespays du Maghreb et l’Union européenne.Pour amorcer la seconde étape, lesministres ont adopté un plan d’actionconcret, définissant les activités àentreprendre à court et moyen termepour l’atteinte de ces objectifs.Le Conseil a convenu de tenir sa prochainesession fin 2011 afin d’apprécierles progrès réalisés.In EquilibresEnergie & Mines63novembre 2010


partenariatparTenariaTRéunion du Conseil des ministres maghrébins de l’énergie à AlgerYousfi plaide pour «une coopérationbénéfique» entre les deux rivesde la Méditerranée«L’Algérie croit profondémentque la création d’un marchérégional de l’électricité constituele socle d’une coopérationbénéfique entre les deux rivesde la Méditerranée», c’est cequ’a déclaré le ministre del’Energie et des Mines, YoucefYousfi, à l’occasion de latenue de la 1 re réunion duConseil des ministres maghrébinsen charge de l’Energie.Cette rencontre consacrée au projet del’intégration des marchés de l’électricitéde l’Algérie, du Maroc et de laTunisie dans celui de l’Union européennea fait dire au ministre, qui aprésidé les travaux, et dont c’est la premièresortie officielle depuis sa nomination,qu’«un souffle nouveau s’imposeaux pays du Maghreb pour dynamiserle processus de développementqu’ils se sont engagés à concrétiser».Aussi, il appellera au cours d’un pointde presse à l’issue des travaux, coaniméavec le Commissaire européen àl’Energie, Günter H. Oettinger, à dynamiserle projet de création du marchéde l’électricité maghrébin. Un marchéqui devrait constituer «le socle d’unecoopération» entre les deux rives de laMéditerranée dans ce domaine.Soulignant les réformes engagéesdepuis 2002 dans le secteur énergétique,le ministre a indiqué qu’elles sontbasées sur «l’instauration d’un marchéintérieur de l’Energie libre, ouvert ettransparent».Dans ce contexte, il affirmera que la loisur l’électricité et la distribution du gazpromulguée en 2002 répond aux exigencesd’un marché ouvert et compétitif,offrant une liberté d’importer etd’exporter de l’électricité.Allant plus loin, M. Yousfi dira quel’Algérie «a également joué un rôlecroissant dans le développementdes grands réseaux de transport d’électricitédans l’espace méditerranéen»,Energie & Mines64novembre 2010


partenariatsignalant que les échanges avec les paysvoisins sont «en plein essor». Selon lui,«les trois pays se sont attelés à la constructionde lignes d’interconnectionsde grande puissance en vue d’améliorerles échanges électriques».L’Algérie et le Maroc sont déjà reliéspar une interconnexion de 400 kV envertu d’un accord signé en juillet 2008,une interconnexion devant permettre letransport de l’énergie électrique versl’Espagne via le Maroc.Une autre interconnexion devant relierla Tunisie à l’Italie est également prévuedans le cadre de la création de la boucleélectrique euro-méditerranéenne.Pour sa part, le Commissaire européenà l’Energie, Günter H. Oettinger, a misen exergue la possibilité pour l’Algérieet l’Union européenne de signer unmémorandum d’entente dans le domainede l’énergie avant de parvenir à laconclusion de l’accord stratégiqueénergétique, en cours de négociationentre les deux parties.«Je suis convaincu que nous pouvonsclarifier les questions (en suspens) envue de signer un mémorandum d’ententequi sera suivi par la conclusion decet accord», a-t-il estimé.Pour rappel, l’Algérie conditionne laconclusion d’un tel accord par la librecirculation des personnes, estimantqu’elle doit obtenir d’autres avantagesen plus de la vente de son gaz sur cemarché. Elle est le deuxième fournisseurde gaz de l’Europe après la Russieet son 13 e fournisseur en pétrole.Enfin, il est utile de signaler que latenue de cette rencontre à laquelle ontégalement pris part la ministre marocainede l’Energie, des Mines, de l’Eauet de l’Environnement, M meAminaBenkhedra, le ministre tunisien del’Industrie et de la Technologie,Affif Chelbi, s’inscrit dans le cadre del’exécution du protocole d’accord signéà Rome en décembre 2003 par lesministres maghrébins chargés del’Energie (Algérie, Maroc et Tunisie) etla Commission européenne, à l’occasiond’un Conseil des ministres euroméditerranéen.Elle a été sanctionnée par une déclarationfinale, appelée Déclarationd’Alger, dans laquelle les ministres encharge de l’Energie des trois paysmaghrébins «ont confirmé leur volontéde poursuivre les réformes de leurs secteursénergétiques nationaux et de mettreà profit les possibilités offertes par lacoopération bilatérale et multilatéraleentre leurs pays respectif et l’UE afinde mener à bien ces réformes et dedévelopper leurs secteurs énergétiquesnationaux».Un plan d’action pour 2010-2015adopté par le Conseil ministériel UMA-UE«L’intégration et l’émergence d’un marché de l’électricitéva contribuer à la création d’un espace de libre-échangeentre les pays méditerranéens et l’UE qui constituera àlong terme une passerelle énergétique entre les pays dela rive sud et la rive nord de la Méditerranée», c’est cequ’ont estimé les ministres maghrébins dans leur déclarationfinale, appelée Déclaration d’Alger, adoptée à l’issuede la réunion consacrée au projet de l’intégrationdes marchés de l’électricité de l’Algérie, du Maroc et dela Tunisie dans celui de l’UE. Les ministres se sontengagés à «poursuivre les actions visant l’harmonisationdes cadres législatif et réglementaire et des conditionstechniques et économiques pour la création d’un marchéviable de l’électricité dans et entre les trois pays duMaghreb ainsi que son intégration à celui de l’UE».Dans le même sens, ils ont convenu que l’accès auxréseaux électriques doit être «non discriminatoire,transparent et faire l’objet d’une tarification adéquate»,a indiqué la Déclaration. Le texte final de la rencontre aaussi invité les autorités chargées de la régulation dansles trois pays de l’UMA à présenter un projet de méthodologiecommune pour la tarification transfrontalière etd’accès aux infrastructures de transmission de l’électricitéen référence aux principes utilisés dans l’UE. Il a égalementsouligné «la nécessité de faciliter le financementdes infrastructures énergétiques et de prendre toutes lesmesures qui s’imposent en vue du renforcement et dudéveloppement des interconnexions et des projets d’intérêtcommun dans la sous-région euro-maghrébine». LaDéclaration d’Alger a aussi mis l’accent sur l’importancedu développement des énergies nouvelles et renouvelables,la promotion de l’efficacité énergétique et la préservationde l’environnement dans le cadre du projet d’intégrationdes marchés électriques suivant l’approche d’undéveloppement durable. Les ministres ont, en outre, invitéla Libye et la Mauritanie à adhérer au Conseil. Parailleurs, un plan d’actions pour 2010-2015 a été adoptépar le Conseil ministériel UMA-UE et porte, particulièrement,sur l’harmonisation des cadres législatifs permettantl’intégration progressive des marchés de l’électricitédes trois pays du Maghreb à celui de l’UE. Ce plan prévoitégalement comme actions de veiller au développementdes marchés de l’électricité, d’assurer le développementdes échanges commerciaux entre les pays de larégion, de renforcer les compétences des différents opérateurssur les marchés des pays bénéficiaires et d’encouragerle développement durable dans la région duMaghreb. Le protocole d’accord, l’un des trois signésdans le cadre du processus de Barcelone adopté en1995 par le Conseil des ministres européens, vise,notamment, l’adoption d’une stratégie pour la mise enplace d’un marché de l’électricité entre les trois pays duMaghreb et assurer l’intégration progressive du marchémaghrébin dans le marché de l’UE.Energie & Mines65novembre 2010


partenariatparTenariaTVisite en Algérie de l'Emir de l'Etat du Koweït,Cheikh Sabah Ahmed SabahPour des investissementssoutenusLe ministre desAffaires étrangères,Mourad Medelci, aexprimé le souhait devoir les investissementskoweïtiens enAlgérie renforcés etd'échanger les expériencesdans les autressecteurs.Energie & Mines66novembre 2010«Nous sommes convaincus que lacoopération entre les deux pays s'élargiraet se renforcera à travers la multiplicationdes échanges de visites entreles responsables des deux pays et lacréation d'un mécanisme de concertationsur les questions d'intérêt commun.Nous souhaitons aussi l'accroissementdu volume des investissementskoweïtiens en Algérie et l'échange desexpériences dans les autres secteurs», aaffirmé M. Medelci dans un entretien àl'agence de presse koweïtienne Kuna.«Je saisis cette occasion pour mettre enexergue les multiples opportunitésoffertes aux entreprises koweïtiennesdans le cadre du programme quinquennald'investissement public, de l'ordrede 21 214 milliards de dinars, soit 286milliards de dollars, initié par le présidentde la République, AbdelazizBouteflika», a ajouté, dans le mêmecontexte, le chef de la diplomatie algérienne.Evoquant les relations actuelles entreles deux pays, le ministre a indiqué que«les relations politiques entre l'Algérieet le Koweït se sont toujours caractériséespar la solidarité et la coopérationet ont connu une forte impulsion et unniveau exceptionnel après l'élection deAbdelaziz Bouteflika à la présidence dela République». Dans le même contexte,M. Medelci a rappelé la visite effectuéepar le président Bouteflika auKoweït et la tenue des cinq sessions dela commission mixte algéro-koweïtienne.«Ce qui a permis de renforcer lecadre juridique de la coopération bilatéraleet la création de commissionssectorielles pour son développement»,a-t-il souligné.Quant à la visite de l'Emir de l'Etat duKoweït, Cheikh Sabah Ahmed Sabah,en Algérie, M. Medelci a indiqué que«cette visite traduit les relations privilégiéesliant les deux pays et vise àconcrétiser la volonté du présidentBouteflika et de l'Emir de l'Etat duKoweït à œuvrer ensemble pour promouvoirle développement dans lesdeux pays, faire face aux difficultés etrégler les questions régionales et internationalesd'actualité».S'agissant des positions de l'Algérie etdu Koweït à l'égard des questions intéressantla nation arabo-musulmane, leministre a indiqué que les positions desdeux pays sont fondées sur la coopérationinternationale et les intérêts communs.D'où «le rapprochement desvisions des deux pays concernant lesquestions régionales et internationalesd'actualité», a-t-il précisé.M. Medelci a, en outre, souligné le rôlejoué par l'Algérie et le Koweït «pour lerecouvrement par le peuple palestiniende ses droits spoliés par les Israéliens,l'instauration d'un Etat palestinienindépendant et la levée du blocus imposéà Ghaza».


Fin des travaux de la 13 epartenariatsession de la Grande Commission mixtealgéro-libyenneSignature de 12 accordset mémorandums d’ententeLes travaux de la13 e session de laGrande Commissionmixte algéro-libyenneont été sanctionnés,dans la capitalelibyenne, Tripoli, parla signature de plusieursaccords, mémorandumsd’entente etprogrammes exécutifsintéressant plusieurssecteurs devant renforcerla coopérationbilatérale.Il s’agit du mémorandum d’entente enmatière de commerce, du procès-verbalde la 7 eréunion de la Commissionmixte de coopération douanière ainsique l’accord de reconnaissancemutuelle des permis de conduire.Les deux parties ont également signédes programmes exécutifs de coopérationpour la période 2010-2012 dansles domaines de la culture, la formationprofessionnelle, l’information et le tourismeainsi qu’un programme decoopération éducative.Dans le domaine du travail, les deuxparties ont signé un mémorandumd’entente sur le travail et les relationsprofessionnelles ainsi que deux mémorandumsd’entente dans le domaine desPME et de l’artisanat.Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia,a annoncé à l’ouverture des travaux decette session que le point de passagedouanier entre l’Algérie et la Libye seraouvert courant 2010, en concrétisationdes perspectives d’échanges commerciauxentre les deux pays.Il a, de même, relevé la nécessité deprendre toutes les mesures à mêmed’impulser les échanges commerciauxentre les deux pays dans un proche avenir,appelant à l’identification, à l’aided’études conjointes, des projets danslesquels il est possible d’investir tant enAlgérie qu’en Libye au moment où lesdeux pays s’engagent dans de gigantesquesprojets de développement.De son côté, le secrétaire de comitépopulaire général de la Jamahiriyaarabe libyenne, El Baghdadi Ali ElMahmoudi, a mis en exergue dans sonintervention l’importance de prendredes mesures concrètes susceptiblesd’accélérer l’élévation du niveau deséchanges commerciaux tels la signaturede l’accord de création d’un point depassage douanier commun Dabdab etGhadamès, la lutte contre la contrebandeet le commerce illicite, la dynamisationdu rôle de la Chambre de commercecommune et l’institution d’unConseil d’hommes d’affaires.Le responsable libyen a, dans le mêmecontexte, souligné la coopération existantentre l’Algérie et la Libye en matièred’énergie, notamment entre la sociétéSonatrach et l’entreprise libyenne depétrole, appelant à davantage d’effortspour étudier les opportunités de partenariatdans le domaine de la prospection,du raffinage et de la productiond’engrais.M. Ouyahia a été reçu, au cours de savisite en Libye, par le guide de laRévolution libyenne, le colonel MaâmarEl Gueddafi.A l’issue de cette session, AhmedOuyahia et El Baghdadi Ali ElMahmoudi ont animé une conférencede presse conjointe dans laquelle ils ontaffirmé leur détermination à concrétiserles résultats de la 13e session de laGrande Commission mixte algérolibyenne.Le colonel MouamarEl Gueddafi reçoitM. OuyahiaLe guide de la Révolution libyenne,le colonel Mouamar El Gueddafi, areçu le Premier ministre, AhmedOuyahia. L’audience s’est dérouléeen présence de Karim Djoudi, ministredes Finances, El HachemiDjaâboub, ministre du Commerce,Mustapha Benbada, ministre de laPetite et Moyenne entreprise et del’Artisanat, et Abdelkader Messahel,ministre délégué chargé des Affairesmaghrébines et africaines.Le Premier ministre a affirmé la déterminationde l’Algérie à dynamiser lessociétés, les cadres et les administrationsalgériennes pour concrétiser lesengagements stipulés dans les accords.Il a, par ailleurs, salué les relations politiques«privilégiées et exceptionnelles»existant entre les deux pays qui confèrent«plus de force» au processus d’actioncommune et de complémentaritéentre les deux pays à la faveur despotentialités «énormes » que recèlentles deux pays.M. El Mahmoudi a, pour sa part, indiquéque toute coopération bilatéraleétait une consolidation de la force del’Union du Maghreb, formulant le vœuque les projets algéro-libyens servent leGrand Maghreb arabe.S’agissant de la coopération algérolibyenne,M. El Mahmoudi a relevé lanécessité d’accélérer le rythme deséchanges commerciaux, notamment àtravers la mise en service du point depassage commun Dabdab-Ghadamesau cours de cette année, soulignant quece point de passage favorisera l’augmentationdes échanges commerciauxentre les deux pays et la circulation.Energie & Mines67novembre 2010


partenariatparTenariaTAlgérie-SyrieSignature de 25 accordsde coopérationVingt-cinq accords de coopération entre l’Algérie et la Syrie, entreconventions, mémorandums d’entente, programmes exécutifs et protocolesd’accord dans 19 secteurs ont été signés à Alger à la clôture destravaux de la 2 e session de la Haute Commission mixte de coopérationalgéro-syrienne.Energie & Mines68Les accords ont été signés par lesresponsables des secteurs concernésdes deux pays en présence du Premierministre, Ahmed Ouyahia, et sonhomologue syrien, Mohamed NajiOtri, qui ont coprésidé la session.Il s’agit de documents relatifs aux secteursdes finances, du commerce, desPME, du transport, de la culture, dutravail, des travaux publics, du tourisme,des ressources en eau, de l’industrie,de la pêche, de l’habitat, de la justice,de l’éducation, de la formation, dusport, de la communication, des archiveset des douanes.S’agissant du secteur des finances,Alger et Damas ont signé un accordportant amendement de la conventionsur l’encouragement et la protectionréciproque des investissements ainsiqu’un protocole d’accord sur la mise enœuvre de la convention sur la non-doubleimposition et la lutte contre la fraudefiscale relative aux revenus.Concernant le commerce, un accord decoopération dans le domaine de laconcurrence et un autre sur la protectiondes consommateurs ont été signésalors que pour le secteur du transport,les deux parties ont signé un mémorandumd’entente dans le domaine de lagestion et de l’organisation destransports à l’intérieur des villes.Par ailleurs, les deux parties ont concluet signé un mémorandum d’entente surla coopération en matière de développementde PME, un autre accord decoopération en matière d’emploi et decréation et de développement de projets(PME et microentreprises) et unprotocole de coopération en matière detravail et de relations professionnelles.Un mémorandum d’entente de coopérationen matière de production dans lenovembre 2010domaine de l’habitat et un accord decoopération en matière de productioncinématographique figurent aussiparmi les documents signés.L’Algérie et la Syrie ont égalementsigné un protocole de coopération enmatière de formation professionnelle,un programme exécutif de coopérationM. Ouyahia : «Uneavancée remarquable»M. Ouyahia a souligné «l’avancéeremarquable» des relations decoopération entre les deux paysdepuis la tenue de la première sessionde la Haute Commission mixte ily a quinze mois. Il a également relevéque les 25 accords signés véhiculentun programme «très riche» queles deux parties ont exprimé lavolonté et l’engagement d’exécuter.M. Otri : «Un programmede coopérationstratégique»Pour sa part, M. Otri s’est félicité desrésultats de la présente session, estimantqu’elle a permis de tracer «unprogramme de coopération stratégique»dans les domaines économique,commercial et social.scientifique et technique dans ledomaine de la pêche et des ressourceshalieutiques et un autre dans le domainedes sports.Un autre mémorandum d’entente decoopération institutionnelle dans ledomaine judiciaire et juridique ainsiqu’un autre dans les domaines des travauxpublics figurent aussi parmi leprogramme tracé entre les deux pays.Le secteur de la communication s’esttaillé la part du lion avec la signature detrois documents, en l’occurrence, unmémorandum d’entente de coopérationdans le domaine de la radio, unautre dans le domaine de la télévisionainsi qu’un programme relatif au secteurde l’information.Les archives font également partie duprogramme tracé, puisque les deuxpays ont signé un mémorandum d’ententede coopération dans ce domaine.Enfin, le dernier document est relatifaux douanes des deux pays qui ontsigné un protocole de coopération relatifà ce domaine. Par ailleurs, MM.Ouyahia et Otri ont signé le procèsverbalde la 2 esession de la HauteCommission mixte alors que le ministredélégué chargé des Affaires maghrébineset africaines, AbdelkaderMessahel, et la ministre syriennede l’Economie et du Commerce,M me Lamia Assi, ont signé le programmeexécutif de la 2 e session du comitéde suivi. M. Messahel avait annoncé audébut de la séance de clôture que laprochaine session du comité de suiviaura lieu à Damas pour évaluer lesrésultats du programme établi, notammentcelui relatif aux 18 visites entredes délégations algériennes et syriennesdont 9 vers Damas et 9 vers Alger.Il s’agit des réunions des experts quiauront lieu dans les deux capitales, àsavoir celle du comité de prospectionde l’avenir des relations bilatérales etd’autres relatives aux secteurs de l’énergie,du transport maritime, desaffaires consulaires, du travail et del’investissement.Le ministre a expliqué que le comité desuivi a proposé la mise en place d’uncomité de travail qui se penchera surles questions relatives aux échangescommerciaux.


partenariatAlger et Damas réaffirment leur déterminationà promouvoir leur coopération bilatéraleL’Algérie et la Syrie ont réaffirmé, à Alger, leur détermination à promouvoiret développer leur coopération bilatérale en exploitant la capacitédont disposent les deux pays.Intervenant à l’ouverture des travauxde la 2 e session de la HauteCommission mixte de coopérationalgéro-syrienne, le Premier ministre,Ahmed Ouyahia, et son homologuesyrien, Mohamed Naji Otri, ont exprimél’ambition d’Alger et de Damasd’impulser les relations de coopérationéconomiques afin de les hisser auniveau des relations politiques.M. Ouyahia a relevé avec satisfaction la«dynamique» enregistrée dans lacoopération entre les deux pays, soulignantà ce sujet que près de 50 délégationsalgériennes ont visité la Syrie etqu’une série d’accords dans diversdomaines ont été préparés pour cettesession.Le premier ministre a salué, d’autrepart, «l’amélioration appréciable» enregistréedans la situation de la communautéalgérienne vivant en Syrie. «Lesmultiples échanges de délégations entreAlger et Damas ont permis unemeilleure connaissance des nouvellespossibilités de coopération», a estimé lePremier ministre, ajoutant que lesaccords qui seront signés lors de la présentesession «offriront de meilleuresperspectives de partenariat aux hommesd’affaires, aux universités et auxdiverses instances des deux pays».A cette occasion, il a invité les entreprisesalgériennes et syriennes à saisirl’opportunité offerte par «le programmed’investissement public très important»que compte lancer l’Algérie afind’établir des partenariats et bénéficierde marchés publics à des «conditionspréférentielles».Par ailleurs, et sur un autre volet,M. Ouyahia a affirmé que les peuplesarabes «poursuivent leur lutte pourl’indépendance de la Palestine et l’instaurationd’un Etat palestinien souverainavec El Qods pour capitale».«Les peuples arabes poursuivent égalementleur lutte pour la libération duGolan et ce qui reste des territoireslibanais encore sous occupation», a-t-ilencore affirmé, appelant lesPalestiniens à unifier leurs rangs etleurs positions et soulignant la nécessitéde sauvegarder l’unité de l’Irak etson indépendance.Pour sa part, le Premier ministre syriena mis en exergue le caractère «exemplaire»des relations fraternelles entrel’Algérie et la Syrie.M. Otri a exprimé sa conviction que la2 e session de la Haute Commission«permettra de renforcer les relationsbilatérales, eu égard aux potentialitésque recèlent les deux pays, en vue debâtir une coopération stratégique économique,commerciale et industrielle».Il a relevé, dans ce contexte, «l’importance»de mettre en place une ligne detransport maritime reliant la Syrie,l’Algérie et le reste des pays duMaghreb.Le premier ministre syrien a estimé quela consolidation de la coopération bilatéralepasse aussi par l’intensificationdes échanges entre les Chambres decommerce, d’industrie, d’agriculture,de tourisme et de navigation maritime.Il a plaidé sur le même registre pour ladynamisation du rôle des hommes d’affaireset des investisseurs algériens etsyriens, les invitant à tirer profit desexpériences respectives réussies.Au plan arabe, M. Otri a réitéré la positionde son pays opposé à toute normalisationdes relations avec Israël, etappelé à la levée de l’embargo inhumainimposé à Ghaza et la réouverture despoints de passage.Le responsable syrien a réitéré, enoutre, l’appel pour que cessent lesagressions contre tout ce qui revêt uncaractère sacré pour les musulmans etles chrétiens à El Qods. Vingt-cinqconventions, mémorandums d’entente,programmes exécutifs et protocolesd’accord ont été signés après la séancede clôture de la 2 e session de la HauteCommission mixte.Il s’agit de documents relatifs aux secteursdu commerce, des finances, del’industrie, des entreprises, dutransport, du commerce, des ressourcesen eau, de l’éducation, de la culture,des archives, de la justice, du travail,du tourisme et des affaires sociales.Energie & Mines69novembre 2010


partenariatparTenariaT5 e Colloque arabe de la PME-PMI à AlgerLe président Bouteflika : «L’Algérie accordeun intérêt majeur à la coopération arabe»Energie & Mines70Le président de la République, AbdelazizBouteflika, a souligné, à Alger, quel’Algérie «accorde un intérêt majeur à lacoopération arabe et à toutes les initiativesvisant la réalisation de la complémentaritéet le renforcement des liens defraternité».Dans un message lu en son nom parMohamed Ali Boughazi, conseiller à laprésidence de la République, lors du5 e Colloque arabe de la Petite et Moyenneindustrie, le président Bouteflika a affirméque cette rencontre «vise à identifierles éléments clés et les facteurs essentielsqui permettent de mieux suivre les progrèstechnologiques et cognitifs de l’économiemondiale».Le président Bouteflika a appelé les participantsà un échange de vues et d’expériencesen matière de soutien aux petiteset moyennes entreprise et à la petite etmoyenne industrie en mettant en évidencela relation entre la recherche scientifiqueet l’économie. Les défis induits parla mondialisation «exigent de nous tousd’évaluer et de prévoir les mutations radicalessachant que l’accès aux marchésextérieurs reste tributaire de la qualité del’offre», a ajouté le président de laRépublique. «Nos entreprises doiventmettre à profit les résultats de la recherchescientifique et utiliser les technologiesmodernes de l’information et de la communicationpour produire des biens etdes services capables d’investir les marchésétrangers», a affirmé le présidentBouteflika, ajoutant que «pour ce faire, ilimporte de respecter les normes et standardsinternationaux et de prendreconnaissance de ceux en vigueur dans lesmarchés ciblés». Le président de laRépublique a souligné «la nécessité impérieusede se hisser au niveau des innovationsperpétuelles des biens, des serviceset des procédés de production, de recouriraux technologies modernes et d’entrerdans la bataille d’une concurrence féroce».«L’innovation et la créativité sontdésormais les maîtres mots des stratégiesmodernes et les plus à même de favoriserle développement industriel», a enchaînéle président de la République. Le présidentBouteflika a salué le rôle central denovembre 2010l’innovation et de la créativité en tantqu’éléments fondamentaux dans laconsolidation de la position des entreprises,en favorisant leur adaptation auxprogrès enregistrés à travers le monde, engarantissant leur compétitivité et en leurassurant une place de choix dans les marchéslocaux et mondiaux. Le président dela République a, par ailleurs, souligné quel’émergence d’ensembles dans tous lesdomaines de la vie des collectivités et desindividus a conduit à l’intensification desefforts pour assurer le bien-être des peupleset la stabilité institutionnelle, garantsdu développement durable. Le présidentBouteflika, qui a souligné que la Liguearabe «est l’un des ensembles politiqueset économiques importants», a appelé à«franchir une nouvelle étape et à réaliserun bond qualitatif avec comme objectif lacomplémentarité économique dans lecadre de la coopération, l’entraide et lesintérêts mutuels». Pour le président de laRépublique, «ceci ne saurait aboutir sansla concrétisation de niveaux acceptablesde cohésion et de coordination des politiqueséconomiques et commerciales denos pays et la consolidation de nos capacitésde négociation avec différents partenairespour préserver les intérêts économiquesdu groupe et protéger le tissu denos petites et moyennes industries dans lecadre de la concurrence féroce qu’imposentles biens et services provenant d’horizonsdivers».Les défis, a ajouté le président Bouteflika,«requièrent des réponses collectives etobjectives fondées sur la réalité et quipassent obligatoirement par l’édificationd’une économie arabe complémentaireconstruite sur le savoir, l’intelligence et lavigilance dans le cadre d’une démarchecollégiale qui unifie les vues, aplanit lesobstacles et trace les plans afin de réunirles facteurs de réussite».Le président de la République a salué lacréation de la zone arabe de libre-échangequi, «nous souhaitons, a-t-il dit, permettraun flux rapide des biens et des servicesentre les opérateurs arabes dans lebut de garantir la complémentarité denotre système industriel et de renforcerles relations économiques et commercialesentre nos peuples dans un cadre detransparence, d’intérêts mutuels et d’organisationparfaite».Il a également relevé la nécessité d’adopterune stratégie unifiée de soutien autissu des petites et moyennes entreprise,que ce soit au plan du financement, de laformation ou de l’innovation basée sur undiagnostic précis, l’uniformisation desvisions et enfin l’élaboration de plansd’action communs.Ceci requiert la mobilisation de l’expertise,la capacité cognitive et matérielle et laconjugaison des efforts pour aboutir àune démarche qui fait de la créativité unepriorité absolue, a noté le président de laRépublique. Cette rencontre constituera,a-t-il affirmé, un espace pour la «concrétisationdes plans d’action et des stratégiesdestinés à réaliser un volet de la complémentaritéarabe et à relancer nos petiteset moyennes industrie, notamment enmatière de perfectionnement de noscapacités de création et d’innovation».«Ainsi, les entreprises pourront assimilerles technologies modernes et placer lesactivités de recherche et de développementau titre de leurs priorités aveccomme finalité l’amélioration de leurcompétitivité et la garantie de leur pérennité»,a souligné le président de laRépublique. Pour le président de laRépublique, «les premières démarches dece processus consistent à convenir, lorsde cette rencontre, d’annoncer les basescommunes et les principes qui constituerontune charte par laquelle nos paysaffirment leur engagement à soutenir et àaccompagner les petites et moyennesentreprise et à fournir un ensemble deservices qui leur faciliteront la création, ledéveloppement, l’innovation, l’internationalisationet la pérennité».«L’espoir repose dans le saut qualitatifque réalisera votre rencontre au plan del’action arabe commune et dans la miseen place des bases d’un ensemble économiquefort dans notre région partant de laconviction que l’ensemble est l’uniquevoie qui permette de réaliser la capacitéde faire face au sous-développement et ladépendance à l’ère de la mondialisation»,a encore souligné le président Bouteflika.


Clôture de la 9 econférence de DohaPriorité aux technologiesde pointe et de gazpartenariatLes participants à la conférence ont convenu de tenir la 10 e Conférencearabe de l'énergie en 2014, au Liban.Les travaux de la 9 eConférence arabede l'énergie se sont achevés dans lacapitale du Qatar, Doha. Des travauxqui ont été sanctionnés par une série derecommandations et que les ministresde l'Energie arabes se sont engagés àrespecter, telles celles faisant référenceà la nécessité de trouver les meilleuressolutions pour enrayer les problèmesenvironnementaux, par le biais de l'adoptionde programmes pour le transfertde technologie pour protéger l'environnement.Dans ce contexte, l'expérience algériennedans le captage de gaz de carbone agrandement intéressé les délégationsprésentes.Les responsables de l'énergie ont, également,convenu de développer l'utilisationdes technologies de pointe liées àl'extraction du pétrole, d'encourager lespays arabes à développer l'utilisation dugaz naturel comme carburant, d'accorderdavantage d'attention aux schisteset sables bitumineux qui sont disponiblesen grandes quantités dans lesrégions arabes. Il s'agit aussi de favoriserla tendance montrée par les paysarabes pour l'exploitation des énergiesrenouvelables, de mettre l'accent sur lamise en œuvre du suivi des projets demodernisation des raffineries et d'enconstruire de nouvelles. Par ailleurs, lesrecommandations ont mis en évidencela nécessité d'encourager et orienter larecherche scientifique et le développementtechnique vers les zones plusspécialisées, tout en appelant les Etatsarabes à fournir des liquidités auxinstitutions financières arabes.Des liquidités qui permettraient, entreautres, de financer des projets d'énergied'exception de même que l'achèvementdes projets de la liaison électrique,afin d'activer les projets de connexionrégionale avec les pays voisins.Continuer à mettre à jour la législationet les lois régissant le processus d'investissementet travailler à éliminer lesobstacles qui peuvent entraver cesinvestissements est aussi une desrecommandations émises qui mettenten exergue aussi la mise en place d'ungroupe de travail afin de revitaliser etactiver la coopération arabe dans ledomaine de liaison des industries dupétrole et du gaz, et favoriser l'applicationde l'économie de marché dans lavente et l'achat de l'électricité et du gaznaturel, ce qui permettra l'évaluationréelle de la faisabilité économique desprojets.Pour rappel, cette conférence, qui aréuni les ministres du Pétrole et del'Energie électrique de 15 pays arabes,dont l'Algérie, a permis aux participantsd'identifier et cerner les besoins énergétiquesdans les Etats arabes, actuellement,mais aussi dans l'avenir. Demême que les discussions ont permisde concilier les voisins sur les questionsénergétiques et de travailler afin detrouver un terrain approprié pour lacoordination entre les pays arabes, toutcela dans l'objectif de faire avancer leprocessus de développement économiqueet social. L'accent a été mis surle rôle vital joué par le secteur de l'énergiedans la promotion des relationsbilatérales, d'une part, et les relationsentre pays arabes et le reste du monde,de l'autre.Il faut dire qu'avec plus de la moitié desréserves prouvées de pétrole du globe,les pays arabes resteront pendant desdécennies le principal fournisseur d'énergiedu monde, selon les experts.En effet, les pays arabes détiennent 681milliards de barils de pétrole de réserve,soit 58% de celles de la planète. Cespays détiennent aussi près de 300milliards de réserves potentielles décritescomme du «pétrole non découvert».Ces mêmes pays détiennent en outre54 100 milliards de mètres cubes degaz naturel, soit près de 30% des réservesmondiales et il existe un potentielde 40 000 milliards de mètres cubessupplémentaires.Enfin, les participants à la conférenceont convenu de tenir la 10 e Conférencearabe de l'énergie en 2014, au Liban.Energie & Mines71novembre 2010


partenariatparTenariaTEfficacité énergétiqueL’Algérie plaidepour un partenariat«mutuellement bénéfique»pour les pays arabesPour la première fois dans ce domaine, plus de 150 participantsreprésentant les 22 pays membres de la Ligue arabe ont pris part auxtravaux d’un workshop international sur l’amélioration de l’efficacitéénergétique qui s’est tenu les 14 et 15 juin 2010 à l’hôtel El Aurassi.Cette manifestation avait été décidéepar le Conseil des ministres des paysmembres de la Ligue des Etats arabesen charge de l’électricité lors de sa sessiontenue en mai 2009 au Caire(Egypte). Une rencontre d’importancequi a fait dire au ministre de l’Energieet des Mines, Youcef Yousfi, que lespays arabes doivent penser dès aujourd’huià bâtir des partenariats «mutuellementbénéfiques» dans le domaine del’efficacité énergétique.«Il nous paraît utile de bâtir une coopérationmultiforme, des partenariatsmutuellement bénéfiques qui impliquentaussi bien les centres de recherche,les entreprises et le monde de travail»,a-t-il de ce fait estimé dans unmessage lu en son nom par MohamedRas El Kef, directeur d’études auprèsde ce département.Ce partenariat doit être engagé «de façonurgente» et doit fournir aux pays arabesles instruments et les moyens nécessairespour le développement économique de larégion, a ajouté le ministre. Il a rappelé,dans ce sens, le Programme national demaîtrise de l’énergie (PNME) mis enplace par l’Algérie dont les actions ontconcerné les secteurs du bâtiment et del’industrie.Une exposition regroupant les standsdes organismes algériens activant dansle domaine de l’énergie et de la maîtrisede l’énergie a également été organiséeen marge de ce workshop. Lesexposants représentent les organismeset entreprises nationales intervenantdans le domaine, tels que l’Agence pourla promotion et la rationalisation de l’utilisationde l’énergie (APRUE), NewEnergy Algeria (NEAL), le Centrenational d’études et de recherches intégréesdu bâtiment (CNERIB), leCentre de développement des énergiesrenouvelables (CDER) et la Banque dedéveloppement local (BDL).Il y a également les représentants dedépartements ministériels des pays arabesen charge des questions énergétiques, desociétés et institutions publiques activantdans le secteur, ainsi que ceux de l’Unionarabe des producteurs, transporteurs etdistributeurs de l’électricité (UAPTDE),de l’Organisation arabe pour le développementindustriel de la métallurgie(ONADIM) et de la Commission économiqueet sociale de l’Asie de l’Ouest(ESCOA). Les participants ont axéleurs travaux sur les résultats des expérienceset projets menés par les paysarabes en matière de maîtrise desconsommations énergétiques, principalementdans les secteurs du bâtiment etde l’industrie qui, à eux seuls, totalisentplus de 60% de la consommation nationalefinale d’énergie.Pour rappel, l’expérience algériennedans le domaine de la maîtrise de l’énergieet l’efficacité énergétique estparmi les plus probantes. En effet, lesecteur a entrepris, à travers l’Agencede promotion et de rationalisation del’utilisation de l’énergie (APRUE), plusieursactions entrant dans le cadre duProgramme national de maîtrise del’énergie (PNME) 2007-2011.Pour l’année 2009, ce programme s’estaxé sur des opérations visant à promouvoirl’efficacité énergétique danstrois secteurs, à savoir le résidentiel, letransport et l’industrie.Ces opérations ont porté sur l’éclairage,l’utilisation des GPL/Carburant etdes usages spécifiques électriques etthermiques. Pour l’éclairage, l’APRUEa lancé, en avril 2009, la première opérationde vente de 250 000 lampes àbase consommation (LBC) au niveaude cinq wilayas du Centre.La commercialisation de ces lampes apermis déjà d’enregistrer une réductionde la puissance appelée sur le réseaunational de l’électricité de 9,7 MW etune économie d’énergie de 14,16GwH.Enfin, le ministre a indiqué que cetterencontre devait engager une largeconcertation entre les parties prenantesdans les pays arabes afin d’aboutir àdes propositions de modèles, de stratégies,d’orientations de politiques deprojets et de programmes de dimensionnationale ou régionale.Energie & Mines72novembre 2010


partenariatMohamed Salah Bouzriba, directeur général de l’APRUE :«Il est question de lancer un créditbonifié pour la réhabilitation thermiquedes logements»M. Bouzriba, la possibilité de lancer uncrédit bonifié pour financer la réhabilitationthermique des logements avec laBanque de développement local (BDL)a été évoquée. Qu’en est-il ?En fait, il s’agit d’un crédit destiné auxparticuliers dont le montant pourrait avoisinerun million de dinars. Un crédit quisera accordé par la BDL avec un tauxbonifié, et nous espérons que les négociationsavec cette banque aboutissent àson octroi avec un taux zéro, à l’instardes crédits alloués pour l’acquisition deskits GPL/C (gaz carburant).Il consiste en quoi dans les faits ?Ce financement sera destiné à la réhabilitationde logements tels que le changementdes ouvrants, le renforcement de toitureet la ventilation naturelle, des actionsqui permettent une économie de 30% d’énergieconsommée. Selon nos estimations,l’énergie consommée par les ménagesreprésente environ 35% de laconsommation globale, aussi, il est importantpour nous de réduire la consommationde l’énergie du secteur résidentiel àtravers la réduction de la consommationdu chauffage et la climatisation.Mais ce serait une toute nouvellevision de la construction dans ledomaine du bâtiment…Pas tant que cela. L’APRUE a déjà lancédans le cadre de la mise en œuvre duprogramme national de la maîtrise de l’énergie(PNME 2007-2011) la réalisationde 600 logements à haute performanceénergétique, et devrait réaliser 3 000 autreslogements pour le PNME 2010-2014.En plus, le PNME 2007-2011 a consacréune contribution financière de 32 millionsde dollars. Pour le PNME 2010-2014,l’Agence prévoit des financements de100 millions de dollars, dont une grandepartie doit être assurée par l’Etat en raisondes ressources financières limitéesdu Fonds national pour la maîtrise de l’énergie(FNME) qui ne bénéficie que de200 millions de dinars par an.Qu’en est-il pour la réduction de lapollution automobile ?Pour le secteur du transport, ce programmeprévoit également la conversion enGPL/C de 50 000 véhicules particuliers etde 5 000 dans les flottes captivespubliques et privées.Quelles sont les actions que vousentreprenez actuellement ?Il y en a une de taille, puisque nous sommesen train, avec le ministère duCommerce, de mettre en place un laboratoirepour contrôler l’efficacité énergétiquedes produits électroménagersimportés ou fabriqués localement.Usine d’aluminium de Béni SafDéveloppement du projet «s’il est viable»Le gouvernement algérien autoriserale développement du projet d’aluminiumde Béni Saf, une joint-ventureentre Sonatrach et le consortium émiratiDubal-Moubadala, s’il est «viableet intéressant», a indiqué à Montréalle ministre de l’Energie et des Mines,Youcef Yousfi. «La démarche quenous préconisons pour ces projets estcelle-ci : s’ils sont viables, s’ils sontintéressants pour nous, nous allons(les développer), s’ils ne le sont pasnous n’allons pas «le faire», a déclaréle ministre lors de la rencontre organiséepar l’alliance des hommes d’affairesalgéro-canadienne. Détenu à hauteurde 70% par le consortium émiratiet 30% par Sonatrach, le projet del’usine de Béni Saf a été gelé dans lecadre d’une démarche gouvernementalepour la réévaluation des projets dela pétrochimie et qui a concerné d’autresprojets également. Le ministres’exprimait dans ce contexte égalementsur les autres projets de la pétrochimiegelés. Il est à rappeler que leprésident de la République avaitdemandé dernièrement une réévaluationdes projets de l’industrie pétrochimique,en tenant compte de leurcapacité à générer une industrie enaval. «Nous sommes en train d’étudierce projet. Nous avons des idéestrès claires sur ce que nous voulons etnous demandons à nos partenairess’ils vont suivre la démarche que nouspréconisons pour ce projet», a ajoutéM. Yousfi mais sans communiquer dedétails sur cette démarche.«Le gouvernement suit avec une trèsgrande attention ; ces projets malheureusementpour le moment ce n’estpas satisfaisant», a poursuivi le ministrequi a indiqué que les négociationsse poursuivent sur la mise en œuvrede ce grand projet qui devrait produireplus de 700 000 tonnes d’aluminiumpar an.Energie & Mines73novembre 2010


partenariatparTenariaTEnergie & Mines74novembre 2010Algérie-Afrique du SudFin de la visite de travaildu président Zuma en AlgérieL'Algérie et l'Afrique duSud ont signé et paraphéplusieurs accordsde coopération dans différentsdomaines, à l'occasionde la tenue de la5 e session de la HauteCommission binationalede coopération algéroafricaine,tenue les 25et 26 mai dernier, selonle communiqué de presse.La conclusion de cesaccords s'est dérouléesous la présidence duchef de l'Etat, AbdelazizBouteflika, et de sonhomologue sud-africain,Jacob Zuma, conduisantles délégations desdeux pays.Les deux pays ont signé un accord decoopération pour les utilisations pacifiquesde l'énergie nucléaire, un programmed'actions dans le domaine dessports et un mémorandum d'ententeentre Sonatrach et Petrolium Oil andGas Corporation (Petro Sa) d'Afriquedu Sud. Les deux pays ont égalementparaphé un mémorandum d'entente decoopération dans le domaine du travailet de la sécurité sociale, un autre dansle domaine des ressources en eau et unprogramme exécutif de coopérationdans le domaine du tourisme pour lapériode 2010-2012.A l'occasion de cette session, le présidentZuma a déposé une gerbe defleurs au sanctuaire du Martyr, à lamémoire des valeureux combattants dela Révolution algérienne. Il a égalementreçu en audience le président duConseil de la nation, AbdelkaderBensalah, ainsi que le Premier ministre,Ahmed Ouyahia. La 5 esession a étéprécédée d'une réunion préparatoire auniveau ministériel, tenue à Pretoria, les30 et 31 mars 2010, durant laquelledes consultations bilatérales ont eu lieudans le cadre des groupes de travail dela Haute Commission binationale decoopération. Les deux présidents onteu des entretiens en tête à tête, élargisaux membres des deux délégations.Au cours de leurs entretiens, les deuxchefs d'Etat «se sont réjouis» et ontexprimé leur appréciation visant àconsolider les relations politiques etéconomiques entre les deux pays. A cetégard, ils ont réitéré leur engagement à«renforcer davantage» ces liens en vuede les rehausser au «niveau exemplaire»de coopération et de partenariatstratégique entre les deux pays.L'impulsion que les deux pays veulentdonner à leurs relations économiques aété réitérée et confortée par la tenue àAlger, le 25 mai 2010, d'un forum deshommes d'affaires des deux pays.Les deux chefs d'Etat ont noté «avecsatisfaction» que le mécanisme de suiviministériel a été institutionnalisé pourpermettre aux deux parties de se réunirrégulièrement pour évaluer les progrèset préparer les prochaines sessions dela Haute Commission binationale.Cette 5 e session, qui s'est tenue dans lecontexte de la commémoration de laJournée de l'Afrique, a également étéune opportunité pour les deux pays deréitérer leur engagement à conjuguerleurs efforts en vue de la promotion dela paix, de la stabilité et du développementéconomique dans le continentafricain.Les deux chefs d'Etat «se sont félicités»,par ailleurs, du «rôle actif» desdeux pays dans la promotion de la paix,de la stabilité et du bon voisinage dansleurs régions respectives en Afrique etdans le monde.Tout en notant les efforts conjugués desdirigeants africains pour le règlementdes conflits en Afrique, les deux chefsd'Etat ont mis l'accent sur la nécessitéde renforcer les capacités existantes ausein de l'Union africaine (UA) pour laprévention, la gestion et la résolutiondes crises et des conflits.Ils ont noté également «avec satisfaction»les progrès réalisés pour la promotionet la mise en œuvre des objectifsde l'UA et du NEPAD pour assumerune croissance socio-économique despays africains.Les deux chefs d'Etat ont également eudes discussions sur les derniers développementsde la situation au Saharaoccidental. A cet effet, ils ont rappeléqu'il s'agit d'une «question de décolonisation»dont la solution doit être baséesur «le droit à l'autodétermination» dupeuple du Sahara occidental à traversl'organisation d'un référendum.S’agissant de la situation des droits del'homme au Sahara occidental, ils «ontcondamné» les violations des droits del'homme dans les territoires occupés etlancé un «appel pressant» aux Nationsunies pour qu'elles exercent leursresponsabilités en la matière à travers,notamment, la mise en place d'unmécanisme de protection des droits del'homme au Sahara occidental.Concernant la situation au Proche-Orient, les deux chefs d'Etat ont réitéréleur soutien à une solution «juste etdurable» du conflit israélo-palestinienqui offrira au peuple palestinien le droitd'établir son Etat avec El Qods commecapitale.Les deux chefs d'Etat ont réaffirmé leurengagement à lutter contre le terrorismeinternational et leur soutien au renforcementdes efforts africains decoopération avec la communauté internationaledans ce cadre.Ils ont, à cet égard, «vigoureusement»condamné le terrorisme sous toutes sesformes et réitéré leur soutien aux résolutionsde l'UA et des Nations unies,criminalisant le paiement de rançons.Dans ce contexte, le président Zuma aexprimé le soutien de l'Afrique du Sudau Centre africain d'études et derecherches sur le terrorisme (CAERT)basé à Alger.


partenariatAssociation des producteurs de pétrole africainsSéminaire international sur la pollutionmarine par les hydrocarburesDans un contexte de préoccupation de nos pays producteurs africains de pétroledevant la menace permanente et réelle de pollution marine par la productionet le transport maritime des hydrocarbures, qui est d'autant plus important dufait du déséquilibre constaté entre l'importance du danger potentiel lié à cefléau à caractère transnational et la faiblesse des moyens d'action nationauxafricains en place pour y faire face, une rencontre a été inscrite au pland'actions de l'APPA 2010-2011 pour se tenir à Alger les 19 et 20 mai 2010.Objectifs du séminaireLes principaux objectifs de ce séminairepeuvent être résumés comme suit :•Evaluation des dispositifs de préventiondes risques et d'intervention contreles accidents de pollution marine par leshydrocarbures des pays membres del'APPA.•Exploration des domaines de coopérationen matière de lutte contre la pollutionmarine par les hydrocarbures.•Evaluation de l'application des conventionsinternationales et régionalesen matière de lutte contre la pollutionmarine.ParticipationCe séminaire a vu la participation despays membres de l'APPA, à l'exceptionde l'Egypte et de la Mauritanie, empêchés.Plus de 250 experts et représentantsd'institutions et de sociétés nationaleset internationales, institutionsgouvernementales et intergouvernementalesont pris part à cette importanterencontre.ConstatsLe séminaire a permis d’établir les constatssuivants :1.Existence d’importantes zones naturellesd’une valeur écologique et socioéconomiqueavérée sur le littoral nord etouest-africain.2.Environ le tiers du transport internationald'hydrocarbures transite par les côtesméditerranéennes et ouest-africaines.3.Déversement terrestre représente 10%de la pollution dans la Méditerranée (mersemi-fermée) par les hydrocarbures etdavantage sur la côte ouest-africaine.4.Vulnérabilité accrue des côtes africainesface à la pollution marine par leshydrocarbures et absence de cartographiedes zones sensibles.5.Absence d'instruments nationaux deprévention et de lutte contre les accidentset les incidents dans certains paysafricains.6.Absence dans certains pays de pland'intervention national d'urgence contreune catastrophe de type pollution marinepar les hydrocarbures.7.Absence de moyens d'intervention enmer et à terre contre une pollution marinemajeure (marée noire).8.Absence de coordination entre paysvoisins et entre institutions sectoriellesdans la lutte contre la pollution marine,qui nécessite des techniques spécifiques.9.Manque de moyens de surveillance,de détection, d'alerte et difficultés d'accèsà l'information.10.Insuffisance dans l'application desconventions, accords et protocolesinternationaux, ainsi que la non-ratificationde ces textes par certains pays.11.Faible intérêt des pays membres del'APPA pour l'OSPREC, créée pour mettreen place des instruments d'intervention,d'investigation et d'analyse pour lalutte contre la pollution marine sur lescôtes africaines, de la Méditerranée jusqu'augolfe de Guinée.RecommandationsA l'issue du séminaire, les recommandationssuivantes ont été faites :1.Ratification et mise en application parles Etats de l'ensemble des conventionsmaritimes internationales en matière depréservation du milieu marin de ce typede pollution, et les accords régionauxbilatéraux et multilatéraux et leur prise encompte dans les lois nationales des pays.2.Organisation des pays membres del'APPA et africains et amélioration deleurs capacités d'intervention et africainsde manière générale, par l'acquisition demoyens de lutte spécifiques en mer et àterre.3.Renforcement de la solidarité et ledéveloppement de la coopération dans laprévention et la lutte contre la pollutionmarine sur les côtes africaines, de laMéditerranée jusqu'au golfe de Guinée.4.Renforcement de la coopération dansla préparation, la lutte contre la pollutionmarine entre les pays membres del'APPA, à l'instar de l'accord de Bonn.5.Mise en place d'un système d'échanged'informations entre les pays membres del'APPA.6.Formation des intervenants dans lalutte contre ce type de pollution en meret à terre et organisation d'exercices desimulation en collaboration avec lesorganismes spécialisés.7.Etablissement d'un plan de financementpour OSPREC lui permettant dese doter de moyens d'intervention, ainsique la création d'antennes opérationnellespour intervenir rapidement en cas depollution marine.8.Encourager les pays membres del'APPA à tirer profit du Forum créé parl'OMI dans le cadre de la gestion dudéballastage des navires.9.Institution d'un Comité de suivi et decoordination au sein de l'APPA sous l'autoritédu Secrétaire exécutif pour l'applicationdes recommandations issues duprésent séminaire et pour lancer uneréflexion sur la création d'un Fonds spécialde compensation consacré à la luttecontre la pollution marine, en concordanceavec les accords internationaux etautres instruments déjà établis sur cettequestion pour être soumise au Comitédes experts et le Conseil des ministres del'APPA.Energie & Mines75novembre 2010


partenariatparTenariaTRéunion à Alger de l’Organisation des services géologiques africainsles 10, 11 et 12 mai 2010Impulser le partenariat africainL'Organisation des services géologiques africains (OSGA) a été lancée en février2007 à Pretoria, en Afrique du Sud, en présence de 13 pays, comme suite auxrecommandations du Forum des Services géologiques qui s'est tenu à Cap Townen 2005.Energie & Mines76Conformément à ses statuts, l'organisationa pour objectifs de :• aborder collectivement les questionsgéo-scientifiques d'intérêt commun ;• valoriser l'apport des géosciences auxaffaires africaines ;• assister les décideurs africains par desconseils techniques de la part de sesmembres ;• fournir un réseau géo-scientifiqueentre les services géologiques.L'Organisation est dirigée par unComité exécutif qui se compose d'unprésident, deux vice-présidents, unsecrétaire et cinq représentants régionaux,chacun étant désigné pour unmandat de trois années.L'Algérie est le représentant de la régionAfrique du Nord par le biais l'ANGCM(Lhacène Bitam, Administrateur chargédu Service géologique national, pour lapériode 2008-2011).Les réunions annuelles de l'OSGA visenten général cinq objectifs principaux quisont de :• traiter des questions courantes aufonctionnement de l'organisation :statuts, adoption du PV précédent, etc. ;• examiner l'état d'avancement des projetsen cours ;• proposer de nouvelles actions fédératrices,particulièrement celles de sensibilisationpour élargir le cercle des Etatsmembres ;• élire un bureau : président, vice-présidents,secrétariat, représentantsrégionaux ;• décider de la date et du lieu de laréunion suivante.C'est lors de la réunion du 12 février2009 à Cap Town (Afrique du Sud)qu'une résolution a été votée instituantla tenue de sa 3 e édition en 2010 à Algerpar l'Agence nationale de la géologie etdu contrôle minier (ANGCM).novembre 2010La réunion d'Alger, la première qui sedéroule hors de l'Afrique du Sud, outreles points cités plus haut et inscrits àl'ordre du jour, a proposé aux participantsun programme totalement inéditqui consiste à :• tenir cette conférence annuelle surtrois jours au lieu d’un seul ;• solenniser l'événement par une cérémonieofficielle d'ouverture en présencede Monsieur le Secrétaire général duministère ;• inviter diverses entreprises et institutionsnationales : DGM, ANPM,ORGM, DEM-Tipasa, ASAL, USTHB,Comité de stratigraphie, Sonatrach-DEX, CRAAG et Centre national derecherche en archéologie ;• présenter des communications enrelation avec l'objet de la réunion (Keynotes ou Workshops) par les représentantsd'institutions nationales et internationales: Commission de la carte géologiquedu Monde Paris, EurogeoSurveysBruxelles ; Institut de la physique duglobe Strasbourg, Centre national destechniques spatiales Arzew et ANPMAlger ;• organiser une excursion sur des sitesgéologiques et archéologiques remarquables.La réunion annuelle de l'OSGA est unévènement restreint qui regroupe lesresponsables des Services géologiquesafricains ainsi que des experts invités etdes représentants d'institutions nationaleset internationales. A l'ouverture destravaux, le total des participants enregistrésest de 80 personnes dont 17 africains(9 pays + 1 organisation), 4 européens(3 institutions) et 59 nationaux(10 institutions).L'ouverture des travaux a été prononcéeau nom de Monsieur le ministre del'Energie et des Mines par Fayçal Abbas,secrétaire général du ministère, précédéepar les allocutions de•Mohamed Mouloud Bendali, présidentdu Conseil d'administration del'ANGCM•Mohamed Tahar Bouarroudj,Directeur général des mines.•Thibedi Ramontja, président en exercicede l'OSGA.


partenariatOn retiendra des diverses communicationsen key-notes et workshops du premierjour les aspects suivants :– Commission de la Carte géologiquedu monde• Il est fait appel pour que les Servicesgéologiques africains développent dansleurs pays respectifs des cartographies àpetite échelle (1/200 000, 1/500 000)de toutes natures : géologiques, structurales,minières, des ressources en eau,des risques naturels ou des géosites àprotéger.• La CCGM qui élabore des cartesencore plus petites (1/1 000000, 1/2500 000, etc.) que ne le font les Servicesgéologiques souhaitent disposer desdonnées régionales pour les injecterdans sa base.• La question de la distribution enAfrique des produits édités par laCCGM est posée.– Eurogeosurveys• L'organisation des Services géologiqueseuropéens souhaite un partenaireimportant en Afrique et l'OSGA en estun excellent qu'il faut encourager à sedévelopper.Pour faire participer un maximumd'Etats, il y a des solutions comme desactions communes, travailler en réseauet mieux communiquer.• On peut proposer des financementseuropéens à des projets OSGA-Eurogeosurveys.– Institut de physique du globe• Elaborer les cartes de risques• Rattraper le retard de l’Afrique engénéral• L’IPG est prêt à coopérer pour laconstitution de bases de données, deSIG et de cartes thématiquesL’excursion, guidée par des universitairesspécialistes, a eu lieu le deuxièmejour dans la région de Tipasa sur quatresites remarquables :• Coupe géologique du Mont duChenoua, élément interne desMaghrébides• Traces de Paléo-Tsunamis sur le littoralde Tipasa• Mausolée royal de Maurétanie• Les ruines antiques, y compris lesanciennes carrières d’exploitation despierres de tailleLors du business meeting du 3 ejour,parmi les résolutions qui ont été votéeson retiendra celles qui concernent :• L’adoption du PV de la réunion du12 février 2009• L’examen des quatre (04) projets encours :1. Rôles des Services géologiques dansle développement de l’Afrique2. Mines à petites échelles3. OneGeology4. Africain geosites• La stratégie :1. Mobilisation/sensibilisationdes Etats membresa) Faire parvenir les invitations aux servicesgéologiques concernés avec copieau ministre.b) Inviter les communautés économiqueset organisations géo scientifiquesà participer aux travaux.c) Elaborer des produits à distribuerpour montrer l'existence de l’OSGA,comme le 1er Bulletin de l' OSGA éditépar l'ANGCM.d) Tenter de faire coïncider les meetingsde l'OSGA avec la réunion des ministresafricains chargés des Mines.e) Chaque pays présent se chargerapour la prochaine réunion de faire venirun autre pays de son choix. Ainsi, cesera le Botswana pour l'Afrique du Sud,le Burkina pour le Niger, le Swazilandpour le Mozambique, le Sénégal pour laMauritanie, le Mali pour la Guinée, leNigéria pour le Ghana et les paysd'Afrique du Nord pour l'Algérie.2. Comité sur la stratégieUn Comité composé de l'Algérie, del'Afrique du Sud, du Niger et de laGuinée est chargé d'élaborer une stratégieet d'en rendre compte avant novembre2010.3. Format des prochaines réunionsL'Algérie ayant montré le chemin à suivrepour ce genre de rencontre, il estconvenu que les prochaines réunions setiendront sur trois jours selon le mêmeprincipe: un jour de workshop, un jourd'excursion et un jour pour le meeting.• Election du nouveau bureau :1. Présidence : Algérie2. Vice-présidence : Namibie et Ghana3. Secrétariat permanent : Afrique duSud4. Représentations régionales :a) SADEC : Mozambiqueb) Afrique du Nord : Mauritaniec) Afrique centrale : néantd) Afrique de l'Est : Soudane) Afrique de l'Ouest : Guinée• Réunion de 2011 :1. Le 1 er choix du pays devant accueillirla réunion de 2011 est la Namibie pourlequel un accord des autorités estattendu.2. Le cas échéant, ce sera auMozambique qu'échouera cette organisation.3. Dans les deux cas de figure, les dateset lieu seront connus ultérieurement.En conclusion, on soulignera :• L'Algérie a réussi son pari de tenir uneréunion de grande qualité, sur les plansorganisationnel, niveau des intervenants,sujets débattus et résolutionsvotées.Seule une participation plus accrue a faitdéfaut, essentiellement à mettre aucompte des longues procédures danscertains pays pour obtenir la totalité desdocuments et frais de voyage.Ce succès permet à l'ANGCM d'êtreconsidérée autrement sur le continent,mais aussi auprès des organismes internationaux.L'Agence a gagné en crédibilité,comme en témoigne son élection àla présidence de l'Organisation.• Les échéances qui attendent la présidencealgérienne sont de trois natures :1. Mettre en place, avec l'Afrique duSud, le Niger et la Guinée, une stratégiepour le développement futur de l'OSGA.2. Activer la préparation-édition d'unbulletin et d'un catalogue des géositesafricains.3. Préparer dès aujourd'hui la prochaineréunion de 2011 à laquelle on devrase mobiliser pour une participationplus importante de toutes les partiesconcernées.Lhacène BitamPrésident du Comité d'organisation,Membre du Conseil d'administrationReprésentant l'ANGCM à l'OSGAEnergie & Mines77novembre 2010


partenariatparTenariaTalgérie-italieAlger et Rome tissentun partenariat modèleEnergie & Mines78Les travaux des «journéesd’étude parlementairessur le rôledes PME-PMI dans ledéveloppement économiqueet social, expériencesitalienne etalgérienne», organiséssous l’égide du présidentde l’APN et duprésident de laChambre des députésitalienne ont débuté àDjenane El Mithaq.Cette rencontre de deux jours qui aréuni des membres de gouvernement,des parlementaires, des opérateurs économiquespublics et privés des institutionsbancaires, des associations d’investisseursdes deux pays a offert, selonAbdelhamid Sid Afif, président de laCommission des affaires étrangères, dela coopération et de l’émigration, «uneopportunité aux parlementaires algérienset italiens, en tant qu’acteursactifs dans le processus de développementpar l’adoption de stratégies et depolitiques créatrices d’un environnementfavorisant les interactions entreles différents acteurs pour contribuer àrenforcer le développement par l’adoptionde la coopération entre les deuxpays grâce à la réalisation de la complémentaritéet le renforcement desliens d’amitié, d’entraide et d’intérêtmutuel s’inscrivant dans l’esprit dutraité d’amitié, de bon voisinage et decoopération signé en 2003 entrel’Algérie et l’Italie, matérialisé par laconclusion de nombreux accords sectoriels,instruments et protocoles venusrenforcer l’assise juridique d’unecoopération que les autorités des deuxpays entendent privilégier en l’élevantau rang de partenariat stratégique».novembre 2010M. Si Afif rappellera les liens traditionnelsd’amitié, de solidarité et de coopérationentre l’Algérie et l’Italie tout ennotant l’importance des échanges commerciauxentre les deux pays quiconnaissent une progression constante.L’orateur estime que les échanges peuventprendre un nouvel essor à la faveurde l’ambitieux programme quinquennal2010-2014 décidé par le présidentBouteflika dont l’un des objectifs portesur la création de 200 000 PME à l’horizon2014.Cette rencontre constitue égalementune opportunité pour des contactsentre les opérateurs des deux pays pourdéfinir ensemble des plans d’action, desstratégies et des perspectives d’avenirafin d’établir un partenariat gagnantgagnantqui serait un modèle de coopérationentre le nord et le sud de laMéditerranée, a souligné M. Si Afif.Pour sa part, Mustapha Benbada,ministre de la PME et de l’Artisanat,mettra en relief la politique d’appui etde soutien visant à promouvoir la petiteet moyenne entreprise initiée par legouvernement depuis la fin des années1980. La mise en place des structuresd’appui, de dispositifs et de programmesde développement de la PME ontgrandement favorisé l’épanouissementde la PME, le secteur étant constituéaujourd’hui de plus de 455 000 entreprisesemployant plus de 1 300 000salariés alors qu’en 2001 le nombre dePME était d’à peine 179 000.Tout en rappelant les réalisations positivesdans le cadre du partenariat et dela coopération entre les deux pays dansle sillage de la signature du mémorandumd’entente dans le domaine de laPME signé en 2006, le ministre a plaidépour une implication plus volontaristeet la prise d’initiatives hardiespour développer des projets structurantsporteurs de transfert technologiqueet de savoir-faire.Succédant à M. Benbada, GennaroMalgieri, chef de la délégation italienne,coordinateur des relations de laChambre des députés avec les pays arabeset méditerranéens, notera que ladélégation italienne de haut niveau quiparticipe à ces journées d’étude traduitl’importance que porte la partie italienneau renforcement du partenariat et dela coopération entre les deux pays,notamment dans le domaine de laPME, un secteur où l’Italie est connuepour son expérience, l’importance deson tissu industriel, son niveau technologique.Pour l’Italie, l’Algérie est unpartenaire d’une importance fondamentale,a souligné M. Malgieri.L’orateur a estimé que cette initiativeconstitue un pas supplémentaire pourrenforcer la coopération et mettre enplace un nouveau cadre au plan politiqueéconomique et social favorisant ledéveloppement de la PME. M. Malgieria plaidé pour la création d’un nouvelespace civilisationnel en Méditerranée,tout en soulignant la nécessité d’abattreles nombreux murs qui séparent lesdeux rives. Il faut rechercher ce quinous unit et non pas ce qui nous sépare,dira M. Malgieri. Pour sa part,Mohamed Seghir Babès, président duCNES, a estimé que cette initiative parlementaireconjointe constitue uneopportunité pour sceller un véritablepacte partenarial et coopératif entre lesdeux pays. L’orateur a fait savoir que lecomité ad hoc mis en place il y a sixmois pour étudier la problématique dudéveloppement de la PME est sur lepoint de publier ses recommandations.


algérie-italieLe partenariat stratégiqueen chantierpartenariatA l’issue d’une réunion de travail à Alger, M. Messahel et M me Craxi ontanimé conjointement une conférence de presse.L’Algérie et l’Italie ont exprimé, à Alger,leur volonté commune d’élargir etapprofondir leurs relations bilatéralesdans divers domaines, notamment économiqueet sécuritaire. Le ministre déléguéchargé des Affaires maghrébines etafricaines, Abdelkader Messahel, et lasecrétaire d’Etat italienne aux Affairesétrangères, M me Stefania Craxi, ont misl’accent sur la volonté politique des deuxpays de «créer un partenariat stratégique»,lors d’une conférence de presseanimée conjointement à l’issue d’uneréunion de travail.Les deux parties ont souligné, ainsi,«l’extrême importance» que revêt cepartenariat pour les deux pays, relevantque l’Algérie et l’Italie disposent d’un«vaste champ de coopération».M. Messahel a indiqué que cette réunion,qui se tient conformément auxdispositions de l’accord de partenariatstratégique entre l’Algérie et l’Italie,avait pour objectif de «faire le point desrelations bilatérales et de discuter desquestions internationales d’intérêt commun».Il a ajouté que cette réunion, etcelle d’autres comités, vise également àpréparer la visite du ministre italien desAffaires étrangères à Alger.Ces rencontres vont déboucher sur des«mesures très concrètes», dans plusieursdomaines, notamment économique, culturelet scientifique, a affirméM. Messahel, qui a rappelé que l’Italieest le 2 e client de l’Algérie et son 3 e fournisseur.Il a indiqué qu’une feuille deroute sera élaborée pour rendre lacoopération «plus performante», en prenanten compte certaines priorités,essentiellement la sécurité alimentaire«qui est pour nous, a-t-il dit, la prioritédes priorités». Il a rappelé, à cette occasion,que les échanges entre les deuxpays tournent autour de 10 milliards dedollars, «l’Italie faisant partie des cinqpremiers partenaires de l’Algérie etl’Algérie étant l’un des premiers partenairesde l’Italie».M. Messahel a, par ailleurs, noté avoirprésenté à la partie italienne le plan dedéveloppement 2010-2014, les perspectivesqu’il comporte et les créneaux quis’offrent au renforcement du partenariatentre les deux pays.M. Messahel a annoncé, dans ce cadre,qu’un séminaire sera organisé à Algerpar les parlementaires et verra la participationde PME algériennes et italiennespour évoquer les «perspectives extraordinaires»de partenariat qui existent.Le ministre délégué chargé des Affairesmaghrébines et africaines a indiqué, parailleurs, que les discussions ont portéaussi sur les questions internationales. Ila souligné, à cet égard, que l’Algérie etl’Italie «partagent le même sentimentque le processus en Méditerranée est enpanne et que tout ce qui a été entrepris,à ce jour, reste hypothéqué par le règlementdes situations en Palestine et auMoyen-Orient».«Nos partenaires italiens montrent unintérêt pour la situation dans notrerégion, notamment le Sahel», a constatéM. Messahel, précisant que la partiealgérienne a exposé son approche enmatière de sécurité et de développementdans la région du Sahel.«L’importance pour nous de tarir lessources de financement du terrorismeen mettant en œuvre les résolutions duConseil de sécurité, notamment la19-04 qui criminalise le paiement derançons», a été mise en exergue. «Il y adu travail à faire pour que les décisionsprises au niveau du Conseil de sécuritédes Nations unies soient contraignantespour tous les Etats et puissent trouver,dans les faits, leur expression», a soulignéM. Messahel.Les deux parties ont évoqué, d’autrepart, la situation en Afrique, notammenten Somalie, qualifiée de «préoccupante»par M. Messahel, qui a estimé nécessairede conjuguer les efforts pour rétablirla stabilité dans ce pays. «Nous avonsabordé les questions liées à la sécurité etla stabilité en Somalie. Nous avons commencéà mobiliser les moyens matérielspour faire en sorte que le gouvernementactuel de transition puisse se consolider»,a-t-il affirmé.Sur un autre chapitre, le ministre a indiquéavoir rappelé la position traditionnellede l’Algérie en ce qui concerne l’utilisationpacifique de l’énergie nucléaire,qui est, a-t-il dit, «un droit que toutle monde doit partager».«Nous partageons le sentiment que noussommes dans un contexte où il faut travaillerà apaiser la situation et permettreau dialogue de prendre sa place», a préciséM. Messahel, estimant que «l’accordsigné entre l’Iran, le Brésil et laTurquie est une étape assez importante».Pour sa part, M me Graxi a tenu à «témoignerde la volonté de l’Italie de participerau développement économique del’Algérie, un pays qui a fait, a-t-elledéclaré, une avancée considérable sur leplan de la paix civile et sociale, maisaussi sur le plan du développement économique».Elle a fait part, dans ce sens,de la «volonté de l’Italie de coopérer demanière pratique et de faire bénéficierl’Algérie de son expérience et son expertise».Elle a observé, en outre, que les deuxpays «ont la même vision et la mêmevolonté de travailler ensemble» sur desquestions telles que l’immigration, lapêche illégale et la pollution enMéditerranée.M meGraxi a affirmé que son pays«apprécie» les efforts déployés dans larégion du Sahel et en Méditerranée parl’Algérie qui est, a-t-elle noté, un «partenairefondamental dans la lutte antiterroriste».Energie & Mines79novembre 2010


partenariatparTenariaTAlgérie-EspagneEntretien à Alger entre M. Yousfiet le ministre espagnol de l’IndustrieLe ministre de l'Energie et des Mines,Youcef Yousfi, s'est entretenu au siège deson département ministériel avec leministre espagnol de l'Industrie, duTourisme et du Commerce, MiguelSébastien, en visite à Alger.«Les entretiens ont porté sur l'état desrelations de coopération et de partenariatentre les deux pays dans le domainede l'énergie et les perspectives de leurrenforcement», selon le ministère.Il s'agit de la deuxième rencontre entreles deux ministres, dans moins de deuxmois. La première a eu lieu le 7 septembrepassé à Alger et a traité de plusieursdossiers en suspens entre Alger etMadrid dans le domaine de l'énergie.La visite de M. Sébastien intervient,selon certains observateurs, comme unepoursuite de ces négociations, déjà entaméesentre les deux parties.Si les deux pays sont liés par de fortesrelations dans le domaine de l'énergie, ildemeure néanmoins que deux contentieuxcommerciaux ont opposé leurscompagnies énergétiques et dont leGroupe algérien Sonatrach a eu gain decause, relèvent ces observateurs.L'Algérie est le premier fournisseur degaz naturel de l'Espagne, devant leNigeria et le Qatar. Les deux pays sontreliés depuis 1996, via le Maroc, par leGazoduc Maghreb Europe (GME) quialimente également le Portugal.Le deuxième gazoduc, Medgaz, reliantBéni Saf (Algérie) à Almeria, enEspagne, dont la réalisation et la mise engaz viennent d'être finalisées, sera opérationnelprochainement.Le projet, dont la mise en place initialeétait prévue en 2009, livrera à l'Espagneenviron 8 milliards de mètres cubes degaz par an et devrait augmenter lesexportations gazières algériennes et,partant, sécuriser l'approvisionnementde l'Europe en gaz naturel.La coprésidente du Conseil d'affaires algéro-britannique à l'APS«Le marché algérien offre une multituded'opportunités aux compagniesbritanniques»Le marché algérien offre une multituded'opportunités aux compagnies britanniques,à la faveur du gigantesque programmed'investissements engagé par legouvernement et aux opportunitésoffertes dans le secteur privé, a déclaré àl'APS Mme Olga Maitland, coprésidentedu Conseil d'affaires algéro-britannique.«Le marché algérien offre une multituded'opportunités à nos compagnies, jecrois que le moment est venu pour ellesde s'implanter en Algérie, en raison despotentialités du marché et du fait quel'Algérie a clairement fait savoir qu'elleencourage la participation des nos compagniesdans son développement», asouligné Mme Maitland.L’Algérie perçue comme un importantmarché d'avenir par HSBCEnergie & Mines80La banque britannique HSBC perçoit l'Algérie comme unimportant marché d'avenir en raison de ses ressources humaineset ses importantes ressources en hydrocarbures, a indiquéle directeur du département Moyen-Orient et Afrique de cetteinstitution, Michel Hodges. «Considérant l'importance dunovembre 2010marché algérien, HSBC a ouvert sa première agence à Alger en2008 et compte ouvrir une seconde agence avant la fin de cetteannée», a déclaré à l'APS M. Hodges qui se félicité de l'existencedu Conseil d'affaires algéro-britannique qui tend à promouvoirles relations entre les deux pays.


partenariatAlgérie-allemagne : Conférence sur les énergies renouvelablesLe soleil d’Algérie à consommersans modérationUne conférence-débata été organisée par laChambre algéro-allemande,à l’hôtel ElDjazaïr, sur le partenariatentre les deuxpays dans le domainedes énergies renouvelableset ce, dans lecadre de la visite detrois jour effectuée enAlgérie par la délégationdes hommes d’affaireset des industrielsqui représententhuit entreprises allemandesœuvrant dansles énergies, notammentsolaire.Cette conférence a été animée par M meChristina Witteck, Directrice du départementdes énergies renouvelables auministère fédéral allemand del’Economie et de Technologie, et JensAltevogt, représentent de l’Académiedes énergies renouvelables. Intervenantlors de l’inauguration des travaux decette rencontre qui a regroupé desexperts des deux pays, le directeurgénéral de la Chambre algéro-allemande,M. Hergenröther, a relevé l’importancede ce secteur aussi bien pourl’Allemagne que pour l’Algérie.En effet, dira-t-il, le ministère del’Energie et des Mines envisage la productionde près de 5% de l’électricitéen recourant aux énergies renouvelablesà l’horizon 2015, d’où l’intérêt dumarché algérien pour les entreprisesallemandes qui auront leur placecomme partenaires durables pour letransfert des technologies, avant depoursuivre que plusieurs sociétés allemandeset algériennes ont pu concluredes contrats de partenariat dans ledomaine de l’énergie solaire : cas del’entreprise Schott, fournisseur pour laconstruction de la centrale hybride solaire-gaz,Solar 28, ou encore leSolarsinstitut Jülich qui réalise actuellementune étude de faisabilité sur laconstruction d’une tour solaire thermiqueen Algérie et ce, dans le cadred’un accord de coopération signé entreet le ministère algérien de Recherche etle ministère allemand del’Environnement.La Directrice du département desEnergies renouvelables au ministèreallemand de l’Economie et deTechnologie tiendra à préciser égalementl’intérêt des énergies renouvelablespour son pays qui a opté, depuis1991, pour celles-ci à travers l’introductionde technologies qui ont contribuéà la protection de l’environnement.M meWitteck précisera que durant lesdix dernières années des progrèsimportants sont enregistrés, en termesde développement des énergies renouvelables,avant de poursuivre que leschangements climatiques ont renduinévitable le recours aux énergies propres.S’exprimant sur le partenariat algéro-allemanddans le domaine des énergiesrenouvelables, elle estimera que lepotentiel solaire que recèle l’Algérie està même de constituer un créneau pourle partenariat et le transfert de technologies.Dans le même sillage, le chargédu projet des énergies renouvelablesauprès de l’Académie des énergiesrenouvelables affirmera que des programmeset des mécanismes ont étémis en place pour la promotion desénergies renouvelables. Pas moins de36 lois et décrets sont promulgués et70 campagnes gouvernementales sontou seront lancées dans le cadre de l’efficacitéénergétique, signalant le grandeffet produit par l’ensemble des mesuresadoptées.Les dispositions prises par le gouvernementallemand, insistera M. Altevogt,ont touché d’autres aspects liés à la formation,la fiscalité ainsi que la recherche.Il rappellera enfin que le marchédes énergies renouvelables a été évaluéen Allemagne, en 2008, à près de25 milliards d’euros alors que les investissementsont, durant la même année,atteint les 28,8 milliards d’euros, créantquelque 82 000 emplois.Energie & Mines81novembre 2010


partenariatparTenariaTEn marge d’une rencontre entre opérateurs algériens et allemandsLe ministre d’Etat allemand soulignela «stabilité» du cadre des affaires en AlgérieInterrogé, en marge d’une rencontreentre opérateurs algériens et allemands,sur le cadre juridique en Algérie, leministre allemand a estimé qu’il «eststable et fiable», relevant que «lescontrats signés entre les firmes algérienneset allemandes activant enAlgérie sont « respectés » par les deuxparties.Concernant les objectifs de sa visite enAlgérie, à la tête d’une délégation dechefs d’entreprise spécialisées dansl’environnement et les ressources eneau, M. Posch a indiqué qu’elle visenotamment à s’enquérir des opportunitésd’investissements dans le pays et defaire valoir le savoir-faire allemand enmatière d’énergies renouvelables.«Jusqu’à maintenant, les firmes de larégion de Hesse connaissaient l’Algériede par leur participation à des expositionset des manifestations économiquesqui y sont organisées régulièrement.Mais cette visite vise essentiellementà identifier des secteurs où lesPME allemandes viendront y investir»,a-t-il fait savoir.Le ministre a exprimé, dans ce contexte,la volonté des entreprises allemandesà prendre part aux grands projetsstructurants que l’Algérie compteréaliser.Le ministre d’Etatallemand del’Economie, duTransport et duDéveloppement régionaldu Land de Hesse(centre del’Allemagne), DieterPosch, a souligné, àAlger, la «stabilité»du cadre juridiquedes affaires enAlgérie.«Nous (le gouvernement allemand)comptons mobiliser les entreprises allemandespour venir investir en Algérie»,a-t-il ajouté, relevant que la Fédérationde Hesse compte quelque 2 400 PMEqui activent dans le secteur de l’environnement,dont 50% du chiffre d’affairesproviennent de leurs activités àl’étranger.La visite de la délégation allemandeaspire également, a-t-il dit, à encouragerla mise en place d’une Commissionmixte algéro-allemande chargée desoutenir davantage les relations entreles deux pays, notamment dans ledomaine économique.Lors de son séjour en Algérie, M. Poschaura des entretiens avec les responsablesdes ministères de l’Industrie et de laPromotion des investissements, desRessources en eau et de l’Aménagementdu territoire, de l’Environnement et duTourisme.De son côté, le Directeur général de laChambre algéro-allemande de commerceet d’industrie, M. Hergenrother,a indiqué qu’il s’agit de la troisièmedélégation d’hommes d’affaires allemandsqui visite l’Algérie depuis ledébut de l’année. Selon ce responsable,le «nombre élevé d’entrepreneurs allemandsvenus cette année à Algerdémontre l’intérêt de l’économie et desinstitutions allemandes à participeractivement dans la dynamique deconnaître l’économie algérienne».Dieter Posch favorableà la création d’unecommission mixteLe ministre d’Etat allemand del’Economie, du Transport et duDéveloppement régional du Land deHesse (centre de l’Allemagne),Dieter Posch, a préconisé, à Alger, lamise en place d’une commissionmixte algéro-allemande pour soutenirles relations entre les deux pays.Intervenant lors d’une conférence depresse organisée en marge d’unerencontre entre opérateurs allemandset algériens, M. Posch a indiquéque sa visite en Algérie visenotamment «à encourager la miseen place d’une commission algéroallemandequi devra traiter les questionsrelatives à la soumission desentreprises allemandes aux avisd’appels d’offres lancés par l’Algériedans les différents domaines économiques».Pour le ministre allemand,la commission mixte doit «servir àaccélérer et soutenir les investissementsallemands en Algérie, à identifierles besoins de l’Algérie en matièrede transferts de technologies etsavoir-faire, à résorber certains problèmespouvant surgir dans le cadrede contrats, ou de projets de partenariatentre les entreprises des deuxpays». Elle devrait être composée dereprésentants des ministères algérienset allemands des secteurs économiqueet politique, selon le ministreallemand. C’est la troisième délégationd’hommes d’affaires et opérateursallemands qui visite l’Algériedepuis le début de l’année, rappellet-on.Le Land de Hesse, dont la capitaleest Wiesbaden, compte environ2 400 PME spécialisées dans la filièredes énergies renouvelables.Energie & Mines82novembre 2010


partenariatalgérie-UERévision du calendrierdu démantèlement tarifaireL’Algérie et l’Union européenne sontconvenues, à Luxembourg, de réviser lecalendrier du démantèlement tarifaireprévu par l’Accord d’association (AA)UE-Algérie, conclu en 2002, et entréen vigueur en septembre 2005, sanspour autant fixer un calendrier à ceteffet. La décision a été annoncée par leministre des Affaires étrangères,Mourad Medelci, et son homologueespagnol, Miguel Angel Moratinos,dont le pays assure actuellement la présidencetournante de l’UE, lors d’uneconférence de presse qui a sanctionnéla 5 e réunion du Conseil d’association,qui évalue chaque année la mise enœuvre de l’accord d’association.La partie algérienne «fera en sorte quedès l’instant qu’elle est saisie par l’UE,le comité d’orientation prévu par l’AAse réunisse à son tour et que très rapidementnous ayons donc à conclure unaccord sur le nouveau programme dedémantèlement», a ajouté MouradMedelci. Au cas où les deux parties neparviendraient pas à un accord sur laproposition algérienne, explique leministre, l’application stricte des dispositionsde l’AA sera automatique durantune année encore. Pendant ce temps,l’Algérie «continuera à trouver dessolutions plus durables».Interrogé sur les difficultés d’accès desentreprises algériennes au marchéeuropéen, M. Medelci a réponduqu’«aujourd’hui les deux partenairesont évoqué toutes les questions, maisla délégation algérienne a surtout misl’accent sur la question des investissements».Il affirmera que les investissementsà promouvoir en Algérie ontprécisément pour vocation d’augmenterles capacités de production locale etpour rendre éligible une partie decette production à l’exportation horshydrocarbures. «Notre problèmeaujourd’hui, c’est qu’il faut avoir dequoi exporter, mais dans certains cas,et nous l’avons fait observer à nos amisde l’UE, des produits algériens ont eudes difficultés à pénétrer le marchéeuropéen», a signalé M. Medelci, quiM. Medelci : «L’Algérie accorde une grande importanceà ses relations avec l’UE»Dans une allocution prononcée au Luxembourg lors de la 5 e réunion du Conseild’association Algérie-UE, M. Medelci a déclaré que «l’Algérie, qui tient au respectdes dispositions pertinentes de l’accord d’association et à la concertation bilatérale,a décidé de faire recours aux dispositions de l’accord d’association autorisantla révision du calendrier du démantèlement tarifaire». Après avoir souligné quepour des raisons historiques, culturelles et économiques, l’Algérie accorde unegrande importance à ses relations avec l’UE, qui «représente un des axes stratégiquesde sa politique étrangère», le ministre a reconnu que «ces relations ontgagné en intensité, à la faveur de cet accord d’association». Néanmoins, a-t-ilexpliqué aux représentants des Etats membres de l’UE, «cet accord a ouvert denouvelles perspectives, mais a induit également des défis à relever». «Mon pays,en signant l’accord d’association, voulait développer une coopération globale quicouvrirait tous ses volets : politique, économique, et commercial, culturel, social ethumain. Or jusqu’à maintenant, nous relevons clairement que le volet commerciala reçu une attention particulière par rapport aux autres», a-t-il constaté. Censéêtre un catalyseur pour le développement des investissements directs européensen Algérie, force est de constater que cinq années après son entrée en vigueur,l’accord d’association n’a pas eu encore l’effet d’entraînement attendu», a-t-ildéploré. «Les investissements de l’UE ne représentent que le tiers de l’ensembledes IDE reçus par notre pays», a-t-il ajouté. Evoquant les aspects positifs de l’accord,il soulignera que l’Algérie «se félicite des progrès enregistrés dans la négociationde l’accord de coopération sur la recherche scientifique et technologique»,et a espéré que «l’aspect innovation soit pleinement intégré dans l’accord final».En matière de coopération financière, il soulignera la satisfaction de l’Algérie qui«salue la décision de recourir à l’approche budgétaire nationale 2011-2013», enregrettant néanmoins, «les réductions substantielles opérées, de manière unilatérale,sur l’enveloppe financière allouée à notre pays», et a réitéré l’espoir partagéde recouvrer ces ressources dans un cadre à la fois concerté et diligent».citera le cas le plus emblématiqueaujourd’hui, celui de l’entreprisealgéro-espagnole Fertial qui a tentéd’exporter des engrais sur le marchéeuropéen, et à laquelle on a fait unmauvais procès sous prétexte que leprix du gaz utilisé dans cette industrieétait subventionné.Selon le ministre, l’Algérie a pris desmois pour défendre sa position. L’UE aconfirmé dans la déclaration qui a étéremise à la partie algérienne que laquestion du double prix de gaz estréglée. Satisfait, il annoncera queFertial peut, enfin, revenir pour fairevaloirses droits à exporter, ainsi quetoutes les entreprises qui produisent ouqui sont en train de réaliser des investissementsproductifs. Dans le secteurde la pêche, le ministre qui a fait état decertains problèmes reconnaît que desprogrès existent en raison du cadrenormatif européen. A ce sujet, ilannoncera la décision d’organiser deuxséminaires à Alger avec des experts del’UE qui devraient déboucher sur l’identificationdes contraintes. «Il y a descontraintes qui sont de notre fait et desinitiatives que nous devrions prendrenous-mêmes.Et je ne conteste pas le fait que souventces initiatives sont importantes, et c’està nous de porter en avant nos capacitésde production en Algérie, car personnene le fera à notre place, mais il y a aussides contraintes qui sont du fait desEuropéens parce qu’ils ont inventé uncadre normatif non tarifaire qui faitqu’en première analyse on a le sentimentqu’on est en zone de libre-échange,mais quand on regarde plus loin onest exclu de l’accès au marché», a-t-ilconclu.Energie & Mines83novembre 2010


partenariatparTenariaTLors d’une rencontre avec les eurodéputés à BruxellesM. Bendjama souligne «la solidité»des relations entre l’Algérie et l’UEL’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Bendjama, a soulignéla «solidité» des relations qui lient l’Algérie et l’Union européenne,en évoquant les moyens de les renforcer, notamment par undéveloppement des relations humaines.Energie & Mines84Le Conseil d’association, qui s’est réunirécemment au Luxembourg, «a montréla solidité des relations entre l’Europeet l’Algérie et le caractère multiforme ettrès dense» des relations entre les deuxparties, s’est-il félicité lors d’une rencontreavec les eurodéputés membresde la délégation Maghreb au Parlementeuropéen. Il a soutenu que depuis l’entréeen vigueur de l’accord d’associationUE-Algérie en 2005, la coopérationentre les deux parties a «énormémentprogressé (…) et dans dessecteurs que l’on n’imagine pas,puisque généralement réservés à lasouveraineté nationale», a-t-il insisté,allusion faite à l’aide qu’assure l’UE àl’Algérie pour ses politiques en matièrede gestion pénitentiaire et d’améliorationde la justice. «Je crois que noussommes le seul pays dans la région qui,dans le cadre de l’accord d’association,a ce genre de coopération avec l’UE.Une coopération (…) qui a apportéénormément d’impulsion et de modernisationdans ces secteurs», a-t-il souligné.L’autre volet de coopération spécifiqueconcerne le soutien aux organisationsalgériennes non gouvernementales.L’Algérie, qui a déjà eu par le passéun programme de l’UE pour soutenirl’action de ces organisations, metactuellement en œuvre un autre programme,appelé ONG II qui va dans lemême sens, et dont «les résultats sontextrêmement probants à la satisfactionet des ONG algériennes et de ceux quidirigent ce programme au sein de laCommission européenne». Les deuxparties ont également «structuré institutionnellementleurs rapports», avec lacréation de cinq comités sectoriels etun sixième en voie de l’être. Ces comités(Agriculture et pêche, Industrie,Commerce et services, Transports,novembre 2010Infrastructures et énergie, Recherche etinnovation, Coopération douanière)qui sont mis en place travaillent et seréunissent normalement «pour essayerd’approfondir et d’améliorer les relationsentre les deux parties».Néanmoins, M. Bendjama ne manquerapas de souligner certains aspectsd’importance pour l’Algérie et quientravent cette coopération, citant leproblème de «la perte des recettesdouanières que nous avons accumuléesdepuis la signature de cet accord», a-tilindiqué. Lors des négociations en2002 «personne ne pouvait imaginerque l’Algérie se développerait aussirapidement et quelle disposerait d’uncertain nombre de capacités pour subvenirau marché intérieur, et que sesimportations allaient doubler, passantde 20 milliards à 40 milliards d’eurosen trois ans», a-t-il expliqué, relevantque «l’impact de ce démantèlementtarifaire a été multiplié par deux». A cesujet, il annoncera le «début, bientôt,d’une négociation pour réajuster ledémantèlement tarifaire et corriger certainespositions tarifaires qui sont complètementdépassées par l’évolution deschoses et par l’ambition de l’économiealgérienne».L’autre point évoqué par l’ambassadeura concerné la circulation des personnes.Il estime que des efforts restent àfaire en ce qui concerne le rapprochementhumain entre les deux rives, etque l’un des volets importants dece rapprochement est de faciliter lacirculation des personnes, en particulierceux qui œuvrent pour le rapprochementdes deux ensembles, notammentles intellectuels, hommesd’affaires, étudiants, enseignants ettous ceux qui sont actuellement empêchésde se rencontrer.Comme bonne note, il soulignera lesrelations interparlementaires qu’il qualifierad’«extrêmement fructueuses »,rappelant le lancement du groupe d’amitiéAlgérie au sein du Parlementeuropéen.Lors des débats, l’ambassadeur arépondu à plusieurs interrogations desparlementaires européens, notammentcelles relatives au rôle que pourraitjouer l’Algérie dans le règlement duconflit du Sahara occidental et pourassurer la sécurité dans la région duSahel. Sur le premier point, il rappellerala position inchangée de l’Algériepour l’autodétermination du peuplesahraoui. Il insistera sur le fait égalementque l’Algérie avait tenté, pendantce conflit, d’avoir des relations normalesavec son voisin marocain avec lequelelle a énormément de liens, qu’ilssoient culturels, politiques et mêmefamiliaux. Au sujet de la sécurité auSahel, il recommandera d’éviter de«dramatiser» la situation. «Il ne fallaitpas dramatiser la situation sécuritairedans le Sahel, et il ne fallait jamais lasous-estimer non plus», dira-t-il. «Il y aune bande de terroristes qui est alliéeavec des criminels qui enlèvent des ressortissantseuropéens et qui monnayentleur libération contre des rançons», aindiqué l’ambassadeur, en réitérant lerefus de l’Algérie pour «le paiement derançons parce que ces rançons vontservir à acheter plus d’armes et à faired’autres victimes», a-t-il expliqué.Il rappellera, à cet égard, que les paysde la région, le Burkina Faso, le Mali, leNiger avec l’Algérie ont créé un étatmajorconjoint pour traiter de cettequestion et éradiquer ce phénomènequi touche non seulement les paysde la région mais également les payseuropéens.


partenariat1 re Conférence ministérielle sur l’environnement et les énergiesrenouvelables du dialogue méditerranéenAdoption des propositionsde l’AlgérieLes travaux de la première Conférence ministérielle sur l’environnementet les énergies renouvelables du dialogue méditerranéen 5+5 ont prisfin à Oran par l’adoption de la «Déclaration d’Oran».Cette déclaration, qui comporte despropositions présentées par l’Algériepour promouvoir la coopération entreles dix pays de la Méditerranée dans ledomaine de l’environnement, porte surla création d’un Observatoire méditerranéende développement durable dontle siège sera à Oran (Algérie) pour lesuivi, le contrôle et l’évaluation de lasituation de l’environnement, la préparationde travaux de développementdurable dans les pays du dialogueméditerranéen 5+5. Il a été décidé demettre en place un plan méditerranéenenglobant les plans climatiques despays concernés pour restaurer l’harmonieentre eux et élaborer un schémad’aménagement du territoire méditerranéenqui adopte «le principe degraduation».Les ministres de l’Environnement desdeux rives et la région ouest de laMéditerranée ont convenu de l’installationd’un comité permanent composéd’experts de ces pays pour donner unedimension pratique à la coopération,ainsi que la communication en proposantdes solutions aux préoccupationssoulevées dans les aspects environnementaux.La «Déclaration d’Oran» ainsisté sur l’importance d’intégrer lespréoccupations environnementales autitre des stratégies de développementdes pays de la région, d’intensifier lacoopération dans le domaine de la protectiondu milieu marin, de lutter contrela pollution marine avant d’appeler àla promotion d’un partenariat efficaceentre les opérateurs du secteur del’énergie, afin de créer un «systèmed’alerte précoce» sur la pollution avecl’implication des organisations nongouvernementales et le soutien de lalégislation locale dans le domaine de lapollution marine.D’autre part, l’accent a été mis sur l’améliorationde l’approvisionnement dela population en eau potable, des servicesd’assainissement et de gestion intégrée,le développement des ressourceshydriques, la promotion de leur utilisationainsi que la sécurisation contre lesrisques des inondations, de la sécheresseet la pollution.Les participants ont appelé à adopterune stratégie méditerranéenne de l’eau,à échanger des informations et expériencessur la mobilisation des ressourcesen eau, en particulier de dessalementd’eau de mer, de traitement deseaux usées et de reconstitution deseaux souterraines.S’agissant des énergies renouvelables,il a été recommandé le développementde la coopération dans ce domaine enmettant l’accent sur le transfert detechnologies propres vers les pays duSud.Pour rappel, il a été convenu la tenue deconférences ministérielles similairesannuellement dans les pays du dialogue5+5. La prochaine rencontre aura lieuà Lisbonne (Portugal).Les pays du groupe 5+5 ont tenu, maidernier, dans la ville allemande Bonnune réunion préparatoire du sommetde Cancun (Mexique) sur le climat,prévu en décembre 2010.Les travaux de cette conférence ont étémarqués par la présence de la plupartdes ministres de l’Environnement et dereprésentants des pays du dialogue5+5, en plus du secrétaire général del’UMA et de l’ambassadrice de l’UE enAlgérie.Energie & Mines85novembre 2010


partenariatparTenariaTAlgérie-RussiePrésident Medvedev :«Un partenariat fondé sur la complémentaritédes économies et l’équilibre d’intérêts»Une déclaration commune algéro-russe a été publiée à l’issue de la visiteofficielle effectuée en Algérie par le président de la Fédération deRussie, Dmitri Medvedev, dont voici le texte :Energie & Mines86«A l’issue de la visite officielle effectuéele 6 octobre 2010 par le présidentDmitri Medvedev, président de laFédération de Russie, à l’invitation duprésident Abdelaziz Bouteflika, présidentde la République algériennedémocratique et populaire, les deuxpays ont rendu publique une déclarationcommune dans laquelle ils réaffirmentles principes qui fondent leursrelations bilatérales, rappellent les butset objectifs recherchés à travers lesactions de coopération et d’échangesmultiformes et identifient les voies etmoyens à mettre en œuvre en vue deleur réalisation.C’est ainsi qu’animées par le désir partagéd’élargir leur coopération à tousles domaines et secteurs d’activité quioffrent un potentiel d’échanges bilatéral,les deux parties réaffirment leurvolonté de travailler solidairement à laconcrétisation des principes contenusdans les différents accords signés entreles deux pays, et dans la déclaration surle partenariat stratégique signée le4 avril 2001 à Moscou. A cet égard, lesdeux pays déclarent une nouvelle foisleur attachement à renforcer leurs relationsbilatérales et à approfondir leurconcertation politique dans un espritmarqué par l’amitié historique, lerespect mutuel et la volonté d’établir unpartenariat mutuellement bénéfiquefondé sur la complémentarité des économieset l’équilibre des intérêts.C’est dans cet esprit que la Républiquealgérienne démocratique et populaire etla Fédération de Russie :• constatant avec satisfaction un développementdynamique des liens bilatérauxde partenariat dans différents etnombreux domaines et en premier lieunovembre 2010


partenariaten matière de concertation sur lesquestions d’intérêt commun ;• convaincues que les transformationsactuelles dans le monde, liées notammentaux nouveaux défis et menaces,rendent impérative et urgente la miseen place d’un nouvel ordre mondialplus démocratique et plus équitable ;• confirmant leur attachement aux normesuniversellement reconnues dudroit international, aux objectifs et auxprincipes de la Charte des Nationsunies et des organisations internationaleset régionales dont les deux pays sontmembres ;• guidées par le désir de contribuer à larecherche d’une paix juste, globale etdurable au Moyen-Orient fondée sur lalégalité internationale et garantissant lafin de l’occupation par Israël des territoiresarabes et l’exercice par le peuplepalestinien de ses droits nationaux, ycompris celui de créer son Etat souverain;• aspirant à poursuivre et à approfondirleur concertation sur les questionset problèmes majeurs de l’Agendainternational, notamment dans le cadredes Nations unies et des autres institutionset forums internationaux dont ilssont membres ;• conscientes de l’excellence de lacoopération bilatérale et de la nécessitéde mettre en œuvre les accords concluset les décisions prises au cours de larencontre au sommet algéro-russe,tenue le 6 octobre à Alger, avec pourobjectifs la promotion et la consolidationdu partenariat stratégique danstous les domaines d’intérêt commun,déclarent ce qui suit :– 1. Les parties se sont entendues pourredonner un caractère régulier auxéchanges de visites des chefs d’Etat envue de coordonner la coopération bilatérale,régionale et internationale. Cesrencontres seront également l’occasionpour les responsables des départementsministériels et des institutions algérienneset russes de se concerter en vue depromouvoir cette coopération.– 2. Les deux parties organisent defaçon régulière, au moins une fois paran, des consultations entre les ministresdes Affaires étrangères, alternativementdans les deux capitales.– 3. Les parties continueront à coordonnerleurs approches et à promouvoirle rôle central de l’ONU dans l’affirmationd’un ordre mondial plus justeet plus ouvert sur le multilatéralisme etcelui du Conseil de sécurité en matièrede maintien de la paix, de la sécuritéinternationale. Elles contribuerontégalement de façon active au règlementdes conflits régionaux par les moyenspolitico-diplomatiques conformémentaux dispositions de la Chartedes Nations unies et aux principesuniversellement reconnus du droitinternational.– 4. Les parties se disent profondémentpréoccupées par la persistance d’unetension dangereuse au Moyen-Orient,exacerbée avant tout par la poursuitede l’occupation israélienne des territoiresarabes, condamnent les activités decolonisation menées par Israël et toutesles actions unilatérales dans les territoiresarabes occupés, notamment à ElQods, les deux parties demandent lalevée du blocus imposé à la bande deGhaza et appellent à l’intensificationdes efforts visant à mettre fin à la crisehumanitaire dans ce territoire. Les partiesse prononcent pour la relance duprocessus de paix dans cette région surla base juridique internationale, notammentles résolutions pertinentes duConseil de sécurité de l’ONU, les principesde Madrid, l’initiative arabe depaix, et ce, en vue d’un règlement global,juste et viable.– 5. Reconnaissant le droit inaliénabledes peuples à disposer d’eux-mêmes,les parties s’engagent à œuvrer demanière résolue, dans le cadre desNations unies et au sein des institutionset organisations internationales auxquelleselles appartiennent, afin detrouver une solution politique juste,durable et mutuellement acceptablepermettant au peuple du Sahara occidentald’exercer son droit à l’autodétermination,conformément à la légalitéinternationale. Elles réaffirment, dansce cadre, leur plein appui aux efforts dusecrétaire général de l’ONU et de sonenvoyé personnel afin d’atteindre cetobjectif.– 6. Les parties insistent sur la nécessitéde consolider le régime de la nonproliférationdes armes de destructionmassive et de leurs vecteurs, ainsi quesur la prévention du déploiement desarmes dans l’espace extra-atmosphérique.Dans ce contexte, elles exprimentleur préoccupation devant la persistancede défis contemporains à lasécurité globale, accentuée notammentpar la menace de la prolifération desmatières nucléaires et de leur acquisitionpar des entités non étatiques.Les parties appellent à l’universalisationdu traité de non-proliférationnucléaire et soulignent la nécessitépour Israël d’y adhérer en tant qu’Etatnon nucléaire et de soumettre toutesses activités nucléaires aux garantiesgénéralisées. Les parties harmoniserontleurs efforts dans les différents forumset œuvreront au sein des cadres adéquatsà la transformation du Moyen-Orient en zone exempte d’armesnucléaires et de toutes autres armes desdestructions massives, ainsi que deleurs vecteurs.– 7. Tout en reconnaissant le droitinaliénable des Etats parties au TNPd’utiliser l’énergie atomique à des finspacifiques, les parties mettent en reliefla nécessité pour tous es pays derespecter leurs engagements dans ledomaine de la non-prolifération. Ellesréaffirment leur attachement à appuyerles activités de l’Agence internationalede l’énergie atomique (AIEA) et préconisentà la consolidation de sons systèmede garanties. L’Algérie et la Russieréaffirment leur intention de collaborerétroitement en vue de promouvoir lamise en place d’une coopération internationaleentre les Etats parties etappellent une nouvelle fois à luttercontre le trafic illicite des matièresnucléaires.– 8. Les deux parties appuient la nécessitéde réforme de l’ONU, qui passe enEnergie & Mines87novembre 2010


partenariatparTenariaTEnergie & Mines88particulier par une prise en chargeresponsable de la question de l’élargissementdu Conseil de sécurité sur unebase équitable et démocratique, entenant compte notamment des donnéeséconomiques, démographiques et géographiqueset en veillant à une meilleurereprésentation de l’Asie et del’Afrique.– 9. Les deux parties intensifientdavantage leur interaction sous le formatbilatéral et multilatéral pour luttercontre le terrorisme quelles que soientses formes et ses manifestations, ainsique contre la criminalité organiséetransfrontalière, le trafic illégal de drogue,de substances psychotropes et deleurs précurseurs en conformité stricteavec la Charte de l’ONU, les normes dedroit international et les résolutionsrespectives du Conseil de sécurité del’ONU, contribuant ainsi à la mise enœuvre conséquente de la stratégie globaleantiterroriste de l’ONU.– 10. Les deux parties confirment leurvolonté d’intensifier leur coopérationdans le cadre du groupe algéro-russechargé des questions de lutte contre leterrorisme international. Elles appellentnotamment au renforcement de lacoopération internationale pour tarirles sources de financement du terrorisme,y compris l’utilisation des sommesprovenant du trafic illicite des stupéfiantset des autres formes de la criminalitéorganisée. Les deux partiescondamnent sans équivoque la prised’otages par les groupes terroristes afind’obtenir le paiement de rançons, ellesréitèrent leur attachement à la luttecontre le terrorisme sur la base d’uneapproche globale conformément auxrésolutions du Conseil de sécurité,notamment les résolutions 1373, 1624et 1904.novembre 2010– 11. Les parties confirment leurvolonté de promouvoir la coopérationaux fins d’assurer la paix et la stabilité,le développement économique et socialde l’Afrique et d’encourager les processusd’intégration dans le continent àtravers notamment l’Union africaine etl’UMA pour la région du Maghreb.Elles appuient l’ambition de l’Afriquede faire valoir ses préoccupations ausein de l’ONU et des autres organisationsinternationales de coopérer avecle G20 en vue de prendre en considérationles besoins du développement despays du continent dans le cadre du systèmeéconomique mondial.– 12. Les parties aspirent à approfondirla coopération économique tant institutionnellequ’entre les représentants desmilieux d’affaires des deux Etats, et cenotamment par le biais des sessionsrégulières de la Commission mixteintergouvernementale pour la coopérationéconomique, commerciale, scientifiqueet technique, et du Conseil d’affairesalgéro-russe qui se réunirontalternativement dans les deux pays.– 13. Les deux parties contribueront audéveloppement de la coopération dansles domaines tels que l’industrie minièreet métallurgique, l’énergie, la constructionmécanique, l’agriculture, lesecteur bancaire et financier, les investissements,la recherche et la formation,les hautes technologies, la rechercheet développement, l’utilisation del’énergie nucléaire et l’exploitation del’espace à des fins pacifiques.– 14. Au regard des problèmes de sécuritéénergétique et de la situation sur lemarché mondial des ressources d’énergie,les parties expriment leur désird’approfondir le dialogue sur une baserégulière en vue de coordonner leursactions dans le domaine de l’énergie entenant compte de l’impératif de défendreleurs intérêts respectifs et de lanécessité d’intégrer ceux des autresacteurs du marché de l’énergie – producteurs,consommateurs et pays detransit – des hydrocarbures.– 15. Les parties réitèrent leur intentionde renforcer les liens traditionnelsde coopération militaire et militarotechnique,à travers notamment laCommission mixte intergouvernementalealgéro-russe pour la coopérationmilitaire et technique.– 16. Les parties encourageront davantagele développement des liens decoopération dans le domaine de lascience et de la formation, y compris àtravers les échanges des bourses d’étudespermettant la formation postgraduéedans les établissements d’enseignementsupérieur et en intensifiant lescontacts directs entre les universités etles institutions scientifiques.– 17. Les deux parties favoriseront ledéveloppement de la coopération dansle secteur du tourisme, l’intensificationdes échanges entre les sociétés civilesdes deux pays, notamment par le biaisd’organisations non gouvernementaleset des associations nationales.»


partenariatCoprésidée par Abdelmalek Sellal à MexicoL’Algérie et le Mexique signenttrois accords de coopération techniqueet scientifiqueLa Commission mixte intergouvernementale de coopération économique,commerciale, scientifique, technique et technologique algéromexicaine,créée en 1985, a tenu à Mexico, le 18 octobre 2010, sa premièresession sous la coprésidence de Abdelmalek Sellal, ministre desRessources en eau du côté algérien, et de Mme Patricia EspinosaCantellano, ministre des Affaires étrangères, côté mexicain.Parmi les points à l’ordre du jour, laCommission a procédé à une évaluationde la coopération entre les deuxpays et s’est penchée sur les nombreuxsecteurs où celle-ci présente des possibilitésde renforcement mutuellementbénéfiques, notamment ceux des ressourcesen eau, de l’énergie, de l’agriculture,de l’environnement, du tourisme,de la pêche et de la jeunesse et dessports.Trois documents de coopération ont étésignés à cette occasion. Il s’agit de l’accordde coopération technique scientifiqueet technologique, de l’accord decoopération technique en matière desressources en eau et de la lettre d’intentionsur la coopération dans ledomaine de la santé.D’autres projets d’accord, en cours denégociation, ont été examinés par lesexperts des deux pays, dont deuxmémorandums d’entente de coopération.Le premier, en matière sportive, aété finalisé en vue d’être signé prochainement,et le second, en matière touristique,est en voie de finalisation.En marge des travaux de laCommission, Monsieur le ministre desRessources en eau a eu d’intenses activitésvisant à faire connaître davantageles potentialités de coopération entreles deux pays et, notamment, lesopportunités d’affaires qu’offre le marchéalgérien. Il a, dans ce cadre, tenuune séance de travail avec le P-DG etles cadres de la Commission nationalemexicaine de l’eau, Conagua, avec lesquelsil a échangé des informations etpoints de vue sur les stratégies, les politiqueset perspectives en matière degestion des ressources hydrauliques,dans les deux pays. Il a, en outre, rencontréle ministre mexicain de la Santé,José Angel Cordova Villa-Lobos, aveclequel il a évoqué le large potentielqu’offre le secteur de la santé en matièrede partenariat dans la fabrication demédicaments génériques.Il a eu, par ailleurs, un déjeuner de travailavec la ministre des Affaires étrangères,au cours duquel il a procédé à unéchange de vues, d’une part, sur lesperspectives de la 16e conférence desNations unies sur les changements climatiques,qui aura lieu début décembre,à Cancun et, d’autre part, sur certainesquestions d’intérêt commun.Comme il a, enfin, rencontré des hommesd’affaires ainsi que des représentantsdu Conseil des exportateurs mexicains,COMCE, de la Chambre ducommerce arabo-mexicaine, Camic,devant lesquels il a exposé les grandeslignes du programme de relance économiquede Monsieur le président de laRépublique pour la période 2010-2014.Energie & Mines89novembre 2010


partenariatparTenariaTRencontre d'affaires algéro-américainesL’Algérie souhaite davantagede partenariat avec les sociétésaméricainesLe ministre des Finances, Karim Djoudi, a fait part dela volonté des autorités algériennes d'impliquer davantageles sociétés américaines dans l'exécution de la politiqueéconomique du pays.Intervenant à l'ouverture d'une rencontred'affaires algéro-américaine,M. Djoudi a souligné que la premièrefinalité de la politique économiqueentreprise pat l'Etat est de «répondreaux attentes de développement interne».«On souhaite que cette politique sefasse en partenariat avec les opérateurséconomiques américains», a affirmé leministre en appelant ces opérateurs àbénéficier des différents dispositifsd'encouragement à l'investissement envigueur. M. Djoudi a, dans ce sens,noté que le programme de grandsinvestissements publics pour les cinqprochaines années, pour lequel uneenveloppe globale de 286 milliards dedollars a été allouée, s'inscrit dans lacontinuité des deux autres plans engagésdepuis 2001 en vue de soutenir ledéveloppement d'une économie de productionet d'améliorer le cadre de vie dela population.Ce programme prévoit d'importantesréalisations, notamment dans le BTPHet les infrastructures de santé et d'éducation.A cet effet, a-t-il poursuivi, lessociétés américaines sont invitées àprendre part dans la réalisation de cesprojets à travers des partenariats avecdes entreprises algériennes et dans lecadre de la réglementation en vigueurdes marchés publics. Abordant les nouvellesmesures d'encadrement desinvestissements étrangers, notammentla règle dite de 49/51%, l'argentier dupays a tenu à préciser que cette règlepermet à l'investissement étranger dedétenir la majorité relative et d'assurerle management de la société du projeten associant deux ou trois partenairesnationaux, cumulant une participationtotale à 51% du capital. Il a ajouté quecette règle permettrait, notamment, dedévelopper les entreprises algérienneset d'assurer un partage «équitable de lacroissance entre tous les partenaires duprojet».Voulant rassurer les investisseurs américainssur les modalités de transfert dedividendes, le ministre a expliqué quecette opération est libre à condition d'être«en règle avec l'administration fiscale».S'agissant du financement desinvestissements privés, M. Djoudi arappelé que les pouvoirs publics privilégientun financement domestique sur lemarché algérien. Cette option a étéfavorisée par le niveau élevé de liquiditéoffert par les banques de la placedans un contexte économique internationalen manque de visibilité sur lesmoyen à long terme.De son côté, l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pearce, a affirmé ladisponibilité de ses services pouraccompagner tous les opérateurs économiquesaméricains voulant investir lemarché algérien. Soulignant le niveautrès appréciable des échanges commerciauxbilatéraux (plus de 11 milliardsde dollars en 2009), M. Pearce a,cependant, reconnu que les Etats-Unisn'ont pas pu encore acquérir un statutde fournisseur traditionnel en Algérie.Par ailleurs, la rencontre organiséedans le care de la mission économiqueaméricaine à Alger a permis aux membresde cette mission composée d'unequarantaine d'hommes d'affaires d'exposerà la partie algérienne leurs préoccupationsliées à l'environnement d'investissementen Algérie.Ces préoccupations portaient, entreautres, sur le paiement du commerceextérieur et les modalités du créditdocumentaire, les conditions d'importationdes biens d'équipement et d'outilsde production, la législation fiscaleet les transferts de dividendes ou encoreles modalités de partenariat avec lesopérateurs nationaux. Les sociétésaméricaines présentes à cette rencontreopèrent dans différents domaines, dontl'agroalimentaire, la construction etl'habitat, les ressources en eau, les technologiesde l'information et de la communication(TIC), les services technologiques,les transports, les hydrocarbures,les énergies renouvelables ainsique la formation professionnelle enmatière de gestion des entreprises.D'autre part, une douzaine de projetsd'investissements américains concernant,notamment les énergies renouvelables,sont actuellement en coursd'étude au niveau de l'Agence nationalede développement de l'investissement(Andi), selon le directeur général duConseil d'affaires algéro-américain,Ismail Chikhoune.Energie & Mines90novembre 2010


partenariatL’ambassadeurdes Etats-Unisà Alger : «Pourun accord denon double impositionpour lesinvestisseurs»L'ambassadeur des Etats-Unisà Alger, David Pearce, a estiménécessaire de signer un accordalgéro-américain de non doubleimposition pour les investisseurs.La conclusion d'un telaccord permettrait d'encourageret de développer les projets d'investissementen partenariat à lafaveur d'une réduction sensiblede la charge fiscale sur les opérateurséconomiques des deuxpays, a indiqué à des journalistesM. Pearce en marge d'unerencontre d'affaires algéro-américaine.Le diplomate américaina, en outre, estimé que l'enjeuactuel est d'encourager lescontacts entre les hommesd'affaires des deux pays envue de développer le partenariat,même si la décision revientà ces opérateurs sur la base deleurs intérêts. Les Etats-Unissont le premier client de l'Algérieavec un montant de 9,26milliards de dollars d'exportationsalgériennes en 2009 et sonsixième fournisseur avec 1,99milliard de dollars d'exportationsaméricaines.M. Yousfi plaide pourune présence accruedes compagniesquébécoises en AlgérieLe ministre del’Energie et desMines, YoucefYousfi, a plaidé, àMontréal, lorsd’une rencontreavec la vice-Première ministredu Québec,Mme NathalieNormandeau, pourune présenceaccrue des compagniesquébécoisesen Algérie.«Le plaidoyer du ministre (algérien)est d’accentuer la présence des compagniesquébécoises en Algérie pour enmaximiser les retombées», a déclaréM meNormandeau à l’APS à l’issue decette rencontre.M. Normandeau est également ministredes Ressources naturelles duQuébec et de la Faune, ministreresponsable du Plan nord (plan dedéveloppement de la région nord duQuébec), ministre des Affaires intergouvernementalescanadiennes et de lafrancophonie canadienne. «C’est unmessage que nous entendons bien denotre côté et ça serait bien dans le fondque la présence de nos grandes firmessoit encore plus soutenue et qu’il y aitaussi un transfert du savoir-faire», a-telleajouté. «J’ai été beaucoup impressionnéepar le dynamisme du ministrealgérien qui a exposé les pistes de collaborationen livrant clairement sesattentes à l’endroit du Québec», aconfié la vice-Première ministre. «Il y aune très grande tradition de coopérationentre l’Algérie et le Québec», asouligné la vice-Première ministre, ensignalant la présence en Algérie desgrandes firmes québécoises d’engineeringet de génie civile. Les deuxresponsables ont évoqué la possibilité,pour le Québec, d’accompagnerl’Algérie dans l’opération numérisationet mise à jour des cartes géophysiquesde tout le territoire national.Le ministre s’est montré très insistantsur ce point, a indiquéM meNormandeau, d’autant que leQuébec dispose d’une expertise avéréedans ce domaine.L’Algérie qui dispose d’un savoir-fairefort intéressant dans le domaine desgaz schisteux recherche des investisseursdans ce domaine, a poursuivi lavice-Première ministre.M. Yousfi et M me Normandeau ontabordé par ailleurs certaines pistes decoopération dans le domaine de l’éducationmais aussi dans la formationdans le secteur de l’énergie et desmines. Le Québec est un partenairecommercial important de l’Algérie,selon l’ambassadeur d’Algérie auCanada, Smaïl Benamara.En 2009, les échanges commerciauxentre l’Algérie et cette province duCanada ont atteint un volume global de4,12 milliards de dollars canadiens,dont 3,76 milliards de dollars représentantles exportations algériennesvers le Québec, essentiellement deshydrocarbures, selon les chiffres fournispar ce diplomate. L’Algérie fournitl’essentiel de la consommation duQuébec en pétrole.Energie & Mines91novembre 2010


partenariatparTenariaTLes relations économiques algéro-coréennes se développentà un rythme soutenuUn partenariat gagnant-gagnantLes relations économiquesentre l’Algérieet la République deCorée se développentà un «rythme soutenu»et sont appeléesà se renforcer davantage,a affirmé, àAlger, le ministre desAffaires étrangères,Mourad Medelci.Energie & Mines92novembre 2010«Il reste devant nous encore beaucoupà faire parce que nous en avons lavolonté politique et nous en avons égalementles moyens aujourd’hui», a indiquéà la presse M. Medelci à l’issued’un entretien avec le ministre sudcoréendes Affaires étrangères et duCommerce, Myung-Hwan Yu.Le chef de la diplomatie algérienne aexpliqué que la réunion avec sonhomologue coréen élargie aux membresdes deux délégations a permis d’évoqueravec «satisfaction» les évolutionsenregistrées dans la coopérationbilatérale au cours de ces dernièresannées et, spécialement, après la rencontredes chefs d’Etat des deux pays àAlger en mars 2006, sanctionnée par lasignature d’un accord de partenariatstratégique entre l’Algérie et la Corée.Il a relevé dans ce sens que la balancecommerciale entre les deux pays «évoluedans une dynamique tout à faitexceptionnelle», précisant que leséchanges entre l’Algérie et la Corée duSud ont atteint les «2 milliards de dollars»alors qu’ils ne dépassaient guèreles «10 millions de dollars, il y a 10ans». La coopération s’est développéeainsi dans le domaine commercial, maiségalement dans d’autres domaines, aindiqué M. Medelci qui s’est félicité dece développement et de la présenced’opérateurs économiques coréens enAlgérie. Les deux parties sont convenues«de faire plus d’efforts encore etd’encourager plus d’opérateurs à venirtravailler à un objectif commun, celuide la diversification de nos économiesdans le cadre d’un partenariat gagnantgagnant»,a-t-il ajouté, citant certainesfilières comme l’agroalimentaire, l’industrieautomobile et les équipementsélectroménagers.Ces deux dernières filières peuvent êtredéveloppées davantage en Algérie, passeulement en termes commercial, maisaussi en termes de coopération industrielle,a-t-il dit. M. Medelci a soulignéen outre la «volonté» des entreprises etdu gouvernement coréens d’accompagnerl’Algérie dans le développementde villes nouvelles et en matière de nouvellestechnologies de l’information etde la communication.Le ministre a souligné à cet égard queles deux parties entendent donner«l’impulsion nécessaire» aux mécanismesde coopération bilatérale, notammentla commission mixte, pour permettreaux deux pays de développer des«partenariats au sens stratégique duterme et de manière durable».M. Medelci a indiqué avoir abordéaussi avec son homologue coréen lesquestions internationales, telles que ledésarmement, la lutte contre le terrorismeainsi que la situation au Moyen-Orient et «dans notre sous-zonegéographique qui se développe à unrythme satisfaisant». Il a noté que lesentretiens ont porté également sur laquestion du Sahara occidental. «Noussouhaitons que les négociations entreles deux parties en conflit (Maroc etFront Polisario) puissent, dans le cadredes résolutions de l’ONU et du processusde Manhasset, aboutir dans lesmeilleures conditions possibles», a-t-ilaffirmé à ce propos.De son côté, Myung-Hwan Yu a indiquéque les relations entre les deuxpays ont connu un développement«remarquable» depuis la signature del’accord de partenariat stratégique en2006. «Les échanges commerciaux sesont multipliés ces dernières années»,a-t-il relevé, formulant le souhait que«cette tendance se poursuive dans lesannées à venir». «La Corée envisage depoursuivre la coopération non seulementdans le domaine des travauxpublics, mais aussi dans celui de l’agricultureet des nouvelles technologies del’information et de la communication»,a précisé Myung-Hwan Yu.


partenariatparTenariaTSommet du G8 à Muskoka, CanadaMémorandum sur l’action de l’Algériedans le partenariat Afrique-G8Un mémorandum sur l’action de l’Algérie dans le partenariat Afrique-G8dans le contexte de la crise économique et financière internationale aété présenté dans le cadre du segment Afrique du sommet du G8 quis’est tenu à Muskoka, au Canada. En voici le texte intégral :Energie & Mines94«Le G8 et l’Afrique, chacun de soncôté, viennent de procéder à l’évaluationde l’état de mise en œuvre du partenariatqu’ils ont engagé concrètementà Kananaskis.Le moment est venu d’échanger lesévaluations respectives pour tirer lesleçons de l’expérience des années écouléeset mieux tenir compte de l’évolutiondes réalités africaines et internationales.Cet examen commun devraitouvrir la voie à des relations encoreplus fructueuses et mutuellement bénéfiquesentre l’Afrique et le G8 dans lecadre d’un partenariat authentique.Dans l’évaluation présentée au nom del’Afrique devant nos partenaires du G8,les forces et les faiblesses du partenariatont été clairement identifiées. Unevision d’avenir est tracée, accompagnéed’importantes propositions pour l’actioncommune.La démarche du Nepad, faut-il le rappeler,accorde la priorité absolue à lapaix et à la sécurité, conditions sine quanon du développement. Elle prône égalementune conception multidimensionnelledu processus de développement.Elle vise l’intégration régionale etcontinentale et la promotion de partenariatsdiversifiés aux niveaux national,régional et international, pour mobilisertoutes les énergies et fédérer lesinitiatives. L’Algérie est l’un des pionniersparmi les pays africains à réalisercette symbiose entre les principes etobjectifs développés dans le cadre duMécanisme africain d’évaluation par lespairs (MAEP) et les politiques nationalespubliques. Ceci a conduit le paneld’éminentes personnalités duMécanisme africain à inscrire cetteexpérience parmi les bonnes pratiquesnovembre 2010susceptibles d’être diffusées dans d’autrespays africains, dans l’esprit d’unesaine émulation et d’échanges d’expériencesqui est au cœur du MAEP.Dans la promotion du partenariat africain,l’Algérie accorde une attentionparticulière à la formation. Plus de40 000 étudiants africains ont été formésen Algérie. Plus de 1 000 boursesd’études sont annuellement octroyéespar le gouvernement algérien au profitd’étudiants africains.La priorité qu’elle attribue aux projetsrégionaux structurants tels que la routetranssaharienne, le câble de fibreoptique ou le gazoduc qui relierontAlger à Lagos, en passant par le Nigeret le Mali sont l’expression concrète dela volonté de l’Algérie et de ses partenairesde faire de l’intégration régionaleune réalité.Cette option de l’Algérie est d’autantplus importante que le pays se situe aucarrefour entre l’Afrique, l’Europe etl’espace méditerranéen.Cette position privilégiée a fait del’Algérie une pionnière de ce partenariat.Forte de son engagement sansréserve au processus d’intégrationsous-régionale et continentale, l’Algérieest prête à apporter sa contribution àl’approfondissement des relations avecle G8. De plus, elle dispose de l’expérienced’une décennie de reconstructionnationale qu’elle est prête à partageravec les autres pays africains.De fait, beaucoup de pays africains ont,à l’instar de ce que l’Algérie a connu,


eu à gérer les retombées d’événementssur lesquels ils n’ont, dans beaucoup desituations, aucun contrôle.Les échanges d’expériences entreAfricains se développent et il est certainque l’Afrique est de mieux en mieux enmesure d’analyser ses problèmes etd’exprimer ses attentes légitimes pourl’avenir de ses relations avec ses différentspartenaires.Les défis du développement relèvent dulong terme. Ils font l’objet, depuis prèsd’une décennie, d’échanges intensesentre les dirigeants africains et leurshomologues des puissances économiqueset industrielles qui constituentle G8.La crise économique et financière qui aéclaté en 2008 a secoué le monde. Ellea ébranlé les fondations des citadellesde la finance. Elle a mis à nu les partispris de la pensée économique dominante.Elle a dévoilé la réalité d’unecorruption dont les dimensions, quidépassent l’entendement, soulignentqu’il s’agit bien d’un mal systémique.Cette crise n’est pas encore résolue.Elle permet toutefois, déjà, de tirer desleçons. Elle a démontré, sans l’ombred’un doute, que la mondialisation quenous souhaitons tous plus humaine nepeut plus se réduire à une constellationoù des entités périphériques doivent sesoumettre aux lois dictées par un centredominant, celui-là même qui s’estlongtemps oublié et complu dans l’autosatisfaction.En fait, l’évolution récente des relationsinternationales illustre à profusion lepassage progressif, mais de plus en plusvisible, car ancré dans le réel, à unemondialisation qui intègre les apportsdes pays émergents. Il est certain quetôt ou tard, par choix pondéré de lacommunauté internationale ou par laforce des événements, l’Afrique trouverasa juste place dans ce monde endevenir. Les retombées de cette crisesur l’Afrique et sur l’Algérie se mesurentpar la perte de deux ou trois pointsde croissance du produit intérieur brut.Si elles n’ont pas entraîné une récessionen Afrique, elles ont ralenti lerythme d’une croissance retrouvée auprix de sacrifices indéniables, et en particulierelles ont ralenti la créationd’emplois.La crise a précipité l’émergence d’unenouvelle gouvernance économiquemondiale. Il s’agit d’un parcours difficileet parsemé d’embûches, où lesrivalités de puissance et les intérêtsétroits dominent. La place de l’Afriquedoit y être reconnue. Sa voix doit y êtreentendue.La crise mondiale a amené les tenantsles plus acharnés du libéralisme et del’économie de marché à des révisionsdéchirantes.Il n’est, pour s’en convaincre, qu’à observerles eldorados qui, il y a à peinequelques mois, faisaient encore rêverles jeunes non seulement des pays envoie de développement, mais aussid’autres pays développés et qui se sontsoudainement écroulés.Dans le domaine de la gestion budgétaire,les pouvoirs publics algériens ontété amenés dès le début des années2000 à opter pour une gestion prudentedes ressources financières nationales.C’est dans cette démarche ques’inscrit la création du Fonds de régulationdes recettes (FRR).Le remboursement anticipé de la detteextérieure, grâce au Fonds de régulationdes recettes (FRR), a permis deramener le ratio du service de la dette à2% contre un taux de plus de 21% en2000. Cette option a été confortée parla décision des pouvoirs publics des’abstenir de tout recours à l’endettementextérieur pour financer les projetsde développement.Cette logique de prudence et de gestionrationnelle a conduit l’Algérie à rejeterl’option de création d’un Fonds souverain,pourtant longtemps recommandée,et avec insistance, par nombred’experts jusqu’à l’apparition de lacrise financière mondiale en cours.Les nouvelles mesures qui ont été prisespour prendre en charge les intérêtsà moyen et long terme du pays portent,d’une part, sur le régime applicable auxinvestissements étrangers. Les aménagementsapportés ne modifient en rienl’attractivité, la stabilité et la sécuritéque l’Algérie offre aux investisseurs quin’ont, dans l’ensemble, rencontréaucune difficulté à s’adapter au nouveaudispositif.Ces mesures visent, d’autre part, à l’ouverturede discussions avec les partenairesde l’Algérie à l’effet de différerun calendrier de démantèlement tarifairemanifestement dépassé par lesévolutions externes qui ne cessent de seproduire. Fondamentalement, la préoccupationcentrale de l’Algérie, quipartenariatinspire les inflexions apportées à sadémarche, sont la promotion d’uneéconomie qui doit désormais s’appuyeravant tout sur le dynamisme des entreprisesalgériennes, qu’elles soientdu secteur public ou privé. Dans cecadre, la priorité est de donner unsouffle puissant à la création et audéveloppement de la petite et moyenneentreprise.L’Algérie est également soucieuse d’assurersa sécurité alimentaire. C’estpourquoi l’agriculture continuera àbénéficier d’un soutien conséquentpour que les programmes successifs dedéveloppement agricole mis en œuvredepuis une décennie puissent porterpleinement leurs fruits.Les réformes menées depuis l’an 2000ont permis d’assainir le cadre de l’activitépolitique, économique ainsi quecelui du dialogue social dans le pays.Elles ont aussi permis de dégager lesressources qui ont été investies dans lesprogrammes de reconstruction successifssur fonds publics : 30 milliards dedollars de 2001 à 2004, 150 milliardsde dollars de 2004 à 2009, et aujourd’-hui, le lancement d’un nouveau programme2010-2014 doté de 286milliards de dollars.Au-dede la poursuite de la modernisationdes infrastructures physiquesindispensables à l’essor de l’activitééconomique, ce plan 2010-2014consacrera 40% de ses ressources audéveloppement humain. Ce qui est visépar là est de créer les conditions adéquatespour que la jeunesse algériennepuisse s’épanouir dans son proprepays. Ce qui est recherché également,c’est la formation, à tous les niveaux,de femmes et d’hommes hautementqualifiés dont l’Algérie a besoin pourconquérir l’indépendance managérialeet technologique qui lui fait encorecruellement défaut. En cette étape deconsolidation de son dynamisme économiqueet social, l’Algérie attendbeaucoup de ses partenaires. Elle estouverte à une coopération sincère etloyale, fondée sur un partenariatgagnant-gagnant. Elle souhaite aussique les contraintes de la conjonctureimposées par la crise mondiale soientgérées dans la compréhension mutuelleet l’harmonie, avec la contribution detous les partenaires concernés.»Energie & Mines95novembre 2010


internationalinTernaTionalL’Opep a 50 ansM. Yousfi : «L’Algérie a contribuéactivement à l’action de l’Opep»Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a affirmé, à Alger,que l’Algérie avait contribué «activement» à l’action de l’Organisationdes pays exportateurs de pétrole (Opep) dès son adhésion à cette organisationpétrolière en 1969.«L’Algérie a accueilli une premièreréunion de l’Organisation en 1970.Confirmant son engagement conséquentavec l’Opep, l’Algérie avait prisl’initiative, au lendemain du relèvementhistorique des prix, de réunir à Alger lepremier sommet des chefs d’Etat del’Opep en 1975 au cours duquell’Organisation a réaffirmé le principeintangible de la souveraineté pleine etentière des pays producteurs sur l’exploitationde leurs ressources naturelles»,a indiqué M. Yousfi dans une allocutionprononcée à l’occasion de lacélébration du 50e anniversaire del’Opep.Il a rappelé, dans ce contexte, que laréunion d’Alger a été également «l’occasionpour les pays membres d’exprimerleur solidarité concrète et conséquenteavec les autres pays en développement,en créant le Fonds de l’Opeppour le développement international».Ce Fonds accorde des prêts à desconditions préférentielles, et aussi desdons pour les pays les moins avancés.Le ministre a souligné, en outre, quel’Algérie a eu à jouer «un rôle importantet parfois décisif» dans les décisionset orientations de l’Opep.Il a estimé que la création del’Organisation constitue «un événementmajeur» dans l’histoire de l’industriepétrolière et elle a permis de «libérerprogressivement les prix du pétroledes mains d’une poignée de compagniespétrolières».M. Yousfi a rappelé les objectifs del’Opep, notamment la préservation desintérêts des pays membres, la garantiede recettes stables pour les pays producteurset un revenu satisfaisant pourles investisseurs ainsi qu’une offre suffisanteet continue de pétrole pour lespays consommateurs à des prix raisonnableset équitables.L’Organisation, a-t-il ajouté, «a instauréet renforcé une coopération et undialogue transparents entre pays producteurset pays consommateurs».Par ailleurs, le ministre a passé en revuele parcours de l’Organisation durant ledemi-siècle de son existence, rappelantque l’Opep a survécu aux différentescrises avec l’objectif d’optimiser sesrevenus pétroliers.Intervenant à son tour, le ministre dela Poste et des Technologies de l’informationet de la Communication,Moussa Benhamadi, a mis en exerguela participation de son département àce 50e anniversaire à travers l’émissionde deux timbres-poste à 15 et 38 DAconsacrés à cet événement.Le premier met en valeur le logo officielde l’Organisation, le second représenteun pétrolier prenant le large, symbolisantles exportations.Une exposition des photos d’événementsimportants dans l’histoire del’Opep a été organisée au siège duministère de l’Energie pour marquer ce50e anniversaire de l’Organisation.En marge de cette cérémonie, le ministrede l’Energie et des Mines a estimé,qu’«un prix du baril compris entre 90et 100 dollars est raisonnable» par rapportau niveau actuel de productiondes pays membres.M. Yousfi considère que «les prixactuels du pétrole sont meilleurs qu’il ya quelque temps et que nous, pays producteurs,voulons juste avoir un prixraisonnable».Energie & Mines96novembre 2010


internationalL’Opep a 50 ansUne fresque offerte par l’Algérieà l’OrganisationUne fresque, offerte par le ministère del’Energie et des Mines à l’Organisationdes pays exportateurs de pétrole(Opep), à l’occasion de son 50 eanniversaire,a été présentée au siège duministère.Cette réalisation artistique, de 3,4 msur 1,20 m, représente « l’architectureet la richesse culturelle de l’Algérie,membre de cette importante organisationénergétique » depuis 1969, a indiquéle secrétaire général du ministère,Fayçal Abbas, lors de la cérémonie deprésentation de la fresque.Sponsorisée par la société nationale deshydrocarbures Sonatrach, cette œuvrequi représente une partie de la baied’Alger est destinée au nouveau siègede l’Opep à Vienne.Ce tableau représente la baie d’Algeravec ses principaux monuments,notamment la grande mosquée, lesminarets de la mosquée Ketchaoua, etla cathédrale notre Dame d’Afrique, aexpliqué l’artiste peintre, réalisatrice dela fresque, M me Kerrour Haoua Fatma.Le ministre de l’Energie et des Mines,Youcef Yousfi, a réaffirmé dans unmessage à l’occasion de ce 50 e anniversairede l’Opep l’engagement del’Algérie à poursuivre ses efforts en vuedu développement de cetteOrganisation pour en faire une entitéactive et efficace au sein de l’industrieénergétique et de l’économie mondiale.Créée le 14 septembre 1960 àBaghdad, à l’issue d’une rencontreentre cinq pays producteurs, à savoirl’Arabie Saoudite, l’Irak, l’Iran, leKoweït et le Venezuela, l’Opep compteaujourd’hui 12 membres, qui assurentprès de 40% de la production mondialed’hydrocarbures et possèdent 70%des réserves prouvées de brut de laplanète.Ces membres sont l’Algérie, l’Angola,l’Equateur, l’Iran, l’Irak, le Koweït, laLibye, le Nigeria, le Qatar, l’ArabieSaoudite, les Emirats arabes unis et leVenezuela.Les grandes dates de l’Opep14 septembre 1960 : naissance de l’Opep, à Baghdad.Cinq pays producteurs de pétrole (Arabie Saoudite, Iran,Irak, Koweït et Venezuela) s’unissent pour riposter auxbaisses des prix du pétrole décidées par les compagniespétrolières.1961 : le Qatar rejoint l’Opep. Il sera suivi par l’Indonésieet la Libye 1962 en 1962, Abou Dhabi en 1967, l’Algérieen 1969, le Nigeria en 1971, l’Equateur en 1973, le Gabonen 1975, l’Angola en 2007. Le Gabon quittera l’Organisationen 1996, l’Indonésie en 2008.Septembre 1965 : le siège de l’Opep, précédemment àGenève, est déplacé à Vienne.Octembre 1973 : premier choc pétrolier. En pleine guerreisraélo-arabe, six membres de l’Opep imposent une fortehausse des prix, sans l’aval des compagnies pétrolières.Faisant du pétrole une rame politique, les producteurs arabesdécrètent un embargo contre les jugés pro-israéliens,parmi lesquels les Etats-Unis et les Pays-Bas. En décembre,l’Opep augmente ses prix de 130%, fixant le prixdu baril à 11,65 dollars.Mars 1975 : premier sommet historique des chefs d’Etatdes pays de l’Opep à Alger.Décembre 1975 : un commando dirigé par Ilich RamirezSanchez, alias Carlos, prend en otage 70 personnes dontonze ministres du Pétrole au siège de l’Opep à Vienne.Trois personnes sont tuées.1979 : second choc pétrolier. La révolution islamique enIran et l’arrêt des exportations iraniennes font flamber le prixdu baril qui atteint 40 dollars.Septembre 1980 : la guerre Iran-Irak, entre deux paysmembres de l’Opep, provoque de nouvelles hausses, variablesselon les pays.Mars 1982 : introduction des quotas : le plafond maximal deproduction est fixé à 17,5 millions de barils par jour (mbj),mais ne sera pas respecté.Avril 1986 : contre-choc pétrolier. L’Arabie Saoudite ouvreles vannes et entraîne l’Opep dans une «guerre des prix» :le baril de brut tombe à moins de 10 dollars.L’Opep rétablira ses quotas en août.Août 1990-février 1991 : l’Irak de Saddam Hussein envahitle Koweït, pays membre de l’Opep, provoquant la premièreguerre du Golfe.Sept 2003 : après l’intervention militaire anglo-américainecontre le régime de Saddam Hussein, l’Irak redevient membrede l’Opep.2005-2006 : nouvelle flambée des prix du pétrole qualifiéede «troisième choc pétrolier». Le baril atteint les 75 dollars.Fin 2006, une chute des cours est stoppée par deux baissesde production successives.Juillet-décembre 2008 : effondrement du prix qui passe de147 à 32 dollars, en raison de la crise économique mondialeet de la chute de la consommation.Janvier 2009 : l’Opep fixe ses quotas de production à24,84 mbj, plafond maintenu depuis.Energie & Mines97novembre 2010


internationalinTernaTionalL’Opep a 50 ansM. Yousfi réaffirme l’engagementde l’Algérie à poursuivre ses effortspour le développement de l’OpepLe ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a réaffirmé l’engagementde l’Algérie à poursuivre ses efforts en vue du développementde l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour en faireune entité active et efficace au sein de l’industrie énergétique et del’économie mondiale.Energie & Mines98novembre 2010Les années écoulées «constituent unimportant acquis pour une organisationcomposée de pays en voie de développementet dont la pérennité a étéassurée par la volonté et la déterminationdes pays membres qui voulaientpréserver les intérêts de leurs peuples»,a indiqué M. Yousfi dans un message àl’occasion du 50 eanniversaire del’Opep. Depuis son adhésion à l’Opep,l’Algérie a toujours bénéficié du soutiende cette organisation, a-t-il ajouté.L’Algérie, en sa qualité de pays membrede l’Opep depuis 1969, «réaffirme sonengagement à poursuivre ses effortspour assurer le développement del’Opep en tant qu’organisation forte etcrédible à même de s’ériger en uneentité active et efficace au sein de l’industrieénergétique et de l’économiemondiale», a précisé le ministre.Evoquant le slogan choisi par l’Opeppour célébrer ses 50 ans d’existence, enl’occurrence «Soutien au développementet à la prospérité», M. Yousfi asouligné que ce dernier «reflète on nepeut mieux le rôle de l’Organisationvisant à consacrer harmonie et stabilitéau sein du marché pétrolier au mieuxdes intérêts des producteurs, desconsommateurs, des investisseurs et del’économie mondiale en général».A ce propos, le ministre a indiqué que lesannées à venir «connaîtront des défis etdes opportunités à titre égal, notammentau regard de l’expansion effrénée de l’économiemondiale et de la prise deconscience environnementale».L’Opep «demeure engagée à aider lespays membres ainsi que d’autres pays àaplanir toutes les entraves au développementayant trait à l’énergie», a soulignéle ministre. Par ailleurs, M. Yousfi apassé en revue le parcours del’Organisation durant le demi-siècle deson existence rappelant que la réunionde 1960 tenue à Baghdad avec la participationde l’Arabie Saoudite, de l’Irak,du Koweït, de l’Iran et du Venezuela etqui a donné naissance à l’Opep était«une réunion historique tant pour lespays en voie de développement producteursde pétrole».Pour M. Yousfi, la création de l’Opepétait «une action audacieuse», en cesens qu’elle a démontré que les pays endéveloppement «jouissent de droitssouverains». Le ministre a souligné enoutre que l’Organisation a connu aucours des 50 dernières années deshauts et des bas mais elle «est restéefidèle à ses objectifs fondamentaux».Parmi ces objectifs, a-t-il précisé, lapréservation des intérêts des paysmembres, la garantie de recettes stablespour les pays producteurs, une offresuffisante et continue de pétrole pourles pays consommateurs et un revenusatisfaisant pour les investisseurs à desprix raisonnables et équitables.Le rôle de l’Opep s’est élargi au planinternational avec la création du Fondsde développement international del’Opep qui attribue des aides aux paysen développement parallèlement à denombreuses autres institutions d’aidesrelevant de l’Organisation.L’Organisation, ajoute le ministre, atenu à «instaurer et à renforcer unecoopération et un dialogue transparententre pays producteurs et paysconsommateurs et à apporter son appuiaux pays membres dans le cadre desnégociations multilatérales à l’instardes négociations sur les changementsclimatiques parrainées par les Nationsunies». L’Organisation a de tout tempsœuvré à honorer ses engagements engarantissant la prospérité sociale despays membres, en particulier, et de lacommunauté internationale, en général.Le ministre a souligné, par ailleurs,que l’Organisation «ne devrait pas secontenter des réalisations accomplies àce jour», ajoutant que même si les 50ans d’existence de l’Organisation ontété très importants «à l’heure actuelle,il est encore plus important de focalisernos efforts sur l’avenir».


internationalL’Opep a 50 ansL’Opep, porte-voixdes pays producteursL’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) acélèbré à Vienne son 50 e anniversaire, après un demi-sièclependant lequel le cartel a réussi à conserver un rôle majeurmalgré ses divisions et les transformations du marché de l’énergie.«Cet anniversaire vient couronner la volonté, ladétermination et le succès durable de l’Organisation (…)dans la protection des intérêts souverains de ses Etats membres»,a résumé le secrétaire général Abdalla Salem El Badri,dans un message diffusé avant la rencontre. Le cartel est néle 14 septembre 1960 à Baghdad à l’issue d’une rencontreentre cinq pays producteurs : Arabie saoudite, Irak, Iran,Koweït et Venezuela. Sa création s’inscrivait dans une dynamiqued’émancipation des pays du Sud, sur un marchécontrôlé par les compagnies anglo-saxonnes. Un demi-siècleplus tard, l’Organisation compte 12 membres, qui assurentprès de 40% de la production mondiale d’hydrocarbureset possèdent 70% des réserves prouvées de brut de la planète,de quoi lui assurer durablement une capacité d’influencesignificative. Malgré les différences démographiqueset politiques séparant certains de ses membres «un cimentcommun scelle la cohérence de l’Organisation : c’est la fortedépendance de tous ses membres aux revenus du pétrole»,relève Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole & Gazarabes. Ayant son siège à Vienne, l’Organisation s’est pleinementimposée en octobre 1973, en pleine guerre duKippour, lorsque les membres arabes de l’Opep ont décrétéun embargo des exportations contre les pays occidentauxsoutenant Israël.nouvelle donne mondialeLe pétrole des sables bitumineuxs’imposera à l’horizon 2020La production des sables bitumineux du Canada progresseraà 3 millions de barils par jour en 2020 contre 1,2 million debarils en 2007, s’imposant comme une nouvelle donne énergétiquemondiale, a indiqué Richard George, P-DG deSuncor énergie Inc, la plus importante entreprise d’exploitationde sables bitumineux au Canada.Selon les prévisions, «la production d’énergie découlant del’exploitation des sables bitumineux est appelée à doubler,voire davantage, pour atteindre 3 millions de barils jour en2020 par rapport à 1,2 million de barils en 2007», a-t-ildéclaré lors d’une table ronde sur la disponibilité del’énergie, organisée à l’occasion du 21 e Congrès mondial del’énergie à Montréal. Les réserves prouvées et récupérablesde ces gisements s’élèvent, quant à elles, à 135 milliards debarils, les plus importantes réserves au monde après celles del’Arabie Saoudite. M. George a reconnu par ailleurs la légitimitédes préoccupations à l’égard de l’impact sur l’environnementde l’exploitation de ces gisements, en faisant savoirque Suncor investit considérablement dans de nouvellestechnologies en vue d’en diminuer les incidences.Conseil mondial de l’énergieL’Algérie abritera la prochaineassemblée exécutiveL’Algérie abritera en 2011 la prochaineassemblée exécutive du Conseil mondialde l’énergie, qui sera consacrée à la préparationdu 22 e CME, prévu en 2013 enCorée du Sud. La prochaine assembléedevrait se tenir en novembre 2011 àOran, selon le P-DG du GroupeSonelgaz, Nouredine Boutarfa, quireprésente l’Algérie au sein de ce conseilen tant que président du Comité algériende l’énergie.Le Conseil qui organise tous les trois ansle congrès mondial de l’énergie est laplus importante organisation multi énergiedans le monde. L’organisation touchetous les types d’énergie, dont lecharbon, le pétrole, le gaz naturel, lenucléaire, l’hydroélectricité et les énergiesrenouvelables.Outre la préparation du prochain CME,la réunion d’Oran devrait faire le pointsur le congrès qui se tient actuellement àMontréal et examiner si les axes de travailqui en seront dégagés seront exécutésà cette date. M. Boutarfa participecet après-midi aux travaux de l’assembléeexécutive du Conseil, une rencontrelimitée aux membres du CME et auxinvités spéciaux. Cette réunion devraitêtre consacrée à l’examen du prochainprogramme du Conseil pour la période2010-2013.Energie & Mines99novembre 2010


internationalinTernaTionalSelon la note de présentation de la loi de financescomplémentaire 2010Le marché pétrolier mondial se situedans une conjoncture favorableEn moyenne, sur les cinq premiers mois de l’année 2010, le prix d’exportationdu pétrole brut algérien s’est situé à 77,97 dollars le baril, contre49 dollars le baril en moyenne, sur la même période de 2009.Energie & Mines100«Le suivi des principaux indicateursmacroéconomiques et financiersindique que le marché pétrolier mondialse situe dans une conjoncture»,relève l’argentier du pays dans la notede présentation de la LFC favorable2010. En moyenne, sur les cinq premiersmois de l’année 2010, le prixd’exportation du pétrole brut algériens’est situé à 77,97 dollars le baril, contre49 dollars le baril en moyenne, sur lamême période de 2009.Cette situation s’est traduite par uneprogression de 40% du chiffre d’affaireshydrocarbures, qui est passé de16,4 milliards de dollars, à fin mai2009, à 23,1 milliards de dollars, à finmai 2010. Conséquemment à cettevariation du chiffre d’affaires à l’exportationd’hydrocarbures, les produits dela fiscalité pétrolière, à fin avril 2010,sont en croissance de l’ordre de 16%,passant d’une moyenne mensuelle de219 milliards de dinars à 255 milliardsde dinars sur les périodes considérées.Les recouvrements, à fin avril 2010,des produits de la fiscalité, hors pétrolière,ont affiché une progression de13%, passant de 385 milliards dedinars, à fin avril 2009, à 435 milliardsde dinars à la fin de la même période de2010. Compte tenu de la crise budgétairedans la zone euro et ses risques derépercussion sur la croissance économiquemondiale et sur la demandeénergétique, le prix projeté sur les cinqderniers mois de l’année 2010 est de50 dollars, d’où un prix moyen d’exportationsur l’année 2010 aux alentoursde 60 dollars le baril.Les flux à l’importation, exprimés endollar courant, ont baissé de l’ordre de-5,8%, à fin juin 2010, comparativementà fin juin 2009.novembre 2010Par groupe, les produits alimentairesont baissé de 10,9% en relation avec labonne saison agricole et recul des prixdes produits alimentaires.Les biens d’équipement industriels etles demi-produits ont régressé respectivementde 6,5% et de 7,24% et lesbiens de consommation ont diminué de4,4%. Cette tendance devrait se poursuivresur toute l’année 2010. Lesimportations de céréales devraientbaisser du fait de la performance de laproduction de céréales en 2009 et desbonnes perspectives agricoles pourl’année 2010. Les importations d’équipementliées aux programmes d’investissementspublics devraient se ralentirdu fait que le programme 2005-2009est dans sa phase finale en termes d’équipementet que le programme d’investissementde 2010 est, essentiellement,constitué d’un portefeuille d’étudesde maturation des projets, doncsans impact sur les importations d’équipement.La mise en œuvre, enannée pleine, des dispositions de la loide finances complémentaire pour2009, portant sur la régulation desimportations de marchandises, devraitaussi fléchir les importations. Le ministèredes Finances indique que les réservesde change devraient varier positivementen raison d‘une meilleure positionextérieure en 2010, comparativement à2009, dans l’hypothèse de la poursuitede la conjoncture observée du marchépétrolier mondial. Les réserves officiellesde change se sont positionnées, à finavril 2010, à 147 milliards de dollars.La variation de l‘indice général des prixà la consommation, en moyenne sur lescinq premiers mois de 2010, s’est établieà 4,3%, contre 5,3% sur la mêmepériode de 2009. Les mesures prisespour réguler les prix devraient contribuerà les contenir par effet de luttecontre les comportements spéculatifs.La situation des opérations du Trésor,arrêtée à fin avril 2010, indique que lesolde global du Trésor est en positiond’excédent. Cet excédent s’est établi àprès de 35 milliards de dinars contreun déficit de près de 65 milliards dedinars à fin avril 2009.Cette situation est la résultante d’uneaugmentation des recettes budgétairesde près de 11% et d’une augmentationdes dépenses, en termes de décaissement,de près de 2%. Les disponibilitésdu fonds de régulation des recettes sontactuellement à 4 316 milliards dedinars. Il sera crédité d’un montant del’ordre de 560 milliards de dinars en210 (sur la base d’un prix du marchéde 60 dollars le baril et d’un prix deréférence fiscal de 37 dollars le baril).


internationalCongrès mondial de l’énergie à MontréalMégaprojet Desertec : des défenseursmais aussi des opposantsLa mégaprojet Desertec, qui consiste à produire de l’électricité solaireen Afrique du Nord destinée aux pays de la région et de l’Europe, a desdéfenseurs mais également des opposants, a indiqué à Montréal le P-DGde Sonelgaz, Noureddine Boutarfa.«Le projet qui est au début de sa phasede séduction rallie des supporters maisconnaît également des détracteurs», aindiqué M. Boutarfa lors d’une sessiondu Congrès mondial de l’énergie,consacrée au développement desgrands projets énergétiques en Afrique.Notant avec satisfaction que l’idée dece projet a fait son chemin, le dirigeantde Sonelgaz a constaté cependantqu’elle pourrait être concurrencée parle Plan solaire méditerranéen, initié parla France dans le cadre de l’Union pourla Méditerranée (UPM). «Le projetDesertec se développe parallèlement auPlan solaire méditerranéen qui prévoitla construction de centrales solairesd’une capacité totale de 20 GW à l’horizon2020», dit-il.M. Boutarfa a signalé au panel desresponsables et d’experts qui animaientcette table ronde que l’idée du projetest algérienne et qu’elle a été repriseensuite par la fondation Desertec sousl’auspice du Club de Rome et de l’associationTransmed pour la coopérationsur les énergies.En effet, a poursuivi M. Boutarfa,Desertec avait été évoqué par l’Algérieen 1993 à Tunis lors de la Conférencesur le développement et le fonctionnementdes grands réseaux interconnectés,organisée par l’ancienne UNIPED.L’Algérie avait alors présenté un projetfuturiste de production dans le Saharaalgérien de 100 GW en énergie solaire,qu’elle a encore évoqué une autre foislors de la réunion interministérielle surles interconnexions Maghreb-Europetenue à Alger en septembre 1995 et quia regroupé les ministres chargés del’Energie d’Algérie, d’Espagne, duMaroc, de Tunisie, de Libye etd’Egypte.«L’Afrique, dont les idées sont souventreprises par d’autres, ne doit pas raterle train de la transition en maîtrisant latechnologie nécessaire à l’utilisation deses potentialités énergétiques, notammentcelles des énergies renouvelables»,a-t-il soutenu.Le dirigeant de Sonelgaz a précisé aupanel que ce projet, dont le coût pourraits’élever à 500 milliards de dollars,vise à la fois à répondre en grande partieaux besoins des pays d’Afrique duNord et du Moyen-Orient et à fournirdans un premier temps 15% de l’électriciténécessaire à l’Europe.Un tel projet devrait pouvoir fourniravant 2050 plus de 50% des besoins enélectricité de l’Afrique du Nord, del’Europe et du Moyen-Orient, selonM. Boutarfa.La société DII Gmbh, créée en 2009 àl’effet d’initier toute action permettantd’accélérer la mise en œuvre du projet,mène actuellement des études de faisabilité.M. Boutarfa a, par ailleurs, notéque l’Afrique dont la demande en énergiereste croissante et insatisfaite abesoin de faire aboutir de grands projetscomme Desertec, Inga ou le Trans-African gas pipeline (TSGP – reliant leNigeria à l’Europe via l’Algérie).Mais la réussite de Desertec et duTSGP dépendra de l’intérêt des bénéficiairesà promouvoir le concept decomplémentarité afin d’utiliser avecune plus grande rationalité économiqueles ressources naturelles, industrielleset humaines africaines existantes, a-t-iltenu toutefois à souligner.Alors que l’Afrique peine à atteindre les30% d’accès à l’électricité, les autresrégions en développement atteignentdes seuils de 70% à 90%, a-t-il relevé,en indiquant que la consommationénergétique en Afrique est la plus basseau monde, représentant moins d’untiers de la moyenne mondiale.La MEDREG reçoitun prix de la Confédérationinternationale des régulateursde l’énergieL’Association des régulateurs méditerranéens de l’électricité et du gaz (MED-REG), que préside actuellement l’Algérie, a reçu à Montréal (Canada) un prixdécerné par la Confédération des régulateurs de l’énergie (ICER).Ce prix a été décerné à la MEDREG pour son rapport 2010 sur l’introductionde mécanismes régulatoires pour promouvoir les sources d’énergie renouvelableset l’efficacité énergétique dans les pays en voie de développement, a-t-on appris auprès de la Commission algérienne de régulation de l’électricitéet du gaz, élue à la présidence du MEDREG en mai dernier.Energie & Mines101novembre 2010


internationalHocine Maghlaoui, ancien ambassadeur d'Algérie à l'ONU :«Le nucléaire civil, un droit inaliénable»Alors que la question du nucléaire est d'actualité, eu égard notammentau redéploiement mondial en matière d'énergie, le Centre des étudesstratégiques d'Echaâb a invité Hocine Maghlaoui qui a donné une conférencesur «La non-prolifération nucléaire».L'auditoire a eu droit à d'importantséclairages sur la question tant il est vraique le conférencier, plusieurs foisambassadeur (Inde, Brésil, Suisse etEthiopie), ancien secrétaire général duMAE, a été représentant permanent del'Algérie auprès de l'Organisation desNations unies, de 1993-1996 où il s'estillustré en tant que spécialiste du désarmement.Après un coup de projecteursur l'historique du nucléaire dans lemonde, un aspect qui permet de situerl'héritage nucléaire dans le contexted'une bipolarisation du monde, accentuéepar la course à l'armement et suiviepar l'ère de l'entente pour le désarmement,l'invité d'Echaâb a abordésubstantiellement la question de la nonproliférationdu nucléaire, laquelledomine l'actualité en ce que la communautéinternationale n'a réalisé à ce jouraucun consensus.Il y a lieu de souligner que le problèmede la prolifération présente un doubleaspect : sécuritaire et économique.Aussi, comme a tenu à l'indiquer leconférencier, cette question trouve sonexplication dans un certain nombred'incohérences marquant l'attitude despays historiquement nucléarisés, ensomme les puissances, envers des paysnourrissant l'ambition légitime, par lavoie réglementaire définie par le droitinternational et le respect des règles del'AIEA, de développer le nucléaire àdes fins civiles et donc purement économiqueset sociales.En réalité, les premiers à être responsablesde cette situation sont les paysengagés, par le passé, dans l'armementnucléaire.Il est, en effet, illogique et inadmissible,estime Hocine Maghlaoui, que despuissances nucléaires et les pays occidentaux,en général, ne respectantmême pas les différents termes du TNPémettent de sérieuses réserves sur ledroit des pays non alignés d’accéder aunucléaire civil par leurs propresmoyens. Pire, ces pays vont jusqu’àrefuser de désarmer, et perfectionnentleurs arsenaux sous prétexte d’adapterleurs stratégies aux nouvelles menacesen n’excluant pas l’emploi de l’arme àtitre préventif, y compris contre despays non nucléaires. Toute la problématiquede la non-prolifération, a ajoutél’intervenant, est dans les difficultésà faire respecter les impératifs de celleciet donc de recourir aux dispositionsréglementaires du Traité de non-proliférationnucléaire (TNP) qui autorise,pourtant, clairement et sans ambagesles pays non nucléarisés à se doter del’énergie nucléaire aux besoins exclusivementcivils. Il est important de rappelerque l’article 4 du Traité sur la nonproliférationdes armes nucléaires TNPstipule que les Etats non nucléarisésont le droit au recours aux applicationsnucléaires à des fins civiles.Néanmoins, fait remarquer HocineMaghlaoui, ce droit est subordonné àleur promesse de ne pas développer lenucléaire militaire, un préalable quiouvre aux puissances la voie à l’adoptiond’une attitude discriminatoire, ence sens que cela peut leur servir de prétextepour barrer la route aux pays envoie de développement et monopoliserainsi l’usage de la technologie nucléaire.Cette attitude qui privilégie le principedu deux poids deux mesures est àmême d’accentuer la dépendanceénergétique des pays du Sud dans uneperspective d’épuisement des réservesd’énergie fossile. Depuis plus de troisdécennies, la sécurité collective préventive,une nécessité impérieuse pour lemonde, demeure une des préoccupationsmajeures de la communautéinternationale. Le droit est pourtant là,tout clair et ne souffrant aucune ambiguïtéjuridique, illustré à travers undocument de référence, à savoir leTraité de non-prolifération. En dehorsdes pays qui ne l’ont pas signé, notammentl’Inde, Israël et le Pakistan, lapresque totalité des pays y ont adhéré.Depuis l’échec de la conférence derévision en mai 2005, à New York, lesdivergences persistent, notamment surce qui a trait au désarmement et l’accèsà l’utilisation pacifique de la technologienucléaire. En ces moments, a tenu àrappeler Hocine Maghlaoui, s’esttenue, depuis le 3 au 28 mai 2010, laconférence d’examen du traité sur lanon-prolifération des armes nucléairesà New York. Il s’agit, a-t-il indiqué,d’un rendez-vous majeur pour le régimeinternational de non-proliférationnucléaire, en ce sens qu’il y a lieu deprogresser vers un monde plus sûr permettantde remplir tous les objectifsfixés par le TNP, qu’il s’agisse de nonprolifération,de désarmement ou del’accès aux usages pacifiques de l’énergienucléaire. Le monde entier fondeson espoir sur cette rencontre en espérantla voir aboutir à des progrès substantielsdans le domaine du désarmement,avec la perspective d’un nouvelaccord de réduction des arsenauxoffensifs stratégiques entre les Etats-Unis et la Russie, celle de nouvellesratifications du traité d’interdictioncomplète des essais nucléaires (TICE)et le lancement espéré de la négociationd’un nouveau traité de désarmementnucléaire, interdisant la production dematières fossiles pour les armesnucléaires (traité Cut off).Et pour les pays en développement, cerendez-vous se conçoit pour être l’occasionde voir l’énergie nucléaire civilecomme un des moyens pour faire faceaux besoins en énergie considérables etune contribution essentielle à leurdéveloppement durable et à leur sécuritéénergétique.Energie & Mines103novembre 2010


forum femininEMPLOI FéMININPlus de 61% des femmestravaillent dans le secteur publicLa présence des femmessur le marché dutravail continue d’augmenteret se rapprochede celle des hommes.Ainsi, le taux departicipation de celles-cidans le mondedu travail dépasse les5% par an, contre2,5% par an chez leshommes.Les secteurs enregistrant une forte participationde la femme sont le secteurde la santé, qui enregistre 50%, suivi dela justice, avec 22% et de l’enseignement,avec 20% du primaire au supérieur.Le taux des femmes travaillantdans le secteur public est supérieur à61%.Dès l’indépendance, inscrivant les principesdémocratiques d’égalité et denon-discrimination dans ses différentesConstitutions, l’Algérie a investi dansl’éducation, sans aucune discriminationentre filles et garçons. Les résultatssont éloquents, car l’élément fémininconstitue entre 45% et 48% des effectifsscolaires dans les cycles d’enseignementprimaire, moyen, secondaire etuniversitaire. Pour le cycle primaire,43% des enseignants sont des femmes.D’autre part, la présence des filles auniveau des établissements scolaires esttrès importante. Plus de 65% des candidatsà l’examen du bac de l’annéedernière étaient de sexe féminin. A l’université,les filles représentent aujourd’hui52% des étudiants. De l’avis desobservateurs, l’accès des femmes ausystème éducatif est sans conteste undes paramètres qui a marqué le plus leschangements intervenus dans la conditionféminine en Algérie depuis l’indépendance.Les chiffres le prouvent surtrois décennies. L’analyse de ces donnéesmontre, par ailleurs, que les fillesréussissent mieux que les garçons dansleurs études, à tous les niveaux scolaires.Une réussite qui se traduit par destaux plus importants dans les examens,des redoublements et des abandonsinférieurs à ceux des garçons.Quelques chiffres pour comprendreEn 1984, le taux d’admission pour l’entréeen 7 e année fondamentale a été de70% pour les filles. A titre d’exempleaussi, en juin 2000, le taux de réussitedes filles à l’épreuve du BEM a étésupérieur à celui des garçons au niveaunational, soit 43,82%, contre 39,20%.Il est aussi démontré que les fillesredoublent moins que les garçons, ellessont aussi rares à abandonner l’école.En effet, ce phénomène touche surtoutles garçons, l’écart entre filles et garçonsaugmente au fur et à mesurequ’on avance dans l’âge et le niveaud’enseignement. Même si cet abandonest important pour les filles dans lecycle secondaire, les spécialistes estimentqu’il ne faudrait pas l’interprétercomme l’expression d’un phénomènede retrait volontaire des filles quandelles atteignent l’âge d’adolescence,comme c’était le cas dans le passé.Interviennent aussi à ce niveau desconsidérations culturelles encore vivacesdans certaines familles. Mais cecin’empêche pas les filles d’aller plus loindans leurs études. En 2008, les fillesreprésentaient environ 58% de l’ensembledes diplômés. Les chiffres avancéspar le CNES révèlent une évolutionmaintenue du nombre des filles dansl’enseignement. Une évolution quiprend de l’importance, notamment àpartir du cycle secondaire. A traversplusieurs années et traversant les différentscycles de l’enseignement jusqu’àla postgraduation, ce rapport nous renseigne– on ne peut mieux – sur cechangement que connaît la sociétéalgérienne. 47,7% de la populationinstruite, âgée de 6 ans et plus, sontreprésentées par des femmes. Se basantsur le recensement général de la populationde 1998, le même rapport faitressortir que durant cette année, lesparts des femmes dans les niveauxsecondaires et supérieurs sont relativementimportantes avec respectivement44,07% et 41,80% de l’effectif total.Commentant le niveau actuel de scolarisationdes filles, le CNES estime que«le développement de l’instructionféminine témoigne de l’investissementimportant des études par les filles quivoient dans la poursuite de leurinstruction une opportunité pour sepositionner dans la société».En effet, si au début de la scolarisation,la parité filles/garçons n’est pas atteinte,la présence des filles devient de plusen plus importante au fur et à mesureque l’on avance dans l’âge et le niveaude scolarité. Pour ce qui est du cyclesecondaire, il est indéniable que lareprésentativité des filles est plus favorable,en enregistrant un écart positifde 13,4 points par rapport aux garçons.Le même rapport rappelle à cet effetune réalité sociale «la déscolarisationdes garçons à ce stade des études estréelle d’autant qu’elle touche les garçonsâgés de 16 ans et plus. Autrementdit, une population en âge de travailler».Lorsqu’on arrive au stade del’enseignement supérieur, le rapport duCNES est sans équivoque :«L’évolution enregistrée dans ce domainerenseigne que la société a complètementchangé d’opinion vis-à-vis de lafille pour la poursuite de ses étudessupérieures.» L’effectif des étudiantes aété multiplié par plus de 4, de 1990 à2003, soit un accroissement annuelmoyen de 12,07%, deux fois celui desgarçons. Une évolution qui montreaussi que les filles fréquentent à desdegrés différents l’ensemble des filières.Selon le CNES, la discipline des sciencesmédicales a toujours constitué unsecteur attractif pour des raisons socialeset pratiques.Energie & Mines105novembre 2010


performancesforUm femininCentre national du registre du commerce113 543 femmes enregistréesà fin 2009Le nombre d’opérateurs femmes est en nette croissance. Afin 2009, 113 543 femmes ont été inscrites au registre ducommerce. Ce chiffre ne dépassait pas 105 839 en 2008,annoncent les services du Centre national du registre ducommerce. Ainsi, la part de la femme dans l’activitécommerciale se fait, d’année en année, plus importante,sachant que cette année pas moins de 8,4% du totaldes opérateurs économiques qui sont au nombre de1,35 million sont des femmes, a indiqué le CNRC.Elles sont, pour la majorité, âgées entre 40 et 50 ans. Untaux de 28% du nombre global de femmes inscrites auCNRC sont âgées de 39 à 48 ans alors que 22% appartiennentà la tranche d’âge des 29-38 ans, et 21% decelles de 49-58 ans.Sur les 113 543 femmes recensées, un nombre de 109 815sont des personnes physiques (96,7%) et 3 728 sont despersonnes morales (3,3%). Ces femmes d’affaires activent,pour l’essentiel, dans les wilayas d’Alger (8%), Oran (6%),Constantine et Tlemcen (4% chacune), ainsi que de Chlef,Batna, Tizi Ouzou, Sidi Bel Abbès, Tipaza (3% chacune).Elles sont, également, présentes dans les régions du sud dupays, à l’instar d’Illizi où 330 femmes commerçantes sontenregistrées. Concernant les activités exercées par cesfemmes, le CNRC relève qu’il s’agit notamment du commercede détail (48,7%), des services (36%), du BTPH etartisanat (10,4%), du commerce de gros (4%) et de l’import-export(0,9%).Le ministre de la Formation et del’Enseignement professionnels, El HadiKhaldi, a souligné la nécessité de promouvoir le rôle dela femme rurale et de la femme au foyer au plan socioéconomiqueà travers un accompagnement et une mise àniveau visant son alphabétisation. M. Khaldi a évoqué leprogramme tracé à cet effet pour accorder un importantintérêt à l’alphabétisation de la femme rurale et la femmeau foyer, appelant à l’accompagner pour l’obtention de créditspour la création d’entreprises familiales. Cette rencontrede trois jours a permis d’évaluer la mise en œuvre desrecommandations de la 2 e conférence sur l’insertion de lafemme dans le monde du travail organisée en 2009. Il s’agitégalement d’examiner le moyen de promouvoir lesentreprises familiales et de valoriser leur rôle dans le développementéconomique, selon le ministre qui a rappelé lesefforts consentis par les autorités publiques pour faireconnaître les différents types de formation et d’accompagnementde la femme.De son côté, le ministre de la Solidarité nationale,de la Famille et de la Communauté nationaleà l’étranger, Djamel Ould Abbès, a présentél’expérience de son secteur en matière d’accompagnementde la femme rurale et de la femme au foyer pour lui permettrede bénéficier de microcrédits et d’aides financières.Le ministre a rappelé le rôle de l’Agence nationale dumicrocrédit et l’Agence nationale de soutien à l’emploi dejeunes (ANSEJ) ainsi que les autres dispositifs de soutiencréés à cet effet. 67% des 60 000 diplômés universitairesbénéficiaires d’une pension d’insertion professionnelle sontdes femmes, a précisé le ministre ajoutant que parmi les580 000 postes d’emploi de son secteur 380 000 sontassurés par des femmes.Pour sa part, la ministre déléguée chargéede la Famille et de la Condition féminine,M me Saâdia Nouara Djaâfar, a salué les réalisationsaccomplies au profit de la femme rurale et de la femme aufoyer. Précisant que le taux des femmes actives dans différentsdomaines a atteint 18% contre 13% pendant lesannées 1990, la ministre a mis en relief l’importance derenforcer la coordination et l’action sectorielle en vue depromouvoir le rôle de la femme productive.De son côté, le ministre de l’Agriculture et duDéveloppement rural, Rachid Benaïssa, a soulignél’importance de la mise en œuvre du programme durenouveau rural et du développement agricole en valorisantles capacités de la famille rurale productive et en l’aidant àdévelopper ses projets dans différents domaines. Ce quinécessite, a-t-il ajouté, des formations, la liberté d’initiatives,la création de projets de proximité pour le développementrural et l’implication de la femme. La rencontre a étémarquée par la présentation du bilan de la mise en œuvredu programme d’action sectoriel issu de la deuxièmeconférence et d’une communication sur l’accompagnementde la femme pour la création d’entreprises familiales. Lesparticipantes ont souligné l’importance de soutenir la formationde la femme rurale et de la femme au foyer et des’orienter vers la culture entrepreneuriale pour la créationd’entreprises familiales, une expérience qui a fait ses preuvesau niveau mondial. Les travaux de la conférence sesont poursuivis au niveau de quatre ateliers consacrés àl’examen des moyens de soutien des structures de formation,d’alphabétisation et d’accompagnement pour l’insertionprofessionnelle et la création d’activités génératricesde richesses et les moyens de promouvoir l’entreprisefamiliale.Energie & Mines106novembre 2010


environnementProtocole de kyotoLe président Bouteflika pour le respectdes engagements des mandats surla réduction de gaz à effet de serreLe président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé à Kampala(Ouganda) qu’il est important de rester attachés au respect des mandats surla réduction de gaz à effet de serre qui fondent les négociations en cours dansla perspective de définir une deuxième période d’engagement.«Il est important que nous restions fermementattachés au respect des mandatsqui fondent les négociations encours aux fins de la définition d’unedeuxième période d’engagements chiffréset quantifiés de réduction de gaz àeffet de serre pour les pays industrialisés,au titre du protocole de Kyoto», arecommandé le président Bouteflikadans une allocution sur les changementsclimatiques lors de la 15 e sessionde la conférence des chefs d’Etat et degouvernement qui s’est tenue dans lacapitale ougandaise.Pour le chef de l’Etat, c’est dans cetteoptique que les Africains défendent uneposition commune dans le processus denégociations en cours pour un régimeclimatique mondial post-2012, dont lesommet de Copenhague, en décembre2009, a constitué une «étape significative».«Nos pays continueront de négocierde bonne foi, dans un esprit ouvertet constructif sur la base des résultatsde Copenhague et conformément auxprincipes fondamentaux de laConvention et des mandats qui fondentces négociations», a souligné le chef del’Etat. Il a affirmé que ces pays sont«prêts à donner toutes les chances deréussite au processus en cours en vuede la conférence de Cancun (Mexique),même si nous sommes conscients queles négociations seront âpres et difficiles,les principales questions litigieusesétant demeurées en suspens, en raisondes enjeux économiques et financiersconsidérables que comportent les questionsenvironnementales».Se référant à la conférence deCopenhague sur les changements climatiques(décembre 2009), le chef del’Etat a indiqué que les résultats decelle-ci « doivent être consolidés et misen œuvre», relevant qu’«il y va de lacrédibilité de nos partenaires».«L’allocation de 30 milliards de dollars(USD), prévue pour la période 2010-2012, la mobilisation d’un financementde l’ordre de 100 milliards de dollars(USD) par an à l’horizon 2020 et l’affectationd’une part significative de cesressources à l’Afrique constitueront untest déterminant de la volonté de lacommunauté internationale à s’attaqueraux causes et remédier aux conséquencesdes changements climatiques»,a ajouté le présidentBouteflika.Il a réaffirmé l’engagement de l’Algérieà lutter contre les changements climatiques,précisant que l’Algérie attacheune «attention particulière», à cephénomène du fait de sa vulnérabilitéécologique due à son climat aride etsemi-aride et de sa vulnérabilité économiqueen raison de sa dépendance desrecettes d’exportation d’hydrocarbures.«L’allocation de 30 milliards de dollars(USD), prévue pour la période 2010-2012, la mobilisation d’un financementde l’ordre de 100 milliards de dollars(USD) par an à l’horizon 2020 et l’affectationd’une part significative de cesressources à l’Afrique constitueront untest déterminant de la volonté de lacommunauté internationale à s’attaqueraux causes et remédier aux conséquencesdes changements climatiques»,a ajouté le présidentBouteflika.Il a réaffirmé l’engagement de l’Algérieà lutter contre les changements climatiques,précisant que l’Algérie attacheune «attention particulière» à ce phénomènedu fait de sa vulnérabilité écologiquedue à son climat aride et semiarideet de sa vulnérabilité économiqueen raison de sa dépendance des recettesd’exportation d’hydrocarbures.Energie & Mines107novembre 2010


environnementEnergies renouvelablesBoom mondial de l’éolienL’Algérie qui vient de faire ses premiers pas dans le domaine de l’éolienvient d’investir 30 millions d’euros pour la construction de la premièreferme éolienne qui devrait être opérationnelle en 2012.Le Conseil mondial de l’énergie éolienne(GWEC) vient d’annoncer que lacapacité éolienne sur la planète a augmentéde 31% en 2009, ajoutant 37,5GW d’installation pour atteindre untotal de 157,9 GW.Ainsi, un tiers de ces nouvelles capacitésont été effectuées en Chine, qui aconnu une nouvelle année de croissancedépassant les 100%. L’année dernière,la Chine est devenue le plus grandmarché mondial, doublant pratiquementsa capacité de production éolienne,en passant de 12,1 GW, en 2008, à25,1 GW à la fin de l’année 2009, soitun ajout de 13 GW.Le marché éolien mondial pour l’installationdes turbines en 2009 vaut désormaisenviron 45 milliards d’euros. LeGWEC estime qu’environ un demimillionde personnes travaille désormaispour l’industrie éolienne à traversle monde. Les principaux moteurs decette croissance continueront d’êtreimportants en Asie, en Amérique duNord et en Europe, chacun de ces marchésayant installé plus de 10 GW decapacités éoliennes en 2009. Il faut direque, selon les experts du secteur, legouvernement chinois prend très ausérieux sa responsabilité de limiter lesémissions de CO2 tout en fournissantde l’énergie pour son économie en pleinecroissance. La Chine déploie desefforts pour le développement de sesressources éoliennes dans son immensepays. Compte tenu des taux de croissanceactuel, la Chine prévoit même unobjectif officieux de 150 GW qui seraatteint bien avant 2020, a déclaré LiJunfeng, le secrétaire général del’Association des industries chinoisesdans les énergies renouvelables.L’Inde a ajouté 1 270 MW de capacités.En cumulant celles du Japon, de laCorée du Sud et de Taïwan, l’Asiedemeure le plus grand marché régionalpour l’énergie éolienne en 2009, avecplus de 14 GW de nouvelles capacités.L’Europe est traditionnellement unerégion du monde où le développementde l’énergie éolienne reste assez fort.Elle a d’ailleurs continué à afficher uneforte croissance, dépassant égalementles attentes.Conduit par l’Espagne (2,5 GW) et10,5 GW d’éolien en 2009, l’Italie, laFrance et le Royaume-Uni ont toustrois ajouté plus de 1 GW de nouvellescapacités éoliennes chacun. Il y en amême qui ont investi dans l’off-shore,comme l’Allemagne qui a délivré à cejour des permis d’installation pour 25parcs éoliens en mer, ce qui représentetout de même près de 1 800 éoliennesen eaux peu profondes. Le ministreallemand des Transports, WolfgangTiefensee, prévoit un quota de permispouvant atteindre jusqu’à 40 parcséoliens, ce qui, selon lui, créerait 30000 emplois nouveaux dans la région.«L’ensemble pourrait générer 12 000mégawatts (MW) d’électricité, assezpour alimenter 12 millions de foyers.»L’Allemagne a pour objectif d’installer25 000 MW de capacité d’énergieéolienne off-shore d’ici à 2030. Pour sapart, l’Algérie, qui vient de faire sespremiers pas dans le domaine, vientd’investir 30 millions d’euros pour laconstruction de la première fermeéolienne. D’une capacité de 10 MW,soit 10 éoliennes HP, cette ferme seraconstruite à Adrar, dans le sud-ouestdu pays, et devrait être opérationnelleen 2012.L’obtention du marché pour la réalisationde cette première ferme éolienne aété remportée par le groupe Vergnet.D’une puissance donc de 10 MW, lafuture ferme éolienne sera réalisée surune assiette de 30 hectares et devraitêtre opérationnelle en 2012, selon laCEEG.Le choix du site de la ferme dans lawilaya d’Adrar a été fait suite à uneétude cartographique sur les grandesrégions de vent en Algérie et à l’issue delaquelle les régions de Tindouf etd’Adrar ont été définies.Vergnet est un Groupe industriel françaisqui conçoit, fabrique, commercialise,installe et assure la maintenance dematériels pour la production d’énergieéolienne.Il a fourni et installé à ce jour plus de500 éoliennes dans le monde entier quiproduisent chaque année plus de 150000 MW/h d’électricité.Energie & Mines109novembre 2010


environnementenVironnemenTSéquestration de CO 2L’enfouissement,une technologie novatriceL’Algérie est pionnièreen ce domaine mêmesi elle est bradée parles pays développés.L’expérience de In Salah Gas, l’un destrois projets dans le monde qui utilisentl’enfouissement de CO 2 dans le soldevrait être reconduite dans le mégaprojetgazier de Gassi Touil.Après un premier symposium sur lecaptage et la séquestration de CO 2(CSC) qui a eu lieu en septembre 2009à Pékin, l’Algérie a abrité, du 31 mai au1 er juin, la deuxième édition de cettemanifestation. Une rencontre organiséepar le ministère de l’Energie en collaborationavec le Forum international del’énergie (IEF) et Global CCS Instituteet qui a fait ressortir l’idée d’inclure lecaptage et la séquestration de CO 2(CSC) comme une technologie novatricedans la réduction de gaz à effet deserre, dans le cadre de l’accord desNations unies sur les changements climatiques.Une reconnaissance quiferait bénéficier cette technologie dumécanisme de développement propre(MDP), comme l’a estimé le nouveauministre de l’Energie et des Mines,Youcef Yousfi, dans un message adresséaux participants. Le MDP est unmécanisme économique élaboré dans lecadre du protocole de Kyoto, dont l’objectifest de réduire les émissions de gazà effet de serre au niveau mondial.M. Yousfi a cité dans ce sens la positiondes ministres de l’Energie prise lors dela réunion du Forum international del’énergie, tenue en mars dernier auMexique, appelant à considérer la techniquede CSC comme «une solutiontechnologique en mesure de contribuerà la réduction des effets du changementclimatique et aider à fournir un avenirénergétique durable pour l’humanité».Il faut dire que l’Algérie a développédes projets pour l’enfouissement deCO 2 sans même bénéficier des financementsdu MDP prévus dans ceprotocole. Les pays développés refusentjusqu’à maintenant de reconnaîtrela technique d’enfouissement de CO 2comme une technologie efficace dansla réduction de gaz à effet de serre carelle n’est pas une technologie qui vadans leurs propres intérêts économiques,estiment certains experts. Eneffet, l’Algérie est pionnière dans l’industriede l’enfouissement de CO 2 ,l’Algérie a construit en 2004 l’usine deKrechba, à In Salah, une joint-ventureentre Sonatrach, BP et Statoil.Cette usine, dont le coût de réalisationest de 100 millions de dollars, capte etséquestre annuellement 600 000 m 3 deCO 2 , ce qui équivaut aux émissions de200 000 véhicules chaque année.L’expérience de In Salah Gas, l’un destrois projets dans le monde qui utilisentl’enfouissement du CO 2 dans le sol,devrait être reconduite dans le mégaprojetgazier de Gassi Touil. Les exploitantsdes champs algériens, riches enCO 2 , ont décidé d’appliquer cettetechnologie d’injection en milieu géologiquepour stocker à très long termele CO 2 excédentaire dans des gisementsvides anciens ou des aquifèresprofonds.Néanmoins, comme l’ont signalé lesexperts, cette technique nécessite ladisponibilité de réservoirs souterrainsdans les champs gaziers dans lesquelsles sociétés pétrolières activent.Evoquant l’aspect international de laquestion, ces experts ont estimé queles pays développés visent à traversl’imposition de la taxe carbone sur lepétrole et le gaz à relancer leurs économiesqu’ils veulent convertir en économiesvertes basées sur l’exportation deséquipements, du savoir-faire et de l’engineeringdestinés à la production desénergies alternatives. Toutefois, la protectionde l’environnement a un prix,les innovations de réduction de CO 2sont indispensables, mais néanmoinsfort contraignantes et coûteuses. Aussi,le modèle économique doit à la fois éviterde compromettre la croissance pardes coûts supplémentaires.Pour rappel, à ce jour, seuls sept projetsde captage de CO 2 sont opérationnelsdans le monde dont deux au Canada,deux projets offshore en Norvège parla compagnie Statoil, un au Japon, unoffshore aux Pays-Bas, réalisé par GDFSuez et, bien sûr, celui de In Salah enAlgérie, réalisé par Sonatrach, BP etStatoil.Energie & Mines110novembre 2010


environnementClimatNouveau cycle de négociations à BonnLe troisième cycle denégociations sur le climat,sous l’égide dusecrétariat de laConvention-cadre desNations unies sur leschangements climatiques(CCNUCC), adébuté le 1 er août 2010à Bonn. «Les gouvernementsont la responsabilitécette année de franchirles étapes décisivespour la lutte contre lechangement climatique»,a déclaré lasecrétaire généralede la CCNUCC.Le troisième cycle de négociations surle climat, sous l’égide du secrétariat dela Convention-cadre des Nations uniessur les changements climatiques(CCNUCC), a débuté le 1 er août 2010à Bonn (Allemagne) avec pour objectifde préparer la conférence de l’ONU surle changement climatique qui se dérouleraen novembre et décembre 2010 àCancun (Mexique).Les gouvernements ont la responsabilitécette année de franchir les étapesdécisives pour la lutte contre le changementclimatique, a déclaré la secrétairegénérale de la CCNUCC, ChristianaFigueres. «Cela ne dépend que desgouvernements de franchir ces nouvellesétapes. C’est politiquement possible.A Cancun, le travail des gouvernementssera de transformer le politiquementpossible en politiquement irréversible»,a ajouté la secrétaire générale dela CCNUCC.A Bonn, le «groupe de travail spécial del’action concertée à long terme au titrede la Convention» se réunira afin denégocier les solutions à long termepour lutter contre le changement climatique.Le «groupe de travail spécialdes nouveaux engagements des partiesvisées à l’annexe I au titre du protocolede Kyoto» se concentrera, quant à lui,sur un accord global des 37 pays industrialisésqui ont ratifié le protocole afinde fixer des engagements de réductiond’émissions de gaz au-dede 2012. Lasecrétaire générale de la CCNUCC arappelé les promesses financières faitespar les pays industrialisés pour aider lespays en développement. L’année dernière,plus de 30 milliards de dollarsont été promis. Les pays industrialisésse sont aussi engagés à mobiliser plusde 100 milliards de dollars par an d’icià 2020 afin de lutter contre le changementclimatique. «Les pays en développementvoient cette aide comme unsignal de la part des pays», a soulignéChristiana Figueres. Elle a égalementrappelé la nécessité de gérer ces fondsdans une transparence totale. Les fondsdoivent être «mesurables et vérifiables»,a-t-elle insisté. «Il faut que les gouvernementsaffichent un engagementresponsable de sorte que la société civileet les entreprises puissent êtreconfiantes sur les stratégies vertes », aplaidé Christiana Figueres. La rencontrede Bonn va rassembler des représentantsde 178 gouvernements jusqu’au 6août. Le prochain cycle de négociationsaura lieu du 4 au 9 octobre prochain àTianjin, en Chine.Energie & Mines111novembre 2010


environnementenVironnemenTGhardaïaValorisation du gisement solaireL’application de l’énergie solaire à un site donné nécessite la connaissancecomplète et détaillée de l’ensoleillement du site. Ceci est généralement facilelorsque le site est pourvu d’une station de mesure radiométrique fonctionnantrégulièrement depuis plusieurs années.Energie & Mines112La connaissance du rayonnement solaireau niveau du sol est un élémentimportant pour les systèmes de conversionde l’énergie solaire. Cette informationpeut être recueillie par différentesméthodes à savoir : mesure au sol pardes pyranomètres ou des cellules deréférences ou par des mesures satellitaires.La meilleure manière de connaître laqualité d’énergie solaire dans un sitedonné est d’installer des pyranomètresdans plusieurs endroits du site, de s’occuperde leur entretien et de leurs enregistrementsquotidiens. Lorsque lesmesures sont collectées, un contrôle dequalité rigoureux est obligatoire afin decrédibiliser la base de données enregistrée.Les conditions climatiques fontque Ghardaïa bénéficie d’un climat secet aride, caractérisé par un ensoleillementexceptionnel, vu sa localisationgéographique et son éloignement de lacôte méditerranéenne. Afin de faire unbon dimensionnement des systèmes deconversion solaire, une base de donnéesde rayonnement est indispensable.L’installation de la station radiométriqueau site de l’URAER rentre dansce contexte, elle nous permet de mieuxcaractériser le site d’un point de vueénergétique.On dispose donc d’une base de donnéesdes composantes du rayonnementsolaire (global et diffus sur un planhorizontal, directe sur un plan normalet global sur un plan incliné à la latitudedu lieu), ainsi que la température etl’humidité.L’exploitation de cette base de donnéesnous permet de tester plusieurs modèlesqui serviront dans la caractérisationdu gisement solaire du site.On envisage de compléter la station pard’autres capteurs radiométriques pourdifférentes inclinaisons et orientationspour avoir le maximum d’informationsnovembre 2010du gisement local de Ghardaïa. Database de mesures. Depuis août 2004, lastation de mesure est fonctionnelle,l’enregistrement des composantes durayonnement solaire se fait quotidiennementdurant 24 heures avec un pasde cinq minutes pour chaque paramètre(diffus, direct et global). Ensuite, untraitement de données est nécessairepour les rendre exploitables.Pourcentage de fréquence dedistribution du rayonnementglobalLes intervalles sont répartis sur huitrangs de rayonnement, espacés de1 165 (Wh/m 2 ). Le nombre de jours enun mois donné de l’année où le rayonnementglobal fait partie du rang indiquéest comptabilisé et présenté enpourcentage. Durant la saison hivernale,21,5% de l’ensemble des journées ont desvaleurs entre 2 330 et 3 995 (Wh/m 2 ),40,5% des journées ayant 3 495 et4 660 (Wh/m 2 ) et seulement 12% atteignent8 155 et 9 320 (Wh/m 2 ).Pendant le printemps et l’automne,20% de l’ensemble des journées ayantun rang de 5 825 (Wh/m 2 ), 23% ayantdes valeurs entre 6 990 et 8 155(Wh/m 2 ) et seulement 3% ont un rangentre 8 155 et 9 320 (Wh/m 2 ). Dans lasaison estivale, 72%des jours ayant unrang entre 6990 et 8155 (Wh/m 2 )tandis que 18% dépasse les 9320(Wh/m 2 ).Ghardaïa bénéficie d’un rayonnementsolaire prometteur pour les applicationsrenouvelables. Les valeurs journalièresmoyennes mensuelles du rayonnementglobal atteignent 7 762 (Wh/m 2 ) enété, 6 944 (Wh/m 2 ) au printemps ;4 986 (Wh/m 2 ) en automne et 3 915dans la saison hivernale. Le but de cetteanalyse est de fournir des informationsfiables pour les concepteurs et les utilisateursdes systèmes solaires, tout enévaluant le potentiel énergétique du sitede Ghardaïa.In Bulletin des énergiesrenouvelables (Kacem Gairaa)


Les essais à froid des turbines ont déjàeu lieu. Le P-DG de Neal, BadisDerradji, a annoncé une premièreentrée en activité en août pour la partienon solaire de la centrale.La centrale électrique à cycle combinégaz-solaire de 150 mégawatts de HassiR’mel «entrera en activité complète ennovembre prochain». C’est BadisDerradji, le P-DG de New EnergyAlgeria (Neal), la filiale de Sonatrach etSonelgaz, développeur du projet, quil’assure. «La partie cycle simple duprojet sera active dès le mois d’août.Elle mettra en action les deux turbinesà gaz de la centrale. Abener, notre partenaireespagnol, a procédé aux essaissystème par système et tout est prêtpour cette échéance.»«La date de remise du projet a glissé deplusieurs mois sur l’année 2010, maisprécise M. Derradji, j’ai visité les projetsde centrales en CSP (ConcentratingSolar Power) autour de la Méditerranéeet tous connaissent plus ou moins cetype de glissement.» L’arrivée du gaznaturel permettra de passer «dans lestout prochains jours» aux essais àchaud. Il faudra ensuite assurer uneconnexion au réseau électrique et fournirles flux d’eau nécessaires au dispositifanti-incendie : «La canalisationd’eau est construite.»La nouvelle centrale à cycle combiné deHassi R’mel apportera 25 mégawattsen moyenne annuelle d’électricité solaire,«elle peut fournir périodiquementjusqu’à 30 mégawatts».environnementLa centrale solaire de Hassi R’melopérationnelle en novembrePremière bâtissed’efficience énergétiqueLa première bâtisse d’efficience énergétique en Algérie, unchalet réalisé à Souidania (Alger), peut atteindre une économied’énergie de 60%, selon le Centre de recherche sur lesénergies renouvelables (CDER). «Le contrôle de performancequi a démarré juste après l’achèvement de la bâtisse, en été2009, a montré qu’il est possible d’arriver à une économied’énergie de 60%», a indique à l’APS Samir Larbi-Youcef,attaché de recherche au CDER, lors d’une visite sur le site dela bâtisse à Souidania. La construction de ce prototype enefficience énergétique a été lancée en 2007 et achevée enjuillet 2009, a-t-il précisé.Le projet qui s’inscrit dans le cadre du programme MED-ENEC (Energy Effeciency in the construction Sector of theMediterranean) de l’Union européenne, a été réalisé en partenariatavec le CNERIB (Centre national d’études et derecherches intégrées du bâtiment) et le CDER. Le programmea pour objectif de relancer les mesures relatives à l’efficacitéénergétique et à l’utilisation de l’énergie solaire dans lesecteur de la construction, en vue de réduire la consommationénergétique dans les pays du bassin méditerranéen, a-tonexpliqué de même source. «L’expérience (de l’isolation)est réussie», a estimé pour sa part Hamid Afra, directeur derecherche du CNERIB, ajoutant que les estimations préalablesont tablé sur une économie d’énergie entre 40 et 50%.Le chalet, un F3, a été construit sur une surface de 83 m 2 enbrique de terre argile, qui est un matériau peu conducteur dechaleur. Plusieurs techniques ont été utilisées dans la cons-Il s’agit de la technologie de concentrationsolaire par panneaux paraboliquesappelée CSP.En effet, l’appel d’offres qui a permisde réaliser la centrale à cycle combinéde Hassi R’mel visait à mettre en œuvrela filière de la production de l’électricitésolaire en attendant de définir lecadre juridique de son développement.L’espagnol Abener, leader dans la filière,s’est emparé du marché de la réalisationen proposant le prix de vente dukilowatt-heure le plus bas. Cette formule,qui garantit à l’investisseur unprix compétitif – supérieur au prix pratiquésur le réseau de Sonelgaz –, a étépossible grâce à l’existence d’un clientcomme Sonatrach.truction de ce chalet, de façon à réduire au minimumla consommation énergétique, dont le choix des matériaux, àla base, très peu conducteurs de chaleur, l’orientation de labâtisse, l’installation de pare-soleil, l’utilisation de chauffeeausolaire et de plancher chauffant. Un programme de600 logements sera prochainement lancé. Ces techniquesnécessitent, par ailleurs, un investissement additionnel entre10 et 15%, selon M. Afra. Malgré les avantages, écologiqueet financier, à moyen et long terme, que présente la constructiond’isolation thermique, l’expérience est encore au«stade laboratoire», a-t-il dit. Hormis des démarches pourappliquer ces techniques dans un programme de 600 logements,qui sera lancé prochainement dans 11 wilayas dupays, dans les trois régions : Nord, Hauts Plateaux et Sud, lestechniques d’isolation «ne sont pas encore une priorité dansla politique nationale», a-t-il souligné, ajoutant que «les chosesévoluent progressivement». «En Algérie, nous avonsadopté une démarche progressive», a-t-il expliqué, relevantqu’il faut «d’abord procéder à la mise en place d’un cadreréglementaire, notamment la réglementation thermique desbâtiments en 1999 et passer ensuite à la multiplication deprojets-pilotes». «Nous allons justement utiliser ce projetpour tenter de convaincre», a-t-il dit.Le besoin de convaincre découle, selon ce même responsable,de plusieurs facteurs, dont les coûts supplémentaires pourl’isolation des constructions, d’un côté, et le coût faible del’énergie en Algérie, d’un autre.Energie & Mines113novembre 2010


culture cUlTUreCommunicationLa bande dessinée au servicede l’entrepriseNotes de services, affichages, meetings, séminaires, revues…L’entreprise, entité vivante, communiqués. Mais souvent, elle est confrontée auxmêmes interrogations : quel moyen choisir pour s’adresser à son personnel ?Comment réussir à faire passer des messages importants, sérieux et parfois fermesà ses salariés sans les faire fuir ? Comment sensibiliser l’ensemble du personnelde l’entreprise aux règles d’hygiène et de la sécurité pour les faire appliquer ?Mais qu’est-ce que la bande dessinée ?On peut définir la bande dessinéecomme un mode de narration utilisantune succession d’images dessinéesaccompagnées le plus souvent d’untexte (sous forme de «bulles»), incluantles réflexions, les sentiments ou lespensées des personnages.Longtemps considérée comme destinéeaux enfants «c’est bon pour lesenfants», disait-on, la BD est devenueun outil de communication indispensableet incontournable pour les entreprises.Elle permet d’adoucir les messages,de les rendre plus sympathiques etau final de les faire facilement adopter.Aussi loin que l’on remonte dans l’histoireet le temps, il est difficile de donnerune date précise aux premièresbandes dessinées mais l’idée d’utiliserle dessin par les hommes pour communiquern’est pas nouvelle. Il y a 10 000ans de cela déjà, des hommes (descavernes) avaient exécuté avec desoutils rudimentaires des dessins d’unerare beauté (les célèbres peinturesrupestres du Tassili) les dessins racontent,comme dans une BD, la vie decette époque en reproduisant des scènesde chasse, de la faune et la flore decette lointaine période du néolithique.Increvables, les bulles de la bande dessinéeont traversé les siècles et le tempspour devenir un phénomène culturelcomplexe, tour à tour considéréescomme une discipline graphique ouune littérature, un divertissement ou unmédia, une culture, la BD a fini pardevenir un art à part entière : le neuvièmeart. Paradoxalement, aujourd’hui,de plus en plus de chefs d’entreprisesont séduits par l’utilisation de la BD,en hommes avisés ils ont compris quela BD réussit là où les discours les plusalarmistes (consignés sous forme denotes de service) ont échoué. «Chacunsait qu’un bon dessin en dit souventplus qu’un long discours.» Son secretest simple ; utilisée en communicationd’entreprise, la BD permet d’évoqueravec ironie les situations les plus gravessans pour autant diminuer de leursérieux. Elle a cette facilité de dédramatiserles situations les plus sérieusestout en marquant fortement le subconscientdu lecteur, et c’est cela qui induiten général ce changement d’attitudevolontaire.Mais la BD d’entreprise ne peut êtreefficace que si elle est le miroir fidèle del’entreprise concernée. Ainsi, en lalisant, les destinataires reconnaissentleur cadre de travail, leur culture, leursproblèmes et, comme devant un miroir,ils s’y retrouvent ils sont en quelquesorte les héros de la BD.Ainsi, pour réussir, une BD d’entreprisedoit être réalisée «sur mesure» ; elledoit refléter parfaitement une situation.Par sa capacité à capter les ambiances,les émotions, mais surtout le ressentinégatif que génère parfois la vie del’entreprise, la BD est souvent une«forte» force de proposition.La BD peut être très facilement mise auservice de la sécurité des chantiers travaux,car sur un chantier les risquessont omniprésents et de natures multiples: blessures, coupures, brûlures,chutes, écrasement par une machine, laconsigne est toujours la même : il fautporter son casque, ses gants et seschaussures de sécurité… si tout lemonde le sait, les accidents arriventtoujours. Les consignes de sécurité, ouiévidemment, il faut sans cesse les fairerappeler au personnel, mais il faut surtouttrouver le moyen de les faire adopterpar eux. Il faut, donc, choisir le bonsupport. Souvenez-vous ! On disait quela BD en était un excellent moyen (laBD peut très bien promouvoir les règlesde sécurité, et les faire adopter avantmême de les rendre obligatoires caradmises), mais à condition que l’onabandonne l’idée que tout peut êtreréglé par des notes de service et desinstructions venues d’en haut.Si la BD s’invite dans la vie d’uneentreprise, elle finit toujours parconquérir l’un des grands espaces decommunication : la revue d’entreprise.Or, si le rôle des revues d’entreprise estde mettre « K.-O. » les idées reçues et decombler le déficit d’informations, il arrivetrop souvent qu’elles finissent parfaire fuir les lecteurs, car en ne reproduisantque le côté trop sérieux de la viede l’entreprise elles en oublient l’essentiel: l’humour. Heureusement, la BD estlà et par son aspect ludique, elle permetde réconcilier les lecteurs avec leurrevue. Accessibles à tous, la BD reste,pour l’entreprise, l’un des plus puissantssupports de communication.Parler de la BD et rester sérieux !«C’est pas très sérieux !» On peut toujoursimaginer, dans un futur proche,voir se tenir des conseils de directiond’entreprises où les rapports, les budgetset les bilans seront présentés (obligatoirement)sous forme de bandesdessinées. Ce jour-là, les réunionsdeviendraient un moment de détente«fort sympathique» dans cet universdur et rugueux des terrassements,des excavations et des gros œuvresqui caractérisent la vie des chantierstravaux.Redha BariIn IndjazEnergie & Mines114novembre 2010

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