CBD Strategy and Action Plan - Morocco (Part 1, French version)

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CBD Strategy and Action Plan - Morocco (Part 1, French version)

I - INTRODUCTION 1II - BIODIVERSITETERRESTRE MAROCAINE 3- BIODIVERSITE ECOSYSTEMIQUE 3- BIODIVERSITE SPECIFIQUE 5- STRUCTURE DE LA BIODIVERSITE 5- BIODIVERSITE D'INTERET SOCIOECONOMIQUE 5- BIODIVERSITE MENACEE 5- BIODIVERSITE ENDEMIQUE 6- BIODIVERSITE INTRODUITE 6- BIODIVERSITE REGLEMENTEE 6III - INTERET SOCIO- ECONOMIQUEDE LA BIODIVERSITE TERRESTREMAROCAINE 11IV- PRIORITES STRATEGIQUES 12- OBJECTIF STRATEGIQUE 1 :CONSERVATION ET UTILISATION DURABLE12- OBJECTIF STRATEGIQUE 2 :AMELIORATION DES CONNAISSANCES -FORMATION 19- OBJECTIF STRATEGIQUE 3 : INFORMATION -SENSIBILISATION EDUCATION 23- OBJECTIF STRATEGIQUE 4 :RENFORCEMENT DES CADRES LEGISLATIFETINSTITUTIONNEL 25- OBJECTIF STRATEGIQUE 5 :COOPERATION 26V- PLAN D'ACTION NATIONAL SURLA BIODIVERSITE TERRESTRE 27Photos: M.Maghnouj; B; Jaafar, M. Menioui,M. Hannane, GEM, InternetDès 1989, le WorldRessources Institute (WRI),le Programme des NationsUnies pour l'Environnement (PNUE)et l'alliance mondiale pour la nature(IUCN) avaient établi un programmeconjoint sur la Diversité Biologique;programme qui a abouti àl'élaboration, avec un grand nombred'organismes nationaux etinternationaux, d'une stratégiemondiale sur la biodiversité et, en finde compte, à l'élaboration de laConvention sur la DiversitéBiologique. Cette dernière a étésignée, en 1992, par plus de 157 payset est entrée en vigueur le 29septembre 1993.Parmi les éléments de ce programme,la communauté internationale aadopté et recommandé le guide"Planification Nationale de laBiodiversité" où sont proposées 7étapes principales à suivre pour laconservation et l'utilisation durable dela biodiversité. Ces étapes sont"l'organisation", "l'évaluation","l'élaboration d'une stratégie","l'élaboration d'un plan d'action", "lamise en œuvre", "la surveillance etl'évaluation", et enfin "le rapport".Le Maroc a réalisé la première étapede ce processus, celle del'organisation, premièrement par lasignature de la Convention sur laDiversité Biologique en 1992, puis parsa ratification en 1995, mais, surtout,par la mise en place d'un départementgouvernemental chargé de laProtection de l'Environnement deuxmois après la signature de cetteConvention; département qu'il a doté,en plus et entre autres, d'une cellule"Biodiversité et Désertification".Le Maroc a également accompli ladeuxième étape relative à l'évaluationen réalisant, avec l'appui financier duPNUE et du FEM, une étudepluridisciplinaire sur le thème "EtudeNationale sur la Biodiversité" visantl'inventaire et l'évaluation de toutesles ressources biologiques etécosystémiques du Maroc ainsi queleurs caractéristiques. Cette étude apermis l’élaboration d’une synthèseexhaustive relatant l'état actuel desconnaissances sur la diversitébiologique du Maroc, sur sa faune etsa flore sauvages, ses ressourcesnaturelles exploitables, les tendancesde ces ressources, les lois, lespolitiques , les programmes, les1


organisations, etc. régissant cedomaine. Cette étude vient compléterles données rassemblées sur lesécosystèmes et les espèces menacésmis en évidence dans l'étude sur les"Aires Protégées", élaborée avecl'appui de la Banque Africaine deDéveloppement.Le Maroc, ayant réalisé ces deuxpremières étapes peut, donc,prétendre passer, conformément àl'article II/7 de la Conférence desParties (COP), aux stades suivantscorrespondants, tout d'abord, à celuide l'élaboration d'une "StratégieNationale", puis d'un "Plan d'ActionNational" sur la diversité biologique.Mais, si le Maroc a besoin d'élaborerune stratégie et d'un plan d'action surla biodiversité terrestre, ce n'estcertainement pas uniquement parcequ'il avait signé et ratifié la Conventionsur la Diversité Biologique. Le Maroca, en effet, une longue tradition dansle domaine de “la protection de lanature”, peut être pas en termebiodiversitaire telle qu'elle est perçueet conçue aujourd'hui; maisl'ancienneté de certains de ses texteslégislatifs, de l'année 1923, date decréation de réserves pour laprotection d'espèces gibiers,témoignent qu'une réelle prise deconscience de ce problème a toujoursexisté.Le Maroc, comme de nombreuxautres pays a, certes, profité de cetteopportunité du Sommet de Rio et dusoutien international pour accélérer lamise en œuvre du processus deconservation et d'utilisation durable desa biodiversité; mais, parmi lesnombreuses autres raisons, au moinscelles se rapportant au domaineterrestre, il y a le grand nombred'espèces sauvages et endémiquesmenacées, l'acuité de l'érosion decertains écosystèmes naturelscontenant une riche biodiversité et lesincontournables impacts socioéconomiquesde la perte de labiodiversité sur la population et surl'environnement.Le Maroc, comme tout autre pays,puise, en effet, l'essentiel deséléments nécessaires pour sondéveloppement dans ses ressourcesnaturelles dont les principales, à partle phosphate, sont, bien entendu, sonagriculture, ses forêts, ses eauxmarines, ses parcours d'élevage, ladiversité de ses paysages (tourisme),etc. qui sont toutes des ressourcesbiologiques fondées sur la notion de"race", de "variété", d'"essence",d'"espèce", ou de "milieu". Notredéveloppement se fait donc, engrande partie, au dépens de cescomposantes et il en a résulté et il enrésulte encore des pertes écologiqueset socio-économiques incalculablesdues à la perte de ce "fonds"biologique et culturel inestimable.C'est, effectivement, notre principal,sinon notre seul capital, car si lephosphate, comme les autresressources minières, d'ailleurs, estune ressource "éphémère" et si sesstocks demanderaient, dans lesmeilleures des conditions des millionsd'années pour se reconstituer, lesressources biologiques, disponibles etrenouvelables, constituent les seulesressources naturelles, pérenneslorsqu'elles sont gérées de façonrationnelle, sur lesquelles un payspeut compter et planifier une stratégieet des actions pour un développementdurable.Nos principales ressourcesbiodiversitaires terrestres sont labiodiversité forestière et la biodiversitéagricole dont l'état de conservation(cf. paragraphes respectifs) suggèreune planification et des engagementspratiques. Mais, ces deuxécosystèmes recèlent bien d'autrespotentialités "occultes" végétales(plantes médicinales, lichens, plantesaromatiques, caroube, glands,champignons, truffes, oignonsauvage, espèces "apparentées ouvoisines sauvages" de plantescultivées, etc.), animales (miel,gibiers, auxiliaires, fertilisateurs dusols, mammifères, oiseaux, etc.),paysagères (diversité écosystémiqueet paysagère) et génétiques (espècesendémiques, races locales, etc.),jouant toutes un rôle importantLes dattes ressource biologique sur la quellerepose l’économie de la majorité des famillesdes oasis du sudLa palmeraie, l’une des formations les plusmenacées du Maroc2le Cerf introduit dans le parc d’Ifran


ARTICLE 6: MESURES GENERALES ENVUE DE LA CONSERVATION ET DEL'UTILISATION DURABLEa - Elabore des stratégies, plans ouprogrammes nationaux tendant à assurer laconservation et l'utilisation durable de ladiversité biologique ou adapte à cette fin sesstratégies, plans ou programmes existants quitiendront compte, entre autres, des mesuresénoncées dans la présente Convention qui laconcernent;Convention sur la Diversité Biologiquepourvoyeur de recettes, certes moinsimportantes que l'agriculture ou lesforêts, mais, dont le rôle social est toutaussi important. Une stratégie deconservation, d'utilisation durable etde valorisation, ajouterait sans douteune plus-value à notre économie,mais, surtout à notre effort deprotection de l'environnement. Lastratégie et les actions proposées surla biodiversité terrestre tiennentcompte:-des principales études sur labiodiversité, en particulier celle del'"Etude Nationale sur la Biodiversite"et celle des "Aires Protégées";-des besoins, en matière desensibilisation, d'information,d'éducation, de formation et deconservation, des acteurs nationauxs'intéressant au secteur de labiodiversité; besoins exprimés lors del'atelier sur "Eléments de stratégie etplan d'action sur la biodiversité" tenu àRabat en février 1998;-des recommandations et desrésultats des départements chargésde l'Agriculture, des Eaux et Forêts,de la Recherche, etc.-des recommandations duProgramme des Nations Unies pourl'Environnement, de l'AllianceMondiale pour la Nature et du WoldRessources Institute exposées dansle document "Planification nationalede la Biodiversité" et qui est l'un desdocuments de base de la "Conventionsur la Diversité Biologique";-des recommandations duDépartement de l'Environnement;-des expériences de certains paysd'Afrique, d'Amérique et d'Asie qui sesont déjà dotés d'une stratégie et d'unplan d'action nationaux en matière debiodiversité.Le domaine terrestre au Marocest une mosaïquegéomorphologique de 710850 Km² de superficie. Il estessentiellement constituée: -d'undomaine montagneux (4 principaleschaînes de montagnes dont, environ,100 000 Km² situés à plus de 2000 m.d'altitude); - d'un domaine atlantique(fait de plateaux et de plaines côtières)et; - un domaine aride (vaste composéfait des hauts plateaux de l'oriental etdes zones sahariennes et présahariennes).Le domaine terrestremarocain englobe 40 écosystèmespouvant être subdivisés en 3principales unités écosystémiques,dont l'unité forestière, l'unité steppiqueet l'unité saharienne.DIVERSITEECOSYSTEMIQUE3Le domaine terrestre au Marocpeut être subdivisé en:- un écosystème forestier quioccupe, environ 12% du territoirenational. Celui-ci a deux principalesfonctions: une première fonction deProduction et une deuxième deProtection. Sa fonction productiveréside dans ses productions ligneuseset non ligneuses sus mentionnées et,aussi, dans son rôle de pourvoyeurd'un grand nombre d'emplois.Quant à son rôle protecteur, il setraduit par l'abri qu'il offre à:- plus de 4700 espèces végétales


par sa fonction socio-économique entant que dernier refuge pournombreuses espèces gibiers et en tantque matière première pour l'industriepapetière, espace pastoral , vannerie,pouvoir calorifique, etc. Cependant, sonrôle le plus déterminant reste sansdoute celui écologique, fondamentaldans la protection du sol et la luttecontre la désertification.un écosystèmesteppique, avec une strate arborée basée principalement sur des Acaciadont nombreuses sont endémiques; -près de 90 mammifères; - plus de 320espèces d'oiseaux; - un très grandnombre d'invertébrés, etc. Ce rôleprotecteur de la forêt se traduitégalement par sa contribution à lalutte contre l'érosion, à la régulationdu régime des eaux, à la protectiondes barrages contre l'envasement,etc.- un écosystème sous climaxEcosystème sahariensteppique, lié souvent àl'écosystème forestier. Malgré sapauvreté naturelle, il a une importancedéterminante parmi les milieuxnaturels terrestres du Maroc aussibien par la surface qu'il occupe (3 186000 ha) constituée principalement parla nappe alfatière à laquelle s'ajoutentles steppes à xérophytes, à acacias etd'autres formations steppiques deszones arides ou de montagnes, queun agrosystème agricole, dans sa grande majorité, traité de façon traditionnelle4- un écosystème saharien, avecses regs (étendues sahariennes àreliefs plats couverts de cailloux) et sesergs (dunes sahariens de sable), est unécosystème qui n'est pas aussidésertique que pourrait le laissertraduire son nom. En effet, si les faiblesprécipitations qui caractérisent ceszones arides limitent en partie ledéveloppement de la flore, on y acompté pas moins de 730 espècesvégétales différentes dont plus de 60endémiques. La faune y est égalementbien développée et est représentée, parexemple, par un grand nombred'invertébrés (plus de 650 espèces,plus de 50 espèces de reptiles etamphibiens (plus de la moitié du totaldes reptiles du Maroc) et dont certainessont, en plus endémiques. Il comporteégalement plus de 250 espècesd'oiseaux, au moins 40 mammifères, ungrand nombre d'espèces endémiques,d'espèces hautement menacées etd'espèces qui sont au bord del'extinction. L'importance de cetécosystème réside également dans sescaractéristiques physiques quiconstituent des sources énergétiquesimmenses.- un écosystème agricole. Denombreux spécialistes distinguentdans le domaine terrestre unquatrième écosystème qui, dans lecas du Maroc, comporterait dans soncatalogue officiel des plantescultivables appartenant à 152 variétés


différentes dont les principales sontles céréales avec 61,2%, puis lesjachères (16,2%) puis les arbresfruitières (8,8%), les culturesfourragères (4,4%), les légumineusesalimentaires (3.8%), les culturesindustrielles (3.2%), et les culturesmaraîchères (2,3%).Les superficies de l'écosystèmeagricole équipées en grandehydraulique (474 000 ha) et en petitehydraulique (240 000 ha) totalisent714 000 ha, sur un potentiel irrigablede 1 353 000 ha.DIVERSITE SPECIFIQUESTRUCTURE DELA BIODIVERSITE NATIONALEL'Etude Nationale sur la biodiversité,a permis de mettre en évidence lagrande richesse et la dominancequalitative et quantitative de ladiversité terrestre du Maroc parrapport aux autres composantes de labiodiversité nationale. La figure cicontremontre, qu’à l'état actuel desconnaissances, et pour tous lesgroupes confondus, le nombre totaldes espèces terrestres, est bien plusélevé que celui des aquatiques(marines et dulcicoles). Lesécosystèmes terrestres comportent71% du total des espèces recenséessur tout le territoire national, contre22% pour la faune marine, 5% pour lafaune dulcicole et 2% pour la floremarine.Au sein de cette faune terrestre, lesinvertébrés terrestres (IT) sont de trèsloin les plus représentés, suivis de laFlore terrestre (F T). Les oiseaux, lesmammifères, les réptiles et lesamphibiens sont relativement peureprésentés.BIODIVERSITEMENACEE DU MAROCLes espèces menacées de labiodiversité marocaine comptent 2277formes différentes, qui sont, à l’instarde la biodiversité globale, trèslargement dominées par les taxaterrestres (fig. ci contre). Cesdernières constituent, en effet, plus de80% du total des formes menacées duMaroc, suivies de la faune marine807060501600014000120001000080006000400020005(12%), puis la faune dulcicole (6%) et,enfin, les algues marines (1%).Parmi les espèces terrestres, legroupe qui montre le plus de formesmenacées est celui des plantesvasculaires, ce qui est considérécomme une conséquence directe dela dégradation des écosystèmesforestiers, en premier lieu, puis desparcours.Pour les invertébrés terrestres, malgré


leur grande diversité, le nombre deforme menacées, par rapport au totaldes espèces, est relativement faibledans la mesure où:- très peu sont bienétudiés; -nombreux sont les ravageurset; - dans leur grande majorité, leurrôle est essentiellement écologique.BIODIVERSITE D’INTERETSOCIO-ECONOMIQUEOn dénombre pas moins de 3250espèces dotées d'un intérêt socioéconomique,positif ou négatif, parmiles espèces animales et végétalesrecensées au Maroc. Ce nombre estconstitué par plus de 60% (2027) deformes terrestres, alors que le resteest partagé entre la faune marine (953espèces), les algues marines (244espèces) et la faune dulcicole (26espèces). La structure qualitative, pargroupes systématiques, des espècesterrestres, montre une très nettedominance des invertébrés terrestres(1044 espèces), surtout les formesravageuses, puis les plantesterrestres (540 espèces) parmilesquelles on dénombre un grandnombre de mauvaises herbes.BIODIVERSITE INTRODUITEAU MAROCLes espèces introduites au Marocsont faiblement représentées. Lastructure des taxa envahissantes etles pourcentages relatifs des formesterrestres par rapport à cellesaquatiques, montre une très netteprépondérance des formes terrestres,surtout des invertébrés qui, il estconnu, sont très mobiles, comportentun grand nombre de ravageurs, deparasites et de vecteurs de maladies.BIODIVERSITE REGLEMENTEEDU MAROCLes espèces de la biodiversitémarocaine soumises à uneréglementation nationale ouinternationale sont relativement peunombreuses. Ce nombre, d'environ 700espèces, est également largementdominé par les formes terrestres (432).Ces dernières constituent 61% detoutes les espèces réglementées duMaroc, suivies de la faune marine(38%), puis la faune dulcicole (1%) etenfin les algues marine (moins de 1%).Les formes terrestres réglementées àl'échelle nationale ou internationaleS'il y a un écosystème terrestre, quiavec ses espèces autochtones,pourrait être considéré comme capitaldans les secteurs socio-économiqueet écologique de notre pays, c'estcertainement l'ECOSYSTEMEFORESTIER bien qu'il n'occupe,qu'environ 12% du territoire national.Il est stratégique pour ses divers rôleséconomique (recettes, matièrepremière, etc.), écologique (luttecontre l'érosion, l'envasement desbarrages, etc.) et social (source derevenus pour plus de 114 000familles, etc.). L'importance del'impact socio-économique del'écosystème forestier réside dans sesdeux principales fonctions protectrice6paraissent très nettement dominées parle groupe des oiseaux (333 espèces)puis, très loin derrière, la macrofloreavec 45 espèces seulement. Les autresgroupes systématiques sontrelativement peu représentés.BIODIVERSITEENDEMIQUE DU MAROCLe Maroc recèle jusqu'en 1997 plusde 4110 espèces endémiques et onestime que c’est une sous estimationdans la mesure où de nombreusesrégions restent encore inexplorées et(écologique) et productrice (socioéconomique):-sa fonction productrice (rôle socioéconomique)d'importantes quantitésde bois d'œuvre et d'industrie (600000 m3), de bois de feu (10 500 000m3, soit 30% du bilan énergétiquenational), de bois de liège (19 000tonnes) et d'unités fourragères (plusde 1 500 000 000 annuellement, soit11% du bilan fourrager national).La fonction productrice de la forêtréside également dans ses 950millions de Dh de recettes(exportations), sans parler d'uneproduction non marchande de boisramassé (de 4 415 000 Dh) et decharbon de bois (29 350 000 Dh),


des groupes systématiques entierssont encore très peu ou pas étudiés.Parmi ces espèces endémiques lesformes terrestres constituent plus de91%, contre 6% pour la faune marineet 3% pour les formes dulcicoles. Leplus grand nombre des espècesendémiques appartiennent auxinvertébrés (2280 formes différentes)suivis des plantes (718 espèces).A côté de ces ressources endémiquesappartenant à la faune et la floresauvages, il existe de nombreusesraces locales d'espècesdomestiquées ou cultivées qu'ilimporte de protéger et de valoriser.Parmi ces dernières il y a lieu designaler les 152 espèces cultivéesreconnues officiellement; mais aussicertaines races de petits ruminantstels que Dman, Sardi, etc.donc, des ressources financières pourau moins autant de familles) en plusdes 40 millions de jours de travail; cequi totalise quelques 114 000personnes actives dans ce domaine,soit plus de 17% de la populationactive dans le domaine rural, qui vitentièrement ou partiellement de laforêt et de ses produits. La forêtmarocaine contribue pour 2% au PIBagricole et 0.4% au PIB national; maissa contribution réelle est estimée à10% du P.I.B. agricole correspondantaux revenus tirés par les populationsrurales, du pâturage, du boiscombustible et des menus produits.La dégradation de la forêt et de sonsol fait perdre au Maroc près de 80milliards de Dirhams; sommecolossale qu'il est possibled'économiser, sinon en totalité, aumoins en grande partie.-sa fonction protectrice se traduit,entre autres, par l'abri que la forêtoffre à: - plus de 4700 espècesvégétales dont nombreuses sontendémique; - près de 90 mammifères;- plus de 320 espèces d'oiseaux; unL’Eucalyptus, introduit au Maroc, pour sa productivité et pour diminuer la pression surles ressources autochtonestrès grand nombre d'invertébrés, etc.;mais, aussi, par sa contribution dansla lutte contre l'érosion, la régulationdu régime des eaux, la protection desbarrages contre l'envasement, etc.. Laforêt constitue une solution idéale etnaturelle pour les problèmes del'érosion éolienne et donc ladésertification. Déjà 250 000 ha sontmenacés par une désertification qui"dévore" les cultures, les palmerais,les voies de communications, etc. etanéantit par conséquent des effortsconsidérables d'investissements. Laforêt est aussi un remède idéal contrel'érosion hydrique et donc la perte dusol ce qui entraîne, entre autres, labaisse de la fertilisation etl'envasement des barrages, réduit lessurface irrigables, etc., sans parler dufait que la forêt englobe des airesnaturelles pour la conservation in situde la biodiversité sauvage et unmoyen pour l'amélioration desconditions de l'environnement et lalutte contre la pollution.D'autres rôles écologiques sontassignés également à la forêt dontl'épuration des eaux et la régulation duclimat. "Elle constitue l'équipementessentiel du château d'eau qu'est lamontagne en économisant l'eau, enGRANDES ZONES PASTORALES DU MAROC (65 490 110 hectares)Maroc oriental et vallée de MoulouyaMoyen AtlasHaut Atlans central et orientalChaine rifaine et ses borduresMaamora et plateua centralPlateuax et plaines nord atlantiquesMéseta côtièreArganeraieZone pré_saharienneZone saharienne75 249 950 hectares1 213 050 hectares2 269 750 hectares916 550 hectares809 100 hectares1 275 600 hectares77 160 hectares1 459 550 hectares5 666 950 hectares46 552 450 hectaresun troupeau qui ne se contente plus de brouterpar-terre mais s’attaque aux arbres


améliorant sa qualité, en régularisantles débits des rivières, en protégeant lebas-pays des crues et en en protégeantles sols et les infrastructures, sansparler du fait qu'elle constitue unconservatoire naturel et un réservoirirremplaçable de ressourcesgénétiques".Au milieu forestier, proprement dit, ona souvent articulé les parcours quicouvrent quelques 53 millions d'ha.C'est une très importante ressourcefourragère pour un cheptel d'environ25 080 000 têtes. Ces parcoursassurent en moyenne 26% desbesoins fourragers, mais danscertaines régions, ce pourcentageatteint les 90%. En fait, la couverturedes besoins du cheptel national estpassée de 60% les années 70, àmoins de 26%, ou peut être moins,aujourd'hui. Les défrichements,l'augmentation du nombre de têtes ducheptel sur les parcours, l'extensionde la durée de pacage et l'arrachagedélibéré des essences ligneuses ontfait qu'actuellement pratiquement tousnos parcours sont dégradés: 12%sont fortement dégradés, 81%moyennement dégradés et,seulement, 6,6% faiblementdégradés. Cette déterioration de l’étatdes parcours se traduit, entre autres,par: - le remplacement de lavégétation pérenne par une autreannuelle peu appétable; - des solsdénudés; - l'apparition de sables etdunes et; - en terme de biodiversité, lararéfaction/disparition d'espèces.L'ECOSYSTEME AGRICOLE estégalement un domaine prioritaire, nonseulement en tant que principalpourvoyeur de notre nourriture; mais,aussi, en tant qu'élément stratégiquede l'économie nationale. En effet, dèsl'indépendance, le Maroc a assigné àl'agriculture un rôle déterminantcomme secteur d'ajustement et definancement de la croissanceéconomique nationale et, aujourd'hui,elle reste l'un des secteursdéterminants de cette économie. En1996, par exemple, la performance de12% de l'économie nationale étaitimputable, pour près de 75%, à laproduction agricole dont la valeurajoutée a augmenté de près de 80%.Mais, la majorité des espèces qui sontà l'origine de cette croissance, ne sontmalheureusement pas des ressourcesautochtones, mais des formesimportées pour leur intérêt lucratif.La biodiversité, en particulier sacomposante agricole, est de plus, legarant de notre existence du faitqu'elle est pourvoyeuse de nos8principales ressources alimentairesaussi bien végétales (cultures)qu'animales (élevage). Sonimportance ne se limite passeulement à ces rôles de "grenier" etd'"étable", mais aussi à ses vocationsd'employeur de la main d'œuvre, defournisseur de devises et d'unimportant secteur productif.Le Maroc est, en effet, un paysagricole dont 11,8% (8456 000 ha) desa superficie est cultivable. Plus du1/3 de la population active du Maroc(4,8 millions) travaille dans le secteuragricole, 2,2 millions de ménagesdépendent de l'agriculture et 50%d'entre eux vivent des culturespluviales associées à l'élevage.


La production agricole constituait audébut des années 60 près de 30% duProduit Intérieur Brut et ne dépassaitplus les 17% en 1993. Les revenusde cette production finançaientenviron la moitié des importationstotales jusqu’en 1973; mais, ce tauxn'a cessé de régresser, depuis, pouratteindre à peine les 11% en 1990.L'apport en devises de la biodiversitéagricole était, par exemple, de 8milliards de Dirhams en 1994,correspondant à 20% du total desrang après les équipements et leexportations, soit le 2 ième rang après(16% des importations, soit 3 ième agricole compte pour près du 1/3 dules phosphates et avant les pêchesmaritimes. Les surfaces irriguéescontribuent à 90% aux exportationspétrole), diminuerait, ou du moins,stabiliserait l'exode rurale, garantiraitdavantage d'emplois et de sécuritéagricoles marocaines.socio-économique pour uneL'écosystème agricole avec ses population, surtout rurale, et, aussi,espèces cultivables et ses ressourcesgénétiques constituent donc unélément clé pour le développementSURFACES CLASSEES D'ESSENCESFORESTIERES AUTOCHTONESsocio-économique de notre pays. LaPin maritime du Magreb 185 hamise en place d'une stratégie et Pin d'Alep162 haCyprès de l'Atls60 had'actions concrètes pour leurCèdre220 haconservation et leur développement et Sapin du Maroc210 hal’atteinte de l'autosuffisancealimentaire économiserait au Marocquelques 9 milliards de Dirhamsgarantirait la conservation pour uneutilisation durable de nos ressourcesdépensés annuellement pour génétiques végétales et animales.l'importation de denrées alimentaires L'élevage, partie intégrante du secteurle cheptel bovin national est de plus en plus envahi par des races étrangères, plus productives maismoins résistantes, importées de divers pays de l’Europe et de l’Amérique du NordL’élevaeg constitue l’une des principales activités en milieux ruraux. Les dromadaires, en particulier,et les chèvres, sont préférés aux autres races de cheptel dans les régions arides et désertiques.9PIB agricole, fait travailler quelques40% de la population active rurale,gère plus de 22 000000 de têtes debétail qui fournit 90% des besoins enproduits laitiers.On estime actuellement à 130milliards de DH, le coût de perte dû àl'érosion du sol, chiffre qui, avec lacélérité de la dégradation de ce sol nefait qu'augmenter.L'écosystème forestier, commel’”écosystème agricole, ainsi que lesautres, comportent desRESSOURCES GENETIQUESextrêmement importantes etstratégiques en tant que capitalbiologique national irremplaçable et entant que bien propre mondial. La plupartde ces ressources constitue unpatrimoine qui existe au Maroc et pasailleurs; sa disparition est doncirréversible et il n'y a aucune possibilitépour le restaurer au cas où, pour uneraison ou pour une autre, disparaîtra.On compte aujourd'hui au Maroc plusde 4100 espèces endémiques,dominées à plus de 90% par des formesterrestres; un pool génétiqueconsidérable.A côté de ce potentiel génétiquesauvage propre au Maroc, ce dernierest considéré comme l'un des centresde la diversité génétique pourplusieurs plantes cultivées et espècessauvages apparentées. Certaines


d'entre elles appartenant, parexemple, aux genres Medicago,Lupinus, etc., et qui étaient décritesdans le passé se sont raréfiées oumême disparues de certaines zones.Les efforts d'amélioration agrogénétiqueentrepris au Maroc ontabouti à la création et l'inscription, auCatalogue officiel des plantescultivables, de plus de 152 variétésappartenant aux différentes espèceséconomiquement et socialementimportantes dont certaines sontactuellement utilisées à l'échelleinternationale; mais une trentaineseulement (23 de grandes Cultures etune dizaine d'arbres fruitiers) sontconsidérées comme des espècescibles pour la conservation de leurspatrimoines génétiques et pour leurvalorisation. Il s'agit de l'orge, le blédur, le blé tendre, le Maïs, le Soghro, laluzerne, l'avoine, Vesce, Lathyrus,Maïs fourrager, Soghro fourrager,Fève, Pois - chiche, petits pois, lentille,haricots, carotte, navet, aubergine,oignon, chou, fleur local, rosier local,safran, menthe, palmier dattier,amandier, prunier, abricotier, olivier,figuier, grenadier, vignes, ainsi queleurs espèces spontanées sauvagesapparentées.Près de 837 hectares sont couvertspar des formations génétiquesforestières autochtones qui sontrépartis sur 137 parcelles classées enguise de peuplement porte-graines insitu pour ces espèces que sont: le pind'Alep, le pin maritime du Maghreb, lecèdre de l'Atlas, le Cyprès de l'Atlas etle sapin du Maroc. Mais à côté de cesressources génétiques autochtones, ily a, bien sûr, l'Arganeraie, le chêneliège et le Thuya.Le Maroc est considéré égalementcomme centre de diversité génétiquepour plusieurs genres de plantesfourragères et pastorales, bien quecette diversité est en voie dedisparition. L'armoise (Artemisiaherba-alba) l'alfa (Stipa tenacissima),Salsola sp., Helianthemum sp. Stipasp., Aristida sp. et d'autres arbustes,sont également d’autres ressourcesphyto-génétiques ayant une grandeimportance sur les plans économiqueet social.Plusieurs autres espèces ne sont niressources agricoles, ni sylvatiques,ni phytogénétiques, etc.; elles sontSAUVAGES mais MENACEES (prèsde 2277 formes différentes) dontSardi, race ovine localeArganeraie et “son ennemi”, la chèvre, est une ressource jouant unrôle primordial dans les régions rurales du Sous10


Les deux facettes d’une même ressource: Bel arbre de l’extérieur (vers la route); sans la moindre vie de l’intérieur (vers la forêt)nombreuses sont citées dans deslistes rouges internationales dontcelles de la CITES et de l'IUCN. Parmices espèces, certaines ont uneimportance mondiale telles que l'Ibischauve, le Faucon d'éleonore,l'Outarde houbara, la Panthère ou latortue grecque. Les formes terrestresrestent très largementprépondérantes avec 80% du totaldes espèces menacées de notrepays. Il s'agit d'un patrimoine nationalque le Maroc se doit de protéger entant que taxa jouant un rôleécologique, souvent peu connu, dansleurs écosystèmes respectifs. Mais,c'est également un patrimoineinternational appartenant à la diversitébiologique mondiale protégée par laConvention sur la DiversitéBiologique.Nombreuses de ces espèces ont unimpact socio-économique importanttels que les espèces sauvagesapparentées aux plantes cultivées oules races animales locales qui sont à lasource des améliorations génétiquesdes espèces cultivables et elevées et,par conséquent, sont à l'origine, entreautres, de l'augmentation de laproduction agricole et l'augmentationdu pourcentage de sécuritéalimentaire.Les êtres humains sont au centre despréoccupations relatives au développementdurable. Ils ont le droit à une vie saine etproductive en harmonie avec la natureDéclaration de Rio - Principe 1ARTICLE 6: MESURES GENERALES ENVUE DE LA CONSERVATION ET DEL'UTILISATION DURABLEChacune des parties contractantes, en fonctiondes conditions et des moyens qui lui sontpropres:a-Elabore des stratégies, plans ou programmesnationaux tendant à assurer la conservation etl'utilisation durable de la diversité biologique ouadapte à cette fin ses stratégies, plans ouprogrammes existants qui tiendront compte,entre autres, des mesures énoncées dans laprésente Convention qui la concernent;ARTICLE 7: IDENTIFICATION ETSURVEILLANCEChaque partie contractante, dans la mesure dupossible et selon qu'il conviendra, notamment,aux fins des articles 8 à 10:a -identifie les éléments constitutifs de ladiversité biologique importants pour saconservation et son utilisation durable, entenant compte de la liste indicative decatégories figurant à l'annexe I,Convention sur la Diversité Biologique11Une stratégie nationale pour laconservation et l’utilisationrationnelle de la biodiversitéterrestre devrait, à notre sens,prendre en considération trois faitsimportants: 1 - le besoin despopulations en matière de biodiversité(et il faut œuvrer pour satisfaire cesbesoins), 2 - l'état dénaturé, sinondélabrée de nombreuses de nosressources biologiques; ce qui a ététraduit par les conclusions de l'étudenationale sur la biodiversité et aussicelles de bien d'autres projetsd'évaluation sur les différentescomposantes de l'environnement auMaroc; 3 - le Maroc est l'un dessignataires de la Convention sur laDiversité Biologique et qu'il est censéappliquer les différentes clauses decette dernière, bien sûr "dans lamesure du possible et selon qu'ilconviendra". De l'analyse de ces troisfaits, il découle qu'il faut oeuvrer et detoute urgence pour preserver notrepatrimoine biologique pour pouvoirl’utiliser de façon durable et letransmettre aux générations futures


dans un état aussi indemne quepossible.Toute la stratégie socio-économiquedu Royaume du Maroc repose, en toutpremier lieu, sur le système agrosylvatiqueainsi que sur la pêchemaritime en tant que ressourcesvivantes mais, aussi, sur le phosphateen tant que ressource minière, elleaussi, d'origine organique etbiodiversitaire. Trois principalesressources basées sur les notionsd'espèces, de variétés etd'écosystèmes. C'est dire combien ledéveloppement du Maroc esttributaire des végétaux, des animauxet des micro-organismes qui y vivent;éléments biodiversitaires àdominance terrestre que notre paysse doit, par conséquent, de conserveret d'en assurer la pérennité, tout encontinuant, bien sûr, à profiter de leursavantages. Cependant, on ne peutconserver sans une base scientifiqueet sans connaissances plus ou moinsapprofondies de l’état des lieux, descauses de la dégradation et desexigences écologiques de diverséléments de la biodiversité. En effet,analyse des différentes études sur labiodiversité terrestre au Maroc montreque, dans la grande majorité des cas,nos connaissances sont très limitéesARTICLE 8: CONSERVATION IN SITUChaque partie contractante (…):a-Etablit un système de zones protégées ou dezones ou des mesures spéciales doivent êtreprises pour conserver la diversité biologiques;b-Elabore si nécessaire, des lignes directricespour le choix, la création et la gestion de zonesprotégées ou de zones où des mesuresspéciales doivent être prises pour conserver ladiversité biologiques;d- Favorise la protection des écosystèmes etdes habitats naturels ainsi que le maintien depopulations viables d'espèces dans leur milieunaturel;Convention sur la Diversité Biologiqueet trop élémentaires, en particulier ence qui concerne, la dynamique etl'évolution des populations (espècesendémiques et menacées, entreautres), les relations entre cesespèces et les facteurs abiotiques etbiotiques du milieu et, surtout, l'impactde l'action anthropique sur cettedynamique.A titre d’exemple, dans les milieuxforestiers et steppiques, nousconnaissons peut être assez bien labiologie, la production, l'état deconservation des principalesessences en tant qu'espèces deproduction et de protection; mais, onne peut en dire autant sur cesessences en tant qu'éléments del'écosystème forestier, sur lesinteractions entre chacune de cesessences et toutes les autres formesvégétales, animales ou microbiennesLe parc Sous-Massa, abritant des gazelles, récemment introduites.appartenant à la même biocœnose, niencore sur les actions des produitschimiques et des polluants sur l'écophysiologiede ces essences. Ceci estégalement le cas pour l'écosystèmeagricole.Pour les ressources génétiques etplus particulièrement lesgermoplasmes, il faut reconnaître quesi le stockage des espèces assure àces variétés cultivées et leursespèces sauvages apparentées unecertaine longévité, la mise enconservation ex situ de ces formesarrête, à l'instant même, leur évolutionvis à vis des conditionsenvironnementales qui, elles,continuent d'évoluer. Il en découleainsi qu’au moment de vouloir utiliserces germoplasmes, celles-ci ne serontplus aussi "sauvages" qu' on l'auraitsouhaité.Toutes nos connaissances surl'aspect synécologique de labiodiversité terrestre nationale seréduisent donc pratiquement au faitque "notre patrimoine génétiqueréside dans nos espèces et notrepatrimoine spécifique réside dans nosécosystèmes".L’amélioration des connaissances surdiverses composantes de labiodiversité nationale s’impose alors;mais, devrions nous attendre jusqu'àavoir suffisamment de connaissancespour commencer à protéger cepatrimoine?. Il est certain, que d'ici là,avec la cadence actuelle de l'érosionde la biodiversité nationale, il sera troptard pour bon nombre de ressourcesgénétiques, d'espèces etd'écosystèmes vulnérables, etc.surtout que nombreux éléments decette biodiversité terrestre (reptiles,oiseaux, mammifères, invertébrés)figurent déjà dans des listes rougesinternationales d'espèces menacéeset que nombreux aussi sont candidatspour ces listes.12


La sagesse veut que soientcapitalisés "les moyens de bord",aussi minimes soient-ils, pours'attaquer aux sources de dégradationen intégrant biodiversité etdéveloppement durable et, ce, enadoptant une approche large etpréventive visant la conservation d'unmaximum d'espèces etd'écosystèmes et en assurer lapérennité pour une utilisation durablede leurs avantages. La meilleureapproche actuellement recommandéeest celle de la Conservation in situaussi bien à l'intérieur de zonesprotégées qu'à l'extérieur de celles-ci.La conservation ex-situ est uneapproche alternative qui pourrait êtreenvisagée dans certains casextrêmes, surtout pour desreproductions assistées visant larestauration d'une espèce au bord del'extinction ou la réhabilitation d'unécosystème fortement dégradé.OBJECTIF STRATEGIQUE 1:CONSERVATION ETUTILISATIONDURABLE DE LABIODIVERSITEORIENTATION STRATEGIQUE I.1DONNER LA PRIORITE AL'APPROCHE IN SITU AUSSIBIEN A L'INTERIEUR QU'AL'EXTERIEUR DES ZONESPROTEGEESau sein du même habitat.L'approche écosystémiqu in situ, c'estpermettre, donc, à une ressourcedonnée d'évoluer dans son propremilieu et ce par la création autourd'elle d'espaces qu'on s'efforce degarder naturels. C'est une pratique quine date pas d'aujourd'hui au Maroc;puisque déjà en juillet 1923, une loi aété adoptée permettant la création deréserves pour y protéger certainséléments de la biodiversitémarocaine, en l'occurrence desespèces-gibiers. Aujourd'hui, 168aires protégées sont proposées pourleur protection, dont 79 terrestres, etoù est visée la conservationd'écosystèmes entiers bien que,évidemment, les espèces qui y sontciblées, les procédures de création etde gestion varient avec la diversité deleurs raisons d'être. Mais, l'analyse decette étude montre que l'identificationde la grande majorité de ces sites,s'est faite selon une approche"mégascopique" établie seulementsur les statuts d'espèces de grandestailles dont des plantes, desmammifères, des oiseaux, desreptiles et batraciens. Le grandnombre d'invertébrés terrestresendémiques ou menacés n'a pas étépris en considération dans cetteapproche.La conservation in situ des élémentsLUTTE CONTRE LA PERTE DES TERRESLe sol assure le subsistance de près de 60% dela population, mais c'est surtout le support surlequel se développe toute la biodiversitévégétale. Il participe pour près de 20% au PNB.L'étude de la FAO amontré, déjà en 1972, que:- l'érosion du sol atteint des niveaux ahurissantet plusque alarmants, qui sont de l'ordre de9000 tonnes/km²/an localement, l'une des plusfortes valeurs dans le monde; - 50 millions dem3 de sédiments sont charriés annuellementvers les retenus des barrage, ce qui correspondenviron à 0,5% de la capacité nationale de tousnos barrages (10% sont déjà perdus); - depuis1950, on avait perdu 180 000 ha d'espacepastoral.ARTICLE 8: CONSERVATION IN SITUChaque partie contractante (…):f- (…) favorise la reconstitution des espècesmenacées moyennant, entre autres,l'élaboration et l'application de plans ou autresstratégies de gestion;Convention sur la Diversité Biologiqueprioritaires de la biodiversité terrestre,devrait permettre la mise en fonctiondes aires protégées déjà instituées, derenforcer ces dernières; mais, aussi,d'en créer d'autres, proposées parl'étude nationale sur la biodiversité,autour d'invertébrés endémiques ouen péril, "des petites forêts uniques"menacées de disparition, des solsproductifs pour l'écosystème agricole,des espèces sauvages apparentéesaux plantes cultivées, etc.Aider des animaux ou des végétaux àse multiplier à repeuplement leurmilieu d'origine des méthodes plusmodernes de stockage, dereproduction assistée, etc.(Conservation ex situ), devraient êtreL’approche écosystémique dela conservation a, en fait, untriple avantage: 1- permettreaux espèces d'évoluer dans leurscadres naturels; 2- conserver unnombre maximum de taxa et; 3-permettre également de conserverdes espèces peu connues, malconnues ou pas connues et qui viventLe parc zoologique de Témara et un exemple de réussite de la reproduction assistée etde la conservation ex-situ13


ARTICLE 9: CONSERVATION EX SITUle lion de l’Atlas, ou du moins les quelques gènes qui en restent, reproduit avec succès dans leparc zoologique de Témaraenvisagée, surtout pour certainesespèces très vulnérables comme lesespèces endémiques, les espèces quisont au bord de l'extinction, des racesanimales locales et desgermoplasmes, qui, sans cette"assistance" seraient perdues àjamais.ORIENTATION STRATEGIQUE I.2RENFORCER LES CAPACITESNATIONALESDECONSERVATION EX SITUL'une des principales finalitésd'une conservation est de"mettre de l'ordre dans lemilieu", c'est à dire "remettre" lesespèces là où elles étaient avant leurraréfaction ou leur disparition et"arranger" au mieux les conditions dumilieu pour que ces espèces puissents'y reproduire et s'y épanouir.Les défrichements, la surexploitationdes forêts et des vastes espaces deparcours, l'érosion, la désertification,etc. ont fait que de nombreusesespèces ne trouvent plus d'abrisnaturels pour maintenir despopulations viables et évoluerconvenablement. Les dernièresstatistiques ont montré, en effet, quela forêt marocaine a régressé de 245350 ha au cours des 10 dernièresannées et que la moyenne dedisparition du couvert végétal del'écosystème forestier à cause desChaque partie contractante, dans la mesure dupossible et selon qu'il conviendra, et au premierchef afin de compléter les mesures deconservation in situ:a-adopte des mesures pour conserver ex situdes éléments constitutifs de la diversitébiologique, de préférence dans le pays d'originede ces éléments;b-Met en place et entretient des installations deconservation ex situ et de recherche pour lesplantes, les animaux et les micro-organismesde préférence dans le pays d'origine desressources génétiques;c-Adopte des mesures en vue d'assurer lareconstitution et la régénération des espècesmenacées et la réintroduction de ces espècesdans leur habitat naturel dans de bonnesconditions;d-Réglemente et gère la collecte desressources biologiques dans les habitatsnaturels aux fins de la conservation ex situ demanière à éviter que soient menacés lesécosystèmes et les populations d'espèces insitu, excepté lorsque des mesures ex situparticulières sont temporairement nécessaires,conformément à l'alinéa c) ci dessus;e-Coopère à l'octroi d'un appui financier etautre pour la conservation ex situ visée auxalinéas a) à d) ci dessus et à la création et aumaintien de moyens de conservation ex situdans les pays en développement.Convention sur la Diversité Biologiquedéfrichements illicites et lasurexploitation, serait actuellementd'environ 31 000 ha chaque année.Quant aux terres agricoles, on estime à90% le pourcentage des sols menacésau Maroc. Souvent les causes de cesdégradations sont multiples; il y aARTICLE 8: CONSERVATION IN SITUChaque partie contractante, dans la mesure dupossible te selon qu'il conviendra:g - Met en place ou maintient des moyens pourréglementer, gérer ou maîtriser les risquesassociés à l'utilisation et la libérationd'organismes vivants et modifiés résultant de labiotechnologie qui risquent d'avoir surl'environnement des impacts défavorables quipourraient influer sur la conservation etl'utilisation durable de la diversité biologique,compte tenu également des risques pour lasanté humaine;h - empêche d'introduire, contrôle ou éradiqueles espèces exotiques qui menacent desécosystèmes, des habitats ou des espèces;ARTICLE 19: GESTION DE LABIOTECHNOLOGIE ET REPARTITION DESES AVANTAGESl’Ibis chauve, espèce également très menacée, reproduite également avec succès dans le parczoologique de Témara)143- les parties examinent s'il convient de prendredes mesures (…) définissant les procéduresappropriées dans le domaine de transfert, de lamanutention et de l'utilisation en toute sécuritéde tout organisme vivant modifié (…);

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