EXPOSITION TEMPORAIRE NOTICES DES OBJETS N°1-002 ...

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EXPOSITION TEMPORAIRE NOTICES DES OBJETS N°1-002 ...

L'UTILISATION DES VISUELS SONT LIBRES DE DROITS.MERCI DE MENTIONNER LE COPYRIGHT ARKANELNOTICES DES OBJETSN°1-002GOBELETEXPOSITION TEMPORAIREAU PIED DU MONT ARARAT, SPLENDEUR DE L'ARMENIE ANTIQUE13 AVRIL - 29 JUILLET 2007GOBELETArgentH. 13,2 cm, diam.10,6 cm, diam.enbouchure 11cm,diam. base 5,5 cm, poids 215gXXII e -XXI e siècle av. J.-C.KarachambErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2867-1Gobelet cylindrique en argent repoussé, à six registres ornementés, à lèvre arrondie à bourrelet externe,piédouche lourd, fond plat. Chacun de ces registres correspond à une unité thématique figurée sous leprisme de plusieurs personnages. A la façon des récits anonymes de jadis, le décor de ce gobelet illustreune légende des temps anciens.La scène principale du premier registre est la chasse au sanglier. Le chasseur tend son arc et vise denouveau l’animal blessé par une flèche enfoncée dans l’épaule. Il est dévoré de devant par le lion etattaqué par derrière par le léopard. Ils sont poursuivis par des lions et des léopards formant un rang. Unchien à une corde au cou est figuré derrière le chasseur à l’arc.Le deuxième registre est représenté par trois scènes : cérémonie rituelle, combat, transfèrement del’ennemi vaincu. Le personnage principal de la première scène est le « roi » (dieu ?), siégeant sur letrône, les pieds sur un escabeau lourd, tenant à la main un gobelet. Sur un autel haut, devant lui, sontfigurés des vases rituels. Sous l’autel, est debout un chien qui s’y présente comme un animal sacré etfait allusion au chasseur du premier registre représenté ici par le roi. De l’autre côté de l’autel, un prêtre,debout, dirige la cérémonie tenant un gobelet de la main droite. Derrière lui, apparaissent un deuxièmeautel, toujours garni de vases rituels et un grand vase sacré au sol avec un chaudron dessus. Deuxprêtres conduisent un animal vers la table de sacrifice. Il s’agit d’un cerf avec un croissant de lune sur leventre, symbole du sacrifice rituel et par conséquent associé à la mort. Le cortège se clôture avec unautre prêtre (?). Cette cérémonie rituelle est complétée par deux sujets du roi, se tenant derrière lui,agenouillés, portant des éventails à la main et un musicien assis sur une chaise basse avec une lyre àsept cordes sur son genou gauche. Le but de la cérémonie est de prier une divinité pour obtenir unevictoire dans le combat qui se déroule dans la scène représentée par des lanciers et des soldats armésd’épée. La troisième scène est l’image de la marche triomphale des lanciers avec le prisonnier désarmése tenant en avant.Le personnage principal du troisième registre est toujours le roi, identique à celui du deuxième registre,mais avec un disque solaire au-dessus de la tête soulignant son origine divine. Il siège sur le trône avecune hache à la main et a devant lui les têtes décapitées d’ennemi et le butin. À gauche de cette scène, le« roi » ennemi est désarmé par le lancier faisant tomber son casque avec sa flèche. À droite, le « roi »,mis à genoux et tiré par les cheveux reçoit le dernier coup de flèche. Cette scène représente un rang desennemis décapités se dirigeant vers le monde d’au-delà. Ce monde d’autre-tombe est signalé parAnzoud, monstre à tête et à griffes de lion, à corps et à larges ailes d’aigle. Dans la mythologieacadienne et sumérienne, cet être fantastique est associé à la guerre et à d’outre-monde. L’ image dulion dévorant le cerf est une autre représentation allégorique de la mort. Dans cette scène de la victoirequi se solde en général par un sacrifice, le lion symbolise la puissance du vainqueur.Le quatrième registre représente une ronde de lions et de léopards alternés vers la gauche. Lecinquième registre présente un décor ornemental à godrons. Le sixième registre ornant le piédouche dugobelet, représente un lion à tête de face et à corps de profil. Derrière, des lions et des léopards parpaires, debout sur les pattes postérieures et collés par le torse. Le recours aux images des lions et desléopards, fréquemment représentées, repose sur la symbolique antique de la mythologie indo-


européenne. Cette pensée symbolique est transmise dans les traditions hittites, selon lesquelles le lionet le léopard sont les symboles du roi. La surface du gobelet porte un décor de vingt-cinq figureshumaines, de trente-six animaux et plus de soixante objets dont le plus grand ne dépasse pas de 3cm.Plusieurs détails sont figurés avec grande maîtrise : crinière du cheval, les doigts des hommes, griffesdes animaux, tissus sous la peau, globules des yeux, franges des vêtements, semelles des chaussures,différentes armes, ornements des vases etc.Le gobelet constitue une source d’information aussi bien pour la culture matérielle et spirituelle, que pourla hiérarchie sociale de la société.Hovhannissian V., « Serebryaniy koubok iz Karachamba (Gobelet en argent de Karachamb) », dansPBH, Erévan, 1988, N°4, pp. 145-160(rus.).Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, pp. 65-66, N° 34.Rubinson Karen S., Silver Vessels and Cylinder Sealings: Precious Reflections of Economic Exchangein the Early Second Millenniun BC, “Archaeology in the Borderlands (Investigation in Caucasia andBeyond)”, Los Angeles, 2003, pp. 128-143.N°2-003COLLIER A PECTORALOr, agate, sardoine62 x 12,5 x 1,8 cm.XXII e -XXI e siècle av. J.-C.KarashambErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2867-4Une pendeloque ovale irrégulière (7 x 5 cm) en agate rouge-marron, veinée de blanc laiteux, estdisposée au milieu du collier. De chaque coté sont enfilées des perles biconiques de sardoine, suiviessymétriquement de perles d’or et de sardoine de différentes formes. La finition est soignée, elle est faitede quatre rangs de perles en or, biconiques et creuses. La technique de fabrication de ce bijou estremarquable par l’élaboration de la partie qui est composée, de chaque côté, d’un fourreau d’orcylindrique, creux et ciselé de grènetis, de quatre perles d’agates fusiformes et d’un séparateurrectangulaire double couche en or repoussé. Les surfaces de ces séparateurs sont traitées en filigraneet sont serti d’une sardoine rose au centre des ornements en spirale. L’envers du séparateur comportedouze perforations de quatre rangs destinées à faire passer les fils du collier.Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 64, N° 32.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d’exposition, Budapest, 2002, p. 179, N° 8.N°3-004COLLIER DE PERLESor, agate, sardoinepoids 29,9 grammes.XXII e -XXI e siècle av. J.-C.KarashambErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2867-5-6Le collier est composé de perles en agate et sardoine de forme biconique, cylindrique et globulaire. Lesperles en or sont biconiques ou en forme d'ancre dont les extrémités sont en spirale.Inédit.N°4-013VASE CULTUELterre cuiteH. 19 cm; diam. corps 20 cm, col 12 cm, base 16 cm.XVIII e -XVII e siècle av. J.-C.AparanErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2056-4


Vase cultuel marron poli, à corps bombé rétrécissant harmonieusement vers le haut, fond plat, lèvredroite coupée. Dans la partie supérieure du récipient, au bord de la lèvre, un perfore de chaque côté,probablement de suspension. La perforation est réalisée après la cuisson (l'une des perforations est nonaboutie). Toute la surface du récipient porte un décor composé de lignes onduleuses obliques, incisé etincrusté de terre blanche. A droite et à gauche de ces lignes, des protubérances vers le haut et vers lebas complètent le décor. Ce motif est caractéristique de la céramique destinée au culte. Par sa forme etses ornements, ce récipient est unique.Khatchatrian T., Yessayan S., "Arkheologitcheskiye nakhodki v sele Aparan (Les trouvaillesarchéologiques dans le village d'Aparan)", dans Sovetskaya arkheologiya (Archéologie soviétique) N° 4,Moscou, 1958, p. 196, ill. 1-1 (rus.).N°5-014TASSEOrH. 6,4; diam. col 7,5 cm, corps 9,1 cm, base 4,1 cm.XVII e -XVI e ss. avant J.-C.VanadzorErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 1861-1La tasse est globulaire, sur piédouche évasé. La lèvre est soulignée par un ruban de deux brins torsadésentrecroisés en zigzags qui dessinent des losanges. Un autre ruban composé de zigzags et de points,délimite le registre principal décoré au repoussé. Six lions sont représentés deux à deux, s'affrontant lesgueules ouvertes. Les queues à franges sont relevées et dirigées vers les corps. Les yeux, la crinière,les dents, la musculature sont soulignés schématiquement par des points, alors que les langues sontmarquées par des X. Deux trous indiquent que la tasse possédait une anse.La tasse a été découverte en 1948 lors de travaux d'aménagement dans la tombe dite "princière" . Elleétait accompagnée de céramiques noires vernissées, de haches, de poignards, de lances, de colliers enor et en sardoine. Une civière sur laquelle reposaient les cendres du défunt recouverte d'une plaque enargent, a été découverte au milieu de la tombe.Piotrovski B., Arkheologiya Zakavkazya (L’archéologie de la Transcaucasie), Léningrad, 1949, p. 46-47.Martirossian A., Armeniya v epokhu bronzi i rannego jeleza (L’Arménie à l’âge du Bronze et du Ferancien, Erévan, 1964, p. 65-66, Ill. 32.Armenien, wiederentdeckung einer alten Kulturlandschaft, catalogue d’exposition, Bochum, MuseumBochum, 1995, p. 96, N°98.Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 68, N° 36.Kévorkian R. (dir.), Arménie : entre Orient et Occident, catalogue d’exposition, Paris, BNF, 1996, p.228, N° 23.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d’exposition, Budapest, 2002, p. 173, N° 7.Inédit.N°6-019N°19STATUETTE AUX TROIS OISEAUXBronze coulé en plusieurs pièces à la cire perdue.14.5 cm x 12 cm x 9 cm.Bronze final, XV e -XIV e siècle av. J.-C.Koutchak, fouilles de L. Pétrossian.Erévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. temp. 47-1Le piédestal en forme d’ancre dessine une fourche à trois pointes, dont chacune est surmontée d’unsupport cylindrique sur lequel se tiennent trois figurines d'oiseaux identiques. Leur poitrine est ronde etbombée. Le plumage est figuré par un ornement à six lignes horizontales. En haut des lignes sontfigurés des triangles incisés, pointes en haut. Aux extrémités du ventre, en longueur, il y a quatreentailles triangulaires. On observe les contours des côtés latéraux. Le cou des oiseaux est long,légèrement courbe, et se termine par une tête à long bec. Le sommet de la tête est plat et possède troissillons profonds. Sur la partie antérieure du bec se trouve un anneau. Les yeux sont ronds et en relief.


Les cavités oculaires sont marquées par des trous profonds. La queue des oiseaux est longue, basse etétalée aux extrémités. Les figurines sont creuses et tournent autour de leur axe.La surface est uniformément couverte de patine verte. Le piédestal, les figurines et les pieds cylindriquesont été coulés séparément, puis soudés.Inédit.N°7-022STATUETTE DE TAUREAUBronze coulé en plusieurs pièces à la cire perdue30 cm x 15 cm x 8 cm.Bronze final, XIVe siècle avant J.-C.Ltchachène (Sévan), tumulus N°11, fouilles de H. Mnatsakanian en 1957.Erévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2049-130Statuette massive de taureau sur un piédestal. L'animal est traité d’une manière réaliste. Le corps estvolumineux, la grande tête est surmontée de cornes larges et courbes. Le corps est creux et orné dedécoupes en triangles dont certaines forment une étoile. Au milieu du front se trouve un signe en formed’un petit cercle. Les yeux sont circulaires, petits et globuleux. La croupe est légèrement baissée, laqueue longue descend sur les pattes. Le pénis est marqué sous le ventre.Le piédestal est une colonne en forme d'ancre. La figurine et le piédestal sont coulés séparément, puisjoints à l'aide d'une articulation grâce à laquelle elle pouvait pivoter autour de son axe. Elle estmaintenant immobilisée à cause de la corrosion. L’objet a été restauré en 2004.Cette statuette de taureau incarne probablement les forces dynamiques de la nature, notamment cellesdes orages et des tempêtes.Yessayan S.A., Skoulptoura drevney Armenii (La sculpture de l’Arménie ancienne), Erévan, 1980, p. 51,N° 136. (rus.)L’art arménien de l’Ourartou à nos jours, catalogue d'exposition, Musée des Arts Décoratifs, Paris, 1971,p. 31, N° 27a.N°8-035CEINTURE RITUELLEbronze14 x 50 cm.XII e –XI e siècle av. J.-C.LtchashèneErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2151Ceinture en bronze coulé et martelée, portant un décor incisé représentant quatre scènes successivesentourées de plusieurs rangées d’oiseaux stylisés en triangles, et de bandes verticales en spirales.Chacune des scènes expose trois cerfs. Dans l’ensemble, tous les animaux sont simplifiésvolontairement en vue d’un effet de stylisation, surtout dans la quatrième scène où le second cerf enmouvement porte sur le cou un svastika, une décoration qui fait référence aux croyances anciennes dela fertilité et des lumières célestes. L’oiseau était consacré au Soleil dont il était le fidèle messager.Symbolisant le soleil, la vie et la liberté, il était souvent figuré à côté des signes solaires comme descroix, svastikas, roues, cercles, spirales etc.Yessayan S. "Bronzovie poyasa iz Ltchashena i Stepanavana (Les ceintures en bronze de Ltchashèneet de Stépanavan)" dans PBH N°3, Erévan, 1977, p. 276-277, ill. 1a.Armenien, wiederentdeckung einer alten Kulturlandschaft, catalogue d'exposition, Bochum, MuseumBochum, 1995, p. 77, N°45.Santrot J. (dir.) Trésors de l'Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d'exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 154, N°139.Kevorkian R. (dir), Arménie: entre Orient et Occident, catalogue d'exposition, Bibliothèque Nationale deFrance, Paris, 1996, N°14.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d'exposition, Budapest, 2002, N°43.N°9-046VASE-IDOLE


argileH. 47 cm ; diam. 35 cm ; diam. base 13 cm.X-IXe siècle av. J.-C.Dvin, flanc Est de la collineErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2121-286Grand vase noir lustré à trois embouchures, à corps biconique, à fond plat. Les trois embouchures, lesparties supérieure et inférieure sont fabriqués séparément. Les points de jonction de ces éléments sontmarqués par de petites saillies. L’aspect du vase, le sanctuaire où il a été découvert, et sa ressemblanceavec les idoles féminines en pierre découvertes sur les sites préourartéens de la forteresse Teïchébaïni(Karmir-Blour) peuvent suggérer une hypothèse selon laquelle ce vase est une idole représentant unedivinité féminine aux bras et à la tête levés vers le ciel. Le corps bombé et seize saillies en tétonssoulignent les formes du corps féminin symbolisant la Déesse-Mère. Les bras levés vers le haut et legeste d’adoration sont caractéristiques des croyances les plus anciennes. Cette idole était associée auxidées du réveil de la nature, de la fécondité, de l’éternelle bienfaisance du monde. Elle a des analogiesavec le culte de la déesse Anahit.Koushnareva K., Drenvie pamyatniki Dvina (Les monuments anciens de Dvin), 1977, p. 22, 26, ill. 30.2,pl. XV-2. (rus.)Armenien, wiederentdeckung einer alten Kulturlandschaft, catalogue d'exposition, Bochum, MuseumBochum, 1995, p. 70, N°25.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d'exposition, Budapest, 2002, N° 62.N°10-051FIGURINE DE SOLDATbronze9,4 x 4 x 7,6 cm; longueur de la lance 7,6 cm.IX e siècle av. J.-C.Paravakar (région de Tavoush)Erévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2468-1Figurine d’un soldat nu, ithyphallique, aux épaules larges, au visage plat, au nez droit et à mâchoiresaillante. Les yeux et la bouche sont figurés par un sillon. Il porte un casque au cimier ornée d’une cornerecourbée en avant, et il est armé d’un bouclier en demi-cylindre dans la main gauche et d’une lancecourte dans la main droite. Des perforations sur les bras servent à tenir le bouclier et la lance. Cettefigurine représente certainement une divinité qui pourrait être associée à la guerre, aux éléments de lanature, au dieu des eaux et de la pluie fécondante Théïchoub-Téïchéba. Ce type de figurine était destinéà des différentes cérémonies rituelles.Yessayan S.A., Mnatsakanian A.O. , « Nakhodki novikh bronzovikh statouetok v Armenii (Découvertesde nouvelles figurine de bronze en Arménie) », dans L’archéologie soviétique, Moscou, 1970, N°2, p.158, fig. 1-2.Yessayan S.A., Skoulptoura drevney Armenii (La sculpture de l’Arménie ancienne), Erévan, 1980, tabl.56-1. (rus.).Armenien, wiederentdeckung einer alten Kulturlandschaft, catalogue d'exposition, Bochum, MuseumBochum, 1995, p. 86, N°74.Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p.161, N°148.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d’exposition, Budapest, 2002, N°83.N°11-074RHYTON EN FORME DE BOTTEterre cuite24,6 cm x 22 cm x 19,5 cmVIII e -VII e siècle av. J.-C.Karmir Blour (Erévan)Erévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2783-190Vase en forme de botte ourartéenne en cuir sans semelle, à empeigne montante et très évasée auniveau du genou. La partie antérieure du vase est enduite d’un engobe blanc et porte un décor peint en


un clair composé de cercles, de bandes et de damiers. A l’aide de ces éléments géométriques, cevase reproduit avec exactitudes tous les détails de ce type de bottes : lacets, œillets, fermeture.Piotrovski B., Iskoustvo Ourartou (L’art d’Ourartou), Léningrad, 1962, p. 109. (rus.).Piotrovski B., Karmir-Blour (album), Léningrad, 1970, ill. 70 (rus.).Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 172, N°172.Örményország kincsei, Titkok az Ararátról, catalogue d’exposition, Budapest, 2002, N° 76.N°12-94RHYTON AU CAVALIER EN COSTUME MEDEArgentH. 20 cm, l. 21 cm, ép. 14 cm,poids 1,6gVI e -V e siècle av. J.-C.Erébouni, quartier Nor Arech à proximité de la forteresse Erébouni, ErévanErévan, Musée d’Erébouni, inv. 20Rhyton au protome du cavalier avec son cheval. Il est robuste. L’attitude est statique, solennelle. Lessourcils arqués mettent en relief ses yeux en amande. Le cavalier a un nez bossu, une barbe ample etfrisée. Il est vêtu à la manière des personnages mèdes et arméniens des bas-reliefs de Persépolis : uncaftan court, pantalon étroit, chaussures à bout pointu. Sa veste est brodée sur la poitrine, les bords etles manches. Il porte sur une épée courte (akinakès). Il a une coiffure mède avec l’image d’un aigle surchaque bord. Les aigles sont debout, les pattes largement écartées et les ailes déployées. Les corpssont face à face, la tête d’un aigle est tournée vers la droite, et celle de l’autre, vers la gauche. L’imagede l’aigle sur la coiffure du cavalier indique un lien avec la maison royale achéménide, l’aigle étant lesymbole de la dynastie royale achéménide.Le cheval bridé est assis, les pattes repliés sous lui. La crinière courte soigneusement peignée et lessabots sont rendus par des traits gravés. Selon les spécialistes, le cheval représenté est d’une race depetite taille élevée en Arménie et livrée chaque année au Grand Roi pour payer la redevance, comme entémoignent les annales des auteurs anciens. Les bordures du tapis de selle en forme de marches etd’arcatures, les bouquetins assis affrontés et les têtes de taureau présentent les analogies avec l’art del’Orient ancien et de l’Ourartou. Aux genoux du cheval et au centre du poitrail, des perforationspermettaient l’écoulement de la boisson.Arakélian B. N., Aknarkner hin Hajastani arvesti patmoutian (Etudes sur l’histoire de l’art de l’Arménieancienne), Erévan, 1976, pp. 42-43, pl. LVI- LVII (arm.).Khodjach S. I., Troukhtanova N. S., Oganessian K. L., Erébouni, Moscou, 1979, p. 146.Tiratsian G., Koultoura drevney Armenii, VI v. do n.e.- III v. n.e. (La culture de l’Arménie ancienne, duVIe siècle avant J.-C. au IIIe), Erévan, 1988, p. 52, tabl. IX-1 (rus.)Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 199, N° 182.Armenien, wiederentdeckung einer alten Kulturlandschaft, catalogue d’exposition, Bochum, MuseumBochum, 1995, p. 99, N° 107.Erébouni, catalogue des objets archéologiques du muséé, Erévan, 2002, p. 76 (arm.).N°13-109BORNE EN ARAMEENPierre de sable101 x 42 x 20189-160 av. J.-C.Teghout, sur la route de Dilidjan à IdjévanErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2479Borne en araméen d’Artachès I er , roi d’Arménie (189-160 av. J.-C.). La stèle est trapézoïdale. Dans lapartie supérieure, elle s’élargit et se termine par un couronnement de trois dentelures triangulaires. A sabase, elle a un tenon destiné à être fixé sur un socle. Sur la partie frontale de la stèle, une inscription en


araméen de cinq lignes : Artachès, roi yervandide, fils de Zareh, ‘‘le bon’’ couronné/… dans la dixièmeannée, Artachès…/fils de Zareh partagea/ les terres entre les villages.Dans différentes régions de la république d’Arménie (Sissian, Spitak, Teghout etc.), on a découvert dixbornes analogues. Le mot yervandide, présent dans l’inscription, a suscité un intérêt particulier chez leschercheurs. Il est connu qu’Artachès, après avoir usurpé le pouvoir et détrôné le dernier roi desYervandides, se proclame son successeur afin de légitimer ses actes devant ses contemporains. Sur leplateau arménien, les Yervandides étaient non seulement des rois et des souverains mais aussi lesdescendants de la puissante dynastie achéménide. Etre de la dynastie des Yervandides voulait dire êtreachéménide. Au II e e siècle avant J.-C., cette circonstance était d’une grande importance dans lesystème des états du Proche Orient.Artachès I er a su réunifier les terres arméniennes, a réalisé plusieurs réformes administrative, militaire,économique et culturelle. Il a également entrepris une réforme agraire en déterminant les limites entreles villages communautaires et les propriétés privées (agaraks). Ainsi ces bornes étaient érigées pouratténuer les contradictions apparues entre les villages et les agaraks et pour marquer les frontières despropriétés.Karakhanian G., « Arameeren norahayt yerkou ardzanagroutyouner (Deux nouvelles inscriptionsdécouvertes en araméen)», dans PBH, Erévan,1971, N°3, pp. 274-276 fig. 5 (arm.).Tiratsian G., « Artaches I-i noragyout aramearan ardzanagroutyoune (La découverte d’une nouvelleinscription en araméen d’Artachès I er )», dans PBH, Erévan,1977, pp. 274-276 (arm.).Périkhanian A., «Les inscriptions araméennes du roi Artachès», dans Revue des Etudes arméniennes,Paris, 1971, VIII, p. 169-174.Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 204, N° 187.N°115 & 115 BISBOUCLES D’OREILLES EN FORME DE TETES FEMININESOrH. 2,7 cm, l. 2,4 cm , ép. 1,1 cmII e -I er siècle av. J.-C.ArtachatErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. temp. N° 48-32a, bPaire de boucles d’oreilles en forme d’anneaux terminés par une tête miniature de Ménade. Selon lamythologie grecque les Ménades faisaient partie du cortège imposant du dieu Dionysos lors des fêtesconsacrées en son honneur. Le visage des femmes est rond aux traits réguliers, à la chevelure d’uneraie droite au milieu. Elles portent sur la tête une couronne ornée de feuilles de lierre et de pommes depin, et un diadème sur le front. Tout en étant identiques, les figures se distinguent par quelques nuances(la différence est marqué sur le front dans la position du diadème et l’arrangement des cheveux). Labase est ornée de bandes évoquant un collier de perles. Les anneaux sont torsadés dont le fermoir sefixe dans le petit anneau derrière la tête. Coulé d’une feuille fine, tous les éléments sont réalisésséparément, puis soudés. Caractéristique de l’époque hellénistique, les boucles d’oreilles en formesd’anneaux terminés par une tête sont de provenance différente: la Thrace, Doura Europos etc.Probablement ce bijou a été fabriqué dans un des centres hellénistiques du monde syro-mésopotamien.Khatchatrian J., «Ouch helenistakan chrdjani yezaki dambaran (Une tombe singulière de la périodehellénistique tardive)», dans Lraber, Erévan,1977, N°1, pp. 61-62, tabl. III (arm.)Khatchatrian J., Artachat II ( Antik dambaranadachter, 1971-1977tt. Peghoumnere) (Artachat II, Desnécropoles antiques, Fouilles de 1971 à 1977), Erévan, 1981, p. 80, pl. XXI-6-8 (arm).Santrot J. (dir.), Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 230, N° 220.N°15-154CRUCHE AU PORTRAIT DE CARACALLAVerre17,5 cm x 11,2 cmIII e siècle ap. J.-C.TigranakertErévan, Musée d'Histoire d'Arménie, inv. 2709-4Vase à anse verticale, en forme d’une tête masculine barbue, moustachue et aux cheveux frisés.L’apparence d’un homme mûr est rendue avec un certain degré de réalisme. La personnalité intérieurede l’homme volontaire et méfiant est souligné par des rides expressives au-dessus des sourcils, par les


lèvres serrées et le regard soupçonneux. Il s’agit ici d’une cruche ornée du portrait de l’empereur romainCaracalla. C’est un exemplaire unique d’un vase céphalomorphe, soufflé dans un moule à trois pièces.Khatchatrian J., «Portretniye stekliaéniye sosoudi Karakali amiatniki (Vases en verre à portrait deCaracalla», dans Lraber , Erévan,1998, N°3, pp.154-158 (rus.).Santrot J. (dir.) Trésors de l’Arménie ancienne : des origines au IV e siècle, catalogue d’exposition,Somogy et musée Dobrée, Nantes, 1996, p. 244, N°256.

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