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Note sur la reproduction en captivitéde la Chélodine rugueuse Macrochelodina rugosa(Ogilby, 1890) (Reptilia, Chelonii, Chelidae)CÉDRIC COUTARD*, GEORGES LE GRATIET** ET JÉRÔME MARAN***Résumé : Deux groupes de Macrochelodina rugosaadultes sont élevés pour l’un en Guyane françaiseet pour l’autre en métropole (en Picardie). Dans lepremier cas, les tortues vivent dans un bassin extérieurdu Centre Matamata. Les femelles adultespondent à même la terre ou dans l’eau entre lesmois de juillet et de décembre. Dans le second cas,les tortues sont maintenues dans un grand aquariumd’eau chauffée et filtrée. Les pontes sont déposéesentre fin décembre et fin avril. Le présentarticle détaille les conditions de maintenance et dereproduction dans chacun des deux cas évoqués.Mots-clés : Chelidae, Macrochelodina rugosa, reproduction,captivité, Guyane française, Métropole.1. IntroductionLa Chélodine rugueuse est décrite pour la premièrefois sous la combinaison Chelodina rugosa par JamesDouglas Ogilby en 1890 à partir d’une carapace dePortrait d’une femelle.250 mm de long récoltée en 1869 dans la Péninsuledu Cap York (Queensland, Australie). En 1901, lezoologiste autrichien Franz Werner (1867-1939) décritChelodina siebenrocki, une espèce très prochede la précédente mais dont l’aire de répartition estcirconscrite à la Papouasie Nouvelle Guinée. Plus récemment,des études ont montré que ces deux espècessont génétiquement indissociables (Georges& al., 2002). En dépit de leur origine géographiquedistincte, les deux tortues appartiennent donc à unseul et même taxon. En tenant compte du code denomenclature zoologique, la première dénominationa priorité sur la seconde. C’est la raison pour laquellecette espèce est désormais connue sous le nom deChelodina rugosa. La systématique du genre ChelodinaFitzinger, 1826 s’est considérablement modifiéeces dernières années. En 1994, David rapportel’existence d’un genre unique regroupant les neufChélodines alors reconnues : Chelodina longicollis,C. expansa, C. novaeguineae, C. oblonga, C. parkeri,C. reimanni, C. rugosa, C. siebenrocki, C. steindachneri.Dans les notes complémentaires du comité delecture de ce même travail (David, 1994 : 81), PeterPritchard et Roger Bour soulignent que le genre Chelodina« comprend deux groupes morphologiques(e.g. Goode, 1967) méritant le rang de sous-genres.Les noms Chelodina Fitzinger, 1826, et MacrochelodinaWells & Wellington, 1985, conviennent parfaitementpour ces deux groupes ». Cette suggestion quifait depuis autorité est notamment reprise par Fritzet Havaš en 2007 dans leur Checklist of Cheloniansof the World. Entre temps de nouveaux taxons deChélodines sont décrits (McCord & al., 2007a ;McCord & al., 2007b ; McCord & al., 2007c). Désormaisles tortues à long cou sont regroupées dans lesdeux genres Chelodina Fitzinger, 1826 et MacrochelodinaWells & Wellington, 1985. Le premier regroupeles onze taxons suivants : Chelodina canni, C. colliei,C. gunaleni, C. longicollis, C. mccordi mccordi, C.mccordi roteensis, C. novaeguineae, C. pritchardi, C.reimanni, C. steindachneri, C. timorensis. Le secondcomprend Macrochelodina burrungandjii, M. expansa,M. kuchlingi, M. parkeri, M. rugosa.Macrochelodina rugosa est une tortue d’eau doucedont l’aire de répartition couvre le nord de l’Australie,certaines îles du détroit de Torres, le sud-est del’Irian Jaya en Indonésie et le sud-ouest de la PapouasieNouvelle Guinée (Fritz & Havaš, 2007 ; Iverson,1992 ; Rhodin & Mittermeier, 1976 ; Vetter,2006). Les informations ci-après ont été principalementreprises du livre de Cann (1998). Elle affectionneles rivières, les bras morts et les marécagesadjacents. En cas de sécheresse, elle estive ens’enterrant dans le sol et en y demeurant ainsi plusieurssemaines. Sa nourriture se compose de tousles vertébrés (y compris les serpents aquatiques) etinvertébrés qu’elle surprend lors de ses chasses enmaraude. Elle atteint une taille record de 360 mmde long. Dans la nature, la période de ponte s’étaledu mois de mars jusqu’au mois de septembre. Lafemelle dépose jusqu’à quatre pontes par saisonqui comprennent de douze à vingt œufs. Ils mesurent35 mm de long pour une largeur de 26 mm etun poids de 14,8 mm. Les œufs incubés artificiellementà 30 °C éclosent après 180 jours. Les nouveau-nésmesurent 32 mm de long pour un poidsde 11,5 grammes. Cette espèce s’est rendue célèbregrâce à son mode de reproduction exceptionnelqui consiste à pondre ses œufs dans un nid creusésous l’eau. Les aborigènes d’Australie, bien avantles scientifiques, connaissaient les habitudesétranges de cette tortue. De nombreux travaux ontdétaillé et expliqué ce comportement inédit (Kennett& al., 1993a ; Kennett & al., 1993b ; Kennett &al., 1998) qu’elle partage avec au moins une autreespèce de tortue à long cou, Macrochelodina parkeri(voir Römpp, 2004). Les scientifiques n’ont toujourspas complètement élucidé les raisons del’utilisation de cette stratégie qui permet peut-êtreaux femelles de se protéger elles-mêmes ainsi queleurs pontes des prédateurs terrestres. Les œufspondus sous l’eau observent une diapause de plusieurssemaines. Le développement embryonnairedébute lorsque le site de ponte est complètementasséché. L’éclosion des jeunes tortues intervientdès les premières averses annonciatrices de la saisondes pluies. Macrochelodina rugosa est largementexploitée dans son habitat d’originenotamment en Papouasie Nouvelle Guinée (Rhodin& Genorupa, 2000). Elle est consommée par les populationslocales et commercialisée pour le marchéde la terrariophilie depuis quelques années à traversle monde. Sa maintenance en captivité est aisée(Green, 2000 ; Gurley, 2003 ; Sautereau, 1993) maissa reproduction demeure délicate comme en témoignele peu d’articles disponibles sur le sujet(Meier, 2004). Cette note rapporte les conditions dereproduction de cette espèce dans les élevages privésdes deux premiers auteurs situés respectivementen métropole (en Picardie) et en Guyane française.2. Dimorphisme sexuelLa distinction du sexe chez les spécimens subadultesn’est pas toujours aisée. En revanche, àl’âge adulte le dimorphisme sexuel est flagrant : lemâle possède une queue longue et large alors quecelle de la femelle demeure petite et triangulaire. Lafemelle est également de plus grande taille.3. Méthode-3.1 Spécimens étudiésEn Guyane française : À l’origine, le groupe étaitcomposé de deux mâles et quatre femelles, acquispar groupes de deux en 1996, 1997 et 1998. En2005, une des femelles est décédée des suites d’un38 • Chéloniens 14 • juin 2009Chéloniens 14 • juin 2009 •39


-3.2 Conditions d’élevageEn Guyane française : L’élevage est situé à Mana,dans le nord-ouest de la Guyane. Le climat est tropicalavec deux saisons très marquées : de janvierà juillet une saison des pluies avec de fortes précipitationsjournalières et une hygrométrie maximale,et de août à décembre une saison sèche très marquéeavec de rares et brèves averses en novembre.Quelle que soit la saison, l’hygrométrie est toujourstrès élevée et les vents nuls à très faibles. Il est rared’avoir une journée sans soleil. Les tortues ontl’avantage de profiter d’un climat qui leur convientet sont maintenues toute l’année dans un bassinextérieur peu profond (20 cm), dont les 4/5 de la superficiesont situés sous un manguier (Mangifera indica).Ce dernier permet de créer une zoneombragée sur une partie du bassin, en tombantdans l’eau les feuilles produisent du tanin, substancenaturelle bénéfique pour les tortues (fongicideefficace). Les animaux ne cherchent jamais à s’exposerau soleil et ne sortent de l’eau que pour pondre,ou bien lors des fortes pluies, surtout la nuit,pour essayer de trouver quelques invertébrés quicomplètent leur ordinaire.Graphique 1 Graphique 2En métropole : Il paraît illusoire de vouloir recréer àl’identique les conditions environnementales naturellesde cette espèce. Toutefois, en tenant comptedes températures et de la pluviométrie de son biotopenaturel (voir Graphiques 1 et 2), il est possiblede s’en approcher sensiblement en faisant varier artificiellementles paramètres liés à la température,au temps d’éclairage ainsi que le niveau d’eau. Cesvariations progressives s’effectuent en fonction dessaisons concernées. Cette espèce est maintenue àl’année à l’intérieur, dans un aquarium de 600 litres.La température de l’eau, située entre 20 et 30 °C,varie en fonction du jour, de la nuit et des saisons.La température est progressivement augmentée denovembre à avril. La durée d’éclairage augmenteégalement progressivement de 8 heures en été à 14heures en hiver. Excellente nageuse, elle bénéficieen moyenne de 60 centimètres d’eau. Au cours dela saison sèche (de mai à septembre en général), lahauteur d’eau est baissée quasiment de moitié demanière à maintenir une hauteur d’eau de moins de40 cm. La période exacte de la saison sèche n’estpas toujours facile à déterminer parce qu’il faut tenircompte avant tout de l’origine géographique desanimaux. Les graphiques montrent que la températureextérieure oscille entre 20 et 35 °C tout au longde l’année (Graphique 1). Au nord de l’Australie(Darwin), il y a une saison sèche d’avril à octobre etune saison des pluies de novembre à mars (Graphique2). Certaines villes du sud de la PapouasieNouvelle-Guinée présentent une saison sèche denovembre à mars.Une attention particulière doit être portée à la filtration,le débit de la pompe doit être important en assurantune grande capacité de filtration. Cetteespèce apprécie les cachettes qui lui permettent dese camoufler. Les plantes en plastique offrent auxtortues une multitude de refuges qui semblent leurconvenir parfaitement. Eu égard à la taille et à la vigueurdes animaux, chaque élément du décor estsolidement fixé. Il en va de même pour la tuyauteriede la pompe et la résistance immergeable.-3.3 AlimentationEn captivité, la qualité de l’alimentation est un paramètreprimordial pour le bien être et la reproductiondes animauxEn Guyane française : Les adultes sont nourrisdeux à trois fois par semaine avec des croquettespour chats.En métropole : Le pudding est un aliment adaptéqui répond parfaitement à tous ses besoins nutritifs.Il représente une nourriture variée et équilibrée quiest de plus particulièrement appréciée des animaux.D’autres aliments sont également proposésaux tortues comme par exemple des souriceaux deplus de trois jours, des truites, des gardons, desvairons et des guppys. La distribution de proies vivantespermet d’apprécier sa redoutable techniquede chasse. Lorsqu’un poisson passe à proximité deson affût, elle déploie son cou à une vitesse impressionnanteafin de s’en saisir. Il est donc illusoire devouloir maintenir un groupe de poissons dans unbac abritant déjà des Chélodines à long cou. Certainsaliments sont à éviter tels que les moules etles poissons marins (éperlans) car ils sont à longterme la cause de problèmes nerveux causant lamort des animaux. Les poissons rouges et lescarpes sont distribués de manière occasionnelle. Sielle n’y est pas préalablement habituée, cette espèceaccepte difficilement la nourriture à base de granulésdéshydratés souvent proposés en animalerie.4. Résultats-4.1 AccouplementEn Guyane française : Les conditions d’élevage(bassin recouvert d’une épaisse végétation de surface)n’ont pas permis d’observer les accouplements.En métropole : Les accouplements peuvent êtreviolents : le mâle s’agrippe à la dossière de la femelleà l’aide de ses quatre membres puis la mord au niveaudu cou et du dessus de la tête afin de l’immobiliser.Pendant la période de reproduction, la présence dansle même bac de plusieurs mâles engendre des conflitsqui se traduisent souvent par des morsures bénignessur les parties molles (pattes et tête).-4.2 PonteEn Guyane française : La femelle dépose des œufssur la partie terrestre de l’enclos en juillet, décembreet novembre. Le site de ponte est toujours humide,il est situé entre un mur et un tas d’herbes fanées.Certaines femelles pondent directement dans l’eau.Il n’est pas rare de trouver des œufs lors de la vidangedu bassin. L’heure de la ponte est inconnue,mais se situe probablement tard le soir ou tôt lematin. En effet, des nids ont été trouvés en fin dematinée alors qu’un téju (Tupinambis teguixin) étaiten train de dévorer les œufs. Ce gros saurien a besoinde plus de chaleur que les tortues pour êtreactif et ne sort pas sans soleil. Une ponte de cinqœufs a été trouvée dont deux œufs étaient déjà détruits.Les œufs sont de petite taille, presque sphériques.Ils mesurent entre 33 et 35 mm de longueurpour une largeur de 29 mm.En métropole : Sa technique de ponte originale quiconsiste à déposer ses œufs sous l’eau doit êtreprise en compte dès que l’on vise à maintenir cetteespèce en captivité. Cependant, une zone terrestredoit toujours être laissée à la disposition des animaux.Même si la grande majorité des femellespond sous l’eau, il n’est pas exclu que certainespondent sur terre. Les tortues doivent donc avoir lechoix. Une zone de ponte sous l’eau est aménagéeà l’aide de morceaux de verre collés dans l’aquariumet qui permettent d’y placer une couche desable d’une vingtaine de centimètres de hauteur. Cesubstrat est noyé sous 20 cm d’eau au maximum.Lors de la première ponte obtenue, la femelle mesurait21,3 cm de long et pesait 1600 g. Elle étaitalors âgée d’environ six ans. Les premières pontescontenaient peu d’œufs (entre 5 et 7) ; actuellement,elles comprennent jusqu’à 13 œufs. Ils mesurentde 31,8 à 34,2 cm de long pour une largeur compriseentre 24,4 à 25,4 cm et un poids oscillantentre 13 et 14 g. Les pontes sont essentiellementobservées entre fin décembre et fin avril.42 • Chéloniens 14 • juin 2009Chéloniens 14 • juin 2009 •43


-4.3 Incubation et éclosionEn Guyane française : L’incubateur utilisé se présentesous la forme d’un bac en plastique (25 x 18x 10 cm). Il est fermé par un couvercle doté de nombreuxtrous d’aération. Les conditions climatiquesparticulières de la Guyane française (chaleur importanteet humidité à saturation) permettent d’assurerune incubation naturelle sans avoir besoin dechauffer l’incubateur. La seule obligation est de protégerles œufs contre les prédateurs (insectes etreptiles). Le substrat de cinq centimètres d’épaisseurest composé d’un mélange de 50 % de terreau(pH = 6,6) et de 50 % de sable tamisé (granulométrie


DateLongueur(mm)Largeur(mm)Masse(g)29/04/07 33 24,5 809/07/07 39 28 10Tableau 3 : Croissance du nouveau-né.DateÂgeLongueur(mm)Largeur(mm)Masse(g)24/07/08 Naissance 33,5 24,5 920/09/08 2 mois 41 31,5 15,507/11/0812/12/083 moiset demi4 moiset demi63 48 4772,5 55,5 69Tableau 4 : Croissance moyenne de trois nouveau-nés.coquille et l’éclosion proprement dite. Parmi lesœufs ayant subi une diapause, la durée d’incubationa atteint 159 jours ; soit 64 jours de décalageavec le premier nouveau-né, la diapause n’ayantduré que 44 jours. Malgré une variation nycthéméralede la température (entre le jour et la nuit), l’ensembledes sept nouveau-nés obtenus présentaitdes déformations du nombre d’écailles de la dossièreplus ou moins importantes. Les nouveau-nésmesurent de 30 à 35 mm de long pour une largeur de22 à 26 mm et une hauteur comprise entre 13,5 et14,5 mm. Leur poids oscille entre 7 et 10 g.4.4 Élevage et croissance du nouveau-néEn Guyane française : Dès l’éclosion, la jeune tortueest lavée puis installée dans un récipient en plastique(longueur : 30 cm ; largeur : 20 cm ; hauteur : 8 cm) recouvertd’un grillage à mailles carrées pour les protégerdes prédateurs et faciliter les changementsjournaliers de l’eau. La surface est entièrement recouvertede plantes aquatiques filamenteuses (Utriculariapodantha) qui servent de cachette. Le nouveau-né estDossière d’un juvénile de 3 mois,la couleur est atténuée.nourri trois à quatre fois par jour avec des croquettespour chats et granulés pour carpes Koï. La jeune tortuea une façon très active de chercher sa nourriture.Elle nage en utilisant l’ensemble du volume d’eau disponibleen agitant sa tête de droite à gauche. Elle sefaufile habilement parmi les plantes et leurs racines,l’œil aux aguets. Elle saisit sa proie avec rapidité, aidéeen cela par son long cou (chez l’adulte, cette opérationprovoque un bruit de succion). La croissance estlente et régulière (voir Tableau 3).En métropole : Les trois premiers jours de leur existence,les tortues sont laissées dans l’incubateursur du papier absorbant humide. Elles sont ensuiteplacées dans un petit aquarium contenant 3 cm dehauteur d’eau. Une plante artificielle fait office derefuge ainsi qu’un morceau de tôle permettant aussiaux animaux de sortir de l’eau. La température estmaintenue constamment à 26 °C grâce à une résistanceimmergeable. Cette dernière ne doit pas êtrefixée à l’aide d’une ventouse mais laissée libre afind’éviter qu’une tortue puisse se coincer et se noyer.Il est primordial de minimiser l’écart de températureentre l’eau et l’air afin d’éviter des problèmes souventirréversibles de pneumonie. Pour se faire, ilsuffit généralement de couvrir l’aquarium par unevitre. Les nouveau-nés étant sensibles aux mycoses,une pincée de gros sel placée dans l’eauévite le développement des champignons. Les premièresprises d’aliments ne sont observéesqu’après une dizaine de jours. Toutefois, afin de leurlaisser constamment de la nourriture à disposition,des proies vivantes sont placées dans l’aquarium :vers de vase, artémias et daphnie. Ces alimentss’avèrent idéaux pour le début du nourrissage desjeunes Chelodina. Lorsqu’elles s’alimentent correctement,du pudding leur est proposé et des guppyssont placés régulièrement dans l’aquarium. Pendantles quatre premières semaines, l’eau n’est pas filtréeafin de ne pas créer un courant d’eau trop important.L’eau est alors renouvelée tous les 3 jours. Le débutde croissance des juvéniles est assez tardif maiss’accélère rapidement. Les nouveau-nés, particulièrementcraintifs les premières semaines, viennent rapidementdemander de la nourriture en se collant àla vitre et sans cesser de nager dès que l’éleveurs’approche. À deux mois, leur poids de naissance adoublé. À trois mois et demi, leur longueur a été multipliéepar deux et leur poids a quintuplé.5. ConclusionMacrochelodina rugosa est une espèce facile àmaintenir en captivité. En revanche, sa reproductions’avère encore délicate compte tenu du comportementreproducteur particulier des femelles. Il est importantde leur donner la possibilité de pondre sousl’eau ou sur terre. Si les conditions d’élevage sontappropriées, l’élevage des jeunes ne présente pasde problème majeur. ◗◗RemerciementsLes auteurs tiennent à remercier pour leur aideprécieuse les personnes suivantes (par ordre alphabétique): Marc ASENSIO (Carbon Blanc), LucienHO PING ON (Saint-Laurent du Maroni), ClaudeNOTTEBAERT (Nachamps) et Aline TURBIN (Lille),sans oublier Jean-Jacques DELARUELLE (Montvendre),Ghislaine GUYOT JACKSON (Tallahassee)et François CHARLES (Pavant) pour leur travailéditorial.Auteurs*cedric.coutard@free.fr**MATAMATA, Centre d’étude des tortues tropicalesCD9/PK2397360 Mana, Guyane Française.***L’Association du Refuge des TortuesMairie de Bessières. 26, place du Souvenir31660 Bessières. Courriel : contact@lerefugedestortues.frArticle reçu et accepté : janvier 2009Les photos sont toutes de Cédric Coutard.BibliographieCann, J. 1998. Australian Freshwater Turtles. IngaretWard. 292 pages.David, P. 1994. Liste bibliographique des reptilesactuels. I. Chelonii. Dumerilia, 1 : 7-127.Fritz, U. & Havaš, P. 2007. Checklist of Chelonians ofthe World. Vertebrate Zoology, Museum of ZoologyDresden, 57 (2), 368 pages.Georges, A., Adams, M., McCord, W.P. 2002. Electrophoreticdelineation of species boundaries within thegenus Chelodina (Testudines: Chelidae) of Australia, NewGuinea and Indonesia. Zool. J. Linn. Soc., 134: 401-421.Green, D. 2000. Keeping long-necked turtles, Chelodinaspecies. Australian Reptile Keeper Publications. 34 pages.46 • Chéloniens 14 • juin 2009Chéloniens 14 • juin 2009 •47

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