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MEDHI (PAGE 2) STÉPHANE (PAGE 2) VIOLAINE (PAGE 3) STEVE (PAGE 3) ANNE-LAURE (PAGE 3) CLÉMENT (PAGE 3) JAMES (PAGE 4) CLOTILDE (PAGE 4) AFSHIN (PAGE 6)LE JOURNAL DU CONSEIL RÉGIONALTransports de banlieue à banlieueLa solutionArc ExpressLes aidesdu pack jeunesLa Région facilite l’accès desjeunes à l’emploi, à la santéet à la contraception. P. 3De Villepinteà ShanghaiÀ l’occasion de l’Expo universelle,des apprentis découvrentde nouveaux savoir-faire. P. 6Saint-Ouen,capitale des pucesBalade dans le gigantesque dédalemarchand qui accueille chaqueannée 5 millions de visiteurs. P. 16www.iledefrance.frOCT.-NOV. 2010 – N° 30


2SOMMAIREOCT.-NOV. 2010 |02 | EN VUEL’architecte PierreChambron participeà des projets de grandeenvergure à Shanghai.Page 3 : des aides pourl’autonomie des jeunes.04 | FAITS ET GESTESFace à face : Jean-PaulHuchon dialogueavec deux Franciliens.Page 5 : baromètredes Franciliens.Sondage OpinionWay.06 | PLANÈTEÀ l’occasion de l’Expouniverselle, des apprentisdécouvrent de nouveauxsavoir-faire.07 | À LA UNEARC EXPRESS : LE DÉBATPUBLIC EST LANCÉLe projet de rocade Arc Expressentre en scène.REPORTAGEL’Institut Gustave-Roussy attendbeaucoup des débats publicssur les transports en commun.POINT DE VUEJean-Vincent Placé,vice-président chargé destransports et des mobilitésEN VUE© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VULIBRESPAROLES DEFRANCILIENSBALISES | À L’AFFICHE |10 002-text bref000 000 placesdelettrinestationnement dans20 parcs relais ont faitl’objet d’un financementdu Syndicat destransports d’Île-de-France depuis deux ans.89 778 jeunes,âgésde 16 à 25 ans se sontinscrits pour la premièrefois en 2009 dans les81 missions localesde la région. C’est 13 %de plus qu’en 2008.J’ai beau vivre dans un“ quartier difficile, j’adore icile mélange, la richesse desrapports humains. Je nequitterai jamais la région.MEDHI KHELFAT, ÉPINAY-SUR-SEINE (93) ’’100 000paniers fraîcheur ont déjàété distribués en France.L’initiative, née enÎle-de-France, meten relation le producteuret le consommateur.J’apprécie les efforts“ pour réduire la circulationautomobile dans Paris, carje ne me sens pas toujoursen sécurité à vélo.STÉPHANE COCHETEUX, PARIS (13 ’’e )Les 30 000 cabines d’ascenseurs du parc social002-text francilien bref sont 01souvent mal entretenues.Pour y remédier, l’Institut d’aménagementet d’urbanisme (IAU) d’Île-de-France va étudier leurétat, et l’agence régionale de développement (ARD)examinera la faisabilité de création d’un opérateur pourproposer aux bailleurs sociaux une meilleure offred’entretien, et une meilleure formation des techniciens.PIERRE CHAMBRON, architecte chez Arte Charpentier, 44 ansBâtisseur à Shanghai© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VU10 | TENDANCES« Si tu es bien sage, tuiras en pension ».12 | HISTOIRESur les traces desexpositions universelles.13 | ENTRETIENMichel Gaillard,garant de la concertationsur la désaturationde la ligne 13 du métro.14 | TRIBUNESExpression des groupespolitiques.16 | ALENTOURSLes puces, un universsingulier et pluriel.Pierre Chambron suit au quotidien l’évolution de ce vaste chantier : une ancienne usine de textile recyclée en Centre de la mode. Défilés,centre d’expo, musée de la Mode, restaurants occuperont 80 000 m 2 . Une deuxième phase est prévue, de l’autre côté de la rue, sur 60 000 m 2 .© PATRICK WACK/AGENCE VUÎle-de-France, journal bimestrieldu conseil régional, 35, bd des Invalides,75007 Paris. Tél. : 01 53 85 53 85.journal@iledefrance.frDirecteur de la publication :Jean-Paul Huchon. Directeur dela publication délégué : HervéMarchal. Comité éditorial : Maximedes Gayets, Jean-Michel Thornary,Patricia Blanchard-Bouvelot,Hervé Marchal, Pierre Chapdelaine.Rédacteur en chef : PierreChapdelaine Secrétaire généralede rédaction : Isabelle Chouffet.Rédactrice-reporter : Julie Védie.Ont collaboré à ce numéro :Chauzy et Gaudelette, IsabelleLe Louët, Saïd Taki. Couverture :Rampazzo et Associés. Conception: Rampazzo et Associés.Réalisation : Scoop communication.Impression : Île-de-Franceest édité à 4328000 exemplairessur papier recyclé 57 g par LengletImprimeurs. ISSN : 1779-4331.Dépôt légal à parution.L’Expo universelle 2010 a mis en lumière l’implantationforte des Franciliens dans la métropolechinoise. Parmi eux, Pierre Chambron.Depuis six ans, il participe à des projets dontl’envergure est à l’échelle du pays.CHANTIERS h C’est sûrement son goût del’aventure humaine qui a conduit l’architectePierre Chambron à s’installer àShanghai comme directeur de la conceptionchez Arte Charpentier en 2001. CeDionysien a très tôt enjambé les frontièrespour suivre d’abord ses parents enÉthiopie où son père ouvre une station deradio. De retour en France pour des étudesd’architecture à Paris-Tolbiac, il poursuitun parcours semé de rencontres etd’opportunités qu’il sait saisir car il aime« le contact et les défis » : le prix RichardLounsbery, en 1991, lui permet d’obtenirune bourse pour étudier aux États-Unis.Là-bas, il décroche un Master’s Degree etrencontre des étudiants, futurs fondateursd’une agence à Taïwan qu’il rejoint deuxans plus tard. « En 1993, Taïwan était enplein boom économique alors que la Francevivait les années noires de la construction. »Il s’y installe pendant six ans.Loin des “ starchitectes ”De retour à Paris, Pierre Chambronapprend que l’agence Arte Charpentiersouhaite s’implanter à Shanghai. « C’étaitl’occasion de me servir de mon expérience àTaïwan et de ma connaissance du chinois. »Depuis, « les projets poussent comme lesfruits dans un jardin » malgré la concurrence: « Il faut être réactif car Shanghaiest un terrain où se retrouvent les agencesdu monde entier. Le niveau d’exigence estde plus en plus élevé. » Et le terrain de jeune cesse de s’agrandir : « En France, lesprojets culturels sont le domaine réservédes “ starchitectes ”. Ici, depuis la réalisationde l’Opéra de Shanghai, les Chinois nousappellent sur des projets passionnants : lemusée d’Alar, l’Opéra de Taiyuan, le Centrede la mode de Shanghai… » Le retouren France de l’architecte n’est pas programmépour le moment. À la morositédu marché européen, il préfère participerau bouillonnement d’une ville qui seréinvente. ISABELLE CHOUFFETÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUEN VUE 3La vie est chère en Îlede-France,surtout pour se “ un cadre de vie très agréable,BAGNOLETSAINT-CLOUD92J’ai la chance d’habiter dansPONTOISE9593“loger, même si je suis enavec beaucoup de structures91 SAVIGNY-SUR-ORGEcolocation ! Mais vivre ici,pour les enfants : base de loisirs,c’est l’indépendance. piscine, patinoire.VIOLAINE PHILIPPE, MONTROUGE (92) ’’STEVE MARINE, SAVIGNY-SUR-ORGE ’’ (91)EN CHIFFRES | FOCUS |HTEMPS FORTS| |35 sitesNatura2000, essentielspour la sauvegardede la biodiversité etde l’environnement,sont recensésen Île-de-France.10 entreprisesétrangèresdirectement liéesà l’énergie solairephotovoltaïquese sont implantéesdans la régionen 2009.© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VU168 200participants : lefestival Solidays 2010,qui rassemble lesartistes pour la luttecontre le sida, a battuun record d’affluence.430 élèves de Clichysous-Bois,Montfermeil,Vaujours et Mitry-Moryont reçu le diplôme deForestier Junior, grâce àune formation dispenséepar l’Agence des espacesverts (AEV).SOCIÉTÉ Contraception, mutuelle, permis de conduireDes aides pour favoriserl’autonomie des jeunesLa Région vient d’adopter trois mesures visantà favoriser l’autonomie des jeunes Franciliens,avec deux priorités : la santé et l’accès à l’emploi.COUP DE POUCE h Trop de jeunes négligent leursanté pour des raisons économiques. L’accèsà une mutuelle reste difficile pour la plupartdes étudiants. La Région décide de lesaider à financer une complémentaire santé.Sont concernés, pour l’heure, les étudiantsboursiers n’ayant pas accès à la couverturesanté complémentaire (CMU-C) proposéepar l’État, soit les boursiers des échelons deniveau 0 à 3, et une partie des échelons deniveau 4. La Région rembourse leur adhésionà une mutuelle étudiante (LMDE ou Smerep)à hauteur de 100 euros par an.Deuxième mesure emblématique : le Passcontraception. Début 2011, les élèves enclasse de seconde dans les lycées généraux,ou de niveau et d’âge équivalents dans leslycées professionnels, les centres de formationdes apprentis (CFA) et les formationssanitaires et sociales pourront en bénéficieren priorité. Sur demande, leur infirmièrescolaire leur remettra quatre coupons : pourune consultation (centre de planification,généraliste ou gynécologue) ; pour une prisede sang ; pour des analyses médicales ; etpour tout contraceptif pendant 3 ou 6 mois.Enfin, un coup de pouce pour passer le permisde conduire sera proposé à des jeunesrencontrant des difficultés d’insertion professionnelle.En 2009, 70 % des 170 000 jeunessuivis par les missions locales n’avaient pasle permis de conduire, ce qui les handicapedans leur accès à de nombreux métiers dansle bâtiment, l’aide à la personne ou la sécurité…Au cas par cas, et à l’initiative de lamission locale exclusivement, une aide de600 euros sera proposée, dans le cadre d’unerecherche d’emploi. Dans un premier temps,1 666 jeunes seront concernés sur plusieursterritoires expérimentaux. © FRANCK FERVILLE/AGENCE VU© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUClément Soulier, vice-président en chargedes questions sociales à la Fédération desassociations générales étudiantes (Fage).« Près de 20 % des étudiants franciliensne se soignent pas pour des raisonsfinancières et les consultations chezles spécialistes ont diminué. Cette aiderégionale leur donne accès aux premièresoffres des mutuelles étudiantes, suffisantespour une bonne couverture de santé. »Anne-Laure Guinard,conseillère en insertionà la mission locale deVersailles (78).« L’infirmeriedu lycée est unlieu confidentiel,les jeunes nousparlent, nousconnaissons lebesoin importanten matièrede contraception.Le Passcontraception estune très bonnemesure, si on peutla mettre en œuvrefacilement… »« C’est une bonnechose que cesoit aux missionslocales de mettreen œuvre cetteaide au permisde conduire :nous sommesen premièreligne pourdéterminer lesbesoins réels enfonction du projetprofessionnel. »Jean-Claude Roger,infirmier scolaire aulycée Eugène-Henaffde Bagnolet (93).© DR(92)MALAKOFFRénovationau stade Léninedu lycéeLouis-Girard…Le terrain defoot a perdu sonrevêtement enschiste rougeau profit d’unrevêtementsynthétique.(91) ÉTAMPESBonne conduite !Le 3 décembre,les élèves dulycée Louis-Blériot vontbénéficier d’unejournée deformationet d’informationsur la sécuritéroutière.(78) TRAPPESUn roman-photocontre les discriminations.Leprojet est pilotépar la compagnieDéclic Théâtre.Le tournage vacommencer àSaint-Quentinen-Yvelines.(75) PARISRévolution dansle 16 e arrondissement?La Région vientd’apporter sonsoutien financierà la constructionde 131 logementssociaux,dont 36 trèssociaux,rue d’Auteuil.(95)PONTOISELa ZAC Boussatdeviendra unquartier urbainsocialement etécologiquementexemplaire.Il fait partiedes 9 projetssupplémentairesretenus par laRégion au titredes nouveauxquartiersurbains.© PATRICK WACK/AGENCE VU© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUBeau succès pour le pavillonfrancilien à ShanghaiLe 4 août, le pavillon francilien de l’Exposition universellede Shanghai accueille son millionièmevisiteur. Conçu par la Région, la Ville de Paris et lachambre de commerce et d’industrie de Paris, cetespace est entièrement consacré aux meilleurespratiques urbaines. Un thème relayé avec force cetété, au cours de la semaine francilienne organiséesur le pavillon, où rencontres et colloques se sontmultipliés sur la mise en valeur du patrimoine urbainou sur les nouveaux modèles de déplacements. Le rock n’est pas mort,il était à Saint-CloudMalgré une météo très rock’n’roll, le cru 2010 duFestival Rock en Seine a tenu toutes ses promesses.Têtes d’affiche (Arcade Fire, Massive Attack, Blink 182Cypress Hill, Roxy Music…), plus « petits » groupes(LCD Soundsystem, Plan B, Eels, The Ting Tings…)ainsi que jeunes talents présentés lors des « AvantSeine » ont enfiévré le domaine de Saint-Cloud (92)et les quelque 105 000 spectateurs venus assister aux47 concerts. La 9 e édition est programmée du 26 au28 août 2011. Vivement l’année prochaine ! ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


4FAITS ET GESTES© DAVID SAUVEUR/AGENCE VU© MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU© MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VUFACE-À-FACE| JEAN-PAUL HUCHON | |Sur les“ transports,nous allonsavoir prèsde 70 débatsavec lesFranciliens.”h Clotilde Nonnez,professeure de yogaet coach à domicile,Paris 15 e .h James Osmont,demandeur d’emploi,Franconville (95).« La Régionapportede la douceur »Choisis par l’institut CSA, deux Franciliens, Clotilde Nonnez,professeure de yoga, et James Osmont, demandeurd’emploi, ont interrogé le président du conseil régional,Jean-Paul Huchon. Extraits.CLOTILDE NONNEZ : Se déplacer en Île-de-France,c’est un casse-tête. Moi, je circule en scooter.C’est la meilleure solution…JEAN-PAUL HUCHON : Cette question sera au cœur dudébat public qui va s’engager sur Arc Express, cemétro automatique prévu en petite couronne. Nousallons avoir près de 70 débats sur les transports enbanlieue pour écouter les Franciliens. Mais la miseen service d’Arc Express n’interviendra qu’en 2017.Il faut des réponses plus rapides. C’est pourquoinous avons actuellement sept tramways en coursde construction.JAMES OSMONT : Comment choisissez-vous ceslignes de tramway ?JEAN-PAUL HUCHON : Tout cela s’inscrit dans une stratégieglobale. C’est le plan de mobilisation en faveurdes transports que la Région a élaboré. Il prévoitde nouveaux tracés, mais également le renouvellementdu matériel roulant et des infrastructures.CLOTILDE NONNEZ : Cela étant, les augmentationsdes titres de transport ne risquent-elles pas depénaliser beaucoup de Franciliens ?JEAN-PAUL HUCHON : Nous n’avions pas augmenté lestarifs depuis 2005. Cette augmentation, elle étaitnécessaire, malheureusement. Avec la crise économique,les recettes générées par le versementtransports, une taxe que paient les entreprises, ontdiminué. Nous avons tenu toutefois à poursuivrenos efforts en direction de la tarification sociale etnous mettrons prochainement en place la gratuitépour les jeunes en insertion. Mais vous avez raison: ces problèmes sociaux, s’ils persistent, nousconduiront à trouver d’autres solutions à l’avenir.JAMES OSMONT : En juin, mon CDD n’a pas étérenouvelé. Je voudrais m’orienter vers lesmétiers de l’informatique. Mais, à Pôle emploi,on me propose une formation de cariste, unmétier que j’exerce depuis l’âge de 18 ans !JEAN-PAUL HUCHON : La situation s’est incontestablementdégradée à Pôle emploi. Les agents sontdébordés. C’est une situation d’autant plus préoccupanteque la Région a en charge les formationset que beaucoup peuvent répondre à vos attentes.CLOTILDE NONNEZ : Dans tous les secteurs, on voitmonter un vrai racisme social. Certains salariéssont maltraités, beaucoup pètent les plombs…JEAN-PAUL HUCHON : On voit à quel point certainsfilets de protection ont disparu. Notre société est deplus en plus dure, elle devient insupportable pourde nombreuses personnes. Avec la Région, nousessayons d’apporter de la douceur, de la qualitéde vie, de nouvelles protections, par exemple autravers du parcours d’autonomie pour les jeunes. FOCUS |Permettre à des personnes àla recherche d’une orientationprofessionnelle de se confronterà la réalité de l’entreprise et d’unmétier en rencontrant des salariéssur leur lieu de travail, c’est le rôle desambassadeurs des métiers. Depuis2009, ce dispositif se met en place,H(92) CLICHY-LA-GARENNEChangement destyle ! L’ancienpavillon dechasse des ducsde Vendômeva accueillirun centre d’artet un pôleressourcesdédié àl’expressionplastique.(94) CHOISY-LE-ROILa 103 poursuitson lifting. Lestravaux prévussur cette lignede bus, la pluschargée duVal-de-Marne,arrivent au pontde Choisy. Ils setraduiront parplus de rapiditéet de régularité.(93)MONTREUILCoup de pouceau tri sélectifdans lescités Coli etThéophile-Sueur.Des bornesenterrées serontinstallées pourrécupérerle verre, lesemballageset les orduresménagères.(77) COMBS-LA-VILLEPlace aux jeux.À proximité dela rue Icare,un espacedélaissé deprès de 400 m 2est devenu uneaire de jeux.Tourniquets etbalançoires ontété choisis aprèsconsultation deshabitants.EN DIRECTDU CONSEILRÉGIONALDes travaux pour renforcerla sécurité dans les lycéesÀ Meaux (77), Évry (91) ou encore Sarcelles (95),57 lycées vont voir leur sécurité renforcée, grâceà l’installation de clôtures ou de dispositifsd’alarme anti-intrusion et de videosurveillance. C’EST LANCÉ| |sous l’impulsion du Crepi Île-de-France, une association regroupantune trentaine d’entreprises.Il concerne principalement desmétiers en déficit d’image ou entension : agent de sécurité, aidesoignant,conducteur de bus… Plusd’infos sur ile-de-france.crepi.org.Les paradis fiscaux en enferFace aux effets dévastateurs de la crise, pas question de secontenter de grandes déclarations condamnant les 18 États quifaussent les règles du commerce international et qui refusentla transparence des flux financiers ! À compter du 1 er janvier2011, la Région Île-de-France demandera donc à ses partenairesbancaires et financiers des détails sur leurs activités etrepoussera toute offre émanant d’organismes qui auraientdes filiales implantées dans les paradis fiscaux.Les fines lames se croisent au Grand PalaisAux jeux Olympiques de Pékin, l’escrime à elle seule représentait30 % des médailles françaises ! Cette solide réputation dansl’art de la touche va s’exprimer dans le cadre prestigieux duGrand Palais, à Paris, à l’occasion des Championnats du monded’escrime, du 4 au 13 novembre. Un millier de compétiteurs,valides et handisport, sont attendus lors de cet événementsoutenu par la Région Île-de-France.Ça tourne pour la planèteProtection de la nature, gestion raisonnée des ressources,qualité de l’air, énergies, environnement urbain, relations Nord-Sud : l’avenir de la planète s’invite chaque année sur le grandécran grâce au Festival international du film d’environnement.Pour découvrir la sélection de cette 28 e édition qui aura lieu du24 au 30 novembre, rendez-vous sur www.iledefrance.fr/festivalfilm-environnement.Sympa, l’écureuil de Corée ?Il devait rester dans les animaleries… Et le voici à son aise dansla forêt de Sénart (91). L’écureuil de Corée, hôte très accueillantpour certaines espèces de tiques, mobilise désormais lesscientifiques, qui le soupçonnent fortement de véhiculer lamaladie de Lyme. Une étude est en cours dans les 3 200 hectaresde la forêt de Sénart, mais aussi dans le bois de Verneuilsur-Seine(78), le parc Henri-Sellier et le Parc de Sceaux (92).Ses conclusions permettront aux gestionnaires des forêtsconcernées de décider du contrôle ou non de cette espèce.© JEAN-LOUIS CHAPUISÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


FAITS ET GESTES 5LA RÉGION FINANCE LE MATÉRIEL DE PROJECTION NUMÉRIQUEDu numérique pour les sallesobscures indépendantesAfin de s’adapter aux évolutions techniquesdu 7 e art, les salles de cinémaindépendantes vont bénéficier d’uneaide pour leur équipement numérique.CLAP h Le développement du cinémanumérique transforme profondémentl’industrie du 7 e art. La Région,qui intervient déjà au niveau de lapostproduction et de la formationdes salariés du secteur, prévoit desoutenir environ 220 salles indépendantes(376 écrans) en leur octroyantune aide pour s’équiper en matérielde projection numérique 2K. « Pourune salle, le numérique facilite lesconditions de projection, la rapiditéde programmation, et donc la diversitéde l’exposition des œuvres… Pourles spectateurs, la différence se voitsurtout pour les films d’animationou en 3D », explique Florence Gastaud,déléguée générale de la sociétécivile des auteurs-réalisateurs-producteurs(ARP), propriétaire duCinéma des cinéastes à Paris, qui aamorcé son passage au numériquegrâce à un partenariat. L’aide régionale(1,3 million d’euros pour 2010),concerne les établissements géréspar un opérateur exploitant moinsde 50 écrans, publics ou privés, classésart et essai (147 en Île-de-France)ou non (ils sont 73 avec deux écransau maximum). Elle prend en chargejusqu’à 30 % des coûts d’équipementet d’installation, mais aussi d’éventuelstravaux annexes. Elle seramodulée en fonction de la qualitédu projet de l’établissement : programmationd’un nombre significatifde premiers et de deuxièmesfilms, de courts-métrages, de documentaires…Une façon de prendreen compte les enjeux du passage aunumérique des salles indépendantesqui offrent une programmation différentedes grands multiplexes. L’aide régionale permettrad’équiper l’une des sallesdu Cinéma des cinéastes, à Paris.©LAURENT SOTTO/L’ARPAGENDA| |DU 21 AU 24 OCTOBREFête de la science. Dans toutel’Île-de-France, des initiativesà découvrir sur le thème« biodiversité et bioéthique,quels défis pour l’avenir ? ».Tout le programme surwww.fetedelascience-idf.fr.5 NOVEMBRECongrès de l’Associationdes Régions de France.Palais des congrès,Porte Maillot, Paris 17 e .18 ET 19 NOVEMBRESession du conseil régionalconsacrée au débatd’orientation budgétaire 2011.Conseil régional,57, rue de Babylone, Paris 7 e .DU 1 ER AU 5 DÉCEMBRE6 e édition du Carrousel desmétiers d’arts et de créationorganisé par la chambrerégionale des métiers et del’artisanat d’Île-de-France.Carrousel du Louvre, Paris.EN IMAGE |FRANCONVILLE95AUBERVILLIERSSÉNART9193MEAUX77Des Roms bien chez euxComme ici à Aubervilliers (93), la Région participeau financement de villages d’insertion pour les Romsà Bagnolet et à Montreuil (93), permettant à plusde 200 personnes de vivre dignement dansdes bâtiments modulaires provisoires.©ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUBAROMÈTRECE QUE PENSENT LES FRANCILIENSLa qualité des relations entre les gens Très bonnesAssez bonnesActuellement, Là où vous vivez, êtes-vous est-ce que heureux lesPas mauvaisesou relations pas de entre vivre les en Île-de-France gens sont…? ?Très mauvaisesNe se prononcent pasLa qualité de l’environnementTrès satisfaitAssez satisfaitDiriez-vous Êtes-vous satisfait qu’en ce ou moment, non dePas vraiment satisfaitl’activité la qualité économique de l’environnement ?en Île-de-France est…Pas du tout satisfaitNe se prononcent pasLes transports en communTrès satisfaitAssez satisfaitLà Dans où votre vous vie vivez quotidienne, Île-de-France, êtes-vousPas vraiment satisfaitest-ce satisfait que ou non les relations des transports entre lesgens commun sont… ?Pas du tout satisfaitNe se prononcent pasLe climat économiqueTrès dynamiqueAssez dynamiqueActuellement, Diriez-vous que, là en où ce vous moment, vivezen l’activité Ile-de-France, économiquePas vraiment dynamiquediriez-vousque en Île-de-France les inégalités est… sociales ? sont… Pas du tout dynamiqueNe se prononcent pasLe logementTrès facilementAssez facilementEn À votre Ile-de-France, avis, trouve-t-on pensez-vous un logementqu’un en Île-de-France… jeune puisse trouver ?Pas vraiment facilementun premier emploi…Pas du tout facilementNe se prononcent pas21 %68 %7 %2 %2 %20 %59 %14 %5 %2 %14 %46 %24 %11 %5 %4 %42 %38 %12 %4 %2 %9 %44 %41 %4 %Contents de l’environnementLa perception de la qualité de l’environnementdans la région est enhausse sensible.Les efforts pour mieux protégerl’environnement continuentde porter leurs fruits. 79 % desFranciliens sont satisfaits dela qualité de l’environnementdans leur région. Satisfactionen hausse sensible (+4 points),qui constitue un record depuisla mise en place du baromètre.Avec un taux de satisfaction de60 %, la qualité des transports encommun se stabilise (+ 1 point)après des mois de yo-yo. Les disparitésrestent fortes suivant ledépartement de résidence (70 %de satisfaction à Paris, contrerespectivement 47 % et 48 % enEssonne et dans le Val-d’Oise).La perception du climat économiqueconnaît en revancheune baisse importante (46 %,- 8 points), n’atteignant cependantpas le niveau plancherd’avril. Cela souligne la fragilitéde la perception de la repriseéconomique dans l’esprit desFranciliens. Seuls les habitantsde Paris et du Val-de-Marne sontune majorité à trouver l’activitééconomique dynamique (50 %et 52 %). Problème récurrent, lafacilité à trouver un logementn’évolue pas (11 %). Les moins de25 ans sont les plus touchés parces difficultés (8 %). De même,la situation paraît la plus compliquéeà Paris intra-muros et enSeine-Saint-Denis (6 % et 5 %). Laperception des relations entre lesgens reste très positive en Îlede-France(89 %, - 1 point). C’estdans les Yvelines que les gensperçoivent le plus positivementleur relation avec les autres (96 %)alors que les Dionysiens en sontles moins satisfaits (82 %).BRUNO JEANBART,DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT, OPINIONWAYSONDAGE RÉALISÉ PAR TÉLÉPHONE POUR « ÎLE-DE-FRANCE » DU 31 AOÛT AU 2 SEPTEMBRE 2010 SUR UN ÉCHANTILLON DE 903 PERSONNES, REPRÉSENTATIF DE LA POPULATION FRANCILIENNE ÂGÉE DE 18 ANS ET PLUS, SELON LA MÉTHODE DES QUOTAS.ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


À LA UNE 7Arc Express : un projet de rocade pour l’Île-de-France© PLAN CRÉATIF-PHOTO : TITUS LACOSTE-CARTE : STIF/LATITUDE-CARTAGÈNELe projet, soumisau débat publicjusqu’au 31 janvier2011, présenteà ce jour plusieurstracés possibles.Les Franciliens appelés à donner leur avisArc Express : le débatpublic est lancéAu cœur du plan de mobilisation pour les transports porté par la Région et lesconseils généraux, Arc Express entre en scène. Le débat public permettra depeaufiner le projet. Un rendez-vous essentiel pour sa réalisation.CONCERTATION h Et c’est parti pour quatre moisde débat public sur le projet de métro automatiqueArc Express, une rocade en proche couronned’une longueur de soixante kilomètres,dont le premier tronçon doit être mis en servicepour 2017. Les Franciliens ont enfin la parole etvont pouvoir prendre connaissance du projet,exprimer leur avis, leurs préférences. Du côtédu maître d’ouvrage, le Syndicat des transportsd’Île-de-France (Stif), après des annéesde travaux et de concertations tous azimutsavec les collectivités locales et les acteurs économiques,le temps est désormais à l’écoute descitoyens. À quelques jours de ce grand rendezvousdémocratique, Catherine Delavaud, responsableau Stif de la concertation sur le projetArc Express, va à l’essentiel pour mobiliser usagerset citoyens, insistant sur le fait que le projetconcerne tous les Franciliens : « Nous avonsvoulu un projet accompagnant l’évolution démographiquede l’Île-de-France, et donc passant aucœur des espaces urbains les plus peuplés, offrantun maximum de correspondances avec le réseauexistant. D’ailleurs, la plupart des gares d’ArcExpress seront des gares de correspondances, avecle métro, avec le Transilien, avec le tramway et avecle RER. Ainsi, non seulement Arc Express profiteraaux habitants de la petite couronne mais il amélioreraaussi la vie de ceux qui vivent en grandecouronne, grâce à toutes ces connexions. Il appor-ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


8À LA UNE© GILLES ALIGNON/RATPPlus de 30 gares du projet Arc Express proposeront descorrespondances avec le réseau de transport existant.tera une plus grande qualité de vie aux Parisiensen déchargeant une partie du réseau. »Vous ne rêvez pas : plus besoin de passer parChâtelet-Les Halles quand on part d’Aubervilliers(93) et qu’on va à La Défense (92) !Mieux, Arc Express devrait avoir un effet nonnégligeable pour la qualité de vie : actuellement,face à des liaisons complexes de banlieueà banlieue, la voiture apparaît commeune solution évidente, presque incontournable.Avec ce projet qui comportera à terme une cinquantainede stations et qui devrait véhiculerun million de voyageurs chaque jour, une alternativecrédible, plus rapide, plus économique etplus écologique existera enfin. Car les gains detemps générés par le futur métro seront importants: plus de 20 minutes gagnées à l’heurede pointe du matin, pour aller de Montreuil àAubervilliers, mais aussi sur un trajet Villejuif–Créteil. De quoi changer le quotidien despersonnels et des patients du campus de cancérologiede Villejuif ou celui des étudiants del’Université Paris-12, à Créteil (94).En quête du bon tracéÀ ce jour, les deux arcs qui composent l’essentieldu tracé prévoient encore de nombreusesvariantes : au nord, il faudra faire un choix entreNanterre et la Grande Arche de La Défense,Colombes et Bois-Colombes, Pantin et Bobigny.Pour l’Arc Sud, autres débats, autres enjeux…Arc Express passera-t-il par Fontenay-sous-Bois(94) ou Noisy-le-Grand (93), par Montrougeou Bagneux, par Clamart ou Malakoff (92) ?Chacun avance ses arguments, conscient de lanécessité de trouver le bon tracé pour desservirau mieux des quartiers enclavés mais très peuplés.Ce sera l’un des enjeux majeurs du débatpublic qui s’ouvre.Un projet comme Arc Express ne va pas seulementchanger la vie quotidienne de millionsde Franciliens en favorisant leur mobilité et endégageant d’importants gains de temps dans lestransports. Une telle infrastructure a pour vocationd’irriguer la banlieue, de « recoudre » la ville,Sans rocade automatique autour de Paris, la plupartdes voyageurs qui vivent et travaillent en banlieuesont aujourd’hui obligés de transiter par Châtelet...Une infrastructure commeArc Express a pour vocationd’irriguer la banlieue,de « recoudre » la ville,de repenser l’urbanisme.DÉBAT PUBLIC, LE MODE D’EMPLOIde repenser l’urbanisme. Pour s’en convaincre,il faut se rendre à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ou encore dans le Val-de-Marne.Dans ce département, les élus locaux plaidentdepuis longtemps pour un métro allant de banlieueà banlieue sans passer par Paris. Pour faireprogresser cette idée d’une « liaison transversalerapide et efficace », et pour signifier qu’on nepouvait résumer cette desserte à sa composantetransport, ils ont invité des équipes d’architectesà plancher sur sept stations.Ces gares du futur seront des lieux de vie avec descommerces, des logements et des promenadesvertes, mais aussi des lieux de culture, avec desbibliothèques et des sculptures monumentaleset des lieux de services, avec des restaurants etdes bureaux… Exposés en juin dernier au Mac/Val à Vitry-sur-Seine, ces travaux mettent tousen lumière ce lien central entre l’urbain et letransport.Imaginaire urbainLa commune d’Aubervilliers est sur le tracé del’Arc Nord. Elle aussi est aux premières loges etcompte faire d’un tel projet un véritable tremplinpour vivre la ville autrement. Cette ambition,on la retrouve dans les réflexions nourriespar les ateliers de création urbaine initiés parla Région Île-de-France. Invités à concevoir laville de 2030, des étudiants ont travaillé avec desexperts et ont enrichi à leur tour cet imaginaireurbain. Un défi relevé par des élèves du Masterurbanisme de l’Institut d’études politiques deParis, qui ont inventé un nouveau paysage pourla ville d’Aubervilliers, grâce, notamment, àl’arrivée de la rocade Arc Express. Aubervilliersau centre de tout, Aubervilliers en connexiondirecte avec les grands bassins d’emplois del’Île-de-France, Aubervilliers profitant de cetterévolution dans les transports pour reconquérirles espaces publics, corriger les inégalitéssociales et économiques.Ainsi, de réunions en réunions, avec un rituelbien établi, ces semaines de débats publicspermettront de faire vivre cette expressiondémocratique, où chaque citoyen accède àl’information, exprime son avis. Et elles conforterontce moment, finalement assez rare, oùles intérêts particuliers et les préoccupationsquotidiennes se projettent dans une vision dela ville de demain. PIERRE CHAPDELAINEPrès de soixante-dix réunions sur les transports en quatre moisAprès l’adoption de la loisur le Grand Paris en maidernier, deux grandsprojets de transportsen commun de banlieueà banlieue vont entrerdans une phase majeure,le débat public. Il s’agitde la rocade Arc Express,élaborée par le Syndicat© LE BAR FLORÉAL PHOTOGRAPHIE- CAROLINE POTTIERdes transports d’Île-de-France et les collectivitéslocales, et du projet deréseau de transports duGrand Paris, porté par laSociété du Grand Pariset l’État. Cetteconsultationsera pilotée par laCommission nationaledu débat public (CNDP),une autoritéadministrativeindépendante. Elles’achèvera le 31 janvier2011. Au total, près de70 réunions sont prévuesdans toute l’Île-de-France pour permettreaux Franciliens deprendre connaissance deces projets et d’exprimerleur avis. Des réunionscommunes Arc Express/Grand Paris sont mêmeprévues, à Paris,Saint-Denis, La Défense,Champigny-sur-Marne,Rosny-sous-Boiset Créteil.ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


À LA UNE 9© DAVID SAUVEUR/AGENCE VUREPORTAGE L’Institut Gustave-Roussy donne de la voix« Raccourcir les distances,c’est vital ! »À Villejuif, l’institut de cancérologie attend beaucoupdes débats publics sur les transports, quivont durer quatre mois. Avec une ambition : trouverenfin des réponses pour faciliter la vie dessalariés et des malades.ACCESSIBILITÉ h « Pour venir à l’InstitutGustave-Roussy (IGR) depuis Antony ? Il fautparfois une heure et demie de transports encommun. » Martine Come est infirmière.Chaque jour, elle prend le RER B puis lanavette qui dessert directement l’IGR. Uneautre option existe, mais peu reluisante :« On prend le bus 286, on descend à l’Haÿles-Roses…et on marche 20 minutes ! » Ducoup, tout projet permettant une liaisonde banlieue à banlieue l’intéresse. « Il faudraque ce métro permette aux collègues quitravaillent en hospitalisation d’arriver avant6 h 30 », prévient-elle.« Ce débat public, c’est l’occasion de rappelernos contraintes », explique Jacques Crespy,directeur des investissements, de la logistiqueet des relations internationales del’institut. « Chaque jour, 5 000 personnesviennent à Gustave-Roussy. Des salariés, desusagers, des chercheurs, des consultants, desmalades hospitalisés ou des visiteurs. Noussommes un gros pôle générateur de trafic…et d’embouteillages ! »Au début des années 2000, le centre anticancéreuxprend une décision radicale : larestructuration des bâtiments passera parla suppression du tiers des parkings. C’est lepoint de départ d’une prise de conscience :« Nous avons voulu encourager d’autresmodes de transports que la voiture individuelle.» Le personnel est incité à covoiturer.Mais surtout, l’effort porte sur l’améliorationde l’offre de transports en commun.« Pour rejoindre le métro ou le RER, nousdisposions d’une desserte bus désastreuse,précise Jacques Crespy. Il a fallu convaincrela RATP. Finalement, nous avons pu mettreen place une navette dédiée à l’institut. » Lanavette est un succès. « Une prise en chargeen radiothérapie, c’est 30 à 40 allers-retours.Avec un suivi qui peut durer des années. Lanavette, c’est une solution simple, rapide,confortable et souple. Elle apporte de la fiabilité,ce qui est important pour nous, car chezle personnel comme chez les malades, il y aune vraie hantise du retard. »Pari gagnéUn métro automatique passant par l’IGR ?Jacques Crespy en a rêvé. Aujourd’hui, ilse dit que le pari est en passe d’être gagné.« Cela apporterait enfin une solution sur cetaxe Est-Ouest. Car, malgré nos efforts, nousconnaissons toujours des problèmes d’accessibilité.Lors d’un recrutement, certainscandidats n’ont pas caché leur désir de venirtravailler ici, avant de nous dire : “ je viendraiquand le métro passera chez vous… ” Pournous, raccourcir les distances, c’est un enjeuvital. » PIERRE CHAPDELAINEPour parcourir matin et soir les 9 kilomètres entre Antony et Villejuif, Martine Come passe parfoisprès de 3 heures dans les transports en commun.REPÈRES| |réunions environ70 seront organiséesjusqu’au 31 janviersur les projets detransports enÎle-de-France,dont une vingtainesur Arc Express.kilomètres : c’est60 la longueur dutracé d’Arc Express.Le métro automatiquetraversera plusde 70 communeset 3 départements.50gares de lapetite couronnejalonneront le tracé,dont une trentaineseront des garesde correspondancesavec le métro, le RER,le tramway ou leTransilien.million de voyageurs1 devraient utiliserquotidiennementArc Express une foisla rocade achevée.C’est le trafic supportéactuellementpar le RER A.à 6 heures de4 bouchons sontenregistrées chaquejour sur les routesfranciliennes.On estime que 15 % desvoyageurs utilisantArc Express serontdes automobilistesconvertis à ce transporten commun.90 secondes,ce sera le tempsd’attente, en heurede pointe, entre deuxrames du réseau ArcExpress.20minutes auminimum, c’estle gain de temps estimépar rapport à lasituation actuelle entreIssy-les-Moulineauxet Créteil grâceà la mise en serviced’Arc Express.SAVOIR +| |• S’informer sur le débatpublic et sur les réunionsorganisées autourdu projet Arc Express :www.debatpublicarcexpress.org.• S’informer sur le projetArc Express :www.arcexpress.fr.© SERGE PICARD/AGENCE VUPOINT DE VUE |« Dans un débatpublic, ontrouve toujoursdes pépites ! »JEAN-VINCENT PLACÉ, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEILRÉGIONAL CHARGÉ DES TRANSPORTS ET DES MOBILITÉSh Le débat public qui s’ouvredoit permettre de trouver un projetmobilisateur pour les Franciliennes etpour les Franciliens, un projet affirmé,rassembleur, dynamique. Il faut sortirde la querelle politique et entrer dansune logique constructive. Arc Expresspermet de desservir les bassinsde vie, le projet prévu par legouvernement concerne davantageles bassins d’emplois. Arc Expressa un grand point fort : il répondaux attentes des usagers. L’urgence,c’est de fluidifier notre réseaude transports, et donc d’apporterdes réponses là où la densité urbaineest la plus importante.h Les 70 débats qui serontorganisés sur ces projets permettrontde faire remonter les attentes réelles,les besoins, les suggestions.C’est le principe d’un débat public :s’écouter les uns les autres, etpeaufiner le projet. Bien sûr, au coursde ces rencontres, on entendévidemment des habitants et desassociations qui sont remontésà bloc. Mais on trouve aussi de vraiespépites ! Certains citoyens ont uneconnaissance incroyable destransports et de leur utilisation.Ce sont de vrais pros !h En attendant la mise en servicedu premier tronçon d’Arc Express en2017, notre plan de mobilisation entredans les faits. Le nouveau matérielarrive progressivement, des lignesde métro et de bus sont prolongées,nous allons connaître la miseen service du TZen entre Sénartet Corbeil, la rénovation des RERs’engage. À cet effort au profitdes transports en commun s’ajoutentles moyens que nous déployonsen direction du vélo et du fret.Il y a une vraie stratégie régionale,une vision globale et, désormais,un projet fort pour apporter enfinune réponse en termes de transportde banlieue à banlieue.ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


10TENDANCESSORTIR| |VU ETCOURSE À PIED20 kilomètres de ParisPrès de 22 000 coureurs attendent cette32 e édition des 20 km de Paris, classiquedes courses hors stade. Orchestres etanimations le long du parcours.h Le 10 octobre 2010 à 10 heures.À Paris, départ du Pont d’Iéna,arrivée au pied de la tour EiffelRenseignements : 01 45 52 38 77.www.20kmparis.com.JAZZJazz au fil de l’OiseAu programme de cette 15 e éditionsur les rives de l’Oise : Eddie Gomezet Cesarius Alvim, Charles Lloyd,Daniel Mille, Julien Lourau, RenaudGarcia-Fons, Elisabeth Kontomanou…h Du 5 novembre au 5 décembre 2010.Dans plusieurs villes du Val-d’Oise.Renseignements : 01 34 48 45 03-06 37 24 90 34.www.jafo95.com.APPROUVÉPAR VOUS© DRLa demande émane de plus en plus souvent du jeune luimême,“ en rupture scolaire ou familiale, ou de parents isolés. C’estune solution qui donne de l’autonomie et de meilleures conditionsde travail à certains. Mais l’internat ne peut pas non plus réglerles problèmes de discipline. On est loin de l’internat sanction !JACQUES LÉVI, CONSEILLER AU CENTRE D’INFORMATION ET D’ORIENTATION JEUNESSE (CIDJ) DE PARIS ”ÉDUCATION L’Île-de-France compte 62 internats publics« Si tu es bien sage,tu iras en pension »CONCERTS© DRFestival Villes des musiquesdu mondeUne programmation riche pour cette11 e édition (Femi Kuti, Ben l’Oncle Soul,Wang Li, Nass El Ghiwane, BoubacarTraore, Tumi and The Volume…), quimet également à l’honneur la danse,avec le bal haïtien et le bal salsa.h Du 14 octobre au 14 novembre 2010.Dans 19 communes de Seine-Saint-Denis,ainsi qu’à Nanterre (92) et à Royaumont (95).Renseignements : 01 48 36 34 02.www.villesdesmusiquesdumonde.com.BLUES12 e festival Blues sur SeineDes concerts, des rencontres avec lesartistes… Blues sur Seine n’est pas unsimple festival ! À l’affiche : Tété, Moriarty,Éric Bibb, la Music Maker, Rhoda Scott,marraine de cette 12 e édition.h Du 5 au 20 novembre 2010.Dans 23 communes des Yvelines(Mantes-la-Jolie, Meulan, Buchelay…)Renseignements : 01 30 92 35 38.www.blues-sur-seine.com.MARIONNETTESMAR.T.O.Ce festival hors normes propose huitspectacles où se mêlent marionnettes,danse, théâtre d’objets… Avec une nuitde la marionnettele 27 novembre authéâtre Jean-Arpde Clamart.h Du 19 novembreau 16 décembre 2010.À Antony, Châtenay-Malabry, Bagneux,Clamart, Fontenayaux-Roses,Malakoff.Renseignements :www.festivalmarto.com.© DAVID SAUVEUR/AGENCE VURodolphe, interne depuis la sixième, n’a jamais vécu l’internat comme une sanction : « La cuisine est bonne, on a le Wi-Fi et en pluson est plutôt libre. » Sa mère, Marie-Gabrielle, apprécie que ses quatre enfants internes apprennent à se prendre en main.Rodolphe, Étienne, Johann et Laurie ont fait leur rentrée,comme des milliers d’élèves. Avec une petite émotionsupplémentaire : ils vont passer l’année loin de chez eux,en internat. Un choix que font de plus en plus de familles.PENSION COMPLÈTE h « Solène, tu as la chambre 66,au 2 e étage, très ensoleillée ! Bonne installation… »En cette veille de rentrée scolaire, les internes desclasses de prépa du lycée Marcelin-Berthelot deSaint-Maur-des-Fossés (94) se pressent, avec leurssacs et leurs parents, devant Catherine Boussetta,responsable de l’internat. Rodolphe, 19 ans, en2 e année de prépa ECS (économie-commercesciences)et sa mère Marie-Gabrielle transportentsacs, livres, oreiller et ustensiles de cuisine dansune petite chambre avec deux lits, deux bureaux,deux armoires et une petite salle de douche. « Noushabitons un trou perdu dans la Nièvre, du coup,quatre de nos cinq enfants sont à l’internat, et ça sepasse très bien : ça leur donne de l’autonomie, mêmesi certains s’adaptent mieux que d’autres… »Rodolphe, lui, apprécie « la vraie ambiance de travailet une super expérience de vie. » Sa mère renchérit :« J’ai été pensionnaire à la Légion d’honneur à Saint-Denis, c’était autre chose ! D’ailleurs, si ça n’avait pasHPOUR ENSAVOIR PLUS• 62 internatspublics sontrecensés enÎle-de-France,totalisant6 458 places.Pour rechercherun internatpublic :www.internat.education.gouv.fr. Pour le privé :www.internats.info.• La Régiona planifié lacréation de2 480 placesd’internatdans 23 lycées.Aujourd’hui,1 255 placessont en coursde réalisationdans 12 établissements.autant changé, je n’aurais pas mis mes enfants enpension ! » De l’autre côté du couloir, autre son decloche pour Laurence, la mère d’Étienne, 18 ans,originaire de Lagny-sur-Marne (77), qui a fait toutseul les démarches d’inscription à l’internat. « Je nevoulais pas qu’il parte ! J’ai peur qu’il mange et qu’ildorme mal… C’est sûr, je vais pleurer en le laissant. »Étienne, serein, range ses affaires et discute déjàavec Johann, son camarade de chambre, qui vientde Villejuif (94) et qui connaît l’internat : « Il fautse prendre en charge ! Ici, je sais que je travailleraimieux qu’à la maison ! »2 300 demandes pour 87 placesL’accueil s’achève, Catherine Boussetta est ravie :« C’est toujours bien, la rentrée, les jeunes sontcontents… Il faut dire qu’ils ont un environnementde vie sympa et une sacrée liberté : ils sont majeurs,on n’est pas trop regardants sur les allers et venues… »Elle s’inquiète juste pour ceux qui n’ont pas eude places et qui sont venus « au cas où il y ait desdésistements ». « La conjoncture fait que de plus enplus de familles n’ont pas les moyens de loger leurenfant étudiant », explique-t-elle. Cette année, 2 300demandes ont été déposées au lycée Marcelin-Berthelot, pour 87 places en internat… JULIE VÉDIEÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


TENDANCES 11© DAVID SAUVEUR/AGENCE VUREPÉRAGES| |Un objet | La station à l’écoute du bruitPour améliorer les conditions de vie des2,3 millions de personnes riveraines d’uneplate-forme aéroportuaire en Île-de-France, desstations de mesure du bruit vont être installéesà proximité de Roissy-Charles-de-Gaulle, d’Orlyet du Bourget. Elles complèteront cellesd’Aéroports de Paris mais s’intéresseront à deszones plus éloignées des pistes. Surtout, ellesse distinguent par leur capacité à identifier lasource du bruit. Déjà installé aux abords duStade de France, de certains axes routiers et dequatre héliports, ce matériel de mesure, éprouvéau Japon, transmet les données en temps réel.h À partir de janvier 2011, les infos seront sur le siteInternet www.bruitparif.fr.La famille Maly, originaire des États-Unis,a partagé un repas avec les Gaunet, à Paris.Un lieu | Le Bal, Paris (18 e )Photographie, vidéo et cinéma ont leur lieu.Le Bal, projet de l’association des Amisde Magnum Photos, présidée par RaymondDepardon, est dédié à l’image documentairecontemporaine. Lieu d’exposition, de réflexionet de création Le Bal est aussi un espacepédagogique : au sein de la Fabrique duregard, la plate-forme chargée de sensibiliserle public à la lecture des images, le programmeMon œil ! propose des ateliers aux lycéens.En 2009-2010, 1 100 élèves étaient engagésdans ce programme. Inauguré le 18 septembre,le Bal propose aussi une librairie et un café.h Le Bal, 6 impasse de la Défense, 75018 Paris.Téléphone : 01 44 70 75 50. www.le-bal.fr.© BRUITPARIF© JANETH RODRIGUEZ GARCIAQuinze stations de mesure du bruit vont êtredéployées près des aéroports franciliens.Une idée | Partager sa tableavec un touristeEmmanuelle, Frédéric et leurs enfants ont lesens de l’hospitalité. À tel point qu’ils reçoiventrégulièrement à leur table… des touristes !« En voyage, nous cherchons à rencontrer desgens, à aller chez eux… On se dit que pour lestouristes, ici, c’est pareil, alors on les inviteà dîner ! On se trouve des points communs, onleur donne des adresses… » Des Américains,souvent, des familles, des retraités… La familleest déjà une habituée du concept créé parMeeting the French : les touristes choisissentleurs hôtes et leur menu (préparé par untraiteur), pour un moment de convivialité !h 01 42 51 19 80 - www.meetingthefrench.com.Le Bal s’est installé dans les locaux de laGuinguette chez Isis, haut lieu de fête desannées folles.ACTIONS| |L’innovationresponsablerécompenséeUn collecteurcompacteurde canettes(photo), un outilcalculant la productiond’une installationsolaire, une plateformede gestion del’empreinte écologiqued’une entreprise. Troisprojets contribuantau développementéconomique durable del’Île-de-France ont reçules premiers « Charmesde l’innovationresponsable », décernéspar le Centre franciliende l’innovation. TéléservicesmunicipauxQuatre nouvellescommunes, Gagny (93),Alfortville (94), Fosses(95) et Avrainville (91)proposent à la rentréedes services en ligne :demandes d’actes civils,contacts avec les élus…Des projets mis en placegrâce à Webpass, uneaide créée par la Régionen 2009 (lire n°24) avecl’Artesi. www.artesiwebpass.com.© CANIBALEDes informationspratiques surles aidesÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


12HISTOIREEXPOSITIONS Tour Eiffel, hôtel du Louvre, Grand Palais…Sur les traces desexpos universelles1LESDATESCLÉS1798Première Expositionnationale pour présenterles produits de l’industriefrançaise.D’autres expos suivrontensuite en 1801, 1806, 1819,1823, 1827, 1834…1851Première Expositionuniverselle à Londres1928L’organisation des Exposuniverselles etinternationales est confiée auBureau international desexpositions (BIE) à Paris.1937La dernière expo en dateà Paris, « internationale »et non « universelle », estmarquée par le face-à-face4des pavillons de l’URSS et del’Allemagne nazie.2010L’Exposition universellede Shanghai estla première organiséedans un pays émergent.QUART D’HEURE HISTORIQUEHenri IV à FontainebleauPour clore une année dédiée à lacélébration du quatrième centenairede la mort d’Henri IV, le château deFontainebleau propose une expositionprésentée dans une pièce conçue sousHenri IV, la salle de la Belle-Cheminée,et un circuit thématique des lieuxconstruits et décorés sous le règnedu « Bon Roi Henri ».h Du 7 novembre 2010 au 28 février 2011.Château de Fontainebleau, 77300 Fontainebleau.Renseignements : 01 60 71 50 70.www.musee-chateau-fontainebleau.fr,Saint-Maur-des-Fossés,histoire d’une âmeVillage gaulois implanté dans unméandre de la Marne, siège d’uneimportante abbaye au VII e siècle,domaine des princes de Condé à partirdu XVI e siècle, écartelé entre le désirde préserver sa qualité de vie et lamodernité au XX e … Abondammentillustré, le livre revient sur l’histoirede Saint-Maur-des-Fossés, devenula 3 e ville du Val-de-Marne.h Saint-Maur-des-Fossés - Quand la banlieuepeut avoir une âme, d’André Kaspi et Joëlle Conan,éditions Découvertes Gallimard.SYLVAIN AGEORGES /COLLECTION TOUR EIFFEL2Paris a organisé cinq expositions universelles en quarantecinqans. De nombreuses constructions bâties pour cesévénements entre 1855 et 1900 subsistent, à Paris biensûr, mais aussi dans toute la région.PAVILLONS h Aujourd’hui Shanghai, hier Paris…Les expositions universelles ont toujours été l’occasionpour les villes accueillant l’événementd’accélérer leur développement architectural etéconomique. À Paris, la première a été organiséeen 1855, répondant à l’ambition de Napoléon III,jaloux de la construction du Crystal Palace àLondres pour la première exposition universelleen 1851. Il veut pour Paris une grande expositiondes produits de l’agriculture, de l’industrieet des beaux-arts, première d’une série de cinqexpos universelles (1867, 1878, 1889 et 1900),auxquelles viendront s’ajouter deux expositionscoloniales en 1907 et 1931, et une « Expositioninternationale des arts et techniques dans lavie moderne », en 1937. On ne compte pas lesédifices parisiens construits à l’occasion de cesgrands événements internationaux et qui ontchangé le visage de la ville : la tour Eiffel en 1889,3(1) Le pavillon de la maison Doulton & Lambeth, une manufacture de terre cuite anglaise, vestige de l’Expo de 1878, est à Maisons-Laffitte(78). (2) L’ancien pavillon des armureries de Liège, présenté lors de l’Expo de 1900, abrite des ateliers d’artistes à Saint-Ouen (93).(3) Les fontaines Wallace furent construites pour l’Expo de 1878. (4) La tour Eiffel, vedette de l’Expo de 1889, fut construite en deux ans.bien sûr, mais aussi, en 1855, l’hôtel du Louvre,devenu le Louvre des Antiquaires, les fontainesWallace, construites un peu partout dans Parispour l’Expo de 1878, le Grand et le Petit Palais,en 1900… Mais que sont devenus les multiplespavillons nationaux construits pour l’occasion ?Isbas russes et chalets suissesLa plupart ont été détruits, mais certains furentrachetés, entiers ou en morceaux, par des collectivitésou de riches particuliers, puis transportés,ou démontés et remontés ailleurs. C’est ainsi qu’ontrouve des isbas russes ou des chalets suisses dansdes jardins de la banlieue parisienne ! Le pavillondes armes de Liège de l’Expo de 1900, racheté pourêtre transformé en église, à Saint-Ouen (93), puisen ateliers d’artistes ; un pavillon de l’Expo de 1889surnommé « l’Auberge espagnole », devenu la guinguettedu Grand Arbre, au Plessis-Robinson (92) etaujourd’hui à l’abandon ; un bas-relief de la portemonumentale de la Concorde sculpté pour l’Expode 1900, transporté dans une usine à Ivry (94), puisinstallé dans le parc du Moulin, à Breuillet, dansl’Essonne… Les exemples sont nombreux, donnantà la région son caractère si « universel » ! JULIE VÉDIEHEN SAVOIR PLUS• Sur les tracesdes expositionsuniversellesde Paris, à larecherche despavillons etmonumentsoubliés, duphotographeSylvain Ageorgesaux éditionsParigramme2006 - www.expositionsuniverselles.fr.• http ://vestigesexpositions.fr.gd/vestiges-expos.htm.• Site du Bureauinternational desexpositions (BIE) :www.bie-paris.org.Les grandes heuresde l’Éducation nouvelle1946 : le préambule de la Constitutionconsidère l’enfant comme un individuà part entière. Une victoire, pourles tenants de l’Éducation nouvelle.Pour retracer les grandes heures dece mouvement, le Pôle de conservationdes archives des associations dejeunesse et d’éducation populaireorganise un colloque à l’occasion deson 10 e anniversaire. La manifestationse déroulera les 22, 23 et 24 novembreprochains, à Paris et à Créteil.h http://archives.cg94.fr/pajep.Ticket chic et chocDepuis 1900, le ticket de métroaccompagne la vie quotidiennede millions de Parisiens et debanlieusards. Son histoire reflètel’évolution de la société francilienne :premier tarif réduit pour les mutilésde la guerre de 14, disparition dupoinçonneur, avènement de la carteorange puis du pass Navigo…Le livre à paraître fin octobre présenteaussi des interviews de personnalitésqui racontent un souvenir, ou unerencontre, vécu dans le métro : JulietteGréco, Jane Birkin, Michèle Morgan,Dalil Boubaker…h Petite Histoire du ticket de métro parisien,de Grégoire Thonnat, aux éditions Télémaque.http ://histoireduticketdemetro.blogspot.com.Le livre retrace 110 ans d’histoiredu ticket de métro parisien.DRÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


ENTRETIEN 13DÉBAT PUBLIC Michel Gaillard, garant de la concertation sur la désaturation de la ligne 13« Dans une concertation,chaque avis compte »À deux reprises, Michel Gaillard a occupéles fonctions de garant. Une missionessentielle qui permet aux citoyens dedébattre d’un grand projet d’infrastructure.Alors que s’engage le débat public sur ArcExpress, il revient sur l’importance de cerendez-vous démocratique.IDF : Quel est le rôle du garant lors d’uneconcertation avec les habitants sur un projetde transports par exemple ?MICHEL GAILLARD : J’ai été nommé deuxfois garant : pour la concertation surle prolongement du T1 entre Noisyle-Secet Fontenay-sous-Bois, et pourcelle sur la désaturation de la ligne 13.Le garant est missionné par la Commissionnationale du débat public(CNDP), créée par la loi Barnier de1995. Cet organisme indépendantdoit être saisi par les maîtres d’ouvrageslors de grands projets deconstruction d’infrastructures, saisinefondée sur des critères précis,tels le montant de l’investissement ouson impact sur l’environnement. Soitla CNDP décide alors que le projet doitêtre soumis à un débat public avecles habitants concernés, débat qu’elleorganise et conduit elle-même, soitelle demande au maître d’ouvraged’organiser une concertation, sousla houlette d’un garant. Le garantveille à ce qu’une information large,fidèle et transparente soit soumise aupublic, et que chacun puisse s’exprimer.Mais attention, le garant ne seprononce pas sur le fond du projet,c’est au public d’en débattre ! Sous lecontrôle du garant, le maître d’ouvrageorganise une phase d’informationpar voie d’affichage notamment,puis des réunions publiques, s’assurequ’un site Internet est créé pourrecueillir des avis et des questions…Pendant la concertation, le garantpeut prendre en charge l’animationdes réunions en toute impartialité.Les modalités peuvent varier : pourla ligne 13 et le T1, j’ai choisi d’organiserdes permanences où les habitantspouvaient venir s’informer ets’exprimer. Mais d’autres outils peuventêtre mis en place : par exemple,pour la ligne 13, le Stif a organisédes rencontres en stations, pour leT1, des visites du tracé et des ateliersont été organisés… Les permanencesont très bien fonctionnésur la concertation du T1, avec beaucoupde demandes du public, un peumoins pour la ligne 13… À la fin, legarant rend son bilan, le maîtred’ouvrage aussi, en tenant comptedes questions et des avis expriméspour ajuster son projet.IDF : Comment expliquez-vous le succèsde ces concertations ?MICHEL GAILLARD : Les projets de transportssuscitent un grand intérêt chezles Franciliens : l’offre de transports etleur qualité conditionnent la vie personnelleet professionnelle des gens.Cet intérêt vient du fait que la concertationa lieu en amont de la réalisationdu projet, pendant sa maturation,quand des options sont identifiées,et que rien n’est encore arrêté.IDF : Que répondre à ceux qui disent « de toutefaçon, tout est déjà décidé » ?MICHEL GAILLARD : C’est inexact ! Rienn’est décidé à l’avance. Par exemplele débat sur le T1 a fait émerger despropositions ; la concertation sur leprojet Charles-de-Gaulle Express aentraîné des modifications du tracé ;pour la couverture de la RN 13 àNeuilly, le projet a été amendé grâceà la concertation… À chaque fois, jeDATES1950Naissanceà Clermont-Ferrand.1973Diplômed’ingénieurà Supélec.1996Directeurgénéral d’unesociété deproduction etdistributiond’électricité àRio de Janeiro(Brésil), filialedu groupeEDF.2008Garant de laconcertationsur leprolongementdu T1 entreNoisy-le-Secet Val-de-Fontenay.2010Garant de laconcertationsur ladésaturationde la ligne 13.rappelle que le dossier n’est pas boucléet que chaque avis compte. Mêmes’il est difficile parfois de concilierintérêt général et avis particuliers, ilfaut admettre que les maîtres d’ouvragequi préparent des projets decette importance sont des personnescompétentes. Cependant leur projetpeut présenter des lacunes, desétudes pas assez approfondies, et c’estlà que l’avis du public prend toute sonimportance ! Il est vrai que ce sontsurtout les personnes qui ont desdoutes qui assistent aux réunions.Mais leur participation est importante,surtout quand ils arriventavec des idées, comme ce monsieurlors d’une réunion sur la désaturationde la ligne 13 qui proposait, encomplément du projet du Stif, demodifier les tracés des lignes de busautour de la ligne 13. Dans les deuxconcertations dont j’ai été le garant,loin d’assister à des dérapages, j’ai vu,au contraire, des gens très convaincusde leur point de vue, des contreprojets,des échanges très riches quiobligent le maître d’ouvrage à réfléchirà ses propositions. S’il n’y avaitpas ces réunions, cela serait reprochéau maître d’ouvrage. Le débat public,c’est sain ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIE VÉDIE« J’ai vu des genstrès convaincusde leur point devue, des échangestrès riches quiobligent le maîtred’ouvrage àréfléchir à sespropositions. »CHIFFRESCLÉS- Depuis 2007,près de 12 projetsde constructiond’infrastructuresou d’aménagementen Île-de-Franceont été examinés parla CNDP et ont donnélieu à un débat publicou à une concertation.- Parmi ces projets,8 concernaientles transports.- La dernière en date,la concertation sur ladésaturation de la ligne13, du 11 janvier au12 février 2010, a donnélieu à 6 réunionspubliques età 3 rencontres avec desvoyageurs en stations,réunissant plus de700 personnes, tandisque le site Internetrecevait plus de500 avis ou questionssur le projet.© FRANCK FERVILLE/AGENCE VUÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


14TRIBUNESGROUPE SOCIALISTE ET APPARENTÉSDonnons de la voix pour améliorernos transports !Malgré les efforts considérablesde la Région et des départementsfranciliens, notre réseau detransports vieillit et n’estplus en mesure de répondreaux attentes et aux besoinsdes usagers. Il est impératifde moderniser nos transports,c’est un enjeu environnemental,économiquePS ET APP | 62 membreset social.Guillaume Balas C’est pour cela que le conseilrégional a lancé un vasteplan de mobilisation en faveur des transportsqui permet d’accélérer les travaux d’infrastructuresnouvelles (notamment© OLIVIER PASQUIERS/LE BAR FLORÉAL© NATHALIE MOHADJER/LE BAR FLORÉALles tramways), de désaturer certaineslignes (comme le RER oula ligne 13) ou de renouveler lematériel roulant. La Région ad’ores et déjà entamé la mise enœuvre de ce plan de mobilisation: quatre nouveaux tramwaysfonctionnent déjà, le nouveautrain « le Francilien » est mis en service depuisdécembre dernier et le renouvellement dumatériel roulant est en cours de réalisation.Ce plan propose également de construire uneinfrastructure de grande importance : ArcExpress. Nouvelle ligne de métro en rocadeen première couronne, elle sera reliée auxlignes existantes, desservira des territoiresaujourd’hui mal desservis et permettra auxusagers de ne plus passer par Paris pour allerd’un point à un autre de notre région.Or, ce projet qui répond aux besoins des Franciliensfut longtemps bloqué par l’État. Il luipréférait son projet de métro automatique, le« Grand Huit » qui relierait entre eux quelques« C’est la premièrefois que des projetsd’infrastructuresaussi ambitieuxvont être débattus.Soyons au rendezvous.»pôles économiques actuels ou en devenir del’Île-de-France. Ce projet, dont on ne sait toujourspas comment il serait financé, est la seulemesure contenue dans la loi sur le Grand Paris,préparée et votée sans la moindre concertationavec les habitants et les élus locaux. Ce métroautomatique serait réalisé par une structurecréée de toutes pièces et sans contrôle démocratique: la Société du Grand Paris.Grâce à la pression du conseil régional et desdépartements, l’État a accepté que le projet ArcExpress puisse faire l’objet d’un débat, donnantainsi la possibilité de sa réalisation. Cesont donc les deux projets, le Grand Huit et ArcExpress qui vont être soumis au débat public.D’octobre 2010 à janvier 2011,près de 70 réunions vont avoirlieu dans toute l’Île-de-France aucours desquelles tout le mondepourra intervenir et donner sonopinion. Il est indispensable quechacun puisse y participer. C’estla première fois que des projetsd’infrastructures aussi ambitieux,destinés à marquer notre région pourdes décennies, vont être discutés. Saisissonsnousde cette occasion pour que nos transportsne servent pas à assouvir les ambitions grandiloquentesde l’Élysée mais répondent auxbesoins des Franciliens.Seuls le projet Arc Express et le Plan de Mobilisationdes transports s’inscrivent dans cecadre et permettront de réduire les inégalitésqui minent notre région. Voilà bien l’enjeu dudébat qui s’ouvre. Soyons au rendez-vous. Groupe socialiste et apparentés.Contact : said-benmouffok@orange.fr.Téléphone : 01 53 85 68 95.Site : www.psidf.com.FRONT DE GAUCHE – PARTI COMMUNISTE, GAUCHE UNITAIRE ET ALTERNATIVE CITOYENNEEnsemble, réorientons l’argentAlors que les Français-e-s subissent la crise, voilà que tombe une bonne nouvelle :les profits du CAC40 sont repartis à la hausse ! 37 milliards d’euros en 6 mois,+50 % en un an.Comme un bonheur ne vient jamais seul, lesactionnaires ont poussé un « ouf ! » de soulagementen entendant le ministre du Budget : pastouche aux exonérations de cotisations socialesni au bouclier fiscal.Stop ! On ne peut plus tolérer que l’argent public« Et si on imposaitdes critères sociauxet environnementauxaux aides auxentreprises ? »FdG | 13 membres nourrisse les profits de quelques-uns. Il doit servir aux projets socialementutiles, créateurs d’emplois et écologiquement responsables.Gabriel Massou Une autre politique est possible et la Région Île-de-France peut en faire lapreuve. Et si on imposait des critères sociaux et environnementaux aux aidesaux entreprises ? Niveau de salaires, empreinte écologique, égalité femmes/hommes. Et si onpermettait aux salarié-e-s et citoyen-ne-s de contrôler ces fonds publics ? Chiche ! http ://www.frontdegauche-pcfguac-idf.org.© JEAN-CHRISTOPHE BARDOT/LE BAR FLORÉALEUROPE ÉCOLOGIE – LES VERTSMobilisationpour la conversionécologiqueet socialeLa crise économique et sociale quenous vivons démontre chaquejour un peu plus les limites d’unmodèle de développement quine peut perdurer. Responsablede l’épuisement des ressourcesde la planète et des changementsclimatiques, ce modèle est générateurd’inégalités, de précarité,de mal-être. Et les solutionsEELV | 50 membres reposant sur un hypothétiqueretour de la croissance sont bienCécile Duflot peu réalistes, dans un contexted’accroissement permanent desinégalités et de l’endettement public et privé… C’estpourquoi, il y a urgence à faire émerger de nouveauxmodes de production et de consommation, c’est-àdire,engager la conversion écologique et socialedes territoires. Celle-ci concilie deux objectifs : laréduction de l’empreinte écologique de l’économie etl’amélioration de la qualité de vie pour tous. En premierlieu, ce processus vise à apporter des solutionsen matière d’emploi et de revenu. Mais la globalitéde ce projet doit également nous permettre d’agir surla santé, la diminution de la précarité, la souffranceau travail, les temps de trajet, l’augmentation dutemps libre… Notre objectif est de réorienter l’économiepour la mettre au service de l’être humain.Telles sont les orientations que nous souhaitonsdonner aux états généraux de la conversion écologiqueet sociale de l’Île-de-France, dans lesquels« Réorienterl’économie pour lamettre au servicede l’humain. »nous entendons que laRégion Île-de-Frances’engage de façon déterminéepour construireles réponses novatriceset ambitieuses qu’attendentles Franciliennes et les Franciliens. Avec tousles acteurs de l’économie francilienne, nous voulonstravailler à l’émergence d’emplois nouveaux,non délocalisables, par exemple dans les filièresde l’isolation thermique des bâtiments, des énergiesrenouvelables, des transports collectifs ou àla demande, dans le développement de l’agriculturebiologique et des circuits courts… Cela passepar une mobilisation conjointe de tous les acteursrégionaux : les élus locaux, les représentants desONG et des associations et, bien entendu, les représentantsdu monde économique, entreprises etsyndicats de salariés, indispensables partenairesd’une démarche globale et collective. C’est unvaste chantier. Mais c’est un chantier passionnantet nous sommes bien déterminés à nous y engagertotalement. Conversion écologique et sociale del’Île-de-France : l’indispensable mobilisation detoute une région ! Contact : Groupe Europe Écologie – Les Verts Île-de-France, tél. : 01 53 85 69 45. eelv@iledefrance.fr.ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


TRIBUNES 15MOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYENUn vrai droitaux transportsParis bénéficie de l’un des meilleurs réseauxde transports en commun du monde. Iln’en est, hélas, pas encore de même enbanlieue.Plus on « Nous défendons les’éloigne droit pour tousde la capitale,plus commun accessiblesà des transports enla situation et de qualité. »MRC | 7 membres se dégrade.C’est le résultat de 30 ans de retardsDaniel Guérin d’investissements de l’État qui, jusqu’en2006, avait cette responsabilité. Nousnous mobilisons afin que la Région agisse prioritairementpour résorber ce retard et pour réduire ainsi les inégalitéscréées entre les usagers. www.mrc-idf.fr.© NATHALIE MOHADJER/LE BAR FLORÉAL© NATHALIE MOHADJER/LE BAR FLORÉAL© JEAN-CHRISTOPHE BARDOT/LE BAR FLORÉALPARTI RADICAL DE GAUCHEET MOUVEMENT UNITAIRE PROGRESSISTEPriorité à Arc ExpressPRG-MUP | 5 membresFRONT DE GAUCHE ET ALTERNATIFSDans les ruinesdu logement étudiantFdG ET A | 5 membresPascaleLe NéouannicL’agitation de N. Sarkozy sur le Grand Parisaura accouché d’une souris : un projetde « Grand huit » non financé reliantles aéroports à quelques pôles d’activités.L’issue dudébat publicqui s’ouvre estinéluctable.Seule la rocadeArc Express deLa rentrée universitaire vient d’avoir lieu etavec elle son cortège de dépenses toujoursplus élevées. Ceci s’explique parune série d’augmentations frappantl’ensemble des étudiants. Plus encore,la hausse de leurs dépenses de logementexplose de8 % sur Pariset de 6 % surle reste de laFrance. De« Seul ArcExpress répondaux prioritésdes Franciliens. »la Région répond aux priorités des Franciliens: moderniser l’existant et favori-Mireille Gittonser la mobilité entre bassins de vie. Maisce projet d’avenir doit être un projet pour tous. Rechercherune plus grande équité territoriale et sociale sera notre priorité. www.prg-mup-idf.fr. Tél. : 01 53 85 69 46.« La France peutloger décemmentses citoyens. »plus, le gouvernement soutient la politiquede destruction du logement étudiant,notamment celle de la résidenceuniversitaire d’Antony. La France a lesmoyens de loger décemment l’ensemble de ses citoyens.C’est le combat du groupe FdG et A. Contact : frontdegauche-alters@iledefrance.fr.MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLEOù sont donc les belles promesses ?Après le temps des promesses,celui des réalités! Six mois après sonélection, quel bilan tirerde l’action de Jean-PaulHuchon ?Côté transports, la haussedes tarifs, à laquelles’est fermement opposéMP | 57 membres le groupe MP, n’auraéchappé à personne :Valérie Pécresse +3,9 %, elle est inédite !Ce n’est pourtant qu’unemoyenne qui masque des hausses plus vertigineuses: + 6,7 % pour les 4, 5 millionsde Franciliens détenteurs d’unPassNavigozones 1-2, 7 % et plus pour les Franciliens© OLIVIER PASQUIERS/LE BAR FLORÉAL© NATHALIE MOHADJER/LE BAR FLORÉALdes moyenne et grande couronnes(zones 3-4, 4-5 et 5-6), qui ne sontpas épargnés.Ces hausses, auxquelles ne répondaucune amélioration sensible de laqualité de service, ne sont qu’undébut. L’exécutif régional a déjàannoncé qu’il poursuivrait le mouvementpour mettre en place sonPass Navigo à tarif unique.À 80 euros minimum, c’est l’annonce d’unenouvelle augmentation des tarifs (jusqu’à43 %) à prévoir pour 8,8 millions d’entre vous !Du côté de la lutte contre la crise, en passantdes discours aux actes, les promesses de campagnese sont réduites comme peau de chagrin,quand elles ne se sont pas volatilisées.L’aide à la complémentaire santé fait« pschitt » : promise à 1,5 million dejeunes, elle ne s’adressera finalement qu’à5 000 d’entre eux.En dépit des discours, le Pass contraceptionn’existe toujours pas et reste au stade de lapromesse ; pour la mesure, il faudra attendreau mieux 2011, mais pas pour la communicationqui démarre avant même sa mise enœuvre : à qui profitera cet argent ?Même sort pour la gratuité des transportspour les jeunes en insertion. Jean-PaulHuchon avait solennellement affirmé sa miseen place dès la rentrée scolaire, il n’en est rien.Quant à l’importance accordée par la Région àla formation des professionnels de santé, ellese mesure à l’évolution de la subvention de larégion à l’AP-HP : moins 6 millions d’euros.Six mois après l’élection, la Région donnetoujours la priorité à la communication surl’action et ses dépenses de fonctionnementpoursuivent leur dérive : + 6,5 % en un an (etune augmentation de 50 % des collaborateursdes vice-présidents).Avec un budget de 4,6 milliardsd’euros, la Régiondispose pourtant de tousles atouts pour vous protégercontre la crise. Cen’est pas une question demoyens mais de priorités.À budget constant, et mêmeen réduisant les crédits defonctionnement, il est possible de faire beaucoupmieux.C’est tout le sens des propositions concrètesque le groupe MP a faites au conseil régional :en réduisant ses crédits de communication, laRégion aurait pu dégager plusieurs millionsd’euros pour financer la modernisation destransports, créer une vraie complémentairesanté pour tous les jeunes en difficulté et formerplus de professionnels de santé. Voilà ceque pourrait faire une région qui se mettrait àvotre service : répondre à vos besoins et vousaccompagner au quotidien. Site Internet : www.ump-iledefrance.fr.Téléphone : 01 53 85 68 05.« Les promessesde campagnese sont réduitescomme peaude chagrin, quandelles ne se sontpas volatilisées. »NOUVEAU CENTRE ET APPARENTÉSQui fait quoi et avec quel argent ?Le projet de la double boucle de métro automatique, voulu par l’État, comme celui de métro Arc Express,porté par la Région, feront prochainement l’objet d’un débat public : investissez-vousdans ce débat, c’est le vôtre ! Voilà l’occasion d’exprimer votre identitéde Francilien, une identité construite autourde défis communs : la sécurité, le sous-emploi,le cloisonnement des territoires, le logementet, plus que tout encore, des transports saturéset vieillissants. Le groupe Nouveau Centre,« Investissez-vousdans ce débat,c’est le vôtre. »qui a toujours soutenu la démarche de Paris Métropole, appelle les Francilienset leurs élus à prendre en main leur avenir. Paris Métropole doit oserNC ET APP | 10 membres poser les vraies questions : qui fait quoi, comment et avec quel argent ? Avecle Grand Paris, la Région et les départements peuvent-ils fonctionner de laLaurent Lafon même manière qu’aujourd’hui ? Voilà le vrai sujet de Paris Métropole et, envérité, celui du débat public à venir. Contact : nouveaucentre.idf@gmail.com.ÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30


16ALENTOURSSAINT-OUEN Les puces, un univers singulier et plurielÀ la recherche du bel objetSAINT-OUENManuela, la voix des puces.© CLAUDINE DOURY/AGENCE VU© CLAUDINE DOURY/AGENCE VUÉtalées sur 20 hectares, les puces de Saint-Ouen offrent 11 kilomètres de boutiques et 16 marchés.Avec ses 1 500 marchands, les puces de Saint-Ouen (93)attirent chaque année 5 millions de visiteurs. Dans cetemple de la diversité, on trouve de tout, le bel objet, biensûr, la bonne affaire, parfois, l’ambiance familiale, toujours.DÉDALE h Les puces, c’est un univers singulier quin’existe qu’au pluriel. Et pour cause, on trouverapeu de points communs entre le vendeur à la sauvette,le professionnel qui prend le temps de vousparler de sa passion des livres de photographies, etle vendeur saturé par la curiosité des promeneursdominicaux. « Moi, je veux des acheteurs, pas desfamilles avec des poussettes », nous dit le commerçantentre une tête d’onyx et un lion empaillé.Rassurez-vous : la plupart du temps, la vocationéconomique de cette zone d’activité de 20 hectarescohabite sans mal avec sa dimension touristiqueet culturelle. Dans une allée du marché Paul-Bert,à l’heure du déjeuner, quelques commerçantscassent la croûte. L’une a fait le clafoutis, l’autrela salade composée. On vous sourit, prêts à interromprela collation si besoin. Quelques mètres plusloin, rue des Rosiers, la Chope des puces est bienplus qu’un bistrot : Ninine Garcia vous rappelle quevous êtes ici dans le berceau du jazz manouche.Les puces ont leur histoire. Il y a 125 ans, les grandstravaux engagés dans Paris jettent hors les murspas mal d’habitants, de commerçants et de chiffon-HINFOSPRATIQUES• Du 22 au24 octobre,grand déballageet nocturnes,avec expositionset performancesartistiques dansla rue. Tout leprogramme surwww.parispuces.com.• Pour y aller- En métro, laligne 4, stationPorte de Saint-Ouen. Ligne 13,station Garibaldi.- En bus, lignes56, 60, 85, 95,137, 166, 255.• Informationsà l’office detourisme.Téléphone :01 58 61 22 90.niers. Les petits métiers se rassemblent aux portesde Paris : Montreuil, Vanves, Clignancourt. C’estainsi que naît le marché Vernaison, sur des terrainspotagers. C’est la partie la plus ancienne des pucesde Saint-Ouen. Aujourd’hui, ce dédale marchandest un espace de professionnels reconnus dans lemonde entier. Et pourtant, cette relégation urbaineest encore gravée dans le paysage… Du terminusde la ligne 4 au cœur du marché au Puces, il vousfaudra parcourir quelques centaines de mètres,dont le no man’s land sous le pont du périphérique.Emporrrrrrtés par la fouleUne fois cette frontière symbolique franchie, voiciles marchés Biron, Dauphine, Serpette, Cambo,Jules-Vallès, Malassis ou Paul-Bert. Chaque boutiquea son atmosphère, sa propre mise en scène,souvent soignée. Les objets sont les comédiensd’une pièce qui se joue tous les week-ends.Cet univers précieux et populaire a ses figuresemblématiques. Vous poussez la porte de ChezLouisette, et vous voici emporrrrrrté par la foule.Manuela vous dégaine de La Vie en rose et duMilord, au beau milieu des clients qui mastiquenten rythme. Si vous êtes gentil, la chanteuse vousmontrera, pas peu fière, la photo de la remise desa Légion d’honneur par Frédéric Mitterrand. Leruban est encore tout neuf. Et du neuf aux puces,ça n’a pas de prix. PIERRE CHAPDELAINE© CLAUDINE DOURY/AGENCE VUMarie-Louise et ses livres rares.RENCONTRE |Un extraordinaireterritoire marchandNICHOLAS MOUFFLET,PRÉSIDENT DEL’ASSOCIATIONDES PUCES DE PARISSAINT-OUEN.D’un marché à l’autre, on passe duluxe au populaire, de l’antiquité rareà la brocante. Cette richesse plaît.Elle garantit notre succès auprèsdes Américains dont les goûts sontéclectiques. Au-dede l’ambiance,les puces constituent uneformidable pépinière commercialeet un pôle économique de premierplan tourné vers l’export, avec unchiffre d’affaires de 350 millionsd’euros. Reste maintenant àrenforcer les liens entre cet espacemarchand et Paris. Pourquoi ne pasassurer le dimanche, le trafic sur laligne de bus 85, essentielle pour letourisme : elle dessert Saint-Germain, l’île de la Cité, le Louvre,le Sacré-Cœur, les Puces !© CLAUDINE DOURY/AGENCE VUÎLE-DE-FRANCE | OCTOBRE-NOVEMBRE 2010 | Nº 30

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