L'examen de l'œil et de ses annexes - Safari Tanzanie

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L'examen de l'œil et de ses annexes - Safari Tanzanie

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Le réflexe d’éblouissement (ou à l’éclair lumineux) : la stimulation lumineuse de l’œil

par une source lumineuse puissante et ponctuelle entraîne un clignement palpébral même si

les milieux transparents de l’œil sont opaques, même si l’animal est anesthésié, à condition

que la rétine, le nerf II, le tractus optique, les collicules rostraux et le tectum mésencéphalique

soient fonctionnels, et dans les mêmes conditions d’intégrité du nerf VII que pour la réponse à

la menace.

Les réflexes palpébraux et cornéens sont déclenchés respectivement par

attouchement des surfaces cornéenne et palpébrale et se traduisent par un clignement de

paupière : les voies afférentes, les centres et les voies efférentes sont :

� pour le réflexe palpébral : les branches ophtalmique (paupière supérieure) et

maxillaire (paupière inférieure) du nerf V, les noyaux pontin du nerf V et bulbaire du

nerf VII, le nerf VII ;

� pour le réflexe cornéen : la branche naso-ciliaire du nerf V, les noyaux pontin du nerf

V et bulbaire du nerf VII, les nefs V et VI. Sans s’assurer de l’intégrité du nerf VII, il n’est

pas possible d’être certain de celle des voies sensorielles.

Les réflexes pupillaires directs et

indirects (Figure 13) sont difficiles à mettre en

évidence chez des animaux jeunes ou

effrayés et doivent être recherchés à l’aide

d’une source lumineuse puissante,

ponctuelle, d’intensité constante pour

apprécier la vitesse et l’intensité de la

contraction pupillaire d’un œil à l’autre.

Ils sont successivement appréciés sur chaque

œil, le réflexe indirect (ou consensuel)

s’expliquant par la décussation des fibres du

nerf optique et les communications existant

entre les noyaux pré-tectaux et

parasympathiques.

Les voies afférentes sont la rétine, le nerf II, le

tractus optique, le collicule rostral ; les centres

se composent des noyaux parasympathiques

et pré-tectaux, les voies efférentes des fibres

pré-ganglionnaires et post-ganglionnaires du

nerf oculomoteur parasympathique (trajet du

III) avec un relais au ganglion ciliaire : les

fibres post-ganglionnaires innervent le muscle

sphincter de l’iris, dont l’atrophie est

fréquente chez certains chiens âgés de

petite race (Caniche, Lévrier Whippet, Petit

lévrier italien), ce qui se traduit par une

absence ou un défaut de contraction pupillaire.

Figure 13 – Réflexe pupillaires photomoteurs

(d’après Barnett)

Dossier technique ophtalmologie 13 septembre 2006

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