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The-Art-of-Resilience-the-Resilience-of-Art

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<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 3 L’art de la résilience, la résilience de l’artExecutive SummaryWe live at a time when humanity, and urbandwellers especially, are being called upon t<strong>of</strong>orestall and recover from disruptions to built,social, and natural systems. <strong>The</strong> capacity <strong>of</strong> peopleand communities to creatively adapt, face stressescooperatively, to formulate just and effectiveresponses, and, as needed, to moderate and/or reshape behaviour in order to maintain aneffective social order, is more commonly referredto as resilience. <strong>The</strong> premise <strong>of</strong> this paper is thatin addition to <strong>the</strong> necessary work <strong>of</strong> fortifyingphysical infrastructure and upgrading emergencyresponse procedures, planners, policy makers,social innovators, and investors seeking to adaptour environmental, social, and economic systemsmust include culture as an essential fourthdimension <strong>of</strong> resilience and livability. This paperrefers to “culture” both in <strong>the</strong> universal sense,which derives from <strong>the</strong> aggregated patterns <strong>of</strong> dailylife, commerce, and governance, and to “arts-basedculture” where artists, architects, and designersshape public perception and experience. <strong>The</strong> pointis that <strong>the</strong>se two are intertwined, and that to anextent perhaps not fully appreciated or applied,<strong>the</strong> latter influences <strong>the</strong> former. This paper isaddressed to people both inside and around <strong>the</strong>arts and cultural sector, and describes in broadterms <strong>the</strong> contribution <strong>of</strong> art and culture to urbanresilience and livability. It introduces severalprinciples by which this work might be guided andstreng<strong>the</strong>ned, and outlines areas where culture’srelationship to resilience creates openings for artand artists to enhance community vibrancy andcivic engagement, while sparking <strong>the</strong> imaginationand pursuit <strong>of</strong> desirable options to <strong>the</strong> status quo.It concludes with a call to build a global culture <strong>of</strong>resilience.SynthèseNous vivons à une époque où les humains, et plusparticulièrement les citadins, sont appelés à éviterou à se remettre de nombreux bouleversementsde systèmes construits, sociaux ou naturels. Lacapacité des individus et des collectivités à trouverdes solutions d’adaptation créatrices, à faire frontcommun face aux sources de stress, à formulerdes réponses justes et efficaces et, au besoin, àmodérer et/ou modifier leur comportement afinde maintenir un ordre social efficace : voilà ce quenous appelons communément la résilience. La thèseproposée dans le présent document est la suivante :en plus du travail nécessaire au renforcement del’infrastructure physique et de la mise à niveaudes procédures d’intervention en cas d’urgence,les planificateurs, les décideurs, les innovateurssociaux et les investisseurs dans le domaine del’adaptation de nos systèmes écologiques, sociauxet économiques doivent faire de la culture laquatrième dimension de la résilience et de laqualité de vie. La culture dont il est question dans leprésent document est de deux ordres : il y a d’abordla culture au sens universel, celle qui correspondaux mille et unes habitudes de la vie quotidienne,du commerce et de la gouvernance, puis il y a laculture artistique, celle qui permet aux artistes,aux architectes et aux concepteurs d’influer sur lesperceptions et l’expérience du grand public. L’idéedéfendue ici est qu’il s’agit de deux définitions dela culture qui sont inextricablement liées et que,bien qu’on ne s’en rende pas toujours compte,la seconde influe sur la première. Préparé àl’intention des travailleurs des domaines artistique,culturel et connexes, le présent document décriten termes génériques l’apport de l’art et de laculture à la résilience et à la qualité de vie urbaines.Ce document présente plusieurs principes quipourraient guider et consolider ce travail en <strong>of</strong>frantun aperçu des endroits où le lien entre la culture etla résilience crée des ouvertures, permettant à l’artet aux artistes d’accroître la vitalité de la collectivitéet la mobilisation civique, d’alimenter l’imaginationet d’<strong>of</strong>frir des options de rechange au statu quo. Leprésent exposé se termine sur une exhortation àbâtir une culture de la résilience à l’échelle du globe.


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 4 L’art de la résilience, la résilience de l’art<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>,<strong>The</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong>Ideas about identity and social space are grounded in <strong>the</strong>possibilities <strong>of</strong> imagination, in streams <strong>of</strong> fantasy that riseup to ei<strong>the</strong>r order or disrupt our comprehension <strong>of</strong> <strong>the</strong>world.1— Helene Shulman and Mary WatkinsL’art de la résilience,la résilience de l’artLes notions d’identité et d’espace social sont fondées sur lespossibilités de l’imagination et sur des courants oniriquesqui remontent à la surface soit pour ordonner notrecompréhension du monde, soit pour la perturber. 1— Helene Shulman et Mary Watkins<strong>Art</strong>, resilience, and culture<strong>Resilience</strong>, like art, permeates and shapesour cultures and constitutes a responsive andgenerative field that enlivens individuals,neighbourhoods, communities, institutions,and societies. Resilient cities adapt rapidly andcreatively to constantly changing conditions. Bymoving beyond mechanistic approaches that focuson linear models <strong>of</strong> cause-and-effect to considerculture, complexity, and possibility, we see anopportunity to demonstrate locally and globally thatachieving resiliency is an art as well as a science.Streng<strong>the</strong>ning urban resilience is not an option;it is an imperative. In order to produce <strong>the</strong>environmental, economic, social, and culturalconditions under which societies can thrivewithin planetary limits, <strong>the</strong> world’s most dynamiccities must become more resilient and livable.Diminishing natural capital from resourceconsumption; growing disparities between <strong>the</strong>rich and <strong>the</strong> poor; <strong>the</strong> immediate and impendingimpacts <strong>of</strong> climate change; global migrationand population change; sectarian conflict; andeconomic upheaval all pose ongoing and potentialshocks to cities. At <strong>the</strong> same time, cities and <strong>the</strong>regions that support <strong>the</strong>m are <strong>the</strong> critical sourceand location for <strong>the</strong> adaptations upon whichhumanity’s present and future depend.<strong>The</strong> movement towards greater urban resiliencehas begun, and it involves multisectoral effortsto manage complex challenges. It is co-creative.Tech entrepreneurs, street vendors, public healthpractitioners, artists, and farmers depend oneach o<strong>the</strong>r to be innovators. Innovation and<strong>Art</strong>, résilience et cultureLa résilience, comme l’art, imprègne et formenos cultures et constitue un champ réceptif etgénérateur qui anime les individus, les quartiers,les collectivités, les institutions et les sociétés. Lesvilles résilientes s’adaptent rapidement et de façoncréative à des conditions en perpétuelle évolution.En allant au delà des approches mécanistes quiréduisent à des modèles de causalité linéaire lacompréhension de la culture, de la complexité etdes possibilités, il devient possible de démonterque, qu’elle soit régionale ou qu’elle s’étendre à lagrandeur du monde, la résilience relève autant del’art que de la science.L’accroissement de la résilience urbaine n’est pasun choix : elle est un impératif. Pour créer lesconditions environnementales, économiques,sociales et culturelles dans lesquelles lessociétés pourront se développer dans la mesuredes possibilités planétaires, les villes les plusdynamiques doivent se faire plus résilientes et plushabitables. La diminution du capital naturel causéepar la consommation effrénée des ressources,l’écart grandissant entre riches et pauvres, lesimpacts immédiats et imminents du changementclimatique, la migration mondiale et l’évolutionde la population, les conflits confessionnels et lesbouleversements économiques sont autant de chocsprésents et futurs pour les villes. Pourtant, les villeset les régions sont à la fois la source et le lieu desadaptations sur lesquelles reposent le présent etl’avenir de l’humanité.Le mouvement vers une plus forte résilienceurbaine est amorcé, et la gestion des défis


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 5 L’art de la résilience, la résilience de l’artactions taken toge<strong>the</strong>r to augment individuals’and communities’ capacity to adapt repeatedly tochanging circumstances are <strong>the</strong> warp and weft <strong>of</strong>resilience.A resilient culture is one where everyonecontributes. Culture is <strong>the</strong> backbone <strong>of</strong> everysociety; it is our first education — <strong>the</strong> crux <strong>of</strong> oursocialization — and it is every generation’s rightand responsibility to enjoy it while providingfor civilization’s long-term survival. Throughouthistory societies whose cultures were too rigidto adapt to new circumstances have been erasedby <strong>the</strong> gradual or sudden loss <strong>of</strong> physical, social,or economic capital. Resilient societies, on <strong>the</strong>o<strong>the</strong>r hand, are able to shift focus, provide for <strong>the</strong>vulnerable, and — taking <strong>the</strong> long view — reorderpriorities and generate adaptive arrangements thataddress known and unanticipated change.As agents <strong>of</strong> cultural shift, art and artists raise <strong>the</strong>alarm; <strong>the</strong>y raise consciousness, and <strong>the</strong>y raisespirits. <strong>The</strong>y bring us to our senses, helping us t<strong>of</strong>eel, think, and see differently. <strong>The</strong>y are portrayers<strong>of</strong> <strong>the</strong> possible, provoking and informing <strong>the</strong>imagination <strong>of</strong> states beyond present conditions,and conveying <strong>the</strong> promise and potential <strong>of</strong>transformation. As Don McKay writes, “<strong>the</strong> poeticframe permits <strong>the</strong> possible to be experienced asa power ra<strong>the</strong>r than a deficiency; it permits <strong>the</strong>imagination entry, finding wider resonances,leading us to contemplate fur<strong>the</strong>r implicationsfor ourselves.”2<strong>Art</strong> can be disruptive. In this sense, artists are<strong>the</strong> outsiders: <strong>the</strong> powerful strangers who posediscomfiting questions to <strong>the</strong> self-satisfied, whospeak truth to power. <strong>Resilience</strong> requires that wepay attention to what lies within and beyond <strong>the</strong>city gates <strong>of</strong> comfort and complacency. <strong>Art</strong>ists are<strong>the</strong> ones who scan those horizons, who act as scoutsand heralds <strong>of</strong> what is hidden and what is to come.Purposeful and democratic work on resiliencemakes societal vulnerabilities more visible, andrallies <strong>the</strong> creative capacity <strong>of</strong> all sectors to generateand test adaptive solutions. Vulnerable individualsand communities <strong>the</strong>mselves are essential playerscomplexes à relever implique une participationmultisectorielle. C’est un mouvement de cocréation.Les entrepreneurs en technologie, lesmarchands ambulants, les intervenants de la santépublique, les artistes et les agriculteurs dépendentles uns des autres pour innover. L’innovation etles actions communes entreprises afin d’accroîtrela capacité individuelle et collective à s’adaptercontinuellement à l’évolution des circonstancessont la chaîne et la trame de la résilience.La culture de la résilience est celle à laquelle toutle monde participe. La culture est le pilier de toutesociété : elle est notre première éducation — aucœur même de notre socialisation — et chaquegénération a le droit et la responsabilité tant d’enpr<strong>of</strong>iter que de contribuer à la survie à long termede la civilisation. Tout au long de l’histoire, lescultures trop rigides pour s’adapter à de nouvellescirconstances se sont vu dissiper par la pertegraduelle ou subite de leur capital physique,économique ou social. Par contre, les sociétésrésilientes ont la capacité de changer de cap, desubvenir aux besoins des plus vulnérables et — enregardant résolument vers l’avenir — de réorganiserles priorités et d’apprendre à s’adapter auxchangements connus et imprévus.En tant qu’agents de changement culturel, l’artet les artistes sonnent l’alarme : ils sensibilisent,sèment l’enthousiasme. Ils nous ramènent àla raison, nous aident à sentir, réfléchir et voirautrement. Ils font voir les possibilités, suscitentl’imagination en lui faisant entrevoir une existenceau delà des conditions actuelles et communiquentla promesse et le potentiel de la transformation.Selon Don McKay, « le cadre poétique permetl’expérience du possible comme une force plutôtque comme une faiblesse : il met l’imaginationà contribution, enrichit les résonnances et nousamène à contempler de nouvelles implications pournous-mêmes. »2L’art peut avoir un effet perturbateur. En ce sens,les artistes sont des marginaux — de étrangersredoutables qui posent les questions qui dérangentles bien-pensants et qui donnent l’heure justeaux pouvoirs publics. La résilience nous oblige à


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 7 L’art de la résilience, la résilience de l’artCreative urgency and creativeagency“Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again.Fail better.”4— Samuel BeckettAre we facing a precipice or approaching athreshold? History and science tell us that whennew energy flows into decaying systems, <strong>the</strong>ircomponents reorganize to higher levels <strong>of</strong> order.Such as when, during <strong>the</strong> Late Middle Ages, againsta backdrop <strong>of</strong> plague, ignorance, and religiouswars, a new communications technology — movabletype — emerged. <strong>The</strong> scientific method and o<strong>the</strong>rmanifold advances in science and <strong>the</strong> arts followed.Polyphonic music, Copernican <strong>the</strong>ory, and <strong>the</strong>introduction <strong>of</strong> perspective in painting presagedand accompanied <strong>the</strong>se pr<strong>of</strong>ound reorderings <strong>of</strong><strong>the</strong> human estate we now know as <strong>the</strong> Renaissanceand <strong>the</strong> Reformation.Today, we are witnessing and co-creating a shift inglobal civic culture <strong>of</strong> similar magnitude. Creativeengagement towards resilience builds upon andintegrates work being done in social finance (micr<strong>of</strong>inance,impact investing), social technology (<strong>the</strong>Internet, Wikipedia, smartphones, Facebook), and<strong>the</strong> generational shift to a post-carbon economy.<strong>The</strong> art <strong>of</strong> resilience could be restated as <strong>the</strong> art<strong>of</strong> learning to live toge<strong>the</strong>r as though our futurereally mattered. Writers, musicians, filmmakers,architects, designers must engage us all, whe<strong>the</strong>r asaudience, students, or collaborators, in co-creatinga new narrative, a new narrative for humanity.Urgence créatrice et forcecréatrice« D’essayé. De raté. N’importe. Essayer encore.Rater encore. Rater mieux. »4— Samuel Beckett(traduit de l’anglais par Édith Fournier)Sommes-nous au bord d’un précipice ou près d’unseuil ? L’histoire et la science nous apprennentque lorsqu’une nouvelle énergie afflue vers dessystèmes en ruine, ceux-ci se réorganisent à desniveaux plus élevés. C’est ainsi que, au bas MoyenÂge, une nouvelle technique de communication,celle des caractères mobiles, a fait son apparitionsur un fond de peste, d’ignorance et de guerres dereligion. La méthode scientifique et de multiplesautres progrès scientifiques et artistiques ont suivi.La musique polyphonique, la théorie de Copernicet l’introduction de la perspective en peintureprésageaient et accompagnaient ces périodes depr<strong>of</strong>onde remise en ordre du patrimoine humainque nous appelons aujourd’hui la Renaissance et laRéforme.Nous sommes présentement les témoins et lescocréateurs d’une évolution tout aussi significativede la culture urbaine mondiale. La mobilisationgénératrice de résilience applique et développeles travaux réalisés au niveau du financementsocial (micr<strong>of</strong>inance et investissement à impactsocial), de la technologie sociale (Internet,Wikipédia, téléphone intelligent, Facebook) etdu mouvement générationnel en faveur d’uneéconomie postcarbone. L’art de la résiliencepourrait être redéfini ainsi : l’apprentissage de lavie collective comme si notre avenir en dépendait.Les écrivains, les musiciens, les cinéastes, lesarchitectes et les concepteurs doivent nous engagertous tant que nous sommes — à titre de membresdu public, d’étudiants ou de collaborateurs — dansla cocréation d’une nouvelle histoire, d’une unehistoire nouvelle pour l’humanité.


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 8 L’art de la résilience, la résilience de l’art<strong>The</strong> Centripetal Force“A human community, if it is to last long, must exert a sort<strong>of</strong> centripetal force, holding local soil and local memoryin place. Practically speaking, human society has no workmore important than this. Once we have acknowledged thisprinciple, we can only be alarmed at <strong>the</strong> extent to which ithas been ignored.”5— Wendell BerryHere, <strong>the</strong>n, are several sets <strong>of</strong> principles to beelaborated and espoused by those seeking a broadadvance towards urban resilience and livability:• Start with hospitality, inclusivity, diversity,and generosity. <strong>The</strong>se signal a desire not just toresponsively welcome and include those whoshare a commitment to a resilient culture, but toproactively seek out people with o<strong>the</strong>r abilities,perspectives, experiences, and identities. Weput particular emphasis on inclusion <strong>of</strong> <strong>the</strong>vulnerable — as a moral obligation, and as anecessary attribute <strong>of</strong> any diverse and resilientsystem.• Second, embrace complexity. Be mindful<strong>of</strong> context, expect <strong>the</strong> unexpected, and beconscious that in complex systems, smallchanges can have effects across different nestedscales. Accept nature as context and teacher.• Acknowledge and respect both our own ando<strong>the</strong>rs’ vulnerability. Empathy is a fundamentalhuman capacity for shaping consciousness, forbridging cultural and political divides. Trustin co-creation, in equality, and endeavour toreplace dysfunctional power structures withrelational and inclusive democratic frameworks.• Recognize <strong>the</strong> importance <strong>of</strong> place andcommunity. Be mindful <strong>of</strong> <strong>the</strong> local/globalcontinuum, and <strong>of</strong> <strong>the</strong> need to pursue equitablemodels <strong>of</strong> exchange and reciprocity with peopleand places more vulnerable than ours.• Encourage curiosity and flexibility andappreciate joy and delight. <strong>The</strong>y are integral to<strong>the</strong> great transition before us.La force centripète« Pour assurer sa survie, toute communauté humainedoit exercer une force centripète qui retient la terre localeet la mémoire locale. Sur le plan pratique, c’est le rôlele plus important de la société humaine. Dès que nousreconnaissons ce principe, nous ne pouvons que nousalarmer de constater à quel point il est ignoré. » 5— Wendell BerryVoici quelques ensembles de principes qui doiventêtre élaborés et adoptés par ceux qui œuvrent pourl’amélioration générale de la résilience et de laqualité de vie urbaines :• Commencer par l’hospitalité, l’inclusion,la diversité et la générosité. Ces qualitésindiquent une volonté non seulementd’accueillir chaleureusement et d’inclureceux qui partagent un engagement envers laculture résiliente, mais aussi d’aller au devantd’individus ayant des habiletés, perspectives,expériences et identités autres que les nôtres.Nous soulignons particulièrement l’inclusiondes êtres vulnérables et ce, non seulementcomme obligation morale, mais égalementcomme caractéristique nécessaire à tout systèmecomplexe et résilient.• S’ouvrir à la complexité, être attentif aucontexte, s’attendre à l’inattendu et êtreconscient que, dans les systèmes complexes,les petites modifications peuvent affecter unevariété d’échelles imbriquées. Accepter la natureà la fois comme contexte et comme enseignante.• Reconnaître et respecter sa vulnérabilité et celledes autres. L’empathie est la capacité essentiellede former la conscience et de combler les écartsculturels et politiques. Il faut faire confiance à laco-création et à l’égalité et chercher à remplacerles structures de pouvoir dysfonctionnellespar des cadres de relation et d’inclusiondémocratiques.


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 10 L’art de la résilience, la résilience de l’artConnect, connect, connectNetworks, institutions, designers, thought leaders,and <strong>the</strong> public play complementary roles in fieldbuilding— an important dimension <strong>of</strong> innovationin resilient systems. <strong>The</strong> layering <strong>of</strong> intersectionswithin and across fields allows for clustering andregrouping, uncoupling and recombining, and <strong>the</strong>introduction <strong>of</strong> options that are <strong>the</strong> hallmarks <strong>of</strong>resilience. When we engage in deliberation anddesign spanning diverse domains — such as health,justice, and urban planning — new approaches,ideas, models, strategies, and solutions becomevisible and possible.Reduce ecological footprints; increase civicfootprintsCommunity studios and o<strong>the</strong>r shared spaces fosterpersonal growth and social capital. Faculties <strong>of</strong>fine art, architecture, and design that operatecommunity access and outreach programs enlarge<strong>the</strong>ir “civic footprint,” providing students withreal-life issues to work on, and ensuring that adiversity <strong>of</strong> people have access to tools and space forcreative expression. Cultural mediation — a process<strong>of</strong> building bridges between <strong>the</strong> cultural and socialrealms — points to fur<strong>the</strong>r horizons <strong>of</strong> institutionaland community renewal. In cities worldwide,we see <strong>the</strong> outlines <strong>of</strong> new civic cultures, withconcentrations <strong>of</strong> artists focused on creativity,personal growth, and community engagementinstead <strong>of</strong> on <strong>the</strong> pursuit <strong>of</strong> economic goals atany cost.Tell <strong>the</strong> story, be transparentUrban resilience grows when <strong>the</strong> successes andfailures <strong>of</strong> experimentation are visible. Whentransparency and storytelling are integratedinto cultural and economic innovation, urbandiscourse evolves towards an ethic <strong>of</strong> generosity,risk-taking, and learning. Stories <strong>of</strong> successes andfailures enable us to learn from <strong>the</strong> experience <strong>of</strong>policymakers and politicians, from philanthropistsand public funders, from artists, and o<strong>the</strong>r sectors.Honest and meaningful narratives enable greaterresilience. Embedding artists and storytellers in <strong>the</strong>midst <strong>of</strong> disparate initiatives and enterprises holdsIntégration sectorielle et holistique du travailLa mobilisation sectorielle est essentielle àl’élaboration et à l’intégration des réponses localesaux défis pressants. Les gouvernements et lesétablissements publics, les commerces locaux, lesassociations culturelles, le milieu universitaire etles autres organisations de la société civile ont tousintérêt à soutenir la résilience et la qualité de vieurbaines, et personne ne peut y arriver seul. C’està ce niveau que l’art et les artistes nous mobilisentà simple titre d’êtres humains sans égard à nosaffiliations ni à nos origines. Les nouveauxoutils du processus social — notamment leslaboratoires d’innovation dans le domaine social,le processus U et autres structures d’explorationdes possibilités — ont tous recours à l’outillagede la recherche artistique, à la métaphore et àla construction de modèles pour la co-créationdes idées. Ils nous permettent de travailler del’intérieur vers l’extérieur et de faire l’inverse,puisant à la source de l’imagination et de l’esprit decréation présents en chacun de nous.Connexions, connexions, connexionsLes réseaux, les établissements, les concepteurs, lesmaîtres à penser et le grand public jouent des rôlescomplémentaires dans la création de champs, cetteimportante dimension d’innovation des systèmesrésilients. Les intersections que renferment ceschamps d’action permettent d’articuler et deréarticuler les éléments dont ils se composent etd’introduire des options qui sont la marque defabrique de la résilience. Lorsque nous prenonspart à la réflexion et à la conception dans desdomaines qui se chevauchent — tels que la santé, lajustice et l’urbanisme — c’est là que des démarches,des idées, des stratégies de rechange et denouveaux modèles nous apparaissent et deviennentréalisables.Réduire l’empreinte écologique et élargirl’empreinte civiqueLes ateliers communautaires et autres espacespartagés favorisent la croissance personnelleet le capital social. Les départements debeaux-arts, d’architecture et de design qui


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 11 L’art de la résilience, la résilience de l’artpotential for renewed civic discourse, accelerateddissemination <strong>of</strong> new ideas, and a cultural shiftaway from blaming and mistrust to one <strong>of</strong> learningand openness.Every voice counts: renewing <strong>the</strong> democraticprocessIn Occupy, Idle No More, Indignado, and o<strong>the</strong>rmovements for political reform, we detect apr<strong>of</strong>ound and largely unmet civic appetite forinvolvement in local and global governance. <strong>Art</strong>istsbring meaning, visualization, and imagination tosuch processes, and by doing so, elicit participationin public discourse and place-making. Eventuallyculturally infused decision-making couldcontribute to what Elinor Ostrom — <strong>the</strong> first womanand non-economist to win <strong>the</strong> Nobel Prize inEconomics — called “polycentric governance6.” Inshort, governance designed to produce resiliencethrough <strong>the</strong> re-engagement <strong>of</strong> individuals,households and communities in <strong>the</strong> pursuit <strong>of</strong><strong>the</strong> public good, working at different levels <strong>of</strong>scale and taking into account our shared interestin preserving <strong>the</strong> natural capital upon which lifedepends.Move money to meaningWhat does it mean to invest in resilience? We needincreased capacity to fund small-scale initiativesor prototypes that can be tested quickly, adjusted,and retested, along with a means <strong>of</strong> scaling upthose that produce greater resilience. And we needto adopt a seriously long view <strong>of</strong> infrastructureinvestments, integrating advanced social andenvironmental values in a manner consistent withintergenerational equity and informed by genuineintergenerational discourse — a creative/culturalproject that awaits development.Resources beyond moneyWhile money is important, many o<strong>the</strong>r resourcesare needed to increase urban resilience andlivability, including non-monetary exchangesystems, tools, and approaches to better leverageexisting resources. Those with physical spacescan explore ways for those resources to become<strong>of</strong>frent des programmes d’accès et de relationscommunautaires élargissent leur « empreintecivique », donnant aux étudiants l’occasion detraiter de questions liées à des situations réelleset garantissant qu’une multiplicité d’individusaccèdent aux outils et aux espaces d’expressioncréatrice. La médiation culturelle — processus decréation de liens entre les domaines culturel etsocial — mène vers d’autres horizons de renouveauinstitutionnel et communautaire. Nous voyonsse pr<strong>of</strong>iler dans les villes du monde entier denouvelles cultures civiques et nous y constatons uneconvergence d’artistes qui s’intéressent davantageà la création, à la croissance personnelle et à lamobilisation collective qu’à la réussite financière àtout prix.Raconter l’histoire, faire preuve de transparenceLa résilience urbaine croît dans la constatationdes succès et des échecs de l’expérimentation.Lorsqu’on intègre les récits et la transparence àl’innovation culturelle et économique, le discoursurbain évolue et se transforme en une éthique degénérosité, de prise de risque et d’apprentissage.Les histoires de réussite et d’échec nous permettentde tirer des leçons de l’expérience des décideurs etdes politiciens, des philanthropes, des bailleurs defonds, des artistes et ainsi de suite. Plus les récitssont honnêtes et empreints de sens, plus la résiliencequ’ils suscitent se consolide. Le fait d’intégrerdes artistes et des conteurs au sein d’entrepriseset d’initiatives disparates crée la possibilité derenouveler le discours civique, d’accélérer ladiffusion de nouvelles idées et d’abandonner laculture du blâme et de la méfiance au pr<strong>of</strong>it de cellede l’apprentissage et de l’ouverture.Chaque voix compte : renouveler le processusdémocratiqueDans des mouvements comme les Indignés,Idle No More et autres rassemblements pourla réforme politique, nous décelons un appétitpr<strong>of</strong>ond et essentiellement insatisfait pour lamobilisation civique et la gouvernance mondiale.Les artistes apportent sens, visualisation etimagination à de tels processus et, de ce fait, ils


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 12 L’art de la résilience, la résilience de l’artplaces for social engagement, artistic practice,and learning. Public infrastructure designed for adifferent era — from schools to post <strong>of</strong>fices — can becreatively repurposed for <strong>the</strong> needs <strong>of</strong> today andtomorrow. Including spaces for artistic and culturalproduction makes such spaces vibrant, welcoming,and generative <strong>of</strong> economic and social possibility.suscitent la participation au discours public età la création d’un espace public. Finalement,la prise de décisions inspirée par la conscienceculturelle pourrait contribuer à ce qu’ElinorOstrom, première femme à recevoir le Prix Nobeld’économie (sans toutefois être économiste), aappelé la « gouvernance polycentrique6 ». Bref, lagouvernance conçue pour créer la résilience parle biais d’une nouvelle mobilisation des individus,des ménages et des collectivités à la recherche dubien collectif, à diverses échelles, en tenant comptede notre intérêt commun, soit la conservation ducapital naturel essentiel à la vie.Que l’argent suive le sensInvestir dans la résilience, qu’est-ce que celasignifie ? Nous avons besoin d’accroître notrecapacité de financer des projets à petite échelleou des prototypes qui pourraient être testésrapidement, ajustés, puis testés à nouveau, etnous devons pouvoir développer ceux qui créentle plus de résilience. Nous devons aussi adopterune vision à très long terme des investissementsdans l’infrastructure intégrant des valeurs socialeset écologiques avancées en harmonie avec l’équitéintergénérationnelle et éclairée par un véritablediscours intergénérationnel — projet créatif/culturelen attente de réalisation.Les ressources autres que monétairesBien que l’argent soit important, un grandnombre d’autres ressources sont nécessairesafin d’améliorer la résilience et la qualité de vieurbaines, notamment des systèmes d’échangenon monétaire, des outils et des démarches pourpr<strong>of</strong>iter au maximum des ressources existantes.Ceux qui possèdent des espaces physiques peuventexaminer les façons dont ces ressources pourraientdevenir des lieux de mobilisation sociale, depratique artistique ou d’étude. L’infrastructurepublique d’hier — qui va des écoles aux bureauxde poste — peut être réaffectée pour répondre auxbesoins d’aujourd’hui et de demain. L’inclusiond’espaces de production artistique et culturellerend les lieux dynamiques, accueillants etgénérateurs de possibilités économiques et sociales.


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 13 L’art de la résilience, la résilience de l’artTowards a regenerative culture:a resilient life in a resilient world<strong>The</strong> global challenge calls for a response, for us t<strong>of</strong>ully engage in <strong>the</strong> cultivation <strong>of</strong> a resilient life. Itcalls on cities, communities, and individuals in <strong>the</strong>global south and global north, in <strong>the</strong> west and in <strong>the</strong>east, and to those living in peace and those livingin conflict.Linear, narrow approaches have given us railroads,pipelines, and street grids, but we are now at <strong>the</strong>point — economically, socially, environmentally, andculturally — where a sea change is required to evolvefrom linearity to holistic integration. <strong>Resilience</strong>compels us to partner across disciplines andsilos, spans geographies and circumstance, class,race, and ability; it demands that we engage withdiversity — with <strong>the</strong> o<strong>the</strong>r — in mutual pursuit <strong>of</strong> agood life. It invites all to solve problems, addresschallenges, and seize opportunities that benefitpeople living in cities and communities all around<strong>the</strong> world, where signs <strong>of</strong> promise are evident.Urban dwellers are inventing new approaches topublic health, food security, resource management,neighbourhood revitalization, and job creation,harnessing <strong>the</strong> creative capital that is <strong>the</strong> life-blood<strong>of</strong> any city. This is where <strong>the</strong> new language, <strong>the</strong>emerging practice <strong>of</strong> resilience is apparent.Let us search out those among us who can see, hear,represent, translate, contain, empower, resist,mobilize, satirize, celebrate, provoke, and makeclear <strong>the</strong> connections we lack, and <strong>the</strong>n let us worktoge<strong>the</strong>r to ensure we make sustainable, inclusive,wise, and just decisions, to build a resilient urbanfuture for all.Begin. Now.Vers une culture régénérative :une vie résiliente dans unmonde résilientLe défi mondial nous appelle à un pleinengagement dans la culture de la vie résiliente.Il est lancé aux villes, aux collectivités et auxindividus des quatre points cardinaux, qu’ils viventen paix ou qu’ils soient en guerre. Les approcheslinéaires et étroites nous ont donné les voiesferrées, les pipelines et le quadrillage des rues,mais sur le plan économique, social, écologique etculturel, nous en sommes maintenant à un pointoù il faudra réaliser la transformation pr<strong>of</strong>ondeentre la linéarité et l’intégration holistique. Larésilience nous amène à créer des partenariatsentre les disciplines et les silos. Elle s’adapte auxgéographies, aux circonstances, aux classes socialeset à la diversité des populations et des talents.Elle exige notre engagement envers la diversitéet envers l’autre dans la poursuite du bonheur devivre. Elle invite chacun et chacune à résoudreles problèmes, à relever les défis et à saisir lesoccasions avantageuses pour les citadins et lescollectivités à travers le monde, et les résultats à ceniveau sont prometteurs. Les citadins invententde nouvelles façons d’aborder la santé publique, lasécurité alimentaire, la gestion des ressources, larevitalisation des quartiers et la création d’emploisen plus de nouvelles manières d’utiliser le capitalcréatif, c’est-à-dire l’élément vital de touteagglomération urbaine. C’est à ce niveau qu’onpeut voir émerger la résilience essentielle à l’avenirhumain.Ce qu’il nous faut faire, c’est d’identifier ceuxqui, parmi nous, sont les plus capables de voir,entendre, représenter, traduire, contenir,autonomiser, résister, mobiliser, satiriser, célébrer,provoquer et clarifier les connexions qui nousmanquent, puis de veiller tous ensemble à ce quenos décisions soient durables, inclusives, sages etéquitables afin de créer pour tous un avenir urbainrésilient.Ce travail commence maintenant.


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 15 L’art de la résilience, la résilience de l’artVolker HannDirector International Programs,Breuninger FoundationRuth HowardJumblies <strong>The</strong>atreStephen HuddartJ. W. McConnell Family FoundationSeana IrvineEvergreenAm JohalSFU Woodward’s Cultural UnitJohn KnechtelAlphabet CityIrena Kregar-ŠegotaCity <strong>of</strong> Rijeka (Croatia)Todd LesterWorld Policy Institute, Lanchonete& freeDimensionalSara LyonsDirector, Strategic Initiatives, CommunityFoundations <strong>of</strong> CanadaKen MacLeodPresident/CEO, New Brunswick Youth Orchestra/Sistema NBAlexandre MagninAssociate, <strong>The</strong> Natural Step & Graphic Designer,am creativeJudith MarcuseInternational Centre <strong>of</strong> <strong>Art</strong>s for Social ChangeDavid MossCulture DaysAnil PatelTimeRaiserAlessandra PomaricoLoop House (Italy)Mary RoweMunicipal <strong>Art</strong> Society <strong>of</strong> New YorkVolker HannDirecteur des programmes internationaux,Fondation BreuningerRuth HowardJumblies <strong>The</strong>atreStephen HuddartLa Fondation de la famille J.W. McConnellSeana IrvineEvergreenAm JohalWoodward’s Cultural Unit, Université Simon FraserJohn KnechtelAlphabet CityIrena Kregar-ŠegotaLa ville de Rijeka, en CroatieTodd LesterWorld Policy Institute, Lanchoneteet freeDimensionalSara LyonsDirectrice des initiatives stratégiques, Fondationscommunautaires du CanadaKen MacLeodPDG, Orchestre des jeunes du NouveauBrunswick/Sistema NBAlexandre MagninAssocié, <strong>The</strong> Natural Step, et graphiste, am creativeJudith MarcuseInternational Centre <strong>of</strong> <strong>Art</strong>s for Social ChangeDavid MossCulture DaysAnil PatelBénévotempsAlessandra PomaricoLoop House (Italie)Mary RoweMunicipal <strong>Art</strong> Society <strong>of</strong> New YorkClaude SchryerConseil des arts du Canada


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 16 L’art de la résilience, la résilience de l’artClaude SchryerCanada Council for <strong>the</strong> <strong>Art</strong>sPaul Shrivastava, Ph. D.Director, David O’Brien Center for SustainableEnterprise, John Molson School <strong>of</strong> Business,Concordia UniversityLouise Sicuro, C.M., CEOCulture Pour TousAl<strong>the</strong>a Thauburger<strong>Art</strong>istJanis Timm-BottosLa Ruche d’<strong>Art</strong>: <strong>The</strong> Canadian <strong>Art</strong> Hive MovementVanessa TimmerExecutive Director, One EarthShawn Van SluysMusagetesPaul Shrivastava, Ph. D.Directeur, David O’Brien Center for SustainableEnterprise, John Molson School <strong>of</strong> BusinessUniversité ConcordiaLouise Sicuro, C.M., PDGCulture pour tousAl<strong>the</strong>a Thauburger<strong>Art</strong>isteJanis Timm-BottosLa Ruche d’<strong>Art</strong> : <strong>The</strong> Canadian <strong>Art</strong> Hive MovementVanessa TimmerDirectrice générale, One EarthShawn Van SluysMusagetesKelly WilhelmConseil des arts du CanadaKelly WilhelmCanada Council for <strong>the</strong> <strong>Art</strong>s


<strong>The</strong> <strong>Art</strong> <strong>of</strong> <strong>Resilience</strong>, <strong>the</strong> <strong>Resilience</strong> <strong>of</strong> <strong>Art</strong> 17 L’art de la résilience, la résilience de l’artEndnotes1 Helene Shulman and Mary Watkins, “TowardPsychologies <strong>of</strong> Liberation” (Palgrave Macmillan,September 2008), 151.2 Don McKay, <strong>The</strong> Shell <strong>of</strong> <strong>the</strong> Tortoise (Kentville, NS:Gaspereau Press, 2011), 55.3 William Cleveland, <strong>Art</strong> and Upheaval: <strong>Art</strong>ists on <strong>the</strong>World’s Frontlines (Oakland, CA: New Village Press,2008).4 Samuel Beckett, Worstward Ho (1983).5 Wendell Berry, <strong>The</strong> Work <strong>of</strong> Local Culture (An Essay).http://centerforneweconomics.org/publications/essays/berry/wendell/<strong>the</strong>-work-<strong>of</strong>-local-culture6 Ostrom, Elinor. “Beyond Markets and States:Polycentric Governance <strong>of</strong> Complex EconomicSystems,” (American Economic Review, 100(3),2010), 641-72.Notes1 Helene Shulman et Mary Watkins, « TowardPsychologies <strong>of</strong> Liberation » (PalgraveMacmillan, Septembre 2008), 1512 Don McKay, <strong>The</strong> Shell <strong>of</strong> <strong>the</strong> Tortoise (Kentville, NS,Gaspereau Press, 2011), 553 William Cleveland, <strong>Art</strong> and Upheaval: <strong>Art</strong>ists on <strong>the</strong>World’s Frontlines (Oakland, CA : New Village Press,2008)4 Samuel Beckett, Worstward Ho (1983) ;traduction : Cap au pire, Édith Fournier (Éditionsde Minuit, 1991)5 Wendell Berry, <strong>The</strong> Work <strong>of</strong> Local Culture (An Essay)http://centerforneweconomics.org/publications/essays/berry/wendell/<strong>the</strong>-work-<strong>of</strong>-local-culture6 Ostrom, Elinor, « Beyond Markets and States:Polycentric Governance <strong>of</strong> Complex EconomicSystems » (American Economic Review, 100(3),2010), 641-72

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