Lundi 6 et mardi 7 février Alan Gilbert New York ... - Salle Pleyel

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Lundi 6 et mardi 7 février Alan Gilbert New York ... - Salle Pleyel

SommaireLundi 6 février - 20h p. 3Mardi 7 février - 20h p. 10Biographies p. 172


LUNDI 6 FÉVRIER – 20HLudwig van BeethovenConcerto pour violonentracteIgor StravinskiSymphonie en trois mouvementsMaurice RavelDaphnis et Chloé – Suite n° 2New York PhilharmonicAlan Gilbert, directionFrank Peter Zimmermann, violonCoproduction Productions Internationales Albert Sarfati, Salle Pleyel.Fin du concert vers 21h45.3


LUNDI 6 FÉVRIERprintemps que l’on songe en écoutant cette pièce. Ceci n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait queStravinski s’était plongé dans une nouvelle orchestration du ballet en 1943. La Symphonie enporte la trace dans ses passages les plus puissants rythmiquement, tout particulièrement dansle premier mouvement (grands accords sur coups de timbale), ou les plus violents, comme dansle Con moto final. Finalement, bien que le compositeur prône la supériorité des lois classiques(apolliniennes) sur les « éléments dionysiaques » (Poétique musicale, 1945), c’est bien un flottempétueux qui irrigue la majeure partie de cette partition, la première d’importance composéepar Stravinski sur le sol américain.Angèle LeroyMaurice Ravel (1875-1937)Daphnis et Chloé – Suite n° 2Lever du jourPantomimeDanse généraleComposition : 1909-1912.Création le 8 juin 1912 au Théâtre du Châtelet, sous la direction de Pierre Monteux.Effectif : 1 piccolo, 2 flûtes, 1 grande flûte en sol ; 2 hautbois, 1 cor anglais, 1 petite clarinette, 2 clarinettes, 1 clarinettebasse ; 3 bassons, 1 contrebasson ; 4 cors, 4 trompettes, 3 trombones, tuba ; timbales, grosse caisse, cymbales,triangle, tambour, tambour de basque, caisse claire, castagnettes, célesta, glockenspiel ; 2 harpes, cordes.Durée : 30 minutes environ.« Daphnis et Chloé, symphonie chorégraphique, me fut commandé par le directeur de lacompagnie des Ballets Russes, M. Serge de Diaghilev, raconte Maurice Ravel. L’argument en estde Michel Fokine, pour lors chorégraphe de la célèbre troupe ». Fokine s’est inspiré d’un romangrec antique attribué à Longus (fin II e ou début III e siècle de notre ère) : deux jeunes amantsvivent dans une île bucolique et doivent traverser quelques épreuves, en particulier l’enlèvementde Chloé par des pirates et son sauvetage par le dieu Pan. Ravel, qui comme Debussy possèdedéjà son Antiquité imaginaire, a voulu brosser « une vaste fresque musicale moins soucieused’archaïsme que de fidélité à la Grèce de ses rêves ». Une Grèce évoquée avec un orchestre richeet chatoyant que les Anciens ne possédaient certes pas… Dans son écriture aux lignes nettes, trèsplastiques, Ravel traduit en sons ce dont les Grecs étaient le plus fiers : la lumière de l’Hellade.« En présence de la grande phalange symphonique moderne, estime Emile Vuillermoz, Ravelécrit avec une science, une minutie, une précision et une divination infaillibles. Il se passionnaitpour le moindre détail de sonorité. Son oreille subtile captait au vol les nuances les plus fines etles plus rares du phénomène acoustique. Avec patience, il ajustait une page d’orchestre commeun mécanisme de précision dont chaque rouage bien huilé fonctionnait avec une miraculeuseaisance. » 11 Ouvrage collectif, Maurice Ravel par quelques uns de ses familiers, Éditions du Tambourinaire, 1939.7


LUNDI 6 FÉVRIERquelques-uns et fabrique sa fameuse flûte à plusieurs tuyaux ou « syrinx » : bonne occasionpour confier à la flûte solo un long monologue des plus gracieux. Bien que la flûte soit l’undes plus anciens instruments du monde, jamais les Grecs n’auraient pu honorer le dieu Panavec un instrument aussi juste et agile que la flûte actuelle, pourvue depuis le dix-neuvièmesiècle de clefs et de plateaux. D’allure « improvisée », au rythme libre, ce gazouillement peutaccompagner à merveille l’expression corporelle de Chloé, danseuse étoile ; l’instrument évoluesur un fond statique de cordes, et se voit soudain saisi d’une virtuosité inouïe. À la fin, satessiture semble s’élargir anormalement, grâce au relais adroit du piccolo, vers l’aigu, ou de laflûte en sol (dont l’usage est assez rare) vers le grave ; la flûte en sol s’attarde langoureusementsur le thème cyclique, quand Daphnis et Chloé tombent dans les bras l’un de l’autre.Une sorte de choral, avec les quatre trompettes au style un peu « western », concrétise leserment de Daphnis. Deux interruptions criardes, à cinq temps et frappées de tambourinsou de castagnettes, représentent l’entrée des jeunes gens qui incitent à la réjouissance.La danse finale, si cosmique et si irrésistible, a coûté beaucoup d’efforts au compositeur ;dans son perfectionnisme, il a consacré une année entière à la récrire de A à Z. Dans cettebacchanale, Ravel conserve son incomparable distinction d’écriture, tout en atteignant unsommet de frénésie ; l’ardeur rejoint le sacré. Globalement, cette section terminale se présenteen deux crescendi, particularité dont Ravel est souverainement maître ; son vertige provientde la battue à cinq temps, peu fréquente dans le répertoire. Un rythme de galop, sorte demoteur, s’appuie sur des appels, de trompettes notamment, qui rappellent la Shéhérazade deRimski-Korsakov (Le récit du prince Kalender). Les guirlandes de bois, de l’acide petite clarinetted’abord, puis des flûtes, piccolos, hautbois, bassons… torsades échevelées, répandent leur fluxde sensualité collective : ces mêmes instruments qui dans le premier volet symbolisaientles rayons du jour deviennent, par le chromatisme, un ferment de vie à jet continu, presquechaotique. En conclusion, un tempo de valse à trois temps resserre le rythme dans son tourbillonà la fois orgiaque et solaire.Isabelle Werck9


MARDI 7 FÉVRIER – 20HMagnus LindbergFeriaBéla BartókConcerto pour piano n° 2entracteSergueï ProkofievSymphonie n° 5New York PhilharmonicAlan Gilbert, directionLang Lang, pianoCoproduction Productions Internationales Albert Sarfati, Salle Pleyel.Fin du concert vers 22h.10


MARDI 7 FÉVRIERgrandeur de l’esprit humain. » L’Union des Compositeurs y voit de façon plus précise« l’héroïque et noble image du peuple russe en temps de guerre ». Acclamée à sa création,l’œuvre recevra, en janvier 1946, le « Prix Staline de Second Grade ».La Cinquième Symphonie connaît également un vif succès lors de ses créations à Paris età New York en 1945.On peut s’interroger sur les raisons qui ont éloigné Prokofiev pendant seize ans du genrede la symphonie. Certes, de nombreux projets (ballets, musiques de film, opéras)occupèrent son temps. On peut également imaginer que la musique pure pouvait fairel’objet d’une suspicion plus grande et se voir condamnée pour formalisme, c’est-à-dire« le sacrifice du contenu idéologique et émotionnel d’une composition musicale, aubénéfice de la recherche de nouveaux procédés dans le domaine des éléments musicaux :rythmes, timbres, combinaisons harmoniques. » On a vu dans cette œuvre, la plus longuede toutes les symphonies de Prokofiev, une conception cinématographique de la musique :certes, la longueur des thèmes et la diversité d’idées musicales très caractérisées peuventêtre héritées d’Alexandre Nevski et d’Ivan le terrible. Mais ces traits appartiennent à lapersonnalité musicale du compositeur, et sont présents dans nombre de ses œuvresantérieures à son retour en URSS.Par ailleurs, la veine lyrique de la symphonie, généreuse mais ombrée de mélancolie,s’apparente à celle de l’opéra Guerre et Paix (commencé en 1941), notamment dans lepremier mouvement.L’Andante initial (en si bémol majeur), épique et méditatif, donne à l’œuvre son identitéprofonde. Le souffle épique est alimenté par un très long thème, développé et varié dansun flux généreux, des rythmes martiaux, une orchestration puissante, aux sonoritéssouvent cuivrées et percussives, de caractère militaire, une harmonie claire mais instable,chargeant certains accords de dissonances dans une volonté de clair-obscur.La forme sonate est exploitée avec logique et efficacité dans un discours qui voit lethème principal, donné initialement par la flûte et le basson, dans un caractère idyllique,progressivement transformé en hymne grandiose auquel des dissonances ajoutéesapportent une dimension poignante et tragique. La variété des thèmes apporte parailleurs une diversité de climats. Le second thème du mouvement forme un intermèded’une tendresse nostalgique. Il est suivi d’un élément en doubles croches, plutôt dansant,qui réapparaît dans les autres mouvements.L’Allegro marcato, saisissant scherzo en ré mineur, construit à partir d’un mouvement decroches mécanique et obstiné, fait défiler un kaléidoscope d’idées. Un premier dessin, auxlignes incisives, présenté en dialogue serré, évoque certaines pages de Roméo et Juliette.Le trio, en ré majeur, offre les climats les plus opposés : un premier épisode, délicat,semble une réminiscence de Tchaïkovski, tandis que le second plonge l’auditeur dansl’univers international de la comédie musicale (produite également par les studiosmoscovites). Les éclats des bois, la présence renforcée des cuivres, les dissonancesajoutées transforment la reprise du scherzo en farce sinistre.15


L’Adagio en fa majeur est une page lyrique, qui fait ressurgir l’univers de la guerre dans sonvolet central, musique funèbre aux accents mahlériens, adoptant un rythme de polonaise.Le final, en forme de rondo, instaure avec son joyeux refrain une détente provisoire.Le couplet central introduit un tout autre climat, plus sérieux, avec un thème d’allurechorale, en ré bémol majeur, traité en contrepoint. L’écriture, progressivement plus tendue,fait appel à un élément du premier mouvement, en doubles croches, évoqué plus haut.La coda réintroduit le motif obstiné du scherzo, et ressuscite le martèlement futuristedes œuvres occidentales les plus hardies de Prokofiev, dans un pilonnage implacableet terrifiant.Anne Rousselin16


BIOGRAPHIESAlan GilbertAlan Gilbert, directeur musical duNew York Philharmonic depuisseptembre 2009, est le premier natifde New York à occuper ce poste.De nombreuses initiatives sont lancéesau cours de sa saison inaugurale : il créela résidence de compositeurs Marie-Josée Kravis (actuellement occupée parMagnus Lindberg) et la résidenced’artistes Mary and James G. Wallach,dont bénéficie en 2010/2011 la violonisteAnne-Sophie Mutter ; il instaure unfestival annuel de trois semaines, dontl’édition 2011, intitulée Hungarian Echoes,sera dirigée par Esa-Pekka Salonen ;enfin, il met en place CONTACT!, unenouvelle série de concerts dédiés à lamusique contemporaine. À la tête del’orchestre, Alan Gilbert parcourt cettesaison les capitales musicaleseuropéennes et la Californie en deuxgrandes tournées, présente unprogramme comprenant Gruppen deStockhausen à la Park Avenue Armoryavant son retour au Carnegie Hall pourdeux concerts, dont l’un fêtera les 120ans de cette salle mythique. En outre, il aprésenté dernièrement une versionscénique de La Petite Renarde rusée deLeoš Janáček. De ses débuts avec laformation new-yorkaise, on peut retenirplusieurs grandes tournées en Asie et enEurope, ainsi que la production mise enscène de l’opéra de György LigetiLe Grand Macabre, très favorablementreçue par le public. En 2009, il devientle premier titulaire de la Chaire d’ÉtudesMusicales William Schuman à la JuilliardSchool, un poste comprenant l’encadrement,la direction et l’organisation desmasterclasses d’interprétation. AlanGilbert est nommé en 2008 chef lauréatde l’Orchestre Philharmonique Royal deStockholm, et dirige régulièrementl’Orchestre Symphonique de la NDR deHambourg en qualité de premier chefinvité. Il a collaboré avec d’autresorchestres prestigieux aux États-Unis et àl’étranger : Orchestre Symphonique deBoston, Orchestre Symphonique deChicago, Orchestre de Cleveland,Orchestre Philharmonique de LosAngeles, Orchestre de Philadelphie,Orchestre Symphonique de SanFrancisco, Berliner Philharmoniker,Orchestre Symphonique de laRadiodiffusion Bavaroise, OrchestreRoyal du Concertgebouw d’Amsterdam.De 2003 à 2006, il est le premierdirecteur musical de l’Opéra de Santa Fe.Alan Gilbert étudie à l’Université Harvard,au Curtis Institute of Music et à la JuilliardSchool. De 1995 à 1997, il est chefassistant du Cleveland Orchestra, et faitdes débuts remarqués au MetropolitanOpera de New York en novembre 2008,en dirigeant l’opéra Doctor Atomic deJohn Adams. Il obtient une nominationaux Grammy Awards grâce à sesenregistrements. En mai 2010, Alan Gilberta reçu le titre de Docteur Honoraire enmusique du Curtis Institute of Music et, endécembre 2011, le Prix de directiond’orchestre Ditson de l’université deColumbia pour son engagementexceptionnel dans l’exécution d’œuvres decompositeurs américains et de musiquecontemporaine.Frank Peter ZimmermannLe violoniste Frank Peter Zimmermannest pour l’année 2011-2012 artiste enrésidence du New York PhilharmonicOrchestra dans le cadre du programmeMary & James G. Wallach. Né en 1965 àDuisburg en Allemagne, il a commencél’étude du violon à l’âge de cinq anset donné son premier concert avecorchestre cinq ans plus tard. À l’issuede sa formation auprès de ValeryGradov, Saschko Gawriloff et HermanKrebbers en 1983, il a eu l’occasion dese produire avec des chefs de renom etnombre d’orchestres parmi les premiersau monde. Ses multiples engagementsl’amènent à se produire sur diversesscènes et lors de festivals internationauxà travers l’Europe, l’Amérique du Sud etl’Australie, sans oublier les États-Unis etle Japon, et il s’est vu confier la créationmondiale de concertos pour violond’Augusta Read Thomas, Brett Dean etMatthias Pintscher. Très engagé dansles domaines de la musique de chambreet du récital, Frank Peter Zimmermanncollabore avec les pianistes EmanuelAx, Piotr Anderszewski, Enrico Pace etChristian Zacharias, le violoncellisteHeinrich Schiff, se produisant par ailleursau sein du Trio Zimmerman qui leréunit à l’altiste Antoine Tamestit et auvioloncelliste Christian Poltéra. Durantles vingt dernières années, il a enregistréla quasi-totalité des grands concertosécrits pour son instrument ainsi que denombreuses pièces de récital pour leslabels EMI Classics, Teldec Classics, ECMRecords et Sony Classical, ce qui lui avalu diverses récompenses partout dansle monde. Frank Peter Zimmermann jouesur un Stradivarius daté de 1711 ayantappartenu à Fritz Kreisler, ceci grâceau soutien de la société WestLB. Dansle cadre de sa résidence, il s’est produitles 5 et 7 octobre derniers avec le NewYork Philharmonic Orchestra, ainsi qu’enrécital le 11 octobre avec le pianisteEnrico Pace.17


Lang LangLang Lang se produit dans toutes lesgrandes villes du monde. En août 2008,il a donné un concert à l’occasion dela cérémonie d’ouverture des JeuxOlympiques de Pékin. Plus récemment,il a été choisi pour être l’ambassadeurde l’Exposition Universelle de Shanghaien 2010 et a participé à la cérémonied’ouverture. En février 2008, Lang Langet le pianiste de jazz Herbie Hancock sesont produits ensemble à l’occasion de la50 e cérémonie des Grammy Awards.Les deux pianistes ont donné suiteà leur duo avec une première tournéemondiale pendant l’été 2009. Depuispresque dix ans, Lang Lang s’impliquedans des activités bénévolesà destination des enfants. Il metaussi son talent musical à profit pourmédiatiser des œuvres caritatives.Dans la continuité de son action debienfaisance, il a lancé la Lang LangInternational Music Foundation quise donne pour mission d’encouragerla prochaine génération d’amateurs etde professionnels. Lang Lang donnerégulièrement des masterclassespartout dans le monde, notammentà la Juilliard School, au Curtis Instituteof Music, à la Manhattan School of Music,au Conservatoire de Hanovre, dansles meilleurs conservatoires de Chine– dont il est professeur honoraire –,et également dans le cadre de sesrésidences à Chicago, Toronto, SanFrancisco, Londres, Rome et Stockholm.Durant la saison 2009/2010, Lang Langa été la vedette du festival du CarnegieHall (Ancient Paths, Modern Voices:Celebrating Chinese Culture)au cours duquel il a créé le nouveauconcerto de Chen Qigang, Er Huang,et qu’il a clôturé en interprétantle Concerto pour piano n° 2 deRachmaninov avec l’OrchestreSymphonique de Shanghai. Par ailleurs,le Musikverein de Vienne a organiséun Lang Lang Fest avec notamment unconcert en duo avec Cecilia Bartoli.Au début de la saison 2010/2011,Lang Lang participe au premier concertde Christoph Eschenbach à la tête duNational Symphony Orchestra, ainsi qu’àl’ouverture de la saison du CarnegieHall avec l’Orchestre Philharmonique deVienne. Il est également en résidenceà Londres, Paris, Milan, Madrid etSydney. Durant l’été 2008, sa biographieJourney of a Thousand Miles [Le Pianoabsolu] est publiée par Random Houseen onze langues. En 2008, il a doné desconcerts en plein air à Central Park,à New York, au Hollywood Bowl deLos Angeles, au Festival de Raviniaà Chicago, sur la Theaterplatz de Dresdeet au Derby Park de Hambourg. Dirigépar les plus grands chefs d’orchestre,Lang Lang a notamment joué avecSir Simon Rattle et le Philharmoniquede Berlin à la Waldbühne, avec DanielBarenboïm et la Staatskapelle de Berlinà la Philharmonie de Berlin, avec SeijiOzawa au gala du Nouvel An pourl’ouverture du Centre National desArts du Spectacle de Pékin. Steinwaya créé cinq versions du Lang LangSteinway conçu pour l’éducationmusicale des plus jeunes. Lang Langest aussi ambassadeur mondial de SonyElectronics. Il a récemment signé pourreprésenter l’entreprise de servicesfinanciers Aegon et il se réjouit depoursuivre sa collaboration avec Audi.Lang Lang a débuté le piano à l’âge detrois ans. Dès l’âge de cinq ans,il remporte le Concours de Shenyanget donne son premier récital en public.Il rentre au Conservatoire Central deMusique de Pékin à neuf ans. Quatreans plus tard, il remporte le premier prixau Concours International Tchaïkovskipour Jeunes Musiciens et interprètel’intégrale des Études de Chopin àl’Auditorium de Pékin. À 17 ans,il est appelé pour un remplacementde dernière minute au Gala du Siècle duFestival de Ravinia et fait un triomphedans le Concerto pour piano n° 1 deTchaïkovski avec le Chicago SymphonyOrchestra. Après ce début magistral, ildonne des concerts très applaudis dansle monde entier. En 2004, Lang Langa été nommé ambassadeur de bonnevolonté de l’UNICEF. Président du PrixMontblanc du Patronage des Arts et dela Culture, Lang Lang s’engage aussidans le mécénat. Il siège actuellementau comité consultatif du Weill MusicInstitute dans le cadre du programmeéducatif du Carnegie Hall et est le plusjeune membre du bureau de conseillersartistiques du Carnegie Hall. LangLang a joué dans la musique du filmThe Painted Veil [Le Voile des illusions]composée par Alexandre Desplat – qui aremporté le Golden Globe de la meilleuremusique originale – et dans celle du filmLe Banquet composée par Tan Dun. LangLang a récemment enregistré la bandesondu film japonais Nodame Cantabile,les vingt-quatre Études de Chopin et Nuitde mai, avec Plácido Domingo. Depuisfévrier 2010, Lang Lang enregistreexclusivement pour Sony Music ; sonpremier disque pour Sony est son récitalde 2010 au Musikverein de Vienne.www.langlang.com18


BIOGRAPHIESNew York Philharmonicà Lorin Maazel à la tête de l’orchestre,Fondé en 1842, le New York Philharmonic s’inscrivant ainsi dans la lignée(Orchestre Philharmonique de New York) légendaire des chefs titulaires du posteest le plus ancien orchestrede directeur musical.symphonique des États-Unis, et l’undes premiers à voir le jour dansCredit Suisse Group est le mécènele monde ; il a célébré le 5 mai 2010 mondial exclusif du New Yorkson 15000 e concert. Depuis sa création, Philharmonic ; il soutient ses activitésl’orchestre a toujours joué un rôle à New York comme dans tout le pays,majeur dans la vie musicale américaine, et l’accompagne autour du monde.et défendu les grandes œuvres de sontemps. Il acquiert une renommée New York Philharmonicinternationale, se produit dans 429 villes Alan Gilbert, Directeur musicalThe Yoko Nagae Ceschina Chairet 62 pays, dont ses débuts récents auCase Scaglione, Chef assistantVietnam en octobre 2009 et sa visiteJoshua Weilerstein, Chef assistanthistorique à Pyongyang (RépubliqueLeonard Bernstein, Chef lauréat,populaire démocratique de Corée) en1943-1990février 2008. Les concerts du New York Kurt Masur, Directeur musical éméritePhilharmonic sont retransmis lors del’émission radiophonique hebdomadaire Violons« The New York Philharmonic This Glenn Dicterow (Concertmaster)Week » ; ils sont également accessibles The Charles E. Culpeper Chairsur le site Internet de l’orchestre Sheryl Staples (violon solo suppléant)(www.nyphil.org) et diffusés chaque The Elizabeth G. Beinecke Chairannée à la télévision américaine dansMichelle Kim (Assistant Concertmaster)The William Petschek Family Chairle cadre de l’émission « Live FromEnrico Di CeccoLincoln Center ». Près de 2000Carol Webbenregistrements ont été réalisés depuisYoko Takebe1917, parmi lesquels plus de 500 sontencore disponibles ; mais c’est dans Hae-Young Hamle domaine du numérique que l’orchestre The Mr. and Mrs. Timothy M. George Chairinnove au cours de la saison passée, Lisa GiHae Kimen proposant le téléchargement de Kuan-Cheng Luconcerts captés en public. Pionnier Newton Mansfield+dans le domaine éducatif avec son The Edward and Priscilla Pilcher Chairprogramme « Young People’s Concerts »,Kerry McDermottAnna Rabinovail en étend la portée et favoriseCharles Rexl’enseignement musical dans la villeThe Shirley Bacot Shamel Chairde New York par des partenariats avecFiona Simonles établissements scolaires ;Sharon Yamadail développe également le programme Elizabeth Zeltser« Learning Overtures », qui encourage The William and Elfriede Ulrich Chairles échanges internationaux. Alan Yulia ZiskelGilbert succède en septembre 2009Marc Ginsberg (soliste)Lisa Kim*In Memory of Laura MitchellSoohyun KwonThe Joan and Joel I. Picket ChairDuoming BaMarilyn DubowThe Sue and Eugene Mercy, Jr. ChairMartin EshelmanQuan GeThe Gary W. Parr ChairJudith GinsbergStephanie Jeong+Hanna LachertHyunju LeeJoo Young OhDaniel ReedMark SchmoocklerNa SunVladimir TsypinMarta Krechkovsky++Yevgenia Strenger++Jungsun Yoo++AltosCynthia Phelps (soliste)The Mr. and Mrs. Frederick P. Rose ChairRebecca Young*Irene Breslaw**The Norma and Lloyd Chazen ChairDorian RenceKatherine GreeneThe Mr. and Mrs. William J. McDonough ChairDawn Hannay+Vivek KamathPeter KenoteKenneth MirkinJudith NelsonRobert RinehartThe Mr. and Mrs. G. Chris Andersen ChairKaren Dreyfus++Philip Kramp++19


VioloncellesCarter Brey (soliste)The Fan Fox and Lesllie R. Samuels ChairEileen Moon*The Paul and Diane Guenther ChairEric BartlettThe Shirley and Jon Brodsky Foundation ChairMaria KitsopoulosElizabeth DysonThe Mr. and Mrs. James E. Buckman ChairSumire KudoQiang TuRu-Pei YehThe Credit Suisse Chair in honor of Paul CalelloWei YuWilhelmina Smith++Jeanne LeBlanc++Alberto Parrini++ContrebassesTimothy Cobb++ (Acting Principal)The Redfield D. Beckwith ChairOrin O’Brien* (Acting AssociatePrincipal)The Herbert M. Citrin ChairWilliam BlossomThe Ludmila S. and Carl B. Hess ChairRandall ButlerDavid J. GrossmanSatoshi OkamotoJoel Braun++Stephen Sas++Rion Wentworth++FlûtesRobert Langevin (soliste)The Lila Acheson Wallace ChairSandra Church*Mindy KaufmanHelen Campo++PiccoloMindy KaufmanHautboisLiang Wang (soliste)The Alice Tully ChairSherry Sylar*Robert BottiThe Lizabeth and Frank Newman ChairKeisuke Ikuma++Cor anglais_______The Joan and Joel Smilow ChairKeisuke Ikuma++ClarinettesMark Nuccio (soliste suppléant)The Edna and W. Van Alan Clark ChairPascual Martinez Forteza* (2e solistesuppléant)The Honey M. Kurtz Family ChairAlucia Scalzo++Amy Zoloto++Clarinette en mi bémolPascual Martinez Forteza* (ActingAssociate Principal)Clarinette basseAmy Zoloto++BassonsJudith LeClair (soliste)The Pels Family ChairKim Laskowski*Roger NyeArlen FastContrebassonArlen FastCorsPhilip Myers (soliste)The Ruth F. and Alan J. Broder ChairStewart Rose++* (2e soliste suppléant)Cara Kizer AneffR. Allen SpanjerHoward WallDavid Smith++TrompettesPhilip Smith (soliste)The Paula Levin ChairMatthew Muckey*Ethan BensdorfThomas V. SmithTrombonesJoseph Alessi (soliste)The Gurnee F. and Marjorie L. Hart ChairDaniele Morandini++*Acting Associate PrincipalDavid FinlaysonThe Donna and Benjamin M. Rosen ChairTrombone basseJames MarkeyThe Daria L. and William C. Foster ChairTubaAlan Baer (soliste)TimbalesMarkus Rhoten (soliste)The Carlos Moseley ChairKyle Zerna**PercussionChristopher S. Lamb (soliste)The Constance R. Hoguet Friends of the PhilharmonicChairDaniel Druckman*The Mr. and Mrs. Ronald J. Ulrich ChairKyle ZernaMichael Caterisano++Erik Charlston ++David DePeters++Gordon Gottlieb++HarpesNancy Allen (soliste)The Mr. and Mrs. William T. Knight III ChairJune Han++20


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Salle Pleyel | et aussi…SAMEDI 17 MARS, 20HLUNDI 26 MARS, 20HMERCREDI 2 MAI, 20HHenri DutilleuxMétabolesJean SibeliusConcerto pour violonSergueï ProkofievSymphonie n° 5Royal Concertgebouw OrchestraValery Gergiev, directionLeonidas Kavakos, violonAlexandre GlazounovPrélude de la Suite du Moyen ÂgeSergueï ProkofievSymphonie concertante, pour violoncelle etorchestreAlexandre GlazounovSymphonie n° 6Russian National OrchestraMikhail Pletnev, directionGautier Capuçon, violoncelleBéla BartókMusique pour cordes, percussions et célestaConcerto pour violon n° 2Karol SzymanowskiSymphonie n° 3 « Chant de la nuit »London Symphony OrchestraLondon Symphony ChorusPierre Boulez, directionNikolaj Znaider, violonSteve Davislim, ténorCoproduction Productions Internationales AlbertSarfati, Salle Pleyel.MERCREDI 18 AVRIL, 20HAvec le soutien de l’Institut Adam Mickiewicz(Programme Polska Music) et de l’Institut Polonaisde Paris.LUNDI 19 MARS, 20HBéla BartókChants paysans hongroisConcerto pour piano n° 2Franz SchubertSymphonie n° 9 « La Grande »Budapest Festival OrchestraIván Fischer, directionAndrás Schiff, pianoWolfgang Amadeus MozartConcerto pour piano n° 24Anton BrucknerSymphonie n° 7Staatskapelle BerlinDaniel Barenboim, direction, pianoCoproduction Piano****, Salle Pleyel.JEUDI 19 AVRIL, 20HWolfgang Amadeus MozartConcerto pour piano n° 22Anton BrucknerSymphonie n° 9Staatskapelle BerlinDaniel Barenboim, direction, pianoCoproduction Piano****, Salle Pleyel.MARDI 05 JUIN, 20HLudwig van BeethovenEgmont, ouvertureRobert SchumannConcerto pour pianoSymphonie n° 2Claudio Abbado, directionRadu Lupu, pianoCoproduction Piano****, Salle Pleyel.Salle PleyelPrésident : Laurent BayleNotes de programmeÉditeur : Hugues de Saint SimonRédacteur en chef : Pascal HuynhRédactrice : Gaëlle PlasseraudGraphiste : Ariane FermontStagiaires : Christophe Candoni,Carolina Guevara de la Reza.Imprimeur LA GALIOTE | Imprimeur FRANCE REPRO | Licences : 1027391, 1027392, 1027393Les partenaires média de la Salle Pleyel

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