Quelles solutions pour les pays désindustrialisés ... - Sciences Po Aix

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Février 2011Quelles solutions pour les paysdésindustrialisés de la zone euro ?Les pays désindustrialisés de la zone euro (Espagne, Italie, France, Grèce, Portugal,Irlande) ont nécessairement un déficit extérieur structurel ; ceci veut dire qu’ilsdoivent continûment s’endetter (dans le temps le secteur privé, aujourd’hui le secteurpublic), donc sont insolvables.L’insolvabilité est donc une caractéristique normale des pays désindustrialisés d’uneUnion Monétaire sans fédéralisme.Les pays désindustrialisés de la zone euro ont et auront donc structurellement descrises liées à l’insolvabilité budgétaire, si le secteur privé devient plus prudent avecl’endettement qui ne peut être résolu que transitoirement par les remèdes utilisésaujourd’hui : prêts du FMI ou de l’Union Européenne, achats de titres par la BCE,Fonds de Stabilité Financière…Pour corriger durablement cette situation, les pays désindustrialisés n’ont que troissolutions :RECHERCHE ECONOMIQUERédacteur :Patrick ARTUS−−−se réindustrialiser en réduisant leurs coûts de production (donc par unedépréciation réelle du change due à la baisse des coûts salariaux). C’estun processus long et pénible, surtout pour des pays qui ont initialementune économie déjà affaiblie et un chômage élevé. C’est de plus unprocessus qui refuse la spécialisation productive normale dans une UnionMonétaire. C’est pourtant la solution préconisée par la BCE, l’Allemagne…se réindustrialiser en sortant de l’euro et en dépréciant leur taux dechange, afin d’améliorer leur compétitivité et de réattirer des activitésindustrielles. Le coût initial de cette solution serait terriblement élevé(hausse des taux d’intérêt, nécessité de faire défaut sur une partie desdettes…) ;bénéficier de transferts de revenus de la part des pays industrialisés de lazone euro, pour équilibrer leurs balances courantes malgré leurs déficitscommerciaux, ou bien passer à un système où il y a un seul émetteursouverain dans la zone euro. Il s’agit de l’option de passage aufédéralisme et à l’union politique dans la zone euro, aujourd’hui rejetéepar l’Allemagne en particulier.


Certains pays de lazone uero sontdésindustrialisésOn connaît l’opposition entre les pays du « Nord » de la zone euro (Allemagne,Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande) et les pays du « Sud » de la zone euro(France, Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Irlande).Le poids de l’industrie est devenu beaucoup plus faible dans les pays du Sud(graphiques 1a-b), qui sont spécialisés dans les services domestiques et laconstruction (graphique 2).2120Graphique 1aEmploi manufacturier (en % du total)Nord*Sud**21202120Graphique 1bValeur ajoutée dans le secteur manufacturier(en volume, en % du PIB)Nord*Sud**21201919191918181818171717171615(**) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande(*) Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande16151615(**) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande(*) Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande1615Sources : Datastream, Eurostat, NATIXIS1499 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1114Sources : Datastream, EIU, OCDE, NATIXIS1499 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1114Graphique 2Emploi dans les services domestiques et laconstruction*** (100 en 1999:1)130(*) France, Espagne, Italie, Grèce et Portugal, Irlande(**) Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique et Finlande130125120(***) Construction, distribution,services aux particuliers, transport,hôtels, restaurants et loisirs125120115115110Nord*Sud**110105105100Sources : Datastream, Eurostat, NATIXIS9599 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1110095Ceci explique la performance à l’exportation nettement meilleure des pays duNord de la zone euro, en particulier vis-à-vis des pays en croissance rapide(émergents, exportateurs de pétrole, graphiques 3a-b).- 2


200180160Graphique 3aExportations (en volume, 100 en 1999:1)Nord* Sud** Commerce mondial(*) Allemagne, Pays-Bas, Autriche,Belgique, Finlande(**) France, Espagne, Italie, Grèce,Portugal, Irlande20018016012108Graphique 3bExportations vers l'ensemble des paysémergents yc Russie et OPEP (en % du PIB)Sud**Nord*121081401406(*) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande(**) Allemagne, Pays-Bas, Belgique,Autriche, Finlande612012044Sources : Datastream, NATIXIS10099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11100Sources : Datastream, NATIXIS299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 112Les paysdésindustrialisés ontnécessairement unproblème de solvabilitéexterne et interneUn pays désindustrialisé présente normalement un déficit courant structurelpuisqu’il doit importer les produits manufacturés qu’il consomme et investit et qu’ilne produit plus.On vérifie que c’est bien le cas pour les pays du Sud de la zone euro(graphiques 4a-b-c).1086Graphique 4aBalance courante (en % du PIB)Nord*Sud**1086420Graphique 4bBalance courante (en % du PIB)FranceEspagneItalie42044-2-220(*) Allemagne, Autriche, Pays Bas, Belgique, Finlande(**) France, Italie, Espagne, Grèce, Portugal, Irlande20-4-6-4-6-2-2-8-8-4-4-10-10Sources : Datastream, FM I, NATIXIS-699 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-6Sources : Datastream, NATIXIS-1299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-12Graphique 4cBalance courante (en % du PIB)2Grèce Portugal Irlande200-2-2-4-4-6-6-8-8-10-10-12-12-14Sources : Datastream, NATIXIS-1699 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-14-16- 3


Les pays désindustrialisés accumulent donc structurellement une detteextérieure croissante (graphiques 5a-b-c), c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pasassumer leur solvabilité externe.50403020100-10-20Graphique 5aActifs nets extérieurs* (en % du PIB)Nord**Sud***(*) positif = avoirsnégatif = dette(**) Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande(***) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, IrlandeSources : Datastream, OCDE, NATIXIS-30-3099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 1050403020100-10-20100-10-20-30-40-50-60Graphique 5bActifs nets extérieurs* (en % du PIB)FranceEspagneItalie(*) positif = avoirsnégatif = detteSources : Datastream, OCDE, NATIXIS-70-7099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10100-10-20-30-40-50-600-15-30-45-60Graphique 5cActifs nets extérieurs* (en % du PIB)GrècePortugalIrlande0-20-40-60-75-90-105(*) positif = avoirsnégatif = detteSources : Datastream, OCDE, NATIXIS-100-120-12099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10-80Ceci explique aussi que certains agents économiques domestiques ne peuventpas assurer leur solvabilité : si tous les agents économiques domestiquesassuraient leur solvabilité, la solvabilité externe serait assurée.Avant la crise, on voyait une insolvabilité croissante du secteur privé(ménages et entreprises, graphiques 6a-b-c) ; depuis la crise, il s’agit d’uneinsolvabilité croissante du secteur public (graphiques 7a-b-c etgraphiques 8a-b-c).- 4


160150Graphique 6aDette des ménages + entreprises (en % du PIB)Sud**Nord*160150250225Graphique 6bDette des ménages + entreprises (en % du PIB)FranceEspagne250225140140200Italie20013013017517512012015015011011012512510090(*) Allemagne, Pays-Bas, Belgique,Autriche, Finlande(**) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, IrlandeSources : Datastream, NATIXIS8099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11100908010075Sources : Datastream, NATIXIS5099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1110075502252001751501251007550Graphique 6cDette des ménages + entreprises (en % du PIB)GrècePortugalIrlandeSources : Datastream, NATIXIS2599 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11225200175150125100755025210-1-2-3-4-5-6-7-8Graphique 7aDéficit public (en % du PIB)Nord* Sud** Sud***(*) Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Finlande(**) France, Espagne, Italie, Grèce, Portugal, Irlandehors recapitalisation(***) France, Espagne, Italie, Grèce, Portugal, Irlande ycrecapitalisationSources : Datastream, Prévisions NATIXIS-9-999 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12210-1-2-3-4-5-6-7-820-2-4-6-8-10Graphique 7bDéficit public (en % du PIB)FranceEspagneItalieSources : Datastream, prévisions NATIXIS-12-1299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 1220-2-4-6-8-1050-5-10-15-20-25-30GrèceGraphique 7cDéficit public (en % du PIB)PortugalIrlande (hors racapitalisation)Irlande (yc recapitalisation)Sources : Datastream, prévisions NATIXIS-35-3599 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 1250-5-10-15-20-25-30- 5


1101051009590858075706560Graphique 8aDette publique (en % du PIB)Nord* Sud** Sud***(*) Allemagne, Autriche, Pays Bas, Belgique, Finlande(**) Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal, Irlande yc recapitalisation(***) Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal, Irlandehors recapitalisationSources : Datastream, OCDE, prévisions NATIXIS6099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 1211010510095908580757065140120100806040Graphique 8bDette publique (en % du PIB)France Espagne ItalieSources : Datastream, OCDE, prévisions NATIXIS202099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12140120100806040160140120100806040Graphique 8cDette publique (en % du PIB)GrècePortugalIrlande (yc recapitalisation)Irlande (hors recapitalisation)Sources : Datastream, OCDE, prévisions NATIXIS160140120100806040202099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12Si les agents économiques privés deviennent plus prudents avec leurendettement après la crise, l’insolvabilité sera donc durablement reportée surles Etats.Ceci conduit à un résultat très important : dans les pays désindustrialisés d’uneUnion Monétaire sans fédéralisme, il y a nécessairement insolvabilité d’ungroupe d’agents économiques ; s’il ne s’agit plus des agents économiquesprivés, il s’agit nécessairement des Etats.Certaines solutions nepeuvent être quetransitoiresSi les Etats des pays désindustrialisés sont insolvables, on peut d’abord,dans l’urgence, mettre en place des solutions transitoires, c’est ce qui a été faitdans la zone euro avec :− les plans de soutien à la Grèce et à l’Irlande (encadrés 1 et 2) ;−−la mise en place de Fonds Européen de Stabilité Financière (EFSF)(encadré 3) ;les achats de dettes publiques périphériques par la BCE(tableau 1) ;- 6


Encadré 1Description du programme d’aide à la GrèceLes pays de l’Union européenne ont adopté un plan d’aide à la Grèce conjointement avec le FMI pour unmontant total de 110 milliards d’euros et pour une durée de trois ans (de mai 2010 à juin 2013).Le programme de soutien est conditionné à la mise en œuvre d’un plan d’austérité destiné à restaurer laviabilité des finances publiques grecques à l’horizon 2013 (tableau 1), rehausser la compétitivité et préserverla stabilité du système financier (10 milliards seront consacrés à un plan de stabilisation du système financier).Tableau 1 : décompostion du plan d'austérité Grec (% PIB)2010 2011 2012 2013 Cum.Solde budgétaire -8,7 -5,3 -2,8 -2,0Total 2,5 4,1 2,4 2 11,1Recettes 0,5 3 0,8 -0,3 4Taxe spéciales 0,2 0,3 0,1 0,6TVA 0,3 0,9 0,2 1,5Impôts / revenu 0,2 0 0,2IS 0,4 0,4Taxe foncière 0,8 0,1 0 0,9Autre 0,4 0,3 -0,3 0,4Dépenses 2 1,1 1,7 0,5 5,3Salaires 0,5 0,2 0,3 0,2 1,2Retraites 0,8 0,3 0,1 0,1 1,3Transfert sociaux 0,2 0 0,2 0,4Dépenses courantes 0,3 0,4 0,2 0,2 1,1Subventions 0,7 0,7Investissement 0,2 0,2 0,2 0,7Réformes strcuturelles 1,8 1,8Sources: Gouvernement grec, FMI.Le FMI apportera un financement de 30 milliards d’euros (dont 10 milliards dès 2010) sous la forme d’unaccord de confirmation. Le montant de l’aide du FMI est équivalent à 3200% de la quote-part de la Grèce dansle Fonds.L’aide de l’Union européenne prendra la forme de prêts bilatéraux de la part des pays de la zone euro enfonction de leur participation au capital de la BCE. La Commission européenne assurera la gestion et le suivides prêts pour le compte des Etats membres. Les taux d’intérêts seront indexés sur l’Euribor 3 mois avec unemarge de 300pb pour les échéances inférieures à 3 ans et 400pb au delà. A cela s’ajoutera une commissionfixe de 50pb. Pour la Grèce, l’aide européenne prendra la forme d’un prêt unique géré par la Commissioneuropéenne avec des décaissements trimestrielsDécomposition de l’aide de 85Mds€Encadré 2Description du programme d’aide à l’Irlande- 35Mds€ destinés à assainir le système bancaire irlandais, dont 10Mds€ consacrés à unerecapitalisation immédiate et 25Mds€ conservés dans un fonds de réserve. D’autre part, les banquesdomestiques bénéficieront d’une recapitalisation immédiate, élevant ainsi leur ratio de Core Tier one à12%. Concernant les actifs détenus par les banques irlandaises, de nouvelles tranches de loansseront transférées de Bank Of Ireland et Allied Irish Bank vers la NAMA d’ici à fin 2011.- 50Mds€ destinés à couvrir les besoins budgétaires de l’Etat irlandais, dont le déficit devraitatteindre 32,3% du PIB cette année. L’attribution de cette aide suppose la mise en place d’uneconsolidation budgétaire et de reformes structurelles.Conditions de financementLe taux d’intérêt sera variable en fonction de la durée et les conditions de marché, avec un taux moyen quidevrait atteindre environ 5,8 % par an.- 7


Tableau 1Dettes publiques achetées par la BCE (Mds d'€)Date Niveau Cumul Date Niveau Cumul14/05/2010 16,30 16,30 01/10/2010 1,54 64,0321/05/2010 10,40 26,70 08/10/2010 0,01 64,0428/05/2010 8,80 35,50 15/10/2010 0,00 64,0404/06/2010 4,90 40,40 22/10/2010 0,00 64,0411/06/2010 6,70 47,10 29/10/2010 0,00 64,0418/06/2010 4,00 51,10 05/11/2010 0,71 64,7525/06/2010 4,20 55,30 12/11/2010 1,07 65,8202/07/2010 3,70 59,00 19/11/2010 0,63 66,4509/07/2010 0,80 59,80 26/11/2010 1,39 67,8416/07/2010 0,30 60,10 03/12/2010 1,97 69,8123/07/2010 0,18 60,27 10/12/2010 2,67 72,4730/07/2010 0,81 61,08 17/12/2010 0,60 73,0806/08/2010 0,09 61,17 24/12/2010 1,13 74,2113/08/2010 0,01 61,18 31/12/2010 0,34 74,5520/08/2010 0,34 61,52 07/01/2011 0,10 74,6527/08/2010 0,14 61,66 14/01/2011 2,24 76,8903/09/2010 0,17 61,8410/09/2010 0,24 62,0717/09/2010 0,32 62,4024/09/2010 0,10 62,49Sources : BCE, NATIXISMais il ne peut s’agir que de solutions transitoires et non permanentes :−−les prêts (EFSF, UE, FMI) devront être remboursés ; la nature duprêteur ne change pas le problème d’insolvabilité ;on ne peut pas imaginer que la BCE accumule des montantsmassifs de dette publique de la zone euro sur son bilan.Quelles solutionspermanentes ?Nous recherchons des solutions permanentes au problème d’insolvabilitébudgétaire structurelle des pays désindustrialisés de la zone euro.Nous n’en voyons que trois :(1) réindustrialiser ces pays par une dépréciation réelle de leur tauxde change due à la baisse des coûts salariaux ;(2) réindustrialiser ces pays par une dépréciation réelle du changerendue possible par la sortie de l’euro ;(3) passer au fédéralisme et à l’union politique dans la zone euro.Solution # 1- Réindustrialisation par la baisse des coûts salariauxLes pays du Sud de la zone euro ont connu une dérive forte de leurs coûtssalariaux unitaires vis-à-vis des pays du Nord (graphiques 9a-b-c).- 10


Graphique 9aCoût salarial unitaire (100 en 1999:1)Graphique 9bCoût salarial unitaire (100 en 1999:1)140130120Nord*Sud**(*) Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande et Belgique(**) France, Italie, Espagne,Grèce, Portugal, Irlande140130120150140130120FranceEspagneItalie150140130120110110110110100100100100Sources : Datastream, NATIXIS9099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1190Sources : Datastream, NATIXIS9099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1190150140130Graphique 9cCoût salarial unitaire (100 en 1999:1)PortugalGrèceIrlande150140130120110120110100100Sources : Datastream, NATIXIS9099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1190Réduire les coûts salariaux unitaires par le freinage des salaires permettraitd’améliorer la compétitivité de ces pays et d’y attirer de nouvelles activitésindustrielles. C’est la stratégie suivie par l’Allemagne depuis le milieu des années1990 : stagnation des salaires, des coûts salariaux.Il y a d’ailleurs débat pour savoir :−−s’il s’agit d’une politique volontariste de restauration de lacompétitivité ;ou s’il s’agit d’un ajustement normal à la baisse des salaires dû à lamontée du chômage (courbe de Phillips), ce qu’on a vu en Allemagnejusqu’en 2005 (graphiques 10a-b) et qu’on commence à voiraujourd’hui dans les pays du Sud de la zone euro (graphiques 11a-b-cet graphiques 12a-b-c).- 11


140130Graphique 10aAllemagne : salaire réel , coût salarial unitaireet production manufacturière (100 en 1995:1)Salaire réel par tête (prix conso)Coût salarial unitaireProduction manufacturière1401301110Graphique 10bAllemagne : taux de chômage, demande desménages et PIBTaux de chômage (G)Demande des ménages (volume, 100 en 1995:1, D)PIB (volume, 100 en 1995:1, D)125120120120911511011081101001007105Sources : Datastream, NATIXIS9095 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1190Sources : Datastream, Eurostat, NATIXIS695 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1110012Graphique 11aSalaire nominal par tête (GA en %)1212Graphique 11bSalaire nominal par tête (GA en %)France12108Nord*Sud**(*) Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande et Belgique(**) France, Italie, Espagne,Grèce, Portugal, Irlande108108EspagneItalie1086666444422220000Sources : Datastream, NATIXIS-299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-2Sources : Datastream, NATIXIS-299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-2121086Graphique 11cSalaire nominal par tête (GA en %)PortugalIrlandeGrèce121086222018161412Nord*Graphique 12aTaux de chômageSud**(*) Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique et Finlande(**) France, Espagne, Italie, Grèce, Irlande et Portugal2220181614124242108610860Sources : Datastream, NATIXIS-299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 110-24Sources : Datastream, NATIXIS299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1142- 12


Graphique 12bTaux de chômageGraphique 12cTaux de chômage22201816FranceEspagneItalie2220181622201816PortugalGrèceIrlande22201816141414141212121210810810810864Sources : Datastream, NATIXIS299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 1164264Sources : Datastream, NATIXIS299 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11642Mais cette solution est très critiquable, même si c’est celle qui est mise enavant par l’Allemagne, la BCE…−−elle implique une longue période d’ajustement à la baisse dessalaires, de faiblesse de la demande des ménages et de lacroissance, comme en Allemagne de 1999 à 2005 (graphiques 10a-bplus haut), ce qui serait probablement insupportable pour des paysoù le taux de chômage est déjà aujourd’hui très élevé (graphiques12a-b-c plus haut) et où il faut réduire les déficits publics (graphiques7a-b-c plus haut) ;elle nie qu’il est normal que dans une Union Monétaire certainspays se spécialisent dans l’industrie et d’autres dans les services.Solution # 2- Réindustrialisation par la sortie de l’euroLes pays du Sud de la zone euro pourraient aussi envisager de seréindustrialiser en réalisant une dépréciation réelle de leur taux de change parla sortie de l’euro et la dépréciation de leur devise. C’est la solution choisie en1992-93 par l’Espagne et l’Italie quand ces pays ont quitté le Système MonétaireEuropéen (graphiques 13a-b), ce qui leur a permis de faire repartir leur croissanceet d’améliorer leur commerce extérieur.Graphique 13aEspagne : taux de change, solde commercialet croissance du PIBTaux de change peseta /DM (G)Balance commerciale (en % du PIB valeur, D)PIB volume (GA en %, D)90878481787572696663Sources : Datastream, NATIXIS6086 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 9886420-2-4-6-8120011001000900800700Graphique 13bItalie : taux de change, solde commercial etcroissance du PIBTaux de change Lira /DM (G)Balance commerciale (en % du PIB valeur, D)PIB volume (GA en %, D)Sources : Datastream, NATIXIS60086 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 986420-2-4-6- 13


Mais cette solution est, au moins initialement, horriblement coûteuse :−−−il y aurait hausse forte des taux d’intérêt, et non baisse comme en1992-93 ; en 1992-93, le fait de ne plus avoir à stabiliser le taux dechange vis-à-vis du Deutsche Mark avait permis qu’il y ait baisse destaux d’intérêt ; aujourd’hui, la perte du lien avec l’Allemagne entraîneraitune forte hausse des taux d’intérêt ;il y aurait inévitablement défaut des emprunteurs privés etpublics : soit les dettes restent en euro, et leur niveau devientinsupportable ; soit les dettes sont basculées dans les devisesnationales, et leurs taux d’intérêt deviennent insupportables ;sans compter les coûts informatiques, comptables.Solution # 3- Passage à l’union politique et au fédéralismeSi les pays désindustrialisés de la zone euro sont nécessairement confrontésà l’insolvabilité extérieure, et si on renonce à les réindustrialiser, alors il estnécessaire :−soit que ces pays reçoivent des transferts de revenus permanentsde la part des pays industrialisés de la zone euro. C’est ce qui seproduit entre les régions des pays, et c’est ce qui permettrait que lespays désindustrialisés aient des balances courantes équilibréesalors que leurs balances commerciales sont déficitaires, donc qu’ilsn’aient plus besoin de s’endetter perpétuellement ;− soit que les Etats de la zone euro (industrialisés etdésindustrialisés) émettent ensemble une dette souveraine unique(c’est le projet de E-Bond) ; le problème d’insolvabilité budgétairedes Etats désindustrialisés disparaît alors, puisque la zone eurodans son ensemble n’a pas de déficit extérieur (graphique 14) etest donc solvable.Graphique 14Balance commerciale (Mds d'€ par an)Nord* Sud** Zone euro4003002001000-100(*) Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Finlande(**) France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande4003002001000-100-200Sources : Datastream, Services des Douanes, NATIXIS-30099 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11-200-300Mais ces deux solutions impliquent évidemment l’union politique et lefédéralisme, évolution très importante des institutions de la zone euro etrupture avec les principes initiaux.Synthèse : uneimpasse ?Il est important de comprendre que, sans fédéralisme, les paysdésindustrialisés d’une Union Monétaire sont insolvables.Cette insolvabilité est passée avec la crise du secteur privé au secteur public.- 14


Au-delà des solutions temporaires (prêts de l’Europe et du FMI, achats de dettespubliques par la BCE), il n’existe que trois solutions définitives à ce problèmed’insolvabilité, mais elles semblent aujourd’hui très difficiles à utiliser :(1) réindustrialiser les pays désindustrialisés par la baisse des coûts salariaux ;mais le coût en termes d’emplois, de croissance est probablementinsupportable ; de plus, cette piste empêche la spécialisation productivenormale et efficace dans une Union Monétaire ;(2) pour les pays désindustrialisés, sortir de la zone euro et dévaluer ; mais lescoûts (hausses des intérêts, défaut, coûts techniques), sont énormes ;(3) passer au fédéralisme et à l’union politique (transferts permanents derevenus entre les pays de la zone euro, émissions en commun des Trésors…),mais cette solution est encore rejetée par beaucoup d’opinions et de pays à lafin de 2010.S’il n’y a pas de solution durable, il faut craindre que la zone euro vivra avecdes crises financières et des remèdes transitoires.- 15


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