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Outils pédagogiquesavenue E. Mounier 100 - 1200 BRUXELLESENSEIGNEMENT SPECIALISEBalises pour le cours de religionFORME 2D/2007/7362/5/01


Outils pédagogiquesavenue E. Mounier 100 - 1200 BRUXELLESENSEIGNEMENT SPECIALISEBalises pour le cours de religionFORME 2D/2007/7362/5/01


La FESeC remercie toutes les personnesqui ont participé à l’élaboration de cet outil.Il a été réalisé par le groupe à tâche pour le cours de religion dans l’enseignementspécialisé de forme 2 :Martine COLLIN, enseignante à Saint-Joseph « Le Relais » à GeerMicheline DEROISSART, enseignante au Centre d’adaptation sociale etprofessionnelle « Le Saulchoir » à KainMonique SAINTHUILE, enseignante à l’ E.L.E.S.S. « Le Soleil Levant » àMontignies-sur-Sambre.sous la coordination deMarie-Pierre POLIS, responsable du secteur « religion » jusqu’en 2004Myriam GESCHE, responsable du secteur « religion » depuis 2004Elle remercie aussi les personnes qui en ont effectué une relecture attentive.


Table des matièresPréliminaire. Pourquoi un tel document ? 7I. Le cours de religion dans le cadre de l’enseignement spécialisé de9forme 2En guise de conclusion et de transition 11II. Visée et finalités du cours de religion 13Visée ultime 13Deux finalités 14Tableaux de mise en perspective 19Cours de religion et croissance de l’élève 201° Développement personnel - Finalité : croîtr e en autonomie 212° Intégration sociale – Finalité : croître en socialisation 23III. Dynamique du cours de religion 25IV. Tableaux et parcours thématiques 29Recommandations pratiques 29Les thématiques 331. Construire le bonheur 332. Habiter le corps 363. Convertir la violence 394. Vivre et mourir 425. Vivre en relation 466. Transfigurer la solitude 497. Traverser la souffrance 538. Vaincre la peur et oser la confiance 579. S’ouvrir au beau 60V. Bibliographie et outils 63FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 5


PRELIMINAIREPourquoi un tel document ?L’absence deProgrammeLe désir de balisespour la forme 2L’initiative de laFédérationUn cadre souple …… qui s’inspire dela perspectiveglobale del’enseignementordinaireJusqu’ici, l’enseignement spécialisé de forme 2, n’avait pasde programme à proprement parler. Chaque établissement asa tradition, chaque professeur a sa manière de faire enfonction des classes, des élèves qui lui sont confiés.La parution du document « Balises pour le cours de religion »dans l’enseignement spécialisé de forme 3 a suscité, parmiles professeurs de forme 2, le désir de pouvoir eux aussidisposer d’un document de référence pour la forme 2.La fédération, dans le souci de ne pas laisser à la marge lecours de religion a donc pris l’initiative de créer un groupe àtâche pour rencontrer cette attente.L’objectif n’était pas de rédiger un programme contraignantmais d’offrir aux professeurs des points de repères, despistes, des propositions de travail à adapter à leurs élèves.Si des exemples de parcours pédagogiques sont proposés,c’est pour rencontrer la demande de professeurs d’avoir despistes de travail concrètes.L’hétérogénéité des élèves, desclasses et des situations en forme 2 nécessite une trèsgrande souplesse et capacité d’adaptation. Une large placeest donc laissée à l’initiative et à la créativité des professeursdans la mise en œuvre pédagogique.C’est bien dans cet esprit que ce document a été travaillé.Ce document « Balises pour le cours de religion » dansl’enseignement spécialisé de forme 2 s’inscrit dans laperspective globale définie dans l’introduction au nouveauprogramme de religion catholique dans l’enseignementsecondaire ordinaire 1 :• un cours confessionnel, qui se donne à l’école, unediscipline à part entière ;• une vision de la personne : le jeune est appelé àconstruire son identité, s’insérer dans un monde derelations, à trouver progressivement un cheminpersonnel d’accès à son humanité, à s’ouvrir à ladimension spirituelle• la logique de circularité entre existence, ressourcesde la culture et foi chrétienne qui permet l’éclosion dusens pour les élèves.1 Programme de religion catholique dans l’enseignement secondaire, Bruxelles, Licap D/2001/0279/077, p13 à20.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 7


Organisé commesuit :Une première partie situe le cours de religion dans le cadrede l’enseignement spécialisé de forme 2.Une seconde partie présente la visée et les finalités du coursde religion, en mettant en perspective le profil des élèves, lesfinalités de croissance en autonomie et en socialisation, ainsique les thématiques et ressources de la foi chrétienne.Une troisième partie décrit la dynamique du cours,symbolisée par l’arbre aux trois feuillages.La quatrième partie, après avoir fait quelquesrecommandations pratiques, décline les neuf thématiques.Chaque thématique fait l’objet d’un tableau et d’un parcoursdonné à titre d’exemple pour concrétiser la démarche.Enfin, une bibliographie et des références d’outils,certainement pas exhaustives, guideront le professeur dansses recherches.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 8


I. Le cours de religion dans l’enseignementspécialisé de forme 2La place du coursde religion dans laformation de baseLe profil du coursUn pluralisme àprendre en compteCollaboration avecles autresdisciplinesLe cours de religion fait partie de la formation de base.Comme les autres cours et à sa manière propre, il concourtau développement du jeune et à sa croissance en humanitéet en autonomie.Le cours de religion étant un cours-carrefour, entre éducationet formation, meilleure connaissance de soi, ouverture auxautres et au religieux, il est d’une nature un peu particulière.Par son questionnement à propos des réalités concrètesd’existence et du regard que l’on peut poser sur elles, il peutjouer un rôle extrêmement important dans le processusd’unification et de pacification des jeunes et dansl’émergence et l’expression du projet personnel de l’élève.Le cours de religion est un cours confessionnel : il entendprésenter la foi chrétienne comme Bonne Nouvelle pourl’Homme et comme un chemin de Vie possible. Mais il le feraavec tact et avec ouverture aux autres convictions religieuseset philosophiques. Le cours éveillera les élèves au dialoguereligieux, dans l’écoute et le respect.En effet, le pluralisme est d’autant plus marqué ici queconcrètement, les parents ne disposent pas toujours d’unlarge éventail de choix d’école pour leur enfant. Le soucid’ouverture et de dialogue avec les familles souventfragilisées est donc ici particulièrement important.Le cours de religion s’inscrit dans la logiqued’interdisciplinarité souhaitée par l’EnseignementCatholique. Cela peut se faire de diverses manières.> en pluridisciplinarité : des disciplines abordent le mêmesujet sous un angle différent ou complémentaire. Le coursde religion abordera à sa manière propre une question,une thématique travaillée dans d’autre(s) cours. Il y mettrasa touche spécifique. Il est vraiment souhaitable que lesprofesseurs de religion travaillent en relation étroite avecles professeurs des autres branches de manière à ce qu’iln’y ait pas répétition mais enrichissement (notammentavec le cours de français, d’éducation sociale, d’éducationplastique, d’éducation musicale et d’éducation physiquequi permettent d’accéder à de multiples ressources de laculture et qui permettent de favoriser l’expression desélèves selon des modes variés) ;> en interdisciplinarité : les professeurs choisissent de traiterensemble et de manière interactive un même sujet, unemême thématique ;FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 9


dans le cadre d’un projet porté par plusieurs disciplines oupar l’établissement ;> parfois en collaboration avec les accompagnateurs destages.Cours de religionet formationsociale etprofessionnelleL’enseignement de forme 2 est un enseignementd’adaptation sociale et professionnelle. Il vise à donner uneformation générale, sociale et professionnelle pour rendrepossible l’insertion en milieu de vie et ou de travail protégé.Tout ceci implique l’acquisition d’éléments d’autonomie, desocialisation et de communication.Le cours de religion souscrit à ces objectifs et tend, à samanière, à les rencontrer.Concrètement, cette prise en compte peut revêtir plusieursformes :> une attention à ce que vivent les élèves, à leurs difficultés,à leurs progrès et réussites, une reconnaissance de cequ’ils font et de ce qu’ils sont : plaisir de faire quelquechose d’utile, de beau, valorisation personnelle, ouverturevers des possibilités sociales et professionnelles.> une collaboration étroite avec les professeurs d’ateliersprofessionnels, et d’ateliers créatifs à propos de valeurs àpromouvoir dans le travail (sens des responsabilités, desrelations, du travail en équipe, d’une tâche accomplie avecsoin …)L’évaluation,un outil pourajuster son regardsur soi et renforcerla confianceL’évaluation réalisée dans le cadre du cours de religion seraorganisée de manière semblable à celle des autres cours.Le cours de religion concourt à la formation intégrée desélèves et doit, à ce titre, avoir sa place au sein des conseilsde classe.L’évaluation sera l’occasion pour l’élève de faire le point surson attitude face au travail et de mieux cerner ses capacitéset ses lacunes. Il ne s’agira en aucun cas d’évaluer desconvictions.Ainsi comprise, dans le sens d’une régulation positive,l’évaluation permettra à l’élève d’ajuster le regard qu’il portesur lui-même et, par là, de renforcer la confiance en sespotentialités et/ou en sa créativité.Elle génèrera une plus grande estime de soi, elle-mêmesource de progrès et contribuera à l’acquisition d’unmaximum d’autonomie et de socialisation.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 10


En guise de conclusion et en guise de transition :Le cours de religion, un cours « comme les autres » …Le cours de religion est donc un cours à part entière ; il requiert les mêmesexigences, modulées aux profils des élèves, que les autres cours. Avec une « mission » propre !L'ensemble de la formation vise le développement de l’élève, sa croissance enautonomie, sa socialisation à l’école et en dehors de ses murs. Le cours dereligion prend sa place dans cet effort conjugué des disciplines. Il s’inscrit aussidans le cadre pastoral que s’est donné l’école dans son projet d’établissement.Il a pour mission propre 2 d’expliciter la « bonne nouvelle » du messagechrétien : en Christ les perspectives sont renversées : l’être prime sur l’avoir,la confiance l’emporte sur la peur, l’espérance dénoue le défaitisme, lapatience se joue du temps !Grâce à une pédagogie de la bienveillance et de la confiance.Le cours de religion ouvre un espace pour se dire, écouter, échanger,apprendre. Souvent écartés d’un monde où la pensée et la pratiqueéconomique prennent la productivité comme principe directeur, les élèvespeuvent découvrir en ce lieu-carrefour un havre de respiration et une invitationà se réconcilier avec eux-mêmes. Un regard bienveillant et aimant, unecohérence entre l’attitude pédagogique et le message proposé peuvent aider àsurmonter des échecs ou le non-sens d’une situation de vie et, peut-être, àdécouvrir en certains mots une parole qui peut changer la vie :« Tu existes,ta vie vaut la peine,tu es capable de créer,tu peux découvrir Dieu au coeur de ta vie… » En dialogue avec tous, croyants, non-croyants, croyants d’autresreligions.C’est de ce surplus d’humanité que le désir de Dieu peut (re)-surgir, quecelui-ci se nomme Yahweh, Allah ou Père. Ou que, tout simplement, sansréférence à une transcendance religieuse, jaillisse cette convictionincontournable que « Tout homme est une histoire sacrée » 3 , que« l’homme passe infiniment l’homme ». Le trait d’union entre croyants etnon-croyants n’est-il pas la signification de l’être humain ?2 Voir chapitre suivant sur les finalités3 D’après une chanson de Didier Rimaud : « Que tes œuvres sont belles ».FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 11


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II. Visée et finalités du cours de religionVisée ultimeLe cours de religion se situe dans le cadre scolaire, dont le public est pluriel.Il ne présuppose pas l’option de foi et ne cherche pas à convertir. Il a une BonneNouvelle à présenter, à expliciter, comme un chemin de croissance enhumanité : celle d’un Dieu qui aime d’un amour inconditionnel, au point de prendrefigure d’homme en Jésus-Christ et de transfigurer sa mort en vie re-suscitée.En Lui, reculent les ténèbres des limites humaines et de la mort, en Lui se rejoignentl’humain et le divin, en Lui se réconcilie ce qui est divisé. En Lui se révèle une visionde la personne : être unique aux yeux de Dieu, aimé de Lui, appelé à être reconnudans sa dignité d’être humain, invité à vivre des relations d’alliance avec Lui et avecles autres, il est promis à la Vie dès aujourd’hui et pour l’éternité.Le cours de religion a pour objectif de permettre à des jeunes et, de surcroît,des jeunes blessés par la vie, de découvrir ce message-là. A eux d’y adhérer ounon !Selon la double étymologie du mot religion, relire/relier, il est relecture de réalitésd’existence dans l’optique chrétienne et il montre comment les hommes plongésdans ces réalités sont reliés entre eux et, pour ceux qui y croient, sont reliés à Dieu.Il s’inscrit donc dans une dynamique de questionnement et de recherchede sens, à la croisée de libertés qui se rencontrent, professeur et élèves de laclasse, et au carrefour de la « vérité » : pas de « tricherie », il doit y avoir congruenceentre le dire et le vivre, sans quoi la Parole perd tout son crédit ! Elle ne peutdevenir Bonne Nouvelle que si elle traverse toute l’épaisseur humaine.Cette visée ultime du cours de religion, la croissance du jeune en humanité,en autonomie et en bonheur, par la présentation et l’explicitation de la BonneNouvelle du Dieu d’amour révélé en Jésus-Christ, se déploie en deux finalités quise conjuguent l’une avec l’autre : la croissance en autonomie et la socialisation.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 13


Deux finalitésA sa manière propre, en déployant la recherche autour dethématiques, le cours de religion va rencontrer les deuxgrandes finalités poursuivies par l’ensemble de laformation : l’autonomie et la socialisation, ou plusprécisément, le souci de faire progresser les élèves vers uneautonomie et une socialisation les plus larges possibles.Pour bien prendre la mesure de ces finalités, nous lesmettrons en perspective avec le profil des élèves.Rappelons ce que nous avons dit plus haut : ces élèves sontdifférents de par leur histoire, leurs capacités et difficultéspropres et nous ne pouvons ici que tracer les lignes deconvergences de ces profils.___________1. Autonomie« Je suis »Dépasser uneimage négatived’eux-mêmesLa première finalité est donc l’apprentissage d’un maximumd’autonomie.Les élèves sont très souvent affectés par une image négatived’eux-mêmes : « Je suis un élève de l’enseignementspécialisé et j’ai beaucoup de difficultés ». Cette premièredonne colore leur recherche d’une identité personnelle. Il leurfaudra découvrir et accepter qui ils sont, avec leurs limites etleurs richesses, mais ces dernières ne leur apparaissent pastoujours.Ils sont confrontés à des difficultés de maîtrise d’eux-mêmes,de leur corps, de leurs pulsions, à des capacités deraisonnement limitées, à des représentations spatiotemporellesdéficientes et à un rythme lent.pour devenir plusconfiants dansleurs capacitéspersonnelles et lesdévelopper.Le professeur devra prendre en compte ces difficultés pouramener ses élèves à être plus confiants dans leurs capacitéset à les développer : mieux se situer dans l’espace et dans letemps, mieux gérer leur corps, leurs sentiments et leurspulsions et construire dans la durée leur projet personnel.Il pourra alors espérer qu’ils atteindront progressivement unepacification intérieure bénéfique.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 14


2. Socialisation« Je suis avec lesautres »« Je suis dans lasociété »CommuniquerVivre des relationsépanouissantesTrouver sa placedans la sociétéLa deuxième finalité est celle de la socialisation :le développement de relations interpersonnellesépanouissantes et l’intégration dans la société.Des capacités de communication très diverses, brouillées pardes comportements qu’il est malaisé de décrypter, parfoismême inhibées, caractérisent ces élèves. Les mots trouventdifficilement leur chemin.Leur faible capacité d’abstraction les amène souvent àpercevoir les choses de façon intuitive, comme parosmose et à les exprimer par d’autres moyens que lesmots : les gestes, le toucher, le dessin, le registresymbolique.La prise en compte de ces réalités est essentielle pourdévelopper une pédagogie pertinente et porteuse de fruits etpour les aider à développer des relations épanouissantes.Le « Vivre ensemble » représente un apprentissagepatient et difficile: respecter les autres, gérer son affectivité etson agressivité etc. Tout cela ne va pas de soi.Trouver une place dans la société, se sentir utile, reconnu etvalorisé, voilà un autre challenge, occasion d’angoisses maisaussi d’Espérance.Pour faire face à ce défi, là aussi, le professeur devraprendre la mesure des difficultés de ses élèves afin de lesguider avec confiance et de les aider à développer leurscapacités de socialisation.____________FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 15


S’appuyer surleurs ressourcespersonnellesTravailler desthématiques enprise avec la vieMettre en œuvredes moyensSur ce chemin, il pourra prendre appui sur différentesressources des élèves : leur faculté d’adaptation parfoisétonnante, leur capacité d’émerveillement, et leurs grandesattentes sur le plan des relations affectives.Le professeur de religion accompagnera ses élèves sur cechemin vers plus d’autonomie et de socialisation entravaillant avec eux, avec bienveillance et empathie (capacitéde sortir de sa propre sphère pour entrer dans celle desélèves) diverses thématiques en prise directe avec leursréalités de vieA l’intérieur de ces thématiques, il croisera le vécu existentieldes élèves avec les ressources de la culture et lesressources de la foi chrétienne qui peuvent les éclairer etfaire sens pour leur vie. (Voir plus loin la dynamique du coursde religion).Pour ce faire, il mettra en œuvre différents moyens :Il veillera à libérer la parole en favorisant diverses formesd’expression : l’expression verbale, le geste ou le mime, ledessin ou le photo-langage, la musique. La créativité duprofesseur, l’acquisition de différentes techniques, la mise enœuvre de méthodologies variées, choisies en fonction desressources des élèves sont un gage de réussite.Il aidera ses élèves à élaborer des repères dans le temps etdans l’espace, à fixer des notions claires et précises.Il sera attentif à chacun et proposera des rythmes différentspour ne pas décourager les uns, pour stimuler les autres.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 16


Mobiliser desressourcesIl mobilisera enfin différentes ressources :- Créer la confiance est essentiel pour que chacun ose êtrelui-même et s’ouvre aux autres, pour favoriser un climatd’écoute et de respect. Il n’y a ni autonomie, ni socialisationpossibles sans confiance, écoute et respect.- Mobiliser les différentes capacités sensorielles des élèves,c’est leur ouvrir une multitude de portes sur le monde qui lesenvironne, sur les ressources de la culture et de la foichrétienne. Les sens peuvent prendre le relais pourcompenser l’intelligence abstractive et développerl’intelligence intuitive. L’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue et legoût peuvent aider à entrer en relation avec les autres, às’approprier une œuvre d’art et ce qu’elle nous dit de sonauteur et de la vie ou de la foi, à goûter les saveurs del’Evangile et respirer les parfums de la Bible, à écouter lechant des psaumes etc.- Eveiller des élèves enclins à l’émerveillement à la beauté,c’est les faire accéder aux chemins de la spiritualité.Développer le sens de la fête les aidera à célébrer la vie et àfaire place à la joie._____________Le professeur de religion n’est pas seul… C’est ensemble, avec les autresprofesseurs et soutenu par un projet d’établissement, qu’il peut viser ces finalités !FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 17


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Tableaux de mise en perspectiveFonction destableauxContenu destableauxLes tableaux qui suivent mettent en perspective les différentséléments que nous avons évoqués ici.Ils sont une manière synthétique et pratique d’exprimercomment se déploie la visée ultime du cours de religion :la croissance en humanité et en bonheur des élèves endécouvrant la Bonne Nouvelle à travers un travail derecherche de sens autour de thématiques.Le professeur s’y réfèrera pour choisir les différents élémentsconstitutifs de ses parcours d’apprentissage. Ils sont pour luiun outil qui doit l’aider à bien cadrer son parcours, à lesituer dans la progressivité qui s’inscrit au fil des phases etde la croissance des élèves.En fonction de l’enracinement existentiel de ses élèves, deleur profil, des finalités qu’il se donne, il choisira lesthématiques et les ressources de la foi chrétienne les plusappropriées.Le premier tableau reprend les pièces maîtresses qui serontdétaillées dans les tableaux suivants.Les tableaux suivants se déploient à partir des deux finalités :le développement personnel ou la croissance en autonomied’une part,l’intégration sociale ou la croissance en socialisation d’autrepart.Les difficultés listées sur le premier tableau font chacunel’objet d’une ligne, et sont mises en perspective avec lescapacités à développer chez les élèves, les points d’appuidont on dispose ou les leviers à mobiliser, les thématiques àprivilégier ainsi que les ressources de la foi chrétienne quipeuvent correspondre.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 19


Cours de religion et croissance de l’élèveProfil Finalités Thématiques Image de soi et développement personnel Questions de communication et d’intégrationsociale Autonomie (viser le maximum)« Je suis » Socialisation« Je suis avec les autres »« Je suis dans la société »• Vaincre la peur, oser la confiance• Traverser la souffrance• Habiter le corps• S’ouvrir au beau• Vivre et mourir• Construire le bonheur• Vivre en relation• Transfigurer la solitude• Convertir la violence⇑ ⇑ ⇑Difficultés :1. image de soi souvent négative2. non-maîtrise du corps et des pulsions3. capacités de raisonnement limitées4. représentations spatio-temporellesdéficientes5. rythme lent6. communication difficile7. apprentissage du « vivre ensemble »8. intégration socialePrise en compte de ces difficultés :• déconstruire et reconstruire l’image de soi• se situer dans le temps et dans l’espace• gérer son corps, ses pulsions, sessentiments• construire dans la duréeRessources / points d’appui :• faculté d’adaptation• faculté d’émerveillement• faculté de relationMoyens à mettre en œuvre :• libérer la parole, favoriser différentesformes d’expression• élaborer des repères• proposer des rythmes différentsRessources à mobiliser :• créer la confiance• éveiller au beau, au sens des fêtes• mobiliser les différentes capacitéssensorielles• favoriser un climat d’écoute et de respectFESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 20


1° Développement personnel – Finalité : croître en autonomieProfil de l’élève etdifficultés à rencontrerCapacités à développerchez l’élèveLeviers, points d’appuiThématiques à privilégier(à compléter)Ressources de la foichrétienne (à compléter)1. Image de soi plus ou moinsbonne en fonction duregard porté par les autres,selon sa propre histoire etc• La souffrance d’êtredifférent• Besoin excessif ?d’affectivité• Confiance mêlée denaïvetéApprendre à• habiter son identité :- un nom- une personne« j’existe et je suis moi »• se réconcilier avec soimême• gérer sa naïveté et sa tropgrande confiance enl’autre. Prendre un certainrecul.• Un climat de confiance,un regard bienveillant,mais juste, qui permette :- la déconstruction desreprésentationsnégatives- la (re)constructiond’un regard ajusté• Les relations affectives :amitié, tendresse, relationpédagogique chargéed’affect etc.• Transfigurer la solitude• Traverser la souffrance• Vaincre la peur et oser laconfiance• Vivre en relation• Habiter le corps• L’amour inconditionnel deDieu. Etre accepté c’estêtre sauvé. Un Dieu quiinvite à la confiance.• L’incarnation : Dieu se faitproche des hommes enJésus-Christ• Le Christ va à la rencontredes petits, des malades etdes exclus• Une certaine vision de lapersonne2. Difficultés dans la maîtrisedu corps et de ses pulsions• Grande importance duressentiApprendre à• gérer autant que faire sepeut son corps, sespulsions et impulsions,• contrôler ses réactions• maîtriser son agressivité• Un cadre qui inspire laconfiance et sécurise,permette l’attention àchacun, garantisse lajustice/justesse dans lesrelations et régulel’agressivité.• Habiter le corps• Vivre et mourir• Convertir la violence• Nous sommes corps, cœuret esprit.• Le corps est temple del’esprit• Jésus est « sensible » (lessens en éveil) à ceux quil’entourent.• Le Christ respecte etsoigne les corps et nousinvite au respectinconditionnel de soncorps et de celui de l’autre• La prière du corps : desgestes et attitudes et leursignificationFESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 21


3. Capacités de raisonnementou de compréhensionlimitéesApprendre à• cerner ses limites et sescapacités• demander de l’aide• Reconnaissance de sesacquis et de ses progrès, àses yeux et aux yeux desautres jeunes, adultes etparents• Vaincre la peur et oser laconfiance• Traverser la souffrance• Transfigurer la solitude• Nous sommes corps, cœuret esprit.• L’amour inconditionnel deDieu. Etre accepté c’estêtre sauvé. Un Dieu quiinvite à la confiance.4. Les questions et difficultésd’ordre spatio-temporelApprendre à• se situer dans le temps etdans l’espace• Le caractère répété decertains gestes devenantquasi des rituels• Les fêtes, lesanniversaires etc.Le rythme de la journée• Des espaces délimités,bien indiqués(pictogrammes etc.)• Des rites chrétiens, desgestes significatifs• Le calendrier liturgique,les fêtes• Des lieux pour prier etcélébrer : l’église (lachapelle, le coin prière)5. Un rythme lent Apprendre à• connaître et à suivre lerythme dont on estcapable• Une éducation et unepédagogie différenciées• Des rythmes différents• Construire le bonheur• Vivre et mourir• La pédagogie de Dieudans la Bible, dans destémoignages ; la patiencede Dieu• La symbolique de lacroissance : le grain deblé, la graine de moutardeetc.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 22


2° Intégration sociale – Finalité : croître en so cialisationProfil de l’élève etdifficultés à rencontrerCapacités à développerchez l’élèveLeviers, points d’appui Thématiques à privilégier Ressources de la foichrétienne6. La difficulté decommuniquerApprendre à• sortir de sa solitude• dominer la peur de ne pasêtre compris• libérer ce qui est en soi parla parole ou par un autremode d’expression.• Besoin de se fairecomprendre• Spontanéité• Transfigurer la solitude• Vaincre la peur et oser laconfiance• Vivre en relation• Habiter le corps• S’ouvrir au beau• Dieu va à la rencontre deshommes sans s’imposer,par des prophètes hier etaujourd’hui et en Jésus-Christ.• Dieu invite les hommes às’ouvrir aux autres• Jésus est « sensible » (lessens en éveil) à ceux quil’entourent• L’homme est appelé àpoursuivre la création deDieu7. Les difficultés liées au« vivre ensemble »Apprendre à• dédramatiser, à relativiseret à positiver• entrer en relation• gérer son affectivité• maîtriser son agressivité• se réconcilier, pardonner• Soif affective• Faculté d’adaptation• Vaincre la peur et oser laconfiance• Vivre en relation• Convertir la violence• L’alliance, une relationd’amour et de respect• L’histoire sainte trace unchemin à travers laviolence pour la gérer, lacanaliser et la convertir• La Loi, un chemin pourvivre ensemble• Le Commandement del’Evangile :« Aimez-vousles uns les autres commeje vous ai aimés. »• Jésus invite à la confianceen Dieu et en l’autre• Dieu pardonne et invite àreconnaître ses fautes et àpardonnerFESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 23


8. L’intégration sociale Apprendre à• prendre sa place parmi lesautres (entre trop et troppeu)• Désir d’autonomie etd’intégration- dans leur milieu detravail- à la maison• Vivre en relation• Transfigurer la solitude• Convertir la violence• Cultiver le beau• Une société selon le cœurde Dieu où il y a placepour chacun, même lesplus petits et les exclus• L’homme est appelé àpoursuivre la création deDieu pour embellir la vieen sociétéFESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 24


III. Dynamique du cours de religionLe cours de religion dans l’enseignement spécialisé s’inscritdans la dynamique du cours de religion telle qu’elle estprésentée dans l’introduction du nouveau programme pourl’enseignement ordinaire 4 . Cette dynamique est symboliséepar un arbre._____Symbolisée par unarbreL’arbre s’enracine dans un terreau constitué par les jeuneseux-mêmes, leur profil social, culturel, psychologique,religieux et d’autre part, par la tradition chrétienne, travailléepar le professeur.Le tronc, chemin de croissance des élèves, s’élève à partirde ce terreau et traverse les trois feuillages qui en secroisant, leur permettent de recevoir et de construire du sens.Les trois feuillages ou les trois cercles représentent lesdifférents éclairages apportés par le professeur : ouvertureau questionnement existentiel, élargissement à la culture etconfrontation à la foi chrétienne._____Enraciner le coursIdentifier les profilsdes jeunesettracer un cheminde croissanceCerner unequestiond’existencePour que le cours de religion porte ses fruits, il est essentielque le professeur s’interroge : Qui sont mes élèves ? Quelleest leur histoire ? Quelles sont leurs questions, leurs peurs etleurs espoirs ? Quelles sont leurs difficultés et leursressources ?Sans prise en compte sérieuse de la réalité des jeunes qui luisont confiés, l’enseignant risque de faire fausse route.Ensuite, il se demandera en quoi le cours pourra aider sesélèves à progresser, quels sont les aspects de la foichrétienne sur lesquels il pourra prendre appui pour les fairegrandir.Les trois cerclesLe professeur sera attentif à cerner une question d’existenceque les élèves se posent et à leur permettre de libérer laparole autour de cette question pour mieux la préciser.4 Programme de religion catholique dans l’enseignement secondaire, Bruxelles, Licap D/2003/0279/077, p13 à 20.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 25


Elargir à la cultureConfronter à la foichrétiennePour aller plus loin, prendre du recul par rapport à cettequestion, mieux comprendre ses composantes et ce qui s’yjoue pour la vie, on élargira la recherche aux ressources dela culture. Par culture on entend tout ce qui peut être renduaccessible aux élèves dans le champ des sciences et dessciences humaines, dans d’autres sagesses ou traditions,mais aussi dans l’environnement médiatique et dans l’artsous toutes ses formes, en particulier le récit. On pourra ainsifaire entrer leur vécu en résonance avec celui des autreshumains, pour mieux l’exprimer, l’expliciter, le comprendre, ledédramatiser, l’apprivoiser ou le faire évoluer. Le professeurest un guide qui accompagne ses élèves dans une aventurecommune d’humanité.Dans un même élan, le professeur croisera ce que lesressources de la culture auront pu éclairer avec les différentsaspects de la foi chrétienne dans le croire, le célébrer et levivre, qui touchent à ces réalités de vie. La confrontationavec la personne de Jésus-Christ qui rejoint l’homme aucœur de son humanité, de sa fragilité et de sa grandeur,apparaîtra comme un chemin de sens possible.Nous nous situons ici résolument dans une dynamique ouverte, dequestionnement et de dialogue entre vie, culture et foi. La capacité duprofesseur à se faire proche de ses élèves est essentielle pour pouvoir lesouvrir parfois presque par osmose à différents regards dans lesquels ilspourront puiser et construire du sens pour leur vie.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 26


« Les arbres qui poussent de travers s’élèvent quand même vers le ciel. »J.-M. HerbigniauxFESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 27


IV. Tableaux et parcours thématiquesRecommandations pratiquesLes thématiquesIl s’agit de thématiques, plutôt que de thèmes, expriméessous la forme d’expressions verbales, pour leur donner uncaractère dynamique.1. Construire le bonheur2. Habiter le corps3. Convertir la violence4. Vivre et mourir5. Vivre en relation6. Transfigurer la solitude7. Traverser la souffrance8. Vaincre la peur et oser la confiance9. S’ouvrir au beauLes neuf thématiques ne se suivent pas selon une logiquelinéaire qui obligerait d’adopter nécessairement l’ordre de laprésentation.Chaque thématique fait l’objet d’un tableau et d’un parcours,ce dernier présenté à titre d’exemple.Les tableauxthématiquesLes tableaux sont divisés en trois colonnes, quicorrespondent aux trois feuillages de l’arbre. Il ne s’agit pasd’en faire une lecture linéaire de gauche à droite, mais dechoisir dans ces colonnes des éléments à mettre encorrélation.La première colonne énumère une liste de questions ou desituations existentielles propres aux élèves, organisées enquatre axes : Le jeune par rapport à lui-même à l’autre ou aux autres à la société à DieuLa seconde colonne propose différents éclairages culturelsau sens large tel que défini plus haut.La troisième colonne présente les ressources de la foichrétienne organisées en trois sous-colonnes : croire,célébrer, vivre. Ici non plus, il ne s’agit pas de faire unelecture linéaire de ces ressources, mais de choisir celles quialimentent et éclairent la recherche de sens, en lien avec lesressources culturelles et la question de vie abordée.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 29


Déroulement duparcoursProgressivité- Le déroulement du parcours se décline en différentesséquences qui passent par des temps d’expression, dediscernement, des apports, des confrontations, desréappropriations, des gestes, des temps d’intériorisation.Le langage symbolique ainsi que des méthodes quipermettent d’entrer dans une compréhension intuitive plutôtqu’intellectuelle, y ont une large part.Nous n’avons pas de référence précise pour tous les textesqui sont utilisés ici dans les parcours. Une recherche sur lenet permettra au professeur de retrouver facilementplusieurs d’entre eux.Au fil des années et des phases, une même thématique peutêtre abordée plusieurs fois, avec des angles d’approche quiévoluent en fonction de la maturation des élèves.Les 4 axes qui structurent les fiches thématiques (moi, lesautres, la société, Dieu) peuvent servir de repères pourélargir et déployer l’approche thématique au fil des années etdes phases.Le professeur choisira les thématiques à aborder en fonctiondu profil de ses élèves, de la vie de sa classe, desévénements d’actualité, de la cohérence établie avec lescollègues. Les tableaux des pages 13 à 16 qui mettent enperspective profil des élèves, finalités et thématiquespourront l’aider à faire ce choix.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 31


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Les 9 thématiques1. Construire le bonheur1.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Le bonheur pour moi :• Qu’est-ce qui me rendheureux ? (moments,lieux, personnes,activités etc.)• Puis-je construire monbonheur ? Comment ?Comment gérer lesdifficultés ?• Est-ce que j’exprimemon bonheur ? Le bonheur et les autres :• Les autres contribuentilsà mon bonheur ?• Est-ce que je contribueau bonheur desautres ? Le bonheur dans lemonde, la société :• Pourrais-je m’épanouirdans la société, mesentir utile, développermes talents ?• La société contribue-telleà mon bonheur ?(allocations, aidesdiverses etc.)Ressources de la culture Des images du bonheurdans la société, dans l’art,dans l’actualité. Eclairage psychologique :le refus de croire ou devivre le bonheur. Le bonheur de goûter auxbeautés de la nature. Témoignages et récits depersonnalités qui oeuvrentpour le bonheur et la paixdans le monde. Des bonheurs simples aux4 coins du monde.(émissions, récits …)Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre Dieu désire le bonheur del’homme : le récit de lacréation, Gn 2, 4-24 (ledon de la création et lesouci de Dieu quel’homme ne soit pas seul). L’Evangile comme« Bonne Nouvelle »Le texte des béatitudes :Mt 5. Un Dieu qui se réjouit derejoindre celui qui s’estécarté par sa différence :la parabole de la brebiségarée : Lc 15, 3-7. Le vrai bonheur est ducôté du cœur et non de lamatière : Mt 6, 19-21. La prière et la liturgiecomme lieu d’unification,de paix et d’harmonie. L’eucharistie commeretrouvailles, commecommunion, commepartage avec d’autres dece que j’ai reçu. Prières de louange etd’action de grâce. Le Cantique des créaturesde Saint François. Goûter aux bonheurssimples du quotidien(contempler, écouter,manger, sentir, toucher) Oser aller vers l’autrepour partager sonbonheur ou lui fairepartager le nôtre.Avoir, comme le Christ,le souci du bonheur deceux qui nous entourent.(par ex. Mc 10, 13-15. Des témoins qui onttrouvé le bonheur en lepartageant :• Saint François• Père Damien• Sœur Emmanuelleetc. Savoir remercier Dieu etles autres pour tous lesbonheurs reçus. Pour le croyant, lebonheur de se savoiraimé de Dieu.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 33


Le bonheur et Dieu :• La foi en Dieu peut-elleaider à construire lebonheur ?1.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Les élèves n’ont pas une conception philosophique, abstraite du bonheur, mais une notion expérimentale : Il est fait d’une séried’occasions que l’on saisit ou que l’on ne saisit pas pour être heureux.- Au fil du quotidien, des situations diverses leur permettent soit d’y goûter, soit de l’entrevoir, soit d’avoir le sentiment de passer à côté.Finalités :- Amener les élèves à ouvrir leur porte au bonheur, en dépassant leurs peurs et en développant leurs capacités.- Leur faire découvrir le bonheur profond et durable qui naît des relations, de l’échange plutôt que du désir de posséder.- Leur faire découvrir l’Evangile, les béatitudes comme une invitation au bonheur.Déroulement du parcours :1. Représentations du bonheur.• Les élèves sont invités individuellement à venir coller sous trois figurines évocatrices ☺ ☹, des fiches/étiquettes surlesquelles se trouvent des mots ou des images. Par exemple : chocolat, argent, amitié, silence, moto, chaussures, paix, repos,beauté, amis, famille, voyage, cigarette, copain, victoire, métier, réussir, travail, chansons, livres, Dieu, école, Jésus, religion, prièredouceur, solitude, faim, richesse, voiture, soif, arme, père, égalité, pauvreté, vacances, nature, animal, force, pureté, justice, cocacola,bijoux, pardon, joie, chaleur, bonbons, mariage…Cette activité permet un premier classement.• Temps d’échange et de réajustement en groupe : demander si certains proposent des changements de colonne et engager deséchanges.• Classement par catégories de bonheur :Avoir ou Etre. On classe les fiches/étiquettes sous ces deux verbes ou àcheval entre les deux pour faire apparaître 2 ordres de bonheur.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 34


2. Les relations, portes ouvertes sur le bonheur.• Raconter puis mimer l’histoire « Le marchand de bonheur » 5 qui fait apparaître que le bonheur est de l’ordre de l’échange, desrelations, tandis que la possession ne permet pas de l’atteindre.Faire choisir les rôles pour le mime.• Pistes d’actualisation :- Poursuivre l’histoire, par le mime, le dessin ou le récit oral ou écrit.- Relier l’histoire au vécu de la classe.3. Une invitation au bonheur : les béatitudes• Dans « Un bonheur sans limites » 6 ou dans d’autres sources d’inspiration, choisir des croquis qui illustrent les béatitudes de Mt 5.Créer à partir dedes invitations au bonheur qui seront distribuées individuellement aux élèves.• Chaque élève lit, explique ou montre son invitation aux autres.• Le professeur associe les différentes invitations et fait le parallèle avec le texte des béatitudes exprimé de façon dynamique« Soyez heureux… » et avec un vocabulaire adapté.4. Invitons-nous au bonheurLe professeur invite chaque élève à formuler (écrire, dessiner, dire etc.) une invitation au bonheur- adressée à tous les élèves de la classe- qui a vraiment du sens pour lui- à la manière des béatitudes.5. Chantons le bonheur• « La ballade des gens heureux » de Gérard Lenormand. Eventuellement ajouter un couplet.• Ou « Le bonheur, c’est déjà pour demain » de Gilles Massart, ou …5 de VIETINGHOFF, J. ; Il était une foi, tome 1 et 2, éd. du CRJC, Liège..6 Un bonheur sans limites, 150 fruits de l’Esprit, Floris, éd. du Serviteur, 1999.Avec humour, d’une façon attractive et illustrée, 150 fruits de l’Esprit sont présentés pour transformer le cœur et l’ouvrir jour après jour à un bonheur sans limites.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 35


2. Habiter le corps2.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Mon corps, c’est moi.• difficultés dem’accepter avec moncorps tel qu’il est• corps morcelé• corps source desouffrances• corps source deplaisir• corps sexué Mon corps et les autres :Il me permet oum’empêche d’entrer enrelation avec les autres. Mon corps et le monde :mes limites et mescapacités corporelles mepermettront-elles detrouver ma place dans lemonde ? Mon corps et Dieu :mon corps, chemin versDieu ? Mon corps, cheminde Dieu ?Ressources de la culture Le corps dans les médias :• un modèle corporeldifficile à atteindre• le corps traité commeun objet Des récits qui évoquent lepassage de la nonacceptation à l’acceptationde son corps. Déviances sexuelles :• prostitution• pédophilie Mes cinq sens et tout cequ’ils me permettent dedécouvrir• l’ouïe : la musique, lesbruits de la nature, lesparoles etc.• la vue :la nature, l’ art,la beauté• l’odorat : les parfums• le toucher• le goût : les plaisirs dela tableRessources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre Nous sommes corps,coeur et esprit. Le salutconcerne la personnetout entière. Le corps est temple del’esprit. (1 Co 6, 19) Jésus guérit les corps,cœurs et esprits blessés.Différents récits où Jésusrencontre, guérit, etrelève.(par ex : Mc 2, 1-12 ;Mt 8, 14-17; Lc 13, 10-13) Les petits, les exclus, ceuxqui souffrent dans leurcorps sontparticulièrementaccueillants envers Jésus. Jésus était très« sensible », les sens enéveil : son regard (par ex :Mc 8, 22-26), son toucher(par ex : Mt 9, 20-22), ilentend les cris deBartimée (Mc 10, 46-53)etc. . Le corps béni et honoré :liturgie des funérailles. La résurrection des corps,résurrection de toute lapersonne. L’eucharistie comme signedu corps du Christ qui sedonne. Prier avec son corps : desgestes et attitudes et leursens. Le respect et le soin deson propre corps.Le souci de développerses capacitéscorporelles. Le respectinconditionnel du corpsde l’autre (Mt 25, 40) Oser aller vers l’autresans masque. Jésus invite à latendresse, à être« sensible » aux autres. La compassion pour lecorps souffrant.Témoignages depersonnes quiconsacrent leur vie auxsoins des autres(communauté del’Arche, foi et lumière,visiteurs de malades,etc.) Mettre ses capacitéscorporelles au servicedes autres :témoignages.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 36


Le corps comme moyend’expression. Dans l’art etles médias, découvrir :• ce que les corps et lesvisages expriment• ce qui plait ou déplait• ce qui ferme ou ouvrela relation Différentes formes deprières corporelles dansdiverses traditionsreligieuses. Représentationsartistiques de la créationde l’homme. Les croyants sont appelésà former un seul corps enChrist. (Rm 12, 4-10) L’incarnation : Dieu s’estfait homme en Jésus-Christ pour se faire prochedes hommes. Il estprésent en chacun,jusque dans le corps leplus abîmé.Jésus, par toute sapersonne fait connaîtreDieu. Dieu a créé l’Homme(homme et femme) à sonimage. (Gn 1, 27) La lutte des chrétienscontre tout ce qui abîmele corps (torture,prostitution, mutilationsetc.)2.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Nombre d’élèves ont une conscience déficiente de leur propre corps : un corps morcelé.- Un sentiment de révolte est parfois éprouvé face au corps que l’on a et que l’on n’accepte pas.- Parfois, la négation de son propre corps va de pair avec la négation de sa personne.Finalités :- Amener les élèves à mieux prendre conscience de leur corps, à le connaître mieux, à en avoir une vision plus unifiée et à l’aimer.- Les ouvrir à une conception du corps symbole de la personne : lien entre le corps, le cœur et l’esprit. Inviter au respect de son corps etde celui de l’autre.- Leur faire percevoir que la foi en un Dieu qui crée l’homme à son image confère toute sa dignité et sa grandeur au corps humain, à lapersonne humaine.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 37


Déroulement du parcours :1. Représentation de mon propre corps.• Demander aux élèves de se dessiner.• Jouer à « Qui est qui ? » à partir des dessins.• Echanges.2. Vers une vision plus unifiée de son corps• Construction collective d’un puzzle géant représentant un corps avec toutes ses parties.• Récit de « L’oreille, l’œil, la jambe et le bras » 7Chacun vivait individuellement, séparé de la tête et du tronc. Partant à la chasse ensemble, ils comprirent, après s’être disputés,qu’ils étaient faits pour se compléter.3. A la découverte de l’au-dede l’enveloppe corporelle• On trace la silhouette de chacun des élèves et on la découpe en creux.On invite les élèves à entrer dans leur silhouette pour y découvrir ce qu’il y a à l’intérieur.Chacun reçoit un ballon rond et un ballon en forme de cœur (lieu de l’affectivité) à gonfler (souffle de vie).Chacun écrit un mot qui évoque une pensée ou une idée (esprit) à écrire sur le ballon rond qui représente la tête.On attache les ballons dans la silhouette.• On écoute la chanson « Entre à l’intérieur » 8 qui ouvre à une dimension chrétienne de l’intériorité.• Dessin à colorier « Une vie intérieure qui est une vie … intérieure ! » 94. La prière d’un homme debout 10Prière qui décrit le corps depuis les pieds jusqu’au visage tourné vers le Seigneur. Elle évoque la grandeur de l’homme debout, crééà l’image de Dieu, animé de son souffle de vie.A lire dans un climat de relaxation du corps, propice à la méditation.5. L’homme crée à l’image de DieuEcrire sur une des silhouettes que l’on affiche en classe les deux versets suivants : Gn 2, 7 et Gn1, 27.6. Accueillir mon corps tel qu’il est, comme une chance• Leur faire exprimer ce qu’ils préfèrent dans leur corps.• Le professeur dit à chacun la chance qu’il perçoit chez lui.• On écoute la chanson de Jean-Jacques Goldman : « C’est ta chance »7 PDF] Le journal despetitsloupswww.ac-nice.fr/iennice5/ isola/petitsloups/P%20L%2013.pdf -8 Extrait de la cassette audio, Si on prenait le temps, Famille Myriam.9 Extrait de Un bonheur sans limites, 150 fruits de l’Esprit, Floris, éd. Du Serviteur, 1999.10 BAGUET Robert, dossier Corps, quel est ton souffle ?, Editions du CRJC, Liège.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 38


3. Convertir la violence3.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels La violence qui est enmoi :• tournée contre moi(différentes formesd’autodestruction)• à l’égard des autres• à l’égard de Dieuet les différentes façonsde gérer cette violence La violence quim’entoure :• dans le monde• à la télé• à l’école• autreet les différentes formesde réactions face à cetteviolence Dieu et la violence :• celle qui est en moi àson endroit• celle qui se fait en sonnom• ce que disent lesreligions de laviolenceRessources de la culture Les différents types deviolence (verbale,physique, psychologique) Les causes de la violence(pathologiques,psychologiques,sociales ) et sa spirale,ses effets. L’aveu et le pardoncomme chemin delibération pour soi et pourl’autre. Les principes de base dela non-violence :• distinguer la personnede ses actes• communiquer demanière non-violente• chercher vérité etjustice Le respect de la loi et desrepères pour cadrer laviolence :• le règlement de l’écoleles droits des enfants• les droits de l’hommeRessources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre L’histoire sainte trace unchemin à travers laviolence (réalité humaine)pour la gérer, la canaliseret la convertir• Caïn et Abel• le Déluge (qui seconclut sur l’allianceavec Noé)• Joseph et ses frères Le Décalogue commechemin de vie. Les gestes de Jésuslibérant d’une violenceexercée contre soi.Les 3 commandements :amour de soi, des autres,de Dieu. Le Discours sur laMontagne et l’attitude deJésus lors de sa passion(refus de toute violence,pardon) La célébration du pardon,de la réconciliation :l’importance de dire lafaute pour permettre ànouveau la relation. Les gestes de paix (lebaiser de paix), les signesou les symboles de paix(les colombes de la paix). Le pardon, la paix, lajustice au cœur de laprière. Les psaumes, d’hier etd’aujourd’hui, comme crisvers Dieu. Déceler et nommer laviolence, la canaliser, latransformer en nonviolence. Favoriser le dialogue,engager le dialoguepour désamorcer laviolence. Cultiver une attitude derespect, de justice et depaix. Avouer ses erreurs, sesfautes. Entrer dans unedynamique demiséricorde et depardon.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 39


L’appel à la non-violenceet à la paix dans d’autresreligions. La transgression• De la loi juste est sourcede violence• Celle de la loi injustecombat la violence de laloi. Résurrection du Christcomme passage à traversles forces de la mort etcomme confirmation parDieu du choix de la nonviolencecomme choixporteur de vie.3.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :La violence étant exposée au quotidien dans les médias et souvent présente dans la vie des élèves, les occasions sont multiples pouraborder cette réalité.Les élèves n’hésitent pas à crier leur colère et leur révolte face à la violence infligée par autrui à leur personne ou à celle de leurs proches.La violence surgit parfois pour des « riens » : des erreurs de compréhension, d’interprétation.Finalités :- Aider les élèves à retrouver la sérénité, à briser la spirale de la violence.- Les aider à comprendre, à discerner d’où vient la violence : une souffrance intérieure, une broutille, une incompréhension, de laconcurrence, de la jalousie, l’humiliation, la peur, le désir d’être aimé etc.- Faire comprendre que si elle est bien gérée, elle peut être une étape pour faire évoluer les personnes et leurs relations de façonconstructive.- Que tous, nous sommes objets, mais aussi sujets de violences.- Que la violence a traversé la vie du Christ, qu’il a du y faire face et qu’il a choisi de le faire d’une façon non violente.Par sa résurrection, Dieu lui a donné raison, Il a confirmé qu’il reconnaissait en lui son Fils.Déroulement du parcours :1. Paix et violence : temps d’expression.Photo-langage à partir d’images évoquant la paix et la violence.• Chaque élève choisit une image évoquant la paix et une image évoquant la violence.• Chaque élève s’exprime à partir des 2 images choisies.• Composition d’un panneau avec les images évoquant la violence, assemblées de façon chaotique, avec des déchirures.• Composition d’un puzzle dont les pièces sont les images qui évoquent la paix, à construire ensemble.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 40


2. Des attitudes qui enferment ou qui ouvrent la communication avec l’autre.• Raconter l’histoire du Baobab, du singe et de l’hyène 11 .Un singe et une hyène sont tentés par le trésor d’un baobab. Chacun à leur tour, l’un usant de la manière douce, l’autre,de la violence, cherchent à découvrir ou s’approprier ce trésor.• Relevez dans cette histoire :- d’une part, les mots ou les gestes qui évoquent la violence, source d’enfermement,- d’autre part, les mots et les gestes qui révèlent la volonté de communiquer, d’entrer en relation avec l’autre.• Et toi, si tu étais le baobab confronté à l’hyène, comment réagirais-tu ?• Demander aux élèves de mettre en scène l’histoire (mime, marionnettes aux doigts, scénettes, BD …) en proposant des réactionsdifférentes du baobab, face à l’agression de l’hyène.3. Mt 26,48-52. Jésus refuse de répondre à la violence par la violence.• Raconter ce passage d’Evangile : L’arrestation de Jésus. Jésus désapprouve le geste de celui qui tranche l’oreille du soldat.• Analyser le récit pour mettre en lumière l’attitude de Jésus : le refus de répondre à la violence par la violence.Attention, faire comprendre que l’attitude non violente n’est pas une soumission passive.4. La puissance de la non-violence.• Jésus a choisi d’annoncer et de vivre en actes concrets l’amour de Dieu et l’amour des hommes. Il a persévéré sur ce chemin, defaçon déterminée, mais en choisissant la non-violence. Cela l’a conduit à la mort et à la résurrection. En ressuscitant Jésus, Dieua confirmé qu’Il était son Fils et que le choix de l’amour et de la non-violence est un choix porteur de vie.• Montrer par un ou plusieurs exemples actuels quelle peut être la puissance de la non-violence.Exemple : Guy Gilbert, qui par sa présence auprès des jeunes marginalisés et violents,par son écoute, son amour et sa capacité de pardonner, brise la spirale de la violence etouvre à ces jeunes un nouvel avenir. 125. Rédaction d’une charte des artisans de paix.• Partir des situations conflictuelles vécues à l’école. Les lister.• Formuler des règles pour parer à ou éviter ces situations, rédiger et signer la charte.7. Chanson sur la paix.Par exemple : « Le pouvoir des fleurs » : Paroles: Alain Souchon. Musique : Laurent Voulzy.11 VERNETTE J., Paraboles d'Orient et d'Occident, fleurs de la sagesse pour découvrir le Royaume intérieur, Droguet et Ardant, Paris, 1999.12 Par exemple : GILBERT, G., Des jeunes y entrent, des fauves en sortent, Editions Stock et Livre de Poche1982 ou L’Espérance aux mains nues,Editions Stock et Livre de Poche, 1984 ou Les Petits Pas de l’Amour, Editions Stock et Livre de Poche,1990 et d’autres ouvrages du même auteur.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 41


4. Vivre et mourir4.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Moi et la vie et la mort.• Pourquoi la vie et puisla mort ?• Ma vie s’arrête-t-elle àla mort ?• La peur de ma propremort.• Que faire avec mondésir de mourir quand ilsurgit ?• Mon animal est mort, jesuis triste. L’autre et la mort• La peur de la mort desautres, des proches.• Le bonheur est-ilpossible après la mortde ceux que j’aime(parents, amis) ?• Pourquoi lui, pourquoielle ? Le sentimentd’injustice.• Quand la mort surgitaccidentellement.• Le suicide d’un procheet tous les sentimentsque cela suscite en moi(révolte, culpabilité,désir de la rejoindreetc.)Ressources de la culture Des récits dans lalittérature qui peuventaider à vivre autour desquestions suivantes :• du suicide• du deuil• de la gestion de lapulsion de mort• de la vie qui reprend ledessus … Des témoignages• du deuil traversé• d’espérance et de foi enla vie• de la mort apprivoisée• de personnes travaillanten soins palliatifs. Dans les médias :• Le mythe de l’éternellejeunesse et lessouffrances qu’ilprovoque.• La mort partoutprésente et ce que celaentraîne (banalisation,angoisse,désespérance …)Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre Un Dieu qui aime l’hommeet ne l’abandonne pas, quipromet la vie après lamort. Jésus a connu l’angoissede la mort puis s’en estremis avec confiance àson Père. Lc 23, 46. Jésus s’est fait proche desmalades, des mourants etde leur famille. Par ex. Lc7, 11-17 et Jn 11, 17-45. Jésus a traversé la mort, ilest ressuscité. Jésus nous promet larésurrection et nousmontre que la vie est plusforte que la mort. Le baptême commepassage, comme signed’une vie nouvelle à lasuite du Christ. La fête de la Toussaint. L’eucharistie commecommunion à la vienouvelle offerte par leChrist. La fête de Pâques, fête dela résurrection du Christ,de la victoire de la vie surla mort. La célébration desfunérailles et les rites quil’accompagne. Prières• Avec et pour ceux quisont en fin de vie.• De communion avec lesdéfunts. La signification dusymbole de la croix et dusigne de croix. Tisser aujourd’hui desliens d’amour et d’amitiéqui ne s’achèvent pasavec la mort. Dans les gestes deproximité et de solidaritéface à la mort d’autrui,les chrétiensreconnaissent lacompassion de Jésus ets’ouvrent à l’espérancede la résurrection. Des personnes, destémoins, desassociations, descongrégations qui ont lesouci d’accompagnerles mourants et lesfamilles endeuillées. Se faire proche de ceuxqui sont marqués parl’angoisse de la mort. Confier aux autres monangoisse de mort ou madésespérance. Au-dede la mort d’unproche, grandir enhumanité.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 42


• Que vais-je devenirquand mes parentsmourront ?• Puis-je parler de la mortavec les autres ?• Que faire avec mondésir de faire mourir unautre quand il surgit ?• Peut-on communiqueravec les autres aprèsleur mort ? Des œuvres d’art quiévoquent la mort et tout cequi l’entoure et quiévoquent la vie au-dedela mort. Les superstitions, les ritesliés à l’angoisse de la mort(Halloween). La société et la mort.• La mort masquée, lamort niée.• La mort partoutprésente.• Quelle place fait-on àceux qui approchent dela mort ? Dieu et la mort.• Est-ce Dieu qui décidequand on doit mourir ?• Dieu peut-il empêcherla mort ?• Dieu nous accueille-t-ilaprès la mort ?4.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Difficultés de s’exprimer sur ce sujet.- Le décès d’un proche, d’une personne de l’école, des circonstances de vie, la fête de la Toussaint, etc. sont l’occasion de faireaffleurer des questions autour de la mort. La question principale retenue ici est : la mort est-elle une séparation totale et définitived’avec le défunt ou la relation a-t-elle un avenir après la mort ?FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 43


Finalités :- Faciliter l’expression des questions, sentiments, convictions qui habitent les élèves au sujet de la mort, démarche nécessaire pourintégrer l’idée que la mort fait partie de la vie.- Faire découvrir combien la vie a du prix et qu’elle peut porter du fruit : toute vie qui tisse des liens d’amour a du sens.- Faire entrer dans la compréhension du sens de la promesse de résurrection : le Christ promet que les liens d’amour tissés durant lavie ne sont pas anéantis par la mort mais qu’ils la traversent et continuent d’exister avec nous.Déroulement du parcours :1. Temps d’expression, d’écoute, de partage au sujet de la mort.Une circonstance libère la parole. Favoriser le partage.Quelles sont :- les circonstances- les sentiments et leur évolution- les réactions- les questions- les convictions …2. Une histoire d’amour, interrompue et à renouer.• Lire ou raconter l’histoire d’André Borbé : « Des cailloux dans les poches » 13Un petit garçon vient régulièrement poser des cailloux sur la tombe de sa grand-mère. C’est sa manière de continuer àcommuniquer avec elle.• Faire réagir les élèves à propos de cette histoire, et en particulier à propos de l’attitude du petit garçon. Que penser de son secret ?A l’aide de petits cailloux, il signifie les liens qui continuent à se tisser entre lui et sa grand-mère.Avec la mort, des liens sont rompus. Peut-on les renouer au-dede la mort?3. Les disciples d’Emmaüs passent de la tristesse au cœur tout brûlant des retrouvailles. Lc 24, 13-35.• Raconter le récit, utiliser éventuellement le support d’images, de représentations.Après la tristesse et le désespoir faisant suite à la mort du Christ, ils cheminèrent avec Lui sans le savoir et Le reconnurent ausigne de la fraction du pain.• Faire découvrir que le Christ a promis que comme Lui, nous ressusciterions et que donc, tous les liens tissés durant notre vietraverseront la mort et continueront d’exister avec nous.4. Des signes qui manifestent les liens qui unissent aux défunts et au Christ ressuscité.• Faire le lien entre les « signes » dans les deux histoires :13 Revue Dauphin, n°7, 2003-2004.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 44


- Les cailloux, traces, signes des liens qui unissent le petit garçon et sa grand-mère.Faire évoquer par les élèves d’autres signes des liens qui unissent les vivants et les morts.- Le geste de la fraction du pain, signe de la présence du Christ pour les chrétiens et signe du lien qui les unit entre eux etavec le Christ : la communion dans l’eucharistie.• Geste pour intérioriser :- Donner à chaque élève un caillou blanc.- Sur un papier roulé, à attacher au caillou, proposer à l’élève d’évoquer par un signe ou un mot, le lien qui l’unit à une personneproche de lui qui est décédée.- Inviter les élèves à poser leur caillou sur une table sur laquelle on aura déposé un pain.Remarque : on veillera à ne pas imposer ce geste et à indiquer la possibilité de tracer sur le papier ou le caillou, un pointd’interrogation, signe du questionnement qui reste ouvert.5. Temps de méditation.Texte « L’amour ne disparaît jamais » de Saint Augustin 14 .14 Plusieurs versions sont accessibles sur le net via un moteur de recherche.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 45


5. Vivre en relation5.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Relation à soi :• Quel est le regard queje porte sur moimême?• Je me sens bien, jeme sens mal !• Je m’aime, je nem’aime pas.• Je prends soin de moi,je me néglige, je medétruis Relation à l’autre :• Comment est-ce queje vis ma relation avecles autres ?• Quelles sont lesrelations qui me fontdu bien ou du mal ?• Pourquoi suis-jeparfois anxieux,agressif ? Pourquoil’autre est-il parfoisperçu comme unemenace ?• Comment l’autre meperçoit-il ?M’apprécie-t-il ?• Comment gérer lestensions quim’habitent ?Ressources de la culture Eclairage psychologiqueet sociologique :• Importance de l’amourde soi.• Richesses et difficultésde la différence dansles relations.• La juste distance.• Prise de consciencedes mécanismes depeur, de méfiance, derejet (bouc émissaire),d’identification. Politique d’intégration dela personne handicapée(jeux olympiques,aménagement du territoire…) Confiance, trahison,fidélité. Les relations illustrées parla culture (cinéma,littérature, BD, art,médias)Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre L’amour inconditionnel deDieu qui rejoint chacundans ses capacités etdans ses limites. Un Dieu discret qui nes’impose pas : 1 Roi 19, 9-13. Les paroles, les gestes deJésus qui rendentconfiance. L’entrée de Dieu enrelation d’alliance dansl’histoire d’un peuple. Dieu entre en relationavec des personnes.Récits d’appel et devocation : Moïse, Samuel,David, Jérémie. Jésus entre en relation• avec son Père• avec des personnes :disciples, exclus etmalades, enfants,foules etc. (par ex. Lc18, 15-17) La prière chrétiennecomme lieu derecueillement etd’apaisement. Des psaumes d’hier oud’aujourd’hui comme crisde révolte ou deconfiance. Le pardon, laréconciliation commesource de paix avec soimêmeet avec les autres. Différentes formes deprière communautaire. La communion, signe ducorps du Christ qui nousrassemble. La prière personnelle oucommunautaire, la liturgiesont l’expression de larelation à Dieu :• de louange et debénédiction• de détresse et desupplication Regard bienveillant surmoi-même. Développer sescapacités, accepter seslimites et ses fragilités,les confier au Seigneur. La révélation commelieu et signe possiblede la manifestation del’amour de Dieu. L’alliance comme modede relation : attention àl’autre, respect de saliberté et de sonautonomie, désir de luivouloir du bien etc. La loi comme chemin devie pour vivre l’allianceavec Dieu et permettrela vie en commun. Activités d’entrée enrelation vécues enclasse, à l’école, enparoisse, dans ungroupe.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 46


• Comment aller versl’autre ? Relation au groupe, à lasociété :• La vie en groupe estelleimportante pourmoi ? Pourquoi ?• Qu’est-ce quil’empoisonne ouqu’est-ce qui laconstruit ?• Quels sont les lieux oùje me sens bien, où jeme sens mal etpourquoi ?• Ai-je déjà faitl’expérienced’injustices ? Enétais-je témoin,victime ou acteur ?• Quelle place la sociétéme donne-t-elle, medonnera-t-elle ?Quelle est celle que jesouhaite prendre ? Relation à Dieu :• Quelle est ma relationà Dieu ? (indifférence,rejet, confiance)• Quelle place Dieuoccupe-il dans monhistoire personnelle etdans ma vie ? L’homme de tous lestemps et dans toutes lescultures a toujourscherché à entrer enrelation avec Dieu (signesdans l’art, l’architecture etdifférents signes culturelsde la présence de Dieudans la vie des hommes(potales et chapelles,croix …) Le Dieu d’Israël est ducôté des petits,des exclus, des opprimés :Dt 10, 25-28. Les prophètes dénoncentles injustices et exhortentà la justice (AM 2, 6-16 ;Os 10, 12 ; Jr 22) La pratique de la justiceest une conditiond’effectuation de l’alliance. Le cœur de la révélationrepose sur le doublecommandement : « Tuaimeras le Seigneur tonDieu… tu aimeras tonprochain… » : Lc 10, 25-28. Dieu se révèle dansl’histoire, celle du peuplehébreu, la nôtre. Il se révèle en respectantla liberté et le rythme dechacun et il pardonne (parex. Lc 15, 11-32) Nous formons un seulcorps dans un seul esprit(1 Co 12).Hymne à la charité(1 Co 13) Des communautéschrétiennes vivantl’accueil et la relation. Des témoignages oudes pratiques concrètesde justice et de charitéau nom de l’Evangile. La liberté de l’hommedans sa relation avecDieu.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 47


5.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :Situations diverses d’exclusion rencontrées en classe ou ailleurs:- La classe fait l’expérience des difficultés d’intégration d’un nouvel élève.- Un élève est le bouc émissaire de la classe.- Une caractéristique de la personnalité ou du comportement d’un élève engendre l’exclusion de celui-ci etc.Finalités :- Désamorcer des situations d’exclusion en changeant le regard que l’on porte sur soi et sur les autres.- Faire prendre conscience de l’écart qui existe parfois entre le regard que l’on porte sur soi et le regard que les autres portent sur soi.- Faire percevoir que les différences sont des richesses.- Faire découvrir que Jésus reconnaît et aime chacun tel qu’il est et l’invite à participer grâce à ses talents à une œuvre commune.Déroulement du parcours :1. Tous différents, mais appelés à participer à une œuvre commune.Approche symbolique :• Narration ou lecture du texte « Il a besoin de tous ses outils », fable de Jean VERNETTE 15 .(Variante possible mais qui demande une adaptation de la suite du parcours : La légende indienne de l’arc-en-ciel 16 )• Identification des élèves aux différents outils :- Demander à chaque élève de s’identifier à un outil. - Faire réagir les autres au choix de chacun.• Mise en scène du texte avec bruitages : On répartit les rôles : qui va jouer tel outil, qui va jouer le charpentier ?2. Chacun est unique et important aux yeux de Dieu et du Christ.Temps de relecture du texte : Jésus est le charpentier.• Apport culturel : C’est le métier que son père Joseph lui a transmis.• Ressource de la foi chrétienne : Chacun est important aux yeux de Jésus et de Dieu son Père et chacun est indispensable pourréaliser son œuvre. (Utiliser les mêmes mots que ceux que l’on retrouve dans la chanson de Rapsat qui sera utilisée en finale duparcours et dans le texte d’Evangile lu ci-dessous).3. Narration ou lecture d’un texte d’Evangile : 1 Co 13, 1 et 4-7.Tel est l’amour auquel invite Jésus le charpentier.4. Temps d’intériorisation :Chanson de Pierre Rapsat : « Ensemble »15 VERNETTE, J., Contes de Noël, éditions Lumen Vitae.16 L’auteur de cette légende est inconnu. Le texte est accessible sur Internet via le moteur de recherche Google.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 48


6. Transfigurer la solitude6.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Moi et ma solitude• La solitude subie, àcause de mes difficultésde communication, demes attitudes, de mamaladie mentale.(mutisme, hygièneetc.…), comment ensortir ?• La solitude recherchée,-qui détruit : jem’enferme dans lesilence, je me coupe dumonde, je m’enfoncedans la déprime, dansma folie ;ou-qui construit : j’en aibesoin, je l’apprécie, elleme libère, elle me faitvivre et me fait du bien.Ressources de la culture Prendre conscience• des raisons de masolitude et de celledes autres,• des différentesmanifestations, signesde solitude,• des différentes formesde solitude,à travers différentsrécits, témoignages,photos ou dessins. Des occasions, desmoyens, des activités poursortir de la solitudeenfermement. Des personnes quitravaillent ou sontbénévoles auprès depersonnes isolées.Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre Dieu, Lui n’abandonnepersonne.Il accepte chacun tel qu’ilest. Il vient à la rencontre deshommes sans s’imposer.(Abraham, Moïse,Samuel : 1Sa, 3,1-10,…)Chacun peut choisir des’ouvrir à Dieu ou lerefuser. Dieu invite les hommes às’ouvrir aux autres. Jésus va à la rencontredes exclus (malades,pécheurs, étrangers …Par ex.Mc 7,31 à 37 :guérison d’un sourd-muet.)Il les invite à sortir de leurisolement. Dieu est présent au cœurde ma solitude. (Cœur àcœur avec Dieu, J.Vanier). Les psaumes : des appelslancés à Dieu pourqu’il entendre les cris deshommes. Le Notre Père. Fils d’unmême Père, nous nesommes pas seuls. La dimensioncommunautaire de laprière.La communion. La prière personnelle. Apprendre àapprivoiser, à créer desliens : Vivre l’accueil,l’amitié. Accepter de faire unpas vers l’autre, desortir de mon isolement. Etre attentif à lasolitude des autres, lesaider à en sortir. Apprendre à apprécierla solitude bénéfique, lesilence, à savoir semettre à l’écoute desautres et si je le choisisou l’accepte, de Dieu. Savoir cultiver sonjardin secret. Des témoins croyantsd’hier et d’aujourd’hui,briseurs de solitude.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 49


L’autre et ma solitude• L’indifférence,l’ignorance, la nonreconnaissance del’autre entraîne pour moiun sentiment de rejet, dene pas être aimé,d’abandon, d’inutilité, deblessure.> Je me replie sur moidans le silence.• Ma solitude est unmystère, un mur, uneinterrogation. Elleinterpelle l’autre. Jésus se retire seul dansla montagne ou au désertpour prier.Il invite à se retirer seuldans sa chambre pourprier. (Mt 6,6) Jésus a connu cesentiment de solitude etd’abandon : Mc 15, 34. Le monde et ma solitude.Des milliers de personnesvivent dans la solitude. Jene suis donc pas seul àme sentir seul. Dieu et ma solitude.• Au cœur de ma solitude,je nie l’existence deDieu.• Je cherche Dieu dansma solitude.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 50


6.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Difficultés ou absence de communication qui provoquent la solitude.- L’enfermement est une réalité très souvent observée mais rarement verbalisée.- Un des objectifs du PIA est de faire sortir les élèves de leur isolement, de les aider à communiquer.Finalités :- Aider les élèves à discerner les différentes formes et les différentes causes de solitude.- Les aider à se libérer de la solitude subie ou de l’enfermement.- Leur faire découvrir que d’aller à la rencontre de celui qui est isolé ou enfermé est une occasion pour moi aussi de m’ouvrir à l’autre etaux autres.- Montrer que le Christ, dans ses rencontres, sortait les personnes de leur enfermement.Déroulement du parcours :1. Les différentes formes de solitude. Temps d’expression et de discernement.• Photo-langage pour évoquer les différentes situations de solitude et libérer la parole.- Présenter aux élèves un nombre assez important de photos ou croquis évoquant différentes situations de solitude : une personneseule dans la nature, seule en ville, un jeune seul dans sa chambre, un jeune seul à côté d’un groupe, une personne seule enprière, un malade hospitalisé, une personne âgée etc.)- Chaque élève choisit une image et explique son choix.• Classement des images en deux catégories : solitude subie et solitude choisie. Faire commenter le classement et favoriser leséchanges entre et avec les élèves.• Solitude qui construit ou qui détruit.A l’aide de gommettes vertes, faire pointer les situations de solitude qui leur paraissent bonnes, constructives età l’aide de gommettes rouges, faire pointer celles qui leur paraissent mauvaises ou destructrices.• Analyse du tri :Faire découvrir que la solitude est une réalité multiforme, vécue de manière très subjective.• Favoriser l’expression des sentiments des élèves face aux situations évoquées : soit individuellement, soit en sous-groupes, àl’aide de pictogrammes ou de mots : colère, tristesse, paix, peur, angoisse, incompréhension, joie …FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 51


2. « Ephata », « Ouvre-toi » : Mc 7, 32-37. Guérison d’un sourd-muet.• Raconter le récit.• Mettre en scène le récit :- Lister les personnages- Mimer ou jouer le récit- Mettre en évidence le renversement qui s’opère à partir du « Ephata » et l’importance des compagnons du sourd-muet qui ontpermis la rencontre entre le sourd-muet et Jésus, en ont été témoins et ont crié leur émerveillement.3. Le récit de « Mamie Noël » 17 .• Raconter le récit. Questionner les élèves pour vérifier la compréhension du texte.• A l’aide d’une grille, amener les élèves à trouver des mots, des attitudes, des situations dans ce récit, à relier au récit de Mc 7, 32-37. (muette, elle s’ouvre et parle, elle crie sa joie…)4. Un témoin nous parle de son engagement (bénévole ou professionnel) comme briseur de solitude.Choisir un témoin disponible, par exemple : un cliniclown, un animateur d’enfants placés dans des homes, une aide soignante, un(e)visiteur(se) de malades, un(e) assistant(e) social(e), une personne travaillant dans un home pour personnes âgées, une infirmière àdomicile …5. Un geste d’ouverture.En lien avec le témoignage et le récit de « Mamie Noël », proposer aux élèves de poser un geste briseur de solitude qui est pour euxune occasion d’ouverture.Par exemple : écrire une carte, faire et donner un dessin, rendre une visite, vivre un parrainage etc.17 LEVET A., Ma dernière cavale avec Jésus-Christ, Edition Nouvelle Cité, pp17 et 18.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 52


7. Traverser la souffrance7.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Moi et ma propresouffrance :• Physique : maladie,handicap, blessures,limites, manque demaîtrise de moimême…• Morale oupsychologique :conscience de madifférence, difficultésde communication,sentiment d’êtreincompris, difficulté dem’accepter, imagenégative de moimême,solitude, rejet,manque d’amour etdifficulté d’aimer …• La souffrance que jem’inflige à moi-mêmeet dans laquelle je mecomplais.Comment gérer tout cela ? La souffrance des autres,les autres et masouffrance :• Comment est-ce queje perçois leursouffrance ? Metouche-t-elle ?Ressources de la culture Les dangers dumasochisme et del’enfermement dans sapropre souffrance. S’ouvrir à différentesformes d’expression de lasouffrance dans l’art.(La peinture de Munch parexemple) Percevoir la souffrancedes autres.• Elle est souventcachée, parfoisderrière desapparencestrompeuses (clichéspublicitaires, l’histoirede Quasimodo, récitsde vies, cinéma …)• Journaux etreportages télévisés Relever différentes formesd’expression de lasouffrance de l’êtrehumain (révolte, pleurs,repli etc.)Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre Dieu aime tellement leshommes qu’il est venuparmi eux, à leurrencontre :• Dieu accompagne lepeuple d’Israël,sensible à sasouffrance, il le sortde l’esclavaged’Egypte.• Dieu s’est fait hommeen Jésus-Christ pourpartager notre vieavec ses souffrances. Jésus est sensible à lasouffrance des hommes :• Il guérit les malades.(Par ex. :Mc 10, 46-52 ; Mc 5, 1-20 ; Mc5, 21-28)• Il relève ceux quisouffrent moralement(Par ex..: Lc 19, 1-10 ;Lc 18, 9-14 ; Jn 8, 3-11 ; Lc 15, 11-32 ;etc.)• Il invite à se faireproche de ceux quisouffrent (Lc 10, 29-37) Dans la prière, le croyantpeut confier sessouffrances à Dieu, parfoismême crier sa révolte :Psaumes d’aujourd’hui etd’hier. Le Notre Père « Délivrenousdu mal. » L’eucharistie, signe ducorps du Christ qui sedonne aux hommes. Prières de pardon et deréconciliation. Liturgie du vendredi saintet de la nuit pascale.Chemin de croix. Expérimenter lacompassion (desprofesseurs, des élèves,des parents etc.) aide àtraverser la souffrance. Notre compassion peutadoucir la souffrancedes autres. Il s’agit « d’être avec »plutôt que de dire ou defaire. La souffrance fonde unesolidarité. Elle nous metau diapason de ceux quisouffrent. Faire tout ce qu’on peutpour adoucir lasouffrance et luttercontre le mal sur lequelon peut avoir prise. La communionspirituelle : être avecl’autre par la pensée etla prière.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 53


• Les autrescomprennent-ils masouffrance ?• Comment puis-je lesaider ? Quelle attitudeadopter ?• Je fais souffrir lesautres.• Les autres me fontsouffrir.• J’ai peur que lesautres me fassentsouffrir et je merenferme. Les souffrances dumonde :• Me touchent-elles ?• Suis-je concerné ?• Comment réagir face àtoutes cessouffrances ? La souffrance et Dieu :• Dieu est-il responsablede ma souffrance ?• Dieu perçoit-il masouffrance ?• Dieu est-il indifférent àma souffrance ?• Dieu sait-il ce quec’est de souffrir ? Favoriser différentesformes d’expression de lasouffrance (mime,marionnettes, dessin,modelage etc.) Récits, témoignages desouffrances traversées. Moyens alternatifs pourtraverser la souffrance etla dépasser : sophrologie,hippothérapie etc.• Jésus accueille lesrejetés : Lc 15, 1-2. Jésus a connu lasouffrance :• Il pleure à la mort deson ami Lazare : Jn11,35.• L’angoisse deGethsémani : Mc 14,32-42.• Il est mis en croix etmeurt : Mc 15, 16-32. Avec Dieu, la souffrancen’a pas le dernier mot :Dieu a ressuscitéJésus : Mc 16, Lc 24 … L’amour et la compassiondes hommes entre eux estlié à l’amour et à lacompassion de Dieu : Mt25, 40.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 54


7.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Expériences diverses de souffrances vécues, tant sur le plan physique que moral.- On est souvent amené à aborder cette thématique en urgence, à l’improviste, mais il ne faut pas négliger les souffrances qui existenten léthargie.Finalités :- Créer un climat propice à l’expression de souffrances, en toute liberté.- Faire découvrir ce que parfois la souffrance signifie, ce qu’elle manifeste (sans chercher à lui donner à tout prix un sens, uneexplication) : notre humanité à nu, avec ses limites et ses ressources insoupçonnées (compassion, énergie, espérance,confiance).- Montrer que Jésus a partagé notre humanité jusque dans ses souffrances morales et physiques. A la croix, après un moment dedoute, il s’en est remis à Dieu avec confiance.- Jésus propose à l’homme d’être près de lui pour porter le poids de sa souffrance, tout comme il invite à se faire proche de celui quisouffre.Déroulement du parcours :1. Mise en présence de la réalité de la souffrance et d’une parole du Christ qui rejoint l’homme dans cette souffrance.Donner le texte de Mt 11,28-29 avec des trous correspondant aux mots clés (un mot clé par élève) ou utiliser une illustration en lienavec le texte qui sera découpée en pièces de puzzle (une pièce par élève).• Faire rechercher ces mots ou pièces de puzzle cachés dans un espace délimité, grâce à des indices.• Les définir ou les expliquer (ou expliciter l’illustration).• Les replacer au bon endroit. Lire le texte d’Evangile.2. Expression libre des souffrances des élèves.Offrir à chacun(e) l’occasion d’exprimer à sa manière son fardeau, sa souffrance, sans forcer, avec discrétion.3. Autour de la croix portée par Jésus, pour les hommes.• Apporter une croix en bois suffisamment grande (2 planches assemblées). Expliquer que Jésus a souffert, lui aussi, il a porté sacroix. Il s’est écroulé plusieurs fois mais il n’était pas seul pour traverser cette souffrance.• En portant cette croix, Jésus portait la méchanceté des hommes (les insultes, les coups, les blessures, les moqueries…)Demander aux élèves de pyrograver sur le bois de la croix un mot, un signe qui correspond à ce qui a été dit des souffrancesvécues lors du temps d’expression.• Relire le texte complété en 1 et expliquer que le Christ propose à celui qui souffre de porter avec lui le poids de sa souffrance pourl’aider à la traverser.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 55


4. Invitation à la compassion et à l’amour : souffrance et solidarité.Raconter le témoignage de personnes (ou inviter un témoin) qui connaissent ou ont connu une grande souffrance qui les aouvertes à la souffrance des autres.Porter avec d’autres une souffrance rend le joug plus léger pour chacun.5. Temps d’intériorisation :« Les traces dans le sable », parabole d’Ademar de Borros du Brésil 18 . (A raconter, représenter etc.)18 Accessible sur le net via un moteur de recherche.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 56


8. Vaincre la peur et oser la confiance8.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Mes peurs par rapport àmoi :• mon image• ma différence• me dire, m’exprimer• mes réactionsémotives• le mal que j’ai fait• mes limites (savoirfaireet savoir-être) Mes peurs par rapport àl’autre :• « qu’en dira-t-on ? »• incompréhension• regard et jugements• indifférence• rejet• non reconnaissance• agression• isolement, solitude• aimer et être aimé• séparation• étrangerRessources de la culture Mes peurs sont celles del’humanité.Apport psychologique :• peurs liées àl’enfance et àl’adolescence• phobies, peur du noir• fascination pour lapeur• peur de la différence• manifestations de lapeur• effets etconséquencesApport sociologique :• exclusions sociales• guerres Des contes pourapprivoiser la peur. Témoignages d’élèvesissus de cultures et dereligions différentes pourdépasser la peur del’inconnu.Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre La préférence de Jésuspour les petits, les exclus :(ex : Lc 18,15-17 ; Lc 7,36-50) La peur des disciples (ex :Lc , 8,22-25. La tempêteapaisée.) Des malades vont avecconfiance vers le Christ etguérissent (ex : Lc 18,35-42 ; Lc 8,44-47) Jésus invite à laconfiance (ex : Mt 14,22-25 ; Lc 12,7 ; Lc 12,22-32 ;Mt 6,25-34) Jésus vainc et invite àvaincre la peur del’étranger, du malade, del’ennemi (ex : Lc 10, 24 ;Lc 17,11-19 ; Lc 7,1-10) Jésus connaît et vainc sapeur au mont des oliviers.Il fait confiance à sonPère (Lc 22,39-46) Les rites d’accueil dans laliturgie. Le sacrement deréconciliation : oserexprimer ses limites et sesmanques de confiance etrecevoir le pardon quiremet debout. Les psaumes : prières,cris, appels confiantslancés à Dieu. Témoins proches desjeunes partageant leurexpérience dedépassement de lapeur. (victoire sur soimalgré un handicap,victoire par rapport àune exclusion socialeetc.) Témoins d’hier etd’aujourd’hui qui ontvaincu la peur et osé laconfiance au nom deleur foi en Jésus-Christ.• le Père Damien• Guy Gilbert• Martin Luther King• Mère Térésa• L’abbé Pierre etc. En classe, lutter contrela peur et favoriser laconfiance en permettantà chacun d’être valoriséet reconnu.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 57


Mes peurs par rapport aumonde :• incidents, accidents• maladie• souffrance• inconnu• insécurité• avenir• mort Dieu est aux côtésd’Abraham, de Moïse, deson peuple (ex : Gn 12,1-7 ; Ex 3,1-10) Mes peurs par rapport àDieu :• « Notre Père » ? Je neconnais pas l’amourchez moi.• ne pas comprendre• être manipulé• qui suis-je à sesyeux ?8.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Une multitude de situations provoquent la peur : peur de l’inconnu, de ne pas savoir se débrouiller, d’être seul, du noir, etc.- Difficultés, voire impossibilité, de maîtriser certaines peurs. D’autres peuvent être progressivement vaincues, avec l’aide des autres etla croissance de la confiance en soi.Finalités :- Aider les élèves à formuler leurs peurs. Les dire c’est commencer à les regarder en face, c’est faire un acte de confiance à l’autre quim’écoute.- Les inviter à aller vers les autres avec confiance pour vaincre progressivement leurs peurs.- Leur faire prendre conscience des ressources enfouies en eux et qui vont leur permettre de gagner progressivement du terrain surleurs peurs.- Montrer que le Christ invite à poser un acte de confiance, de foi, qui libère de la peur.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 58


Déroulement du parcours :1. Expérimentation de la peur et/ou de la confianceCréer des situations où l’enseignant rejoint le jeune dans ses peurs. Par exemple : marche de l’aveugle, expérimentationde la solitude, du noir, du silence, découverte de choses nouvelles, inattendues, surprenantes par les 5 sens etc.2. Expression des peurs et des victoires expérimentéesSuite à ces expériences, amener les élèves à :• Exprimer leurs peurs, et si possible, la cause de ces peurs (par les mots, les gestes ou le dessin …)• Tenter de distinguer les peurs qui paraissent insurmontables des autres.• Exprimer ce qui permet ou favorise les victoires sur la peur.3. Partage d’expériences vécues : peurs et victoiresPar des moyens variés (photos, textes, croquis, questionnement etc.),- faire exprimer les peurs rencontrées au fil du quotidien, à l’école, en famille, dans les loisirs, etc.- faire repérer les personnes ressources, les circonstances qui ont permis de les vaincre.4. Vaincre la peur, c’est possibleInviter un témoin ou présenter un témoignage sur support audio-visuel qui signifie aux élèves que même des peurs qui semblentinsurmontables peuvent être vaincues 19 .Laisser réagir les élèves et engager un dialogue.5. Jésus invite à la confiance. Récit de la tempête apaisée : Lc 8, 22-25.• Appropriation du texte par un mime.• Amener les élèves à s’identifier tantôt aux apôtres qui connaissent la peur dans la barque, tantôt au Christ qui rassure et apaise :leur faire exprimer deux situations :- l’une où ils étaient comme les apôtres peureux et dépendants,- l’autre où ils étaient comme le Christ, source d’apaisement.• Amener les élèves à repérer dans leur vie ceux qui, comme le Christ l’a fait pour les disciples, les ont rassurés ou les rassurentencore aujourd’hui.6. Vainquons la peur, osons la confiance.Chansons : - « Prends ta barque » Texte de Benoît Gschwind et musique de Bertrand Bayle. 20- « Prenons le large » Texte de Claude Bernard et musique de Laurent Grzybowski. 21- « Ose » de Yannick Noah 2219 Par exemple l’expérience de Willy MERCIER relatée dans A perte de vue, éditions Lumen Vitæ, Bruxelles, 1981.20 Partition disponible au CDD de Tournai, 28, rue des Jésuites.21 Idem 2022 http://www.paroles.net – Texte soumis aux droits d’Auteur – Réservé à un usage privé ou éducatif.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 59


9. S’ouvrir au beau9.1. Tableau thématiqueEnracinement etquestionnementexistentiels Pour moi,• qu’est-ce qui estbeau, qu’est-ce quiest laid ?• qu’est-ce quim’émerveille ?• qu’est-ce que je saisfaire de beau ?• suis-je beau (belle) ? Et toi,tu trouves cela beau ? Le beau, ça sert à quoi ?Peut-on se passer dubeau dans la vie ? D’où vient la beauté de lanature ?Ressources de la culture A travers l’art et lesmédias: photos (photoschoc), peintures, dessins,sculptures, musiques …pouvoir dire ce que jetrouve beau ou laid. Le vêtement, une manièred’entrer en relation avecles autres. La beauté n’est passtandardisée.Montrer plusieurs formesde beauté : beautésesthétiques et beautésmorales et intérieures. L’art de la table,l’occasion d’un vivreensemble. Eveiller à la beauté de lanature.Montrer combien la natureest source d’expressionartistique.Ressources de la foi chrétienneCroire Célébrer Vivre La création, un cadeaucommun à protéger, àcultiver.(récit de la création) L’homme est appelé àpoursuivre la création deDieu. La beauté de la créationnous parle de Dieu, nousélève vers Dieu. La beauté de l’Amour deDieu : la parabole du pèreet des deux fils :Lc15,11-32 Dieu reconnaît la beautéintérieure : la femmeadultère : Jn8,3-11. L’eucharistie :consécration desoffrandes, fruits de lanature et du travail deshommes. Rendre grâce pour lacréation. Le beau dans la liturgie,chemin vers Dieu (gestes,objets, décors, chants). Célébrer la beauté dupardon, la beauté morale. Je suis appelé à cultiverla beauté sous toutesses formes, y comprisla beauté morale. Le chemin de beautéde chacun est faitd’erreurs et derecommencements. Le beau nourrit lesrelations. Le beau se partage, ilest à apprécierensemble plutôt qu’àposséder. Le beau se respecte. La beauté de la natureet notre patrimoineartistique sont àprotéger et à cultiverensemble. Cultiver le beau embellitla vie sociale, lui donneun cadre plus serein.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 60


Le beau me nourrit.M’ouvrir à la beauté,c’est m’ouvrir à unedimension spirituelle del’existence.9.2. Parcours thématiqueEnracinement existentiel :- Difficulté de s’émerveiller devant les beautés qui nous environnent.- Attirance pour la beauté stéréotypée, pour le kitch, le tape-à-l’œil.Finalités :- Retrouver un regard émerveillé sur notre environnement, sur la nature.- Amener les élèves à découvrir les multiples formes de beauté par tous leurs sens.- Recevoir la beauté de la nature comme un cadeau à respecter, à cultiver.- Faire découvrir que Dieu offre sa création à l’homme par amour et qu’il la lui confie.Déroulement du parcours :1. Eveil du regard.• Promenade dans la nature.Chaque élève reçoit une pochette de crayons avant la promenade.Consigne : au fil de la promenade, sortir de la pochette les crayons correspondant aux couleurs des feuilles des arbres.• Dessin d’un arbre.De retour en classe, on fait le point sur les crayons sortis, les couleurs observées.Consigne : Faire le dessin d’un arbre tel qu’on l’a vu.Echanges à partir des dessins (certains continuent à ne dessiner que des feuilles vertes, ils en restent aux conventions, à leursreprésentations).2. Approche d’une vision judéo-chrétienne de la création.Récit simplifié et illustré de la création en 7 jours (diaporama, tableaux, dessins, photos,…).Dieu crée le monde, s’en émerveille, l’offre en cadeau et se retire pour laisser la place à l’homme.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 61


3. Sensibilisation au respect de la création.Récit de la création à l’envers ou de la « décréation » 23 .Ce texte pose la question : L’homme prend-il soin de la création ?Faire le lien avec des attitudes ou des initiatives à la portée des élèves, qui contribuent au respect de la création et les encourager :• Tri des déchets• Refus du gaspillage• Respect du corps : le mien et celui des autres4. Prise de conscience du rôle de co-créateur que Dieu confie aux hommes. L’homme est appelé à faire de belles choses.• Donner l’occasion aux élèves qui créent de belles choses de montrer ce qu’ils font.• Visite d’un atelier de boulangerie, témoignage du boulanger qui parle de son travail. (On aurait pu choisir une ferme ou une autreentreprise mais le pain a une valeur symbolique qu’il est utile d’exploiter)Faire le lien avec ce qui précède, relever la valeur que peut revêtir le travail.Elargir à tous les gestes du quotidien qui peuvent être des actes créateurs. L’homme fait de belles choses.5. Approche de la symbolique du pain dans la vie et dans l’eucharistieUn pain, c’est beau : un bel objet qui signifie beaucoup de choses :- Il est le fruit de la nature, de la création de Dieu et du travail des hommes.- Il est une nourriture presque universelle. La base de la nourriture.- Il représente la vie.- Il se partage- Parfois, il manque cruellement aux pauvres- Il est tantôt respecté, tantôt gaspillé- Il convie à la table- Il est le signe par lequel le Christ a dit et demande aux chrétiens de rappeler qu’il a donné son corps, sa vie aux hommes.- Sa vie, le Christ continue à nous la donner en partage dans la communion eucharistique.23 Réécriture du récit de la création qui dénonce lele destructeur de l’homme pour user de la création. Plusieurs formulations existent.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 62


V. Bibliographie et outilsNous avons rassemblé ici une série de références utiles pour le cours de religion enforme 2. Nous ne prétendons pas avoir fait un relevé exhaustif des ressources utiles,mais nous espérons guider la recherche des professeurs.Ils trouveront ici sur des supports divers :• des documents directement utilisables par les élèves (Ils s’adressent à desjeunes d’âge très variable. Le professeur choisira en fonction de ce qui estaccessible à ses élèves.)• des documents qui peuvent inspirer le professeur et qu’il faudra rendreaccessibles aux élèves,• des ouvrages pour enrichir la réflexion du professeur.Certains de ces outils sont disponibles en librairie, d’autres sont à consulter dans descentres de documentation (voir les adresses p 59). Ressources de la littérature enfantine :De nombreux récits de la littérature enfantine peuvent être racontés aux élèves poursusciter le questionnement, la réflexion, l’expression et l’échange autour dedifférentes thématiques. Ils sont à utiliser avec tact, sans montrer qu’il s’agit de livrespour enfants. Voici quelques exemples :• Les différences :Timothée, fils de la sorcière, Bayard Poche.La petite poule qui voulait voir la mer, Kid Pocket.La belle lisse poire du prince de Motordu, Folio Benjamen.MANDELBAUM P., Noire comme le café, blanc comme la lune, Lutin Poche.WILHELM H., Tyranno le terrible, Lutin Poche.WILSDERF A., Jujube, Lutin Poche.• La peur :CROWTHER K., Scritch, scratch, dip, clapote ! Lutin Poche.LECAYE O., Malvina, Lutin Poche.MATTER P., Mini-Loup, gare au garou, Hachette Jeunesse.RAINAUD S., Ma voisine est une sorcière, Hemma.• La souffrance :YOSHIDA T., La querelle, Lutin Poche.• La solitude :WENSELL U., Un ami pour petit ours, Ravensburger.• La mort :TEULADE P. et SARRAZIN J.-C., Bonjour Madame la Mort, Lutin Poche del’école des loisirs, Paris, 2000.Pour apprivoiser la question de la mort.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 63


Revues :Initiales, Pour une catéchèse des adolescents de 13 à 15 ans, Service desAdolescents du Centre National de l’Enseignement Religieux (CNER), Av. Vavin 6,75006 Paris.Chaque numéro compte une série de rubriques qui s’articulent autour d’unthème : « Mise en route et résonance », « Portes d’entrée », « Traverséesbibliques », « Témoins », « Prier et Célébrer », « Allez dire », « Evaluation »,« Forum », « Infos », etc.Beaucoup d’idées d’activités très concrètes, conçues dans une démarchecatéchétique mais qui peuvent être adaptées au cours de religion.Okapi, revue bimestrielle pour les adolescents, Bayard Jeunesse.Cette revue richement illustrée traite d’une série de sujets d’actualité, dequestions existentielles, d’éléments culturels qui intéressent les jeunesadolescents.Astrapi, revue bimestrielle pour les 7 à 11 ans, Bayard Jeunesse.Même principe que Okapi pour des enfants plus jeunes. Choisir celle-ci ouOkapi, en fonction de la maturité des élèves.Pomme d’Api Soleil, Les grandes questions des tout-petits, hors série n°2,Bayard Jeunesse, 2003-2004.Comment ça a commencé le monde ? Pourquoi je ne peux pas faire ce que jeveux ? Pourquoi ça existe la mort ? Qu’est-ce que tu dis toi quand tu pries ?Ces questions sont abordées dans un langage accessible aux enfants, on ytrouve des histoires de la Bible, une prière d’après les Psaumes et unéclairage de fond pour les adultes. Autres ouvrages :BOURBEAU L., Ecoute ton corps, ed. E.T.C. inc.Pour comprendre son corps dans son évolution tant physique, émotionnelle,mentale que spirituelle.CAILLIES P., Vivre ensemble différents, Le déménagement de Samuel,Les Editions de l’Atelier/Editions ouvrières, 2002.Une histoire en quatre chapitres sur le dialogue interculturel et interreligieux,avec des prolongements sous forme de jeux, d’ateliers, de réflexions. Unecorrespondance entre une grand-mère et son petit-fils.FEYS M., Tu me manques déjà, Livre du deuil, Edition Altiora Averbode Educatif,2003.GARAGNON F., Jade et les sacrés mystères de la vie, Monte-Christo, 1991.Une petite fille se passionne pour les choses spirituelles. Un adulte ami luirapporte, en langage simple, des propos essentiels sur des idéesfondamentales. Petit ouvrage très riche à exploiter avec des élèves de forme2.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 64


HUBLER B. et MULLER – VAN DEN BERGE, Bartimée. Le cri d’un oublié,Editions du Signe, Strasbourg, 1997.Le récit évangélique de Marc magnifiquement illustré.Il était une foi , tome 1 et 2, Edition du CRJC, Liège.Recueil de contes d’origines diverses. Une introduction initie à l’usage descontes et à l’art de raconter. En annexe du tome 2, quelques pages invitent àcréer son propre conte. Trois index : un index alphabétique, un indexthématique et un index biblique en facilitent grandement l’usage et font deces ouvrages une mine de ressources à utiliser en de multiplescirconstances.KIEFFER J.F., Mille images d’Eglise, Livre et CD-Rom, Les presses de l’Ile deFrance, Paris, 2001.KIEFFER J.F., Mille images d’Evangile, Livre et CD-Rom, Les presses de l’Ile deFrance, Paris, 2003.La Bible des grands, Husky productions,Pour aborder les textes bibliques au présent.Les dossiers de l’Abbé Jean Martin, disponibles au CDD de Tournai,069/22 64 96.Pour puiser plein d’idées, de textes, d’expériences vécues etc.1. Claire et François : la nature.2. Chemins de Prière3. Les clés du royaume : les paraboles4. Destination Bonheur : les béatitudes5. Comme un tournesol : 101 signes d’Espérance6. Demain l’arc-en-ciel : le dialogue entre les religions7. Objectif 2000 : L’avenir de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui8. Demain il fera beau : réflexions sur la mondialisation, les prophètes, le newage, le nouveau visage de l’Eglise, les jeunes de l’an 2000.Paroles à vivre, Editions du CRJC, Liège.Recueil comprenant environ 200 textes de tous styles pour des temps fortsavec des jeunes à partir de 10 ans. Les textes sont classés par chapitresabordant de grands thèmes tels que : partage, espérance, nature, être soimême,silence-recueillement, etc. Ils sont destinés à différentes utilisations(méditer, échanger, raconter) précisées pour chaque texte dans la table desmatières.Parler de la mort avec votre enfant, Les dossiers du journal de votre enfant,La ligue des Familles.Pour l’obtenir, téléphoner au 02/507 72 46 ou consulter le site :www.liguedesfamilles.be .FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 65


Récits bibliques en images, Nouveau Testament, La vie de Jésus, Averbode,Lumen Vitæ, 2002.Plus de 120 images en couleur, grand format, des pages didactiques àphotocopier et une sélection des principaux récits du Nouveau Testamentracontés dans une langue simple et accessible et fidèles au texte original.Un support magnifique pour raconter les histoires de la Bible puis permettre àchacun de s’approprier le récit par diverses techniques : découpage/collage,assemblages, chronologie, parole, etc.Une table thématique vient compléter cet outil.Récits bibliques en images, L’Ancien Testament, L’histoire de Dieu et deshommes, Averbode, Lumen Vitæ, 2002.Même principe que l’ouvrage consacré au Nouveau Testament. Il compte 112images.SAINT- EXUPERY A., Le petit Prince,Ce récit qui transcende les âges permet à chacun, selon ses capacités etsa sensibilité, d’approcher différentes réalités humaines comme l’amitié,l’amour, la solitude, …SALOME J., Contes à aimer, Contes à s’aimer, éd. Albin Michel, Paris, 2000.Contes pour se réconcilier avec soi-même.SALOME J., Contes à guérir. Contes à grandir, éd. Albin Michel, 1993.SCHMIDT E.-E., Oscar et la dame Rose, Albin Michel, 2002.Un récit qui permet d’aborder des thèmes comme la souffrance, la mort,la solitude, la question de Dieu.Ta parole est un trésor, éd. Tardy, La diffusion catéchétique, Paris, 1994.Pour en savoir plus sur les évangiles en quelques mots.Un bonheur sans limites, 150 fruits de l’Esprit, Floris, éd. du Serviteur, 1999.Avec humour, d’une façon attractive et illustrée, 150 fruits de l’Esprit sontprésentés pour transformer le cœur et l’ouvrir jour après jour à un bonheursans limites. CD :GERENTET M., Chants de Psaumes et de Cithare, Editions de l’Emmanuel, 1998.La voix cristalline de Maguy Gérentet et le son envoûtant de la cithare fontredécouvrir les psaumes, écrits pour être chantés. Voilà un outil appréciablepour entrer dans ces prières de manière plus sensorielle avec les élèves.VAN DEN ABBELE S., Chemin de confiance, Editions Fidélité, rue de Bruxelles,61, 5000 Namur.(CD ou cassette)Des chansons qui expriment la foi et la confiance.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 66


Matériel pédagogique :Echange et change, Edition Missio Jeunes, octobre 2001.Jeu pour développer l’écoute de l’autre. L’objectif est d’aider chacun às’exprimer, à parler de lui et à se mettre à l’écoute des autres de manièreactive et respectueuse.Voilà une manière ludique de se (re)découvrir les uns, les autres.La male d’Entraide et FraternitéOn y trouve des objets qui permettent d’amorcer l’intérêt des élèves et quivisent à faire mieux comprendre la problématique du sous-développement.Vivre la parole, matériel pédagogique, par le groupe de Pédagogie CatéchétiqueSpécialisé de la région du Nord, éd. Décanord, 59832 Lambersart.Matériel en PVC expansé résistant, facile à utiliser, coloré et esthétique pouraccompagner la lecture et la mise en scène de textes bibliqueshabituellement retenus en catéchèse. Il veut donner à ses utilisateurs lapossibilité de solliciter chaque capacité sensorielle pour que l’approche destextes s’active, devienne rencontres et échanges. Adresses de contact :BD Soignies, Chaussée de Mons 7, 7060 Soignies, tél : 067/33 39 02.Responsable : Monsieur Jean-Philippe Losfeld.Centre spécialisé dans la bande dessinée à valeurs ou religieuse. On y trouvedes bandes dessinées, des outils pour les exploiter et des jeux.Centre de documentation du CREFADO, Rue de l’Eglise 20B, 6200 Châtelineau,tél. : 071/ 38 97 96.Le sycomore à Wavre, Chaussée de Bruxelles 65, tél : 010/23 52 80,http://www.sycomore.be.tf/Centre pastoral et service audio-visuel.On y trouve des ressources diverses telles que des documents papier etaudio-visuels, des jeux coopératifs (par ex. « Les Mochbons »).Le Centre Diocésain de Documentation de Tournai (CDD), Rue des Jésuites 28,7500 Tournai, tél : 069/ 36 25 05.Entraide et Fraternité, Rue du Gouvernement Provisoire 32 1000 Bruxelles,tél : 02/ 227 66 80.S.A.P.R.E.S., Maison diocésaine de Liège, Boulevard d’Avroy, 17, 4000 Liège,tél. : 04/ 23 05 00.CRJC, Rue des Bruyères, 127, 4000 Cointe (Liège), tél. : 04/ 229 79 37.FESeC – Balises pour le cours de religion – Forme 2 67


Fédération de l’Enseignement Secondaire Catholique - FESeCService "Productions"Av. E. Mounier 100 - 1200 Bruxellestél. : 02-256.71.51 - fax : 02-256.71.65 - secretariatproduction@segec.be - www.segec.be

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