Untitled - Compagnie en attendant

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Untitled - Compagnie en attendant

Les grands plateauxTextes Denis LachaudMise en scène Jean-Philippe NaasAssistante à la mise en scène Aude de RouffignacDistribution Guillaume Bachelé, Jérôme Baelen, Vincent Curdy, Cédric Duhem, Arthur Dumas,Yordan Goldwaser, Antoine Ferron, Mounir Othman, Sylvain PottiezChorégraphie Vincent CurdyScénographie Mathias BaudryCostumes Juliette Barbier assistée de Sonia MontuelleVidéos Laurent Pernot et Benjamin CrouigneauMusiques Jérôme LaferrièreLumières Nathalie PerrierProduction Cécile HennyProduction de la compagnie en attendant....En coproduction avec la Filature, scène nationale de Mulhouse et la rose des vents, scène nationalede Villeneuve d’Ascq.Avec l’aide du Ministère de la Culture et de la Communication – Dicréam, de la Drac Bourgogne, duConseil régional de Bourgogne, du Conseil général de Côte-d’Or, de la ville de Dijon, de la Spedidam etde l’Adami.Avec le soutien de l’ABC Dijon.Photographies Frédéric IovinoGraphisme c tout commecontact administratif : Cécile Henny – 06 71 52 26 15contact artistique : Jean-Philippe Naas – 06 72 01 75 16compagnie en attendant...16, rue Général Delaborde – 21000 Dijon / 03 80 48 07 61compagnie-en-attendant@orange.fr / www.compagnie-en-attendant.fr


Les grands plateauxSur scène, il y a des lignes dessinées au sol.Un gymnase, peut-être.Sur scène, ils sont neuf, neuf hommes.Ils s’échauffent, ils se préparent.Pour jouer.Et puis, ils commencent à parler, à se parler.Ils se parlent d’amour, de leurs amours, de leurs déceptions, de leurs espoirs...Dans ce monde qui court à toute allure,De plus en plus vite,Jusqu’à se dépasser,Ils se demandent comment naît encore le désir de l’autre...Les grands plateaux, c’est l’histoire d’un homme de 33 ans.Un homme qui s’arrête et ferme les yeux pour regarder en lui.Un homme qui retourne sur les lieux de son adolescence.Pour tenter de comprendre comment tout s’est mis en place.Les débuts, le sport, le théâtre, l’amour...Pourquoi il en est là aujourd’hui ?La Filature, scène nationale de Mulhouse (67)Jeudi 15 décembre 2011 à 19h30Vendredi 16 décembre 2011 à 14h30 et à 20h30Théâtre des Feuillants - Dijon (21) - Association Bourguignonne CulturelleJeudi 19 janvier 2012 à 20hVendredi 20 janvier 2012 à 20hLa rose des vents, scène nationale de Villeneuve d’Ascq (59)Lundi 16 avril 2012 à 21hMardi 17 avril 2012 à 14h30Mercredi 18 avril 2012 à 19hJeudi 19 avril 2012 à 14h30 et à 19hLes grands plateaux est la première partie d’un diptyque intitulé Comment dire.La deuxième partie de ce diptyque, Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, sera créée en 2014.


Extraits(...)J’ai quatre ans.Je me blesse à l’école.L’institutrice me console en me susurrant à l’oreille un air que j’aime.Je plonge mes pieds dans une bassine.Lisa Tristan me rejoint et colle ses petits pieds contre les miens.(...)(...)J’ai neuf ans.Je pars au bord de la mer avec ma classe.Et comme toujours, la classe découverte se termine par une boum.Je danse un slow avec Laetitia.La musique, c’est La Javanaise de Serge Gainsbourg.Mon premier amour.(...)(...)C’est l’été, je suis avec Emmanuelle sur la plage.Je prends mon courage à deux mains et je me lance...Mon premier râteau, un râteau à la plage en quelque sorte !(...)(...)C’est au cours d’une soirée, nous faisons la fête.Je danse avec Camille et j’ai une érection.Mais il ne se passe rien.Je ne sais pas ce que Camille a pensé.On verra, on verra bien.(...)(...)Les plafonds étaient si hauts et il y avait tant d’espace entre les mursC’était difficile de trouver sa place.De se sentir à sa place.(...)(...)Je ne suis pas RoméoJe ne suis pas JulietteJe ne l’ai jamais été, je ne le serai jamaisDans mon histoire, l’amour, c’est moins total, moins absolu.Moins tragique aussi, moins dangereux.Avant de mourir, j’aimerai.Avant de mourir, je vivrai éternellement.(...)


L’origine du projetAvec Les grands plateaux, j’avais envie de parler d’amour.Je pense que l’état amoureux nous ramène à l’adolescence. Je trouve fascinante cette période de la vie où serencontrent les territoires de l’enfance et de l’âge adulte. La prise de conscience de soi, du champ des possibles,une immensité qui peut fasciner ou angoisser. Lorsqu’on est amoureux, on est habité par une force qui peutnous mettre à plat ou nous donner envie de déplacer des montagnes. On se sent idiot aussi. On aime avecincandescence, avec des enjeux de vie et de mort. On se sent invulnérable et fragile en même temps.Parler d’amour sur un plateau de théâtre, c’est s’offrir un espace et un temps de résistance face à une sociétéde consommation où l’impatience, l’instantanéité et le temps réel dominent. Selon Paul Virilio 1 , philosophe eturbaniste, nous sommes gouvernés par une technologie qui va beaucoup plus vite que l’homme. Grâce auxmoteurs de recherche, toute question obtient une réponse dans la nanoseconde. Nous avons créé un tempsaccidentel, un instant inhabitable qui n’appartient ni au passé, ni à l’avenir. Et quand on augmente la vitesse, onaugmente l’impatience et donc la violence. Dans ce monde qui court à toute allure, de plus en plus vite, jusqu’àse dépasser quelle place reste-t-il pour le hasard ?Selon Alain Badiou 2 , l’amour est justement la confiance faite au hasard. Tout commence par la rencontre. L’amourne se résume pas à la rencontre, mais se réalise dans la durée, il est une construction. C’est une aventureobstinée. Un amour véritable est celui qui triomphe durablement, parfois durement, des obstacles que l’espace,le monde et le temps lui proposent. L’amour est une proposition existentielle, car il s’agit de construire unmonde d’un point de vue décentré au regard de ma simple pulsion de survie ou de mon intérêt bien compris.La réinvention de l’amour est donc un des points possibles de résistance à l’obscénité marchande. Défendrel’amour dans ce qu’il a de transgressif et d’hétérogène à la loi est bien une tâche du moment. Dans l’amour,minimalement, on fait confiance à la différence au lieu de la soupçonner.Avec Les grands plateaux, j’avais envie de questionner le monde dans lequel nous vivons et celui qui se prépareavec les adolescents d’aujourd’hui.1Le futurisme de l’instant, Paul Virilio - Galilée2Éloge de l’amour, Alain Badiou - Flammarion


Un garçon qui devient un homme, aujourd’hui ça donne quoi ?Qu’est-ce qui ne change pas, qu’est-ce qui change, qu’est-ce qui a changé ?Qu’est-ce qui ne change pas dans la construction des genres, quelles règles perdurent ?Qu’est-ce qui change entre onze et vingt ans, aujourd’hui, ?Qu’est-ce qui se met en place à l’âge où ça bascule vers le futur ?Qu’est-ce qui a changé depuis vingt ans, depuis que nous sommes devenus des hommes ?Qu’est-ce qui a changé pour le meilleur ? Qu’est-ce qui a changé pour le pire ?Denis LachaudIntentionsLes imagesIl y a quelques années, lors d’une résidence dans un collège, j’ai été choqué par les paroles très crues d’ungroupe de garçons à propos d’une jeune fille. Il y avait derrière leurs mots des images qui ne correspondaientpas à des jeunes de cet âge. Sur le net, dans la publicité, à la télévision, les jeunes, y compris les préados,sont confrontés d’initiative ou par inadvertance, à une surenchère sexuelle. Clips musicaux, pornos en ligne,mode sexy, marketing érotique... C’est le règne de “l’hypersexualisation”. Le garçon doit être performant, la filledisponible mais pas trop.Je me suis demandé quel impact cette société “du cul, du corps, du trash”, comme la désigne la sexologueJocelyne Robert 3 , avait sur ces êtres en construction ? Comment aller vers l’autre quand la première empreinteémotionnelle est une fiction aussi marquée ? Comment faire confiance à l’autre, quand on nous apprend à nousprotéger ? Comment franchir la frontière qui nous sépare de l’autre ?Parler d’amour aujourd’hui, c’est engager une réflexion sur la confrontation du réel des premiers émois avec lesimages qui nous entourent. La présence de Laurent Pernot, plasticien et vidéaste, à mes côtés depuis plusieursspectacles m’a incité à accorder pour la première fois un rôle central à l’image et aux technologies numériques.L’image en temps différé, diffusée dans le temps du jeu, permet de rendre compte de l’instabilité de ce que nouspercevons, de la notion d’intimité qui se trouve souvent fantasmée, de la complexité des liens qui unissent lecorps vivant et son image filmée, et enfin, de la fragmentation des émotions propres à chacun.3Full sexuel, Jocelyne Robert – Les éditions de l’homme


9 comédiensDurant trois années, nous avons résidé dans un lycée, nous avons vécu au plus près des adolescents. Aveceux, nous avons tenté des expériences, des gestes gratuits. Nous avons travaillé un certain nombre de textesclassiques Roméo et Juliette, La princesse de Clèves, Les égarements du cœur et de l’esprit... Avec à chaque fois,chez ces adolescents, une réelle aptitude au romantisme.À la demande d’une enseignante, j’ai mis en jeu On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset. J’ai fait le choixde concentrer nos efforts sur la scène 5 de l’acte II. Louis Jouvet 4 décrit cette scène comme un débat, un duel :“Ce sont deux enfants qui ne comprennent rien à la vie et qui en parlent comme tous les enfants parlent de la vie,avec des idées très précises. Ils s’affrontent comme s’affrontent le mâle et la femelle jeunes. C’est le problème,le malentendu le plus beau et le plus essentiel de l’humanité, c’est le malentendu chez l’homme et la femmeau sujet de l’amour”. C’était une classe composée majoritairement de garçons. Au cours d’une séance, deuxd’entre eux se sont retrouvés à jouer les dialogues de Perdican et de Camille. Tout d’un coup, nous échappions àla traditionnelle répartition des rôles, dans ce malentendu entre l’homme et la femme.Avec Les grands plateaux, je souhaite donc lutter contre l’idée assez convenue qu’il y a une conception del’amour qui serait féminine et une autre qui serait masculine, et que cela serait source de conflit. Pour moi, lesdifférences ne se situent pas au niveau des sexes, mais plutôt entre les individus. Sur scène, il n’y a que deshommes. Ils sont neuf. J’ai fait le choix de neuf hommes plutôt que neuf femmes parce que je pense qu’il est plusrare d’entendre des hommes parler de leurs sentiments.Le sport et le théâtreAvec Les grands plateaux, j’avais aussi envie de parler du théâtre. Je trace beaucoup de parallèles entre le sportet le théâtre, la notion d’équipe, de collectif, le rapport au corps, l’échauffement, les règles... J’utilise beaucoupd’images sportives pour parler de mon travail de metteur en scène.Dans le lycée où nous avons résidé, tous les midis, le gymnase reste ouvert aux élèves. Pendant que certainsjouent au volley, d’autres grimpent sur le mur d’escalade, d’autres encore répètent leur chorégraphie, toujoursla même musique en boucle. Dans les tribunes, on regarde, on joue aux cartes, on révise, on observe. Le plussouvent, sur le terrain, on ne se mélange pas. Les garçons jouent avec les garçons. Les filles jouent avec lesfilles. Le terrain est encore un territoire qui trace une ligne de séparation entre filles et garçons. Même si c’estjustement ce moment de la vie où garçons et filles recommencent à jouer ensemble, à se mélanger... Le gymnase,c’est aussi le lieu du corps et du désir par excellence.4Théâtre classique et théâtre du XIX ème siècle, Louis Jouvet - Gallimard


Le processus de créationJusqu’à présent, mon travail de création s’engageait dans deux voies différentes. La première était la mise enscène de textes, théâtraux ou non (Alberto Moravia, Marguerite Yourcenar, Jean-Luc Lagarce, Patrick Lerch,Villiers de l’Isle Adam, Alfred de Musset...). Pour la deuxième voie, tout partait de l’agencement d’un ensemble defaits et de leur résonance en moi. Il en résultait une écriture scénique liée à une succession d’expérimentationssur le plateau et cela produisait des spectacles sans mots prononcés.Avec Les grands plateaux, j’ai souhaité introduire la parole dans cette voie. Je voulais tenter de lier des élémentspolysémiques, où le texte apporte des éléments de sens sans en être pour autant le seul dépositaire. À ce titre,la rencontre avec Denis Lachaud a été déterminante. Depuis plusieurs années, nous nous apprivoisons. Denis aaccepté de mettre son talent d’écrivain au service de mon univers artistique.Nous avons abordé le travail par les corps des interprètes. Nous avons inscrit les corps dans des espacesdessinés au sol sur le plateau. Nous avons cherché des rapports de corps, des proximités, des éloignements, desgroupes, des clans... Des énergies différentes, des vitesses, des accélérations, des ralentis, des déséquilibres...Nous avons confronté nos petites histoires d’amour, avec la grande histoire d’amour, celle de Roméo et Juliette 5 ,en nous attardant sur la scène du balcon.À partir de ces explorations, Denis a écrit des monologues. Autant d’histoires qui pouvaient n’appartenir qu’à uneseule personne. Nous avons articulé ces paroles avec des situations de jeu. Denis a écrit des scènes dialoguées,une histoire s’est dessinée, puis précisée. Celle d’un homme de 33 ans. Nous serons dans la tête de cet homme,dans l’évocation de ses souvenirs, dans l’ordre singulier de leur surgissement.Tout est né du plateau, en trois semaines, avec par moments des précipités de sens, nés de la circulation entretous les membres de l’équipe artistique.5Roméo et Juliette de W. Shakespeare, Tragédies I, Œuvres complètes, édition la Pléiade, traduction de J.M Déprats, avec le concours de G. Venet.


L’équipeJean-Philippe Naas – metteur en scèneAprès un bac scientifique et des études d’histoire de l’art à l’école du Louvre - Paris, Jean-Philippe Naas suit une formationde gestion de la culture. Ses stages de fin d’études le conduisent dans le Nord de la France, où il va s’intéresser plusparticulièrement aux dispositifs d’éducation artistique. Chargé des relations publiques, puis programmateur de spectaclespour les jeunes publics, il rencontre Christian Duchange directeur de la compagnie l’Artifice. Ce dernier l’invite à le rejoindrepour occuper les fonctions d’administrateur. À l’occasion d’une commande d’écriture passée à Christophe Honoré, Jean-Philippe Naas devient assistant à la mise en scène sur le spectacle Le pire du troupeau. Cette expérience laissera des traces.Sa pratique de la danse contemporaine (auprès d’Odile Duboc, Nathalie Pernette, Jean Gaudin et bien d’autres) et du yoga,lui serviront de points d’appui pour la direction d’acteurs. Impossible d’en rester là, la rupture avec ses anciennes fonctionsest inévitable. En décembre 2001, il met en scène un premier spectacle à partir de contes d’Alberto Moravia. Depuis, il a crééneuf spectacles pour le jeune public, des projets in-situ pour des musées, pour un festival de jardins... Les grands plateauxest sa première mise en scène pour adultes.Denis Lachaud – auteurDenis Lachaud a écrit six romans, parus aux éditions Actes Sud : J’apprends l’allemand, La Forme profonde, Commepersonne, Le Vrai est au coffre, Prenez l’avion et J’apprends l’hébreu. Il a également publié quatre pièces de théâtre chezActes Sud-Papiers : Hetero, Ma Forêt fantôme, Moi et ma bouche et L’Une. Avec Olivia Rosenthal, il écrit et interprète unesérie de performances : Olivia Rosenthal et Denis Lachaud, écrivains en colère (Théâtre National Bordeaux-Aquitaine), OliviaRosenthal et Denis Lachaud dépassent les bornes (Théâtre National Bordeaux-Aquitaine, Le Granit – Belfort) et, en 2009,Olivia Rosenthal et Denis Lachaud parlent de l’autre sexe (Théâtre National Bordeaux-Aquitaine, Grand R – Scène Nationalede la Roche-sur-Yon). Il est auteur associé au Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre (direction Arthur Nauzyciel).Avec Vincent Rafis et Laurent Larivière, il a écrit et mis en scène Eldorado dit le policier qui a été créé en mars 2011 auCDN Orléans/Loiret/Centre et joué à la Grande Halle de la Villette. Il a mis en scène Ma Forêt fantôme à l’occasion d’unerésidence à la Fonderie (Le Mans). Pour France Culture, il a écrit deux pièces radiophoniques : Sans voir et Moi et ma bouche(Actes Sud Papiers – Heyoka). Au cinéma, il écrit un scénario pour Sébastien Lifshitz, pour lequel il a obtenu le soutienau scénario (aide à la réécriture) du CNC – Centre national de la Cinématographie. Sur un scénario de Laurent Larivière etVincent Rafis, il écrit les dialogues du court-métrage Au Bout des branches, soutenu par la région Provence Alpes Côte d’Azur,le département des Alpes-Maritimes, l’ADAMI et France 3. Il est membre du collectif La Forge, au sein duquel il co-écrit deuxouvrages : Fées Diverses, Et le travail ? (Editions Dumerchez). En novembre 2011, L’Homme inépuisable (nouvelle illustréepar Ulrika Byttner) paraîtra aux éditions du Chemin de Fer.Guillaume Bachelé – comédienGuillaume Bachelé est originaire de Dax dans les Landes. Très tôt, il se découvre une passion pour le théâtre, qu’il pratiquedepuis son enfance. À Bordeaux, il s’inscrit au conservatoire régional où il passera près d’un an. Il travaillera notammentavec Isabelle Renaud et Gérard Laurent. Il entre ensuite à l’École Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique (EPSAD) deLille dirigée par Stuart Seide, dont il sortira en juin 2009. Il assistera ensuite Gloria Paris dans la mise en scène de sonspectacle C’est pas pour me vanter (textes d’Eugène Labiche), et jouera dans Petit Bodiel, une création collective autour decontes écrits par Amadou Hampaté Ba, dont il a également composé les musiques. Il fait aujourd’hui partie du collectif Sivous pouviez lécher mon coeur avec qui il a joué Gênes 01 de Fausto Paravidino dans une mise en scène de Julien Gosselin.Jérôme Baëlen - comédienAprès un diplôme au Conservatoire National de Bordeaux en classe professionnelle d’art dramatique, Jérôme Baëlen rejoint leNord-Pas-de-Calais et travaille comme comédien sur Hiver de Jon Fosse, mise en scène par Romain Jarry (création au Théâtre duNord – joué à Paris aux Ateliers Berthier). Il travaille également avec les metteurs en scènes Frédéric Tentelier (L’Homme le plusnormal du monde), Maud Leroy (Ajax de Sophocle et Agamemnon de Rodrigo Garcia) et Françoise Delrue (And Björk of course deThorvaldur Thorsteinsson, Haarmann de Marius von Mayenburg). Aux côtés de la metteur en scène Dominique Surmais, JérômeBaëlen a joué dans Quelqu’un va venir de Jon Fosse, Les Belles confidences, La Vie version 2, Le Manuscrit des chiens III deJon Fosse et La marge. Il a également travaillé avec les metteurs en scène Christophe Rouxel (Les Masochistes aussi peuventsouffrir d’Eugène Durif), Gilbert Tiberghien (Orphée de Bernard Manciet) et Frédéric Laforgue sur plusieurs lectures spectacles.


Juliette Barbier - plasticienneJuliette Barbier, plasticienne diplômée des Arts Appliqués Duperré explore les qualités plastiques d’objets, d’espaces, de signesdans un plaisir conceptuel et concret, basé sur une déformation incurable liée à ses études textiles : celle de l’associationvisuelle, du parallèle graphique, du marabout (bout de ficelle) plastique. Elle se prend au jeu des correspondances (texture,texte, couleur, environnement, motif...). Dans des recherches/productions diverses liées au monde du textile, du patrimoine,de l’édition, ou du spectacle vivant, pour lequel elle assure la cohérence visuelle de spectacles (Charlie Windelschmidt ouJulie Bérès) ou prenant en charge les costumes (création de costumes in-situ avec Julie Desprairies, chorégraphe). Elletravaille pour la première fois en destination des enfants avec son livre En ville, je peux, réalisé avec le poète Jacques Jouetaux éditions Passage Piétons. Avec la compagnie en attendant..., c’est son neuvième spectacle.Mathias Baudry - scénographeDiplômé de scénographie de l’École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, il a complété sa formation par desmissions d’assistanat aux décors et costumes dans Déshabillage écrit et mis en scène par Jean-Michel Rabeux à Lille, laDamnation de Faust mis en scène par Olivier Py à Genève, Othello mis en scène par Michel Raskine. Il s’est associé à FabienTeigné pour monter la scénographie de Béatrice et Bénédicte mis en scène par Jean-Marie Villégier. Il a également réaliséla scénographie de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier mis en scène par Sophie Rousseau. Mathias atravaillé auprès de Wissam Arbache pour qui il a créé la scénographie et les costumes du Château de Cene au Théâtre duRond Point à Paris. Il collabore également aux créations de Julie Bérès.Benjamin Crouigneau - régisseurC’est à travers une compagnie de théâtre amateur qu’il découvre durant six années la scène et le monde du spectacle vivant.Après un bac scientifique il s’oriente vers les techniques de la scène. D’abord attiré par les métiers du son, il frappe à laporte de nombreuses salles et associations et commence son apprentissage “sur le tas“, en accumulant de multiples stagesbénévoles. Après deux années à Paris, il retourne à Dijon, où il décroche ses premiers contrats d’intermittent. Son expériencese diversifie et la lumière devient vite sa principale activité. C’est d’ailleur en tant qu’éclairagiste qu’il va suivre de nombreuxgroupes de musiques et compagnies de théâtre à travers toute la France, et même au-delà. Aujourd’hui son expérience s’estenrichie de plusieurs formations professionnelles, de voyages à l’étranger et d’une véritable polyvalence dans les métiers dela lumière principalement, mais aussi du son, du plateau et de la vidéo.Vincent Curdy - danseurEn 1993, Vincent Curdy rencontre la danse avec Myriam Berns. Il poursuit alors son chemin et se forme par le biais denombreux stages au sein des studios de la compagnie Christiane Blaise, ainsi qu’au CNR de Grenoble. Il collabore auxcréations de divers spectacles de rue, mêlant danse, théâtre, musique et arts visuels. En 1995 il rejoint comme interprètele CCN compagnie Jean-Claude Gallotta pour la pièce La tête contre les fleurs. L’année suivante il est étudiant au CNSM deLyon avec Corinne Duval Metral comme professeur. En 1998 grâce à l’obtention d’une bourse du Ministère de la Culturesoutenant un projet d’études autour de la voix et de la danse, il part étudier un an à New York. À son retour, il est interprètedans différentes compagnies de danse contemporaine. Vincent est également photographe.Aude de Rouffignac - assistante à la mise en scèneComédienne, Aude de Rouffignac a suivi sa première formation en théâtre, chant et danse aux Ateliers du Samovar. Elleintègre ensuite le cours Florent dans les classes d’Éric Ruff et de Philippe Berling. Elle engage avec ce dernier de nombreuxprojets professionnels (Au rêve de gosse de Serge Valetti, Peer Gynt d’Ibsen...). De 1997 à 2005, elle poursuit son parcourscomme permanente au Théâtre Granit, Scène nationale de Belfort. Elle y joue notamment Le terrier d’après Franz Kafkadans une mise en scène de Jean Lambert-Wild. Parallèlement, elle assiste François Rancillac à la mise en scène de BastienBastienne suite et fin d’après Mozart. Très engagée dans les actions de sensibilisation, elle encadre régulièrement desclasses à Pac et des ateliers. Depuis 2002, elle intervient dans tous les projets de la compagnie en attendant... que ce soit entant qu’interprète ou comme assistante à la mise en scène.Cédric Duhem - comédienAprès une formation théâtrale classique, Cédric Duhem participe à de nombreuses créations dans la région Nord Pas-de-Calais. Il a notamment joué avec le Théâtre K et Gérald Dumont, la compagnie THEC et Antoine Lemaire, le Théâtre de laFiancée et Doreen Vasseur, Les fous à réaction, Vincent Dehlin et Olivier Menu et la Barque théâtre et Frédéric Tentellier.On a pu le voir jouer dans des pièces de Vinaver, Shakespeare, Molière, Steeven Berkoff, Sarah Kane, Tchekhov, Koltès...Aujourd’hui, il est toujours à la recherche de nouvelles formes, de rencontres et d’expériences théâtrales.


Arthur Dumas - comédienArthur commence le théâtre en amateur avec la troupe du théâtre du Sycomore, qui travaille essentiellement des textes deW. Shakespeare. Elle entraîne ses comédiens à jouer dans d’autres langues, dans d’autres pays en collaboration avec destroupes étrangères. Il jouera notamment au Fringe Festival d’Édimbourg en Écosse. Avec la compagnie allemande du Theaterim Polygon, il participe à la création de trois spectacles bilingues d’après W. Shakespeare, joués pour le festival Bunte Bühnede Fellbach et lors du Festival Academa de Marrakech. Fort de ces expériences, il choisit de se former au métier de comédienà l’Acteur Enjeu de Lyon. Pour parfaire sa formation, il suit des cours intensifs de danse contemporaine et intègre l’Écoledépartementale de théâtre de Corbeil-Essonnes. Il travaillera entre autre avec Philippe Berling, Philippe Chemin et ClaireAveline. En parallèle il participe à la création de Don’t Worry joué au TAPS de Strasbourg avec la compagnie Via, et met enscène un spectacle pour le Festival Shakespeare de Tournon : Shakespeare - Bien agiter avant utilisation, en collaborationavec Lise Bois, danseuse. Depuis 2007, il joue Treizième Avenir, adapté du roman de Sébastien Joanniez et mis en scènepar la compagnie Nos rêves à l’autre. Aujourd’hui à Grenoble, il travaille à la réalisation d’un collectif artistique visant àpromouvoir et diffuser des projets artistiques et à rendre accessible à tous, les arts de la scène et de l’image.Antoine Ferron – comédienAntoine Ferron entre au conservatoire d’art dramatique de Nantes en 2004. Il participe entre autres à un atelier d’écriture etde jeu avec Remy Devos et Hervé Guilloteau, mais aussi à plusieurs stages de danse notamment avec la compagnie NGC25lors de leur création chorégraphique Les offices du corps (2006). C’est ensuite à Lille qu’il continue sa formation, il intègrel’École professionnelle supérieure d’art dramatique dirigée par Stuart Seide (2006-2009). Il s’initie à l’accordéon. Il termineson cursus avec une pièce de Dejan Dukovski, mis en scène par Stuart Seide, Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ?Il travaille ensuite à Nantes dans Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare mis en scène par Georges Richardeau(création 2009 et reprise saison 2010-2011). Il fait également parti du collectif Si vous pouviez lécher mon coeur avec qui iljoue Gênes 01 de Fausto Paravidino.Yordan Goldwaser - comédienIl commence le théâtre en amateur à Strasbourg avec la compagnie Via avec laquelle il joue en 2004 Opéra Panique (d’aprèsJodorowsky). En 2006, il joue Échos et Copeaux du Yiddish Land au Festival International de théâtre de Toronto avantd’intégrer l’École départementale de théâtre de Corbeil-Essonnes où il se sensibilise à la pratique du jeu masqué / clownesque.Il y travaille sous la direction de Philippe Berling, Gilles David, Claire Aveline et Philippe Chemin. Parallèlement à sa formation,il joue et participe à la création de Don’t Worry au TAPS de Strasbourg, mis en scène par la compagnie Via. En 2008, après uneannée de formation sous la direction d’Élisabeth Tamaris, il intègre le CNSAD. Il y travaille notamment avec Sandy Ouvrier,Yann-Joël Collin, Yves Beaunesne, Howard Buten, Dominique Valadié, Alain Françon et Olivier Py. Durant sa deuxième année,il participe à la création de Bougliakov Histoire de famille, mis en scène par Fanny Santer, et Des Bacchantes mis en scènepar Barthélémy Meridjen. Il met en scène, toujours la même année Excédent de poids, insignifiant : amorphe de WernerSchwab. En 2009 il joue dans le film de Jean-Paul Siverac Des filles en noir. En 2010, il est assistant sur Le discours de laservante Zerline mis en scène par Yves Beaunesne.Jérôme Laferrière - compositeurÀ trois ans, il excelle dans la destruction méthodique et minutieuse des vinyls paternels signant ainsi avec Boulez Le Marteausans Maître... la fin de la musique tonale... À neuf ans, il n’a toujours pas réussi à boucher correctement les trous de sa flûteà bec malgré la persévérance de sa maîtresse. Il expérimente durant cette période, la théorie des musiques aléatoires et leslimites de la patience... À douze ans demi, il fabrique son premier instrument de musique : un kazou (avec un bout de tuyaud’arrosage et de papier calque), découvre les musiques monotones et prend conscience de la difficile réception des musiquescontemporaines auprès d’un public non-initié... Depuis, 2000, il fait partie de l’équipe de Radio Campus où il a réalisé pendant 2ans une émission de création radiophonique, Le 7 e imaginaire, avec Christophe Barruet alias Mister B. En 2002, avec Glue Trax,il participe à la musique de la pièce L’autodévoilement de l’ange (sur Hervé Guibert) par la Compagnie Clair de Plume dirigéepar Patricia Louot. Dans une grande économie de moyens, Jérôme Laferrière crée des musiques sensibles, des musiques quiouvrent des espaces dilatent le temps. C’est sa troisième collaboration avec la compagnie en attendant...Mounir Othman - comédienMounir Othman a débuté son parcours de comédien à Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise, où il a grandi. Il crée avec des camaradesrencontrés au lycée option théâtre, un spectacle jeune public, avec lequel ils font une tournée dans les campagnes béninoises. Trèsvite, deux volontés se précisent en lui : faire un théâtre questionneur, qui parle de relations avec les autres et aller à la rencontred’un public qui ne fréquente pas les théâtres. C’est ce qui l’amène pratiquer le théâtre-forum. Depuis 2001, il joue dans différentescompagnies : Théâtre en Mouvement, NAJE, TOP Théâtre...et anime des ateliers dans les collèges, les lycées, les MJC, les centressociaux des quartiers populaires. Puis, il rencontre Anne Zimmer, metteur en scène et professeur de technique Alexander et s’initieau théâtre corporel et chorégraphié. Il joue dans deux de ses créations Situé... et D’arrache pied, pièces sur la souffrance au travail.Dernièrement, il écrit et met en scène Le désastre des astres, pièce jeune public sur le pouvoir et la démocratie.


Laurent Pernot - vidéasteDiplômé de l’Université Paris VIII puis du Fresnoy studio national des arts contemporains, Laurent Pernot poursuit depuis unparcours singulier ponctué de résidences et d’expositions en France et à l’étranger. Il enseigne, et collabore occasionellementavec metteurs en scène, scénographes, architectes. Il a par exemple été invité par Jean-Paul Gaultier pour une commandespécifique, à l’occasion d’un défilé Haute Couture. Son travail a été présenté à la Fondation Miro de Barcelone, à la Sketch galleryde Londres, au musée Alvar Aalto en Finlande, et plus récemment au Palais des Arts de Belo Horizonte (Brésil), au Lux scènenationale de Valence ainsi qu’à l’Espace Culturel Louis Vuitton (Paris). Laurent Pernot s’est vu décerner le prix SAM pour l’artcontemporain 2010, son premier catalogue monographique vient de paraître aux éditions Monografik. En privilégiant toutesles formes d’expressions, de la conception d’installations à la production d’images, Laurent Pernot expérimente des processustemporels, poétiques et immersifs. Ses productions s’articulent de façon récurrente autour des notions de visible et d’invisible,de temps et des égarements de la mémoire, du tragique et du merveilleux, en s’inspirant de l’imaginaire des sciences et del’histoire qui hantent l’individu comme la société. L’exploration du potentiel fictionnel des espaces d’exposition et la relation auspectateur sont également déterminantes pour l’artiste.Nathalie Perrier - éclairagisteDiplômée de l’ENSATT, Nathalie Perrier a prolongé sa formation par une recherche sur l’ombre dans l’espace scénographié,dans le cadre d’un DEA à l’Institut d’études théâtrales de Paris III – Sorbonne Nouvelle, sous la direction d’Anne Surgers. Ellea travaillé pour le théâtre et l’opéra avec de nombreux metteurs en scène (Patricia Allio, Pierre Audi, Marcel Bozonnet, HansPeter Cloos, Georges Gagneré, Sophie Loucachevsky, Olivier Py, Éléonore Weber...) ainsi que pour les ensembles de musiquebaroque : Amarillis, Rosasolis et Les lunaisiens. Cette année elle a créé les lumières de Manhattan Medea, de Dea Loher dansune mise en scène de Sophie Loucachevsky, au Théâtre National de la Colline, ainsi que les lumières de Zémire et Azor d’AndréModeste Grétry, à l’Opéra Comique. Parallèlement à son travail d’éclairagiste et sous la bienveillante influence du plasticienChristian Boltanski - ils ont créé ensemble les lumières des Limbes (Théâtre du Châtelet, Paris, 2006) et celles de Gute Nacht(Nuits Blanches, Paris, 2008) - elle se tourne depuis peu vers les installations lumières éphémères telles que Ciel en Demeure,présentée à Lyon en 2006. En avril 2010, un autre artiste de renom, Pierre Huyghe, a fait appel à elle pour l’installation Light Gamedans l’ancien musée des Arts et Traditions Populaires de Paris.Sylvain Pottiez - comédienIl commence le théâtre au lycée, joue dans la pièce l’Adulateur de Goldoni puis intègre l’équipe de Laurent Hatat avec lequelil joue Éxercices de conversation et de diction française pour étudiants américains de Ionesco et Music-Hall de Jean-LucLagarce. En 2003, il participe à la création de Ne pas, commande d’écriture de Bruno Lajara passée à Denis Lachaud. Il travaillerégulièrement avec plusieurs metteurs en scène implantés dans le Nord-Pas-de-Calais, Nicolas Ory, Dominique Sarrazin,Frédéric Tentelier, Thomas Piasecki. Depuis 2005, Sylvain Pottiez fait également du doublage de films, de téléfilms et de dessinsanimés.


La compagnie en attendant...Depuis ses débuts en 2001, la compagnie en attendant... ambitionne de créer un théâtre qui sollicite l’imaginairedu spectateur. Le moyen choisi est de limiter l’information, d’adopter à tous les niveaux, une attitude minimaliste.Quelques gestes essentiels, quelques notes et respirations choisies, le plateau est presque nu. Silence et lenteurpermettent à chaque spectateur de se poser des questions, trouver ses réponses et de se raconter sa proprehistoire.Les spectacles se suivent et se répondent. Ils progressent par ricochets. Et derrière l’apparente diversité desformes, le corps, la construction de soi et la place de l’autre dans cette construction constituent la colonnevertébrale du travail de la compagnie. Une approche sensible, émotionnelle du théâtre où le corps est vecteurde sens.Création, diffusion et sensibilisation constituent les trois pôles indissociables de l’activité de la compagnie. Etpour être au plus près de ce que vivent les enfants et les adolescents, auxquels elle s’adresse prioritairement,régulièrement, elle réside dans des établissements scolaires. Ce dialogue avec des populations sur desterritoires est rendu possible par quelques structures culturelles qui accompagnent de longue date la démarchede la compagnie et par la constitution d’une véritable équipe artistique.Entre ANI-maux, créé en décembre 2001 dans une MJC avec deux comédiens en dix jours de travail, et Les grandsplateaux, spectacle pour neuf comédiens répété dans deux des plus grandes scènes nationales - la Filature etla rose des vents – et qui sera créé en décembre 2011, un regard porté sur ces dix années passées permet demesurer le chemin parcouru.Pour les trois années à venir, la compagnie va faire volontairement le grand écart entre un spectacle pour lestout-petits Ô!, un spectacle pour adultes Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, des grandes formes et despetites formes Sans Titre(s) – Paroles de femme. Trois créations imaginées avec une équipe de collaborateursfidèles.

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