'Tramat', sauf en présence de mercuriale et de renouées
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IRBAB a.s.b.l.Techniques Culturales B<strong>et</strong>teravières➜ Bilan financier: Par rapport à un mélange <strong>de</strong> produits génériques <strong>de</strong> type‘B<strong>et</strong>anal’ <strong>et</strong> ‘Tramat’, les mélanges «prêts-à-l’emploi» représ<strong>en</strong>t<strong>en</strong>t unsurcoût <strong>de</strong> 10 à 15 €/ha par traitem<strong>en</strong>t FAR.Restrictions <strong>de</strong> la dose maximale <strong>de</strong> ph<strong>en</strong>médiphame <strong>et</strong> d’éthofumésate➜ Ph<strong>en</strong>médiphame - à partir <strong>de</strong> 2009: maximum 960 g <strong>de</strong> s.a./ha par an,soit 6 l <strong>de</strong> ‘B<strong>et</strong>anal 160’ (au lieu <strong>de</strong> 8 l jusqu’à prés<strong>en</strong>t) ; cela peut poser unproblème dans <strong>de</strong>s terres très sales nécessitant <strong>de</strong>s traitem<strong>en</strong>ts <strong>de</strong> rattrapage.➜ Ethofumésate-dès 2008: maximum 1.000 g <strong>de</strong> s.a./ha par pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> 3 ans,soit 2 l <strong>de</strong> ‘Tramat 500SC’; cela ne <strong>de</strong>vrait pas poser trop <strong>de</strong> problèmes, <strong>sauf</strong>si la rotation comporte du ray-grass ou <strong>de</strong>s haricots verts.L’Ava<strong>de</strong>x: un nouvel av<strong>en</strong>irAprès une longue pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> disponibilité réduite, c<strong>et</strong> anci<strong>en</strong> produit réintègreles schémas <strong>de</strong> désherbage. Avant l’ère <strong>de</strong>s graminici<strong>de</strong>s <strong>de</strong> postémerg<strong>en</strong>ce,l’Ava<strong>de</strong>x était principalem<strong>en</strong>t utilisé pour la lutte anti-graminées <strong>en</strong> application<strong>de</strong> présemis avec incorporation. Mais déjà dans les années ’80 il étaitrecommandé <strong>en</strong> postémerg<strong>en</strong>ce, comme alternative au ‘Tramat’, fort coûteuxà l’époque. Aujourd’hui, il peut toujours être considéré comme équival<strong>en</strong>tau ‘Tramat’, <strong>sauf</strong> <strong>en</strong> prés<strong>en</strong>ce <strong>de</strong> <strong>mercuriale</strong> <strong>et</strong> <strong>de</strong> r<strong>en</strong>ouées, mais plus commeavant pour <strong>de</strong>s raisons d’économie. Actuellem<strong>en</strong>t, l’Ava<strong>de</strong>x coûte <strong>en</strong> eff<strong>et</strong> aumoins 50% <strong>de</strong> plus que le ‘Tramat’. En cas <strong>de</strong> forte infestation <strong>de</strong> gaill<strong>et</strong>, celafait plusieurs années que nous recommandons <strong>de</strong> rajouter l’Ava<strong>de</strong>x au ‘Tramat’dans le mélange FAR.Le SAFARI <strong>et</strong> ‘MATRIGON’: coûteux <strong>et</strong> souv<strong>en</strong>t inutilesLes cas où le Safari <strong>et</strong> les produits <strong>de</strong> type ‘Matrigon’, qui sont <strong>de</strong>s complém<strong>en</strong>tscoûteux à utiliser égalem<strong>en</strong>t avec modération, doiv<strong>en</strong>t être utilisés sontrappelés au tableau «Postémerg<strong>en</strong>ce avec le système FAR» <strong>de</strong> la fiche FAR-Mémo. Ne surestimez pas leurs performances <strong>en</strong> cas <strong>de</strong> rattrapage.➜ Bilan financier: Le Safari ou le ‘Matrigon’ augm<strong>en</strong>t<strong>en</strong>t le coût d’un traitem<strong>en</strong>t<strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 10 à 25 €/ha.Résistance <strong>de</strong>s chénopo<strong>de</strong>s: une réalitéDepuis le nouveau millénaire la lutte contre le chénopo<strong>de</strong> pose <strong>de</strong> plus plus <strong>de</strong>problèmes <strong>en</strong> b<strong>et</strong>terave, ce qui peut s’expliquer <strong>en</strong>tr’autre par une résistancevis-a-vis du métamitron. (s.a. <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong> type ‘Goltix’). Le métamitronapparti<strong>en</strong>t <strong>en</strong> eff<strong>et</strong> à la famille <strong>de</strong>s triazinones qui est fort proche <strong>de</strong> celle <strong>de</strong>ss-triazines, à laquelle apparti<strong>en</strong>n<strong>en</strong>t l’atrazine <strong>et</strong> la terbuthylazine. Ces <strong>de</strong>uxfamilles agiss<strong>en</strong>t par inhibition <strong>de</strong> la photosynthèse <strong>en</strong> se fixant dans les mêmeszones <strong>de</strong>s chloroplastes. En maïs, la résistance du chénopo<strong>de</strong> à l’atrazineest connue <strong>de</strong>puis plus <strong>de</strong> vingt ans <strong>et</strong> découle d’une p<strong>et</strong>ite mutation ponctuelleau niveau <strong>de</strong>s chloroplastes. En outre, la résistance <strong>de</strong>s chénopo<strong>de</strong>s à l’atrazineest connue <strong>de</strong>puis longtemps comme étant croisée à celle au métamitron,au lénacile, au chloridazon <strong>et</strong> à la métribuzine.Depuis 2004 c<strong>et</strong>te résistance du chénopo<strong>de</strong> est étudiée <strong>de</strong> manière approfondiepar l’Université <strong>de</strong> Gand – Section Malherbologie (Prof. R. Bulcke, T. Demarez<strong>et</strong> E. Mechant, avec financem<strong>en</strong>t <strong>de</strong> l’IWT) ainsi que par la société BayerCropSci<strong>en</strong>ce. Les différ<strong>en</strong>ts tests <strong>en</strong> serre réalisés sur <strong>de</strong>s populations «suspectes»,prov<strong>en</strong>ant <strong>de</strong> champs où le chénopo<strong>de</strong> était insuffisamm<strong>en</strong>t contrôlé,ont mis <strong>en</strong> évid<strong>en</strong>ce dans la majorité <strong>de</strong>s cas une résistance au métamitronainsi qu’à l’atrazine ou la terbuthylazine. C<strong>et</strong>te résistance est constatée danstoutes les régions b<strong>et</strong>teravières.Des tests complém<strong>en</strong>taires ont égalem<strong>en</strong>t montré que les populations <strong>de</strong> chénopo<strong>de</strong>résistantes au métamitron prés<strong>en</strong>tai<strong>en</strong>t une résistance croisée au lénacile,au chloridazon <strong>et</strong> à la métribuzine. Le <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> résistance au métamitronest cep<strong>en</strong>dant plus faible qu’à l’atrazine <strong>et</strong> à la métribuzine. Une recherchemoléculaire (analyses ADN) m<strong>en</strong>ée <strong>en</strong> 2007 a montré que le mécanisme<strong>de</strong> résistance est id<strong>en</strong>tique dans le cas <strong>de</strong>s ch<strong>en</strong>opo<strong>de</strong>s résistants au métamitron<strong>et</strong> à l’atrazine, ce qui explique la résistance croisée. Aucune résistancecroisée n’a été constatée vis-à-vis du linuron, <strong>de</strong> la p<strong>en</strong>diméthaline, du diméthénami<strong>de</strong>-p,du s-métolachlore, <strong>de</strong> l’aclonif<strong>en</strong> ni <strong>de</strong> la clomazone.Le lecteur plus intéressé par ce problème est invité à consulter une prés<strong>en</strong>tationfranco-belge du Prof. Bulcke (UG<strong>en</strong>t) à l’occasion <strong>de</strong> la Confér<strong>en</strong>ce du CO-LUMA <strong>en</strong> décembre <strong>de</strong>rnier (disponible sur www.irbab-kbivb.be ☛ Publications☛ Adv<strong>en</strong>tices & lutte ou cliquer ICI).Notons qu’il existe <strong>de</strong>s populations «suspectes» dont seules quelques plantessont résistantes. C<strong>et</strong>te résistance n’est donc certainem<strong>en</strong>t pas la seule cause<strong>de</strong>s difficultés r<strong>en</strong>contrées dans la pratique, d’où l’importance <strong>de</strong> suivre lesconseils suivants.Ce qui est inutile:➜ Il ne faut certainem<strong>en</strong>t pas abandonner l’utilisation du métamitron (type‘Goltix’) qui reste indisp<strong>en</strong>sable pour lutter contre la plupart <strong>de</strong>s adv<strong>en</strong>tices<strong>et</strong> qui prés<strong>en</strong>te néanmoins toujours une certaine action sur les populations<strong>de</strong> chénopo<strong>de</strong>s ou arroches résistantes .➜ Le traitem<strong>en</strong>t <strong>de</strong> préémerg<strong>en</strong>ce prés<strong>en</strong>te peu d’intérêt; il y autant <strong>de</strong> problèmesdans les terres avec que sans préémerg<strong>en</strong>ce (lire paragraphe à la pageprécéd<strong>en</strong>te).Ce qui est indisp<strong>en</strong>sable:- Appliquer le premier traitem<strong>en</strong>t dès la première levée <strong>de</strong>s adv<strong>en</strong>tices <strong>et</strong> respecterl’intervalle <strong>en</strong>tre les traitem<strong>en</strong>ts (6 à 8 jours <strong>en</strong> cas <strong>de</strong> <strong>de</strong>struction incomplète),jusqu’à la ferm<strong>et</strong>ure <strong>de</strong>s lignes! Economiser un traitem<strong>en</strong>t peutcoûter très cher!- Augm<strong>en</strong>ter la dose <strong>de</strong> ‘B<strong>et</strong>anal’) aux premier <strong>et</strong> <strong>de</strong>uxième traitem<strong>en</strong>t ; augm<strong>en</strong>terla dose <strong>de</strong> ‘Tramat’ ou <strong>de</strong> racinaire est par contre moins utile.- Bi<strong>en</strong> choisir le produit racinaire: un produit <strong>de</strong> type ‘Pyramin’ est souv<strong>en</strong>t n<strong>et</strong>tem<strong>en</strong>tmoins efficace sur chénopo<strong>de</strong> ou arroche qu’un produit <strong>de</strong> type ‘Goltix’;ces adv<strong>en</strong>tices sont égalem<strong>en</strong>t moins s<strong>en</strong>sibles au Frontier Elite ou auDual Gold (action <strong>de</strong> contact trop faible).- Utiliser <strong>de</strong>s buses anti-dérive à la pression recommandée par le fabricant;les buses à aspiration d’air requièr<strong>en</strong>t une pression <strong>de</strong> minimum 5 bars, sansquoi les gouttel<strong>et</strong>tes sont trop grossières pour assurer un recouvrem<strong>en</strong>t suffisant.- Et bi<strong>en</strong> sûr profiter <strong>de</strong> conditions <strong>de</strong> bonne hygrométrie.Ce qui est pourrait être utile (à confirmer):- Utiliser <strong>de</strong> l’Ava<strong>de</strong>x <strong>en</strong> présemis (avec incorporation) ou <strong>en</strong> postémerg<strong>en</strong>cedans le mélange FAR (0,5 – 0,75 l/ha).- R<strong>en</strong>forcer l’action <strong>de</strong> contact <strong>et</strong> la réman<strong>en</strong>ce par un apport régulier <strong>de</strong> 0,1 kg<strong>de</strong> ‘V<strong>en</strong>zar’ dans le mélange FAR.Les étu<strong>de</strong>s réalisées conjointem<strong>en</strong>t par l’Université <strong>de</strong> Gand <strong>et</strong> par l’IRBAB sepoursuivront dans le cadre d’un proj<strong>et</strong> financé par l’IWT (Région flaman<strong>de</strong>),tant vers la recherche <strong>de</strong> moy<strong>en</strong>s <strong>de</strong> lutte alternatifs que celle <strong>de</strong>s causes <strong>de</strong>c<strong>et</strong>te résistance. Elles nécessite un suivi <strong>de</strong> cas se prés<strong>en</strong>tant dans la pratique,pour laquelle il existe une collaboration active <strong>de</strong> l’industrie, <strong>de</strong> la distributionphytosanitaire <strong>et</strong> <strong>de</strong>s b<strong>et</strong>teraviers concernés.Le produit racinaire <strong>en</strong> postémerg<strong>en</strong>ce: un choix déterminantLe choix du produit racinaire est important pour la lutte contre plusieurs adv<strong>en</strong>tices.Pour résumer le tableau «Postémerg<strong>en</strong>ce avec le système FAR» <strong>de</strong> lafiche FAR-Mémo, le ‘Goltix’ est le produit passe-partout. La ‘Pyramin’ sera préférée<strong>en</strong> prés<strong>en</strong>ce <strong>de</strong> <strong>mercuriale</strong> <strong>et</strong> <strong>de</strong> crucifères, avant le sta<strong>de</strong> 4 feuilles <strong>de</strong> lab<strong>et</strong>terave. Passé ce sta<strong>de</strong>, on optera pour le Frontier Elite. Dans les terres suj<strong>et</strong>tesà <strong>de</strong>s levées tardives <strong>de</strong> morelle, panic ou autres graminées estivales, leDual Gold ou le Frontier Elite feront l’affaire.En cas <strong>de</strong> prés<strong>en</strong>ce simultanée <strong>de</strong> chénopo<strong>de</strong> ou <strong>de</strong> r<strong>en</strong>ouée <strong>de</strong>s oiseaux (pluss<strong>en</strong>sibles au ‘Goltix’) d’une part <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>mercuriale</strong> ou <strong>de</strong> crucifères (plus s<strong>en</strong>siblesà la ‘Pyramin’) d’autre part, l’addition d’une fraction <strong>de</strong> ‘V<strong>en</strong>zar’ (0,1 kg)dès le premier traitem<strong>en</strong>t constitue un bon compromis <strong>et</strong> est parfaitem<strong>en</strong>t sélective(déconseillé avec le B<strong>et</strong>anal Elite).Repousses <strong>de</strong> pomme <strong>de</strong> terreAprès c<strong>et</strong> hiver clém<strong>en</strong>t, ces repousses risqu<strong>en</strong>t d’être particulièrem<strong>en</strong>t nombreusesc<strong>et</strong>te année. L’’arrachage manuel ou le binage peuv<strong>en</strong>t être utiles,mais la meilleure solution consiste <strong>en</strong> l’application localisée d’un herbici<strong>de</strong> totalsystémique (type ‘Roundup’). Selon le <strong>de</strong>gré d’infestation, elle peut se réaliserau moy<strong>en</strong> <strong>de</strong> pistol<strong>et</strong>s <strong>de</strong> pulvérisations ou <strong>de</strong> gants imbibés, avec <strong>de</strong>smachines à mèches ou à rouleaux, ou par «binage chimique» pour éliminer lesrepousses dans l’interligne. Ces applications d’un herbici<strong>de</strong> total systémiqueproduit offr<strong>en</strong>t l’avantage <strong>de</strong> détruire égalem<strong>en</strong>t les tubercules <strong>de</strong> pomme <strong>de</strong>8 Nr. 448 - Avril 2008 Le B<strong>et</strong>teravier