Entreprendre Octobre 08 - BECI

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Entreprendre Octobre 08 - BECI

dossiertransport & mobilité© DHLmarché. Je dis souvent que le « justin-time» c’est très souvent du « justtoo late » et l’on voit de nombreusessociétés toujours sur le fil du rasoir etdemandant plus de transport encore.Pour résoudre les problèmes actuelsde mobilité, il conviendrait de remettreen question la politique du stocksur roues. Et puis, les clients ont étéhabitués à recevoir dans les 24 heuresce qu’ils commandent. À moins dechanger tout cela, le fret sera de plusen plus conséquent.L’industrie du cargo aérien traverse une des périodes les plus difficilesdepuis deux décenniesGuy Hardy, Head of Cargo Sales Brussels Airlines46N° 10 - OCTOBRE 2008 - ENTREPRENDREQuelles sont lesévolutions dumarché dans lecargo ?GUY HARDY : L’industriedu cargoaérien est en trainde traverser unedes périodes lesplus difficiles depuis deux décennies.Avec les prix du pétrole à des niveauxsi élevés, les compagnies aériennesconsentent des efforts importantspour réduire leur consommation decarburant. Les dernières statistiquesde l’ACI et de IATA montrent une faiblecroissance de 3%. En Europe, où lacroissance n’est que de 1,4%, le motd’ordre est ‘damage control’. Le traficvers l’Afrique est en déclin avec -6,5%,notamment à cause de la concurrencedu transport maritime. Pour l’activitécargo de Brussels Airlines en revanche,l’année 2008 est assez bonne.Notre objectif de +25% par rapport à2007 devrait être atteint, en grandepartie grâce à l’ajout, en automne2007, d’un 4e appareil long-courrierqui dessert nos destinations africaines.Notre performance en Afriqueest donc bien meilleure que celle dusecteur.Quelles sont les nouvellestendances ?GH : La grande tendance actuelle, quiconstitue une vraie révolution dansla manière de travailler, est l’évolutiondu secteur vers un « paperlessbusiness » ou E-freight (informatisationqui permet d’éliminer le papier).La concurrence du train est-elleréelle pour le cargo ? Et celle dela route ? Que peut apporterl’avion ?GH : Le train et le réseau routiersont en fait complémentaires autransport aérien car nous travaillonsà des échelles différentes.Le réseau routier, surtout, est unebénédiction pour le transport aérienintercontinental. Une meilleuresynergie avec le transport ferroviaireest possible.À l’intérieur de l’UE, 90% du cargoest transporté par camion. Le railinternational sur des lignes à grandevitesse peut devenir un concurrentde l’aérien en Europe maispour l’intercontinental, l’aériensera toujours nécessaire.Quelle est la stratégie à longterme de Brussels Airlines pourle fret aérien ?GH : Brussels Airlines est avant toutune compagnie aérienne qui transportedes passagers et offre des volsdans toute l’Europe ainsi que vers14 destinations africaines. Le fretcontribue principalement à valoriserses opérations africaines, surlesquelles quatre Airbus A330 sontutilisés. Notre objectif stratégiqueprincipal pour le cargo est de mainteniret de consolider notre positionen Afrique.Les écologistes fustigent letransport de marchandises paravion, insistant notamment surle peu de nécessité d’acheterdes produits exotiques, querépondez-vous à cela ?GH : Nous vivons aujourd’hui dansun village global où des produitsdu monde entier sont disponibles.Fleurs, plantes, légumes, poissons,fruits de mer… Le transport aérien nepourrait pas survivre sans cette économieglobale.L’implantation de Zaventema-t-elle un avenir pour le fretaérien ? Que faudrait-il fairepour l’améliorer ?GH : Brucargo, la zone cargo de BrusselsAirport, est extrêmement pratiquepour tous les opérateurs. Beaucoupd’aéroports dans le monde envientBrussels Airport pour la localisationet l’aménagement de sa section cargo.Brucargo sert aussi de hub européenpour le transport routier et ne cesse degrandir en termes d’espace et de volumestransportés. Des infrastructureset des routes d’accès sont régulièrementajoutées et améliorées. ●Olivier Duquesne

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