ValdeMarne n°278 / Avril 2011 - Conseil général du Val-de-Marne

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ValdeMarne n°278 / Avril 2011 - Conseil général du Val-de-Marne

Le magazine du Conseil général n° 278 / Avril 2011Le VAL-DE-MARNE, plus qu'un département, un service public.ZOOM / PAGES 25 À 32La chirurgie cardiaque àHenri-Mondor, j’y tiens !Praticiens et personnels hospitaliers, universitaires, élus et usagerss’opposent à la fermeture programmée du service de chirurgiecardiaque de l’hôpital Mondor, à Créteil. Dans votre magazine,une carte pétition.© J. Lumien© A. BachellierDOSSIERPrésentation de la nouvelle assemblée départementale.Entretien avec Christian Favier, président du Conseil général.Les vice-présidents, leurs délégations et les commissions.Pages 33 à 38


SOMMAIRE DU N°278 – AVRIL 2011ÉDITORIALVIVRE LE VAL-DE-MARNEL’ÉVÉNEMENT pages 4-5La magie retrouvéed’un maître de l’animationLa sortie en salle des Fables de LadislasStarewitch est l’occasion de découvrirou redécouvrir l’art exceptionneld’un pionnier du cinéma russe.L’ACTUALITÉ pages 6 à 17• Logement• Collèges• Social• Environnement• Les chantiers près de chez vousCONSTRUIRELE VAL-DE-MARNEL’ENTRETIEN pages 18-19Avec Leslie Djhone, double championd’Europe 2011 en salle (400 m et 4x400 m).REPORTAGE pages 20-21La résidence Manouchian à Ivry illustre lesoutien du Conseil général pour un logementqui conjugue social, qualité et respectde l’environnement.ILS FONT LE VAL-DE-MARNEpages 22-23● Jean Cugier, professeur d’EPS,Champigny-sur-Marne● Alain Dubourg, président de l’ADESAF,Ivry-sur-Seine● Florence Bender, en recherche d’emploi,Fontenay-sous-Bois© Collection Martin StarewitchZOOM pages 25 à 32La chirurgie cardiaqueà Henri-Mondor,j’y tiens !Praticiens et personnels hospitaliers,universitaires, élus et usagers s’opposentà la fermeture programmée du service dechirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor,à Créteil.DOSSIER pages 33 à 38© A. BachellierChristian Favierréélu président duConseil généralSuite aux élections cantonales,l’assemblée départementale s’est réuniele 31 mars et a réélu à sa têteChristian Favier.Présentation de la nouvelle assemblée.DÉBATTREEN VAL-DE-MARNEC’EST VOUS QUI LE DITES page 39Forum, courrier, avis. Vous avez la parole.TRIBUNES pages 40 à 43Les groupes politiques du Conseil généraldonnent leurs points de vue.© A. BachellierBOUGER ENVAL-DE-MARNEÀ L’AFFICHE pages 44 à 49Extensionfait son cinémaLe festival de création musicale deLa Muse en circuit revisite le ciné-concert.SPORTS pages 50-51Pluie d’étoiles auxInternationaux deThiaisLes meilleures gymnastes mondialesrivaliseront de grâce et d’adresse les9 et 10 avril, à Thiais.DÉCOUVERTE pages 52-53Musées en Val-de-MarneVisite de deux lieux du département richesen histoire : le musée de la Résistancenationale de Champigny et le musée deMaisons-Alfort.MÉMOIRE page 54Il y a 200 ans naissait Aristide Cavaillé-Coll,grand facteur d’orgues du XIX e siècle.Quelques-uns de ses joyaux résident dansnos églises val-de-marnaises.VU PAR… page 55Le pôle intermodal de Choisy-le-Roi.Un chantier colossal démarré en 2007,désormais terminé, qui a métamorphoséle centre-ville.Vu par Anthony Larchet.© D. R.© A. BachellierJournal imprimé surPlus que jamais, le Conseil généralau service du Val-de-Marne et detous les Val-de-MarnaisÀ l’occasion des élections cantonales des 20et 27 mars, les électeurs val-de-marnais ontrenouvelé leur confiance à la majorité de gauchequi dirige le Conseil général.Le 31 mars, les conseillers généraux m’ont faitl’honneur de me réélire à la présidence du Conseilgénéral.Plus que jamais, j’entends placer mon action etcelle de l’ensemble des vice-présidents etconseillers généraux délégués qui formentl’exécutif départemental au service de lapopulation, de vos attentes, de vos besoins, devos espoirs.Nous voulons ainsi renforcer le Val-de-Marneutile, solidaire et innovant.Utile, en veillant à tout moment à ce que leConseil général puisse contribuer à faciliter laChristian Favier, réélu président du conseil général du Val-de-Marne,le 31 mars.vie quotidienne de chacune et de chacun en mobilisant le service public départemental de façonréactive, efficace et concrète.Solidaire, en attachant une attention prioritaire à la situation de nos concitoyens les plusfragilisés par l’âge, le handicap, la maladie, l’exclusion sociale ou la maltraitance. Ce faisant,nous entendons contribuer à la réduction des injustices et des inégalités sociales et territorialeset agir pour une juste répartition des richesses.Innovant, en continuant de construire l’avenir du Val-de-Marne et de ses habitants, avec lavolonté de conquérir le meilleur pour nos territoires de banlieue trop longtemps reléguéset maltraités. Qu’il s’agisse de l’avenir de la jeunesse en offrant aux collèges et aux collégiensdes conditions modernes d’enseignement, du développement des transports collectifs avec notremobilisation en faveur du projet de métro Orbival ou du développement durable et écologique,nous entendons agir résolument pour que l’innovation soit mise au service de tous.Pour mener à bien ces ambitions, ces projets, pour tenir les engagements que nous avonspris, nous avons besoin de moyens. Nous continuerons ainsi d’agir pour défendre l’existencede notre Département et exiger de l’État qu’il honore ses dettes vis-à-vis du Val-de-Marne.Enfin, parce que rien ne peut se faire sans la participation active des habitants et des forcesvives du Val-de-Marne, nous travaillerons à encore mieux vous associer aux propositions,aux décisions et à leur mise en œuvre à travers une démarche permanente de démocratieparticipative renouvelée.© D. CalinVAL DEMARNELE MAGAZINEDU CONSEIL GÉNÉRAL CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°278, avril 2011. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr • Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou. RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines, Ali Aït-Salah, Laura Podoroski. Avec la collaborationde Claude Bardavid, Stéphane Le Puill, Romain Giuseppone, William Le Bellec. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Anthony Larchet. SECRÉTARIAT : Joëlle Béroule. RESPONSABLE PÔLE PHOTO : Alain Bachellier. PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin et web@cg94.fr VAL-INFO 94 : val-info94@cg94.fr CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00). DISTRIBUTION : Adrexo. TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.CHRISTIAN FAVIERPrésident du conseil général du Val-de-Marne2Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 20113


VIVRE LE VAL-DE-MARNELe lion devenu vieux.La Cigale et la Fourmi. Les grenouilles qui demandent un roi. Le lion devenu vieux. Le Rat des villes et le Rat des champs.© Collection Martin Starewitch« Absolument fabuleux » (Le Point),« Une oasis de bonheur animé » (Studio CinéLive), « Une troublante réjouissance des senset de l’esprit » (Le Monde), « Impressionnantd’inventivité » (Télérama), « Des merveillesd’humour, de fantaisie, de gravité aussi »(Le Figaro), « Une très, très grande émotionà partager en famille » (France culture)…L’unanimité de la presse est à la hauteurde l’événement. La sortie en salle desFables de Starewitch est, pour les cinéphileset pour tous ceux qui ont gardéleur âme d’enfant, le miracle de cedébut d’année. L’occasion dedécouvrir ou redécouvrirl’art exceptionnel d’unpionnier du cinémarusse, contemporainde Cohl et de Méliès,qui, exilé en France,réalisa une bonnepartie de son œuvreà Fontenay-sous-Bois.C’est là, dans sa maisonstudiode la rue Foch, face àune baie donnant sur le jardin, surune table d’à peine deux mètres carréqu’il tourna, avec sa femme et sa fillepour seule assistance, ses plus beauxfilms : Le Roman de Renard bien sûr,premier long métrage français d’animation; la série du chien Fétiche, considéréà l’époque comme un concurrent trèssérieux de Mickey ; et une pléiade decourts métrages qui sont de purschefs-d’œuvre (L’Amour en noir et blanc,L’Horloge magique, Carrousel boréal…).Depuis une vingtaine d’années, Léona-Béatrice Martin, Val-de-Marnaise etpetite fille de Starewitch, a entreprisun vaste chantier de restauration del’œuvre pour la remettre à dispositiondu grand public. Les petits Val-de-Marnais ont déjà eu par deux fois lachance de découvrir quelques-uns deses films en 1995 et 1998, lors d’unhommage rendu au festival Ciné Junior.Les Fables est le troisième programme àêtre restauré. Le film reprend cinq courtsmétrages inspirés de La Fontaine : Le Lionet le Moucheron, Le Rat des villes et le RatL’ÉVÉNEMENTLadislas StarewitchLa magie retrouvéed’un maîtrede l’animationdes champs, Les grenouilles qui demandentun roi, La Cigale et la Fourmi et Le lion devenuvieux. Cinq petits bijoux tournés entre1920 et 1930, suivis d’un documentaired’époque dévoilant les coulisses duciné-marionnettes dont Starewitch futl’inventeur inégalé. On y voit la fabricationdes marionnettes, la mise en scèneet la mise en mouvement, image parimage, de chacun des personnages,le modelage de chacune de leurs expressions- travail titanesque, d’une patienceinfinie, et passionnant. La restaurationde film est toujoursune entreprise singulière,source d’interrogationset de choix prudents.Personne mieux queLéona-Béatrice nepouvait mener à bience travail. Elle qui vécutune dizaine d’annéesdans l’intimité de cegrand-père pas tout à faitcomme les autres qui, dansun silence malicieux et créateur,inventait sous ses yeux ces merveillesque les Américains lui envièrent au pointde lui proposer un studio que toujours ilrefusa. Comme il l’avait fait pour lareconstitution des Contes de l’horlogemagique, le Conseil général a tenu à luiapporter son soutien, marquant ainsi« son attachement à la sauvegarde d’uneœuvre qui a marqué l’histoire du cinémamondial », souligne Évelyne Rabardel,vice-présidente. « C’est également en sonhommage que, dans le cadre de sa politiqued’aide à la création, le Conseil général a crééen 2006 une bourse Ladislas Starewitch, remisechaque année à un élève de l’école d’animationGeorges-Méliès à Orly. » Autre façon detransmettre ce patrimoine aux nouvellesgénérations.© D. R.Pour en savoir plusFrancine DéverinesÀ voir sur www.cg94, interview deLéona-Béatrice Martin.Plus d’infos : www.starewitch.fr4Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 5


L’ACTUALITÉL’ACTUALITÉ© D. R.Visite d’un appartement témoin aménagé par ValophisHabitat, à Chevilly-Larue. D’ici 2012, ce bailleur disposerade 600 logements adaptés aux besoins des seniors.HABITATAdapter les logementspour préserver l’autonomieBien vieillir chez soi peut nécessiter la réalisation d’aménagements simples mais décisifspour l’accomplissement de gestes quotidiens. Locataires ou propriétaires, en appartementou en pavillon, tous les seniors sont concernés.COLLÈGESPoursuite des travaux au collègeSaint-Exupéry de FresnesActuellement en chantier, le collègeSaint-Exupéry à Fresnes fera sa rentréeen automne. La phase de gros œuvrevient de se terminer. Depuis septembre2009, les élèves occupent un collègeprovisoire situé à proximité. En partenariatavec la Ville, cette reconstruction menéepar le Conseil général participe à larequalification du quartier. La cité scolaire,constituée d’une école maternelle-primaireet du collège, aura une seule unitéarchitecturale. Autre enjeu important, lacréation d’une voie piétonne. Elle faciliterala liaison entre les deux quartiers et lesdeux équipements scolaires. En tantqu’établissement rénové, le collège respecteles critères de la charte des collèges pourdemain. Salle de sport, espace parents etsalle polyvalente accessibles hors tempsscolaire, terrain de basket dans la cour…et une capacité d’accueil de 450 élèves.De plus, les travaux suivent la démarchehaute qualité environnementale (HQE) :production d’eau chaude grâce à despanneaux solaires, toiture végétaliséepour retenir les eaux de pluie, et isolationthermique renforcée pour diminuer lafacture énergétique. Comme unequinzaine d’autres établissements duVal-de-Marne, le bâtiment sera raccordéau réseau de géothermie. Le coût total decette reconstruction s’élève à 23 millionsd’euros pour le Conseil général.Laura PodoroskiLIEU DE VIE / ÉPICERIE SOCIALE ET SOLIDAIRE, CHEVILLY-LARUE / 3 MARSIci, à Sol’Épi, des Val-de-Marnais viennent acheter, comme dans un supermarché, des produits variés de qualité à 10 % de leur valeur. Cetteépicerie sociale et solidaire est un espace qui permet de s’approvisionner en denrées alimentaires et produits d’hygiène à prix réduits,afin d’aider temporairement des publics en difficulté porteurs de projet, mais plus encore, de proposer un lieu de resocialisation, d’échange,d’information et de soutien. Neuf épiceries solidaires* ont été soutenues en 2010 par le Conseil général.* À Alfortville, Arcueil, Cachan, Charenton-le-Pont, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Fontenay-sous-Bois, Fresnes et Le Plessis-Trévise.© D. R.Comme des stores, les brise-soleil (en jaune)protègent des fortes chaleurs. Un élément architecturalfort du nouveau collège Saint-Exupéry, à Fresnes.Préconiser des petits aménagementsqui peuvent changer la vie de la personneet limiter les risques de chutes.C’est ainsi que Perrine Charter, ergothérapeuteau PACT Val-de-Marne, définit samission auprès des seniors. « Mes recommandationssont toujours basées sur une visiteà domicile avec une mise en situation de la personnedans les actes de sa vie quotidienne. Le plussouvent, le gros des aménagements est à réaliserdans la salle de bains ». En effet, unedouche classique a généralement un bacsurélevé de 10 centimètres par rapport ausol et cela peut s’avérer dangereux pourun senior en perte d’autonomie. La réalisationd’une douche accessible de plainpied,l’installation de mains courantes…permettent de sécuriser l’utilisation de lasalle de bains.Valophis Habitat fait régulièrementappel à l’expertise d’ergothérapeutes etdisposera, d’ici 2012, de 600 logementsaménagés pour les besoins des seniorsqui les occupent. En moyenne, ce bailleursocial réalise 8 000 euros de travauxpar logement. « Nous sommes très concernéspar le vieillissement de la populationpuisque, sur l’ensemble de notre parc, 10 %des locataires ont plus de 75 ans », souligneMarie Dumas, chef de projet habitatadapté à Valophis. En partenariat avecle Conseil général et la Région, le bailleursocial a donc lancé une politique decréation de logements adaptés au seindes immeubles qui font l’objet d’uneréhabilitation. Statistiquement, les locatairesâgés sont, en effet, plus fortementreprésentés dans l’habitat ancien. PourValophis Habitat, il s’agit de se créer unpatrimoine locatif dédié aux seniors.« Le logement est jugé adaptable s’il ne faitpas plus de trois pièces. En cas d’absenced’ascenseur, il doit être situé en rez-de-chausséeou au 1 er étage, précise Marie Dumas. Plustard, s’il survient un changement de locataire,le logement sera attribué de nouveau à unsenior qui en a besoin, avec éventuellementdes aménagements adaptés. »Au-dede la prise en compte des besoinsde ses locataires âgés, le bailleur socialsouhaite améliorer la gestion de son parc.« Des logements sont en sous-occupation. Lesenfants sont partis et la personne ou le couplevivent parfois dans un 4-5 pièces. Partir dansun logement plus petit mais adapté peut êtremotivant pour le locataire, et cela permet àValophis d’attribuer le grand logement à unefamille qui en a réellement besoin », souligneAnne-Marie Fekete, directrice du développementsocial à Valophis Habitat. Unepersonne bénéficiaire de l’APA* peutfaire une demande de visite d’un ergothérapeuteauprès du Conseil général. Sil’on est locataire de Valophis Habitat, ilfaut faire parvenir sa requête à l’antennede proximité. Quant aux propriétaires,ils peuvent constituer un dossier auprèsde la conseillère habitat du PACT Val-de-Marne en vue d’une aide financière.Stéphane Le Puill* Allocation personnalisée d’autonomie.Pour en savoir plus www.pact94.orgVITE DIT…Solidarité Japon. Suite au séisme du 11 mars etdu tsunami qui ont ravagé le Nord-Est du Japon,le Conseil général a voté, le 14 mars en commissionpermanente, une aide d'urgence « en faveur despopulations victimes du séisme » de 30 000 euros(15 000 euros à la Croix-Rouge française et15 000 euros au Secours populaire français).Une semaine en 6 minutes ! L’équipeaudiovisuelle de la direction de la Communication duConseil général vient de lancer un nouveau magazineaudiovisuel hebdomadaire :Val Hebdo. Il sera en lignesur www.cg94.fr tous les jeudis et traitera de l’actualitédépartementale grâce à trois rubriques : les actus, lezoom et l’agenda. Le tout en 6 minutes !Aide aux associations. Le Conseil général a versé3 900 euros à Alizep pour ses ateliers sociolinguistiquesà l’attention des mères non francophones d’Ivry,2 500 euros au comité local de Fontenay de FemmesSolidaires pour son action auprès des femmesconfrontées à des violences… En 2010, leDépartement avait soutenu 186 projets associatifspour un montant total de 314 700 euros.© M. Aumercier6Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 7


L’ACTUALITÉDÉPLACEMENTSDemain, une RD 7 à vivre !Trottoirs élargis, pistes cyclables, nouvelles plantations, voies dédiées aux transports en commun…le réaménagement de l’ex-RN 7 va créer un boulevard urbain entièrement reconfiguré.La célèbre route des vacances se transforme.D’importants travaux d’aménagement,en cours, la rendront plus belle,plus paisible et plus sûre pour l’ensembledes usagers. L’opération est conçue demanière homogène et cohérente de laporte d’Italie au cimetière de Thiais (6 km).Entre Villejuif - Louis-Aragon et Thiais, elleprépare l’arrivée du tramway T7, quirelira Villejuif et Athis-Mons fin 2013, etdesservira l’aéroport d’Orly ainsi que denombreuses zones et pôles d’activités enplein essor (parc Sillic, Min de Rungis,ZAC de Chevilly…).Fin 2012, la RD 7 sera transformée enun boulevard urbain apaisé, offrant denouveaux espaces aux piétons (trottoirsélargis, nouvelles traversées), aux cyclistes(pistes cyclables entre Paris à Thiais) et auxtransports collectifs (voie réservée au buset au tramway). 460 arbres, dont unemajorité de chênes verts et pins parasols,redonneront à « la 7 » ses allures de routede la Méditerranée.Au nord, entre Le Kremlin-Bicêtre et Louis-Aragon, l’opération est financée etconduite par le Conseil général, avec lesoutien de la Région (1) . Des travaux préparatoires,réalisés en 2010, ont consisté àcombler et fermer définitivement les deuxtunnels situés au niveau des carrefoursPaul-Vaillant-Couturier (Villejuif) etEugène-Thomas (Le Kremlin-Bicêtre).Étroits et dangereux, ils incitaient à desvitesses excessives des automobilistes.Des aménagements provisoires ont aussiété réalisés, au niveau de la rue du Moulinde-Saquet,avant la requalification totalede la voie. Depuis mars, les travaux sonten cours dans le secteur de la ZAC desGuipons, à Villejuif. Ici, les travaux sontconfiés par le Département à la SADEV (2)chargée de l’aménagement de la ZAC.Pour la voirie, deux phases seront nécessaires,dont la première devrait se termineren juin. Au Kremlin-Bicêtre, le chantierdémarrera mi-avril. Plusieurs phases sontprévues, afin deduire la gêne occasionnéepour les riverains, les commerçantset les usagers de la route. Durant les travaux,le Conseil général met tout en œuvrepour conserver deux voies de circulationdans chaque sens et maintenir les accèsaux commerces. Comme dans de nombreuxmarchés publics de travaux duConseil général, une clause insertion estappliquée, obligeant les entreprises àembaucher au moins 5 % de Val-de-Marnais,prioritaires en matière d’emploi.Ali Aït-Salah(1) Le coût est de 21,5 millions d’euros, financé par le Conseilgénéral (13 millions) et le Conseil régional (6,5 millions).(2) Société mixte d’aménagement et de développement du Valde-Marne.© FortierÉCONOMIE13 e Journée de l’entrepreneuriat© J. MoulinLe 5 mai prochain, la Chambre decommerce et d’industrie Paris Val-de-Marne, la Chambre de métiers et del’artisanat du Val-de-Marne, le Conseilgénéral et l’université Paris-Est - Créteil,organisent la 13 e édition de la Journée del’entrepreneuriat. Cette initiativeregroupera 70 exposants professionnelsde la création et de la reprised’entreprises. Elle offrira la possibilité auxvisiteurs de rencontrer de très nombreuxacteurs dans les domaines del’accompagnement, de la gestion,du financement ou de la formation,nécessaires à la création, à la pérennisationet au développement des jeunesentreprises. Avec 14 087 créationsd'entreprises en 2010, le Val-de-Marnereprésente 9,4 % des créationsDEMAIN EN VAL-DE-MARNEfranciliennes. Une augmentation de 56,6 %entre 2005 et 2010 (49,5 % au niveaurégional). Six conférences et quatreateliers thématiques permettrontd’aborder les thèmes de l’auto-entreprise,de la prospection et la fidélisation de laclientèle, du positionnement surles marchés, et de l’entrepreuneriat social.Cette journée sera également l’occasionpour les organisateurs et la Caisse desdépôts et consignations de décerner lestrophées « Entreprendre dans les quartiersprioritaires ». Ali Aït-SalahPour en savoir plus Journée de l’Entrepreneuriat : le 5 mai,de 8 h 30 à 17 h, au palais des sportsde Créteil. www.cg94.fr rubrique Économie.DÉVELOPPEMENTÉCONOMIQUELes ressourceshumainesau service del’emploi stableLe Conseil général et la DIRECCTE UT94* ont décidé d’inciter et de financer lacréation de relais ressources humaines.Ces derniers s’adressent aux très petites,petites et moyennes entreprises (moins de50 salariés) du Val-de-Marne, ainsi qu’à tousles salariés. L’objectif est de favoriser l’emploistable par la professionnalisation et lasécurisation des parcours professionnels, enlien avec les perspectives de développementdes entreprises. Conseil dans la gestion descompétences et de la carrière des salariés(information sur le droit du travail, lesformations…), accompagnement desentreprises dans la gestion du personnel(recrutement, fidélisation des salariés, plande formation…), ces relais ressourcesoffrent des outils et services gratuits etindividualisés. Trois structures assurent unelarge couverture du territoire. Il s’agit ducomité de bassin d’emploi sud 94,de Plaine centrale initiatives, et de deuxmaisons de l’emploi. A. A.-S.* Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de laconsommation, du travail et de l’emploi, Unité territoriale duVal-de-Marne.Pour en savoir plus www.cg94.fr rubrique Économie.En mai, le parc départemental de la Plage-Bleue (Valenton) sera doté d’un nouveau bâtiment pour l’accueil du public et les animations. Il offriraégalement un local aux jardiniers et abritera des sanitaires publics. Coût du projet : près de 1,6 million d’euros. Trois locaux sont prévus l’anprochain au parc départemental de la Saussaie-Pidoux (Villeneuve-Saint-Georges). www.cg94.fr, rubriques Info travaux et Environnement.VITE DIT…Forum emploi. Le 10 mai, au centre Lionel-Terrayde Thiais, une animation territoriale s’adressera auxdemandeurs d’emploi, jeunes et adultes, ainsi qu’auxlycéens et collégiens. Près de 60 exposants(entreprises, organismes de formation, CFA…)permettront de rencontrer des employeurs.Plus d’infos : www.mission-locale.fr et 01 42 37 57 85.Pôle santé. Le siège social de e(ye)BRAIN, quidéveloppe des dispositifs médicaux de diagnosticprécoce des maladies neurologiques, est installé à Ivrysur-Seinedepuis mars. Depuis 2009, le Val-de-Marneaccueille l’institut de la longévité Charles-Foix quiinaugurera prochainement un centre de développementet de recherche orienté sur le vieillissement cérébral.Développement économique. Le Centro de Negocioset l’Hôtel de l’Innovation, situés dans le parc Silic Orly-Rungis, ont décroché le label « lieux d’accueil d’entreprisesinternationales », décerné par la région Île-de-France. Cettedistinction récompense les qualités d’accompagnement,d’accessibilité et d’attractivité économique des sitestertiaires. Plus d’infos : www.valdemarne.com© J. Paisley12Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 13


RETOUR EN IMAGES28 février / Le Kremlin-BicêtreInauguration de l’exposition itinérante sur leséconomies d’énergies, au collège Jean-Perrin.Accompagnés par une animatrice de l’Agencelocale de l’énergie, ces élèves de 6 e ont pu ensavoir plus sur les énergies fossiles et lanécessité de favoriser les énergiesrenouvelables. Gilles Gazon, le principal ducollège, et Gilles Pironnec, représentant ladirection des Bâtiments du Conseil général,ont présenté les caractéristiques énergétiquesde l’établissement et le rôle essentiel descollégiens et des équipes éducatives pourréduire les consommations énergétiques.Comme dans les vingt collèges participant àcette initiative, dix panneaux explicatifs restentà disposition de tous les collégiens etprofesseurs durant deux semaines.© J. Paisley17 mars / Villeneuve-Saint-GeorgesUne délégation salvadorienne a été accueillie par le service Relations internationalesdu Conseil général, du 11 au 22 mars. Les médecins salvadoriens ont rencontréles personnels de l’espace départemental des Solidarités (EDS) de Villeneuve-Saint-Georges. Parmi les sujets abordés, l’accueil d’urgence des femmes battues.Différents services départementaux, liés à la santé, ont été visités tout au long dela semaine.© M. Aumercier8 mars / CréteilLe Département a célébré la Journéeinternationale des droits des femmes.Accueillies par Évelyne Rabardel, vice-présidentedu Conseil général chargée de la Culture et del’Observatoire de l’égalité, plusieurs centainesde Val-de-Marnais(es) ont participé à larencontre avec l’historienne Michelle Perrot,sur le thème des femmes dans l’Histoireet dans la société d’aujourd’hui. Elles - et ils -ont également pu découvrir l’expositionphotographique de Pierre-Yves Ginet « Femmesen résistance ». Enfin, chaque participant(e)a reçu en souvenir une lithographie, La femmequi s’affiche, réalisée par Élisabeth Ballet,artiste contemporaine.© M. Aumercier10 mars / Vitry-sur-SeineUne cérémonie de remises dediplômes de puéricultrice aux élèvesde la promotion 2010 était organiséedans les écoles départementales deformation aux métiers de la petiteenfance du domaine Chérioux. À cetteoccasion, Marie Kennedy, conseillèregénérale déléguée chargée de laPetite Enfance et de l’Enfance, a saluéle taux de réussite de 100 % de cettepromotion. Sur les vingt-troisdiplômées, sept ont été recrutées parle Conseil général : cinq puéricultricessont aujourd’hui adjointes d’unedirectrice de crèche départementale etdeux occupent des fonctions dans undes centres départementaux de PMI.© S. Chambert26 mars / VillejuifUn aménagement dans les jardins familiaux du parc des Hautes-Bruyèrespermet désormais l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Une dizainede membres de l’Association des paralysés de France (APF), conduits parl’association Imagine et Sens, sont venus tester en pratique le nouvel équipement.Pour améliorer l’accès aux fauteuils roulants, les allées des jardins pédagogiquesont été bétonnées ; des bacs surélevés ont été construits afin de permettre lamise en culture. Les agents d’accueil et animateurs du parc accompagnent lesgroupes intéressés lors des premières activités de jardinage.© J. Paisley© Patrick Pichon23 mars / Apeldoorn (Pays-Bas)Les Cristoliens Grégory Baugé (à droite) et Mickaël D’Almeida (au centre), ainsi que KevinSireau sont devenus champions du monde de vitesse par équipe sur piste. Les Français ontréalisé un tournoi parfait en prenant la tête des qualifications en début de journée et en battanten finale l’équipe d’Allemagne, avec plus de 6 dixièmes de seconde. Au nom du Conseilgénéral, le président Christian Favier a tenu à les féliciter. Deux jours plus tard, Grégorie Baugédécrochait son troisième titre de champion du monde d’affilé en individuel.16Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 17


ILS FONT LE VAL-DE-MARNEALAIN DUBOURG, PRÉSIDENT DE L’ADESAF, IVRY-SUR-SEINE« Contribuer à créer del’emploi en Afrique »© A. BachellierProfesseur d’éducation physique et sportive (EPS) depuis six ans au collège Elsa-Triolet,à Champigny, Jean Cugier encadre la section sportive scolaire de tir à l’arc depuis sacréation en septembre. Des graines de champions.« Utilisez vos trois minutes ».Dernières recommandationsde Jean Cugier, professeurde sport au collège Elsa-Triolet, aux jeunes archerscampinois lors de la compétition interacadémiquede tir à l’arc. En classe de 4 e ,Makan, Jahiane et Gerson font partie de lapremière section sportive scolaire de tirà l’arc du Val-de-Marne. Intégrée au programmescolaire de l’Éducation nationale,cette classe sport-étude a vu le jour enseptembre dernier, à l’initiative de leurprofesseur d’EPS. « Ancien judoka, j’aime letir à l’arc, mais je ne suis pas spécialiste » confieJean Cugier. « Ce qui m’a fait choisir cettediscipline, c’est la structure. Le centre d’entraînementde Chennevières-sur-Marne, l’un des plusbeaux d’Europe, se situe à 20 minutes à piedde l’école. C’est une chance et il fallait la saisir. »L’établissement a su le mettre à profit enincluant ce sport de tir à son éventaild’activités. En plus des cours d’EPS, les23 collégiens de la section sportive s’yentraînent cinq heures par semaine. Situéen plein cœur du quartier du Bois-L’Abbé,le collège Elsa-Triolet est l’un des deuxétablissements du département classé enZEP* « ambition réussite » et zone préventionviolence. Pour l’enseignant, ce dispositifest un projet de réussite scolaire etsportive : « Un bon élève fait un bon archer caril y a des points communs comme la discipline,la concentration, et la compétition. C’est un enjeuéducatif et de responsabilisation de leur mettreune arme entre les mains. Je leur dis que le boutJean Cugier est à l’initiative de cetteclasse sport-étude de tir à l’arc aucollège Elsa-Triolet, à Champigny.JEAN CUGIER, PROFESSEUR D’EPS, CHAMPIGNY-SUR-MARNE« Un bon élève fait unbon archer »de la flèche, c’est la pointe d’une balle et ilsprennentconscience du besoin de rigueur. » Autreatout de cette section sportive : la mixité.« Les rapports fonctionnent bien dans le groupeoù filles et garçons sont sur le même piedd’égalité. Le tir à l’arc est l’un des rares sports quile permettent car c’est la précision qui joue, nonla force », explique-t-il. La fierté se lit surson visage, « je suis plus que satisfait de cettepremière année. Nous avons obtenu les titres dechampion du Val-de-Marne et de vice-championde l’académie de Créteil ». Laura PodoroskiPour en savoir plus* Zone d’éducation prioritaire.http://section-sportivetriolet94.doomby.com/et www.cg94.fr« L’ambiance, les senteurs, leslumières… en Afrique, on se sentau début de l’humanité. » Aprèsplus de cinquante voyages,Alain Dubourg, président et fondateurde l’Association pour le développementéconomique et social en Afriquefrancophone (ADESAF), parle de cecontinent avec passion. Installée à Ivrydepuis 2009, son association a pourvocation de contribuer à la créationd’emplois en Afrique francophonedans des domaines commel’agriculture, la santé, l’éducation,la culture et le tourisme solidaire.« Nous avons une responsabilitélourde par rapport au colonialisme.La France a empêché ces paysd’évoluer harmonieusement et lapopulation nous demande de l’aider.C’est notre devoir absolu de répondreà cet appel », affirme-t-il. Ancien cadrechez Air France, sa rencontre avecle continent a été un véritable coup defoudre. « Je ne voulais pas faire monservice militaire, alors on m’a envoyédeux ans à Brazzaville, au Congo, enservice de coopération pour enseignerl’anglais. C’était la plus belle despunitions », se souvient-il, le sourireaux lèvres. Son premier projet a été laAlain Dubourg (à gauche).création d’un centre multimédiaau Burkina Faso. Depuis 2006,l’association travaille exclusivementavec le Mali, et plus précisément lepays Dogon. « Nous menonsdifférentes actions : un projet éducatifavec la construction d’une école, unprojet de forage et d’adduction d’eaudans six villages pour un accès à l’eaupotable et la diversification de culturemaraîchère afin que la populationcultive des tomates, des agrumes etpas seulement du mil et du sorgho. »Mais le gros projet de l’ADESAF,c’est la réalisation d’un centre deformation hôtelière de restauration etd’un hôtel solidaire dans la communede Sangha, région la plus touristiquedu Mali. « Le but est que les jeunesAfricains puissent trouver un emploidans leur pays. D’ailleurs demain, jepars à Bamako pour le recrutementd’un Malien qui deviendra le représentantpermanent de l’association sur place. »L. P.Pour en savoir plus ADESAF. 24, rue Paul-Mazy,à Ivry-sur-Seine. Tél. : 01 43 90 05 14.http://adesaf.free.fr/© D. R.© M. AumercierFLORENCE BENDER, EN RECHERCHED’EMPLOI, FONTENAY-SOUS-BOIS« À l’espace insertion,je respire »Florence commence peu à peuà sortir la tête de l’eau. « Je galèreencore beaucoup, mais le fait defréquenter l’espace insertion deFontenay m’aide énormément. » Depuisnovembre, elle y vient une à trois fois parsemaine, même si elle a plus de deux heuresde transport aller-retour. « J’y trouve uneécoute et des outils importants (Internet,téléphone, conseils…) pour ma recherched’emploi. » Florence est au chômage depuis18 mois après avoir travaillé sans interruptionpendant sept ans, notamment commetélévendeuse dans le tourisme. En juillet 2009,tout a basculé : « J’ai perdu en même tempsmon travail, mon logement et je me suisséparée. » Dossier de surendettement et aideau relogement, via le 115, dans le cadre dudispositif Solibail*… « Une fois ces problèmesréglés, j’ai ressenti un vide qu’il ne fallait pascombler par d’autres soucis. » À l’espaceinsertion, elle participe à différents atelierspour échanger, être en groupe. La « goguette »propose ainsi, chaque semaine, l’écritured’une chanson à partir de l’actualité.« Il y a aussi les sorties spectacles, théâtre,ciné qui me permettent de respirer etd’accéder à un domaine que j’ai très vite misde côté. » Mère d’une adolescente de 13 ans,Florence suit sa scolarité et est très présenteau collège avec l’association de parentsd’élèves. « C’est très important », sourit-elle.A. A.-S.* Association garantissant les loyers et le suivi des locataires pourinciter à la location dans le parc du logement privé.22Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 23


COMMENT ÇA MARCHEFaits / Le service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor menacé de fermeture page 27Rencontre / Les cardiologues du service parlent de leur travail pages 28-29Mobilisation / Une menace qui provoque une forte opposition pages 26, 30 & 31© PhovoirDÉPENDANCEL’APA, mode d’emploiEntrée en vigueur le 1 er janvier 2002, l’allocationpersonnalisée d’autonomie (APA) est une prestationattribuée aux plus de 60 ans en situation de dépendanceet servie par le Conseil général. Explications.Numéro 278 / Avril 2011ZOOML’APA, c’est quoi ?Elle est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plusen perte d’autonomie, qui nécessitent une aide pour lesactes essentiels de la vie ou bien une surveillancerégulière à domicile ou en établissement.• À domicile, elle permet de financer des interventionsd’aide à domicile et des aides techniques (téléassistance,portage de repas...).• En établissement, elle est affectée au règlement du« tarif dépendance », qui correspond à des prestationsnécessaires à l’accomplissement des actes essentielsde la vie qui ne sont pas liés aux soins, ou à l’hébergement.L’APA n’est pas un complément de ressources.Pour qui ?L’APA peut être demandée par toute personne ayantune résidence stable et régulière en France. Lespersonnes sans résidence stable, doivent se fairedomicilier auprès d’un organisme agréé.La perte d’autonomie est évaluée à l’aide de la grillenationale AGGIR (Autonomie gérontologie groupesiso-ressources). Cette grille comporte six niveaux dedépendance appelés groupes iso-ressources (GIR).Seules les personnes qui relèvent des groupes 1, 2, 3 et4 peuvent prétendre à l’APA. Son attribution n’est passoumise à des conditions de ressources. Toutefois,au-dede certains revenus, une participation peut êtredemandée. Dans chaque établissement, des tarifsdépendance sont fixés par le Conseil général. Pour tousles résidants, le tarif dépendance est au moins égal àcelui de l’établissement appliqué aux personnesclassées en GIR 5-6. Pour les personnes relevant desGIR 1-2 et 3-4, il est totalement ou partiellement pris encharge par l’APA. En effet, une participation financière,proportionnelle aux revenus, peut être payée par lapersonne âgée.son environnement. Ces données sont appréciées avecle médecin gérontologue de l’équipe médico-sociale,qui dispose du certificat médical établi par le médecintraitant, en vue de déterminer le GIR et le plan d’aidepersonnalisé.• En établissement, l’évaluation de la perte d’autonomieest réalisée par le médecin coordonnateur de la maisonde retraite, de l’établissement d’hébergement pourpersonnes âgées dépendantes (EHPAD) ou de l’unitéde soins de longue durée (USLD).Les pièces obligatoires• Copie du livret de famille, de la carte nationaled’identité ou du passeport.• Copie du dernier avis d’imposition ou denon-imposition sur les revenus.• Copie des derniers avis d’imposition relatifs à la taxefoncière (propriétés bâties et non bâties).• Relevé d’identité bancaire.Le versement de l’APALe versement de l’allocation intervient au vu de ladécision d’attribution.• Pour l’APA à domicile. Règlement direct sur factureau service prestataire choisi par le bénéficiaire ; ourèglement au bénéficiaire, pour toutes les autres formesd’aides (service mandataire, emploi direct et aidestechniques diverses). Dans le second cas, le bénéficiairedoit justifier mensuellement de l’utilisation de laprestation.• Pour l’APA en établissement. Règlement àl’établissement ou à la personne elle-même, si ellen’est pas bénéficiaire de l’aide sociale pour ses fraisd’hébergement, déduction faite de sa participationen fonction de ses revenus.La chirurgiecardiaque à Mondor,j’y tiens !Comment ?Les demandes sont constituées auprès des servicesdépartementaux ou des centres communaux d’actionsociale et transmises au Département.• À domicile, un travailleur médico-social réalise, lorsd’une visite, une première évaluation du degré dedépendance, ainsi que les besoins de la personne dansPour en savoir plusService accueil information de la direction des servicesaux Personnes âgées et aux Personnes handicapées.7-9, voie Félix-Éboué, à Créteil. Tél. : 01 43 99 75 75.Le formulaire de demande peut être téléchargé surwww.cg94.fr (rubrique Solidarité).© A. Bachellier24


ZOOMChristian Favier /Président du conseil général du Val-de-Marne« Un projet injuste, aberrantet dangereux »Christian Favier /Président du Conseil général du Val-de-MarneRetrouvez en pages 30-31 :Le développementdu CHU* Henri-Mondor etcelui de l’université deCréteil, à partir de 1970,a permis à notredépartement de se doterde services publics deproximité et d’excellence,qui répondent auxattentes et aux besoinsdes Val-de-Marnais etqui relèvent les défis dedéveloppement d’unemétropole où, d’ici 2020, le Val-de-Marne pourrait devenir le premierdépartement français de santé, de recherche médicale, biomédicale etpharmaceutique.Le soutien à la qualité des formations, à la recherche fondamentale etappliquée en faveur de l’innovation et la valorisation dans le domainede la santé est ainsi l’un des principaux axes de développement que leConseil général a décidé de promouvoir.Face à ces enjeux et pour le respect des principes de démocratielocale et sanitaire inhérents au fonctionnement des services publicsde santé dont les populations ont besoin, le Conseil général a doncdécidé aux côtés des personnels, médecins, syndicats et usagersde participer à la mobilisation pour le maintien du service dechirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor.*Centre hospitalier universitaire.© J. MoulinLaurent Cathala /Député-maire de Créteil« La santé n’est pas une marchandise »Le pôle cardiaque de l’hôpital Henri-Mondorest un modèle d’excellence et jouit d’une réputationinternationale pour la qualité des soins, la rechercheet l’innovation. Son plateau de chirurgie cardiaque,qui assure notamment les urgences, offre à tous leshabitants de l’est francilien la garantie d’une priseen charge rapide, humaine et de haute qualité.Sa suppression serait dramatique en terme de santépublique. Sans justification économique, puisque ce service n’est pas déficitaire,elle porterait atteinte aux missions, au rayonnement et aux projets dedéveloppement de la faculté dedecine, de l’université et du CHU lui-même,ramené au statut d’un hôpital de seconde zone.En dépouillant la banlieue pour recentrer toute la chirurgie cardiaque dans Parisintra-muros, le gouvernement se détourne d’une politique équilibrée d’aménagementdu territoire et marque son mépris pour les populations ainsipénalisées.Au nom de ce territoire et de ses habitants que j’ai le mandat de défendre,au nom des valeurs républicaines de justice et d’égalité, je m’élève solennellementcontre ce projet funeste et contre le démantèlement de l’hôpitalpublic. La santé n’est pas une marchandise, la vie n’a pas de prix.© D. R.Simone Bonnafous /Présidente de l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC)« Un projet inacceptablepour notre université »Alors même que l’excellence des équipes de lafaculté dedecine de l’UPEC est reconnue par lacréation à Créteil de l’institut de recherche sur le vaccincontre le SIDA et les hépatites au titre du « GrandEmprunt », les rumeurs persistent sur la fermeturedu service de chirurgie cardiaque, maillon essentield’un autre de nos fleurons, la filière de cardiologie.Ce projet de l’ARS et de l’AP-HP est inacceptable pournotre université, car il pourrait déstabiliser nos équipes de recherche etnotre master de chirurgie. L’absence de concertation sur cette décision et lanon prise en compte de la dimension formation et recherche dans les choixactuels sont pour nous intolérables, alors que les universités doivent être despartenaires incontournables pour l’AP-HP.Nous sommes opposés à cette vision rétrograde de la métropole, quiconcentre l’excellence universitaire et médicale dans Paris au détrimentde la banlieue et d’un développement territorial équilibré.L’UPEC continue donc de s’engager aux côtés de la communauté hospitalo-universitairedu CHU et des élus locaux pour défendre le maintiende cette activité sur Henri-Mondor.© A. Bachellier© D. R.Michel HerbillonDéputédu Val-de-Marne,Maire de Maisons-Alfort© A. BachellierJean-MarcDevauchelleSecrétaire de Sud-Santédu CHU Henri-Mondor© C. Petit© D. R.Suzette PiresReprésentantedes usagers du groupehospitalierMondor-ChenevierJean-Jacques JégouSénateurdu Val-de-Marne,Maire du Plessis-Trévise© C. PetitFabien CohenAnimateurde la coordinationpour la défense dela chirurgie cardiaquedu CHU Henri-Mondor© D. R.© C. PetitBertrand DelanoëSénateur-mairede ParisRose May-RousseauSecrétaire généralel’union syndicaleCGT AP-HP© D. R.Odette TerradeSénatricedu Val-de-MarneLES FAITSUn service d’excellence menacéLe choix de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France et de l’Assistance publique -Hôpitaux de Paris (AP-HP) de fermer, en juin, le service de chirurgie cardiaque de Mondorest un non-sens, tant sur le plan médical que pour le développement du Val-de-Marne.Dans le centre hospitalier universitaire(CHU) Henri-Mondor à Créteil, la chirurgiecardiaque rassemble en son sein différentsservices de cardiologie : chirurgievasculaire, rééducation et réadaptationcardiaque,eturgencescardiaques.Letravailde ces équipes est reconnu dans le mondeentier. C’est, à ce jour, la deuxième structurefrancilienne d’accueil des patientsatteints d’affections cardiovasculaires etl’unique service de chirurgie cardiaque detout l’est francilien. Aujourd’hui, l’ARS adécidé de fermer ce service et de transférerson activité à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière,à Paris. À ce titre, ce démantèlementserait dramatique pour l’ensemble del’hôpital qui verrait son pôle cardiovasculaireprofondément déstabilisé. Quelque300 salariés sur les 4 000 de ce groupehospitalier seraient menacés. Son transfertvers la capitale aurait également de lourdesconséquences pour la population. En effet,les personnes nécessitant une interventiond’urgence devraient être transportées àParis, alors qu’il est avéré que le facteurtemps est déterminant pour le pronosticvital du patient en cas d’accident cardiaqueet cardiovasculaire. Les personnels soignantset l’ensemble des élus du Val-de-Marnedénoncent cette décision qui revient àsacrifier à nouveau l’est parisien au profitde la capitale.La logique comptable comme seul argumentSignalons que la loi hôpital, patients,santé et territoires (HPST, dite loi Bachelot),adoptée en 2009, a le double objectif deduire le service public hospitalier etd’ouvrir la voie au privé lucratif. Cettefermeture, si elle était confirmée, se feraitau détriment de l’intérêt commun des700 000 Val-de-Marnais et 550 000 Seineet-Marnaisappartenant au bassin desanté d’Henri-Mondor. Avec 600 interventionspar an, intégré au seul pôle cardiovasculairede ce territoire, ce servicecontribue par sa seule existence à l’activitéde tout l’hôpital. Toujours en termeséconomiques, la disparition de ce service- pesant pour un tiers des recettes deMondor - aurait un impact sur son rayonnementet sa recherche universitaire.Et cela au moment ou les projets sontnombreux : l’hôpital pourrait notammentdevenir un centre de référence enchirurgie valvulaire, tandis qu’un développementde l’activité de transplantationest également à l’étude.D’autres choix sont possiblesOn l’aura compris, avec la fermeture programméedu service de chirurgie cardiaque,ce qui est en jeu, c’est à la fois ladéfense du droit fondamental à la santépour les habitants du Val-de-Marne, maisaussi la nécessité pour notre territoire depouvoir développer des filières d’excellencedans la métropole francilienne. Desenjeux pour lesquels élus locaux, detoutes sensibilités, personnels hospitalierset usagers se mobilisent depuis plusieurssemaines. Face à l’entêtement de l’ARS etde l’AP-HP, et d’ici juin, le renforcementde cette mobilisation semble essentielpour garder le service de chirurgie cardiaquedu CHU Henri-Mondor.William Le Bellec© J. Moulin26Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 27


DOSSIERENTRETIEN« Nous devons être encore plusutiles, solidaires et innovants »Une nouvelle mandature s’ouvre. Christian Favier, président du Conseil général,nous livre son analyse du résultat des élections cantonales et nous parle decertains projets à venir.Quelle analyse tirez-vous de cesélections cantonales ?Christian Favier : Je voudrais tout d’abordexprimer une très grande satisfaction devoir la majorité départementale degauche renforcée dans ses responsabilités.Pourtant, il n’a pas toujours été faciled’expliquer les enjeux de ces électionsaux électeurs. Tout a été fait pour ne pasen parler. Pas de campagne nationalepour inciter les Français à voter et boycottdes grands médias. C’est, à mon avis, unedes raisons de la très forte abstention.Ce phénomène est, pour moi et pourtous les élus, une réelle préoccupation.On atteint un niveau d’abstention extrêmementélevé dans notre département.Cela ne traduit pas forcément un désintérêtdes citoyens mais témoigne, enpremier lieu, d’une déception - voire unrejet - de la politique gouvernementaleavec d’importants reculs sociaux et l’augmentationdes injustices. Il est d’ailleurssignificatif que les candidats se réclamantde la majorité gouvernementale aientsubi un tel revers.Tout au long de cette campagne, j’ai ressentibeaucoup d’exaspération de la partde nos concitoyens. Une partie d’entreeux a choisi de ne pas se déplacer, d’autresont voté pour le Front national. Ce votepour un parti xénophobe et antisocial,une formation qui n’existe pas sur leterrain, mais qui préfère surfer sur cemécontentement en faisant des propositionsdémagogiques, me préoccupe auplus haut point. Notons toutefois qu’ausecond tour, les candidats de ce parti ontété nettement battus.Comment entendez-vous yrépondre ?C. F. : J’estime qu’il nous faut prioritairementtravailler à renforcer les liens entrePlusieurs projets vont maintenantentrer en phase opérationnelle…C. F. : C’est vrai, de nombreux projets,que nous avons portés avec les habitants,vont entrer dans une phase de concrétisation.C’est le cas des transports. Nousallons nous mobiliser pour faire aboutir,dans les meilleurs délais, le réseauexpress du Grand Paris qui reprend cheznous le tracé d’Orbival. C’est notre prioleshabitants et les élus. Beaucoup de Valde-Marnaisont fait part de leur isolement.Ils ont le sentiment de ne pas êtreentendus. Il faut donc leur apporter desréponses allant dans le sens d’une plusgrande proximité et d’une réelle écoute.C’est le rôle d’une collectivité comme lanôtre. Cette question renvoie d’ailleursà la réforme des collectivités locales.Si cette loi était mise en place, elle casseraitce lien étroit entre l’élu local et lescitoyens. En Val-de-Marne, nous devonsen permanence associer les habitants auxdécisions que nous prenons.Dans le résultat de ces élections, nouspouvons également mesurer l’impact despolitiques que nous avons mises en place.J’ai entendu peu de critiques par rapportà l’action que nous menons. De nombreuxVal-de-Marnais ont souligné l’importancepour leur quotidien de mesurescomme le remboursement de la carteImagine R ou de la carte Améthyste…Cela montre l’importance du rôle protecteuret solidaire de notre Département,ce que j’appelle le “bouclier social”. Pourla majorité de nos concitoyens, la criseéconomique et sociale est extrêmementdure. Il y a une attente très forte vis-à-visde notre institution, des services publicslocaux et de ses élus.Lors de la séance du Conseilgénéral du 31 mars, l’ensemble desconseillers généraux de gauche vousa réélu président du Conseil général.Votre réaction ?C. F. : C’est un signe fort, car nous avonsconnu une campagne électorale où laconcurrence à gauche a pris des formesinhabituelles. C’est le signe d’une majoritédisposée à se rassembler pour travailleret poursuivre la politique que nousavons conduite ensemble ces dernièresannées. Il est maintenant de ma responsabilitéque chacun prenne et trouve saplace dans le travail que nous allonsdevoir mener en commun afin derépondre aux besoins des Val-de-Marnais. Je m’y attacherai durant cestrois ans.Comment abordez-vous cette nouvellemandature ?C. F. : Il est très important que le Conseilgénéral ne soit pas dans la simple continuitéde son action. Il faut que noussoyons encore plus utiles, solidaires etinnovants dans les actions et projets quenous développerons. Comme je viens devous le dire, nous devons renforcer notreaction solidaire pour les familles dans cecontexte de crise économique. Il fautdévelopper nos politiques sociales,notamment en direction des famillesmonoparentales, dans le domaine de lapetite enfance et de la garde d’enfants.Mais aussi vis-à-vis des jeunes déscolarisés,afin de leur redonner un projet devie et une perspective d’avenir. C’est untravail que nous entendons mener avecnos partenaires, les équipes de préventionspécialisée et les éducateurs de rue.Nous voulons également œuvrer pour ceque nous appelons la tranquillitépublique par une intervention fortedans l’aménagement urbain…rité. C’est un élément essentiel pour ledéveloppement de notre territoire et despopulations. Nous avons l’ambition qu’ildémarre en Val-de-Marne. D’autres projetssont sur la bonne voie, comme le tramwaysur la RD 7, celui sur la RD 5 entrela porte de Choisy et Orly, le TCSP…Enfin, à côté de ces infrastructures detransports, nous entendons poursuivrenotre effort pour la qualité de vie deshabitants et le renouvellement urbaindes quartiers. Nous y consacrerons uneffort financier important. Mais sur tousces sujets comme pour d’autres, nousexigeons que l’État s’engage égalementfortement. Cela nous permettrait deprendre en compte de grands quartiersd’habitation, comme le Mont-Mesly àCréteil, la deuxième partie du Bois-L’Abbé à Champigny-Chennevières, oula cité Gagarine à Ivry et une partie desnavigateurs à Orly. Comme vous levoyez, les projets et le travail ne manquentpas.Propos recueillis par Alain Jégou©Joël Lumien36Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 37


DOSSIERDÉLÉGATIONS ET COMMISSIONSLES DÉLÉGATIONS• Vice-présidentsAlain Desmarest, 1 er vice-président,chargé des collèges et de l’action pour la réussiteéducative.Jean-Jacques Bridey, 2 e vice-président,chargé du logement et de l’habitat.Évelyne Rabardel, 3 e vice-présidente,chargée de la culture, de l’archéologie, du patrimoineculturel, des archives départementales et du travailde mémoire.Pascal Savoldelli, 4 e vice-président,chargé des finances, des affaires juridiques etpatrimoniales, et du développement économique.Luc Carvounas, 5 e vice-président,chargé de la politique de la ville.• Conseillers généraux déléguésSimonne Abraham-Thisse, chargée des projetset financements européens.Pierre Bell-Lloch, chargé de l’insertionprofessionnelle, de l’emploi et de la formation,et des relations avec le monde du travail.Chantal Bourvic, chargée de la coopérationdécentralisée, des Relations et solidaritésinternationales, et de l’action en faveur de la paix.Gilles Delbos, chargé des circulations etinfrastructures routières, et de l’assainissement.LES COMMISSIONS1 re commission :Finances, personnel, affaires générales, relationsinternationales et affaires européennes.Président :Maurice OuzouliasVice-présidents :Jacques Leroy, Pierre Coilbault2 e commission :Aménagement (programmes concourant àl’aménagement du territoire, développementéconomique, logement, politique de la ville, voirie,équipements routiers, circulation et transports).Président :Daniel GuérinVice-présidents :Dominique Roblinet Laurent GarnierLiliane Pierre, 6 e vice-présidente,chargée du service public départementalet des ressources humaines, de la rechercheet de l’enseignement supérieur.Joseph Rossignol, 7 e vice-président,chargé de la politique de l’eau, du développementdurable et des énergies renouvelables.Brigitte Jeanvoine, 8 e vice-présidente,chargée des solidarités en faveur des personnes âgéeset des personnes handicapées.Laurent Garnier, 9 e vice-président,chargé de l’aménagement et du développementdu territoire, des systèmes d’information etde l’aménagement numérique.Nathalie Dinner, chargée de l’observatoirede l’égalité, de la lutte contre les discriminations,des droits de l’Homme et des droits des migrants.Patrick Douet, chargé de la santé.Daniel Guérin, chargé des sports et des ancienscombattants.Christian Hervy, chargé de l’économie sociale etsolidaire, du commerce équitable et de l’agricultureresponsable.3 e commission :Droits sociaux, solidarités et santé (action sociale etsanitaire, petite enfance, enfance, famille, personneshandicapées, personnes âgées, prévention sanitaire,insertion, droits des femmes, anciens combattants etvictimes de guerre).Président :Abraham JohnsonVice-présidents :Marie Kennedy et Bruno Tran4 e commission :Affaires culturelles, jeunesse et sport(affaires culturelles, archives, archéologie, sports, loisirs,tourisme, jeunesse).Président :Chantal BourvicVice-présidents :Simonne Abraham-Thisseet Mary-France ParrainPierre Coilbault, 10 e vice-président,chargé de la prévention, de la protection de l’enfance etde l’adolescence, du développement social et de la luttecontre les exclusions.Gilles Saint-Gal, 11 e vice-président,chargé de la jeunesse, du tourisme, et des loisirs.Marc Thiberville, 12 e vice-président,chargé des transports, des déplacements etdes fonctions logistiques.Alain Blavat, 13 e vice-président,chargé de l’environnement et des espaces verts.Didier Guillaume, 14 e vice-président,questeur de l’assemblée, chargé de la démocratieparticipative et de la vie associative.Abraham Johnson, chargé de la lutte contreles nuisances et de l’élimination des déchets.Marie Kennedy, chargée de la petite enfanceet de la protection maternelle et infantile.Isabelle Santiago, chargée de la préventionspécialisée.Josette Sol, chargée de l’accessibilité etdes transports des personnes âgées et des personneshandicapées.5 e commission :Environnement et développement durable (espacesverts, assainissement, lutte contre les nuisances et lespollutions).Président :Jacques PerreuxVice-présidents :Joseph Rossignol et Pierre-Jean Gravelle6 e commission :Enseignement et formation (collèges, affaires scolaires,universitaires et recherche, formation).Président :Pierre Bell-LlochVice-présidents :Christine Janodet et Olivier CapitanioPour plus d’informations sur les délégationset les commissions, rendez-vous sur cg94.frVous ne recevez pasVal-de-Marne ?Si vous ne recevez pas le magazinedu Conseil général, vous pouvez nousl’indiquer en remplissant le formulaire surwww.cg94.fr/valdemarne, ou en contactantJean-Jacques Suzanne : 01 43 99 71 48.jean-jacques.suzanne@cg94.frNon à la fermeturede MondorVoilà 50 ans que nous habitons le Val-de-Marne.Nous avons vu construire Mondor, le tribunal,la préfecture… et nous sommes très tristes de voirpartir la chirurgie cardiaque de Mondor. Mon maria subi deux opérations cardiaques à Mondor,il est très malade, fatigué. Étant donné que j’ai étéopérée deux fois au CHIC* (cancer), je ne pourrai pasaccompagner mon époux à la Pitié […] Commentferons-nous ? »* Centre hospitalier intercommunal de Créteil.Roger (77 ans) et Cécile (71 ans) M./Sucy-en-BrieImagine R, précisionsBonjour, merci du chèque de remboursementque nous venons de recevoir. Il y a néanmoins quelquechose qui m’échappe : pourquoi mettre l’ordre duchèque au nom du titulaire (le plus souvent mineur, nedéboursant rien, et n’ayant aucun compte en banquepour encaisser le chèque) et non pas à l’ordre du payeur(sans vous offenser, le plus souvent majeur, déboursantles frais et étant obligé d’avoir un compte dépôten banque...) ? Peut-être un détail (très important...),à améliorer pour l’année prochaine... svp.Caroline G./@Les informations figurant sur notre basede données des titulaires de la carte Imagine Rnous sont transmises par l’agence Imagine Rde la RATP. Effectivement, nous délivronsle chèque à l’ordre du payeur de la carte,et non à l’abonné lorsqu’il est mineur.Si le nom figurant sur le chèque est celui de votreenfant, il y a donc une erreur sur votre dossier.Nous vous invitons à contacter l’agence Imagine Rde la RATP aux coordonnées ci-dessous,afin de modifier les informations sur votre dossier.Celles-ci permettront de le mettre à jour etde faciliter les démarches pourle remboursement l’année prochaine.Agence Imagine R95905 Cergy-Pontoise cedex 9Tél. : 09 69 39 55 55 (appel non surtaxé)www.imagine-r.comC’EST VOUS QUI LE DITESAssocier les habitants…Nous avons assisté le 31 janvier à laséance de synthèse organisée par la CNDP(Commission nationale du débat public)sur le Réseau de transport du Grand Paris(projet gouvernemental) et Arc Express (projetdu STiF soutenu par la région Île-de-France).Pas moins de cinq intervenants ont évoqué leterme « démocratie participative » pourqualifier les différents débats qui se sont tenusdans la phase préparatoire. Certes,il n’est pas fréquent que l’on soumetteaux usagers un projet de cette envergure,à une échelle aussi importante que la régionparisienne. Pour autant, le processus supposeaussi que la prise en compte des avis soiteffective, du stade du projet à la réalisation.Nous espérons et souhaitons donc queles villes et les citoyens restent étroitementassociés aux décisions où leurs prérogativessont en jeu, notamment lorsque le maîtred’ouvrage devra statuer sur les schémasprécis des tracés et des dessertes.Josiane et Jacques V. /@CachanBeau livreNous avons eu la surprise hier de recevoirvotre livre pour la naissance de notre enfant,Valentine.Nous tenions à vous remercier pour cela etapprécions beaucoup.Bien cordialement.Christophe.M./@Envoyez vos courriersà Val-de-Marne !Vous avez un avis, une critique,un coup de cœur… cette page est la vôtre !Écrivez-nous à cvm@cg94.fr ou parcourrier à Val-de-Marne, magazinedu Conseil général, hôtel dudépartement, 94011 cedex.DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNE38Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 39


TRIBUNESTRIBUNESGroupe Front de gauche - Parti communisteParti de gauche - CitoyenGroupe des élus socialistes et républicainsUn nouveau cap en Val-de-MarneLors des élections cantonales, lesVal-de-Marnais se sont largementprononcés en faveur des candidatsdu Front de gauche. La réélection deChristian Favier comme présidentdu Conseil général donne denouvelles perspectives pour notreDépartement. Avec un nouveaugroupe élargi à 18 membres, lesélus du groupe « Front de gauche -Parti communiste - Parti de gauche- Citoyen » s’engagent à poursuivreet à amplifier les politiques utiles,solidaires et innovantes pour leVal-de-Marne.© A. BachellierFace à la droite et à son extrême, nosconcitoyens ont donné corps à l’exigenced’une alternative politiquebien à gauche. L’ambition desconseillers généraux du Front degauche est d’être en phase avec lesattentes des Val-de-Marnais dans unesociété en profonde mutation etd’inscrire leur action dans un objectifde sortie du capitalisme en crise.C’est pourquoi, en agissant avec nospartenaires de la majorité de gauche,socialistes et écologistes, nous nousengageons sur un cap nouveau… derassemblement le plus large possibleà gauche, résolument sur unautre projet que la droite, de résistanceet de lutte !Pour aller de l’avant, la démocratieest un levier essentiel !Par conséquent, nous voulonsamplifier les partenariats solides etnovateurs avec le monde associatifet tous les acteurs de la vie départementale…nous voulons donnertoute leur place aux habitants desquartiers, aux jeunes, aux personnesâgées, aux salariés du public et duprivé, aux chômeurs dans l’élaborationdes politiques départementales.Nous voulons agir pour que la collectivitédépartementale soit unmeilleur point d’appui dans lesluttes, porte le plus loin possible lesexigences et contribue à une réellealternative aux politiques développéespar la droite contre les servicespublics, les droits à la retraite ouencore l’accès à la santé… Nous voulonsaussi être plus et mieux attentifsà l’évolution de notre société enposant les bases de réflexion et d’actionsautour des droits de l’Homme,des luttes contre les discriminations,des questions de migration, de latranquillité publique, des liens intergénérationnels…Ensemble avec les Val-de-Marnais,nous entendons porter des projetsnécessaires et prioritaires commele droit au logement pour tous, lalutte contre la précarité énergétique,l’ambition de réussite scolaire descollégiens en maintenant la carteImagine R et en offrant à tous lesélèves de 6 e un ordinateur portable,en gagnant le métro Orbival. Développerl’emploi, doubler les créditsconsacrés à la prévention spécialisée,aider les jeunes mamans qui élèventseules leurs enfants en créantune aide à la naissance et en relançantun plan de création de 500places nouvelles en crèche, instaurerune carte Diamant pour lesretraités modestes dès 60 ans, gagnerle droit pour tous les résidents étrangersde voter aux élections locales,mettre en œuvre la planification écologique…voici quelques propositionsutiles, solidaires et innovantesque nous allons très vite initier.Ainsi, en agissant pour un Départementqui compte dans la vie quotidiennede tous les Val-de-Marnais eten montrant que d’autres choix sontpossibles au plan national, noussommes convaincus d’agir pourouvrir des perspectives nationalesde transformation sociale, écologiqueet démocratique de notresociété.Pascal Savoldelli, présidentÉvelyne Rabardel, vice-présidenteJoseph Rossignol, vice-présidentdu groupe Front de Gauche - Particommuniste - Parti de gauche - CitoyenDes élus au service du Val-de-Marneet de ses habitantsLe groupe des élus socialistes et républicains remercie l’ensemble des électrices et électeurs d’avoirrenouvelé leur confiance à nos candidats. Nous tenons à vous être fidèles tout au long de notre mandat etprenons l’engagement de servir au mieux les intérêts des Val-de-Marnais. Le groupe des élus socialistes etrépublicains, ce sont quatre femmes et six hommes qui seront au service de leurs concitoyens, au serviced’une population, portant les valeurs républicaines au plus haut, avec le souci quotidien d’être au plusproche de tous.Le groupe des élus socialistes et républicainsa depuis le début de la campagneœuvré pour l’unité et le rassemblementde l’ensemble de la gauchedépartementale : nous avons œuvrépour que le débat d’idées s’instaureentre nous, pour que nos objectifs stratégiquesse rapprochent et pour qu’audede nos différences politiques,nous puissions présenter ensemble despropositions d’actions et porter despolitiques publiques en réponse auxbesoins de nos concitoyens et au développementde notre territoire.Nous serons, comme nous l’avons étéhier, les garants de cette stratégie del’unité ainsi que les piliers de cettevolonté de rassemblement : c’est notreresponsabilité, comme première forcepolitique à gauche comme à droite,d’impulser et d’imposer cette stratégie,sans quoi l’échec sera une nouvellefois au rendez-vous et notre crédibilitéencore une fois écornée.Soyons clairs, ne nous y trompons pas,le message adressé par les électeurs estbien celui-ci, contenu aussi bien dansleur refus de vote que dans le refugedans un vote extrémiste, démagogiqueet dangereux pour notre cohésionsociale et nationale.À nous de répondre à ce désespoircitoyen en traçant une perspectived’espoir et d’avenir, en offrant unealternative à tous les échelons descollectivités, ici comme ailleurs, auxpolitiques de casse, d’exclusion, derejet et maintenant de stigmatisationmenées par le président de la Républiqueet son gouvernement.Et la seule réponse est celle del’union et du rassemblement : sanselle, aucun salut citoyen, aucun sursautdémocratique, aucune avancéepolitique.Cette réponse est bien pour nous tousune évidence qui devrait s’imposernaturellement dans une logique élémentaire: il n’empêche, nous voyonsbien tous les obstacles qu’elle rencontre,des obstacles partisans ou idéologiques,d’ambitions ou de concurrence.Des obstacles qui nousempêchent de progresser et qu’il nousfaudra surmonter, balayer si nous voulonsconvaincre et vaincre, convaincrepour vaincre : c’est le défi qui s’annonceà nous dès aujourd’hui un défipolitique et citoyen, un défi de miseen perspective d’une confiance enl’action publique et en l’avenir. C’estcelui que nous nous efforcerons derelever avec exigence, vigilance et responsabilité.Dans la majorité commedans l’action départementale.Nous avons toujours été, dans l’histoirede ce Département, dans la majoritéaux côtés de Christian Faviercomme aux côtés des autres sensibilitésde la gauche départementale : nouscontinuerons à l’être, en étant vigilantsà ce que le rassemblement à gauchesoit synonyme de diversité de lagauche, en exigeant que l’espritd’unité ne soit pas réduit à un espritpartisan et, dans notre responsabilité,en proposant que tous les groupes quiont voté pour la présidence de ChristianFavier puissent participer à l’animationpolitique de sa majorité, à l’élaborationde nos politiques publiques età la construction de la perspective politique.Un exécutif auquel, là aussi, nous participeronsavec exigence, vigilance et responsabilité: l’exigence de politiquespubliques modernes et solidaires, lavigilance d’être toujours mieux enréponse aux besoins des habitantset du territoire, la responsabilité quenous exercerons dans les délégationsque vous nous confierez. Notre ambitionest la même - continuer àconstruire du bien vivre et du mieuxêtre - et nos objectifs sont convergents- réaffirmer nos priorités d’action endirection de la solidarité (l’actionsociale, l’éducation, la petite enfance...)et de la vie au quotidien (logement,transports, emploi, loisirs, environnement,énergies...) : la poursuite denotre ambition et la réussite de nosobjectifs ne tiendront que par larichesse de nos débats, de noséchanges et par l’amélioration de nosméthodes de travail et, là encore, nousferons des propositions allant dans cesens.Groupe des élus socialisteset républicains40Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 41


TRIBUNESGroupe Gauche citoyenne – Europe Écologie Les VertsGroupe Majorité présidentielle et apparentésPour un forum social de l’écologieLes élections cantonales des 20 et27 mars ont confirmé l’ancrage àgauche de notre département.Malgré cette bonne nouvelle, cesélections témoignent de l’étatpréoccupant de la démocratie.Le niveau d’abstention très élevé,et l’importance du vote pourl’extrême droite confirment l’ampleurde la crise de la représentationpolitique.Nous ne pouvons que regretterles décisions sectaires du groupecommuniste de l’assemblée départementale,qui a refusé de reconduiredes représentants de notregroupe à des postes à responsabilité.Pour se développer et battre ladroite, la gauche aura besoin detoutes ses forces, en 2012 et après.Il est donc regrettable qu’une partieimportante des électeurs ait étéexclue de l’Exécutif, l’organe dedécision du Conseil général.Ainsi, le Front de gauche, qui arassemblé 28 000 voix dans le Valde-Marne,comptera neuf vice-présidentssur quatorze, tandis quela sensibilité des 18 000 électeursd’Europe Écologie - Les Verts n’encomptera aucun. Cette décisionautoritaire, qui ignore la diversitéde la gauche, est un mauvais signedonné par le groupe communiste.Confiants dans l’avenir, nous agironsnéanmoins au sein de lamajorité départementale pourrenouveler les politiques sociales,renforcer les politiques écologiqueset la vitalité démocratiquedans notre département.Pour nous, il s’agira de :• contrer les lobbies privés dansles domaines de l’eau, desdéchets, de l’énergie, pour faireprévaloir la santé des personneset celle de notre planète,• développer l’isolation thermiquedes logements sociaux et privésalors que le prix du gaz vientd’augmenter à nouveau,• encourager le soutien à l’agriculturebio et aux circuits courtset la réinstallation de maraîchersdans le Val-de-Marne,• renforcer la lutte contre les inégalitéssociales et territoriales, etconstruire des logements sociauxdans le respect de la loi solidaritérenouvellement urbain (SRU),• proposer un droit d’interpellationdu Conseil général par pétitionde citoyens,• développer les transports en commun,les circulations doucespour les piétons et les vélos, avecdes itinéraires cyclables continusle long des voies départementales,• maintenir et renforcer le soutienà la vie associative, à l’initiativecitoyenne, et à l’économie socialeet solidaire,• poursuivre la défense des servicespublics malmenés ; fermeturesde classes dans les écoles, fermeturesde services hospitaliers...Dans cet esprit, nous proposeronsavec des responsables associatifs,syndicalistes et des élus la mise enplace d’un forum social de l’écologie,qui associera les citoyensaux projets du Département et àson devenir. Avec vous, nouscontinuerons à « Imaginer le Valde-Marne», avec toute sa richesseet donc toute sa diversité.Notre groupe s’intitule Gauchecitoyenne - Europe Écologie LesVerts (GC-EELV).Il réunit Christine Janodet, maired’Orly et coprésidente de Gauchecitoyenne, Daniel Breuiller, maired’Arcueil, membre du réseauGauche citoyenne et adhérentd’EELV, et Jacques Perreux,conseiller régional et adhérentd’EELV.© A. BachellierBudget du Département :une autre politiquefinancière s’imposeAnnée après année, la majorité du Conseil général augmente lesimpôts des Val-de-Marnais, réclame au gouvernement à cor et à crides aides complémentaires au titre des transferts de compétences etimpute les problèmes financiers du Département, et donc les haussesd’impôts, à l’État. Le tout orchestré par une importante et coûteusecommunication à la charge des Val-de-Marnais.Qu’en est-il réellement ? Une autre politiquefinancière peut-elle voir le jour ? Lerapport sur la récente commission ad hocsur les finances du Département et le votedu budget 2011 nous apportent un éclairageutile et surtout des réponses nous permettantde réfuter fermement la politiqueque mène aujourd’hui la majorité duConseil général.La vérité sur les transferts de compétences.Lors du transfert des nouvelles compétencesvers les départements, l’État atransféré au centime près les montantsque celui-ci dépensait, au moment mêmede ce transfert. C’est ce que nous amontré clairement le rapport final de lacommission ad hoc. L’État n’est donc pasen tort, il a en effet respecté la loi et sesobligations pour la plupart de ces transferts.Mais il est vrai, alors que la crise économiquemondiale s’intensifiait, que les services transférésaux départements, comme le RSA oul’APA, ont vu leur nombre de bénéficiairesaugmenter sensiblement. Ce qui a eu pourconséquence de voir les recettes transféréespar l’État, très insuffisantes. Mais ici, lamajorité communiste de notre départementse doit d’être réaliste et de prendreconscience du contexte financier de notrepays au regard de sa dette abyssale et desdéficits budgétaires. L’État n’est plus en effetaujourd’hui dans une situation qui luipermette de compenser ces dérapagesfinanciers. Ce qui implique à la majoritésocialo-communiste d’avoir une autre attitude,un autre objectif que de réclamer àtue-tête des millions d’euros à l’État. Il fautque le Département se remette en question,priorise ses dépenses et surtout serecentre sur les seules compétences utilespour son développement.Mettre en place une politique d’économieset un budget qui priorise les dépenses.La situation économique et financièrede notre pays nous oblige aujourd’hui àrevoir entièrement notre vision de ladépense publique. L’argent ne peut pluscontinuer à couler à flot alors que lesdéficits se creusent considérablement. Onne peut plus ainsi aujourd’hui augmentersans fin les déficits sociaux car ilsconduisent à les transformer en endettementet donc à miner économiquementnotre pays. Les collectivités sont ainsi invitéesà limiter leurs dépenses et à privilégiercelles qui répondent à leurs compétencesobligatoires, celles qui confortent lesemplois et la solidarité et non l’assistance,et celles qui investissent dans des domainesporteurs de développement. Il faut doncfaire des économies importantes pourmettre en place une telle politique. Toutcela est possible dans le Val-de-Marne. Desmillions d’euros peuvent être économiséset ce dans tous les domaines. C’est un problèmede volonté, de détermination, d’explicationet de dialogue pour faire comprendrel’utilité d’une telle politique etles bénéfices que le Département pourraen tirer à moyen et long termes.La Val-de-Marne est un départementprivilégié qui possède des ressources importantes.Nous le voyons bien aujourd’hui, malgrél’augmentation sensible de ses dépensessociales, le Val-de-Marne a pu assumerl’ensemble de ses charges, grâce à sarichesse et à certaines économies. Maisil a pu le faire également par des empruntsconséquents et surtout en augmentantles impôts ! Ce qui aurait pu être évité,si la majorité communiste avait décidéDominique RoblinPremier adjoint au mairede Bry-sur-MarneConseiller générald’aller plus loin dans la recherche d’économies.Le Val-de-Marne peut être en réalitéconsidéré comme un département privilégiéfinancièrement grâce à la fois par lehaut niveau de ses recettes dues à son tissuéconomique favorable mais aussi grâce àla configuration de son territoire qui luipermet, contrairement à beaucoup d’autresdépartements, de minimiser certainesdépenses de fonctionnement. Pour exemple,en 2011, les recettes du Départementaugmentent de 9 %. Cela est considérableet plus d’une collectivité souhaiteraientavoir une telle augmentation de recettespour 2011. Notre département possèdeégalement un potentiel de développementtrès important mais malheureusement,ce développement a été négligé pendantdes années par la majorité communisteau profit de la lutte des classes. Nousaurions pu ainsi accueillir des centainesd’entreprises, créer des emplois et permettredes rentrées financières substantiellespour réinvestir dans le département. Maisil n’est pas trop tard pour le faire afin deredonner à notre département l’esprit deconquête sans a priori idéologiques et sansarchaïsme destructeur.Nous le voyons bien, nous ne pouvonsplus aujourd’hui conduire la politiquefinancière qui est menée depuis tant d’annéesdans le Val-de-Marne. Une autrepolitique s’impose, celle d’une gestionrigoureuse, celle des économies et despriorités, celle qui permettrait le développementdynamique de notre départementet surtout celle qui n’augmente pas lesimpôts.Mais pour cela nous devons changer demajorité !© D. R.42Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 43


BOUGER EN VAL-DE-MARNE© D. R.LÉGENDESFestivalExtensionfait son cinéma2 41 63 51 Aelita, reine de Mars. Un chef-d’œuvre de science fiction,réalisé par Yakov Protazanov en 1924, dans des décorsconstructivistes et futuristes. Mis en musique par DmitriKourliandski en résidence à l’ensemble 2e2m.2-3 Le Voyage cosmique, de Vassili Jouralev (1935).Premier space-opéra soviétique sur une musique de LaurentDailleau, composée en hommage à La Planète interdite (1956),premier film avec musique électronique.4-5 La Jeune Fille au carton à chapeau. Première grandecomédie de Boris Barnet (1927), censée illustrer la crisedu logement et dérapant dans une douce folie, à la BusterKeaton. Mise en musique par Sylvain Kassap.6 Fiction. Plongée dans le rêve éveillé ou… le cauchemardu jeune vidéaste Kurt D’Haeseleer, sur une musiqueélectronique de Sébastien Roux.7 Pierre Roullier et l’ensemble 2e2m, en résidence au festivalavec deux créations : le ciné-concert Aelita, et Un posible dìa,radio-drama du compositeur mexicain Javier TorresMaldonado.8 Le jazzman Sylvain Kassap et l’ensemble Laborintusdialoguent joyeusement avec le chef-d’œuvre de Barnet :La Jeune Fille au carton à chapeau.87© D. R.© D. R.Et si pour écouter de la musique, on allait au cinéma ?Extension, le festival de création musicale de La Muse encircuit, revisite la grande tradition du ciné-concert.« Oui ! la musique contemporaine est écoutable,il suffit de faire confiance à ses oreilles »,répond amusé David Jisse. Depuis plusieursannées, La Muse en circuit, le centrenational de création musicale qu’ildirige à Alfortville, fait apprécier augrand public cette musique, réputéeréservée aux spécialistes. Son astuce :l’alliance avec les autres arts. La danse, lethéâtre, la performance, la vidéo… ontd’excellentes relations avec elle, pourquoipas nous ? Le festival Extension enfait une nouvelle fois la démonstration.Sa porte d’entrée cette année est un arton ne peut plus populaire : le cinéma.Les rendez-vous proposés sont très divers.On s’est passionné pour de surprenantsciné-concerts. Avec extraterrestres,vaisseaux spatiaux et… histoires d’amourà la clé. Trois compositeurs (DmitriKouliandski, Sylvain Kassap, LaurentDailleau) ont déniché pour nous deschefs-d’œuvre de l’âge d’or du cinémasoviétique. Outre ce qu’ils nous apprennentsur l’époque et la manière dont lesréalisateurs rusaient avec les consignesofficielles, ces films revisités par des compositeursd’aujourd’hui sont un vrai régal© D. R.© D. R.pour l’œil et l’oreille. Aelita, reine de Mars,tourné en 1924, est le premier film descience-fiction soviétique. Le réalisateurYakov Protazanov s’y risque à transporterla révolution prolétarienne sur Marsdans des décors et costumes à la FlashGordon. Après sa création à la Cité de lamusique cet automne, l’ensemble 2e2mle présente à Champigny dans la grandetradition du ciné-concert, avec musiciensau pied de l’écran. Clin d’œil distanciéd’un jeune compositeur russe, la musiquede Kouliandski replace le film dansl’esprit constructiviste et bruitiste de sontemps, à grand renfort de grelots, tuyaux,canettes, froissement de papier et autresamusements. On garde la tête dans lesétoiles avec Le Voyage cosmique de VassiliJouravlev (1935). Premier « space-opéra »soviétique, cette histoire de scientifique,transgressant les interdictions pours’envoler vers la Lune avec une jeuneassistante et un passager clandestin,est considérée aujourd’hui comme l’undes plus grands films de science-fiction.On le découvrira à Cachan revisité parLaurent Dailleau avec notamment detrès anciens instruments de musiqueélectronique, les ondes Martenot et leTheremin, inventés respectivement enFrance (1917) et en Union soviétique(1919). Retour sur Terre mais dans lalégèreté à Vincennes, avec La Jeune Filleau carton à chapeau (1927), une comédiede Boris Barnet mise en musique parSylvain Kassap. Ce sera l’occasion pourle chaleureux ensemble Laborintus dese confronter à la douce folie d’unréalisateur, censé illustrer la crise dulogement et dérapant allégrementlà-haut sur l’écran.Le festival s’ouvre cette année avec lecompositeur Thierry Blondeau dans lecadre des Rencontres de musique dechambre, le 24 avril à Ivry. Il se refermera© D. Adamavec la performeuse Gwenaëlle Stubbedans le cadre de la Biennale des poètes,le 24 mai à la Maison de la poésie à Paris.Dix des treize concerts à l’affiche sedéroulent en Val-de-Marne. Certainsdirectement liés à la thématique cinéma,comme l’opéra The Second Woman/OpeningNight de Frédéric Verrières en hommageau film culte de Cassavetes, ou encoreFiction, un film expérimental de Kurtd’Haeseleer et Sébastien Roux. Au croisementde la danse, de la vidéo et duthéâtre, on attend de grandes créations :Un posible dìa du Mexicain Javier TorresMaldonado, une soirée Steve Reich avecla chorégraphe Karine Saporta, et uneautre autour de John Cage avec ThierryBalasse, une chorégraphie de MyriamGourfik sur une musique de Kasper T.Toeplitz. Et dès ce mois-ci à Vitry, ungrand concert franco-portugais avecl’ensemble Aleph et le Miso Music deLisbonne.Pour en savoir plusFrancine Déverines 11 e édition d’Extension, festival deLa Muse en circuit, centre national decréation musicale, soutenu par leConseil général. Du 24 avril au 24 mai dans les villessuivantes : Alfortville, Cachan, Champigny,Créteil, Gentilly, Ivry, Le Kremlin-Bicêtre,Villejuif, Vincennes, Vitry, aux Bouffesdu Nord et à la Maison de la poésie,à Paris. Tél. : 01 43 78 80 80 et www.alamuse.com© D. R.On en parle / Autour des spectaclesÀ l’écoute du monded’aujourd’hui« Lequel est le plus musical d’un camionqui passe devant une usine et d’un camionqui passe devant une école de musique ? »demandait avec un humour revigorant lecompositeur John Cage. Inventeur du« piano préparé » avec vis et boulons sousle capot, Cage, qui disait n’avoir jamaisécouté un son sans l’aimer, a donné sonnom à un des studios de La Muse en circuit.Depuis une vingtaine d’années, le centrenational de création musicale d’Alfortvillenourrit l’espoir de transformer notreperception du paysage sonore d’aujourd’huinous invitant à nous réconcilier avec larumeur des villes, à l’apprivoiser « commeon dompte un cheval rétif, à l’aide de filetssonores et de longes acoustiques »,écrit David Jisse. De nombreuxcompositeurs s’y emploient. Mais est-ceencore de la musique, s’interrogentcertains. Le festival ouvre le débat avec troisrencontres-conférences : « Tout ce que vousavez toujours voulu savoir sur la créationmusicale contemporaine sans jamais oser ledemander », ce sera à Cachan, Villejuif et auKremlin-Bicêtre, les 3, 4 et 20 mai.© K_D_Haeleleer©44Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 45


À L’AFFICHEMAC/VALL’art d’en rire à la portée de tousArtiste-performer et philosophe, Éric Duyckaerts s’est inventé unpersonnage, mi-savant mi-burlesque, vrai-faux conférencier de l’art.Un rire démystificateur à partager en famille.L’artiste-performer Éric Duyckaerts.© Stéphane AccarieÀ l’heure où l’on nous rebat lesoreilles avec l’intimidation culturelle quilaisserait aux portes des théâtres etmusées les pauvres analphabètes quenous sommes, le MAC/VAL se moquegentiment des discours qui font autoritéen la matière, en invitant ce printempsl’artiste belge Éric Duyckaerts. Méfiezvous.Ce pseudo-conférencier est ungrand saboteur de vérités instituées, surl’art contemporain entre autres. Il estcapable de vous démontrer à peu prèstout et son contraire. Avec une logiqueimparable, un art vertigineux de ladigression et un plaisir évident à mettreen scène les postures de savoir, l’emphaseridicule et les citations obscurcissantnombre de discours. Ce plaisir libérateur,il vous invite à le partager dansune quarantaine de vidéos-performanceset des rendez-vous avec divers complices.Exemples ce mois-ci : l’artiste SophieChérot invite les enfants à des jeux demots et jeux de rôles pour découvrir ledrôle de conférencier qu’ils ont en eux.« Keskidy ? », c’est la question que posel’écrivain Jérôme Game aux ados dansun atelier où se télescoperont toutessortes de langages. Valérie Bouvier proposede son côté d’expérimenter « très »scientifiquement l’absurde, dans un atelierde pataphysique. Et Bettina Atala dela compagnie Grand Magasin présenteune sélection « non-sens » de vidéos,clips, séries… comme Panique au villageou les délirants Shadocks.Pour en savoir plusFrancine Déverines La fabrique d’art de Jérôme Game(public adolescent), du 12 au 15 avril. La fabrique de la performance(à partir de 8 ans), du 19 au 22 avril. La fabrique flash de Valérie Bouvier,le 27 avril. Le vidéoclub de Bettina Atala,les 13 et 27 avril Renseignements et inscriptions :01 43 91 64 23 oureservation@macval.fr ;programme du MAC/VAL :www.macval.frTél. : 01 43 91 64 20.MusiqueDolce vitaL’ensemble 2e2m.C’est le printemps, l’air se fait léger,les sens s’aiguisent. Sortez vos oreillesdu bonnet et courez écouter l’éveil dela nature. L’ensemble 2e2m vous yinvite, avec ce concert « Dolce vita ».Au programme, les incontournables ettoujours bienvenues Quatre Saisons deVivaldi, mais chahutées par l’irruptionde deux autres compositeurs italiens.« 3 saisons + 1 » annonce l’impertinentensemble fondé par Paul Mefano etdirigé aujourd’hui par Pierre Roullier,qui a choisi de faire l’impasse surL’Automne vivaldien, pour donner àentendre celui d’un jeune compositeurflorentin, Francesco Filidei, lauréat deprix prestigieux (Salzburg pour l’annéeMozart, Takefuen 2007, Siemensen 2009...).Après unepartition à basede pistolets,kalachnikov, taser,lacrymos, cornesde brume et autrescris d’alarme, pourla création deGeisha Fontaineet Pierre Cottreau (Ne pas toucher auxœuvres), Filidei récidive ici dans unregistre tout aussi transgressif etoriginal. Son Concertino d’autunnorevisite Vivaldi avec un incroyablebric-à-brac d’appeaux, tubes, siffletset bouteilles, et c’est d’un humourcommunicatif. Dernière touche à cetableau musical méditerranéen :la reprise de Naturale de Berio, conçupour la danse à partir du folkloresicilien. Chants de travail, chansonsd’amour, berceuses… les trois tempsde la vie, sous le soleil et ailleurs.© Elie Kongs Le 6 mai au centre Olivier-Messiaen àChampigny. Tél. : 01 45 76 91 07.F. D.© O. MartelPhotoOlivier Martels’expose au Jardindu Luxembourg« Il s’agit de montrer la femme dans sa vérité,dans ses combats comme dans ses espérances et d’affirmersa dignité », explique Olivier Martel, en parlantde ses photos exposées sur les grilles du Jardin duLuxembourg, à Paris. Celui qui réalisa 22 portraitsd’agents territoriaux dans le cadre de l’exposition« Le Val-de-Marne, plus qu’un département,un service public », offre à voir ses « Femmeséternelles ». Elles viennent d’Irlande, de Côted’Ivoire, de Russie, du Vietnam… « J’ai trouvé lagrâce autant chez les paysannes du Guatemala que chezles danseuses khmères ou les féticheuses en pays Agni. »Réalisée avec le soutien du Conseil général, cetteexposition se prolonge avec un ouvrage offrant àvoir les photos d’Olivier Martel, accompagné detextes d’Éric Fottorino, aux éditions Philippe Rey.Claude Bardavid Jusqu’au 15 juin 2011, grilles du Jardin du Luxembourg.AGENDATHÉÂTRE/DANSESlips insideL’un tout en rondeur, l’autrelongiligne, ici c’est le corps quiparle, quatre glissades valentmieux qu’un long discours.Le 16 avril à la salleGérard-Philipe à Bonneuil.Tél. : 01 45 13 88 24.Sacco et VanzettiDeux noms qui marquentà jamais l’histoire de l’injustice, del’intolérance et de la discrimination,incarnés par Jacques Dau etJean-Marc Catella.Texte de Alain Guyard.Le 29 avril à l’espaceMalraux au Kremlin-Bicêtre.Tél. : 01 49 60 62 16.Les 39 marchesLondres, 1935. Richard Hannay,injustement soupçonné de meurtre,se retrouve pris dans une chasse àl’homme dont il est le gibier...L’univers d’Alfred Hitchcock dansune mise en scène décapanted’Éric Métayer : deux Molières 2010.Le 29 avril au Sud-Est Théâtreà Villeneuve-Saint-Georges.Tél. : 01 43 89 54 39.Andrès MarinAu zénith de son art, le chorégraphesévillan entre en scène commedans une arène. Un flamencoauthentique et fervent.Les 29 et 30 avrilà la maison des Arts à Créteil.Tél. : 01 45 13 19 19.Des Oiseaux voraceset des Oiseaux douxet tendresUn père et son fils errent sur leschemins de la banlieue de Romeaccompagnés d’un corbeauparlant philosophie. Le théâtre dela Girandole continue à interroger lemonde sur le mode réjouissant duthéâtre populaire, en s’inspirant dePasolini.Du 29 avril au 2 mai au théâtreJean-Vilar à Vitry. Tél. : 01 55 5310 60.Le MisanthropeCocufié par Armande Béjart,moqué par les petits marquis,Molière écrit une comédie :Le Misanthrope. Deux ans aprèsL’Avare, Nicolas Liautard poursuitson exploration du théâtrede Molière.Le 29 avril au théâtrePaul-Éluard à Choisy.Tél. : 01 48 90 89 79.À partir du 3 mai au théâtreAntoine-Vitez à Ivry.Tél. : 01 46 70 21 55.Nicolas BonneauUne immersion dans le mondeouvrier pour des lendemainsqui ne demandent qu’à chanter.Ou comment les gars de la facde Nanterre voulant entrer dans ledortoir des filles déclenchent Mai 68.Le 29 avril, Inventaire 68au théâtre Romain-Rollandà Villejuif. Tél. : 01 49 58 17 00.Le 5 mai, Sortie d’usineau théâtre de Cachan.Tél. : 01 45 47 72 41.L’AiglonAnne Delbée reprend ici le rôlequ’elle a joué au théâtre de Nancyen 1989, puis à Paris au théâtredes Mathurins, avec PhilippeBouclet dans le rôle de Flambeau :un ultime dialogue entre le fils deNapoléon et l’homme du peuplequi a traversé toutes les guerres.Les 29 avril et 6 maiau théâtre de Saint-Maur.Tél. : 01 48 89 99 10.D’jal & CoIl a grandi au pied des tours duBois-L’Abbé et croque tout ce quipasse. Après le Jamel Comedyclub, le festival Juste pour rire,l’enfant de Champigny, fier de sesracines maghrébines, fait son standup. Humour et énergie garantis.Le 30 avril au forum de Boissy.Tél. : 01 45 10 26 99.À mon âge je me cacheencore pour fumerDans l’intimité d’un hammam,neuf femmes d’âges et deconditions différents se racontent.La vie au féminin dans uneAlgérie teintée par la violence.Par Rayhana.Le 30 avril au théâtre Debussyà Maisons-Alfort.Tél. : 01 41 79 17 20.Words are watching youDéni, langue de bois, doublepensée, storytelling... décryptagedes procédés de manipulation etde décervelage à l’œuvre dans nossociétés démocratiques par lacompagnie Idiomécanic. Drôle etimpitoyable.Le 30 avril à la Grange-Dîmièreà Fresnes. Tél. : 01 49 84 56 91.Empreintes MassaïAprès le succès de L’Après-midid’un faune et du Sacre duprintemps, l’hommage deGeorges Momboye aux peuplesnomades d’Afrique emporte ladanse traditionnelle Massaï sur leschemins de la modernité. Aide à lacréation du Conseil général.Le 3 mai au centre des bordsde Marne au Perreux.Tél. : 01 43 24 54 28.RasmiaPour sa première présentation àParis, Miguel Angel Berna, lespécialiste de la Jota aragonaise,crée son solo Rasmia pour undanseur et cinq musiciens.Le 3 mai au pôle cultureld’Alfortville. Tél. : 01 58 73 29 18.Fleurs de cimetière(et autres sornettes)Une comédienne et septdanseuses, plus si jeunes, pour unbel hommage au corps de lafemme, avec un humour soyeux etvif comme leur danse.Le 6 mai au théâtreAndré-Malraux de Chevilly-Larue.Tél. : 01 41 80 69 69.CompagnonnageFrançois Cervantès, CatherineGermain et quelques autres, encompagnonnage à Choisy pourdeux pièces : Le Dernier Quatuord’un homme sourd, un huis closchargé de suspens autour desrépétitions des derniers quatuorsde Beethoven ; et Le Voyage dePénazar, l’épopée d’une âmeerrante du XIII e au XXI e siècle.Les 6 et 8 mai au théâtrePaul-Éluard à Choisy.Tél. : 01 48 90 89 79.MUSIQUE/CHANSONÉric TruffazL’un des représentants les plusécoutés de l’électro-jazz, héritierde Miles Davis.Le 29 avril à la salleJacques-Brel à Fontenay.Tél. : 01 48 75 44 88.Ceux qui marchent deboutLa légendaire machine à groove,« CQMD » pour les intimes, au sonfunk, ska et salsa, et un 8 e albumexplosif de bonne humeur.Le 29 avril au Hangar à Ivry.Tél. : 01 49 60 25 35.Raga d’un soirUne soirée indienne avec le maîtreindien du tabla Latif Khan, entourédu guitariste-compositeur MarcBéhin (directeur de Jazz Bond),Véronique Carlier (Tampora) etKim à la danse.Le 30 avril à l’auditoriumMaurice-Ravel au Perreux.Tél. : 01 43 24 08 41.Madrigaux de MonteverdiAvec un immense castelet et defascinantes marionnettes, Varnascrée des images magnifiques pourLe Combat de Tancrède et Clorinteet La Danse des ingrats.Le 3 mai au centreGérard-Philipe à Champigny.Tél. : 01 48 80 96 28.Le 5 mai au théâtreRomain-Rolland à Villejuif.Tél. : 01 49 58 17 00.Les Vendeurs d’enclumesSous la houlette du charismatiqueValérian accompagné de cinqtalentueux musiciens, de lachanson vibrante d’états d’âme etde grincements humoristiques.Le 6 mai à la Grange-Dîmièreà Fresnes. Tél. : 01 49 84 56 91.MoïraUn rock qui flirte avec desimprovisations jazzy pour défendreune vision soul très personnellede tous les brassages dont lachanteuse est le reflet.Le 7 mai à la Scène-Watteauà Nogent. Tél. : 01 48 72 94 94.TOUT PUBLICUn Été indienUne maison que l’on quitte.Un enfant qui grandit. L’enfanceévoquée par Truman Capote.Compagnie Mack et les gars,avec le soutien du Conseil général.Jusqu’au 24 avril auPlateau-31 à Gentilly.Tél. : 01 45 46 92 02.46Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 47


À L’AFFICHE48PatrimoineDu haut du plus hautdonjonLe donjon du châteaude Vincennes.AGENDAIl faut debonnes jambes etdu souffle mais, aubout d’un escalierà vis de quelque250 marches, çavaut le coup d’œil.Le château deVincennes vientd’ouvrir au publicles derniers étagesde son célèbredonjon. Construitet habité dès 1367par le roi Charles Ven pleine guerrede Cent ans, c’estle plus hautd’Europe. Une merveille médiévale, et la seulerésidence royale témoignant de cette époque.La prouesse architecturale tient à la présence d’unpilier central traversant tous les étages jusqu’à laterrasse, perchée à 52 mètres de haut. Par beautemps, la vue est magnifique. F.D. Visite du donjon du château de Vincennes.Renseignements et réservations : 01 43 28 15 48. Vidéo à voir : sur www.cg94.fr, rubrique Web TV,« lieux insolites » : le château de Vincennes.© Jules BernardSage comme un orageUn hymne à l’enfant curieuxqui grandit en explorant ses limiteset en questionnant sans cessele monde, par la conteuseDelphine Noly.Les 27 avril et 30 avril aucentre Jean-Vilar à Champigny.Tél. : 01 48 85 41 20.FicellesDes fils, des nœuds, des cordesqui dansent... Un petit cirquehabité de bouts de ficelles. Lethéâtre d’objets de Foule théâtre.Le 30 avril à l’espaceJean-Vilar à Arcueil.Tél. : 01 46 15 09 93.Je pars« Je pars avec mon baluchon, mavalise. Je pars parce que j’en aimarre que l’on me dise “tu es troppetit pour ceci, pour cela”… »Petit oui, mais pourquoi « trop » ?Un drôle de voyage poétique,une aventure tendre et fantaisiste :le moment délicat du départ,entre anxiété et désir…Ombres et marionnettes, par lacompagnie Pupella-NoguèsMusiqueLa musique joue l’ouverture« Quel est le rapport entre la musique etla vie ?, s’interroge, à la suite de John Cage,Thierry Blondeau. Je ne sais pas, alors jeconfronte ». En résidence depuis deux ansà Ivry, le compositeur offre aux Rencontresdépartementales de musique de chambredeux étonnantes créations : « In/out »,conçue comme la rencontre des bruits dela rue et d’un quatuor à cordes en mouvementde manière cyclique ; et « Nc »,une expérimentation de l’effet chambred’écho pour un quintette à vent. ThierryBlondeau est un sculpteur de sons. Plusque la note, c’est la matière sonore quiintéresse cet enseignant en compositionacoustique et électroacoustique à l’universitéde Strasbourg. Initié depuis quatre anspar le conservatoire d’Ivry, en partenariatavec l’Adiam et l’Ariam, l’accueil de compositeursen résidence participe à renouvelerprofondément le répertoire de musiquede chambre.C’est aussi l’occasion, pour les musiciensamateurs et les élèves des conservatoires,de s’immerger dans l’univers d’un compositeurd’aujourd’hui et de se produireen concert. Rendues possibles grâce à laprésence sur la ville depuis plusieursannées de deux prestigieux ensembles, leLe 4 mai à l’espaceGérard-Philipe à Fontenay.Tél. : 01 48 75 05 21.Alain SchneiderC’est swing, gospel, mambo,manouche et… ludique etpoétique. Des chansons pour tousà partir de 4 ansLe 8 mai au théâtreJean-Vilar à Vitry.Tél. : 01 55 53 10 60.EchoaUne explosion musicale et vocale,pour des corps qui s’invitent avecfougue dans des chorégraphieseffrénées. Un concert danséde la compagnie Arcosm.À partir de 5 ans.Les 9 et 10 mai à la salleJacques-Brel à Fontenay.Tél. : 01 48 75 44 88.Les aventuresde Jojo et LuluÀ travers leurs aventures, Jojo etLulu vont découvrir que le plusbeau des voyages, c’est celui quel’on fait dans sa tête… Un contemusical de Daphnée Papineau etMarsu Lacroix.Jusqu’au 18 mai au théâtreDaniel-Sorano à Vincennes.Tél. : 01 43 74 73 74.BONNE IDÉEChampionnat familialde propulseurEn prélude au championnatannuel de tir à l’arc organisépar l’Union sportive de Villejuif,le service départemental del’Archéologie organise son proprechampionnat de tir avec propulseur(arme de jet préhistorique).Une rencontre ouverte à touspour s’initier en famille à cet artpréhistorique de la chasse.Le 7 mai de 14 h à 17 hà l’espace d’aventuresarchéologiques, au parcdépartemental desHautes-Bruyères, à Villejuif.Tél. : 01 47 26 10 67.EXPOSITIONRegards fémininssur l’industrieTransparence, éclat métallique,couleurs du verre, photos etThierry Blondeau.Quatuor Parisii, et le Concert Impromptu,les 9 es Rencontres départementales demusique de chambre font cette annéel’ouverture du festival Extension. F. D. Du 21 au 24 avril. Rencontresdépartementales de musique de chambreau conservatoire d’Ivry. Tél. : 01 49 60 26 95. Le 24 avril, concert Thierry Blondeau enouverture du festival Extension à l’auditoriumAntonin-Artaud. www.alamuse.com© D. R.peintures : trois créatrices duVal de Bièvre, Doline Dritsas(verrier), Karin Lansen(photographe) et Pascale Siesse(peintre) croisent leurs regardssur le thème de l’industrie.Jusqu’au 23 avril au Moulinde la Bièvre à L’Haÿ-les-Roses.Tél. : 01 41 98 36 94.Marie-Odile LallemandPhotographe et céramiste, ellecompose une rêverie sur la natureà partir de ses promenades.Jusqu’au jeudi 28 avril à lamaison des arts plastiques àChampigny. Tél. : 01 45 16 07 90.VivantsPhotographe attitré du Corbusier,Lucien Hervé parcourt le mondeet s’attarde sur les hommesqu’il rencontre. Ému par les genssimples, les enfants ou leshommes au travail, il va nourrirson œuvre d’un humanismediscret et constant.Jusqu’au 30 avrilà la maison de la photographieRobert-Doisneau à Gentilly.Tél. : 01 55 01 04 85.Art contemporainGénération CrédacMarie de France,film de Jessica Warboys (2010).Elle estanglaise, lui estun Français deDublin. JessicaWarboys etAurélien Fromentont une trentained’années chacun.Le Crédac, l’un destout premierscentres d’artfranciliens à fairedu soutien auxjeunes artistesune de sesspécialités (voir Carte blanche ci-contre), les accueille pourdeux expositions surprenantes. On retiendra la série deJessica Warboys réalisée à partir d’immersion de très grandespeintures dans la mer, le mouvement des vagues et du ventfaisant le reste (Land & Sea). Et pour Aurélien Froment,son interprétation du système des « gifts » du pédagogueallemand Fröbel (1837), soit vingt jeux éducatifs baséssur l’analyse et la synthèse de formes simples (surface,cylindre, cube…), qui influencèrent nombre d’artisteset d’architectes du XX e siècle. Passionnés de cinéma,les deux artistes proposent également des œuvres sur écran.Entrée libre. F. D. Jusqu’au 12 juin au Crédac, à Ivry-sur-Seine.Tél. : 01 49 60 25 06.CorrespondancesLettres, mails, conversationstéléphoniques… entre deuxartistes : Stéphane Daireaux etPhilippe Fabian.Jusqu’au 1 er maià l’Orangerie de Cachan.Tél. : 01 49 69 17 90.À l’étageÀ partir d’objets trouvés,de souvenirs, d’objets artisanauxet de vieux livres, Jessica Warboys(voir ci-dessus) fait émerger deshistoires, entre intimité etexterritorialité. Une exposition dansle cadre de la programmationSatellite du Jeu de Paume.Jusqu’au 15 mai à la maisond’art Bernard-Anthoniozà Nogent.Tél. : 01 48 71 90 07.Bry et Champignydans les méandresde la MarneDeux siècles de photographiesrévélant les transformations deBry et Champigny, soit le passagede la campagne à la banlieue,de la viticulture et la villégiature,© D. R.à la construction de grandsréseaux desservant la capitaleet au lotissement pavillonnairedes terres agricoles…Exposition accompagnée deconférences : « Les bords deMarne » par Olivier Maitre-Allainet « Histoire et restauration dudiorama de Daguerre »par Margaret Calvarin.Jusqu’au 27 mai à la maisonde l’Histoire et du Patrimoineà Champigny.Tél. : 01 45 13 80 50.Qu’est-ce que l’OuLiPo ?Une idée de Raymond Queneauet François Le Lionnais :l’ouvroir de littérature potentielleest un endroit où l’on inventeune nouvelle littérature (c’est lesens d’« ouvroir »), et qui est de cefait potentielle… CQFD.Jusqu’au 28 mai à labibliothèque du Kremlin-Bicêtre.Tél. : 01 45 15 55 55.Plus d’infos surwww.cg94.frCarte blanche À CLAIRE LE RESTIFDIRECTRICE DU CENTRE D’ART CONTEMPORAIN D’IVRY-SUR-SEINE (CREDAC)« L’art n’est pas démocratique,mais il peut être démocratisé. »Patrice Chéreau© Jules BernardNé d’une forte volontémunicipale et du mouvement dedécentralisation et de partage desannées 1980, le Centre d’artcontemporain d’Ivry - le Crédac -a été créé en 1986. L’ambitionaffichée depuis l’origine est celleque nous poursuivonsaujourd’hui. Face au concept de« la culture pour chacun », nouscontinuons de développer et dedéfendre « l’art pour tous », pource que l’art a d’irremplaçable :sa fonction éclairante dansnotre société.Le Crédac n’est pas un endroitsophistiqué. C’est un outilprécieux où, au regard del’actualité artistique, émergentdes questionnements, despositionnements et des formesrenouvelées. Les artistes émergentsou confirmés, français ouétrangers, que nous invitons àexposer, sont en relation avecnotre époque. Ils utilisent, pourdéfinir leurs idées, des langagesartistiques aussi divers que lavidéo, la peinture, le son, legraphisme, l’architecture, lasculpture, la performance,la littérature, le dessin.L’équipe du Crédac (cinqpersonnes) conçoit le travaild’exposition comme une prise encompte du contexte dans lequelelle se trouve, non pour répondreà une demande, mais pour offrir.Nous avons pour ambitiond’associer une politiqued’excellence en terme de choixartistique à une recherche deproximité avec le public. Nousinvitons les spectateurs à éprouverune œuvre placée dans un espace,à développer sa connaissance etson esprit critique grâce auxéléments d’informations que nousdéveloppons et transmettons.Nous sommes convaincus quec’est, entre autre, grâce à cesformes de collaborations que nousconstruisons la vie culturelle denotre société. Quelques chiffres :nous accueillons en accès libre enmoyenne par an : 10 000 visiteurs ;30 000 internautes pour notrerevue en ligne Royal Garden ;150 enfants de centres de loisirs ;1 500 élèves maternelles etélémentaires dont 1 150 quisuivent l’atelier de pratiqueartistique ; 450 enseignants,formateurs, passeurs, médiateurs ;350 personnes qui suivent leprogramme de conférences MARD !(conçu en connivence avec laMédiathèque d’Ivry) ; 200personnes qui suivent lesrencontres avec les artistes. Nouscollaborons avec le tissu associatifAtouts Majeurs, Cultures du cœur,TRAM réseau art contemporainParis Île-de-France. Noustransmettons de la pensée critiqueen publiant des catalogues et enproduisant le petit journal Mecca.C’est dans cet état d’esprit quenous vous invitons à (re)découvrirnos activités. Claire Le Restif www.credac.frLe magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 49


SPORT© J. BernardKaratéStéphane Henry :« Apporter de laconfiance auxpersonneshandicapées »Le directeur technique du Karaté club deCharenton, à l’honneur lors de la Nuit du Sport,nous parle du travail réalisé par son club auprèsdes personnes en situation de handicap.HandballTchèques en OrPlus de 3 000 spectateurs ont assisté au sacre de la Républiquetchèque lors de la 34 e édition du challenge Georges-Marrane, le 13 mars.C’est sur le score de 34-30 qu’ils sont venus à bout d’une excellenteéquipe d’Ivry. LaTunisie,championne d’Afrique,est montée sur la troisièmemarche du podium après avoir battu l’Algérie lors d’une séance de tirsaux buts (26-25).BOUGER EN VAL-DE-MARNE© J. Paisley© J. PaisleyGymnastique rythmiquePluie d’étoiles auxInternationaux de ThiaisC’est l’année de tous les rendez-vous pour les meilleures gymnastes mondiales, et celacommence les 9 et 10 avril, où elles rivaliseront de grâce et d’adresse, lors de la 25 e éditiondes Internationaux de Thiais.Avec en ligne de mire les J.O. deLondres, et la sélection indispensablepour y participer,mais aussi, en septembre, les championnatsdu monde de gymnastiquerythmique à Montpellier, l’année 2011est vraiment capitale pour les étoilesde cette discipline qui allie grâce etbeauté à la performance physique.Thiais, l’unique étape françaisedu Grand Prix, circuit mondialréservé aux meilleures gymnastesindividuelles seniors, n’enprend que plus d’importance.C’est un public defidèles qui, à nouveau, sedéplacera pour assisterà une formule qui afait ses preuves au fil des éditions.Outre le Grand Prix où les gymnastesbrillent en individuelle, la compétitiondes ensembles, très prisée, permettrad’admirer les évolutions de l’équipe deFrance, entraînée depuis 2009 parAdriana Dunavaska. Les cinq gymnastesprésenteront, comme tous lesensembles, un exercice cinq rubans etun autre trois rubans / deux cerceaux.Démonstration spectaculaire qui soulèvel’enthousiasme chez les spectateurs. Pourses 25 ans, Thiais accueille la fine fleurde la gymnastique mondiale : 26 nationsseront représentées parmi lesquelles laBulgarie, la Chine, la France, l’Italie, leJapon, la République tchèque, la Roumanie,la Russie, les USA.Une nouvelle fois, le savoir-faire, le sensde l’organisation et de l’accueil de Thiaisseront mis à l’épreuve. Une répétitiongénérale en quelque sorte, puisque leclub Thiais GRS a été chargé par laFédération française de gymnastiquede l’organisation des prochains championnatsde France, les 27, 28 et 29 maiprochains. Enfin, pour ne pas dérogerà la tradition, le palais omnisportsaccueillera le 10 avril au matin les jeunesgymnastes participant au Grand Prixdu Val-de-Marne. Claude BardavidPour en savoir plus Renseignements auprès du servicedes Sports de Thiais : 01 48 92 42 58.www.grandprixthiais.frPrésentez-nous le Karaté club de Charenton.Stéphane Henry : Il existe depuis 30 ans et proposeune pratique traditionnelle du karaté, ainsi quedes cours de self-défense et de gymnastique. Je suisresponsable technique du club de karaté de Charentondepuis 1987. Nous sommes un club important pourle département, avec 300 membres dont beaucoupd’enfants, mais aussi des seniors.Quelles actions menez-vous en faveur despersonnes en situation de handicap ?S. H. : Avec le soutien de la ligue du Val-de-Marnede karaté, on tente de sensibiliser le public sur lapratique sportive lorsque l’on est confronté à unhandicap. Depuis trois saisons, deux professeurs,l’un en fauteuil roulant et l’autre non voyant, dirigentun stage de sensibilisation ouvert à tous. Ils nousmettent en situation de non valide avec des exercices :pratique du karaté les yeux fermés, assis sur unechaise… afin de comprendre leur karaté. On appréhendeainsi le quotidien de la personne handicapée.Par ailleurs, j’ai la conviction que le karaté apportede la confiance aux personnes handicapées, quidoivent souvent évoluer dans un environnementmal adapté.Qu’est-ce que cela implique au niveau del’accueil des personnes handicapées ?S. H. : Cela passe par une connaissance médicale duhandicap. Au sein du club, l’équipe pédagogiquedispose d’équipements pour encadrer ce public.Nous essayons notamment d’apporter des solutionsà deux jeunes qui ont un handicap visuel et moteur,mais nous n’avons pas tous les outils pédagogiquespour bien accueillir les personnes en situation dehandicap. Cependant, la commission Handikaraté,au sein de la Fédération française de karaté, nousapporte de l’aide en matière d’accueil.Propos recueillis par Romain Guiseppone© J. PaisleyEN BREF BOXELors des championnats de France de boxeamateur, le 13 mars, Rachid Hamani(BC Villeneuve-Ablon) a décroché le titrede champion de France dans la catégoriedes 75 kg. Le Val-de-Marnais a battuMathieu Bauderlique (BC Henninois),double champion de France en titre.Mais comme un bonheur n’arrive jamaisseul, Rachid a été sacré meilleur boxeurde ces championnats et athlète le plusfair-play. Son club a été récompensé du titrede meilleur comité de France. ATHLÉTISMEMuriel Hurthis (Thiais AC), avec sescollègues de l’équipe de France fémininedu relais 4x400 m, a remporté la médaillede bronze lors des championnats d’Europed’athlétisme en salle à Paris-Bercydébut mars. JUDODes sportifs val-de-marnais ont été àl’honneur durant le mois de février. Toutd’abord Adrien Pin, judoka du Sucy judo,est monté sur la deuxième marche dupodium dans la catégorie des plus de100 kg lors de la World Cup senior qui sedéroulait à Varsovie (Pologne), les 26 et27 février. De même, deux jeunes femmesont particulièrement brillé à Prague(République tchèque) les 26 et 27 février.Sarah Loko, du Judo club de Maisons-Alfort,est montée sur la plus haute marche dupodium dans la catégorie des moins de57 kg et Marie Pasquet, du Red StarChampigny, a terminé deuxième en moinsde 70 kg. JEUX DU VAL-DE-MARNEDu 13 au 29 mai se dérouleront lestraditionnels Jeux du Val-de-Marne.Cette grande fête du sport pour tous estorganisée par le Conseil général, enpartenariat avec les communes, la directiondépartementale de la Jeunesse et desSports, l’Inspection académique, le Comitédépartemental olympique et sportif, l’Unionnationale du sport scolaire, l’Union nationalepour le sport en école primaire, les comitéset clubs sportifs du Val-de-Marne, et denombreux bénévoles. Des milliers deVal-de-Marnais y sont attendus. SPORTS EN VAL-DE-MARNE SUR CG94.FRSi vous souhaitez vous renseigner surles lieux de pratiques sportives enVal-de-Marne, sur les actions du Conseilgénéral dans le domaine du sport, connaîtrel’actualité val-de-marnaise ou bien encoreconsulter le guide des aides du Conseilgénéral, une seule adresse : www.cg94.fr,rubrique Sport.50Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 51


DÉCOUVERTE© D. Adam© D. Adam© D. Adam© A. Bachellier© A. Bachellier © A. BachellierBOUGER EN VAL-DE-MARNELe musée de la Résistance, à Champigny, propose une collection de 500 000 pièces dédiées à la Résistance intérieure française.Le musée de Maisons-Alfort est dédié au patrimoine maisonnais. Une crypte consacrée à l’archéologie y présente des vestiges de la préhistoire retrouvés sur le territoire.Musées en Val-de-MarneC’est toute une histoireLe Val-de-Marne abrite sur son territoire de nombreux musées d’histoire locale mais aussinationale. Gros plan sur deux d’entre eux, le musée de la Résistance nationale à Champignysur-Marneet le musée de Maisons-Alfort.Dès que l’on a poussé la grille dumusée de la Résistance nationale, à Champigny,le ton est donné. Une stèle verticalereprésentant un résistant allongé, un fusilà la main - dessin d’Oscar Niemeyer -, vousaccueille. À côté, posée sur le sol, uneplaque dédiée aux 9 000 volontaires antifascistesfrançais partis défendre la Républiqueespagnole, incite au recueillement.L’origine de ce musée remonte aux années1960, quand Georges Marrane, maired’Ivry, et d’anciens résistants décident detransmettre leur histoire. Guy Krivopissko,conservateur du musée, raconte : «Ils’agissaitpour eux, en créant une association pour unmusée de la Résistance, de faire connaître lesvaleurs de cette histoire et le sens de leur combataux jeunes générations. » Cet ancien hôtelparticulier, construit sous le Second Empirepar un riche propriétaire de l’industrie dusucre, et qui au fil du temps a connu denombreux propriétaires, a été transforméen musée en 1985. Le musée de la Résistancenationale gère, conserve, enrichit etvalorise une collection exceptionnelle deplus de 500 000 pièces dédiées à la Résistanceintérieure française. Distribuées sursix niveaux, dont quatre consacrés à l’expositionpermanente, les salles du muséeaccueillent une exposition temporaireliée au sujet du concours national de laRésistance et de la Déportation proposéaux collégiens et lycées de toute la France.Le thème de cette année est : La répressionde la Résistance en France par les autoritésd’occupation et le régime de Vichy. « Nousproposons, à travers les collections du musée,une double réflexion sur le sens et les contenusdes idéologies nazie, fasciste ou de la Révolutionnationale, éclaire le conservateur du musée,et d’autre part comment, au nom d’autresvaleurs, des Français, des immigrés, des étrangersvont s’opposer et participer à ce combat pour laliberté et la libération du pays. » Le titre de cetteexposition remarquable « Dans la nuit laliberté » est extrait du Chant des Partisans :« Siffler compagnons dans la nuit la liberténous écoute… »Le musée de Maisons-Alfort - musée d’histoirelocale comme il en existe tant - s’estdonné comme objectif de valoriser le patrimoinemaisonnais. Inspirée par les versde Léon Deubel, poète maudit qui a finises jours tragiquement à Maisons-Alfort,« Rien ne s’efface, tout survit, hier à demain vientse coudre… », l’association Maisons-AlfortMille ans d’histoire propose, dans lecadre du château de Réghat, de revisiterle temps à travers les métiers, les activités,les hommes et femmes qui ont mis àl’honneur cette cité. Dès la première salle,le visiteur est transporté sur les bordsde Marne et ses guinguettes. On entendJean Gabin pousser la chansonnette, tandisque les images défilent sur un écran. Desbornes interactives installées dans les sallespermettent en un clic de découvrir le passéde Maisons-Alfort au travers de centainesde photos. La “rue des Métiers” reconstitueavec minutie les échoppes d’antan, et nousfait découvrir des activités, telle cette vitrineconsacrée à un luthier. Des vitrines présententdespiècesoffertes par des Maisonnais,comme celles de Maurice Fraud, amateurpassionné, qui légua à la ville l’ensemblede ses collections et les moyens pour laréalisation d’une scénographie et d’unemuséographie. Une crypte consacrée àl’archéologie présente de nombreuxvestiges de la préhistoire retrouvés sur leterritoire. Répartie sur deux étages, surune surface de 250 m 2 , cette anciennedemeure du 18 e siècle, rendez-vous dechasse de Louis XV et occasionnellementlieu de rencontre avec Madame de Pompadour,est acquise, ainsi que les vastesterrains qui l’entourent, par le baronSpringer en 1872. C’est là qu’une distilleriede grains sera installée à proximité duchâteau. En 2003, le château de Réghat,entièrement rénové par la société Bio-Springer, est transformé en musée et remisà disposition de la ville de Maisons-Alfort.Bonne visite et si le cœur vous en dit, faitesune halte dans le jardin.Claude BardavidMusée de Maisons-AlfortChâteau de Réghat. 34, rue Victor-Hugo.Tél. : 01 45 18 39 50Musée Fragonard. 7, avenue duGénéral-De-Gaulle. Tél. : 01 43 96 71 72Écomusée de FresnesFerme de Cottinville. 41, rue Maurice-Ténine. Tél. : 01 41 24 32 24Musée de la Résistance nationale88, avenue Marx-Dormoy.Tél. : 01 48 81 53 78Musée municipal de Nogent36, boulevard Galliéni.Tél. : 01 48 75 51 25Musée de Saint-Maur - Villa Médicis5, rue Saint-Hilaire. Tél. : 01 48 86 33 28Musée de Sucy-en-BrieAvenue Winston-Churchill.Tél. : 01 45 90 14 42Musée Adrien-Mentienne2, grande rue Charles-De-Gaulle.Tél. : 01 45 16 68 00Musée du trotChâteau de Grosbois.Tél. : 01 49 77 15 24Musée Émile-Jean(Villiers-sur-Marne).31, rue Louis-Lenoir.Tél. : 01 49 30 46 96AUTRES MUSÉES À (RE)DÉCOUVRIRMusée Fragonard (Maisons-Alfort)Un des musées les plus anciens de France,héritier du cabinet du roi, créé en 1766.Son cabinet de curiosités présente lesfameux écorchés de Fragonard.À voir sur www.cg94.fr, rubrique« Lieux insolites », reportage sur lemusée Fragonard.Musée du trot, château de Grosbois(Boissy-Saint-Léger)Il retrace 3 000 ans d’histoire, des premièrescourses attelées des olympiades à nos jours.Il met en avant des hommes et des chevauxqui ont fait l’histoire, mais aussi leshippodromes, l’évolution des attelages,l’élevage… À voir sur www.cg94.frrubrique « Lieux insolites », reportage sur ledomaine de Grosbois et son musée du trot.Musée municipal de Nogent-sur-MarneLes guinguettes, le canotage et les dimanchesau bord de l’eau à la Belle Époque…Musée Adrien-Mentienne (Bry-sur-Marne)De la préhistoire à nos jours, avec lescollections d’armes et de bijoux gallo-romainset mérovingiens recueillis par AdrienMentienne lors de fouilles à la fin duXIX e siècle. Également les daguerréotypes,premières photos sur plaques de cuivreargentées et de nombreux appareils photosanciens.Musée de Saint-Maur - Villa MédicisDes collections de peintures anciennes,mais aussi des œuvres de peintres ayantséjourné ou travaillé dans la commune.Musée de Sucy-en-BrieDes collections d’objets (outils agricoles,outillage artisanal, objets liturgiques) évoquentla vie quotidienne au XIX e siècle.Musée Émile-Jean (Villiers-sur-Marne)Présentation de l’histoire de la ville à traversdu mobilier, des livres, des photos,des cartes postales, des mannequins…Écomusée de FresnesIl s’intéresse aux thèmes qui concernentles populations locales et la façon dont ellesvivent sur le territoire (l’urbanisation, le travail,la télévision, le don, l’immigration, la conditionféminine, les objets et leur mémoire...).52Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 2011 53


MÉMOIRE1811-1899Aristide Cavaillé-CollUn facteur d’orgues hors pairLa commande : Les travaux du pôle intermodal de Choisy-le-Roi sont terminés. Un chantier colossal démarréen 2007, qui a métamorphosé le centre-ville : nouveau parvis de la gare du RER C, réaménagement du carrefourRouget-De-Lisle et de l’avenue Jean-Jaurès en boulevard urbain arboré, élargissement des trottoirs et des voiesde circulation, accessibilité des stations du TransVal-de-Marne, pistes cyclables… Coût : 14,5 millions d’euros(19 % financés par le Conseil général). Inauguration avant l’été, avec les Choisyens. PAR ANTHONY LARCHETVU PAR…Orgue Cavaillé-Coll, église d’Alfortville.© Reportage photo : Alain BachellierIl y a 200 ans, naissait Aristide Cavaillé-Coll, l’un des plus grands facteurs d’orgues du XIX e siècle. Quelques églisesde notre département abritent encore certains de ces joyaux, conçus pour la musique liturgique.« Cavaillé-Coll ! Quel nom français aimé etrespecté, que celui-là ! Ce nom synonyme d’artparfait, de science consommée, de génie créateur,honorera dans les siècles notre cher pays, aumême titre que celui de Stradivarius honorel’Italie. » Ce concert de louanges fut prononcéau moment où l’on portait en terrecelui qui fut l’un des plus grands facteursd’orgues. Né à Montpellier, il y a deuxsiècles, dans une famille de facteursd’orgues, Aristide Cavaillé-Coll, au contactde son père, se forme très jeune à cemétier. On estime à plus de 500 le nombred’instruments qu’il fabriqua. Si sesorgues sont présentes dans les plusgrandes églises parisiennes (la Madeleine,la Trinité, Notre-Dame, Saint-Roch, Saint-Sulpice…), quelques communes du Val-de-Marne ont le privilège d’en abriter,notamment à Champigny-sur-Marne,Charenton-le-Pont, Orly ou Alfortville.André Gontharet, vice-président de l’associationLes amis des orgues de Notre-Dame d’Alfortville, raconte : « Construitesen 1900 et installées en 1903 dans l’égliseNotre-Dame, ces orgues portent la signature deCavaillé-Coll, pourtant mort en 1899. Montéesdans sa manufacture, sur des plans qu’il avaitlui-même exécutés, s’appuyant sur son savoirfairequ’il exerça pendant des dizaines d’années,on peut affirmer, les yeux fermés, qu’il s’agitbien de Cavaillé-Coll. » Inventeur de lascie circulaire pour les besoins de sonart, rompu à toutes les techniques, ils’attachait à employer des matériauxnobles pour chacun de ses instruments.Les soufflets de soupape en peaud’agneau, les tuyaux réalisés dans desétains spéciaux qu’il coulait lui-mêmeen feuilles avant de les rouler, les touchesdes claviers en ivoire… rien n’était tropbeau pour lui. Si vous voulez découvrirle son d’un Cavaillé-Coll, un concertexceptionnel est organisé à Alfortville,le 29 avril prochain, pour lui rendrehommage. Claude BardavidPour en savoir plus Concert chœur et orgue à l’égliseNotre-Dame d’Alfortville, le 29 avril,à 20 h 45. Organisé par l’associationLes amis des orgues d’Alfortville.Tél. : 06 84 47 92 23 (André Gontharet).54Le magazine du Conseil général / Numéro 278 / Avril 201155


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