Dossier de presse - Cirque du Soleil

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Dossier de presse - Cirque du Soleil

Dossier de presse


Présentation du spectacleConçu et mis en scène par Robert LepageTOTEM TM retrace le périple fascinant de l’espèce humaine, de son état primitif d’amphibien jusqu’à son désir ultime de voler.Ses personnages évoluent sur une piste en forme de tortue géante, symbole d’origine de plusieurs civilisations anciennes.De nombreux mythes fondateurs servent d’inspiration au spectacle et illustrent, dans un langage visuel et acrobatique, la marcheévolutive des espèces. Quelque part entre science et légende, TOTEM pose un regard sur les liens qui unissent l’Homme aux autresespèces, sur ses rêves et sur son potentiel infini.TOTEMUn « totem » incarne l’idée de l’ordre des espèces. L’être humain porte dans son corps le potentiel de toutes les espèces vivantes,jusqu’au désir de voler, comme l’oiseau-tonnerre au sommet d’un « totem ».


Les numéros(par ordre alphabétique)Antipodisme (Crystal Ladies)Deux Crystal Ladies sortent des entrailles de laterre en fusion pour évoquer la création de laplanète et la beauté du monde minéral. Portantdes costumes éblouissants qui les apparentent àl’Homme de cristal, deux artistes font tournoyerdes carrés de tissu sur leurs pieds et leurs mains.Elles maintiennent les morceaux de tissu enconstante rotation dans un numéro qui requiertbeaucoup d’adresse et une grande coordination.Barres (Carapace)La carapace de la tortue représente une île quise dévoile au centre du chapiteau. Sous cettecarapace se cache un monde en effervescencecomposé d’amphibiens et d’autres poissons, unmonde aquatique à l’origine de plusieurs espèces.Quand la carapace disparaît pour ne laisser quele squelette de la tortue, ce petit monde prendvie dans un numéro de barres très ludique,où des artistes « grenouilles » passent d’une barreparallèle à l’autre et se livrent à des chasséscroiséssaisissants en utilisant le power trackcomme surface de rebond.Barres russesVêtus de costumes colorés inspirés, entre autres,des peuples disparus d’Amérique latine, dixartistes exécutent des mouvements de voltige,passant d’une barre à l’autre avec une agilitédésarmante, s’élançant dans le ciel en apesanteur.Les voltigeurs sont propulsés dans les airs, telsdes cosmonautes, dans une évocation saisissantedu désir de l’Homme de s’arracher à la gravitéterrestre.Bâtons du DiableLe Traqueur exécute, tel un toréador, un numéroviril de bâtons du diable. Entouré de musiciens,il manie les bâtons dans une performanceétincelante sur un air de flamenco.Danseurs de cerceaux(1 re partie) Un danseur amérindien présente uneforme de danse narrative en incorporant descerceaux qui sont utilisés pour créer des formes àla fois statiques et dynamiques rappelant diversanimaux. Pendant cette danse, les images seforment dans un rituel qui symbolise le cerclesans fin de la vie.(2 e partie) Entourés de membres de différentestribus, deux danseurs amérindiens créentdifférentes figures avec leurs cerceaux, l’ultimeimage étant celle d’un globe et l’évocation desailes d’un aigle.Duo sur trapèze fixeDans un jeu deduction très naïf, un jeunehomme et une jeune femme se courtisent ets’apprivoisent sur un trapèze fixe, comme deuxinséparables. Travaillant dans la verticalité et sedéfiant comme chien et chat pour ensuite jouerà se séduire, les deux trapézistes se repoussent,se défilent et s’enlacent dans une suite de portésrafraîchissants et inusités.


ÉquilibreAvec force et flexibilité, l’artiste agile exécute unesérie de figures impressionnantes au sommentd’une structure évoquant la forme d’un sablier.Le numéro explore le combat que livre un hommecontre un élément extérieur à ses relationsavec les humains. Il met en lumière la force quel’homme puise tout au long de son parcours afinde surmonter les obstacles de la vie.ManipulationDans son « laboratoire » constitué d’un orchestrede verres, d’éprouvettes et de béchers d’où émaneune musique cristalline, le Scientifique – un clind’œil à Charles Darwin – propose un numéro demanipulation poétique et mathématique dansune ode à la vision scientifique du monde. Lemaelström de sphères lumineuses, avec lesquellesil jongle dans son énorme cône transparent,évoque des molécules en mouvement ou des corpscélestes en orbite.Monocycles et bolsDans un tableau évoquant le temps dessemences et l’effervescence de la nature,cinq monocyclistes exécutent un numéro demanipulation invraisemblable exigeant unsynchronisme de tous les instants. En équilibresur leur monocycle et avec une agilitésurprenante, elles se lancent des bols avecles pieds – parfois même par en arrière – et lesattrapent toujours sur la tête sans jamais utiliserleurs mains.Patins à roulettesDans une scène évoquant une cérémonienuptiale, un couple de patineurs exécute desfigures acrobatiques et des vrilles saisissantesà une vitesse déconcertante sur un plateau de1,8 mètre de diamètre en forme de tambour.Trio d’anneauxAu son d’une musique bollywoodienne, deuxgarçons rivalisent d’adresse aux anneauxjusqu’à ce qu’une jeune femme leur fasse ladémonstration de son savoir-faire. Les troisacrobates se croisent et s’entrecroisent dans lesairs, formant de grands arcs qui se prolongentjusqu’au-dessus du public.


Les principaux personnagesLe TraqueurSoucieux de l’environnement et ami desanimaux, le Traqueur guide et assiste leScientifique dans ses explorations. Fâché del’inconscience d’un clown pollueur, il setransforme sous nos yeux en Toréador.Le ScientifiqueExplorateur « à la Darwin », le Scientifique visiteles différents univers du spectacle. Dans sonlaboratoire sophistiqué, aidé de ses assistants etd’un singe, ce savant nous éblouit avec sesexpériences de physique étonnantes.Danseur amérindienCe jeune danseur amérindien nous entraîne dansun monde magique. Avec ses anneaux, il retracetoute l’histoire de l’évolution des espèces.L’Homme de cristalHomme venu de l’espace pour provoquer la vie surTerre, on le voit descendre au début du spectaclepour animer le squelette de la tortue. À la fin, il clôtle spectacle en plongeant dans un lagon.


CostumesDès le début du processus de création, la conceptrice decostumes Kym Barrett a orienté ses concepts sur une approchedocumentaire ancrée dans la réalité. Pour réaliser ses créationsaudacieuses et ingénieuses, elle a dirigé sa recherche tantôtsur le monde des animaux, des plantes et des oiseaux, tantôtsur les motifs traditionnels de diverses tribus et cultures.En explorant le thème de l’évolution dont s’inspire le spectacleTOTEM, Kym Barrett a voulu mettre en évidence l’importancedu corps humain. Dans une scène peuplée de papillons et degrenouilles, par exemple, elle met pleinement en valeur le corpsdes artistes dans la mosaïque visuelle globale du tableau.Indissociable de l’idée de la nature, le cycle des saisons est letroisième thème du spectacle qui s’est glissé jusque dans lesconcepts de costumes. Les couleurs néon, les tissus vifs et luisantset les détails ludiques des costumes du numéro d’anneauxreflètent bien l’influence bollywoodienne ayant inspiré cettescène qui se déroule pendant l’été au bord d’une plage. Afin desuggérer le temps des semences et le foisonnement de l’automne,on a appliqué sur les costumes des objets évoquant des fruits,des fleurs, des bourgeons et des feuilles. L’hiver, quant à lui, estsymbolisé par le blanc et l’argent qui prédominent sur les costumesque portent les artistes du numéro de patins à roulettes.Pour recréer la gamme infinie de textures, de couleurs et demotifs que l’on retrouve dans la nature, Kym Barrett a misl’accent sur le traitement des matières plutôt que sur les tissuseux-mêmes. Elle a eu recours à des techniques d’impressionavancées, des pigments fluorescents, des fragments de miroiret des cristaux en tous genres pour « peindre » sur des matièresqui vont de l’élasthanne (ou Lycra) au cuir. Les textures et lescouleurs réagissent et s’adaptent aux changements multiplesdes jeux d’éclairage.Gros plan sur certains costumes• L’Homme de cristal, un personnage récurrent dans lespectacle, représente la force vitale. Son costume littéralementéblouissant a été entièrement recouvert de petits fragmentsde miroir et de cristaux pour donner l’impression d’uneboule d’énergie. Ce costume – une scintillante mosaïque enmouvement – compte quelque 4 500 éléments réfléchissants,incorporés à un justaucorps de velours extensible.• Le costume du danseur de cerceaux s’inspire des vêtementscérémoniaux de plusieurs tribus amérindiennes, sans pourautant évoquer de manière précise une culture en particulier.Garni de nombreuses plumes, son costume compte une croixhopi et une coiffe.• Dans le premier tableau du spectacle, le marécage est peupléde poissons et de grenouilles. Les couleurs et les motifs deleurs costumes sont inspirés de vrais poissons et de vraiesgrenouilles, y compris l’espèce de grenouille la plus venimeusede la jungle amazonienne. Pour créer ces costumes, desimages réelles ont été pixélisées, puis sérigraphiées sur lamatière. Même la texture des tissus reproduit très fidèlementla peau de ces créatures réelles. Ce groupe de personnagesressemble à une communauté d’humains amphibiens.• Chaque monocycliste possède un look qui lui est propre mais,dans leur ensemble, les costumes présentent une uniformitégraphique et visuelle. Tous les costumes de ce numéro sont decouleur terre et chacun est orné de petites pièces cousues –verrous, vis, plumes, faux insectes et autres objets divers. Laligne des costumes et les tutus stylisés évoquent de finessilhouettes de ballerines.• Les costumes des deux antipodistes sont créés à partir dejustaucorps garnis de quelque 3 500 cristaux. On a incrustémille autres cristaux à leur coiffe.• Les cosmonautes portent deux costumes en un : lorsqu’ilsentrent en scène sous la lumière noire, leur justaucorpss’illumine dans l’obscurité, mais lorsqu’on passe aux éclairagesde scène, les costumes se transforment complètement. On aimprimé sur chacun des motifs différents, inspirés des dessinsmayas dans de multiples variations.


Scénographie et projectionsLa tortue – support du mondeAu cœur de nombreux mythes fondateurs qui perdurent encoredans diverses légendes et traditions orales, la tortue représentela terre et porte sur sa carapace tout le poids du monde. Cetanimal totémique est omniprésent dans l’environnementscénique du spectacle TOTEM.Sur la piste de forme oblongue repose le squelette d’une énormecarapace de tortue servant à la fois d’élément scénique etd’appareil acrobatique. Au début du spectacle, cette structure estentièrement recouverte d’une toile sur laquelle on a reproduit lacarapace d’une tortue des bois réalisée en macrophotographie.Selon les besoins artistiques du spectacle, le squelette est hisséverticalement à plat jusqu’au sommet du chapiteau ou soulevévers l’arrière comme une énorme coquille qui s’ouvre.Un monde organiqueaux transformations multiplesL’environnement scénique de TOTEM représente un mondeorganique : un « marécage à images » bordé de roseaux à proximitéd’une île (la scène). Le scénographe Carl Fillion a voulu créer descourbes et des formes non linéaires, afin de refléter le monde naturel.Légèrement incliné vers l’avant, le marécage à images est à la foisune manière d’accéder à la piste et une surface de projection. Cemarécage virtuel devient, par la magie des images, une source,un marais, un lac, un océan, une île volcanique, un étang desséchéet une voûte céleste.Les images qui ont servi à créer les projections de TOTEM sonttirées de la nature et ont été filmées dans différentes contréesdu monde, notamment en Islande, à Hawaï et au Guatemala.Même les images de lave en ébullition ont été filmées dans leurcontexte réel par le concepteur Pedro Pires !Un « pont scorpion », qui sert également de plateforme mobile,relie le marécage à la scène. Cette structure à géométrie variablese transforme au fil des tableaux. Dans un numéro clownesque,par exemple, il devient la proue d’un bateau et se redresse pourse transformer en avion, puis en fusée qui décolle. Dans uneautre scène, ce même pont fait alors figure de totem.Quelques faits• Le bord de scène évoque le plastron (ou ventre) d’une tortue.Les dessins sur la surface de la scène elle-même sont uncollage d’images dessinées à la main et inspirées des motifsapparaissant sur le plastron de diverses tortues.• Bordant le marécage en arrière-scène, des roseaux servent àdissimuler les artistes et certains éléments scéniques avantleur entrée en scène, en plus de servir de surface de projection.Pour des raisons de poids et de facilité d’entreposage durantles déplacements de la tournée, les roseaux sont des élémentsgonflables.• Durant le numéro du trio d’anneaux, le pont scorpion setransforme en un tapis indien se déroulant sur la plage afind’évoquer l’esthétique bollywoodienne dont s’inspire ce tableau.• Certaines projections sur le marécage interagissent entemps réel avec les mouvements des artistes. Des camérasinfrarouges situées au-dessus de la scène et près du marécagedétectent les déplacements des artistes et produisent endirect des effets de cinétique tels que des ondulations, deséclaboussures, des reflets dans l’eau et des flammes.• Dans le numéro final de barres russes où les cosmonautestentent de s’arracher à la gravité terrestre, on a intégré auxprojections des photographies prises par Guy Laliberté lorsde sa Mission sociale et poétique à bord de la Station spatialeinternationale, à l’automne 2009.Équipement acrobatique• Le squelette de la tortue pèse environ 1 225 kg, inclut deuxbarres horizontales et est complètement recouvert d’un finiantidérapant.• Les monocycles font un peu plus de deux mètres en hauteur.Étant toutefois fort légers, ils sont ainsi faciles à manipulerdans la rampe d’accès à la scène, au début du numéro.Tout en acier, le pont scorpion est articulé et mu par un puissantsystème hydraulique fonctionnant à l’huile minérale. Équipé dehuit cylindres, il peut se rallonger, se rétracter et s’enrouler surlui-même comme la queue d’un scorpion. Le pont scorpion pèseplus de 4 500 kg. Ses surfaces réfléchissantes comme du miroirsont en fait des plaques d’acier inoxydable. La base du pontscorpion abrite des dispositifs d’éclairage, un laser, des hautparleurset des caméras. Durant le spectacle, le pont est surveillépar un opérateur à l’aide de quatre caméras infrarouges.


Biographies des concepteursGuy Laliberté est né à Québec, en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde,avec le soutien d’un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputationinternationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent desamuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques quicaractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe de concepteursparticipant à la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque aurang des grandes disciplines artistiques.Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de sonorganisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la têted’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.GUY LALIBERTÉ | Fondateur et GuideEn octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée ONE DROP, un organismevisant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce projet, qui s’inscritau cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né desmêmes valeurs qui animent le Cirque du Soleil depuis ses débuts : la conviction que ce que l’ondonne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de l’espace.Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur la planète.Sous le thème « L’eau pour tous, tous pour l’eau », cette première mission sociale et poétique dansl’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique : une émission spécialede 120 minutes diffusée sur le Web et regroupant diverses prestations artistiques dans 14 villessur cinq continents, incluant la Station spatiale internationale.Prix et distinctionsEn 2008, Guy Laliberté reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec. L’annéeprécédente, Guy Laliberté est triple lauréat du Grand prix de l’entrepreneur d’Ernst & Youngen remportant les honneurs des volets régional, national et international de ce prestigieuxprogramme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du Canada remet à GuyLaliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays. La même année, sonnom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time Magazine. Guy Lalibertéest également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre du Never Follow Program,un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé Grand Montréalais parl’Académie du même nom. En 1997, Guy Laliberté reçoit l’Ordre national du Québec, la plus hautedistinction décernée par le gouvernement du Québec.


ROBERT LEPAGE | Auteur et metteur en scèneArtiste multidisciplinaire, Robert Lepage exerce avec une égale maîtrise les métiers d’auteurdramatique, de metteur en scène, d’acteur et de réalisateur. Salué par la critique internationale,il crée des œuvres modernes et insolites qui transcendent les frontières entre les disciplines.En 1975, Robert Lepage entre au Conservatoire d’art dramatique de Québec et, après un staged’études en France, il participe à plusieurs créations dans lesquelles il cumule les rôles decomédien, d’auteur et de metteur en scène. En 1985, il crée La Trilogie des dragons, spectacle quilui vaudra une reconnaissance internationale. Viennent ensuite Vinci (1986), Le Polygraphe (1987),Les Plaques tectoniques (1988), Les Aiguilles et l’opium (1991) et A Midsummer Night’s Dream (1992),pièce qui lui permet de devenir le premier Nord-Américain à diriger une pièce de Shakespeare au« Royal National Theatre » de Londres.De 1989 à 1993, il assume la direction artistique du Théâtre français du Centre national des Artsdu Canada et fonde, l’année suivante, sa propre compagnie de production multidisciplinaire,Ex Machina, où il produit Les sept branches de la rivière Ota, Le Songe d’une nuit d’été (1995)ainsi que le spectacle solo Elseneur (1995). C’est aussi en 1994 que Robert Lepage touche pourla première fois au septième art en signant le scénario et la réalisation du long métrageLe Confessionnal, présenté l’année suivante à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes.Par la suite, il réalise Le Polygraphe (1996), Nô (1997), Possible Worlds (2000) et, en 2003,l’adaptation de sa pièce La Face cachée de la Lune. C’est sous son élan que le centre deproduction pluridisciplinaire La Caserne voit le jour en juin 1997, à Québec. Il crée et produit LaGéométrie des miracles (1998), Zulu Time (1999), La Face cachée de la Lune (2000), une nouvelleversion de La Trilogie des dragons (2003), The Busker’s Opera (2004), Le Projet Andersen (2005),Lipsynch (2007), Le Dragon bleu (2008) et Éonnagata (2009).Robert Lepage fait une entrée remarquée dans le monde de l’opéra avec la mise en scènedu programme double Le Château de Barbe-Bleue et Erwartung (1993). Il poursuit sa collaborationavec le monde lyrique en signant les mises en scène de La Damnation de Faust au Festival SaitoKinen de Matsumoto au Japon (1999), 1984 à Londres (2005), The Rake’s Progress à Bruxelles (2007)et Le Rossignol et autres fables à Toronto (2009). Il a aussi signé la conception et la miseen scène des tournées du chanteur britannique Peter Gabriel, The Secret World Tour (1993) etGrowing Up Tour (2002). Dans le cadre des festivités entourant le 400 e anniversaire de la villede Québec en 2008, il crée la plus grande projection architecturale jamais réalisée, Le Moulin àimages MC . Robert Lepage et Ex Machina exploitent à nouveau, en 2009, les silos à grain, lignes deforce de l’imposante structure architecturale qu’est la Bunge, avec Aurora Borealis, un éclairagepermanent qui s’inspire des véritables couleurs des aurores boréales.Lauréat de très nombreux prix prestigieux, il reçoit, en 2009, le Prix du Gouverneur général pourles arts de la scène pour sa contribution exceptionnelle à la scène culturelle canadienne tout aulong de sa carrière.Avec TOTEM, Robert Lepage signe la conception et la mise en scène de son deuxième spectacledu Cirque du Soleil, après KÀ (2004). « Inspiré des récits fondateurs des premiers peuples, TOTEMexplore la naissance et l’évolution du monde, la curiosité inlassable de l’humain et son désirconstant de se surpasser, explique-t-il. Le mot « totem » suggère que l’humain porte dans soncorps tout le potentiel des espèces vivantes, jusqu’au désir de voler comme l’oiseau-tonnerreau sommet du totem ».


GILLES STE-CROIX | Guide artistiqueLorsque Gilles Ste-Croix a annoncé à ses parents qu’il voulait se lancer dans le show-business, ils se sontexclamés : « N’importe quoi, mais pas ça ! » Gilles Ste-Croix a grandi sur une ferme en Abitibi, mais il était résoluà ne pas y rester. Devenu un hippie et un saltimbanque, il entreprend un voyage de quatre années sur la côteOuest canadienne, où il est happé par la contre-culture. Il vit alors dans un réseau de communes, côtoyantd’autres jeunes voulant transformer la société.Gilles Ste-Croix a pourtant fait des efforts pour se conformer, s’enrôlant même dans un bureau d’architectes.Toutefois, il savait que le monde des affaires tel qu’il était à l’époque ne lui convenait pas. Gilles Ste-Croixsouligne que, durant son adolescence, il avait un ardent désir de réussir, mais aussi de divertir les gens. Sonentrée dans le monde du show-business s’est effectuée d’une manière tout à fait inusitée.À la fin des années 1970, Gilles Ste-Croix vivait dans une commune à Victoriaville, au Québec, et cueillait despommes dans un verger pour gagner de l’argent. Un jour, il songea que ce serait beaucoup plus facile s’il fixaitl’échelle à ses jambes : il a donc fabriqué sa première paire d’échasses. Un ami voyant l’échassier cueillant lefruit lui a alors parlé d’une troupe d’artistes au Vermont – le Bread and Puppet Theatre – qui présentaientdes spectacles sur échasses. Intrigué, Gilles Ste-Croix est allé voir leur spectacle et s’est rendu compte que sesaptitudes de cueilleur de pommes pourraient fort bien être exportées dans le monde du divertissement !En 1980, Gilles Ste-Croix, en compagnie d’une bande d’artistes de rue, fonde les Échassiers de Baie-Saint-Paul, à qui l’on doit l’organisation de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul. Ce rassemblement coloré d’amuseurspublics allait donner naissance au Cirque du Soleil, en 1984, sous la direction de Guy Laliberté.En 1984 et en 1985, Gilles Ste-Croix conçoit et interprète de nombreux numéros d’échasses pour leCirque du Soleil. En 1988, il en devient le directeur artistique tout en coordonnant la recherche de talentsaux quatre coins du monde. De 1990 à 2000, il a été le directeur de la création de toutes les productionsdu Cirque du Soleil, soit Nouvelle Expérience, Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, La Nouba, «O» etDralion. En 1992, il a signé la mise en scène de Fascination, le premier spectacle du Cirque du Soleil présentéen aréna au Japon. Il met également en scène, en 1997, Pomp Duck and Circumstance, un cabaret-théâtreprésenté en Allemagne.Porté par son amour des chevaux, Gilles Ste-Croix décide, en 2000, de quitter le Cirque du Soleil afin deconcrétiser un de ses grands rêves : créer un spectacle équestre. Il fonde donc sa propre entreprise. Entremai 2001 et janvier 2003, son spectacle Cheval Théâtre, réunissant 30 chevaux et autant d’acrobates, aété présenté sous chapiteau dans dix villes en Amérique du Nord.En décembre 2002, Gilles Ste-Croix revient au Cirque du Soleil pour assumer le rôle de vice-président de lacréation – développement de tous les nouveaux spectacles et projets au Cirque du Soleil. En juillet 2006, ildevient vice-président principal – contenu créatif.NEILSON VIGNOLA | Directeur de création« Le directeur de création, qui veille à mainteniret à protéger l’élan créateur, incite les concepteursà se surpasser, car ils disposent, au Cirque,d’un espace de création exceptionnel. »Neilson Vignola a mené une carrière impressionnante en tant que régisseur, directeur de productionet assistant à la mise en scène au théâtre, à l’opéra et au cirque. Il complète ses études en productionà l’École nationale de théâtre en 1980 et occupe, par la suite, plusieurs fonctions au sein d’importantescompagnies de théâtre à Montréal, dont le Théâtre du Nouveau Monde, la Compagnie Jean Duceppe etplusieurs autres compagnies québécoises.C’est avec Les contes d’Hoffman, en 1981, que Neilson Vignola fait ses premiers pas dans le monde de l’opéra entant que régisseur. Lauréat d’une bourse du Conseil des arts du Canada et du Ministère des arts et de la culturedu Québec, il part en Europe en 1985 où, pendant un an, il côtoiera des metteurs en scène du milieu de l’opéra.En 1986, il seconde le metteur en scène Richard Dembo sur Les contes d’Hoffman ainsi que Robert Altman surThe Rake’s Progress. Il récidive en 1989 avec Aïda, présenté au Tokyo Dome, au Japon, et au Skydome de Toronto.L’Opéra de Montréal lui confie le rôle de directeur de production, poste qu’il occupera de 1990 à 1993. Il participeensuite à la création de Turandot, présenté au Stade olympique de Montréal et, en 1997, il signe la mise en scènede La Cenerentola à l’Université McGill de Montréal. Fidèle collaborateur de Robert Lepage, il seconde le metteuren scène sur trois opéras, soit La damnation de Faust (à l’affiche au Japon en 1999, à Paris en 2001 et à New York en2008), 1984 (présenté à Londres en 2005) et The Rake’s Progress (à Bruxelles et Lyon en 2007).Au fil de sa fructueuse carrière, Neilson Vignola a imprimé sa marque sur de nombreux festivals, spectacles dedanse, concerts et comédies musicales. La compagnie de danse La La La Human Steps, le Théâtre populaire deQuébec, le Festival international de nouvelle danse, le Festival de théâtre des Amériques et la chanteuse DianeDufresne feront appel à ses talents de régisseur, de directeur technique ou d’assistant à la mise en scène durantla décennie 1987 à 1997.En 1998, Neilson Vignola se joint au Cirque du Soleil. D’abord directeur technique sur Saltimbanco, il est ensuitenommé directeur de tournée intérimaire de ce spectacle. Après avoir été directeur du projet des nouvellesinfrastructures de tournée en 2002, il se joint à l’équipe de KÀ la même année en tant qu’assistant du metteuren scène Robert Lepage et régisseur de production. Il cumule ces mêmes fonctions pour la productionDELIRIUM, mise en scène par Victor Pilon et Michel Lemieux en 2005, avant de se voir confier la direction de lacréation de ZAIA et, maintenant, de TOTEM.« La plus grande satisfaction que l’on puisse avoir est de conquérir le public, avoue Neilson Vignola. Pour yarriver, nous devons fournir un travail d’équipe de tous les instants. Je suis un mordu de la collaboration etdéteste travailler en vase clos. Le brassage d’idées me nourrit. Nous avons voulu créer un spectacle de chapiteauoù l’humain – l’humanité – est au cœur de nos préoccupations. »


Scénographe etconcepteur des accessoiresCARL FILLION |« J’aime transformer l’environnement scénique encréant des éléments qui se déplacent et setransforment sur scène, devant les spectateurs.La façon dont je construis l’espace et les volumesen mouvement constitue ma principale signaturevisuelle comme scénographe. »Carl Fillion est diplômé en scénographie du Conservatoire d’art dramatique de Québec où il aenseigné le dessin technique de 1992 à 2002. Sa formation comprend aussi des études en dessind’architecture et de structure.Carl Fillion a travaillé avec des compagnies et des metteurs en scène réputés aux quatre coinsdu monde. Il a réalisé des concepts scéniques au théâtre, dans le monde du multimédia et àl’opéra, dont la pièce La Célestine de Fernando de Rojas, présentée au Royal Dramaten Theatrede Stockholm en 1998, l’opéra La Damnation de Faust de Berlioz pour le Saito Kinan Festival(Japon), en 1999, The Burial at Thebes, pour le Abbey Theatre de Dublin en 2004, et l’opéra SimonBoccanegra au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, en 2008.Avec TOTEM, Carl Fillion signe sa première scénographie pour un spectacle du Cirque du Soleil.Avec cette production, il a voulu créer des formes organiques, toutes en courbes et en formesirrégulières, afin de refléter le monde naturel et de répondre aux besoins artistiques complexesdes performances.Carl Filion est un fidèle collaborateur du metteur en scène Robert Lepage depuis 1994, année où il aconçu les dispositifs scéniques de la pièce innovatrice Les Sept branches de la rivière Ota. Il a ensuitesigné la scénographie d’une douzaine de créations de Robert Lepage pour le théâtre et l’opéra.« TOTEM porte sur le thème de l’évolution. Dans cette optique, les dispositifs scéniques ont aussifait partie d’un processus évolutif, explique Carl Fillion. Je n’applique d’ailleurs pas de formuleunique à ma démarche artistique : cela dépend du type de création – théâtre, opéra et maintenantcirque – et du metteur en scène aussi, bien sûr. Dans tous les cas, j’aime jouer avec l’espace, letransformer sans cesse et le mettre en mouvement. »Carl Fillion est né à Baie-Comeau, au Québec.KYM BARRETT | Conceptrice des costumes« Je vois les costumes d’abord et avant toutcomme un moyen d’appuyer l’histoire que nousvoulons raconter. J’ai une formation de modisteet j’aime le côté sculptural des tissus. »Depuis quelques années, l’impact des créations de Kym Barrett dépasse largement le seul domainedu cinéma. Elle retient l’attention pour la première fois avec ses costumes pour Leonardo DiCaprioet Claire Danes dans le film Romeo + Juliet (1996) de Baz Luhrmann. Par la suite, ses créationspour les longs métrages The Matrix, The Matrix Reloaded et The Matrix Revolutions a été sourced’inspiration pour des stylistes, des concepteurs de costumes et des consommateurs aux quatrecoins du monde.Née à Brisbane en Australie, Kym Barrett a beaucoup voyagé durant sa jeunesse, vivant pour untemps à l’île Christmas sur l’océan Indien avant de fréquenter un pensionnat dans son Australienatale. À la National Institute of Dramatic Arts de Sydney, elle fait la connaissance de BazLuhrmann, une rencontre qui la mène aux États-Unis et au Mexique. C’est en Californie qu’ellecôtoie les frères Wachowski, qui l’invitent à dessiner les costumes du film The Matrix, en 1999.Le nom de Kym Barrett apparaît également au générique des longs métrages Three Kings (1999),mettant en vedette George Clooney, From Hell (2001), des frères Hughes avec Johnny Depp, etSpeed Racer (2008), aussi des frères Wachowski.Ses créations pour le grand écran lui valent une nomination dans la catégorie « Meilleurscostumes » aux prix de la Costume Designers Guild of America (CDGA), en 2001. L’annéesuivante, elle remporte le prix de la « Meilleure conception de costumes » de la CDGA et obtientune nomination dans la même catégorie aux prix Golden Globe pour From Hell. En 2007, sescostumes pour le film Eragon lui valent une nomination pour un prix d’excellence.Avec ses costumes pour TOTEM, Kym Barrett a exploité les thèmes de la création, de l’évolutionde l’Homme et de l’avènement des civilisations sur Terre. Elle a aussi exploité le cycle des saisons.« Le monde de TOTEM est empreint de réalisme même s’il est une pure invention, affirme KymBarrett. J’ai voulu donner aux costumes un certain look documentaire. »


Compositeurs etdirecteurs musicauxBOB & BILL |« Nous faisons feu de tous les genres pour créerune musique métissée, visuelle et atmosphérique. »Les compositeurs, arrangeurs et orchestrateurs Guy Dubuc et Marc Lessard, travaillantprofessionnellement sous les noms de Bob & Bill et étant reconnus pour leur aptitude à brouillerles repères entre les genres et les styles, possèdent une vaste expérience du monde du spectacleet des médias.En 2003, les deux complices composent la musique de Splinter Cell (Pandora Tomorrow), un jeuvidéo de Ubisoft couronné de succès pour lequel ils créent aussi des effets sonores. En 2004, Bob& Bill collaborent à la création du méga spectacle Soleil de Minuit, une production du Cirque duSoleil dans le cadre du 25 e anniversaire du Festival international de jazz de Montréal. Ils en signentla direction musicale et les arrangements.C’est également à Bob & Bill qu’est revenue la réalisation de plusieurs albums dont ceux deMonica Freire (Bahiatronica), Pink Floyd Redux (un album de chansons remixées du groupe cultebritannique) ainsi que l’album du spectacle KOOZA du Cirque du Soleil. En lice à trois reprisesaux prix de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, les deuxacolytes ont également créé la musique de plusieurs films et téléséries. En 2008, le duo a lancéson tout premier album, Crime Report, une œuvre mêlant sonorités électroniques et organiques.Depuis 2007, Bob & Bill ont renouvelé leur association avec le Cirque du Soleil en signant lesarrangements de plusieurs événements spéciaux, notamment le spectacle du 400 e anniversairede la ville de Québec. En 2009, ils ont composé la musique du spectacle Pageant de Canotgraphie,mis en scène par Robert Lepage.La musique et les paroles imaginées par les deux concepteurs de TOTEM forment un mélangeoù se percutent les cultures et les genres en lien avec les thèmes du spectacle. « Chaque numéroacrobatique a une respiration, un rythme, une montée qui lui est propre et la musique doit entenir compte, non seulement dans l’intérêt du spectateur, mais aussi dans celui de l’artiste luimême», précisent Bob & Bill.ÉTIENNE BOUCHER | CConcepteurdes éclairages« Des le premier enchaînement d’un spectacle,les idées fusent et se bousculent à une vitesse folle.Tout se construit, se crée dès le début dans ma tête.Les répétitions me permettent par la suitede synthétiser et de préciser mon concept. »Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada, en 1999, Étienne Boucher a été trèssollicité pour ses conceptions d’éclairage, tant pour le théâtre et la danse que pour les comédiesmusicales et l’opéra. Il a participé à près d’une centaine de productions.« J’aime bien remplir de lumière tout l’espace entre le projecteur et l’artiste, ce qui me permetde colorer l’air ambiant et, par le fait même, de découper la scénographie et de sculpter lesartistes », explique celui dont les éclairages ciselés tantôt expressionnistes, tantôt poétiques,sont de véritables tableaux de lumière qui alimentent la trame narrative des œuvres auxquellesil participe. Soucieux du sens même de la couleur et de la lumière, il est considéré dans le milieudavantage comme un illuminateur qu’un éclairagiste.Fidèle complice de metteurs en scène tels que René Richard Cyr, Brigitte Haentjens et MartinFaucher, il collabore depuis 2004 avec la compagnie Ex Machina et le metteur en scène RobertLepage. L’association avec ce dernier a débuté avec La Celestina (Espagne) et s’est poursuivie avecLipsynch en tournée internationale, The Rake’s Progress (présenté en coproduction à Bruxelles,Lyon, San Francisco, Londres, Madrid et Milan) et Le Rossignol et autres fables (Toronto et Festivald’Aix-en-Provence, en 2010).Au fil des ans, Étienne Boucher se fait remarquer, notamment lorsqu’il récolte plusieursnominations à la Soirée des Masques et qu’il réalise un doublé, en 2007, en recevant le « Masquede la conception des éclairages » pour Du vent entre les dents et La Dame aux camélias.« Dans TOTEM, j’ai voulu jouer avec les teintes des projections du marécage pour créer unetroisième dimension, en prolongeant ces effets jusqu’à la piste », raconte Étienne Boucher. « Lalumière que j’ai créée est un reflet emprunté à la nature ; si la lumière a des teintes de bleu ou devert, la glace m’aura inspiré ; et si c’est le rouge ou le jaune qui apparaissent, alors l’inspirationaura sans doute été le feu. »


PEDRO PIRES | Concepteur d’images« J’ai l’habitude de créer des images réalistes, maisj’aime jouer avec les textures et les couleurs pourqu’il s’en dégage une force d’évocation poétique. »Né à Nantes, en France, de parents portugais, Pedro Pires a grandi dans la ville de Québec où ilse découvre très tôt l’habileté de reproduire par lui-même des modèles de personnages et demonstres pour ensuite les animer. Par ses expérimentations, il développe ses propres techniquesde moulage et d’effets spéciaux.En 1990, alors âgé de 21 ans, il fait son entrée à l’Université Laval afin d’y étudier les artsplastiques. Par la suite, il obtient un certificat de « Special Make-Up Effects » du renomméDick Smith de New York, puis un diplôme d’infographie au Centre national d’animationet de design de Montréal.Il vit sa première expérience cinématographique en 1995 avec The Sound of the Carceri,documentaire du réalisateur François Girard, dans lequel il recrée en trois dimensions les prisonsfictives de Piranesi autour du violoncelliste Yo-Yo Ma. Ce travail lui vaut, en 1998, un Emmy Awardpour « Effets visuels remarquables » ainsi qu’un Gemini Award pour « Meilleurs effets visuels »,lui permettant de retrouver François Girard à la direction artistique des effets visuels sur le longmétrage Le Violon rouge.C’est en 2001 qu’il assume la conception visuelle du film Possible Worlds, ce qui marquele début d’une collaboration artistique soutenue avec le dramaturge, metteur en scèneet réalisateur Robert Lepage.En 2007, il fonde sa société de production cinématographique, Pedro Pires inc., dédiée à la créationde contenus originaux utilisant les technologies numériques. C’est en 2008 que sa compagnieproduit le court métrage Danse Macabre, collaboration multidisciplinaire avec Anne BruceFalconer et Robert Lepage, où il cumule les rôles de scénariste, directeur photo, réalisateur etmonteur. Le film a été présenté dans de nombreux festivals depuis 2009 où il a remporté 27 prixinternationaux jusqu’à ce jour, en plus de mériter à son producteur la reconnaissance de ses pairs.TOTEM marque sa première collaboration avec le Cirque du Soleil. « Dans TOTEM, un marécagevirtuel sert d’écran de projection derrière la piste, explique Pedro Pires. Toutes les images projetéessont tirées de la nature, même lorsqu’elles paraissent abstraites. En symbiose avec les éclairages,les images évoluent au gré du spectacle, dans un mélangede tableaux en constante mutation, et interagissent avec les mouvements des artistes. »JACQUES BOUCHER | Concepteur sonore« Je me laisse guider par mon instinct. Une foisque je me suis laissé imprégner par l’émotiond’un tableau, j’amplifie cette émotion pour créerdes états d’âme. »Jacques Boucher explore, depuis déjà plus de vingt-cinq ans, mille et une manières de toucher lecœur des publics du Québec et d’ailleurs par ses conceptions sonores.Diplômé du Conservatoire de musique de Québec en contrebasse, Jacques s’est joint à des formationsde musique rock tout en poursuivant ses études en musique classique. Intrigué par le pouvoir desvibrations sonores, il s’intéresse tôt à l’univers de la sonorisation car le son, dit-il, est un puissantvéhicule d’émotions. Il commence sa carrière dans ce domaine avec la compagnie québécoise Le Bruitbleu où il crée des installations sonores de grande envergure. Cette expérience le mène au ThéâtreCapitole de Québec où il occupera le poste de chef sonorisateur pendant dix ans.Sonorisateur pour différents artistes dont Richard Séguin, Laurence Jalbert, Diane Dufresne etBruno Pelletier, Jacques Boucher développe ensuite une expertise en conception sonore pour descomédies musicales telles que Dracula (2006) et de grands événements, dont le mégaspectacle2000 voix chantent le monde, présenté à Québec en 2000, avec plus de 2 300 choristes sur scène.La carrière de Jacques Boucher culmine en 2008 lorsqu’il est invité à mettre la main à la presquetotalité des événements de la Société du 400 e anniversaire de la ville de Québec en tant queconcepteur et chef sonorisateur. Il participe aussi à la Symphonie des milles de Gustav Mahler avecl’Orchestre symphonique de Québec, au spectacle Le Moulin à images de Robert Lepage, dontil conçoit l’imposant système de diffusion sonore s’étalant sur 1,2 km, ainsi qu’à l’événementspectacleprésenté par le Cirque du Soleil.Jacques Boucher agit à titre de concepteur sonore et de chef sonorisateur pour des événementsspéciaux du Cirque du Soleil, dont Les Chemins invisibles créé spécialement pour la ville de Québecen 2009.« Pour TOTEM, j’ai créé un environnement sonore multisources pour produire des ambiancesenveloppantes. Compte tenu du thème du spectacle qui traite de l’évolution de l’homme,j’ai voulu rendre hommage à la faculté humaine de percevoir les sons selon la provenance,une fonction qui a permis à l’Homme de survivre pendant des millénaires. »


NATHALIE J. SIMARD | des Conceptricemaquillages« Pour créer des concepts touchants,ça doit venir droit du cœur. Quand on travailleavec passion, les œuvres parlent d’elles-mêmes. »Nathalie J. Simard pratique l’art du maquillage depuis plus de 20 ans. Elle a fait des études en artsplastiques, a suivi quelques ateliers de théâtre et de maquillage, mais c’est en tant qu’autodidactequ’elle a appris son métier dans les rues de la ville de Québec. Explorant à fond les multiplesfacettes du maquillage, elle a ainsi développé un style bien à elle dont l’une des particularités estd’utiliser le corps et le visage de l’artiste comme une toile.Innovatrice dans cette forme d’art depuis les années 1980, Nathalie J. Simard s’est fait connaître enmétamorphosant petits et grands avec ses concepts originaux, parcourant festivals et événementsspéciaux partout au Québec. Toujours à l’affût de nouvelles inspirations, elle a porté ses talents surd’autres scènes partout au pays jusqu’en Asie, en passant par l’Europe et les États-Unis.Les créations de Nathalie J. Simard ont été vues par des dizaines de milliers de personnes dansplusieurs festivals d’envergure tels que le réseau « International Children’s Festivals » à l’échelledu Canada, ainsi que les festivals d’amuseurs publics de Singapour et de Kuala Lumpur.En plus de prêter son talent aux réalisations théâtrales de Marie Dumais et aux explorationsphotographiques de David Cannon, elle a également créé les personnages du Cirque EOS (Québec)et réalisé des centaines de maquillages dans le cadre du Festival d’été et du Carnaval de Québec.Pendant dix ans, elle a imaginé des personnages pour les créations du concepteur québécois OlivierDufour, dont l’événement-spectacle Le Chemin qui marche (l’un des principaux événements descélébrations du 400 e anniversaire de la ville de Québec) et le festival Montréal en lumière.Au début des années 2000, Nathalie a fondé Kromatik, une compagnie spécialisée enmaquillages pour les arts de la rue. Entourée d’artistes aussi passionnées qu’elle, Nathalie adéveloppé une technique de maquillage et d’animation qui fait chavirer les repères dans ledomaine. Alliant rapidité, créativité et originalité, elle parvient à faire apparaître une œuvrecollective en seulement quelques minutes.TOTEM marque la première collaboration de Nathalie J. Simard à un spectacle du Cirque duSoleil. « Le spectacle porte sur l’humanité dans toute sa diversité et toute sa richesse, dit-elle.J’ai eu recours aux motifs et à l’iconographie d’une foule de cultures pour créer les différentspersonnages. Je me suis aussi inspirée des artistes, de leur énergie et de leur performance pourcréer des personnages qui leur collent à la peau. »JEFFREY HALL | Chorégraphe« La chorégraphie, dans les arts du cirque,s’apparente à du théâtre physique axé surles compétences des artistes et nourri parles émotions que véhicule le propos du spectacle. »Reconnu pour son aptitude à amalgamer ses grandes qualités athlétiques et son éclectismeartistique incontestable, Jeff Hall apporte à la scène un mélange distinct d’humour, de dialogueet de performance physique. Après avoir été sacré champion canadien de frisbee de style libre en1989 et en 1990, il suit un cours de danse pour parfaire ses aptitudes techniques en frisbee, ce quile mènera vers les arts de la scène. Il obtient par la suite un baccalauréat en danse contemporaine àl’université Concordia et suit une formation en musique classique à l’université McGill, à Montréal.Jeff a amorcé sa carrière professionnelle en collaborant avec plusieurs chorégraphes indépendants.Il a créé l’œuvre avant-gardiste Duodénum avec Pierre-Paul Savoie avant de participer commedanseur dans les créations Joe et Piazza de la Fondation Jean-Pierre Perreault. De 1990 à 1995, il afait de nombreuses tournées avec la compagnie de danse montréalaise Carbone 14, participant à lafois au spectacle et au film intitulés Café des aveugles, à la création Le Dortoir ainsi qu’à l’adaptationcinématographique de ce spectacle, signée François Girard et lauréate de nombreux prix.À titre de codirecteur artistique de la compagnie montréalaise PPS Danse, Jeff Hall a cosigné lacréation de Bagne et de la production multimédia intitulée Pôles en collaboration avec les artistesvisuels Michel Lemieux et Victor Pilon. Présentée dans de grandes salles au Canada et ailleurs dansle monde, Pôles a valu à Jeff Hall et à Pierre-Paul Savoie le prestigieux prix Jacqueline-Lemieux 1996pour leur travail de chorégraphes.En 2001, Jeff Hall renoue avec la compagnie Carbone 14 en tant qu’artiste, prenant part auspectacle Silences et cris du metteur en scène Gilles Maheu, dont il sera l’assistant en 2002, lorsde la création de Bibliothèque. Cette même année, il sera l’assistant du metteur en scène RobertLepage dans la reprise de La Trilogie des dragons. Il jouera le même rôle auprès de Marie Brassarden collaborant à la création de La Noirceur. Ces deux œuvres ont été présentées dans le cadredu Festival de théâtre des Amériques, en 2003. Depuis lors, il a fait des études en réalisationcinématographique à l’Institut national de l’image et du son (INIS).La première collaboration de Jeff Hall avec le Cirque du Soleil remonte à 2005, année où il deviententraîneur artistique pour le spectacle LOVE. Il a également occupé le poste de chorégrapheacrobatique pour le spectacle ZAIA.En 2009, Jeff Hall participe, à titre de chorégraphe et de danseur, à la création du film Falling desréalisateurs Philip Spozer et Marlene Miller. Il signe également la chorégraphie du spectacle Du hautdes airs, présenté en 2010 par le Cirque de Demain (France).« Chaque numéro de TOTEM s’inscrit dans une démarche évolutive qui est le fil conducteur duspectacle, explique-t-il. L’idée d’illustrer le thème de l’évolution au moyen de styles de danse aussivariés que le hip-hop et la danse Bollywood s’est imposée d’elle-même et de manière organique. Nousavons exploré les danses hindoues, amérindiennes et africaines, mais aussi différents rites animisteset totémiques. »


ConceptriceFLORENCE POT | de laperformance acrobatiqueGymnaste dès l’âge de six ans, Florence Pot a fait des études universitaires en France, en éducationphysique et sportive (EPS), et s’est ensuite spécialisée en psychologie du sport. Elle décide des’installer à Montréal en 1991 principalement pour y poursuivre ses études.Florence Pot entreprend alors une maîtrise en psychologie du sport à l’Université de Montréal touten agissant comme entraîneur au club Gymnix de Montréal. Elle retournera travailler en Francedeux ans plus tard à titre de chorégraphe pour la Fédération française de gymnastique, maisl’absence de défis professionnels et le souhait de travailler au Cirque du Soleil la convainquent derevenir au Canada.Dès son retour à Montréal en 1997, Florence Pot assume divers mandats dans le milieu dela gymnastique – elle chorégraphie notamment les prestations de quatre gymnastes canadiennesen vue des Jeux olympiques de Sydney en 2000 – tout en élargissant son réseau de contacts auCirque du Soleil. Un an plus tard, le Cirque lui confie le poste de dépisteur acrobatique à la Directiondu casting, rôle qu’elle tiendra jusqu’en 2003, année où elle est promue dépisteur en chef. En2006, désireuse d’exploiter davantage son côté créatif et « d’aller au bout de la création d’unspectacle », elle accepte l’offre de participer à la création du spectacle ZED à titre de conceptrice dela performance acrobatique, rôle qu’elle assume à nouveau dans TOTEM.« Avec TOTEM, le thème de l’évolution s’est immiscé jusque dans les numéros acrobatiques,explique Florence Pot, où le choix de ceux-ci s’est effectué en fonction de l’évolution de lamotricité des espèces. »« Je ne fais pas de distinction entre les aspectsacrobatiques et artistiques de la performance.L’acrobatie est un art, au même titre queles arts visuels. »Concepteur del’équipement et desgréements acrobatiquesPIERRE MASSE | Issu d’une famille imprégnée du milieu du spectacle, Pierre Masse travaille dans les coulisses dushow-business depuis les 25 dernières années et a touché à presque tous le domaines des arts dela scène. Son nom est associé à des productions d’envergure de l’Opéra de Montréal et des GrandsBallets canadiens ainsi qu’à une production de la comédie musicale Les Misérables.De 1995 à 1997, Pierre cumule les fonctions de chef machiniste et de spécialiste de l’automatisation pourla tournée mondiale Falling Into You de Céline Dion. De 1997 à 2000, il est directeur techniquede la tournée Let’s Talk About Love de la diva québécoise et s’engage ensuite comme chargé deprojet principal (automatisation) pour son spectacle A New Day, quia tenu l’affiche à Las Vegas.Pierre Masse s’est joint au Cirque du Soleil en 1996 en tant que consultant en automatisationpour Quidam. Ses compétences ont d’abord été mises en valeur sur un nombre de projets jusqu’àce qu’il se joigne aux équipes de création des spectacles Varekai, Zumanity, KÀ et CRISS ANGELBelieve. TOTEM marque sa première collaboration avec le Cirque du Soleil à titre de concepteurde l’équipement et des gréements acrobatiques.« Je suis complètement captivé par chacune des pièces d’équipement que nous créons pour nosspectacles, dit Pierre Masse, mais à mon avis le corps humain est l’équipement le plus sophistiquéqui soit. Ce dont les artistes sont capables ne cessera jamais de m’étonner. »« Mon rôle est de soutenir les aspects artistiqueset créatifs du spectacle en permettant aux artistesde s’exprimer le plus librement et le plus pleinementpossible. Mais je dois aussi veiller à ce qu’ilsne courent aucun risque inutile. »


Faits saillantsTOTEM:• Depuis sa première mondiale à Montréal en avril 2010, TOTEM a visité une quinzaine de villes au Canada, au Pays-Bas, auRoyaume-Uni et aux États-Unis et a été acclamé par plus de 2million de spectateurs.• TOTEM marque la deuxième collaboration de Robert Lepageavec le Cirque du Soleil (après le spectacle KÀ qui est présentéà Las Vegas).• Les 47 artistes de TOTEM sont originaires de 15 pays différents :le Bélarus, le Canada, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie,le Japon, la Moldavie, la Mongolie, la Chine, la Russie, l’Espagne,l’Ukraine, les États-Unis et le Royaume-Uni.Distribution et équipe d’arrière-scène:• Les équipes technique et de soutien comptent un total de73 employés originaires de 9 pays différents : l’Australie,le Canada, la France, la Nouvelle-Zélande, la Chine, la Russie,la Suisse, le Royaume-Uni et États-Unis.Leurs rôles sont variés : hôtes, placiers, agents de billetterie,réceptionnistes, sous-chefs, préposés à la boutique etc.Les périodes de montage et de démontage nécessitent quantà elles la participation de plus de 100 employés locaux.• L’équipe permanente de la cuisine de tournée compte ungérant et 3 cuisiniers.• Trois professeurs permanents enseignent aux 9 enfantsfréquentant l’école de la tournée – 8 enfants accompagnateursétudiant en français ou en anglais et une monocyclistechinoise étudiant en mandarin.• Deux physiothérapeutes expérimentés font également partiedu personnel de la tournée.• Au total, 170 personnes âgées entre 6 mois et 62 ans voyagentavec la tournée : 120 employés permanents et 50 accompagnateursofficiels (conjoints et enfants).• 18 enfants artistes et accompagnateurs âgés entre 6 mois et17 ans font actuellement partie de la famille de la tournée.• Dans chaque ville visitée, 150 travailleurs locaux sontembauchés afin de supporter les opérations de la tournée.


Village en mouvementLe village ambulant du Cirque du Soleil comprend le Grand Chapiteau, la tente artistique, la billetterie, la cuisine, l’école, les bureaux,les entrepôts et bien plus encore. Le site, entièrement autonome sur le plan de l’alimentation électrique, compte uniquement sur unapprovisionnement local en eau et à des installations de télécommunications pour subvenir à ses besoins.Le site• Il faut 8 jours pour monter et 3 jours pour démonterles installations.• Un total de 65 remorques sont nécessaires pourtransporter les 1200 tonnes de matériel que TOTEMporte autour. Quelque s-uns de ces remorques sont utiliséspendant la saison comme des espaces de rangement, decuisine ou d’atelier.• Quatre génératrices de 500 kva fourni de l’électricitéau Grand Chapiteau et l’ensemble du site.• Le Grand Chapiteau, la tente artistique et la tenteVIP Rouge sont tous des environnements contrôlés.Le Grand Chapiteau• Le Grand Chapiteau peut accueillir un peu plus de2 600 spectateurs.• Conçu par une équipe d’ingénieurs canadiens, le GrandChapiteau a été fabriqué par la société Voileries du Sud-Ouest,réputée dans le monde entier pour ses grands chapiteaux.• La toile de la tente et de ses 11 tunnels pèsent environ5227,3 kg.• La hauteur du Grand Chapiteau est de 20,12 mètreset possède un diamètre de 50,5 mètres.• Le Grand Chapiteau est soutenu par quatre mâts d’acierd’une hauteur d’environ 24 mètres.La tente d’entrée• Il y a une seule grande tente d’entrée où l’on retrouvecomptoirs à souvenir ainsi que des points de restauration.La tente VIP Rouge• La suite VIP Rouge qui peut accueillir jusqu’à250 invités et être réservée à titre privé.La tente artistique• La tente artistique abrite un espace pour les costumes,les loges des artistes, une aire d’entraînement toutéquipée ainsi qu’une salle de physiothérapie.La cuisine• Il y a une seule grande tente d’entrée où l’on retrouvecomptoirs à souvenir ainsi que des points derestauration.


Cirque du Soleil en brefDe la vingtaine de saltimbanques qui le constituaient àses débuts en 1984, le Cirque du Soleil est une entreprisequébécoise de divertissement artistique de haute qualitéqui compte 5 000 employés, dont plus de 1 300 artistes,provenant de plus d’une cinquantaine de pays différents.Le Cirque du Soleil a entraîné dans son rêve plus de100 millions de spectateurs, dans plus de trois cents villesdans plus d’une quarantaine de pays sur six continents.L’entreprise a établi son Siège social international à Montréal.Pour plus d’information sur le Cirque du Soleil visitezcirquedusoleil.com.La missionLa mission du Cirque du Soleil est d’invoquer l’imaginaire,provoquer les sens et évoquer l’émotion des gens autourdu monde.Création du Cirque du SoleilTout a commencé à Baie-Saint-Paul, une petite municipalitésituée près de la ville de Québec, au Canada, au débutdes années 80. Les membres d’une troupe de théâtre derue fondée par Gilles Ste-Croix (Les Échassiers de Baie-Saint-Paul) déambulent sur des échasses, jonglent, dansent,crachent le feu et jouent de la musique. Ces jeunes amuseurspublics, dont Guy Laliberté (le fondateur du Cirque duSoleil), impressionnent déjà et intriguent les résidentsde Baie-Saint-Paul.La troupe fonde ensuite Le Club des talons hauts puis,en 1982, organise La Fête foraine de Baie-Saint-Paul, unévénement culturel où des amuseurs publics de partoutse donnent rendez-vous pour échanger et animer pendantquelques jours les rues de la petite municipalité. La Fêteforaine est reprise en 1983 et en 1984. Le Club des talonshauts se fait remarquer. Guy Laliberté, Gilles Ste-Croix etleurs complices nourrissent dès lors un rêve fou : créer uncirque québécois et amener cette troupe à voyager autourdu monde.En 1984, le Québec célèbre le 450e anniversaire de la découvertedu Canada par Jacques Cartier, et on cherche un spectaclepour faire rayonner les festivités dans toute la province.Guy Laliberté présente alors un projet de spectacle, nomméCirque du Soleil, et réussit à convaincre les organisateurs.Le tout premier spectacle du Cirque parcourt donc le Québec.L’entreprise n’a jamais cessé ses activités depuis !STATISTIQUES GÉNÉRALES• En 1984, 73 personnes travaillaient pour le Cirque duSoleil. L’entreprise compte aujourd’hui 5 000 employésdans le monde entier, dont plus de 1 300 artistes.• Le Siège social international, établi à Montréal,compte à lui seul près de 2 000 employés.• On retrouve plus de 100 corps de métier au Cirquedu Soleil.• Plus de 50 nationalités sont représentées au seinde l’entreprise et 25 langues différentes sont parléesparmi les employés et les artistes.• Plus de 100 millions de spectateurs ont vu unspectacle du Cirque du Soleil depuis 1984.• Près de 15 millions de personnes verront un spectacledu Cirque du Soleil en 2013.• Depuis 1992, le Cirque du Soleil ne reçoit plusaucune subvention gouvernementale ou privéepour ses opérations.


En 2013, Le Cirque du Soleilprésentera simultanément19 spectacles différents :SPECTACLES EN TOURNÉE DANS LES ARÉNASEuropeEurope/Moyen-OrientAfriqueSPECTACLES EN TOURNÉESOUS LE GRAND CHAPITEAUAmérique du Nord/EuropeEurope/Japon/AsieAmérique du SudEurope/Amérique du SudEuropeAustralieAmérique du NordAmérique du Nord


TMSPECTACLES FIXESTreasure Islandà Las VegasBellagioà Las VegasNew York-New YorkHotel & Casinoà Las VegasWalt Disney World ® Resortà Orlando, en FlorideMGM Grandà Las VegasThe Mirageà Las VegasLuxorà Las VegasARIA Resort & CasinoCityCenterà Las VegasMJ 2013 à Mandalay Bay,Las VegasCirque du Soleil, Logo Soleil, Alegría, Dralion, Quidam, Varekai, Corteo, KOOZA, OVO, TOTEM, Amaluna, Mystère, «O», Zumanity – the Sensual Side of Cirque du Soleil, La Nouba, KÀ, Zarkana, sont des marques de commerce détenues par Cirque du Soleil et utilisées souslicence. LOVE est une marque de commerce détenue par The Cirque Apple Creation Partnership et utilisée sous licence. The Beatles est une marque de commerce détenue par Apple Corps Limited. CRISS ANGEL et Believe sont des marques de commerce détenues parCriss Angel et utilisées sous licence. Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour est une marque détenue par Cirque Jackson I.P., LLC. Marques employées sous licence. Le nom et l’image de Michael Jackson ainsi que toutes les marques de commerce, logos et autresreproductions y afférents sont détenus par Triumph International, Inc. et employés sous licence. © 2010 Cirque Jackson I.P., LLC.


SUR SCÈNEOU EN COULISSESC’EST À VOTRE TOUR DE FAIRE PARTIE DU SPECTACLE

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