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Les acteurs du conflitSyrienSite Islam RéinformationChaîne YouTube Islam Réinformation


I / Les acteurs Nationaux1 / Le régime syrien :Le président Bachar al-Assad est un alaouite, une branche du chiisme, qui est une confessionreligieuse minoritaire en Syrie. Lui et son père, Hafez al-Assad ont dirigés le pays d'une poigne defer.3 / Les Chabbiha :Les Chabbiha sont des mercenaires à la solde du régime et composé essentiellement d'alaouites.Connus pour commettre les pires exactions, ils se retrouvent peu à peu aux côtés des forces desécurité du régime.2 / Le peuple syrien :La révolte populaire commence le 15 mars 2011 à Damas lors d'une manifestation où les syriensréclament la suppression de la loi d'urgence (en vigueur depuis 1963) et des tribunaux d'exceptions.Les manifestations s'étendent à d'autres villes et les arrestations se multiplies.C'est à Deraa, dans le sud, près de la frontière jordanienne, qu'auront lieu les premiers affrontemententre le régime syrien et la population. Cette ville est l'exemple de l'abandon du régime sous Bacharaux régions rurales du pays. Cette ville a sombré dans la pauvreté à cause de la corruptiongénéralisée, la libéralisation de l'agriculture ainsi que par les abus et les humiliations des dirigeantslocaux qui vivent dans le luxe. Une dizaine d'adolescents sont arrêtés pour avoir écrit sur les mursde la ville : "le peuple veut la chute du régime". Ces derniers sont emprisonnés et maltraités etlorsque les parents et les notables interviennent auprès du gouverneur, Fayçal Kalthoum, et du chefde la sécurité, Atef Najib, ils sont humiliés. En réaction, la population manifeste et la police tire surles manifestants qui demandent le départ du gouverneur et du chef de la sécurité. Le 23 mars 2011,les chars de la garde républicaine, dirigée par le frère du président, Maher al-Assad, intervient et lenombre de victimes augmente. Le 31 mars, l'armée se retire et les adolescents sont libérés, et legouverneur et le chef de la sécurité sont destitués. Bachar al-Assad affirmera que l'intervention de lagarde républicaine était dû à la présence de groues armés et des terroristes à Deraa qui avaientstocké des armes dans la mosquée Omari.Les événements de Deraa vont avoir un écho dans tous le pays où les manifestations pacifiques semultiplies. Les autorités syrienne, craignant que ces manifestations ne dégénèrent en révolutioncomme en Tunisie et en Égypte, réagissent avec la plus grande fermeté. Des manifestation en faveurdu président sont organisés dans plusieurs villes et ce dernier va prononcer un discours devantl'assemblée où il affirme que le régime est victime d'une conspiration étrangère qui se doit d'êtreréprimée. Il dit être favorable aux réformes mais n'en cite aucune, ce qui pousse le peuple àcontinuer les manifestations. Ne souhaitant plus de réformes, les syriens veulent la chute du régime.


Coalition des forces laïques et démocratiques syriennes (CFLDS) :Les partisans d'un État laïque quittent le Conseil National Syrien car il craignent une dominationdes Frères Musulmans en Syrie et méfiant à l'égard de la Turquie. En septembre 2011, ils crée laCoalition des forces laïques et démocratiques syriennes.II / Acteurs InternationauxLa Turquie :En Turquie, les réfugiés syrien affluent par milliers et où les premiers opposants tiennent leurpremières rencontres. Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, affirme que pour son pays "lesproblèmes de la Syrie ne constituent pas un problème de politique étrangère mais une affaireintérieure". Le président, Abdallah Gül déclare, fin août 2011, que la Turquie "ne fait plusconfiance au régime du président syrien". En octobre, c'est à partir du territoire turc que le chef del'ASL, Riad al-Assad appelle à combattre le régime syrien "jusqu'à ce qu'il s'effondre". Pour Damas,la rupture avec Ankara et le soutien apporté par la Turquie aux opposants signifient que la frontièrenord du pays est désormais ouverte à l'acheminement de combattants et d'armes vers le territoiresyrien. La Turquie va cependant rejoindre la coalition anti-Etat Islamique après avoir échanger 180jihadistes qu'elle détenait dans ses prisons contre 46 turcs prit en otages par l’État Islamique.Les Etats-Unis, l'Angleterre, la France et l'Allemagne :Les Etats-Unis, l'Angleterre, la France et l'Allemagne demandent, pour la première fois, le 18 août2011, à Bachar al-Assad de quitter ses fonctions car il a "perdu sa légitimité auprès de son peuple".Les Etats-Unis et la France opteront pour un bombardement du régime syrien mais la propositionn'est pas adoptée. Suite à la restauration du Califat par l’État Islamique, le 39 juin 2014, les Etats-Unis, la France et l'Angleterre bombarde les positions du Califat en Irak et en Syrie. L'Allemagne secontente d'envoyer du matériel militaire au régime irakien et aux combattant kurde d'Irak, lesperchmergas.


Irak :Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki (chiite), s'oppose à la destitution de Bachar. Il affirmequ'il faut prendre en comte les rivalités chiites et sunnites dans la région et que la chute de Bacharrenforcerait les États sunnites, principalement l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il sera destitué aprèsavoir essayer de se maintenir par la force. L'Irak participe activement au combat contre l’ÉtatIslamique aux côtés des Etats-Unis, de la France, de l'Iran et des perchmergas.Liban :Le Liban redoute que le conflit syrien ne s'exporte dans le pays, notamment lors d'affrontemententre les quartiers sunnites et alaouites à Tripoli. D'autant plus que le Hezbollah (chiite) estintervenu en Syrie pour soutenir le régime alaouite.La Ligue Arabe :La Ligue Arabe adresse des mises en gardes à la Syrie en été 2011 et met en place un plan pourrésoudre la crise, le 2 novembre 2011, mais n'est pas respecté par Damas. Le 12 novembre, la LigueArabe suspend la Syrie de ses travaux et retire leur ambassadeurs de Damas. L'Arabie Saoudite et leQatar sont particulièrement actif pour obtenir des sanction notamment car la Syrie est l'alliée del'Iran et apporte leur aide à la rébellion. Le 27 novembre, des sanctions économiques sont prises,seul l'Irak et le Liban ne s'associent pas à la décision de la ligue. Cette dernière adopte, le 22 janvier2012, sous la pression de l'Arabie Saoudite et du Qatar, un plan visant à ce que Bachar transfère sespouvoirs au vive président sunnite Farouk el-Chareh en attendant la formation d'un gouvernementd'union national dans les deux mois. La Ligue Arabe rejoindra la coalition anti-Etat Islamique etcertains de ses membres commenceront les bombardements aux côtés des Etats-Unis.ONU :L'ONU charge Kofi Annan de mettre en place un plan permettant un cessez-le-feu. Il obtiendra gainde cause le 12 avril 2012 mais l'accord ne sera par respecté par le régime. Ce dernier prend pourcible des convois de l'ONU.


Les Druzes et les Chrétiens :Les Druzes et les Chrétiens se tiennent à l'écart du conflit et préfèrent soutenir Bachar al-Assad depeur que les musulmans instaure un État islamique et qu'ils n'aient pas leur lace dans le nouveaurégime. Concernant les chrétiens, c'est principalement l'ordre ecclésiastique qui soutien le régime.Les Kurdes :Situer au nord du Pays, les Kurdes refusent de prendre part au conflit mais observe les manœuvresde la Turquie, notamment à travers le Conseil National Syrien. Leur préoccupations immédiate estd'affirmer leur autonomie. Ils finiront par prendre les armes contre l’État Islamique et ne pouvantrepousser l'armée du Califat, ils demanderont et obtiendront une aide de la communautéinternationale.III / Les Jihadistes :L'année 2012 voit l'apparition d'une nouvelle opposition a armée qui est constituée de musulmansqui répondent à l'appel du jihad pour libérer la Syrie qui est un territoire islamique dans les mainsde la minorité hérétique des alaouites. Ces groupes comprennent des syriens, mais aussi descombattants venus d'Afghanistan, de Libye, d'Irak, de France, des Etats-Unis, etc...Contrairement aux manifestants syriennes qui voulaient instaurer un État laïque, les jihadistesveulent instaurer un État islamique gouverné par les lois d'Allah, la shari'a. Plusieurs groupescomposées essentiellement de syriens se regrouperont pour former le Front Islamique.En février 2012, des membres d'al-Qaïda sont identifiés et le chef de l'organisation, Ayman al-Zawahiri, demande aux musulmans de la Turquie, de la Jordanie et du Liban de soutenir la rébellionet de reverser le régime syrien. Un nouveau groupe inconnu jusqu'ici se forme, il s'agit de Jabhat al-Nusra qui prend une place prépondérante dans les affrontements avec le régime. Les Etats-Unisplaceront l'organisation sur sa liste noir, considérant que leur but est d'instaurer un État islamique etnon pas un État démocratique. La montée en puissance des groupes jihadistes inquiète l'Occident etla Ligue Arabe qui ne demandent plus le départ de Bachar al-Assad et hésitent à fournir des arméesaux rebelles de peur qu'elles ne tombent entre les mains des jihadistes.En avril 2013, l’État Islamique en Irak intervient en Syrie et change son appellation, qui devientl’État Islamique en Irak et au Levant. Ce groupe est essentiellement composé d'irakien mais ausside musulmans en provenance d'une multitude de pays.


Front Islamique :Le Front Islamique est une alliance de plusieurs groupes rebelles. Elle est créée le 22 novembre2013 à travers la fusion du Front Islamique de libération syrien et du Front Islamique syrien. LeFront Islamiques est financé et armé par l'Arabie Saoudite et siège au Conseil National Syrien. LeFront Islamiques regroupe sept groupes jihadistes : Ahrar al-Sham, Liwa al-Tawhid, Jaysh al-Islam,Suqour al-Islam, Liwa al-Haqq, Ansar al-Sham et le Front Islamique kurde.Jabhat al-Nosra :Branche syrienne d'al-Qaïda, elle était à l'origine sous le commandement de Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant de l’État Islamique en Irak et au Levant et futur calife Ibrahim. Le dirigeantde Jabhat al-Nosra, Abou Mohammed al-Joulani, fit défection à Abou Bakr al-Baghdadi et fera acteallégeance à Ayman al-Zawahiri.L’État Islamique :Créer en 2007 par les jihadistes d'Irak, l’État Islamique en Irak n'est pas une organisation jihadistecomme al-Qaïda, mais un État au sens propre du terme. L’État Islamique en Irak combat les Etats-Unis et leur alliés parmi les chiites et les Sahawat jusqu'au départ des Etats-Unis en décembre 2011.L’État Islamique en Irak envoya un groupe jihadiste en Syrie pour prendre part au conflit, son nométait Jabhat al-Nosra mais le fait que Jabhat al-Nosra émanait de l'État Islamique en Irak devaitrester secret. Ce n'est qu'en 2013, que Abou Bakr al-Baghdadi décide de révéler les origines deJabhat al-Nosra et changea le nom de l'État Islamique en Irak en État Islamique en Irak et au Levant(EIIL) en intégrant officiellement Jabhat al-Nosra à l’État Islamique en Irak. Le Levant faisantréférence au Sham, région qui regroupe à la fois, la Syrie, le Liban, la Palestine, la Jordanie et le sudde la Turquie d'où l'adoption du nouveau nom. Abou Mohammed Al-Joulani refusa de reconnaîtrel'État Islamique en Irak et au Levant et fit allégeance à al-Qaïda. Abou Bakr al-Baghdadi décidad'envoyer des jihadistes d'Irak en Syrie. Un conflit opposa l'État Islamique en Irak et au Levant etles autres jihadistes, ainsi que les rebelles laïques comme l'ASL.Le 29 juin 2014, soit le premier jour du mois du ramadan, le porte parole de l’État Islamique en Iraket au Levant annonce la restauration du Califat et prend le nom d’État Islamique (EI). La disparitiondes termes « Irak » et « Levant » montre que la Califat n'a pas de limites géographique. Une


coalition internationale se formera pour attaquer l’État Islamique à la fois en Irak et en Syrie.

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