Plan Campus - CEA Saclay
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<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong>TOME IMARS 2009
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Un projetcontemporainC’est maintenant. Maintenant qu’il faut construire les conditions quivont faire émerger la société du futur, avec ses technologies, son économie,ses relations sociales, son rapport à l’environnement. Cet espoir, sematérialise aussi sous la forme d’une compétition entre une poignée dehauts lieux académiques et de recherche dans le monde, compétitiondans laquelle le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> peut jouer un rôle de toutpremier plan avec les 12 000 chercheurs publics et les 34 000 étudiantsqui y travaillent déjà (ou à ses abords immédiats). Et il entend jouer cerôle en présentant aujourd’hui un <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> qu’il veut contemporain,ce qui est encore la meilleure manière d’être moderne.C’est un projet contemporain qui met en relation étroite les trois personnagesclés qui font avancer ensemble la connaissance : l’enseignant,le chercheur, l’entrepreneur. Unité de lieu, unité d’action, unité de personnage.Cela peut marcher. Cela doit marcher.C’est un projet contemporain car c’est un projet académique et de recherchequi mêle les acteurs de douze grands domaines de recherche,tous stratégiques : des nanosciences aux sciences du vivant, de la physiquedes deux infinis aux technologies de l’information, des énergiesà bas carbone à la finance et à la gestion…C’est un projet contemporain car il réunit des gens qui ne se parlentguère d’habitude : les ingénieurs et les chercheurs. Or, ils ont beaucoupà apprendre les uns des autres.C’est un projet contemporain, car les acteurs prennent acte de leurresponsabilité vis-à-vis d’une ressource publique rare en cherchantpartout des synergies, en optimisant leur demande. C’est ainsi qu’ilsont gagné près de 100 M€ sur les estimations initiales. De même, ils ontassocié des financements de sources variées pour bâtir un projet que leplan <strong>Campus</strong> ne finance qu’à 30%.23 acteurs,très différents les unsdes autres, ont su créerla dynamique qui porteaujourd’hui le projet.Malgré tout, le plateau de <strong>Saclay</strong> est un ensemble immense et les budgetssont à sa mesure. Enclencher de manière irréversible ce mouvementvers le futur demande prés de 2 000 M€ d’investissements, dont620 M€ seraient demandés dans le cadre du plan <strong>Campus</strong>, c’est-à-direun capital de 1 450 M€ dont les produits financiers seront affectés auxopérations réalisées en partenariat public privé (PPP). De quoi réaliserune moitié du déménagement de l’Université Paris-Sud 11, inciter lesétablissements arrivants à mutualiser leurs locaux et aussi lancer untrès petit nombre d’opérations mais à très forte valeur ajoutée.C’est un projet contemporain car il n’ignore rien de ce qui comptedans la réussite d’un tel projet : la qualité de la conception urbanistique,l’efficacité et la diversité des systèmes de transport, la relation avec lanature, la diversité des activités de loisirs, l’accessibilité aux services età des lieux de vie attractifs.C’est un projet contemporain parce qu’il respecte le territoire où ils’inscrit ainsi que ses habitants et ses élus. Le projet intègre ainsi unjuste retour de ses activités au profit des populationsriveraines. Il intègre aussi ses différentessensibilités : hydrologiques, agricoles, forestières…La présence d’un pôle d’enseignement etde recherche dans le domaine des sciences duvivant renforce cet engagement. C’est un projetqui sera également co-construit avec les collectivitésterritoriales : le dialogue est engagé.L’écoute est mutuelle.L’engagement ! Pour cette raison aussi, ce projetest contemporain : vingt-et-un acteurs, très différentsles uns des autres, ont su partager unevision et créer la dynamique qui porte aujourd’hui le projet. Ils signentaujourd’hui ce projet, exprimant leur désir de continuer ensemble.C’est un projet du temps du Grenelle de l’environnement : covoiturage,modes doux, transports collectifs, marche, accessibilité…C’est un projet contemporain car c’est un projet social : logementspour étudiants et pour salariés, logements sociaux ou en accession àla propriété, qualité du cadre de vie… Les étudiants, les chercheurs,les salariés, les habitants sont considérés dans ce projet pour ce qu’ilssont : des acteurs.Ce projet est contemporain parce qu’il essaye de ne rien oublier desleçons du passé.3
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIR4LA GENÈSED’UN PROJETLe système de recherche et d’innovation mondial évolue rapidement.Les années à venir verront se confirmer la dominationde quelques dizaines de zones de recherche et d’innovation depremier plan. Producteurs de l’essentiel de la science de rupture,ces clusters seront également les principaux pôles d’attraction desmeilleurs chercheurs et des entreprises innovantes. Le plateau de<strong>Saclay</strong> bénéficie des atouts qui en font un candidat naturel pourfigurer dans ce cercle restreint : nombre et talent des chercheurset des étudiants, volume et qualité des publications scientifiques,infrastructures scientifiques et techniques… Une stratégie claireet concertée, associant acteurs publics et privés, peut donner à ceterritoire la performance et l’attractivité dont il a besoin pour tenirtoutes ses promesses.Divers rapports ont identifié les actions prioritaires à mener envue de l’aménagement du cluster scientifique et technologique de<strong>Saclay</strong>, tels le rapport au Premier ministre de Christian Blanc oucelui de Philippe Lagayette. Par deux fois, en juin 2007 puis enjanvier 2008, le président de la République a affirmé la prioritéqu’il accordait à ce projet. Actuellement, trois initiatives de l’Étatconvergent en ce sens.• La première, l’opération d’intérêt national (OIN) ciblant le sudde l’Île-de-France, a été lancée par une lettre du Premier ministreau préfet de région, le 18 novembre 2005. Une mission de préfigurationa été installée en mars 2006 par le gouvernement.• La deuxième, le plan <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, a été lancéeen février 2008 par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieuret de la Recherche. Une enveloppe de cinq milliards d’eurosa été réservée pour accompagner la montée en puissance des campusfrançais les plus prometteurs. Douze projets ont été labellisésen 2008 en trois vagues, mai, juillet et décembre.• La troisième, le projet de cluster scientifique et technologiquesur le plateau de <strong>Saclay</strong>, présenté par le secrétariat d’État à la RégionCapitale lors de la conférence de presse du 6 novembre 2008.Le <strong>Plan</strong> campus du plateau de <strong>Saclay</strong> a été retenu par le ministèrede l’Enseignement supérieur et de la Recherche lors de la deuxièmevague. Dans un courrier du 31 juillet 2008, la ministre a enjoint lesacteurs à parfaire le dossier en répondant aux remarques du comitéd’évaluation de l’opération campus. Celles-ci concernaient :• l’organisation de la gouvernance du projet de campus, impliquant21 institutions signataires et deux institutions associées• la recherche de synergies et d’économies d’échelles, en particulierà l’occasion de nouvelles implantations• le développement de relations avec le monde économique• le développement des capacités de transports, notamment publics• la confirmation de sources de financement complémentaires àl’opération <strong>Campus</strong>.Un fait nouveau et majeur s’est produit fin 2008, avec la décisionde l’université de Paris-Sud 11 de déménager sur le plateau de<strong>Saclay</strong>.Deux chefs de projets ont été conjointement nommés en novembre2008, par le secrétaire d’État en charge du développement dela région capitale et la ministre de l’Enseignement supérieur etde la Recherche. Ils ont notamment pour fonction de coordonnerles demandes des acteurs et d’appuyer la fondation de coopérationscientifique, porteuse du projet collectif, dans la rédactiondu dossier.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009SIX VERBESD’ACTIONLe tome 1 de ce rapport comporte six chapitres,tous titrés par un verbe d’action.L’action, les acteurs du projet y sont prêts.S’engagerLes 21 signataires du <strong>Plan</strong>campus du plateau de <strong>Saclay</strong>l’ont fait, le font, le feront.Ils ont créé une dynamiqueen réunissant desforces dont l’union paraissaitimprobable. Cet engagementest communicatif :de nombreuses entreprisesrépondent «présent !». Lescollectivités exprimenttoutes leur intérêt pour leprojet… dans un esprit deco-construction.PiloterComme toutes les équipesqui s’investissent dans unprojet, celle-ci a du caractère.Elle a mis en place unsystème de gouvernancequi fait du tout un ensemblesupérieur à la sommede ses parties. Et cetteéquipe a envie de prolongercette dynamique pourcréer un haut lieu de l’innovationmondiale…MultiplierPour multiplier, il faut optimiseret mutualiser deslocaux, des équipements,des moyens… et c’est dubon sens. Mais c’est aussiimaginer des connexionset des rencontres nouvelles.C’est créer de nouveauxlieux, de nouveauxservices, de nouvellesidées. C’est ainsi qued’économe, la mutualisationdevient créatrice…DessinerEcocité, lieu d’enseignement,de recherche detravail et lieu de vie, lecampus est tout cela : uneorganisation spatiale quisoit à la fois un dessin etun dessein. Avec un regardsur le campus et unregard sur la nature, avecses modes doux, le projet«urbanistique» veut être,lui aussi, innovant, et uneréférence pour l’avenir.VivreC’est habiter, se déplacer,se détendre, se distraire,nourrir son corps et sonesprit. Le campus n’estpas un lieu abstrait, horsdu monde. Le <strong>Plan</strong> campusdu plateau de <strong>Saclay</strong>est un projet de sociabilitéet de service au sein duquelil fait bon vivre, pourles étudiants comme pourles salariés des établissementset entreprises et lesriverains.DevenirCe document ne parle pasd’un projet «fini» maisd’un projet évolutif, dontla vie a déjà commencémais qui est encore loinde l’âge adulte. Devenir,évoluer, phaser, voire corriger,adapter sont les motsd’ordre de ce projet. Devenir,c’est aussi aborder lesmoyens financiers dont le<strong>Plan</strong> campus du plateau de<strong>Saclay</strong> a besoin…5
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>S’ENGAGERDES ACTEURS À LA HAUTEURDES ENJEUXPage 8Aujourd’hui vingt-et-un acteurs s’engagentà se regrouper et à unir leurs forces sur leplateau de <strong>Saclay</strong> pour apporter des réponsesscientifiques et entrepreneurialesà l’économie du futur. Ces acteurs ne sontpas seuls : les collectivités, les entreprises,les acteurs du transport s’impliquent égalementdans ce projet.PILOTERLA CRÉATIOND’UNE IDENTITÉPage 14L’action de la Fondation de coopérationscientifique (FCS) réunissant l’ensembledes acteurs a créé une dynamique et unepréfiguration des mutualisations à venir.Forts de cette organisation, les établissementsimpliqués dans le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong> ont élaboré leur projetcollectivement.MULTIPLIERUNE MUTUALISATIONPOUR CRÉER DE NOUVELLESDYNAMIQUESPage 18Le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> va modifierde manière importante l’organisationdes trois activités enseignement, recherche,innovation sur le plateau. La mutualisationsera l’instrument de ce changement.Mutualisation « économe » et aussi « créative» pour inventer des relations nouvelles.SOMMAIREAUJOURD’HUI 10 % DES EFFECTIFSDE LA RECHERCHE EN FRANCE,DEMAIN VISER LES 20 %UN FUTUR CERCLE DES ENTREPRISESPARTENAIRES DU CAMPUSUN INTERÊT MANIFESTEDES COLLECTIVITÉS ET DES ÉLUSUNE SOLUTION CRÉDIBLEÀ COURT TERME EN MATIÈREDE TRANSPORTS COLLECTIFS9101113UNE ORGANISATIONPOUR L’AVENIRLE CAMPUS, SON IMAGEET SA NOTORIÉTÉ1517ENSEIGNEMENT : UNE STRATÉGIEEN QUATRE POINTSRECHERCHE : DES SCIENCESAUX ENJEUX DE SOCIÉTÉVALORISATION-INNOVATION :PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEURE1922266
Tome I | Mars 2009DESSINERDES POLARITÉS AUTOURDE LIEUX DE VIEET D’ESPACES MUTUALISÉSPage 30VIVRELES DÉPLACEMENTS,LA VIE SOCIALEET LA SOCIÉTÉ LOCALEPage 40DEVENIRUN PROJET GLOBAL,UNE DÉMARCHEPROGRESSIVEPage 52Les acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong> voient le projet comme une écocitéde la Science et de l’Innovation. C’estdonc un projet qui s’appuie sur l’écologie,l’hydrologie et les mobilités qui est présentéici, alternant lieux de vie, lieux de recherche,d’enseignement et d’innovation.LES GRANDS PRINCIPESD’IMPLANTATION31UNE ORGANISATION SPATIALEEN ZONES, AUTOURDE PÔLES ACADÉMIQUES34LES GRANDES RÉPARTITIONSSPATIALES36DENSITÉ ET MUTUALISATION :UNE GESTION RAISONNÉEDE L’ESPACE37UNE AMBITION ARCHITECTURALE38LA MISE EN VALEUR DES ÉCOSYSTÈMESNATURELS ET AGRICOLESET DE LA BIODIVERSITÉ VÉGÉTALE38Le <strong>Plan</strong> campus du plateau de <strong>Saclay</strong> veutêtre un projet « à vivre », en mouvement,ouvert sur son environnement et sur lespopulations environnantes. Son ambition :faire du plateau un lieu où il fait bon travailler,habiter, faire du sport, se distraire,se déplacer et où le contact avec la vie localeest possible…TRANSPORTS : UNE ARDENTEET URGENTE NÉCESSITÉDÉPLACEMENTS : DES ÉLÉMENTSDE SOLUTION À COURT TERMELA QUALITÉ DE L’ACCUEIL ET LA VIEQUOTIDIENNE : UNE MIXITÉDE FONCTION ET DES LIEUX PARTAGÉSL’OUVERTURE VERS LES HABITANTSET LES RIVERAINS :UNE VIE LOCALE ET SCIENTIFIQUE41424950Les acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong> présentent un projet global, dontla mise en œuvre sera nécessairementprogressive. Avant 2015 ou au-delà, il faudraconserver une forte volonté collectiveet tenir le cap.... Préserver un équilibreentre la rigueur des principes et la souplessede leur application.LES OPÉRATIONS PRÉVUESLA DÉCLINAISONPAR OPÉRATIONUN RÉSEAUDE PARTENAIRESLE DEVENIR DES TRANSPORTS :TC ET/OU AUTOMOBILE…LES BESOINS EN FINANCEMENT,DU COURT AU LONG TERMEEN GUISE DE CONCLUSION5355596063647SOMMAIRE
S’ENGAGER PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIRS’ENGAGERDES ACTEURS À LA HAUTEURDES ENJEUXS’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX8Aujourd’hui vingt-et-un acteurs s’engagent à se regrouper et à unir leursforces sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, certains venant de la vallée, d’autresde plus loin, quelques-uns enfin, y sont déjà. La « hauteur » est ici à la foisaltimétrique et métaphorique puisqu’il s’agit de « monter » sur le plateau,mais aussi de participer à la structuration de la région capitale et d’apporterdes réponses scientifiques et entrepreneuriales à l’économie du futur.Ces acteurs ne sont pas seuls : les collectivités, les entreprises, les acteursdu transport s’impliquent également dans ce projet.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009S’engager, lancer dans le projet toutes ses forces réunies : le présent dossierest porté par 23 acteurs, 21 institutions signataires et 2 associées.Pour 7 d’entre elles, non encore présentes sur le site, le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong> se traduira par un déplacement partiel ou total.• Deux universités et une école normale : l’université Paris-Sud11, l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, l’ENS Cachan1• Neuf écoles d’ingénieurs et une école de management : l’ÉcolePolytechnique, Supelec 2 , l’IOGS 3 , AgroParisTech, l’École Centrale deParis, l’ENSAE 4 ParisTech, l’ENSTA 5 ParisTech, Institut TELECOM,Mines ParisTech et HEC 6 Paris• Six organismes de recherche : le <strong>CEA</strong> 7 , le CNRS 8 , l’INRA 9 ,l’INRIA 10 , l’ONERA 11 , l’IHES 12• Un pôle de compétitivité (System@tic Paris-Région) et une fondationde coopération scientifique hébergeant deux résaux thématiquesde recherche avancée (Digiteo-Triangle de la physique)• En tant qu’institutions associées au projet de campus, les Pôlesde recherche et d’enseignement supérieur ParisTech (dont 7 des11 établissements sont impliqués) et UniverSud Paris (dont 5 des6 membres fondateurs et 5 des 15 membres associés sont impliqués).Ils précisent, dans le tome II du présent rapport, leur stratégiepropre et les perspectives de collaborations entre eux et les acteursdu campus.Ce même tome II consacre à chaque institution signataireune fiche dans laquelle sont exposées sa stratégie et sesattentes en termes de plus value apportée par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.Qu’attendent-elles de cette opération ? Cinq raisons reviennent leplus souvent :• tirer partie des synergies recherche, valorisation, enseignement,de la dynamique lancée et l’accès à des infrastructures• le surcroit de visibilité que va apporter à l’établissement l’appartenanceà un ensemble aussi important et prestigieux• leur situation présente peu satisfaisante voire critique(locaux vétustes, dispersion sur plusieurs sites) qu’un déménagement« en bloc » améliorera significativement• l’interdisciplinarité du campus• une amélioration de l’accueil des étudiants et du personnel.1 École NormaleSupérieure DeCachan2 École Supérieured’Electricité3 Institutd’OptiqueGraduate School4 ÉcoleNationale de laStatistique et deL’AdministrationEconomique5 École NationaleSupérieure desTechniquesAvancées6 Hautes EtudesCommerciales7 Commissariatà L’énergieAtomique8 Centre Nationalde la RechercheScientifique9 Institut Nationalde la RechercheAgronomique10 InstitutNational deRecherche enInformatique et enAutomatique.11 Office nationald’études et derecherchesaérospatiales12 Institut desHautes EtudesScientifiquesAUJOURD’HUI 10 % DES EFFECTIFS DE LA RECHERCHE ENFRANCE, DEMAIN VISER LES 20 %Le projet, en ne considérant que le plateau de <strong>Saclay</strong> proprement dit,représente près de 60 000 personnes. Au-delà de la quantité, il y a laqualité. Comme la plupart des grands pôles mondiaux, le <strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong> se distingue également par ses chercheurs les plusréputés, dont certains titulaires de prix internationaux : les prix Nobelde physique d’Albert Fert en 2007 (chercheur au CNRS et professeur àl’Université Paris-Sud 11) et de Pierre-Gilles de Gennes en 1991 (professeurà l’Université Paris-Sud 11), ainsi que les médailles Fields deWendelin Werner en 2006 (professeur à l’Université Paris-Sud 11 età l’École Normale Supérieure), Laurent Lafforgue en 2002 (chercheurà l’Université Paris-Sud 11 puis à l’IHES), Jean-Christophe Yoccoz en1994 (professeur à l’Université Paris-Sud 11), Pierre-Louis Lions, égalementen 1994 (professeur à l’École Polytechnique) ou encore MaximeKontsevitch en 1998 (professeur à l’IHES).Le potentiel de recherche et de formation envisagé sur le plateau de<strong>Saclay</strong> représente une part très significative de l’effort national dansde nombreux domaines. L’effectif des chercheurs et enseignants-chercheursdans le secteur public en France est de l’ordre de 100 000, c’està-direque <strong>Saclay</strong>, avec ses 9 500 chercheurs et enseignants-chercheursreprésente d’ores et déjà environ 10 %. Une analyse des publications2005 dans la base Web of science confirme cet ordre de grandeur avec5 991 publications répertoriées à <strong>Saclay</strong> (70 488 au niveau national).La proportion de 10 % se retrouve notamment dans les domaines desmathématiques, des sciences de l’ingénieur, de la chimie et de la biologie.En physique et dans le domaine de l’énergie, cette part s’élèveplutôt à 20 %.Un ensemble d’une telle ampleur, porteur au meilleur niveau de tantde thématiques, se doit de porter une ambition majeure :• dans la stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI)telle qu’elle est en train de se mettre en place, avec ce qu’elle impliquenotamment de mise en perspective des enjeux sociétaux• dans l’espace européen de la recherche, en tant que l’un des grosclusters de recherche, d’enseignement et d’innovation. En particulier leS’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX9
S’ENGAGER PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIRS’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX10<strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> a vocation à jouer son rôle dans le cadre del’Institut européen de technologie qui vise à fédérer les grands acteursau travers de communautés pour le savoir et l’innovation (les KIC,pour Knowledge and Innovation Communities).Conscients de ces enjeux, les acteurs souhaitent œuvrer ensemble en cesens : des exemples sont donnés au chapitre 3.UN FUTUR CERCLE DES ENTREPRISESPARTENAIRES DU CAMPUSL’envie de « monter » sur le plateau est communicative. Le projet séduit,l’engagement des vingt-et-un signataires, les principaux acteurs du <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong> et les manifestations d’intérêt des collectivités territoriales (lireci-après) rassurent. La dynamique créée va attirer de nouveaux acteurs.Même si le développement des nouvelles technologies n’impose plusnécessairement une proximité physique pour se sentir proche, les entreprisessavent désormais que le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> offre desopportunités exceptionnelles de collaboration. « L’esprit » du projet, lafaçon dont il est porté et exprimé par les acteurs, le travail de coopérationdéjà engagé - près de quatre ans de travail intégré avec les pôles deRecherche : un potentielde niveau européen et mondialLe <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> s’inscrit dans l’esprit de « l’espace européen de la recherche »et dans la consolidation de celui-ci. Il apporte à l’Europe un potentiel de recherche et d’enseignementsupérieur de tout premier plan mondial, comme en témoignent quelques-uns des critères comparatifsindiqués dans le tableau ci-dessous.MIT Stanford Cambridge <strong>Saclay</strong> 2009Surface 0,7 km 2 33,1 km 2 16 km 2 9 km 2Etudiants (LMD) 10 220 19 800 18 500 22 000Doctorats délivrés par an 599 720 997 1 300Chercheurs et enseignants 4 500 5 500 9 500Publications 4 530 6 503 9 610 5 991Citations moyennespar article14,46 11,30 11,44 9,14Source : données publiques 2005 disponibles sur Internet. Traitements et estimations : FCScompétitivité - leur démontrent que la valorisation des résultats de la recherchen’est pas considérée ici comme une ultime (et facultative) étaped’un processus mais qu’elle est « dans la boucle » vertueuse qui unit defaçon dynamique formation, recherche et innovation. Les entreprisessavent que l’important travail déjà accompli sera poursuivi et amplifié.Pour les entreprises, la disponibilité de ressources humaines de qualitéet la disponibilité de sources de savoir pertinentes sont deux facteursessentiels de leur compétitivité. Les entreprises soumises à la pressionde la compétition mondiale sont amenées à reconsidérer la localisationde leurs activités à haute valeur ajoutée : direction, marketing, rechercheet développement. Le critère habituel de nationalité tend à s’estomperau profit des critères de qualité et de coût de la main d’œuvre de hautniveau, de qualité, de réactivité et d’ouverture des centres de recherche.Dans ce contexte, les entreprises et les établissements d’enseignementsupérieur et de recherche doivent entrer dans une relation partenarialepour être dans le peloton de tête de la compétition mondiale chacundans leur domaine. C’est la promesse du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>.Tous les établissements d’enseignement et de recherche du <strong>Campus</strong>ont déjà à leur actif une longue tradition d’interaction avec le mondeéconomique et en particulier avec les entreprises. Ces relations se sonten général renforcées et structurées avec notamment les forums d’entreprise,les stages, les programmes de docteurs (exemples du programmeDocteurs pour l’Entreprise de ParisTech, recours aux thèses Cifre) et lesprogrammes de recherche mis en place au niveau national ou Européen(RRIT 13 , ANR 14 , EUREKA 15 , OSEO 16 …). Plus récemment de nombreuseschaires d’enseignement et de recherche financées par des entreprisesont été lancées avec succès sur de nouveaux thèmes d’intérêt commun.Dans les dernières années, pratiquement tous ces établissements ont misen place des fondations destinées à porter ces actions.Des entreprises ont cherché à pousser plus loin la coopération avec lespartenaires académiques en créant avec certains d’entre eux des laboratoirescommuns de recherche ou en mettant en place des coopérationsstructurées et relativement pérennes. Certaines entreprises (EDF,Horiba) envisagent de se déplacer sur le plateau pour bénéficier de cetenvironnement à fort potentiel. Le développement de plates formestechnologiques qui leurs sont ouvertes pourrait en attirer d’autres, cecid’autant plus que l’offre de transport et les services disponibles sur le13 Réseau derecherche etd’innovationtechnologique14 AgenceNationale de laRecherche15 Programmeeuropéen16 Agence dédiéeà l’innovationindustrielle
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Vers un cercle des entreprises partenairesCes premières manifestations d’intérêt sont encourageantes. Les acteurs du plateau de <strong>Saclay</strong>sont néanmoins conscients qu’ils ont encore une importante marge de progression en ce quiconcerne leurs relations avec le monde industriel. L’un des facteurs de cette progression sera lacréation d’un cercle d’entreprises partenaires qui s’engageront à leurs côtés pour tisser des relationsplus serrées que naguère et créer de la valeur à partir de résultats scientifiques. Chacundans son secteur a en vue un certain nombre d’entreprises, qu’il souhaite solliciter.• Energie, ingénierie, sidérurgie : les membres de trois pôles de compétitivité (Tennerdis,Advancity Capenergies), au moins six grandes entreprises (Arcelor, Areva, Colas, EDF, GDFSuez, Total) et au moins treize PME (par exemple, CeramHyd, Caspeo, Ligeron, Robobat,Solems)• Agriculture, agro-alimentaire, bioprocédés, environnement : au moins neufgrandes entreprises (Air Liquide, Bongrain, Danone, Nestlé, l’Oréal, Saint-Gobain, SuezEnvironnement, Unilever, Veolia) et des PME 17 (par exemple, ARECO, CESBRON, Eurofins,JuvaSanté, Maguin, Novasep, SNC Lavalain-AgroBio sucres)• Pharmacie, biologie-santé, chimie : les membres de deux pôles de compétitivité :(MEDICEN, Cosmetic Valley), au moins onze grandes entreprises (Bayer, BioMérieux,Endotis, Essilor, Dupont, l’Oreal, Pharma, Sanofi-Aventis, Servier, Rhodia, Unilever) et desPME (par exemple, Alchimedics, BioSpace Lab, GenOptics, Genewave, NanoE, Quidd, Spi-bio)• Transports : trois pôles de compétitivitié (AStech, Mov’eo, System@tic Paris-Région),au moins huit grandes entreprises (Alstom, EADS, Michelin, PSA, RATP, Renault, Snecma,Valéo), des PME• Technologies de l’information et de la communication : un pôle de compétitivité(System@tic Paris-Région), au moins sept grandes entreprises (Alcatel Lucent, BASFFrance Telecom, Orange, Samsung, ST Microelectronics, Thales) et de très nombreusesPME (par exemple, Adcis, Exalead, Géomath, Mediamobile, SDTools, 3S Photonics…)• Instrumentation : des sociétés comme Amplitude technologies, Cryoconcept/Cryomagnetics, Fastlite, Imagine Optics, Horiba, Inel, Ivea, Kaluti System, Leosphere,Quantel, Scientec• Services et biens de consommation : le pôle de compétitivité (Finance Innovation),des grandes entreprises comme AGF, Axa, Covéa, Société Générale et d’autres commeFormatel, Preventeo.17 L’assembléepermanentedes Chambresd’Agriculture(APCA) a envoyéune lettrede soutienvigoureuse.plateau évolueront pour mieux répondre à leurs besoins.Des instituts techniques manifestent également leur intérêt. Le Centretechnique interprofessionnel des oléagineux métropolitains (CE-TIOM) a déjà déclaré son intention de rejoindre AgroParisTech.UN INTERÊT MANIFESTEDES COLLECTIVITÉS ET DES ÉLUSLes collectivités territoriales et les parlementaires manifestent leurintérêt pour le projet à toutes les échelles de territoires que le projet« influence ». Cet intérêt ne tient pas seulement aux enjeux du projetacadémique et scientifique : il s’explique aussi par le fait que le projetrespecte les différentes échelles de territoire dans lequel il s’inscrit. Le<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> est un projet ouvert sur le mondequi l’entoure. C’est pourquoi, il doit être « co-construit » avec lesacteurs politiques et économiques du territoire.La Région manifeste son intérêt en raison de la création d’un pôlepuissant de recherche, d’enseignement et d’innovation dans le sudouestfrancilien. C’est à son échelle que se manifestent les conséquencesqu’il aura sur l’aménagement du territoire et sur la politiquedes transports dans cette zone. Cette réalité explique pourquoi le dispositifde transport à mettre en œuvre pour absorber l’accroissementdes déplacements dès la première phase du projet (jusqu’en 2015)s’inscrit dans une double logique « SDRIF 18 et STIF 19 -compatible ».Les conseils généraux de l’Essonne 20 et des Yvelines sont directementconcernés puisque le plateau de <strong>Saclay</strong> dans son ensemble est partagéentre les deux départements et que le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong>, situé dans l’Essonne, se construit aux portes des Yvelines.Les conséquences en termes de transport, de flux, d’échanges (parexemple, avec les pôles de compétitivité des Yvelines) sont considérables.De même il existe de forts échanges avec des partenairescomme l’INRA de Versailles et l’Université d’Evry Val-d’Essonne.Quant au futur dispositif de transport collectif étudié dans le cadredu projet, il concerne aussi bien Evry, Les Ulis et Massy (en Essonne)que Saint-Quentin-en-Yvelines et Vélizy (dans les Yvelines).La communauté d’agglomérations du plateau de <strong>Saclay</strong> (CAPS) etles communes du plateau ou riveraines figurent également parmiles partenaires actifs et engagés, dont la coopération est essentielle18 Schémadirecteurde la région d’Ilede-France19 Syndicatdes Transportsd’Ile-de-France20 Dans sacontribution auprojet, le conseilgénéral de l’Essonneécrit :« Le plateaude <strong>Saclay</strong> est àl’évidence le pharede l’ensemblesud-francilien etun moteur pour ledéveloppementde l’économie de laconnaissance enrégion-capitale ».Il souligne ladynamique crééepar un « arcde l’innovation »qui réunit lespôles d’Evry - etson potentiel derecherche - d’Orlyet du plateau de<strong>Saclay</strong>. Dans cettemême contribution,le Départementmanifesteun véritableengagementen faveur de ceprojet, en raisonde son caractèrestructurant pourl’ensemble du sudet du sud-ouestfrancilien.S’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX11
S’ENGAGER PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIRLe <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> et ses six zonesZoneJouy-en-JosasHEC/INRAS’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUXZoneOrme-<strong>Saclay</strong><strong>CEA</strong>ZoneMoulonSUPÉLECZoneGif-sur-YvetteCNRSLes six zones évoquées dansle présent dossier.En bleu, les trois zones sur lesquellesZoneLa MartinièrePARIS-SUD 11portent la majoritédes opérations prévues.ZonePalaiseauPOLYTECHNIQUE12
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Février 2009pour l’application du droit des sols et pour toutes les démarches deplanification territoriale.Dans le cadre de la réflexion urbanistique menée pour proposer uneimplantation des équipements et des lieux de vie, des bâtiments derecherche et d’enseignement, des entreprises et des infrastructures,le souci de respecter le territoire a été constant. C’est pourquoi lespropositions d’implantations s’efforcent d’être « PLU-compatibles »et respectent les spécificités du territoire, notamment sa sensibilitéparticulière dans les domaines hydrologique et environnemental.Dans le domaine des transports et de l’urbanisme, les communes ontfait connaître leurs préoccupations et les conditions dans lesquellesle projet pouvait, selon elles, contribuer à consolider les lignesde force des territoires et contribuer à améliorer la qualité de viedes habitants, par l’amélioration de l’offre de services, qu’il s’agissed’animation, de nouveaux lieux de vie ou de transports. Le dialogueétroit initié dans la phase d’études explique également l’interêt portéau projet par ces acteurs.• pour valoriser les modes doux, comme la marche et le vélo• pour contribuer, grâce à une mutualisation des équipementset à une densité raisonnable du bâti, à réduire globalementl’empreinte écologique due à l’augmentation du nombre dedéplacements. UNE SOLUTION CRÉDIBLE À COURT TERME EN MATIÈREDE TRANSPORTS COLLECTIFSL’avis le plus largement partagé par l’ensemble des acteurs (collectivités,Etat, signataires du projet, entreprises, mais aussi riverains ouusagers) concerne l’insuffisance de qualité des transports collectifs,même si celle-ci s’explique en partie par la faible densité de l’urbanisationactuelle. C’est pourquoi, dans le souci de présenter unprojet complet et crédible, les acteurs du projet se sont préoccupésde vérifier que, dans l’hypothèse du lancement d’une première phasedu projet avant 2015, des solutions pouvaient être mises en œuvreà très court terme. Elles sont détaillées dans le chapitre Vivre (lirepage 40).L’engagement des signataires ne peut porter sur le développement denouvelles infrastructures de transports : cela n’entre pas dans leurscompétences. En revanche, les signataires s’engagent à tout faire :• pour promouvoir des solutions de renforcement ou d’améliorationde l’offre existante en matière de transports collectifs• pour développer une politique ambitieuse du logement, biensûr pour les étudiants, mais aussi pour accueillir les personnelsdes établissements qui rejoindront le site en lien avec les collectivitésterritorialesS’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX13
S’ENGAGER PILOTER MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIRPILOTERLA CRÉATIOND’UNE IDENTITÉPILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉL’action de la Fondation de coopération scientifique (FCS)réunissant l’ensemble des acteurs a créé une dynamique et unepréfiguration des mutualisations à venir. Forts de cette organisation,les établissements impliqués dans le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong> ont élaboré leur projet collectivement. Celui-ci témoignede l’envie de réussir ensemble une exemplaire aventure scientifique,pédagogique, industrielle, urbanistique. La démarche collaborativequi justifie le projet porte désormais cette primo-coopération dansson ADN. Le système de gouvernance mis en place pour porter cettevision collective a fait ses preuves.14
Le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> s’insère dans l’ambitionplus large portée par l’opération d’intérêt national (OIN). Celle-ciconcerne 49 communes dans deux départements et associe deuxgrands ensembles territoriaux reliés entre eux : le « Triangle Sud » -siège du présent projet - et la partie « Satory-la-Minière ». Une missionde préfiguration de cette OIN a été mise en place en 2005 aveclaquelle les porteurs du projet de campus ont étroitement collaboré.La création d’un établissement public porteur du développementde ce territoire a été annoncée en novembre 2008. Sa mise en placeaura naturellement des implications sur l’évolution de la gouvernancedu <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> proprement dite.Les lignes qui suivent traduisent la volonté des acteurs impliquésdans cette perspective future sans naturellement pouvoir préjugerdu cadre précis que l’Etat retiendra.Par ailleurs, les acteurs du campus sont, pour une partie importanted’entre eux, organisés selon deux pôles de recherche et d’enseignementsupérieur (PRES) constitués début 2007. Ces PRES expriment,dans le tome II de ce document, leur volonté de coopérertant dans le cadre de l’animation du campus que pour favoriser ledéveloppement des relations de celui-ci avec Paris, l’Ile-de-Franceet au-delà.Ces deux PRES - ParisTech et Universud Paris - ont été associés auxtravaux d’élaboration du présent projet, en ont paraphé le texte etont vocation à prolonger leur participation à la dynamique futuredu campus.UNE ORGANISATION POUR L’AVENIRUNE GOUVERNANCE QUI A FAIT SES PREUVES,PORTÉE PAR UNE VISION COLLECTIVEUne fondation et deux chefs de projet : le système de gouvernancedu projet de <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> s’est révélé être un atoutconsidérable pour donner un contenu scientifique, académique,économique et social au projet. En se réunissant au sein d’unefondation de coopération scientifique (FCS), les principaux acteursdu projet - ceux déjà présent sur le plateau et ceux qui vontle rejoindre - ont créé les conditions d’un dialogue permanent.Ce dialogue entre eux a permis de construire un projet innovant,durable, économe en espace, mutualisé :<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009L’organisation des acteurs pour construire le projetC’est en mars 2007 qu’est publié au Journal officiel le décret par lequel le <strong>CEA</strong>,le CNRS, l’ENSTA ParisTech, l’INRIA, l’Institut d’optique Graduate School, l’Onera, l’Écolepolytechnique, Supelec et l’Université Paris-Sud 11 créent une fondation de coopérationscientifique - Digiteo-Triangle de la physique - qui est la structure juridique associée auxdeux réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) dont elle porte le nom.Puis, la FCS est sollicitée pour coordonner la préparation conjointe de ce dossier.La décision d’étendre son objet social et de revoir sa structure interne afin de préfigurerun dispositif de gouvernance du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> est proposée fin juillet2008 et adoptée par les signataires le 13 novembre 2008.La FCS porte la candidature du plateau de <strong>Saclay</strong> pour l’opération <strong>Campus</strong>. Elle assistenotamment les deux chefs de projet mandatés par le gouvernement dans le cadre deleur lettre de mission - Jacques Glowinski et Vincent Pourquery de Boisserin.L’organisation qui a été mise en place, ainsi que la dynamique « projet » associée àl’élaboration de ce dossier collectif ont permis d’établir un fonctionnement collectifdes acteurs sans précédent sur le plateau. L’organisation mise en place repose sur :• un « bureau de transition », composé de six membres issus des institutions derecherche et d’enseignement auquel est associé un représentant industriel 1 instanceexécutive du dispositif de coordination générale des 21 signataires• un cercle de coordination constitué des représentants des établissementsconcernés, pour intégrer les dimensions transversales du projet• un cercle de responsables « thématiques » pilotant la déclinaison par domainedu triangle de la connaissance et élaborant collectivement le projet scientifiqueet académique.• porteur de synergies nouvelles entre les domaines de la recherche,de l’enseignement et de l’innovation (formant ainsi unefficace « triangle de la connaissance »), entre les grandes écoles,l’université et les instituts de recherche, entre ces institutions etl’entreprise• porteur d’interactions originales et puissantes entre les différentesthématiques scientifiques dont ils ont déterminé lescontours et les acteurs principaux• porteur enfin d’une vision partagée quant aux implantations,aux mutualisations et aux liaisons fonctionnelles auservice de ce développement collectif intégré. Ils se sont ainsi1 <strong>CEA</strong>, universitéParis XI, ÉcolePolytechnique,AgroParisTech,CNRS, Supelecet System@ticParis-Région.PILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉ15
S’ENGAGER PILOTER MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIRPILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉ16donné les moyens de proposer un projet complet, intégrant l’urbanisme,les transports, le logement, l’innovation sociale, tout enayant conscience des prérogatives des autres acteurs impliquéspar ce projet, Etat et collectivités territoriales en particulier.UNE GOUVERNANCE GARANTE DE LA COHÉRENCE DU PROJETLe projet proposé par les acteurs forme un système complexe danslequel les stratégies d’établissement d’enseignement supérieur et derecherche se conjuguent pour former des quartiers scientifiquementcohérents qui sont eux-mêmes agencés et positionnés pour interagiret créer de la transversalité académique et de la valeur économique.Dans une vision sur le long terme, on attend d’une gouvernanced’ensemble qu’elle se préoccupe des trois aspects suivants :• La qualité de l’environnement offert aux chercheurs, aux enseignantset aux étudiants. Ce potentiel scientifique a besoin d’unenvironnement approprié en transports et lieux de vie qui contribuentà la vitalité de l’écosystème ainsi constitué, aussi bien dans sonfonctionnement interne que dans ses échanges avec les collectivitésterritoriales, le monde économique et ses partenaires nationaux etinternationaux. La gouvernance doit donc être à la fois porteusede la cohérence du système, dans le temps long de sa réalisation, etouverte à son intégration dans les schémas de développement desterritoires.• La cohérence des actions au quotidien des acteurs présents surle campus. Les acteurs présents sur le campus ont l’intention d’intensifierleur concertation sur des sujets variés, de réaliser des étudesd’intérêt collectif, de mettre en œuvre des procédures communeslorsque cela s’avère nécessaire.• L’anticipation. La réponse aux enjeux de notre temps (santé, énergie,alimentation, biodiversité) nécessite la rencontre de chercheursissus d’horizons variés. De même, les découvertes scientifiques etl’innovation, de nos jours, résultent souvent de la fertilisation croiséeentre disciplines, voire de rencontres inattendues. Valoriser l’immensepotentiel du campus (en termes de masse critique, mais ausside diversité des domaines de recherche) demande une animationvisionnaire qui ne se cantonne pas aux cadres « conventionnels ».UNE GOUVERNANCE ÉVOLUTIVESi les propositions présentées dans le présent document reçoivent l’approbationdu jury et des autorités ministérielles - tout particulièrement,le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministèred’État de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durableet de l’Aménagement du territoire - la question du cadre pour porterle projet va se poser selon deux termes :• dans l’immédiat et pour une période de transition, afin de poursuivre,sans rupture de gouvernance, la dynamique engagée et mettreen œuvre les premières réalisations retenues• ensuite, dans le cadre de l’organisation globale qui aura été retenuepar l’Etat.Pour cette période transitoire, la FCS peut continuer à accomplir cequ’elle a accompli jusqu’à présent en maintenant un dispositif qui afait ses preuves et qui assure une pleine mobilisation des acteurs. Dotéede la personnalité morale, la FCS possède la capacité de gérer les fondspublics qui pourraient lui être confiés et de collaborer avec le ministèrede l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour définir les modalitésd’ingénierie financière des crédits du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>. Dans cetteperspective, la fondation aménagerait ses statuts de manière à pérenniserle cercle de coordination des 21 signataires (en associant les deux PRES)sous la forme de deux conseils, l’un à vocation scientifique, ouvert à l’international,et l’autre pour la vie de campus et les infrastructures mutualisées.Un bureau restreint continuerait à exercer les missions exécutives.Un cadre conventionnel avec les autorités ministérielles concernées, aupremier rang desquelles le ministère de l’Enseignement supérieur et dela Recherche, est proposé par la FCS.A très court terme, devront continuer à être traitées avec les différentesparties prenantes et notamment l’OIN, des questions très concrètes.Sans viser à l’exhaustivité, ces sujets concernent en priorité :• la poursuite d’études d’intérêt collectif (mutualisation d’équipement,infrastructures partagées, réseaux)• la détermination des conditions pratiques (attributions des terrains,en particulier) de mise en œuvre des premières opérations,notamment les opérations mutualisées et leur gouvernance• en lien avec les PRES, la poursuite de la dynamique de structu-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009ration dans les domaines de la recherche, de l’enseignement et dela valorisation• la réflexion collective sur les conditions d’accueil des nouveauxétablissements• la promotion nationale et internationale du campus• et de manière générale, la coordination des réponses aux attentesdes institutions publiques.A terme, les acteurs du campus souhaitent que soient préservés lesprincipes d’organisation qui les ont fédérés et ont donné au projet saforce et son unité :• une association étroite et quotidienne de l’ensemble des acteurs(la FCS a d’ailleurs naturellement vocation à intégrer de nouveauxacteurs)• une capacité à déterminer entre eux des propositions intégrant lesaspects scientifiques, académiques et fonctionnels.La FCS souhaite donc intégrer ces missions de manière pérenne et lesconduire dans le cadre plus global qui sera déterminé par l’Etat pour ledéveloppement du territoire dans lequel le campus est inséré. Dans lerespect des compétences propres des établissements et des PRES auxquelsils sont liés, la FCS souhaite jouer un rôle reconnu permettant demettre en œuvre pleinement toutes les synergies de proximité précitéesentre les établissements du campus, en animer la vie en liaison étroiteavec les partenaires locaux et contribuer à son rayonnement international.À ce titre, elle peut être l’interlocuteur reconnu de l’établissementpublic annoncé.LE CAMPUS, SON IMAGE ET SA NOTORIÉTÉDans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur, lavisibilité et la notoriété s’acquièrent, collectivement, dans le cadre dechaque thématique, par une reconnaissance par les pairs. Cela impliquedes processus d’évaluation structurés, aux plans national et international,et dont la confirmation dans la durée est essentielle.De ce point de vue, les équipes et les institutions qui œuvrent dans lesdouze thématiques identifiées sur le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> bénéficientdéjà d’une reconnaissance internationale forte, la majoritéd’entre elles se situant au meilleur niveau mondial. Au-delà de cettenotoriété scientifique des individus et des équipes, une autre est toutautant nécessaire : celle des institutions présentes sur le campus et plusgénéralement celle du campus lui-même. L’enjeu sous-jacent est de taille.Les ressources cruciales pour l’avenir seront non seulement celles quisont aujourd’hui mises en commun mais aussi – surtout ! – celles quele nouveau campus saura attirer, développer et se procurer dans l’environnementinternational : talents nouveaux, fonds d’investissement,entreprises de pointe voulant rejoindre un campus d’excellence…Or, le processus de décision qui amène un jeune chercheur, un capitalrisqueur,une entreprise de haute technologie à rejoindre tel ou tel campusintègre certes des éléments tangibles mais aussi la représentationqu’il s’en fait : ce qu’offre un cluster de rang mondial, c’est un potentield’échanges, d’innovations et de débouchés qui dépasse le cadre d’undomaine d’activité spécialisé. Ce potentiel est en outre généralementdifficile à évaluer de l’extérieur. Au-delà du factuel et du prévisible,il faut proposer un concept valorisant, qui porte une image d’excellence.Il faut créer une image forte, valorisante, immédiatementreconnaissable, dotée d’une forte notoriété internationale spontanéeauprès des publics pertinents (chercheurs, financeurs, industriels,etc.). En bref, une marque.L’hypothèse la plus pertinente aux yeux des acteurs est la créationd’une « marque ombrelle » pour l’ensemble nouvellement constitué,porteur de l’identité globale du campus en valorisant ses différentescomposantes. De nombreux exemples prouvent qu’il est possible d’articulerles deux niveaux sans courir un risque de cannibalisation desmarques entre elles.Plusieurs raisons militent en faveur de la mise en œuvre rapide d’unestratégie de marque et d’un plan de communication du campus duplateau de <strong>Saclay</strong>.• d’une part, le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sera un « nouvel entrant» avec les faiblesses attachées à ce statut : malgré la notoriétéde telle ou telle de ses composantes, le nouveau <strong>Campus</strong> aura undéficit d’image et de notoriété face aux campus les plus attractifsaujourd’hui (MIT, Stanford, Cambridge…)• d’autre part, une stratégie de création d’une marque internationalene porte ses fruits qu’après plusieurs années (5 à 10 ans a minima)et suppose un investissement lourd et constant. Il importe donc dene pas perdre de temps pour la mettre en place. PILOTER17
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES18MULTIPLIERUNE MUTUALISATIONPOUR CRÉER DE NOUVELLESDYNAMIQUESLe <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> va modifier de manière importantel’organisation des trois activités enseignement, recherche,innovation sur le plateau. La mutualisation sera l’instrument de cechangement. Mutualisation « économe » parce que pour la première foisl’ensemble est pensé globalement, donnant lieu à des mises en communqu’il s’agisse de locaux, d’infrastructures, de savoirs ou de bonnespratiques. Mutualisation « créative » aussi parce que,au-delà des économies qu’elles génèrent, ces mutualisations vontrapprocher des communautés : ingénieurs et chercheurs, grandes écoleset universités, chercheurs et entrepreneurs. En suscitant des rencontres,germes potentiels pour des idées nouvelles, les mutualisations serontdoublement bénéfiques.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, tous les ingrédients seront réunis pour faire dece lieu un <strong>Campus</strong> de classe mondiale.• Tout d’abord, les trois sommets du triangle de la connaissance- enseignement, recherche, innovation - seront plus que jamais présents: concentration sans précédent d’écoles d’ingénieurs, une grandeuniversité rénovée et une autre à proximité, un nombre impressionnantde chercheurs largement visibles au niveau mondial, des liens recherche-industriedéjà initiés notamment avec la montée en puissance despôles de compétitivité.• Le spectre de thématiques sera encore élargi, avec l’arrivée de lafaculté de pharmacie, des sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,l’alimentation et l’environnement, la forte montée en puissance desSTIC et des sciences de l’ingénierie, l’implantation de Nano-Innov.Pour que la science et la technique contribuent à apporter des réponsesaux questions actuelles (énergie, climat, santé, environnement, alimentation,création de nouveaux produit), c’est à chaque fois une approcheglobale qui est nécessaire. Ceci se trouve réalisé sur le <strong>Campus</strong> :connaissance de l’environnement ou du vivant, technologie, aspectséconomiques, usages…Conscients de ces atouts, mais aussi de leur responsabilité pour les fairefructifier, les acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> ont entrepris unedémarche globale d’optimisation de leur dispositif. Les mots-clés decette démarche, mutualisation, mélange, synergie, ouverture, se déclinentsur chaque volet.ENSEIGNEMENT : UNE STRATÉGIE EN QUATRE POINTSDeux universités, une école normale et dix grandes écoles (dont septqui s’y installeront d’ici 2015) sont impliquées dans le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong>. Le pôle ainsi constitué représentera à terme plusde 27 000 étudiants et 7 000 doctorants. Le développement coordonnédes acteurs de l’enseignement fera du campus un ensemble de visibilitémondiale pour l’enseignement supérieur. Il s’agit en particulier d’offrirune formation qui se caractérise par :• son actualité, à la pointe des progrès de la science et de la technique,en perpétuelle évolution pour suivre et anticiper la demande des entrepriseset la demande sociale, intégrée dans les réseaux d’institution rassemblantles compétences R&D et formation (pôles de compétitivité)• son excellence, en fort appui sur des équipes de recherche du meilleurniveau, un accès à des laboratoires reconnus et des équipements depointe• des innovations pédagogiques, utilisant une approche de pointe àbase de TICE 1 , systémique et transdisciplinaire, utilisant largement lamodélisation.Les enjeux sont :• l’inscription de l’enseignement du plateau sur la scène mondiale : enattirant des élèves et des enseignants du meilleur niveau, en particulier àl’international, en développant des partenariats avec des établissementsd’enseignement supérieur étrangers• la reconnaissance par les entreprises, qui doivent en être des partenairescomplets et engagés. En s’engageant aux côtés des établissementsdu plateau, elles doivent valoriser ainsi les formations. On peut évoquerpar exemple, la création du master international « Nuclear Energy », leschaires d’excellences• l’attractivité pour les jeunes de carrières d’ingénieur ou de scientifique,et les perspectives qui leurs sont offertes.Cette stratégie de création d’offre pédagogique mutualisée se décline enquatre points.POINT 1. RATIONALISER L’OFFRE PÉDAGOGIQUEET L’ACCÈS AUX ÉQUIPEMENTS ASSOCIÉSLe regroupement des acteurs sur un campus unique permet d’envisagerune rationalisation de l’offre d’enseignement, notamment auniveau master. Il s’agit d’atteindre une masse critique pour ouvrirdes unités d’enseignement originales de manière plus rentable, etpour ouvrir et partager des équipements (plateforme, bibliothèques,grands instruments…). C’est le début d’un cercle vertueux.En effet, l’augmentation des effectifs étudiants par formation permetd’organiser des formations plus ambitieuses, éléments qui àleur tour accroissent l’attractivité du campus notamment à l’international,donc les effectifs. En plus des cours proprement dits, lerapprochement des institutions permettra :• la mutualisation des principaux centres de documentation,notamment en vue de proposer aux étudiants de grandes plages1 Technologies del’information et dela communicationpourl’enseignementMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES19
MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES20S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRhoraires d’ouverture des bibliothèques• le recours aux équipements numériques à grande échelle :accès aux cours sur serveur, accès aux revues scientifiques• une gestion harmonisée des accès aux laboratoires et auxgrands instruments• des opérations de communication vers le secondaire poursusciter des carrières.POINT 2. MÊLER LES POPULATIONS, ÉTABLIR DES PASSERELLESTant les réflexions que les pratiques ont, ces dernières années, misen avant deux constats essentiels. D’une part, nombreux sont lesdéfis de la connaissance qui doivent être traités en faisant appelà des savoirs aux interfaces entre disciplines. On peut présagerque c’est de rapprochements interdisciplinaires que naîtront bonnombre de découvertes et d’innovations majeures des années àvenir. D’autre part, les spécificités des différents types de formationofferts par les acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> (cycles L,M et D ; formations universitaire, d’ingénieur ou commerciale),peuvent être combinées pour doter les étudiants de profils fortementvalorisés dans une économie du savoir. En d’autres termes,les « fertilisations croisées » entre filières étudiantes sont un enjeumajeur de la formation supérieure dans les années à venir.La volonté des acteurs est d’en tirer les conséquences, en facilitantle brassage des populations, et ceci sous plusieurs angles :• la mixité école-université (passage université-formation d’ingénieur,liens entre master et formation d’ingénieur, augmentationde la fréquence des doctorats chez les ingénieurs…)• les échanges entre enseignement et recherche (appels auxchercheurs pour des activités d’enseignement, accueil de stagiaires,de travaux pratiques dans les laboratoires)• l’ouverture à la transversalité : fertilisation croisée entre filières,entre établissements, ouverture à d’autres disciplines,ouverture au monde industriel. On cherchera à travailler enréseau à partir d’équipements mutualisés autour des communautésscientifiques et industrielles (pôles de compétitivité parexemple).Cette mixité et cette ouverture doivent se faire avec le souci defavoriser la diversité sociale par des actions conjointes entreRationaliser : l’exemple d’AgroParisTech…AgroParisTech va passer de quatre sites à un seul. Le regroupement vapouvoir se faire en réduisant de près d’un quart les surfaces d’enseignement(malgré une hausse significative du nombre d’étudiants) et les surfacesd’administration par rapport aux quatre sites actuels. Au-delà du gainde surface et de l’intérêt intrinsèque du projet scientifique et technique,cette rationalisation va générer d’importantes économies de fonctionnementet d’émissions de CO 2et de gaz à effet de serre (GES) grâce à une réductiondes coûts et des temps de transports et à un meilleur rendementénergétique des futurs bâtiments. L’INRA, autre acteur proche d’AgroParisTechva, de son côté, concentrer 2/3 de ses effectifs franciliens sur lecampus, en incluant le site de Jouy-en-Josas.universités et grandes écoles, entreprises et établissementsd’enseignement secondaire.Forts de ce constat, les acteurs ont initié conjointement de nombreuxprojets de masters offrant des enseignements variés. Il s’agitde tirer parti de deux atouts que va offrir le campus. Tout d’abord,le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sera propice au renforcement ducouplage entre disciplines : pharmacie, biologie et chimie, énergieet environnement, technologie et gestion, sciences de l’ingénieuret biologie, nanosciences et conception, etc. Différentes approchessont d’ores et déjà envisagées par les institutions partenaires : enseignementscommuns à plusieurs filières de formation, modulesd’enseignement spécifiques… D’autre part, l’organisation en uncampus facilitera les rencontres et brassages entre étudiants issusde formations variées. Cela peut concerner la vie extrascolaire(équipements sportifs, lieux de vie, logements, etc.) comme l’offred’enseignements communs.Au-delà de ce brassage entre disciplines ou filières, il s’agit d’élargirla question à divers enjeux de société, auxquels l’enseignementcontribue à répondre, en liaison avec des partenaires extérieurs.Ainsi, les programmes de formation devront s’appuyer sur l’environnementproche, sur les collectivités territoriales et l’enseignementsecondaire, notamment pour : l’ouverture sociale, la parité,le handicap et l’attractivité de la science et de la technique pourles lycéens.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009POINT 3. ACCROÎTRE LE RAYONNEMENT INTERNATIONALPOINT 4 : FAVORISER LE LIEN AVEC LE MONDE DE L’ENTREPRISETenir sa place parmi les grands campus mondiaux suppose d’attirer lesmeilleurs talents étrangers (enseignants, chercheurs, étudiants, doctorantset post-doctorants). La création d’une image forte ne suffit pas :il convient d’offrir des éléments tangibles. Trois types d’action sontprévus.Développer l’attractivité de l’offre de formation, de l’étudiantau chercheur• Pour les étudiants (cycles L, M), les formations « transversales »et les mélanges de population déjà discutés sont de nature à rendrele campus particulièrement attractif, ceci d’autant plus que descours seront délivrés en anglais.• Pour les chercheurs, doctorants et post-doctorants, il s’agitégalement d’offrir l’accès à des savoirs variés, la possibilité de seressourcer. Par exemple, des écoles post-doctorales 2 seront misesen place. C’est d’autant plus important que la pluridisciplinarité etl’ouverture aux préoccupations exogènes sont deux enjeux majeurs,tant pour l’enseignement que pour la recherche.Mettre en place des outils favorisant les échangesOn pense en particulier à deux actions à généraliser sur le campus :• Des chaires d’excellence, dont la constitution sera facilitée par leregroupement sur le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>. Il s’agit d’inviterdes chercheurs renommés durant quelques années, afin qu’ilsmènent une double activité de recherche et d’enseignement de hautniveau sur leurs sujets de travail.• Les échanges sabbatiques proposeront à des enseignants etchercheurs de <strong>Saclay</strong> des séjours dans des laboratoires étrangers.La constitution d’un campus offre l’opportunité d’ajouter un financementspécifique aux mécanismes existants au sein de certainsorganismes ou via les outils européens.Construire des procédures et moyens d’accueil des étrangersLa mutualisation permet d’améliorer l’accueil des étudiants étrangers. Ils’agit de les aider à gérer les questions de vie quotidienne, de logement,des enseignements du français. Dans ce domaine, il existe déjà desinitiatives comme celle de l’association Sciences Accueil, mise en placepar la Communauté d’agglomération du plateau de <strong>Saclay</strong> (CAPS).2 C’est-à-diredes modulesd’enseignementà destination dejeunes chercheursdésirantapprofondir leursconnaissances surun sujet donnéou élargir leurscompétences.Le développement de liens plus forts entre le monde de la rechercheet celui de l’entreprise constitue un enjeu crucial du projet.La compétitivité des entreprises, donc l’attractivité du territoire, etl’employabilité des jeunes reposent en effet sur la prise en compte,lors de leur formation des nouvelles attentes des entreprises : capacitéà travailler en équipe multidisciplinaire et multiculturelle,à être efficace dans un environnement complexe, à comprendreles enjeux de l’entreprise internationale. Il s’agit de satisfaire lesbesoins en compétences d’avenir comme l’ingénierie des systèmes(maîtrise de la complexité), l’énergie, les sciences du vivant…Ces liens entreprise-formation doivent se développer à tous lesstades de la carrière, et concernent étudiants et professionnelsconfirmés. La mutualisation d’actions au sein du <strong>Campus</strong> et laconcertation accrue entre acteurs permet de lancer de manièreplus systématique un certain nombre d’actions dans le secteur del’enseignement.Développer des échanges• Mutualiser les actions de formation liées à l’innovation quipourraient s’adresser à des chercheurs ou des industriels. Elles favoriseraientles échanges entre étudiants et le tissu des grandes entrepriseset des PME.• Rationaliser les accès aux stages en entreprise pour les étudiants(master, apprentissage, thèse de doctorat en entreprise, doctorantconseil). Ainsi, les stages des étudiants de master ou de cursus ingénieurpourraient faire l’objet d’un portail unique.• Développer une politique d’échange plus volontariste au niveaudes enseignants-chercheurs. A l’université, les enseignantschercheurspeuvent bénéficier tous les 6 ou 7 ans d’un congé pourrecherche ou conversion thématique (de six mois ou un an). Des actionsd’informations pourraient faire grossir le nombre de ceux quifont cette expérience dans le monde de la recherche industrielle.• Renforcer les partenariats publics-privés en formation. Celapourra concerner tant les étudiants, par exemple au niveau master,que les professionnels. Par exemple, le regroupement d’acteurs publicset privés offrira l’occasion d’initier de nouvelles formations enpartenariat avec des secteurs industriels (énergie, environnement,systèmes…).MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES21
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES22Animer une maison de la formation de l’entrepriseIl est prévu de créer une Maison de la formation et de l’entreprise, dansle but de faciliter des actions de professionnalisation et de formationtout au long de la vie. Cet espace, dédié à toutes les formes de partenariatavec les acteurs socio-économiques (entreprises, collectivitésterritoriales…) accueillera les services suivants : plateforme d’insertionprofessionnelle, écoles doctorales, prise en charge des adultes en reprised’études, incitation à l’entreprenariat, formation par apprentissage… Ellesera aussi un lieu favorisant le développement des actions de tutoratet de parrainage et plus généralement de promotion de la diversitésociale dans le cadre de programmes conjointement mis en œuvrepar les universités, les grandes écoles et les entreprises.Les projets d’enseignement déjà lancésLa dynamique qui s’instaure sur le plateau de <strong>Saclay</strong> a des répercussions fortes sur l’enseignement.De nombreuses actions visant à rendre l’offre d’enseignement plus lisible sontd’ores et déjà en cours. Souvent, elles associent universités et écoles d’ingénieurs. Pour neciter que quelques exemples :Quelques exemples de masters coordonnés entre établissements• Quatre masters coordonnés 3 en STIC 4• Master nanosciences commun à 7 établissements• Master international nucléaire (ParisTech, Centrale, Supélec, Université Paris-Sud 11,<strong>CEA</strong>/INSTN 5 ) dans le cadre de l’Institut international de l’énergie de Paris.• Master ingénierie système (École Polytechnique, Université Paris-Sud 11, INSTN, ÉcoleCentrale de Paris, Supélec)• Master systèmes avancés de radiocommunications (Supélec, Université Paris-Sud 11,École Normale Supérieure de Cachan)• Master QEF (Quantitative Economics and Finance - enseignement en anglais - HEC,ENSAE, École Polytechnique)• Master sciences et technologies du vivant et de l’environnement (AgroParisTech, pôleSTVE, et selon spécialités, Université Paris-Sud 11, ECP, École Polytechnique, Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université d’Evry, autres établissements de ParisTech )Quelques exemples de rationalisation d’écoles doctorales• École doctorale unique du Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmes• École doctorale unique Innovation thérapeutique.• École doctorale ABIES (agriculture, alimentation , biologie, environnement, santé).3 Master parisiende recherche eninformatiqueinformation,systèmes ettechnologiebioinformatiqueet biostatistiquesconceptionetmanagementdes systèmesindustrielscomplexes4 Sciences ettechnologies del’information et dela communication5 Institut Nationaldes Scienceset TechniquesNucléairesRECHERCHE : DES SCIENCESAUX ENJEUX DE SOCIÉTÉA l’aune des grands campus mondiaux, une communauté scientifiquerassemblée sur un même site peut prétendre faire « masse critique »quand elle dépasse le cap du millier de chercheurs. C’est le cas sur le<strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> qui, fort de 25 000 employés d’organismesde recherche ou d’établissements d’enseignement supérieur etde 30 000 étudiants, hébergera en 2015 une douzaine de domainesdépassant ce seuil (lire ci-dessous et le tome II).Pour tous, on annonce entre 500 et 3 000 chercheurs ou enseignantschercheursen 2015, et, pour la plupart de ces domaines, cela représenteentre 10 à 20 % des forces nationales en recherche publique.Cependant, plus que la visibilité forte de chacun des domaines, l’atoutessentiel du plateau de <strong>Saclay</strong>, tel qu’il est perçu par les acteurs, estson caractère pluridisciplinaire. Ce <strong>Campus</strong> rassemble douze communautésscientifiques de taille imposante qui s’insèrent localementdans un environnement où elles sont fortement imbriquées. Ceci estégalement particulièrement illustré par la présence du CNRS danstous les groupes thématiques. Habituées à se combiner, elles sont àmême de contribuer à répondre à des enjeux scientifiques multidisciplinairescruciaux pour les années à venir. Ainsi, le <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong> est particulièrement bien gréé pour traiter des questions liéesà de grands enjeux de sociétés tels que le développement durable et lacompétitivité économique. Deux thèmes qui se déclinent en matièred’énergie, de climat, d’environnement, de santé, de transport, d’alimentation,d’économie ou de finance. Ces démarches sont de mêmenature et concernent :• La compréhension des systèmes complexes (les systèmes vivants,les écosystèmes, les systèmes climatiques…) qui ne peut sefaire autrement qu’en mobilisant différentes disciplines : biologie,chimie, énergie, simulation, imagerie, etc.• La conception d’objets techniques pour mesurer ou agir, quifont appel aux sciences de l’ingénieur, aux sciences des systèmes,aux sciences et technologies de l’information et de la communicationaux nanotechnologies mais souvent aussi aux savoirs associésà l’objet que l’on mesure ou sur lequel on veut agir (environne-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 200912 domaines de recherche conjointement structurés• Biologie-santé• Chimie• Climat et environnement• Economie-finance-gestion• Energie à bas carbone• Mathématiques• Nanosciences & Nano-Innov• Sciences de l’ingénieur et des systèmes• Sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,l’alimentation et l’environnement• Sciences et technologies de l’information et de la communication• Sciences humaines et sociales• Sciences physiquesment, écosystème, système de gestion de l’énergie, le vivant).• La compréhension des interactions entre ces objets et les activitéshumaines qui fait appel à divers savoirs, sciences desrisques, économie, gestion, sciences humaines et des sociétés.Au-delà de ces défis scientifiques, ce sont des enjeux de sociétés quisont pris en compte : développement durable, gestion raisonnée desécosystèmes, énergie, santé.Bien évidemment, l’objectif du <strong>Campus</strong> est de s’ouvrir vers les autresgrandes concentrations d’Ile-de-France avec lesquelles de nombreuxliens existent, vers d’autres centres régionaux et vers l’Europe. Pourne citer que cette dernière dimension, des actions inter-établissementssont d’ores et déjà en cours pour inscrire le <strong>Campus</strong> parmi lesacteurs de tout premier plan au niveau Européen :• Se mettre en position pour accueillir des bénéficiaires de boursesdu Conseil de la recherche européeen (European Research Council -ERC).• S’inscrire comme élément-clé dans les communautés de l’innovationet du savoir (Knowledge and Innovation Communities) del’Institut européen de technologie dans le domaine des sciences ettechnologies de l’information et de la communication et l’ensembleclimat-énergie bas carbone.• S’inscrire comme lieu d’accueil d’un calculateur pétaflopique dansle cadre de l’infrastructure européenne de calcul PRACE 6• Être un campus reconnu dans le domaine des lasers. Il existe déjàdans ce domaine plusieurs infrastructures qui ont un statut de centreeuropéen sur le campus, et la création de l’Institut de la lumière extrêmemet le plateau de <strong>Saclay</strong> en position de candidat pour l’accueil de l’infrastructureeuropéenne ELI (Extreme Light Infrastructure).L’aménagement du campus se traduit par des opérations de naturesvariées. La vision qu’ont les vingt-et-un signataires des recherches surle campus se traduit ici dans une forme de fonctionnement permettantà la fois :• des concentrations d’équipes de recherche pour atteindre des massescritiques, par exemple en regroupant des laboratoires à l’occasiondes mouvements que va engendrer en particulier le déménagement del’Université Paris-Sud 11• des mutualisations de laboratoires sans précédent. Au-delà du traditionnelmodèle de l’unité mixte de recherche, il s’agit de rassembler dansdes laboratoires des chercheurs issus d’organismes variés, et ceci afin demutualiser des moyens d’essais et surtout de construire des équipes detaille largement critique.• la création de ponts entre disciplines différentes dans le but de donnerlieu à des innovations 7 .Pour optimiser l’ensemble, deux éléments sont à prendre en compte, l’organisationspatiale pensée autour de mutualisations et d’affinités identifiéesentre disciplines (le « hard ») d’une part et l’animation (le « soft »)du campus visant à susciter des rencontres d’autre part.PREMIER ÉLÉMENT : L’ORGANISATION SPATIALEL’ organisation spatiale peut se décrire suivant trois échelles de taillecorrespondant à des finalités précises.L’échelle du bâtimentLes projets immobiliers traduisent un effort de rapprochement deséquipes travaillant sur des thématiques proches, donc destinées à collaboreret à partager des équipements. Ces regroupements peuvent êtrestructurés.Dans la plupart des cas, il y a une volonté d’accréter des équipes issuesd’établissements variés ou des équipes autrefois séparées pour former6 Acronymeanglais pour« partenariatpour le calcul depointe »7 Pour ne donnerqu’un exemple quiillustre ces propos :l’installationNeurospind’imageriepar résonancemagnétiqueest de classemondiale. Cela aété possible grâceau savoir faireaccumulé parla communauté« physique desparticules » lorsde la réalisationdu grandcollisionneur àhadrons du CERN.MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES23
MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES24S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRLes bâtiments hébergeant des projets communsBâtiment Commentaires LocalisationDigiteoRassemble des chercheurs du CNRS, de l’INRIA,de l’Université Paris-Sud 11, du <strong>CEA</strong>,de l’École Polytechnique.Trois sites• Moulon• Orme <strong>Saclay</strong>• PalaiseauENSAE 4eétageHalletechnologiqueINRA/AgroParisTechInstitutdu risque etde l’incertainMaison de lasimulation etMaisondu spatialMathématiquesNanosciences& Nano-InnovPCEEPhysiquelourdeAbriterait le département d’économiede l’École Polytechnique mais aussi des laboratoiresou des chercheurs issus d’autres institutions.Halle technologique « procédés, mécanique et matériaux »mutualisée entre AgroParistech, Mines ParisTech, l’ENSTAet l’École Centrale.Regroupe la totalité des équipes d'AgroParisTechet une part significative des chercheurs INRAen Ile-de-France.Institut commun entre Supélec et l’École Centrale.Locaux destinés à héberger des spécialistes en simulationnumérique et en donnée spatiale ou d’astrophysique.Conçu pour héberger des projets de mathématiques menéspar des équipes pluri- organismes, en plus d’activitésplus récurrentes.Rassemblement du LPN 9 , de l’IEF 10 , d’équipes du <strong>CEA</strong>et apport d’autres acteurs.Rassemblement des équipes du Laboratoire des Sciencesdu Climat et de l'Environnement (UMR CNRS, <strong>CEA</strong>, UVSQ)et d'autres équipes du climat, de l'environnement,de l'énergie et de l'éco-innovation.Laboratoires communs de R&D en physique lourdequi rassemblent des équipes issues du <strong>CEA</strong>, du CNRSet de l’Université Paris-Sud 11 dont la Maison des deux infinis.9 Laboratoire Photonique et Nanostructures actuellement à Marcoussis (CNRS)10 Institut d’Electronique Fondamentale (CNRS, Université Paris-Sud 11)PalaiseauPalaiseauPalaiseauJouy-en-JosasMoulonOrme desMerisiersPalaiseauPalaiseauOrme desMerisiers• UniversitéParis-Sud 11• Orme <strong>Saclay</strong>bien plus qu’avant des lieux de collaboration entre personnels de statutsvariés (Le tableau ci-contre donne quelques exemples correspondantà des bâtiments hébergeant des personnels de divers organismes, dontcertains avaient été lancés indépendamment du plan campus).L’échelle du quartierLe mot quartier est ici utilisé sciemment pour nommer un sous ensembledu campus, assez petit pour que des relations de proximitépuissent se nouer, assez grand toutefois pour constituer une forcede recherche importante. Ces quartiers se sont créés naturellementlors des réflexions sur l’implantation des nouveaux bâtiments. Ils’agissait de maximiser les synergies entre domaines connexes (ouentre établissements de même type comme les écoles d’ingénieurs).Par exemple, il est prévu de rassembler la formation et la rechercheen sciences de l’ingénieur autour de deux sites concentrés ou encorede rassembler un ensemble biologie-pharmacie-santé et chimieaprès du synchrotron Soleil. La distance réduite (des centaines demètres) entre les personnels d’un même quartier sera favorable àla création de liens divers, au montage de projets, mais aussi à desmutualisations de toutes natures :• salles de réunions, logistique, bibliothèques…• instruments « mi-lourds » dont l’implantation peut se faire àl’échelle du quartier pour les plus répandus (résonance magnétique,spectroscopie de photo-électrons X, diffractomètre X,micro dissection…).L’échelle du campusL’échelle au-delà du quartier est celle du <strong>Campus</strong> lui-même.L’organisation globale doit prendre en compte diverses contraintesd’aménagement (bâtiments existants, terrains non constructibles).Toutefois, les degrés de liberté restants ont permis de faire deschoix qui ont mené à une organisation globale satisfaisante. Onpeut les résumer de la manière suivante :• rapprocher les disciplines suivant des affinités que l’on sait durable: chimie et pharmacie, nanotechnologies et technologiesde l’information et de la communication, physique et chimie• viser des domaines répartis en deux ou trois pôles (exemple,les deux pôles « sciences de l’ingénieur », les deux pôles physique…)pour favoriser les échanges.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Des infrastructuresexceptionnelles pourdes projets de dimensioneuropéenneInfrastructureAntenne de ESTEEM 15 à Paris –Sud 11Nature de l’activitéMicroscopie électroniqueLe plateau de <strong>Saclay</strong> est riche en infrastructuresqui accueillent des projets venant de l’extérieur ycompris d’autres pays de l’union Européenne. Lefonctionnement de certains de ces instruments estcofinancé par la Commission européenne dans le cadredu 7 e programme cadre pour la recherche (PRCD). Laplupart de ces infrastructures nouent également desliens avec l’industrie qu’il s’agisse de service offert oude développement conjoint d’instrumentation. Pointimportant, il s’agit d’infrastructures de recherche quinécessitent une grande technicité et ont une activitéde recherche propre. Le tableau ci-contre liste quelquesinstallations parmi les plus importantes, auxquellesont été ajoutés le centre de séquençage d’Evry etle pôle instrumental et spatial à Guyancourt. Pourcompléter cette liste d’infrastructures, il est importantde mentionner un ensemble de réseaux haut débit(SAPHIR, RUBIS, ROYAL) qui relient déjà presque tous lesétablissements du plateau.11 Laboratoire d’utilisation des lasers intense (CNRS,Polytechnique, Université Pierre et Marie Curie, <strong>CEA</strong>,) 12Laboratoire d’optique appliquée (ENSTA, Polytechnique, CNRS)13 <strong>Saclay</strong> Laser-matter Interaction Center du <strong>CEA</strong> 14 Institut dela lumière extrême 15 Acronyme anglais signifiant à peu prés« Science et Technologie à travers la microscopie électroniqueeuropéenne » 16 Institut du développement et des ressources eninformatique scientifique (CNRS) 17 Centre de calcul rechercheet technologie (<strong>CEA</strong>)Centre CLIO ElyseICOSImagifLasers (LULI 11 , LOA 12 , SLIC 13 ) et projet ILE 14NeurospinRéacteur à neutron Orphée/LLBSynchrotron SoleilCentre d’accès sécurisé aux donnéessocio-économiques (projet)Centre National Jacques Louis Lions(projet)Nano-Innov et nanosciences (projet)Centre National de séquençage d’EvryPôle instrumental et spatialà GuyancourtCaractérisation de la matière Interactionrayonnement matièreCentre de données sur les gaz à effet de serrePlateformes pour les sciences du vivantInteraction rayonnement matière, optique,physique attosecondeExploration cérébrale du préclinique au clinique par des IRM à haut champCaractérisation de la matière inerte ou vivanteà l’échelle nanométrique. PluridisciplinaireCaractérisation de la matière inerte ou vivanteà l’échelle nanométrique. PluridisciplinaireAccès aux données de l’INSEE pour travauxde sociologie, économie, sciences politiques,…Portail d’accès aux principaux moyensde calcul (IDRIS 16 et CCRT 17 )Nanofabrication et nanocaractérisationBiologie animale et végétaleIntégration et étalonnage d’instrumentation pour l’observation insitu et spatialeMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES25
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRIl faut noter que les questionnements scientifiques, les critères deregroupement changent avec l’époque, de telle sorte qu’un <strong>Campus</strong>jugé idéal à une époque donnée, ne le resterait pas nécessairement.L’essor du campus dépendra des marges de progression et des lieuxfavorables à la nucléation d’idées nouvelles dont il aura été dotéd’emblée, ceci au détriment d’un ordre trop parfait.• la stimulation de nouvelles initiatives, de projets sortantdes sentiers battus, par exemple en favorisant des rencontres,en créant des événements sur des sujets originaux.VALORISATION-INNOVATION :PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEUREMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES26DEUXIÈME ÉLÉMENT : L’ANIMATION SCIENTIFIQUE DU CAMPUSToutes les activités ne sauraient être rangées en bâtiments etquartiers, ce qui mène à la seconde question, celle de l’animationscientifique du <strong>Campus</strong>. Il existe déjà un nombre important destructures allant dans ce sens : les PRES, les RTRA, les GIS, leC’Nano Ile-de-France, les domaines d’intérêt majeur de la régionIle-de-France, les pôles de compétitivité… et bien sûr lesorganismes de recherche (CNRS, <strong>CEA</strong>, INRA, INRIA, ONERA).Certaines de ces structures, dépassant largement le cadre géographiquedu plateau, seront des canaux naturels de dialogue àl’intérieur du campus et d’ouverture du campus sur son environnementextérieur.Une animation de la vie scientifique du campus ne saurait sesubstituer à tous ces réseaux. Là où elle peut avoir une forte plusvalue, c’est lorsqu’au moins l’un des éléments suivants est pris encompte :• un brassage fort de disciplines. Pour ne citer qu’un exempleil peut s’agir de rapprocher autour d’un évènement des acteursnanoscience, agronomie, énergie, sciences de l’ingénieurautour du thème nanotechnologies et développement durable.Le but est en effet de créer les germes d’où vont naitre de nouvellesidées associant divers domaines de recherche, suivanten cela les souhaits exprimés par les acteurs, dans le tome II,au sujet de la plus value du campus• le mélange des acteurs de monde académique et de l’industrie.Il s’agit de faire cohabiter des acteurs ayant des préoccupationsvariées dans le but que des résultats de recherchessoient transformés en proposition de solution à un problèmeindustriel, mais dans l’autre sens, que des problématiquesindustrielles donnent des idées d’enjeux scientifiques à deschercheursLe <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> et de sa périphérie, notammentVersailles, se place dans un écosystème qui regroupe outre les établissementsde recherche et d’enseignement, de nombreux acteurs économiques.Le système d’innovation a sensiblement évolué ces dernièresannées, vers une innovation ouverte où l’entreprise (grande ou petite)fait son marché d’innovations, qui dépasse la seule notion de R&D,à l’échelle mondiale et selon des modes variés et eux mêmes innovants.Le marché et la demande n’attendent plus les chercheurs, un grand nombred’acteurs interviennent et concourent au succès.Beaucoup a été fait sur le plateau de <strong>Saclay</strong> ces dernières années etla mise en place des pôles de compétitivité a eu un rôle très positif.L’objectif pour les années qui viennent est de passer à la vitessesupérieure et de marquer une véritable rupture dans le domaine del’innovation sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.Il s’agit en particulier de :• Renforcer les activités industrielles actuelles par les projetscollaboratifs entre les entreprises et en particulier les pôles decompétitivité et les laboratoires (PRES, RTRA, Carnot, Fondationpartenariale) que ce soit dans les domaines des STIC, énergie,santé, transport, agronomie/alimentation, etc).• Attirer les entreprises innovantes (grandes ou petites) et deslaboratoires de recherche sur le site en leur offrant des conditionsde développement privilégiées,• Et enfin, mieux valoriser le potentiel des établissements quece soit :> au niveau des compétences (partenariats industriels, expertises,ou mobilité de chercheurs)> au niveau des résultats de recherche (brevets, savoir faire,licences et start-up).L’enjeu pour le campus est donc d’avoir une meilleure perception etcompréhension de la demande et du marché ; en particulier par desformations à l’entreprise et par une veille technico-économique adaptée,mais aussi de raccourcir le temps entre la découverte et le produit
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Ce que de grandes entreprises attendent du <strong>Campus</strong>Interrogées par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche sur ce quepourraient être les principaux points d’un « Programme de liaison avec les entreprises »,voici les réponses d’entreprises comme EDF, Thales et Total…L’information : faire connaître l’ensemble des compétences et activités du <strong>Campus</strong>et faciliter la mise en relation. Organisation des forums entreprise/étudiants.La vision commune : faire partager les visions sur les évolutions de la société, de lascience, de la technologie, et de la demande économique pour anticiper et faire évoluerles formations côté enseignement, les recrutements côté industriel.Les chaires de réputation internationale : mettre en commun des chairesd’enseignement supérieur et de recherche pour leur donner des ressources d’ampleuret de durée suffisantes afin d’attirer des personnalités françaises et étrangères deréputation mondiale.Une seule fondation : mutualiser est indispensable quoique difficile. Mais chaquemembre du <strong>Campus</strong> a aujourd’hui une fondation dont les moyens sont bien plus faiblesque ceux des grands campus de réputation mondiale.Le soutien au doctorant : faciliter l’identification par les entreprises des candidatset élargir les possibilités de choix pour les candidats grâce à une double mutualisation(côte entreprise et côté campus). Par ailleurs, les bonnes pratiques développéespar les membres du <strong>Campus</strong> pourraient utilement se généraliser (docteurs pourl’Entreprise de ParisTech par exemple).Un programme postdoctoral : renforcer la capacité d’attraction du <strong>Campus</strong> par la miseen place de ce programme.Les programmes de recherche partenariale, avec deux approches :• Identifier des thématiques ou enjeux sur lesquels les acteurs de l’innovationsont prêts à travailler en réseau ou à partager des moyens communs, plateformestechnologiques, moyens d’essais• aider à la définition de projets de recherche ou de laboratoires communsentre un ou plusieurs industriels et un ou plusieurs membres du <strong>Campus</strong>.La communication :• organiser des cycles thématiques et des séminaires nationaux et internationauxpar grands enjeux ou grandes disciplines• communiquer sur les innovations réalisées• informer et communiquer au bénéfice des habitants du Plateau.• sensibiliser les jeunes aux métiers de la recherche et de l’innovationUn programme de soutien aux jeunes en difficulté : développer l’action socialeet le renforcement de la diversité dans les enseignements supérieurs.par une gestion adaptée des partenariats et par une maturation desprojets plus efficace.Passer à la vitesse supérieure demande des évolutions en termes d’organisationet la création de nouveaux outils. Il faut revoir les fonctionnalitésde toute la chaîne de l’innovation avec le souci de cohérence,de lisibilité et d’efficacité. Il s’agit à la fois :1. de mutualiser à bon escient quand cela apporte une réelle valeurajoutée et donc de garder la proximité des laboratoires et deschercheurs quand c’est nécessaire2. mais aussi de créer ensemble des espaces et des ressourcescommuns et partagés qui permettent de changer d’échelle dansle domaine de l’innovation3. enfin, ne pas négliger les compétences à l’échelon national (eten particulier l’aspect interrégional), européen et internationaldes établissements.DES STRUCTURES DE VALORISATION PROFESSIONNALISÉESET DES ESPACES « ENTREPRISES » PROCHES DES LABORATOIRESLes établissements garderont au plus près de leurs laboratoires,les structures de valorisation pour détecter et accompagner leschercheurs et leurs projets et éventuellement gérer les brevets et lescontrats. De plus, des espaces « entreprises » sont un réel besoinpour les laboratoires pour faire mûrir les projets technologiques,valider des résultats, accueillir éventuellement des PME, ou fairel’incubation technologique de projets de création de start-up. Cesespaces (ou halles techniques) dédiés à l’accueil des projets d’entreprisesdoivent être proches des laboratoires pour des raisonsd’environnement technique. L’incubation technique devra être faiteen synergie avec l’incubation tertiaire portée par IncubAlliance(cf. plus bas).DES OUTILS ADAPTÉS MUTUALISÉS POUR STIMULERET RENFORCER L’INNOVATION AU NIVEAU DU CAMPUSIl semble indispensable pour stimuler et renforcer la valorisation, l’innovationet le développement économique du campus, de mutualiserun certain nombre de fonctionnalités. L’écosystème local y gagnerabeaucoup en termes d’efficacité, de visibilité et de lisibilité.MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES27
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIRMULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES28La Maison de l’innovation au cœur du <strong>Campus</strong>La grande Maison commune du campus pourrait comporter les fonctionnalités suivantes :• accueil de niveau international avec showrooms• un centre de congrès de 1 200 places et des salles de réunions• des commodités (cafétéria, restauration, agence de voyages, etc.)• un hébergement : équipes projets, plateformes technologiques portées par les pôles,et hôtel d’entreprises en lien avec le projet IPHE,• un espace d’échanges :> pôles de compétitivité (System@tic Paris-Région, Advancity, Mov’eo…)> les partenariats technologiques (GG/PME, PME/PME)> le réseautage dans toutes ses dimensions (Optics Valley, manifestations, etc.)• des accès à différentes compétences :> conseil, marketing de la recherche, juridique, veille> agence de développement économique (financement public) : OSEO, collectivitésCAPS, CG 91/78, CRIDF, infos sur le crédit d’impôt recherche, etc.> l’accès au financement privé à tous les stades (chambres de commerce et d’industrie,« business angels », capital-risque, etc.)• documentation, accès à des bases de données• un laboratoire d’usages• un centre de ressources en design industriel.1. Les actions de formation. Les nombreuses compétences des établissementsdevraient être capitalisées dans ce domaine. En synergieavec les établissements impliqués dans l’enseignement en économie etgestion et dans les formations entrepreneuriales, il est prévu d’organiserdes formations communes à destination des chercheurs et enseignantschercheurs sur les questions de valorisation, sur la propriété intellectuelleet aussi sur l’entrepreneuriat.2. La mise en place de plateformes technologiques comme outils dedémonstration et de validation à une échelle semi-industrielle de produitset procédés mis au point en laboratoire (mais aussi avec un rôle pédagogiquepotentiel) comme Nano-Innov, la halle technologique « procédés,mécanique et matériaux », Neptune pour les communicationstrès haut débit sans fil lancé par System@tic Paris-Région ou encoreMov’eotronics (Versailles-Satory).3. Un fonds de maturation technico-économique pour les projetsafin d’accélérer le passage de l’idée au transfert avec plus d’efficacité, laconsultation de bases de données, la veille, le soutien marketing serontutilement accessibles et regroupés par domaine thématique ou au niveaudes RTRA.4. L’incubateur IncubAlliance. Il faudra conserver et renforcer le dispositifd’incubation « tertiaire » de l’actuel IncubAlliance, déjà communà la plupart des établissements du <strong>Campus</strong> et qui permet le coachingdes porteurs de projets, leurs échanges avec des aides personnaliséespour la gouvernance, l’ingénierie financière, le renforcement d’équipe,l’aide juridique, etc.).5. Des pépinières, hôtels pour de jeunes entreprises technologiquesayant besoin, en phase initiale, de mûrir leurs produits à proximité deslaboratoires.6. Enfin, la Maison de l’innovation devra être construite pour donnerenfin une visibilité et une dimension économique au plateau de <strong>Saclay</strong>.Un grand bénéfice pourrait être tiré d’un lieu emblématique, tant pouraugmenter le rayonnement du <strong>Campus</strong>, que pour attirer les entrepriseset les talents (Lire ci-contre). Une surface de l’ordre de 20 000 m 2 permettraitde répondre aux besoins et en premier lieu de susciter « l’effetcafétéria » chercheurs/entreprises du <strong>Campus</strong>.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES29
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIRDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS30DESSINERDES POLARITÉSAUTOURDE LIEUXDE VIEET D’ESPACESMUTUALISÉSLes acteurs du futur <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> voient le projet comme une écocité de la Scienceet de l’Innovation. C’est donc un projet qui s’appuie sur l’écologie, l’hydrologie et les mobilités quiest présenté ici avec, en écho, deux autres tryptiques. Celui des implantations : lieux de vie, lieuxde recherche et d’enseignement, lieux d’entreprise… Et celui des valeurs du projet urbanistique :gestion économe des espaces, ouverture sur la nature, services et sociabilité…
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Le plateau de <strong>Saclay</strong> n’est pas une page blanche ou dénuée de signessur laquelle le projet pourrait s’inscrire sans précaution. Le premierprincipe de la démarche « d’urbanisme » - les guillemets sont làpour souligner qu’il ne s’agit pas d’un projet urbain - est donc des’inscrire dans la géographie du territoire. Le deuxième principe estd’intégrer la mobilité comme un élément structurant du dispositif :les distances, l’échelle, la densité, l’organisation des implantationssont construites au « pas » des transports collectifs et des modesdoux, rythmées par des pôles d’intermodalité interne.LES GRANDS PRINCIPESD’IMPLANTATIONLa réflexion sur l’implantation des établissements, des entreprises,des lieux de vie et des espaces mutualisés concerne la partie sud ducampus entre l’École polytechnique et le <strong>CEA</strong>. HEC et le CNRS,qui font également partie du campus et l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines qui est signataire du projet ne sont pasconcernés par des implantations nouvelles. L’École Polytechnique,en revanche, bien que déjà installée, doit recevoir à l’intérieur deson périmètre actuel des nouvelles constructions : nouveaux établissementset logements…La représentation « physique » des implantations abordée dans cechapitre repose sur une vision cartographique resserrée du campus,focalisée de part et d’autre de la RN118, en lisière des forêts qui annoncentla descente vers la vallée au sud et la rigole de Corbeville,au nord. Cette zone sud du campus dessine une sorte de papillondont la stylisation figure en couverture des deux tomes de présentationdu projet.L’INSCRIPTION DANS LA GÉOGRAPHIELa première constante de ce territoire - plateau et vallée unis - résidedans la qualité exceptionnelle de ses paysages et des cadresforestiers et agricoles - fermes et cultures. La seconde, particulièreau plateau, est la sensibilité hydraulique. Celle-ci impose de prendredes précautions aussi bien en matière de protection des nappesqu’en matière d’assainissement. Dans l’implantation proposée, cetteprécaution s’exprime par le respect absolu de la ligne de la rigole de<strong>CEA</strong>SoleilTrame verteTrame verteSupélecEspace forestierLa rigolede CorbevilleTrame verteTrame verteDanoneEspace forestierPolytechniqueEspace forestierLe site du plateau sud, les espacesnaturels et le réseau hydrologiquePerpendiculaires à la trame bleue,les trames vertes forment des barrièresd’espaces naturels sur lesquels viendronts’accrocher des espaces de vieCorbeville qui fonctionne avec la franche boisée comme une rivenaturelle au nord du projet et par le maintien en l’état de l’étangde Polytechnique. Elle s’exprime aussi par une intention forte quiconsisterait à maîtriser le cycle de l’eau par un type de gestion 100 %naturelle, à la fois pour les eaux usées et pour les eaux pluviales. Latrame bleue du projet existe donc bien, au nord, et elle constitue unélément de lecture spatiale du projet.A côté, existent des trames vertes, toutes perpendiculaires à cettetrame bleue, et ces « bandes » de territoire forment des barrièresd’espaces naturels à préserver sur lesquels viendront s’accrocher desespaces de vie, notamment des logements. S’inscrire dans la géographiesignifie enfin que les espaces naturels ne sont pas des videsà opposer à des pleins (le bâti). Le projet présenté a été élaboré parl’urbaniste Bernard Reichen à la demande des acteurs. C’est unprojet où le dessin intègre nature et bâti sur un pied d’égalité.Espace forestierDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS31
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIRDes lieuxd’intermodalitésinternes et avecles réseauxstructurantsDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉSLe campus possèderait avec lessolutions proposées quatre pôlesd’intermodalités internes( aux abords de l’École Polytechnique,à la Martinière autour du futuremplacement de l’UniversitéParis-Sud 11, au Christ de <strong>Saclay</strong>aux abords du <strong>CEA</strong> et à Jouy-en-Josasentre HEC et l’INRA) et trois pôlesd’intermodalités avec les réseauxstructurants régionaux à Massy-Palaiseau et au Guichet (RER B et C),et à Jouy-en-Josas (RER C).Dans une moindre mesure, la gared’Orsay offrira également uneconnexion au RER B, tandis que, plusau nord, Vélizy se situera sur la futureligne du tramway Châtillon-Viroflay.32
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009LES MOBILITÉS AU CŒUR DU DISPOSITIFLe projet d’implantations veut « inverser » le regard que l’on porteaujourd’hui sur le plateau. Or, ce regard porte sur les routes,RD 306 ou RD 36 notamment, qui structurent l’espace et les déplacements.Dans le projet, ce ne seront plus les routes qui structurerontle projet et qui seront le signe unique de la mobilité,ce sera le transport collectif en site propre. Les bus etle site dédié sur lequel ils circuleront, seront la colonnevertébrale du campus, le lieu vers lequel chacun pourraouvrir sa façade. Les véhicules particuliers ne seront paséliminés du dispositif, car ils jouent et joueront un rôleessentiel dans le dispositif de transport (lire le chapitreVivre, page 40) mais ils seront renvoyés à une circulationen périphérie du campus.Le dispositif de mobilité accompagne les polarisations autour deslieux de vie et des espaces mutualisés par des points d’intermodebusstructurantes Est-Ouest et Nord-Sud et entre celles-ci et les troisdalité où des échanges pourront se faire entre les lignes lignes de desserte de proximité. Ces points d’intermodalité internefonctionnent avec les points d’intermodalité des réseaux detransports collectifs régionaux (Massy-Palaiseau, Saint-Quentinen-Yvelines,Jouy-en-Josas, Vélizy…).L’EXEMPLARITÉ ENVIRONNEMENTALELe projet de <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> et les ambitions qu’ilporte se doit d’être exemplaire en matière de développement durable.Et c’est une conception active et positive du développementdurable qu’il incarne à travers la conviction que l’innovation technologiquesera un des éléments majeurs d’un développement économiquefutur respectueux de l’environnement. Le projet, dansle cadre actuel du Grenelle de l’environnement (et de la sensibilisationqu’il favorise) a aussi valeur emblématique et éducative.L’attention portée aux équilibres à respecter entre les tissus urbain,agricole et forestier s’explique par le souci d’insérer l’urbaindans la diversité des milieux du plateau. C’est pourquoi, le projetd’implantations dessine les espaces naturels comme il dessine lesespaces urbains.La ferme briarde, un modèle de densité vertueuse ?Le modèle de la ferme briarde, comme La Martinière, représente, par sa structure et sa surface, uneentité de 15 000 à 20 000 m2, soit une échelle très proche de celle des collèges d’Oxford. Dans unepremière approche, l’étude confiée au programmiste pour définir une sorte d’unité de surface pour lesfutures implantations aboutissait à une surface équivalente. Cette « unité » pourrait constituer unetypologie pour les premières installations sur le campus. Elle deviendrait une sorte d’unitélocale destinée à démontrer que ladensité recherchée, notamment à travers un coefficientd’occupation des sols (COS) de 1 ne relève pas d’un dogme maisd’une sorte de vertu inscrite dans le lieu.Le choix d’un COS de 1 serait un principe minimum plutôtqu’une règle intangible. Ce COS paraît être raisonnabledans une relation douce à la nature mais qui prendraiten compte l’ambition de construire un projet économe enespace.La ferme briarde d’Orsigny à <strong>Saclay</strong> et les collèges d’OxfordDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS33
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIRUn COS de 1 à 1,2Le COS de 1 a été proposé comme une densité de référence permettant d’établir sur une basecommune les relations entre les institutions. Une économie de 20% du sol peut être réaliséepar la mutualisation des équipements généraux et l’optimisation des surfaces programméespar les écoles. Une seconde économie de 20% du sol peut être obtenue en augmentantlégèrement la densité (COS de 1,2). Les lieux de vie auront une densité supérieure cohérenteavec l’idée d’intensité urbaine compensée par des espaces de sport et de loisirs mutualisés.DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS34COS de 1 pour les bâtiments d’enseignement etde recherche soit 1 ha pour 10 000 m² avec3 niveaux sur le tiers de la surface au solL’inscription dans la géographie, la définition des principes de bilités et l’exemplarité environnementale donneront naissance à cemo-que sera le mode de vie sur le campus. Ainsi les lieux de vie seronttoujours à proximité de la nature, dans un espace temps maîtrisé grâceà la fiabilité du TCSP et grâce à son doublement par un large cheminvert. Avec un « cadencement » des implantations autour d’unedistance pivot de 500 m, le chemin à parcourir d’un lieu à l’autre estcalqué à la fois sur le « pas » du bus en site propre - mais il ne sera pasprésent partout - et sur le pas de la marche à pied.UNE ORGANISATION SPATIALE EN ZONES,AUTOUR DE PÔLES ACADÉMIQUESCOS 1.2 pour le slieuxde vies soit 1 ha pour12000m² construitL’organisation spatiale présentée ici concerne les trois zones où sontprévues les opérations immobilières dans le cadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.Le <strong>Campus</strong> comporte d’autres zones géographiques qui n’ont pasfait l’objet de projet d’aménagement et qui sont donc peu traitéesdans ce chapitre. C’est le cas des zones de Jouy-en-Josas, d’Orme-<strong>Saclay</strong> et de Gif-sur-Yvette. En outre, les implantations présentéesdans les cartes ci-contre, sont susceptibles de faire encore l’objet delégères évolutions.LA ZONE PALAISEAU :UN PÔLE EST AUTOUR DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUELe site actuel de l’École Polytechnique recevrait de nouveaux arrivantssans toucher au plan d’eau ni au ring entourant l’École. 28 hanouveaux seraient urbanisés à l’intérieur du ring. Au nord, l’espaceboisé assurerait les mêmes fonctions de séparation qu’aujourd’hui.À l’ouest du ring, serait aménagé un premier lieu de vie, au sudd’AgroParisTech et à proximité immédiate de Nano-Innov et de lahalle technologique «procédés, mécanique, matériaux » au sein del’Incubateur pépinière hôtel d’entreprises (IPHE). EDF pourraits’installer au sud du futur transport collectif en site propre (TCSP),dans le cadre d’un plan local d’urbanisme (PLU) révisé.
<strong>Plan</strong><strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009LA ZONE LA MARTINIÈRE :UN PÔLE CENTRAL AUTOUR DE L’UNIVERSITÉ PARIS-SUD 11Les installations futures de l’Université Paris-Sud 11 viendraients’installer de part et d’autre de la RN 118. Autour de la ferme de LaMartinière, lieu emblématique du plateau, serait constitué le pôle devie central du plateau sud. C’est aux abords de la ferme que seraientréalisés d’importants équipements collectifs mutualisés comme lefutur centre des congrès de 1 200 places.LA ZONE MOULON :UN PÔLE OUEST AUTOUR DE SUPÉLECL’urbanisation serait répartie entre la route actuelle et la rigole deCorbeville tandis que l’entre-deux serait occupé par des alternancesde lieux de vie, avec de nombreux équipements sportifs. Une autreferme, celle du Moulon serait le lieu de vie emblématique de cettezone dont Supélec serait le cœur académique.DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS35
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIRDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS36LES GRANDES RÉPARTITIONS SPATIALESL’articulation des activités enseignement recherche, développementéconomique et lieux de vie, une fois cartographiée, montre l’alternancedes rythmes entre les espaces de travail et d’enseignement etles espaces de vie. Le mélange des populations explicité au chapitreprécédent, la mise en mouvement de populations différentes, l’alternancedes fonctions et les effets de la mutualisation trouvent iciune traduction spatiale.Pôles de vie55 ha 600 000 m 2 (SHON-) COS 1,1Enseignement et recherche75 ha 760 000 m 2 (SHON) COS 1Développement économique81 ha 1 000 000 m 2 (SHON) COS 1,2La répartition spatialeentre les trois grandesfonctions « urbaines »Les sites de recherche,les sites de lieux de vieet les sites d’accueil desentreprises. Une mixitéet une alternance derythmes assumées.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009DENSITÉ ET MUTUALISATION :UNE GESTION RAISONNÉE DE L’ESPACELes principes d’implantations proposés reposent sur un doublemouvement de densification et de mutualisation.UNE DENSITÉ QUI S’APPUIE SUR UN COS VARIANTDE 1 À 1,2 EN PREMIÈRE INTENTIONLa densité proposée aboutit à une première approche des surfacesbâties (SHON) autour de 2,36 millions de m2, répartis entre lessurfaces consacrées au développement économique (1 000 000 dem2 avec un COS de 1,2), les surfaces consacrées à l’enseignementet à la recherche (760 000 m2, avec un COS de 1) et les pôles devie (600 000 m2 avec un COS de 1,1). Ces surfaces se traduisentpar un besoin de 211 ha nouveaux à urbaniser.Grâce à la densification principalement programméesur le site de l’École Polytechnique,soit 28 ha, ce sont finalement 183 ha seulementde terrains nouveaux qui seront urbanisés.L’économie d’espace est donc bien réelle et ellepermettra notamment de préserver des espacesnaturels.LA MUTUALISATION DES ÉQUIPEMENTSET SUR LES LIEUX DE VIEL’économie d’espace et de moyens à mobiliserest également obtenue par la mutualisationde nombreux équipements. C’est ainsi que100 000 m2 sont mutualisés localement ou àl’échelle du campus dans les 800 000 m2 de surfacesconsacrées à l’enseignement et à la recherche.Or, cette mutualisation produit elle-mêmeses propres économies, indépendamment descoûts de fonctionnement qui baissent mécaniquement.C’est ainsi que sur les 100 000 m2mutualisés, seuls 75 000 sont finalement utilisés,permettant un gain supplémentaire de 25 % dessurfaces.Une économie d’espace de 28 haEn ne retenant que les nouveaux terrains devant faire l’objet d’opérationsimmobilières futures, le projet ne consommerait que 183 ha nouveaux surun total de 211 ha réellement prévus. L’économie d’espace serait obtenue endensifiant l’espace autour de l’École Polytechnique et certains espaces de lazone Moulon. Cette carte montre les limites de cette urbanisation nouvelle.DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS37
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIRDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS38UNE AMBITION ARCHITECTURALELa définition d’un coefficient d’occupation des sols d’au moins 1comme unité de rythme porte, au-delà du message sur la volontéd’économiser l’espace, un message architectural. A ce stade du projet,la question de l’ambition architecturale du site ne peut s’exprimerqu’à travers des grandes intentions.• L’exemplarité du projet scientifique et son statut européen et mondialdoit se traduire également dans l’architecture du bâti et dans laconception des espaces publics. Cela passe par la prise en compte desnormes de la haute qualité environnementale (HQE) et des normesbasse consommation, par une architecture « domestique » appliquéeaux lieux de travail ou aux unités résidentielles mais aussi par unearchitecture « emblématique », construisant ici et là des repères forts,sans doute aux abords des lieux de vie (ou pour évoquer une thématiquescientifique). Le « mouvement » exprimé par l’accent mis sur lesmobilités et le statut mondial du lieu justifierait la présence d’œuvresarchitecturales sur le campus.LA MISE EN VALEUR DES ÉCOSYSTÈMES NATURELSET AGRICOLES ET DE LA BIODIVERSITÉ VÉGÉTALELe projet de <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> regroupera des acteurs dela recherche et de l’enseignement supérieur en matière d’agro-écosystèmeset de milieux naturels, créant ainsi l’un des plus grands centresmondiaux de recherche dans ces domaines. Des acteurs des pôlesbiologie-santé, sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,s’inscrivent dans ce dispositif. Ces acteurs souhaitent donc que la préservationet la valorisation des agro-écosystèmes et des milieux seminaturelsdu site soient assurées à des fins pédagogiques, scientifiqueset de conservation. Cette ambition est motivée par l’exceptionnelledimension paysagère du plateau et parce que cette dimension s’inscritdans le projet urbanistique comme une valeur fondamentale du projetet un facteur d’intégration de l’ensemble des acteurs.Cette mise en valeur consolide l’objectif de respect de l’environnementque le projet de campus se fixe mais elle constitue aussi une démarcheoriginale : en affichant les écosystèmes agricoles et naturels commeune vitrine de la recherche et de démonstration pédagogique et enles plaçant comme interface entre les acteurs scientifiques et les acteurslocaux, notamment des collectivités - Région, Conseil généralde l’Essonne, plusieurs communes - et des associations, qui toutes ontsouligné leur désir de voir prises en compte dans le projet les valeursagricoles et naturelles des lieux.UN CONTEXTE PARTICULIÈREMENT RICHELes terres du plateau de <strong>Saclay</strong> sont connues pour leurs qualités agricolesexceptionnelles, ceci sans irrigation en raison des particularitéshydrologiques du plateau. Dans le secteur du Moulon, un travail devalorisation avait déjà été mené depuis vingt ans, pour le maïs et leblé.La forêt des coteaux de la Guyonnerie a déjà fait l’objet d’un projetpédagogique sur la gestion forestière depuis plusieurs décennies encoopération entre l’Université Paris-Sud 11 et l’Office national desforêts (ONF).Enfin, les collections botaniques et les milieux semi-naturels de lavallée, répartis chacun sur 80 ha, comprennent 2 500 taxons de plantesexotiques et différents milieux naturels. Cet ensemble, situé surle domaine de la faculté d’Orsay est valorisé dans le cadre du Parcbotanique de Launay.Pour toutes ces raisons, les acteurs souhaitent mettre en place plusieursoutils destinés à :• préserver et mettre en valeur des terres agricoles, sur la zoneMoulon et aux abords d’AgroParisTech, en coopération avec l’UniversitéParis-Sud 11 et l’INRA, avec un objectif de maintenir au moins150 ha en exploitation (environ 60 ha aujourd’hui au Moulon)• créer un pôle botanique, en valorisant sur le plateau un projet développépar l’Université Paris-Sud 11• préserver et valoriser la forêt pédagogique de la Guyonnerie, encréant des circuits pédagogiques jouant un rôle de transition paysagèreentre le plateau et la vallée• préserver et valoriser le parc botanique de Launay dans le secteurde la vallée. Il s’agit de fédérer plusieurs projets aux abords de la facultéd’Orsay, intégrant le réaménagement de la rivière Yvette ou lacréation d’un réseau structurant de circulation douce.• créer un tissu végétal sur le campus afin de renforcer le caractèreidentitaire de la trame verte et de l’articulation espaces naturelsespacesconstruits pour la population du plateau et des environs etpour les visiteurs.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Les lieux de vie du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>Ici représenté en 3D, d’est en ouest,les espaces de vie du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>tracent une ligne tout au long du projet detransport collectif en site propre.Parcde LaunayBois de la GuyonnerieDESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS39
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE40VIVRELES DÉPLACEMENTS,LA VIE SOCIALEDU CAMPUS& LES ÉCHANGESAVEC LA SOCIÉTÉLOCALELe <strong>Plan</strong> campus du plateau de <strong>Saclay</strong> veut être un projet « à vivre »,en mouvement, ouvert sur son environnement et sur les populationsenvironnantes. Son ambition : faire du plateau un lieu où il faitbon travailler, habiter, faire du sport, se distraire, où il est facilede se déplacer, tout près ou très loin, où le contact avec la vie localeest possible, où l’utilité sociale des chercheurs, des enseignants,des entrepreneurs se prouve au quotidien dans un contact naturelavec la population…
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009De toutes les conditions du « bien vivre » sur le campus, la plus complexeà remplir est sans doute celle des transports. Trois raisons principales,de natures très différentes, expliquent cette complexité :• la première raison tient à la répartition modale actuelle : lavoiture domine de façon écrasante les autres modes de déplacement,entraînant des congestions importantes aux heures depointe. Deux causes expliquent, pour l’essentiel, cette situation :l’éparpillement des lieux de résidence et une offre de transportscollectifs peu attractive car peu lisible et peu maillée. Sur le plateauet pour les dessertes à courte et longue distance, les ¾ des trajetsdomicile-travail sont effectués en voiture. Une étude réaliséepar le <strong>CEA</strong> dans le cadre de son plan de déplacement d’entreprise(PDE) démontre que 10 % seulement des personnes travaillantsur le site utilisent les transports en commun. Les personneshabitant aux abords du campus ou avec des temps de trajet inférieursà 60 mn en voiture utilisent majoritairement ce mode dedéplacement. Seules les personnes habitant à plus de 60 mn du<strong>CEA</strong> choisissent - pour une part ! - les transports collectifs. Demême, les chiffres issus de l’enquête globale des transports de2001 montrent que l’usage des transports collectifs ne dépassepas 20 % des déplacements sur le territoire de la Communautéd’agglomération du plateau de <strong>Saclay</strong> (CAPS). Certes, la faibledensité urbaine du plateau n’incite pas les opérateurs de transportcollectif à développer leur offre : faute de massification, larentabilité et l’efficacité des transports collectifs chutent. C’estpourquoi la densification nouvelle attendue sur le plateau modifiesensiblement la situation.• la deuxième raison tient à la géographie. Avec les vallées, leplateau forme un ensemble complexe. Il est encore peu urbaniséalors que les vallées ont naturellement accueilli, au fil de temps,les axes de transports lourds et l’urbanisation. La coupure plateau-valléeest particulièrement marquée par des pentes fortes.Cela induit des accès routiers en forte déclivité, sinueux et auxperformances très variables. Un bon fonctionnement des relationsentre le plateau et les vallées suppose donc de s’appuyersur les voies d’accès les plus praticables, en particulier celles quimontent depuis les gares de Massy-Palaiseau ou du Guichet.Cette dernière est particulièrement bien placée pour desservirle plateau grâce à une liaison directe le long de la RN118.• la troisième raison est relative au temps… Construire, de toutespièces, de nouvelles infrastructures de transport demande du temps,beaucoup de temps. Pour les études, la concertation, les travaux… Or,de nombreux acteurs occupent déjà le plateau et d’autres vont arrivertrès vite : il faut donc trouver des solutions rapides à mettre en œuvre,réalistes financièrement, conformes à l’esprit du projet urbanistique etévolutives, pour s’adapter à la montée en puissance du projet.En outre, du point de vue de la circulation routière, il y a coexistenced’automobilistes travaillant sur place, ne faisant que transiter pour serendre à leur lieu de travail et, le vendredi, partant en week-end.TRANSPORTS : UNE ARDENTE ET URGENTE NÉCESSITÉLes acteurs du <strong>Plan</strong> campus du plateau de <strong>Saclay</strong> sont conscients dufait que la question des transports sera une des premières - sinon lapremière ! - que se poseront les candidats à l’installation sur le plateau,qu’ils soient organismes publics ou entreprises privées.UNE QUESTION DE COMPÉTENCESLa conscience de la situation préoccupante des transports publics nedonne pas pour autant compétence aux acteurs du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> pourapporter des solutions. Ils n’ont ni le pouvoir ni la légitimité pour déciderde l’organisation des transports dans le sud-ouest francilien. C’est le STIFqui exerce ce rôle d’autorité organisatrice des transports à cette échelle, etqui regroupe les principales collectivités, dont la Région, et l’État. Les 23acteurs peuvent cependant agir de plusieurs manières, et ils le font :• en organisant pour leur compte et à leur frais certaines dessertesindispensables pour leurs collaborateurs. C’est le cas notammentdu <strong>CEA</strong>, de l’École Polytechnique, de Thalès, de l’ONERA… Le <strong>CEA</strong>,par exemple, a ainsi mis sur pied de nombreuses lignes de bus pourassurer le transport de ses salariés. Une navette interne circule lajournée pour assurer les déplacements internes au <strong>CEA</strong> tandis qu’uneautre assure la liaison avec la gare du Guichet sur la ligne du RER B.Les grandes écoles, entreprises ou centre de formation organisentégalement des navettes à partir de la gare du Guichet lors d’événementsponctuels (concours, formations, congrès…) tandis que lesdéplacements ponctuels de visiteurs sont réalisés en grande partieen taxi.VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE41
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE42• en réfléchissant à des solutions qui ne font pas appel à lacréation d’infrastructures nouvelles importantes et en intégrantdans le <strong>Plan</strong> campus une orientation forte en faveur des« nouvelles mobilités ». C’est l’encouragement et l’organisationd’un dispositif efficient de covoiturage ou d’autopartage, c’est lapromotion à plus long terme de location de petits véhicules àfaible rayon d’action, c’est, plus simplement encore, en intégrantles modes doux dans la conception urbanistique du projet• en développant une ambitieuse politique du logement, coordonnéeentre établissements et avec les collectivités territoriales :> logements pour étudiants, avec une offre diversifiée, intégrant,par exemple, des logements pour les jeunes couples> logements pour les salariés, là encore avec une offre diversifiée,allant du logement social locatif jusqu’aux logementsen accession à la propriété, de façon à couvrir l’essentiel d’unparcours résidentiel> hôtellerie pour les visiteurs, les collaborateurs occasionnels…• en examinant aussi des solutions crédibles, dans le respectdes compétences transports des collectivités territoriales et duSTIF, pouvant être mises en œuvre à court terme. Dans ce cas,les acteurs veillent à n’apporter au débat que des solutions quisoient compatibles avec les documents de planification territoriale: PLU à l’échelle de la commune, plan de déplacements urbain(PDU) et schéma de cohérence territoriale (SCOT) à l’échelledes intercommunalités ou au-delà, SDRIF à l’échelle régionale.DES AMÉLIORATIONS ATTENDUES DÈS 2009Le constat souvent négatif énoncé par de nombreux acteurs doit êtretempéré car de nouvelles liaisons structurantes dans le domaine destransports collectifs vont venir améliorer la situation, fin 2009 d’abord,à l’horizon 2012 ensuite.• Le transport collectif en site propre (TCSP) entre la gare RERde Massy et l’École PolytechniqueLongue de 6,3 km, cette ligne de bus en site propre va ouvrir aupremier trimestre 2009 et permettra aux usagers de disposer d’uneliaison fiable et régulière, libérée de la circulation automobile. Ladurée du trajet sera divisée par deux, passant de 15 mn à 8 mn.Porté par le Conseil général de l’Essonne afin d’offrir une alternativeà l’usage de la voiture, ce projet comporte un volet environnementalet la création d’une liaison douce pour piétons et cyclistes.L’opération est financée à hauteur de 14,72 M€ à parité par l’Etatet la Région, le Conseil général investissant de son côté 5,33 M€.À terme, le TCSP reliera Saint-Quentin-en-Yvelines, Massy et àplus long terme Orly. Le parcours total entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Massy est de 24,9 km. Avec les 6,1 km ouverts entreSaint-Quentin-en-Yvelines et Magny-les-Hameaux et les 6,3 kmqui vont s’ouvrir entre Massy et Polytechnique, il restera 12,5 kmà réaliser dans la partie centrale, notamment entre Polytechniqueet le Christ de <strong>Saclay</strong>.• Le tramway Châtillon-ViroflayCe tramway entrera en service en deux phases : 2011-2012 pourla liaison Vélizy-Châtillon et 2013 pour la liaison Vélizy-Viroflay.C’est toute l’offre de transports au nord du <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong> (zone Jouy-en-Josas) qui sera renforcée.En tenant compte de ces améliorations, dans le souci d’apporter sacontribution à la réflexion et d’aider à l’émergence de solutions dictéespar l’urgence, les signataires du <strong>Plan</strong> campus du plateau de <strong>Saclay</strong> ontlancé une étude, dont voici les éléments.DÉPLACEMENTS : DES ÉLÉMENTS DE SOLUTIONÀ COURT TERMELe cahier des charges de l’étude repose sur des principes simples :• réserver pour le moyen-long terme les solutions enterrées (métro,RER ou extension), dont la lourdeur est incompatible avec deséchéances à court terme• s’appuyer sur les réseaux structurants et espaces viaires actuels,pour chercher à les améliorer et à en optimiser l’usage• s’appuyer sur les gares assurant une connexion intermodale etsur les voieries d’accès au plateau, de façon à fiabiliser les dessertes(Orsay, Le Guichet, Massy-Palaiseau, Saint-Quentin-en-Yvelines,Jouy-en-Josas, Vélizy…)• chercher à répondre aux besoins selon les trois échelles de territoireconcernées : la desserte interne du campus, la desserte entrele campus et des partenaires (Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009RER CSaint-Quentin-en-YvelinesTCSPMassy-Saint-Quentin-en-YvelinesEn service depuis 2000Magny-les-HameauxSection centrale du TCSPMassy-Saint-Quentin-en-YvelinesÀ l’étudeLes réseaux structurantsexistants,en travaux ou à l’étudeLes réseaux existants :• les RER B et C• la section Saint-Quentin-en-Yvelines/Magny-les-Hameauxdu TSCP Massy-Palaiseau/Saint-Quentin-en-YvelinesLes réseaux en travaux :• la section Massy-Palaiseau/École Polytechniquedu TSCP Massy-Palaiseau/Saint-Quentin-en-Yvelines• le tramway Châtillon/Viroflay (début des travaux)Les réseaux à l’étude :• la section centrale (École Polytechnique/Magny-Le-Hameaux)Versailles-Rive-GaucheGif-sur-YvetteJouy-en-JosasChrist de <strong>Saclay</strong>RER BRN 118TramwayChâtillon-ViroflayOuverture 2012-2013VélizyRER CRER CTCSPMassy-Saint-Quentin-en-YvelinesOuverture1 er semestre 2009vers les Ulis,CourtabœufVers ParisMassyRER BRER BRER CVers EvryVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE43
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE44Ligne structurante Est-OuestLigne structurante Nord-SudversMagny-les-Hameaux,Saint-Quentin-en-Yvelines,le RER Cvers CNRS,Gif-sur-YvetteChrist de <strong>Saclay</strong>Liaison interne Est-OuestLiaison interne Vallée-Plateau directevers HEC, l’INRA, le RER Cet le tramway Châtillon-VélizyRN 118 118UniversitéParis-Sud 11Orsay(gare RER B)Le Guichet (gare RER B)vers les Ulis,CourtabœufLiaison interne Vallée-Plateaupar Paris 11RER BDeux lignes structuranteset trois lignes de dessertede proximitévers Massy-Palaiseau,le RER B
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Deux lignes structurantesLa solution proposée repose sur deux lignes structurantes :Une ligne structurante Est-Ouest qui permettrait• une connexion du plateau avec le réseau structurantrégional, notamment avec les RER B et C d’une part (Massy-Palaiseau)et le RER C/Transilien, d’autre part (Saint-Quentin-en-Yvelines)• une connexion du plateau avec d’autres pôles fortement associésau campus et notamment avec l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines• une connexion au pôle national de Massy-Palaiseau :gare TGV, RER B vers Antony et Orlyval, axe Massy-Orly.Une ligne structurante Nord-Sud qui permettrait• une connexion du plateau avec Les Ulis (ZA de Courtabœuf),Le Guichet, et donc avec le réseau structurant régional du RER B, au sud• une connexion du plateau avec le RER C, à Jouy-en-Josas,au nord (avec un accès à la gare de Versailles-Chantiers)• une liaison de qualité avec HEC et l’INRA• dès 2012, une connexion à Vélizy avec le tramway Châtillon-Viroflay.Trois lignes de dessertede proximité• La ligne Est-Ouest reliera l’École polytechnique au CNRS,à Gif-sur-Yvette, en complément, dans un premier temps,de la ligne structurante• La ligne d’articulation entre le plateau et la vallée, reliera l’Yvette,immédiatement au nord de la gare d’Orsay-Ville, au synchrotron Soleil, en« cabotage » dans l’ensemble des sites de l’université Paris-Sud 11, assurantainsi le lien entre l’université actuelle et ses futurs locaux sur le plateau• La ligne directe entre la vallée et le plateau, assurera une liaison entre lagare d’Orsay-Ville, la zone Orme-<strong>Saclay</strong> et le synchrotron Soleilen traversant directement l’université de Paris-Sud 11.ou Evry, par exemple), et enfin la desserte du campus depuis/versle réseau structurant régional.La solution proposée repose sur cinq lignes de bus maillées : une lignestructurante Est-Ouest, une ligne structurante Nord-Sud et troislignes de desserte de proximité, avec un tronc commun en site propredans la desserte locale du campus par les deux lignes structurantes.UNE LIGNE STRUCTURANTE EST-OUEST, ENTRE MASSY-PALAISEAUET SAINT-QUENTIN, CONNECTÉE AUX RER B ET CCette ligne de bus fonctionne aujourd’hui (360 000 voyageurs/an) et c’estelle qui va bénéficier d’un site propre entre Massy-Palaiseau et l’ÉcolePolytechnique mi-2009.La proposition consiste à :• accélérer la poursuite de la mise en site propre entre l’École Polytechniqueet le Christ de <strong>Saclay</strong> dans un premier temps. Pour l’heure,cette section n’est pas inscrite au contrat de projet Etat-Région.Le projet est cependant inscrit au SDRIF mais il n’est ni programméni financé.• améliorer le niveau de service actuel (niveau Mobilien de typeParis-petite couronne), avec une fréquence de 10 mn à la pointe,renforcée entre Massy-Palaiseau et <strong>Saclay</strong> pour atteindre 5 mn, et20 mn en soirée• équiper la ligne de bus articulés (100 voyageurs, 4 voyageurs/m 2 )• assurer une amplitude de desserte qui irait de 5 h 30 à 0 h 30, avecun service attractif les week-end• garantir, grâce au site propre une vitesse commerciale de 28 km/h(ce qui correspond, en théorie, à la vitesse moyenne d’une voitureconduite de manière apaisée).UNE LIGNE STRUCTURANTE NORD-SUD, ENTRE LES ULISET VÉLIZY, CONNECTÉE AUX RER B ET CET AU FUTUR TRAMWAY CHÂTILLON-VIROFLAYCette liaison est assurée aujourd’hui par deux lignes. Contrairement à laligne Est-Ouest actuelle, les fonctionnalités de ces deux lignes doiventêtre profondément repensées. L’une ne dessert pas systématiquement leplateau et connaît une très faible fréquentation : elle assure essentielle-VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE45
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE46ment une liaison rapide entre les pôles d’habitat et d’emplois des Ulis etde Vélizy. Elle ne « s’attarde » donc pas sur le plateau… L’autre ligne quirelie Les Ulis à <strong>Saclay</strong> via la ferme du Moulon et Le Guichet connaît lafréquentation la plus importante des lignes desservant le plateau. Avec400 000 voyageurs/an, elle offre des fréquences de 15 à 20 mn à l’heurede pointe et joue aujourd’hui un rôle important de rabattement et dediffusion depuis/vers le RER B.Comme pour la ligne Est-Ouest, la ligne Les Ulis-Vélizy, via Le Guichetet <strong>Saclay</strong> pourrait facilement :• bénéficier d’un niveau de service amélioré, avec une fréquence de10 mn à l’heure de pointe, renforcée entre Le Guichet et le Christ de<strong>Saclay</strong> pour atteindre 5 mn, et 20 mn en soirée.• être dotée du même matériel roulant que la ligne Est-Ouest• assurer une amplitude de desserte qui irait de 5 h 30 à 0 h 30, avecun service attractif les week-end• garantir, grâce à une section en site propre commune avec l’autre ligne(entre la RN118 et le Christ de <strong>Saclay</strong>), une vitesse commercialede 20 km/h, soit une vitesse un peu plus lente que la ligne Est-Ouestmais qui reste tout à fait compétitive• utiliser, dans son passage sur le site du <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong>, la voie de TSCP de la ligne structurante Est-Ouest entre laRN 118 et le Christ de <strong>Saclay</strong>• s’allonger en site propre vers le nord, entre le Christ de <strong>Saclay</strong>et HEC-INRA. La totalité du campus serait ainsi irriguée par unTCSP.TROIS LIGNES DE DESSERTE DE PROXIMITÉTrois lignes de desserte fine complètent l’armature des deux lignesstructurantes : deux d’entre elles reprennent en les renforçantles lignes de desserte internes de l’Université Paris-Sud 11 et duMoulon, la troisième est une création. Elles utiliseront des bus decapacité moyenne, de type Midibus (50 voyageurs, 4 voyageurs/m2) mais avec un cadencement attractif. Elles seront facilementmodulables, y compris en terme d’itinéraires, afin de s’adapteraux évolutions des besoins, au fur et à mesure que le campus sedéveloppera. La vitesse commerciale de ces Midibus serait de 20km/h (ce qui constitue une vitesse optimisée pour une dessertefine) et le service devrait être assuré de 5 h 30 à 22 h 30, avec uneUn site de remisage et de maintenanceUn site de remisage et de maintenance des transports collectifs sur le campus,qui ferait du plateau le « cœur » du réseau, pourquoi pas ? Sur le plan pratique,le projet se justifie car le campus sera le lieu central de circulation de trois lignesde Midibus et le pôle majeur sur les deux axes structurants. Un outil industrielde ce type sur le plateau permettrait de limiter le nombre et la longueur descourses réalisées sans voyageurs, entre le site de remisage et le point de départdes lignes.Sur le plan symbolique, installer un centre de maintenance de transport collectifen un lieu qui se veut une écocité exemplaire en matière de transportéco-responsable se justifie pleinement. Comme le campus est un lieu d’étude- entre autres domaines - sur les mobilités du futur, le symbole n’en est querenforcé. La forme architecturale d’un tel centre devra s’intégrer dans lesprincipes architecturaux du campus et ses fonctionnalités pourraient êtremutualisées avec les équipements liés aux services à la mobilité individuelle(autopartage, vélos en libre service…).Le système de transport,comme contribution à l’identité du campusL’exemple de Montpellier, avec la livrée de ses tramways confiéesà des artistes, est là pour confirmer qu’un système de transport peut jouerun rôle identitaire, pour un lieu et une communauté, et contribue à sonrayonnement. Au-delà de l’identité locale, c’est cette forte personnalité« graphique » qui a contribué, depuis Montpellier, à faire du tramwayune star nationale. Sur le campus, il est important que le système de transportsoit en harmonie avec la vocation d’un espace tourné vers les nouvellestechnologies. En complément de l’aspect purement quantitatifde renforcement et de maillage du réseau, il serait cohérent que cette terred’innovation permette l’expérimentation de matériel à haute technologie,proposant un haut niveau de service comme l’information voyageursdynamique, l’information sur les correspondances, des points d’arrêtsmodernes et confortables proposant des services innovants. Ainsi, la forteidentité visuelle du matériel roulant « signerait » son appartenance -à ce territoire d’innovation à vocation internationale.
AUTOUILLETOISSY-SANS-AVOIRZERANINTHOIRYGALLUISAUTEUILMEREMONTFORT-L'AMAURYORCEMONTPRUNAY-EN-YVELINESMARCQLES BREVIAIRESSAULX-MARCHAISVICQBAZOCHES-SUR-GUYONNELES MESNULSMAREIL-LE-GUYONLE PERRAY-EN-YVELINESRAMBOUILLETABLISBEYNESNEAUPHLE-LE-VIEUXSAINT-GERMAIN-DE-LA-GRANGEVILLIERS-SAINT-FREDERICLE TREMBLAY-SUR-MAULDRESAINT-REMY-L'HONOREVIEILLE-EGLISE-EN-YVELINESSONCHAMPNEAUPHLE-LE-CHATEAUJOUARS-PONTCHARTRAINLES ESSARTS-LE-ROIAUFFARGISCOIGNIERESCLAIREFONTAINE-EN-YVELINESPONTHEVRARDDAVRONTHIVERVAL-GRIGNONMAUREPASPLAISIRLEVIS-SAINT-NOMLA CELLE-LES-BORDESSAINT-ARNOULT-EN-YVELINESSAINT-MARTIN-DE-BRETHENCOURTELANCOURTLA VERRIERESAINTE-MESMELE MESNIL-SAINT-DENISCERNAY-LA-VILLECHAVENAYLES CLAYES-SOUS-BOISDAMPIERRE-EN-YVELINESSENLISSESAINT-FORGETBULLIONROCHEFORT-EN-YVELINESLONGVILLIERSDOURDANTRAPPESSAINT-NOM-LA-BRETECHEVILLEPREUXSAINT-LAMBERTBOIS-D'ARCYCHOISELRENNEMOULINMONTIGNY-LE-BRETONNEUXCHEVREUSEBONNELLESL'ETANG-LA-VILLENOISY-LE-ROIFONTENAY-LE-FLEURYMAGNY-LES-HAMEAUXMILON-LA-CHAPELLESAINT-CYR-L'ECOLEVOISINS-LE-BRETONNEUXPECQUEUSESAINT-CYR-SOUS-DOURDANBOULLAY-LES-TROUXANGERVILLIERSROINVILLEGUYANCOURTMARLY-LE-ROIBAILLYCHATEAUFORTROCQUENCOURTSAINT-REMY-LES-CHEVREUSELES MOLIERESLIMOURSFORGES-LES-BAINSLE VAL-SAINT-GERMAINSERMAISEVERSAILLESLOUVECIENNESBUCCROISSY-SUR-SEINEBOUGIVALLA CELLE-SAINT-CLOUDLE CHESNAYTOUSSUS-LE-NOBLEGIF-SUR-YVETTEGOMETZ-LA-VILLEVAUGRIGNEUSEVILLIERS-LE-BACLELES LOGES-EN-JOSASSAINT-AUBINGOMETZ-LE-CHATELBRIIS-SOUS-FORGESCOURSON-MONTELOUPSAINT-MAURICE-MONTCOURONNESAINT-CHERONVIROFLAYJOUY-EN-JOSASBURES-SUR-YVETTEJANVRYVAUCRESSONSACLAYFONTENAY-LES-BRIISBREUILLETBREUX-JOUYCHAUFFOUR-LES-ETRECHYVELIZY-VILLACOUBLAYORSAYSAINT-JEAN-DE-BEAUREGARDSOUZY-LA-BRICHERUEIL-MALMAISONGARCHESMARNES-LA-COQUETTEVILLE-D'AVRAYCHAVILLEBIEVRESBRUYERES-LE-CHATELSAINT-YONSAINT-SULPICE-DE-FAVIERESSAINT-CLOUDVAUHALLANLES ULISMARCOUSSISBOISSY-SOUS-SAINT-YONMAUCHAMPSSEVRESSURESNESEGLYCHAMARANDEBOULOGNE-BILLANCOURTVANVESISSY-LES-MOULINEAUXMALAKOFFMEUDONIGNYPALAISEAUVILLEBON-SUR-YVETTEVILLEJUSTOLLAINVILLENOZAYARPAJONAVRAINVILLETORFOUCLAMARTLE PLESSIS-ROBINSONCHATENAY-MALABRYVERRIERES-LE-BUISSONLINASMASSYCHAMPLANSAULX-LES-CHARTREUXLA VILLE-DU-BOISMONTLHERYLEUVILLE-SUR-ORGECHEPTAINVILLEBALLAINVILLIERSLONGPONT-SUR-ORGESAINT-GERMAIN-LES-ARPAJONLA NORVILLECHILLY-MAZARINBRETIGNY-SUR-ORGEGUIBEVILLEMAROLLES-EN-HUREPOIXLARDYCHATILLONFONTENAY-AUX-ROSESS<strong>CEA</strong>UXANTONYLONGJUMEAUBOURAY-SUR-JUINEMONTROUGEBAGNEUXBOURG-LA-REINEWISSOUSEPINAY-SUR-ORGESAINT-MICHEL-SUR-ORGEARCUEILCACHANFRESNESMORANGISLEUDEVILLEMORSANG-SUR-ORGESAINTE-GENEVIEVE-DES-BOISSAINT-VRAINGENTILLYVILLEMOISSON-SUR-ORGEVILLIERS-SUR-ORGEITTEVILLELE KREMLIN-BICETREL'HAY-LES-ROSESLE PLESSIS-PATEVILLEJUIFCHEVILLY-LARUERUNGISPARAY-VIEILLE-POSTESAVIGNY-SUR-ORGEFLEURY-MEROGISATHIS-MONSJUVISY-SUR-ORGEVIRY-CHATILLONVERT-LE-GRANDVERT-LE-PETITIVRY-SUR-SEINEGRIGNYBONDOUFLECHARENTON-LE-PONTVITRY-SUR-SEINETHIAISORLYBALLANCOURT-SUR-ESSONNECOURCOURONNESECHARCONRIS-ORANGISFONTENAY-LE-VICOMTEBAGNOLETSAINT-MANDESAINT-MAURI<strong>CEA</strong>LFORTVILLECHOISY-LE-ROIVILLENEUVE-LE-ROIABLON-SUR-SEINEVIGNEUX-SUR-SEINEDRAVEILLISSESMENNECYVINCENNESMAISONS-ALFORTEVRYCHEVANNESMONTREUILCRETEILCHAMPCUEILCROSNEMONTGERONSOISY-SUR-SEINEVILLABECORBEIL-ESSONNESORMOYROSNY-SOUS-BOISFONTENAY-SOUS-BOISJOINVILLE-LE-PONTVALENTONVILLENEUVE-SAINT-GEORGESNOGENT-SUR-MARNEBONNEUIL-SUR-MARNEETIOLLESLE COUDRAY-MONT<strong>CEA</strong>UXAUVERNAUXNEUILLY-PLAISANCELE PERREUX-SUR-MARNEBRY-SUR-MARNECHAMPIGNY-SUR-MARNESAINT-MAUR-DES-FOSSESLIMEIL-BREVANNESYERRESBRUNOYSAINT-GERMAIN-LES-CORBEILSAINTRY-SUR-SEINEMORSANG-SUR-SEINESUCY-EN-BRIEBOISSY-SAINT-LEGEREPINAY-SOUS-SENARTBOUSSY-SAINT-ANTOINEQUINCY-SOUS-SENARTTIGERYSAINT-PIERRE-DU-PERRAYNEUILLY-SUR-MARNEVILLIERS-SUR-MARNELIEUSAINTNANDYSAINT-FARGEAU-PONTHIERRYVARENNES-JARCYPRINGYCOMBS-LA-VILLESAVIGNY-LE-TEMPLESEINE-PORTGOURNAY-SUR-MARNENOISY-LE-GRANDCHENNEVIERES-SUR-MARNEORMESSON-SUR-MARNEVILLECRESNESNOISEAUMAROLLES-EN-BRIEMANDRES-LES-ROSESPERIGNYBOISSISE-LE-ROICHAMPS-SUR-MARNELE PLESSIS-TREVISELA QUEUE-EN-BRIESANTENYCESSONSERVONBOISSISE-LA-BERTRANDEMERAINVILLEBRIE-COMTE-ROBERTMOISSY-CRAMAYELBOISSETTESNOISIELPONTAULT-COMBAULTLESIGNYLOGNESFEROLLES-ATTILLYREAULE MEE-SUR-SEINEDAMMARIE-LES-LYSVAIRES-SUR-MARNEVERT-SAINT-DENISTORCYCROISSY-BEAUBOURGEVRY-GREGY-SUR-YERRESAINT-THIBAULT-DES-VIGNESBUSSY-SAINT-MARTINCOLLEGIENROISSY-EN-BRIEOZOIR-LA-FERRIERECHEVRY-COSSIGNYGRISY-SUISNESLIMOGES-FOURCHESMONTEREAU-SUR-LE-JARDVOISENONMELUNLA ROCHETTERUBELLESGSUCONCHES-SUR-GOGOUVERNESBUSSY-SAINTFERRIERESPONTCARREGUERMANTESCOUBERTLISSYGRETZ-ARMSAINT-GERMAIN-LAMAINCYVAUX-LE-PENILS<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Le <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong>, Évry et OrlyIdéalement placé aux abordsimmédiats de la future interconnexion suddes TGV à Massy, le <strong>Campus</strong> pourrait bénéficieren outre d’une liaison privilégiéeavec Orly via un TCSP et avec Evry grâceà un tram-train aujourd’huien phase d’étude.La solution proposéepour répondre aux besoinsde dessertes à court terme(phase 1) du <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong>a fait émerger l’interêt d’une liaisonen site propre entre le Christ de <strong>Saclay</strong>et Jouy-en-Josas (en hachuré rouge)vers ViroflayVersaillesSaint-Quentin-en-YvelinesSOIGNOLLES-EN-TCSPMassy/Saint-Quentin-en-YvelinesRER BRER CTramwayChatillon-ViroflayOuverture 2012-2013Jouy-en-JosasPLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYvers ChâtillonMassy-PalaiseauLes gainsde temps grâceà la solutionproposéeGain > à 20 mnGain de 15 à 19 mnGain de 10 à 14 mnGain de 5 à 9 mnGain de 1 à 4 mnZone d’indifférenceRER BProjetTCSPProjetde Tram-TrainInterconnexion Sud des TGVOrlyEvryVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE47
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE48fréquence de 15 mn. Ce dispositif assurera une grande souplesse.Ces trois lignes ont pour fonctions principales de répondre :• aux besoins de mobilité interne et d’échanges entre les zonesde logement, d’enseignement, de services mutualisés, de restauration,de loisirs et de services• aux besoins d’échanges entre les lieux d’enseignement, de rechercheet les entreprises• aux besoins d’échanges plateau-vallée.Le choix d’un TCSP pour faire circuler les bus présente en soi denombreux avantages :• une lisibilité du système de transport• une garantie de fiabilité, de respect des fréquences et desamplitudes• une souplesse d’adaptation, en synergie avec les lignes dedesserte de proximité.Il s’agit donc d’une vraie solution, conforme à l’esprit du lieu et duprojet, qui sait ménager l’avenir tout en pouvant s’adapter à desévolutions du projet.UN INVESTISSEMENT COMPRIS ENTRE 35ET 65 M€ ET UN COÛT D’EXPLOITATION DE 22 M€/ANLe chiffrage de la solution proposée repose sur des budgets d’investissementpour construire le TCSP et sur des coûts d’exploitationdes lignes renforcées et de la ligne créée.• Pour la section de TCSP à construire entre l’École Polytechniqueet le Christ de <strong>Saclay</strong>, le budget d’établit à 35 M€. Il convientde noter que cette section fait déjà l’objet de discussion dans lecadre du projet Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines.• Pour la section de TCSP entre le Christ de <strong>Saclay</strong> et HECl’INRA,le coût de réalisation serait de 30 M€. Cette section nefait aujourd’hui l’objet d’aucun projet ni d’aucune discussion.• Enfin, les coûts d’exploitation prévisionnels sont les suivants,matériels roulants compris :> la ligne Nord-Sud (sur la totalité du trajet Les Ulis-Vélizy) :7,5 M€/an> la ligne Est-Ouest (sur la totalité du trajet Massy-Palaiseau-Saint-Quentin-en-Yvelines): 10 M€/an> les trois lignes de desserte de proximité : 4 M€/an.L’exploitation totale du nouveau dispositif serait de 22 M€/an.1 Il convientde considérerenfin que cesderniers chiffresde capacitétiennent compted’un remplissagede confort à4 passagers/m2 alors queles normesconstructeurtiennent comptede 8 passagers/m2.La solution proposée absorbe-t-elle,et comment, les besoins nouveaux ?Les hypothèses retenues pour dimensionner la capacité des bus, leur fréquenceet leur amplitude repose sur une estimation de la population supplémentaire(étudiants et salariés, du secteur public ou privé) qui viendrait étudier, travailleret vivre sur le plateau.• Les personnes supplémentaires : 42 000 en phase 1, à rapprocher des 18 900actuellement, soit un sensible doublement des « effectifs » à prendre en compte.• Ce chiffre est ensuite réparti entre salariés d’une part (25 %), étudiants et doctorantsd’autre part (75 %), selon les clés de répartition actuelles des grandsétablissements (École Polytechnique, Université Paris-Sud 11, Supelec…).• Sur ce nombre d’usagers potentiels, des abattements ont été pris en comptepour estimer la part de l’effectif qui induit réellement un déplacement quotidien(non résidents), la part des effectifs présents « jour ouvrable de base »(mardi ou jeudi), c’est-à-dire la part d’un absentéisme courant, enfin, la partdes effectifs se déplaçant le matin.• Pour calculer le nombre d’usagers, deux hypothèses ont été retenues :> Hypothèse 1 : les universités et les grandes écoles développeraient lamême politique de logements en se donnant comme objectifs de loger50 % des effectifs étudiants/doctorants sur place.> Hypohèse 2 : les universités et les grandes écoles divergeraient quantà leurs politiques de logement. Les premières se fixeraient un objectif de33 % de leurs effectifs étudiants/doctorants à loger sur place. Les secondesse fixeraient un objectif de 80 %.Enfin, il reste à définir l’objectif de part modale qui serait assigné aux lignes structurantes:• Un objectif ambitieux mais raisonnable consisterait à faire passer la partmodale des TC sur le campus à 40 % des déplacements, à comparer aux 18 %actuels sur le territoire de la CAPS.Les deux chiffres 1 obtenus sont de 4 200 voyageurs sur les 2 h de pointe dumatin dans l’hypothèse 1 et de 5 200 dans l’hypothèse 2.Les capacités disponibles sur la même période pour les deux lignes structurantessont de 4 800 voyageurs et les capacités des Midibus de desserte de proximitésont de 400 voyageurs.La solution proposée se révèle donc adaptée à un doublement de la part modaledes transports collectifs dans l’hypothèse d’un doublement des effectifsen phase 1 de développement du projet de campus.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009LA QUALITÉ DE L’ACCUEIL ET LA VIE QUOTIDIENNE :UNE MIXITÉ DE FONCTIONS ET DES LIEUX PARTAGÉSLieu de vie, le campus doit assurer à ses habitants un séjour agréable.Cela passe par plusieurs conditions :• assurer une qualité d’habitat qui incite les étudiants à rester surplace (taille « humaine », convivialité, sécurité…)• renforcer l’offre de logement étudiant par la construction de logementsétudiants supplémentaires, adaptés à des usages sociauxmodernes (logements individuels ou pour couples)• prévoir, avec les collectivités territoriales, des logements sociaux,notamment pour l’accueil des personnes des institutions nouvelles.• adapter l’offre, notamment hôtelière, à des usages diversifiés(courts séjours pour des visiteurs, des conférenciers, des utilisateursde grands équipements)• garantir une veille face aux risques et à l’insécurité.DES SERVICES DE VILLE, UNE OUVERTURE SUR LA NATUREEn affichant clairement une volonté de ne pas sacrifier les services àla sociabilité, ni la sociabilité aux services, le projet urbanistique ducampus se donne comme une priorité de faciliter la vie quotidiennede tous. Rien, de ce point de vue, n’est oublié : ni les infrastructures informatiquescommunes, ni les garderies d’enfants (encore un moyen demaîtriser l’augmentation du nombre des déplacements…), ni les infrastructuressportives, ni les services à la personne, ni les commerces deproximité… Ces espaces mutualisés sont des lieux de vie et d’échangescouplés à des points nodaux en matière de desserte locale et d’articulationavec des modes de transport doux. Bien entendu, l’accessibilitégénérale pour toutes les formes de handicap sera particulièrementétudiée et conforme au cadre fixé par la loi de 2005.Le campus s’inscrit dans l’histoire et la culture européenne. Les quartiers,et en particulier le quartier central présente un caractère à la foisurbain et « naturel » :• transport collectif en site propre, densité, largeur des rues, maillage,mixité logement-commerce-lieux de travail constituent des « signes» urbains• cheminements, pistes cyclables, ouverture vers les espaces naturels,trames verte et bleue, espaces boisés, fermes constituent des« signes » d’espaces naturels ou ruraux.Au-delà, les acteurs du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sontattachés à la préservation et à la valorisation des agro-écosystèmeset des milieux semi-naturels du site à des fins pédagogiques,scientifiques, de conservation, de démonstration, d’accueil.L’Université Paris-Sud 11, AgroParisTech et l’INRA en particuliercollaboreront à ces fins avec les acteurs locaux.DES LIEUX COMMUNS MAIS PAS BANALSPour permettre une vie collective, le campus doit offrir des lieux partagés.En complément des pôles d’enseignement et de recherche, il importeque soient favorisés les brassages et les rencontres. La restaurationde la mi-journée, qui se tient dans un temps court, sera nécessairementlocale et donc répartie par quartiers.En revanche, le lieu de vie central, structuré autour de La Martinière,abriterait :• La Maison de la formation et de l’entreprise qui accueillerait desservices d’insertion professionnelle, déjà organisée en une véritableplateforme d’insertion professionnelle, des écoles doctorales, deprise en charge des adultes en reprise d’études (formation continuevalidationdes acquis de l’expérience), d’incitation à l’entreprenariat,de formations par apprentissage…• La Maison de la santé et du bien-être qui prendrait en comptel’ensemble des aspects sanitaires et sociaux de la vie de l’étudiant.Cet espace proposerait des lieux de prévention et de prise en chargemédicale et sociale , des lieux d’accompagnement du handicap , unespace sport et détente et un lieu de restauration bio.• Well’com qui serait un lieu d’accueil et de documentation dans unenvironnement de nouvelles technologies de pointe. Spécialisé dansles domaines des relations internationales, de l’aide aux projets, del’information, l’orientation et le conseil, des services numériques etdes ressources documentaires, ce lieu tiendra son originalité de laqualité portée à l’accueil individualisé de l’étudiant.• Un lieu de vie étudiante qui serait capable d’héberger des associationsétudiantes (artistiques, cultuelles, sportives…) et d’accueillirdes manifestations (hall de spectacles et de soirées étudiantes)• La Maison de l’ouverture sociale et de l’égalité des chances quiaccueillerait des bureaux pour l’organisation des actions, une salleinformatisée pour le tutorat à distance. Ce lieu, très symbolique,VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE49
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER VIVRE DEVENIRVIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE50matérialise une ambition du campus qui doit, dans ce domaine,être exemplaire.L’OUVERTURE VERS LES HABITANTS ET LES RIVERAINS :UNE VIE LOCALE ET SCIENTIFIQUEL’ouverture scientifique, académique, économique, environnementaledu projet serait incomplète si elle ne s’accompagnait pas d’une ouverturevers la société. Pour que cela ne reste pas au niveau intentionnel,les signataires se sont engagés dans une démarche en trois points :• Le premier point consiste à adopter une démarche empathique.Tout simplement se mettre à la place de l’autre, de celui qui n’estpas impliqué dans le projet et qui, dans un premier temps, va avoirle sentiment de le subir. « Regardons notre projet avec des yeux extérieurs,ceux d’un habitant d’Orsay ou de <strong>Saclay</strong>, d’un agriculteurdu plateau, d’un membre d’association de protection de la natureou d’animation culturelle, et que voyons-nous ? » se sont dit les signatairesdu projet. Nous voyons certes un beau et grand projet,mais nous voyons un projet qui perturbe l’environnement, dansl’acception la plus large du terme…• Le deuxième point consiste à se dire que l’acceptation locale duprojet ne s’obtiendra qu’à condition de développer une politiqued’information rigoureuse, capable de démontrer les avantagesdu projet pour les habitants du territoire : nouveaux lieux de vieet d’animation à proximité immédiate, amélioration des desserteslocales, interdépartementales et intra-régionales en transportscollectifs, recettes supplémentaires pour les projets communauxet communautaires, amélioration de l’offre de logement, sensibilisationaccrue en matière de développement durable en raison duvolontarisme du projet dans ce domaine, accroissement de l’offresportive et de loisirs, meilleure intégration entre le monde de lavallée et le monde du plateau, opportunités nouvelles en matièred’éducation pour l’ensemble des habitants du bassin de vie.• le troisième point consiste à « connecter » les habitants et lesriverains sur « la raison sociale » du campus, à savoir l’enseignementsupérieur, la recherche, l’innovation et la modernité.La réussite de l’ouverture sociale du projet vers les habitants repose surl’atteinte de deux objectifs : faire en sorte que le projet soit localementacceptable et accepté, assurer un retour de l’activité du campus - et deses « savoirs » - vers les habitants afin qu’il soit vraiment intégré dansla vie locale.DIALOGUERPour construire un projet de campus mondialement attractif, il fautfaire en sorte qu’il soit localement acceptable. Même si toute la questionn’est pas là, une condition à remplir est l’information. La sensibilitédes populations et des acteurs publics locaux aux risques de nuisancesdiverses que comporte ce grand projet ne doit pas être sous-estimée :dans ce domaine comme dans d’autres, l’absence d’informations préciseset de dialogue entretient les craintes et ouvre de ce fait la voieà d’éventuelles instrumentalisations.Cette information locale aura des caractéristiques spécifiques etdevra faire l’objet d’un plan de communication bien différent decelui qui sera conçu pour l’international tant au plan des méthodeset des médias (inserts dans les journaux locaux, actions auprès desrelais d’opinion de proximité, actions directes pour toucher l’opinionpublique locale) que du contenu. En effet, la valorisation duprojet en termes de développement scientifique, d’intérêt national oude compétitivité internationale aura beaucoup moins d’impact que lamise en avant de retombées positives proprement locale. Au-delà decette information, il sera nécessaire de mettre en place un mécanismepérenne d’information mutuelle et de dialogue entre le <strong>Campus</strong> et lesriverains.On peut noter que certaines préoccupations sont identifiées et le présentdossier essaie de les intégrer. La sensibilité hydraulique du plateauest une réalité qui est prise en compte dans la conception du projet etdans l’implantation des équipements et des bâtiments. Il faut le direet il faut le faire savoir. Autre exemple : les transports. Ceux qui viventdepuis des années la thrombose quotidienne des voies de transportdu plateau de <strong>Saclay</strong> sont porteurs de questions légitimes sur ce quisera fait pour absorber les effets du projet sur les déplacements. Plusglobalement, le projet de campus ne doit pas se comporter de façon« impériale », comme s’il intervenait sur une page blanche, vidée deson histoire et de son sens. La recherche d’invariants et le travail réa-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009lisé sur l’unité de la ferme comme unité de calcul des implantationstémoignent du respect porté au territoire. Le choix de cette unité desens pour illustrer la couverture du présent rapport rappelle que le lieun’est jamais oublié par les porteurs du projet.PARTAGER DES SAVOIRSTrois raisons militent en faveur d’une action concertée des acteursscientifiques du campus en matière de communication de leurs savoirsà l’échelle locale :• D’abord, le public - tous âges confondus - désire connaitre les derniersdéveloppements de la science. Or, Paris intra muros concentreaujourd’hui l’essentiel des grands équipements, notamment avecle Palais de la Découverte et la Cité des Sciences. Ailleurs en Ilede-France,force est de constater le déficit. Le projet de campuscompte offrir aux Franciliens et plus particulièrement aux riverainsdu plateau tout le savoir existant sur le campus, et « endirect », au contact de chercheurs placés au cœur de l’action.Le succès des conférences cyclopes du <strong>CEA</strong>, des journées portesouvertes des laboratoires, de la Fête de la science, atteste de cetengouement du public.• Ensuite, la relation science société a considérablement évolué. Sile public est conscient des avantages que lui a apporté la science,en termes d’espérance de vie par exemple, il est également méfiantà l’égard de possibles dérives. OGM, nanotechnologies, effet desrayonnements électromagnétiques, nucléaire : autant de sujetsen débats, dont beaucoup sont traités dans le campus. Au-delàde la diffusion de culture scientifique délivrée par les chercheurs,il importe également de laisser la place à la discussion, de jouer latransparence sur les activités de recherche en ouvrant les laboratoires.• Enfin - et ce n’est pas le moindre des besoins ! - la communicationscientifique du campus doit faire rêver les jeunes, susciter desvocations, donner envie d’embrasser des carrières scientifiques.Cela passe par une animation scientifique : des conférences pourles jeunes mais aussi le corps enseignant, des visites de lycées, pardes chercheurs, des expositions spécifiques…Le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> et les mutualisations qu’il engendre offrentdonc une opportunité unique pour communiquer sur les sciences.La zone centrale du campus, autour du futur pôle de vie deLa Martinière, est le lieu idéal pour toutes ces manifestations,qu’il s’agisse d’expositions ou de colloques. Le projet de créationà cet endroit d’un Palais des congrès de 1 200 places en estun exemple. Colloques, débats, expositions, visites de laboratoirespar le public sont autant de moyens de communication à développer.Les acteurs de cette communication ne sont pas seulement lescommunicants de tous les établissements travaillant en réseau maisaussi les chercheurs eux-mêmes, les enseignants, les entreprises. Ilest important que ces acteurs travaillent en réseau. C’est d’ailleursce qu’ont initié les associations Scientipôle, savoir et société et Ilede science. VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE51
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVEDEVENIRUN PROJET GLOBAL,UNE DÉMARCHEPROGRESSIVELes acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> présentent un projet global, dont la miseen œuvre sera nécessairement progressive. Deux grandes phases d’implantation sontprévues : avant 2015 et au-delà de 2015. Concevoir sur une telle durée un projet decampus de rang mondial, dont la réussite dépendra de l’imbrication de ses dynamiquesscientifique, économique, sociale et environnementale, requiert la prise en comptede deux fondamentaux. Il faut premièrement que le projet possède en lui-même sesprincipes correctifs et que les présentes propositions soient évolutives et réversibles.Deuxièmement, pour mener ce projet à terme, il faudra conserver une forte volontécollective, renouveler régulièrement les visions partagées et préserver un équilibre entrela rigueur des principes et la souplesse de leur application.52
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009La constitution du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> ne sera ni inéditeni immédiate. Certains établissements, tels l’École Polytechniqueou Supélec, sont implantés depuis longtemps ; les « nouveaux »arriveront quant à eux progressivement. Un événement structurant,récemment décidé, sera l’installation progressive del’Université Paris-Sud 11 au cœur du campus. C’est à la fois lemouvement le plus significatif en termes de personnel et le plusréduit par les kilomètres parcourus.Le projet de campus, conçu dès à présent dans sa globalité, s’inscriradonc dans un temps long. Les principes directeurs doiventêtre rigoureusement formulés : un objectif de densité sur chaquequartier, une articulation entre les espaces de vie, d’activité économique,d’enseignement et de recherche… Toutefois, la mise enœuvre doit rester souple : des zones sont réservées pour absorberles implantations non encore prévues et les axes de transportscollectifs, qu’ils soient de desserte ou de proximité, sont conçusde manière à pouvoir se renforcer progressivement au gré de lacroissance du campus. Enfin, le dispositif de gouvernance choisiassure aux acteurs un pilotage conjoint dès la phase initiale duprojet.L’arrivée progressive des acteurs a donc été anticipée et préparéecomme l’exige un projet de cette ambition. Pour la préparationde ce dossier, les institutions se sont notamment appuyéessur les compétences d’un urbaniste, d’un paysagiste et d’unprogrammiste, ce dernier les aidant à maximiser synergies etéconomies d’échelle sur l’ensemble du campus.LES OPÉRATIONS PRÉVUESUne stratégie d’optimisation et de mutualisationLe projet urbanistique du campus, vision de long terme intégrantses propres capacités d’extension, porte sur près de 2,4 millionsde m2 construits, auxquels s’ajoutent des aménagements extérieurs(équipements sportifs, voies vertes…). Sur ce total, près de1,5 million de m2 font l’objet d’opérations aujourd’hui identifiéeset programmées.Une partie de ces opérations concernent les extensions et arrivéesd’entreprises ainsi que des fonctionnalités connexes qui serontprises en charge par des opérateurs privés (logement étudiant,cabinets de santé, hôtellerie…).Une fois celles-ci écartées, reste un peu moins d’un million dem2 d’opérations programmées pour des besoins d’enseignement,de recherche et de valorisation. Elles relèvent de trois logiquescomplémentaires :• le déménagement d’une partie de l’Université Paris-Sud 11, del’École Normale Supérieure et de six écoles d’ingénieur, ainsi quel’implantation de laboratoires d’organismes de recherche commel’INRIA 1 et l’INRA 2• des projets de laboratoires mutualisés• la mise en commun de fonctions nécessaires au fonctionnementdu campus.Il faut citer ici l’effort accompli par tous les acteurs pour rationaliserl’usage des surfaces, au regard des besoins exprimés enjuin 2008. A cette date en effet, la simple addition des besoinsde chaque institution aboutissait à un total de 1,55 million m2.Les institutions ont d’abord optimisé chacune leur projet, permettantune première réduction d’environ 30 % des besoins desurfaces exprimés.Elles ont ensuite mutualisé leurs projets respectifs, avec l’aided’un programmiste unique sur l’ensemble du campus, poursuivantdeux objectifs complémentaires :• optimiser l’organisation spatiale des laboratoires et rapprocherles équipes dont la coopération est nécessaire à l’explorationdes nouveaux champs de la connaissance• maximiser les économies d’échelle, tant en investissement(la mutualisation permet d’ignorer pour partie les « pics » desbesoins des institutions pour ne retenir que les moyennes) qu’enfonctionnement (la mise en commun des fonctions onéreusespermet de substantielles économies dans la durée : hébergementdes serveurs, animaleries…).Dans certains cas, comme celui des bibliothèques, la mutualisationest même une garantie de haute qualité de service.Les mutualisations ont été étudiées à deux échelles :• à l’échelle du « quartier », le cas standard étant des salles de1 Institut Nationalde Recherche enInformatique et enAutomatique2 Institut Nationalde la RechercheAgronomiqueDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE53
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE54EffectiftotalSituation actuelle Sans mutualisation Avec mutualisationSurfaceSHON(m2)RatioEffectiftotalSurfaceSHON(m2)RatioEffectiftotalSurfaceSHON(m2)Zone PalaiseauENSAE ParisTech 778 833 17 231 20,7 833 15558 18,7AgroParisTech 3 005 78 100 26,0 3 420 78 000 22,8 3420 68402 20,0École Polytechnique 4 670 92 885 19,9 5 120 100 685 19,7 5120 100685 19,7Institut TELECOM 1 564 19 388 12,4 1 897 46 662 24,6 1897 36128 19,0ENSTA ParisTech 774 14 874 19,2 941 18 810 20,0 941 18 810 20,0Mines ParisTech 1 380 35 821 26,0 1 380 34 448 25,0IOGS 675 14 500 21,5 675 14 500 21,5 675 14 500 21,5ONERA 875 31 200 35,7 875 31 200 35,7Nanosciences & Nano-Innov 1 255 51 059 40,7 1255 49 930 39,8Zone MoulonSupélec 1 175 36 094 30,7 1 175 36 094 30,7 1175 36094 30,7ECP 2 050 58 000 28,3 3 447 68 629 19,9 3447 57642 16,7ENS Cachan 2 310 56 000 24,2 2 720 72 594 26,7 2610 65 400 25Zone La Martinière (Université Paris-Sud 11 )Biologie, santé, pharmacie 5 518 110 000 19,9 5 518 98 802 17,9Chimie 803 35 100 43,7 803 25750 32,1Pôle Physique 3 047 80 000 26,3 3047 72124 23,7Sciences de la terre 370 8 600 23,2 370 7658 20,7Droit 1 070 5 000 4,7 1 070 4 452 4,2STAPS 495 6 000 12,1 495 5343 10,8Pôle enseignement 7 650 60 000 7,8 7 650 60 000 7,8Pôle administration 546 19 000 34,8 546 19000 34,8Zone Orme-<strong>Saclay</strong>PCEE - Simulation - Spatial 620 19350 31 620 19350 31Zone Jouy-en-JosasHEC 3 927 31800 8,1 3927 31800 8,1INRA 1200 9000 7,5 1200 9000 7,5Ratio
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009cours ou de réunion pour des établissements proches• à l’échelle du campus, pour des équipements plus ambitieux : centredes congrès de 1 200 places, faculty club, bibliothèque centrale, centred’archivage…Dans le scénario le plus probable (tableau page 56), le niveau de mutualisationatteint 8 % pour les fonctions de recherche et d’enseignementet près de 35 % toutes fonctions confondues. Ce même tableau montreque la mutualisation permet d’éviter la construction de 30 000 m 2environ, soit une économie estimée par le programmiste de 100 M€en investissement.Les premiers projets suivent cette logique à travers des mutualisationsau niveau du quartier. Pour certains ensembles, comme l’UniversitéParis-Sud 11, cette mutualisation fait nécessairement partie intégrantedu projet.L’évolution des ratiosm 2 /occupant avecou sans mutualisation• Les calculs ont été réalisés à partir des données du cabinet deprogrammiste Polyprogramme. Pour chaque établissement, les troisensembles de colonnes indiquent les mètres carrés occupés, les effectifset les mètres carrés par personne :> dans la situation actuelle> dans le cadre du projet avant mutualisation> dans le cadre du projet après la mutualisation imaginée par lesétablissements et calculé par le programmiste.Ces données sont à affiner en 2009.Au cours des mois de décembre 2008 et de janvier 2009, le bureaud’étude Polyprogramme a été chargé d’entreprendre un travail de fondqui a consisté à faire une analyse immobilière comparative, établissementpar établissement et quartier par quartier, l’objectif dans un premiertemps étant d’avoir des données approximatives sur les surfacesglobales demandées par les établissements et de discuter collectivementdes mutualisations possibles. Les résultats de la phase 1 de cette étudepermettent déjà d’aboutir à différents types de conclusions :• en ce qui concerne l’évolution des ratios m 2 SHON/occupant actuelet futur (tableau ci-contre), aucune discordance majeure n’apparaît• en ce qui concerne les surfaces enseignement/recherche : les chiffres(tableau page 56) montrent bien qu’un premier effort d’optimisationa été réalisé et qu’un premier potentiel de mutualisationest accepté• en ce qui concerne les indications sur les coûts relatifs à ces différentescatégories de surface : il n’y a pas de variations importantesdu coût au m 2 entre les établissements, et cela malgré la diversitédes disciplines.En conclusion, ces premiers résultats confortent les acteurs dans leurintention d’approfondir l’analyse des données recueillies par Polyprogrammeet de poursuivre la démarche amorcée de mutualisation parquartier.LA DÉCLINAISON PAR OPÉRATIONLE DÉMÉNAGEMENT DE L’UNIVERSITÉ PARIS-SUD 11ET LA CRÉATION DE NOUVEAUX QUARTIERSLe choix récemment entériné par le conseil d’administration del’Université Paris-Sud 11, de déménager une partie significativede l’activité de cette université sur le plateau a un impact importantsur le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>. Sont en effet concernés 4 000 employéstous statuts confondus et 13 400 étudiants, c’est-à-dire un quartdes effectifs. Compte tenu de l’ampleur de la tâche, il est prévude phaser les opérations sur une période de dix à quinze ans,les priorités étant déterminées en fonction de l’état de vétustédes locaux. Les prévisions d’implantation de l’Université sur leplateau ont un impact fort sur l’organisation spatiale de l’activitéde recherche. A chaque fois, elles fournissent l’occasion deregrouper des forces de recherche conséquentes.• Dans un premier temps, déménageraient la biologie,la pharmacie et la chimie qui se regrouperaient près deSoleil. Proche des laboratoires du CNRS de Gif-sur-Yvette etDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE55
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRZonesEffectifsSurfaces globales(m2)EnseignementRechercheMutualisésau niveaulocal (m2)Mutualiséau niveau du<strong>Campus</strong> (m2)DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE56Palaiseau 14 312 Demandées 352 421 247 421 5 000 99 999Suggérées 339 080 224 244 17 241 97 594Moulon 9 820 Demandées 290 496 153 685 5 000 131 811Suggérées 286 559 135 359 21 652 129 548La Martinière 19 597 Demandées 460 446 323 700 23 200 113 546(Université Paris-Sud 11 Plateau) Suggérées 443 882 287 754 26 382 129 746La Vallée 705 Demandées 13 000 13 000 0 0(Université Paris-Sud 11) Suggérées 13 000 13 000 0 0Orme-<strong>Saclay</strong> 7 250 Demandées 34 519 32 477 2 042 0Suggérées 33 242 31 200 0 2 042Jouy-en-Josas 5 277 Demandées 26 576 12 700 13 876 0Suggérées 26 576 11 200 0 15 376Gif-sur-Yvette 1 480 Demandées 9 200 8 200 0 1 000Suggérées 9 200 8 200 0 1 000Nanosciences & Nano-Innov 1 255 Demandées 51 059 51 059 0 0Suggérées 49 930 49 930 0 0Digiteo 1 895 Demandées 45 100 45 100 0 0Suggérées 45 100 45 100 0 0Total 61 591 Demandées 1 282 817 887 342 49 118 346 356Suggérées 1 246 570 805 987 65 276 375 307La mutualisation de l’espace à l’intérieur des zonesLes calculs ont été réalisés à partir des données du cabinet de programmiste Polyprogramme.Pour chaque zone, sont indiqués :> les effectifs tels que prévus> Les surfaces globales telles que demandées par les établissements et telles que suggérées par le programmiste> La ventilation de ces surfaces globales en trois catégories : « enseignement recherche » propre aux établissements,les parties « mutualisées au niveau local » (quartiers), et les parties « mutualisées au niveau du <strong>Campus</strong> ».La dernière ligne met en évidence les 30 000 m 2 gagnés et les 35 % de surfaces mutualisées.Ces données sont à affiner en 2009.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009des laboratoires de biologie du <strong>CEA</strong>, cet ensemble constitueraun quartier important spécialisé autour de la pharmacie, labiologie et la chimie. Un autre déménagement notable seraitcelui de l’Institut d’électronique fondamentale qui créerait lecentre de nanosciences et de nanotechnologies conjointementavec le LPN (CNRS).• Dans un deuxième temps, la physique déménagerait de manièreà créer un « quartier des physiciens » dans la zone allantdu <strong>CEA</strong> au petit plateau.> La physique lourde (Université Paris-Sud 11/CNRS) iraits’installer à proximité des installations de l’Institut de recherchessur les lois fondamentales de l’univers du <strong>CEA</strong>.Sans attendre, ces deux ensembles auront mutualisé unepartie de leurs installations notamment en ce qui concernela R&D.> La physique de la matière condensée est déjà située engrande partie sur le plateau proche des laboratoires du<strong>CEA</strong> et du Moulon.> Dans un dernier temps, déménagerait un ensemble quiserait situé en zone centrale du plateau : les sciences de laterre, l’économie et la gestion, le droit et les STAPS 3 .• L’institut de mathématiques resterait dans la vallée.La zone MoulonSur les terrains autour de l’École Supelec, deux établissementsdu PRES Universud Paris devraient venir s’installer, l’École Centralede Paris et l’école Normale Supérieure de Cachan. Sur cedomaine, le nombre d’employés passera de 600 à 1 500, et leseffectifs étudiants de 1 300 à près de 5 000. Cet ensemble hébergerale quartier de l’ingénierie qui sera l’un des acteurs clé desthématiques sciences de l’ingénieur et en sciences et technologiesde l’information et de la communication mais, compte tenu desformations larges dispensées par ces écoles, la transdisciplinaritésera l’atout potentiel de ce quartier.La zone PalaiseauÀ proximité de l’École Polytechnique viendront cinq écoles appartenantau PRES 4 ParisTech : AgroParisTech, ENSAE 5 Paris-Tech, Mines ParisTech, Institut TELECOM 6 , ENSTA 7 ParisTechet des laboratoires de l’INRA 8 . Entre 2009 et 2015, le nombred’employés passera (tous statuts confondus) de 2 500 à 5 000 personnesalors que le nombre d’étudiants passera de 2 000 à 8 000.Cet ensemble sera présent dans les douze domaines définis autome II. Il hébergera en particulier un bâtiment associé au projetDigiteo, le bâtiment Nano-Innov et la halle technologique« procédés, mécanique, matériaux » au sein de l’IPHE et le sitenanosciences et Nano-Innov. Ce dernier regrouperait un millierde chercheurs du <strong>CEA</strong>, du CNRS, de l’Université Paris-Sud 11,de l’École Polytechnique aujourd’hui dispersés. Les objectifs sontde faire coexister tous les ingrédients nécessaires à l’innovation« nano » : recherche fondamentale, moyens de fabrication, méthodesde caractérisation, spécialistes de la conception, industrie.La zone Orme-<strong>Saclay</strong>Cette zone contient le centre du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> qui héberge plus de7 000 personnes, actives sur quatre thèmes : énergie, sciences duvivant, sciences de la matière, recherche technologique. Le <strong>CEA</strong>participe activement à la mise en réseau de ses activités dans lesdomaines qui le concerne : énergie-climat, biologie, STIC, nanotechnologies,physique et chimie, spatial (à travers le thème de laphysique des deux infinis) et simulation.Un projet important est son pôle Climat-Energie-Environnement.Il s’agit d’un ensemble immobilier emblématique qui seraconstruit sur le site <strong>CEA</strong> de l’Orme des Merisiers. Il devrait regrouperà terme les 350 personnes du Laboratoire des sciencesdu climat et de l’environnement rejointes par d’autres équipes duclimat, de l’environnement, de l’énergie et de l’éco-innovation,pour un effectif total de l’ordre de 430 personnes.La zone Jouy-en-JosasCe quartier héberge l’une des trois implantations majeures del’INRA en Ile-de-France et HEC. L’ensemble représentera en2015 près de 500 chercheurs ou enseignants-chercheurs et plusde 3 000 étudiants. Ces deux acteurs sont en interaction forteavec le reste du campus, à travers le pôle sciences et technologiesdu vivant et de l’environnement pour l’INRA et le domaine économie-finance-gestionpour HEC (projet de bibliothèque, centrede l’entrepreneuriat).3 Scienceset techniquesdes activitésphysiqueset sportives4 Pôle derechercheet d’enseignementsupérieur5 ÉcoleNationale de laStatistique et del’AdministrationEconomique6 Membrede ParisTechà travers sonécole TELECOMParisTech.Les écoles del’Institut TELECOM,TELECOM SudPariset TELECOM Écolede Management(associées au PRESUniverSud Paris)sont égalementincluses dantle projetd’implantation.7 École NationaleSupérieure desTechniquesavancées8 Institut Nationalde la RechercheAgronomiqueDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE57
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRLes principales opérations prévuesDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE58Zone Opérations propres aux établissements Équipements mutualisés Fonctions « campus » mises en communPalaiseauMoulonLa Martinière(UniversitéParis–Sud 11)Orme-<strong>Saclay</strong>(<strong>CEA</strong>)Jouy-en-Josas(HEC/INRA)Orsay(vallée)• École Polytechnique (laboratoires)• ENSAE ParisTech• AgroParisTech• Institut TELECOM• ENSTA ParisTech• Mines ParisTech• ONERA (extension)• IOGS (extension)• INRIA <strong>Saclay</strong>• Supélec (rénovation)• École Centrale Paris• ENS Cachan• IUT de Cachan• IUT Orsay (extension)• IFIPS (extension)• Pôle STIC• IOGS (rénovation 503)• Biologie, santé, pharmacie• Chimie• Physique des deux infinis• Physique état condensé Sciences de la terre• STAPS• Droit• Pôle enseignement général(Université Paris-Sud 11)• Pôle administratif (Université Paris-Sud 11)• INRA• Institut de mathématiques• Extension de l’École de mathématiques• Halle technologique• Nanosciences & Nano-Innov• Digiteo• Installations sportives• Locaux enseignement• Pôle économie-finance-gestion• Hôtel à projets mathématiques• Restauration• IRPHE• Locaux enseignement• Restauration• Digiteo• PCRI• Institut des sciences du risqueet de l’incertain (CSO 21)• Maison des sciences de l’homme• Centre de séminaire• Maison des étudiants et des doctorantsinternationaux• Restauration• Digiteo• Pôle climat-énergie-environnement• Maison de la simulation et du spatial• DOSEO• Bio-Delta• Centre d’enseignement et de conférence de proximité,centre de documentation• Fonctions logistiques et techniques• Centre d’archivage et data center• Pôle logistique, services de secours et de sûreté• Gymnases mutualisés• Centre d’enseignement et de conférencede proximité, centre de documentation• Fonctions logistiques et techniques• Centre d’archivage et data center• Pôle logistique, services de secourset de sûreté• Gymnases mutualisés• Fonctions logistiques et techniquesdu pôle biochimie• Centre d’archivage et data center• Pôle logistique, services de secours et de sûreté• Gymnases mutualisés• Faculty club (Institut TELECOM,AgroParisTech et ENS)• Salle de conférence• Restauration• Extension bibliothèque (HEC)• Centre de l’entrepreneuriat (HEC)
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009Le devenir des implantationsde l’Université Paris-Sud 11La libération des terrains de la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabrypermettra leur aliénation. L’estimation de leur valeur par France-Domainesn’est pas connue à ce jour. Il faut préciser cependant que la ventede ces terrains ne pourra être envisagée qu’après la phase de reconstructiondes surfaces de la faculté de pharmacie sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.Ce financement en ressources propres pourra ainsi contribuer pour partieà la réalisation de la phase 2, ou plus vraisemblablement de la phase 3,de la relocalisation de l’Université Paris-Sud 11 sur le campus du plateaude <strong>Saclay</strong>.Par ailleurs, dans la vallée du campus d’Orsay, un certain nombre debâtiments et de parcelles foncières seront libérés. Plusieurs schémaspeuvent être proposés :• transformations de certains bâtiments en logements pour étudiants et/ou chercheurs, ou logements sociaux ou en accession à la propriété,• accueil de start-up,• hébergement transitoire d’équipes de recherche actuellement mal« logées » en attendant leur déménagement sur le plateau de saclay,• extension du Centre de protonthérapie d’Orsay (Institut Curie) pouradjoindre un centre de radiothérapie, et pour créer des chambres pourles patients et leur famille,• la cession de certains bâtiments peut être envisagée pour accueillir desentreprises ou un hôtel d’entreprises.• le parc botanique de Launay (parc botanique classé) doit être prisen considération pour l’intégration de ces opérations. La création surune partie du campus d’un pôle botanique universitaire permettrade sauvegarder la richesse des collections, constituera un champ derecherche et d’expérimentation et d’enseignement sur la biodiversité, etson ouverture au public en fera un lieu de découverte et de vulgarisation.La zone de Gif-sur-Yvette(centre du CNRS)Cette zone héberge un potentiel majeur en biologie-chimie et seraconcernée par la réorganisation en cours. Les projets, réaménagementet extensions, d’ores et déjà identifiés, concernent :• les locaux libérés par le départ du Laboratoire de sciences duclimat et de l’environnement, qui rejoint le pôle climat-energieenvironnementdans la zone Orme-<strong>Saclay</strong>• l’extention de l’Institut de neurobiologie Alfred-Fessard• la création d’un centre d’accueil et d’hébergement de visiteurs(service mutualisé).DigiteoA ces opérations associées à des zones, il convient d’ajouter lecas de Digiteo. Digiteo est le premier projet mutualisé du plateaude <strong>Saclay</strong> et, au-delà de ses fondateurs (<strong>CEA</strong>, CNRS, ÉcolePolytechnique, INRIA, Université Paris-Sud 11, Supélec) et deses partenaires associés actuels (ECP Paris, ENS de Cachan, Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), il a vocation àrassembler les équipes en STIC des nouveaux arrivants (commel’Institut TELECOM). Partiellement financées au titre du CPER,les étapes 1 et 2 des nouveaux bâtiments doivent au minimumcouvrir les besoins, à l’horizon 2013, des équipes communes etdu centre de recherche INRIA de <strong>Saclay</strong>. Une troisième étape deconstruction est à envisager à cette échéance.UN RÉSEAU DE PARTENAIRESL’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)Un des atouts majeurs de cette université est sa pluridisciplinaritéqui lui permet de conduire des actions originales et innovantes,tant dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée(notamment au sein des cinq pôles de compétitivité dont elle estmembre) que dans le domaine de l’ingénierie de formations adaptéesà l’évolution des métiers (LMD, diplômes d’instituts universitairesde technologie, filières d’ingénieurs, médecine, centre deformation des apprentis).9 http://www.plantnetparis.fr10 http://www.pole-stve-idf.frDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE59
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE60Les autres centres de l’Institut national de la rechercheagronomique (INRA)Fortement présent sur le territoire du <strong>Campus</strong>, l’INRA est aussiimplanté dans sa périphérie immédiate, avec son site de Versailleset ses laboratoires d’Evry. Les équipes de ces deux sites sont enparticulier parties prenantes du réseau <strong>Plan</strong>tNet 9 Paris, qui fédère laplupart des acteurs sud-franciliens de recherche et d’enseignementsupérieur en biologie végétale et constitue le pôle thématique scienceset productions végétales du PRES UniverSud Paris. En outre, leslaboratoires d’Evry assurent la présence de l’établissement au seindu Génopole® et le lien avec le Génoscope.En outre, AgroParisTech et l’INRA participent au GIS Paris Ile-de-France en sciences et technologies du vivant et de l’environnement 10avec l’AFSSA et l’ENVA, à Maisons-Alfort, le Cemagref, à Antony,et l’ENSP, à Versailles.Le Génopole d’EvryLe projet biologie-santé du plateau de <strong>Saclay</strong> présente une remarquablesynergie avec les projets développés sur le Génopoled’Evry. Les domaines de recherche se recouvrent peu : systèmesbiologiques, pharmacologie et neurosciences, à <strong>Saclay</strong> ; génétiquehumaine, génomique végétale, cellules souches à Evry. Le recouvrementapparent en biologie systémique concerne des domainesbien distincts dans un contexte où ce type d’approche s’étendtrès largement dans la communauté. Les acteurs ont la volonté defonctionner en réseaux autours de grands équipements ultramodernesqui ne seront pas dupliqués (séquençage à très haut débità Evry, calcul intensif à <strong>Saclay</strong>), ouverts aux acteurs de chacundes deux pôles et dont la banalisation à terme conduira à untransfert d’expertise facilité d’un site à l’autre. Enfin, il existe descomplémentarités dans le développement de clusters d’entreprisesde biotechnologies autour de la pharmacie et de l’imageriebiomédicale sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, et autour de la génomiqueet des cellules souches à Evry.Les deux PRESLes deux PRES, comme mentioné dans leurs contributions figurantau tome II, apporteront des synergies et des collaborationsmajeures entre acteurs du <strong>Campus</strong> et d’autres institutions situéesen particulier à Paris et en Ile-de-France. Il en va de même dansle cadre des relations avec les entreprises, les institutions publiqueset à l’international.LE DEVENIR DES TRANSPORTS :TC ET/OU AUTOMOBILE…Le devenir - et le présent - des transports pour et autour du projets’inscrit dans la logique du schéma directeur régional d’Ile-de-France. Cette logique est claire : l’urbanisation ne pourra se développerque sous condition de densification et de desserte entransport collectif. La logique du SDRIF et du projet de campus serencontrent donc parfaitement : le secteur sud du plateau de <strong>Saclay</strong>a bien vocation à devenir un lieu de densification privilégiée duSDRIF et les solutions transports sont bien intégrées au projet, dumoins dans sa première phase. Au-delà de 2015, d’autres solutions,plus lourdes, nécessitant des études et une concertation entre l’autoritéorganisatrice des transports, les collectivités territoriales etl’Etat devront sans doute être étudiées.Le court et le long termePour le court terme, la proposition d’amélioration du réseau desurface d’ici à 2015 n’obère en rien le développement des transportsà plus long terme : ce n’était pas le moindre des objectifs qu’ellecherchait à atteindre. On a vu (lire chapitre 5) que cette solutionpermettrait de contribuer à la maîtrise de l’usage de la voiture enoffrant les moyens d’augmenter significativement la part modaledes transports collectifs.A plus long terme, il est sans doute envisageable de proposer unmode lourd en transport collectif qui structurera l’espace régionalen reliant les pôles et en desservant les zones denses. En complément,des transports collectifs de surface pourront optimiserle rabattement sur le mode lourd et desservir plus finement lesbassins de vie.Ce système doit être décliné en s’adaptant aux territoires et à leururbanisation, en particulier dans les secteurs en grande couronneoù les densités ne sont pas compatibles avec la mise en place detransports collectifs « classiques ». Même dans un logique volontariste,le développement des transports collectifs obéit à deslogiques économiques. Or, la massification (inséparable de la den-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009sification) est une des conditions de la rentabilité de ces transportscollectifs.En outre, il est difficile de prédire aujourd’hui ce que sera la voiturede demain. On peut observer cependant que les progrès enregistrésen matière de moteurs conventionnels ou dans le domainedes véhicules électriques ouvrent une ère nouvelle de progrèstechnologiques importants dans ce domaine. Le campus peut, enoutre, être un des lieux où naîtront ces innovations !Enfin, le développement de nouvelles pratiques, de type autopartageou covoiturage, seront d’autant plus encouragées sur lecampus que :1. la concentration des établissements, des entreprises et dessalariés permet d’organiser un dispositif cohérent et structuré,à condition d’être organisé, notamment à l’aide des nouvellestechnologies de l’information (création d’un site de réservation« campus » sur internet…).2. le campus sera rapidement relié à plusieurs pôles d’intermodalitéavec les réseaux régionaux (RER B et C, tramway Châtillon-Viroflay, TGV…).Des projets d’importance régionaleAu-delà de la réalisation de la première phase du projet de campus,deux projets importants sont aujourd’hui en phase d’études opérationnelleset verront le jour après 2015.• Le tram-train Massy-Palaiseau-EvryPrévu pour une ouverture à l’horizon 2017, cette nouvelle ligne régionaleremplace l’ancien projet dit de « Tangentielle-sud ». Ce tram-trainassurera la liaison entre les pôles de Massy et d’Evry. C’est un projetfortement porté par le Conseil général de l’Essonne.• L’interconnexion sud des TGV à Massy-PalaiseauCette interconnexion donnera une réalité à un « branchement »direct du campus sur les grands réseaux de transport, aérien(avec Orly et Roissy) et ferroviaire à grande vitesse. Elle donneraégalement une assise supplémentaire à la communicationdu campus sur le plan national, européen et international.• Une liaison TCSP directe avec OrlyA plus long terme, ce projet permettrait un lien direct entre Massy-Palaiseau et l’aéroport.Une agence des transports et de la mobilité ?Pour penser les transports de demain, il est important d’avoirune approche systémique. A côté de la solution proposée pour laphase 1 et de la poursuite des projets et des réflexions de l’autoritéorganisatrice des transports, des collectivités et de l’Etat, uneagence des transports et de la mobilité, propre au campus, pourraitproposer une offre attrayante de conseil, d’information et devente. Elle se trouverait à l’intersection des transports publics etprivés pour répondre aux situations spécifiques du plateau et desvallées.Afin de mutualiser les espaces et favoriser les synergies, il faudraitque cette agence soit située au cœur du campus, en lien avec lesite de remisage et de maintenance (lire chapitre 5). Cette agenceaurait vocation à :• afficher et consolider l’intégration des transports urbains etdes mobilités durables sur le campus• affirmer le rôle essentiel du plateau et des villes environnantesdans la mise en œuvre de cette politique intégrée, enjeu decompétitivité territoriale• regrouper en un même lieu des fonctions d’expertise juridique,technique et scientifique notamment en matière de rechercheet d’innovation• encourager l’intégration des différents groupes d’intérêts etfaciliter le dialogue• évaluer les politiques développées en faveur des transports etdes mobilités durables en matière d’environnement• développer les partenariats sur la base des échanges d’expériences• faire la promotion des transports urbains et des mobilitésdurables auprès des populations du bassin de vie et des associations• constituer un véritable centre de ressources• encourager l’élaboration de plans de déplacements urbains,pour favoriser le rééquilibrage des déplacements au profit destransports en commun et des modes doux• promouvoir des solutions innovantes• organiser les modes de déplacements complémentaires commele covoiturage, l’autopartage, le prêt de vélos électriques…DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE61
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE62S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRPhase 1 (avant 2015) : la part du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> dans les budgetsOpérationsCPERRessourcesidentifiées 11RessourcesSommesà trouver<strong>Plan</strong><strong>Campus</strong>Palaiseau et Jouy-en-Josas 18 583 12 200 13 89 14 890sans DigiteoOrme- <strong>Saclay</strong> sans Digiteo 0 5 55 32 15 92Moulon sans Digiteo 17 198 16 50 96 17 361Université Paris-Sud 11 16 x 18 5 368 19 389Nanosciences 0 15 20 20 35 70Nano-Innov / Centre deConception et d'IntégrationNanoDesign46 46Nano-Innov Plates formes 37 0 37Digiteo 14 10 24 0 48Total phase 1 65 857 391 620 1933en millions d’eurosPhase 2 (après 2015) : les estimations pour la suite des opérationsOpérationsUniversité Paris-Sud 11- Suite déménagement• Enseignement• Physique,• Sciences de la terre,• Economie-gestion droit• Staps ,• BâtimentsENS Cachan -Suite déménagementZone Palaiseau MINESParisTech suite déménagementen millions d’eurosEstimationdu coûtM 2 SHONhors partie mutualiséM 2 SHON partiemutualisésTotalGain en M 2 SHONdûs à la mutualisation389 187 700 19 000 4 120165 21 46 500 5 00075 22 17 500 270Ce tableau indique :• dans les trois premières colonnes, lesressources prévues (contrat de projet État-Région, ressources identifiées et autresressources) hors les financements demandésdans le cadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.• dans l’avant-dernière colonne,les ressources demandées dans le cadredu <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.• dans la dernière colonne (total) le coûtcomplet des opérations par quartier.Liste des opérationsphase 2 avecles principaux paramètres(coûts, mètres carrés,parties mutualisées).Ce tableau comporteuniquement les troisdéménagementsd’établissements nonachevés. Cela n’exclutpas l’émergenced’autres projetsavant 2015.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 200911 Cessions, tutelles, etc. acquises ou très probables .12 Cette somme est en grande partie issue des fonds propresdes établissements, le plan <strong>Campus</strong> ne finançant que la partiemutualisation. 13 Cette somme ne prend pas en compteDigiteo. 14 Sur la zone Palaiseau le financement est affecté auxopérations mutualisées entre les établissements s’installant surPalaiseau (restauration, enseignement, valorisation-innovation,sport), cette mutualisation ayant réduit les coûts globaux. En cequi concerne Jouy, il comprend le centre de l’entreprenariat.15 Ce financement est affecté en priorité aux opérations BâtimentPCEE, DOSEO… Le dernier projet (Bio-Delta) sera financé hors <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong>. 16 N’inclut pas la vente des locaux de l’ENS Cachan.17 Ce financement est affecté en priorité aux opérationssuivantes : Locaux communs (y compris collège de l’ingénierie),Centrale Paris, ENS Cachan, Rénovation Supélec.18 Vente campus de Chatenay Malabry, non encore chiffré.19 Ce financement est affecté en priorité aux opérationssuivantes : secteur biologie – santé, déménagement de la chimie20 Synergies avec la partie nano-Innov, collectivités territoriales21 Dont 78 M€ de ressources espérées de la cession des locauxactuels. 22 Dont 15 M€ de ressources espérées de la cession deslocaux actuels.La comparaison avec la déclarationd’intention de juin 2008• prendre appui sur le syndicat des transports en Ile-de-Franceet les structures futures à venir comme l’établissement publicd’aménagement de l’opération d’intérêt national Massy, Palaiseau,<strong>Saclay</strong>, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines.Certaines de ces missions pourraient être mises en place dès laphase 1 (organisation du covoiturage, de l’autopartage, de la locationde vélos/vélos électriques ou de véhicules, promotion etcommunication de l’ensemble du système de transport).LES BESOINS EN FINANCEMENT,DU COURT AU LONG TERMELes tableaux ci-contre résument les demandes faites pour cettephase 1.Le montant demandé représente ce qui a été reconnu comme nécessairepour initier le renforcement du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> etlancer une dynamique irréversible. La somme demandée est importante: il s’agit de disposer d’une capacité d’investissement de 620M€ ce qui, selon les modalités connues du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>, demandede disposer d’un capital de 1 450 M€.Sur ce socle initial d’opérations-clés, le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> auraitun effet de levier presque triple, la capacité d’investissementdemandé représentant 35 % des sommes totales nécessaires.De ce tableau, ressort un double choix :• d’une part, donner une forte priorité au déménagement de l’UniversitéParis-Sud 11, élément déterminant de la réussite du <strong>Campus</strong>TotalM€Dont <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong>Surface m 2Rénovations (annexe 3 de la déclaration d’intention) 894 44 % 906 114Nouveaux bâtiments (annexe 4 de la déclaration d’intention) 1 924 34 % 666 125Récapitulatif de la déclaration d’intention de juin 2008 2 818 37 % 1 572 239Récapitulatif de ce dossier (phases 1 et 2) 2 562 31 % 871 000DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE63
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE DEVENIRDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE• d’autre part, financer préférentiellement> des bâtiments mutualisés entre acteurs ou répondantaux besoins les plus urgents du développement du campus(salle d’enseignements, halles technologiques, restaurants…).> Un très petit nombre d’opérations jugées à très fortevaleur ajoutée comme le Centre de nanosciences et nanotechnologiesqui concerne le CNRS, l’Université Paris-Sud11, le <strong>CEA</strong> et d’autres établissements.Un montant de l’ordre de 20% des financements reste à trouverpour parfaire cette phase 1. I l est important de noter qu’ils’agit de sommes globalisées par zone et que la politique retenueà l’intérieur de chacune d’entre elle est d’affecter les sommes demandéesà l’opérations <strong>Campus</strong> à des opérations qui ont toutesleurs chances d’être bouclées financièrement pour ne pas perdrede temps. Au-delà de cette phase, un ensemble d’opérations serontnécessaires pour consolider le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong>, en particulier la fin du déménagement de l’UniversitéParis-Sud 11, la fin du déménagement de l’ENS de Cachan et deMines ParisTech.La différence par rapport à 2008 (Lire tableau page 63) tient :• à des optimisations, notamment financières, par valorisationimmobilière (ECP, AgroParisTech...).• à la décision, pour les établissements ne relevant pas du ministèrede l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de nefinancer, partiellement, que leurs opérations mutualisées. Cesétablissements devront donc trouver d’autres sources de financementpour s’implanter sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.EN GUISE DE CONCLUSIONDans les dernières lignes de ce tome I consacré à l’aventure scientifique,pédagogique, économique, sociale, urbanistique que représentele <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, les signataires souhaitentréaffirmer une conviction : le projet est comme la tramed’un tissu. Les fils de l’enseignement, de la recherche, de l’entreprise,des transports, de l’urbanisme sont indissociables les unsdes autres. Il n’a pas seulement été dessiné ici des implantations.Il a aussi été dessiné des relations, des interactions, des mutualisations.Il a été dessiné des laboratoires, des bibliothèques, desrestaurants, des logements, des stations de bus… des objets enapparence dissemblables, hétérogènes mais qui constituent tousdes éléments indispensables à la vie. Seulement voilà, le projetest évolutif. Et avec le temps, va… Alors, à défaut d’une unitéde temps, demeurent l’unité du lieu et l’unité des personnages.C’est pourquoi la gouvernance et le respect des valeurs urbanistiquesdu projet tel qu’il est présenté aujourd’hui font partiedes engagements forts des acteurs du projet. Un engagement àles faire respecter par d’autres - dans le temps, cette fois -car la« marque » du campus ce sera cela, aussi. 64
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome I | Mars 2009RemerciementsLes 23 signataires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> et les deux chefs de projet tiennent à remercier :• Vincent Charlet, de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), Louis Laurent, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physiqueet Patrick Wolf, de l’agence Patrick Wolf Consultants (PW2C) pour la rédaction du tome 1 et le secrétariat de rédaction du tome 2• Jean-Louis Pierrey, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physique pour son aide constante et ses conseils lors de ce travail• Sophie Abénia et Martin Wolf (PW2C) pour la conception graphique et la mise en page des deux documents.Les éléments concernant l’urbanisme, les projets d’implantations et les transports ont été apportés par :• Bernard Reichen, de l’agence d’architecture et d’urbanisme Reichen et Robert associés ainsi que ses collaborateurset notamment Pierre-Marie Auffret et Antoine Musard• Vincent Sainte-Marie-Gauthier, du cabinet Polyprogramme, et Emilie Pascal• Alain Chonavey et Nathalie Blanot du cabinet Xélis pour leur étude sur les transportsDEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVEAvec le concours de la Mission de préfiguration de l’Opération d’intérêt national (OIN) Massy-Palaiseau-<strong>Saclay</strong>-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines65
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>TOME I
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong>TOME IIMARS 2009
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009INTRODUCTION .................................................................................................................................................... 3LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS ......................................................................................... 4SCIENCES PHYSIQUES ............................................................................................................................................................................................. 5CHIMIE ............................................................................................................................................................................................................................. 9MATHÉMATIQUES ....................................................................................................................................................................................................12BIOLOGIE-SANTÉ.......................................................................................................................................................................................................15CLIMAT ET ENVIRONNEMENT ...........................................................................................................................................................................19ÉNERGIE A BAS CARBONE ...................................................................................................................................................................................22SCIENCES ET INGÉNIERIE DU VIVANT POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION ET L’ENVIRONNEMENT .............26SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES ...............................................................................................................................................................30ÉCONOMIE-FINANCE-GESTION ........................................................................................................................................................................33SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (STIC) ...................................................36NANOSCIENCES & NANO-INNOV .....................................................................................................................................................................39SCIENCES DE L’INGÉNIERIE ...............................................................................................................................................................................43LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS ................................................................................................................ 48CNRS ................................................................................................................................................................................................................................49<strong>CEA</strong>-SACLAY .................................................................................................................................................................................................................53ÉCOLE CENTRALE PARIS .......................................................................................................................................................................................56HEC PARIS .....................................................................................................................................................................................................................59ENSAE PARISTECH ...................................................................................................................................................................................................62MINES PARISTECH ...................................................................................................................................................................................................64ENSTA PARISTECH ....................................................................................................................................................................................................67ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE CACHAN ............................................................................................................................................69ÉCOLE POLYTECHNIQUE ......................................................................................................................................................................................72SUPÉLEC ........................................................................................................................................................................................................................74IHÉS ..................................................................................................................................................................................................................................77INRA .................................................................................................................................................................................................................................79INRIA ................................................................................................................................................................................................................................82INSTITUT D’OPTIQUE GRADUATE SCHOOL ................................................................................................................................................85AGROPARISTECH ......................................................................................................................................................................................................88INSTITUT TELECOM .................................................................................................................................................................................................91ONERA ............................................................................................................................................................................................................................94UNIVERSITÉ PARIS-SUD 11 ..................................................................................................................................................................................96UNIVERSITÉ DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES ..........................................................................................................99DIGITEO ...................................................................................................................................................................................................................... 102NANOSCIENCES & NANO-INNOV .................................................................................................................................................................. 104LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY ........................................................................... 106I - PARISTECH ........................................................................................................................................................................................................... 107II - UNIVERSUD PARIS .......................................................................................................................................................................................... 109III - PREMIÈRES PROPOSITIONS POUR UNE COORDINATION FONCTIONNELLE DES DEUX PRES .......................... 1111
LES DOMAINESSCIENTIFIQUESET LES OBJECTIFSDES ACTEURSAprès le tout, les parties… Le second tome du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong> apporte une vision plus analytique du projet.On y trouvera d’abord la description complète des domainesd’enseignement et de recherche, avec leur répartition spatiale.On y trouvera ensuite le point de vue de chacun des acteurs, avecleurs projets et les bénéfices qu’ils attendent de leur regroupementsur le plateau. Au-delà, tous ceux qui s’expriment dans ces pagesmanifestent leur volonté d’ouverture et leur désir de nouer despartenariats à l’échelle de l’Ile-de-France, aux niveaux nationalet européen, et à l’international.2
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009La représentation de l’activité des chercheurs et enseignants-chercheursselon douze domaines thématiques a lemérite de présenter l’activité du <strong>Campus</strong> de manière lisible.Elle permet de mettre en avant la manière dont ces acteursperçoivent les atouts que valorise le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>, et la plusvalue qu’ils attendent de ce projet. Toutefois, cette présentationen douze «blocs» n’est pas parfaitement linéaire, etparfois les acteurs se recouvrent partiellement, compte tenude l’organisation matricielle de la recherche. Celle-ci est à troisdimensions :1. les disciplines de base (mathématiques, physique, chimie,biologie, sciences humaines et sociales…) qui visent à accroîtreles connaissances2. les disciplines transverses (sciences de l’ingénierie dans lessystèmes complexes de l’électronique, du logiciel, du vivant,de la mécatronique…) qui intègrent des savoirs3. les recherches pour répondre à de grands enjeux de société(énergie, alimentation, santé, compétitivité économique, climatet environnement).Ensuite, c’est la stratégie des établissements qui est présentée.Par « établissement », il faut entendre les entités impliquéesdans des opérations immobilières. Il s’agit majoritairementd’établissements souvent implantés sur plusieurs sites auniveau national, et qui ont leur stratégie propre. Ont étéégalement ajoutées deux fiches pour Digiteo et Nano-Innovdans la mesure où ces deux opérations sont fortementassociées à des projets immobiliers. Il s’agissait de montrercomment ces stratégies convergent pour permettrel’émergence de ce <strong>Campus</strong> de visibilité mondiale.Enfin, ce sont les deux Pôles de recherche et d’enseignementsupérieur, les PRES ParisTech et UniverSud Paris, qui sont présentés.Ce qui frappe dans cet ensemble de documents, c’est laconvergence de vue sur :• le nombre considérable de chercheurs et d’enseignantschercheurs(l’unité de compte est souvent le millier) présentssur le campus, nombre équivalent à ce qui existedans les autres grands lieux de recherche et d’enseignementailleurs dans le monde,• l’ambition. Il s’agit de devenir des acteurs de premierplan, d’être attractif à l’international pour des chercheurs,des étudiants, des industriels…• le caractère pluriculturel de ce campus et les atoutsconsidérables que cela lui confère en termes d’approchesglobales des grands problèmes, de fertilisations croisées• la plus value apportée par des mutualisations detoutes sortes entre acteurs. Bien au-delà des économiesen matière d’investissement, il s’agit de profiter de cesmutualisations pour rapprocher des acteurs aussi biendans le cadre professionnel que dans celui des loisirs, pouroffrir un meilleur service à coût identique.Autant de sujets qu’il conviendra de valoriser en commun,en s’organisant avant même que des bâtiments ne sortentde terre.3
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLES DOUZEDOMAINESSCIENTIFIQUESDU CAMPUS4
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009SCIENCESPHYSIQUESLES ENJEUXLa physique est une discipline essentielle tant sur le front de la connaissanceque sur celui de la technologie. Ce domaine possède une solidetradition en matière de réalisation et d’utilisation de grandes installationset de plateformes fédératrices, et se situe souvent au cœur derecherches pluridisciplinaires.Historiquement, le plateau de <strong>Saclay</strong> a été l’un des lieux du développementde la physique française et actuellement plus de 2 000 chercheurspermanents, autant d’ingénieurs et de techniciens et un millier de doctorantset de post-doctorants, y travaillent, soit plus de 20 % de l’effectifnational. Les équipes sont réparties dans un grand nombre de labora-toires, liés à pratiquement tous les établissements présents sur le plateaude <strong>Saclay</strong>. Les enjeux pour le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sontd’amplifier les synergies entre acteurs, en concentrant progressivementl’activité autour d’un certain nombre de pôles d’activités. C’est enparticulier rendu possible par le projet de déménagement de l’UniversitéParis-Sud 11 (40% des physiciens sur le site) sur le plateau. Il s’agit devaloriser un certain nombre d’atouts :• la volonté des acteurs de se regrouper. Il existe en particulier deuxinstances fédératrices, le réseau thématique de recherche avancée 1(RTRA) Triangle de la physique qui coordonne les recherches enphysique de la matière diluée et condensée et le GIS physique desdeux infinis qui coordonne les acteurs dans le domaine de la physiquedes particules et de l’astrophysique.• l’existence d’une concentration inégalée en infrastructures dédiéesà la physique : une mention spéciale doit être faite pour lessources de rayonnement comme Soleil (rayonnement synchrotron),Orphée (neutrons), divers grands lasers, des microscopes électroniques,avec une concentration unique au monde. Elles constituent unatout exceptionnel pour explorer la matière, avec des applicationsdans les domaines aussi variés que la biologie, le climat, l’énergie,l’environnement, la santé, les matériaux du futur.• En ce qui concerne la physique des deux infinis 2 , la présence d’undes plus forts potentiels internationaux de recherche et développementde construction et de tests d’accélérateurs et d’instrumentsspatiaux (par exemple, aimants, détecteurs). Ces grandesplateformes technologiques, qui sont souvent utilisées en lien directavec l’industrie, et les compétences des équipes techniques associéesdonnent une visibilité mondiale au pôle Orsay-<strong>Saclay</strong> et le rendentpratiquement incontournable dans la construction des très grandesinstallations du futur (ESS, IFMIF, S-LHC, ILC…) 3 .LES PROJETSOn vise à réaliser un ensemble d’opérations destinées à concentrer progressivementla majorité des acteurs autour de trois axes thématiques(physique des deux infinis, de l’atome à la matière condensée, lumièreet interactions rayonnement-matière), reposant sur des fondementscommuns (théorie et simulation, instruments, plateformes).SCIENCES PHYSIQUES5
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLA PHYSIQUE DES DEUX INFINIS ET LA RECHERCHE SPATIALECes thématiques englobent l’ensemble des recherches sur les loisfondamentales de la physique, les composants élémentaires et lesstructures de l’univers actuellement menées autour de deux pôles detailles comparables à Orsay et <strong>Saclay</strong>. Le déménagement de l’UniversitéParis-Sud 11 sur le plateau est une opportunité unique pour :• regrouper toutes les grandes infrastructures et plateformestechnologiques dédiée à la R&D en un lieu unique,• rapprocher les laboratoires pour former un grand pôleautour de ces infrastructures pour la physique subatomique, lacosmologie et la recherche spatiale.Ces opérations se situent dans le moyen-long terme, mais une partieest déjà d’actualité, dans des nouveaux locaux ou dans des locauxexistants mais dont l’infrastructure est à consolider : le centre detraitement de données spatiales et d’opérations (IAS/SAP 4 , la Maisondes deux infinis), un moyen de test sur une ligne Soleil (IAS/SAP),les développements SUPRATECH (plateforme R&D accélérateurs),le support à ALTO 5 (IPN 6 ), les développements autour des interactionsaccélérateurs-laser (LAL 7 ), des salles blanches pour le développementde cavités accélératrices (Synergium-IRFU 8 ), de nouveauxlocaux pour les théoriciens plurithématiques du Laboratoirede physique théorique. Elles permettent de préparer et d’anticiper ledéménagement de l’Université Paris-Sud 11 prévu en phase 2.recherche (Soleil, Orphée-LLB), et une forte concentration delaboratoires issus de divers établissements déjà présents (LPS,LAC, FAST, SPEC, IPhT 10 ). Ce pôle serait en synergie forte avecla chimie, l’ingénierie et la biologie, localisées à proximité,• la seconde, à Palaiseau, contient les laboratoires des nombreusesécoles d’ingénieurs et hébergera le centre des nanoscienceset des nanotechnologies du projet Nano-Innov.Trois opérations sont identifiées qui toutes peuvent démarrer immédiatementafin de faire émerger très rapidement un quartier dela physique de la matière :• la création d’un Institut de physique de la matière, dans unedémarche de rapprochement entre l’Université Paris-Sud 11, leCNRS et le <strong>CEA</strong>. Celui-ci englobera la rénovation et l’agrandissementdes laboratoires existants (LPS, FAST, LAC), le déménagementdes théoriciens du LPTMS 11 , la mise en place de structurescommunes pour l’accueil de physiciens visiteurs (une demandede création d’un Institut Kavli 12 est en cours) et la mutualisationde plateformes technologiques. Il intégrera aussi les enseignementsde niveau master.• la création de l’ISMO 13 (en interface entre la physique de lamatière et la chimie)• un bâtiment situé à Polytechnique où s’implanterait le Laboratoirede physique des plasmas CNRS, l’Université Paris-Sud 11,Polytechnique, résultant de la fusion d’un laboratoire de l’ÉcolePolytechnique et d’équipes actuellement à Vélizy.SCIENCES PHYSIQUES6DE L’ATOME À LA MATIÈRE CONDENSÉEIl s’agit de l’étude des lois régissant le comportement de la matière,qu’elle soit diluée (atomes, molécules, plasmas), condensée (solide,liquide, molle) ou intermédiaire (nano-objets). Il existe plus devingt laboratoires impliqués dans ces champs thématiques, dontune bonne moitié à l’Université Paris-Sud 11. Le déménagement decette université est une opportunité sans précédent pour opérer desregroupements entre ces laboratoires. Ceux-ci seraient distribuésen deux zones :• la première englobe le <strong>CEA</strong>/Orme des Merisiers et la zonedu Petit plateau 9 . Elle associe des grandes infrastructures deLES INTERACTIONS RAYONNEMENT-MATIÈREIl existe une forte activité dans ce domaine, qui sera répartie sur deuxpôles : <strong>CEA</strong> (physico-chimie, recherches sur l’énergie, physique attoseconde)et Palaiseau (lasers de puissance, optique, impulsions ultra-brèves).La structuration de la communauté lasers sur le plateau de <strong>Saclay</strong>et le développement de nouveaux outils plus performants à vocationinternationale se déclinent à travers deux projets qui sont concentréssur le site École Polytechnique-ENSTA ParisTech 14 -ONERA 15 :• La communauté présente sur le campus du plateau de <strong>Saclay</strong>(LULI, LOA, SLIC, LIXAM) s’est associée pour développer lelaser le plus puissant au monde, Apollon 10. Un nouveau la-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009<strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>Zone Paris-Sud 11Zone PalaiseauOneraOrme des Merisierset SoleilZone MoulonPetit PlateauLes localisations du domainesciences physiquessur le campusSCIENCES PHYSIQUES7
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES PHYSIQUES8boratoire, l’Institut de la lumière extrême (ILE), inscrit commetrès grand équipement (TGE) sur la feuille de route du ministèrede la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a été créépour coordonner, construire et mettre en exploitation ce nouvelinstrument. Ce projet est hébergé dans un bâtiment, situé sur lesite de l’ENSTA ParisTech et financé sur le contrat de plan État-Région. Cette réalisation met le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> enposition pour être candidat à un possible accueil de l’infrastructureeuropéenne ELI.• A long terme, se pose la question des activités laser de l’UniversitéParis-Sud 11, notamment les projets de développementd’accélération de faisceau par laser porté par deux laboratoires decette université 16 . Il serait cohérent d’intégrer à terme ces projetsau sein de l’institut ILE.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSOn attend de ces opérations les retombées suivantes :• La rationalisation des enseignements (lisibilité, mutualisationdes travaux pratiques, brassage des étudiants, communication àl’international). Un exemple phare est un projet de master nanosciencescommun à sept établissements (Université Paris-Sud 11, ÉcolePolytechnique, École Centrale de Paris, École Normale Supérieurede Cachan, Institut d’Optique Graduate School, Supélec, Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Plus généralement, onvise notamment des masters M1 et M2 internationaux de physiqueen anglais.• Un regroupement des activités réparties en fonction de leursthématiques sur deux zones. Cela va accroître la mutualisationdes infrastructures et entraîner l’émergence d’un pôle technologiquede visibilité mondiale (notamment dans le pôle physiquedes deux infinis), conduire à la création de plusieurs laboratoiresou instituts (Institut des sciences moléculaires d’Orsay, Laboratoirede physique des plasmas et Institut de la physique) issus dela fusion d’acteurs présents.• La présence de plus grosses entités, mais aussi l’émergence d’unevie de campus mieux structurée va inévitablement accélérerla valorisation d’innovations issues de la physique (optiqueet lasers, instrumentation liées aux accélérateurs et aux détecteurs,nanotechnologies…)• Avec l’Institut de la lumière extrême, l’apparition d’un pôlelaser à visibilité mondiale hébergeant le laser le plus puissantdu monde.1 Réseau thématique de recherche avancée qui associe huit membresfondateurs (CNRS, Université Paris-Sud 11, <strong>CEA</strong>, École Polytechnique,Institut d’optique Graduate School, Supélec, École Nationale Supérieurede Techniques Avancées, Office National d’Etudes et RecherchesAérospatiales) et quatre membres associés (Thalès R&T, Optics Valley,École Normale Supérieure de Cachan, École Centrale de Paris). 2 Recherchesen physique des particules et sur la cosmologie. 3 Acronymes anglaispour des projets de grandes installations internationales. Source neutronsà spallation européenne, plate forme de test d’irradiation de matériauxpour la fusion, super grand collisionneur à hadrons, collisionneur linéaireinternational. 4 Institut d’astrophysique spatiale (CNRS et UniversitéParis-Sud 11) et service d’astrophysique du <strong>CEA</strong>. 5 Accélérateur d’électronspour le tandem d’Orsay. 6 Institut de physique nucléaire d’Orsay (CNRS,Université Paris-Sud 11). 7 Laboratoire de l’accélérateur linéaire (CNRS,Université Paris-Sud 11). 8 Institut de recherche sur les lois fondamentalesde l’univers (<strong>CEA</strong>). 9 Partie du plateau, hébergeant déjà des laboratoiresde l’université. 10 Laboratoire de physique du solide (CNRS, UniversitéParis-Sud 11), Laboratoire Aimé Cotton (CNRS), Fluides, automatique etsystèmes thermiques (CNRS, Université Pierre et Marie Curie, UniversitéParis-Sud 11), service de physique de l’etat condensé (<strong>CEA</strong>, CNRS), Institutde physique théorique (<strong>CEA</strong>, CNRS). 11 Laboratoire de physique théoriqueet modèles statistiques. 12 Réseau d’instituts financés par la fondationKavli (http://www.kavlifoundation.org/institutes/). 13 Regroupant troisunités de l’Université Paris-Sud 11 : L’Institut de chimie moléculaire et desmatériaux d’Orsay (ICMO), le Laboratoire de chimie physique (LCP), l’Institutdes sciences moléculaires d’Orsay (ISMO) récemment crée par regroupementdu Laboratoire de photophysique moléculaire (PPM), du Laboratoire decollisions atomiques et moléculaires (LCAM) et du Laboratoire d’interactiondu rayonnement X avec la matière (LIXAM). 14 École Nationale Supérieuredes Techniques Avancées. 15 Office National d’Études et de RecherchesAérospatiales. 16 Laboratoire de l’accélérateur linéaire et Laboratoirede physique des gaz et des plasmas (CNRS, Université Paris-Sud 11).
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009CHIMIE• un bon positionnement thématiques des chercheurs qui,tout en pratiquant une recherche de haut niveau, sont déjàbien impliqués dans le secteur de l’énergie, de l’environnementdu médical• une forte tradition de valorisation. L’ensemble des laboratoiresde chimie entretient déjà des partenariats étroits avec denombreux industriels (Alstom, Alyxan, Andra, Areva, BayerCrop Sciences, BioMérieux, EDF, Endotis Pharma, GenOptics,IFP, Institut Pasteur, Renault, Sanofi-Aventis, Servier,Snecma, Total, à titre d’exemple). Outre les financements, parces industriels, de projets de recherche réalisés dans les laboratoires(matériels, personnels), il est prévu qu’ils accueillent,dans leurs laboratoires pendant une période déterminée, deschercheurs de ces entreprises, à l’exemple de ce qui est prévuavec Total ou l’IFP, pour mener à bien un projetLES ENJEUXLa chimie est une discipline omniprésente dont la maitrise est indispensablepour innover dans le domaine de l’énergie (catalyse,matériaux, couches minces), de la santé (synthèse de moléculesà propriété thérapeutiques), des nanotechnologies (fonctionnalisation,élaboration de nano-objets). Si cette discipline a sadémarche propre de recherche fondamentale, elle contribue àapporter des réponses aux grands enjeux sociétaux actuels etfuturs. Elle est bien implantée sur le plateau avec environ 1450chercheurs et enseignants chercheurs, soit au total prés de 1800personnes issues de 11 laboratoires ou instituts. L’enjeu pourles chimistes est double : mieux se structurer en profitant dudéménagement de l’Université Paris-Sud 11, développer dessynergies fortes à l’échelle de l’ensemble du <strong>Campus</strong>. On peutnoter en particulier :• l’ensemble des moyens expérimentaux très performants.On peut citer Soleil et Orphée/LLB, une microsonde nucléaire,ELYSE-CLIO, et un parc unique d’instruments destinés àsonder la matière (lasers, RMN 17 , XPS 18 , etc).LES PROJETSA l’issue de l’opération, les chimistes seront répartis sur trois sites: la zone Palaiseau, la zone <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>/Moulon/UniversitéParis-Sud 11/Gif-sur-Yvette et l’Institut Lavoisier de l’Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines qui, bien que non situésur le plateau de <strong>Saclay</strong> est en forte interaction. La plus grosseopération prévue dans le cadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> est le déménagementsur le plateau de trois laboratoires 19 dans un nouvelensemble, en synergie avec la venue de l’UFR de pharmacie etde ses laboratoires de chimie, de physicochimie et de pharmacotechnie,qui seront localisés dans la même zone. Les équipes del’École Normale Supérieure de Cachan devraient également serapprocher géographiquement, ce qui, à terme représentera présde 800 personnes. L’ensemble constituera un pôle, qui serait situéau Moulon, avec l’avantage d’une forte proximité entre chimie etpharmacie, et la proximité du synchrotron Soleil.CHIMIE9
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYCHIMIE10D’un point de vue scientifique, les chimistes contribueront fortementaux quatre thèmes suivant :• l’environnement, notamment à travers la valorisation demolécules naturelles, la chimie verte, les capteurs, les procédésde dépollution organique• la santé avec notamment l’élaboration de sondes moléculairesnécessaires à la compréhension des mécanismes biologiques,la conception et synthèse de molécules à visée thérapeutique,mais aussi formulation et vectorisation de médicaments• les technologies de l’information avec par exemple l’élaborationde matériaux spécifiques, des développements en électroniquemoléculaire• l’énergie au travers de thématiques telles que les matériauxpour le stockage de l’énergie, hydrogène, carburants solaires 20l’interaction matière-rayonnement.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSLe <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> doit permettre un certain nombre de développements:• Le regroupement géographique d’au moins trois grandslaboratoires dans une première phase, puis de l’École NormaleSupérieure de Cachan conduira non seulement à faciliterles échanges entre équipes mais également à une mutualisationde moyens techniques (appareillages, bibliothèque,personnels) et une gestion globale de la sûreté indispensableà ce type de laboratoires.• Une accélération des interactions entre la chimie et lesdomaines applicatifs présents sur le plateau. Les domaines del’environnement, de la santé, de l’information et de l’énergiese présentent ainsi comme des secteurs propices au développementde liens privilégiés et synergiques créés par le regroupementgéographique et l’organisation scientifique des forcesen chimie sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.• La constitution de masses critiques en termes d’effectifs,mais aussi de disciplines couvertes, permettra d’aborder lesquestions dans leur globalité. Cette concentration d’expertisesconduira certainement à une participation plus importante deces industriels à la création de ce campus. L’innovation thérapeutiquemais également l’innovation dans les domaines del’automobile et des transports ainsi que de parfumerie-cosmétiqueseront favorisées par les liens forts avec les acteurs despôles de compétitivité Medicen, Mov’eo et Cosmetic Valley.• Une rationalisation des enseignements (qui a déjà commencé).L’offre comporte des cursus portés par les grandesécoles et des masters de chimie à visée professionnelle et derecherche. Un premier niveau de structuration des mastersde chimie, mené dans le cadre du PRES 21 UniverSud Paris,a d’ores et déjà été réalisé entre l’Université Paris-Sud 11,l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et l’ENSCachan. Elle a permis d’accroître la cohérence de l’offre deformation. Le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> devrait permettre de passer à lavitesse supérieure notamment par les points suivants :> généralisation des cursus internationaux communs àplusieurs disciplines comme (radiochimie, applicationsindustrielles et médicales des radiations, chimie moléculaire,chimie macromoléculaire et colloïdale, nano-photonique»)> renforcement des liens entre les écoles doctorales existantesce qui pourrait, à terme, aboutir à une école doctoralecommune de chimie du plateau de <strong>Saclay</strong>. Tout cecinécessitera d’associer à ce projet un (des) bâtiments entièrementdédiés aux enseignements (master de chimie, écoledoctorale de chimie; travaux pratiques, salles de cours,amphithéâtres, salles de conférences…)> une implantation des activités permettant des liens enseignements-rechercheétroits.17 Résonance magnétique nucléaire. 18 Acronyme anglais pour spectrométriede photoélectrons X. 19 L’Institut de chimie moléculaire et desmatériaux d’Orsay, le Laboratoire de chimie physique, le futur Institutdes sciences moléculaires d’Orsay. 20 Obtenu par photoréduction dugaz carbonique. 21 Pôle de recherche et d’enseignement supérieur.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines<strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>INRA(Jouy-en-Josas)INRA(Jouy-en-Josas)ZoneParis-Sud 11Zone PalaiseauCNRS(Gif sur Yvette)SoleilZone MoulonCNRS(Gif-sur-YvetteLes localisations du domainechimie sur le campusCHIMIE11
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYMATHÉMATIQUESLes enjeux pour le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sont demieux structurer cette importante communauté et d’accroîtreencore sa visibilité internationale. Mieux les actions desmathématiciens seront structurées, plus décisives seront lescontributions qu’ils pourront apporter dans le progrès de lascience et de la technologie.LES PROJETSComplémentaire du réseau thématique Île-de-France Sud proposéau ministère, résolument tourné vers l’international, soutenupar une fondation, regroupant déjà une partie des acteurs,le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> y serait une opportunité exceptionnelle pourporter à un nouveau niveau les synergies entre ces partenairesen s’appuyant sur deux bâtiments phares.MATHÉMATIQUES12LES ENJEUXRépondre aux enjeux sociétaux, scientifiques et industrielsnécessite de concevoir ou de modéliser des systèmes de plus enplus complexes, qu’ils soient naturels, artificiels, vivants. Celaréclame un effort toujours plus grand de conceptualisation, demodélisation et de simulation.Avec plus de 700 mathématiciens, issus de 13 établissements 22 ,le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> constituera un pôle majeur dela recherche mathématique mondiale. Leurs enseignants-chercheursforment des étudiants au niveau master ou thèse parmiles meilleurs. Ces unités forment un ensemble comparable ennombre et en qualité à ce que l’on trouve dans la région deBoston ou dans la baie de San Francisco, il s’agit là d’un atoutconsidérable. D’autre part, cinq médailles Fields font de ce pôleun lieu de renommée mondiale.Le premier – très avancé, mais pas encore totalement financé– est la construction d’un Institut de mathématiques sous laforme d’un bâtiment de 11 000 m 2 dans la vallée de l’Yvette surle campus d’Orsay de l’Université Paris-Sud 11. Ce nouveaubâtiment est considéré comme vital. Remplaçant une structureobsolète et dispersée, il est destiné à la fois à augmenter lescapacités et la qualité d’accueil pour les visiteurs, mais aussi àintégrer de façon efficace et propice aux interactions les jeunesétudiants au contact de la recherche.Le second, essentiel pour les mathématiciens de la zone Palaiseau,est la construction d’un bâtiment structurant, autourd’un certain nombre de moyens communs permettant la rencontredes mathématiciens du campus et les échanges interdisciplinaires.Il accueillera en particulier les laboratoires del’École Polytechnique et permettra l’hébergement de projetsfinalisés en coopération avec des partenaires académiques ouindustriels.Pour une bonne liaison entre enseignement et recherche, il estprimordial que les étudiants soient au contact immédiat deslaboratoires. La double localisation proposée permet d’atteindrecet objectif tout en maintenant un lien fort entre mathé-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesZone PalaiseauZone MoulonIHESParis Sud 11Les localisationsdu domaine mathématiquessur le campusMATHÉMATIQUES13
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYMATHÉMATIQUES14maticiens purs et mathématiciens appliqués. Ces deux projetssont complémentaires : ils permettent de couvrir l’intégralité del’éventail des sciences mathématiques, des plus fondamentalesaux plus appliquées, en activant de nouvelles passerelles.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSOn peut espérer beaucoup de cette structuration.• L’amélioration de la visibilité internationale des mathématiquesdu plateau de <strong>Saclay</strong>. La région a déjà un excellentpotentiel et a acquis une incontestable reconnaissance internationale.L’un des apports du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> sera de permettrel’accueil des post-doctorants et des professeurs invitésdans des conditions financières et matérielles compétitives,étape essentielle du rayonnement international du campus de<strong>Saclay</strong>. Les améliorations proposées engendreront un très fortpouvoir d’attraction sur les chercheurs étrangers. C’est uneoccasion unique d’attirer et de former dans les meilleuresconditions des jeunes scientifiques venus du monde entieret de stabiliser les meilleurs éléments.• Une plus forte osmose entre mathématiques et utilisateursdes mathématiques. A l’occasion de cette opération,plusieurs écoles de ParisTech ont manifesté leur intention dedéménager sur la zone Palaiseau. Elles abritent des équipesde mathématiciens ou de spécialistes des sciences de l’ingénieurà forte compétence mathématique. Elles bénéficierontdu second bâtiment qui vise à héberger des actions de coopérationsentre mathématiciens et « utilisateurs des mathématiques» notamment des industriels. De telles coopérations,existent déjà en grand nombre (par exemple, plus de 30 brevetsont été déposés par le seul laboratoire mathématiquesappliquées aux systèmes de l’École Centrale de Paris), avec labiologie, l’économie, les sciences de l’ingénieur et les scienceset technologies de l’information et de la communication.Elles y trouveront un cadre renouvelé et de nature à leur fairefranchir une étape décisive.• Des actions de mutualisation. Des actions communesfortes ont d’ores et déjà été mises en place entre ces différentscentres comme le projet de documentation SesameInstitut des Hautes Études Scientifiques-Université Paris-Sud 11-École Polytechnique soutenu par la Région. Dansle cadre de ce projet, il y aura création d’une bibliothèquedont le fonds initial sera constitué par les bibliothèques dedeux laboratoires 23 . Elle sera le moyen de rationaliser lespolitiques d’abonnements aux versions électroniques dejournaux. Il est question d’élargir cette mutualisation, uneréflexion plus générale sur les bibliothèques du plateau de<strong>Saclay</strong> a d’ailleurs été lancée.• Des conditions favorables pour un enseignement devisibilité internationale. On vise un véritable programmeinternational de master et de doctorat d’excellence qui, associéà l’amélioration de la structuration et de la visibilitéinternationale des mathématiques du <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong>, engendrera un très fort pouvoir d’attraction surles étudiants étrangers.22 L’Université Paris-Sud 11, l’École Polytechnique, l’ENS Cachan,l’IHES et le CNRS rejoints par les mathématiciens de l’AgroParisTech,l’École Centrale de Paris, l’ENSAE ParisTech, l’ENSTA ParisTech, HEC,MINES ParisTech, Supélec, l’Institut TELECOM, l’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines, l’INRIA. 23 Centre de MathématiquesLaurent Schwartz et Centre de mathématiques appliquées.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009BIOLOGIESANTÉLES ENJEUXL’activité biologie-santé peut se décrire comme l’association d’approchesfondamentales et appliquées dont le spectre s’étend de lacompréhension du vivant à la médecine. Ce domaine concerneprincipalement huit établissements 24 qui font du plateau de <strong>Saclay</strong>un acteur fort dans ce domaine. On peut souligner en particulier :• une masse de chercheurs de visibilité mondiale, avec une grandediversité de talents. Sont concernés près de 2 400 chercheurs,enseignants-chercheurs et ingénieurs permanents. D’autre part,l’Université Paris-Sud 11, à travers le département de biologiede la faculté des sciences d’Orsay et la faculté de pharmacie deChatenay-Malabry, regroupe près de 5 000 étudiants• la recherche exercée dans les composantes du pôle biologiesantéest reconnue comme l’une des plus performantes au niveaunational et de nombreux chercheurs y sont mondialementreconnus comme leaders dans leur domaine. Plusieurs étudesont identifié cet ensemble comme l’un des sites les plus visiblesdans ce domaine (Les Echos du 23 juillet 2007, l’Express de lasemaine du 12 juin 2008)• un positionnement sur des sujets à forte utilité sociétale :De nombreuses équipes de recherche fondamentale abordentdes domaines à fort potentiel d’application comme les maladiesneurodégénératives, l’infectiologie, l’oncologie, l’immunothérapie,les biotechnologies et la lutte contre l’érosion de la biodiversitépar l’entremise de l’homme et de sa technologie• des liens avec l’industrie. Une grande expérience de valorisationexiste (taxotère, dépistage du prion, ciblage des médicaments)et les redevances induisent des ressources d’unecentaine de millions d’euros par an. D’autre part, une partiedes étudiants sont formés pour aller directement travailler dansl’industrie. Ainsi, à travers la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry, forte de plus de 2 600 étudiants, l’Université Paris-Sud11 délivre un à 300 pharmaciens chaque année, soit 30% despharmaciens destinés à l’industrie.En s’appuyant sur le capital existant, le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> permettra destructurer un domaine qui présente une forte cohérence. L’émergencede ce pôle, rendue possible par la volonté commune et résoluedes partenaires, et aussi le déménagement de l’Université Paris-Sud11, confèrera une visibilité accrue à la communauté et dynamiserason potentiel. Par ailleurs, l’Institut Curie a manifesté son vif intérêtpour ce projet, dans la cohérence du rapprochement des unitésde recherche de l’Institut Curie/Orsay avec l’Université Paris-Sud11 dans le cadre d’unités mixtes de recherche.LES PROJETSLes huit établissements concernés souhaitent œuvrer pour développerensemble un vrai pôle biologie-santé. Celui-ci ne constituera pasl’addition de centres, d’instituts ou d’unités existants mais conduiraà l’émergence de nouveaux ensembles d’instituts ou de fédérationsde recherche.BIOLOGIE - SANTÉ15
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYBIOLOGIE - SANTÉ16Objectifs à court termeIl s’agit de regrouper des activités de ce secteur sur un même quartier,autour d’un axe nord-sud à l’ouest du plateau de <strong>Saclay</strong>. L’ensembledes recherches, seraient structurées autour de trois thèmes :1• Systèmes biologiques, de l’information à la structuration duvivant dans le cadre des collaborations entre l’Université Paris-Sud11, le CNRS et l’Institut Curie2 • Neurosciences, opération de grande envergure permettant dedévelopper des synergies entre l’Université Paris-Sud 11, le CNRSet le <strong>CEA</strong> (neurospin)3 • Médicament, ciblage et innovation thérapeutique. Les liens dusecteur pharmacie de l’Université Paris-Sud 11 avec d’autres partenairessont évidents : ICSN 25 et plus généralement les chimistes du<strong>Campus</strong> pour la découverte de nouvelles molécules actives, Nano-Innov pour la conception des nanotechnologies pour le médicament,les équipes d’Orsay et plus généralement le futur pôle biologie-santéet Soleil pour la pharmacie structurale.C’est une opération de grande envergure impliquant l’accueil de 5 000étudiants (L+M+D) sur le plateau et le regroupement des chercheursde deux des quatre sites 26 . Les différentes composantes en sont :• la mise en zone ouverte de la biologie du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> et le projetBioDelta• la construction d’une route d’accès direct permettant de mieuxconnecter la biologie du CNRS de Gif-sur-Yvette au plateau• la création de nouvelles surfaces. Ce sont près de 100 000 m 2 desurfaces de recherche qu’il faut bâtir (dans le secteur au plus prèsde Soleil et en bordure sud du site du <strong>CEA</strong>) et/ou rénover (zonede Gif) dont 75% pour accueillir les espaces de recherche induitspar le déplacement nécessaire des sites d’Orsay et de Châtenay,de l’École Centrale de Paris et de l’École Normale Supérieure deCachan. Une telle opération ne peut se faire qu’en synchronisationavec le reste de l’aménagement du plateau de <strong>Saclay</strong> notammentdu point de vue des transports et des logements• le déplacement et la reconstitution d’environ 90 ha liés à la stationvégétale de l’Université Paris-Sud 11 située sur le Moulon.Une autre opération est la construction sur le site de Palaiseau d’unbâtiment biologie et interfaces de 2000 m 2 , antenne sur ce site dupôle biologie-santé de <strong>Saclay</strong>, destiné à dynamiser et valoriser lessynergies entre sciences de la vie et sciences dures dans le contexteparticulièrement favorable du centre de recherche pluridisciplinairede l’École Polytechnique.Développement futurs pour une haute valeur ajoutée et l’innovation.Toute recherche de pointe dans le secteur de la santé doit s’envisageren proximité avec les malades et la recherche clinique. Il sera nécessairede renforcer les relations existantes avec le réseau d’hôpitaux del’Université Paris-Sud 11 et de la région ainsi qu’avec les unités de rechercheassociées à ces structures. Des unités de recherche de l’UFR 27de médecine de l’Université Paris-Sud 11 ont déjà émis le souhaitd’intégrer ce pôle tout en gardant un lien physique avec les activitéscliniques. Ces relations devront être ensuite étendues aux hôpitauxrattachés à la faculté de médecine de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. A terme devrait être envisagée l’implantationsur le campus d’une structure hospitalière de recherche spécialiséedans des domaines capitalisant sur l’excellence scientifique des équipesdu <strong>Campus</strong> (neurosciences, oncologie et métabolomique) et la présenced’infrastructures de pointe (radiochimie, Neurospin, centre deprotonthérapie, Doseo, plateformes de métabolomique…).LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUS• Le regroupement des acteurs. Il s’agit de créer de toutes pièces,autour du synchrotron Soleil un pôle biologie-santé qui permettraaux étudiants et chercheurs du quartier de circuler librement etd’identifier naturellement le site comme un périmètre continu.Seront regroupées sur un rayon d’environ 1 km autour de Soleil lesforces de quatre zones (Châtenay, Gif-sur-Yvette, Orsay et <strong>Saclay</strong>,)actuellement éclatées d’un point de vue géographique et morceléesd’un point de vue scientifique et organisationnel. Outre unecirculation accrue des idées et des personnes, ce regroupementfournira l’occasion d’une mise en commun optimale des plateformestechnologiques d’un redéploiement d’équipes déjà présentesdans le périmètre et du recrutement concerté de nouvelles équipesattirées par le potentiel scientifique du nouveau campus.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesINRA VersaillesINRA(Jouy-en-Josas)INRA(Jouy-en-Josas)Zone PalaiseauCNRS(Gif sur Yvette)CNRS(Gif-sur-YvetteZone MoulonLes localisationsdu domainebiologie-santésur le campusEvryBIOLOGIE - SANTÉ17
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY• Le développement de liens privilégiés entre biologie-santé,et d’autres acteurs du campus. Des synergies seront développéesen particulier :> avec les thèmes sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,l’alimentation et l’environnement et climat-environnementpar exemple par le biais de la biologie végétale et dela modélisation> avec la chimie par le biais de la galénique et par exemplel’exploration de nouvelles sources d’énergie bio-inspirées> avec les nanotechnologies par le biais de la nanomédecine> avec les sciences dures (comme la physique, la chimie, lesmathématiques appliquées) et l’analyse des systèmes complexes.Ces interfaces bénéficieront du partage de grandséquipements dont certains sont uniques en France et déjàprésents sur le site (synchrotron Soleil, Neurospin, Imagif,Centre de calcul intensif Jacques Louis Lions) et permettrontdes développements technologiques innovants.• Le développement de liens privilégiés avec l’industrie sousplusieurs aspects : l’installation de sociétés émergentes associéesà la recherche du pôle, l’installation de centres de recherche del’industrie pharmaceutique intéressés par la qualité scientifiqueet l’accès aux plateformes technologiques du quartier 28 et à degrands instruments. L’implantation du pôle d’innovation serafavorisée par les liens forts existants des acteurs avec le pôle decompétitivité mondial Medicen.BIOLOGIE - SANTÉ1824 Université Paris-Sud 11 (UFR de pharmacie de médecine et de sciences)et Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UFR de médecineet des sciences), CNRS, <strong>CEA</strong> -<strong>Saclay</strong>, École Polytechnique, AgroParisTech, ECPet ENS Cachan. 25 Institut de chimie des substances naturelles (CNRS).26 Les UFR d’Orsay et de Châtenay-Malabry de l’Université Paris-Sud 11 soit900 permanents les deux autres zones étant le <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> et le CNRS/Gif-sur-Yvette tous deux situés à proximité. 27 Unité de formation et de recherche.28 Facilité depuis février 2008 par l’ouverture du « guichet unique » de laplateforme intégrée Imagif www.imagif.cnrs.fr et le regroupement des platesformesouvertes des divers instituts fédératifs de recherches locaux.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009CLIMAT &ENVIRONNEMENTLES ENJEUXLa communauté du climat et de l’environnement s’emploie à comprendreet prévoir la réponse des systèmes naturels et socio-économiquesaux changements globaux, liés notamment aux stratégiesénergétiques, et à apporter une aide à la décision publique, ainsi quedes solutions de remédiation. Aborder ces questions, nécessite uneapproche interdisciplinaire intégrée combinant la connaissance desmilieux naturels et de leur évolution sous la pression de l’hommepour contribuer à gérer les impacts des activités anthropiques et despolitiques de développement et être en mesure de proposer des solutionsnovatrices.Le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> offre une opportunité unique decoordonner et regrouper les compétences du sud-francilien en sciencesdes milieux naturels (physique, chimie, biologie et sciences dela Terre), en sciences des systèmes (scientifiques, technologiques,économiques, juridiques et écologiques) et en sciences de l’homme(sociologie, géographie, santé), pour permettre à la France d’occuperune place reconnue internationalement. Un grand nombre d’établissements29 sont concernés.Ils agissent déjà de concert au travers de structures communes commele GIS climat-environnement-société, l’Institut Pierre-SimonLaplace ou de PRES (UniverSud Paris et ParisTech ) par le biais d’actionscommunes dans le cadre de projets européens. Les effectifsconcernés s’élèvent à 1 200 personnels permanents. En ce qui concernel’enseignement, on compte 500 étudiants de master deuxièmeannée, près de 300 élèves ingénieurs et plus de 130 doctorants dont70% pourraient être formés sur le territoire du triangle sud.Il s’agit de tirer parti de la force de recherche présente sur le site etd’organiser un pôle interdisciplinaire, de visibilité mondiale pourcontribuer à satisfaire les besoins suivants :• recherche et expertise pour l’aide à la définition de politiquespubliques et l’aide à l’analyse stratégique pour les industriels, lesassurances, les collectivités et l’État• formation interdisciplinaire intégrée sur le climat et l’environnement,lisible pour les industriels et les étudiants• services environnementaux adossés à des systèmes d’observation,de surveillance et de prévision du climat et de l’environnement,dans l’esprit du programme européen GMES• développement de nouvelles technologies et de procédés.LES PROJETSL’ambition de tous les acteurs est de construire un pôle scientifique ettechnologique d’envergure européenne et mondiale dédié au climat, àl’environnement et à l’énergie (PCEE). Il s’agit de rassembler une partiesignificative des forces puisque, à terme, environ 900 chercheurs serontregroupés sur la partie triangle sud, ce qui fait plus que doublerl’effectif actuel. Le regroupement de ces équipes renforcera l’existant etcréera un potentiel de recherche unique, selon cinq grands axes :1) changement climatique et gaz à effet de serre, 2) polluants dansl’environnement, 3) biodiversité et services éco-systémiques, 4) gestionintégrée des territoires, 5) mitigation et éco- technologies. De plus, ondéveloppera un certain nombre de projets interdisciplinaires transversaux,de nature fondamentale ou plus finalisée. Ce seront par exemple,l’étude intégrée du système terre et de sa réponse à la perturbationanthropique (cadre international du GIEC 30 ), l’étude des liens entreutilisation des sols, environnement, climat, biodiversité, et végétation,les agro-carburants, la gestion du cycle du carbone, la gestion du cyclede l’eau, le développement de technologies de dépollution, de traitement,de séquestration ou de stockage des déchets.Le projet bénéficiera de la création d’un ensemble immobilier emblématiquequi sera construit sur le site <strong>CEA</strong> de l’Orme des Merisiers. Ildevrait regrouper les équipes du Laboratoire des sciences du climatet de l’environnement (UMR CNRS, <strong>CEA</strong>, Université de VersaillesCLIMAT & ENVIRONEMENT19
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYCLIMAT & ENVIRONEMENT20Saint-Quentin-en-Yvelines, soit 350 personnes à prévoir dont plusde 150 permanents), aujourd’hui réparties sur deux sites et dans plusieursbâtiments, et d’autres équipes du climat, de l’environnement, del’énergie et de l’éco-innovation, pour un effectif total de l’ordre de 430personnes (permanents et non permanents).LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSOn attend du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> des retombées importantes :• le regroupement des équipes de recherche dans un périmètre restreintpermettra le développement et l’utilisation d’infrastructuresscientifiques mutualisées (mesures, une plate-forme analytique,une plate-forme expérimentale). Les modélisateurs bénéficierontde la proximité de la Maison de la simulation qui apportera un pôlede compétences numériques pour utiliser les nouveaux moyens decalcul offerts dans le cadre de l’infrastructure européenne PRACE 31 .Plus généralement, on attend une meilleure coordination des acteursau sein des infrastructures en réseau comme ICOS 32 , NDACC 33 .• une synergie stratégique : l’intégration du climat et de l’environnementavec les recherches dans le domaine de l’énergie au seind’une entité unique (PCEE, soit le Pôle climat-environnementénergie)permettra le traitement de questions majeures : quels sontles impacts du changement climatique sur les ressources et systèmesénergétiques, et inversement, quels sont les impacts des options énergétiqueset des mutations industrielles sur les évolutions climatiqueset environnementales à toutes les échelles ?• la capacité de traiter des questions dans leur globalité. Ainsi,cette opération favorisera les interactions avec d’autres équipes derecherche, notamment celles des thématiques :> biologie-santé, par les travaux communs déjà engagés sur lesimpacts du changement climatique sur les écosystèmes et la santé> economie-finances-gestion, par l’étude des impacts économiqueset sociétaux des choix énergétiques,> sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture, l’alimentationet l’environnement», sur les thèmes de la gestion du cycle du carbone,de l’azote et de l’eau, des impacts et rétroactions entre climatet fonctionnement et la gestion des écosystèmes anthropisés.• un ensemble interdisciplinaire de formation supérieure sur leclimat et l’environnement autour des deux masters, des écoles d’ingénieursqui sera unique en France et parmi les plus importants enEurope. Pour le court terme, on peut citer en particulier le projet demaster environnement et développement durable du PRES Univer-Sud Paris, qui intègrera les masters actuels de l’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines (11 spécialités) et de l’UniversitéParis-Sud 11 (7 spécialités) avec la participation de l’ECP au seind’une mention unique.• un pôle de partenariats, d’expertise, de services et d’innovation.Les échanges indispensables et encore insuffisants entre recherche,industrie et société sur les thèmes climat-environnement bénéficierontde la synergie créée par le regroupement géographique etl’organisation scientifique des forces sur le <strong>Campus</strong> du plateau de<strong>Saclay</strong>, en interaction avec l’Observatoire des sciences de l’univers del’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Ils permettrontle développement de collaborations partenariales, de l’expertisescientifique auprès des acteurs du monde économique et institutionnel(par exemple dans le cadre de l’IPCC 34 ou de l’UNECE 35 ),le développement de services environnementaux (surveillance,observations, prévisions), avec des innovations technologiques(outils d’analyse et capteurs pour l’environnement, outils logicielsde prévision, procédés de dépollution).29 AgroParisTech, <strong>CEA</strong>, CNRS, ECP, ENSTA ParisTech, École Polytechnique,INRA, MINES ParisTech, Supélec, Université Paris-Sud 11, Université de Versailles-SaintQuentin en Yvelines. 30 Groupe d’experts intergouvernementalsur l’évolution du climat. 31 Partenariat pour le calcul haute performanceen Europe (Partnership for Advanced Computing in Europe). 32 IntegratedCarbon Observation System (suivi des gaz à effet de serre). 33 Network for theDetection of Atmospheric Composition Change (suivi de l’ozone stratosphérique).34 Panel intergouvernemental sur le changement climatique(Intergovernemental Panel on Climate Change). 35 Commission économiquedes Nations-Unies pour l’Europe (United Nation Economic Commission forEurope).
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesZone PalaiseauOrme des MerisiersZone MoulonLes localisations du domaineclimat et environnementsur le campusCLIMAT & ENVIRONEMENT21
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYÉNERGIE À BAS CARBONE22ÉNERGIEÀ BAS CARBONELES ENJEUXLa vision «cluster énergie bas carbone» a pour but de tirer lemeilleur parti de l’exceptionnel potentiel de recherche fondamentaledes partenaires du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, qu’ils’agit d’animer pour constituer un socle d’innovations de rupturesscientifiques et technologiques. On vise aussi à valoriser une R&Den ingénierie, sans équivalent en Europe, après l’arrivée sur leplateau des écoles d’ingénieur et des industriels qui ont indiquéleur volonté de s’y implanter. Ce cluster implique plus de trentelaboratoires issus de douze établissements 36 . L’ensemble regroupeprès de 2000 personnes dont 50% liées au nucléaire et environ 18%des publications au niveau national.L’enjeu est de fédérer tous ces acteurs autour de la thématique« énergie à bas carbone », en concertation avec les industriels del’énergie et avec le renfort des formations dans le domaine del’énergie. Cet ensemble serait lui même fortement lié au domaineclimat-environnement au sein d’une entité unique (PCEE soit lepôle climat- environnement -énergie). En ce qui concerne l’énergie,les cinq grands axes thématiques sont les suivants :• les systèmes et réseaux d’énergie : production, distribution,stockage de l’énergie (plus généralement réseaux du futur),transport via la motorisation, la gestion de l’énergie embarquée…• l’efficacité énergétique des procédés et systèmes dans l’industrieet le bâtiment• l’énergie solaire photovoltaïque utilisant des couches minces,jusqu’aux options scientifiques et technologiques innovantesdites de troisième génération• la décarbonisation des combustibles, s’agissant notammentde la filière hydrogène, de la valorisation énergétique de labiomasse, de la photocatalyse, de la réduction (au sens de lachimie) du gaz carbonique• l’énergie nucléaire : maîtrise des risques inhérents au nucléaire,extension de la durée de vie et optimisation du fonctionnementdes réacteurs existants et création des conditionsde mise en œuvre du nucléaire durable)LES PROJETSIl s’agit avant tout de structurer la recherche de ces nombreuxacteurs. Le positionnement géographique de ces trois pôles decompétences sur le plateau facilitera les coopérations entre leséquipes scientifiques.• Le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> qui concentre une partie très significative des
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009forces en mécanique, matériaux et simulation dans le domainedu nucléaire (1000 personnes) et des infrastructures de classemondiale (Soleil, Orphée/LLB, plate-forme sismique).• Un pôle international de mécanique, matériaux et procédéspour l’énergie sera formé par le regroupement, sur le site dePalaiseau, de prés de 500 personnes 37 . Il apportera ainsi unecontribution majeure aux deux axes «solaire photovoltaïque»et «efficacité énergétique» et contribuera de manière significativeà l’axe « décarbonisation des combustibles ».• Le Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmes 38 seral’acteur central sur l’axe « systèmes et réseaux d’énergie ». Ilapportera une contribution majeure à l’axe « décarbonisationdes combustibles », notamment sous l’impulsion de l’ECP.L’ensemble tirera aussi profit de l’arrivée des équipes d’EDF R&Dsur le plateau.Cette structuration va largement bénéficier des opérations mentionnéesdans d’autres fiches comme le rassemblement des sciencesde l’ingénieur et l’implantation du nouvel institut de chimiesur le plateau de <strong>Saclay</strong>. On peut toutefois mentionner deux opérationsspécifiques envisagées sur l’énergie solaire :• Le regroupement à Palaiseau de l’équipe de recherche commune«NanoPV» 39 , qui travaille sur le silicium en couchesminces, et de l’Institut de R&D sur l’énergie photovoltaïqueactuellement localisé à Chatou 40 , en collaboration avec uneéquipe du Laboratoire de génie électrique de Paris 41 , soit présde 80 personnes à l’horizon 2010-2011.• La construction d’un centre de recherche sur l’énergie solairesoutenu par Total, sur le thème «carburants solaires par photo-réductionde CO 2». Il regroupera 25 personnes d’ici 2013,issues de l’Université Paris-Sud 11 (ICMMO 42 ), et collaboreraavec le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> et Total sur le nouveau site de l’institut dechimie sur le plateau.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSPour le thème énergie, le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> apporte un certain nombred’avantages :• l’intérêt des industriels. Jusqu’a présent, quatre grands groupes43 ont manifesté leur intérêt à des titres divers pour des laboratoirescommuns, des formations, voire leur implantationet d’autres pourraient suivre. Par ailleurs, une partie des sujetsdéveloppés dans ce cadre se prêtent bien à une valorisation parle biais de start-up ou de PME. Le cluster énergie sera en lienavec de nombreux pôles de compétitivité et en particulier Tenerrdis,Capenergies et System@tic Paris-Région. Il s’inscrirapleinement dans la nouvelle démarche nationale de concertationentre les pôles de compétitivité concernés par les écotechnologies(<strong>Plan</strong> « Ecotech 2012 »), en particulier en île de France(coopération avec le pôle Advancity).• la mutualisation des compétences scientifiques. L’ambitiondu cluster est d’organiser et de valoriser le potentiel scientifiquedu plateau sur l’énergie, ainsi renforcé, pour atteindre une taillecritique mobilisable sur un programme collaboratif ambitieux,comparable aux meilleurs programme mondiaux, comme parexemple le Global Climate & Energy Project de l’UniversitéStanford entièrement financé par l’industrie.• la formation supérieure. Le cluster fédérera des cursus deformation supérieure remodelés qui s’approprieront cette nouvelleapproche de l’énergie. Certaines spécialités de masters sedéveloppent déjà dans ce sens :> le développement de la formation supérieure internationaleen énergie nucléaire et, par la suite, en ingénierie desnouvelles technologies de l’énergie, fortement soutenu parles grands industriels du secteur (Areva, EDF, GDF Suez),dans le cadre de la création de l’Institut international del’énergie de Paris.> un projet de master international Nuclear Energy (opérationnelen 2009) porté par l’INSTN et ses établissementspartenaires du plateau (Écoles de ParisTech, École Centralede Paris, Supélec, Université Paris-Sud 11, CNRS), avec lesoutien des industriels.> Le PRES UniverSud Paris a créé une chaire internationaleet un M2 Generating eco-innovation pour le comptede ses cinq établissements impliqués dans le projet <strong>Campus</strong>,à laquelle sont associés cinq industriels (SNCF, Suez-GDF,Alstom, Saur et Italcementi).ÉNERGIE À BAS CARBONE23
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYUniversité de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesZone PalaiseauOrme des MerisiersZone MoulonÉNERGIE À BAS CARBONELes localisations du domaineénergie à bas carbonesur le campus24
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009• Des synergies nouvelles :> des liens renforcés entre les thématiques du climat et del’énergie> Des fertilisations croisées avec d’autres domaines telsque économie-finances-gestion et «sciences de l’homme etde la société» (impacts économiques et sociétaux des choixénergétiques), « sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,l’alimentation et l’environnement » (valorisationénergétique de la biomasse), «sciences de l’ingénieur et dessystèmes» (développement des écotechnologies énergétiques).> un meilleur couplage avec la recherche amont. Lesgrands défis à relever portent sur la maîtrise de la matièrejusqu’au niveau quantique, à l’aide des nanosciences et desnanotechnologies, le développement de procédés bio-inspirésou photo-assistés et la compréhension des systèmes horséquilibre thermodynamique ou de nature complexe.36 <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong>, Université Paris-Sud 11, Supélec, ENS Cachan, ECP, Universitéde Versailles Saint Quentin, MINES ParisTech, École Polytechnique, ENSTAParisTech, AgroParisTech, CNRS, INRA. 37 Issues de MINES ParisTech, de l’INRAParisTech, de l’École Polytechnique, ainsi que les départements des matériauxet de mécanique de l’ONERA.38 ECP, Supélec, ENS Cachan et l’Université Paris-Sud 11. 39 École Polytechnique, CNRS, Total. 40 IRDEP qui est commun à troisentités : EDF, CNRS, École de Chimie ParisTech. 41 CNRS, Université Paris-Sud 11,Supélec. 42 Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay. 43 Areva,Total, EDF et GDF- Suez.ÉNERGIE À BAS CARBONE25
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES & INGÉNIERIE DU VIVANT POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION & L’ENVIRONNEMENT26SCIENCES& INGÉNIERIEDU VIVANT POURL’AGRICULTURE,L’ALIMENTATION &L’ENVIRONNEMENTLES ENJEUXL’axe thématique « sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture,l’alimentation et l’environnement » fonde sa légitimité surla nécessité de répondre au meilleur niveau, par une recherche finalisée,à un ensemble d’enjeux majeurs de société, en particuliersocio-économiques tels que l’exploitation raisonnée des ressourcesagricoles, la gestion durable des écosystèmes et des territoires, laréponse aux besoins alimentaires des populations humaines. Ilexiste également une forte attente de divers grands groupes industriels(Bongrain, Danone, Nestlé, Véolia, Suez Environnement…).En particulier, la présence du Centre Daniel-Carasso, principalcentre de recherche du groupe Danone, sur le territoire du <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong> en fera un haut lieu de la recherche françaisedans le domaine agroalimentaire. Il existe aussi un grand nombrede très petites entreprises impliquées dans l’agroalimentaire et lesécotechnologies.AgroParisTech et l’INRA 44 - réunis, avec d’autres partenaires 45 , ausein d’un GIS en « sciences et technologies du vivant et de l’environnement» (pôle STVE) - ont pour objectif de structurer ladynamique de construction de cet axe. Au terme de l’opérationde concentration et de reconfiguration de leur dispositif, ils représenterontensemble une communauté de 1200 chercheurs dont350 doctorants sur le territoire du futur Etablissement public, auxtrois-quarts présente sur le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, dont leseffectifs connaîtront de ce fait un accroissement net d’environ 480chercheurs et enseignants-chercheurs et 2200 étudiants.La variété des champs disciplinaires pris en charge et la productionacadémique des acteurs rendent crédible l’ambition, partagée parAgroParisTech et l’Institut National de la Recherche Agronomique,de créer un domaine thématique en « sciences et ingénierie du vivantpour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement » de toutpremier rang international au sein du futur campus généralisteen sciences et ingénierie du plateau de <strong>Saclay</strong>. Une insertion de cetype se rencontre dans quelques très grandes universités américaines(California Davis, Cornell, Georgia, …) qui se situent aux touspremiers rangs des acteurs mondiaux du domaine, notamment entermes de production scientifique. En Europe, ce projet est le seulqui allie à la fois une masse critique sur le sujet et l’insertion dansun campus généraliste (les campus tels qu’ETH 46 Zürich ou la WageningenUniversity and Research, aux Pays-Bas n’ont que l’une deces caractéristiques).LES PROJETSLes deux acteurs visent une restructuration de leur activité sur leplateau dans le but d’amplifier significativement les synergies entrerecherche et enseignement supérieur :• AgroParisTech regroupera ses quatre sites franciliens sur lazone Palaiseau,• l’INRA concentrera son activité en Ile-de-France sur trois sites :
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009celui de Versailles, situé dans le périmètre concerné par le futurétablissement public, et, sur le territoire du <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong> (à Jouy-en-Josas et sur le site de Palaiseau).Les équipes peuvent faire valoir des compétences au meilleur niveauinternational, dans des disciplines d’intérêt majeur en regard desenjeux concernés.• Dans le champ de l’alimentation, il s’agit de science et procédésdes aliments, de microbiologie et de microbiologie appliquée, denutrition et comportement alimentaire. Ceci permet de jouer unrôle moteur dans l’ensemble de la chaîne alimentaire – y comprisdans sa composante socio-économique - depuis la conception/transformation des aliments jusqu’à leur assimilation par l’hommeet les répercussions sur son métabolisme et sa santé.• Dans le champ de la production agricole et de la gestion durabledes ressources, des territoires et des milieux, il s’agit d’agronomie,de sciences de l’animal, de sciences du sol, de l’eau etde l’environnement. Ces compétences lui confèrent des atoutsmajeurs pour mettre en œuvre des dispositifs agronomiquesinnovants et de nouveaux modèles de gestion et d’aménagementdes territoires intégrant les grands enjeux alimentaires, énergétiqueset environnementaux• Dans le champ de la biologie, le pôle apporte des compétencesdans les domaines animal (génétique, physiologie et infectiologieanimales), microbiologique (génomique, biologie systémique) etvégétal (biologie cellulaire et moléculaire, génomique). La qualitédes équipes de biologistes, de mathématiciens appliqués et debioinformaticiens, et la variété des modèles maîtrisés (animaux,microorganismes, plantes), permettent de contribuer significativementau développement pionnier de la biologie synthétiqueet prédictive.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUS• Une approche systémique et transdisciplinaire facilitée. Afind’aborder ces enjeux sociétaux dans toute leur complexité, lepôle STVE développe des approches systémiques, intégratriceset transdisciplinaires facilitées par l’amplification des synergiesavec de nombreux acteurs du futur <strong>Campus</strong>. Une partie existedéjà et se développera comme dans le cas de la biologie végétale,de la microbiologie et des sciences de l’ingénieur. Le <strong>Campus</strong>permettra d’en construire d’autres avec l’économie, les mathématiquesappliquées ou les sciences de la terre et des milieux et aussiles sciences et ingénieries écologiques, la biologie systémique etsynthétique, les partenaires du pôle climat-énergie-environnement.• L’accès à l’instrumentation et les infrastructures de recherchereprésente un potentiel de considérable, qu’il s’agisse de trèsgrands instruments ou de la mise en réseau de plateaux techniques.Le pôle STVE 47 apportera au <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>des outils et des infrastructures de recherche originaux etsouvent uniques en Ile-de-France par exemple (par exemple,des instruments scientifiques comme la microdissection laser, lesequençage d’ADN à très haut débit… ou des équipements lourdscomme des halles technologiques ou des champs pour culturesexpérimentales…).• Une formation au plus près des résultats de la recherche. Lepôle STVE contribue à l’offre de formation à travers un cursusd’ingénieur, un cursus master complet (STVE : M1/M2) structuréen quatre mentions et une école doctorale. Dans la perspectived’un regroupement à <strong>Saclay</strong>, le pôle STVE a récemment engagéune extension de son partenariat avec plusieurs établissementsdu futur campus, ce qui apparait en particulier à l’occasion durenouvellement quadriennal du master STVE (9 spécialités deM2 en co-habilitation avec l’Université Paris-Sud 11, l’ÉcolePolytechnique, l’ECP, l’Université de Versailles ST Quentin enYvelines). Au-delà, l’insertion effective du pôle au sein du campusdevrait permettre de contribuer à un enseignement de toutpremier plan en génie des procédés, notamment à travers ses applicationsaux sciences du vivant (biotechnologies, ingénierie cellulaire,etc.), en chimie (chimie analytique et ses applications entoxicologie alimentaire et en éco-toxicologie) mais aussi en génieécologique au service de la gestion des agro-hydro-éco-systèmeset de l’aménagement des territoires. Cette dynamique devraitêtre déterminante dans la reconnaissance du campus comme undes principaux pôles internationaux de « sciences et ingénierieSCIENCES & INGÉNIERIE DU VIVANT POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION & L’ENVIRONNEMENT27
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES & INGÉNIERIE DU VIVANT POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION & L’ENVIRONNEMENT28du vivant pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement ».Sur ce terrain, les synergies entre établissements des deux PRESParisTech et UniverSud Paris, déjà en partie exploitées, pourrontl’être plus efficacement.• Une boucle de l’innovation maîtrisée. Le rassemblementd’agronomes, d’écologues et de gestionnaires au sein d’un dispositifde formation d’ingénieurs devrait stimuler les partenariatsnovateurs et originaux avec toutes les entreprises aujourd’huiconfrontées aux questions environnementales (rareté et préservationdes ressources naturelles, multifonctionnalité de l’agriculture,compensation écologique, gestion et traitement des déchets…) etd’aménagement des territoires. On note de plus que :> Le rassemblement des principaux acteurs franciliens ausein du pôle STVE permettra de l’identifier comme le pointunique de contact entre l’industrie agroalimentaire et le systèmed’enseignement supérieur et de recherche.> L’implantation d’outils tels qu’une halle technologique pilotepermettra d’évaluer en vraie grandeur tant les améliorationsde la chaîne du froid que le rendement énergétiqued’une installation agricole.44 Institut National de la Recherche Agronomique. 45 Agence françaisede sécurité sanitaire des aliments, Institut de recherche pour l’ingénieriede l’agriculture et de l’environnement, École nationale supérieure du paysage,École nationale vétérinaire de Maison-Alfort - Université Paris-Sud 11.46 Acronyme allemand pour école polytechnique fédérale. 47 Scienceset technologies du vivant et de l’environnement.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009INRA(Jouy-en-Josas)Zone PalaiseauINRA(Jouy-en-Josas)Les localisations du domainesciences et ingénierie du vivantpour l’agriculture, l’alimentationet l’environnement sur le campusSCIENCES & INGÉNIERIE DU VIVANT POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION & L’ENVIRONNEMENT29
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES HUMAINES & SOCIALES30SCIENCESHUMAINES& SOCIALESLES ENJEUXAu sein du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, les disciplines des scienceshumaines et sociales dans leur diversité (anthropologie, économie,ergonomie, histoire, littérature, linguistique et langages, psychologie,sciences de l’information et de la communication, sciencesjuridiques, sciences du management, sciences politiques, relationsinternationales, histoire de droit, sociologie) entendent contribuerà une démarche qui associe réflexion épistémologique, exigenceintellectuelle et prise en compte des enjeux sociaux de l’activitéscientifique.On peut estimer la population concernée à environ 710 enseignants,chercheurs (sur les établissements contactés durant ce premier tourde table), 780 doctorants et plus de 1500 étudiants de master maisrépartis souvent entre plusieurs établissements. Quatre ensemblesde natures différentes sont susceptibles de se réunir sur le plateaude <strong>Saclay</strong> :• des formations en sciences humaines et sociales qui concourentau cycle ingénieur des écoles d’ingénieur et à la formationen école de commerce 48 . Certaines de ces formations sont envoie de « mastérisation » et disposent d’équipes de rechercheassociées.• deux universités :> l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines dotéed’une UFR proprement SHS et d’une UFR droit et sciencespolitiques et d’équipes de recherche, et de deux institutsen création pour 2010 (Institut des patrimoines durables etcréation, et Institut des langues et études internationales).> l’Université Paris-Sud 11 intervient fortement dans cesthèmes, au travers, d’une part, de la faculté Jean-Monnet(UFR 49 de droit, économie gestion, et d’autre part, du Centred’Alembert (réflexion sur les idées et les pratiques scientifiques)• l’École Normale Supérieure de Cachan (ENS Cachan) dotéed’un département de référence en sociologie, histoire, sciencespolitiques et économie/gestion et de deux UMR 50 d’excellence,implantées à ce jour sur plusieurs sites• des équipes de recherche issues d’organismes comme l’InstitutNational de la Recherche Agronomique (INRA) dans lesquellesles thèmes de recherche en sciences sociales sont déterminés parles priorités de recherche de l’établissement dont elles relèvent,et le <strong>CEA</strong>.Le regroupement d’écoles et de centres de recherche scientifiquesur le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> permettra l’émergence d’unedynamique de recherche dans les différentes sciences de la nature,de la matière ou de l’ingénieur, sans oublier l’innovation technologique.Une telle concentration thématique ou disciplinaire doits’accompagner d’un pôle en sciences humaines et sociales ambitieuxet pluridisciplinaire qui regrouperait à la fois des recherchesfondamentales de premier plan et des recherches issues d’un dialogueavec les institutions regroupées au sein du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> ou avecles opérateurs économiques. Les sciences humaines et sociales ont,comme toute discipline, leur dynamique de recherche propre, maispeuvent apporter beaucoup aux autres sciences plus « dures » qu’ils’agisse de réflexions sur la société et les usages de la technologie,de réflexions sur le droit, de mise en perspective historique. D’autrepart, ces disciplines sont notables par l’ouverture qu’elles apportent.C’est ainsi que l’existence de longue date en France et en Europe, ausein des écoles d’ingénieurs, des écoles de gestion, des universités,ou des écoles normales supérieures d’une tradition intellectuelleet humaniste contribue à la réputation de nos ingénieurs et de noschercheurs. Cette spécificité est reconnue et enviée à l’étranger.Il est bon de souligner que, dans quelques-unes des plus grandesinstitutions universitaires étrangères, comme le MIT 51 , une combi-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesLes localisations du domainesciences humaines et socialessur le campusSCIENCES HUMAINES & SOCIALES31
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES HUMAINES & SOCIALES32naison fructueuse existe entre poursuite de l’excellence scientifique- y compris dans la discipline des sciences humaines et sociales - etrecherche d’une ouverture intellectuelle des étudiants.LES PROJETSUne action prévue est la relocalisation simultanée à Palaiseau deplusieurs départements de SHS des écoles de ParisTech présentes oudestinées à s’implanter sur le plateau, dont l’École Polytechnique.Les membres du groupe proposent un projet de création d’uneMaison des sciences de l’homme (Ile-de-France-Sud/Paris-Sud) oud’une structure équivalente qui pourrait servir à la fois sa qualité,sa cohérence et sa visibilité institutionnelle. Ce projet reste à affiner(par exemple, sa ou ses localisations).Quoiqu’il en soit, une telle structure pourrait :• prendre la forme d’un plateau technique au service de la rechercheen sciences sociales : centre documentaire, centre detraitement de données, logistique éditoriale, formation en langues,etc.• devenir un lieu d’animation et de mise en cohérence de la viescientifique du plateau, en développant une série d’opérationsde recherche et de thématiques transversales aux différents partenaires.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSOn attend du plateau de <strong>Saclay</strong>, un ensemble de plus values :• le développement de liens renforcés avec les sciences dureset l’innovation. La Maison des sciences de l’homme sera unélément important, en lien avec l’activité gestion qui, commementionné dans la fiche correspondante, s’appuie sur un socle desciences humaines et sociales. En suivant l’exemple de la SloanSchool du MIT, il s’agit d’établir des liens accrus avec les sciencesdures qui pourraient s’articuler autour de contributions concernantune large thématique « Hommes, technologies, société »> Enjeux sociaux de l’activité scientifique> Analyse des rapports entre sciences et expertise> Analyse des technologies en société et de la technologieen action> Analyse des mécanismes de régulation,> Analyse et gestion des risques> Enjeux multidisciplinaires des problèmes d’environnement> Modes de vie, modes de production et modes de consommation> Sociologie, anthropologie et histoire des élites et des réseauxéconomiques scientifiques ou managériaux en France et dansle monde).• des synergies sur les thématiques propres des équipes existantes.A titre d’exemple, en sociologie politique et du droit, enmanagement multiculturel, en sociologie économique et du travailou dans des recherches sur la formation en sciences et techniquesetc. De ce point de vue la Maison des sciences de l’hommeserait un atout important.• des synergies dans le domaine de l’enseignement, notammententre les masters habilités (en sociologie, histoire, droit, économie,sciences politiques, gestion, éthique etc.) et les formationsSHS existantes dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce.48 École Polytechnique, École des Hautes Etudes Commerciales,École Centrale de Paris, les trois écoles de l’institut TELECOM, AgroParisTech,Supélec. 49 Unité de formation et de recherche. 50 Unité mixte de echerche. 51Massachussets Institute of Technology.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009ÉCONOMIEFINANCEGESTIONLES ENJEUXLa première ambition du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> dans les domainesde l’économie, de la finance et de la gestion est d’être référencéà terme comme le campus européen d’excellence en matièred’enseignement et de recherche sur l’ensemble du spectre des disciplinesdu management et de l’économie avec une expertise particulièredans les disciplines et les approches quantitatives et dans le managementde l’innovation.Avec une école de gestion (HEC) couvrant l’ensemble des disciplinesde gestion tant en enseignement qu’en recherche, des écolesscientifiques et des centres de recherche qui ont développédes compétences reconnues dans plusieurs domaines et en particulierl’économie quantitative et les mathématiques financières(l’École Polytechnique, l’École Nationale de la Statistique etde l’Administration Economique ParisTech, l’École Centrale Paris,le CNRS, le <strong>CEA</strong>), et des universités, écoles et instituts qui ontune activité de recherche significative dans des domaines variés àl’intérieur de ce champ (AgroParisTech, l’Institut National de laRecherche Agronomique, l’Université Paris-Sud 11, l’Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, École Normale Supérieurede Cachan, Institut TELECOM, Supélec), le plateau de <strong>Saclay</strong>offre un potentiel scientifique très diversifié qui doit conquérir unevisibilité internationale dès lors que des stratégies partagées aurontété définies et que des rationalisations, des regroupements ou desalliances fortes auront été mis en œuvre. On estime qu’en 2015, cetteactivité concernerait plus de 6500 étudiants et près de 600 chercheursou enseignants chercheurs.La seconde ambition du campus est de mettre les institutions quidéveloppent les sciences de gestion au service d’une politique d’innovationet de valorisation visant à la création d’activités nouvellesen proposant des processus intégrés depuis l’incubation jusqu’à lacréation et au développement d’entreprises. L’atteinte de cet objectifsupposera un fort développement des interactions entre les sciencesde gestion et d’autres disciplines comme la théorie des organisations,l’histoire ou la sociologie, mais, surtout, une exploration systématiquedes synergies et des fécondations croisées qu’on peut envisagerentre les grandes thématiques scientifiques et technologiques et l’économieet la gestion, suivant en cela l’exemple donné par de grandesuniversités américaines comme le MIT 52 .LES PROJETSLes travaux relatifs à ce pôle et la grande majorité des équipes devraientse concentrer sur trois sites : la zone Jouy-en-Josas (avecHEC), la zone Palaiseau avec notamment l’arrivée de l’École Nationalede la Statistique et de l’Administration Economique et la zoneMoulon-Université Paris-Sud 11, avec les équipes d’économisteset de gestionnaires de l’université et celles des écoles d’ingénieurs.Les projets inscrits dans ce dossier visent à mutualiser des ressources.Il s’agit de :• offrir une bibliothèque ouverte aux étudiants du plateau et dédiéeaux sciences économiques et de gestion (la base est la bibliothèqued’HEC qui serait agrandie de 1 000 m2). L’économieréalisée en termes de ressources par la concentration sur deuxpôles permettra un allongement des durées d’ouverture. L’existencede telles infrastructures, aménagées de façon concertée,est en particulier nécessaire pour que le futur campus puisse secomparer aux meilleures universités mondiales.• créer dans deux de ces trois pôles des bâtiments ayant pourvocation à accueillir des équipes issues d’établissements variés.> Le premier serait la création d’un bâtiment « économie »ÉCONOMIE - FINANCE - GESTION33
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYÉCONOMIE - FINANCE - GESTION34dans les locaux de l’École Nationale de la Statistique et del’Administration Economique qui abriterait le départementd’économie de l’École Polytechnique mais aussi des laboratoiresou des chercheurs issus d’autres institutions. On noteaussi que cette école abritera une bibliothèque spécialisée enéconomie quantitative et un centre d’accès sécurisé aux donnéesde l’INSEE 53 , qui mettra à disposition des chercheurs desdonnées d’enquête.> La même logique d’attraction pourrait s’appliquer au managementet à la gestion autour de l’HEC qui se propose d’accueillirdes équipes de gestion et de génie industriel issues d’autres établissements.De plus, cette école propose de mutualiser uneextension de 1 500 m 2 de son centre de l’entrepreneuriat pourl’ouvrir à tous les acteurs du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>.S’agissant de la mutualisation de cours et du développement des fluxd’étudiants entre institutions, l’existence d’un système performantde transport en commun et la proximité géographique sont des prérequis.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSL’interaction entre les institutions du plateau prendra ainsi plusieursformes :• Mutualisation, ouverture réciproque de cours, semestresd’échange, programmes de double diplôme tels que ceux déjàengagés par l’ENSAE ParisTech, l’HEC, AgroParisTech, l’ENSCachan, l’Université Paris-Sud 11, l’Université de VersaillesSaint-Quentin-en Yvelines et l’École Polytechnique. La simpleénumération des masters existants en Ile-de-France suffit àconvaincre de la nécessité d’une rationalisation. Le regroupementd’une partie significative des acteurs donnerait une impulsionforte à ce mouvement. Il reposerait sur :> la mutualisation du M1 permettant d’atteindre des effectifsimportants et de proposer des parcours entièrement enseignésen anglais> L’imbrication croissante des activités de recherche devantmener à la construction de programmes de M2 plus spécialiséset de doctorat communs, d’envergure internationale.• Développement de synergies de recherche entre institutions,au sein d’une même discipline ou d’un programme de recherche,ou par le croisement d’approches qualitatives et quantitatives. Laconcentration de chercheurs sur un même site induit un gain collectifdécoulant d’un effet de masse critique. On peut noter qu’ilexiste déjà un GIS sciences de la décision qui implique une bonnepartie des partenaires présents 54 et pourra même évoluer vers unRTRA. Parallèlement, l’interface avec les sciences humaines etsociales sera développée. En effet, la gestion de l’innovation, aucarrefour de la technologie, du management et des sciences humaineset sociales, se distingue, et présente pour avantage d’être unlien naturel avec les sciences de l’ingénieur et les entreprises.• Une synergie renforcée entre les sciences de la gestion et lessciences de l’ingénieur. On pense en particulier aux deux modalitéssuivantes :> la formation continue pour cadres et dirigeants dans l’ensembledes disciplines du management. Dans le contexte d’uneéconomie de la connaissance, celle-ci contribue à renforcerun facteur de compétitivité primordial : la valeur du capitalhumain de l’entreprise.> la création d’une dynamique d’entrepreneuriat. Un véritablesavoir-faire doit être disponible sur le campus intégranttoutes les phases du développement d’une innovation et bénéficiantd’investissements significatifs pour la recherche enentrepreneuriat, la formation des étudiants, les incubateurs,les pépinières et les fonds d’investissement pour la phase delancement des entreprises naissantes.52 Massachussets Institute of Technology. 53 Institut Nationalde la Statistique et des Études Économiques. 54 CNRS, École Nationalede la Statistique et de l’Administration Économique, HEC, École Polytechnique.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesHEC(Jouy-en-Josas)HEC(Jouy-en-Josas)Zone PalaiseauLes localisations du domaineéconomie, finance, gestionsur le campusÉCONOMIE - FINANCE - GESTION35
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES & TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION & DE LA COMMUNICATION (STIC)36SCIENCES& TECHNOLOGIESDE L’INFORMATION& DE LACOMMUNICATION(STIC)LES ENJEUXLes STIC sont à l’origine de profonds changements dans notre viequotidienne et sont le moteur d’une forte dynamique économiquepour l’ensemble des secteurs de l’industrie et des services. Au-delàdes produits directs des industries et services liés aux STIC, tousles domaines de la recherche sont conditionnés par notre maîtrisedes STIC et par notre capacité à les faire diffuser dans les autreschamps de la vie scientifique. Les STIC sont par excellence l’outilde la pluridisciplinarité et seront à ce titre le vecteur d’innovationsprofondes dans les prochaines décennies.L’enjeu pour le plateau de <strong>Saclay</strong> est de devenir un haut lieu scientifiqueet technologique en STIC, attractif pour les étudiants etchercheurs étrangers, et d’être un creuset de l’innovation, à fortimpact économique. Le plateau de <strong>Saclay</strong> apparait bien placé pourles raisons suivantes.• Ce sera l’un des plus importants «clusters» scientifiquesmondiaux du domaine. Il existe déjà un certain nombre d’acteurssignificatifs (Université Paris-Sud 11, <strong>CEA</strong>, CNRS, Supélec,INRIA, École Polytechnique) sur place, fédérés dans leRTRA 55 Digiteo. L’arrivée prochaine de l’ENSTA ParisTech, del’Institut TELECOM et de laboratoires des MINES ParisTechfera que, sur le site, l’effectif des scientifiques devrait passer de1 300 (2008) à 2 000 (2015) soit, en termes de chercheurs du secteurpublic, de l’ordre de 15% des effectifs nationaux. De mêmele nombre d’étudiants devrait passer de 1 500 à 2 500, les nouveauxarrivants étant apportés en bonne partie par l’installationde l’Institut TELECOM.• Une dynamique déjà engagée par les établissements 56 présentsaujourd’hui sur le plateau de <strong>Saclay</strong> qui ont été rejointspar d’autres 57 en « bordure » du plateau et qui le seront pard’autres encore appelés à le rejoindre. Ces acteurs ont engagéune dynamique remarquable en regroupant leurs forces dansle RTRA Digiteo (labellisé par l’État en 2007 et soutenu par lesCollectivités territoriales) autour d’une stratégie commune, surle plan scientifique et sur le plan du transfert de connaissanceset de technologies.• Une activité de valorisation déjà forte. Les STIC ont unedynamique scientifique propre mais sont aussi « tirées » parles applications comme le montrent, par exemple, les InstitutsCarnot formés par Centrale-Supélec, MINES ParisTech, <strong>CEA</strong>/LIST, Institut TELECOM ou la participation des laboratoiresde Digiteo aux projets de System@tic Paris-Région (80 % desprojets) et de Mov’eo. En 2007, ces laboratoires ont déposé 53brevets et leurs contrats de recherche ont représenté 33 M€.LES PROJETSPlusieurs projets immobiliers sont liés aux STIC. Leur localisationrésulte d’un compromis visant à rassembler les équipes concernéesmais aussi à permettre une certaine proximité notamment avecle reste des sciences de l’ingénieur. Dans certains cas, il faut tenircompte de l’histoire, certains projets ayant été initiés avant le <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong>.> Trois ensembles de bâtiments : PCRI 58 et Digiteo (près du collègedes sciences de l’ingénierie et des systèmes), un autre dansla zone Palaiseau et un sur le site du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>, visant à hébergerdes équipes issues d’organismes différents afin de créer dessynergies fortes.> un ensemble de quatre projets liés au déménagement d’établissements: Institut TELECOM, laboratoires math et systèmes
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009de MINES Paris Tech, l’Institut du risque et de l’incertain et leEuropean Embedded Control Institute.> on note aussi la construction de l’Institut des technologiesmultilingues et multimédias de l’information (IMMI), financéindépendamment du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> et localisé à proximité ducollège des sciences et de l’ingénierie.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSOn attend une forte plus-value de cet ensemble de projets.• De la recherche fondamentale à l’innovation technologique.Aucun organisme de recherche ne pourrait obtenir seul un telregroupement de laboratoires, qui couvre au meilleur niveau,un continuum de recherches, des sciences fondamentales auxaspects technologiques, avec des masses critiques suffisantes. Demême, l’exploitation des synergies est d’ores et déjà engagée dansde nombreux projets de recherche impliquant plusieurs établissementset dans la constitution de plateformes communes. Ellesera considérablement amplifiée par l’installation des équipesdans de nouveaux locaux.• La diffusion de ces technologies dans d’autres domaines.Ce regroupement facilitera aussi les recherches aux interfacesnotamment avec la biologie et la santé, les sciences de l’environnement,les neurosciences (Neurospin) et les nanosciences.De même, Digiteo a ainsi vocation à être, aux côtés de System@tic Paris-Région, un acteur de Nano-Innov dans le domaine del’intégration des nanotechnologies dans les grands systèmes.• La création d’un cluster d’ambition mondiale. Le projet scientifiqueinitial de Digiteo était focalisé sur la conception et le développementdes systèmes complexes à forte composante logicielle,du système sur puce aux grandes infrastructures logicielleset s’étend aux interactions avec l’électronique (en particulier pourles systèmes embarqués) et les biotechnologies (à travers la bioinformatique).Les défis scientifiques sont nombreux :> inventer de nouveaux modes d’interaction entre utilisateurset machines/systèmes, modéliser et simuler les systèmes industrielscomplexes.> concevoir les logiciels et le matériel pour ces systèmes engarantissant robustesse, fiabilité, disponibilité et sécurité…> gérer les « très grandes » masses de données (y comprismultimédias, multilingues).> calculer intensivement : exploiter le teraflops et au-delà.L’installation sur le plateau des nouveaux acteurs donnera au projetDigiteo une dimension nouvelle sur les thématiques des réseaux decommunication, de l’internet du futur et de la mobilité, et le renforceradans le domaine des développements logiciels et de l’intégrationdes systèmes. De par sa taille (2 000 chercheurs, 2 500 étudiants), lecluster STIC du plateau de <strong>Saclay</strong> est naturellement un acteur sur lascène européenne. Il est impliqué dans des programmes stratégiquesen association avec des entreprises. On peut citer la plate-formeArtemis sur les systèmes embarqués ou le projet Quaero, dédié autraitement des documents multilingues et multimédias, qui s’accompagnede la création d’un Institut franco-allemand sur ce thème(IMMI). D’ores et déjà, Digiteo a vocation à participer à une propositionde « communauté de connaissance et d’innovation en STIC »dans le cadre du projet européen EIT.Une dynamique de valorisation accrue. Le partenariat privilégiéentre Digiteo et System@tic Paris-Région permettra la création d’uncluster intégrant beaucoup plus fortement formation, recherche etinnovation en favorisant des coopérations à moyen et long terme.Le cluster STIC développe également des liens avec d’autres pôlesde compétitivité liés au STIC comme Cap Digital (multimédia),ou consommateurs de telles technologies comme Medicen (technologiespour la santé), Mov’eo (automobiles et transport), AStech(aérospatial).55 Réseau thématique de recherche avancée. 56 <strong>CEA</strong>, CNRS, INRIA, École Polytechnique,Supélec, Université Paris-Sud 11. 57 École Centrale de Paris, ÉcoleNormale Supérieure de Cachan et Université de Versailles-Saint-Quentin. 58Pôle commun de recherche en informatique.SCIENCES & TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION & DE LA COMMUNICATION (STIC)37
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYUniversité de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines<strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>SCIENCES & TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION & DE LA COMMUNICATION (STIC)Zone MoulonZone PalaiseauLes localisations du domainesciences et technologies de l’informationet de la communication (STIC) sur le campus38
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009NANOSCIENCES& NANO-INNOVLES ENJEUXLes nanosciences et les nanotechnologies recouvrent un ensembled’activités qui visent la compréhension, la manipulation dela matière à des échelles qui se mesurent en nanomètres. Ellesont un potentiel d’application exceptionnel, qu’il faut appréhenderdans le cadre d’une vision large impliquant leur convergenceavec d’autres technologies (logiciel, technologies pour la santé,microtechnologies).L’Île-de-France, avec les deux pôles que sont Paris intra muros et leplateau de <strong>Saclay</strong> représente environ 40 % des publications scientifiquesfrançaises dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies.Cette région constitue d’ailleurs le premier « territoire »européen et le sixième cluster mondial en termes de publicationsscientifiques 59 . Elle bénéficie d’une forte implication des acteursfranciliens comme l’atteste la dynamique du C’Nano Ile-de-France,celle des axes thématiques des PRES UniverSud Paris et ParisTech,et celle des RTRA 60 Triangle de la Physique et Digiteo.En ce qui concerne le plateau de <strong>Saclay</strong>, ce domaine concerne quasimenttous les acteurs au travers d’un grand nombre de laboratoiresd’excellence : laboratoires du CNRS, des universités (UniversitéParis-Sud 11, Université de Versailles ST Quentin en Yvelines),des grandes écoles (Polytechnique, Institut d’Optique GraduateSchool, École Normale Supérieure de Cachan, École Centrale deParis, Supélec, Institut TELECOM…), du <strong>CEA</strong> et de l’Office Nationald’Etudes et de Recherches Aérospatiales. On évalue à 1200 lenombre de chercheurs et d’ingénieurs concernés, soit environ 20%des effectifs engagés au niveau national. L’enjeu est de concentrerl’activité et de se doter d’une structure permettant de mener unerecherche de haut niveau, et d’opérer des transferts de technologiede grande envergure. Nanosciences-Nano-Innov résulte de laconvergence de deux initiatives.• La constitution d’un centre d’intégration Nano-Innovconcourant à l’innovation et au développement industriel dansdifférents champs d’application des nanosciences et nanotechnologies.Par lettre de mission en date du 12 décembre 2007, leprésident de la République a demandé que soient dessinés lescontours d’une ambition nationale, regroupant l’essentiel desmoyens et des compétences en nanotechnologies, au niveau national.L’ambition de Nano-Innov qui répond à cette demandeest clairement de replacer la France dans la compétition mondialeen coordonnant au sein d’une alliance nationale « AllianceNano-Innov», les trois territoires innovants : Paris-Région, Grenobleet Toulouse.• Le regroupement des forces et des équipements rassemblésdans deux des six grandes centrales de technologie du réseauRENATECH 61 . Elles sont implantées actuellement au LPN 62 età l’IEF 63 .LES PROJETSRéussir une action d’envergure dans le domaine des nanotechnologiesnécessite de réunir : une recherche de haut niveau dans desNANOSCIENCES & NANO-INNOV39
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYNANOSCIENCES & NANO-INNOV40disciplines très variées, un équipement performant, une forte composantede « nanoingénierie ». Le projet nanosciences et Nano-Innov a été conçu pour satisfaire ces contraintes. Il s’agit de réunirdans un même site trois composantes.• Un centre de nanosciences et nanotechnologies porté parle CNRS, l’université de Paris-Sud 11, et d’autres partenaires,constitué par le regroupement d’équipes actuellement disperséessur plusieurs sites 64 pour un total final qui pourra dépasser500 personnes. Il aura un triple rôle :> plate-forme technologique ouverte à la communautéscientifique. Celle-ci constituera l’unique centrale de l’Ilede-Francedu réseau RENATECH> laboratoire de recherche avec ses projets propres. Il s’agitd’associer en un lieu unique, tous les équipements et tousles savoir-faire (physique, chimie, fluidique, ingénierie…)nécessaires pour être un interlocuteur crédible> plate-forme de formation et d’enseignement pour lesnanotechnologies ouverte à l’ensemble des établissementsd’enseignement supérieur et de recherche d’Île-de-France.• Un centre de conception et d’intégration porté par le <strong>CEA</strong>qui, fort de sa capacité à concevoir, prototyper et tester rapidementles dispositifs et technologies frontières, vise à jouerun rôle clé dans la recherche partenariale pour l’industrie. Cecentre devrait lui aussi héberger 500 personnes avec l’objectif deproposer de nouveaux outils de conception adaptés à la maîtrisedes nanotechnologies et de leur intégration dans les systèmes.Il s’agit d’intégrer des compétences critiques de différents partenairesen technologies logicielles et microélectroniques et derassembler des forces interdisciplinaires (physique, biologie…)et accéder à des plates-formes technologiques de pointe pourmaîtriser la conception de ces systèmes complexes…• Un ensemble de quatre plates-formes technologiquesdotées d’équipements spécifiques : 1) matériaux pour lesmilieux extrêmes, 2) surfaces, interfaces et couches minces,3) nanoélectronique-photonique et nanobio, 4) nanocaractérisation.LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSL’ambition partagée par tous les acteurs est de faire de «Nano-InnovParis-Région» un haut lieu de la recherche et de l’innovation,réunissant dans une démarche interdisciplinaire les plus grands talentspour concevoir et développer les nanotechnologies du futuret anticiper leurs applications potentielles ainsi que leur diffusion àl’ensemble des secteurs économiques. On attend en particulier :• Des gains importants en termes de synergie et de mutualisation.Le rassemblement de près d’un millier d’acteurs actuellementdispersés dans un centre commun va faire de <strong>Saclay</strong>(et plus généralement de l’Ile-de-France) un acteur de visibilitéeuropéenne et va permettre une forte mutualisation des équipements(notamment pour éviter les duplications d’équipementscoûteux), favoriser le dialogue entre disciplines et entre ingénieurset chercheurs.• Un hub technologique. Sont à l’ordre du jour, les thématiquesintéressant directement le monde industriel telles que conception,fiabilisation, architecture. L’ambition de ce projet est dejouer le rôle de hub technologique entre d’une part les industrielsdes pôles de compétitivité qu’il va irriguer (System@ticParis-Région, Mov’eo, AStech, Medicen…) et d’autre part leslaboratoires de recherche amont de l’ensemble de la région capitale.On vise également l’accroissement du nombre d’entreprisesintéressées par l’intégration de micro ou nanosystèmes dans leursproduits. Pour résumer, le but est de doter l’Ile-de-France premiercluster européen en termes de production de connaissancesd’une structure de valorisation à sa mesure.• Une forte interaction entre acteurs du plateau de <strong>Saclay</strong>. Lesinnovations attendues dans le cadre de ce projet sont en particulierdes nanodispositifs, des architectures informatiques « enrupture », des matériaux nouveaux. Autant de sujets qui prêtentà des fertilisations croisées avec tous les autres domaines de recherchedu plateau de <strong>Saclay</strong> (médecine, environnement, énergie,écosystèmes…)• Une offre d’enseignement en nanotechnologie au meilleurniveau. Une première étape extrêmement structurante et fédérativea été franchie avec la création de la spécialité de master
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines<strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>INRA(Jouy-en-Josas)INRA(Jouy-en-Josas)Zone Paris-Sud 11Zone PalaiseauCNRS(Gif sur Yvette)CNRS(Gif-sur-YvetteZone MoulonLes localisations du domainenanosciences et Nano-Innovsur le campusNANOSCIENCES & NANO-INNOV41
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY« nanosciences » à l’initiative du PRES UniverSud Paris (en coursd’expertise par le ministère). Elle est cohabilitée par sept établissements65 impliqués dans Nano-Innov. On peut prévoir à termeune augmentation importante de ses effectifs (de 60 étudiants enM2 à près de 100) grâce à la dynamique de la formation structurante(spécialité de master « nanosciences ») et à l’attractivitédes moyens qui seront mis en place dans le contexte du projet.Il faut noter que les salles blanches du centre comprendront unesurface entièrement dédiée à la formation, ce qui donnera auxétudiants un accès à des équipements de pointe.NANOSCIENCES & NANO-INNOV4259 Voir http://www.nanotrendchart.com. 60 Réseau thématique de rechercheavancée. 61 Réseau des grandes centrales de nanotechnologies gérépar le CNRS (voir http://www.rtb.cnrs.fr/) auquel il convient d’ajouterle LETI géré par le <strong>CEA</strong>. 62 Laboratoire photonique et nanostructures, unitédu CNRS implantée à Marcoussis. 63 Institut d’électronique fondamentale,unité mixte de recherche CNRS, l’Université Paris-Sud 11. 64 Entre 350 et 400personnes issues du CNRS et de l’Université Paris-Sud 11 (IEF et LPN) auxquelless’ajouteront des personnels de l’École Polytechnique , de l’Université Paris-Sud11, de l’École Normale Supérieure de Cachan, de l’École Centrale de Pariset de l’Institut TELECOM. 65 Université Paris-Sud 11, Institut d’OptiqueGraduate School, École Centrale de Paris, École Polytechnique, Supélec,École Normale Supérieure de Cachan et Université Versailles-Saint-Quentin.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009SCIENCESDE L’INGÉNIERIELES ENJEUXLes sciences de l’ingénierie concernent les composantes les plus applicativesdes sciences fondamentales. Les frontières entre différentesdisciplines scientifiques s’estompant progressivement, de plus enplus les sciences de l’ingénierie se présentent comme un ensembletransverse visant à développer des modèles d’intégration avec unedimension « système », ce qui explique la dénomination « sciencesde l’ingénierie et des systèmes » du domaine. Il s’agit d’intégrer etoptimiser plusieurs jeux de contraintes (fonctionnelles, coûts, composantsà échelles multiples, technologies variées) pour concevoir,réaliser et produire des objets et des systèmes.Le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> va induire une très forte croissancedes effectifs dans ce domaine. On estime ainsi que dans lefutur plateau de <strong>Saclay</strong>, il y aura près de 6000 diplômés par an. Il enest de même en matière de recherche. Une analyse des publicationsde 2005 montre que le plateau de <strong>Saclay</strong> et l’Université Paris-Sud 11représentent déjà environ 10% des publications nationales. L’opérationdevrait mener à un doublement, compte tenu de l’arrivée denouveaux établissements qui va porter les effectifs à plusieurs milliersde chercheurs, c’est-à-dire un ensemble à visibilité mondiale.On note aussi la présence d’infrastructures uniques sur le plateaude <strong>Saclay</strong> : d’une part des instruments tels que le synchrotron Soleilet Orphée/LLB (études de matériaux), le centre national JacquesLouis Lions qui serait un hub d’entrée vers les grands calculateursnationaux, complété de la maison de la simulation et d’autre partdes moyens d’essais tels une plate-forme sismique six axes.Les enjeux sont de mettre sur pied une organisation permettant detirer parti au mieux de cette évolution.• Devenir une vitrine mondiale en matière d’enseignement.Ainsi, le campus qui rassemblera onze écoles d’ingénieurs seraune référence mondiale en ce qui concerne les formations d’ingénieurs.De la même manière, les formations des deux universitésdans le domaine des sciences de l’ingénieur vont gagneren visibilité. L’ensemble proposera une offre de diplômes large,profonde et évolutive, le développement de passerelles entreles filières. Il sera à même de générer des formations originalesselon une nouvelle approche transversale qu’on peut nommer« sciences de l’ingénieur et des systèmes », pour des diplômésaptes à résoudre les nouveaux défis.• Développer l’innovation. Les sciences de l’ingénieur, par leurdimension intégrative, font souvent le lien entre la demande industrielleet les sciences cognitives. On peut ainsi s’attendre à ceque les chercheurs de ce domaine fassent le lien entre la physique,la chimie, les mathématiques et le monde de l’industrie. Onnote d’ailleurs une forte présence d’entités ayant obtenu le labelCarnot : Institut d’Optique Graduate School, Systèmes et Technologiesde l’information, de la communication, de l’énergie etdes procédés (C3S-Supélec-École Centrale de Paris), Aérodynamique,énergétique, mécanique des structures, acoustique, matériaux,systèmes dynamiques (ONERA 66 ), Méthodes innovantespour l’entreprise et la société (MINES Paris Tech), InstitutTELECOM-EURECOM. De même, les sciences de l’ingénieurcorrespondent à des compétences décisives lorsqu’il s’agit d’innovationou de développer des solutions à des questions issuesd’autres thématiques présentes sur le plateau (environnement,santé, énergie).LES PROJETSLes projets en sciences de l’ingénieur consistent à implanter septétablissements supplémentaires sur le campus en visant avant tout àSCIENCES DE L’INGÉNIERIE43
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSCIENCES DE L’INGÉNIERIE44regrouper ces activités autour de deux pôles de manière à assurerdes interactions fortes entre eux :• le Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmes, ausein du PRES UniverSud Paris : École Centrale Paris, Supelec,École Normale Supérieure de Cachan, Université Paris-Sud 11,l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.• le pôle ParisTech Sud : École Polytechnique, AgroParisTech,L’École Nationale de la Statistique et de l’Administration EconomiqueParisTech, l’École Nationale Supérieure des TechniquesAvancées, Institut d’Optique Graduate School, MINESParisTech, Institut TELECOM (TELECOM ParisTech, TELE-COM SudParis).Ces deux pôles qui partagent une tradition de collaboration ancienne,notamment en mécanique, verront leurs liens renforcéspar cette structuration. Le projet de <strong>Campus</strong> regroupera ainsi2/3 des Laboratoires de la fédération francilienne de mécaniqueet permettra de construire sur cette base un RTRA, à visibilitéinternationale, en mécanique, matériaux énergétiques au niveauIle-de-France, en synergie avec la thématique « Énergie ».LA PLUS VALUE ATTENDUE DANS LE CADREDU PLAN CAMPUSLes gains attendus de l’opération sont les suivants.L’émergence d’un cluster de taille comparable aux clusters mondiauxen ingénierie qui serait positionné sur trois axes :• matériaux, systèmes mécaniques et énergétiques. Ces thèmesimposent de recourir aux outils de simulation et d’expérimentationles plus avancés, pour répondre aux défis poséspar la prévision et l’optimisation, en particulier dans un cadrenon-déterministe ou incertain. Ils concernent des réalisationsde haute technologie mais aussi des productions de masse, etrépondent aux demandes pressantes industrielles et sociétalesvers le plus efficace, plus sûr, plus économe, plus propre et plusdurable.• sciences des systèmes. C’est l’ensemble des disciplines quipermettent d’analyser, de concevoir et de modéliser des systèmesmulti-technologiques, multi-physiques, multi-échelles…s’appuyant sur un socle technologique composé des domainesde l’information, de l’énergie, des procédés, de la mécanique etdes matériaux…• ingénierie du vivant : agriculture, alimentation, environnement.Cet axe de recherche correspond à une évolution de larecherche pour fournir un appui aux autres domaines présentssur le <strong>Campus</strong> tels que : environnement et énergie, agroalimentaire,biologie, STIC et nanotechnologie.Le développement de synergies. Tout d’abord entre chercheursau sein de ces deux pôles (mutualisations, recherches communes,mise en commun de moyens notamment de moyens d’essais technologiques).D’autre part, les sciences de l’ingénieur sont omniprésentesdans les domaines présentés dans ce document. Un pôle« ingénierie » de classe mondiale sera un atout important pourcatalyser l’émergence d’innovations issues d’autres domaines applicatifscomme les STIC, l’énergie, le climat-environnement, labiologie-santé, l’alimentation et l’agroalimentaire. Pour ne citer quequelques exemples de sujets d’intérêt :• carbone et production d’énergie : captation et stockage deCO 2, intégration des énergies renouvelables dans des réseauxde distribution.• bio-ingénierie : biocarburants, biomécanique et prothèses,biologie des systèmes et intégration de données hétérogènes.Proposer à l’industrie une offre globale : La spécificité des sciencesde l’ingénierie est de proposer une offre globale et intégrée pourconcevoir et développer les systèmes et produits que demandel’industrie. La masse critique réunie sur le campus dans le domainedes sciences de l’ingénierie, les synergies qui vont résulter de laconcentration des activités vont permettre l’émergence de projetsde grande ampleur. Les pôles de compétitivité tels que System@TIC Paris-Région (STIC), AStech (aérospatial) et Mov’eo (transport)sont des lieux naturels pour de tels projets. Des domainesde prédilection sont les transports (automobile-aéronautique) :propulsion, sécurité, aide à la conduite, électronique embarquée,analyse environnementale d’un avion, de sa conception à son dé-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesZone PalaiseauZone MoulonLes localisations du domainesciences de l’ingénieriesur le campusSCIENCES DE L’INGÉNIERIE45
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS | LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYmantèlement, sécurité, fiabilité des matériaux et des systèmes mécatroniquesnotamment pour l’industrie automobile.Une vitrine en termes de formation qui s’appuie à la fois sur unregroupement des meilleures écoles d’ingénieurs généralistes d’unepart, et sur des universités et une école normale d’autre part. Onestime ainsi à près de 6 000, le nombre de diplômés à terme dans ledomaine des sciences de l’ingénierie et des systèmes sur l’ensembledes établissements du futur plateau. Les atouts de cet ensemblesont :• un enseignement mettant en exergue la compréhensiontransverse des problématiques par l’approche systémique et lamodélisation. Les voies de coopération et d’interactions entreUniversités, école normale, écoles de management et écolesd’ingénieurs du plateau devront faire l’objet d’une attentionparticulière.• un couplage avec des formations scientifiques de très haut niveau.L’agrégation des ces deux types de formation attirera uneproportion croissante d’élèves ingénieurs et d’étudiants vers larecherche contribuant ainsi à accroître le nombre de docteurs.• le continuum d’enseignement que présente cet ensemble deformations allant de la licence, des IUT au diplôme d’ingénieurs,master, mastères spécialisés ou doctorat. Des passerellesen particulier entre les formations universitaires et les écolesd’ingénieur, pour permettre aux étudiants et élèves ingénieursde tirer bénéfice de la très large palette des formations offertesen un même lieu.SCIENCES DE L’INGÉNIERIE4666 Office national d’études et de recherches aérospatiales.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009SCIENCES DE L’INGÉNIERIE47
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLA STRATÉGIEDESÉTABLISSEMENTSCNRS48
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009la recherche et sur l’ensemble du territoire national.Le CNRS possède un portefeuille de 3 600 brevets principaux et1 200 licences actives, avec une accélération du taux de licences (plusde 40 % des brevets sont exploités par un industriel au jour de leurpublication). Les revenus des licences et autres droits d’exploitationsont à environ 57 M€ en 2007. Enfin, 450 laboratoires CNRS sontactifs dans 62 pôles de compétitivité.CNRSCENTRENATIONALDE LA RECHERCHESCIENTIFIQUE> Voir aussi fiche AgroParisTech, partenaire du même projetL’ÉTABLISSEMENTOrganisme de recherche à vocation multidisciplinaire, le CNRS apour première mission « d’évaluer, d’effectuer ou de faire effectuertoutes recherches présentant un intérêt pour l’avancement de la science,ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays ».Les publications des unités liées au CNRS représentent 62 % despublications de la recherche française et 9,7 % des publications del’espace européen de la recherche. Plus de la moitié de ces publicationssont cosignées avec un laboratoire étranger. À ce titre, il constituepour sa tutelle le seul outil actif dans l’ensemble des domaines dePar ailleurs, le CNRS initie, pilote et gère, des grandes installationspour le bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique. Eneffet, la création, la mise à niveau et l’accessibilité de ces plateauxtechniques à dimension nationale ou internationale, à la pointe dela technologie, conditionnent les progrès de nombreux champs disciplinaires.Le CNRS compte, 25 500 agents titulaires, dont 45 % de chercheurset 40 % d’ingénieurs et techniciens en laboratoire. En 2008, 22 %des chercheurs recrutés étaient étrangers.Concernant le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, les effectifs dansles 117 laboratoires CNRS s’élèvent à : 1 630 chercheurs CNRS, 2 120enseignants-chercheurs et chercheurs autres organismes, 2 000 ITA,720 IATOS, 3 100 doctorants et post-doctorants. Cet ensemble représente15 % des forces du CNRS. Celles-ci sont réparties pourune large partie sur le site CNRS de Gif-sur-Yvette (principalementSciences de la Vie et Chimie) et dans les laboratoires associés auxétablissements déjà sur site (Université Paris-Sud 11, École Polytechnique,<strong>CEA</strong>, IOGS, Supélec…), ainsi que dans ceux amenés à rejoindrele site (École Normale Supérieure de Cachan, École Centrale,MINES ParisTech, Institut TELECOM, AgroParisTech…).LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESCe projet de mutualisation des équipements et des équipes sur unmême site, met en œuvre le pilotage d’une recherche par essencepluridisciplinaire, portée par l’engagement de grands acteurs institutionnelsdu monde de l’Enseignement Supérieur, de la rechercheet des entreprises innovantes, comptant près de 10 % des effectifs deCNRS49
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYCNRS50la recherche française et couvrant les domaines de recherche principauxrépondant aux grands enjeux socio-économiques.Par nature, le CNRS est présent dans tous les domaines thématiquesrecensés. La plupart des opérations seront menées en partenariatétroit avec ses partenaires, établissements d’enseignement supérieuret opérateurs nationaux. Le CNRS possède un site propre à Gif-sur-Yvette où des opérations de rénovation significatives sont à prévoir.Les éléments saillants de la position du CNRS par rapport aux opérationsprojetées dans chaque thématique sont résumés brièvementci-dessous.Sciences PhysiquesLe CNRS est pleinement impliqué dans les trois ensembles clairementidentifiés (physique des deux infinis, « de l’atome au solide »physique de la matière, interactions rayonnement-matière), avectrois implantations géographiques préexistantes (Orme des Merisiers,« petit plateau », site Polytechnique) à renforcer et une quatrièmeà créer (pour la physique des deux infinis). Un quartier centralde la physique sera créé autour des laboratoires de la physiquede la matière.Phase 1 : Physique de la matière : Implantation de l’ISMO (regroupementde 3 laboratoires : LPPM, LCAM, LIXAM) en interfaceentre le quartier Chimie et la physique de la matière. Transfert duLPTMS et rénovation/agrandissement du LPS et LAC pour créerle cœur d’un institut de la physique de la matière.Phase 2 : Transfert de l’ensemble des laboratoires de la physiquedes deux infinis (LAL/IPN/CSNSM) et de la recherche spatiale(IAS) dans une implantation « centrale ».En parallèle, les opérations liées aux interactions rayonnementmatière(Soleil, LLB, ILE – ELI) poursuivent un développementrapide et spectaculaire, mais ne nécessitent pas d’opérations immobilièresspécifiques dans le plan campus. Le projet ELI, porté par leLOA (UMR CNRS, ENSTA ParisTech, X) donnerait une envergureinternationale au site si sa candidature devait être retenue.ChimieLa relocalisation (en phase 1) des laboratoires de l’Université Paris-Sud11 et du CNRS dans la partie ouest du plateau, à proximitéimmédiate du centre d’études du <strong>CEA</strong>, du site de Gif (ICSN) et desimplantations prévues pour l’École Normale Supérieure de Cachan etl’École Centrale Paris permettra une mise en cohérence complète del’ensemble des laboratoires de recherche de la discipline. Les interactionsavec les TGI (synchrotron Soleil, LLB) et les disciplines connexes(biologie-santé, physique) pourront ainsi être renforcées. CLIOrejoindra l’ensemble « physique des deux infinis » en phase 2.MathématiquesLes laboratoires de mathématiques du plateau de <strong>Saclay</strong> font partiedes laboratoires phares de la communauté française. Une mise ensynergie des laboratoires déjà implantés (sur le campus actuel del’Université Paris-Sud 11 avec construction d’un nouveau bâtimentprévu au CPER et le site Polytechnique) avec ceux des nouveauxétablissements sera systématiquement recherchée. L’IHÈS à Buressur-Yvetteet le site Polytechnique constituent les deux points attracteursautour desquels les forces en présence et les nouveaux acteursvont se fédérer.Biologie santéAvec 40 % des personnels relevant de ses effectifs, le CNRS joue naturellementun rôle fédérateur dans le secteur biologie-santé. Ainsi, despersonnels sont déployés sur l’ensemble des sous-sites du pôle. Troissites majeurs regroupent une majorité des 831 personnels de l’établissement,Gif (403), Orsay (264) et le <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> (53). Compte tenude sa forte implication dans ce domaine, le CNRS participera pleinementà l’effort de structuration de l’ensemble autour d’axes fédérateurstransversaux et largement pluridisciplinaires. Ainsi, le site CNRSpropre de Gif est le plus grand du domaine et l’un des sites françaisles plus visibles en sciences du vivant. Il sera l’un des éléments clésdu nouvel ensemble qui sera formé sur la partie ouest du plateau,avec les laboratoires du <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> et d’Orsay qui s’y implanterontet avec lesquels le CNRS est très étroitement associé. Les accès surle haut du site de Gif seront ouverts afin de faciliter les échanges etde permettre à la fois une mutualisation des plateformes et une redistributiondes forces. Une fraction importante du site de Gif devraêtre rénovée autour du nouveau bâtiment abritant les plateformesouvertes Imagif. Deux opérations peuvent être mises en avant, l’uneportant sur la création d’un institut centré sur la biologie structurale,l’interface biophysique-optique et la biologie systémique, qui pourraitvoir le jour sur le site de Soleil, et l’autre sur le renforcement desneurosciences sur le site de Gif.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Environnement et développement durable - Climat environnementet énergieLe CNRS joue un rôle majeur dans la structuration francilienne dela recherche dans le domaine des changements environnementaux,tant climatique que bio géochimique et biologique. Cette problématiquebénéficie d’une forte structuration francilienne avec le GIS« Climat, Environnement, Société » et l’Institut Pierre-Simon Laplace,incluant notamment l’Observatoire de Versailles Saint Quentin,et les laboratoires associés, comme le Laboratoire de météorologiedynamique (LMD - CNRS, ENS Paris, École Polytechnique, Paris 6),le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE -CNRS, <strong>CEA</strong>, L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines),le LATMOS (CNRS, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines),et les laboratoires de sciences de la santé de l’Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UFR PIFO de l’Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines…). Avec le LATMOS, l’IPSLamène une force importante dans le domaine de la réalisation etde l’exploitation d’instrumentation spatiale pour l’Observation dela Terre, avec le pôle spatial instrumental implanté sur le campusuniversitaire de Versailles Saint Quentin. Une opération de réorganisationdu LSCE doit voir le jour dans le contexte du plan campus,avec l’installation d’une partie des locaux du LSCE, aujourd’huiimplanté sur le site CNRS de Gif, sur le plateau, à proximité del’Orme des Merisiers. Cette opération de regroupement pourraitêtre éventuellement étendue à d’autres parties, en provenance deslaboratoires contribuant déjà à la dynamique « Climat-Environnement», afin d’atteindre une masse critique à très forte visibilitéinternationale.Sciences humaines et socialesLe CNRS peut jouer un rôle important dans le développement del’interface SHS/Sciences dures, en particulier pour ce qui concernel’épistémologie et les enjeux sociaux des sciences, ou le droit desnouvelles technologies en s’appuyant sur les UMR présentes dansles établissements concernés par le campus <strong>Saclay</strong> ou qui pourraienty être associées.Si un regroupement de ces équipes de recherche dans des locauxcommuns est en mesure d’assurer l’émergence d’une dynamique derecherche pluridisciplinaire, il apparaît en revanche peu opportunde créer une nouvelle MSH, eu égard au quadrillage opéré par lesMSH existantes sur l’ensemble du territoire national.Économie finance gestionLe CNRS sera présent sur <strong>Saclay</strong> avec des UMR connues sur le planinternational (et reliées au RTRA École d’économie de Paris) et quidonneront un rayonnement fort dans ces domaines, en y offrant lapluridisciplinarité, l’excellence scientifique et la capacité d’intégrationavec les acteurs sociaux majeurs du monde économique.Sciences et technologies de l’information et de la communicationet Sciences de l’ingénieur et des systèmesLe domaine des STIC est très bien structuré par le RTRA Digiteo,vitrine nationale des STIC, dont le CNRS est partie prenante, et pourlequel plusieurs projets immobiliers sont déjà lancés, sans oublier l’institutfranco-allemand sur les technologies multilingues et multimédias(dans le cadre du programme QUAERO) et l’institut pour les systèmesembarqués, inscrits au CPER.Concernant les sciences de l’ingénieur, le CNRS est fortement impliquédans la mise en place de la structure transverse de coordinationdes activités en « Matériaux, systèmes mécaniques et énergétiques »,ainsi qu’en « ingénierie du vivant », profitant de l’arrivée de nombreuxchercheurs, en particulier CNRS, de ces domaines sur le plateau de<strong>Saclay</strong>. Cette arrivée se concrétise par l’existence d’un potentiel de 600chercheurs dans le domaine des sciences mécaniques qui représenteune proportion importante de la communauté française du domaine.De façon globale, l’arrivée des nouvelles équipes double les effectifsde recherche autour des sciences et technologies de l’information etde l’ingénierie (passant de 1 700 personnes, dont 500 CNRS, à 3 400personnes, dont 750 CNRS).Nanosciences & Nano-InnovL’opération de regroupement du LPN et de l’IEF en un centre de nanoscienceset nanotechnologies C2N reliée à l’initiative Nano-Innovest une des opérations phares et hautement prioritaires du CNRS. Sonimplantation se fera à proximité immédiate du site Polytechnique-IOGS-Thalès avec lesquels les interactions sont les plus fortes et denombreux échanges doivent pouvoir être favorisés. Ce regroupementde deux des six grosses centrales de nanosciences et nanotechnologiesCNRS51
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYdans le C2N, en association avec un des trois piliers de l’opérationnationale Nano-Innov, constituera un ensemble unique en France etd’ambition mondiale dans lequel le couplage avec l’innovation seraune des priorités.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Le CNRS apportera aux établissements du plateau de <strong>Saclay</strong> les effetsstructurants que lui donne sa vision nationale. Dans les thématiquesdont la restructuration sera importante, le CNRS pourra ainsi piloterune réflexion de fond sur la mutualisation des moyens et la mise ensynergie des forces en présence, notamment en s’appuyant sur sesinstituts nationaux, comme l’INSU dont le rôle est majeur dans lastructuration francilienne via ses OSU et sa FR IPSL.environ 20 M€ de construction et 10 M€ de rénovation) pourraientaussi s’inscrire dans cette première phase (CNRS/Université Paris-Sud 11).Pour la phase 2, il restera au CNRS à s’impliquer dans deux typesd’opérations :• La restructuration de la physique des deux infinis qui est àétudier conjointement avec les établissements concernés.• La mise à niveau du site de Gif pour un montant estimé à 40 M€supplémentaires.Pour l’établissement lui-mêmeLa mise en cohérence des laboratoires de recherche et leur structurationseront accentuées dans cette région qui est déjà la principale implantationdu CNRS. Le CNRS pourra ainsi mettre de la cohérencedans les thématiques de recherche des laboratoires déjà présentssur site ainsi que de ceux amenés à rejoindre le site. Tout comme sesautres partenaires, le CNRS bénéficiera de la visibilité accrue – deniveau mondial – du plateau de <strong>Saclay</strong>.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSCNRS52Pour la phase 1, le CNRS est impliqué dans la plupart des opérationsdu <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> dans la mesure où ses personnels sont présentsdans de nombreux laboratoires concernés. En particulier, la réorganisationde la biologie et de la chimie impactera les laboratoires ducampus de Gif. Les premières opérations concerneront par exemplel’amélioration de la plate-forme imaGif (financée par le CPER etsur fonds propres du CNRS) et le développement de l’INAF (coût18 M€). D’autre part, il est directement un acteur moteur de l’opérationNanosciences-Nano-Innov dans la mesure où une unité propredu CNRS (le LPN) et une unité mixte (l’IEF) seront fusionnées etconstitueront le cœur du Centre de Nanosciences et Nanotechnologies(96 m € demandés). Enfin, les opérations de restructurationde la physique de la matière (ISMO, LAC, LPTMS, LPS, FAST…,
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009<strong>CEA</strong>COMMISSARIATÀ L’ÉNERGIEATOMIQUEL’ÉTABLISSEMENTLe <strong>CEA</strong> intervient dans trois grands domaines : l’énergie, les technologiespour l’information et la santé, la défense et la sécurité, ens’appuyant sur un socle de recherche fondamentale. Les 15 000 chercheurset collaborateurs du <strong>CEA</strong> sont répartis entre 9 centres situésen région parisienne et en province.Le Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, qui compte 7 000 personnes dont 4 200<strong>CEA</strong>, est implanté principalement sur deux sites d’une surface totaled’environ 200 hectares. Ses domaines de recherche couvrent laphysique, l’énergie, le climat, les technologies de l’information, lesbiotechnologies.Le Centre héberge la direction générale du <strong>CEA</strong>, ainsi que l’Institutnational des sciences et techniques nucléaires (INSTN), établisse-ment d’enseignement supérieur qui accueille chaque année 600 étudiantset 7 500 stagiaires en formation continue.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESPar ses missions et sa position géographique, le Centre <strong>CEA</strong> de<strong>Saclay</strong> se trouve naturellement impliqué dans le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.Au-delà de cela, le <strong>CEA</strong> considère cette opération comme une opportunitéexceptionnelle de développement et de valorisation pourlui-même et pour l’ensemble de ses partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>,ce qui le conduit à participer très activement à l’élaboration de cegrand projet.La plupart des thématiques retenues sont au cœur des missions du<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, ce qui lui permet de présenter, ou de participer àla proposition de, plusieurs projets mutualisés qui dynamiserontses activités (voir tableau joint) : le Pôle Climat EnvironnementÉnergie, Digiteo, Nano-Innov, DOSEO, BioDelta, la plateformede R&D et la Maison des deux infinis, la Maison de la simulation,l’Institut international de génie parasismique, l’Institut internationalde l’énergie.Le Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> s’appuiera sur le socle de recherche amont,qui constitue un de ses principaux atouts, pour mettre ses compétences,en collaboration avec ses partenaires académiques, à la dispositiondes acteurs de l’innovation et de la valorisation. Le <strong>CEA</strong>est déterminé à ouvrir au maximum son site vers l’extérieur, et à yaccueillir des équipes extérieures afin de s’intégrer au mieux dansl’esprit du cluster en cours de construction.Du point de vue foncier, le Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> comprend deux sites: le site principal d’une superficie d’environ 130 ha constructibles,et le site de l’Orme des Merisiers d’une superficie d’environ 20 haconstructibles. Une partie du patrimoine foncier est louée (Soleil,Technicatome) ou non constructible.Le site principal présente une capacité d’accueil de nouvellesconstructions, qui sera majorée par la destruction de bâtiments obsolètes.Le site va accueillir prochainement un des trois bâtimentsDigiteo phase I (déjà financé), et le bâtiment du projet DOSEO. Cedernier sera implanté à proximité immédiate de Neurospin, dansune zone de 6 ha au sud du Centre destinée à héberger des activitésliées aux sciences de la vie et de la santé, notamment le projet Bio-<strong>CEA</strong>53
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY<strong>CEA</strong>54Delta. Cette zone sera ouverte vers l’extérieur dans la continuité dela zone INSTN-Neurospin.Le site de l’Orme des Merisiers comporte des bâtiments en grandepartie obsolètes. Il est prévu dans une première phase d’y implanterun bâtiment mutualisant destiné à accueillir les équipes du Laboratoiredes sciences du climat et de l’environnement, la Maison de lasimulation et la Maison des deux infinis. Dans une deuxième phaseune grande partie des bâtiments actuels peut être démolie pour êtreremplacée par des bâtiments modernes pouvant accueillir des équipesdu <strong>CEA</strong> ou extérieures. Le COS actuel de 0,5 permet la constructionglobale de 95 000 m2 sur ce site.En dehors de ses deux sites, le <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> est fortement impliquédans le projet Nano-Innov et dans la phase 2 de Digiteo, où lesbesoins du <strong>CEA</strong> s’élèvent à 8 500 m2 pour compléter l’infrastructurede la phase 1.L’aménagement du plateau de <strong>Saclay</strong> associé au <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> doitrépondre à une forte attente des salariés en matière d’infrastructures.En effet, le Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, peu desservi par les transports encommun, est fortement demandeur du développement des structuresde transport : transport en commun, réseau routier, liaisonspour les piétons et les cyclistes. Le Centre a entamé la mise en placed’un plan de déplacement d’entreprise (PDE) qui doit s’appuyer surles futures structures. Notamment, le réseau privé de bus du <strong>CEA</strong>doit être optimisé et complété par le réseau public car la majeurepartie du personnel accède malgré tout au Centre au moyen d’unvéhicule personnel, dans des conditions de circulation difficiles.Le Centre souhaite également faire évoluer ses accès vers les zonesde développement du cluster, le long de la RD306, et améliorer lesliaisons entre le site principal et l’Orme des Merisiers.En matière d’hébergement, les attentes du <strong>CEA</strong> rejoignent celles del’ensemble des partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong> : il faut développerun hébergement de proximité à des tarifs accessibles pour toutes lespopulations (stagiaires, étudiants, chercheurs, techniciens, personnelde support, étrangers…). Le <strong>CEA</strong> est par ailleurs demandeurd’une offre de restauration collective dans le secteur de l’Orme desMerisiers.En ce qui concerne l’animation scientifique, le <strong>CEA</strong> propose d’accueillirsur le site de l’Orme des Merisiers une salle de conférencede 300 à 400 places. Le <strong>CEA</strong> se joint également à la demande collectived’un centre de congrès pouvant accueillir au moins 1 000personnes.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Le <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> pourra faire bénéficier les partenaires du plateaude son potentiel foncier, dans un contexte où la pression immobilièrerisque d’être forte. Deux zones ouvertes se prêteront particulièrementbien à cette fonction accueil : l’Orme des Merisiers et la zoneSud du site principal.Le partage des grandes installations scientifiques mutualisées, existantesou futures, sera renforcé dans le cadre de collaborations etde programmes plus faciles à mettre en place au sein d’un clusterperformant et visible. Par ailleurs la proximité géographique de nospartenaires facilitera l’accueil de certaines de leurs équipes dans deslaboratoires du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> et vice versa.Les équipes en charge de la valorisation au <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> seront à ladisposition des entreprises implantées sur le plateau pour développerdes collaborations.Pour l’établissement lui-mêmeLe <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> bénéficiera par réciprocité des retombées citéesprécédemment. Le brassage des équipes et la mutualisation desmoyens renforceront l’efficacité et la visibilité des laboratoires. Denouvelles installations scientifiques d’envergure peuvent être envisagées,et le financement de programmes sera facilité, notammentau plan européen. La création de cluster sur des thématiques porteusespermettra également d’obtenir des financements de la partdes industriels. L’attractivité du plateau de <strong>Saclay</strong> sera renforcée surle plan scientifique, mais aussi en matière d’infrastructures d’accueilet d’animation, ce qui permettra d’attirer les meilleurs chercheursfrançais et étrangers.Le <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> a par ailleurs demandé la mise en place d’un budgetde 150 M€ pour la remise à niveau indispensable de son patrimoineimmobilier, dont la majeure partie est aujourd’hui âgée deplus de 50 ans.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009LE POINT SUR LES OPÉRATIONSEn ce qui concerne la phase 1, le <strong>CEA</strong> est fortement impliqué dansun certain nombre d’opérations qui sont toutes des opérations demutualisations de locaux en vue de rapprocher des équipes de diversétablissements :• PCEE - cluster Climat-Environnent. Bâtiment à l’Orme desMerisiers - 48 M€ TTC• Maison de la simulation à l’Orme des merisiers - 2,5 M€ TTC• Maison du spatial à l’Orme des Merisiers - 3,5 M€ TTC• DOSEO - en zone sud <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> - 10 M€ TTC• BioDelta - bâtiment en zone sud <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> (24 M€ TTC)• Création de zones ouvertes• Digiteo (STIC). Il s’agit d’un ensemble de bâtiments localisés surplusieurs sites. Une partie sera dans le centre de <strong>CEA</strong>-<strong>Saclay</strong> (coût20 M€), mais les équipes du <strong>CEA</strong> occuperont également une partiedes bâtiment situés à Palaiseau et au Moulon• Nano-Innov - qui sera dans la zone Palaiseau (nanotechnologies)En Phase 2, un projet est envisagé :• Extension de la plateforme sismique TAMARISEn ce qui concerne les opérations prévues sur son site,le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> a un schéma directeur globalSchéma Directeurdu Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong><strong>CEA</strong>55
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYinternationale, 3) la densité exceptionnelle de ses relations avec lesentreprises sous des formes multiples.Le tableau ci-dessous décrit la taille et l’intensitéde ses activités et de ses réseaux, à l’heure actuelleet à l’horizon 2015.Formation 2008 Objectif 2015Élèves ingénieurs 1 290 1 950Étudiants Masters 180 400Étudiants Mastères spécialisés 120 250Doctorants 230 400Total étudiantsdont internationaux1 82030 %3 00050 %ÉCOLE CENTRALE PARIS56ECPÉCOLECENTRALE PARISL’ÉTABLISSEMENTL’École Centrale Paris est un EPSCP à statut de Grand Établissementsous la tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.Ses missions sont celles d’une grande école d’ingénieurs etd’un EPSCP notamment formation d’ingénieurs, formation initialeet continue, formation à et par la recherche ; recherche et valorisation; insertion professionnelle et partenariats économiques ; coopérationinternationale ; diffusion scientifique et technique.L’École Centrale Paris doit sa réputation, en France et à l’international,aux trois principes qui guident son développement depuissa fondation en 1829 : 1) le cursus généraliste, bien adapté à la demandesociale et aux enjeux des entreprises, 2) la très forte ouvertureRecherche 2008 2015Enseignants-Chercheurs230 350(faculty)Laboratoires 7 9LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESL’évolution favorable du contexte, notamment en France, conduitl’École à amplifier encore sa stratégie de développement par croissanceet alliances. C’est pourquoi elle a décidé de s’engager résolumentdans une politique de site en Ile-de-France Sud, notammentavec les institutions du plateau et les nouveaux entrants.• Le projet fondamental est le renforcement de l’alliance stratégiqueavec Supélec. Les synergies avec Supélec sont évidentesdans les domaines de l’Énergie, de l’Information et des Communications,et plus généralement de la Science des Systèmes. L’attributionfin 2006 du label « Carnot » au GIS « C3S Science desSystèmes » Centrale-Supélec-CNRS en est la manifestation laplus évidente. Le rapprochement va se poursuivre et s’amplifierautour de la science des systèmes, mais également par la miseen place d’un Institut des sciences du risque et de l’incertain,regroupant les équipes de recherche et s’appuyant sur leur par-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009ticipation au RTRA Digiteo et au Pôle System@tic Paris-Région,dans la dynamique du plateau.• Le deuxième projet très important est le développement dupartenariat avec l’École Normale Supérieure de Cachan etl’inscription dans le PRES UniverSud Paris, où Centrale etSupélec ont rejoint l’ENS en tant que membres fondateurs enoctobre 2007. Les collaborations seront accrues dans les domainesde la mécanique des structures et des matériaux, de la physique,des nano-sciences et de la biologie, ouvrant les possibilitésd’équipes communes et de recrutements coordonnés, mettant enœuvre les compétences multidisciplinaires des établissementsconcernés.• Le troisième projet essentiel est le développement avec Supélec,l’ENS et les unités de l’Université Paris-Sud 11 actives dansle domaine des Sciences de l’Ingénierie du Collège des sciencesde l’ingénierie et des systèmes (CSIS). Le CSIS a vocation àpromouvoir les sciences des systèmes, les sciences et technologiesde l’information dans le cadre du RTRA Digiteo et lessciences pour l’ingénieur en lien étroit avec le RTRA Triangle dela Physique, le tout en appui des pôles de compétitivité System@tic Paris-Région, ASTech et Mov’eo. Cette démarche collective apour ambition de hisser le collège et ses établissements au plushaut niveau d’excellence internationale en enseignement et enrecherche.• Le quatrième projet est d’intensifier les relations avec les organismes(CNRS, <strong>CEA</strong>, INRIA et SOLEIL) et les entreprisesprésentes (Thalès, par exemple) ou à venir.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour le plateau• L’apport de compétences généralistes : l’École CentraleParis a centré sa recherche sur le développement des modèles etsimulations numériques de systèmes complexes en s’appuyantsur un nombre limité d’expériences originales. Au-delà de l’approchetransversale et pluridisciplinaire qu’elle partage avec sespartenaires stratégiques et qui se trouvera ainsi renforcée surle plateau, elle apporte des compétences spécifiques dans desdomaines clés, la mécanique, l’énergétique, les matériaux, et legénie des procédés, avec des moyens et plateformes expérimentalesoriginales. L’École Centrale Parisdonnera corps au CSIS,en particulier en accroissant les synergies par rapprochement delaboratoires et d’équipes de recherche complémentaires, préparantainsi des regroupements.• La participation des enseignants de l’École à des cursusd’enseignement. L’École donnera aux étudiants du plateau l’accèsà ses enseignements et poursuivra avec les établissements duplateau le développement d’enseignements communs.• Des liens avec le monde de l’entreprise y compris à l’international.Par ailleurs, l’École apportera sur le plateau son dynamismeet ses compétences en matière d’insertion professionnelle,y compris à l’international, de relations avec les entreprises,d’ouverture internationale, de formation à l’entrepreneuriat etd’incubation de start-up (une dizaine en permanence) portéespar ses élèves ou ses jeunes diplômés, de formation professionnalisanteau sein de l’école doctorale.Pour l’École Centrale Paris• Des synergies multiples en matière de recherche : la localisationde l’école sur le plateau permettra à ses laboratoires debénéficier pleinement des compétences présentes ou à venirdans les disciplines de base, en termes de renforcement et decomplémentarité, principalement en mathématiques, en sciencesphysiques et en chimie. Seront également facilitées les interactionsavec les grands équipements (Soleil, Orphée/LLB…) etNano-Innov et de manière plus générale, l’accès optimisé à desmoyens expérimentaux et les moyens de calcul mi-lourds. Lesdomaines d’application bénéficieront en outre de coopérationen dehors du CSIS, avec, par exemple, AgroParisTech en géniedes procédés appliqués à l’alimentaire et à la biomasse, la Facultéde Pharmacie en biologie, l’INRIA ou le Pôle climat-environnement-energie.• L’accès pour les étudiants de l’École à une offre d’enseignementlarge. Enfin, les différentes interactions entre établisse-ÉCOLE CENTRALE PARIS57
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYments permettront d’élargir l’offre de formation aux étudiantsde l’École Centrale Paris, tant pour le cursus ingénieur que pourles masters et la formation doctorale.• Un nouveau site adapté à la stratégie. Le site actuel, construitil y a 40 ans, est désormais totalement enclavé, isolé, de tailleinsuffisante et s’avère obsolète par rapport aux bonnes pratiquespédagogiques et de recherche moderne. Ses coûts de rénovationet d’entretien continuent de croître pour devenir rapidementprohibitifs.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSC’est pourquoi l’École confirme sa volonté de déménager complètementsur le plateau de <strong>Saclay</strong> dans 60 000 m2, sur un terrain limitrophede Supélec à l’horizon 2015. Ce déménagement est un facteurclé de succès et d’accélération de la mise en œuvre de la stratégie.Il a été approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration le30 janvier 2009.ÉCOLE CENTRALE PARISCe déménagement est conditionné au bouclage du financement. Lecoût de construction est estimé à 247 M€. Les ressources associéessont• vente du terrain actuel : estimation 100 M€• CPER : 7 M€• un financement sur ressources propres : 94 M€• demande au <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> : 46 M€, hors logements étudiants,restauration, médiathèque, espaces sportifs non couverts etgrand amphithéâtre.58
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009HEC PARISÉCOLE DES HAUTESÉTUDESCOMMERCIALESL’ÉTABLISSEMENTCréé en 1881, par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris,HEC forme des managers de haut niveau et à fort potentiel pourappréhender les grands enjeux managériaux, économiques et sociauxde demain.HEC offre une gamme complète de formations supérieures au management,de niveau Graduate : la grande école, les Masters of Science,les mastères spécialisés, les MBAs (à temps plein et à temps partiel)et le Doctorat. Ce sont 2 618 étudiants (dont 30 % d’étrangers) quisont aujourd’hui inscrits dans ces programmes diplômants (ils seront3 150 en 2015). L’Executive Education propose une grande variété deprogrammes post-expérience, dont des programmes diplômants, etreprésente plus du tiers du budget global d’HEC.Le corps professoral permanent est composé de 105 enseignantschercheurs(135 en 2015) et 20 professeurs affiliés (32 en 2015).HEC est la première école de management française à avoir obtenuen 2000 les trois accréditations internationales reconnues dans ledomaine (EQUIS, AACSB et AMBA).Dans un contexte international de plus en plus concurrentiel, HEC apour ambition de s’affirmer comme l’une des dix meilleures businessschools au plan international en consolidant son leadership européen.En 2008, HEC a été classée par le Financial Times 1 re businessschool européenne, pour la troisième année consécutive.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESHEC a arrêté en 2006 un plan de développement au service de sastratégie internationale et appuyé sur 200 M€ d’investissements surla période 2007-2015.Les objectifs de ce plan sont le renforcement de la Faculté, le développementde la recherche et l’accroissement des publications derang alpha, l’augmentation des effectifs étudiants, en particulierd’étudiants étrangers, le développement des activités internationaleset la rénovation et l’extension des locaux pédagogiques et d’hébergement.Le projet immobilier prévoit la construction d’un nouveau bâtimentpour les MBA, la construction d’un Centre de l’entrepreneuriat, unnouveau bâtiment pour faire face au développement de l’activité deformation continue, une nouvelle bibliothèque et un centre de vieétudiante. À ces constructions, s’ajoute une rénovation complète deslocaux pédagogiques existants, des résidences et des réseaux.Compte tenu de son positionnement, HEC propose de mutualiserdeux des équipements projetés qui sont les plus propres à mettre sescompétences en management au service des institutions du campusde <strong>Saclay</strong> : Le Centre de l’entrepreneuriat et la bibliothèque en sciencesdu management.• Le Centre de l’entrepreneuriat est actuellement dimensionnéà 1 500 m2 pour répondre aux besoins propres d’HEC à l’horizon2015. HEC propose de mutualiser une extension de 1 500 m2 dece centre pour l’ouvrir à tous les acteurs du plateau de <strong>Saclay</strong>.Le Centre serait à la fois ouvert aux étudiants et professeurs desHEC59
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYHEC60institutions du plateau et en réseau avec les structures de valorisationet d’incubation du plateau (IPHE, structures de valorisationsituées près des laboratoires de recherche). Les acteursassociés à ce projet sont potentiellement toutes les écoles universitéset centres de recherche : IOGS, École Polytechnique,Institut TELECOM, AgroParisTech, <strong>CEA</strong>, Université Paris-Sud11, Incuballiance, etc.Surface : 3 000 m2 au total dont 1 500 m2 mutualisés• La bibliothèque en sciences de gestion : HEC propose demutualiser sa bibliothèque et ses services de documentation enappui à des formations de gestion données au étudiants scientifiquesdu plateau et pour permettre des échanges entre étudiantset entre professeurs à l’interface des sciences, des technologies etdu management.Les acteurs associés à ce projet sont le réseau des bibliothèquesdu plateau, les établissements d’enseignement et de recherche, lespartenaires de programmes joints avec HEC (École Polytechnique,IOGS, ENSAE ParisTech, Institut TELECOM, etc.)Surface : Accroissement nécessaire de surface de 1 000 m2 Coût :3 M€LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>La présence d’HEC sur le campus permet tout d’abord d’offrir auxpartenaires du cluster de <strong>Saclay</strong> une gamme variée de programmesd’enseignement à la gestion destinée à compléter la formation desétudiants scientifiques. En appui à cela, HEC propose d’ouvrir largementsa bibliothèque en sciences de gestion. HEC se propose d’êtrel’un des lieux du <strong>Campus</strong> où s’opère le brassage le plus large de tousles étudiants scientifiques et gestionnaires autour de formations oude projets communs.Les partenariats internationaux solides qu’HEC a créés depuis vingtans constituent un réseau qui peut être mis à profit pour le développementinternational de l’ensemble du plateau de <strong>Saclay</strong>.HEC a un positionnement orthogonal à toutes les grandes thématiquesscientifiques du plateau et envisage de croiser ses apports avecchacune d’entre elles avec la volonté de développer le potentiel querecèle, tant en recherche qu’en enseignement, l’interface management/sciences & technologie.HEC souhaite concrétiser rapidement un apport qui peut représenterune forte valeur ajoutée collective (le projet de <strong>Saclay</strong> vise aussi ledéveloppement économique) et pour chacun des partenaires : diffuserl’esprit de création d’entreprise auprès de tous les étudiants du plateauet mettre son Centre de l’Entrepreneuriat au service des projets devalorisation des innovations.Les objectifs de ce Centre élargi sont les suivants :• amplifier les programmes existants de formation à l’entrepreneuriatde jeunes étudiants (cycle HEC Entrepreneurs), de chercheurs(par exemple en relation avec les pôles de compétitivitéou les centres de recherche) ou de cadres confirmés (exemple :« Challenge + » ou « Family Business »), et les ouvrir encore plusaux partenaires académiques du plateau.• sensibiliser les étudiants de l’ensemble des institutions du plateauà l’entrepreneuriat et à la création d’entreprise.• développer des activités de recherche à visibilité internationalesur l’innovation, l’entrepreneuriat, le financement des start-up etde la croissance des « jeunes pousses », etc.• favoriser les rencontres entre étudiants, porteurs de projets, repreneurs,fonds d’investissements, business angels et experts dela création pour consolider les réseaux et stimuler les projets decréation.• accueillir dans son incubateur les projets non technologiquesqu’ils proviennent de la communauté HEC ou d’autres écoles etinstitutions.• animer les activités de veille et d’analyse économique et méthodologiqueautour de l’écosystème du plateau de <strong>Saclay</strong>, en y impliquanttoutes les structures actives dans l’incubation et la valorisationscientifique ainsi que la communauté des entrepreneurs.• être une instance de liaison et de coordination pour le réseau desincubateurs du plateau (IPHE, cellules de valorisation proches delaboratoires de recherche)Pour l’établissement lui-mêmeHEC est devenu membre fondateur du PRES ParisTech en 2008. Cettedécision illustre le renforcement de la politique d’alliance menée depuisplus de 20 ans.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009La priorité a longtemps été donnée par HEC à des alliances internationalesfortes avec des business schools internationales de premier plan(Stern School NYU, Tsinghua, Sloan School du MIT, etc.).L’adhésion à ParisTech procède de la volonté d’ouvrir un nouvel espacede développement au-delà de la sphère du management, avec des institutionsscientifiques et en particulier, dans le cas de ParisTech, avecdes écoles d’ingénieurs.HEC considère que le croisement des disciplines du managementavec les sciences de l’ingénieur recèle un fort potentiel d’innovationet de développement encore trop peu exploité. D’autre part, l’exigencede visibilité internationale accrue tout comme les budgets de plus enplus importants qu’il faut mobiliser pour figurer parmi les meilleuresinstitutions d’enseignement et de recherche dans le monde poussentà rechercher une mutualisation des moyens, des synergies au plan deséquipes de recherche et des fécondations croisées entre disciplinesdifférentes.De ce point de vue, la volonté d’intégration d’HEC dans la dynamiquedu plateau de <strong>Saclay</strong> est, au-delà de la logique géographique évidente,un prolongement et un élargissement de la politique qui a conduit àrejoindre ParisTech.Variété accrue des disciplines, scientifiques et non scientifiques,présentes sur le plateau, partenariats écoles-universités, logique deproximité de populations étudiantes qui ont tout à gagner à travaillerensemble sont des éléments d’attractivité forts qui dépassent de loinle périmètre du plateau et seront perceptibles par des professeurs etdes étudiants étrangers.HEC entend approfondir son intégration académique dans Paris-Tech en s’associant à des politiques de recherche et de développementde programmes joints, y compris au niveau doctoral, et voit dans le<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> la gestation d’un cluster plus largeet enrichi de la présence des entreprises et des réseaux qui vont seconstituer avec elles.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSDans une première phase, le centre de l’entreprenariat sera construit.Le coût total est de 8 M€. Le financement prévu est le suivant :• 3 M€ apportés par les collectivités,• 1 M€ inclus dans le plan de développement d’HEC• 4 M€ du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> en tant qu’opération mutualisée.HEC61
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYL’École Nationale de la statistique et de l’Administration Économique(ENSAE ParisTech) et le centre de recherche associé (CREST,Centre de recherche en économie et statistique) ont acquis une fortereconnaissance dans le monde des grandes écoles et de la recherche.Leurs domaines d’enseignement et de recherche concernent la statique,l’économie, la finance, la sociologie dans leurs aspects théoriques,appliqués et quantitatifs. Ils intéressent les secteurs des services demanière générale, celui de l’assurance et de la finance en particulier,l’audit, le conseil, mais encore les entreprises industrielles pour leursservices économiques et de traitement et d’analyse de l’informationen particulier.L’installation sur la zone Palaiseau permettra une augmentation raisonnabledes effectifs vers 500 étudiants aux niveaux L3 et M, 60 endoctorat, et environ 120 enseignants chercheurs permanents, sansrenoncer à de nombreuses interventions de vacataires et professionnels.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESENSAE62ENSAEÉCOLE NATIONALEDE LA STATISTIQUEET DEL’ADMINISTRATIONÉCONOMIQUEL’ÉTABLISSEMENTMalgré leur réussite, cette école et ce centre sont des unités de faiblestailles à l’image des organismes d’enseignement supérieur en France,dont la notoriété ne peut rivaliser avec les grandes universités étrangères.De plus la dispersion dans des locaux différents de l’INSEE éloigneélèves et chercheurs. Dans ce contexte, l’INSEE a décidé dès 2006 delocaliser l’ENSAE-CREST sur le campus de <strong>Saclay</strong> dès que possible(rentrée 2012 envisagée). Il s’agit de renforcer les liens avec l’ÉcolePolytechnique et avec HEC, qui sont très complémentaires en termesd’étudiants comme en tenue de thèmes de recherche. La statistique,l’économie et leurs prolongements en finance de marché, finance d’entrepriseet assurance existent aussi au sein de l’École Polytechniqueet d’HEC, mais avec des effectifs d’enseignants et de chercheurs quigagneraient à être complétés. Plus précisément :• Les directions de l’ENSAE et de l’École Polytechnique se sontaccordées pour que l’ENSAE et le CREST soient le support deleurs spécialités pour l’ensemble du campus. C’est ainsi qu’il apparaîtqu’une fois l’implantation réalisée, le nouveau bâtiment del’ENSAE-CREST sera le bâtiment focal pour le domaine « économie-statistique-finance-assurance» du plateau.• Le CREST, par sa mission de recherche pour l’INSEE, apporteraaussi ses propres domaines de recherche comme les travauxd’évaluation scientifique des politiques publiques. Ces travaux trèsnouveaux en France, sont déjà mis en œuvre dans de nombreuxpays européens comme la Suède, les Pays-Bas, le Royaume-Uni…Le CREST a une compétence reconnue aussi bien par les autoritésadministratives (Cour des Comptes, Ministères…) que par leschercheurs français comme étrangers.• Dans le cadre des réflexions conduites entre l’INSEE, le CNRS etle ministère de l’Enseignement et de la Recherche pour l’accès deschercheurs aux données statistiques confidentielles, le nouveaubâtiment pourrait accueillir un centre d’accès sécurisé aux données.Ce centre contribuerait au développement des recherches quanti-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009tatives en sciences économiques et sociales de manière générale ettout particulièrement en évaluation des politiques publiques.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Le plan campus a changé le périmètre des institutions qui seront présentessur le campus de <strong>Saclay</strong>, puisque maintenant AgroParisTech,l’École Normale Supérieure de Cachan et d’autres annoncent leurarrivée. Les liens et projets qui ont été tissés avec l’X et HEC ont naturellementvocation à s’étendre aux autres institutions concernées parles spécialités propres à l’ENSAE et au CREST. L’idée de poursuivreet d’étendre le projet initial en offrant un lieu commun où les économistes,statisticiens des sciences humaines et sociales et sociologuesquantitativistes seraient réunis a été lancée depuis juillet 2008. Lesavantages pour les établissements du plateau sont :• L’existence d’un lieu où économistes, sociologues, statisticienset économètres atteignent en nombre et en niveau les massescritiques nécessaires à la vitalité et la visibilité internationale dela recherche dans ces domaines. C’est ainsi que le projet prévoitque le bâtiment de l’ENSAE/CREST puisse regrouper les scienceséconomiques et sociales quantitatives du futur <strong>Campus</strong>. Conçuà l’origine pour les économistes de l’X, de l’ENSAE et du CREST,moyennant une extension, il pourrait accueillir des chercheursissus d’autres organismes. C’est l’objet de la demande au <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.• Une grande infrastructure. Le bâtiment ENSAE/CREST inclutun « centre d’accès sécurisé » aux données individuelles de personnes,de ménages et d’entreprises. Dans le cadre de la mission« Défi : infrastructures de recherche et plateforme » ce CAS pourraitêtre un « grand instrument » pour les sciences sociales en permettantl’accès de tous les chercheurs à des données confidentiellesouvertes aujourd’hui uniquement aux statisticiens officiels.En résumé, comme dans les grands campus universitaires d’Amériquedu Nord, ces rapprochements de proximité organiseront les passerellesnécessaires au développement de l’innovation et des connaissancespar des synergies transdisciplinaires. Les écoles bénéficieront d’uneassociation mutuellement avantageuse pour la mise en commun d’enseignements,les parcours de double diplôme, les synergies entre chercheurset la visibilité à l’international de l’économie, de la finance et dessciences sociales quantitatives à Palaiseau et sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.Pour l’établissement lui-même• Une infrastructure d’accueil pour les étudiants : Le programmefinancé est uniquement destiné à l’enseignement et larecherche ; il ne porte absolument pas sur l’environnement indispensableà la vie quotidienne et sociale : les logements des étudiantset des chercheurs, la restauration, les équipements sportifset les transports… Le projet implicitement financé aujourd’huidoit impérativement être complété par des services mutualisésadaptés à ces besoins complémentaires. Le « campus du plateaude <strong>Saclay</strong> » ancre l’apport du ministère de tutelle de l’INSEE dansla configuration spatiale du développement du sud parisien ; cecadre plus vaste conçu pour tous les acteurs offre une occasionunique d’une organisation d’urbanisme d’ensemble permettantles mélanges et mixités entre élèves, enseignants et chercheursd’autres institutions et bien entendu les diverses populations duplateau.• Les liens du CREST, du département de mathématiques appliquéesde l’École Polytechnique et du département de statistiqued’HEC seront affermis par ce rapprochement géographique. Làencore, ce sont les méthodes statistiques des sciences économiqueset sociales qui compléteront et dynamiseront les domainesd’application de la statistique à l’X et à HEC. Le développementdu GIS Sciences de la décision bénéficiera beaucoup de ces nouvellescollaborations.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSLe projet de programme immobilier n’a pas encore reçu l’approuvéformel du ministre. Il a toutefois reçu un accord implicite sur ses objectifset son volume sous la forme de l’inscription de 45 M€ d’autorisationsd’engagement et de 3 M€ de crédits de paiement mis en placeen LFI 2009 au titre du programme 192. Pour que le projet initialde bâtiment soit agrandi en vue d’accueillir des élèves et chercheursd’autres institutions, un financement supplémentaire de 10 M€ estsollicité auprès de l’opération campus. Cet agrandissement éviteraitde constater dans 10 ans que le bâtiment ne peut pas accueillir denouvelles équipes.ENSAE63
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYla recherche amont et le développement économique. Elle apporteun savoir-faire reconnu en matière de valorisation de la recherche,des logiciels et des brevets, et en matière de création d’entreprises.MINES ParisTech entend ainsi contribuer à la demande formuléepar Valérie Pécresse dans sa lettre du 31 juillet 2008 au directeurde l’École concernant le renforcement des relations avec le secteuréconomique sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.MINES ParisTech compte implanter sur le plateau de <strong>Saclay</strong> 430permanents dont 250 chercheurs, 400 non permanents (doctorants,post doc) et 550 autres étudiants. Cela représente 70 % de ses effectifsrecherche au niveau national et 50 % de ses étudiants.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESL’objectif à terme est de faire de Palaiseau le centre de gravité del’école, en rassemblant en un lieu unique nos laboratoires franciliensdans le cadre de ParisTech, ce qui répond aux souhaits de regroupementdes institutions que formulait Valérie Pécresse dans sa lettredu 31 juillet 2008. L’École contribue ainsi à une première étape duprojet scientifique de ParisTech.Il est ainsi prévu, à terme, d’apporter sur le plateau de <strong>Saclay</strong> lestrois laboratoires suivants, actuellement répartis sur 4 sites en Ilede-France.MINES64MINESL’ÉTABLISSEMENTMINES ParisTech, première école d’ingénieurs française pour sarecherche contractuelle, reconnue pour ses liens avec les entreprises,veut participer pleinement au succès du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong> en apportant, au dispositif scientifique en place, les disciplinesde l’ingénieur qui sont essentielles pour faire le lien entreMatériaux pour l’énergie et les procédés (389 personnes : permanents,doctorants et post-docs), lié au pôle énergie. Le plateaude <strong>Saclay</strong> comportera, demain, un potentiel exceptionnel dans cedomaine, avec le <strong>CEA</strong>, MINES ParisTech, l’ONERA, Supélec, l’ÉcolePolytechnique, l’ENSTA ParisTech, l’Université Paris-Sud 11. Lemanque de place et l’inadaptation des locaux posent des problèmescruciaux de sécurité. À cette fin, et sans attendre la mise en œuvredu <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, un local est loué dans la zoneindustrielle de Palaiseau, pour abriter temporairement des équipesconcernées avant leur installation sur le campus. Deux professeursde l’école sont co-lauréats du prix Nobel de la paix pour leur participationaux travaux du GIEC.Mathématiques et systèmes (183 personnes). Dans le domaine
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009des STIC, MINES ParisTech souhaite s’inscrire pleinement dans ladynamique mise en œuvre autour du RTRA Digiteo, et du pôle decompétitivité System@tic Paris-Région, dont l’école fait partie. Lescollaborations sont particulièrement importantes avec les acteursde <strong>Saclay</strong> : École Polytechnique, Université Paris-Sud 11, InstitutTELECOM, ENSTA ParisTech, INRIA, Thalès. L’École apporte descompétences reconnues en automatique (les « systèmes plats » ontété inventés à MINES ParisTech), en morphologie mathématique(une des grandes méthodes de traitement d’images qui a été inventéeà MINES ParisTech), et en robotique (la plus haute distinction en robotique,le Prix Engelberger, a été décerné à un professeur de l’X).Géosciences (258 personnes). Dans le domaine climat-environnement,le Centre de géosciences de l’École est également un desacteurs majeurs dans le domaine de l’énergie et du développementdurable, et des impacts environnementaux. Cette activité sera donccentrale dans le cadre de projets structurants de grande ampleur.En termes d’analyse de données, des relations ont été établies avecl’X (Laboratoire de météorologie dynamique et l’activité géomécaniquedu Laboratoire de mécanique des solides de l’X). Les géosciencesfont appel à des moyens d’essais et de caractérisation, dontcertains sont localisés au sein des équipes matériaux (par exemplele Laboratoire de mécanique des solides à l’X). La géostatistique,méthode utilisée par pratiquement toutes les compagnies minièreset pétrolières, a été inventée à MINES ParisTech il y a une quarantained’années.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> :• Recherche : les laboratoires de MINES ParisTech vont constituerun apport significatif aux trois pôles climat-environnement-énergie,ingénierie, STIC.• Enseignement : le <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> veut s’affirmercomme un des grands centres de l’enseignement scientifiqueinternational, avec une offre de formation fondée sur la pluridisciplinarité,à la convergence des sciences. Cette pluridisciplinaritéest d’ores et déjà une caractéristique des enseignements del’École ; plus de la moitié des formations sont déjà en partenariatavec des acteurs du plateau.• Animation du <strong>Campus</strong> : environ la moitié des étudiants (550)de l’École travailleront en permanence à Palaiseau et contribuerontà la vie du campus. La plupart des autres feront des séjoursfréquents sur le plateau, à l’occasion des activités pédagogiquesqui se déroulent dans les centres (option, acte d’entreprendre,modules d’initiation aux métiers de l’ingénieur, projets), et quiseront favorisées par la liaison RER B. Le rayonnement internationalde l’École contribuera à la notoriété du plateau de <strong>Saclay</strong> :un étudiant sur trois est étranger, plus de 50 nationalités serontreprésentées, et 20 % de l’activité contractuelle se fait avec unpartenaire étranger.• l’École a été labellisée Institut CARNOT, pour son engagementdans la recherche partenariale. MINES ParisTech, grâce au développementd’un modèle de recherche partenariale unique etefficace, apportera également un savoir-faire reconnu en matièrede valorisation de la recherche, des logiciels et des brevets, ainsiqu’en matière de création d’entreprises. Cette même organisationpourrait bénéficier à d’autres acteurs du plateau. D’après l’enquêted’Industrie et Technologie d’octobre 2007, MINES ParisTech représentera40 % de la recherche contractuelle des Grandes Écolessur le plateau de <strong>Saclay</strong>.Pour l’établissement lui-même :La venue de MINES ParisTech sur le plateau offre pour l’établissementde nombreux avantages :• en termes de recherche, on attend de fortes synergies avec leséquipes des autres établissements sur les thèmes systèmes mécaniqueset énergétiques, matériaux, STIC, ingénierie, environnementet plus généralement la possibilité d’interactions avecun large éventail de disciplines (médecine, nanotechnologie,…).La mutualisation de nombreux équipements voire de servicesauxquels l’école participera apportera aux chercheurs l’accès àde nombreux moyens d’essais et de mesures. Ce déménagementreprésente également une opportunité pour les laboratoires debénéficier de locaux neufs et une sûreté accrue.• en termes de valorisation, la venue sur le plateau ouvre d’importantesperspectives par exemple en termes de montages derecherche partenariale,MINES65
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYMINES66• Le campus va offrir de nombreux avantages aux étudiants (infrastructuresd’un grand campus, rayonnement international,offre d’enseignement.). De plus, on espère que la marque associéeau campus aura un effet d’attractivité au niveau national et internationalpour attirer des étudiants de qualité.• Ce projet réduira la multipolarité de l’École, qui est actuellementsur 4 sites en Ile-de-France : Paris, Evry, Fontainebleau etPalaiseau-ville, en ramenant ce nombre à deux sites : Paris etPalaiseau.• Les besoins en formation et en recherche de la part des entreprisessont considérables dans les domaines énergie, mécanique/matériaux. Le campus donne des opportunités de développementcoopératif avec les acteurs économiques et académiquesdu plateau.LE POINT SUR LES OPÉRATIONS ET PERSPECTIVESPour regrouper l’ensemble des laboratoires décrits ci-dessus, les besoinsde l’École sont de 35 500 m2 SHON, pour un coût de constructionévalué à 105 M€, et un coût de l’opération globale de 137 M€.L’opération devrait se dérouler en deux étapes correspondant à dessurfaces construites du même ordre de grandeur.Première étape : Les besoins les plus criants pour l’École sont dans ledomaine Matériaux pour l’énergie et les procédés, où les partenariatsavec les acteurs du plateau sont les plus riches et les plus prometteurs(voir §2). Cette première étape est indispensable dès maintenantpour amorcer l’intégration des centres de l’École sur le plateau de<strong>Saclay</strong>. Conformément aux vœux du comité d’évaluation du <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong> transmis par Valérie Pécresse le 31 juillet 2008, cette venueconduit à un regroupement de laboratoires de l’École, actuellementà Evry, Palaiseau ville, Fontainebleau et à Paris, et non à la multiplicationdes localisations, puisque cela permet de fermer les sitesd’Evry et de Palaiseau ville. D’autre part, EDF a signifié à MINESParisTech son intérêt pour cette opération (lettre du 16 juin 2008),pour accueillir le master nucléaire international, en préparation ausein de ParisTech avec plusieurs signataires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong> (Université Paris-Sud 11, Supélec, École CentraleParis, INSTN). Pour cette première étape, les besoins de l’Écolesontde 17 700 m2 SHON, soit un coût de construction de 52,5 M€, et uncoût de l’opération de 68,5 M€. Ce coût est de 75,5 M€ en comptantle projet porté par EdF.Les conditions de financement pour la phase 1 sont les suivantes :• cessions d’actifs, selon expertise pour 4 M€,• apport de l’École pour 8 M€,• financement EDF pour 7 M€,Le financement résiduel sur le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> est de 56,5 M€, comprenant1 M€, mutualisable (restauration).Cette opération est urgente, en raison de la nécessité, pour l’École,de se développer rapidement dans des domaines où les besoins deformation et de recherche explosent (énergie/matériaux/procédés).Ce domaine est très engagé sur ressources propres via Armines (50 %du budget, soit 8 M€/an). L’impact économique du déménagementconduira à une perte d’exploitation qu’il conviendra de prendre encompte.Deuxième étape : Elle concernera les autres centres de recherchede l’École (géosciences, mathématiques appliquées), et nécessite laconstruction de 17 800 m2 SHON, supplémentaires pour un coût deconstruction estimé de 52,5 M€, et un coût de l’opération de 68,5 M€.Le financement prévisionnel sera couvert en partie par la vente desbâtiments de Fontainebleau (15 M€)Cette opération pourra se faire dès que des financements complémentaires,en particulier de l’État, pourront être mobilisés à hauteurde 53, 5 M€.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009ANNÉE2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019EFFECTIFÉtudiants 737 762 792 821 834 845 848 848Associés 112 118 124 130 136 140 142 142Personnels 160 160 160 160 160 160 160 160TOTAL 1 009 1 040 1 075 1 110 1 130 1 145 1 150 1 150L’ENSTA ParisTech forme des ingénieurs capables d’assurer la conception,la réalisation et la direction de projets complexes dans l’environnementéconomique international et à ce titre développe l’enseignementdes mastères spécialisés et augmente les effectifs étudiants(doctorants et élèves ingénieurs).LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTENSTA PARISTECHÉCOLE NATIONALESUPÉRIEUREDES TECHNIQUESAVANCÉESL’ÉTABLISSEMENTL’École Nationale Supérieure des Techniques Avancées, ENSTA ParisTech,est à la fois une grande école formant des ingénieurs systèmeset un établissement de recherche scientifique et technique (6laboratoires avec des personnels ENSTA ParisTech et des personnelsd’autres organismes dont le CNRS et l’INRIA).L’ENSTA est membre fondateur de ParisTech qui constitue son premiercercle de solidarité. L’évolution stratégique de l’ENSTA ParisTech prévoitun renforcement de l’identité autour du métier de l’ingénierie systèmeappliqué préférentiellement aux domaines de l’énergie et des transports.Cette concentration s’accompagne d’une rationalisation des domainesde formation et de recherche. Pour ce faire, l’ENSTA ParisTech renforceses coopérations avec l’Institut TELECOM, Polytechnique et MINESParisTech, le principe étant de concentrer la recherche par thème. Parexemple, l’ENSTA ParisTech transférera sa recherche en télécommunicationà l’Institut TELECOM et développera en contre partie son équiperobotique. Dans le domaine des systèmes mécaniques et énergétiques,un rapprochement avec les laboratoires des MINES est recherché.Par ailleurs, l’ENSTA ParisTech entretient des relations fortes avec l’UniversitéParis-Sud 11 (on peut noter que l’ENSTA ParisTech a proposé àl’Université Paris-Sud 11 de participer à la tutelle de deux de ses laboratoires)et avec Paris 6 (projet de co-habilitation sur des masters).ET LES OPÉRATIONS PRÉVUESL’ENSTA ParisTech est déjà présente à l’Est du site de Palaiseau (batteriede l’Yvette). La construction de nouvelles infrastructures sur cettepartie du campus permettra de regrouper toutes ses implantations.Les ouvrages à construire sont : Un ensemble école, un ensembleENSTA PARISTECH67
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYENSTA PARISTECH68de 430 logements pour les élèves, un gymnase mutualisable et deuxlogements de service.Les principaux jalons prévisionnels de la construction des nouvellesinfrastructures sont :• Juillet 2009 : signature d’un Partenariat Public Privé (AOT –LOA)• Avril 2012 : livraison des bâtiments• Septembre 2012 : rentrée des étudiants dans les nouvelles infrastructuresde PalaiseauLES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSL’ENSTA ParisTech attend en premier lieu du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateaude <strong>Saclay</strong> une amélioration de l’attractivité du plateau (en particuliertransport et possibilités de coopérations en enseignementet recherche). Par ailleurs, l’ENSTA ParisTech espère que ce projetsera l’occasion de consolider la candidature française pour le grandinstrument européen laser ultra intense Extreme Light Infrastructure(L’ENSTA ParisTech est tutelle principale des laboratoires quipilotent le projet, lt CNRS est porteur de projet).Plus immédiatement, l’ENSTA ParisTech attend une aide financièrelimitée pour des questions d’infrastructure collective (voirie, gestiondes eaux) et un appui financier au projet de plateforme mutualisée(3 000 m2) sur les systèmes mécaniques et énergétiques. Cette plate-formes’inscrit dans la logique de mutualisation avec MINES ParisTechet l’École Polytechnique et permettrait d’accueillir des opérationsd’incubation nécessitant la réalisation de démonstrateur degrande taille d’implanter des travaux pratiques pour l’ensemble desécoles ou de formations universitaires sur des grosses expériencesmécaniques ou énergétiques et d’accueillir des formations mutualisées(par exemple une partie de la formation sur le master communélectronucléaire).L’ENSTA ParisTech propose des mutualisations : une partie des surfacesd’enseignement, installations sportives, bibliothèque, organisationdes surfaces de laboratoire et peut étudier les possibilités demutualisation sur les logements étudiants.Pour l’établissement ENSTA ParisTech lui-mêmeLe transfert sur le site de Palaiseau donne à l’ENSTA ParisTech denombreuses perspectives :• Regroupement sur le site de Palaiseau de toutes ses entités rechercheet enseignement,• Bénéficier de la dynamique de développement du plateau de<strong>Saclay</strong>• Profiter de la concentration des partenaires industriels, universitaireset des projets d’envergure mondiale présents sur leplateau de <strong>Saclay</strong> pour atteindre une meilleure efficacité au bénéficede la collectivité nationale et enseignement, recherche etinnovation.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSLe transfert de l’ENSTA ParisTech vise une opération en PartenariatPublic Privé (PPP) réalisée sous maîtrise d’ouvrage du Ministère dela défense.LibelléUn ensemble écoleUn ensemble de 430 logements élèvesUn gymnaseDeux logements de servicesGlobale opérationSurface Utile18 875 m28 693 m21 685 m2330 m229 583 m2Le financement de cette réalisation est prévu par le ministère de ladéfense.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009un effectif global de 1 728 étudiants. Autour de 80 % des normaliensobtiennent une agrégation, d’où un flux annuel de plus de 300 agrégés.Plus de 70 % des étudiants et des normaliens s’engagent dans unethèse, dont la moitié en région Île de France. L’ENS emploie à Cachan192 enseignants permanents (dont 130 enseignants-chercheurs). Deplus, 60 chercheurs et 65 enseignants-chercheurs d’autres établissementsmènent leurs recherches à Cachan. Les IATOS de l’ENS sontau nombre de 221 auxquels il faut ajouter 40 ITA des organismes derecherche. Hors étudiants, le nombre total des personnels travaillantsur le site de Cachan de l’ENS est de 578.ENS CACHANÉCOLE NORMALESUPÉRIEUREDE CACHANL’ÉTABLISSEMENTL’École Normale Supérieure de Cachan a son site principal à Cachanet une antenne à Ker Lann, près de Rennes, qui n’est pas directementconcernée par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>. Les données quisuivent ne portent que sur le site de Cachan.L’École Normale Supérieure de Cachan a comme mission principalede donner une formation culturelle et scientifique de haut niveau àdes élèves qui se destinent à la recherche scientifique, publique ouprivée, ou à l’enseignement post-bac. Elle exerce cette mission, viades départements d’enseignement et des laboratoires de recherche,en sciences de l’ingénieur (mécanique, génie civil, électronique, électrotechniqueet automatique), sciences (mathématique, informatique,physique, chimie et biologie) et sciences sociales (économie etgestion, sociologie, histoire, science politique, langues, design).L’École Normale Supérieure de Cachan accueille 1 058 normaliens,386 étudiants de masters (non normaliens) et 284 doctorants ; soitNOTRE INSERTION DANS LE PROJET SACLAYNotre souhait est d’implanter le site de Cachan, dans sa totalité, surle plateau de <strong>Saclay</strong>, à proximité de Supélec, de l’implantation envisagéepour l’École Centrale Paris, d’un des bâtiments Digiteo, et decertaines des disciplines de l’Université Paris-Sud 11.Cette implantation nous permettra d’approfondir les relations quenous avons déjà en formation et recherche avec les institutionsdu site (Université Paris-Sud 11, Supélec, X, CNRS, INRIA, <strong>CEA</strong>)mais aussi et d’en développer de nouvelles, notamment avec l’ÉcoleCentrale Paris, l’ENSAE et l’ENSTA ParisTech, les laboratoires deMINES ParisTech et l’Institut TELECOM. Ce qui renforcera nosactuels partenariats institutionnels, en particulier au sein du PRESUniversSud ou dans les deux RTRA (Digiteo et Triangle de la Physique)de la Fondation de coopération scientifique.Nous tenons à être présents dans un quartier qui nous permet defavoriser et d’incarner ces synergies. C’est pourquoi nous avons travailléavec Supélec, l’École Centrale Paris et l’Université Paris-Sud11 à la constitution du collège des sciences de l’ingénierie et dessystèmes et que nous proposons une implantation géographique cohérenteavec ce projet. Mais l’ENS ne se résume pas à ces disciplineset nous souhaitons être proche de certaines des disciplines de l’UniversitéParis-Sud 11, notamment de la chimie, biologie, pharmacie,physique et informatique.Ce projet doit aussi nous permettre de continuer à offrir à nos laboratoires,voire à d’autres, des incitations pour travailler sur desprojets pluridisciplinaires. Les Instituts que nous avons déjà créés :d’Alembert (interfaces entre chimie, biologie et physique) et FarmanENS69
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYENS70(modélisation, simulation et testes virtuels des grands systèmescomplexes) seront au cœur de cette stratégie, dans des partenariatsqui pourront s’élargir. C’est aussi pourquoi nous proposons lacréation d’une Maison des sciences de l’homme à concevoir avecles établissements présents sur le plateau et avec l’Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines, participant au projet d’IAEde Paris et de l’Île de France.Retombées pour nos partenaires :Le point clef pour le plateau de <strong>Saclay</strong> n’est pas dans le simple renforcementde la qualité et l’attractivité actuelles, parfois déjà exceptionnelles.L’essentiel passe par une mise en réseau des forces du plateauafin que ces nouvelles collaborations permettent de concevoiret de construire des outils (programmes de recherche, programmesde formations, plateaux techniques) à la hauteur d’enjeux scientifiquesnouveaux, inabordables par les outils existants. Ce sont cesnouvelles synergies qui peuvent permettre à tous, établissements,laboratoires, réseaux déjà constitués dans lesquels l’ENS est déjà trèsimpliquée -en particulier le PRES UniverSud Paris - et entreprisesde se placer au bon niveau d’exigence en recherche, en formationet en innovation.La qualité du projet scientifique ne dépend donc pas que du rapprochementphysique des acteurs. Elle dépendra de ce qui, dès laconception initiale, permettra de nouer des relations nouvelles entreacteurs et intriquer leurs compétences sur des projets mobilisateursprécis.l’École Normale Supérieure de Cachan, qui est le plus grand centrenational de formation d’enseignants de haut niveau, apporte descompétences, souvent uniques, provenant de ses missions et de sesobjectifs :• c’est le seul établissement dans le sud de l’Île de France qui acomme mission de préparer à des masters, dans un cycle comparableaux « graduate studies » dans l’objectif d’une thèse. Notreobjectif est de porter la poursuite en thèse de 70 % à 80 % desélèves sortant de l’ENS• c’est l’un des rares établissements qui a construit depuis plusde 15 ans une grande partie de son développement scientifiquepar des programmes de recherche et de formation interdisciplinaires• c’est l’un des établissements dans le sud de l’Île de France qui aune pratique confirmée des liens entre grandes écoles et universitéset qui les considère comme naturels et indispensables• c’est l’un des rares établissements dans le sud de l’Île de Franceayant déjà des compétences en recherche et en formation dansde nombreuses disciplines de sciences humaines et sociales : économie,gestion, histoire, sociologie, science politique, sciences del’éducation, arts appliqués et design• c’est l’un des établissements d’enseignement supérieur dans lesud de l’Île de France qui a développé en sciences de l’ingénieriedes compétences importantes tant en formation qu’en rechercheaux niveaux master et doctorat.Points clefs pour l’ENS :L’implantation à <strong>Saclay</strong> nous permet de développer nos synergiesdans les domaines des sciences (dans toutes les disciplines et la plupartdes établissements du site et du voisinage) et de la technologie(notamment via le collège des sciences de l’ingénierie et des systèmesavec Centrale, Supélec et l’Université Paris-Sud 11) tant en formationqu’en recherche et en valorisation. L’un des points importants pournous, mais aussi pour le plateau, porte sur les sciences humaineset sociales. Un projet volontariste est indispensable, centré autourd’une Maison des sciences de l’homme évoquée dans ce chapitre.Cette implantation nous permet aussi d’envisager une augmentationde nos capacités de formation et de recherche (+ 15 % dans un délaide 10 à 15 ans).LES PRINCIPALES OPÉRATIONSEn partenariat avec la Caisse des Dépôts, nous avons missionné laSCET pour une analyse des besoins immobiliers de l’ENS. Le résultatest une surface nécessaire (SHON) en propre de l’ordre de65 500 m2.Cette surface se décompose en 24 600 m2 pour l’enseignement,23 200 m2 pour la recherche, 8 700 m2 pour l’administration et la logistiqueet 9 000 m2 pour les activités transversales de grande proximité: bibliothèque et salles de travail, petite cafétéria, vie étudiante,transfert de technologie. Une partie de ces surfaces sera mutualiséeavec Supélec et l’École voire avec l’Université Paris-Sud 11.Les coûts estimés, sur la base 2008 et sans tenir compte des frais de
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009VRD, sont de 73 M€ pour la partie enseignement, de 70 M€ pour larecherche, 15 M€ pour la part administration et logistique et 21 M€pour les fonctions transversales. Soit un coût total de 180 M€. Si l’ontient compte des coûts probables de VRD (12 %), de l’actualisationdes coûts de construction durant les phases études avant travaux(durée de 5 ans) et chantier (durée de 30 mois), l’estimation globaleréaliste pour une livraison vers 2015 est de 245 M€. Compte tenu del’importance de ce budget, une opération en deux phases peut êtreenvisagée. Cependant, ces deux phases doivent être proches: unedouble implantation à Cachan et à <strong>Saclay</strong> ne peut durer trop longtemps,sauf à mettre en danger un établissement comme le nôtre.Il faut financer par ailleurs les constructions pour la restauration,le logement, le sport et d’autres fonctions à mutualiser (dont desespaces de colloque et conférence, de très grands amphis).Il faut ajouter l’hébergement (étudiants, actuellement logés par leCrous, et chercheurs) sur la base d’une hypothèse de 60 % des étudiantsà loger (le pourcentage est de 40 % à Cachan) et la restauration.Pour le sport, les besoins de l’ENS conduisent à un gymnase de3 600 m2, qui pourrait à plusieurs moments de la journée être accessibleà d’autres utilisateurs. Ces derniers chiffres (logements et sport)quantifient les besoins pour l’ENS et nous souhaitons qu’ils soientcouverts dans des équipements communs à plusieurs établissements.Ce pourrait être aussi le cas pour une partie des fonctionnalités bibliothèqueset restauration. Sous cette réserve, qui fera baisser lessurfaces demandées d’un facteur plus ou moins important suivantles choix d’urbanisme, nous arrivons à une surface (logements, restaurationet sports compris) de 105 000 m2.ENS71
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY• l’ouverture internationale (700 étudiants internationaux surle campus, 60 nationalités, 20 % d’élèves internationaux dans soncycle ingénieur, 12 % d’enseignants internationaux, 5 masters jointsinternationaux,…)• l’intensification de la valorisation et des partenariats avec l’entreprise(roulement de 7 à 10 start-ups issus des laboratoires, 18chaires d’entreprises…).LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESÉCOLE POLYTECHNIQUE72ÉCOLEPOLYTECHNIQUEL’ÉTABLISSEMENTL’École Polytechnique a pour vocation de former de futurs responsablesde haut niveau, à forte culture scientifique et humaine, destinésà jouer un rôle moteur dans le progrès de la société, par leursfonctions dans les entreprises, les services de l’État et la recherche.Aujourd’hui, cette mission s’exerce dans un monde globalisé. Pours’adapter, l’École Polytechnique a entreprit une très profonde transformationqui se caractérise par :• le développement de son centre de recherche, qui comprendaujourd’hui 21 laboratoires, 1 600 personnes dont 640 chercheurs,et de ses partenariats scientifiques, notamment locaux (RTRA Digiteo,Triangle de la physique,…)• l’élargissement de ses cycles de formation (1 900 ingénieursdont 1 000 sur le campus, 200 masters, 500 doctorants)S’appuyant sur ces capacités et une visibilité appréciables sur leplan national et international (34° mondial au classement du TimesHigher Education), l’École Polytechnique vise, en partenariatavec d’autres établissements, la constitution autour de soncampus d’un collège scientifique et technologique de tout premierrang, intégré dans le campus de <strong>Saclay</strong> et participant audéveloppement économique de son cluster mondial de hautetechnologie.Ce collège s’organisera en pôles de recherche et d’enseignementregroupant les forces des différents établissements. Participantaux thématiques du plateau, ils couvriront, des sciences fondamentalesà leurs applications, les domaines notamment des mathématiqueset de la modélisation, des sciences physiques avec uneforte concentration en optique-lasers-plasmas, des nanosciences etnanotechnologies, des sciences et technologies de l’information etde la communication, des sciences de l’ingénieur et des systèmes,des sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture, l’alimentationet l’environnement, ainsi que de l’économie-finance-gestion.Ils fourniront une contribution conséquente aux thématiques del’énergie à bas carbone, du climat et de l’environnement.Le Collège inclura une graduate school commune aux établissementsd’enseignement, collaborant avec les autres acteurs duplateau, outil d’attractivité internationale, avec un enseignementtrès intégré à la recherche, incitant les étudiants, dont notammentles ingénieurs au doctorat.Il disposera d’un outil commun de valorisation, d’innovationet de transfert de la recherche, à proximité immédiate des laboratoiresde recherche, partagé par les établissements de Palaiseau
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009et partie prenante du système général développé dans le cadre duplateau de <strong>Saclay</strong>Il s’appuiera sur une infrastructure commune de vie et de travail,également partagée par les établissements de Palaiseau, pour optimiserles synergies et la mutualisation au niveau local au-delà de cequi sera fait sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.Les capacités d’enseignement et de recherche sur Palaiseau devraientavoir plus que doublé entre 2005 et 2015. Se sont déjà installésles centres de recherche de Danone, de Thalès (2005), et l’Institutd’optique Graduate School (2006). Les implantations de Digiteo, del’ENSTA ParisTech, et de l’ENSAE ParisTech ainsi que la constructionde nouveaux laboratoires de l’École sont programmées d’ici 2012.Ce développement devrait se poursuivre avec les arrivées d’ici 2015de Nano-Innov, de l’Institut TELECOM, de l’INRIA, d’AgroParis-Tech, des laboratoires de MINES ParisTech, des centres de recherched’Horiba (instrumentation d’optique laser) et d’EDF (modélisationmathématique et simulation numérique).L’École Polytechnique y contribue en tant qu’établissement, en portantdirectement des projets de développement de sa recherche.• Elle a décidé en 2006 d’accroître son potentiel de recherchepar la construction de laboratoires de biologie, de physiqueet de mécanique, ces derniers en remplacement de bâtimentspréfabriqués hors d’état. Ce projet est majoritairement autofinancé;• Elle accueille des équipes du CETP (800m2) venant de Saint-Quentin-en-Yvelines pour former avec les universités Paris-Sud11, Paris 6 et le CNRS le laboratoire de physique des plasmas(LPP), par fusion avec le laboratoire de physique et de technologiedes plasmas de l’École ;• Elle doit accueillir à Palaiseau les laboratoires de scienceshumaines et sociales (CREA et CRG 1000 m2), dont les locauxà l’ancienne École sur la montagne Sainte Geneviève sont reprispar le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.Ces laboratoires devraient constituer l’embryon d’un pôle de recherchesur le thème « Hommes, technologies, société et entreprises», ouvert au-delà de la discipline gestion, à des chercheursd’autres disciplines et des responsables d’entreprises.Ces deux derniers projets, qui s’inscrivent pleinement dans le cadredu <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>, ne sont actuellement pas financés.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenairesL’accueil par l’École sur son campus de centres d’enseignement et derecherche contribuera, à la mesure de son renforcement, au clusterscientifique et technologique de <strong>Saclay</strong>.Pour l’établissement lui-mêmeLe <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> améliorera la visibilité et le rayonnement internationalde l’École, de ses partenaires de Palaiseau et de <strong>Saclay</strong>, par l’accroissementdes capacités de recherche et d’enseignement, leur miseen synergie, l’amélioration du cadre de travail et de vie, notammentde l’offre de transports et de logements, et la mise en place d’un environnementcomplet de valorisation et de transfert technologique.Comme tous ses autres partenaires, l’École sera ainsi capable d’accroîtresa compétitivité internationale pour le recrutement d’enseignantschercheurs, d’améliorer encore son offre de formation internationalede haut-niveau, et d’augmenter sa production de rechercheet d’innovationLE POINT SUR LES OPÉRATIONS PROPRES DE L’ÉCOLELa planification du projet immobilier initial de l’École Polytechnique(6000m2) est organisée autour de lancement d’appel d’offres en 2009,avec le lancement du concours d’architecte en 2009, une réalisationde mi-2010 à mi-2012 et une ouverture en juin 2012. Le projet estmajoritairement autofinancé (dotation et levée de fonds 18 M€).Le redéploiement sur 1000 m2 des laboratoires précédemment installéssur la Montagne Sainte-Geneviève et l’installation du LPP sur800 m2 y ont été ajoutées en tranches conditionnelles, dont l’exécutionest soumise à l’existence de financement.Le coût total de ces opérations s’élève à 27,3 M€, un complément de9,3 M€ étant demandé au <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.ÉCOLE POLYTECHNIQUE73
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYSupélec a pour mission de donner un enseignement de haut niveaudans les domaines de l’électricité, de l’électronique, des télécommunications,de l’automatique, de l’informatique à des élèves ingénieurset à des doctorants, d’aider au perfectionnement des ingénieurs avecson activité de formation continue, de contribuer dans les domainescités ci-dessus ou connexes, au développement de la recherchescientifique et de l’innovation.Supélec, sous contrat avec l’État depuis 1998, est placée sous la doubletutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Rechercheet du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploiqui subventionnent ses missions à hauteur de 50 % ; les autres 50 %du budget de fonctionnement sont constitués de ressources propres(recherche, taxe d’apprentissage, droits d’inscription, formationcontinue, etc.).Déployée sur trois campus (Gif-sur-Yvette, Rennes et Metz) Supélecemploie 304 Collaborateurs permanents (dont 206 sur le plateau de<strong>Saclay</strong>), en majorité des enseignants-chercheurs, et 650 vacataires.Avec 14 laboratoires et unités de recherche, Supélec emploie et/ouaccueille 447 personnels de recherche (dont plus des deux tiers sur leplateau de <strong>Saclay</strong>). L’École compte 1900 étudiants (ingénieurs, masterset doctorants) dont 70 % sont localisés sur le plateau de <strong>Saclay</strong>.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESSUPÉLEC74SUPÉLECL’ÉTABLISSEMENTSupélec est un établissement d’enseignement supérieur et de recherchede statut privé (association loi 1901), exerçant une missiond’intérêt général. Supélec a été créée en 1894 par la Société internationaledes électriciens, à l’initiative conjointe d’universitaires etd’industriels, pour répondre aux besoins croissants des applicationsde l’électricité.L’Alliance ECP et Supélec, déjà engagée et concrétisée notammentavec le concours commun, C3S pour le Label Carnot ou encore unGIE pour les activités de recherche des deux établissements, seraaccrue avec la construction d’un bâtiment « CSO21 – Observatoiredu XXIème siècle » abritant, à horizon 2010-2011, deux laboratoires(EECI en développement et ISRI en création) ainsi que C3S.Ce bâtiment fera l’objet d’extensions successives pour accueillir :• à horizon 2012-2013 : des options et cours des deux écolesainsi que des espaces mutualisés pour des conférences et événements• à horizon 2015 : l’infrastructure du Collège des sciences del’ingénierie et des systèmes.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Au sein du PRES UniverSud Paris, la création d’un « Collège dessciences de l’ingénierie et des systèmes » sur le plateau de <strong>Saclay</strong> estun instrument essentiel pour l’émergence de formations nouvellesd’ingénieurs et de mastériens aux sciences, technologies, modélisationset procédés développés dans le cadre des pôles de compétitivité(System@tic Paris-Région, Mov’eo, Astech) et du RTRA Digiteo.Ce Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmes regrouperades établissements déjà présents sur le plateau : l’Université Paris-Sud11 et Supélec et des établissements qui vont déménager d’ici 2015 :École Normale Supérieure de Cachan. La constitution de ce Collègecouplée à l’implantation de l’École Centrale de Paris et de l’ÉcoleNormale Supérieure de Cachan ainsi qu’aux nouveaux sites de l’UniversitéParis-Sud 11 permettra de mutualiser : guichet unique (inscriptions,titres de séjour, bourses, sécurité sociale, logement, etc.),restauration universitaire, amphithéâtres et salles de cours banalisées,bibliothèque et cyber services, équipements sportifs, logementsd’étudiants, hébergement de visiting professors, village.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Développement d’une vie de campus :restauration universitaire le soir et le week-endSupélec héberge depuis 1999 un restaurant du CROUS (Académiede Versailles). Ce dernier assure, en moyenne, entre 700 et 900 repasle midi pendant 5 jours, stand pizzeria inclus. Les locaux duCROUS sont fréquentés par les élèves-ingénieurs, les doctorants, lepersonnel de Supélec, les étudiants de l’IUT d’Orsay, des étudiantsde l’Université Paris-Sud 11 localisés sur le plateau, les sessionnairesde la formation continue et divers visiteurs. Cette structure et leslieux de vie inhérents sont totalement fermés à partir de 16 h 45. Unerestauration universitaire doit rapidement pouvoir être assurée lesoir et le week-end, même avec des prestations réduites.Des logements pour visiting professorsainsi que des lieux de vie sur le plateauSur le plateau du Moulon, entre le Laboratoire du génie électrique deParis (laboratoire Supélec établissement principal/CNRS/ UniversitéParis-Sud 11/Paris 6) et le bâtiment de Supélec existent de petits immeublespour loger les collaborateurs des deux centres nationaux deformation de la police, centres eux-mêmes situés en face du bâtimentprincipal. Ces deux centres de formation pourraient prochainementêtre délocalisés.Au regard de l’implantation desdits logements, Supélec souhaiterait« préempter » ces bâtiments. Avec une rénovation complète (ravalementde façades et aménagement intérieur), les établissementspartenaires pourraient disposer de structures d’hébergement de bonstanding et ce, pour favoriser et promouvoir l’accueil d’enseignantset/ou chercheurs de nationalité étrangère. Le chiffrage de ce projetreste prématuré. Une date doit d’abord être confirmée quant au déménagementdes deux centres de formation. Mais, à ce stade, uneenveloppe de l’ordre de 5 M€ paraît raisonnable.A l’instar des logements rendus vacants par le départ du CNEF etdu DRRF, les bureaux situés de l’autre côté de la rue pourraient êtreconvertis en village, c’est-à-dire en lieux de vie mutualisés avec lespartenaires du Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmes.CSO 21, puis le Collège des sciences de l’ingénierie et des systèmesSupélec entreprend la construction d’un bâtiment pour les sciences,en face de l’École à Gif-sur-Yvette. Les crédits obtenus dans le CPER2007-2013 permettent de financer 50 % du premier bâtiment (1000m2 utiles) et une certification HQE tertiaire sera recherchée pourla construction.Sur le terrain identifié, cette extension est possible. L’octroi de créditsde 8 M€ permettrait, d’une part, de créer de nouveaux locaux d’enseignementqui pourraient être mutualisés avec les partenaires duCollège des sciences de l’ingénierie et des systèmes et, d’autre part,de créer des espaces de réunions qui font, dès aujourd’hui, défaut auregard de la densification du plateau. Une seconde extension, pour12,5 M€, permettrait d’accueillir pleinement la structure du Collègedes sciences de l’ingénierie et des systèmes.Pour SupélecLa rénovation de l’existant pour 13,5 M€ : le site de Gif-sur-Yvette,situé au cœur du plateau de <strong>Saclay</strong> (zone Moulon), recouvre, sur unSUPÉLEC75
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYterrain de 18 ha, des constructions de 40 264 m2 SHON. Le bâtimentprincipal, à l’instar des grandes constructions de la fin des annéessoixante, début des années soixante-dix, offre de très grandes surfacesvitrées. Une rénovation lourde (isolation et vitrage) s’impose.La situation est d’autant plus préoccupante que l’établissement nepeut supporter seul le coût de cette rénovation, lequel est estimé à10 M€.De surcroît, la dégradation du confort thermique induit une mauvaiseefficacité énergétique, laquelle se traduit, d’une part, par le poidsde la facture énergétique dans le compte d’exploitation et, d’autrepart, par une émission accrue de CO 2. Pour financer cet investissementlourd, l’effet de levier de l’État est indispensable. Il sera coupléà un contrat de performance énergétique garantie (PEG) et adossé àun établissement bancaire. Les loyers de l’État permettront de rembourserune partie de l’emprunt ; l’autre partie sera remboursée avecles économies garanties par un opérateur privé.Les toitures (terrasses) sont également d’origine (à une exceptionprès) et les problèmes d’étanchéité sont à régler dans les toutes prochainesannées. Afin de réduire très sensiblement le coût de cestravaux, une solution novatrice est à l’étude. Elle consisterait en laréfection des toitures par un film photovoltaïque produisant de l’électricité.Un opérateur privé et un opérateur public prendraient encharge l’essentiel des travaux d’étanchéité et garantiraient le rachatde l’électricité produite. En outre, ces installations pourraient fairel’objet d’une interface scientifique de mesure de rendement en lienavec les départements et laboratoires de Supélec impliqués dans lesdomaines de l’énergie et des mesures. Mais le coût restant à supporterest de l’ordre de 3,5 M€.LE POINT SUR LES OPÉRATIONS ET PERSPECTIVESSupélec doit réaliser la rénovation de ses bâtiments existant (18,5 M€dont 13,5 M€ à trouver).En outre, pour la rentrée 2011, Supélec a besoin d’une nouvelle résidencede 200 lits (12 M€ dont 2 M€ restent à trouver).Sur le même terrain, au titre de la création du Collège des sciences del’ingénierie et des systèmes du quartier de Moulon, Supélec prévoitla construction du bâtiment CSO21 dont la première tranche de4 M€ est financée à 50 % par le CPER 2007-2013 et dont l’extensionen mutualisation avec l’École Centrale Paris et l’ENS Cachan avant2015 nécessite un financement complémentaire de 10 M€.SUPÉLEC76L’accroissement de l’offre de logements pour 2 M€ : Les prévisionsà 2010-2012 font état d’un manque estimé à 120 logements pourles seuls besoins de Supélec à Gif-sur-Yvette. Pour la constructiond’une quatrième résidence de 200 lits sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, lecalendrier prévisionnel pourrait débuter mi-2009 avec l’élaborationd’un avant projet sommaire pour une mise en service à la rentréede septembre 2011.85 % des coûts (estimés au total à un montant de 12 M€) seraientsupportés par l’opérateur, maître d’ouvrage. Le solde à financer oscilleentre 1,8 et 2 M€.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009chercheurs venus du monde entier autour d’un noyau d’une dizainede chercheurs permanents. Sur le plan institutionnel, l’IHÉS bénéficiedu statut de fondation reconnue d’utilité publique depuis 1981.L’IHÉS est une petite structure, dont la capacité maximum est de60 chercheurs. Il compte aujourd’hui cinq professeurs permanents(trois mathématiciens, deux physiciens théoriciens). L’Institut bénéficieaussi de la présence du titulaire de la Chaire Léon Motchane etde cinq chercheurs CNRS en visite de longue durée, soit en tout unedizaine de chercheurs. Le personnel administratif et technique del’IHÉS compte une trentaine d’employés, aux profils très variés.IHÉSINSTITUTDES HAUTESÉTUDESSCIENTIFIQUESL’ÉTABLISSEMENTFondé en 1958, l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHÉS)est un centre international de recherche fondamentale en mathématiques,physique théorique et de toute discipline théorique quientretient des liens avec elles. Institution atypique dans le paysagede la recherche française, l’Institut accueille à Bures-sur-Yvette desDans le cadre de son programme de visites, l’Institut accueille tousles ans près de 250 chercheurs venant du monde entier qui sontsélectionnés par le Conseil Scientifique de l’IHÉS, dont une dizainede post-doctorants. Ces séjours de recherche représentent plus de500 mois de visite pour une durée de séjour moyenne de 2,5 mois.Chaque année, plus de 30 nationalités sont représentées. Les visiteursont accès à l’ensemble des services de l’Institut (bureau privatif,ordinateur, bibliothèque, centre de conférences, cafétéria, logement àla résidence de l’Ormaille, assistance administrative et technique).L’Institut offre à tous les scientifiques qui y travaillent une totaleliberté dans le choix des thèmes et des méthodes de travail. L’Instituts’attache à défendre certaines valeurs dont la liberté de recherche, laquête de l’excellence et l’interactivité mais aussi la diversité humaineet scientifique.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESDans le cadre de sa coopération avec des partenaires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>,l’IHÉS mène les actions décrites ci-dessous.Une école d’été franco-asiatique sur le thème des singularités deséquations aux dérivées partielles est programmée pour 2010 encoopération avec l’Université Paris-Sud 11, l’École Polytechnique etl’Université de Cergy-Pontoise. Elle fait partie d’un cycle d’écoles d’étéque l’IHÉS peut financer tous les deux ans par le biais de la dotation àses fonds propres faite dans ce but par la Société générale en 2007.IHÉS77
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYDans le cadre de l’accompagnement du projet de constructiond’un institut de mathématiques sur le campus d’Orsay de l’UniversitéParis-Sud 11, l’IHÉS a entamé la construction de 11 logementsde 3 et 4 pièces dans sa résidence de l’Ormaille, situéeau centre de Bures-sur-Yvette. L’IHÉS, qui possède et gère cetterésidence offrant actuellement 50 logements meublés, va étendresa capacité d’accueil en aménageant les combles de certains deses pavillons.Ces nouveaux logements sont destinés à héberger des chercheursinvités par l’Université de Paris-Sud 11 pour 6 d’entre eux et parl’IHÉS pour 5 autres. Cette opération s’inscrit naturellement dansl’effort entrepris pour améliorer le potentiel d’hébergement dechercheurs français et étrangers en visite de courtes et moyennesdurées dans les communes limitrophes du plateau de <strong>Saclay</strong>.La réalisation de ce projet est de nature à renforcer la coopérationavec le département de mathématiques de l’Université Paris-Sud 11.Cette synergie sera d’autant plus forte que le nouveau bâtimentprogrammé pour héberger l’institut de mathématiques seraconstruit dans la vallée sur un site proche de l’IHÉS et de la résidencede l’Ormaille.Pour l’établissement lui-mêmeL’IHÉS est, de loin, le plus petit des partenaires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>autour du plateau de <strong>Saclay</strong>. Il avait déjà des collaborations avec ungrand nombre des partenaires de cette opération mais il va de soique les efforts de coordination en cours autour du plateau de <strong>Saclay</strong>va permettre de les porter à un nouveau niveau.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSDès le lancement du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong>, l’IHÉS a annoncé qu’ilne ferait aucune demande de financement spécifique pour son sitescientifique de Bois-Marie, dont la rénovation vient d’être achevée.Suivant la ventilation des crédits mis à disposition du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>de <strong>Saclay</strong>, et plus largement de l’OIN, une contribution à l’aménagementintérieur des nouveaux logements construits pour partie pourle département de mathématiques de l’Université de Paris-Sud 11et pour partie pour l’IHÉS sera demandée.Cette opération est financée à hauteur de 2 M€ par le Conseil Généralde l’Essonne. Le calendrier est le suivant : début des travauxau cours du premier trimestre 2009 ; fin des travaux à l’été 2010.Il reste cependant à trouver le financement de l’aménagementintérieur estimé à 1M€.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSIHÉS78Pour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Les établissements partenaires dans le cadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> de<strong>Saclay</strong> ont développé de ce fait même un niveau de coopérationet de coordination de leurs actions qu’ils n’avaient jamais atteintauparavant. On peut imaginer qu’à terme ce niveau de coopérationva prendre des formes structurelles plus stables, permettantde faire émerger des synergies radicalement nouvelles et une attractivitésignificativement plus grande, débouchant à terme surune nouvelle gouvernance.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009INRAINSTITUT NATIONALDE LA RECHERCHEAGRONOMIQUEVoir aussi fiche AgroParisTech, partenaire du même projetL’ÉTABLISSEMENTPremier institut de recherche agronomique en Europe, deuxièmedans le monde, l’Institut National de la Recherche Agronomique(INRA) mène des recherches finalisées pour une alimentationadaptée, pour un environnement préservé et pour une agriculturecompétitive et durable. Il concentre en Ile-de-France environ 20 %de son potentiel de recherche et est à l’origine, seul ou en collaborationavec ses partenaires du pôle Paris Ile-de-France en scienceset technologies du vivant et de l’environnement (pôle STVE), d’unepart des publications franciliennes variant entre 50 et 80 % dans lesdisciplines de son cœur de métier : agronomie, horticulture, médecinevétérinaire, sciences des productions animales, sciences ettechnologies alimentaires.Les effectifs concernés sont de 1 400 permanents dont 530 chercheursauxquels il faut ajouter 400 doctorants ou post doctorants.Cette opération concerne environ 16 % des effectifs de l’établissement.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESDans le cadre d’un projet commun avec l’Institut des sciences et industriesdu vivant et de l’environnement (AgroParisTech), l’INRA partageavec celui-ci l’ambition d’insérer un campus thématique en scienceset technologies du vivant et de l’environnement, composante structurantemajeure de l’axe thématique sciences et ingénierie du vivant pourl’agriculture, l’alimentation et l’environnement, au sein du <strong>Campus</strong> duplateau de <strong>Saclay</strong>. Une insertion de ce type se rencontre dans quelquestrès grandes universités américaines (California Davis, Cornell, Georgia,…)qui se situent aux tout premiers rangs des acteurs mondiaux dudomaine, notamment en termes de production scientifique.Il s’agit pour AgroParisTech de regrouper ses quatre sites francilienssur le territoire du <strong>Campus</strong>, apportant dans l’immédiat 2000 étudiants(3000 à l’horizon 2020), dont 450 doctorants, et 250 enseignants-chercheurs.Il s’agit pour l’INRA de simplifier très significativement sondispositif francilien en le concentrant sur trois sites : celui de Versailles,situé dans le périmètre concerné par le futur établissement public, et,sur le territoire du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>, celui de Jouy-en-Josaset, sur la frange sud du plateau, celui commun avec AgroParisTech oùil rassemblerait non seulement toutes ses unités, propres ou mixtes,implantées sur les quatre sites actuels d’AgroParisTech, mais aussi desunités isolées, en provenance d’Ivry-sur-Seine par exemple.Pour les deux partenaires ensemble, le dispositif d’enseignement supérieuret de recherche en sciences et technologies du vivant et del’environnement pourrait ainsi grandement améliorer sa cohérencegéographique et partant sa lisibilité puisque les activités d’enseignementseraient concentrées en un seul site, et celles de recherche etde formation à et par la recherche seraient réparties sur trois sitesthématiquement bien identifiés, les travaux relatifs à la dimensionBiologie, génétique et biotechnologies végétales étant conduits surle site de Versailles, alors que ceux relatifs au trois autres dimensions(ingénierie agro-alimentaire, microbiologie, nutrition ; ressources,environnement ; sciences animales) se déploieraient sur le périmètredu <strong>Campus</strong>, entre la zone Palaiseau et la zone de Jouy-en-Josas.Pour l’INRA comme pour AgroParisTech, il est nécessaire d’assurerà proximité immédiate de la future implantation d’AgroParisTechINRA79
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYINRA80le maintien à long terme de surfaces agricoles suffisantes pour lesbesoins expérimentaux et pédagogiques. Cent hectares, soit trentede plus que ceux actuellement exploités au Moulon, sont nécessairespour les travaux d’expérimentation végétale en plein champ. Enoutre, dans le cadre du projet Pôle de recherche et d’expérimentationpour les mammifères domestiques porté par l’INRA et inscrit auCPER 2007-2013, il est indispensable de garantir dans la durée lapossibilité d’exploitation des terrains nécessaires à l’expérimentation,situés sur l’emprise de la Base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge(hors territoire du futur établissement public). Dans les deux cas,ces dispositifs expérimentaux permettront l’entretien du territoireet seront des sites de démonstration de réponses apportées par larecherche aux nouveaux enjeux de gestion des territoires et de pratiquesagricoles dans une perspective de développement durable,notamment en zone périurbaine.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>La réalisation de ce projet partagé aura plusieursconséquences majeures.• Il insérera au cœur du <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> un axe thématiquemotivé par des enjeux sociétaux essentiels, relatif à l’agronomie,l’alimentation, la santé animale, la sécurité sanitaire et l’environnement,et contribuera en particulier dans ce domaine aurapprochement de l’enseignement supérieur et de la recherche.Il permettra notamment d’accélérer le rythme de transformationdes connaissances en savoirs diffusables dans le cadrede la formation.• Il favorisera les démarches systémiques et collaborativesindispensables à la production de connaissances en sciences ettechnologies du vivant et de l’environnement et à l’émergenced’innovations appropriées par les diverses composantes de lasociété.• Il mettra au service de l’ensemble des partenaires un savoirfaire avéré> dans la conduite de partenariats avec des acteurs économiquescaractérisés par la petite taille et le nombre des entreprises,comme c’est le cas pour les exploitations agricoles ou lesTPE de l’agroalimentaire> dans le champ de la prospective et de l’expertise scientifiquecollective, deux types d’activité ayant vocation à être mis auservice de la réflexion stratégique du <strong>Campus</strong>.• Il favorisera la mutualisation en termes d’instrumentation,de méthodes et d’infrastructures partagées. Cela apportera audispositif <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> des outils et des dispositifs expérimentauxoriginaux et souvent uniques en Ile-de-France :ressources expérimentales vivantes, végétales ou animales ; instrumentsscientifiques ; infrastructures lourdes (halles technologiques,terrains pour cultures expérimentales,…).Pour l’INRA :• En rapprochant sur un territoire géographique limité et, pourune partie très significative du dispositif, sur un même siteAgroParisTech et INRA, le projet permettra de rendre leurassociation et leur synergie plus visible et plus efficace. Inséréedans la richesse des ressources du plateau de <strong>Saclay</strong>, elleleur permettra de poursuivre conjointement le développementde partenariats académiques ou socio-économiques, régionaux,nationaux ou européens, existants ou nouveaux. La dynamiquecommune mise en place par les deux partenaires au sein du pôleSTVE en termes de projets européens s’en trouvera amplifiée.• Pour l’INRA, la réalisation du projet correspondrait donc àla fois> à une simplification de ses implantations et à un renforcementde la cohérence scientifique> à une possibilité renforcée d’accès à de très grandes infrastructuresprésentes sur le <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> (Soleil, Neurospin,…)> à la possibilité de synergies nouvelles avec les acteurs de laplupart des autres axes thématiques, en particulier biologiesantéet climat-environnement.LE POINT SUR LES OPÉRATIONS ET PERSPECTIVESLes caractéristiques de l’implantationAvec l’implantation de l’INRA et d’AgroParisTech dans la zone Palaiseauet la proximité immédiate du centre de recherche de Danone,c’est un quartier orienté vers l’agronomie et l’alimentation qui se crée,que rejoindront plus ou moins rapidement des instituts techniques
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009(le Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitainss’est déjà déclaré en ce sens) ou d’autres établissements ou PMEdu secteur agro-alimentaire.Le projet, qui a bénéficié de l’expertise de la SCET et de la validationdu cabinet Polyprogramme, consiste à créer une superficie de près de80.000 m2. Il permet une meilleure allocation de l’espace par rapportà la situation actuelle :• les surfaces consacrées à l’enseignement passeront à 18 000 m2(-16 %), malgré une augmentation prévue de près de 40 % dunombre d’étudiants ;• les surfaces consacrées à la recherche augmenteront de plusde 40 % (35 000 m2) en intégrant une halle technologique de4.000 m2 ;• les surfaces pour l’administration (16 000 m2) diminueront deprès d’un quart.Une mutualisation d’une partie de ces surfaces a été proposéeavec l’appui de Polyprogramme.Le financementL’étude approfondie conduite avec l’appui de la Caisse des Dépôts etconfortée par Polyprogramme a permis de confirmer le coût globalde 272 M€ estimé en juin dernier (dépôt de la lettre d’intention),avant mutualisation.Les conditions de financement se sont nettement améliorées depuisjuin dernier et sont désormais les suivantes :• cessions d’actifs évaluées fin 2008, selon deux expertises complémentaires,à 180 M€• apports de 20 M€ par l’INRA et réallocation de 10 M€ prévusau CPER, sous réserve de l’accord du Conseil régional d’Ile-de-France.Les conditions de financement sont maintenant bien précisées. Letaux de financement de la construction est de plus de 75 %, voire de90 % si certains investissements sont mutualisés 67 . Le besoin additionnelde financement est donc de 38 M€ sur le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> pourles équipements mutualisés et de 24 M€ sur les budgets d’investissement« ordinaires » (soit moins que le coût de la seule mise aux normesdu dispositif actuel) pour une communauté de 3500 personnes.Un partenariat public-public (avec la Caisse des Dépôts) est sollicitépour ce projet, qui couvrira également la maintenance et l’entretiendu bâtiment pendant 30 ans. Le « bouclage financier » devra fairel’objet d’une décision interministérielle pour déterminer les partsrespectives du « plan campus » et d’autres financements publics, dontcelui du ministère de l’agriculture qui soutient fortement le projet.Les sites Inra de Jouy-en-Josas et de VersaillesDes coûts de restructuration et d’extensions immobilières sur le sitede Jouy-en-Josas figurent dans le document Réponse des établissementsdu plateau de <strong>Saclay</strong> à la consultation <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> datant defin juin. Le coût du projet est évalué à 45,7 M€, dont 19 M€ sollicitésau titre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>. L’INRA a décidé de ne pas maintenir cettepartie de la demande afin de la concentrer sur le seul projet Agro-ParisTech-INRA situé sur la partie sud-est du plateau. En revanche,il recherchera des financements pour lui permettre de disposer, àJouy-en-Josas et à Versailles, des infrastructures immobilières etexpérimentales lui permettant de faire face aux enjeux scientifiqueset technologiques auxquels la dynamique d’aménagement en courssur le territoire donneront une nouvelle impulsion.67 Hypothèse de prise en charge par le « <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> » de : halletechnologique, restauration, sports, salles de cours, bibliothèque sur le pôlePalaiseauINRA81
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY150 équipes-projets de recherche communes. L’INRIA a pour vocationd’entreprendre des recherches fondamentales et appliquéesdans les domaines STIC, et assure également un fort transfert detechnologie en accordant une grande attention à la formation par larecherche, à la diffusion de l’information scientifique et technique,au développement, à l’expertise et à la participation à des programmesinternationaux.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESINRIA82INRIAINSTITUT NATIONALDE RECHERCHEEN INFORMATIQUEET ENAUTOMATIQUEL’ÉTABLISSEMENTL’INRIA, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique,placé sous la double tutelle des ministères de la Rechercheet de l’Industrie, est un acteur majeur dans le développement desSTIC en France. Il accueille 3 800 personnes (dont 2 100 rémunéréespar l’INRIA), réparties dans ses 8 centres de recherche situés à Rocquencourt,Rennes, Sophia-Antipolis, Grenoble, Nancy, Bordeaux,Lille et <strong>Saclay</strong>. 2 800 d’entre elles sont des scientifiques, dont 1300chercheurs et enseignants-chercheurs de l’INRIA et d’organismespartenaires (CNRS, universités, grandes écoles), 1000 doctorantset 500 post-doctorants et contractuels, qui travaillent dans plus deL’INRIA a conduit au cours des six dernières années une politiquevolontariste d’installation d’un nouveau centre de recherche sur leplateau de <strong>Saclay</strong>, contribuant ainsi au développement d’une zonede R&D publique et privée prioritaire au plan national. Les effectifsdu centre de recherche INRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France (officiellementcréé au 1er janvier 2008 mais préfiguré par un incubateur de centre,nommé Futurs, créé en 2002), atteignent aujourd’hui environ450 personnes, dont plus de la moitié sur financement INRIA ; 25équipes de recherche y sont opérationnelles, toutes en partenariatavec des établissements déjà présents sur le site ; tous les services desupport sont créés avec des moyens conséquents en personnel.Jamais, au cours de son histoire, l’Institut n’est allé aussi vite dansla création et le développement d’un centre de recherche. Les axesprincipaux de recherche scientifique et technologique du centre derecherche INRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France concernent la sécurité et lafiabilité des logiciels, le calcul haute performance et les connaissancesdistribuées sur le web, la modélisation, la simulation et l’optimisationde systèmes dynamiques complexes. Les développements à venirseront fortement couplés avec l’activité du pôle de compétitivité System@ticParis-Région, et s’inscriront dans le cadre des coopérationsdu RTRA Digiteo fondé par le <strong>CEA</strong>, le CNRS, l’INRIA, l’École Polytechnique,l’Université Paris-Sud 11 et Supélec, auxquels viennent dese joindre l’École Normale Supérieure de Cachan, l’École CentraleParis, et l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Parailleurs, le centre de recherche INRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France développerades relations fortes avec le <strong>CEA</strong> et ses partenaires dans lecadre du projet NeuroSpin d’imagerie du cerveau qui s’inscrit dansle contexte du pôle de compétitivité Medicen. Des relations prometteusesavec Soleil ont été nouées récemment.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Avec le <strong>CEA</strong> et le CNRS, l’INRIA va s’impliquer dans la Maison dela simulation en cours de définition. Enfin le centre de rechercheINRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France héberge le laboratoire de recherchecommun INRIA-Microsoft Research.Un centre de recherche INRIA est calibré sur un modèle qui luipermet d’atteindre 600 personnes, avec une trentaine d’équipes derecherche (500 personnes), des services d’appui à la recherche (100personnes), la direction du centre, des surfaces pour les salles deséminaires et de réunions ainsi que pour l’hébergement de platesformestechnologiques (comme par exemple des grilles de calcul,des murs d’image,…), soit 12 000 m2. Très rapidement, ils atteignent15 000 m2 quand ils hébergent en outre des laboratoires communsavec des industriels (par exemple, le laboratoire INRIA-MicrosoftResearch à <strong>Saclay</strong>), des espaces pour des start-up, voire des organismesinternationaux. Dans une configuration très fortement partenarialecomme celle du centre INRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France, où laquasi-totalité des équipes de recherche sont communes avec d’autresinstitutions présentes sur le plateau (ou son environnement proche),le besoin initial de 12000 m2 se décline schématiquement en 8000m2 de locaux INRIA (pour sa direction, ses services d’appui et desplates-formes, ses équipes propres et une moitié des équipes communesavec des partenaires) et 4000 m2 de locaux appartenant auxpartenaires où sont hébergés l’autre moitié des équipes de recherchecommunes avec ces partenaires.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSL’installation depuis 2002 de l’INRIA sur le plateau de <strong>Saclay</strong> a fortementcontribué au développement d’une zone de R&D publiqueet privée prioritaire au plan national. Les effectifs du centre de rechercheINRIA <strong>Saclay</strong>-Ile-de-France atteignent aujourd’hui 450 personnes,dont plus de la moitié sur financement INRIA ; 25 équipesde recherche y sont opérationnelles, toutes en partenariat avec desétablissements déjà présents sur le site ; tous les services de supportsont créés avec des moyens conséquents en personnel.L’INRIA espère que le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> permettra l’accélération des programmesimmobiliers PCRI et Digiteo, programmes qui lui permettrontde poursuivre son développement, d’avoir une enseigne pourson centre et de loger ses équipes communes avec ses partenairesactuels (ceux de Digiteo) et futurs (comme l’Institut TELECOM ).LE POINT SUR LES OPÉRATIONS ET PERSPECTIVESLes caractéristiques de l’implantationPour loger son centre de recherche de <strong>Saclay</strong>, dont des équipes communesavec ses partenaires, l’INRIA compte impérativement surla réalisation de 3 programmes immobiliers : PCRI (au Moulon),Digiteo 1 (3 bâtiments à Palaiseau, au Moulon et sur le site du <strong>CEA</strong>)et Digiteo 2 (2 bâtiments à Palaiseau et sur le site du <strong>CEA</strong>). La réalisationde ces 3 programmes immobiliers permet de satisfaire àquelques centaines de m2 près les spécifications notées ci-dessus.Par contre, les modalités de partage des surfaces sont d’une extrêmecomplexité. En effet, chaque maître d’ouvrage est propriétaire dubâtiment dont il supervise la construction mais n’est affectataire qued’une partie des surfaces de ce bâtiment en fonction d’une clef derépartition fixée contractuellement. Il faut ainsi distinguer la « nuepropriété» d’un bâtiment de « l’usufruit » de surfaces dont l’INRIAest affectataire, dans un bâtiment dont il est propriétaire ou pas.Ainsi :• dans le bâtiment PCRI (livraison prévue en 2010), dont lemaître d’ouvrage et futur propriétaire est l’Université Paris-Sud11, d’une surface 68 de 6100 m2, l’INRIA disposera d’environ1600 m2• dans les bâtiments Digiteo 1 et Digiteo 2 de Palaiseau, dont lemaître d’ouvrage et futur propriétaire est l’INRIA, de surfacesrespectives de 6600 et 8400 m2, l’INRIA disposera de 3350 +2500 = 5800 m2 au total• dans le bâtiment Digiteo 1 du Moulon, dont le maître d’ouvrageet futur propriétaire est le CNRS, l’INRIA disposera de 880 m2sur une surface totale de 8300 m2• dans les bâtiments Digiteo 1 et Digiteo 2 du site <strong>CEA</strong> à <strong>Saclay</strong>,dont le maître d’ouvrage et futur propriétaire est le <strong>CEA</strong>,de surfaces respectives de 9250 et 1400 m2, l’INRIA disposerade 300 m2.En résumé, sur l’ensemble de ces projets cumulant environ 40 000m2, l’INRIA sera « nu-propriétaire » de 15 000 m2 mais aura la disposition(« usufruit ») de 8 600 m2. Par ailleurs, il est vraisemblablequ’une moitié des équipes communes avec ses partenaires trouventdans la partie restante de ces constructions les m2 nécessaires pourINRIA83
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYatteindre le total de 12 000 m2. L’INRIA attire cependant l’attentionsur l’extrême complexité du montage en cours.Par ailleurs, l’institut aura vraisemblablement, à terme, un besoinsupplémentaire de 3 000 m2 (inscrits dans la demande du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>et inclus dans le projet Digiteo phase 2 69 ) au-delà des 12 000m2 dont il pense pouvoir disposer avec les constructions PCRI etDigiteo. Il est demandé à ce que ces 3000 m2 soient financés dans lecadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>. Dans la fiche décrivant le projet Digiteo, ces3000 m2 ont été inclus dans « la phase 2 de Digiteo ».INRIA8468 Toutes les surfaces mentionnées dans la suite de cette note sont dessurfaces SHON 2 Pour un investissement en fonds propres de près de 13 M€ H.T
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 200969 Voir fiche « Digiteo »INSTITUTD’OPTIQUEGRADUATE SCHOOLL’ÉTABLISSEMENTL’Institut d’Optique est un établissement privé d’enseignement supérieuret de recherche, créé et doté par la loi de 1920 d’une missiond’utilité publique de développement de l’industrie françaisede l’optique fondée sur la recherche, la valorisation et la formation.L’IOGS est aujourd’hui le premier centre occidental de formationen optique au niveau ingénieur et master recherche par le nombrede diplômés (une centaine par an). L’offre de formation au niveau« Graduate » inclut :• trois filières dans le cursus grande École d’ingénieur : classique,innovation-entrepreneur, et par apprentissage• un cycle Master recherche et un master européen erasmusmundus• les études doctorales dans le cadre de son centre de recherche,le Laboratoire Charles-Fabry de l’Institut d’optique(LCFIO)• le CFA-SupOptique, centre de formation par apprentissagePour sa mission de recherche, l’Institut d’Optique Graduate Schools’appuie sur un partenariat fort avec le CNRS et l’Université Paris-Sud11 concrétisé par une unité mixte de recherche, le LCFIO,par ailleurs membre du RTRA Triangle de la Physique. Le LCFIOaccueille environ 150 personnes. Il est structuré en 6 groupes derecherche de visibilité internationale dont les thèmes de recherchesont au centre de la recherche actuelle en optique, que ce soit par leurimportance pour le progrès des connaissances ou par leurs ouverturesvers le développement socio-économique (optique atomique,optique quantique, nanophotonique et électromagnétisme, matériauxnon linéaires et applications, lasers et biophotonique, systèmeset composants optiques).La direction des relations industrielles constitue le point d’entréepour répondre aux besoins exprimés par le milieu industrielen s’appuyant sur la plate-forme de transfert technologie IOTechIngénierie, sur le service de formation permanente, qui proposedes stages de formation sur catalogue ou spécifiquement adaptésà la demande d’une entreprise partenaire. L’IOGS est depuis 2006« Institut Carnot », label qui distingue les établissements menant uneforte proportion de recherche en association avec l’industrie.Au total, l’établissement accueille 522 personnes dont 58 enseignantschercheurset chercheurs permanents, 80 ingénieurs/techniciens/administratifs, 311 étudiants dans le cycle ingénieur et/ou master, 67doctorants et une dizaine de post-doctorants et visiteurs.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESCréation d’activités économiques fondées sur l’innovation technologiquepar un renforcement du continuum enseignementrecherche-valorisationLe renforcement du couplage entre recherche et industrie favorisantle transfert technologique est une priorité de l’lOGS. Au delà desmécanismes partenariaux habituels, l’IOGS a ouvert en 2006 unenouvelle filière de formation. Cette filière innovation-entrepreneurs(FIE) a pour but de former de jeunes diplômés à la création d’activitésde hautes technologies. Les élèves du cycle ingénieur choisissantINSTITUT D’OPTIQUE GRADUATE SCHOOL85
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYINSTITUT D’OPTIQUE GRADUATE SCHOOL86cette filière travaillent sur des idées à fort potentiel issues de laboratoiresou d’entreprises. Ils examinent, à partir du concept initialtoutes les conditions nécessaires à une création d’activité, c’est à direl’existence d’un marché, l’existence et la viabilité d’un business modelet la faisabilité technique d’un produit servant ce marché. Ce conceptde formation se développant sur le terreau fertile des idées issues dedifférents laboratoires constitue un moteur efficace de valorisationpar transfert technologique.Le récent déménagement de l’établissement sur le site de Palaiseaua concerné l’ensemble des activités de formation et une majorité desgroupes de recherche. Seuls deux groupes de recherche sont restéssur le site d’Orsay (Bâtiment 503, plateau du Moulon), laissant ainsidisponible une surface importante de locaux certes vieillissants maisfonctionnels et parfaitement adaptés à des activités scientifiques ettechniques. Ce bâtiment, situé au cœur du campus du plateau de<strong>Saclay</strong>, réunit, en termes de surfaces, d’espaces aménageables, desituation et d’environnement, des conditions très favorables pour ydévelopper « l’Ecosystème FIE ».L’Ecosystème FIE, est matérialisé par un bâtiment entièrementdédié à l’innovation technologique en optique et photonique oùtravaille l’ensemble des acteurs impliqués dans le continuum de valorisation.Depuis environ un an, ce bâtiment abrite des activités derecherche, de jeunes entreprises dans le domaine des hautes technologieset des groupes d’élèves travaillant sur la création d’entreprise.La proximité géographique de ces acteurs rend possible des interactionsquotidiennes encore renforcées par un certain nombre deprocessus imposés par l’établissement : 1) les entreprises hébergéesont obligation de participer à la formation des élèves de l’école et enparticulier à ceux qui ont choisi la filière innovation-entrepreneurs,2) les élèves de cette filière ont leurs bureaux et leur laboratoire deprototypage dédiés, 3) les chercheurs jouent un rôle de coachingscientifique sur les projets de création.Ce bâtiment construit il y a 40 ans doit bénéficier d’une rénovationintégrant une démarche d’environnement durable.La rénovation permettra d’optimiser les surfaces utiles (environ8000 m2) avec une répartition optimale entre les différentes activitésde l’Ecosystème FIE, soit :• 30 % de la surface dédiée aux activités recherche, de valorisation(y compris la centrale de technologie -caractérisation etsalle blanche-) et de transfert incluant la phase pré-incubationdes projets relevant de la FIE• 30 % de la surface dédiée à la formation FIE incluant une plateformetechnologique dédiée aux projets FIE• 40 % de la surface dédiée aux entreprises intégrées à l’EcosystèmeFIE.A échéance fin 2009, les surfaces seront occupées à 70 % par cesdifférentes activités.La rénovation devra s’effectuer par tranche de 30% de la surfacetotale afin de réserver une surface « tampon » pendant les travauxde rénovation pour assurer une continuité dans l’activité de l’Ecosystème.Afin de maintenir la très forte dynamique de cet Ecosystème(flux de création de 3-4 entreprises/an à partir de 2008, 12 entrepriseshébergées), il apparaît souhaitable d’initier une première phasede rénovation dès 2009-2010.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSIl est essentiel pour le dynamisme de notre économie de diffuserun esprit d’innovation et d’entrepreneuriat auprès des étudiants.L’enseignement supérieur a un rôle important à jouer dans ce domainepour que la création d’entreprises technologiques et innovantess’appuie à la fois sur le goût de la performance technique et sur lacompétence au service de véritables projets industriels. La Filière Innovation-Entrepreneur,dispositif de formation et de pré-incubationtechnologique dans un « écosystème de l’entrepreneuriat », répondà cette exigence. Cet Ecosystème a vocation à s’interconnecter auréseau de l’innovation du campus (IPHE, plateformes technologiques,incubateurs…) dont la coordination pourrait être assurée parla Maison de l’innovation. En favorisant le transfert technologique etl’innovation, il doit être un élément clé du renforcement du couplageentre recherche et industrie, une priorité commune à l’ensemble despartenaires du campus <strong>Saclay</strong>.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSL’enjeu du projet est la réhabilitation lourde d’un bâtiment existantsitué au sein du centre scientifique d’Orsay.Ce bâtiment dit « 503 » a hébergé l’Institut d’Optique jusqu’en 2007.L’opération permettra de livrer 10 500 m 2 de surfaces entièrementrénovées, intégrant une démarche environnementale compatible
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009avec les enjeux de développement local de la région et permettant deréduire les coûts de consommation et de fonctionnement du futurbâtiment.La construction existante, outre sa localisation favorable, présentedes avantages et atouts qui correspondent aux objectifs du programme:• bonne flexibilité de la trame structurelle• excellente stabilité notamment au regard de contraintes vibratoires,compatible avec l’installation de laboratoires de recherchede pointe• bâtiment béton armé présentant une bonne inertie thermique• présence d’un niveau enterré aveugle favorable à l’installationde laboratoires à environnement contrôlé.Le réemploi de la construction, plutôt que sa démolition et reconstruction,permet de :> maintenir les activités déjà présentes dans le bâtiment> réduire les délais de réalisation> réduire les coûts de constructions> s’inscrire dans une démarche environnementale en « recyclant» l’ensemble de la structure.Echéancier détaillé des coûts globauxAnnée 2009 2010 2011 2012 2013Coût de préparation/MOE/ 1,6 M€ 0,9 M€CT/Ass RC… (15%)Coût travaux rénovation 11 M€ 5,8 M€Financement <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> 9 M€(euros courants)INSTITUT D’OPTIQUE GRADUATE SCHOOL87
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYAGROPARISTECH88AGROPARISTECHVoir aussi fiche INRA, partenaire du même projetL’ÉTABLISSEMENTAgroParisTech, établissement créé en 2007 par la fusion de troisgrandes écoles complémentaires 70 compte aujourd’hui 1800 étudiantsdont 450 doctorants - effectif qu’il souhaite porter à 2500 en2015 - et 250 enseignants-chercheurs. C’est un des tout premiers 71ensembles d’enseignement supérieur de type « graduate school »au Monde couvrant, à cette dimension, une largeur de domainesallant des productions primaires (agriculture, forêt) en passant parles transformations à finalités alimentaires ou non, la nutrition et lasanté, l’eau, l’environnement, les territoires. La formation y est multidisciplinaire,développant les approches systémiques, avec un fortapport de mathématiques appliquées et de sciences économiques etsociales. L’école fait partie des toutes premières grandes écoles d’ingénieursfrançaises et les étudiants ont des débouchés très larges etaisés, dont un tiers dans des secteurs d’emploi en dehors des domaines« naturels » de l’école : l’originalité de la formation, fondée sur lacomplexité des systèmes vivants, y est très appréciée.L’école porte aujourd’hui 3 cursus d’ingénieur Bac+5 (issus des écolesd’origine mais qui s’effaceront au profit d’un seul cursus à la rentrée2010), un Master en sciences et technologies du vivant et de l’Environnement(STVE) structuré en 4 mentions et 22 spécialités généralementcohabilitées avec d’autres établissements d’enseignementsupérieur (dont 9 avec des partenaires du campus), l’école doctoraleABIES 72 , de 450 doctorants, le cursus d’ingénieur du GREF. Elledispose de 4 sites en région Île de France (2 dans Paris, Massy et Grignon)et 4 sites provinciaux (Nancy, Montpellier, Clermont-Ferrand,Kourou). AgroParisTech inscrit son développement au cœur de deuxalliances complémentaires : le pôle sciences et technologies du vivantet de l’environnement (et singulièrement le GIS STVE Île deFrance 73 ) et le PRES ParisTech.Conjointement avec les effectifs de l’INRA, partenaire de ce projet, lacommunauté de travail regroupée sur le <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> comptera1200 chercheurs et enseignants-chercheurs (dont 300 sur le site del’Inra à Jouy-en-Josas) et 800 personnels Aitos (dont 450 sur le sitede Jouy).C’est donc au total près de 3.500 personnes qui seront, dès2015, sur le site de Palaiseau et 4.200 personnes sur l’ensemble ducampus de <strong>Saclay</strong>.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESAgroParisTech souhaite regrouper dans les meilleurs délais (2015)sur le <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong>, son siège et l’ensemble de ses activités franciliennes,aujourd’hui réparties sur 4 sites, en les associant, dans unprojet conjoint, aux deux tiers des forces franciliennes de l’INRAdont l’implantation serait par là même fortement rationalisée.Ce regroupement radical, impliquant les deux acteurs français eteuropéens majeurs en ces domaines, donnera à l’ensemble une cohérenceet une visibilité exceptionnelles, avec une activité d’enseignementen un seul lieu (<strong>Saclay</strong>) et des forces de recherche associéesproches et réparties sur deux sites (<strong>Saclay</strong> - dont Jouy - et Versailles)où l’on peut clairement identifier quatre thématiques : productionagricole et développement durable des ressources, des milieux etdes territoires, alimentation (ingénierie agro-alimentaire, microbiologie5,nutrition), biologie animale 74 (physiologie, génétique)sur le <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> et biologie végétale (génétique, physiologie,biotechnologies) à Versailles.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour le campus globalementCe projet conjoint AgroParisTech/INRA apporte au campus unedimension nouvelle et de niveau international dans les domaines
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009des « sciences et ingénierie du vivant appliquées à l’agriculture etl’alimentation durables et l’environnement ». Ce regroupement permetde faire jouer pleinement une boucle de l’innovation « recherche-enseignement supérieur-valorisation économique et sociétale »sur des enjeux majeurs ; son niveau académique, l’ampleur des domainescouverts, la transversalité scientifique mobilisable associantsciences et technologies du vivant aux sciences de l’ingénieur et auxsciences économiques et sociales, donnent à ce pôle une vocationde premier plan mondial comparable aux meilleures universités ences domaines comme California Davis, Cornell, Georgia ou UrbanaChampaign aux USA Etats-Unis ou Wageningen en Europe.Assurant en soi un rapprochement décisif entre les moyens et activitésd’enseignement et de recherche des deux partenaires, il permetd’envisager des développements majeurs et porteurs d’innovationsoriginales avec les autres forces du campus : avec en particulier lesmathématiques appliquées et les sciences économiques et socialesfortement présentes sur le pôle de Palaiseau mais aussi avec lesautres partenaires (l’Université Paris-Sud 11 en particulier) dansles champs plus disciplinaires comme avec d’autres thématiques ducampus : biologie/santé, climat-environnement, énergie et chimie,notamment. C’est ainsi que pourront poursuivre leur développementau meilleur niveau les synergies inter établissements au seinde ParisTech Sud et avec les autres partenaires du plateau, tout particulièrementl’Université Paris-Sud 11 avec les synergies entre l’écoledoctorale ABIES et l’école doctorale « Sciences du végétal », le masterSTVE précités.En matière de valorisation, la halle technologique « inter-universitaire» offrira au secteur agroalimentaire, et notamment à ses PME,une capacité d’innovation adossée aux meilleures équipes ; de même,les nouveaux défis d’une production agricole durable trouveront demanière générale mais aussi au travers de l’accompagnement concretde la valorisation du territoire agricole local, les moyens de réponsesappropriés.Enfin, ce pôle AgroParisTech/INRA apportera ses dispositifs expérimentauxoriginaux, tout en tirant lui-même partie des grandesplateformes de recherche présentes ou à venir sur le site. Il apporteraenfin son expertise spécifique aux réflexions prospectives plus largeset ouvertes qui se développeront sur le plateau entre les partenairesdes mondes économique, social et académique afin d’adapter enpermanence les orientations stratégiques de chacun et de générerles synergies nécessaires entre ces partenaires.Pour l’établissement lui-mêmePour AgroParisTech, ce regroupement en un seul lieu de ses 4 sitesfranciliens est décisif tant en termes de dynamique interne à ce nouvelétablissement que pour mettre un terme à des coûts de fonctionnementhumainement, économiquement et environnementalementpeu soutenables ; ce sera l’occasion également de doter cette école delocaux dignes de l’ambition internationale de premier plan qui est àl’origine de sa création.Son regroupement avec les laboratoires de l’INRA permettra depoursuivre l’objectif de dispenser une formation fortement adossée àla recherche, de mettre en place un cursus d’ingénieur unique au lieudes 3 cursus actuels issus des écoles d’origine 75 , de développer desspécialités de master dans ses domaines originaux de compétencesadossées aux meilleures équipes de recherche, d’intensifier encoresa politique doctorale tournée vers le monde économique et l’actionpublique, de développer une formation continue et un appui à lacréation d’entreprise dans un environnement très favorable.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSLes caractéristiques de l’implantationL’implantation d’AgroParisTech sur la zone Palaiseau est conformeà son identité de sciences et technologies, laquelle caractérise fortementce pôle ; adossé à Danone, c’est un « quartier » agricole etalimentaire qui se crée, sans doute rejoint plus ou moins rapidementpar des instituts techniques (le CETIOM 76 s’est déjà déclaré en cesens) ou d’autres établissements ou PME du secteur agro-alimentairenotamment.La conception du projet permet une bonne rationalisation par rapportà la situation actuelle. Les exigences au regard des standardsarchitecturaux, environnementaux et internationaux ont été prisesen compte.Le projet qui a bénéficié de l’expertise de la SCET et de la validationde Polyprogramme -programmiste de l’OIN - consiste à créer unesuperficie de près de 80 000 m2 77 . Ainsi, par rapport à la situationactuelle :• les surfaces consacrées à l’enseignement passeront à 18.000 m2(-16 %), malgré une augmentation prévue de près de 40 % d’iciAGROPARISTECH89
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYà 2015 du nombre d’étudiants• les surfaces consacrées à la recherche augmenteront de plus de40 % (35.000 m2) en intégrant une halle technologique de 4 000m2, à la hauteur de l’ambition internationale précitée• les surfaces pour l’administration diminueront de près d’unquart à 16 000 m2.Une mutualisation d’une partie de ces surfaces a été proposée avecl’appui de Polyprogramme.Aux fins d’expérimentations, le pôle souhaite bénéficier de l’apportcomplémentaire de 30 ha de terres agricoles s’ajoutant aux 70 haactuellement exploités.décision interministérielle pour déterminer les parts respectivesdu « plan campus » et d’autres financements publics, dont celui duministère de l’agriculture qui soutient fortement le projet.Le financementL’étude approfondie conduite avec l’appui de la Caisse des Dépôts apermis de confirmer le coût global de 272 M€ estimé en juin dernier(dépôt de la lettre d’intention), sans préjudice des mutualisationsproposées (Cf. ci-dessous).AGROPARISTECH90Les conditions de financement se sont améliorées depuis juin dernieret sont désormais les suivantes :• Cessions d’actifs : évaluées, fin 2008 selon deux expertises complémentaires,à 180M€ au lieu de 60M€ en juin (et sur la base d’un tauxde retour disponible de ces produits de cession de 100 %)• Apports de l’INRA : 20M€• CPER : 10M€ (sous réserve de l’accord de la Région)• Mutualisation de certains investissements : impact de 38M€ surle projet AgroParisTech 78Les conditions de financement sont maintenant bien définies : s’agissantde la seule construction, le taux de financement est de plus de75 % (avant mutualisation) et de 90 % (si mutualisation), ce qui estexceptionnel dans le domaine de l’enseignement supérieur et de larecherche, soit un besoin de financement résiduel respectivementde 38 M€ sur le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> pour les équipements mutualisés etde 24 M€ sur les budgets d’investissement « ordinaires » (soit moinsque le coût de la seule mise aux normes énergétique et d’accès handicapés)pour une communauté de 3500 personnes. Un partenariatpublic–public (avec la Caisse des dépôts) est sollicité pour ce projet,qui couvrira également la maintenance et l’entretien du bâtimentpendant 30 ans. Le « bouclage financier » devra faire l’objet d’une70 Institut national agronomique Paris-Grignon, École nationale du génierural, des eaux et des forêts, École nationale supérieure des industriesagricoles et alimentaires. 71 Seule l’Université agronomique de Wageningen,aux Pays-Bas, aurait une taille supérieure, même en excluant les niveauxbachelor afin de donner du sens à la comparaison. 72 Agriculture,Alimentation, BIologie, Environnement, Santé. 73 GIS de rechercheet formations associées regroupant AgroParisTech, École nationalevétérinaire d’Alfort, École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles,Institut National de la Recherche Agronomique, CEMAGREF, Agence françaisede sécurité sanitaire des aliments. 74 Essentiellement sur le site de Jouy.75 Celui-ci devrait être mis en place dès la rentrée 2010, malgré les conditionsde dispersion géographique actuelles auxquelles il est donc urgentde mettre un terme. 76 Centre technique interprofessionnel des oléagineuxmétropolitains. 77 Sans préjudice des possibilités de mutualisation évoquéessous § Financement. 78 Hypothèse de prise en charge par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>en particulier de : halle technologique, restauration, sports, salles de cours,bibliothèque sur le pôle Palaiseau.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009L’Institut TELECOM dispose également d’une compétence originaledans l’innovation et le transfert reposant notamment sur une filialede valorisation et trois incubateurs actifs.Labellisé Institut Carnot, l’Institut TELECOM comporte quatre grandesécoles (trois d’ingénieurs et une de management) : TELECOMParisTech (Paris), TELECOM SudParis (Evry), TELECOM Bretagne(Brest/Rennes/Toulouse), TELECOM École de Management (Evry).S’y ajoutent deux écoles d’ingénieur filiales en GIE, deux écoles d’ingénieurassociées et une fondation dédiée (Fondation TELECOM).Il est membre des PRES UniverSud Paris (pour TELECOM SudPariset TELECOM École de Management), ParisTech (pour TELECOMParisTech) et UEB (pour TELECOM Bretagne).L’effectif permanent de l’établissement public administratif InstitutTELECOM est de 1070 personnes au niveau national en 2008, dontles deux tiers en Ile-de-France. Ces effectifs, sont à peu près doubléspar ceux des personnels non permanents ou relevant d’autresétablissements (CNRS, INRIA, INSERM, etc.) mais localisés dansles locaux de l’Institut TELECOM au sein d’équipes mixtes, portantl’effectif global à plus de 2000 personnes.INSTITUT TELECOML’ÉTABLISSEMENTL’Institut TELECOM est un établissement d’enseignement supérieur,de recherche et d’innovation en sciences et techniques de l’informationet de la communication (STIC). Il conduit une recherchereconnue dans des domaines clefs tels que les réseaux du futur, lescontenus et services, les usages et la culture numérique.5500 personnes sont en formation à l’Institut TELECOM (hors écolesassociées) dans les formations d’ingénieurs (environ la moitié desétudiants), de managers, de masters of sciences, de diplôme nationalde master, de mastères spécialisés ou en doctorats. Parmi eux, 3500appartiennent aux écoles franciliennes. Ces chiffres sont en croissance(+5 % /an).Effectifs transférables à Palaiseau(provenant tous des écoles franciliennes) :CatégoriestransférablesEffectiftransférableactuel (2008)Effectiftransférableprojeté (2014)Elèves 571 701Masters 135 245Doctorants 363 393Enseignants /316 358chercheursPersonnels Adm/179 199tech dont soutien laboTotal 1 564 1 896INSTITUT TELECOM91
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYINSTITUT TELECOM92LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESEn s’implantant sur le plateau de <strong>Saclay</strong> en 2014, l’Institut TELE-COM souhaite contribuer à la création d’un cluster scientifique ettechnologique dans un environnement favorisant la diversité et larichesse des parcours de formation, stimulant la recherche et l’innovation,porteur de sens au niveau international, et cohérent avec lesthématiques scientifiques prioritaires de l’établissement.Cette nouvelle localisation permettra la croissance de TELECOMParisTech, de TELECOM SudParis et de TELECOM École de Managementau-delà des campus actuels saturés.Cet ensemble vise l’accueil d’activités phares de TELECOM Paris-Tech (tronc commun et enseignements d’options, laboratoires, incubation/valorisation,direction) et de TELECOM SudParis et TE-LECOM École de Management (enseignements d’options, mastersof science, laboratoires, valorisation)Cette implantation est déterminante pour le développement de l’InstitutTELECOM. Elle se conçoit à terme comme l’implantation principalede l’Institut TELECOM en Ile-de-France, que complèterontles campus de Paris et d’Evry. L’Institut conservera une implantationsur Paris intra muros pour ses écoles, et tout particulièrement TE-LECOM ParisTech et TELECOM École de Management, pour yexercer des activités en cohérence avec ses partenariats parisiens(formation initiale et continue, « executive education », recherche,incubation dans les services web, coordination internationale). Cecampus parisien pourra accueillir des manifestations et activités despartenaires du <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong>.En dehors des opérations liées à la reconfiguration des activités internesà ses écoles, l’Institut TELECOM prévoit de contribuer à troisopérations partenariales principales :• contribution au déploiement de Digiteo (surfaces additionnellespour des équipes dédiées) dans le cadre de son élargissementpotentiel• contribution à Nano-Innov (surfaces additionnelles pour deséquipes dédiées)• accueil au sein des locaux de l’Institut TELECOM de forces derecherche de l’ENSTA ParisTech spécialisées en STIC.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Fort de 2000 personnes, le campus Institut TELECOM à Palaiseaucontribuera à la masse critique du projet global du plateau dans ledomaine des STIC. Il le complétera en apportant des compétences depointe uniques et reconnues dans le domaine des « télécommunications» (de la physique des communications aux services et réseauxde télécommunications, de la conception matérielle et logicielle desystèmes complexes à l’étude des usages, de la recherche fondamentaleà la recherche appliquée).Sa présence viendra consolider les collaborations déjà existantes etpermettra l’exploitation d’un potentiel considérable dans le cadre delogiques convergentes (environnement scientifique cohérent avecla consolidation des partenariats, contexte pédagogique renforçantles alliances actuelles, contribution au volet économique du projetglobal).L’Institut TELECOM apportera un savoir-faire distinctif en termesde soutien à l’innovation et au développement économique et uneréelle culture de l’entrepreneuriat.Enfin, l’Institut TELECOM est prêt à apporter sa contribution à lamutualisation de compétences et de ressources, et prêt à s’impliquerdans la gouvernance.Pour l’établissement lui-mêmeL’Institut TELECOM, au travers d’une implantation charnière à Palaiseauau cœur du « quartier des STIC », bénéficiera des conditionslui permettant des collaborations dynamisées qui seront le vecteurde la croissance ambitionnée.L’envergure internationale du cluster contribuera à la consolidationde sa visibilité.Des conditions d’accueil améliorées pour les élèves et personnelsconstitueront un facteur d’attractivité eu égard aux limites des locauxactuels.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Positionné en connexion étroite avec Digiteo, Nano-Innov,l’INRIA, l’École Polytechnique et l’ENSTA ParisTech, l’Institut TE-LECOM vise des coopérations facilitées et des partenariats consolidésainsi que les retombées des interactions avec l’ensemble desacteurs du plateau de <strong>Saclay</strong>.Enfin, le site de Palaiseau concourra à la structuration thématique del’Institut TELECOM en Ile-de-France au travers d’une spécialisationthématique de ses campus en fonction des partenariats structurantsnoués sur chacun d’entre eux :• Palaiseau : réseaux et systèmes de communication (en lien avecDigiteo, System@tic Paris-Région)• Paris : contenus, usages, services multimédias (en lien avec CapDigital, Paris VI…)• Evry : entreprise numérique (facilité par la colocalisation d’uneécole d’ingénieurs et d’une école de management).LE POINT SUR LES OPÉRATIONSLes surfacesLe bâtiment propre à l’Institut TELECOM sur le site de Palaiseau,d’une surface utile de 20 600 m2, doit permettre de répondre auxobjectifs de « respiration » (ajustement aux normes constatées pourdes usages comparables) ; de croissance envisagée sur le moyenterme (2015) ; de cohérence en termes de transfert d’activités et detypes de population.Cette surface incorpore des locaux mutualisés à usage commun auxtrois écoles de l’Institut TELECOM présentes sur le site (TELECOMParisTech, TELECOM SudParis et TELECOM École de Management).Ne sont pas comprises en revanche les surfaces relevant d’unusage commun avec d’autres partenaires (mutualisations InstitutTELECOM/Digiteo, Nano-Innov, ENSTA ParisTech, mutualisationspédagogiques et incubation, mutualisations support)Les coûts / le financementLes ressources dont disposera l’Institut TELECOM pour contribuerau financement résulteront de :• La vente de logements étudiants (« Maisels ») à Paris• La fin de locations existantes ou programmées à court terme• La mise en location de surfaces libéréesL’opération est envisagée dans le cadre d’un partenariat public privésur 30 ans.Sur la base d’un coût de construction estimé à 78,5 M€ (hors terrain),de frais de maintenance/exploitation de 38 M€ pour la périodedes 30 ans, et d’une contribution aux équipements mutualisés derestauration de 6 M€, l’opération pourrait être financée par :• un versement initial de 32,9 M€• le versement d’un loyer annuel de 4,6 M€ pendant 30 ansL’Institut TELECOM serait en capacité d’assurer le financement dela moitié de ce loyer, le reste (2.3 M€ par an sur 30 ans, correspondantà un investissement de 25,8 M€ auxquels s’ajoutent le coût dela maintenance et les frais financiers) étant donc démandé au <strong>Plan</strong>campus.Ces estimations n’intègrent pas le coût des surfaces mutualisées avecdes partenaires externes et pour lesquelles l’Institut TELECOM nedispose d’aucun financement (notamment logements étudiants).Elles n’incorporent pas l’opération mutualisée Institut TELECOM/Digiteo concernant 3000 m 2 de surface utile. Le financement de cetteopération de 11 M€ est demandé dans le cadre du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>.INSTITUT TELECOM93
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYet spatial traitement de l’information et systèmes complexes, prospectiveet synthèse.Sa mission est de « développer et orienter les recherches dans le domaineaérospatial » et en particulier :• effectuer ou faire effectuer les études et recherches intéressantl’industrie aérospatiale• réaliser les moyens d’essais et de calcul au profit de la rechercheet de l’industrie aérospatiale et les mettre en œuvre• assister en tant qu’expert les organismes et services officiels• contribuer à la formation à la recherche et par la recherche.Ses effectifs sont de 2047 personnes dont 1667 personnels scientifiqueet technique, 230 doctorants et post-doctorants. Plus de 1300personnels se trouvent en Ile-de-France dont 335 à Palaiseau, site oùl’ONERA est présent depuis 1947.ONERA94ONERAOFFICE NATIONALED’ÉTUDESET DE RECHERCHESAEROSPATIALESL’ÉTABLISSEMENTCréé en 1946, premier acteur en France de la recherche aérospatiale,l’ONERA est un établissement public à caractère industriel et commercial,placé sous la tutelle du Ministère de la Défense.Pont entre la recherche amont et l’application technologique, il développeet oriente ses recherches pour l’industrie aérospatiale et dedéfense européenne. L’ONERA regroupe tout le spectre de compétencesnécessaires au domaine aérospatial : énergétique, aérodynamique,matériaux et structures, physique des écoulements, électromagnétisme,optique, physique de l’environnement atmosphériqueLA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESOpération d’ores et déjà programméeL’ONERA est actuellement présent sur trois sites en Ile-de-France :Châtillon, Palaiseau et Meudon. Depuis 2004, l’ONERA transfèreprogressivement ses départements scientifiques et ses laboratoiresde Châtillon vers Meudon et Palaiseau. A terme, il est envisagé dene conserver que deux sites en Ile-de-France : Palaiseau et Meudon.Cependant une telle opération ne figure pas au <strong>Plan</strong> quinquennald’investissement (PQI) adopté en décembre 2008.Au titre des programmes d’investissement 2007-2008 a été engagéla construction d’un nouveau bâtiment au Centre ONERA de Palaiseau.A la fin de l’année 2010, ce bâtiment accueillera environ300 chercheurs et doctorants et sa mise en service s’accompagnerad’une modification de la géographie du site avec notamment l’ouvertured’une nouvelle entrée et la construction d’un poste d’accueil àl’opposé de l’actuel accès. Les domaines scientifiques et techniquesconcernés sont notamment le traitement de l’information et les étudesde synthèse.La construction de ce nouveau bâtiment d’une superficie SHON de9400 m2 est financée par l’ONERA.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Opérations nouvellesL’ONERA prévoit d’ici 2012 la concentration de certaines de ses activitésà Palaiseau pour y développer ses synergies internes et accroîtrecelles externes vers les autres laboratoires du Triangle de la physique.A ce titre deux opérations sont envisagées :• le déménagement du Laboratoire d’étude des microstructuresqui constitue l’unité mixte entre l’ONERA et le CNRS, pourle rapprocher des laboratoires universitaires du <strong>Campus</strong> et dudépartement de physique de l’École Polytechnique (surface 2325 m2 sur un terrain à définir pour un coût de réalisation de7 M€) ;• le regroupement des activités de la branche scientifique « physique» : optique haute résolution et mesures physiques (7 900 m2pour un coût de réalisation de 17,9 M€).Ces deux opérations ont un caractère mutualisant :• elles augmenteront le potentiel du RTRA Triangle de la physique• elles augmenteront le potentiel de coopération avec l’Institutd’Optique (convention Précision)• elles permettent de réaliser une synergie autour du LEM dans ledomaine matériaux / physique des microstructures• elles contribuent au potentiel « est du plateau » en liaison avecl’ENSTA ParisTech et MINES ParisTech.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSL’ONERA s’est investi fortement dans le développementscientifique sur le plateau :• une relation forte existe entre l’ONERA et certains laboratoiresde l’École Polytechnique• depuis 2004 l’existence du laboratoire SONDRA, qui est unlaboratoire commun entre Supélec, l’ONERA, la Defence Scienceand Technology Agency (DSTA, Singapour) et la National Universityof Singapore (NUS). Il a pour mission de conduire desrecherches de base, non classifiées, dans les domaines de l’électromagnétismeet du traitement du signal appliqués au radar• l’ONERA est également membre du pôle de compétitivité Systém@ticParis-Région depuis 2005 ;• l’ONERA est membre fondateur du RTA Triangle de la physiquedepuis 2006• l’ONERA a obtenu le label « Institut Carnot » en 2007 et travailleen partenariat avec d’autres établissements bénéficiant desmêmes labels présents sur le plateau : Institut d’Optique GraduateSchool avec lequel une convention de recherche existe, C3S-Supélec-École Centrale de Paris, MINES ParisTech (méthodesinnovantes pour l’entreprise et la société) et le <strong>CEA</strong> LIST.Les retombées pour l’établissement lui-même• les perspectives offertes par le projet de transfert sur le <strong>Campus</strong>du laboratoire des matériaux de MINES ParisTech, dans unnouveau bâtiment• les possibilités d’une coopération accrue avec l’ENSTA Paris-Tech• bénéficier enfin de moyens de transport permettant la déserteeffective du plateau de Palaiseau.Ce dernier point étant fondamental pour le succès du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>de <strong>Saclay</strong>.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSL’ONERA termine un nouveau bâtiment de 9400 m2 financé surfonds propre qui devrait accueillir de nouvelles équipes dés 2010.L’ONERA souhaiterait d’ici 2012 installer sur le <strong>Campus</strong> le Laboratoired’étude des microstructures 79 (2325 m2 pour un 7 M€) etdes activités de la branche scientifique « physique » : optique hauterésolution et mesures physiques (7 900 m2 pour un coût de réalisationde 17,9 M€).A plus long terme, il serait envisageable de regrouper une grandepartie des activités présentes sur le site de Châtillon à Palaiseau.Une telle opération nécessiterait la construction de 31000 m2 avecun financement restant à trouver de 35 M€.79 Unité mixte entre l’ONERA et le CNRS.ONERA95
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLes effectifs totaux de l’université :• 2 885 enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants• 2 900 personnels administratifs et techniques• -26 878 étudiants en formation initiale• 4 383 stagiaires au titre de la FC et VAETotal : 37 046 personnes.UNIVERSITÉ PARIS-SUD 1196UNIVERSITÉPARIS-SUD 11L’ÉTABLISSEMENTL’Université Paris-Sud 11 est constituée de cinq UFR (sciences,médecine, pharmacie, droit-économie-gestion, STAPS), trois IUT(Orsay, Sceaux, Cachan), une école d’ingénieurs interne (IFIPS). Lesmissions essentielles de l’université sont :• la formation initiale et continue• l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants• la recherche scientifique et technologique et la valorisationdes résultats• la diffusion de la culture et de l’information scientifique• la coopération internationale.En couvrant par ses 9 composantes tout le cône sud-francilien, sur3 départements et 14 communes, avec près de 27 000 étudiants, 21écoles doctorales dont 15 en sceau propre et près de 120 laboratoiresde recherche reconnus, l’Université Paris-Sud 11 joue aujourd’hui unrôle structurant majeur sur ce territoire, amené à se confirmer. Lesraisons en sont l’importance de ses relations avec tous les plus grandsorganismes de recherche (CNRS, INSERM, <strong>CEA</strong>, INRIA, INRA),son engagement comme membre fondateur du PRES UniverSudParis et le développement de ses collaborations avec les nombreusesgrandes écoles présentes dans son environnement (École Polytechnique,Supélec, École Centrale Paris, ENS Cachan, Institut d’Optique,ENSTA ParisTech, HEC….).Les effectifs concernés par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> sont6100 enseignants-chercheurs, chercheurs, enseignants, administratifset techniques, 11 700 étudiants.Total : 17 800 personnes.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESL’Université est déjà implantée sur le plateau avec l’Institut universitairetechnologique et l’IFSIPS 80 , des laboratoires de recherche enphysique et physique / STIC (LPS, LAC, LIMSI) ainsi que par le pôlevégétal (Institut de biotechnologies des plantes et station génétiquedu Moulon).Dans le cadre du contrat de projet État-Région 2007-2013, la créationd’un Pôle STIC sur le plateau du Moulon est déjà programmée.Cela permettra par les opérations PCRI et Digiteo de rassemblerl’ensemble des forces en informatique de l’université en étroite collaborationavec le CNRS et l’INRIA.La reconstruction d’une partie des bâtiments de l’université sur leplateau de <strong>Saclay</strong> est l’occasion de mener à bien des restructurationsde thématiques scientifiques en renforçant les dynamiques de coopérationsinterdisciplinaires qui existent déjà et en développant,grâce à la proximité ainsi créée, des collaborations avec les autrespartenaires scientifiques. Nous proposons une nouvelle structuration,essentiellement disciplinaire mais ouverte aux transversalitésdu projet global, en :• un pôle biologie-santé (biologie,pharmacie,médecine)• un pôle de nanoscience et de nanotechnologie• un pôle chimie
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009• un pôle physique• un pôle informatique• un pôle sciences de la terre• un pôle mathématiques• un pôle technologie• un pôle droit-économie-gestion• un pôle des sciences et techniques des activités des activitésphysiques et sportives• un pôle d’enseignements mutualisés 1er cycle et documentation• un centre de vie : logements, restauration, vie culturelle etc.L’opération qui s’étalera sur plusieurs années nécessitera unphasage.Les premières opérations devront concerner :• le pôle biologie-santé (100 000 m2 environ de constructionsnouvelles)• le pôle chimie (26 000m2 de nouveaux bâtiments)• une partie des locaux d’enseignement (autres que ceux de 1ercycle)• le pôle de nanoscience et de nanotechnologie (24 388 m2)• la reconstitution des 90 ha de terrain agricole d’un seul tenantnécessaires à la station végétale (ferme du Moulon).Seront ensuite concernés par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> :• le pôle physique, le pôle droit-economie-gestion, le pôle sciencesde la Terre• les autres pôles, avec la partie des enseignements de 1er cycle,la documentation et l’ensemble administratif et technique serontrelocalisés dans une dernière phase.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenairesLe rapprochement d’un certain nombre de partenaires académiquessur un même lieu renforcera les collaborations existantes et en permettra,sans aucun doute, la création de nouvelles.La mutualisation d’équipements scientifiques, de plates formes expérimentales(grands instruments, serveurs lasers, imageries, animaleries…),de la documentation et de bâtiments tels que, par exempleun centre de congrès ou une animalerie transgénique, sera un élémentde cohésion pour l’ensemble du plateau.Un projet également important pour l’université est le développementavec Supélec, l’ENS et l’École centrale du Collège des sciencesde l’Ingénierie et des systèmes (CSIS). Le Collège CSIS a vocationà promouvoir les sciences des systèmes, les sciences et technologiesde l’information dans le cadre du RTRA Digiteo et les sciences pourl’ingénieur en lien étroit avec le RTRA Triangle de la physique.La valorisation de la recherche sera favorisée par la proximité avecles partenaires industriels. Cette proximité permettra égalementune meilleure adaptation de l’enseignement à tout niveau LMD, favorisantainsi l’entrée des étudiants dans la vie active au service despartenaires industriels.Pour l’établissement lui-mêmeLe regroupement sur un seul site d’une partie de l’université renforcerales dynamiques de coopération inter et transdisciplinaire. Larecherche fondamentale et la recherche appliquée ainsi rapprochéesseront plus productives.En proposant des conditions de travail dans des locaux répondantaux standards internationaux, l’Université Paris-Sud 11 renforcerason attractivité tant pour les chercheurs étrangers ou venant duprivé, que pour les étudiants français et étrangers.La création du pôle biologie-santé proche des pôles « chimie » et« physique » donnera à l’Université Paris-Sud 11 une force scientifiqueunique en France avec des applications dans le domaine de labiologie, de la santé et du médicament. La création de ce pôle estun exemple des restructurations des activités scientifiques que nousenvisageons à l’occasion du plan campus.Dans ce contexte, l’Université Paris-Sud 11 tient à conserver sonidentité et sa visibilité. Il faut que sur ce site l’implantation de sesbâtiments constitue un continuum, dont l’extension et la flexibilitéfavorisent les interfaces avec les partenaires, sans dispersion. La mutualisationde locaux, équipements ou services permettra à l’uni-UNIVERSITÉ PARIS-SUD 1197
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYversité une économie d’ensemble dont bénéficiera la communautéscientifique.LE POINT SUR LES OPÉRATIONSCette première phase du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> va permettre d’initier le regroupementde l’université sur le plateau de <strong>Saclay</strong> en créant unquartier biologie-santé et chimie. Elle permettrait aussi l’implantationdes nanosciences sur le plateau avec le déménagement del’Institut d’électronique fondamentale.Cette opération représente un montant de 440 M€ qui serait financéde la manière suivante :• <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> 375 M€• Contrat de Projet État Région 16 M€• Vente du site de Chatenay-Malabry. Le campus de Châtenay-Malabry (9 ha) a vocation à être valorisé après le départ de lafaculté de pharmacie. L’Université n’a pas encore eu connaissancede l’évaluation des domaines.UNIVERSITÉ PARIS-SUD 11Il serait nécessaire que cette opération d’envergure soit à court terme,complétée par la suite des opérations, notamment en ce quiconcerne :• la physique (le déménagement de l’Université Paris-Sud 11impactera fortement le paysage en rapprochant les équipes impliquéesen physique des particules ou en astrophysique• les bâtiments enseignement, faute de quoi l’objectif des rapprochementsdécrits dans le domaine de l’enseignement ne serontpas totalement acquis,• le reste de la recherche pour que soient pleinement réalisés lesobjectifs de fertilisation croisée décrits dans le dossier.9880 Institut de Formation d’Ingénieurs de la faculté Paris Sud.
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009UVSQUNIVERSITÉDE VERSAILLESSAINT-QUENTIN-EN-YVELINESL’ÉTABLISSEMENTCréée en 1991, l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelinesse caractérise par une forte pluridisciplinarité, qui se manifeste notammentpar la diversité de ses 31 laboratoires de recherche (dontune majorité d’UMR associées avec le CNRS, l’IRD, le <strong>CEA</strong> et l’IN-SERM), de ses deux instituts fédératifs de recherche et de son Observatoiredes sciences de l’univers 81 (OSU). L’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines contribuent à la formation à et par larecherche de 680 doctorants. Cette recherche est structurée autourde 6 grands pôles thématiques :• chimie-physique-matériaux-energies renouvelables• environnement, climat et développement durable• mathématiques-informatique-sciences pour l’ingénieur• biologie-Santé• cultures-humanités-sciences des sociétés• et institutions-organisations.Cette pluridisciplinarité permet à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines d’assurer une offre de formation riche et innovante(LMD, médecine, IUT, école d’ingénieurs) adaptée à l’évolutiondes métiers.l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines accueille près de16 000 étudiants, 1 360 enseignants-chercheurs et chercheurs, 621BIATOS sur une superficie de 115 319 m2 répartis sur 9 sites. Touten ayant des interactions fortes avec les départements limitrophesdes Hauts-de-Seine et de l’Essonne, elle a un ancrage dominant surle territoire des Yvelines (Versailles, Vélizy, Saint-Quentin-en-Yvelines,Mantes, Rambouillet, Le Chesnay), qui fait d’elle le seul établissementuniversitaire d’enseignement supérieur et de recherchedu département.Ce déploiement sur plusieurs sites permet une véritable intégrationde l’université dans son environnement et des partenariats forts àdifférentes échelles du territoire avec les collectivités locales et lesnombreux réseaux de ressources et compétences académiques (GIS,RTRA, GDR, DIM franciliens …) ou industriels, notamment autravers de cinq pôles de compétitivité – Advancity, Cosmetic Valley,Medicen Paris-Région, Mov’eo, System@tic Paris-Région - donttrois sont à vocation mondiale et de deux fondations partenarialesFondaterra et Moveotronics, créées en 2009.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESEn-dehors du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement(LSCE, UMR CNRS-<strong>CEA</strong>-Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)situé au cœur du plateau de <strong>Saclay</strong> à Gif, l’UniversitéL’UNIVERSITÉ DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES99
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYL’UNIVERSITÉ DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES100de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines est implantée pour l’essentieldans le département des Yvelines et n’est pas concernée par lesopérations immobilières du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> dans leur phase actuelle.Néanmoins par sa configuration géographique, l’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines tient sans conteste un rôle majeurdans l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche,car elle est garante de l’équilibre du développement du périmètre del’Opération d’intérêt national (OIN) Massy-Palaiseau-<strong>Saclay</strong>-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines,pour sa partie Ouest, qui bénéficieranotamment du désenclavement de sites comme Vélizy (avec lamise en place du tramway Chatillon-Viroflay) ou le développementde Versailles-Satory dans les années à venir.L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines entend doncjouer pleinement son rôle structurant sur la partie yvelinoise pardes partenariats très forts avec l’ensemble des acteurs de l’enseignementou de la recherche qui y sont situés. C’est dans cette perspectivequ’elle propose des thématiques bien identifiées sur plusieurssecteurs d’implantation. Certaines d’entre elles concernent directementle cluster technologique et scientifique autour du plateau de<strong>Saclay</strong> : Versailles Satory-Vélizy d’une part, où ses projets ambitieuxavec le cluster Mov’eoTec et le redéploiement de l’IUT de Vélizy(qui sera rejoint en 2010 par de nouvelles filières de l’ISTY, l’écoled’ingénieur de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines).Ses thématiques lui font jouer aussi un rôle stratégique dansun pôle scientifique et technologique complémentaire à celui duplateau de <strong>Saclay</strong> en Essonne à Saint-Quentin-en-Yvelines avec lerenforcement de sa recherche biomédicale et la construction de safaculté de médecine, et l’installation de son Observatoire des sciencesde l’univers. Ces nouveaux développements lui donneront, avecles laboratoires et les formations déjà existants, une compétenceunique en matière de sciences de l’environnement et de développementdurable. L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelinesmènera cette structuration territoriale dans un esprit d’appartenanceau PRES UniverSud Paris, de complémentarité, de volonté et demutualisation croissante.La priorité aux projets pluridisciplinaires, au cœur de la politique del’établissement, bénéficiera des structures légères et transversales :Institut patrimoines durables et créations, Institut de physique etchimie de la défaillance électronique et mécatronique, Équipe derecherche technologique et d’éducation avec la Bergerie nationale,Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (OVSQ) reconfiguré.Elle sera aussi encouragée par la participation accrue del’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines dans les réseauxou groupements de recherche (GIS climat environnement société,RTRA Digiteo, …) et dans le PRES UniverSud Paris. Seront égalementmobilisés les leviers des deux nouvelles fondations partenariales(Fondation Moveotronics, Fondaterra).L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sera un acteuressentiel du cluster climat-environnement du campus <strong>Saclay</strong>,en promouvant l’interdisciplinarité entre les équipes situées dansles Yvelines et les équipes essonniennes du LSCE, notamment vial’OVSQ et ses services d’observations et de données interdisciplinaires(économie, santé, composition atmosphérique).Le regroupement des équipes du LSCE au sein d’un bâtiment uniquesitué sur le site de l’Orme des Merisiers (bâtiment «climat», voir la fiche<strong>CEA</strong> page 53) permettra d’unifier la composante essonnienne del’OVSQ. Il rendra pleinement opérationnel son service d’observationdes gaz à effet de serre (ICOS), particulièrement stratégique pour lesliens interdisciplinaires avec l’économie environnementale.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSPour les établissements partenaires du plateau de <strong>Saclay</strong>Face à la prise de conscience des enjeux liés au positionnementdes établissements d’enseignement supérieur et de recherche françaisdans le paysage international, l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines s’est vigoureusement mobilisée dans la miseen place du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES)UniverSud Paris, dont elle a été dès l’origine un des acteurs fondateursavec ses partenaires sud-franciliens. Au niveau de chacune deses missions (recherche, formations, valorisation), l’Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines a privilégié dans sa logiquede développement la complémentarité avec les établissements ouorganismes d’enseignement supérieur et de recherche, les objectifsde mutualisation/coordination, l’ouverture constante à la pluridisciplinarité(en termes de formation mais également de publics) quisont des éléments structurants de la proposition pédagogique du
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009<strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong>. L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelinesdispose de spécificités disciplinaires et de compétences uniquessur l’OIN Massy–Palaiseau–<strong>Saclay</strong>–Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (lettres, sociologie, histoire, droit, médecine) et garantieaux établissements partenaires du <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong> une véritabletransdisciplinarité tant en recherche qu’en pédagogie. Les projetsdéveloppés par l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines(chaire sur les éco innovations, fondations partenariales Fondaterraet Moveotronics, Institut des langues et études internationales,Institut des patrimoines durables et création…) sont des axes garantissantles partenariats industriels et l’innovation. Les liens avecles collectivités et les industries sont très forts pour l’Université deVersailles Saint-Quentin-en-Yvelines au travers de sa politique deformation continue, d’apprentissage (CFA d’Alembert). L’Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines participera pour la partieyvelinoise à cette logique d’entreprenariat et de valorisation. Le développementdu plateau de <strong>Saclay</strong> s’accompagne de la nécessité deprivilégier une vie de campus autour d’espaces de convivialité rassemblantacteurs et partenaires, tout en préservant l’attractivité del’établissement et sa cohésion (stratégie offensive sur la question dulogement, politique documentaire renforcée avec les bibliothèquesuniversitaires de Versailles et bibliothèques universitaires de Saint-Quentin-en-Yvelines et MDE). Il convient également de poursuivreles initiatives culturelles et sportives largement tournées vers lescollectivités territoriales dont les liens particulièrement serrés avecl’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (partenariatDAC étendu sur Saint-Quentin-en-Yvelines mais également au territoiredes Yvelines) reflète toute la dynamique de l’établissementdans cette dimension.Pour l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-YvelinesL’impulsion supplémentaire donnée par la mise en place du <strong>Campus</strong>du plateau de <strong>Saclay</strong> devrait faire de ce territoire un pôle d’attractioninternational de grande envergure, probablement le plus importantde France. La mise en place du campus renforcera les synergies disciplinaireset transdisciplinaires de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines avec ses partenaires historiques et les nouveauxétablissements : l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelinesbénéficiera ainsi d’un accès aux infrastructures exceptionnelles duplateau de <strong>Saclay</strong> : plateformes technologiques d’envergure, logementsdédiés à l’accueil des étudiants et des chercheurs français etétrangers… et de dispositifs mutualisés notamment en communication.Le campus lui permettra de s’inscrire davantage encoredans le développement de réseaux de recherche et de formation,et de réseaux d’industriels. La présence d’une faculté de pharmacieau sein des partenaires du campus permettra à la faculté médicalede l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines de s’insérerplus naturellement dans la mise en œuvre de la réforme des étudesmédicales, et stimulera le développement de ses recherches biomédicales.La visibilité accrue du site, la facilitation des réseaux detransport qui résulteront du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>, devraient permettre àl’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines de développerdes collaborations au sein et au-delà du campus du plateau de <strong>Saclay</strong>,et de bénéficier encore davantage de l’effet attracteur de ce siteexceptionnel.81 Observatoire des Sciences de l’Univers.L’UNIVERSITÉ DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES101
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYDIGITÉO102DIGITÉOL’ÉTABLISSEMENTLe RTRA Digiteo, labellisé fin 2006 par le Ministère de l’Enseignementsupérieur et de la Recherche, a été fondé par le <strong>CEA</strong>, le CNRS,l’INRIA, l’École Polytechnique, Supélec et l’Université Paris Sud 11,auxquels sont maintenant associées l’École Centrale Paris, l’ÉcoleNormale Supérieure de Cachan et l’Université de Versailles St Quentin.Digiteo sera rejoint par les nouveaux arrivants sur le plateauENSTA ParisTech, Institut TELECOM et MINES ParisTech. Avecprès de 1300 ingénieurs, chercheurs et enseignants chercheurs surle plateau en 2008 et 2500 prévus en 2015, cet ensemble formeral’un des plus importants « clusters » mondiaux dans le domaine dessciences et technologies de l’information et de la communication.LA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESCette opération, initiée avant le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong>, est liée à la volontéde mutualiser les recherches en sciences et technologies de l’Informationet de la communication menées par neuf, et à terme pardouze établissements. Il s’agit d’une intégration forte, qui impliquedes bâtiments communs.Digiteo est ainsi accompagné par un programme immobilier destinéà rapprocher les équipes de recherche en privilégiant les sites où sontles étudiants : Moulon, où est déjà présente Supélec et où l’UnioversitéParis-Sud 11 a regroupé ses enseignements d’informatique, etPalaiseau où plusieurs établissements s’établissent à côté de l’ÉcolePolytechnique. Dans sa définition actuelle, ce programme porte surune partie des effectifs du RTRA : les équipes qui sont logées de façonprovisoire sur le plateau et les nouvelles équipes des fondateurs.Les nouveaux arrivants ont leur propre programme immobilier etdes mutualisations croisées sont à l’étude. L’Institut TELECOM ad’ores et déjà prévu de consacrer 3 000 m2 à la mutualisation d’activitésscientifiques. La présente fiche est restreinte au programmeen cours et les effectifs concernés figurent dans le tableau ci-contre.La première phase de ce programme, financée hors plan campus,(PCRI et Digiteo 1) est en cours de réalisation et doit être suivie dèsla fin des travaux de Digiteo 1 par une deuxième phase désignée cidessouspar Digiteo 2.Contenu de la première phase : PCRI et Digiteo 1• PCRI 82 comprend 83 6000 m2 à Moulon, sous maîtrise d’ouvrageUniversité Paris-Sud 11, destinés au LRI (Université Paris-Sud11-CNRS) et à l’INRIA.• Digiteo 1 comprend 24000 m2 en trois bâtiments : site <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>,maîtrise d’ouvrage <strong>CEA</strong> ; site Moulon, maîtrise d’ouvrage CNRS, àcôté du bâtiment PCRI ; site Polytechnique, maîtrise d’ouvrage IN-RIA. L’ensemble est confié à un maître d’œuvre unique (groupementde commande entre les trois maîtres d’ouvrage). Le coût total est de64 M€ TDC. 60 % du financement est apporté par les collectivités et40 % par les établissements <strong>CEA</strong>, CNRS, INRIA, Université Paris-Sud 11 et École Polytechnique.Contenu de la deuxième phase : Digiteo 2Dès la mise en place des financements de Digiteo 1, en 2006, il étaitprévu qu’une deuxième phase serait nécessaire pour couvrir les besoinsliés à la croissance des équipes liée principalement à une croissancedes effectifs du <strong>CEA</strong> et de l’INRIA.La surface de Digiteo2 est de 16900 m2 (15200 m2 de bureaux correspondantaux effectifs cités ci-contre et 1700 m2 de laboratoire).
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009A :bâtimentsDigiteo Phase 1EffectifsDigiteo + PCRIBATIMENTMOULONBATIMENTPCRIBATIMENTSACLAYBATIMENTPALAISEAUTOTAL<strong>CEA</strong> 145 250 395INRIA 40 80 15 165 300Paris-Sud 11 - CNRS 125 160 285POLYTECHNIQUE75 75- CNRSTOTAL 310 240 265 240 1055B :BâtimentsDigiteo Phase 2Effectifs DigiteoBATIMENTMOULONBATIMENTPCRIBATIMENTSACLAYBATIMENTPALAISEAUTOTAL<strong>CEA</strong> 340 340INRIA 275 275Paris-Sud 11 - CNRS 75 75POLYTECHNIQUE70 70- CNRSTOTAL 75 0 0 685 760BâtimentsDigiteoEffectifs 2015(A + B)BATIMENTMOULONBATIMENTPCRIBATIMENTSACLAYBATIMENTPALAISEAUTOTAL<strong>CEA</strong> 145 0 250 340 735INRIA 40 80 15 440 575Paris-Sud 11 - CNRS 200 160 0 0 360POLYTECHNIQUE 0 0 0 145 145- CNRSTOTAL 385 240 265 925 18151500 m2 sont prévus sur la zone Moulon et 15400 m2 sur la zonePalaiseau. Cette dernière surface comprend notamment la couverturede l’ensemble des besoins du centre INRIA <strong>Saclay</strong> (au-delà deDigiteo 1) indiqués dans la fiche établissement INRIA.À Palaiseau, les extensions doivent être construites à proximité immédiatedu bâtiment Digiteo 1 et de Nano-Innov.LES RETOMBÉES ATTENDUES DU PLAN CAMPUSVoir fiche thématique Sciences et technologies de l’information et de lacommunication (page 51)LE POINT SUR LES OPÉRATIONSSituation de la première phase : PCRI et Digiteo 1Pour cette première phase les financements ont été bouclés, dansle CPER 2000-2006 pour PCRI et dans des conventions signées en2006 entre les fondateurs de Digiteo et les collectivités territoriales.Pour PCRI, la passation des marchés avec les entreprises est en cours.Pour Digiteo 1 on en est à l’approbation des documents techniquesde réalisation pour la consultation des entreprises.Situation de la deuxième phase : Digiteo 2Cette deuxième phase est à l’étape de la pré-programmation et lefinancement est partiellement acquis. L’optimisation des coûts et desdélais plaide évidemment pour réaliser Digiteo 2 dans la continuitédes travaux de Digiteo 1, c’est-à-dire de commencer la constructiondébut 2011 immédiatement après la livraison de Digiteo 1, ce qui esttechniquement réalisable.Dans le cadre du CPER 2007-2013, 14 M€ sont prévus pour les extensionsde Digiteo (hors équipements), auxquels s’ajoutent 4 M€du Conseil général de l’Essonne, 5,5 M€ du <strong>CEA</strong> et 0,5 M€ de Polytechniquesoit 24 M€, correspondant au financement de 8400 m2.Le coût total de 16900 m2 est estimé à 48 M€ TDC aux conditionséconomiques 2008. Le besoin de financement demandé au <strong>Plan</strong><strong>Campus</strong> se monte donc à 24 M€.82 Pôle commun de recherche en Informatique.83 Pour simplifier, toutes les surfaces considérées ici sont SHON.DIGITÉO103
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLA POLITIQUE DE L’ÉTABLISSEMENTET LES OPÉRATIONS PRÉVUESNANOSCIENCES & NANO-INNOV104NANOSCIENCES& NANO-INNOVL’ÉTABLISSEMENTPar lettre de mission en date du 12 décembre 2007, le président de laRépublique a demandé que soient dessinés les contours d’une ambitionnationale, regroupant l’essentiel des moyens et des compétencesen nanotechnologie, au niveau national. D’autre part, il existe en îlede France, deux plates-formes en nanotechnologies 84 d’envergurenationale qui avaient entamé une démarche de rapprochement.C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet Nano-Innov. Son ambitionest clairement de replacer la France dans la compétition mondialeen coordonnant au sein d’une alliance nationale « AllianceNano-Innov », les trois territoires innovants : Paris-Région, Grenobleet Toulouse.Les nanotechnologies, nouvelle ingénierie de contrôle de la matière àl’échelle nanométrique, sont ici comprises dans le cadre d’une visionlarge connue sous le terme de « convergence des technologies ». Aucroisement de plusieurs disciplines, elles permettent de maîtriserla complexité croissante des systèmes et d’imaginer les produits dedemain.L’ensemble accueillera des équipes de recherche résidentes développantles compétences spécifiques aux domaines couvertss’appuyant sur quatre plates-formes technologiques dotées d’équipementspécifiques : 1) matériaux pour les milieux extrêmes, 2) surfaces,interfaces et couches minces, 3) nanoélectronique-photoniqueet nanobio, 4) nanocaractérisation. Cela représente environ 1200personnes, 500 dans le centre de nanosciences et nanotechnologie,500 dans le centre de conception et d’intégration et 230 affectés auxplates-formes.Sur le plateau de <strong>Saclay</strong>, ce projet fédératif s’inscrit au cœur d’un dispositifà très haut potentiel dans les trois dimensions du triangle de laconnaissance : la formation avec les universités et les écoles d’ingénieurs,la recherche de haut niveau en STIC et nanosciences et enfin le secteurindustriel avec les pôles de compétitivité.L’ambition partagée par tous les acteurs est donc de faire de « Nano-Innov Paris-Région » un haut lieu de la recherche et de l’innovation,réunissant dans une démarche interdisciplinaire les plus grands talentspour concevoir et développer les nanotechnologies du futuret anticiper leurs applications potentielles ainsi que leur diffusionà l’ensemble des secteurs économiques. C’est dans ce contexte queles acteurs de la recherche, que sont le CNRS et l’Université Paris-Sud11, ont proposé dans le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> la création d’un Centre de nanoscienceset nanotechnologies, regroupé autour des équipes de deuxlaboratoires fondateurs, ouvert à la communauté scientifique ainsi qu’aupartenariat industriel, et donc articulé avec le dispositif Nano-Innovdont le pivot est le « Centre de conception et d’intégration » porté parle <strong>CEA</strong> et constitué de ressources technologiques et de design (moyensd’intégration, de prototypage, de test, de conception,…) destinés à larecherche partenariale pour l’industrie. Il s’agit de regrouper dans unmême lieu, trois entités :Un Centre de Nanosciences et NanotechnologiesIl aura une triple mission :• celle d’une plate-forme technologique de type « Très Grand Equipement» ouverte à la communauté scientifique et ouverte aux entreprisessur la base du partenariat Nano-Innov• celle d’un laboratoire de recherche, constitué à la base deséquipes mêmes de l’IEF et du LPN, avec ses projets propres• celle, enfin, d’une plate-forme de formation et d’enseignementouvertes à l’ensemble des établissements concernés d’Île-de-France.L’ensemble comprendra environ 2900 m2 de salles blanches utiles équipéesà partir des moyens existants de l’IEF et du LPN (plus de 30 M€d’équipements) et complétées autant que de besoin. Ces salles blanchesabriteront également une zone (environ 300 m2), ouverte à l’implan-
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009tation d’équipements spécifiques par des entreprises, et une zone ded’environ 200 m2 sera plus spécifiquement dédiée à l’enseignement età la formation.Centre de Conception et d’Intégration : NanoDESIGNLe centre de conception et d’intégration pluridisciplinaire porté par le<strong>CEA</strong> va jouer un rôle clé dans la recherche partenariale pour l’industrie.L’objectif est de proposer de nouveaux outils de conception adaptés à lamaîtrise des nanotechnologies et de leur intégration dans les systèmes,concevoir, prototyper et tester rapidement les dispositifs et technologiesfrontières permettant de développer les systèmes du futur et enfinintégrer l’interdisciplinarité et la convergence des technologies dans ladémarche.Les priorités sont :• méthodes et outils de conception, architectures aux frontières matériel/logiciel…• conception, intégration et développement technologique de nanodispositfsen s’appuyant sur les différentes plateformes technologiquesde Nano-Innov et III-V Lab (Alcatel-Thales)• Le développement d’applications en nanomédecine. Plusieurs laboratoiresdes sciences de la vie du futur campus s’appuieront sur lesplateformes de Nano-Innov pour y concrétiser technologiquementces modalités inédites d’interaction avec le vivant.Quatre plates-formes technologiquesCet ensemble sera complété par quatre plates-formes technologiquesliées à des équipements spécifiques :• matériaux pour les milieux extrêmes (NanoXTREM)• surfaces, interfaces et couches minces (NanoSURFACE)• nanocaractérisation (NanoCARAC)• plate-forme « nanoélectronique-photonique et nanobio »(NanoELEC-PHOT-BIO).Cette dernière plateforme est hébergée dans le Centre de nanoscienceset nanotechnologies et s’identifie à sa centrale de technologierattachée au réseau RENATECH/RTB (voir 4.A).LE POINT SUR LES OPÉRATIONSLe projet Nano-Innov Paris-Région doit permettre d’implanter dansune infrastructure nouvelle et évolutive (pour tenir compte de lamontée en puissance), une masse critique d’acteurs fédérés (continuumrecherche-innovation) pour couvrir les priorités identifiées etainsi déboucher rapidement à des transferts de technologies et l’implantationd’industriels sur les plateformes existantes ou spécifiquesà travers des pilotes industriels dédiés. Il est important de prévoirdes réserves foncières pour l’implantation des pilotes industriels(plusieurs prospects sont identifiés).Nano-Innov Paris-RégionSynthèse Effectif Surf. Bur.et Service Techn.Surf. Labo(m² SHON)Surfaces SHON SB Coût infrastr.SHON (k€)(m² SHON)Centre de nanosciences et nanotechnologies507 14 028 5 852 4 508 96 114y compris NanoELEC-PHOT-BIOCentre de conception et d'intégration NanoDESIGN 492 8 266 4 550 46 386NanoCARAC 30 504 540 3 931NanoSURFACE 176 2 957 3 700 25 297NanoXTREM 35 588 1 500 8 240Total 1 240 26 342 16 142 4 508 179 970 85NANOSCIENCES & NANO-INNOV84 IEF (Institut d’Electronique Fondamentale qui a deux tutelles CNRS et UniversitéParis-Sud 11) et le LPN (laboratoire Photonique Nanostructures, unité CNRS).85 Ce chiffre a ensuite été réduit à 153 MM€, chiffre utilisé dans le tableau àla page 62 du tome 1.105
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS | LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYLES PRESDANSLE PLANCAMPUSDU PLATEAUDE SACLAYDeux pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES)sont concernés par le <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> :ParisTech et UniverSud Paris. Chacun assure d’ores et déjà unefonction de coordination d’activités entre établissements, qu’il fautd’abord appréhender pour identifier les pistes qui permettraient unecoordination plus approfondie à l’échelle du <strong>Campus</strong> de <strong>Saclay</strong>.106
I - PARISTECHCe PRES, issu du regroupement d’une dizaine de grandes écoles d’ingénieursde Paris, a pris la forme et les statuts d’un établissement decoopération scientifique (EPCS) créé par décret en mars 2007, l’« institutde sciences et technologies de Paris », dénommé ParisTech.Répartis sur trois campus proches en région parisienne (Paris intramuros,campus de Marne-la Vallée, site de Palaiseau), ses membres 85partagent une histoire et une affectio societatis, et une identité organiséeautour de leurs valeurs communes (sélectivité, pluridisciplinarité,professionnalisation). Leur regroupement institutionnela pour projet de constituer à terme une référence internationale enmatière d’enseignement supérieur et de recherche, en les fédérantau sein d’une structure préfigurant une future université sélectiveen sciences, technologies et management.La stratégie de ParisTech 86 se décline en cinq axes :• mettre en place une gouvernance forte, optimiser l’organisation,développer une image commune autour de la marque ParisTech• développer une offre de formation lisible, cohérente et diversifiée• renforcer une recherche partenariale visible et de notoriétémondiale dans plusieurs domaines• poursuivre le développement de l’action internationale• augmenter et diversifier le financement.La gouvernance de ParisTech s’appuie sur un conseil d’orientationstratégique, un conseil d’administration, un conseil scientifique,et une structure centrale qui met en œuvre les actions décidées enconseil d’administration. L’utilisation de la marque, de l’ombrelle etdu portail ParisTech se généralise progressivement (nom des écoles,diplômes, site internet, portail de publications…).En matière d’enseignement, il s’agit de développer une offre de formationlisible au plan international, élargie, cohérente et complémentaire,comprenant formations d’ingénieur, masters et doctorat,<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009et s’appuyant sur les domaines d’excellence des écoles. S’appuyant surune démarche qualité pour chaque diplôme, elle permet notammentune mobilité des étudiants, en particulier au niveau des spécialitésd’approfondissement, et un développement à l’international, enquantité comme en qualité. Au niveau doctoral, l’Institut doctoralParisTech a vocation à porter des formations du type « docteurspour l’entreprise », et des actions communes de sélection, de suiviet de placements des doctorants.Dans le domaine de la recherche, il s’agit de promouvoir, sous lelabel ParisTech (thèses, publications) une recherche interdisciplinaire87 , articulée avec l’activité d’enseignement, en lien étroit avec lemonde économique, fédérant laboratoires et partenariats existants,avec un développement de la vie scientifique sur les trois campus ets’appuyant sur les pôles de compétitivité.A l’international, les priorités vont à une mutualisation croissantedes actions (recrutement, accords de partenariat,…) et quelques grosprojets collectifs portés en commun.Enfin, au plan financier, ParisTech est engagé dans la création d’unefondation, et dans le développement de chaires partenariales d’enseignementet de recherche.ParisTech et le plan campus :ParisTech voit dans le projet de campus de <strong>Saclay</strong> une formidableopportunité pour accélérer la réorganisation et la concentration deses implantations (avec le développement des installations sur <strong>Saclay</strong>Palaiseau 88 et la réorganisation des implantations sur Paris intra-muros89 ), le rapprochement avec les EPST partenaires, le renforcementdes partenariats avec les universités de proximité, et l’améliorationde l’hébergement des étudiants.Symétriquement, ParisTech peut contribuer à la dynamique du plateauà plusieurs échelles :• à l’échelle du site, en permettant aux établissements de gérerleurs actions communes et de développer les coopérations etmutualisations, en articulation avec les partenaires immédiats,• à l’échelle du plateau, en facilitant une participation collectivede ses membres aux différentes instances,PARISTECH107
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS | LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAY• à l’échelle francilienne, en maintenant et en développant desliens étroits avec d’autres partenaires, notamment universitaires,et en particulier sur Paris, contribuant ainsi aux liens entre <strong>Saclay</strong>et Paris intra-muros, et à la complémentarité Paris/banlieue,• à l’échelle nationale, en facilitant les liens avec le monde économique,et le secteur industriel• à l’échelle mondiale, en contribuant à la promotion du <strong>Campus</strong>de <strong>Saclay</strong>, en particulier à travers ses alliances européennes et sespartenariats internationaux.PARISTECH10885 AgroParisTech, Arts et Métiers ParisTech, Chimie Paris ParisTech, École desPonts ParisTech, École Polytechnique, ENSAE ParisTech, ENSTA ParisTech, ESPCIParisTech, HEC Paris, Institut d’optique Graduate School, MINES ParisTech,Telecom ParisTech.86 Stratégie 2015-<strong>Plan</strong> d’actions à 5ans « ParisTech : une référence internationaleen matière d’enseignement et de recherche ».87 Sept domaines de développement interdisciplinaires prioritaires ont étéidentifiés : énergie, matières premières, aménagement et environnement ;transport (terrestre, maritime et aérien) ; technologies de l’information et de lacommunication ; matériaux avancés ; optique de puissance et optique physique; sciences et technologies du vivant, sécurité alimentaire ; socio-économie,management de l’innovation et du risque.88 Trois écoles de ParisTech sont déjà sur le site (École Polyteechnique, HEC Paris,IOGS), cinq envisagent de les rejoindre (ENSTA ParisTech, ENSAE ParisTech,AgroParisTech, Telecom ParisTech, MINES ParisTech)89 Des projets immobiliers dans Paris sont envisagés aux Arts et Métiers Paris-Tech d’une part, et sur la montagne Sainte Geneviève d’autre part.
II - UNIVERSUD PARISCe PRES a pour objectif la restructuration académique avec rapprochementdes universités et des écoles, en rationalisant et renforçantla coopération et la visibilité des établissements en termes de recherche,de formation, de valorisation et d’actions à l’international. Maisavant tout le but est de rechercher une valeur ajoutée à ce rapprochement.Cinq 90 de ses six établissements fondateurs 91 sont impliquésdans l’opération <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> ainsi que six 92 de sesquatorze établissements associés 93 .La stratégique est fondée, au niveau du territoire sud-francilien,sur l’analyse des forces existantes, en recherche et en formation, deleurs complémentarités, de leur capacité de développement et dereconversion, dans une démarche résolument transdisciplinaire etéthique, en dialogue avec l’ensemble des autres partenaires présentsdans le territoire. Les communautés scientifiques se sont structuréesen pôles thématiques (une quinzaine à ce jour). De ceux-ci émanentdes projets de recherche et des propositions de structuration des formations- master, doctorat et formation continue. UniverSud Parisassure la coordination, l’animation et le suivi de l’ensemble.Le projet d’établissement d’UniverSud Paris 94 identifie six domainesprioritaires, transversaux à plusieurs pôles thématiques :• des nanomatériaux et de la nano-fabrication aux nano-systèmeset nano-médicaments 95• sciences de l’ingénierie, regroupant les sciences et technologiesde l’information et les sciences pour l’ingénieur• environnement et développement durable : chimie et physicochimie,des matériaux à la biologie, le thème de convergenceétant celui de la chimie verte• microbes et plantes, des organismes au service de l’homme,touchant aussi à la chimie verte• santé publique et environnement• innovations en médecine moléculaire et cellulaire.LA RECHERCHE. UniverSud Paris, qui n’intervient pas dans lesprojets de développement des laboratoires des établissements, esten revanche légitime pour promouvoir et animer une coopérationscientifique renforcée entre eux. Il procède pour cela par appel à<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009projets scientifiques deux fois par an. En 2007, pour 6 pôles alorsactifs, 20 projets ont été soutenus pour un montant total de 300.000€. En 2008, pour 12 pôles, 60 projets ont reçu le label UniverSudParis, 46 étant financés pour un montant total de 1,5 M€. Les projetsdoivent réunir des équipes d’au moins deux établissements d’UniverSudParis ; transmis au PRES par les responsables des pôles quien garantissent la qualité scientifique, ils sont ensuite examinés parle conseil scientifique et pédagogique qui en sélectionne certains 96 .En 2009, 2 M€ sont prévus.Cette stratégie permet au PRES d’afficher des champs d’excellence.C’est ainsi qu’il s’est vu confier par la région Ile-de-France la gestiondu domaine d’intérêt majeur (DIM) « Santé, environnement, toxicologie».LA FORMATION. Le PRES intervient au niveau master et doctorat.Dans les thématiques de ses pôles, il assure la coordination pédagogiqueentre ses établissements à plusieurs niveaux :• masters : mentions habilitées UniverSud Paris 97 , habilitationde spécialités 98 , développement de parcours/options communs,création de quatre masters du Collège des sciences de l’ingénierie99 , avec chacun un parcours international, identification descompétences et métiers spécifiques pour les divers parcours,plate-forme « portail master » 100 , internationalisation de masters,construction commune d’une offre destinée aux étudiantsétrangers 101 (en lien avec les collectivités territoriales), constructiond’un dispositif d’aide au montage de cours scénarisés pourl’enseignement à distance• écoles doctorales : habilitation UniverSud Paris 102 , coordinationdu dispositif « doctorant conseil » avec construction d’unportail d’accès, mutualisation des unités d’enseignement horsspécialité, doctoriales communes, démarche qualité, constructiond’un guichet unique pour accueillir les étudiants étrangers(master et doctorat)• formation continue : portail donnant une visibilité globalede l’offre des établissements fondateurs, mastère spécialisé desgrandes écoles commun « Executive Ingénierie et management »(dans le cadre du Collège des sciences de l’ingénierie)• validation des acquis de l’expérience (VAE): mise en placed’un dispositif à distance (plate-forme développée en 2008-2009avec le soutien du Conseil régional), habilitation d’un diplômeUNIVERSUD PARIS109
LES DOUZE DOMAINES SCIENTIFIQUES DU CAMPUS | LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS LES PRES DANS LE PLAN CAMPUS DU PLATEAU DE SACLAYUNIVERSUD PARIS110d’ingénieur UniverSud Paris-Collège des sciences de l’ingénierie• compétences et débouchés : un travail systématique est engagésur les compétences acquises au cours du master et du doctorat,mais aussi par l’acquisition de diplômes de formation continueou de compétences au sein des laboratoires• environnement numérique de travail (ENT) pour tous lespersonnels et étudiants : mutualisation des outils collaboratifsdéveloppés dans les établissements autour des meilleures pratiques.VALORISATION, POLITIQUE D’INNOVATION. La stratégiede valorisation d’UniverSud Paris est d’identifier où et commentson intervention et ses investissements peuvent apporter le plusde valeur ajoutée, dans ses établissements mais aussi dans son environnementsocio-économique, dans trois champs d’intervention :1) la création d’entreprises innovantes, 2) le transfert de technologieet 3) le champ polymorphe de la formation.UniverSud créera des chaires internationales ; un prototype existe : lachaire Generating eco-innovation qui a pour ambition de former desacteurs capables de détecter et d’apporter sur le marché des solutionséco-innovantes et de créer des entreprises éco-innovantes 103 .90 Universités Paris-Sud 11 et Versailles Saint-Quentin en Yvelines, ÉcoleNormale Supérieure de Cachan, École Centrale Paris et Supélec.91 Le sixième établissement est l’Université d’Evry Val d’Essonne. 92 ÉcolePolytechnique, Institut d’Optique Graduate School, Institut TELECOM (pourTELECOM & Management SudParis), HEC, AgroParisTech, INRA. 93 Les autresétablissements sont : École Nationale Vétérinaire d’Alfort, École Nationale duPaysage de Versailles, Cemagref, AFSSA, Genopole® d’Evry, synchrotron Soleil,Institut de Recherche pour le développement et École Nationale Supérieured’Architecture de Versailles. 94 Remis au Ministère de l’Enseignementsupérieur et de la Recherche en octobre 2008. 95 En lien avec System@ticParis-Région et NanoInnov. 96 Les critères d’évaluation sont : la valeur ajoutéeissue du rapprochement des partenaires dans le PRES ; l’interdisciplinaritédu projet ; l’opportunité stratégique du projet en lien avec l’environnementinstitutionnel économique et territorial des partenaires ; la crédibilitéde la gouvernance du projet, reposant notamment sur la description del’exploitation du potentiel du projet ; le positionnement par rapport à laconcurrence régionale, nationale, européenne et mondiale.97 Un premier prototype en 2010 « Environnement et développement durable» et un second dans le domaine du calcul intensif98 Chimie, Sciences du végétal, Nanosciences, SPI, Handicap et technologiesd’assistance, Biologie systémique et synthétique, etc. 99 Energies (donténergie électrique), Systèmes informatiques complexes, Modélisation avancéepour la mécanique et les matériaux, Ingénierie des systèmes de production100 Permet d’identifier une formation en fonction des besoins des étudiants,des entreprises ou des collectivités. 101 Formation au français langueétrangère, culture (richesse du territoire) et communication interculturelle102 Les premiers prototypes pourraient concerner les mathématiquesentre l’Université Paris-Sud 11, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et ÉcoleNormale Supérieure de Cachan, l’environnement entre l’Université Paris-Sud11, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, la génomique entre Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et Evry, les sciences du végétal entre Paris-Sud 11, Evryet AgroParisTech, en 2012. 103 La chaire utilise les compétences des membresfondateurs, mobilise plusieurs pôles thématiques d’UniverSud Paris, et faciliteles échanges avec PME, groupes industriels et collectivités territoriales, auservice de la formation et la recherche. Ce prototype sera étendu à d’autreschamps thématiques forts des établissements, à valoriser via le PRES.
III – PREMIÈRESPROPOSITIONSPOUR UNECOORDINATIONFONCTIONNELLEDES DEUX PRES<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009Au plan institutionnel, les deux PRES ont déjà mis en place unecoordination de leurs instances de gouvernance : le président dechaque EPCS siège au conseil d’orientation stratégique de l’autre, etcertains membres fondateurs de l’un siègent au conseil de l’autre 104 .Cette coordination ne pourra que se développer avec le rapprochementgéographique de nombreux membres de ces deux structuresdans un même périmètre rapproché, et leur adhésion à un mêmeprojet de développement du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>. Cettecoordination fonctionnelle pourrait en particulier s’exprimer ausein des instances du plateau, où les PRES pensent avoir vocation àreprésenter leurs mandants.Le passage d’une coordination renforcée, peu problématique comptetenu des bonnes relations entre établissements à tous les niveaux desdeux PRES, à une gouvernance partagée entre eux constitue uneambition d’une toute autre dimension, compte tenu en particulierde la nature volontaire et non contrainte de ce type de constructioncollective. Adresser cette question institutionnelle et très politiquenécessitera beaucoup d’attention et d’arbitrages à plusieurs niveaux :celui des instances des divers établissements (autonomes) impliquésd’une part ; mais aussi celui des tutelles étatiques puisque celaconcerne un ensemble d’établissements publics.En revanche, au plan fonctionnel et opérationnel, la valeur ajoutéeque peuvent apporter de façon coordonnée les deux PRES à ce projetest facilement mobilisable, et pourrait concerner :• l’articulation de leurs deux « cartographies de master », en gérantles concurrences et en développant les complémentarités deces formations, et en développant des formations conjointes (àl’instar du master international en ingénierie nucléaire, ou de celuien sciences et technologies du vivant et de l’environnement)• les échanges croisés masters/diplômes d’ingénieur• l’animation partagée de projets de recherche, et la réponse coordonnéeà des appels d’offres dépassant le périmètre du plateaude <strong>Saclay</strong>• des écoles doctorales partagées, adossées aux pôles d’excellencecommuns développés sur le plateau, et des formations doctoralesmutualisées• la valorisation, dans le cadre d’une ambitieuse politique d’innovation-transfertà l’échelle de tout le campus du plateau de<strong>Saclay</strong>• l’ouverture des activités du <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> surles territoires connexes (Paris intra-muros et Ile-de-France estpour ParisTech ; du nord-ouest au sud-est du sud-francilien pourUniverSud Paris, en particulier les liaisons avec les CHU, l’AP-HP et le site d’Evry)• les relations internationales au niveau universitaire, avec la promotiondu campus à l’international, et les partenariats avec lesuniversités européennes et l’insertion dans les réseaux européenset internationaux.104 Polytechnique et INRA pour le compte du GIS STVE, au CA d’UniverSudcomme membres associés, et le directeur de l’ENS Cachan commepersonnalité qualifiée au CA de ParisTech.PREMIÈRES PROPOSITIONS POUR UNE COORDINATION FONCTIONNELLE DES DEUX PRES111
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong> | Tome II | Mars 2009RemerciementsLes 21 signataires du <strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> et les deux chefs de projet tiennent à remercier :• Vincent Charlet, de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), Louis Laurent, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physiqueet Patrick Wolf, de l’agence Patrick Wolf Consultants (PW2C) pour la rédaction du tome 1 et le secrétariat de rédaction du tome 2• Jean-Louis Pierrey, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physique pour son aide constante et ses conseils lors de ce travail• Sophie Abénia et Martin Wolf (PW2C) pour la conception graphique et la mise en page des deux documents.Les éléments concernant l’urbanisme, les projets d’implantations et les transports ont été apportés par :• Bernard Reichen, de l’agence d’architecture et d’urbanisme Reichen et Robert associés ainsi que ses collaborateurset notamment Pierre-Marie Auffret et Antoine Musard• Vincent Sainte-Marie-Gauthier, du cabinet Polyprogramme, et Emilie Pascal• Alain Chonavey et Nathalie Blanot du cabinet Xélis (RATP) pour leur étude sur les transportsAvec le concours de la Mission de préfiguration de l’Opération d’intérêt national (OIN) Massy-Palaiseau-<strong>Saclay</strong>-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
<strong>Plan</strong> <strong>Campus</strong> du plateau de <strong>Saclay</strong>TOME II