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Union des employés et employées de servicesection locale 800ues800.qc.caDécembre 2009pages 5 et 6L’UES 800 et l’UTISjoignent leurs forcespage 17


Union des employés etemployées de service,section locale 800Raymond Larcher, président ;Alain Brisson, vice-présidentà l’administration ; SylvieMaheu, vice-présidenteexécutive.Conseil général :Industries et manutention :Pierre Forgues, viceprésident; Chantal Claude ;Nathalie Racette ; RéjeanLaplante ;Services, commerces etinstitutions financières :Gérard R Séguin, viceprésident; RéjeanneLaberge ; Michel Sabourin ;Richard Leblanc ;ValérieGoupil ;Entretien ménager :Anthony Camara,vice-président ; HadjiN’Garmorio ; LucieThériault ; Mario Pino ; MarcSimon ;Commissions scolaires etUniversités :Wayne Kendall, viceprésident; PierreChampagne ; VirginiaDalley ; Daniel Wood ; MarkQuenneville.Vérificatrice : Sally ColemanÉditeurPierre LaflammeSite Web : www.ues800.qc.caDépôt légal : Bibliothèquenationale 4 e semestre 1986Siège social920, rue Port-Royal Est,Montréal (Qc) H2C 2B3Tél. : 514-385-1717Sans frais : 1 800 361-2486Bureaux régionaux5000, boul. des Gradins, #210Québec (Québec) G2J 1N3Tél. : 418-627-8800Sans frais : 1 800 565-28002679, boul. du Royaume,bureau 220Saguenay (Québec) G7S 5T1Tél. : 418-699-0180Sans frais : 1 800 465-0180259, boul. St-Joseph,bureau 309Gatineau (Québec) J1X 5L6Tél. : 819-771-2800480, rue LacasseMagog (Québec) J1X 5L6Tél. : 819-847-24247080, boul. Marion, suite 103Trois-Rivières (Québec)G9A 6G4Tél. : 819-376-2800sommaire345678910111213Pet de vacheet emploi...!Entretien ménagerC’est parti!Commissions scolairesNos objectifs de négociationFront commun : Lesolympiades de la négociationLa Journée de la terreà l’OratoirePremière convention chez Brasde fer GingrasLes 650 salariés d’Emproont joint l’UES 800Entre la FFAQ et l’UES 800Ententes historiquesLes 200 salariés de Bee Cleanjoignent nos rangsRégion de la MauricieNégociation et formation50 e anniversaire desHabitations Jeanne-ManceNouveau programmede formation syndicale13141516171820222324Inscription aux cours defrancisationL’UES 800 et larelève syndicaleConvention de la Poste-Publication n o 40069185 Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à :Union des employés et employées de service, section locale 800920, rue de Port-Royal Est, Montréal (Québec) H2C 2B3Mise à niveau en françaiset mathématiques5 e anniversairedes cours de francisationPour les femmes du 800Évènements importantsDesserveurs d’EmpireConventions renouveléesImplication de l’UES 800Sécurité de vos revenusL’UES 800 et l’UTISjoignent leurs forcesQue dois-je faireen cas d’accident du travail?Nouvelles conventionschez Solim et SolideqNouveaux employés etdépart à la retraiteMelchiorre ZarelliParcours d’un syndicaliste2 • Le Journal du 800 • Décembre 2009


Pet de vache et emploi...!L’Organisation des Nations Unies (ONU) se montre sceptique à l’aube dela conférence de Copenhague sur les changements climatiques quant à unéventuel accord pour réduire les gaz à effet de serre (GES) afin de remplacerle Protocole de Kyoto. Par contre, les environnementalistes croientqu’il y aura d’autres « Copenhague » qui mèneront obligatoirement à unchangement.Mais que sont les gaz à effet de serre?Ce sont des composants gazeux quicontribuent à l’effet de serre. Dansune serre, la vitre laisse entrer une large partdu rayonnement solaire, mais empêche lerayonnement infrarouge de s’échapper, ce quiréchauffe davantage la serre.Donc pour la terre c’est pareil, le rayonnementsolaire atteint le sol et l’énergie ainsiapportée se transforme en chaleur rayonnantvers le fond du ciel. Sauf que les nuages et lesGES sont opaques et retiennent la chaleur etcelle-ci réchauffe l’atmosphère basse.Les activités humaines avec l’utilisationdes combustibles fossiles comme le charbon,le gaz naturel et les produits pétrolierscontribuent à l’augmentation de GES. Aussi ladéforestation, l’utilisation de CFC dans la réfrigérationet la climatisation et les rejets deméthane augmentent les GES.Au banc des accusés : l’élevage intensifConcernant le méthane, le principal accusé: l’élevage intensif de la viande. Plusl’animal rumine, plus il pète et émet du méthane,un gaz 21 fois plus puissant que le gazcarbonique. Ainsi la production d’un agneauéquivaut à 180 km en voiture, contre 100 kmpour un boeuf, 30 km pour un porc et 10 kmpour un poulet. Donc, selon la consommationannuelle canadienne de viande, 50 kg de viandepar an, nous mangerons 131 milliards dekm de voiture. En gros, tout végétarien = 2voitures sur 3 en moins. Tous au tofu!Mais plus sérieusement, nous devons passerd’une économie de consommation intensivefavorisant l’émission de GES à une économieplus durable. C’est ce qu’on appelle ledéveloppement durable : un développementqui répond aux besoins des générations actuellessans compromettre ceux des générationsfutures.Le développement durable repose sur troiscomposantes : l’économie, le social et l’environnement.Pour beaucoup, l’environnementa préséance sur les autres composantes. Polariséentre les volets économique et environnemental,le social fait figure de parent pauvre.Répondre aux besoins humainsCette approche est donc aux antipodesde la tradition humaniste qui a toujours caractériséles organisations et les mouvementsouvriers. On doit aussi trouver la façon dedonner du travail aux gens, le développementdurable doit d’abord répondre aux besoins humains.Les Protocoles de Kyoto, de Copenhagueet autres amèneront des changements radicauxsur nos emplois et notre mode de vie.Même les organismes patronaux reconnaissentl’urgence de lutter contre les changementsclimatiques et la nécessité de s’ajuster pourconserver une économie prospère et concurrentielle.Le mouvement syndical canadien réclamele respect des accords internationaux visant àcombattre les GES et propose :• un programme de transition équitable pourprotéger les travailleurs et les travailleusesdont les emplois sont menacés;suite à la page suivanteRaymond LarcherPrésident de l’UES,section locale 800Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 3


Commissions scolairesNos objectifsde négociationDans les commissions scolaires, comme dans la plupart des secteurs publicet parapublic, une grande partie de nos demandes visent à apporter lescorrectifs à ce qui a été laissé en plan et à réparer les dégâts causés lors dela dernière ronde de négociation par le gouvernement en décembre 2005.On se souvient qu’il avait brutalement mis fin aux négociations pourtantbien avancées et imposé par décret les conventions collectives.Parmi ces demandes, il y a notammentl’objectif de permettre à l’anciennetéde mieux protéger les salariés lors desattributions d’heures et des mouvements depersonnel qui s’ensuivent, au moment de larentrée scolaire, compte tenu du nombred’élèves et d’enfants dans les écoles. Les travailleuseset travailleurs des services de gardesont particulièrement concernés par ce problème.Nombreux ajustements nécessairesLors de la dernière négociation, qui s’estterminée par le décret, les salariés des servicesde garde avaient été intégrés pour êtrerégis par le corps de la convention collective.Mais, à l’usage, et directement du fait du décretqui a pris la place de clauses négociées,nous avons constaté la nécessité d’apporterde nombreux ajustements par la négociation.Pour les salariés cols bleus, nous visons àrevenir à la procédure de mise à pied et desupplantation qui existait avant le décret de2005 et selon laquelle un salarié mis à piedpouvait supplanter selon son choix si son anciennetéle lui permettait. Depuis le décret,il ne peut supplanter qu’un moins ancien etce dernier, peu importe son ancienneté, doitdéplacer le moins ancien ou prendre un postevacant. Comme mentionné plus haut, il fautcomprendre que dans les commissions scolaires,à chaque printemps et à chaque automne,il y a des mouvements de personnel entreécoles, avec mises à pied et supplantations,selon le nombre d’élèves inscrits.Réduction de la sous-traitanceLa réduction de la sous-traitance est aussiune demande importante qui concerne lescols bleus.Dans notre cahier de demandes, il faut noterl’harmonisation des clauses sur les congésparentaux avec les dispositions législatives,principalement la Loi des normes du travailet le régime québécois d’assurance parentale;l’obtention pour les salariés temporaires desbénéfices auxquels ont droit les salariés régulierssur l’assurance collective, les jours fériés,les congés de maladie, la formation ; etil y a des améliorations à apporter au régimede l’assurance collective.Nous demandons de revenir à l’ancien régimeconcernant les frais d’arbitrage qui, avantles décrets, étaient entièrement assumés parla partie patronale. Depuis le décret, la partiequi perd doit payer tous les frais d’arbitrage,contrairement à ce qu’on retrouve dans laquasi-totalité des conventions collectives.Rita PlamondonPorte-parole de l’UES 800aux tables de négociationdes commissions scolairesDécembre 2009 • Le Journal du 800 • 5


Front commun :Les olympiades de la négociationVancouver 2010Les prochains Jeux olympiques auront lieu à Vancouver en 2010! Le saviez-vous?Étiez-vous anxieux à l’idée que cette décision tardait à venir?Certainement pas, j’en suis convaincu mais d’ici là, nous serons tous conditionnésà tenir compte de cet événement puisque la couverture médiatiquene cessera d’augmenter. Même notre premier ministre annonçait en grandepompe, dernièrement, que notre province offrait le meilleur support auxathlètes québécois.Raymond LarcherPrésident de l’UES,section locale 800Au même moment, au Québec, un évènementhistorique se vivait suite avecl’annonce de la mise sur pied, pour lapremière fois depuis longtemps, du premierfront commun intersyndical (475,000 travailleurs)pour sauver les services publics. Ledernier vrai front commun remonte à 1972,alors que les chefs syndicaux avaient été emprisonnés.Moi, j’étais encore à la polyvalenteà cette époque. Je suis donc fier d’y participeravec les membres de l’UES 800, secteurcommission scolaire, pour contribuer au succèsdu Front Commun.Nous devrons performer tels des athlètessi nous désirons décrocher l’or. Toutefois,monsieur Charest ne semble pas aussi enthousiasteà soutenir ses salariés, lesquels assurentles services publics que l’État, de par lavolonté des ses citoyens, doit maintenir. Pourtant,la logique est la même. Un travailleurNous avons donc rencontré les médias locauxà Granby le matin, dîné avec dessalariés dans une polyvalente, revisitéles médias à Brossard en après-midi, pour asbienrémunéré avec des conditions de travaildécentes performera autant que l’athlèteolympique qui n’a pas à se soucier de son financement.La négociation des conditions de travaildes travailleurs et travailleuses de l’État estune discipline qui exigera de l’équipe syndicaleune aussi grande solidarité comme ona su en faire preuve dans le passé. Quel bonsentiment, que de connaître enfin au Québecun syndicalisme uni, sans maraudage, et partageantle même objectif : ENSEMBLE POURSAUVER LES SERVICES PUBLICS.Et devinez quoi? Le sentiment d’unir lesforces n’est pas seulement le lot des dirigeantssyndicaux mais aussi de tous les militantset militantes. Quand on les rencontre,on ressent dans l’air la détermination indispensablepour mener à bien la négociation etainsi sauver les services publics.Tour de la Montérégie 2009Lors d’une tournée provinciale, le front commun a visité toute les régionsdu Québec et j’ai eu le mandat de représenter la FTQ en Montérégie dansle cadre de cette tournée. J’étais pour l’occasion accompagné d’un leaderde la CSN et un autre de la SISSP. Michel Tremblay et Rejean Parent ont étémes compagnons.sister durant la soirée à une assemblée généraleà St-Hyacinthe avec 350 travailleurs ettravailleuses du secteur public provenant desdifférentes organisations syndicales.6 • Le Journal du 800 • Décembre 2009


Le portrait de l’entretien ménagermodifié radicalement à QuébecLes 650 salariés d’Emproont joint l’UES 800À la suite d’une campagne de recrutement couronnée de succès, l’UES800 représente maintenant les quelque 650 préposés à l’entretien ménagerd’Empro, qui fait partie du groupe Service d’entretien Distinction, un leaderde l’industrie de l’entretien ménager au Québec.L’UES 800 devient ainsi la principale organisationsyndicale de l’entretien ménagerdans les régions régies par le décretde Québec de cette industrie.« Nous avons déjà négocié et signé unepremière convention collective pour ces salariés,de sorte qu’ils bénéficient maintenantdes clauses qui ne font pas partie du décret,comme les droits d’ancienneté, particulièrementimportants dans une industrie marquéepar de fréquentes mises à pied à cause despertes de contrat », souligne le représentantde l’UES 800, Alain Royer.De plus, les discussions avec l’employeuront eu pour résultat de faire profiter les travailleurset travailleuses d’Empro du régimed’assurance collective de l’UES 800, nette-ment plus avantageux que leur régime collectifprécédent.Ensuite, en tant que syndicat majoritaire,l’UES 800 deviendra l’agent négociateur pourle renouvellement du décret de Québec, quivient à échéance le 31 décembre 2011. « Ilest clair que lors de cette négociation avecl’association patronale, notre objectif serade mettre fin aux importantes disparités quiexistent entre les décrets de Québec et deMontréal, notamment au plan des salaires »,a affirmé le président de l’UES 800, RaymondLarcher. Les salaires négociés par l’UES 800des préposés à l’entretien ménager couvertspar le décret de Montréal, contrairement àceux de Québec, sont en effet supérieurs de1,35$ de l’heure.De gauche à droite, on aperçoit Jean-Philippe Duclos, président de la nouvelle unité de based’Empro ; Richard Lemelin, conseiller ; Alain Royer, représentant syndical de l’UES 800 ; LisePettigrew et Napoléon Carvajal, tous deux membres du comité de santé-sécurité ; et, à l’avantplan,Martine Imbeault, vice-présidente de l’unité de base.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 9


50 e anniversairedes Habitations Jeanne-ManceLa Corporation d’habitation Jeanne-Mance fêtait en septembre son cinquantièmeanniversaire, et elle l’a fait de façon originale en inaugurant unprojet d’art public qui apporte de la couleur et de la vie dans tout le sitedes Habitations Jeanne-Mance.La Corporation est un organisme paramunicipalmandaté par la Ville de Montréalet la Société canadienne d’hypothèqueset de logement pour gérer le projet d’habitationssociales connu sous le nom d’HabitationsJeanne-Mance.Les salariés de la Corporation, employéesde bureau comme employés d’entretien sontmembres de l’UES 800.Contribution de notre syndicatNotre syndicat a d’ailleurs contribué financièrementau projet d’art public, murales,sculptures, et bennes à déchet aux graffitisartistiques, réalisés par de jeunes résidentsdes Habitations.12 • Le Journal du 800 • Décembre 2009Sur cette photo, on aperçoit une partie des salariés et du personnel cadre de la Corporation d’habitationJeanne-Mance, prise devant une sculpture qui fait partie du projet d’art public lancé àl’occasion du 50 e anniversaire de l’organisme.


Pour répondre auxbesoinsde nos membresNouveauprogramme deformationsyndicaleInscriptionaux cours de miseà niveau en français et enmathématiquesIl est encore possible de s’inscrire auxformations syndicales offertes dansles différentes régions du Québec.Nous vous invitons à consulter le siteweb de l’UES 800 pour connaître le calendrierdes activités de formation et àvous inscrire.Nous vous rappelons que vous pouveztélécharger la fiche d’inscriptionà partir du site : ues800.qc.ca Vousdevez la remplir et l’envoyer par laposte, courriel ou par télécopieur àl’attention de Louise Mercier, coordonnatricedes activités.faireBourses d’études de l’UES 800Comment vous inscrireSi vous désirez vous inscrire ou inscrire vos enfants à nos bourses d’études, vous devez le fairevia notre site internet : ues800.qc.caVous y trouverez toutes les informations nécessaires, conditions d’éligibilité, échéancier,montants des bourses.Bonne chance aux participants et participantes.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 13


En partenariat avec le FDBMOn a fêté le 5 e anniversairedes cours de francisationLes participants et participantes ontsouligné, dans la détente et en chansoncomme l’illustre la photo ci-haut,le 5 e anniversaire des cours de francisationofferts aux personnes immigrantespar l’UES 800, sous sa formeactuelle. Il y a en effet maintenant 5ans que ces cours sont donnés en partenariatavec la Formation de basede la main-d’œuvre (FDBM), une entrepriseaccréditée par Emploi Québeccomme organisme formateur etdont la mission est de développer lescompétences de base, notammentdes personnes en emploi. Sur la photoci-contre, dans l’ordre habituel,ce sont Nelson Varela, Mirta Alvarez,Carlos Davila, Roberto Gonzalez etLaura Gonzales.INSCRIPTION AUX COURS DEFRANCISATION DE L’UES 800Les salariés membres de l’UES, secteur de l’entretienménager, qui désirent s’inscrire aux cours de francisationofferts par notre syndicat peuvent le faire en remplissantle coupon ci-joint et en le faisant parvenir à :UES, section locale 800, FrancisationÀ l’attention de Louise Mercier920, rue de Port-Royal EstMontréal, Qc H2C 2B3Nom : Prénom :Téléphone : Employeur :Indiquez l’édifice où vous travaillez :INSCRIPTION A LOS CURSOS DEFRANCES DEL UES 800Los empleados miembros del UES 800, sector de la limpieza,que seseen inscribirse en los cursos de francesofrecidos por nuestro sindicato, pueden harcelo illenandoeste cupon y enviandolo a :UES, seccsion local 800, Cursos de francesA la sra. Louise Mercier.920, rue de Port-Royal estMontréal, Qc H2C 2B3Nombre : Apellido :Telephono : Compania :Indicar su Edificio :14 • Le Journal du 800 • Décembre 2009


Deux évènements importantspour les femmes du 800 en novembre 2009Biennale des femmes FTQet colloque FTQTous les deux ans, la FTQ tient une rencontre statutaire en conditionféminine.Les militantes et travailleuses des syndicatsaffiliés intéressées par les dossiersen condition féminine, y échangent etréfléchissent aux enjeux d’importance pourles femmes.Elle est planifiée par le Comité de la conditionféminine de la FTQ et animée par les vice-présidentesreprésentant les femmes. Lesrésultats des discussions font l’objet d’un rapportde synthèse largement diffusé.Cette année le thème retenu était « La criseéconomique et les femmes ». Les femmesde l’UES 800 y étaient fièrement représentéespar les membres du comité Femmes en actionet sa responsable politique, Me Sylvie Maheu.Les orientations bientôt sur le site WebLes femmes du comité ont également assistéau Colloque FTQ sur la conciliation travail-famillequi suivait immédiatement, les 11et 12 novembre 2009. Le thème retenu était:des milieux de travail essoufflés, du temps ànégocier.Les orientations privilégiées par les femmeslors de ces deux rencontres seront souspeu disponibles sur le site Web de l’UES 800.Sally ColemanPrésidente du comitéFemmes en actionDesserveurs d’EmpireConventions collectivesrenouveléesLe 29 septembre dernier, les desserveusesdes Industries de maintenance Empireont massivement ratifié le renouvellementde leurs conventions collectives detravail. Ces salariées travaillent dans quatrecentres commerciaux qui appartiennent à Cadillac-Fairview,région de Montréal, et dansplusieurs autres centres commerciaux à traversle Québec.Depuis septembre 2008, les taux de salaireet autres clauses monétaires des desserveusessont assujettis au décret de l’entretien ménager,classe B.Claude St-MarseilleReprésentant syndicalDécembre 2009 • Le Journal du 800 • 15


Implication de l’UES 800dans la sécurité des revenusde ses membresQuels seront mes revenus et ma qualité de vie à la retraite? Voilà la questionque bien des travailleurs ne se posent pas, souvent parce qu’on croitque nos régimes publics (pension fédérale et RRQ) vont nous assurer uneretraite confortable. La réalité est que, dans bien des cas, les seuls revenusdes régimes publics signifieront une baisse dramatique du niveau de vie quenous avions avant la retraite.Alain BrissonVice-président àl’administrationUES, section locale 800Depuis toujours, l’UES 800 s’impliquedans les régimes de retraite prévus dansles conventions collectives, mais votresyndicat croit qu’il faut aller beaucoup plusloin, principalement par la formation sur lesrégimes de retraite et par la négociation derégimes complémentaires.Une formation pour les membresUn nouveau cours sur la sécurité financièreà la retraite a été créé par l’UES 800 encollaboration avec le service de formation dela FTQ. Ce cours, d’une durée d’une journée,fait maintenant partie de notre programmede formation et est offert à tous nosmembres. Les participants y apprendrontd’abord comment fonctionnent les régimespublics et auront une idée approximativedes montants que ces régimes versent auxretraités; ils constateront alors pourquoices régimes peuvent être nettementinsuffisants pour assurer des revenus deretraite adéquats. Les participants aurontaussi un aperçu des caractéristiques decertains régimes complémentaires quileur permettraient d’avoir des revenussupplémentaires de retraite.S’impliquer dans son régime de retraiteL’UES 800 souhaite que ses membrescomprennent la nécessité d’établir chez leuremployeur un régime complémentaire deretraite qui leur convient. Quant à ceux quibénéficient déjà d’un tel régime, ils pourrontmieux le comprendre et évaluer si c’estle genre de régime qui correspond à leursbesoins. Qu’il s’agisse d’établir un nouveaurégime ou de discuter du régime existant,votre exécutif syndical peut prendrel’initiative de soumettre des propositionsà ses membres tout comme les membrespeuvent donner un mandat au syndicaten assemblée. Dans tous les cas, l’UES 800considère que tout le monde devrait sepréoccuper de sa retraite.Une formationpour les représentants syndicauxLes représentants de l’UES 800 ont lesconnaissances requises pour discuter derégimes de retraite. Toutefois, dans lecontexte actuel, ils ont bénéficié récemmentd’une formation plus spécialisée et ontaccès aux outils de travail et aux ressourcesqui leur permettront de guider et d’aider16 • Le Journal du 800 • Décembre 2009


les membres à établir un régime de retraiteou à évaluer et améliorer, si nécessaire, unrégime existant. N’hésitez pas à faire appelà leur compétence pour discuter de régimesde retraite.Un enjeu importantUne convention collective détermine nosconditions de travail pour quelques années.Un régime de retraite détermine notreniveau de vie pour toute la durée de notreretraite, soit pour une période de quinze àvingt-cinq ans, parfois plus. C’est très long,surtout si nos revenus sont insuffisants.L’établissement et le maintien d’un régime deretraite sont donc des enjeux extrêmementimportants, peut-être même les plusimportants de tous. Au cours des dernièresannées, dans certaines entreprises endifficultés, les travailleurs ont choisi de fairedes concessions sur n’importe quelle autrecondition de travail mais pas sur leur régimede retraite; ils avaient compris l’importancede protéger leurs revenus de retraite.Plusieurs de nos membres entreprennentd’importantes négociations à ce sujet. C’estle cas, notamment, de tout le secteur del’entretien ménager. Après avoir créé leurrégime lors des dernières négociations,ils doivent maintenant y apporterd’importantes améliorations afin qu’ilatteigne à long terme l’objectif de procurerun revenu de retraite intéressant. Desdossiers à suivre.Pour mieux représenter les travailleurs et les travailleusesL’UES 800 et l’UTIS joignent leurs forcesLors de l’assemblée générale de l’Union des Travailleurset Travailleuses Industriels et de Service(UTIS, Workers United), anciennement Conseil duQuébec (UNITE HERE), les délégués ont voté à l’unanimitépour une entente de service en vue d’une intégrationet d’une fusion avec l’Union des employés et employéesde service, section locale 800 (UES-800), qui sera complétéeen mars 2011. Pour sa part, le Conseil général del’UES-800 a aussi adopté une résolution à cet effet lors desa réunion de septembre dernier.Un regroupement bénéfiquePour la Fédération des travailleurs et travailleuses duQuébec (FTQ), ce regroupement ne pourra qu’être bénéfiquepour l’ensemble des membres. « Il faut saluer lasagesse des leaders et des délégués qui ont choisi d’unirleurs forces afin de mieux défendre les intérêts des travailleurset des travailleuses », a déclaré le président dela FTQ, Michel Arsenault.Lina Aristeo, directrice de l’UTIS, se dit très satisfaitedu résultat. « Nous sommes confiants que nos membresvont bénéficier de cette entente. L’industrie manufacturière,d’où proviennent nos membres, a été malmenéedepuis un certain temps et ils en ont beaucoup souffert. »L’UTIS et l’UES-800 sont toutes les deux affiliées à l’Unioninternationale des employés et employées de service(SEIU). « Il était donc normal que nous entreprenions desdémarches semblables au niveau provincial », a ajoutéMme Aristeo.L’importance d’unir nos forcesPour sa part, Raymond Larcher, président de l’UES-800,a déclaré : « Nous sommes heureux d’accueillir les membresde l’UTIS dans la famille de l’UES-800. Il s’agit d’unebonne nouvelle pour toutes les parties. Dans le contexteéconomique actuel, il devient encore plus importantd’unir nos forces pour représenter les intérêts de nosmembres.Les deux syndicats affiliés à la FTQ comptent 20 000membres dans leurs rangs. L’UES-800 regroupe 16 000membres provenant de l’entretien ménager, du soutienscolaire, du secteur industriel et du secteur des commerceset institutions financières alors que l’UTIS représente4 000 membres dans les industries du vêtement, textile,dans les secteurs manufacturier, centre de distribution,hôtellerie, etc.L’UTIS fait partie de la division WORKERS UNITED duSEIU; cette division représente plus de 150 000 membresau Canada et aux États-Unis. Le SEIU regroupe plus de100 000 membres à travers le Canada. Il est le plus grandsyndicat en Amérique du Nord avec plus de 2 000 000 demembres.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 17


L’UES-800 et larelève syndicaleTournée vers l’avenir, l’UES-800 est un syndicat qui s’investit dans plusieursdossiers au centre des préoccupations des travailleurs et des travailleuses.La santé-sécurité, la formation, la négociation, la francisationet bien d’autres enjeux sont au cœur de notre action syndicale. Dans cetteoptique, la question de la relève militante prend aujourd’hui une placeprivilégiée dans notre organisation. En effet, il est important de soulignerle travail que nous accomplissons afin de construire un mouvement syndicalrenouvelé qui laisse une place de choix aux jeunes.Isabelle RenaudReprésentante del’UES-800 au Comitéjeunes de la FTQPar le biais du Comité jeunes de la FTQ,l’UES-800 a participé activement audéveloppement de la relève syndicalecette année. En effet, nous avons principalementconcentré nos efforts sur trois niveaux :le camp jeune de la FTQ, la formation « S’impliquerauprès des jeunes » et le Forum socialquébécois.Camp jeunes de la FTQLe camp de formation des jeunes de laFTQ est un lieu de rassemblement unique qui,année après année, gagne en popularité. Réunisau Lac Beauport dans la région de Québecen septembre dernier, 90 participants etparticipantes de moins de 35 ans ont assistéà des ateliers sur la syndicalisation, la mondialisation,les clauses « orphelins », etc. Deplus, les militants et les militantes de tousles syndicats qui étaient présents ont pu poserdes questions sur le monde du travail auxreprésentants de Québec-Solidaire, du PartiLibéral et du Parti Québécois. Présent sur lecomité organisateur de ce rendez-vous incontournable,l’UES-800 a travaillé à la réussitede ce dernier. Cet événement a donc permisaux participants et participantes de réfléchir,de débattre et de trouver des façons de fairenovatrices pour susciter l’engouement desjeunes pour le mouvement syndical.Formation « S’impliquer auprès desjeunes »La formation « S’impliquer auprès des jeunes» a été un cheval de bataille de notre syndicatau courant de la dernière année. Par lebiais du Comité jeunes de la FTQ, nous avonscontribué au succès de cette belle initiative.En effet, cette formation permet à des syndicalistesde tous les âges d’aller dans les écolessecondaires pour parler avec les jeunes dumouvement syndical.Trop souvent, nous avons constaté queles employeurs exploitent honteusement lesjeunes dans le cadre de leur premier emploi.Nous tentons donc d’informer les étudiants etles étudiantes de leur droit tout en précisantque l’option syndicale est la meilleure façonde se doter d’une protection collective contreles abus. Depuis janvier 2009, nous avonsrencontré plus de 1 000 étudiants et étudiantesdans la grande région montréalaise.Nous espérons bientôt rejoindre les résultatsde nos camarades de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean–Chibougamau-Chapais qui ontvisité pas moins de 2 700 jeunes dans les polyvalenteset écoles secondaires.18 • Le Journal du 800 • Décembre 2009


Forum social québécoisDans le cadre du Forum social québécoisqui s’est déroulé à Montréal durant la fin desemaine de l’Action de grâce, le Comité desjeunes de la FTQ s’est uni aux comités desjeunes de la CSN et de la CSQ pour présenterun atelier intitulé : « Jeunes et syndicalisme :Quels obstacles à l’implication des jeunesdans les syndicats? ». Les panélistes des troiscentrales devaient répondre aux questionssuivantes : Y a-t-il des obstacles à l’implicationdes jeunes en milieu de travail? Commentencourager plus de jeunes à s’impliquer syndicalement?Mathieu Dumont, conseiller syndicalà l’AFPC et membre de l’UES-800, a étédésigné pour représenter la FTQ lors de cetévénement qui s’est avéré être un réel succès.Pas moins de 60 personnes se sont doncréunies pour discuter de ces enjeux et pourapporter des pistes de solutions concrètes àl’implication des jeunes dans le mouvementsyndical.À l’instar des dossiers dans lesquels nousnous sommes investis durant l’année, l’intégrationdes jeunes dans le mouvement syndicalest une réelle proccupation pour notresyndicat. Si vous souhaitez en savoir plus surnotre implication dans le dossier jeune, n’hésitezpas à communiquer avec votre représentante,Isabelle Renaud, à l’adresse courrielsuivante : isabelrenaud@hotmail.comOn aperçoit au centre Isabelle Renaud, de l’unité de base des salariés de l’Alliance de la fonction publique du Canada, quireprésente l’UES 800 au Comité jeunes FTQ. Comme l’illustre la photo, Isabelle est bien engagée.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 19


Que dois-je faireen cas d’accident du travail?Étapes à suivre s’il vous arrive unaccident du travailGérard R SéguinPour le comitésanté-sécurité UES 80020 • Le Journal du 800 • Décembre 20091Aviser rapidement mon employeur,mon délégué en santésécuritédu travail (SST), mêmesi, dans l’immédiat, je n’ai pasbesoin de soins amédicaux.Si je ne suis pas en mesure de le faire, uneautre personne peut s’en charger pour moi.2Consulter rapidement un médecinpour recevoir les soins médicaux,même si la blessure semblelégère. C’est la première chose àfaire lorsqu’il y a blessure.Demander au médecin une attestation médicale.Celle-ci servira si l’on fait une réclamationà la CSST.3Remettre une copie de l’attestationmédicale à mon employeur,si je ne suis pas en mesure deretourner au travail après le premierjour suivant l’accident.Mon employeur devra remplir le formulaireAvis de l’employeur et demande de remboursementpour les 14 premiers jours d’absence.L’employeur doit y inscrire ma version de l’accidentet m’en remettre une copie avant del’envoyer à la CSST.4Garder tous mes reçus afin deme faire rembourser par la CSSTles frais occasionnés par le fait demon accident de travail :• médicaments et produitspharmaceutiques sur ordonnance du médecin.• différents traitements.• orthèses et prothèses.• frais de déplacement et de séjour.5Faire une réclamation à la CSST,s’il y a lieu. Je dois réclamer leremboursement des frais mentionnésplus haut, que j’aie étéabsent du travail ou non. Je doisréclamer des indemnités de remplacementdu revenu si je suis absent du travailpendant plus de 14 jours. Pour ce faire,je remplis le formulaire Réclamation du travailleurj’y joins l’attestation médicale, lesoriginaux de mes reçus et de mes pièces justificatives.Je transmets le tout à la CSST etj’en donne une copie à mon employeur.J’ai jusqu’à 6 mois pour faire une réclamationà la CSST à partir de la date de l’accident.


Qu’arrive-t-il si jedois m’absenterde mon travail à lasuite d’un accidentdu travail ?Mon revenuJe recevrai une indemnité de remplacementdu revenu tant et aussi longtemps queje ne serai pas en mesure de retourner autravail. Mon revenu brut ne peut dépasser$62,000.00 en 2009.C’est mon employeur qui me paie pourles 14 premiers jours d’absence, puis c’est laCSST.Mon salaireLe jour de mon accident, mon employeurme paie 100% de mon salaire habituel.Pour les 14 premiers jours d’absence (ycompris les samedis et les dimanches), c’esten général mon employeur qui me verse 90%de mon salaire net pour les jours ou partiesde jour ou j’aurais normalement dû travailler.À compter de la 15 e journée d’absence,c’est la CSST qui prend le relais et me verseune indemnité égale à 90% de mon revenu netbasé sur le revenu brut prévu dans ma conventioncollective.Il est à noter que toutes ces sommes sontmaintenant imposables.Délai précédant le versementde mes indemnitésIl peut cependant y avoir un délai entre lafin des 14 premiers jours et le début du versementdes indemnités par la CSST. En effet,la CSST fera une étude de mon dossier avantd’accepter ou de refuser ma demande. Cetteétude peut occasionner un délai de quelquesjours à quelques semaines. Si la CSST acceptemon accident, le paiement des indemnitéssera rétroactif au 15 e jour suivant l’accident.Si elle refuse, je peux faire une contestationde la décision dans les 30 jours et faire unedemande à l’« assurance emploi maladie » ouà mon assurance salaire s’il existe un régimed’assurance collective dans mon lieu de travail.Au sujet de ma santéJe peux choisir mon médecin et l’établissementde santé où je serai soigné. Je peuxaussi changer dedecin si je le juge nécessaire.Mon médecin pose le diagnostique, recommandeles traitements appropriés et déterminequand ma lésion est consolidée (stable).Mon médecin m’informe de mon état desanté et de ma capacité à retourner au travail.Il détermine si mes capacités sont lesmêmes qu’avant (limitations fonctionnelles)ou si j’ai subi des dommages permanents àmon état physique ou psychologique (atteintepermanente). Il peut aussi demander l’avisd’un autre professionnel de la santé.Il se peut que mon employeur ou la CSSTme demande de voir un autre médecin.Dans ce cas, ils ont l’obligation de payer lesfrais d’examen et de déplacement. De moncôté, j’ai l’obligation de me présenter aurendez-vous fixé mais j’ai le droit de continuerde me faire soigner par le médecin demon choix.Mon retour au travailMon employeur peut m’assigner à un travailautre que le mien même si mes traitementsmédicaux se poursuivent. Cette assignationtemporaire doit se faire avec l’accorddu médecin traitant. Je conserve mon salaireet mes avantages tout le temps que dure cetteassignation temporaire.Si l’assignation temporaire offerte parl’employeur est, notamment, inappropriée ouqu’elle n’est pas bénéfique à la réadaptationphysique et professionnelle, mon médecinpeut refuser la demande d’assignation temporairefaite par mon employeur et me retournerchez moi.Droit au retour au travailJ’ai le droit de reprendre mon emploi ouun emploi équivalent dès que je suis reconnuapte à travailler. Je jouis d’un délai de 1 an simon employeur embauche 20 travailleurs oumoins. Je jouis d’un délai de deux ans si monemployeur embauche 21 travailleurs ou plus.La réadaptationJ’ai droit à des services de réadaptationsi j’ai des dommages permanents à mon étatphysique ou psychologique. Ces services ontpour but de faciliter mon retour au travail etma réinsertion sociale.Texte tiré de la brochure Encas d’accident ou de maladiedu travail….voici ce qu’ilvous faut savoir! publiée parla CSST.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 21


Renouvellement desconventions collectivesde Solim et de SolideqAlain ComtoisReprésentant syndical22 • Le Journal du 800 • Décembre 2009Les salariés de Solim, le « brasimmobilier » du Fonds de solidaritédes travailleurs (FTQ) ont renouveléen septembre leur convention collective.Leur nouveau contrat de travail, d’unedurée de trois ans, leur accorde des augmentationsde salaire de 2,25% par annéeainsi qu’un montant forfaitaire équivalent àtoute hausse de l’IPC supérieure à 2,25%.Ils obtiennent aussi le droit reconnu à ceuxqui obtenu ce quantum de vacances ou plusde prendre trois semaines de vacances consécutives;deux journées de maladie supplémentairesà compter de 2010; l’augmentationde la participation de l’employeur au Fondsde solidarité, au nom de chaque salarié, quipasse progressivement de 10% à 11%, 12% puis14%; l’harmonisation des congés parentauxprévus à la convention collective avec le régimequébécois d’assurance parentale.Ils obtiennent de plus une augmentationdu kilométrage remboursé par l’employeur etde leur indemnité quotidienne ainsi que le téléphonecellulaire fourni par l’employeur. Lecomité de négociation était constitué d’ÉrickÉlément, président de l’unité de base, de BrigitteThiriet, secrétaire trésorière et de moimême.Les salariés de Solideq ont égalementune convention collectiverenouvelée. Le nouveau contrat detravail est d’une durée de deux anset demie, et elle introduit au 1 ierseptembre 2009 des ajustements desalaire.Une nouvelle structure salariale estcréée et l’intégration des salariés à cettenouvelle structure est prévue. Par lasuite, des augmentations salariales de 2% au1 ier septembre 2010 et au 1 ier septembre 2011.En septembre 2010, la participation del’employeur au REER de chaque salarié passede 13,5% à 14%.De plus, une lettre d’ententeavantageuse portant sur les congés parentauxa été intégrée à la convention collective. MarcGirard et moi-même constituaient le comitéde négociation. Solideq est une société financéeà 50% par le Fonds de solidarité et dontla mission est de favoriser la prise en maindu développement économique local par desentreprises locales.Salariés du Fonds de solidaritéPour leur part, les salariés du Fonds de solidaritédes travailleurs du Québec (FTQ)entreprendront sous peu la négociation pourle renouvellement de leur convention collective.


Louis BoudreauNouveaureprésentantL’UES 800 compte dans ses rangs, depuisoctobre 2009, un nouveau représentantsyndical, Louis Boudreau, affecté au bureaude Montréal. Louis a déjàété membre de l’UES 800au cours des années 80,en tant que salarié de laRésidence St-Malo, où ila été un des fondateursdu syndicat local et présidentde l’unité de basedurant environ 6 ans. Parallèlementà son travail,il a étudié à l’Universitédu Québec à Montréal en sciences politiquespuis en droit. Après avoir effectué son stage àla CSN, il a exercé le droit en pratique privée,principalement en droit social, droit du logement,droit civil, accidents du travail, droitdu travail. Nous lui souhaitons la bienvenue.France Deschênes possède une vaste expérienceà titre d’employée de bureau au seinde diverses entreprises et,depuis dix ans, dans lesecteur de l’automobile.Il y a quelques mois, avantmême son embauche, elles’était inscrite pour participerà la campagne derecrutement qui a permisaux salariés d’Empro dejoindre les rangs de l’UES800. C’est dire son intérêt pour le syndicalisme.Nous lui souhaitons la bienvenue.Pierre ForguesRemplacementDepuis septembre, c’est le confrère PierreForgues qui remplace en tant que représentantsyndical, au bureau de Québec, MarieDeschênes, durant son congé de maternité,et ce jusqu’en août 2010. Pierre possède unegrande expérience syndicale, acquise durantses années de militantismeau sein de son unité debase, IPL, et à l’UES 800.Il a été délégué dedépartement, puis membrede différents comitésexécutifs, et ce à titre deprésident durant 12 ans,fonction qu’il occupe encore.Il est aussi membredu Conseil général de l’UES 800, notammentdepuis 2003, et membre du Comité exécutifde l’Union depuis 2004. Responsable local auFonds de solidarité pour IPL depuis 1992, il aparticipé à la constitution du fonds de retraitedes salariés de son unité de base. Nous luisouhaitons la bienvenue.France Deschênes et Sylvie LafleurNouvelles employées de bureauDeux nouvelles personnes ont récemment été embauchées pour joindre l’équipe des employéesde bureau, à Montréal.Sylvie Lafleur bénéficie également d’uneriche expérience en tant qu’employée debureau. Elle a en effettravaillé dans différentsdomaines, notammentdans un bureau d’évaluateursagréés, dans un bureaud’architectes paysagistes,ainsi que pour unorganisme sans but lucratif,la Fédération de l’âged’or du Québec. Nous luisouhaitons la bienvenue.Marcelle BrownBonne retraite!Pour sa part, Marcelle Brown a pris une retraite méritée après vingt-deux ans au service del’UES 800. Nous lui souhaitons une bonne retraite.Décembre 2009 • Le Journal du 800 • 23


Melchiorre ZarelliParcours d’un syndicalisteL’histoire apprend que, dès le premier jour où il a commencé à travaillerpour la compagnie Industries de Maintenance Empire, au contrat de l’UniversitéConcordia, en 1976, le confrère Melchiorre Zarelli a compris queles salariés étaient très peu respectés et qu’il serait difficile de s’en sortirautrement qu’en se syndiquant.Anthony CamaraPrésident de la divisionEntretien ménagerPrésident du comitéexécutif de l’unité debase24 • Le Journal du 800 • Décembre 2009Quelques mois plus tard, il avait convaincula presque totalité des travailleursd’organiser une marche devant le siègesocial de la compagnie Empire afin d’exigerl’amélioration de leurs conditions de travail.Ce qui lui a valu, à lui-même et à 13 autressalariés, d’être congédiés. Loin de le décourager,cet événement l’a au contraire motivé àtravailler à la syndicalisation de ses confrèreset consoeurs de travail. Six mois plus tard, lespréposés à l’entretien ménager de la compagnieEmpire étaient syndiqués, membres del’UES, et lui-même et tous ceux qui avaientété congédiés étaient réintégrés.Continuer à se battreLe confrère Zarelli pensait alors que lapaix et la justice étaient acquises. Mais il fallaitcontinuer à se battre. Sans hésiter, Melchiorreest devenu délégué syndical et présidentde son unité de base, et il a travaillé sansrelâche pour bien la structurer. Le résultat deson travail acharné a été un comité exécutifdans lequel tout le monde s’implique, appuyépar une forte structure de délégués.Melchiorre a ensuite été élu au Conseil généralde l’Union et, lors de la fondation de lasection locale 800 de l’UES, en 1986, il a étéélu président de la division « entretien ménager».Notre confrère a participé à troisreprises, à titre de membre du comitéde négociation de l’entretienménager, décret de Montréal, aurenouvellement de la conventioncollective, soit en 1985, en 1989 eten 1993.Melchiorre s’est impliqué ets’est battu sans cesse pour sesmembres. Il a siégé au comité de l’assurance.Il a obtenu que des salariés de l’entretienménager siègent au Comité paritaire. Commeprésident de son unité de base, il a organiséles Fêtes de Noël et autres événements quiont toujours été couronnés de succès, ce quia créé un sentiment de fierté et d’appartenance,dont le moindre résultat n’est pas latrès forte participation aux assemblées généralesd’Empire.Il a également été le premier présidentd’unité de base à réussir à négocier sa libérationsur une base permanente afin de mieuxservir ses membres, et ce, à partir d’un bureauau siège social de la section locale 800.En 1994, Melchiorre a continué de servirses membres mais cette fois à titre de représentantsyndical, et ce, jusqu’à sa retraiterécente.Une grande générositéComment ne pas souligner également sagrande générosité qui l’a poussé à instaurerune campagne annuelle de collecte de fondset de denrées alimentaires afin d’apporter unpeu de réconfort, durant la période des Fêtes,aux membres de notre syndicat dans le besoin.Cette campagne « Paniers de Noël », quien est à sa neuvième édition, verra plus dequarante familles bénéficier de la générositédes membres, employés, employeurs etfournisseurs de l’UES.Au nom des militants et militantesd’Empire, du Comité exécutifet du Conseil général de l’UES 800,je souhaite une bonne et méritéeretraite à celui qui conserverapour toujours soncœur syndical. MerciMelchiorre!

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